La technique comme danger suprême..

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Photo de Martin Heidegger en 1955.

La technique comme danger suprême..

Commentaire de Sérénité de Heidegger 1955

A propos d’une circonstance apparemment anecdotique, la commémoration de la mort d’un violoniste né à Messkirch, Heidegger entreprend une méditation sur l’âge atomique et le destin de la civilisation occidentale.

 L’homme contemporain désigne l’homme d’aujourd’hui, 1955, cet homme dont on commence à voir avec évidence qu’il n’est plus l’homme moderne. L’homme moderne croyait être sujet, à l’image d’une subjectivité créatrice infinie ou sujet autonome criticiste kantien ou sujet athée, peu importe ici, il croyait être sujet. Déclarer sujet l’homme signifie que le progrès technologique serait une initiative de la volonté de l’homme qui penserait maîtriser la technique, qui saurait ce qu’il fait, qui se servirait de la technique comme moyen pour réaliser des fins qu’il a lui-même consciemment et volontairement posées : Dire non à la fatalité et au destin, être responsable de ce qu’il connaît, neutraliser la croyance superstitieuse, neutraliser le hasard, réduire les injustices, construire une existence plus heureuse et plus digne pour tous les hommes.

« En cette fin de siècle, je crois que la grande terrorisation, c’est la technique (avec Hiroschima et Nagasaki, on ne peut pas produire plus terrorisant du point de vue de la technique) c’est-à-dire aussi et par voie de conséquence de la liberté que la technique peut apporter. Ces religions et ces formes de contraintes, cette diffusion implicite de la terreur va être de plus en plus forte en fonction du développement de la mondialisation par exemple. On a besoin de moins de terrorisation pour gouverner une petite nation que pour gouverner toute l’Europe. Un appareil est commis à cette fin et fonctionne tous les jours dans les foyers, la télévision, elle gère pratiquement la planète avec, à la clé, comme mode de sublimation et comme aveuglement, une marchandise, un culte de l’image délibérément oblitéré puisque tout finalement est vécu comme image et transformé en produit de consommation : en marchandise. »

Le 18 novembre 1953, Martin Heidegger prononce sa célèbre conférence sur « La question de la technique » où on peut lire cette phrase désormais bien connue (et si peu comprise) :

« L’essence de la technique n’est absolument rien de technique. » 

Le Discours intitulé Gelassenheit est prononcé par Martin Heidegger à Messkirch, le 30 octobre 1955, à l’occasion d’une fête commémorant le 175e anniversaire de la naissance du compositeur Conradin Kreutzer.

Nous en reproduisons la seconde partie qui a trait la puissance cachée de la technique contemporaine et à la domination de « la pensée calculante » à « l’âge atomique » sur lesquelles Heidegger nous invite à méditer. Avec « sérénité » ? Hors de toute acquiescement à la terrorisation, « la pensée méditante » de la « Gelassenheit » qui ouvre à un rapport « simple et paisible » avec le monde de la technique, n’implique pourtant ni quiétisme ni indifférentisme, mais, peut-être, une « sérénité crispée », comme le voulait le poète René Char qui écrivait, en 1951 :

« Nous sommes, ce jour, plus près du sinistre que le tocsin lui-même, c’est pourquoi il est grand temps de nous composer une santé du malheur. Dût-elle avoir l’apparence de l’arrogance du miracle. » 

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[...] Et nous nous demandons : que se passe-t-il, à proprement parler, dans notre monde et qu’est-ce donc qui le caractérise ?

L’époque en laquelle nous entrons porte maintenant le nom d’« âge atomique ». Son trait caractéristique le plus évident est la bombe atomique. Mais ce trait est encore superficiel : car on a tout de suite reconnu que l’énergie atomique pouvait aussi être utilisée pour des fins pacifiques. C’est pourquoi, sur tout le globe, les physiciens de l’atome et leurs techniciens s’efforcent aujourd’hui de mettre sur pied, dans de vastes organisations, l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Les grands trusts industriels des pays à technique puissante, l’Angleterre à leur tête, ont déjà calculé que l’énergie atomique pourrait devenir une affaire gigantesque. Dans cette affaire de l’énergie atomique on croit découvrir le nouveau bonheur. Les savants atomistes eux-mêmes ne se tiennent pas sur la réserve et proclament ce bonheur. C’est ainsi qu’en juillet de cette année dix-huit titulaires du prix Nobel réunis dans l’île de Mainau ], ont déclaré textuellement dans un appel :

 

« La science — ici la science la plus récente de la nature — est une route conduisant vers une vie plus heureuse de l’homme. »

 

Que penser de cette déclaration ? Procède-t-elle d’un effort de méditation ? Recherche-t-elle le sens de l’âge atomique ? Non. Si nous acceptons comme satisfaisante celte affirmation des savants, nous demeurons aussi loin que possible d’une méditation de l’époque présente. Pour- quoi ? Parce que nous oublions de penser. Parce que nous oublions de demander : A quoi faut-il rattacher le fait que la technique scientifique ait pu découvrir et libérer de nouvelles énergies naturelles ?

 

Il faut le rattacher à ceci que, depuis plusieurs siècles, un renversement de toutes les représentations fondamentales est en cours. L’homme est ainsi transporté dans une autre réalité. Celte révolution radicale de notre vue du monde s’accomplit dans la philosophie moderne. Il en résulte une position entièrement nouvelle de l’homme dans le monde et par rapport au monde. Le monde apparaît maintenant comme un objet sur lequel la pensée calculante dirige ses attaques, et à ces attaques plus rien ne doit pouvoir résister. La nature devient un unique réservoir géant, une source d’énergie pour la technique et l’industrie modernes. Ce rapport foncièrement technique de l’ homme au tout du monde est apparu pour la première fois au XVIIe siècle, à savoir en Europe et seulement en Europe. Longtemps il est demeuré inconnu des autres parties de la terre. Il était entièrement étranger aux époques antérieures et aux destinées des peuples d’alors.

 

La puissance cachée au sein de la technique contemporaine détermine le rapport de l’homme à ce qui est. Elle règne sur la terre entière. L’homme commence déjà à s’éloigner de la terre pour pénétrer dans l’espace cosmique. Mais c’est seulement depuis tout juste une vingtaine d’années que la recherche atomique a mis en évidence des sources d’énergie si énormes que, dans un avenir relativement proche, elles couvriront les besoins mondiaux en énergie de toute sorte. Bientôt ce ne seront plus seulement, comme c’est le cas pour le charbon, le pétrole ou le bois des forêts, certains pays ou certaines parties du monde qui pourront se procurer à la source la nouvelle énergie. Dans un avenir assez proche, des centrales atomiques pourront être construites dans toutes les régions de la terre.

 

La question fondamentale de la science et de la technique contemporaines n’est donc plus de savoir d’où nous pourrions encore tirer les quantités requises de combustible et de carburant. La question décisive est aujourd’hui celle-ci : De quelle manière pourrions-nous maîtriser et diriger ces énergies atomiques, dont l’ordre de grandeur dépasse toute imagination, et de cette façon garantir à l’ humanité qu’elles ne vont pas tout d’un coup — même en dehors de tout acte de guerre — nous glisser entre les doigts, trouver une issue et tout détruire ?

 

Si l’on réussit à maîtriser l’énergie atomique, et on y réussira, un nouveau développement du monde technique commencera alors. Les techniques du film et de la télévision, celles des transports, en particulier par air, celles de l’information, de l’alimentation, de l’art médical, toutes ces techniques telles que nous les connaissons aujourd’hui ne représentent sans doute que de premiers tâtonnements. Personne ne peut prévoir les bouleversements à venir. Mais les progrès de la technique vont être toujours plus rapides, sans qu’on puisse les arrêter nulle part. Dans tous les domaines de l’existence, l’homme va se trouver de plus en plus étroitement cerné par les forces des appareils techniques et des automates. Il y a longtemps que les puissances qui, en tout lieu et à toute heure, sous quelque forme d’outillage ou d’installation technique que ce soit, accaparent et pressent l’homme, le limitent ou l’entraînent, il y a longtemps, dis-je, que ces puissances ont débordé la volonté et le contrôle de l’homme, parce qu’elles ne procèdent pas de lui.

 

Mais c’est encore un trait nouveau du monde technique que l’extrême rapidité avec laquelle ses réussites sont connues et publiquement admirées. Ainsi, ce que je suis en train de vous dire au sujet du monde technique, chacun peut le relire aujourd’hui dans un illustré habilement dirigé ou l’entendre à la radio. Mais... c’est une chose que de lire ou d’entendre dire ceci ou cela, c’est-à-dire d’en prendre seulement connaissance ; et c’en est une tout autre que d’en acquérir la connaissance, c’est-à-dire de l’appréhender par la pensée.

 

Durant l’été de cette année 1955, un colloque international a réuni à nouveau à Lindau les titulaires du prix Nobel. A cette occasion le chimiste américain Stanley observa :

 

« L’heure est proche où la vie se trouvera placée entre les mains des chimistes, qui feront, déferont ou modifieront à leur gré la substance vivante. »

 

On prend connaissance d’une pareille déclaration, on admire même l’audace des recherches scientifiques et on s’en tient là. On ne considère pas que ce que les moyens de la technique nous préparent, c’est une agression contre la vie et contre l’être même de l’homme et qu’au regard de cette agression l’explosion d’une bombe à hydrogène ne signifie pas grand-chose. Car c’est précisément si les bombes de ce type n’explosent pas et si l’homme continue à vivre sur la terre que l’âge atomique amènera une inquiétante transformation du monde.

 

Ce qui, toutefois, est ici proprement inquiétant n’est pas que le monde se technicise complètement. Il est beaucoup plus inquiétant que l’homme ne soit pas préparé à cette transformation, que nous n’arrivions pas encore à nous expliquer valablement, par les moyens de la pensée méditante, avec ce qui, proprement, à notre époque, émerge à nos yeux. Aucun individu, aucun groupe humain, aucune commission, fût-elle composée des plus éminents hommes d’Etat, savants ou techniciens, aucune conférence des chefs de l’industrie et de l’économie ne peut freiner ou diriger le déroulement historique de l’âge atomique. Aucune organisation purement humaine n’est en état de prendre en main le gouvernement de notre époque.

 

Ainsi l’homme de l’âge atomique serait livré sans conseil et sans défense au flot montant de la technique. Il le serait effectivement si, là où le jeu est décisif, il renonçait à jouer la pensée méditante contre la pensée simplement calculante. Mais la pensée méditante, une fois éveillée, doit être à l’oeuvre sans trêve et s’animer à la moindre occasion : elle doit donc le faire aussi à présent, ici même et justement à l’occasion de notre fête commémorative. Car celle-ci nous amène à considérer ce que l’âge atomique menace particulièrement : l’enracinement des oeuvres humaines dans une terre natale.

 

Aussi demandons-nous maintenant : Si l’ancien enracinement vient à disparaître, n’est-il pas possible qu’en retour un nouveau terrain, un nouveau sol soit offert à l’homme, un sol où l’homme et ses oeuvres puiseraient une sève nouvelle pour leur développement, au coeur même de l’âge atomique ?

 

Quel serait le sol, la terre, d’un nouvel enracinement ? Ce que nous cherchons en questionnant ainsi est peut-être tout près de nous : si près qu’il nous est trop facile de ne pas le voir. Car, pour nous autres hommes, le chemin vers ce qui nous est proche est toujours le plus long et par conséquent le plus ardu. Le chemin est une voie de méditation. La pensée méditante exige de nous que nous ne nous fixions pas sur un seul aspect des choses, que nous ne soyons pas prisonniers d’une représentation, que nous ne nous lancions pas sur une voie unique dans une seule direction. La pensée méditante exige de nous que nous acceptions de nous arrêter sur des choses qui à première vue paraissent inconciliables.

 

Essayons de le faire. Les organisations, appareils et machines du monde technique nous sont devenus indispensables, dans une mesure qui est plus grande pour les uns et moindre pour les autres. Il serait insensé de donner l’assaut, tête baissée, au monde technique ; et ce serait faire preuve de vue courte que de vouloir condamner ce monde comme étant l’oeuvre du diable. Nous dépendons des objets que la technique nous fournit et qui, pour ainsi dire, nous mettent en demeure de les perfectionner sans cesse. Toutefois, notre attachement aux choses techniques est maintenant si fort que nous sommes, à notre insu, devenus leurs esclaves.

 

Mais nous pouvons nous y prendre autrement. Nous pouvons utiliser les choses techniques, nous en servir normalement, mais en même temps nous en libérer, de sorte qu’à tout moment nous conservions nos distances à leur égard. Nous pouvons faire usage des objets techniques comme il faut qu’on en use. Mais nous pouvons en même temps les laisser à eux-mêmes comme ne nous atteignant pas dans ce que nous avons de plus intime et de plus propre. Nous pouvons dire « oui » à l’emploi inévitable des objets techniques et nous pouvons en même temps lui dire « non », en ce sens que nous les empêchions de nous accaparer et ainsi de fausser, brouiller et finalement vicier notre être.

 

Mais si nous disons ainsi à la fois « oui » et « non » aux objets techniques, notre rapport au monde technique ne devient-il pas ambigu et incertain ? Tout au contraire : notre rapport au monde technique devient merveilleusement simple et paisible. Nous admettons les objets techniques dans notre monde quotidien et en même temps nous les laissons dehors, c’est-à-dire que nous les laissons reposer sur eux-mêmes comme des choses qui n’ont rien d’absolu, mais qui dépendent de plus haut qu’elles. Un vieux mot s’offre à nous pour désigner cette attitude du oui et du non dits ensemble au monde technique : c’est le mot Gelassenheit, « sérénité », « égalité d’âme ». Parlons donc de l’âme égale en présence des choses.

 

Dans cette attitude nous ne regardons plus les choses du seul point de vue de la technique. Nous voyons plus clair et il nous apparaît que la construction et l’utilisation des machines exigent sans doute de nous un autre rapport aux choses, mais que ce rapport n’est pas lui-même dépourvu de sens. C’est ainsi, par exemple, que l’agriculture devient une industrie motorisée du type industrie d’alimentation. Il est certain qu’ici, comme dans les autres domaines, un changement profond s’opère dans le rapport de l’homme à la nature et au monde. Quel est toutefois le sens de ce changement, c’est là ce qui reste obscur.

 

Ainsi, dans tous les processus techniques règne un sens qui réclame pour lui l’activité et le repos de l’homme, un sens que l’homme n’a pas d’abord inventé ou construit. Nous ne savons pas à quoi tend cette domination de la technique atomique, qui s’alourdit jusqu’à devenir inquiétante.Le sens du monde technique se voile. Or, si nous considérons constamment et spécialement ce fait que, partout dans le monde technique, nous nous heurtons à un sens caché, nous nous trouvons par là même dans le domaine de ce qui se dérobe, mais qui se dérobe en même temps qu’il vient à nous. Se laisser ainsi entrevoir pour en même temps se dérober, n’est-ce pas là le trait fondamental de ce que nous appelons le secret ? Donnons un nom à l’attitude qui est la nôtre lorsque nous nous tenons ouverts au sens caché du monde technique. Nommons-la :l’esprit ouvert au secret.

 

L’égalité d’âme devant les choses et l’esprit ouvert au secret sont inséparables. Elles nous rendent possible de séjourner parmi les choses d’une manière toute nouvelle. Elles nous promettent une autre terre, un autre sol, sur lequel, tout en restant dans le monde technique, mais à l’abri de sa menace, nous puissions nous tenir et subsister. L’égalité d’âme devant les choses et l’esprit ouvert au secret nous dévoilent la perspective d’un futur enracinement. Il pourrait même arriver que ce dernier fût un jour assez fort pour rappeler à nous, sous une forme nouvelle, l’ancien enracinement qui pour l’heure disparaît si vite.

 

En attendant, toutefois — et nous ne savons pas pour combien de temps —, l’humanité sur cette terre se trouve dans une situation dangereuse. Pourquoi ? Est-ce pour la seule raison qu’une troisième guerre mondiale peut éclater brusquement et qu’elle entraînerait la destruction complète de l’humanité et la ruine de la terre ? Non pas. Un danger beaucoup plus grand menace les débuts de l’âge atomique — et précisément au cas où le risque d’une troisième guerre mondiale pourrait être écarté. Etrange assertion !... Etrange sans doute, mais seulement aussi longtemps que notre méditation ne s’y arrête pas.

 

Dans quelle mesure a-t-elle un sens ? Dans la mesure où la révolution technique qui monte vers nous depuis le début de l’âge atomique pourrait fasciner l’homme, l’éblouir et lui tourner la tête, l’envoûter, de telle sorte qu’un jour la pensée calculante fût la seule à être admise et à s’exercer.

 

Quel grand danger nous menacerait alors ? Alors la plus étonnante et féconde virtuosité du calcul qui invente et planifie s’accompagnerait... d’indifférence envers la pensée méditante, c’est-à-dire d’ une totale absence de pensée. Et alors ? Alors l’homme aurait nié et rejeté ce qu’il possède de plus propre, à savoir qu’il est un être pensant. Il s’agit donc de sauver cette essence de l’homme. Il s’agit de maintenir en éveil la pensée.

 

Seulement... l’égalité d’âme devant les choses et l’esprit ouvert au secret ne nous tombent jamais tout fait du ciel. Ils ne sont pas des choses qui échoient, des choses fortuites. Tous deux, pour apparaître et se développer, ont besoin d’une pensée qui, jaillissant du coeur de l’homme, s’efforce constamment.

 

Peut-être la célébration d’aujourd’hui nous incite-t-elle à cet effort. Si nous cédons à cette incitation, alors c’est bien à Conradin Kreutzer que nous pensons lorsque nous considérons le point de départ de son oeuvre, les forces qu’il a puisées dans sa terre natale d’Heuberg. Et c’est bien nous qui pensons ainsi, quand nous nous connaissons nous-mêmes, ici et maintenant, comme des hommes qui doivent trouver et préparer un chemin conduisant au coeur de l’âge atomique et à travers lui.

 

Quand s’éveille en nous l’égalité d’âme devant les choses et que l’esprit s’ouvre au secret, nous pouvons alors espérer parvenir à un chemin menant vers une nouvelle terre, un nouveau sol. En ce sol la création d’oeuvres durables pourrait s’enraciner à nouveau. Ainsi, d’une façon différente et dans un âge autre, la parole de Johann Peter Hebel redeviendrait vraie :

 

« Qu’il nous plaise ou non d’en convenir, nous sommes des plantes qui, s’appuyant sur leurs racines, doivent sortir de terre, pour pouvoir fleurir dans l’éther, et y porter des fruits. »

 

Martin Heidegger, Gelassenheit.
Édition Klett-Cotta, Stuttgart, 1959.
Publié dans Questions III et IV,
Traduction par André Préau.
Gallimard, 1976 (p. 140-148).

Peace &Freedom

https://www.youtube.com/watch?v=tCrrZ1NnCuM

Trinity était le nom de code du premier essai d'une arme nucléaire réalisé par l'Armée américaine le 16 juillet 1945 dans le cadre du projet Manhattan. Le test fut réalisé sur le champ de tir d'Alamogordo (en) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Socorro au Nouveau-Mexique et démontra la viabilité du type d'arme qui fut utilisé pour le bombardement de Nagasaki le 9 août 1945.

Trinity ( essai atomique)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trinity_(essai_atomique)

Essai nucléaire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai_nucl%C3%A9aire

A Bomb Blast, Un essai nucléaire américain le 25 avril 1952.

 https://www.youtube.com/watch?v=vUqkNxW1Yqo

BOMBE ATOMIQUE US ,1 mars 1954 BIKINI, PACIFIQUE.HD1080p

 https://www.youtube.com/watch?v=yZtc_eD6Z4c

 

NE DITES JAMAIS..JAMAIS !

 

 

NEVER SAY..NEVER !

En se lançant dans la détention de l’arme atomique, puis cette course éfreinée, sans raison, on a mis le doigt dans l’engrenage et jusqu’à l’épaule, mais pour quel résultat final ?

On peut dire : il est..Hiroshima moins….

 

Henry Purcell: Hear My Prayer, O Lord

 https://www.youtube.com/watch?v=Tqr2QGBPEC8

 WUAUQUIKUNA - Buffalo white

 https://www.youtube.com/watch?v=E-BLWUhSKL8

A cela je me permettrais d’ajouter..Toutes les religions ont tué au nom de la religion…

Pareil pour tous les pays dont les couleurs du drapeau comportent le bleu, le blanc, et le rouge. Cela devrait représenter les couleurs de la liberté ( !), de l’égalité ( !), de la fraternité ( !), et enfin.. de la Paix.

Mais, en fait, tous ces pays, et toutes ces nations, ont, elles aussi fait des guerres, et sinon, entretenus des guerres, créés des massacres et de la pauvreté, de la..famine…

Aussi, si je devais me définir autour d’un drapeau, je choisirai , sans hésiter, le drapeau SAM ou SAMI des peuplades anciennes, et du peuple Lapon actuel.

Voici ce drapeau.

Photo-drapeau-Sami-1986

 

 

Le drapeau de Sami est le drapeau du peuple (des gens) Sami, dont la patrie est appelée Sápmi. Il a été officiellement reconnu en 1986 par le Nordique Sami la Conférence à être utilisé dans des contextes Sami.

Le drapeau de Sami a été inauguré pendant la Conférence Saami dans ÅRe, la Suède le 15 août 1986. C'était le résultat d'une compétition (concurrence) pour laquelle beaucoup de suggestions ont été entrées. La conception gagnante a été soumise par l'artiste Astrid B å Hl de Skibotn,a Troms,Norvège.

le motif a été tiré du tambour du chaman et la poésie "Paiven parneh" ("les Fils du Soleil") par le sud Saami Anders Fjellner (1795-1876). Fjellner a décrit le Saami comme des fils et les filles du soleil.

Les quatre couleurs du drapeau de Sami (rouge, bleu, vert et jaune) sont les couleurs de gákti, le costume Sami traditionnel. Le cercle est destiné pour symboliser tant lune que le soleil, la partie bleue représentant la lune et la partie rouge le soleil.

 

Nous appartenons tous, et nous sommes tous..peuples de la Terre, de la Nature.

Carlos Nakai: Earth Spirit

 https://www.youtube.com/watch?v=19nm5_nAwQg

 

Ravi Shankar & Anoushka Shankar Live: Raag Khamaj (1997)

 https://www.youtube.com/watch?v=9xB_X9BOAOU

Anoushka Shankar plays 'Pancham Se Gara'

https://www.youtube.com/watch?v=8CnhcGpmH9Y

 

Rajendra Prasanna - Marwa- Indian Bamboo flute- Bansuri

https://www.youtube.com/watch?v=F3lyYz19mEU