Guerre franco-allemande de 1870..

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Le Salut aux Blessés (1877), Édouard Detaille, œuvre censurée..

La guerre franco-allemande, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, oppose, du19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse.

Ce conflit se solde par la défaite française, et, forts de cette victoire, les États allemands s’unissent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. La victoire entraîne l’annexion par le Reich du territoire d’Alsace-Moselle (dit Alsace-Lorraine) et l’affirmation de la puissance allemande en Europe au détriment de l’Autriche-Hongrie et de la France.

La défaite de Sedan et la capitulation de Napoléon III, provoquèrent, le 4 septembre 1870, la chute du Second Empire, l'exil de Napoléon III et marqua la naissance en France d'un régime républicain pérenne avec la Troisième République.

La défaite et la perte de l'Alsace-Moselle provoquèrent en France un sentiment de frustration qui contribua à l'échec dupacifisme, et plus tard, à l'entrée du pays dans la Première Guerre mondiale.

Bataille de Wœrth-Frœschwiller (1793)

Les prémices

À l'automne 1793, le Comité de salut public pousse les armées de l'Est à lancer la contre-offensive contre les Autrichiens et les Prussiens vers le Rhin afin de récupérer des territoires riches et ainsi de trouver des vivres pour le pays qui connaît de grosses difficultés alimentaires. Le dégagement de Landau, encerclée, devient le leitmotiv : les troupes avancent en criant « Landau ou la mort ! »

Du 22 au 29 novembre, Lazare Hoche, poussé par le Comité, décide d’attaquer Kaiserslautern avec son armée de Moselle. Mais, mal informées sur l’ennemi, ses armées errent jusqu’au 30 où elles sont bloquées par l’artillerie prussienne. Les Français reculent sur Pirmasens et Deux-Ponts. Hoche sait à présent qu’il a besoin de l’appui de l’armée du Rhin dePichegru.

Hoche pense que pour dégager Landau, il vaudrait mieux attaquer sur la Moder afin de repousser Wurmser et appuyerPichegru.

Hoche sait que Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et les Prussiens se sont retirés de l’Eberbach sans prévenir Wurmser, à la tête des Autrichiens. Hoche voit là une occasion d’attaquer les Prussiens dont le flanc est à découvert.

Pendant ce temps-là, Landau assiégée résiste toujours. Mais Dentzel, représentant du peuple, et le commandant de la place Labaudère font savoir qu’ils ne résisteront plus très longtemps. Après avoir mis en état de défense Pirmasens, sa base arrière, Hoche divise son armée en deux parties : l’une doit tenir l’Eberbach et être prête à reprendre la direction de Kaiserslautern et l’autre s’engage le 8 décembre par Bitche dans la vallée de la Zinsel. Taponnier s’empare deNiederbronn le 13, tandis qu’une division forte de 10 000 hommes franchit les gorges de la Lauter.

La bataille

Le 22 décembre, Hoche réunit toutes ses troupes et décide de passer à une offensive massive entre Reichshoffen etFrœschwiller, là où sont positionnées les troupes autrichiennes du général Hotze.

En pleine tempête de neige, Hoche donne ses derniers ordres quand un boulet tranche en deux l’arbre sous lequel il se tient. Impassible, il continue son discours. Un deuxième boulet tue son cheval et le fait tomber : « Ces messieurs voudraient sans doute me faire servir dans l’infanterie ! ».

Le brouillard succède à la neige, ce qui complique la tâche des troupes révolutionnaires dans l’assaut des redoutes ennemies à triple étage. 20 pièces d’artillerie crachent le feu et répandent le sang dans les rangs des lignards. Pour soutenir le moral des jeunes troupes, Hoche enfourche son cheval et sillonne les avants des bataillons en hurlant : « Allons camarades, les canons à six cents livres la pièce ! ». Les grenadiers reprennent alors leur marche en avant en clamant : « Adjugé ! Général… À nous les canons ! ». Les redoutes autrichiennes sont emportées à la baïonnette.

Ceci va coûter très cher au trésor de l’armée, car Hoche tient ses promesses : le 3e hussards reçoit 3 000 livres pour 6 pièces ; le 14e dragons, 2 400 pour 4 pièces ; le 2e bataillon du 55e de ligne également 2 400 pour 4 pièces ; et le 4e bataillon du Bas-Rhin également 2 400 pour 4 pièces ; soit 18 pièces prises à l’ennemi.

Les conséquences

Sidéré par l’ampleur de la victoire les commissaires écrivirent au Comité : « Il serait trop long de vous détailler les prodiges de valeur de nos braves soldats. »

Les Autrichiens sont obligés de lâcher leur position sur la Moder. Il s’agit donc de ne pas relâcher l’étreinte. Il paraît évident sur place comme à Paris qu’il faut regrouper temporairement les armées du Rhin et de Moselle présentes en Basse Alsace. La chose sera faite trois jours plus tard, le 25 décembre, à Soultz-sous-Forêts où Hoche obtient le commandement provisoire de l'armée de Rhin et Moselle.

Le 27 décembre, Hoche met les armées alliées en déroute au Geisberg, près de Wissembourg, ce qui dégage la route de Landau. La ville est libérée le 31 décembre 1793.

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Photo ci-dessus d'un tableau représentant la défense du chateau de Geisberg..évoqué.

Bataille de Wissembourg (1870)

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Photo ci-dessus carte plan de bataille de la prise de Wissembourg.

La bataille de Wissembourg également appelée bataille du Geisberg ou encore bataille de Wissembourg-Geisberg est la première bataille de la Guerre franco-prussienne de 1870 qui eut lieu le 4 août 1870, sur la frontière nord de l'Alsace au même endroit que les première et deuxième batailles de 17931. Les combats de l'avant-veille autour deSarrebruck n'avaient engagés que de faibles contingents. C'est un combat de rencontre où le commandement français, par manque d'information se laisse accrocher par un ennemi supérieur en nombre.

Bataille de Frœschwiller-Wœrth (1870)

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Photo ci-dessus carte plan de bataille de la bataille de Woerth-Froeschwiller..appelée faussement de Reischoffen.

La bataille de Frœschwiller-Woerth (ou bataille dite de Reichshoffen) s'est déroulée le 6 août 1870 en Alsace, au début de la Guerre franco-prussienne de 1870. Elle est célèbre pour une série de charges de cuirassiers français (cavalerie lourde).

Il y eut deux charges : celle sous les ordres du général Michel à Morsbronn aux environs de 13 h 30 et celle deBonnemains à Elsasshausen (hameau de Frœschwiller) aux environs de 15 h 30, toutes deux faces à la IIIe armée prussienne qui, avec ses cent-trente-mille hommes, avait un avantage numérique de trois contre un s'ajoutant à une supériorité du matériel.

À l'aube du 6 août 1870, une unité de reconnaissance du Ve corps prussien à l'approche de Wœrth tombe sur les avant-garde françaises et engage le combat. Les bruits du combat amènent le IIe corps bavarois au nord et le XIe corps prussien au sud à lui porter assistance. Le IIe corps bavarois est intercepté par la 1re division à hauteur de Langensoultzbachet le XIe corps prussien est engagé par la 4e division au sortir du bois de Kreuzeck[Où ?].

S'ensuivent une série de combats ponctuels alors que le Kronprinz Frédéric de Prusse cherche à faire décrocher ses forces. À Wœrth, le Vecorps dispose d'une forte batterie (108 pièces) qui écrase la 3e division et permet aux Prussiens de franchir la Sauer. Une brusque contre-offensive du 2e régiment de zouaves permettra de les repousser. Au nord, les Bavarois s'infiltrent dans le bois de Langensoultzbach et doivent en être extirpés par le 1er régiment de zouaves. Au sud, les Prussiens sont repoussés par le 3e régiment de tirailleurs algériens. Jusqu'à midi, les combats restent indécis.

À ce moment, le Kronprinz, arrivé à Dieffenbach-lès-Wœrth, décide d'engager le combat et porte l'ensemble de sa force (90 000 hommes) contre les forces de Mac Mahon (45 000 hommes). À 13 h une manœuvre d'encerclement est initiée par le sud et s'achèvera à 17 h par la capture de Frœschwiller.

Au sud, les Français doivent décrocher de Morsbronn pour se replier dans le bois de Niederwald. C'est alors qu'eut lieu la charge désastreuse de la cavalerie du général Michel dite « Charge de Reichshoffen ». Reichshoffen est un village à l'arrière du champ de bataille où avait été stationné cette cavalerie de réserve. Le bois de Niederwald est alors déjà le lieu de combats et le général de Lartigue ne tarde pas à en ordonner le repli.

Au centre, après avoir opposé de brillantes contre-attaques, les forces françaises qui ne sont pas renforcées sont contraintes à se replier sur Elsasshausen. C'est alors que se situe la charge de la division de Bonnemains.
Dans le bois de Frœschwiller, le 2e Zouaves oppose une forte résistance au IIe corps bavarois et parvient même à le refouler un moment sur la Sauer mais finit par y être encerclé. Seul un dixième de cette unité en sortira. Plus au nord, la1re division, réduite d'une brigade entière pour renforcer le centre, ne tarde pas à battre en retraite.

À 16 h, les Français sont refoulés dans Frœschwiller qu'abordent déjà les Allemands. La réserve (2e division) contre-attaque alors en direction de Elsasshausen. Contrairement aux charges de cavalerie, cette contre-attaque se révèle fructueuse, repousse les Allemands en dehors du village et permet de reprendre l'artillerie perdue. Cependant, alors qu'ils arrivent à la limite de leur effort, les Allemands débouchent du bois de Niederwald et les attaquent de flanc.

Entre temps, l'armée française se retirait du plateau protégée par le 1er régiment de zouaves.

Le sacrifice de ces hommes ne changea pas le cours de la bataille mais permit de couvrir le retrait des troupes françaises. Il a été copieusement utilisé par la propagande, notamment pour la reprise de l'Alsace (par Hansi entre autres). Les survivants furent abondamment décorés.
En 1870, un monument fut érigé au-dessus de Morsbronn en hommage « aux cuirassiers dits de Reichshoffen ».

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Photo ci-dessus d'un tableau représentant une charge des cuirassiers de Reischoffen sur les hauteurs de Woerth-Froeschwiller.

Charges de Morsbronn

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Photo ci-dessus d'un tableau représentant la charge héroîque de Morsbronn.

La charge du 9e régiment de cuirassiers de la 3e brigade du général Michel à Morsbronn.

Autour de Morsbronn, la 4e division du général Lartigue était en danger d’être tournée par des unités d’infanterie prussiennes. Les 8e9e régiments de cuirassiers et deux escadrons du 6e régiment de lanciers de la brigade du général Michel furent désignés pour la dégager et se dirigèrent à vive allure vers Morsbronn.

Le terrain était parsemé de vignes et de houblonnières depuis lesquelles des éléments Prussiens embusqués engagèrent le combat. Après avoir bousculé ces éléments, les cuirassiers pénètrent dans Morsbronn par le nord, essuyant un feu nourri venant des maisons où les Prussiens s'étaient retranchés. Continuant leur charge, ils arrivèrent à la bifurcation de la rue principale du village. Les uns se dirigent à gauche vers la route de Wœrth-Haguenau, la majorité des autres, trompés par la largeur de la rue, s’y engagèrent au grand galop. Se rétrécissant progressivement jusqu’à l’église, cette rue devient une souricière où les cavaliers s’entassent pêle-mêle et deviennent la cible facile des tireurs prussiens. À leur tour, les deux escadrons du 6e lanciers s’engouffrèrent par le nord dans Morsbronn où ils subissent le même sort que les cuirassiers. En peu d’instants, ces escadrons furent anéantis.

 La charge du 9e régiment de cuirassiers de la 3e brigade du général Michel à Morsbronn.

Le général Michel tenta une action de secours, haranguant ses troupes : « Camarades, on a besoin de nous, nous allons charger l’ennemi ; montrons qui nous sommes et ce que nous savons faire, vive la France ! ».

Les cavaliers subirent le feu de tireurs embusqués avant d'arriver sur Morsbronn, où trois régiments d'infanterie prussienne se préparaient à marcher sur le Niederwald, plusieurs de leurs bataillons déjà sortis du village. Pris sous un feu d'infanterie nourri, les cuirassiers subirent de très lourdes pertes mais parvinrent à prendre le village en tenaille.

Alors qu'il tentait de charger Morsbronn, l'escadron de tête du 9e cuirassiers se jeta dans un ravin ; les escadrons suivants, menés par le colonel François Henri Guiot de La Rochère, contournèrent l'obstacle. Les cuirassiers parvinrent à pénétrer Morsbronn et le dégager malgré une forte résistance. Après s'être regroupés au sud du village, la cinquantaine de cavaliers survivants se heurtèrent à une unité de cavalerie prussienne mais parvinrent à s'enfuir et à rejoindre les troupes françaises à Saverne.

Le 8e cuirassiers, après s’être séparé du 9e cuirassiers devant le centre de Morsbronn, s'avança vers l'Ouest sous le feu de l'artillerie prussienne pour rejoindre la route qui traversait Morsbronn. Culbutant une compagnie de pionniers, le régiment tenta de charger le village pour y être anéanti par les troupes prussiennes qui s'y étaient fortifiées. Seuls 17 cavaliers parvinrent à se dégager et à retrouver les lignes françaises.

Conclusions:

Le grand défaut durant cette guerre, ou plus exactement ''bataille' de Woerth-Froeschwiller, et qui a débuté par la prise de la ville de Wissembourg est que notre armée (l'Armée Française..) n'avait pas de carte d'état-major comme les Allemands ou Prussiens et ne possédait en fait que des relevés de plans cadastraux (une honte !).

De plus, l'armée Prussienne occupait le terrain de façon logique et intelligente, à savoir, leurs pièces d'artilleries étaient situées sur des points hauts (déjà..) et en appui (qui tiend les hauts tient les bas qui tient les bas ne tiend rien du tout !..)..

A cela, il faut ajouter que nous avions des pièces de mitrailleuses multiples sur affûts mais pas ou peu de militaires formés pour le service de cette arme (sous-officiers..), et de plus, nous avions des armes avec des cartouches dont les étuis étaient en carton (et donc qui prenaient l'humidité..) et dont la poudre (de mauvaise qualité..) avait tendance à prendre l'humidité du fait de ces étuis en carton et les amorces avaient du mal à s'enflammer et donc la poudre avec...

Les soldats Prussiens avaient des fusils Dreyse avec des étuis en laiton (les premiers..) et un système de percussion dit à aiguille.

Sur le plan tactique, il est vrai, les soldats prussiens, dont l'infanterie, étaient couchés à l'intérieur des houblonnières (avec ces câbles tendus..) et tiraient les cuirassiers à cheval comme des lapins. Quand aux cuirassiers, lors de leur charge, il devaient franchir un fossé situé juste deavant les houblonnières, puis se prenaient (les chevaux avec leurs pattes..) dans les câbles tendus de ces mêmes houblonnières..un comble !

Pour ce qui est de cet article, et de mon article mis, certains me diront, mais pourquoi évoquer cette guerre ou plus exactement ''bataille'', au regard de l'écologie, et d'autres, sans doute, pour en rajouter me diront..Hors sujet; mais non, j'ai raison d'évoquer cette bataille et premier conflit engagé pour mieux faire comprendre par la suite, avec la guerre de 1914-1918 (Grande Guerre..) et au-delà avec celle de 1939-1945, les raisons qui vont amener et aboutir à la pollution due aux guerres et au changement climatique, quelque peu, aussi.