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Poutine et la Russie..

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Enquête sur la Génération Poutine

 

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L’Union Soviétique a disparu il y a vingt cinq ans.

 

Les Russes nés depuis n’ont connu que Vladimir Poutine, et ils l’adorent.

 

Rencontre avec ces jeunes qui préfèrent la stabilité aux libertés.

 

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Un jeu dangereux

 

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Kirill Vselenski est juché sur la corniche d’un bâtiment, à Moscou, et Dima Balashov prend la photo. Âgés de 24 ans, ces “toiturophiles” immortalisent leurs exploits sur Instagram.

@ kirbase  et @ blashovenator

 

En Russie, la jeunesse de Vladimir Poutine

 

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Photo ci-dessus de Poutine entouré de jeunes de l’académie du F.S.B. actuel et digne successeur du K.G.B.

 

La jeunesse et le style ’’cosplay’’..

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Pour fuir la routine, les jeunes se déguisent.

 

Se déguiser pour fuir la routine.

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Dans leur appartement de la banlieue de Moscou, Alexandre Khlynin, banquier de 28 ans, et son épouse Victoria, décoratrice d’intérieur de 25 ans, s’évadent de la routine grâce au ’’cosplay’’ (sorte de jeu de rôle en costumes de personnages de film, BD ou jeu vidéo..).

Ils possèdent plusieurs déguisements d’animaux.

 

Festival en plein air

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Le festival Dikaia Miata (“menthe sauvage”)a lieu sur plusieurs jours à environ 150 km de Moscou. Il attire plus de    36 000 amateurs de musique, qui campent dans un village de tentes et écoutent des groupes jusqu’à 3 heures du matin.

 

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 Photo ci-dessus d’une soirée Moscovite quelque part en Russie.

 

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Reportage

 

 

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La ville de Nizhny-tagil

 

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Photo ci-dessus d’une partie de la ville de Nijni Taguil.

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Photo ci-dessus d’une rue, avec le tram, dans la ville de Nijni Taguil.

 

Nous nous sommes donné rendez-vous à l’hôtel, à côté de la gare. Comme il ne sait pas où m’emmener, nous marchons simplement dans les rues poussiéreuses de Nijni Taguil, une ville industrielle déclinante, située dans l’est des monts Oural. Il s’appelle Sacha Makarevitch. Ce cimentier de 24 ans a les cheveux blonds noués en queue-de-cheval.

 

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Photo ci-dessus de la gare centrale de Nijni Taguil.

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Photo ci-dessus (prise de nuit) de la gare centrale de Nijni Taguil.

 

Nous passons devant un bâtiment de plain-pied couvert de photos d’étoiles rouges soviétiques et du ruban de Saint-Georges noir et orange retenant des médailles militaires impériales, soviétiques et russes.  « On pourrait aller là, propose Sacha en haussant les épaules. C’est plein de gens qui ont survécu aux années 1990. »

Sacha aussi a survécu aux années 1990. En décembre 1991, quelques mois après sa naissance, le drapeau soviétique a été déposé du Kremlin, et les couleurs russes ont été hissées. L’espoir que les Russes pourraient commencer à vivre comme leurs prospères voisins occidentaux a cédé la place à une réalité douloureuse : transformer une économie planifiée en une économie de marché, transformer en démocratie une société vivant depuis des siècles sous la monarchie absolue et le totalitarisme serait un labeur long et difficile.

 

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Photos ci-dessus Mr. Poutine en pleine discussion avec des personnes revendiquant des mécontentements.

 

Je n’ai pas connu ces années-là. Ma famille a quitté Moscou en avril 1990. J’y suis revenu pour la première fois en 2002. L’ère du président Vladimir Poutine, antidote aux turbulences des années 1990, battait son plein. Depuis, je suis souvent revenue en Russie, et je m’y suis installée pendant plusieurs années comme journaliste.

La plupart des Russes que je connais ont été plus ou moins façonnés par les soixante-quatorze années de l’expérience soviétique. Nous savons tous à quel point des tragédies personnelles ont touché nos familles lors de cette période. Mais la nouvelle génération ne connait qu’un pays traumatisé par les années 1990, puis gouverné avec fermeté par Poutine. J’y suis venue en 2016, vingt-cinq ans après l’effondrement de l’Union soviétique, pour rencontrer des jeunes tels que Sacha. Qui sont-ils ? Que veulent-ils faire de leur vie ? Que souhaitent-ils pour la Russie ?

A l’intérieur du bar dépourvu de fenêtres, tout en linoléum et panneaux de faux bois, Sacha et moi commandons une bière légère servie dans de fins gobelets de plastique. A Nijni Taguil, dit le jeune homme, «  il n’y a que des usines et des camps de prisonniers ». Jadis célèbre pour fabriquer les wagons et les chars de l’Union soviétique, la ville est aujourd’hui connue pour ses usines désaffectées, son chômage et Vladimir Poutine.

 

L’œil du pouvoir

 

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Radik Minnakhmetov, un chef d’entreprise de 27 ans, redresse le portrait officiel de Poutine dans son bureau. À côté figure celui du président du Tatarstan.

      En 2011, quand Poutine a annoncé son intention de briguer un troisième mandat présidentiel, des manifestations ont éclaté à Moscou et et dans d’autres grandes villes. Les protestataires étaient en général issus de la classe moyenne urbaine, jeune et instruite. Cet hiver-là, un ouvrier de Nijni Taguil a déclaré à Poutine à la télévision nationale que lui et  « les gars » étaient prêts à venir à Moscou tabasser les contestataires. Poutine a décliné l’offre, mais la ville est désormais considérée comme le cœur du «  Poutineland ».

 

Opposition nationaliste

 

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Des sympathisants du parti d’opposition l’Autre Russie manifestent à Moscou. Leurs drapeaux et brassards sont ornés d’une grenade, leur emblème. L’Autre Russie, formé en 2010 par des membres d’un parti ultranationaliste interdit, n’a pas été reconnu par le gouvernement de Poutine.

 

   A présent, Nijni Taguil a un nouveau maire, que Poutine a envoyé là avec mission d’embellir la ville, mais la vie y reste dure. Sacha a appris la soudure et travaillé dans une usine où il gagnait bien sa vie. Puis, après la chute du prix du pétrole et les sanctions occidentales liées à l’invasion de l’Ukraine, l’économie s’est affaissée. Sacha ne touchait plus de salaire. Il a passé un an à chercher du travail avant de décrocher un emploi dans une usine de Boeing, à deux heures de là. Il gagne à présent 30 000 roubles, soit 420 euros par mois- peu ou prou le salaire moyen dans la région.

 

Sacha a derrière lui une longue journée de travail. Il est fatigué. La ville qu’il décrit est violemment conformiste. « Les gens d’ici sont agressifs envers ceux qui ne leur ressemble pas », dit-il. L’uniforme local est celui de la classe ouvrière ; survêtement et cheveux ras, avec une petite frange. Les gens de son âge, affirme Sacha, sont souvent des enfants d’anciens détenus. « Ils ne respectent pas la loi. Un homme, un vrai, est soit à l’armée, soit en prison. » Sacha a appris à se battre, avec ses poings, avec des couteaux. Une fois, il est rentré chez lui couvert de sang de quelqu’un d’autre, et il me raconte cela avec une étrange joie béate.

Ce que Sacha veut vraiment, c’est partir à Saint-Pétersbourg, la métropole cosmopolite, et y ouvrir un bar. Il y est allé quelques fois ; c’est là qu’il se sent le mieux. Mais sa petite amie n’ira que s’il y achète un appartement. Avec leur deux salaires, son rêve a peu de chance de se réaliser.

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C’est devenu une rengaine à Nijni Taguil : les jeunes ne peuvent réaliser leurs rêves de jeunes à cause de la réalité de la Russie de Poutine.

Ils veulent voyager, mais leur salaire est en roubles, dont la crise économique a divisé la valeur par deux. Certains veulent créer leur entreprise, mais ne savent pas comment faire face à la corruption locale. Alors ils apprennent à réduire leurs prétentions. Ils désirent avoir une maison ou un appartement, une voiture et une famille. Ils aspirent à des choses qu’un grand nombre d’entre eux ne possédaient pas, précisément parce que leur famille a subi les années 1990.

« Les années 1990 ont été très dures pour nous, financièrement », confie Alexandre Kouznetsov. Il a vingt ans et habite Nijni Taguil. « En 1998, mon père nous a quittés. » Alexandre avait alors 3 ans.  « Tout le salaire de ma mère servait à me nourrir. Je n’avais pas beaucoup de jouets. Je suis le seul enfant. » Cette époque a marqué Alexandre. « Pour moi, le plus important, c’est la famille. Je ne veux pas viser des postes de haut niveau et avoir une maison vide. »

Son père a été soldat pendant la première guerre de Tchétchénie, en 1994. Ne t’engage pas dans l’armée, mon fils », lui a-t-il conseillé. Mais Alexandre ne cherche pas à échapper à la conscription. « J’ai toujours voulu m’engager m’explique-t-il. Dans ma famille, tout le monde a été dans l’armée. Mon arrière-grand-père a combattu durant la seconde guerre mondiale. »

De plus, le service militaire offre des débouchés plus lucratifs pour un jeune Russe : on peut ensuite travailler dans la police ou pour le Service fédéral de sécurité (F.S.B.), le successeur du K.G.B. Faire l’armée permettrait à Alexandre de devenir policier, comme l’a été son père : « Je veux vraiment avoir un revenu stable. »

 

 

« Alors, vous écrivez sur ce qu’était la vie en Union soviétique ?

Eh bien, on vivait beaucoup mieux à l’époque. »

 

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Alors que nous parlons, son ami Stepan, un jeune homme robuste et souriant, nous rejoint. « Alors, dit-il avec un air malicieux, vous écrivez sur ce qu’était la vie en Union soviétique ? Eh bien, on vivait beaucoup mieux à l’époque.

- Quoi ! , s’exclame Alexandre. Nous vivions mieux ? Ce n’est pas vrai ! »

Ils se disputent à propos de l’existence à l’époque soviétique, jusqu’à ce que Stepan, né en 1992, se rende compte qu’il a une question à me poser : « Vous les Américains, vous faites pression sur nous avec vos sanctions. Qu’est-ce que vous nous préparez ? Une guerre ? » Il explique pourquoi la Russie a bien fait d’annexer la Crimée et Poutine de tenir tête à l’Occident.

Stepan rechigne à me donner son nom de famille, car je suis une journaliste américaine. Mais, lorsque je souhaite prendre congé, il propose de me reconduire.

« En fait, dit-il, je veux vraiment partir d’ici. – Partir d’où ?, je demande. De Nijni Taguil ? – Non. De Russie. »

Après son beau discours patriotique, c’est inattendu. Je lui demande de m’expliquer.  « Il n’y a rien à faire ici, dit-il sans aigreur. Pas de débouchés, aucun moyen de progresser et de se réaliser.

 

 

« Ceux qui sont nés en U.R.S.S. et ceux qui sont nés après son effondrement n’ont pas vécu la même chose,

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A écrit Svetlana Alexievitch., lauréat du prix Nobel de littérature 2015. « C’est comme s’ils venaient de planètes différentes. »

L’Union soviétique a été balayée dans une grande vague d’optimisme. Beaucoup ont cru que la Russie ne tarderait pas à devenir une démocratie prospère, à l’occidentale. Mais cet optimisme de 1991 s’est noyé dans une décennie de contradictions souvent déprimantes. La fin de l’économie planifiée a permis à certains d’amasser des fortunes ou d’intégrer la nouvelle classe moyenne, quand d’autres sombraient subitement dans la pauvreté. Des produits jusque-là indisponibles ont envahi les rayons des magasins, mais l’argent permettant de les acheter perdait régulièrement de sa valeur. La criminalité surtout dans le secteur commercial, a grimpé en flèche. La politique arrivait sur la place publique, mais de nombreux Russes ont fini par la considérer comme un « sale boulot ».

Les Russes ont tenté de s’adapter à cette réalité étrangère. C’était une époque de liberté sans précédent, mais beaucoup l’ont trouvée extrêmement déroutante. « Quand ces valeurs [occidentales] se sont heurtées à la réalité et que les gens ont vu que les changements arrivaient trop lentement, ces valeurs ont été reléguées au second plan », analyse Natalia Zorkaïa, sociologue, à l’institut Levada, un institut de sondage indépendant moscovite. À la place, dit-elle, les jeunes générations adoptent « les piliers de la société soviétique ».

Sacha, Alexandre, Stepan et leurs pareils vivent effectivement sur une planète différente de celle de leurs parents et grands-parents, mais, à certains égards, ils deviennent encore plus soviétiques. Chose étrange, ils en savent peu sur les privations, les habitudes et la dureté de la vie sous l’Union soviétique. La génération Poutine n’a pas connu tout cela. Son désir de normalité sage – une famille et un emploi fiable, même s’il est peu satisfaisant – est sa façon de réagir à ce dont elle a manqué dans les années 1990 et qu’elle a trouvé sous Poutine.

Ils ressentent pourtant un profond sentiment d’insécurité. Selon le Centre Levada, 65 % des Russes de 18 à 24 ans (soit la première génération née après l’Union soviétique) ne planifient pas leur vie au-delà d’un ou deux ans. Ils sont politiquement inactifs. En général, ils ne savent rien des événements dont l’État ne souhaite pas les informer. Et 83 % disent n’avoir pris part à aucune activité politique ou au sein de la société civile.

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Nés après l’Union soviétique) ne planifient pas leur vie au-delà d’un ou deux ans. Ils sont politiquement inactifs. En général, ils ne savent rien des événements dont l’Etat ne souhaite pas les informer. Et 83% disent n’avoir pris part à aucune activité politique ou au sein de la société civile.

 

Lisa me retrouve dans l’étincelant hall blanc de l’une des nombreuses tours de verre qui constitue Moscow City,un quartier financier.

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Je la suis dans les tunnels qui relient les tours. On y trouve des cafés, des magasins et une exposition de peintures représentant Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères. Nous commandons à déjeuner, puis Lisa me raconte son histoire en avalant bruyamment son bortsch. Elle me demande de ne pas mentionner son nom de famille, car elle ne veut pas contrarier ses parents.

Lisa est née en 1992 à Blagovechtchensk, ville de l’Extrême-Orient russe. Un an plus tôt, son père, professeur d’histoire, fêtait dans les rues de Moscou l’arrivée de la démocratie. Mais, quand il est rentré chez lui, après la dissolution de l’Union soviétique, il a dû trouver de nouveaux moyens de subvenir aux besoins de la famille. Il s’est mis à franchir la frontière chinoise et à rapporter toutes sortes de marchandises, des vêtements aux appareils électriques, pour les revendre en Russie.

Lisa est avocate dans une grande entreprise occidentale. C’est bien, mais ce n’est pas ce dont elle rêvait : « J’ai toujours voulu être journaliste ; j’écrivais sans arrêt.

 

Pourquoi Poutine est aimé

Il est celui qui a apaisé la Russie post-soviétique et le premier chef d’Etat prêt à tenir tête à l’Occident depuis des décennies : ainsi est souvent perçu Vladimir Poutine dans son pays. Sa forte personnalité et sa mainmise sur les médias l’ont aidé à conserver son prestige. S’il est réélu en 2018, seul Staline aura dirigé la Russie post-tsariste plus longtemps que lui.

 

Le niveau de vie progresse

Poutine a bénéficié des rudes réformes économiques adoptées par Boris Eltsine et son prédécesseur, Mikhaïl Gorbatchev, ainsi que de l’augmentation des recettes issues du pétrole, dont le prix a commencé à augmenter en 2003. Le PIB par habitant a progressé de 70% en Russie sous Poutine, contre 17% dans l’Union Européenne.

Sous Boris Eltsine

en 1992, le PIB par habitant était de 16 705$,

alors que sous Poutine, au tout début, en 2000,

le PIB par habitant avait chuté et était tombé à..14 051$ !

En 2008, la limite de mandat a forcé Poutine à quitter  la présidence pendant quatre ans, mais il est resté au pouvoir en tant que premier ministre..

Après un léger infléchissement, au tout début des années 2008, le PIB est remonté quelque peu jusqu’en 2012, pour stagner ensuite, avant de connaître, à nouveau, un nouvel infléchissment, tout en restant à 23 895$ !

 

Le marché de l’emploi renoue avec la stabilité

Dans les années 1930, les dirigeants soviétiques affirmaient qu’ils avaient « liquidé » le chômage. Ces pourquoi les Russes ont été atterrés par le chômage galopant apparu sous Boris Eltsine, puis soulagés par le retour de la prospérité et de plein emploi, le chômage a reculé sous Poutine, en 2000.

Sous Boris Eltsine

En 1992, le chômage représentait 5%, pour..rapidement atteindre 13%, à la fin des années 1990.

Puis sous Poutine

en tout début d’année 2000, le chômage a reculé et chuté à 11%, pour connaître, ensuite, des effets de chute et de baisse du chômage jusqu’en 2015 et ne s’élever plus qu’à..6% !

 

 

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Acclamé chez lui

En l’absence d’une opposition forte, Poutine reste populaire malgré des revers tels que l’entrée de trois anciennes républiques soviétiques dans l’OTAN (Estonie, Lettonie, et Lituanie), des attentats terroristes ou l’effondrement du rouble.

En 2000

Seconde guerre de Tchétchénie

En 2002

Prise d’otages dans un théâtre de Mossoul

2004

Extension de l’OTAN aux pays baltes (évoqué au-dessus entre parenthèse)

2008

Guerre avec la Géorgie (situation voulue par les Etats-Unis, aidé en cela par la C.I.A. et pour contrer le pipeline ’’BTR’’, pour s’emparer des ressources de pétrole de la Mer Caspienne..sous Shakaschvili président de la Géorgie, mis en place par les Américains eux-mêmes)

2008-2009

La « grande récession »

2011-2012

Manifestations anti-gouvernementales

2014

Annexion de la Crimée

(normal, au regard des intérêts militaires avec le port maritime militaire de Sébastopol..)

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Effondrement du rouble

(dû à la chute du prix du pétrole et l’embargo des sanctions..)

 

Taux d’approbation

Sondage national

Janv 2000 – 2001

Approbation normale presque à l’unanimité, et jusqu’en Mai 2008

2009

Approbation en légère chute progressive jusqu’en Mai 2012, pour finir en Juillet 2016 à..20%.. !

Aux Etats-Unis

Dans la même période, pour ce qui est des Etats-Unis

De janv 2000 à 2001, et pour Bill Clinton, moyenne à 55%,

De 2001 à 2209, et pour George W.BUSH, moyenne à 49%,

De 2009 à juillet 2016, et pour Barack Obama, moyenne à 48%..

 

Un « monsieur tout le monde » actif

Poutine a exercé en public beaucoup de sports traditionnellement masculins. Un contraste saisissant avec Boris Eltsine, vieillissant et infirme, à qui il a succédé le 31 décembre 1999.

 

Poutine au sport

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Poutine avec Medvedev.

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Poutine à la pêche

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Poutine à la chasse

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Bon, vous faites comme d’habitude, s’il y a quelque chose de grave ou d’urgent, vous me rappelez..

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Poutine au judo

 

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Poutine au ski

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Poutine au hockey sur glace

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Poutine et la plongée

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Photo ci-dessus de Poutine à bord d’un sous-marin de type ’’batiscaphe’’ quelque part en Crimée.

 

Poutine s’adonne à l’escalade

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Poutine fait de la F1

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La fierté militaire retrouvée

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Dans un camp d’entraînement sportif et militaire, des parachutistes apprennent à des enfants à manier les armes dès l’âge de 10 ans.

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Photo ci-dessus manifestation contre la coruption.

Mes parents m’ont dit que le journalisme n’était pas un métier sérieux, que c’était une profession vénale. » Le journalisme s’achetait et se vendait ici dans les années 1990 comme n’importe quelle marchandise. « Ils me disaient : ‘’Tu ne gagneras pas beaucoup d’argent. Tu es l’aînée et la plus intelligente. Tu dois choisir un métier solide qui te permettra de manger à ta faim et de t’occuper de ta sœur.’’ » Depuis, ses parents se sont séparés. L’entreprise de son père a fini par décoller et Lisa a pu passer une année de lycée dans l’Orégon (U.S.A.), puis étudier à Londres.

Femme moderne et occidentalisée, Lisa parle à sa mère de ses copains et des fêtes où elle se rend, où l’on consomme de la drogue. Mais, par certains côtés, elle est très tr-s russe. « Poutine m’énerve », commence-t-elle, ce que l’on entend souvent à Moscou dans les milieux d’opposition et instruits. « Mais qu’un étranger ne s’avise pas de le critiquer ! Je défendrai toujours la Russie. »

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Désormais, son engagement politique s’arrête là. En 2011, Lisa s’est intéressée à la politique libérale, qui faisait fureur à Moscou. Elle a adhéré à Amnesty International et au parti libéral Iabloko, en tant qu’observatrice pour les élections législatives de décembre. Affectée au bureau de vote dans l’école de sa petite sœur, elle a vu des professeurs bourrer les urnes. Quand elle a essayé de protester, ceux-ci lui ont crié dessus, l’ont forcé à s’assoir dans un coin et le chef de l’établissement l’a même empêchée de regarder. Les mêmes faits se sont reproduits dans tout le pays.

Beaucoup d’observateurs du scrutin ont photographié ces irrégularités avec leur téléphone portable et ont posté les clichés sur Internet. Ce qui a déclenché à Moscou et dans les grandes villes un mouvement de protestation d’une ampleur inédite en Russie depuis vingt ans.

Mais Lisa a craqué.  « J’étais hystérique. J’ai pleuré pendant deux heures. » Ensuite, elle a pris sa décision :  « Plus de politique. Jamais plus. Cela ne me concerne pas, et je ne suis pas assez forte pour me battre. »

La jeune femme s’est tenue à sa décision, même quand le rouble s’est effondré, réduisant ses moyens de réaliser l’autre activité qu’elle adore : voyager. « Oui, c’est horrible. Il y a moins de possibilités », admet-elle, mais elle refuse de chercher une réponse dans la politique.

Kseniya Obidina, qui était l’amie de Lisa en faculté de droit, a le même point de vue. Elle aussi est une enfant du divorce, et dit que la famille et la stabilité sont d’une importance primordiale pour elle. Elle veut un travail sûr et bien payé. Elle veut avoir les moyens de voyager et de faire vivre sa mère et sa sœur. Comme Lisa, Kseniya Obidina refuse de penser à la politique :  « Je ne vois pas l’intérêt de parler de quelque chose sur quoi on a pas de prise », explique-t-elle alors que nous sommes assis dans un ’’Starbucks’’ de Moscou. Au moment où nous partons, elle ajoute : « Il vaut mieux savoir et se taire. Il vaut mieux ne pas dire ce qu’on pense. Pourquoi se gâcher la vie ? »

 

Star des réseaux sociaux

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Avec 7 millions d’abonnés sur Instagram, l’actrice de télévision Nastasia Samburskaya, 29 ans, est l’une des superstars des réseaux sociaux russes. Cependant, comme de nombreux moscovites, elle habite dans un petit appartement.

Comment en est-on arrivé là ? Poutine y est pour beaucoup. Il a conquis le pouvoir en 2000,

 

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En tant que candidat anti-années 1990, à l’heure où la génération de Lisa et Kseniya prenait conscience du monde qui l’entourait. Il a promis de rétablir la prospérité et la sécurité. Grâce à des prix du pétrole au plus haut et aux réformes économiques menées dans les années 1990. Poutine a pu aisément tenir une grande partie de ses promesses, mais aux dépens des libertés démocratiques.

Poutine a qualifié la désintégration de l’Union soviétique de  « plus grande catastrophe géopolitique » du XXè siècle ; celui qui ne ressent pas cela, a-t-il dit, « n’a pas de cœur ». Dans le jargon des affaires de l’époque, Staline est devenu un « gestionnaire efficace » qui était allé un peu trop loin. Les manuels scolaires et les chaînes de télé ont fini par répercuter cette nouvelle nostalgie validée par l’Etat. Aujourd’hui, 58% des Russes souhaiteraient encore le retour de l’ordre soviétique, et quelques 40% jugent Staline favorablement.

 

Une bonne partie de la vie post-soviétique est la quête malheureuse d’une idée qui unirait le pays. Au début, ce fut la démocratie ; puis, le consumérisme est devenu un substitut à l’occidentalisation. « La modernisation est venue à travers la consommation, explique la sociologue Natalia Zorkaïa, mais cela ne suffit pas. »

Ikea, arrivé en Russie en 2000, est très prisé de la nouvelle classe moyenne, car ses objets représentent un mode de vie à l’européenne (autrement dit, non soviétique) abordable et chic. « La marque est devenue un symbole de la façon dont on peut améliorer son cadre de vie sans dépenser beaucoup d’argent, explique Natalia Zorkaïa. Mais, derrière ce décor, il y a une conception de son troisième mandat présidentiel, en 2012, Poutine défend une idéologie néo-soviétique encore plus agressive, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Il s’est battu pour maintenir d’ex-républiques soviétiques, comme l’Ukraine et le Kazakhstan, dans la sphère d’influence de Moscou, et a démontré la puissance militaire russe en Syrie. Des lois ont renforcé les valeurs sociales traditionnelles et rendu la contestation encore plus risquée. L’un des résultats est une génération dont les rêves sont l’incarnation de tout ce que Poutine veut qu’ils soient : conformistes, matérialistes et extrêmement timorés.

Au moment ou ce récit a été rédigé, 80% des Russes sondés se disaient favorables à Poutine. Mais les Russes âgés de 18 à 24 ans lui sont encore plus favorables que les autres classes d’âge- à 88% ! Plus que toute autre génération, ils sont fiers de leur pays et de son importance dans le monde, associent sa puissance militaire à la grandeur, et croient en son avenir.

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L'Islam, deuxième religion de Russie

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Des élèves font une pause à la madrasa Muhammadiya, à Kazan. La population de cette ville située sur la Volga est à moitié russe, moitié tatare. 7 % de la population de la Russie – dont la plus grande partie des Tatars – est musulmane. 

A Novossibirsk, dans une étroite et sombre cour, entre deux bâtiments du XIX è siècle, en briques,

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Photo ci-dessus, vue d’ensemble de Novosibirsk prise depuis une tour.

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Photo ci-dessus de la gare centrale de Novosibirsk.

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Photo ci-dessus de la gare centrale de Novosibirsk.

 

La bohême locale boit de la bière et écoute de la musique électronique. C’est ici que Filipp Krikounov, né en 1995, a ouvert une galerie. Il s’extrait du groupe pour me faire visiter les lieux. Une lumière rose fluorescente éclaire l’une des pièces. Au mur, sur des étagères, trônent des mini bustes de Lénine peints de motifs loufoques. Dans la pièce suivante,, de jeunes artistes ont conçus des façons compliquées de prendre des ’’selfies’’ : mettez la tête dans une boîte en carton remplie de miroirs brisés ; mettez la tête dans une autre pour découvrir les reliefs d’un repas de Burger King.

J’ai rencontré Filipp plus tôt ce jour-là dans un café chic de Novosibirsk. Il était entouré de jeunes femmes incroyablement à la mode et aux lèvres ostensiblement retouchées. Novosibirsk est la troisième ville de Russie, et un centre industriel et scientifique. Beaucoup d’argent circule ici, mais Filipp n’en a guère vu la couleur.

Il a grandi sans son père. Comme de nombreux jeunes Russes, il a été élevé par sa mère et sa grand-mère. Son arrière-grand-père a combattu durant la seconde guerre mondiale avant d’être éliminé par Staline. Sa grand-mère est devenue une célèbre chimiste, et sa mère a également travaillé dans le domaine scientifique. Mais leur véritable passion était la politique. « Les principaux sujets ici sont tous politiques », résume Filipp.

Il avait 16 ans quand les manifestations en faveur de la démocratie ont éclaté à Moscou et gagné des villes telles que Novosibirsk. Des dizaines de milliers de personnes sont descendus dans la rue pour exiger des élections libres et justes. Ces protestations ressemblaient plus à des fêtes de quartier qu’ à des manifestations. Filipp, lui aussi, en avait assez de Poutine. « On lui envoyait des messages, des messages de mécontentement, et pourtant il n’y avait aucun dialogue avec ces personnes », regrette-t-il. Il ne reconnaissait pas la Russie que montrait la télévision, aux ordres du Kremlin : «  C’était un autre pays. Je ne connaissait personne qui soit comme cela. »

« Je suis allé aux manifestations. J’ai essayé d’être actif sur le plan politique, me raconte Filipp. Je bouillais intérieurement. Je ne pensais à rien d’autre. Le pays entier se soulève pour protester, et j’en fais partie. » Il a vite déchanté. « J’ai regardé autour de moi, j’ai vu que les gens qui participaient aux meetings n’étaient pas comme nous. Je ne me sentais pas complètement à l’aise. Et tout cela n’a mené à rien.

 

Cocktail, mais pas pour tous

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Un bal de promo chic au Grand Hotel Emerald, à Saint-Pétersbourg. La fin du communisme a apporté à la fois pauvreté et richesse à la Russie, et créé une petite classe moyenne.

En réalité les manifestations ont changé les choses, mais pas pour le mieux. En mai 2012,

Le Kremlin a sévi. Depuis, des dizaines de manifestants ont été arrêtés, jugés et incarcérés. La situation politique du pays n’a fait qu’empirer à mesure que Poutine suivait une ligne de plus en plus autoritaire. Il se sentait trahi par la classe moyenne qu’il estimait avoir créée. Poutine a traité publiquement les progressistes qui prônaient la liberté et la démocratie de  « traîtres à la nation » et de « cinquième colonne ».

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Photo ci-dessus, intérieur d’une prison russe.

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Photo ci-dessus de Mikhail Khodorkovsky (ex.patron de Gazprom..) incarcéré à l’époque par Poutine et sur sa demande.

 

La brutalité de cette répression a fortement marqué la génération Poutine. Cela lui a appris à ne pas se mêler de la politique.

« J’ai décidé de combattre ce système, affirme Filipp,, ou de vivre dans un autre système. » En l’occurrence, il a choisi le monde de l’art. « C’est plus positif. La politique c’est stressant. On est constamment insatisfait. On ne profite pas pleinement de la vie. »

Poutine est partant pour un nouveau mandat en 2018. Il ne fait guère de doute qu’il se représentera, et encore moins qu’il sera réélu pour six ans. Poutine resterait donc au pouvoir jusqu’en 2024, voir au-delà. A cette date, Filipp, qui avait 5ans en 2000, quand Poutine est devenu président, aura 29 ans. Cela ne lui pose-t-il pas de problème ? Il hausse les épaules. « J’ai vécu ma vie entière avec ma main droite, et ça va.

 

Akademgorodok est une petite ville tournée vers la recherche, bâtie autour de l’université d’Etat de Novosibirsk et de ses nombreux laboratoires.

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La Silicone valley Russe

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Photo ci-dessus de cette cité d’Akademgorodok.

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Photo ci-dessus de cette cité d’Akademgorodok.

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Photo ci-dessus le passage de l'entrée dans la cité Akademgorodok.

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Photo ci-dessus d'une partie d'une zone d'habitation pavillonaire à l'intérieur d'Akademgorodok.

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Photo ci-dessus d'un bpâtiment un peu particulier.

 La N.S.A. Russe

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Photo site bâtiment N.S.A. d’Akademodorok.

 

J’y rencontre Alexandra Mikhaîlova, 20 ans, qui porte un short coupé dans un jean et a les cheveux teints en rouge à la mode punk.

Alexandra vient d’une famille de scientifiques-sa mère est géologue, et son père, physicien-qui a été attirée par cette agglomération fondée en 1957 comme incubateur scientifique et moteur dans la course technologique de l’Union soviétique contre l’Occident. Mais, depuis l’effondrement du communisme, les chercheurs russes se sont fait distancer par leur collègues occidentaux, faute de budgets. Les parents d’Alexandra ont chacun créé leur propre entreprise.

Actuellement en troisième année d’études de journalisme, elle prépare un documentaire sur la ville et sa riche histoire intellectuelle, en particulier sur l’avant-garde des années 1960. « Ils avaient leur propre système de gouvernement jusqu’en 1966 », m’explique Alexandra tandis que nous nous tenons dans le hall étincelant du nouveau bâtiment de l’université. Ses yeux brillent quand elle me parle de ses recherches dans ce petit coin de liberté et de ferment intellectuel perdu dans un océan de totalitarisme.

En 1996, certains de ces jeunes scientifiques à l’esprit libre ont écrit au Kremlin pour se plaindre de certaines choses qui ne leur plaisaient pas. La réaction n’a pas tardé, raconte Alexandra ; beaucoup des signataires ont été licenciés, et un contrôle politique strict a été mis en place. Mais son documentaire commence dans les années 1990, quand le punk rock underground soviétique s’est répandu dans tout le pays.

 

Le regain orthodoxe

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À l’Académie théologique de Moscou, les séminaristes étudient, entre autres, le Nouveau Testament, la musique liturgique, la peinture d’icônes. Poutine considère l’Église orthodoxe, brutalement réprimée sous le communisme, comme une alliée pour restaurer la grandeur de la nation.

 

Jeunesse dorée

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Dans une banlieue prospère de Kazan, sur les rives de la Volga, le restaurant chic Voda Sneg attire la jeunesse branchée. 

 

Flirt au village

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Avant les fêtes du “Jour du village”, à Nikolskoye, à 285 km au nord-est de Moscou, les jeunes traînent et flirtent, comme partout où il y a peu de loisirs. Jusqu’à la récente récession, l’économie du pays a connu une croissance rapide grâce au pétrole, et les jeunes Russes ont afflué dans les villes en quête d’emplois mieux rémunérés.  

 

Skate sous l'œil du poète

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Mikhaïl Vasilev, 29 ans, est vendeur d'équipement de billard. Il répète ses figures de skate sur la place du Triomphe, à Moscou. À côté de lui s'élève la statue de Vladimir Maïakovski, poète qui célébra la révolution de 1917. 

Aujourd’hui, «  la situation stagne, constate Alexandra. Il manque quelque chose. Les gensne s’engagent plus sur le plan politique.

En ce qui concerne le gouvernement, les jeunes sont soit neutres, soit bien disposés à son égard. Personne ne défend ses opinions, et la frontière est ténue entre indifférence et accord. »

La censure gouvernementale a fait son retour. Un rockeur connu des années 1990, a vu son concert annulé parce qu’il a dénoncé l’invasion de l’Ukraine. « Tous les ans, dit Alexandra, ils ferment un nouvel organe de presse, parmi ceux qui montrent les choses de manière plus objective. »

Mais, plus que tout, Alexandra regrette que l’Akademgorodok où elle vit ait perdu la ferveur créative des années 1960 et 1980. La société qui l’entoure, contrairement à celle que ses parents ont connue, et prudente et insipide. Elle désire un changement, un bouleversement. Mais elle sait qu’il ne viendra pas de sa génération.

« Il viendra des enfants qui ont 13 ou 15 ans aujourd’hui », estime Alexandra avec mélancolie. Quand ils auront l’âge qu’elle a maintenant, sa génération à elle aura d’autres priorités. « Nous essaierons d’aider, mais, à 30 ans, on ne mène pas une révolution avec un bébé dans les bras.

Récit, d’actualité, tiré d’un reportage situé, à l’intérieur de la revue ’’National Geographic’’, dossier ’’Spécial Russie’’..de janvier 2017.

Récit par..Julia Ioffe

Photographies insérées du texte du dossier..Gerd Ludwig

Toutes les autres photographies insérées sont ’’ perso’’, et sinon récupérées.

 

Au sujet de Nijni Taguil

Alors que tout semblait en déclin après 1990 et jusqu’en 2008, à présent tout a changé. En effet, chaque année se tient, dans cette ville, une grande exposition d’armement, du savoir-faire soviétique et de la vente d’armes.

 

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Photo ci-dessus de l’exposition d’armement en 2011.

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Photo ci-dessus du moteur (moderne) d’un char Russe.

 (pas un moteur de 2 CV)

 

La propagande est de mise..mise en scène orchestrée.

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Tout est fait pour attirer (les éventuels acheteurs) et..vendre.

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Les Russes ont mis au point des ordinateurs pour drones et drones très performants

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L’armement individuel ou pour l’infanterie, les paras et autres

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Les nouvelles salles de commande

On est bien loin de l’époque de Kroutchev, Gorbatchev ou Eltsine

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Le centre de commandemant et de défense nationale Russe

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Photo ci-dessus du projet.

Un nouveau centre opérationnel voulu par Poutine a été créé

 

Le nouveau centre opérationnel

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Visite de Poutine

 

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Dans le domaine spatial, les Russes en pointe

 

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Photo ci-dessus de la fusée Soyouz-Vostochny depuis la base de lancement de Baykonour. (photo prise le 28 avril 2016)

 

Nous avons l’équivalent en France avec l’Euro-Satory qui se déroule à Paris au Bourget tous les deux ans

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Photo ci-dessus prise durant l’Euro-Satory en 2016.

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Photo ci-dessus du char Français Leclerc.

Poutine en-dehors

 

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Photo ci-dessus Zaldostanov chef des bikers russes reçu par Poutine.

 

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Photo ci-dessus..deux hommes de sang-froid rallument la guerre froide..

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