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Photo ci-dessus d'une carte établie par Brémontier, et avec au centre ( partie claire orangée - brun..), avec les semis, visibles, réalisés par Brémontier.

Les Landes et Biscarrosse-plage..suite..

L’histoire des Landes..suite..

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Photo ci-dessus, d’une carte des Landes, établie par Levasseur en 1852.

Préambule

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L'histoire du massif des Landes de Gascogne

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A l'origine, la forêt et l'élevage constituaient l'essentiel des activités des populations des landes de Gascogne. A la fin du 18ème siècle, il y avait à peine 250 000 hectares boisés.

Mais sous la menace permanente du sable, puis de l'eau, des hommes cherchèrent à arrêter les dunes poussées par le vent et l'océan.

Les frères Desbiey furent les précurseurs de la fixation des dunes. Leur méthode consistait à immobiliser la dune par des clayonnages maintenus par des petits piquets.

S'inspirant des travaux des frères Desbiey, Brémontier donna des instructions détaillées pour ensemencer, d'Arcachon au Pyla, un premier cordon de sable côtier, en abritant les semis du vent d'ouest par des fagots placés parallèlement au rivage et d'une hauteur d'un mètre. La vallée située derrière fut ensemencée à son tour.

En juin 1788, Brémontier affirmait, d'après les premiers résultats de ses travaux, "pouvoir réussir à fixer la dune en continuant cet ouvrage". De 1793 à 1801, il sut convaincre les pouvoirs publics de la nécessité de cette entreprise considérable.

 

Les principales ressources du début

 

Au tout début, il n’existait, vraiment, que l’élevage de moutons, et les différents produits dérivés qui en découlent.

 

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Photo ci-dessus d'un berger avec ses moutons au pacage dans les Landes.

On fit d’ailleurs venir, pour cela, des gens de toute la France, pour peupler cette région alors quasi désertique, et, en même temps,  ’’exploiter’’ les maigres ressources naturelles d’alors, en pâturage, avec l’élevage de moutons.

 

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Photo ci-dessus d'un berger avec ses moutons, devant une borde, dans les Landes.

Pour ce faire, et ainsi attirer des gens, cultivateurs ou non, on a mis en vente des parcelles de terrain à des prix dérisoires.

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Photo ci-dessus de deux bergers sur leurs échasses et scrutant le paysage au loin.

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Photo ci-dessus de deux bergers sur leurs échasses , avec une jeune femme entre et à leurs pieds, l'un deux joue du fifre.

 

LA FORÊT DES LANDES AU TEMPS DE NAPOLÉON III

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En 1867, 90 000 hectares de dunes étaient boisés en pins maritimes, tandis que 3 000 hectares de dunes littorales étaient couverts par la végétation dunaire. Mais cette entreprise restait inachevée : derrière les dunes s’étendait toujours sur plus de 700 000 hectares une vaste plaine inondée pendant une grande partie de l’année et desséchée au cours de l’été.

 

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Chambrelent, ingénieur des Ponts et Chaussées, avait remarqué que la végétation se développait seulement là où les eaux trouvaient à s’écouler. Il en conclut qu’il fallait avant tout assurer la libre évacuation des eaux superficielles dès le printemps. Il acheta en 1849 une surface de 500 hectares de landes, sur laquelle il commença aussitôt à planter des graines de pin maritime suivant les principes qu’il avait établis. Le résultat fut immédiat : les semis se développèrent rapidement.

En 1855, la surface assainie et ensemencée atteignait 20 000 hectares. Mais une opération d’ensemble était nécessaire. Il fallait convaincre les maires d’assécher les terrains communaux pour réaliser un réseau de grands canaux collecteurs bien tracés : l’intervention de l’état devenait indispensable.

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Photo ci-dessus du musée Napoléon III, situé à Solférino, à 15 kilomètres à l'est de la localité de Escource.

Lors de sa visite dans les Landes en 1855, l’Empereur Napoléon III fut enthousiasmé par les résultats de Chambrelent. Il décida d’acquérir personnellement un vaste territoire inculte de 7 400 hectares, en vue de son assainissement et de sa mise en culture. Une loi datant de 1857 obligea les communes à assainir et ensemencer leurs landes. Les propriétaires fonciers, profitant du réseau de collecteurs, poursuivirent de leur côté des travaux analogues et la forêt des Landes prit peu à peu le visage qu’on lui connaît aujourd’hui.

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LA FORÊT DES LANDES AUJOURD’HUI

 

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Au fil du temps, l’amélioration des techniques de culture a entraîné un accroissement notable de la productivité du pin maritime. Et aujourd’hui, il est unanimement reconnu que la forêt des Landes est un des plus beaux exemples de forêt cultivée.

 

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Photo ci-dessus de pommes de pins, source de base.

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Photo ci-dessus de pommes de pins, après récolte, la source de base.

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Photo ci-dessus, détail d'une pomme de pin.

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Photo ci-dessus de produits dérivés, issus de ces pommes de pins, produits '' Océopin-cosmétiques''.

Essence lumineuse, le pin maritime est l’emblème de la vie et de la santé. La forêt de pins est un lieu convoité par les curistes, tandis que les poètes et les écrivains célèbrent ses senteurs balsamiques, le bruit du vent dans ses cimes et le chatoiement de son sous-bois.
 La puissance évocatrice du pin maritime associée au désir de soleil, “d’air marin”,
 et les vertus surprenantes de sa graine lui valent une place de choix dans le domaine du bien-être et de la beauté. Mise à l’honneur par la marque Océopindans sa gamme de cosmétiques biologiques, l’huile de graines de pin maritime est devenue une huile visage culte, indispensable de chaque routine de beauté.

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 Photo ci-dessus d'un produit ''Océopin'', huile pour le corps au graines de pommes de pins maritimes.

 

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Photo ci-dessus, portrait de Jules Chambrelent.

Le nom de Jules Chambrelent est des plus familiers aux Hourtinais puisque ce patronyme est au fronton du collège de la commune depuis des décennies. Jules Chambrelent est aussi connu pour être, avec Nicolas Brémontier, autre ingénieur des Ponts et chaussées, le « père » de la forêt landaise en étendant la forêt dans la plaine intérieure toujours insalubre, sous l’effet de la loi de 1857 soutenue par Napoléon III.

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Photo ci-dessus, portrait de Nicolas Brémontier, avec, juste à côté, ces plantations pour fixer les dunes et empêcher que celles-ci ne gagnent du terrain sur la forêt.

Lors de sa conférence « Histoire de la forêt landaise », donnée vendredi dernier à l’invitation de l’association Demain Hourtin Mon Village, l’historien des Landes Jacques Sargos, dont les écrits font référence en la matière, ne manqua toutefois pas de donner une image différente de Jules Chambrelent. Né à la Martinique en 1817, dont la gloire attribuée par « l’Histoire officielle, simplificatrice et réductrice » ne saurait faire oublier qu’il ne fut que celui qui formalisa au bout du compte l’ensemble des travaux initiés depuis bien longtemps par de nombreuses personnalités landaises.

Jacques Sargos de rappeler d’abord que le pin maritime existait depuis l’Antiquité sur la bordure océane et était cultivé par les Gaulois avant que les invasions barbares ne ravagent ces plantations. Pendant des siècles, les sables, qui ne rencontrent plus d’obstacle, vont s’amonceler et créer un large bassin de rétention des eaux, la région restant un marécage quasi désertique et malsain. Mais dès la fin du Moyen-âge, les habitants des zones côtières ont su planter les pins pour fixer l’avancée des dunes.

Au début du XIXe siècle, les landes de Gascogne possèdent déjà de belles pinèdes d’où l’on tire du bois et des produits résineux. Jacques Sargos réfute la légende selon laquelle « le massif gascon aurait été semé à la vitesse de la foudre par deux ou trois bienfaiteurs, sous l’œil médusé des indigènes ».

Un imposteur ?

 

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Photo ci-dessus, portrait de l'abbé Desbiey.

Déjà en son temps, Nicolas Brémontier avait profité, et passé sous silence, des travaux de l’abbé Desbiey, de l’ingénieur de la marine Charlevoix de Villers ou de l’inspecteur des travaux Peyjehan pour passer à la postérité.

L’historien, après un long et minutieux travail d’analyse de documents, réfute également la tradition qui fait de Jules Chambrelent l’inventeur du système de drainage et du réseau de crastes ayant permis au boisement d’envahir l’ensemble du pays. Remarqué par Napoléon III, il s’approprie ainsi la paternité de la loi de 1857 relative à l’assainissement des Landes de Gascogne, alors que le rôle de l’empereur a été prépondérant en la matière. Surtout il souligne que la postérité a indûment attribué à Chambrelent une gloire qui n’est due qu’à l’ingénieur Henri Crouzet, par exemple, l’invention des puits filtrants… mais ce dernier, très modeste, n’a rien écrit, à l’exception de rapports administratifs, dont Jacques Sargos a pu toutefois prendre connaissance. Chambrelent, lui, a laissé un livre « Les Landes de Gascogne », « véritable apologie de son œuvre ou de celle qu’il s’attribue ».

 

Chambrelent, très en cour, eut aussi son historiographe en la personne d’Edmond About qui l’a campé dans son roman « Maître Pierre » où il est facile de reconnaître l’ingénieur des Ponts et Chaussées sous le masque du paysan gascon ! Crouzet a aussi eu son apologiste, J. B. Lescarret, avocat à Bordeaux, mais de faible notoriété. Et Jacques Sargos de s’interroger.

« Si Edmond About avait rencontré Crouzet, l’oublié, le méconnu serait peut-être bien aujourd’hui Chambrelent ! ».

Robert Boivinet

 

S’il n’est pas envisageable de douter des compétences de Jacques Sargos, grand spécialiste de l’histoire de la forêt landaise, il convient de revenir sur des éléments évoqués dans l’article.

_ « le pin maritime existait depuis l’Antiquité sur la bordure océane » : le pin maritime existait en fait depuis le Néolithique, soit plusieurs millénaires avant l’Antiquité, comme le prouvent depuis les années 80 plusieurs analyses de pollens conservés au plus profond de tourbières landaises et girondines. Ensuite, le pin existait partout, de la côte jusqu’au milieu des terres dans le Marsan, autre renseignement hérité des analyses palynologiques et pas seulement sur la côte comme on le croyait au milieu du XXe siècle. Enfin, le pin n’était pas l’arbre roi de la forêt landaise comme des générations de forestiers ont voulu le faire croire : avant l’époque moderne et depuis la fin du Néolithique, le chêne était l’essence d’arbre la plus représentée, que ce soit sur des terrains égouttés ou périodiquement humides.

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(image tirée de la publication d’Elodie Faure et Didier Galop « La fin du paradigme du désert landais : histoire de la végétation et de l’anthropisation à partir de l’étude palynologique de quelques lagunes de la Grande Lande » parue dans les actes du colloque de Sabres « De la lagune à l’airial »  )

_ « le pin maritime (…) était cultivé par les Gaulois » : il n’y a aucune preuve que les Aquitains (et non les Gaulois) cultivaient le pin, pas plus que les Gaulois ne le cultivaient ailleurs (chez les Gabales par exemple). En revanche, la résine était exploitée durant l’Antiquité et probablement sous l’impulsion des Romains : jusqu’ici, aucun site archéologique n’indique une exploitation de la résine avant le 1er siècle de notre ère dans la zone landaise. La production de résine répond à des besoins inhérents à la vie à la romaine, comme celui d’étanchéifier les bateaux en assemblage de planches (les Aquitains utilisaient des pirogues) et les amphores vinaires.

_ « avant que les invasions barbares ne ravagent ces plantations » : déjà, il y a un problème de sémantique, puisque l’on ne parle plus en Histoire d’invasions barbares mais de migration des peuples pour les évènements intervenus au cours du Bas Empire. Ensuite, toujours pareil, il n’y a aucune preuve qu’existaient dans le sud-ouest des « plantations » de pins : ces derniers étaient là naturellement. Enfin, il n’y a aucun argument aujourd’hui pour considérer que la forêt landaise a disparu du jour au lendemain entre le Bas Empire et l’Antiquité tardive, encore moins sous la main de supposés « barbares ». Comme le rappelle la frise ci-dessus qui repose sur des analyses palynologiques publiées dans l’article de Faure et Galop évoqué précédemment, la disparition d’une partie de la forêt landaise au profit de la lande est un processus amorcé dès l’Age du Bronze, qui s’est accéléré à l’Age du Fer pour devenir une constante à l’époque antique. Au Moyen Age, la lande est dominante : c’est l’aboutissement, non d’une catastrophe humaine ou climatique, mais d’un choix économique. En effet, la lande n’existe que par l’entretien constant des communautés agropastorales, par défrichement et écobuage. Une fois cet entretien interrompu, la forêt regagne progressivement le terrain. Contrairement à un slogan matraqué en bord de routes landaises, OUI, il y a une forêt landaise sans les forestiers.

Ce qui est étonnant, c’est que la lecture de l’ouvrage de Jacques Sargos « Histoire de la forêt landaise » est beaucoup plus nuancé que les éléments de l’article que nous avons discutés. A se demander si l’article reprend véritablement pour cette partie ce que Jacques Sargos en a dit ou ce que le correspondant en a compris. Mystère.

Dans cette longue émission d'une série mémorielle apparaît toute la problématique de l'évolution du paysage des Landes de Gascogne.

Au XVIIIe, sinon dès le XVIIe siècle, ces vastes territoires de "lannes" [1] essentiellement partagés entre la généralité de Bordeaux et celle d'Auch, entre diocèses d'Aire, de Bazas, de Bordeaux et d'Acqs (Dax), préoccupent certains administrateurs, puis les bons esprits de progrès influencés par les idées physiocratiques. Alors que le trait de côte n'est absolument pas fixé [2], des autorités du royaume s'intéressent à ces espaces immenses et sablonneux : les responsables des arsenaux de la Royale veulent en savoir davantage sur la production de poix dans les pinhadars de la zone côtière, et bientôt, sortis des cartons de l'Intendance bordelaise, se multiplient des projets de canaux alors que l'état des chemins et des routes est souvent déplorable [3].

Cependant, la grande transformation des paysages tient à l'extension volontariste des boisements en pins maritimes. Contrairement à une idée par trop répandue au XIXe siècle – on songe à la gloire attribuée à Jules Chambrelent sous le Second Empire –, les landes de Gascogne, tant dans le département de la Gironde que dans celui des Landes, principalement avec les vastes et anciennes forêts du Marensin [4], ont déjà au début du XIXe siècle de belles pinèdes d'où l'on tire et du bois et des produits résineux. Mais ces boisements se limitent à certaines zones bien drainées de l'intérieur ou aux montanhas du littoral, c'est-à-dire les dunes anciennes à peu près fixées.

Toutefois, des travaux de Peyjehan à La Teste-de-Buch, jusqu'aux initiatives de Brémontier, en passant par les projets de Desbieys à Saint-Julien-en-Born, la fin du XVIIIe siècle et les débuts du XIXe sont riches de projets. Déjà l'aménagement du territoire !

D'une part, on désire ardemment fixer les sables menaçants en un cordon dunaire stabilisé mettant hors de danger certains hameaux des paroisses côtières. D'autre part, obsession physiocratique, on ne cesse de vouloir assainir un territoire assez pauvre où abondent, selon la topographie, lagunes et marécages. Ce qui d'ailleurs n'a pas empêché de petites communautés de s'y adapter et de vivre en relatif quoique fragile équilibre fondé sur un système agro-pastoral. Dans ce contexte, les impératifs économiques dictés par les besoins en matière premières de la révolution industrielle bouleversent l'ordre des choses. L'ordre établi sous le règne de "Badinguet", qui d'ailleurs montre l'exemple en faisant de Solférino un des fleurons du domaine impérial [5], permet de mener les opérations presque au pas de charge.

Le paysage change donc avec la loi de 1857 menant les communes à vendre et à ensemencer en pins maritimes leurs vastes terrains de landes communales. Pendant quelques décennies les bergers ne décolèrent pas de voir se réduire inexorablement les terrains de parcours de leurs brebis. Ils doivent s'y faire : l'économie devient, quoi qu'ils en pensent, agro-sylvo-pastorale. D'autant que le bois et la résine se vendent très bien. Au temps de l' "arbre d'or", pendant cinq ou six décennies, nonobstant quelques fluctuations au gré des cours mondiaux, colophane, essence de térébenthine et bois d'œuvre pour la construction, la caisserie, le chemin de fer, les régions minières du Nord ou bien encore l'Angleterre se vendent bien.

La société rurale est bouleversée par cette nouvelle donne. Un certain antagonisme apparaît dans ce siècle où se répand le concept de lutte de classes. De nouvelles fortunes foncières se sont établies à la faveur des adjudications de communaux. Les plus avisés ont su développer et faire prospérer leurs pinhadars. Devenus "sylviculteurs", les paysans fortunés, fussent-ils de petits "ayant-pins", n'en gardent pas moins l'amour de la terre, du travail bien mené, le sens de la transmission de propriétés en excellent état ; d'autant que le forestier, vu le cycle naturel des arbres, travaille nécessairement sur le long terme.

La confrontation sociale se manifeste surtout à partir du début du XXe siècle car les gemmeurs se sentent de plus en plus proches, par leur statut, de la condition ouvrière. Les échos de la question sociale finissent par atteindre la contrée.

À vrai dire, quand se met en place ce système productif, deux catégories de gemmeurs coexistent. Dans la zone côtière, ceux des forêts domaniales ont quasiment un véritable statut d'ouvrier, ce qui occasionne d'ailleurs une syndicalisation précoce et combative. Dans les communes intérieures, ils sont généralement métayers mais le vieux statut de métayage, du fait de la dépendance du cours de la résine aux marchés, paraît de plus en plus inadapté [6] ; les us et coutumes régissant le partage des récoltes, semblent eux aussi obsolètes. D'où, sur fond de grande dépression des années 1930, la montée en puissance de la question sociale au cœur des pinhadars où scieries et distilleries de gemme entendent les revendications de 1936.

Le cycle de la résine va lentement entrer en récession après 1945.

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Pour quatre raisons au moins :

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a) les incendies de la décennie 1940 amputent largement le massif forestier ;

 b) l'exode rural s'amplifie en raison de la médiocrité des conditions matérielles dans lesquelles vivent ouvriers et gemmeurs ;

c) des produits chimiques d'origine pétrolière concurrencent la résine ;

d) la production à bas coût du Portugal ou de Chine arrive sur le marché.

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Depuis les années 1970, on ne cesse, en vain d'entendre parler de la relance du gemmage...

[1] "Lannes" : reprise par la scripta administrative française, c'est la graphie patoisante du gascon lanas, "landes". Il s'agit du paysage "classique" des landes océaniques où le couvert végétal associe, selon les sols plus ou moins humides ou bien égouttés, l'ajonc épineux (jaugaou toja en gascon), la fougère (heuç ou heuguèira), la molinie (auguicha), cependant que le chêne (tauzin ou rouvre) et le pin maritime, dans ce bassin aquitain proche de l'Atlantique, prospèrent très bien.

[2] Ce n'est vraiment qu'au XIXe siècle que les Ponts et Chaussées parviennent à le fixer.

[3] Jusqu'au début du XXe siècle, les guides conseillent encore aux automobilistes de passer par Bazas et Mont-de-Marsan pour rejoindre Bayonne...

[4] Le Marensin, ancienne baronnie, s'étend de Lit-et-Mixe à Léon et Moliets-et-Maa.

[5] Solférino : domaine foncier de Napoléon III, constitué à partir de 1857, sur des terrains de Commensacq, Escource, Labouheyre, Luë, Morcenx, Onesse et Sabres. On stimule les innovations agricoles en même temps que se fait l'aménagement des marais du Platiet.

[6] Néanmoins, les papeteries voulues par les milieux de la sylviculture entre les années 1920 et 1940 offrent de nouveaux débouchés.

 

Félix Arnaudin et la Grande forêt Landaise

 

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Photo ci-dessus de Félix Arnaudin quelque part chez lui à Labouheyre.

 

Le célèbre photographe landais Félix Arnaudin, triste de voir disparaître sa lande durant la seconde partie du XIXème siècle, l'a photographiée ainsi que ceux qui la peuplaient. Aujourd'hui, 14 ans après le passage de la tempête Klaus, la forêt landaise, clairsemée, ressemble à son " aïeule ".

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Photo ci-dessus de bergers Landais, près de leurs moutons, dans la Lande, du côté de Commensacq.

Félix  Arnaudin a photographié la forêt des Landes, sa forêt, qui allait être bouleversée par la plantation massive de pins ordonnée par Napoléon III en 1857. A l'époque, une grande partie du territoire que l'on connaît était une lande où le pâturage était roi. Suite à la loi du 19 juin 1857, c'est tout un système qui disparaît voire une société.
Aujourd'hui et 14 ans après que
la tempête Klaus a dévasté la forêt, elle ressemble à celle de Félix Arnaudin...
Pourtant, les sylviculteurs landais retroussent leurs manches et gardent l'espoir de retrouver les étendues de pins maritimes essentielles à l'économie de cette partie de l'Aquitaine.

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Photo ci-dessus de la forêt dévastée et débarrassée de ces pins.

 

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Photo ci-dessus de la Landes à l'époque de Félix Arnaudin.

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Photo ci-dessus de la Grande forêt Landaise après le passage de la tempête ’’Klaus’’ en 2009-2010.

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Photo ci-dessus de la maison de Félix Arnaudin à Labouheyre.

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Photo ci-dessus d’une maison typique de résinier, avec les différents outils accrochés au mur de la façade avant.

 

Les bergers

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Photo ci-dessus d'un berger avec son fils, à l'époque de Félix Arnaudin.

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Photo ci-dessus de bergers, du côté d'Arcachon, avec celui du milieu jouant du fifre.

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Photo ci-dessus de bergers Landais en train de tricoter des chaussettes.

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Photo ci-dessus de bergers Landais en train de filer la laine à l'aide d'un rouet.

 

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 Photo ci-dessus d'un berger Landais, accompagné de son épouse, en train defiler de la laine de mouton.

 

L’élevage des moutons

 

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Photo ci-dessus de bergers Landais pendant un temps de pause.

Le pacage

 

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Photo ci-dessus de moutons au pacage, en train de brouter la bruyèredes Landes.

 

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Photo ci-dessus d'une parquère à moutons, parquère de Haurie à Arue, dans les Landes.

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Photo ci-dessus d'une ''Borie'' ( recouverte de genêts..), grange à moutons, avec les moutons juste devant, gardés par le berger, quelque part dans les Landes.

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 Photo ci-dessus d'une autre ''Borie'' ( entièrement en bois et recouverte..), grange à moutons, avec les moutons juste devant, gardés par le berger, accompagné de son chien, quelque part dans les Landes.

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Photo ci-dessus d'une ancienne ''Borie''.

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Photo ci-dessus d’une ruche traditionnelle d’époque.

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Photo ci-dessus de deux  ruches  traditionnelles d’époque, l'ors d'une exposition.

Photos, à la suite, faites par Félix Arnaudin

 

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Photo ci-dessus, le départ vers le pacage.

( photo plus récente et non de Félix Arnaudin..)

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Photo ci-dessus de bergers assis dans la Landes.

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Photo ci-dessus d’une bergerie dans les Landes.

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Photo ci-dessus d’une autre, grande, bergerie dans les Landes.

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Photo ci-dessus de bergers landais.

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Photo ci-dessus de bergers landais.

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Photo ci-dessus d’une bergerie.

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Photo ci-dessus d’un berger landais sur ses échasses, gardant ses moutons.

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Photo ci-dessus d’un berger landais sur ses échasses.

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Photo ci-dessus de bergers dont une femme avec son bébé à bord d’une charrette tirée par des bœufs.

 ( photo lors d'une exposition..cette photo n'est pas de Félix Arnaudin..)

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Photo ci-dessus d’une bergerie (photo prise de nos jours..) et entretenue.

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Photo ci-dessus de femmes Landaises ( lavandières..), en train de laver du linge près d’une rivière.

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Photo ci-dessus de femmes Landaises revenant du travail des champs, la fauchaison du foin.

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Photo ci-dessus de cultivateurs pendant le travail du labour des champs à l’aide de bœufs et parfois même vaches landaises.

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Photo ci-dessus, les copupeuses de bruyère, du côté de Commensacq.

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Photo ci-dessus, les sarcleuses.

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Photo ci-dessus, de ces mêmes sarcleuses, vues de près.

Photo ci-dessus de femmes en train de discuter près d’une barrière d’enclos à moutons.

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Photo ci-dessus d’un négatif de photo d’une scène de la vie ordinaire.

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Photo ci-dessus de la photo, issue du négatif(plus haut..) d’une scène de la vie ordinaire.

 

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Photo ci-dessus de pêcheurs dans la lagune.

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Photo ci-dessus d’une scène de la vie ordinaire, le facteur distribuant le courrier, debout sur ses échasses.

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Photo ci-dessus de moutons au pacage dans les Landes.

( sur cette photo, ce sont les pins que Félix Arnaud voulait mettre en valeur..lui qui était contre ces semis et la mise en place progressive de la jeune forêt des Landes..)

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Photo ci-dessus de vieux pins de Grué, du côté de Lüe.

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Photo ci-dessus d'un vieux châtaignier.

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Photo ci-dessus d'un chemin avec un gué pour traverser - Pas-du-Ca- Labouheyre.

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Photo ci-dessus d'une excavation - La Basse- Escource.

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Photo ci-dessus du pont de la Mède à Escource.

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Photo ci-dessus de pins - Janquillet- du côté de Escource.

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Photo ci-dessus de résiniers.

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Photo ci-dessus, récente, d’un berger avec un petit troupeau de moutons et sur ses échasses.

( photo très récente..)

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Photo de bergers prise en 2008 à Seignan.

( on maintient la tradition, et on essaye de la perdurer dans le temps..)

 

Cependant, on maintien encore, de nos jours, la culture de l’élevage des moutons, tout comme la transhumance.

 

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Photo ci-dessus de moutons pendant la transhumance dans le Médoc.

 

La suite..vendredi..