Les vins en France sont-ils toujours vraiment bons ?..

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Pas évident de reconnaître les vins, ni les vignobles…

Celui-ci, par exemple : France ou Californie ?

’’ Il s’agit de la Californie.

 

En 2012, le comité régional de tourisme de Picardie s’y est laissé prendre.

 

Il a utilisé pour une grande campagne ventant les côteaux de Champagne

 

de l’Aisne une image de la ’’Napa Valley’’ Californienne ( photo ci-dessus..).’’

Alerter !

Depuis dix ans ( déjà..), la viticulture Française connaît chaque année une affaire de fraude massive, portant parfois sur des millions de bouteilles. Elles ne sont d’ailleurs pas toutes mauvaises, loin de là… Enquête sur un paradoxe.

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Raisin, vrai raisin Français où.. ?

Raisin ’’Bio’’ ou..Bio menteur ?

 

VINS

Des fraudes qui font tache..

Apparemment, le documentaire télévisé ’’Vino Business’’ diffusé sur une chaîne télévisée Française, en début d’année 2015, n’a pas suffit…

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Photo ci-dessus de bouteilles de ’’vrai’’ Romanée Conti, bien-sûr !

 

Vous voulez éviter les bouteilles ayant fait l’objet d’une fraude ?

C’est très simple..cessez de boire ! (je ne plaisante pas..).

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Photo ci-dessus, d’un salon de dégustation et vente.

En France où chacun consomme en moyenne plus d’une soixantaine de bouteilles par an ( c’est déjà pas mal..) 1. , il est pratiquement certain que tous, ces dix dernières années ( donc depuis..2005 ), nous avons dégusté du Bordeaux qui n’en était pas (!), du Bourgogne arrangé (!) et du Côte-du-Rhône..Espagnol (!). Pas une année ne s’écoule sans qu’une vaste affaire de fraude ne remonte à la surface.

1. Les Français boivent 43 litres  par an et par habitant (chiffre 2013..)

    Sachant que plus de 30% des adultes déclarent ne pas boire de vin, les

    soixante bouteilles annuelles par buveur sont un minimum. Selon les relevés

    du Wine Institut Californien, nous sommes les plus grands consommateurs

    de vin au Monde, à un verre ou deux des Solvènes, des Croates et des   

    Portugais.

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En 2005 , deux maisons de Bourgogne sont condamnées. Laurent et Cie a « francisé » 16 millions de bouteilles de vins de table..Italiens (!).

Chanson a coupé plus de 700 000 bouteilles de grands Bourgognes avec des vins de l’Hérault (!). En 2005 encore, les dirigeants de la Fruitière vinicole de Pupillin, dans le Jura, sont condamnés pour avoir vendu 350 000 bouteilles

additionnées d’éthanal, un dérivé du pétrole qui renforce le goût de noix caractéristique du célèbre vin Jaune (!).

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  2006, le tribunal correctionnel de Narbonne (11) condamne les dirigeants du négociant Rieux, de Bize-Minervois, pour falsification à grande échelle.

Ils ont vendu l’équivalent de quarante millions de bouteilles sous des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) usurpées (!).

La même année, le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône (69) condamne pour tromperie la société Georges Duboeuf, coupable d’assemblage

d’AOC non autorisées sur quelque 300 000 bouteilles(!).

 

Voir lien ci-dessous..

http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2009/01/26/qui-se-sucre-en-beaujolais.html

 En 2007

http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o8582-soupcon-de-chaptalisation-illegale-dans-le-beaujolais

  2008 , le propriétaire du Château Giscours écope de 25 000 Euros d’amende (seulement ?)

 pour tromperie sur la marchandise( !). Il vendait du Haut-Médoc sous l’étiquette Margaux ( ! ).

Info début 2009..

Georges Duboeuf  lance le Beaujolais millésime 2008 à New York..

http://www.france-amerique.com/articles/2009/04/22/georges-duboeuf-lance-les-autres-beaujolais-2008-a-new-york.html

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Photo ci-dessus de morceaux de sucre..

  2009 , correctionnelle à Villefranche-sur-Saône encore, une cinquantaine de viticulteurs et trois supermarchés sont condamnés dans une affaire de surchaptalisation, pratique qui consiste à rajouter du sucre dans le vin pour faire grimper son niveau d’alcool (!). Il y avait 600 tonnes de sucre en jeu..

On avait déjà pratiqué cela par le passé, entre 1955 et le tout début des années 70, pour augmenter la production et donc rentabilité, sur des vins médiocres, également coupés avec des vins de provenances des pays du Maghreb, pour leur teneur en alcool… (c’est d’ailleurs suite à cette période qu’un tas de gens et de Français, surtout travailleurs, sont décédés à la suite de cirrhose du foie. Puis, on a..enfin..décidé de faire du bon vin..)

Voir lien ci-dessous..

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/28/beaujolais-tendance-sucrette.html

Les grandes surfaces vendaient en masse (le sucre, bien-sûr..), sans facture.

  (donc pas de traces, pas de possibilité de contrôles, tout bénef..)

Elles savaient à quoi servait ce sucre (600 tonnes, tout de même !..) et acceptaient par avance de vendre le Beaujolais ainsi amélioré dans leurs rayons…

  2010 , la cour d’appel de Montpellier juge des vignerons et plusieurs sociétés de négoce, dont Ducasse et Sieur d’Arques : comment ont-ils pu exporter 135 000 hectolitres de Pinot noir du Languedoc en seulement deux ans , alors que la région en a produit seulement 15 000 hectolitres ?  (surprenant..)

  2012 , le procureur de la République de Dijon met en examen un négociant de Beaune pour fraudes aux appellations.

Voir lien ci-dessous..

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/06/13/bourgogne-des-tricheries-a-grande-echelle-chez-un-negociant

  2013 , une enquête est lancée sur une fraude portant sur deux millions de bouteilles de Bourgogne ! Elle concerne la prestigieuse maison Labouré Roi, à Nuits-Saint-Georges.

  Mai 2015 , le patron de la maison Fromont, dans l’Yonne est écroué.

Il vendait du..faux Châblis depuis dix ans au moins (!), en quantité non précisée mais très importante.

 

 

Tout récent..janvier 2016..

http://www.leprogres.fr/beaujolais/2016/01/21/vendangeurs-non-declares-des-vignerons-ecopent-d-un-sursis

 

Même le..Bio..bio menteur n’est pas..épargné..

 

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Lyon-un-vigneron-bio-devant-la-justice

 

LES VINS FRANÇAIS

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Photo ci-dessus de deux bouteilles de crus rares..

CIBLE PRIVILEGIEE DES FAUSSAIRES

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La vinification peut donner lieu à des opérations frauduleuses..

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Photo ci-dessus de l'oenologue Américaine Maureen Downey.

http://www.chaiconsulting.com/about-us/maureen-downey/

https://www.youtube.com/watch?v=yhTK8tfU9lo

https://www.youtube.com/watch?v=zY6_bRdAYA8

L’œnologue Américaine Maureen Downey a publié en 2014 une liste mondiale des seize vins le plus souvent contrefaits. Trois étaient Italiens , treize étaient Français : Domaine de la Romanée Conti ( !), Henry Jayer, Jaboulet. 

La Chapelle-Hermitage, Domaine Dujac, ainsi que les châteaux Cheval BlancPetrus, Lafite-Rothschild, LATOUR, Mouton-Rothschild, Lafleur, Le Pin, La Tour à Pomerol et Rayas.

La contrefaçon est endémique en Chine.

C’est seulement en juin 2015 que le pays a reconnu « Bordeaux » comme une indication géographique, et non comme une appellation générique type « porcelaine chinoise ».

La fraude est parfois grossière, parfois subtile. Maureen Downey a raconté comment elle avait goûté un excellent faux Lafite 1961.

Le faussaire Chinois avait pris un vrai Lafite 1964, se contentant de gratter le dernier chiffre pour transformer le « » en « 1 » final ! Plus connu sous son pseudonyme de Rudy Kurniawan, le courtier Zhen Wang Huang a été arrêté en 2008 et condamné à dix ans de prison aux Etats-Unis. 

 Pendant des années, il a roulé le gotha des amateurs et des œnologues, organisant des ventes sensationnelles de crus rarissimes, avec une prédilection pour les Bourgogne. C’est d’ailleurs le vigneron bourguignon Laurent Ponsot qui l’a arrêté en 2008 et condamné à dix ans de prison aux Etats-Unis. fait tomber, il a voulu savoir comment Kurniawan pouvait proposer aux enchères des bouteilles du Grand Cru Côtes de Nuits Clos Saint-Denis millésimes 1945 à 1971, alors que la famille Ponsot a commencé la production en..1982 ( !).

Le système de Rudy Kurniawan s’est ensuite rapidement effondré. Il a néanmoins écoulé des milliers de fausses bouteilles pour des dizaines de millions de dollars. Ses clients experts et amateurs avertis, n’y ont vu que du feu.

Mais comment savoir qu’un Château LATOUR 1976 est faux si on en boit pour la première fois ?

 

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Photo ci-dessus du producteur Français Laurent Ponsot.

Voir liens ci-dessous..

http://www.lexpress.fr/tendances/vin-et-alcool/cinq-choses-a-savoir-sur-rudy-kurniawan-le-faussaire-de-grands-crus_1308625.html

http://www.france24.com/fr/20131221-faussaire-indonesien-vin--grands-crus-francais-bourgogne-rudy-kurniawan

http://www.internationalwinechallenge.com/fr/judges.html

https://texsom.com/Speakers

 

Qui est Maureen Downey ?

Maureen Downey, DWS, CWE is the owner of Chai Consulting, a private wine collection management firm with offices in San Francisco and London, providing services to clients around the globe. After working in some of NYC’s top restaurants, she worked at brick-and-mortar wine auction houses as a fine & rare wine auction specialist, completing appraisals, inspecting tens of millions of dollars in inventories including authenticating old and rare bottles, and consulting on buying and selling to many of the world's top collectors for over six years.

In 2006, Maureen formed Chai Consulting where she and her team focus on the individual needs and interests of wine collectors. She is passionate about combating wine fraud as an internationally renowned expert in wine authentication and is actively working with collectors and authorities to prosecute counterfeiters and their vendors. She has recently been involved in the Bill Koch v. Greenberg and Charlie Trotter cases and has been critical to FBI investigations such as that of Rudy Kurniawan. She is also a recognized expert in fine and rare wine inventory management, appraisal, valuation and financial trends of global fine wine markets. She is frequently featured in international print and broadcast media, and is an active wine judge. In December 2012, Drinks Business listed Maureen as one of the 50 Most Powerful Women in the World of Wine.

Voir lien ci-dessous..

http://robbreport.com/art-collectibles/slideshow/expert-eye-december-2014

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Photo ci-dessus d’une bouteille de ’’ vrai ’’ Château LATOUR de 1945, classé, Appellation Pauillac.

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Photo ci-dessus, grappes de raisin en pleine maturation.

 

Raisin voyageur

  En 2015 , des Bordeaux A.O.C. fabriqués à partir de raisins du Vaucluse ou du Languedoc ( on croit rêver..) arrivent en magasin. Cette affaire là n’est pas jugée ( Ah ! bon ! ..) et ne le sera peut-être jamais (!), mais la fraude ne fait guère de doute. Printemps pluvieux et été orageux, les vendanges de 2013 ( déjà citées et vus en reportages nombreux dont ’’ Vino Business ’’ ..) ont été Mauvaises dans le Bordelais. Dès août, des viticulteurs de la vallée du Rhône et du Sud-Ouest recevaient des coups de fils empressés. On leur achetait du raisin, peu importe la qualité (!), payable en liquide (donc pas de traces, pas de possibilité de contrôles, tout bénef..) .

Des camions-citernes immatriculés en Gironde(!) sont venus prendre livraison(sic ! ).

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Photo ci-dessus d’un camion-citerne à vin.

Des triches seulement détectables en laboratoire

 

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Photo ci-dessus, laboratoire d’essai du vin.

Les fraudes peuvent être dangereuses. En Italie, les carabiniers ont mis fin, en 2008 , à une véritable industrie du vin de table coupé avec des produits toxiques (!). 70 millions de bouteille ont été écoulées, heureusement sans mort.

En 1986 , déjà en Italie, du vin additionné de méthanol à vocation industrielle avait tué ou rendu aveugle des dizaines de consommateurs.

Heureusement la santé

des consommateurs

n’est pas menacée..

 

Aucun drame sanitaire n’a été signalé en France depuis des décennies ( en dehors de ces affaires de chaptalisation entre 1955 et début 1970..).Ces vignobles que le Monde nous envie connaissent néanmoins chaque annéeune entourloupe comparable à celle des ’’ fameuses ’’ lasagnes dites ’’ pur bœuf ’’ à la viande de cheval qui, elles non plus, n’étaient pas dangereuses (!).

Comme dans le cas des lasagnes, l’acheteur lambda (désolé !) n’y voit que du feu (!).

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Les fraudes au vin Jaune, par exemple, sont insoupçonnables. L’Ethanal de synthèse est la même molécule que l’éthanal issu de l’oxydation naturelle du vin en barrique (!).

Seules des analyses très poussées permettent de distinguer la molécule qui vient du raisin de celle qui sort de la raffinerie, « Les laboratoires ne savent pas tout faire, mais presque », résume Jean-Michel Loubry, ancien directeur du pôle national de traçabilité, créateur de la société Eléphant Conseil.

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Photo ci-dessus d’une collection de bouteilles datées de 1951.

  Pour un Bordeaux, par exemple, les expertises peuvent déterminer la sous-région d’origine à partir des traces de plomb, de cuivre, de lithium, etc.., issues du sol. On peut également savoir si le chêne dont était fait la barrique était sessile (chêne sessile..) ou pédonculé (chêne pédonculé..), et de quelle région il provient.

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Photo ci-dessus, opération de chauffe des tonneaux pour faire durcir le bois des douelles et maintenir les cercles en fer, mais aussi pour détruire le tanin et les xylophages qui pourraient encore exister à l’intérieur du bois.

Dans le cas d’un cru daté de 1945 à 1980, on peut même doser les traces de césium 137 (radioactivité..), un élément inexistant à l’état naturel, qui provient des essais nucléaires atmosphériques (et il y en a eu..).Le coût, évidemment, est prohibitif. Personne ne pense sérieusement à systématiser ces analyses.

« Les fraudes ne tapent pas au hasard, reprend Jean-Michel Loubry.Quand elles lèvent une grosse affaire, c’est sur dénonciation. Les scandales qui éclatent étaient en général connus ou très fortement suspectées dans le milieu. Les interprofessions comptent une immense majorité de professionnels consciencieux qui n’aiment pas trop les brebis galeuses. »

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Photo ci-dessus, d’un camion-citerne avec du vin en provenance d’Espagne, au péage au Perthus..

La pratique d’avoir recours a du vin Espagnol, lors de l’assemblage et pour augmenter le taux et degré en alcool a longtemps été utilisée et pratiquée..

En Espagne, à une époque, il était courant de mettre des copeaux de bois dans les citernes pour faire croire..vieilli en vieux fût de chêne..

Tout comme dans le Bordelais, il y avait eu ce scandale avec du sang de boeuf dans le vin..

Se taire ou..dénoncer

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Photo ci-dessus de tonneaux entreposés dans un chai.

Entre désapprouver et dénoncer, il y a néanmoins un pas. Signaler un voisin à la gendarmerie revient à défendre un Terroir sur la durée, mais en ternissant son image dans l’immédiat.

L’affaire Rieux de Bize-Minervois, entre autres, illustre ce dilemme.

Quand les inspecteurs de la D.G.C.C.R.F. ( Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes ) sont venus perquisitionner, fin 2004 , ils se sont heurtés à un barrage de vignerons qui leur ont interdit l’entrée, sachant trop bien ce que les fonctionnaires allaient découvrir.

C’est seulement à la troisième visite, avec le concours des gendarmes, que la D.G.C.C.R.F. a pu faire son travail (!).

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Photo ci-dessus de vignes malades..ravagées.

En 2004 , la conjoncture était très difficile pour les viticulteurs du Languedoc,qui ne défendaient pas forcément la fraude de gaieté de cœur.

« Des gens ont des problèmes de trésorerie, ils cèdent à la tentation », résume Hervé Lalau, rédacteur en chef de la revue ’’ In Vino Veritas ’’ et animateur du blog Chronique Vineuse.

Dans d’autres cas, il n’est pas question de détresse mais d’appât du gain.

Ducasse et Sieur d’Arques n’étaient pas aux abois quand ils ont vendu massivement du Merlot et du Syrah pour du Pinot Noir du Languedoc.

Ils entendaient simplement tirer un maximum d’argent de l’envolée de la demande aux Etats-Unis, où ce cépage était à la mode il y a cinq ans (donc en 2010..). Les importateurs Américains, E&J Gallo et Constellation Brands, étaient de mèche (!).

S’ils ne se sont pas portés partie civile (se porter partie civile en terme juridique..), c’est parce que à l’évidence, connaissant les vignobles Français, ils étaient au courant d’une supercherie aussi massive. On pourrait d’ailleurs en dire autant de la banque des producteurs, le..Crédit Agricole !

Un des responsables condamnés (un mois de prison avec sursis et 15 000 Euros d’amende seulement .. en appel..une plaisanterie..) était Alain Maurel, vigneron et président du conseil d’administration de la caisse régionale du Languedoc (du..Crédit Agricole..ben, voyons..).

Dans cette affaire, les prévenus ont eu une ligne de défense déconcertante(c’est le moins que l’on puisse dire..), résumée par une formule martelée par leur avocat, Me Pierre Dunac :

« Pour qu’il y ait tromperie, il faut que des gens aient été trompés. »

De fait, aucun consommateur ne s’est plaint. Le Pinot Noir du Languedoc était à la mode, mais c’est à se demander si les amateurs savaient le reconnaître…

 

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Photo ci-dessus, schéma du procédé d’asemblage..

 

Truqué mais pas..mauvais..

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Photo ci-dessus, d’une bouteille de ’’vrai’’ Vosne-Romanée, classé.

La Bourgogne compte une centaine d’A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée..) de prestige variable, concentrée sur une zone qui se traverse en moins d’une heure en voiture. La mosaïque du Bordelais est tout aussi complexe. Dans les Côtes du Rhône ou le Beaujolais, la valeur d’une grappe de raisin est multipliée par quatre(!) si on lui fait traverser une départementale (!).

La tentation de frauder n’est pas irrésistible puisque beaucoup ne fraudent pas, mais elle est forte. Et si personne ne s’en rend compte…

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Photo ci-dessus, bouteille de Château de Meursault-Volnay Clos des chênes.

Au début des années 2000, l’homme d’affaires Belge Roger Geens a fait trembler le Bordelais. Richissime propriétaire d’un millier d’hectares, il avait organisé un circuit de vases communicants entre ses dizaines d’A.O.C. 2., puisant du raisin dans les moins valorisées pour alimenter les plus prestigieuses (!). « Et en plus, Geens, c’était le petit chimiste ! », s’exclame Hervé Lalu. De la fleur d’oranger pour donner du fruité au vin blanc (!), du lait pour adoucir l’acidité du rouge (!), de l’aromatisant pour le boisé (!), bref, il ne reculait devant rien.

« Le conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux ne s’est meêm pas porté partie civile (!), se souvient un magistrat qui a travaillé sur le dossier à l’époque. Les professionnels étaient estomaqués par les additifs de Geens (et qui depuis on fait des émules..)Le raisin voyageur (!), en revanche, je n’ai pas eu l’impression que cela choquait vraiment . »

2. Saint-Georges Saint-Emilion, Château Samion, appellation Montagne

    Saint- Emilion, Château Haut-Cadet, Grand cru de Saint-Emilion,

    Château Tourans, Château Hauterive, etc..

Voir lien ci-dessous..

 http://www.vitisphere.com/actualite-55167-Lourdes-sanctions-contre-les-producteurs-dans-laffaire-du-trafic-de-sucre-en-Beaujolais.htm

 

Quand le tribunal de Villefranche-sur-Saône a condamné les producteurs de Beaujolais sucré en 2009 , l’interprofession les a soutenus.

« Une grosse partie des viticulteurs qui sont là ont dépassé de peu le maximum autorisé, car ils pensaient obtenir une dérogation en raison des mauvaises conditions météorologiques », déplorait, au lendemain de la condamnation, Dominique Cappart, président de l’Interbeaujolais, dans l’hebdomadaire La France agricole du 18 mars 2009.

La chaptalisation n’est pas interdite (!), elle est..encadrée (!) : deux degrés d’alcool en plus dans le Beaujolais, mais 3,5 en Champagne les années difficiles (aussi..)…

On peut rétorquer qu’une appellation, ça se respecte.

En pratique, dans le monde infiniment subtil (c’est le cas de le dire..) du Vignoble Français, certaines bouteilles (beaucoup..) sous deux appellations différentes ( !).

Une tricherie légale (!), en somme. Jusqu’en 2011, dans 91 communes du Beaujolais, sous certaines conditions (lesquelles ?..), assez faciles à remplir,les viticulteurs avaient le droit de revendiquer pour leur vin l’A.O.C. Beaujolais ou l’A.O.C. Bourgogne (!).

L’Institut National des Appellations d’Origine (I.N.A.O.) a réduit ces tolérances qui dataient de 1937, mais sans la supprimer totalement (Ah !bon ! pourquoi ?..) et en accordant une période de transition de 25 ans aux parcelles du Beaujolais exclues de l’appellation Bourgogne ( en somme que des arrangements..).

L’Interprofession Bourgogne a saisi l’I.N.A.O. parce qu’elle reproche au Beaujolais d’avoir sabordé sa propre réputation à coups de pratiques limites mais rémunératrices, pour utiliser ensuite le nom du voisin, protégé par des méthodes plus saines (on a vu ce que ça a donné, à une époque, avec les Juliénas et Saint-Amour, Beaujolais-Village et autres..). Les arômes de bonbon Anglais ou de banane du Beaujolais nouveau, effectivement, ont peut-être fini par ternir le prestige mondial de ce vignoble pluriséculaire…

 

Des pratiques en cave..contestées..

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Photo ci-dessus prise durant une phase d’assemblage..

Ces arômes sont disponibles sur catalogue (on croit rêver..), le plus légalement du monde (!).

Les fournisseurs proposent aux viticulteurs un vaste choix de levures (avec une offre sur mesure pour les vins Bio !) qui permettent de typer les vins : fruité, riche en glycérol, aromatique, etc. Ces levures sont l’objet de débats sans fin entre producteurs. Elles sont indispensables à la vinification (pas forcément..), mais faut-il ou non compléter celles qui se développent spontanément sur le raisin ou dans les caves ?

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Photo ci-dessus, vraie fermentation au Château-Soutard.

Quand une année a été particulièrement froide et pluvieuse, les levures naturelles risquent de ne pas suffire (c’est ce qui est avancé pour mieux argumenter le recours et l’utilisation à ces levures..chimiques..). Inversement, leur usage systématique pourrait standardiser les vins à outrance.

Idem avec la Cryoextraction ou cryosélection (très utilisée dans le Bordelais, même chez les plus grands châteaux pourtant réputés..). Le vignoble de l’Anjou, qui produit des vins liquoreux (Quart de ChaumeCôteaux du Layon..), a été agité ces dix dernières années par un débat virulent au sujet de cette technique, qui fait remonter le potentiel alcoolique des grappes en gelant seulement les moins mûres (on reprend un peu le procédé des fameux vins dits ’’ Eiswein ’’ ou vins de glace, sauf que pour ceux-ci, la vendange s’effectue en début d’hiver et dans le froid et lorsque les grappes de raisin sur pieds sont gelées..différent..). 

Autorisée aujourd’hui ( !), elle sera interdite à partir de 2020 (qui ira vérifier pour chaque cave et récoltant producteur ?..) dans l’A.O.C. Quart de Chaume.Les viticulteurs qui la défendent soutiennent (pour l’appât du gain..) qu’elle améliore le vin (Ben, voyons !..).

Ceux qui la condamnent considèrent qu’elle le nivelle.Il n’est plus question ici de fraude, puisque ces procédés sont légaux (!), mais de sincérité par rapport au produit et aux consommateurs.

Je me permets d’ajouter ici que l’on a pas fait mieux pour le Champagne et concernant le remuage ou triturage, des bouteilles, effectué à l’époque et jusqu’à une certaine date, de façon..manuelle, et à présent dans des casiers métalliques retournés (quart de tour..) mécaniquement et sinon..automatisés…

On a supprimé ainsi de la main d’œuvre, sur le long terme, et les primes allouées jusque là pour un travail délicat, minutieux et demandant une certaine dextérité..

Seul le dégorgeage s’effectue encore..manuellement…

 Ce souci du consommateur peut d’ailleurs amener à prendre des libertés avec les cahiers des charges très précis des appellations (!) ce que l’on peut faire et doit faire, et ce que l’on a pas le droit de faire..

« Imaginons que vous faites du Corbières, raconte Hervé Lalau. L’A.O.C. vous impose une certaine proportion Carignan/Grenache (raisins issus des cépages d’appellation, puis vins..) dans votre assemblage. Le Grenache est rare ou décevant cette année-là. Vous faites un 100% Carignan. C’est de la fraude, mais il est excellent. En Alsace (toute proche pour moi..), il y a des limites de rendements à l’hectare. Elles sont souvent légèrement dépassées, sans conséquences pour la qualité. Tout le monde ferme les yeux (!).

Revoir les exigences des A.O.C. à la baisse pour réduire les fraudes serait tout de même paradoxal : elles ont été inventées par les vignerons de Châteauneuf-du-Pape (84) dans les années 30 pour rehausser la qualité et lutter contre les fraudes (Alors ?..) !

C’est un succès. Même si la concurrence monte en gamme, les vins Français restent les plus réputés du Monde (et les plus imités, voir plus bas..chapître..).

Une partie de l’ambiguïté actuelle vient peut-être du fait que les A.O.C. ont défini des critères trop drastiques (un comble !..) pour le palais humain.

Les chimistes (et il y en a dans les deux sens..producteurs et..contrôles..) ont fait tant de progrès qu’ils peuvent aujourd’hui dire si les règles sacrées de production de tel ou tel vin ont été respectées à la lettre..

Les simples amateurs ou les œnologues avertis, eux, ne le peuvent pas vraiment (voir encadré..).

Votre vin vous plaît ? Ne cherchez pas forcément à savoir comment il a été fait…

MISE EN GARDE

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Photo ci-dessus, Monsieur Anselme Selosse au milieu de ses vignes.

Gare au faux Champagne Selosse..

Anselme Selosse, vigneron champenois extrêmement réputé, dont les bouteilles s’échangent facilement à ..400 Euros , a été, en mars 2013 , la ciblede voleurs qui ont emporté non pas du vin, mais des milliers de bouteilles vides, d’étiquettes, de collerettes et de coiffes. De quoi fabriquer en quantité du faux champagne Jacques Selosse ( père d’Anselme, nom de la marque).La maison utilise un verre particulier, noir, quasiment opaque.

Le vigneron a donné un maximum de publicité à cette affaire, afin de « pourrir la vie des voleurs », ils n’ont pas été identifiés.« Dans un premier temps, j’ai pensé à une filière des pays de l’Est, car les jeux olympiques de Sotchi approchaient, commente Anselme Selosse,mais les J.O. sont passés sans rien de suspect. »

Si vous trouvez dans une foire aux vins ou sur internet du «Jacques Selosse »,soyez vigilants, et pas seulement si le prix est trop intéressant pour être honnête.

La production annuelle ne dépasse pas 60 000 bouteilles et elles partent rapidement. Quels qu’ils soient, les voleurs doivent aussi trouver du champagne non déclaré pour remplir leurs bouteilles.

Apparemment ça n’est pas si difficile.

En avril 2015, le tribunal correctionnel de Reims a jugé treize personnes

Pour le vol de 100 000 capsules-congés, ces timbres ronds frappés d’une Marianne qui attestent que le producteur s’est acquitté des droits sur l’alcool.

Leur vente au noir permet d’écouler des stocks non déclarés. Ce n’est pas la première affaire de ce genre. Manifestement des milliers d’hectolitres fantômes hantent les caves de Champagne.

Comme ils n’ont pas d’existence officielle, il n’y a évidemment aucune certitude sur le contenu réel des bouteilles mises en circulation !...

 

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Photo ci-dessus, toujours Monsieur Anselme Selosse dans ses vignes.

Reconnaître un vin..

Des expériences confandantes..

Propriétaire du domaine Divem, à Montpeyroux (34), Gil Morrot produit trois vins différents sur 4,5 hectares de vigne, avec des rendements délibérément faibles de 10 à 15 hectolitres à l’hectare.C’est un passionné. C’est aussi un chercheur spécialisé dans les polymères et les arômes au laboratoire CNRS Charles-Coulomb de Montpellier.Il a publié plusieurs études sur la capacité des dégustateurs à reconnaître les vins, ou plutôt sur leur..incapacité !

Photo-Gil-Morrot-viticulteur-Montpeyroux

Selon Gil Morrot (photo ci-dessus), reconnaître un vin

est extrêmement difficile..

 

PREMIER TEST. Dix sommeliers confirmés voient, sentent et

Goûtent 18 vins, afin de les attribuer à six régions

(Bordeaux, Bourgogne, Sud-Ouest, Languedoc, Rhône et Loire).

Le nombre d’erreurs moyen est 13, avec une pointe à 18 erreurs.

Le Bordeaux est pris cinq fois pour un vin de la Loire, le vin du

Rhône passe cinq fois pour un Bordeaux, etc..

 

DEUXIEME TEST. Huit sommeliers doivent classer 18 vins.

17 sont des crus réputés, le dernier est un vin de table considéré

comme bas de gamme. Aucun classement n’est identique.

Le vin de table (bas de gamme) se retrouve souvent en bas de

Tableau, mais une seule fois dernier. Un sommelier l’apprécie et le

Place en septième position.

 

TROISIEME TEST. Un groupe de néophytes et un groupe de sommeliers

Des plus grands restaurants Parisiens sentent trois verres à l’aveugle (un peu comme aux championnats du monde..).

A chaque fois deux verres contiennent le même vin. Le troisième est différent.

Il faut l’identifier. Personne ne réalise de sans faute.

Les testeurs font mieux que le hasard mais les écarts ne sont pas flagrants

entre néophytes et professionnels.

 

QUATRIEME TEST. 54 étudiants en œnologie observent et goûtent un vin blanc et un vin rouge, avant de les décrire : plusieurs trouvent des notes de cassis ou de fraises dans le rouge, de citron et de paille dans le blanc.

A la seconde séance, les mêmes étudiants regoûtent un blanc et un rouge,

qui est en réalité le vin blanc additionné d’un colorant neutre. Et sans surprise,

les qualificatifs attribué au vin blanc coloré dans ce second test sont ceux du rouge. Aucun étudiant n’a relevé la supercherie.

 

CONCLUSION.

«  Les bons sommeliers ont une mémoire olfactive entraînée, ils peuvent

Identifier un vin qu’ils ont bu des mois plus tôt, commente Gil Morrot,

mais l’attribution à un Terroir à partir de la typicité, ça ne marche pas !

Faites goûter un Saint-Chinian, un Faugères ( deux vins de l’Hérault,ndlr)et

un vin Américain des mêmes cépages à des vignerons qui en produisent,

ils vont se tromper dans les attributions.

C’est normal. Divem est en A.O.C. Côteaux-du-Languedoc-Montpeyroux.

J’ai parlé d’introduire des non-Montpeyroux dans les dégustations. Refus !

Trop risqué, on ne va pas les reconnaître. Caractériser une A.O.C. en termes

de’’  fraîcheur ’’ ou ’’ d’authenticité ’’, parler de vins de ’’ Terroir ’’ par

opposition aux vins ’’ technologiques ’’ n’est pertinent pour personne.

On ne sait pas utiliser ces notions. Le meilleur critère, en définitive, est

hédoniste : j’aime..je n’aime pas… »

 

Voilà pour tout ce qui est dit et mis…

Je ne suis ni un..scientifique, ni un..oenologue, encore moins..médecin, mais ce que je sais, je le sais, un point c’est tout.

D’ailleurs, et en ce qui concerne le vin, en général, comme tous les vins, il faut savoir que j’ai également fait (suivi) l’Ecole Hôtelière en 1969 lorsque tous ces grands vins et grands crus étaient encore dignes de ce nom et de leur réelle renommée..Mondiale.

J'ai d'ailleurs une collection de revues de ''Cuisine et Vins de France'', depuis 1969 jusqu'à ce jour, et sinon idem et depuis longtemps pour la revue ''LA REVUE DU VIN DE FRANCE'' et où vous trouvez de ''vraies'' informations sur tous les vins, champagnes et autres..

Il existe, et sinon existait le fameux ''Parker du vin'' ( avec toutes les dérives que cela a occasionné et que l'on connaît depuis, favoritisme,etc..), mais aussi le ''Hachette des vins''..

Comme pour le fameux ''Guide Michelin'' de la restauration et des maisons et restaurants étoilés, il y a également

le ''Guide Pudlowsky''...

Aussi, sans aucune prétentions, je tenais juste à informer, faire partager (c’est bien le but des blogs, après tout, non ?) et éclairer toutes celles et ceux qui pourraient être intéressés de près comme de loin du vin en général, et se trouver confronter un jour au lourd dilemme du choix pour accompagner un repas et/ou se faire plaisir !

Si cela vous intéresse, voici des liens intéressants, à ce sujet..

 http://www.pages-vinsbio.fr/LIENS/Vignerons-Vins-Sud-Ouest-Gaillac-Madiran-Cahors-Jurancon-Buzet.htm

 http://www.vin-bio-ardoneo.com/c-vins-bio-languedoc-roussillon&env=bio&re=9.html

Dans ce cadre, vous trouverez des vins plus que..corrects et bons et à des prix..abordables..

 Il y a des vins rouges comme le..Moulin de Gassac  Guilhem rouge et qui est à 5,50 Euros, entre autres et parmi tant d’autres..

guilhem_rouge_2014

A titre d’exemple, j’insiste, et pas de publicité !

http://www.vinsnaturels.fr/003_viticulteurs/Languedoc-Roussillon.html

http://www.sud-et-bio.com/

http://www.meilleursvinsbio.com/48-languedoc-roussillon

http://www.lacavedelisa.com/boutique/vins-par-distinctions/la-revue-du-vin-de-france/

http://guidedesvinsdefrance.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/08/le-classement-2011-des-meilleurs-vins-du-languedoc-et-roussi.html

 


Tous ces liens sont mis à titre indicatif et d’exemple, chacun est libre, mais il en existe d’autres, attention toutefois pour les sites internet en proposition de vente de vins, méfiez-vous et soyez sûr, pour éviter ainsi de tomber dans le panneau et vous faire piéger.

Qui de nos jours encore, faute de temps disponible, va faire une tournée dans les différents vignobles et s’entretenir avec les vignerons et visiter les caves et les chais ?

 

RIEN N’EST PERDU ..

Il existe et il existera toujours de bons et très bons vignerons, et de bons récoltants et de bonnes caves et caves de bons vins traditionnels, comme Bio ou Bio-dynamique et très sûrs !