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BURE..Un autre NDDL ?..

 

La devise de la photo devrait être..faites comme je dis mais pas comme je fais…

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BURE futur village irradié ?

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La « ZAD » de Bure évacuée..manu..militari..

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Les résistants s’organisent et s’interposent

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Préambule

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Photo ci-dessus, la fatigue et le sommeil gagnent peu à peu ces interminables attentes et veilles.

Le site de Bure va-t-il devenir le nouvel épicentre de la contestation zadiste?

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Après l'abandon de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les autorités anticipent un possible renfort de mobilisation sur ce site où pourraient être enfouis des déchets nucléaires.

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Introduction

 

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"Bure n'est pas une succursale de NDDL"

Aux abords de ce laboratoire "Cigéo" - le nom du projet-, des gendarmes mobiles ont déjà pris position, depuis que la contestation a pris de l'épaisseur il y a plusieurs mois. C'est ici que les autorités françaises veulent enfouir sous 500 mètres de terre et de couches d'argile perméables les déchets radioactifs, aujourd'hui stockés essentiellement en surface à La Hague (Manche). De violents affrontements entre forces de l'ordre et opposants ont déjà eu lieu à l'été dernier, en marge d'une manifestation anti-Cigéo. Les militants, qui y voient "une poubelle nucléaire", dénoncent régulièrement les pressions policières et les perquisitions dont ils feraient l'objet.  

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Le site d’enfouissement et de stockage de Bure dans la Meuse

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Alors que tout semble aller pour le meilleur des mondes et que les chaussures se déplacent sur les grands tapis de velours du palais de l’Elysée, comme de Matignon, ou encore de l’Assemblée Nationale comme du Sénat, la « Zad » ou fausse « Zad » du site de Bure est..évacuée..

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Evacuation de la ZAD de Bure : le projet Cigéo au cœur d'une bataille depuis plus 20 ans

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EXPLICATIONS - Le gouvernement a décidé de faire évacuer ce mercredi les occupants du Bois Lejuc, lieu où doit être installé le futur centre de stockage souterrain des déchets nucléaires. Retour sur cette situation qui dure depuis plus de vingt ans.

Pour s’éviter une situation similaire à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé ce mercredi l’évacuation par plus de 500 gendarmes d’une quinzaine de personnes installées dans la ZAD de Bure dans la Meuse. Ces occupants contestent le projet Cigéo, lancé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). En quoi consiste ce fameux projet Cigéo ? LCI fait le point.

Un projet lancé il y a plus de 20 ans

L’Andra, créée en 1979 au sein du Commissariat à l’énergie atomique(C.E.A.), commence au début des années 1980 à étudier la possibilité d’enfouir en profondeur les futurs déchets nucléaires français. L’agence décide d'envoyer des géologues dans l’Ain, l’Aisne, les Deux-Sèvres et en Maine-et-Loire pour trouver un terrain potentiellement capable d’accueillir un stockage géologique. Au vu des réactions très vives de la population, Michel Rocard, Premier ministre à l’époque, annonce un moratoire en 1990.

Après le vote de la "loi Bataille" en 1991, qui définit les axes de recherche pour les déchets à haute activité et à vie longue, l’Andra se met à nouveau en quête d’un terrain. Suite à des investigations géologiques dans le Gard, la Haute-Marne, la Meuse et la Vienne, c’est le site de Bure qui est choisi en 1998.

Après la construction d’un laboratoire souterrain à Bure, l’Andra conclut en 2005 à la faisabilité du stockage profond pour les déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL). Un an plus tard, l’agence est chargée par la loi de programme du 28 juin 2006de la conception et de la construction d'un centre de stockage pour les déchets nucléaires HA et MA-VL appelés Cigéo (Centre industriel de stockage géologique). Situé à 500 mètres de profondeur, il coûtera 25 milliards d’euros. Il doit être implanté à proximité de la petite commune de Bure dans le Bois de Lejuc

Les déchets seront vitrifiés, afin d'enfermer la matière radioactive dans du verre, puis insérés dans de gros cylindres métalliques à La Hague, où ils devront passer 40 à 50 ans afin de refroidir suffisamment pour être entreposés en sous-sol. Ils seront ensuite transportés en train jusqu'à Bure, où ils passeront par une "descenderie", un tunnel en pente à 12%, sur 5 km, qui les mènera 490 m sous terre. Là, chaque "colis", de 500 à 600 kg pièce, sera entreposé dans des tunnels. 

Un calendrier est défini. En 2022, la construction du Cigéo doit être lancée avant une mise en exploitation à titre expérimental en 2025 ou 2026. En 2030-2035, les premiers déchets radioactifs doivent arriver, après un nécessaire feu vert du Parlement*.

* Mais comme il y a, et il y aura..toujours, des intérêts financiers en jeu, en récupération, cela ne devrait poser aucun problème..

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Mais cependant, l’Andra doit encore déposer la demande d'autorisation de création du centre de stockage auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Prévu en 2018, cela devrait avoir finalement lieu courant en 2019 car elle n’a toujours pas accès au Bois Lejuc, occupé par une cinquantaine de personnes jusqu’à ce jeudi 22 février.

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Le Bois Lejuc, la zone de toutes les tensions

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Des opposants au projet dont les pionniers sont arrivés en 2004, créant une "maison de la résistance" contre le Cigéo. Ils contestent cette idée de projet car "l’enfouissement ne résout rien, il ne fait qu’isoler dans le sous-sol, temporairement, cette encombrante radioactivité d’une extrême nocivité pour le vivant et ajouter de plus à la toxicité des déchets les problèmes technologiques liés à la grande profondeur", comme on peut le lire sur le site "Bure Stop !".

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Par la suite, la contestation s’organise en 2013 lors du débat public voulu et organisé par le gouvernement. Les opposants bloquent les discussions dès leur lancement.

Quelques mois après la décision du conseil municipal de Mandres-en-Barrois, petit village qui jouxte Bure, de céder le Bois Lejuc à l’Andra, afin d'installer le site d'enfouissement, les opposants attaquent en justice cette décision et obtiennent l'invalidation par le Tribunal administratif de Nancy de cette cession. 

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Le 18 mai 2017, le conseil municipal vote à nouveau. Les anti-Cigéo annoncent rapidement qu’ils contesteront à nouveau cette cession au vu, selon eux, des liens de certains des conseillers municipaux avec l’Andra.

Mais la guérilla judiciaire lancée par les opposants ne s’arrête pas là. Ils ont aussi contesté le défrichement sans autorisation par l’Andra du Bois Lejuc devant le tribunal de Grande instance de Bar-le-Duc à l’été 2016. Cette juridiction leur a donné raison une première fois et c’est la cour d’appel de Nancy qui a confirmé l’illégalité des travaux en mai 2017.

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De son côté, l’Andra a répliqué en demandant l’expulsion des opposants installés depuis l’été 2016 dans le bois de Lejuc. L’agence a eu gain de cause après avoir saisi en référé le tribunal de Grande Instance (TGI) de Bar-le-Duc qui a ordonné l’expulsion "sans délai". C’est sur la base de cette décision que Gérard Collomb a ordonné l’opération d’évacuation du Bois Lejuc ce jeudi 22 février.

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Évacuation de la Zad de Bure : "On savait que ça allait arriver mais on est très surpris", estime la porte-parole des zadistes.

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L'évacuation de la Zad ("zone à défendre") de Bure intervient la veille de la visite d'un secrétaire d'État, provoquant la colère des militants.

INTERVIEW

500 gendarmes ont été mobilisés jeudi matin pour déloger les militants qui tentaient d'empêcher le projet d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure, dans la Meuse. Les zadistes attendaient pourtant la visite vendredi du secrétaire d'État auprès du ministère de la Transition écologique, Sébastien Lecornu. Une action incompréhensible pour les militants. 

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"On s'est moqués de nous", assure la porte-parole des zadistes. "On savait que ça allait arriver mais on est très surpris. On est profondément choqués", explique Juliette Geoffrey, porte-parole du collectif des anti-Cigeo au micro d'Europe 1. "Une expulsion qui intervient un jour avant la venue de Sébastien Lecornu qu'on devait rencontrer, c'est inadmissible. On ne le rencontrera pas dans ces conditions. On s'est moqué de nous", dénonce-t-elle.

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Le gouvernement serait effrayé par l'ampleur de la contestation. Pour Juliette Geoffrey, cette expulsion précoce intervient car la contestation prend de l'ampleur. "Tous les recours juridiques n'ont pas été purgés. L'occupation du bois est légitime. Ça fait 20 ans que l'opposition est dense et c'est sûrement ça qui fait peur au gouvernement, qu'il y ait de plus en plus de gens qui s'y opposent et qui luttent contre ce projet."

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En quoi consiste le projet d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure ?

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 C'est, ni plus ni moins, un site de stockage en enfouissement à moyenne profondeur (500 m) des déchets nucléaires radioactifs, d'une part, de nos propres centrales nucléaires, mais, qui sait, à terme, de déchets provenants d'ailleurs..

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Les différebts déchets, au départ, hautement radioactifs, sont, tout d'abord traités par "AREVA" sur le site de La Hague, puis, après vitrification et confinement dans un bloc de béton (cylindre) sont acheminés par voie ferroviaire vers ce site de stockagge et d'enfouissement.

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Déchets nucléaires : la Zad de Bure en cours d’évacuation

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Une opération de gendarmerie a été lancée ce jeudi matin pour déloger les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires.

Près de 500 gendarmes sont mobilisés ce jeudi matin à Bure (Meuse) pour évacuer les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires. L’opération a débuté à 6h15, indique le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur son compte twitter.

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Après l’arrêt du projet de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement craignait que certains militants viennent renforcer le blocage du site de Bure. Des militants occupent le bois Lejuc, et ont déjà planté un château et leur cantine végétarienne. Ils ont même baptisé le lieu du nom de Zira, pour Zone d'insoumission à la radioactivité.

« Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux qui soient des lieux de non-droit* », a déclaré Gérard Collomb. Il a précisé que cette opération avait été décidée « à la fin de la semaine dernière ». « Il faut bien qu'un jour la loi soit respectée », a-t-il ajouté.

* Pourtant il existe bel et bien des zones de non droit un peu partout en France et où l'Etat ne fait rien et n'intervient pas non plus !!!

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Au début de l'intervention, une quinzaine d'opposants étaient présents. Une personne a été interpellée et placée en garde à vue pour une tentative de jet d'engin incendiaire sur les forces de l'ordre. Vers 9 heures, il ne restait plus que quatre opposants, a indiqué sur place Frédéric de Lanouvelle, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Un bulldozer était présent à l'entrée du bois afin de nettoyer les barricades et bivouacs des opposants.

«Je ne veux pas descendre »

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Sur les réseaux sociaux, des militants assurent que certains d’entre eux sont «dans les arbres ». « Je ne veux pas descendre. Nous sommes là pour montrer qu'on ne veut pas qu'on empoisonne la Terre mère, on est dans un vieux chêne qui a vécu bien plus longtemps que nous », a déclaré par téléphone un opposant perché dans un arbre à 25 mètres de hauteur, se faisant surnommé « un hibou du bois Lejuc ».

Vers 11h30, des opposants étaient «retranchés » dans une ferme qu’ils ont rebaptisées «la Maison de la Résistance ». «Les gendarmes menacent de donner l’assaut » expliquent-ils.

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

«Ce ne sont pas de gentils écologistes »

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Les écologistes dénoncent le projet. Ce jeudi matin, l’eurodéputée Michèle Rivasi soutient les militants et dénonce l’évacuation.

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«Il y a une occupation illicile », a martelé sur BFMTV Christophe Castaner, patron de la République en marche. «Ce ne sont pas de gentils écologistes qui sont dans la forêt, ce sont des gens qui très souvent manifestent de façon violente », a-t-il insisté.

Lecornu dans la Meuse pour deux jours

Fin janvier, Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique, s’est rendu sur place pour délivrer un message de fermeté. « Ceux qui ne respectent pas la loi sont des délinquants et seront traduits devant les tribunaux », avait-il prévenu. Saisi en référé par l'Andra, le TGI de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du Bois Lejuc.

Sébastien Lecornu doit se rendre à partir de ce jeudi pour deux jours dans la Meuse. Il doit réunir les élus sur ce dossier et doit également rencontrer des associations d’opposants. Mais ces derniers pourraient décider de boycotter la rencontre. Un appel à « des rassemblements partout en France » à 18 heures a été lancé pour «résister ».

Avec 58 réacteurs en fonction, la France doit gérer l'un des plus gros stocks de déchets radioactifs de la planète : 85 000 m 3 de résidus hautement contaminés. Toxiques plus de 100 000 ans, ils devraient être stockés à partir de 2030 à Bure.

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Déchets nucléaires : la ZAD de Bure en cours d'évacuation par la gendarmerie

 

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Le projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure est critiqué par les mouvements écologistes. - JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Le site choisi pour l'enfouissement des déchets nucléaires fait l'objet d'une vive opposition de la part des militants écologistes.

Le gouvernement ne veut pas  d'un nouveau Notre-Dame-des-Landes Gérard Collomb a annoncé ce jeudi matin le début d'une opération de la gendarmerie nationale « visant à mettre fin à l'occupation illégale » du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre  le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

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L'opération a débuté à 6h15, a précisé le ministre de l'Intérieur sur Twitter. La gendarmerie met à exécution une décision de justice prise en avril par le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc - saisi en référé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) - qui avait ordonné l'expulsion de la ZAD.

« L'opération se passe bien », a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur présent sur place. Au total, 500 gendarmes, dont 5 escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares. La préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, doit s'exprimer sur l'opération en cours vers 9 heures. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, est également attendu sur place et prendra la parole à 14h30.

Occupation du bois

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L'Andra a retenu le Bois-Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, qui vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs du parc nucléaire français

Ce projet est contesté depuis plusieurs années par les organisations écologistes, ainsi que par des habitants de la Meuse. Le Bois-Lejuc est ainsi devenu le symbole de la contestation, faisant craindre aux autorités un scénario à la Notre-Dame-des-Landes, dont la ZAD sera évacuée au printemps après  l'abandon du projet d'aéroport .

L'Andra doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus jusqu'à présent impossibles par l'occupation du bois par des militants. 

Adrien Lelièvre

 

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Déchets nucléaires : la ZAD de Bure évacuée par la gendarmerie

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500 gendarmes ont délogé la quarantaine d'opposants au petit matin. 

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La gendarmerie nationale a débuté ce jeudi matin l’évacuation des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse)

La gendarmerie nationale a débuté jeudi une opération "visant à mettre fin à l’occupation illégale" du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéod’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Plusieurs arrestations

"Sous l’autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", déclare sur son compte Twitter le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc. 500 gendarmes ont été mobilisés pour évacuer une quarantaine de "zadistes".

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"Il y a toujours des gens dans les arbres dans des cabanes à 20 m de hauteur. Il y a eu plusieurs arrestations, au moins un hélicoptère survole le bois. Toutes les routes sont bloquées dans les villages alentours", a raconté un opposant au projet Cigéo.

"Pas des gentils écologistes" pour Castaner

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Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Christophe Castaner a évoqué une "occupation illicite d’un espace par des gens qui ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt mais des gens qui vont souvent manifester de façon violente, en se cachant". Selon lui, le projet d’enfouissement "est scientifiquement la meilleure solution".

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Vendredi, le Premier ministre Edouard Philippe avait affiché sa détermination à ne pas laisser "s’enkyster" les "ZADoccupées par des militants, alors que l’exécutif s’est engagé à évacuer à l’issue fin mars de la trêve hivernale l’emblématique ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

A l’inverse, Benoît Hamon a fustigé sur franceinfo la "méthode Gérard Collomb". "Si on l’avait écouté, il aurait fait la même chose à Notre-Dame-des-Landes. Fort heureusement personne ne l’a écouté et maintenant, il se rattrape sur Bure", a estimé l’ancien candidat socialiste à la présidentielle.

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Evacuation de la ZAD de Bure: "Il n'est pas question qu'il y ait des zones de non-droit", martèle Castaner

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Le secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement, était l'invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin. 

Invité ce jeudi matin de BFMTV et RMC, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement, a réagi à l'évacuation en cours, depuis l'aube, de la ZAD de Bure, dans la Meuse, où des militants anti-nucléaires s'opposent à un projet de centre d'enfouissement des déchets radioactifs. Les opposants sont notamment regroupés sur le site du bois Lejuc, retenu pour ce projet. 

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"Ce ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt"

"Aujourd'hui, il y a une occupation illicite de l'espace, en l'occurrence une forêt. Ce ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt. Ce sont des gens qui manifestent très souvent de façon violente", a estimé Christophe Castaner. "Ils ne se comportent pas dans le respect de nos règles de droit, et il faut que le droit soit respecté partout. (...) Le président de la République met la pression sur ce sujet. Parce qu'il n'est pas question qu'il y ait des zones de non-droit", a-t-il ajouté.

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"Il n'est pas question de laisser s'enkyster des gens qui décident de ce qui est bon pour la nation contre la loi", a encore fait valoir le délégué général de La République en Marche, pour justifier cette évacuation, qui répond à une décision du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc. 

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"La meilleure solution"

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

"Il faut prendre nos responsabilités. (...) C'est scientifiquement la meilleure des solutions", a martelé Christophe Castaner.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

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500 gendarmes mobilisés à Bure pour évacuer 15 personnes

 

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POLICE - Le ministre de l'Intérieur a annoncé tôt mercredi 22 février l'évacuation de la ZAD de Bure (Meuse). Ces occupants protestent contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires.

La gendarmerie nationale a débuté ce jeudi matin à 6h15 une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc, le centre de la contestation contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Selon la préfète de la Meuse, 15 personnes se trouvaient dans la ZAD au moment de l'opération. Une interpellation a eu lieu.

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L'annonce a été faite ce matin par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur son compte Twitter.

"Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", déclare sur son compte Twitter le ministre.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares, a-t-il encore annoncé.

"Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", déclare sur son compte Twitter le ministre.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares, a-t-il encore annoncé.

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois. Saisi en référé par l'Andra, le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du Bois Lejuc.

Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l'Andra.

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Vaste opération de gendarmerie en cours pour l'évacuation de la ZAD de Bure

 

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Une opération d'évacuation a été lancée vers 6h ce matin pour évacuer le site du bois Lejuc, où des militants anti-nucléaires s'opposent à un projet de centre d'enfouissement des déchets radioactifs. Une personne a été interpellée. 

Cinq cents gendarmes ont été déployés ce jeudi matin dans la Meuse, pour une vaste opération d'évacuation de la ZAD de Bure. Cette opération menée avant même le petit jour a été annoncée par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb

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L'évacuation, déclenchée à 6h15, vise à "mettre fin à l'occupation illégale" du site du bois Lejuc. Cet espace de 221 hectares est destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires, le projet Cigéo

L'opération "vient mettre à exécution une décision de justice du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Saisi en référé par l'Andra, le TGI avait en effet rendu en avril une décision d'expulsion. 

Une personne interpellée

L'évacuation, toujours en cours, s'effectue "sans incident", a précisé la préfète de la Meuse dans la matinée. "Les gendarmes ont procédé à une dizaine de vérifications d'identité et à une interpellation", a indiqué Muriel Nguyen.

La personne interpellée "avait lancé un cocktail Molotov sur les gendarmes qui étaient présents", a précisé plus tard dans la matinée Gérard Collomb, lors d'un déplacement en Seine-et-Marne. 

Les forces de l'ordre vont "progressivement faire sortir les  occupants illégaux du bois, procéder au déblaiement des matériaux et rétablir la circulation en toute sécurité", a détaillé la préfète. 

Seul un faible nombre d'opposants au projet - une quinzaine selon la préfète - campaient sur place en permanence. Ils avaient néanmoins lancé un appel pour venir renforcer leurs effectifs dans une dizaine de jours. Désormais, ils appellent à un rassemblement ce jeudi soir à 18h devant la préfecture de la Meuse à Bar-le-Duc. 

Dans une deuxième phase de l'opération, les gendarmes vont dégager les barricades et les cabanes installées dans le bois Lejuc. 

"Il faut bien qu'un jour la loi soit respectée"

"Nous ne voulons plus qu'il y ait des lieux en France qui soient des lieux de non-droit et où l'on puisse s'installer en dehors de toute règle", a commenté le ministre de l'Intérieur. 

"Il faut bien qu'un jour la loi soit respectée", a-t-il jugé, précisant que la décision d'évacuation avait été prise "à la fin de la semaine dernière".

"Un certain nombres de personnes voulaient construire en dur au sein de ce bois, donc nous avons prévenu cette construction et fait en sorte que l'Andra puisse récupérer son bien", a déclaré Gérard Collomb. 

Au moment de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, Emmanuel Macron avait annoncé à ses ministres qu'il ne voulait "plus voir ce genre de ZAD en France".

Le Premier ministre avait lui souhaité que "les procédures administratives" dans ce genre de cas soient "menées peut-être un peu plus rapidement qu'aujourd'hui, (pour ne pas laisser) des zones s'enkyster sur des parties du territoire national". 

Des forages exploratoires prévus dans la forêt

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Le bois Lejuc a été retenu par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo. Ce dernier vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois. Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l'Andra.

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Déchets nucléaires : vaste opération d'évacuation de la ZAD de Bure

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Orange avec AFP, publié le jeudi 22 février 2018 à 08h42

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé jeudi matin sur Twitter qu'une opération de gendarmerie était en cours à Bure afin de mettre fin à l'occupation illégale du Bois-Lejuc, site destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires. Au moins une personne aurait été interpellée.

Pas moins de 500 gendarmes ont été déployés ce jeudi 22 février à l'aube pour évacuer la ZAD de Bure, dans la Meuse, a indiqué via Twitter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

L'évacuation, déclenchée à 6h15, vise à "mettre fin à l'occupation illégale" du site du Bois-Lejuc. Cet espace de 221 hectares est destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires, le projet Cigéo.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 22 février 2018 à 08h42

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé jeudi matin sur Twitter qu'une opération de gendarmerie était en cours à Bure afin de mettre fin à l'occupation illégale du Bois-Lejuc, site destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires. Au moins une personne aurait été interpellée.

Pas moins de 500 gendarmes ont été déployés ce jeudi 22 février à l'aube pour évacuer la ZAD de Bure, dans la Meuse, a indiqué via Twitter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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L'évacuation, déclenchée à 6h15, vise à "mettre fin à l'occupation illégale" du site du Bois-Lejuc. Cet espace de 221 hectares est destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires, le projet Cigéo.

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Évacuation en cours à la ZAD de Burepar BFMTV



L'opération "vient mettre à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc", a précisé le ministre. Un hélicoptère et un bulldozer ont par ailleurs été mobilisés, rapporte BFMTV

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Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". "Il y a toujours des gens dans les arbres dans des cabanes à 20m de hauteur. Il y a eu plusieurs arrestations, au moins 1 hélicoptère survole le bois. Toutes les routes sont bloquées dans les villages alentours", a de son côté raconté à l'AFP un opposant au projet Cigéo présent sur place, ne souhaitant pas être identifié. Selon Franceinfo, une personne aurait été interpellée.

La colère des opposants au projet

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La préfète de la Meuse doit faire un premier point avec la presse sur place vers 9h. Sur Twitter, Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique a annoncé qu'il serait sur place dès ce jeudi pour rencontrer les élus et les acteurs du territoire. 

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Contacté par Franceinfo, Jean-François Bodenreider, président de l'association Les Habitants vigilants et opposé au projet, a dénoncé une "opération ridicule". "Le fait d'expulser par la violence des gens qui occupent le site ne va que déplacer le problème, et ne rien changer à notre détermination", a-t-il assuré. "C'est absolument invraisemblable car la visite de M. Lecornu était prévue aujourd'hui. Il devait nous rencontrer demain en tant qu'opposants. C'est la sidération", a réagi une porte-parole du collection "Bure Stop" contactée par l'AFP.

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L'occupation des lieux a débuté en juin 2016, lorsque l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, a commencé à défricher la forêt et à la ceindre d'un mur. Ces travaux avaient déclenché une première occupation du bois, puis une seconde à l'automne 2016.

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L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

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Évacuation de la Zad de Bure, les opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires délogés

Le bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires dans la Meuse.

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Évacuation de la Zad de Bure, les opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires délogés

FAIT DIVERS - La gendarmerie nationale a débuté ce jeudi 22 février une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", déclare sur son compte Twitter le ministre. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares, a annoncé le ministère de l'Intérieur. La préfète de la Meuse doit faire un premier point avec la presse sur place vers 09H00.

"C'est la méthode Gérard Collomb, on l'aurait écouté il aurait fait la même chose à Notre Dame des Landes, fort heureusement personne ne l'a écouté. Il se rattrape sur Bure", a estimé Benoît Hamon sur Franceinfo.

"Ce projet devient une ZAD"

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L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

Saisi en référé par l'Andra, le TGI de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du Bois Lejuc. Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l'Andra.

"Dans un Etat de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a écrit sur Twitter le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. De son côté, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a déclaré sur Europe 1 qu'il était "bien normal que l'évacuation ait lieu" pour ne pas voir perdurer "une période de non droit" comme cela a pu être le cas ailleurs en France.

"Ce projet devient une ZAD, ce qu'il n'était pas jusqu'à aujourd'hui. On va le reprendre ce bois", a prévenu de son côté le président de L'EODRA, une association opposée à l'enfouissement des Déchets radioactifs, met en garde les pouvoirs publics. "A chaque fois qu'ils font une action de ce genre il y a des comités de soutien qui fleurissent dans tout l'hexagone", a-t-il lancé à Franceinfo.

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Enfouissement de déchets nucléaires : opération d'évacuation en cours sur la ZAD de Bure

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Les gendarmes ont été déployés tôt ce jeudi 22 février 2018 pour évacuer la ZAD de Bure (Meuse) où des opposants se sont installés pour lutter contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

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La gendarmerie nationale a débuté jeudi 22 février 2018 une opération d'évacuation du bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse). "Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", déclare sur son compte Twitter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

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Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares à côté de Bure, a annoncé le ministère de l'Intérieur. "Il y a toujours des gens dans les arbres dans des cabanes à 20 m de hauteur. Il y a eu plusieurs arrestations, au moins un hélicoptère survole le bois. Toutes les routes sont bloquées dans les villages alentours", a raconté à l'AFP un opposant au projet Cigéo présent sur place, ne souhaitant pas être identifié.

"Je ne veux pas descendre. Nous sommes là pour montrer qu'on ne veut pas qu'on empoisonne la Terre mère, on est dans un vieux chêne qui a vécu bien plus longtemps que nous", a déclaré par téléphone un autre opposant perché dans un arbre à 25 mètres de hauteur. La préfète de la Meuse a fait un premier point avec la presse sur place à 9h, tandis que Gérard Collomb doit s'exprimer sur le sujet en milieu de matinée en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu, qui a prévu de se rendre à Bure ce jeudi, a également prévu un point-presse à 14H30.

"Dans un Etat de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a écrit sur Twitter le secrétaire d'Etat. De son côté, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a déclaré sur Europe 1 qu'il était "bien normal que l'évacuation ait lieu" pour ne pas voir perdurer "une période de non droit" comme cela a pu être le cas ailleurs en France. Vendredi 16 février 2018 le Premier ministre Edouard Philippe avait affiché sa détermination à ne pas laisser "s'enkyster" les "Zad" ("zones à défendre") occupées par des militants, alors que l'exécutif s'est engagé à évacuer à l'issue fin mars de la trêve hivernale l'emblématique Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique).

"C'est absolument invraisemblable car la visite de M. Lecornu était prévue aujourd'hui. Il devait nous rencontrer demain en tant qu'opposants. C'est la sidération", a réagi une porte-parole du collection "Bure Stop" contactée par l'AFP. "C'est une situation inattendue, difficile à gérer", a-t-elle ajouté, expliquant que la propriété du bois Lejuc "est contestée", avec "des recours en cours déposés sur l'illégalité des travaux".

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir 500m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois. Saisi en référé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), le Tribunal de grande instance (TGI) de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du bois Lejuc. Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l'Andra.

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En attendant, on est bien loin des belles paroles et propos tenus, à l’époque, par un certain « Nicolas Hulot », alors écologiste soi-disant convaincu et militant parmi le mouvement écolo « E.E.L.V. »…

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En conclusion, je vous mets ceci, à la suite (ci-dessous) et en lecture, comme méditation à l’issue…

 

Bure - Soutenons Robin, mutilé par une grenade de la police

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Le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure a fait de ce bout de terre et de forêt un territoire assiégé. L’occupation militaire permanente et la résistance déterminée rythment depuis quelques années cette lutte contre l’industrie la plus meurtrière de France. Pendant la manifestation du 15 août dernier contre le centre de l’Agence nationale de déchets radioactifs, le site prévu d’enfouissement au milieu des champs fut rendu inaccessible par des escadrons de gendarmes mobiles.    Ils ne tireront pas à balles réelles ce jour là – des policiers et des gendarmes ont déjà brandi des armes à feu contre des manifestants ces derniers mois – mais feront encore usage de grenades explosives qui mutilent et tuent.

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La violence d’Etat, à chaque fois que des luttes conséquentes ont lieu, voudrait nous figer dans la stupeur. Mais c’est de la colère que nous éprouvons dans ces paysages d’une guerre qui ne dit pas son nom, lorsqu’un résistant est tué, comme Rémi Fraisse à Sivens, lorsque des manifestants sont mutilés pendant les luttes contre la loi  travail ou lorsque Robin P. a eu un pied déchiqueté à Bure, ce 15 août, à nouveau par une grenade assourdissante GLIF4. –

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Les tirs nourris ciblaient les manifestants en train de quitter le champ, l’une des grenades explosa projetant trois personnes à terre. L’évacuation fut difficile jusqu’à l’ambulance medic’, les gendarmes mobiles continuant à tirer sur les porteurs des personnes blessées à bout de bras ou sur un brancard. Une fois dans l’ambulance, la personne blessée criait de douleur et nous nous sommes pressés de nettoyer et protéger la plaie béante, constatant les débris de la grenade et les tissus brûlés de la chaussure et des vêtements, tout le dessus de pied ayant explosé. Près d’une trentaine d’éclats aux deux jambes lui faisaient terriblement mal. Nous avons évacué sans délai jusqu’aux pompiers déjà présents sur le village, appelés plus tôt pour une autre personne gravement atteinte par une autre grenade tirée à hauteur de tête.

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Les médias ne parlent que d’un blessé grave, Robin car l’autre personne a préféré cacher ses blessures, refuser les soins, taire son nom. Nous savons aussi que la police ne s’encombre pas de la procédure légale, et s’est introduite en force dans les services d’urgence,  pour relever des identités de camarades avec, dans certains cas, la complaisance inacceptable du personnel soignant, bien plus soumis à l’autorité qu’au secret médical. Robin, risquant une amputation du pied et opéré en urgence a dû faire face entre deux opérations, à deux reprises, à leur présence insistante   : perquisition et interrogatoire. Ils connaissent précisément les dangers que leurs tirs peuvent provoquer et anticipent ainsi toute plainte par la pression que ce soit sur les services hospitaliers et leur personnel ou sur les blessés directement.

Les autres bléssé-e-s, qui souffrent pour plusieurs semaines avec des traumatismes lourds (fracture osseuse, hémorragie interne, plaies; contusions) et des handicaps transitoires, sont innombrables, au risque de les banaliser.

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Photo: restes d'une chaussure de Robin après l'explosion de la grenade

Ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’il faudra tenir ensemble face à la déferlante de violences policières et leur piètre légitimation. Toute lutte conséquente fait face aujourd’hui à une militarisation dont l’exception devient la règle, jusqu’à l’intégration de l’état d’urgence dans la législation dite « ordinaire ». Et ce sont des techniques de médecine de guerre qu’il nous faut nous réapproprier, nos propres réseaux de soins qu’il faut densifier. Ce sont des protections physiques et des moyens de défense qui deviennent les garants de notre survie aujourd’hui dans les manifestations. Dans les luttes, dans les quartiers, nous sommes  face à une militarisation policière où les grenades GLI F4, les rafales ou l’armement nucléaire sont des marchés gigantesques que le gouvernement investit pour ne pas s’effondrer et exporter son «  savoir-faire en maintien de l’ordre  ». La dernière commande de grenades de tous types d’un montant de 22 millions d’euros, qui défraie la chronique depuis quelques jours, pourrait sembler une provocation par sa démesure, mais c’est la suite logique d’une stratégie d’étouffement des luttes que ce gouvernement craint dans les années à venir.

Nul ne peut douter que la contre-révolution qui se met en marche réveillera des luttes, des résistances et de nouvelles inventions. Ce cri élémentaire, « nous ne nous laisserons pas gouverner! » repris lors des luttes du printemps dernier va sans doute se multiplier dans les temps à venir. Et le contraste n’en sera que plus grand entre la vulgaire avidité de pouvoir d’un cover-boy, ex-banquier,  pantin de circonstance d’une furieuse entreprise de destruction, et ce qui se bâtit dans des terres libérées, dans les amitiés qui naissent avec les luttes et les grèves, dans l’hospitalité des exilés condamnés à l’errance, dans le soin que nous prenons les uns des autres.

L’historien de la résistance italienne Claudio Pavone, rapporte ces mots de Jemolo, un partisan antifasciste: « C’est singulier, cette terrible liberté de choix pour les plus grandes choses, et cette voie toute tracée pour les plus petites ».

Contre la bassesse du monde asphyxiant qu’ils veulent nous imposer, y compris par la puissance de feu de leurs polices, nous persévérons dans le choix de tracer des chemins qui nous amènent vers d’autres mondes.

Des medics de Bure et d’ailleurs

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Grenades ramassées dans un champ le 15 Aout après l'intervention de la police contre les manifestantEs

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