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Photo ci-dessus de la destruction d’une tour de refroidissement de centrale nucléaire.

 

ON NE NOUS DIT PAS TOUT !

 

Amer constat..

Depuis, au moins, deux à trois ans, voir plus, le parc nucléaire Français connaît des ’’couacs’’ et problèmes de disfonctionnement en interne…

De plus, on a relevé des..micro-fissures sur des éléments de certains réacteurs...

La situation, selon EDF est..alarmante...

Voir lien ci-dessous :

http://blog.greenpeace.fr/news/asphyxie-par-le-nucleaire-le-groupe-edf-dans-la-tourmente#.WDM7xBhyWG4.twitter

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Photo ci-dessus de la carte de France avec les centrales nucléaires en situation de disfonctionnement.

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Les centrales nucléaires, les systèmes de secours..dégradés…

Le parc français des centrales nucléaires

 Les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France ont été globalement construites sur le même mode. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires.

 

Cette standardisation du parc électronucléaire a permis à EDF ainsi qu’à l’ASN *d’accumuler une solide expérience du fonctionnement des réacteurs à eau sous pression. En France, les 19 centrales nucléaires totalisent en effet 1300 ans de fonctionnement. Mais cette situation présente aussi un inconvénient. Si un défaut de conception fondamental apparaît sur l’une des installations, les autres peuvent être potentiellement concernées.

l’Autorité de Sureté Nucléaire

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Photo ci-dessus de la carte de France, avec l'implantation des centrales nucléaires et les différentes zones sismiques en risques..

 
Les centrales nucléaires regroupent un total de 58 réacteurs dont 34 produisent chacun une puissance électrique de 900 MégaWatt (MWe) – 900 MWe permet d’alimenter près de 500 000 foyers. A cela s’ajoutent 20 réacteurs de 1300 MWe, tandis que les quatre derniers délivrent 1450 MWe. Un 59ème réacteur est actuellement en construction à Flamanville( en Normandie..), dans la Manche. De type EPR (Evolutionary Pressurised water Reactor), il développera une puissance électrique de l’ordre de 1600 MWe. Actuellement, ces installations produisent près de 80% de l’électricité produite en France.

Six familles de réacteurs

Certaines nouveautés technologiques ont été introduites sur les réacteurs à mesure que le parc des centrales nucléaires s’étoffait. Les installations appartiennent ainsi à cinq familles, appelées "paliers", qui diffèrent par certains aspects.

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 Réacteur sous pression                                    Réacteur sous pression                                    

900 MWe – Type CPO ou CPY                            1300 MWe – Type P4 ou P4’

 

Réacteur sous pression                                    Réacteur sous pression                                   

1450 MWe – Type N4                                     1600 MWe – Type EPR

 On distingue ainsi les paliers :
 
 • 
CP0 : six réacteurs de 900 MWe au Bugey et à Fessenheim ; ce sont les premiers réacteurs mis en service encore en activité ;
 • 
CPY : vingt huit réacteurs de 900 MWe au Blayais, à Chinon, à Cruas-Meysse, à Dampierre-en-Burly, à Gravelines, à Saint-Laurent-des-Eaux et au Tricastin ;
 • 
P4 : huit réacteurs de 1300 MWe à Flamanville, Paluel et Saint-Alban ;
 • 
P'4 : douze réacteurs de 1300 MWe à Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent-sur-Seine et Penly ; 
 • 
N4 : quatre réacteurs de 1450 MWe à Chooz et Civaux ;
 • 
EPR : un réacteur de 1600 MWe en construction à Flamanville.

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 Par exemple, les réacteurs des paliers P4 et P’4 se différencient de ceux du palier précédent, dit CPY, par le renforcement de leur enceinte de confinement. Il s’agit d’une enveloppe en béton destinée à empêcher les dégagements de matière radioactive dans l’environnement en cas d’accident grave. Elle est constituée d’une double paroi en béton sur les réacteurs des paliers P4 et P4’ au lieu d’une seule paroi doublée d’une peau d’étanchéité en acier pour les réacteurs précédents du palier CPY.

 
Autre exemple : pour leur pilotage (on parle de «
conduite »), les réacteurs du palier N4 font davantage appel à l’informatique qu’auparavant. La conception des générateurs de vapeur de ces paliers est également différente, permettant de les rendre plus compacts.

La sûreté des centrales nucléaires

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La sûreté des centrales nucléaires..

La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’État a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

La France est le premier pays au monde en nombre de réacteurs nucléaires en exploitation par habitant : 58 réacteurs pour 66 millions de Français, en 2014. Ces réacteurs sont implantés au sein de 19 centrales nucléaires réparties dans l’Hexagone. Ensemble, elles produisent près de 80% de l’électricité totale produite par la France.

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Le parc des centrales nucléaires françaises présente la particularité d’être standardisé : quoique nombreuses et construites en l’espace de plus de 20 ans, elles restent techniquement proches, reposant toutes sur une même technologie : l’eau sous pression. Autre caractéristique : un seul et même industriel, EDF (Electricité de France) les exploite. De même, la conception et la construction des centrales nucléaires ont principalement été réalisées par une société unique, FRAMATOME, devenue aujourd’hui AREVA NP.

La responsabilité des activités à risque incombe à ceux qui les entreprennent. En France, c’est EDF, l’exploitant, qui est le premier responsable de la sûreté des centrales nucléaires. Il s’agit pour le groupe de mettre en œuvre les dispositions qui permettront de garantir leur bon fonctionnement, d’éviter les accidents et de gérer les éventuels incidents de manière à en minimiser les conséquences.

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L’ASN, Autorité administrative indépendante

Pour s’assurer qu’EDF exerce sa responsabilité d’exploitant et respecte les exigences de la réglementation en matière de sûreté nucléaire, l’État a chargé une autorité administrative indépendante, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de le contrôler. Historiquement, le contrôle visait à s’assurer de la conformité technique des installations et des activités. Mais son champ d’action s’est élargi. Aujourd’hui, le contrôle englobe également les facteurs organisationnels et humains : il prend en compte les comportements individuels et collectifs et le management, par exemple. Il prend également en compte les aspects environnementaux ainsi que la radioprotection des travailleurs.

L’ASN dispose d’une direction opérationnelle, la direction des centrales nucléaires. Celle-ci s’appuie sur une équipe d’inspecteurs affectés notamment au contrôle des installations nucléaires productrices d’électricité.

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Photo ci-dessus de la centrale du Tricastin, site souvent à..problèmes...

Les événements significatifs doivent être rendus publiques

En plus des éléments recueillis lors de ses inspections, l’ASN dispose de données fournies par l’exploitant conformément à la procédure réglementaire de déclaration des événements significatifs. EDF est tenu de déclarer à l’ASN tout événement significatif qui surviendrait au sein de ses installations nucléaires. Ainsi l’ASN peut vérifier qu’EDF a analysé les problèmes de manière pertinente et que les mesures ont été prises pour corriger la situation et éviter que l’événement ne se reproduise.

En 2014, le nombre d’événements significatifs survenus dans les centrales nucléaires d’EDF et déclarés par l'exploitant s’est établi à 640(!).

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Photo ci-dessus schéma d'implantation du site de la centrale du Tricastin.

Le parc français des centrales nucléaires

Les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France ont été globalement construites sur le même mode. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires.

Comment est assurée la sûreté

La mission de l’ASN s’articule autour de quatre grands principes intangibles : la responsabilité de l’exploitant, l’indépendance vis à vis de l’exploitant, la mise en place d’une stratégie de sûreté fondée sur la « défense en profondeur » et la prise en compte permanente des événements de terrain.

Au cours de leurs travaux dans les centrales nucléaires, certains personnels sont exposés à une faible radioactivité résiduelle, tout particulièrement à l’occasion des opérations de maintenance réalisées lors d’arrêts de réacteur. Si elles se répétaient trop souvent et de manière trop significatives, ces expositions pourraient entraîner des problèmes de santé. C’est pourquoi la réglementation fixe des limites d’exposition et chaque travailleur est muni de systèmes lui permettant de connaître les doses qu’il a reçues quotidiennement et au cours de l’année passée.

Comment améliorer la sûreté

Chaque jour, EDF réalise une surveillance de ses installations à la demande de l’ASN, bien sûr, mais également de sa propre initiative. EDF cultive en effet une "culture interrogative" qui le conduit à rechercher les anomalies par lui-même. A ces anomalies, découvertes parce qu’on les a cherchées, s’ajoutent les événements qui surviennent de façon inopinée.

Le cas de la centrale nucléaire de Fessenheim

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Photo ci-dessus de la centrale de Fessenheim.

L'installation en bref

Le site de Fessenheim abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département du Haut-Rhin, à 23 km de Colmar et 26 de Mulhouse. Le site se trouve à 1,5 km de l'Allemagne et à environ 40 km de la Suisse.

Cette centrale a l'originalité d'avoir également des actionnaires allemands et suisses. Cette centrale nucléaire est constituée de 2 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 900 MWe. Les réacteurs 1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base(INB) 75.

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Photo ci-dessus du site de la centrale de Fesseheim.

Appréciations 2015

L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de protection de l’environnement du site de Fessenheim se distinguent de manière positive par rapport à l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF et que ses performances en matière de radioprotection rejoignent l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF.

L’exploitation au quotidien des réacteurs est globalement satisfaisante. Les pratiques des intervenants sont conformes aux exigences et le personnel du site a fait preuve à plusieurs reprises d’une attitude interrogative permettant une analyse pertinente des situations. Toutefois, plusieurs écarts dans la configuration des installations par rapport au référentiel de sûreté ont été notés. Par ailleurs, l’année 2015 a été marquée par un événement relatif à une fuite d’eau dans la salle des machines. S’il n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté et si la conduite du réacteur a été bien gérée, l’analyse insuffisante des causes de la fissure de la tuyauterie a conduit à une nouvelle rupture de celle-ci lors de sa remise en service.

Les opérations de maintenance réalisées en 2015 ont été bien planifiées et bien gérées. L’exploitant devra maintenir une attention particulière sur les équipements qui ne sont pas considérés comme importants pour la sûreté mais dont la défaillance peut avoir des conséquences sur la sûreté des installations.

L’organisation du site en matière de protection de l’environnement est satisfaisante, les installations de prélèvement des effluents sont bien équipées et bien suivies. Le site fait preuve d’une plus grande rigueur dans la gestion des déchets par rapport aux années précédentes.

La radioprotection des travailleurs est bien prise en compte dans la réalisation des activités et le site dispose de moyens de mesure et de protection adaptés. Toutefois, un manque de vigilance des intervenants a été noté à plusieurs reprises, conduisant à des pratiques non conformes aux exigences dans ce domaine.

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Photo ci-dessus du site de construction de l’EPR de Flamanville, en Normandie, avec ce gros problème de fissure pour le toit de la cuve ( !).

En cas d’incident ou d’accident

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Photo ci-dessus du centre de gestion et traitement des problèmes graves liés aux centrales nucléaires.

En cas d’incident dans une centrale nucléaire (par exemple en cas de rupture d’une tuyauterie du circuit primaire), il revient à l’exploitant de ramener le réacteur dans un état stable et de l’y maintenir. Bien que tout soit fait pour éviter leur occurrence, un accident grave pourrait conduire à ne plus pouvoir refroidir le combustible nucléaire dans la cuve du réacteur. Cette situation peu probable pourrait conduire à une fusion du combustible et à des rejets dans l’enceinte de confinement puis à l’extérieur, et avoir des conséquences pour la santé du public et pour l’environnement.

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Photo ci-dessus de la carte de France, avec l’implantation des différentes centrales nucléaires, et les zones à risques autour, en fonction du, périmètre..

Le cas d'un accident survenu aux Etats-Unis..

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Photo ci-dessus de la centrale de Three Mile island, aux Etats-Unis.

Accident de Three Mile Island (USA) - 1979

Jusqu’à l’accident de Three Mile Island, le 29 mars 1979, aux Etats-Unis, l’exploitant devait mettre en œuvre une approche dite « événementielle » pour corriger les anomalies de fonctionnement. Elle consistait, pour chaque type d’incident ou accident, à réagir en menant à bien une suite d’actions prédéterminées. Mais cette approche ne permet pas de gérer les situations complexes où l’événement à l’origine du problème se complique de défaillances matérielles ou humaines.

Schéma de la centrale de Three Mile Island

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Accident de Three Mile Island (USA) - 1979

Coupe de la cuve montrant le combustible significativement dégradé par la fusion partielle du cœur lors de l'accident survenu aux USA le 28 mars 1979 à Three Mile Island

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Voir le lien ci-dessous:

 http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/three-mile-island-1979/Pages/L-accident-de-Three-Mile-Island.aspx#.WEmUYdThDDe

Cette approche a donc été remplacée progressivement par une autre : l’approche par état. Elle consiste à appliquer des stratégies de conduite (c’est-à-dire de pilotage) du réacteur en fonction de l’état réel de la chaudière, quels que soient les événements qui ont conduit à cet état. Un diagnostic permanent permet, si l’état se dégrade, d’abandonner la procédure en cours et d’en appliquer une autre, plus adaptée.

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Contrôler, communiquer, informer 

De son côté, l’ASN participe à la gestion des situations d’urgence. Elle vérifie et s’assure qu’EDF maîtrise l’incident et en limite les conséquences.
 
L’ASN apporte son concours au gouvernement et communique au préfet son avis sur les mesures à prendre pour assurer la protection de la population. Ainsi le préfet pourra prendre les décisions de protection sanitaire les plus appropriées. Il demandera par exemple aux riverains de rester chez eux, dans une pièce calfeutrée, le temps que la situation se stabilise.
 
L’
ASN informe également les médias et le public sur l’événement en cours, en coordination avec les autres acteurs, comme le préfet ou l’exploitant. Elle fournit tous les renseignements utiles au Gouvernement ainsi qu’aux Autorités de sûreté nucléaire des pays frontaliers.

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Un centre d’urgence sécurisé 

Pour mener à bien ses missions, l’ASN dispose de son propre centre d’urgence relié aux installations nucléaires par des lignes dédiées sécurisées. Il lui permet d’alerter rapidement ses agents et d’échanger des informations avec ses interlocuteurs (exploitant, services de l’Etat, Commission européenne, etc.) de la manière la plus fiable.


 
Le centre d’urgence a été activé en conditions réelles à plusieurs reprises ces dernière années : par exemple en
1999, lorsque la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été inondée lors d’une des deux « grandes tempêtes » de décembre. Ou encore en 2007, à l’occasion d’une panne électrique survenue dans la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret). Plus récemment, le centre d’urgence a été gréé :

  • en 2012 : contamination quai Claude Bernard à Lyon ;
  • en 2013 : entrée de manifestants Greenpeace  du Tricastin) ;
  • en 2014 : entrée de manifestants Greenpeace (centrale nucléaire de Fessenheim) ;
  • en 2015 : ouverture d’une vanne (centrale nucléaire de Cattenom).

Le centre d’urgence est également utilisé à l’occasion d’exercices plus d’une dizaine de fois par an. Ainsi l’ASN s’assure-t-elle régulièrement que son organisation est adaptée à tous les scénarii de crise.

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Sans oublier les nombreux survols recensés de ’’drones’’ (en 2015..), de façon illégale…

Conclusion : Mieux vaut ne pas habiter dans un rayon de 30 voir 50 km autour d’une centrale nucléaire…