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Le ramassage et retraitement des ordures ménagères..

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L’évolution de la stupidité

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La collecte et le ramassage aujourd’hui

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Préambule

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Au-delà du slogan, le «zéro déchets» constitue pour l'ADEME l'ambition d'un changement de comportement des acteurs économiques et de chaque citoyen en faveur d'une meilleure utilisation des ressources.
L'impact croissant des actions de prévention de la production de déchets et de collecte séparée à la source à des fins de recyclage ou valorisation organique, essentielles dans le cadre de la transition vers une économie circulaire, pose la question concomitante du devenir à court et moyen termes des installations de traitement des ordures ménagères résiduelles (incinération, stockage) avec ou sans prétraitement en amont. Par cet avis, l'
ADEME souhaite éclairer ce débat, au moment où les Conseils Régionaux s'engagent, par les nouvelles compétences qui leur sont confiées par la loi NOTRe, dans un nouvel exercice de planification régionale pour la prévention et la gestion de l'ensemble des déchets.

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Introduction

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Un déchet ménager est tout déchetdangereux ou non dangereux, dont le producteur est un ménage.

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Ils sont collectés par la collecte traditionnelle des ordures ménagères résiduelles et par les collectes sélectives (matériaux recyclables issus des emballages : verre, métal, matière plastique, carton, fraction putrescible, etc.) hors déchèteries, collectes d'encombrants et collectes de déchets verts1. Une partie de cette fraction putrescible fait souvent l'objet d'une gestion domestique par les ménages : compostage ou alimentation animale (poules, chiens, chats, etc.).

La collecte et le traitement des ordures ménagères constituent des services publics essentiels. Elle se fait de plus en plus par l'intermédiaire de bennes de collecte automatisée.

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Photo ci-dessus de boîte de récupération à Midori au Japon.

Caractérisation du déchet ménager (composition, qualité, toxicité, risque sanitaire…)

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Caractériser précisément les déchets et leurs flux est déterminant pour les choix des manières de collecter, trier, transporter et traiter ces déchets, au regard des enjeux climatiques et de santé environnementale, de réglementation et d'investissements.
La connaissance des ordures ménagères est donc un préalable important aux programmes de gestion et de prévention des déchets des collectivités, notamment car le contenu des ordures ménagères évolue saisonnièrement et change selon les ménages, les régions et les époques. Une bonne caractérisation permet aussi une meilleure évaluation des impacts environnementaux de ces choix (notamment pour l’incinération et le stockage en décharge) 2.

Depuis 1990, cette caractérisation se fait en France par la méthode d'analyse des déchets ménagers dite « Modecom », qui est normée 3.
En 1990 l'
ADEME a lancé un programme de caractérisation des ordures ménagères. L’Agence a pour cela créé un ensemble d’outils normés et standardisés de collecte et de traitement de l'information sur les ordures ménagère ; le MODECOM4. Celui-ci évolue avec les besoins de ses utilisateurs : initialement prévu des ordures ménagères mélangées, il caractérise maintenant des flux séparatifs et dépasser la connaissance de la simple composition des déchets. Il intègre un contrôle de qualité et un outil d’audit d'efficacité des collectes séparatives et de la qualité des flux collectés. Les données et moyens de les acquérir sont fortement standardisés pour pourvoir comparer les chiffres des données 5.

Les travaux faits à l'aide du MODECOM™ ont montré qu’un gisement important de matière biodégradable et fermentescible est susceptible d’alimenter des filières de compostageet/ou de méthanisation à partir des déchets des ménages français (54 % des déchets en masse humide vers 2005).
D’autres études peuvent affiner les connaissances en matière de teneurs en produits toxiques ou indésirables6 ;
Divers tests complémentaires permettent de mieux caractériser le déchet : tests de lixiviation, de fractionnement des composés organiques selon le caractère hydrophobe et tests biologiques.

La sélectivité de la collecte modifie le gisement de déchets non-recyclables, dont en augmentant (passage de 15 à 30% environ) le taux de déchets fins (nettement plus riches en ETM toxiques) ; Une étude faite à Bordeaux montre qu’une collecte plus sélective entraînera en moyenne une baisse de l’ordre de 33 % du tonnage de « déchets gris » (part restante des déchets ménagers, souvent la plus contaminées en ETM7) et de 4 % de leur PCI8.

 

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Retraitement des ordures ménagères : des solutions face à l’urgence

 

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« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». Ce message engagé depuis le Grenelle de l’Environnement interroge quant au traitement des 390kg d’ordures ménagères produites de fait chaque année par habitant. Si en 2008 le Code de l’Environnement formalise et hiérarchise les modes de traitement des déchets, les interrogations quant à leur mise en pratique se font toujours plus persistantes face à l’urgence environnementale et économique.

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Traitement des ordures ménagères : à outils ambitieux, bilan mitigé

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Le Code de l’environnement prévoit de « mettre en oeuvre une hiérarchie des modes de traitement des déchets consistant à privilégier, dans l’ordre : la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage, toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique, l’élimination ».

Le texte fait donc la part belle à la prévention, à la valorisation et stigmatise le stockage, l’enfouissement ou l’incinération sans valorisation énergétique.

 

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Réduire les déchets

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Effets sur la santé des hommes

Prolifération des germes pathogènes : les tas d'ordures ménagères abandonnées sur les trottoirs favorisent la prolifération et la transmission des germes pathogènes par les insectes, vecteurs de transmission des maladies. La transformation chimique de ces déchets dégage de très fortes odeurs, dénaturant ainsi la qualité de l'air que l'on respire et mettant en danger la santé des populations.

- Pollution des eaux : la présence des déchets toxiques tels que les piles électriques augmente la concentration des ions métalliques et des métaux lourds dont la présence, même à dose infime peut s'avérer catastrophique pour les sols, l'eau potable et par conséquent pour l'Homme. La mise en décharge du déchet produit des eaux de percolation, lessivas qui polluent les eaux souterraines et les cours d'eau.

Fort de tous ces effets aussi bien sur l'Homme que sur l'environnement, divers systèmes de gestion des ordures ménagères sont mis sur pied par les Etats afin de les endiguer.

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I.3. Les techniques de traitement des ordures ménagères

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Plusieurs techniques de traitement sont généralement associées aux systèmes de gestion des déchets. Il s'agit notamment des l'incinération, la mise en décharge et des opérations de récupération et de valorisation.

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  - L'incinération est une technique de destruction par le feu. Les déchets résiduels issus de l'incinération sont donc les résidus d'épuration des fumées (environ 4% du tonnage traité) destinés aux centres de stockage de déchets dangereux, et les imbrûlés (dits mâchefers, environ 20 à 25% du tonnage traité) qui peuvent être valorisés en technique routière, sous certaines conditions.

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Le stockage est le dernier maillon de la longue chaîne de collecte, de tri, de valorisation et de traitement des déchets. Seuls les déchets ultimespeuvent faire l'objet d'un stockage, appelé plus communément mise en décharge ou encore enfouissement.

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- La mise en décharge reste la plus couramment utilisée, même comme elle se fait rarement contrôlée. Dans le souci de limiter la quantité des ordures ménagères à mettre en décharge et d'améliorer la production agricole plusieurs filières de traitement dont une unité de production de compost à partir des déchets verts et des matières organiques, couplée à une unité d'expérimentation de production agricole, une unité de tri sélectif et une «  petite » unité expérimentale d'incinération des déchets hospitaliers serait indispensable. La mise en décharge se présenterait alors comme le montre la figure 1.

 

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Les filières de traitement biologique permettent aussi de recycler la matière organique fertilisante pour l'agriculture

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Le compostage est un processus microbiologique de dégradation de la matière organique non synthétique en présence d'oxygène (en aérobiose). Selon Fritz (1992), le compostage c'est la décomposition des matières organiques et leur transformation en humus par l'action d'un grand nombre de micro-organismes dans un milieu chaud, humide et aéré. Ce processus permet de transformer les déchets organiques en compost, amendement organique très riche en éléments nutritifs. Son équation globale s'écrit :

Matière organique + O2 Compost + CO2 +H2O +Chaleur

En général, la fabrication du compost se fait de trois façons différentes selon la disponibilité et les quantités de déchets que l'on désire traiter. Ce sont : le compostage artisanal en andain ou en tas, en fosse et en surface. Les meilleurs rendements du compost sont obtenus quand ils sont combinés aux engrais chimiques et ceci selon des proportions spécifiques à l'espèce et conditions agronomiques.

Le compostage extensif en andains retournés est souvent utilisé dans les pays en développement. L'oxygénation la plus efficace d'une masse en fermentation est obtenue par un retournement périodique, qui assure une fermentation homogène. La figure 2 ci après présente un andain de compostage.

Figure 2 : Un andain de compostage

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Source : Guide de fabrication artisanale de compost : Fondation Friedrich Ebert, Cameroun, 1994

I.4. Lien entre le traitement des ordures et l'agriculture urbaine

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I.4.1. L'utilisation agronomique des ordures ménagères

Il est connu depuis très longtemps que, les déchets animaux et végétaux sont utilisés dans l'agriculture pour améliorer les terres cultivables. Ces déchets peuvent être utilisés dans les exploitations agricoles à l'état frais (ordures de cuisine composées fraîches) ou décomposés (compost). Selon Ngnikam(1992), le compost présente les caractéristiques de l'humus. Vu la composition hétérogène des ordures ménagères mentionnée plus haut, leur utilisation agronomique ne peut être possible qu'après les opérations de tri et de recyclage.

I.4.2. La récupération

Selon Akinbamjo et al (2002), la récupération est une décision qui milite en faveur de la préservation des ressources naturelles qui circulent et qui peut se perdre par imprudence dans l'exploitation. La récupération au sein des agro-systèmes préserve l'environnement interne ou externe de l'exploitation ce qui réduit en aval le degré de pollution des déchets. La gestion de la récupération interpelle la gestion de la collecte et de la gestion de l'exutoire dans l'exploitation. Temple (2002) relève que dans les parcelles proches des maisons et dans les bas-fonds, le passage du système extensif au système semi extensif favorise la récupération des déchets d'animaux et d'ordures ménagères ainsi que l'enfouissement des herbes au sol.

I.4.3. Le recyclage des déchets

Selon l'ADEME (1994), le recyclage peut être défini comme étant la réintroduction directe d'un déchet dans le cycle de production dont il est issu, en remplacement total ou partiel d'une matière vierge (verre, papier, métal). La valorisation quant à elle, étant l'utilisation d'un déchet en profitant de ses qualités, soit à la production de matériaux neufs dans un cycle de production (recyclage), soit à d'autres fins (utilisation agricole de compost, production d'énergie à partir de l'incinération des déchets). Selon Ta Thu Thuy (1998), la récupération de matériaux recyclables réduit la quantité de déchets à traiter de 20 à 25%.

Akinbamijo et al (2002) soulignent que dans un système d'exploitation agricole, les sous-produits utilisés comme fumier au-delà de leur rôle de restitution des éléments nutritifs exportés du sol après récolte jouent d'autres rôles. Le recyclage contribue par un effet direct à pourvoir les éléments nutritifs à la plante, à maintenir ou à accroître le niveau de matière organique du sol et dans le sol, à accroître les capacités de rétention et d'infiltration d'eau dans le sol. De par ses effets sur les propriétés physiques du sol et la vie des micro-organismes et animaux du sol, le recyclage des déchets contribue à l'équilibre entre la fumure ou la matière organique du sol, l'apport de nutriments, et le rendement de récoltes. Il contribue également de moitié aux besoins intrants en azote et potassium, et réduit de près de 25% les dépenses liées à l'achat des intrants chimiques.

I.4.4. Les rejets urbains et l'agriculture

La question du traitement des ordures ménagères préoccupe malheureusement très peu nos sociétés. Pourtant une approche simple consiste à favoriser le recyclage d'une partie des rejets urbains dans l'agriculture selon des méthodes et des normes acceptables.

On constate actuellement qu'il n'y a pas de lien entre le traitement des ordures et l'agriculture (Figure 3). D'un coté, les villes produisent de grandes quantités de rejets riches en eau, en matière organique et minéraux qui sont évacués directement dans la nature, dans les cours d'eau, soit éliminés par enfouissement dans les décharges par incinération soit par traitement en station d'épuration. De l'autre côté, l'AUP est contrainte à l'intensification, consomme de grandes quantités de fertilisants (le plus souvent importés) et d'eau puisée dans les ressources en eau potable (réseaux, fleuves, nappes). Une nouvelle stratégie (Figure 4) pourrait, au contraire, viser à créer (ou recréer) des liens entre le traitement des ordures et l'agriculture, sans remettre en cause le développement industriel et économique des villes. Cette stratégie repose sur des techniques de traitement des ordures devant aboutir à des coproduits facilement utilisables par l'agriculteur, sans dangers pour la santé et avec risque minimum sur le milieu naturel. La situation actuelle en absence de lien entre les ordures et l'agriculture se présente comme suit :

Figure 3: Situation actuelle : absence de lien entre déchets et agriculture

 

La nouvelle stratégie que l'on pourrait mettre en place pour récupérer et valoriser les ordures ménagères se présente de la manière suivante :

Figure 4 : Nouvelle stratégie : créer des liens entre déchets et agriculture

 

Source : Smith, O.B. et al, 2004, p.144

I.5. L'agriculture urbaine et périurbaine : une activité montante et controversée

L'activité agricole urbaine et périurbaine s'inscrit dans un contexte historique et regroupe entre autres l'exploitation des cultures maraîchères, vivrières et du petit élevage. Plusieurs raisons ou motifs militent en faveur de cette activité. En dépit des contraintes foncières et environnementales qui lui sont attachées, l'impact socioéconomique au niveau familial et macroéconomique est connu. A l'échelle d'un pays, le but d'une politique agricole est de rassembler les dynamiques, à mettre en oeuvre pour augmenter les récoltes, développer le cheptel, maximiser les recettes d'exportation, intéresser ou développer l'emploi rural, respecter l'environnement, fournir les recettes à l'administration, etc.

Dans le milieu périurbain en particulier, cette politique prévoit des stratégies d'appui au développement et à la consolidation des activités agricoles, ce qui pourra contribuer d'une part à la lutte contre le chômage et le sous-emploi urbain, en assurant un revenu à ces nouveaux agriculteurs, et d'autre part, à mieux maîtriser la stabilité des prix sur les marchés urbains. Cette forme d'agriculture qui participe quotidiennement à l'alimentation de la ville, notamment en produits frais est confrontée à diverses difficultés dont l'accès à la terre qui menace sa pérennité et rend précaire cette activité.

I.5.1. Les acteurs de l'agriculture urbaine et périurbaine

Il est important de noter la grande diversité des acteurs rencontrés en milieu urbain et périurbain, à savoir : les producteurs, les ouvriers agricoles, les producteurs du matériel végétal, les fournisseurs d'intrants agricoles.

Les Producteurs (Agriculteurs professionnels) sont ceux pour qui l'agriculture constitue la seule, si non la principale source de revenus en milieu urbain et périurbain. On recense parmi les producteurs : des ménagères, des licenciés d'entreprises privées et publiques, des retraités, des chômeurs, etc.

Les ouvriers agricoles sont souvent des personnes qui mettent leur force de travail à la disposition des exploitants agricoles. Les agriculteurs occasionnels sont des hommes et des femmes pour qui l'agriculture en milieu urbain constitue une seconde activité. Les horticulteurs sont en général des hommes qui produisent et vendent des fleurs, des plantes d'ornement, les arbres fruitiers.

Les producteurs du matériel végétal, Il s'agit principalement des hommes qui ont fait de la production du matériel végétal ou la production des semences leur profession. On y trouve surtout des techniciens agronomes qui produisent et vendent les plants greffés, les plantes oléagineuses, et des semences (mais, haricot) pour revendre aux agriculteurs urbains et périurbains.

Les fournisseurs d'intrants agricoles, l'on distingue parmi eux les grandes firmes de production et de commercialisation des produits phytosanitaires, les commerçants grossistes spécialisés dans la vente d'intrant, les demi-grossistes et même les détaillants. Les élèves et étudiantsreprésentent la catégorie d'exploitants agricoles qui n'apparaissent que pendant les grandes vacances scolaires (juin - septembre).

I.5.2 Les fonctions de l'agriculture en ville

Aujourd'hui, l'AUP connaît un essor fulgurant du fait de la croissance urbaine accélérée. Le plus souvent motivée par la recherche de la sécurité alimentaire et l'amélioration du bien-être des citoyens, elle contribue à alimenter de manière non négligeable les différents ménages de toutes les couches de populations des villes des pays en développement et d'assurer leurs moyens d'existence dans la cité.

Contribution à l'approvisionnement alimentaire : ces agriculteurs contribuent véritablement à l'approvisionnement alimentaire de part la diversité et la quantité de leur production. L'AUP sert également "d'amortisseur" pour les moins pauvres durant les périodes de crise afin de maintenir certains niveaux de sécurité alimentaire. Les nombreux agriculteurs urbains de sexe féminin sont surtout susceptibles de se servir du revenu provenant de l'agriculture pour nourrir leurs familles.

Contribution à la résorption du sous-emploi : Dans la ville de Bertoua comme dans certaines villes africaines, beaucoup de citadins développent le petit élevage de bétail (porcs, lapins) de volaille (poulets, canards), produisent des légumes, condiments, fruits et fleurs (CIPRE, 2002). Cet engouement pour ce type d'activité est dû d'une part aux habitudes culturelles mais aussi au chômage et à la pauvreté qui frappent les jeunes qui y voient un refuge.

Face à cette situation, l'agriculture apparaît comme une nouvelle potentialité d'emploi pour certains ; les femmes et les jeunes étant aujourd'hui les principaux acteurs, cette activité est devenue importante au fil du temps. La commercialisation des produits et leur transformation dans la restauration de rue emploient également beaucoup de femmes et de jeunes qui y voient une source importante de revenus

Contribution à l'aménagement urbain et périurbain : L'horticulture urbaine (maraîchage et floriculture) permet de conserver des espaces verts au sein de l'espace bâti, elle a une valeur écologique réelle. Elle recèle des richesses végétales et fauniques non négligeables pour le maintien de la biodiversité. Les différentes facettes de sa fonction environnementale mettent en évidence que son exploitation à des fins agricoles et sa protection peuvent contribuer au maintien de l'équilibre écologique de la région dans son ensemble. C'est d'ailleurs fort du rôle qu'il joue dans l'aménagement urbain que la journée mondiale de l'environnement a été célébrée le 05 juin 2005 sous le thème « Des villes vertes, un plan pour la planète... ».

Contribution au recyclage des déchets : La modernisation et l'intensification des systèmes de production induisent une plus forte utilisation d'intrants. Les producteurs essayent de répondre à cette demande par le recyclage de différents types de déchets. En milieu périurbain, la plupart des petits maraîchers possèdent également des animaux ; ils peuvent donc valoriser le fumier et les sous-produits de maraîchage. Les activités de récupération et valorisation des déchets urbains emploient plusieurs personnes.

Contribution au renouvellement de l'oxygène de l'air : La végétation urbaine ainsi constituée par les plantes agricoles, améliore la qualité de l'air en piégeant les émissions de gaz issues de carburants fossiles, et l'évaporation rafraîchit l'atmosphère.

II. Revue de la littérature

Dans cette étude, il s'agit de passer en revue les ouvrages relatifs à la gestion des ordures ménagères d'une part et à l'agriculture urbaine et périurbaine d'autre part. L'objectif étant d'établir la démarcation existante entre notre étude et celles de nos prédécesseurs.

II.1. Littérature sur la gestion des ordures ménagères

Beaucoup d'auteurs ont écrit des ouvrages relatifs à la gestion des ordures ménagères. Nous nous pencherons sur quelques productions littéraires y afférentes.

Kengne Fodouop (1991) réalise une étude globale des petits métiers de rue en parlant du rôle primordial que ceux-ci jouent dans l'activité socio-économique de la ville de Yaoundé en ce sens qu'en 1989, ils fournissaient de l'emploi à « 24,4 % de la population active et couvraient les besoins fondamentaux de la majorité des habitants de cette cité. ». Et parmi ces petits métiers figurent l'artisanat utilitaire où les pratiquants fabriquent divers objets à partir des vieilles tôles, de bidons, de pneus hors usage, etc. L'analyse de cette situation nous permet d'entrevoir que les artisans récupérateurs assouvissent leurs besoins fondamentaux (se nourrir, se vêtir, avoir accès à l'éducation...) ainsi que ceux de leurs familles. Bien plus, ces activités ne constituent qu'un moyen de lutte contre la misère sociale.

Zoa (1996) relève que l'ampleur de la crise économique pousse toutes les catégories sociales à inventer les mécanismes d'adaptation à la misère ambiante. Aussi les populations de nos cités transforment-elles les poubelles de la honte en poubelles de survie, car comme elle le déclare elle-même (1996 ,138), « on y trouve des élèves conscients de leur double statut d'écolier-fouilleur, des chefs de familles hommes et femmes assumant bel et bien leurs responsabilités grâce à la récupération des déchets ». Cette affirmation montre que les poubelles contiennent d'énormes ressources récupérables et recyclables donnant lieu à un « gagne pain » pour cette catégorie de personnes.

Ta Thu Thuy (1998), quant à elle met en relief l'ampleur du problème des déchets dans les villes africaines lié au rythme de croissance de ces villes et à l'inefficacité des stratégies de gestion mises sur pied. Elle propose des axes d'intervention aussi bien au plan local, national que régional parmi lesquels ceux de la récupération et du recyclage des déchets qui, selon l'auteur, constituent un nouveau vivier des activités et d'emplois urbains.

L'étude menée par Ekouma (1999) s'intéresse uniquement aux « vrais responsables» du problème des ordures ménagères à Yaoundé. Il ressort de son étude que les mentalités des populations, le polycentrisme décisionnel, sont à l'origine des problèmes de gestion des ordures. Il jette l'anathème sur les « Yaoundéens », mais n'apporte pas des solutions réalistes au problème d'insalubrité. Si non que la ville et ses quartiers demeurent sales.

La Banque Mondiale (1992) présente le recyclage des objets municipaux comme moyen de réduire les coûts et les risques d'environnement. Cette politique est l'apanage des seuls pays industrialisés. Les pays en voie de développement devraient en faire un exemple. Elle a le double avantage de réduire le degré d'insalubrité mais aussi le taux de chômage par l'octroi de l'emploi.

Le rapport final de l'ONG ERA-Cameroun (2002) nous présente un vaste Programme visant la mise en place des structures de pré-collecte de déchets en milieu urbain. Ce rapport présente l'importance que pourraient avoir ces structures dans le circuit de collecte des ordures.

Au regard de tout ce qui précède, il est convenable de se pencher sur la littérature de la ville afin de mieux cerner la difficulté à maîtriser la gestion des ordures dans les villes africaines.

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Traitement des ordures ménagères : à outils ambitieux, bilan mitigé..

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Le Code de l’environnement prévoit de « mettre en oeuvre une hiérarchie des modes de traitement des déchets consistant à privilégier, dans l’ordre : la préparation en vue de la réutilisation, le recyclage, toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique, l’élimination ».

Le texte fait donc la part belle à la prévention, à la valorisation et stigmatise le stockage, l’enfouissement ou l’incinération sans valorisation énergétique.

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Réduire les déchets

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La France s’engage à « réduire la production d’ordures ménagères et assimilées de 7 %par habitant » et à « augmenter le recyclage matière et organique afin d’orienter vers ces filières un taux de 35 % en 2012 et 45 % en 2015 de déchets ménagers et assimilés contre 24 % en 2004 ».

Elle compte également « améliorer la gestion des déchets organiques en favorisant en priorité la gestion de proximité de ces derniers, avec le compostage domestique et de proximité, et ensuite la méthanisation et le compostage de la fraction fermentescible des déchets ménagers ». Selon l’ADEME, cet objectif serait atteint depuis 2009 36 % des déchets ménagers ont été orientés vers le recyclage.

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Un retard considérable

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Photo ci-dessus, la Corse s'enfonce dans la crise des ordures ménagères..

Pourtant un récent rapport de la Commission européenne expose le retard de la France en matière de gestion durable des déchets se plaçant au-dessous de la moyenne communautaire (qui est de 40 %) bien loin des pays d’Europe du Nord.

Le taux de mise en décharge sur le sol français est de 28 %, alors que les pays les plus vertueux ont quasiment éradiqué ce mode de traitement, classé bon dernier dans la hiérarchie du traitement des déchets. Difficile à comprendre quand la France compte parmi les fleurons de son économie deux groupes de dimension internationale présents dans le secteur des déchets, Veolia et Suez Environnement.

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La France « mal-traite » ses déchets ménagers

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Si la France semble depuis le Grenelle sérieusement engagée sur la voie de la réduction et du retraitement des déchets, des questions subsistent quant à la manière dont les déchets sont traités.

Ainsi, 14 milliards d’euros ont été dépensés en 2009 selon le Service de l’observation et des statistiques au sein du Ministère du Développement durable (SOeS).

Or, les investissements en la matière diminuent sensiblement tout comme le nombre d’installations depuis 2005. Selon l‘ADEME, ces baisses résultent « pour partie de la fermeture d’anciennes usines dont la mise en conformité n’était pas pertinente en raison notamment de son coût ».

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Le cas de la Corse devient problématique comme pour tous nos territoires D.O.M.-T.O.M. et différentes îles ou petites îles !!!

Un coût élevé pesant sur les collectivités territoriales

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La gestion des déchets ménagers incombe aux collectivités territoriales qui mettent en place des plans départementaux d’élimination des déchets ménagers coûteux. La tendance ne semble pas vouloir s’inverser en témoigne les prévisions du plan déchets 2009 – 2012 mis en place par l’Etat et qui table sur un besoin de financement estimé à environ 7 milliards d’euros sur la période 2009 – 2015 afin d’assurer « le maintien et la modernisation ».

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Des solutions accessibles

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La piste européenne s’avère intéressante et la France pourrait faire de son retard un tremplin afin de gagner les précieuses subventions européennes.

Le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2014-2020 soumet l’octroi des fonds au respect de la hiérarchie des modes de retraitement des déchets et des objectifs juridiquement contraignants de l’Union, tels que le taux de 50 % de recyclage des déchets municipaux. Il apparaît donc opportun en ces temps d’austérité de le décliner de manière efficace dans la législation française.

Si la Commission européenne recommande également la mise en place d’instruments économiques, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères à la française pose question dans la mesure où la taxe dépend de la surface cadastrale et non du comportement citoyen. De plus, un rapport sur la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) estime que « le niveau de la TGAP n’a pas encore atteint un niveau suffisant pour être réellement incitatif » posant alors la question de « cadeaux faits aux exploitants » dénoncés par la CNIID.  L’ambigüité se pose également s’agissant des lois françaises qui stigmatisent l’incinération alors que ce procédé de traitement des OMA peut faire l’objet d’une valorisation énergétique performante.

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Incinération : un faux problème ?

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Selon un rapport d’information du Sénat, l’incinération, véritable « tabou à lever », ne constitue pas un obstacle à la valorisation matière et représente une opportunité à saisir pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Une démarche optimiste adoptée par la centrale d’Ivry-sur-Seine, détenant la plus grande capacité de déchets traités et qui a fait l’objet d’investissements majeurs afin de permettre une filtration à plus de 99 % des fumées*.

*Car tous les sites, et incinérateurs surtout, ne sont pas équipés, ni entièrement avec des filtres pour micro-particules !!!

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Photo ci-dessus de l'incinérateur de Saint-Ouen.

Produire de l’énergie

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 La centrale s’inscrit dans une dynamique d’optimisation des OMA puisque la combustion de ces dernières permet de dégager de l’énergie créant des mâchefers utilisés dans les enrobages routiers et les sous couches de construction.

La centrale prévoit  d’intégrer la méthanisation, processus naturel de dégradation permettant de produire compost et énergie et encouragée par l’Union Européenne. Cette démarche est le résultat d’un souci de modernisation et de mise aux normes de la centrale, amorcé dès 1993 et visant principalement à améliorer le traitement des fumées.

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De nombreuses interrogations subsistent

Aujourd’hui, ce sont davantage les incohérences du projet soutenu par le SYCTOM qui inquiètent les riverains circonspects face à la destruction puis la reconstruction de la centrale quasi à l’identique, pour une facture d’un milliard et demi d’euros. Les interrogations se posent dans un contexte où les OMA ne cessent d’augmenter en région Ile de France qui supporterait difficilement de se passer d’une centrale efficace à proximité.

La problématique du retraitement des OMA semble dépasser celle de l’incinération, qui cristallise le manque d’une stratégie cohérente à l’échelle du territoire par les pouvoirs publics. La stratégie a pourtant été claire depuis le Grenelle de l’Environnement : faire de la prévention la clef de voûte de la réduction de nos déchets.

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CYCLES DE TRAITEMENT : QUE DEVIENNENT MES ORDURES MÉNAGÈRES ?

 

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LE CIRCUIT DES DÉCHETS DU BAC GRIS

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Les ordures ménagères sont collectées en porte à porte une fois par semaine par des prestataires de service sur l’ensemble du territoire à l’exception de 3 cas particuliers justifiés par des contraintes techniques particulières : 


- 2 centres-villes denses (Soucieu et Mornant) avec des capacités de stockage restreintes, collecte deux fois/ semaine. 

- La commune de Brignais la plus dense du territoire avec 20% de logements collectifs dont les capacités de stockage sont limitées

Les camions collecteurs sont des Bennes à ordures ménagères (BOM) de 26T sauf cas particuliers. Les camions pleins se rendent à l’usine d’incinération de Gerland pour traitement par incinération. Les calories dégagées par la combustion sont utilisées pour chauffer environ 800 logements de la ville de Lyon.

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L'INCINÉRATION

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1- Arrivée des ordures. 
2 - Stockage en fosse. 
3 - Four d'incinération entre 800 et 1000°C,transfert des fumées. 
4 - Epuration et lavage des fumées. 
5 - Energie récupérée en électricité ou chauffage urbain.
6 - Fumées épurées respectant la réglementation. 
7 - Extraction des résidus des fumées (REFIOM) vers le CET (Centre d'Enfouissement Technique Classe 1).
8 - Mâchefers : démétallisés, ils sont utilisés pour les travaux publics. 
9 - Récupération des métaux sur les mâchefers pour le recyclage.

L’enfouissement 

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La mise en décharge a été longtemps la solution de facilité, la moins coûteuse et la plus répandue, pour traiter les déchets. Mais la réglementation a progressivement limité l’utilisation de ce mode de traitement aux déchets dits ultimes, c’est-à-dire aux déchets qui ne peuvent plus être valorisés ni pour leur matière ni énergétiquement. Aujourd’hui la mise en décharge doit être considérée en dernier recours : elle est d’ailleurs classée en dernière position dans la hiérarchisation des modes de traitement établie dans la dernière directive déchets de l’Union européenne.

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Un Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU) est composé de casiers, indépendants sur le plan hydraulique, eux-mêmes composés d'alvéoles, dans lesquelles sont entreposés les déchets. Les casiers sont entourés de digues étanches. L'étanchéité est assurée par superposition d'une géomembrane en mélange de fibres textiles en PEHD et de matériaux drainant. Les lixiviats, liquides s'écoulant des déchets, sont récupérés, traités puis envoyés en stations d'épuration. La hauteur et la pente des digues, la distance des casiers par rapport à la limite de l'exploitation, les contrôles... sont réglementés. La durée d'exploitation est en général de vingt ans.

Il existe plusieurs types de Centre de Stockage de Déchets Ultimes : les CSDU de classe 1 qui accueillent des déchets industriels dangereux, les CSDU de classe 2 qui accueillent des déchets ménagers et assimilés et les CSDU de classe 3 qui accueillent des déchets inertes.
Selon les données
2005 de l’ADEME, 32% des déchets collectés par les collectivités sont envoyés en CSDU de classe 2, 4% vers des CSDU de classe 1.

Selon la base de donnée de l’
ADEME Sinoe, la France compte 285 CSDU de classe 2 en activité qui accueillent plus de 3.000 tonnes de déchets par an.

 


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L’incinération

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L'incinération est un mode d'élimination des déchets ménagers en les brûlant à haute température. C'est aujourd'hui, en France et en Europe, le deuxième mode de traitement des déchets ménagers après la mise en décharge. L'abandon de la mise en décharge comme mode de traitement ordinaire des déchets ménagers devrait renforcer le poids de l'incinération mais les implantations de nouvelles unités se heurtent à des difficultés croissantes. En effet, cette option est devenue controversée notamment en raison des risques sur la santé et l'environnement.
Une étude de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) publiée en
2008 a notamment confirmé l'existence d'une relation significative entre la pollution des incinérateurs dans les années 70-80 et l'apparition de cancers dans les populations à proximité dans les années 90-99. Depuis, les Unités d’Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) répondent à de nouvelles normes environnementales plus strictes écartant à priori tout nouveau risque, mais l’image de l’incinération reste très négative auprès de la population. L’idée de mettre en place un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs revient souvent sur le devant de la scène. 

Dans sa dernière directive, l’Union européenne reconnaît toutefois l’incinération comme un mode de valorisation des déchets si la chaleur dégagée par la combustion est valorisée. En France, l’approche est la même. Selon les données
2005 de l’ADEME, 21% des déchets municipaux sont envoyés vers l’incinération avec valorisation énergétique et 2% vers l’incinération sans valorisation énergétique. À l’heure actuelle, le pays compte 115 UIOM avec valorisation d’énergie et 21 UIOM sans valorisation énergétique.

 

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Stockage et enfouissement des déchets ultimes

Un déchet ultime est un déchet dont on a extrait la part valorisable ou qui ne peut être valorisé dans les conditions techniques ou économiques acceptables. Il existe différents centres de stockage pour les déchets industriels. Ils sont stockés en fonction de leur classification : Classe 1 : déchets industriels spéciaux Classe 2 : déchets industriels banals Classe 3 : déchets inertes Les déchets industriels banals et les déchets inertes ne font pas l’objet de contrôles spécifiques avant leur stockage, ni d’études d’impact sur l’environnement ou de danger. Les déchets industriels spéciaux doivent faire l’objet d’un contrôle préalable avant d’être stockés, afin de vérifier l’absence de déchets radioactifs, explosifs, ou issus des soins hospitaliers. Ils sont stabilisés si nécessaires (rendus inertes par un processus physico-chimique), puis stockés dans des alvéoles qui empêchent les pollutions des sols. Le ruissellement des eaux de pluie sur ces déchets (dont la substance récoltée est appelée lixiviat) est récupéré pour être recyclé. Les Centres d’Enfouissement de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) sont autorisés depuis 2002 à accueillir uniquement des déchets ultimes : ces déchets correspondent aux ordures ménagères ne pouvant être ni recyclées, ni récupérées, ni valorisées. Le CSDU est soumis à des normes environnementales renforcées pour éviter toute pollution du milieu naturel par infiltration et pour garantir une parfaite réhabilitation du site après son exploitation : implantation de barrières de sécurité naturelle couches de protection stockage des déchets dans des alvéoles (compartiments spéciaux dédiés à accueillir les déchets, creusés dans le sol au fur et à mesure des besoins) au sein du centre d’enfouissement technique récupération et traitement des lixiviats combustion du biogaz issu de la fermentation des déchets contrôles environnementaux durant l’exploitation et pendant 30 ans à l’issue de l’exploitation.

 

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Autres cas particuliers..pas si rare que cela..

MAFIA ET DÉCHETS DU BTP : LA SEINE-ET-MARNE (ENFIN) SOUS LES PROJECTEURS

Le 7 avril 2014,

Il aura fallu attendre la découverte d’un important réseau mafieux d’enfouissement illégal de déchets du BTP en mélange (dont une partie serait contaminée à l’amiante) pour que les médias et les autorités prennent la mesure de la situation désastreuse de la Seine-et-Marne, qui se retrouve depuis longtemps à être le dépotoir de l’Ile-de-France* pour toutes sortes de déchets et en particulier du BTP.

 * Il en va de même, un peu partout en France, notamment, sur l'ensemble du pourtour méditerranéen, dans le cadre de la construction immobilière d'immeubles, comme d'hôpitaux, mais aussi et surtout de maisons individuelles, pavillons et villas !!!

D'ailleurs, c'est toujours..d'actualité !!!

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Le 6 mars, après près de 10 mois d’enquête, 5 personnes ont été mises en examen, dont deux figures du grand banditisme parisien, Jean-Claude Hornec et son fils Loune, ainsi que l’agriculteur propriétaire du terrain de 18000 m2 en bordure de la Francilienne sur la commune de Villeparisis. Ils sont mis en examen pour extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et dépôts illégaux de déchets, dans une affaire de fraude à l’environnement.

Leur système ? Les malfaiteurs proposaient un service à prix cassé aux entreprises du BTP, mais au lieu d’évacuer leurs déchets dans des installations autorisées, ils les enfouissaient dans des terres agricoles de la Plaine de France, à l’Est de Paris. Des dizaines de camions auraient ainsi déversés des déchets dans des bas-côtés de la Francilienne, à hauteur de Villeparisis.

Sans la vigilance des citoyens et des associations environnementales du département, le système n’aurait sans doute jamais été mis à jour. Au-delà de sa dimension mafieuse, dont les médias font grand cas, cette histoire aura au moins permis de mettre sur le devant de la scène le cas de la Seine-et-Marne, le département francilien le plus vaste et sur lequel fleurissent depuis des années de nombreuses décharges, autorisées ou non de déchets du BTP. Composés essentiellement de gravats, ces déchets sont facilement recyclables. Mais faute d’incitations et de prise de conscience des professionnels, la filière ne se développe pas, les entreprises préférant quasiment systématiquement la solution la moins coûteuse : la mise en décharge.

Il est maintenant indispensable que les entreprises du bâtiment s’assoient autour d’une table avec les associations environnementales et l’Etat, pour trouver une solution à ce problème récurrent de l’élimination des déchetsdits inertes”.

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Le ramassage et retraitement des ordures ménagères est un "business" lucratif pour tous les groupes concernés et sur le dos des ménages et citoyens Français !!!