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Frappes en Syrie..Une partie de poker menteurs..

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Photo ci-dessus du breefing de Donald Trump durant ces frappes dans le bunker au sous-sol de la maison blanche à Washington.

Une confrontation pour un enjeu planétaire ?

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La Chine et la Corée du nord dans tout ça ? ..

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Pour les analystes, la discrétion de Pyongyang sur les frappes en Syrie en dit long

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Photo des célébrations du 106ème anniversaire de la naissance de l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Il Sung, datée du 15 avril 2018.

afp.com - KCNA VIA KNS

Au lendemain des frappes américaines, françaises et britanniques contre des sites présumés d'armes chimiques en Syrie, la Corée du Nord, son alliée de longue date, a organisé dans la rue des spectacles de danse pour célébrer l'anniversaire de son fondateur Kim Il Sung.

Les médias officiels se sont abstenus de tout commentaire jusqu'à mardi, trois jours après l'événement. Dans un entrefilet en dernière page, le journal Rodong Sinmun a reproché à Washington de s'être servi de "l'antiterrorisme comme excuse" pour cette opération.

Cette réaction du bout des lèvres tranche singulièrement avec la rhétorique utilisée un an plus tôt après une frappe américaine en Syrie ordonnée par le président Donald Trump. Le Nord avait alors condamné un "acte d'agression intolérable" qui prouve "plus d'un million de fois" le bien-fondé de son programme nucléaire.

A l'époque, les tensions étaient à des sommets après une série de tirs de missiles nord-coréens. L'opération avait été largement perçue comme un avertissement à Pyongyang.

Mais aujourd'hui, le pays reclus est en pleine offensive de charme et cherche à éviter la controverse dans un contexte de rapprochement dans la péninsule, expliquent des spécialistes de la région.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un se réunira en sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in la semaine prochaine, avant des entretiens avec M. Trump.

Depuis plus d'un mois, l'agence officielle KCNA ne mentionne quasiment plus les capacités nucléaires du pays. Contrairement à l'ordinaire, le Nord n'a pas descendu au lance-flammes les exercices militaires annuels entre Séoul et Washington.

Les journalistes étrangers en visite au Nord sont empêchés d'évoquer le sujet des relations entre Pyongyang, les Etats-Unis et le Sud, de même que des programmes militaires nord-coréens, normalement source de fierté nationale et donc peu polémiques.

- "Concessions" -

"Le Nord ne voudra pas pour l'instant faire de déclaration qui provoque les Etats-Unis", commente Kim Hyun-wook, professeur à l'Académie diplomatique nationale de Corée au Sud.

Pyongyang "veut rendre plus difficile pour les Etats-Unis de renoncer au dialogue et renouer avec leur ligne dure de sanctions et d'options militaires", ajoute-t-il. Une querelle diplomatique sur la Syrie pourrait compliquer les discussions pour fixer le lieu, la date et le menu d'un sommet.

D'après Andrei Lankov, du Korea Risk Group, il faut aussi prendre en compte l'opinion publique nord-coréenne.

"Pyongyang va faire des concessions aux Etats-Unis dans un avenir proche", dit-il à l'AFP. "Il sera plus difficile de justifier ces concessions si on rappelle constamment aux Nord-Coréens le caractère maléfique des impérialistes américains".

Les relations entre Pyongyang et Damas sont anciennes. Les deux pays ostracisés par les Occidentaux sur la scène diplomatique se soutiennent mutuellement.

Le Parti des travailleurs au pouvoir en Corée du Nord a adressé récemment à son homologue en Syrie un message de félicitations, se déclarant "très heureux" que sous le règne de Bachar al-Assad, "l'armée et le peuple syriens soient parvenus à de grandes réussites dans le combat pour protéger la dignité et l'intégrité territoriale du pays".

Le président syrien fut pour sa part l'un des deux seuls chefs d'Etat étrangers à envoyer des fleurs au festival Kimilsungia actuellement en cours à Pyongyang dans le cadre des célébrations autour de l'anniversaire de la naissance de Kim Il Sung.

- Orchidées mauves -

D'après une plaque apposée dans le hall des expositions, le dirigeant syrien a offert quatre exemplaires de cette orchidée mauve quand le dirigeant laotien Bounnhang Vorachith n'en présentait qu'un seul.

La Syrie comme le Nord sont tout deux accusés par l'Occident d'utiliser des armes chimiques. Dans le cas de Pyongyang, il s'agit de l'assassinat de Kim Jong Nam, le demi-frère de Kim Jong Un, en Malaisie en 2017.

Les deux pays coopèrent en matière militaire. Des spécialistes de l'ONU ont retrouvé des éléments sur une contribution nord-coréenne au développement du programme syrien d'armements chimiques.

Les dernières frappes occidentales ne manqueront pas de conforter le Nord dans l'idée qu'il a besoin de l'arme atomique pour se défendre contre les Etats-Unis, ajoutent les analystes.

Pyongyang évoque régulièrement le sort réservé à Saddam Hussein en Irak, comme lui compris dans "l'axe du mal" de George W. Bush, ainsi qu'au Libyen Mouamar Kadhafi, qui avait renoncé volontairement à son programme nucléaire, pour étayer sa position.

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L'Irak avait été envahi par une coalition emmenée par les Etats-Unis puis Saddam avait été pendu. Kadhafi avait été renversé et puis tué dans un soulèvement soutenu par l'Otan.

"Du point de vue nord-coréen, Washington peut toujours lancer une frappe si quelque chose lui déplaît", souligne Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk. "Raison de plus pour que le Nord s'oppose à la +dénucléarisation d'abord+".

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Syrie: pour Lavrov, l’attaque chimique présumée a été «mise en scène» avec l’aide d’un pays «russophobe»

Le chef de la diplomatie russe a déclaré avoir des « preuves irréfutables ».

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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié vendredi l’attaque chimique présumée en Syrie la semaine dernière de « mise en scène » à laquelle ont participé «  les services spéciaux d’un Etat  », non nommé mais désigné comme «  russophobe  ».

«  Nous disposons de preuves irréfutables qu’il s’agissait d’une nouvelle mise en scène, et que les services spéciaux d’un Etat actuellement en première ligne d’une campagne russophobe ont participé à cette mise en scène  », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse.

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Que veulent les Américains dans tout ça ?

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Les Américains veulent jouer des gros bras et faire une démonstration de force face à la Syrie et au régime d’Assad, mais surtout vis-à-vis de la Russie et de Poutine..

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Ces frappes ne sont qu’un symbole et une intention déguisée..

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Why do they strike Assad and bombed Syria ?

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Et un « Strike » hors caméras..

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Photo ci-dessus, rare photo de ces frappes dans le ciel Syrien, pour la partie nord-est de Damas et Homs..

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Une guerre d’usure, une guerre des nerfs, une guerre tactique et diplomatique sur l’échiqier Mondial et géostratégique comme géopolitique !

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The French - Quatar-Iran and Syria pipeline..

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Photo ci-dessus pour imager les frappes Américaines au profit des Jihadiistes..

(car cela a bel et bien existé..)

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Photo ci-dessus bombardements Russes sur l'enclave de la Ghouta.

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Photo ci-dessus d'hélicoptères Américains évacuant des jihadiistes de certaines enclaves, au nez et à la barbe des militaires Russes comme de l'armée régulière Syrienne, aidés en cela grâce à la C.I.A.;;

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Photo ci-dessus d'un soldat Américain, militaire des forces spéciales, faisant partie des agents de la C.I.A. déployés en Syrie.

Frappes en Syrie, guerre en Irak... Même combat ? 

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Une opération militaire déclenchée sans l'aval de l'ONU sur la base de "preuves" accablantes : cela vous rappelle l'intervention américaine de 2003 ?

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Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell plaide pour une intervention militaire en Irak devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York (Etats-Unis), le 5 février 2003. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

 

L'image est restée dans les mémoires. Le 20 janvier 2003, au Conseil de sécurité des Nations unies, Colin Powell agite devant les caméras du monde entier une fiole censée contenir de l'anthrax. A grand renfort de photos satellite, le secrétaire d'Etat américain l'assure : Saddam Hussein dispose d'"armes de destruction massive" et un "axe du mal" le lie à Oussama Ben Laden et Al-Qaïda. Le tout justifie aux yeux de l'administration de George W. Bush une intervention militaire en Irak.

L'ONU refuse de donner son aval à l'opération, mais la guerre en Irak est tout de même déclenchée. Le régime est renversé, Saddam Hussein capturé et exécuté. Les "armes de destruction massive", elles, ne seront jamais trouvées. Pas plus que les connexions entre la dictature irakienne et Al-Qaïda. Elles n'étaient qu'un mensonge, un prétexte fallacieux à un casus belli.

Quinze ans plus tard, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer les "preuves" de l'attaque présumée à l'arme chimique contre le fief rebelle de Douma, légitimant les frappes françaises, britanniques et américaines contre des installations du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, samedi 14 avril. L'histoire est-elle en train de se répéter ? Éléments de réponse.

Oui, le droit international n'a pas été respecté

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Dimanche, lors de son interview télévisée, Emmanuel Macron s'est prévalu d'une "légitimité internationale". A travers la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, "c'est la communauté internationale qui est intervenue", a fait valoir le chef de l'Etat. Les frappes sanctionnaient, selon les mots du président français, le "non-respect de l'interdiction des armes chimiques" par le régime de Bachar Al-Assad. Mieux, cette opération en Syrie s'inscrivait "dans une démarche qui est la lutte contre Daech" et "ensuite la nécessité de construire une solution politique".

Pour autant, ces frappes restent illégales au regard du droit international, d'après Karim Pakzad, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). "Comme George W. Bush en 2003, Emmanuel Macron n'a pas respecté la Charte des Nations unies", remarque-t-il, interrogé par franceinfo.

En vertu de l'article 42 du chapitre 7, aucun pays n'a le droit d'intervenir dans un autre pays sans résolution du Conseil de sécurité.

Karim Pakzadà franceinfo

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"Le président de la République présente cette attaque comme légitime, parce que trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité en ont approuvé le principe et y participent", pointe cet expert.

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Trois pays ne peuvent prétendre représenter à eux seuls la volonté unanime de la communauté internationale. Seule l'unanimité du Conseil de sécurité le peut.

Karim Pakzadà franceinfo

"En choisissant de dire que la majorité au Conseil de sécurité suffit, Emmanuel Macron rejette en quelques sortes le droit de veto, argumente encore le spécialiste. Certes le droit de veto est archaïque et bloque le fonctionnement du Conseil de sécurité, mais tant que ce droit existe et que la charte de l'ONU reste inchangée, outrepasser une résolution du Conseil de sécurité viole le droit international."

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies réuni le 14 avril 2018 au siège de l'ONU à New York (Etats-Unis) pour débattre des frappes occidentales en Syrie. (HECTOR RETAMAL / AFP)

Oui, les "preuves" font débat

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Emmanuel Macron assure que la France a "obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques avaient été utilisés" dans la ville de Douma, le mercredi 4 avrilet que ces dernières "pouvaient être attribuées au régime syrien". Reste qu'à aucun moment ces preuves n'ont été fournies par les autorités. Des inspecteurs internationaux ont bien été envoyés à Douma par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) mais dix jours après les faits présumés, les enquêteurs indépendants n'avaient toujours pas réussi à atteindre la ville.

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L'opposition doute de la pertinence de ces frappes..

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Pour l'heure, "les preuves ne sont pas très solides", observe Karim Pakzad"On n'aura jamais de preuves formelles", assure même Fabrice Balanche, géographe spécialiste de la Syrie.

On en a l'intime conviction, on sait très bien que Bachar Al-Assad utilise des armes chimiques et s'en est servi par le passé, mais devant une Cour pénale internationale, on serait bien embêté. Les Russes et les Syriens ne s'en privent pas pour jouer sur cette ambiguïté.Fabrice Balancheà franceinfo

L'expert doute aussi de la sincérité de la Russie, qui s'est engagée à "ne pas s'ingérer" dans le travail de la mission de l'OIAC, officiellement invitée par les autorités syriennes. "Les Russes sont tout à fait capables de faire disparaître les preuves. Et quand bien même les inspecteurs internationaux trouveraient des traces d'armes chimiques, il faudrait encore prouver que c'est bien le régime syrien qui s'en est servi cette fois-là", note-t-il.

Les Etats-Unis ont d'ailleurs pris les devants d'un éventuel échec de la mission de l'OIAC, laissant entendre qu'ils soupçonnaient déjà la Russie d'avoir manipulé le site de Douma pour empêcher la découverte de preuves. "Les Russes pourraient avoir visité le site de l'attaque. Nous craignons qu'ils ne l'aient altéré dans l'intention de contrecarrer les efforts de la mission de l'OIAC pour mener une enquête efficace", a déclaré Ken Ward, l'ambassadeur américain auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques.

Non, l'intervention militaire n'a pas la même ampleur

Les frappes occidentales contre la Syrie diffèrent de la guerre en Irak de 2003 par leur durée et par les moyens déployés. "On est dans une opération ponctuelle"confirme sur franceinfo le général Patrick Charaix, ancien commandant les forces aériennes stratégiques. "Il n'y a pas eu de déclaration de guerre, c'est une action vraiment limitée, approuve Karim Pakzad. La France n'a pas déclaré la guerre la Syrie, elle ne l'a pas envahie, elle n'a pas déployé de troupes au sol."

Les bombardements ont été aussi brefs qu'intenses. Une centaine de missiles ont été tirés dans la nuit de vendredi à samedi. Les Etats-Unis ont mobilisé des bombardiers stratégiques B-1B, un sous-marin nucléaire et trois destroyers. Côté français, ce sont 17 avions qui ont été engagés, notamment cinq Rafale et quatre Mirage 2000, ainsi qu'un sous-marin d'attaque et trois frégates. Le Royaume-Uni, lui, a mobilisé quatre chasseurs Tornado, 

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En Irak, il y avait 200 000 hommes sur le terrain et une large coalition. En Syrie, la coalition se réduit à trois pays et les frappes sont conduites à distance depuis des navires ou des avions.

Fabrice Balancheà franceinfo

Sans oublier que la guerre en Irak, déclenchée en 2003, a officiellement pris fin en 2011, soit huit ans plus tard.

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Un missile de croisière tiré depuis un navire français en Méditerranée en direction de la Syrie, dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. (ECPAD / AFP)

Non, l'objectif politique n'est pas le même

La différence n'est pas seulement sur la forme, elle est aussi sur le fond, relève Karim Pakzad : "En 2003, en Irak, George W. Bush a déclenché une guerre de grande envergure pour changer le visage d'un pays avec la volonté d'y instaurer la démocratie." "Les néoconservateurs américains étaient persuadés de pouvoir instaurer la démocratie par la force", poursuit Fabrice Balanche.

"En 2003, les Etats-Unis voulaient montrer leur 'hard power'. Il ne faut pas oublier que la guerre d'Irak a été déclenchée dans la foulée des attentats du 11-Septembre. Il y avait une ambiance très va-t-en guerre à Washington", continue le spécialiste. "Les Etats-Unis craignaient un soulèvement généralisé contre l'empire. Frapper Saddam Hussein, c'était refroidir les ardeurs des éventuels ennemis de l'Amérique. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, même chez les néoconservateurs qui pointent la responsabilité de Bachar Al-Assad dans l'expansion de l'Etat islamique. Après l'Afghanistan, la Libye, les Etats-Unis sont beaucoup plus réalistes."

Ce sont des frappes symboliques. Les frappes ont été négociées avec les Russes. Il n'y a eu aucune victime, de l'aveu même de Moscou, cela veut bien dire que les lieux ont été vidés avant les frappes.Fabrice Balancheà franceinfo

"L'objet est de dissuader les usages d'armes chimiques, que ce soit en Syrie ou ailleurs"confirme Jean-Marc Lafon, cofondateur de l'institut Action résilience et observateur des conflits au Proche-Orient. "Depuis 2013, à chaque fois qu'un usage d'armes chimiques a lieu, on parle de 'ligne rouge' et il ne se passe pratiquement jamais rien. De ce point de vue-là, effectivement, si l'on voulait restaurer cette capacité à être dissuasif, il fallait faire quelque chose."

En Syrie, "les frappes ne vont rien changer en terme stratégique de rapport de force sur le terrain. Le régime syrien est en train de gagner la guerre", juge aussi Karim Pakzad.

En revanche, ces frappes vont changer le rapport de force entre les occidentaux et les alliés du régime syrien : l'Iran et la Russie.

Karim Pakzadà franceinfo

L'opération des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France permet donc à Washington de bomber le torse face à Moscou et Téhéran. 

"L'objectif pour Donald Trump est aussi de montrer qu'il n'est pas un faible, de se démarquer de Barack Obama qui avait renoncé à la dernière minute à frapper la Syrie", estime Fabrice Balanche"Il se paie même le luxe de passer pour un tacticien : il compte retirer les troupes au sol avant les élections de mi-mandat, en novembre, mais il les remplace par des frappes depuis les airs et la mer, sans risquer la vie de GI."

So than in Irak it’s just an oilfield and gas pipeline problem..

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Comme pour l’Irak, en fait, il ne s’agit là que de conflits d’intérêts pour le pétrole en Syrie, mais aussi et surtout pour le nouveau projet de pipeline devant traverser la Syrie !

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The French - Quatar-Iran and Syria pipeline..

 

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Les cibles et dégats..

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La participation à ces frappes..

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A perfectly executed strike last night. Thank you to France and the United Kingdom for their wisdom and the power of their fine Military. Could not have had a better result. Mission Accomplished!

Une parfaite exécution de l’attaque la nuit dernière. Merci à la France et à l’Angleterre pour leur paricipation et le pouvoir de leurs moyens militaires. Nous ne pouvions espérer meilleur résultat. Mission accomplie !

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Une manière déguisée et habile de contourner le feu vert de la Commission de Sécurité du Conseil de Sécurité de l’O.N.U.

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Macron sur les frappes en Syrie : des missiles pour "ouvrir le dialogue"..

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Repris par le régime syrien, la Ghouta orientale était l'ancien "poumon vert" de la capitale. (Crédits : Reuters)

Emmanuel Macron s'est présenté, dimanche, comme étant au cœur du jeu diplomatique mondial et a vanté le caractère juste de sa politique face aux critiques lors d'un entretien télévisé musclé, son deuxième en quatre jours.

(Article publié le 16 avril à 11h20, mis à jour à 13h20 avec l'infographie de notre partenaire Statista)

C'est en tant que chef de guerre qu'Emmanuel Macron a d'abord du s'expliquer, hier soir, face aux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, dans le foyer du palais de Chaillot. Un lieu symbolique, car c'est entre ces murs que s'est tenue, à deux reprises, l'Assemblée générale de l'ONU, respectivement en 1948 et 1852, et où a été adoptée la Déclaration universelle des droits de l'Homme, le 10 décembre 1948.

Sans hésitation, le président a ainsi défendu les frappes françaises, américaines et britanniques menées le 14 avril contre des sites du régime syrien à Douma, ex-enclave rebelle de la Ghouta orientale, hors du cadre des Nations unies, et s'est présenté comme étant au cœur du jeu mondial.

"Nous avons la pleine légitimité internationale", a dit le chef de l'État, car le droit a été bafoué par l'utilisation d'armes chimiques.

Cette décision aurait été prise dès le lendemain de l'attaque chimique sur la foi de preuves, selon lui, attestées, et "conformément à (ses) engagements". Il cite pour cela la résolution non respectée de l'ONU datant de 2013 pour le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

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(La majorité des pays ont signé la Convention contre les armes chimiques dès 1993, mais trois pays n'y ont toujours pas adhéré : l'Egypte, le Soudan et la Corée du Nord. Un graphique de notre partenaire Statista)

Pas de déclaration de guerre à Bachar al-Assad

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Lors de l'interview télévisée d'hier soir, Jean-Jacques Bourdin s'interroge : "Peut-on obtenir la paix par un acte de guerre ?" Emmanuel Macron répond pas la négative, en précisant "qu'on obtient pas la paix en faisant des bombardements", tout en restant clair sur son objectif : préparer la transition politique à Barchal al-Assad.

"La France n'a pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad. Nous avons œuvré pour que le droit international ne soit plus violé, ainsi que les résolutions de l'ONU", affirme-t-il. "Nous préparons une solution politique" en Syrie afin de "permettre une transition", précise-t-il.

Macron a "convaincu" Trump de rester en Syrie. Vraiment ?

Emmanuel Macron n'a pas manqué de vanter son influence en expliquant avoir convaincu le président américain Donald Trump de maintenir ses troupes en Syrie, et de ne frapper que des sites chimiques. Mais quelques heures seulement après l'interview télévisée, la Maison Blanche s'est fendue d'un communiqué qui dit l'inverse.

La mission américaine n'a pas changé : le président a été clair sur le fait qu'il veut que les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible", a dit sa porte-parole, Sarah Sanders.

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Pour autant, les États-Unis ont aussi fait savoir qu'ils ne retireraient pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n'auront pas été atteints, à savoir "écraser" le groupe État islamique (ISIS), avoir la certitude qu'aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière constituer une menace pour les intérêts américains et être en mesure de surveiller les activités iraniennes. Le journaliste Edwy Plenel n'a d'ailleurs pas manqué de souligner que l'engagement des Américains en Syrie est surtout motivé par leurs divisions profondes avec l'Iran, notamment sur la question du nucléaire iranien.

Poutine prédit le chaos en cas de nouvelles frappes en Syrie

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Cela étant, Emmanuel Macron a ajouté dialoguer de façon franche avec le président russe Vladimir Poutine, expliquant qu'il lui avait dit qu'il était complice de l'utilisation de ces armes chimiques par le régime syrien qu'il protège. Selon lui, les Russes « testent les lignes rouges »*, pariant sur la faiblesse des démocraties.

* Ils n’ont pas besoin de les tester, ils les connaissent par cœur, surtout Poutine..

"Bien sûr qu'ils sont complices, ils n'ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l'incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l'utilisation d'arme chimique (...)"

Selon lui, ces frappes auraient permis à l'Occident de marquer des points face à la Russie et à gagner de la crédibilité en faisant respecter la ligne rouge qui avait été édictée notamment par Paris. Pour autant, dimanche, le président russe avait fermement condamné cette intervention en Syrie, estimant que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un "chaos mondial". Malgré ce contexte tendu, Emmanuel Macron se rendra bien à Saint-Petersbourg fin mai à l'occasion d'un forum économique, dans le cadre de la ligne diplomatique qu'il prône depuis le début de son quinquennat et qui consiste à "parler à tout le monde".

Séparer Ankara et Moscou

Les premiers effets diplomatiques des frappes militaires coordonnées commencent donc à se faire sentir, veut-on croire à Paris. Le président a aussi estimé qu'elles avaient permis, en divisant Ankara et Moscou, de fissurer le trio du processus d'Astana (Russie, Turquie et Iran), un processus lancé en 2017 en parallèle aux tentatives de négociations de Genève conduites par l'ONU.

Les Turcs ont "condamné les frappes chimiques" sur Douma et ont "soutenu l'opération que nous avons menée", a-t-il souligné, au lendemain d'un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Tout l'enjeu aujourd'hui est de pouvoir convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de la table des négociations.

En tout cas au niveau européen, la situation en Syrie sera l'un des points abordés par les ministres européens des Affaires étrangères lors d'un conseil qui se tient ce lundi au Luxembourg.

 (Avec Reuters)

Frappes en Syrie : «Pas le prélude d’une guerre», assure Edouard Philippe

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Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 16 avril. Photo Albert Facelly pour Libération

Le Premier ministre s’est exprimé lundi à l’Assemblée avant un débat sans vote des députés.

Trois jours : c’est, selon la Constitution, le délai dont dispose l’exécutif pour «informer» le Parlement après toute intervention des forces armées à l’étranger. Après les frappes françaises, américaines et britanniques en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, Edouard Philippe s’est acquitté de ce devoir lundi après-midi devant les députés. Défendant la légitimité d’une intervention menée sans accord de l’ONU«L’attitude d’obstruction d’un Etat n’a pas permis à cette démarche d’aboutir», a souligné le Premier ministre depuis la tribune de l’Assemblée, désignant par là la Russie, «qui a posé douze vetos sur le dossier syrien, dont six sur le seul dossier chimique».

«Tactiques marécageuses»

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Photo ci-dessus de Mr. Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères) fin connaisseur des dossiers "chauds"..

Le discours du Premier ministre ouvrait un débat sans vote des députés, qui a révélé l’absence de consensus autour des frappes. Assurant le Premier ministre du «soutien sans faille» du groupe La République en marche, son président, Richard Ferrand, a balayé les«tactiques marécageuses et parallèles infondés» de l’opposition :«Depuis samedi, nous entendons ceux pour qui cette opération militaire serait de trop ou inutile ou insuffisante. Les premiers condamnent sans rien proposer et choisissent le silence contre l’action, les vociférations pour ne rien faire. Nous préférons la France qui agit pour une Syrie insoumise et libre.»

Ces griefs n’ont pas manqué de se faire à nouveau entendre. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a dénoncé «une occasion manquée», jugeant que si les frappes ont été «une réussite opérationnelle», «rien ne dit qu’elles sont une réussite politique». Si l’article 35.2 de la Constitution a bien été respecté par le gouvernement, reconnaît-il, Jacob a déploré que le débat de ce lundi n’ait pas été suivi d’un vote. «Un vote de la représentation nationale donne de la force au président de la République, qui ne s’appuie pas sur la force du droit international», a-t-il recommandé, ajoutant qu’en «décidant seul une intervention sans mandat de l’ONU, [Emmanuel Macron] a franchi une ligne et nous le regrettons». Jacob a par ailleurs estimé que «rien n’interdisait d’organiser un débat avant les frappes». Ce à quoi le Premier ministre a rétorqué, dans sa réponse aux parlementaires qui concluait le débat : «Dans une opération militaire, l’effet de surprise (peut) avoir un effet, une valeur, un intérêt.»

Plus interrogative qu’hostile, Valérie Rabault a, elle, rappelé que «la France a agi sans ses partenaires de l’Union européens ». La présidente du groupe Nouvelle Gauche a interrogé le Premier ministre sur une éventuelle sollicitation des autres Etats membres : «Si oui, les autres pays ont-ils refusé ? Et sinon, pourquoi ne pas les avoir associés ?» Mais c’est surtout ce premier paradoxe que la socialiste a relevé : «Agir à la fois pour le droit international et hors de ce cadre juridique», contre l’emploi d’armes chimiques, conformément à la résolution de l’ONU, mais sans mandat explicite des Nations unies.«Où le système est-il renforcé si l’impunité prévaut en matière d’armes chimiques ?» lui a renvoyé Edouard Philippe.

«Nid de frelons»

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Une opération hors du feu vert de l’ONU qui constitue pour Jean-Luc Mélenchon, «sans doute le plus important porté à (la) diplomatie»française. «Toutes opinions confondues, les Français disent que ceux qui ont recours aux armes chimiques doivent être châtiés», a convenu le président de la France insoumise, mais «nous sommes intervenus sans preuves». «Nous ne pouvons nous contenter de dire que seule la morale guide nos pas. Nous ne pourrons pas non plus faire croire que nous sommes uniquement mus par le désir de faire respecter les résolutions de l’ONU», a tonné le député de Marseille, demandant à Edouard Philippe les mesures prises «pour éviter l’escalade», tandis que les frappes ont eu lieu, selon lui, «dans le pire nid de frelons de la planète».

Puis le communiste Jean-Paul Lecoq a, lui, condamné le «suivisme français» et regretté «que le président de la République nous ait entraînés dans le sillage belliciste» de son homologue américain, Donald Trump. «Entendre un député communiste critiquer l’emploi de la force par les Etats-Unis, la France, et la Grande-Bretagne, face à un allié de la Russie nous [renvoie] à une grammaire qui aurait pu sembler ancienne», a taclé ensuite Edouard Philippe. Le Premier ministre s’est défendu de tout «suivisme» de Paris, rappelant qu’Emmanuel Macron avait formulé sa «ligne rouge» sur le recours aux armes chimiques, dès juillet 2017 et en présence de Vladimir Poutine. Relevant les désaccords exprimés sur les bancs de l’opposition, le chef du gouvernement a voulu les assumer : «Le consensus n’est pas un objectif en soi. On doit conduire la marche du pays en ayant conscience des intérêts du pays et de l’idée que l’on se fait de la République. Et cette idée n’est pas forcément consensuelle.»

Laure Equy Dominique Albertini

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SYRIE - "Une bonne partie" de l'arsenal chimique syrien "a été détruit" par les frappes occidentales menées en Syrie samedi 14 avril, d'après Jean-Yves Le Drian. Le ministre des Affaires étrangères a assuré que les tirs ciblés des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni ont permis "d'atteindre les objectifs fixés" et de fragiliser la capacité du régime syrien à développer des armes chimiques, une semaine après une attaque chimique présumée qui a fait plus de 40 morts dans la Ghouta orientale.

Trois sites étaient spécifiquement visés par les frappes: un "centre de recherche, de développement, de production et de test de la technologie chimique et biologique" au nord de Damas, un "entrepôt d'armes chimiques" dans la province de Homs et un "entrepôt dédié aux équipements d'armes chimiques et un important poste de commandement", à proximité. Mais tous les tirs français se sont concentrés sur les deux sites de la région de Homs.

Plusieurs agences de presse ont diffusé des images des dégâts sur le site du centre de recherche de Damas. Elles ont été prises lors d'une visite organisée pour les médias par le ministère de l'Information syrien. D'après l'agence de presse officielle syrienne Sana, la destruction du centre de recherches a "entraîné la destruction d'un centre de formation et de laboratoires scientifiques".

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Photo ci-dessus un soldat Syrien filme le Centre de recherches scientifiques de Damas complètement détruit par les missiles occidentaux.

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Un soldat syrien filme les décombres du centre de recherches scientifiques de Damas, le 14 avril.

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Un pompier syrien dans les décombres du Centre de recherches scientifiques de Damas, le 14 avril.

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Les décombres du Centre de recherches scientifiques de Damas, le 14 avril.

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Des soldats syriens inspectent les décombres d'un bâtiment décrit comme une partie du centre de recherches scientifiques au nord de Damas, le 14 avril.

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Les dégâts sur un bâtiment faisant partie du Centre de recherches scientifiques de Damas, le 14 avril.

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Un bus détruit près des décombres du Centre de recherches visé par les frappes à Damas, le 14 avril.

 

Information et désinformation..

Méfions nous des révélations U.S. avec, parfois, des photos satellites truquées et montages photos diverses comme vidéos..

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( nobody is perfect, but we do our best..)

Personne n’est parfait mais, nous faisons de notre mieux..

 

Des images avant/après des sites visés à Homs

Le lieutenant général Kenneth F. McKenzie Jr, directeur du Comité des chefs d'état-major interarmées américain, a par ailleurs dévoilé samedi au Pentagone, siège du département de la défense aux États-Unis, les photos avant/après des sites visés par les frappes des Occidentaux.

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Le directeur du Comité des chefs d'état-major interarmées américain, Kenneth F. McKenzie Jr., diffuse des images avant/après des lieux ciblés par les frappes des Occidentaux.

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Le lieutenant général McKenzie Jr. montre les images avant/après du dépôt d'armes chimiques de Him Shinshar, près de Homs.

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Le lieutenant général McKenzie Jr. montre les images avant/après du centre de stockage et de commandement de Him Shinshar, près de Homs.

 

Samedi, le chef d'état-major américain, le général Joe Dunford, a expliqué que les États-Unis avaient "estimé" que l'entrepôt d'armes chimiques près de Homs, en photo ci-dessus, était l'endroit où se trouvait "principalement le gaz sarin syrien et des équipements précurseurs de production".

Les sites d'information américains de CNN et du Washington Post donnent également un aperçu, grâce à des images satellites, des dégâts causés par les frappes.

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Nous somes toujours dans une guerre d’informations et de désinformation..

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MARDI 17 AVRIL 2018

 

Syrie : Le coût d’une nuit de frappes..

La France a tiré pour la première fois des missiles de croisière navals à 2,86 millions d'euros pièce

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Neuf avions de chasse, cinq frégates de premier rang, et pour la première fois, des tirs de missiles de croisière navals: la France a mobilisé d'importants moyens pour frapper des "sites de production et de stockage d'armes chimiques" du régime syrien, aux côtés de ses alliés américain et britannique.

Paris a tiré douze missiles de croisière sur la centaine ayant visé la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, à partir de 3 heures à Paris, (4 heures en Syrie), selon les informations fournies par l'Élysée et le ministère des Armées.

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Parmi eux, trois missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1000 km et d'une précision de l'ordre du mètre, ont été tirés par une frégate multimissions (FREMM). Une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle. Paris rejoint ainsi le club fermé des pays disposant, comme les États-Unis (avec le Tomahawk) ou la Grande-Bretagne, de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre.

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Ces missiles, développés par la groupe français MBDA, sont très coûteux, souligne BFMTV. D'après la loi de finance de 2015, sur laquelle la commande de ces missiles est enregistrée, chacun d'eux coûte 2,86 millions d'euros, deux fois plus cher que le Tomahawk américain (1,5 million d'euros selon un rapport du sénat américain).

Ce missile, long de près de sept mètres et d'une portée de 1000 kilomètres peut être lancé depuis un navire ou depuis un sous-marin.

Au total, en Méditerranée, Paris a déployé trois FREMM (sur les cinq actuellement en service dans la Marine), une frégate anti sous-marine, une frégate antiaérienne et un pétrolier... (selon le Huffington Post)

 

Les réactions dans le Monde suite à ces frappes en Syrie..

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Une analyse selon Sputnik News..

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Regret, déploration, et autres subtilités de langage… diplomatique. Les pays du Maghreb se sont prêtés à un jeu délicat en se prononçant sur les frappes occidentales contre la Syrie. En jeu, concilier des questions de principe avec le jeu de grandes puissances que l’on ne veut pas incommoder, mais aussi une opinion publique souvent déchaînée.

Au Maghreb, la nuance demeure le meilleur vecteur des principes diplomatiques. Le plus prudent aussi. L'Algérie, le Maroc et la Tunisie ont tous affiché une forme de réprobation vis-à-vis des frappes occidentales contre la Syrie. En prenant la précaution, aussi, de rappeler qu'ils étaient contre l'utilisation des armes chimiques. Et en enveloppant le tout de quelques nuances supplémentaires.

Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a «regretté» les bombardements de Washington, Londres et Paris, tout en précisant que son pays était opposé à l'usage des armes chimiques… Sauf que rien n'est encore établi, puisque les frappes se sont déroulées

«au moment où toute la communauté internationale attendait plutôt l'envoi d'une commission d'enquête pour évaluer où vérifier toutes ces informations relatives à l'usage des armes chimiques, que l'Algérie avait dénoncées», a souligné Ahmed Ouyahia dans une conférence de presse.

Le titre d'un communiqué du Ministère marocain des Affaires étrangères annonce la couleur. Celle du regret de la dégradation de situation au Moyen-Orient, «notamment l'escalade militaire en Syrie». Le lead du même document apporte une nuance chromatique: en invoquant le droit international, le Royaume chérifien condamne l'usage des armes chimiques. En outre, tout en appelant à une solution politique, Rabat relève que

«Le timing choisi pour cette escalade, à la veille d'échéances arabes importantes, et l'absence de consultations appropriées habituelles, risquent de susciter interrogations, incompréhensions et indignation au niveau des opinions publiques», poursuit le communiqué de la diplomatie marocaine.

La Tunisie, enfin, a exprimé sa «sa grande inquiétude et sa profonde préoccupation», après l'escalade militaire occidentale en Syrie, en prenant parti pour une solution politique. Tout en réaffirmant son «refus catégorique de l'utilisation de toutes sortes d'armes interdites», chimiques en l'occurrence, la diplomatie tunisienne apporte une nouvelle nuance: le refus de l'utilisation des armes interdites est un principe qui prévaut à l'encontre de tous, c'est à dire, «quelle que soit la partie qui en fait usage»…

Si ces positions expriment bien, selon de nombreux observateurs, un attachement à certaines constantes diplomatiques, elles évitent surtout d'incommoder les uns ou les autres, alors que la guerre en Syrie se prête à des polarisations complexes. Si l'Algérie fait de la non-ingérence une question de principe, pour le Maroc et la Tunisie, on revient de loin. Pour le premier, on se rappellera le recadrage «inédit» apporté par un ministre des Affaires étrangères, nommé par le Roi, à son chef du gouvernement, l'islamiste Abdelilah Benkirane. Dans une interview en date de novembre 2016, celui-ci s'en était pris au «régime syrien», l'accusant de «dépasser toutes les limites», avec «le soutien de la Russie».

Maroc : un ministre recadre le chef du gouvernement après ses propos sur la Russie

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Rencontre à Moscou en 2016 entre le président russe Vladimir Poutine et le roi marocain Mohamed VI du Maroc.

Au pouvoir depuis deux mois, le chef islamiste du gouvernement marocain a déclaré que la Russie détruisait la Syrie. La diplomatie étant la chasse gardée du roi, le ministère des Affaires étrangères a rectifié la position du royaume sur le sujet.

Dans une déclaration au ton apaisant, le ministère marocain des Affaires étrangères a tenté de décrisper les relations entre le royaume chérifien et la Russie : «[Le Maroc] respecte le rôle et l’action de la Fédération de Russie [en Syrie] comme sur d’autres questions internationales.»

«Il faut dire que le royaume, qui est l'un des principaux partenaires commerciaux de la Russie (3 milliards de dollars d'échange en 2017) dans la région, œuvre activement depuis quelques années à se rapprocher de Moscou… et fait de son mieux pour ne pas incommoder l'allié russe.», commente le site Middle East Eye.

Pour la Tunisie, c'est plutôt, un renouement avec les constantes traditionnelles de sa diplomatie qu'on préfère mettre, de plus en plus, en avant, après les «égarements» de la période de transition politique. À cette époque, en février 2012, Tunis avait accueilli la première réunion de la «Conférence internationale des Amis de la Syrie». Plusieurs centaines, voire quelques milliers de jeunes gens, auraient également bénéficié de facilités pour partir rejoindre les rangs des «Moudjahidines». L'implication d'officiels ou de personnalités politiques fait l'objet, depuis plus d'un an, d'une enquête parlementaire. Dirigée par la députée Leila Chettaoui, la commission d'investigation sur le départ de jeunes Tunisiens vers l'Irak et la Syrie, est toutefois, aujourd'hui, au point mort.

Les partis politiques au pouvoir s'alignaient, peu ou prou, sur les positions officielles. En Tunisie, Imed Khemiri, porte-parole du parti Ennahda, associé à Nida Tounes dans la conduite des affaires, a déclaré que la position de son parti «est celle du Ministère des Affaires étrangères». Une mise au point qui s'était avérée nécessaire, après une déclaration controversée du président de ce parti islamiste. Les formations politiques de l'opposition, par contre, ne font pas dans la dentelle. «L'agression tripartite» est tantôt «un crime de guerre», tantôt un «un complot» contre la Syrie et son gouvernement. Le patron de la puissante Centrale syndicale UGTT ira jusqu'à évoquer «un grand décalage» entre la position gouvernementale et celle des Tunisiens.

«Cette position, où l'on fait état de sa préoccupation, n'est pas celle du peuple tunisien, qui condamne et dénonce avec force, comme vous l'avez entendu, cette agression brutale contre notre peuple en Syrie», a déclaré Noureddine Taboubi, au micro de la radio privée Diwan FM.

Après les frappes en Syrie, l’amertume des opposants à Damas

Nombre d’opposants au régime de Bachar Al-Assad ont observé les bombardements contre les sites de production et de stockage d’armes chimiques avec des sentiments mêlés.

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Un soldat syrien éteint les flammes dans les décombres du Centre d’études et de recherches scientifiques (SSRC), à Damas, le 14 avril. LOUAI BESHARA / AFP

« Imaginer que les frappes occidentales pourraient infléchir le cours du conflit, c’est comme imaginer que l’on pourrait soigner un cancer avec une aspirine. » Cette formule imagée est de Rabie Nasser, le directeur d’un centre d’études syrien, installé à Beyrouth (Liban). Comme la plupart des opposants au régime de Bachar Al-Assad, cet exilé a observé les bombardements du samedi 14 avril, contre les sites de production et de stockage d’armes chimiques syrien, avec des sentiments mêlés.

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S’il se félicite que les missiles américains, français et britanniques ont réaffirmé l’interdiction de l’emploi de substances toxiques sur les théâtres de guerre, il rappelle aussitôt que « 95 %, et même plus, des civils syriens tués dans le conflit, l’ont été par des armes conventionnelles et non chimiques ». Selon lui, même à supposer que les capacités des forces gouvernementales dans ce domaine aient été durablement endommagées ou que l’intervention des alliés dissuade Damas de refaire usage de gaz létal, ce qui reste dans les deux cas à vérifier« le rapport de force reste très largement en faveur du régime et de ses alliés russe et iranien ».

« On aurait bien aimé que les frappes soient élargies à des bases militaires iraniennes ou à des symboles du régime, convient Abdul Ahad Astepho, membre de la Commission des négociations, le bras diplomatique de l’opposition syrienne. Ce régime ne fonctionne qu’aux menaces. »

Mainmise du trio russo-irano-turc

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Ce nouveau sursaut occidental risque cependant de se heurter, comme les précédents, à un veto de Moscou. Et, plus largement, à la mainmise du trio russo-irano-turc sur les affaires syriennes. « Les vraies négociations, elles ne se mènent pas à Genève, elles se mènent entre ces trois pays, qui sont les trois garants du processus d’Astana », relève Rabie Nasser, en référence aux discussions sous l’égide de Moscou, dans la capitale kazakhe, concurrentes non déclarées de celles de Genève.

« De Mistura et Genève ont été mis au frigo, reconnaît Abdul Ahad Astepho. La Russie a kidnappé la solution politique. » Et bien qu’en position de force, Moscou ne semble toujours pas prêt à forcer la main de son protégé syrien. Laformation d’un comité chargé de réformer la Constitution, seul résultat du Congrès du peuple syrien organisé par le Kremlin, à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, au mois de janvier, se heurte au refus de coopérer manifeste de Damas.

Violents bombardements

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Durant le week-end des 14 et 15 avril, le pouvoir syrien a d’ailleurs veillé à démontrer que l’attaque occidentale ne changeait rien à ses plans. A Damas, des forces ont commencé à se masser en prévision de la reconquête du camp de Yarmouk, tenu par l’organisation Etat islamique, et de trois autres faubourgs de la banlieue sud aux mains de factions rebelles. Il s’agit des ultimes secteurs des environs de la capitale à échapper aux troupes loyalistes.

De violents bombardements ont aussi secoué les provinces d’Homs et d’Hama, où l’insurrection contrôle encore quelques petites poches. Les casques blancs, l’organisme de premier secours en zones rebelles, ont comptabilisé 28 frappes aériennes, dimanche, sur ces régions. « Pour masquer les coups qu’il a reçus, le régime se livre à une escalade, sur le terrain et dans la rhétorique », dit le syrien Mazen Ezzi, journaliste au site d’informations Al-Modon.

Les raids de samedi sont désormais qualifiés d’« agression tripartite », une formule utilisée par l’Egypte de Nasser pour désigner l’attaque franco-anglo-israélienne de 1956 sur Suez. En ranimant le souvenir de cette expédition coloniale honnie, les dirigeants syriens espèrent redorer leur blason dans le monde arabe.

Frappes en Syrie : qu'est-ce que la "légitimité internationale" avancée par Macron ?

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Après les frappes menées tôt, samedi, la France veut trouver une réponse politique à la crise syrienne.@ FRANCOIS GUILLOT / AFP / POOL

Pour justifier les frappes françaises en Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi, le chef de l’État s’est appuyé sur un concept juridique aux contours flous. 

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Lors de son interview télévisée, dimanche soir, Emmanuel Macron a revendiqué "la pleine légitimité internationale" de la coalition entre les Français, les Américains et les Britanniques pour lancer les frappes sur la Syrie, samedi matin. "La résolution dite 2118 rappelle l’interdiction d’utilisation d’armes chimiques. Nous sommes intervenus dans le cadre strict de cette légitimité internationale", a-t-il indiqué. Pourtant, l’opposition ne cesse de dénoncer une action inopportune et illégale, menée sans un mandat de l’ONU.

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Cette "légitimité internationale" repose-t-elle sur un texte précis ?

Pas tout à fait. Pour cette intervention, c’est le droit international incarné par l’ONU qui s’applique. Or, celui-ci, via le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, mentionne entre autres trois cas dans lesquels un pays peut user de la force vis-à-vis d'un autre. Première possibilité, il faut que ce dernier le demande à un autre, comme la Syrie l’a demandé à la Russie pour lutter contre les forces rebelles. Deuxième cas, si le pays s’estime en position de légitime défense, il peut riposter, ce qui n’est pas le cas dans le dossier syrien. Enfin, cela peut passer par un mandat de l’ONU et ce fameux chapitre 7. "Le chapitre 7 a un sens clair, c'est le recours à des mesures militaires pour contraindre ceux qui menacent la paix et la sécurité internationale", a expliqué Jean-Yves Le Drian dans le Journal du dimanche.

Sur quelle base juridique les trois États ont-ils agi ?

Les responsables de l’opposition ont abondamment critiqué l’absence de mandat de l'ONU pour lancer des frappes en Syrie. En réalité, il n’y a eu aucun vote à l’ONU avant les frappes. La Russie, alliée de Bachar al-Assad, l’aurait très vraisemblablement bloqué. Emmanuel Macron s’appuie donc sur la violation par la Syrie de la résolution 2118, votée en septembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

À l’époque, cette résolution visait à contraindre le président syrien à détruire l’arsenal chimique du régime. Sauf qu’elle ne permettait pas, en soi, de déclencher l’usage de la force par la coalition occidentale en cas de non-respect de cette injonction : une autre résolution était nécessaire pour cela. Autrement dit, dans l’urgence, le gouvernement s'est appuyé sur une résolution vieille de cinq ans et incomplète pour agir. Autre problème : la résolution 2118 prévoyait une action du Conseil de sécurité, et non des États membres.

Comment l’exécutif se justifie-t-il ?

Pour gagner la bataille de l’opinion, l’exécutif met depuis en avant le blocage diplomatique de la Russie. "La France veut un multilatéralisme efficace. Or, l’attitude d’obstruction d’un État n’a pas permis à cette démarche collective d’aboutir. La Russie a posé 12 veto sur le dossier syrien dont 6 sur le seul dossier chimique", a dénoncéÉdouard Philippe lors du débat sans vote à l’Assemblée nationale, lundi après-midi. Dans le même temps, l’exécutif s’est félicité du "rejet massif" par le Conseil de sécurité des Nations unies, samedi, du projet de la Russie de condamner l’intervention de la coalition. Dimanche soir, Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé que c'était "la communauté internationale qui est intervenue" en Syrie, samedi.

Parallèlement, la France tente de mener à bien un nouveau projet de résolution qui pourrait inclure la Russie. Selon Le Monde, le texte encore provisoire viserait à relancer un mécanisme d’enquête indépendant et impartial sur la présence d’armes chimiques en Syrie. Il reprend aussi en partie les termes de deux autres résolutions, 2401 (pour une trêve immédiate et la reprise de l’aide humanitaire) et 2254 (pour une nouvelle Constitution et des élections libres en Syrie), a expliqué lundi après-midi Édouard Philippe.

Une situation comparable à l'Irak en 2003 ?

La France aurait-elle dû refuser d'intervenir en Syrie, comme elle l'avait fait en 2003 ? À l'époque, l'exécutif avait refusé de se joindre aux frappes américaines en Irak, dont le régime était accusé par Washington de détenir des armes de destructions massives. "On sait, avec des preuves françaises, qu'il y a utilisation d'armes chimiques. (…) La comparaison est tout simplement ridicule. Dans le cas de l'Irak, il n'y avait pas eu d'agression. Dans le cas présent, c'est totalement différent. Il y a agression : contre le peuple syrien, avec des armes chimiques, et contre le droit le plus fondamental, le droit international qui interdit le recours à ces armes", a répondu lundi sur Europe 1 Bruno Le Maire, alors que l'opposition notamment de droite dénonce une intervention inopportune. 

 

Macron devant le Parlement Européen à Strasbourg

 

"Regardons nos principes en face" : Macron s'emporte contre ceux qui critiquent les frappes en Syrie

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Trois jours après les frappes contre la Syrie au côté des USA et du Royaume Uni, le président Macron a, une nouvelle fois, assumé l'opération militaire. Le ministre de la Défense a, lui, assuré qu'en cas de nouvelle attaque chimique, la riposte française serait identique.

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En 2015..

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Le plan américain pour anéantir la Russie en Syrie..

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L’unique objectif de Washington en Syrie est de destituer Bachar Al-Assad et de le remplacer par une marionnette américaine capable de mettre en œuvre le plan de Qatar Petroleum (soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis), pour remplacer le russe Gazprom sur le marché européen du gaz naturel et du pétrole brut. C’est l’opposition de Bachar Al-Assad à ce plan qui a déclenché l’utilisation de forces extérieures et la guerre civile de la Syrie.

Pourquoi les Américains ont perdu le match en Syrie ? Quelques éléments de réponse

De ce point de vue, l’Etat Islamique, qui lutte contre l’armée nationale syrienne fidèle à Bachar Al-Assad, est de facto un allié des États-Unis. La preuve en est que, après plus de 2 000 frappes aériennes menées par les Etats-Unis durant la dernière année, la capacité combattive de l’EI est restée intacte et n’a pas diminué d’un iota. Une autre preuve est mise en évidence par les milliers de camionnettes Toyota utilisées par l’EI, fabriquées aux États-Unis, avec les modifications exigées par l’armée américaine et qui probablement appartenaient aux troupes américaines déployées en Irak et en Afghanistan.

Le mystère des milliers de camionnettes Toyota de l’EI

L’intervention de la Russie en Syrie représente la première contestation du rôle de gendarme du monde des Etats-Unis depuis la chute du rideau de fer. En fait, en déployant ses avions de combat en Syrie, la Russie a repris là brutalement et sans équivoque, un rôle de premier plan dans la croisade contre l’EI. Après 10 jours de bombardement, les Russes étaient arrivés à un taux de 67 frappes/jour, visant quelques 60 cibles de l’EI. Dans quelques semaines la Russie lancera quotidiennement 10 fois plus de bombes avec des bombardiers Tu-95, Tu-22 M3 et Tu-160.

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Photo ci-dessus d'un TU 29.

Ils peuvent procéder de la même manière que les Américains avec leurs bombardiers B1, B-2 et B-52 en Yougoslavie en Irak et en Libye, puisque le rayon d’action de ces avions permet de frapper des cibles en Syrie en décollant et atterrissant sur des bases en Russie. Ces bombardiers russes à grand rayon d’action transportent 10 fois plus de missiles de croisière et de bombes que les Su-24, Su-25 et Su-34 basés en Syrie. Les Etats-Unis ne peuvent ni abattre les avions russes dans l’espace aérien de la Syrie, ni frapper leurs bases, pour la simple raison que la Russie dispose de l’arme nucléaire et qu’une riposte de sa part déclencherait la troisième guerre mondiale.

Et si la Russie n’est pas entravée dans son action, elle peut résoudre le dossier syrien en 6 à 8 mois seulement. Par conséquent, Washington se voit forcé de concocter, dans l’ombre, un plan avec des mesures susceptibles de compromettre la mission russe en Syrie. Quelles sont ces mesures ?

1.  La désinformation permanente de l’opinion publique sur le sens de cette action russe en Syrie, en la présentant comme plus criminelle que celles de l’EI, de manière à ce que la solution américaine apparaisse comme la meilleure, quelle qu’elle soit.

2.  Par exemple, dès le premier jour des frappes russes en Syrie (30 septembre), les médias ont diffusé des photos truquées pour induire l’idée que les Russes auraient tué des femmes et des enfants, et qu’elle bombardait les centres de population. Les photos en question étant faites le 25 septembre.

Les Russes ont démonté cette désinformation en démontrant, grâce à des vidéos, qu’ils n’en étaient encore qu’à un stade où ils cherchaient à priver l’EI de munitions, de carburant et de moyens de communication. Les dépôts de carburant et de munitions dans les zones occupées par l’EI appartenaient, par le passé, à l’armée syrienne avant qu’elle ne se retire.

3.  Ensuite, les Américains entreprirent de désinformer l’opinion publique encore une fois, disant que les avions russes larguaient des bombes de la Seconde Guerre Mondiale, qui auraient une précision de plus de 500 m, ce qui ne leur permettrait de détruire aucune cible de l’EI. Un reportage de la télévision russe RT sur rapport à partir de la base aérienne russe à Lattaquié, montre des bombes et des missiles à guidage laser, TV et GPS, au moment où on les accrochait aux avions avant leurs missions de combat. L’écart probable de ces armes est de 4 m, maximum.

4.  Après que des navires russes de la mer Caspienne aient lancé 26 missiles de croisière sur 11 cibles de l’EI en Syrie, les américains ont menti à l’opinion publique en affirmant, sans produire le moindre élément de preuve, que quatre d’entre eux seraient tombés en Iran. Les missiles de croisière 3M-14T Kaliber ne peuvent pas rater leurs cibles, car ils disposent de trois systèmes différents de guidage coordonnés par un radioaltimètre très précis. La Russie a lancé 26 missiles de croisière à partir de la mer Caspienne sur des cibles de l’EI

5.  Une autre mesure visant à limiter le succès des russes est la remotivation des rebelles islamistes, fortement ébranlés par les bombardements des avions russes. Le plan des Américains consistera, très probablement, à augmenter les salaires des mercenaires islamistes qui se battent en Syrie, de 350-500 USD/mois à 2 000 USD/mois. Le Congrès américain a alloué 500 millions de dollars aux rebelles syriens. Il est probable que les Etats-Unis feront pression sur l’Arabie Saoudite et le Qatar (sponsors des rebelles islamistes, et qui ont, jusqu’ici, donné 4 milliards de dollars) pour compléter le budget nécessaire pour le renversement de Bachar al Assad. Dans ce contexte, 6 000 combattants islamistes ont déjà abandonné la lutte et se sont retranchés en Turquie, d’où ils comptent poursuivre leur route vers l’Europe. Surtout que, à plus ou moins brève échéance, des commandos Spetsnaz russes entreront dans la danse sur le terrain et commenceront la chasse aux rebelles islamistes en Syrie. L’Etat Islamique contre « les petits hommes verts » des Spetsnaz

6. Aussi, pour remonter le moral des islamistes ils doivent pouvoir démontrer que les Russes ne sont pas invincibles. À cette fin, il est nécessaire de leur livrer des moyens AA, tout aussi faciles à manipuler et capables d’abattre des avions russes, ce qui aurait un fort impact dans l’opinion publique. Pour abattre des hélicoptères d’attaque russes qui volent sous l’altitude de 1 800 m, l’arme la plus efficace serait la mitrailleuse américaine à 6 tubes rotatifs GAU-19/A, cal. 12,7 mm qui peut être montée sur des camionnettes et qui a une cadence de tir de 2 000 coups / minute.

Contre les hélicoptères, mais aussi contre les avions russes Su-25 qui volent souvent sous l’altitude de 5.000 mètres pour les missions d’appui rapproché, les missiles portatifs américains FIM-92 Stinger, produits sous licence par Roketsan (Turquie), sont très efficaces. Les officiels saoudiens ont déjà répondu à la demande américaine, affirmant avoir livré cette semaine aux rebelles islamistes, encore un lot de systèmes de missiles antichars américains BGM-71 TOW, pour stopper l’offensive de l’armée nationale syrienne.

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En direct de Syrie – frappes ciblées de Paris – Washington et Londres..

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Donald J. Trump

✔@realDonaldTrump

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A perfectly executed strike last night. Thank you to France and the United Kingdom for their wisdom and the power of their fine Military. Could not have had a better result. Mission Accomplished!

2:21 PM - Apr 14, 2018

 

MN Lienemann

✔@mnlienemann

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Dans une démocratie, il serait normal qu’un engagement militaire en Syrie soit décidé par le parlement et pas seulement par le Président. D’autant que le temps imparti pour agir n’exigeait pas une riposte immédiate comme en cas de menace directe sur le territoire national.

2:12 PM - Apr 14, 2018

 

Bernard-Henri Lévy  *

✔@BHL

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Le Pen et Mélenchon, comme prévu, dans le rôle des Munichois... Les cris d’orfraie, comme prévu, contre le prétendu alignement de la France sur les USA... Le plus vraisemblable (et cela apparaîtra vite) c’est que c’est la France qui, au contraire, a été à la manœuvre. #Syrie

9:58 AM - Apr 14, 2018

 

1/2 Les frappes contre la #Syrie se font sans preuve, sans mandat de l'ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français. Et cela sans aucune perspective politique en Syrie.

Une fois de + la France suit les USA dans une intervention militaire hors ONU, sans vote du parlement. La décision de @EmmanuelMacron est irresponsable. Elle n’améliorera en rien le sort des peuples de la région mais aggrave les risques de conflit généralisée. #SyriaCrisis

8:35 AM - Apr 14, 2018

 

*  Bernard Henry Lévy

 

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Comment Bernard Henry Lévy a fait fortune grâce au Printemps Arabe..

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Comment Bernard-Henri Lévy a fait fortune grâce au «printemps arabe»
La destruction du monde musulman et l’assassinat d’Arabes a rapporté une fortune au charlatan-philosophe Bernard-Henri Lévy. L’ennemi déclaré des nations progressistes arabes a aujourd’hui tellement d’argent qu’il ne sait pas quoi en faire. Connu pour ses goûts du luxe, l’allié objectif des groupes terroristes islamistes s’était mis au lendemain du «printemps arabe», dont il a sans relâche fait la promotion, à acheter avec une grande frénésie des maisons de maître un peu partout dans le monde.

Mais au bout d’un certain temps, il s’est rendu compte qu’il en avait trop. Le «spin doctor» de Nicolas Sarkozy, dont la guerre contre la Libye en 2011 a déstabilisé durablement le Maghreb et le Sahel, se plaint même de ne pas pouvoir en jouir pleinement.

Bernard-Henri Lévy a ainsi confié à Bloomberg dans un article publié lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment. «Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde, et hélas, l’année ne dure que 52 semaines», a-t-il confié à l’agence américaine.

Et c’est l’une de ses deux maisons acquises au Maroc pour une bouchée de pain qu’il compte «sacrifier» en premier. Prix de la demeure mise sur le marché ? 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés «au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée», affirme Bernard-Henri Lévy (BHL), bon vendeur. C’est que l’humanitaire-escroc veille scrupuleusement à ce que son investissement lui rapporte un maximum.

Maintenant, il faut voir si la vente de cette maison achetée avec les sangs des Arabes ne renvoie pas à une crainte de BHL de voir le Maroc sombrer dans une crise prochaine. Car, c’est connu, là où Bernard Lévy passe, la situation sécuritaire se détériore, les conflits confessionnels et sectaires s’intensifient et des massacres horribles sont commis. A la place des Marocains qui lui ont ouvert leurs portes, je commencerai sérieusement à m’inquiéter.

Sadek Sahraoui

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BHL vient encore de tenir des propos "hystériques" et violents contre la France. " Il faut rabattre son caquet au coq gaulois". Cela devient insupportable à ...

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Photo ci-dessus de Mr. Aaron.


En savoir plus sur:  https://reseauinternational.net/comment-bernard-henri-levy-a-fait-fortune-grace-au-printemps-arabe/#Y45POh5y3tdvZAmV.99

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Lorsque la France aidait la Syrie et le régime Syrien et formait les experts chimiques Syriens..

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Comment Bachar al-Assad a gazé son peuple: les plans secrets et les preuves

1 JUIN 2017 PAR RENÉ BACKMANN

Aujourd’hui en exil, des scientifiques syriens qui ont participé à la fabrication des armes chimiques utilisées par le régime de Damas dévoilent pour Mediapart les secrets du complexe militaro-scientifique syrien. Ils révèlent que le dictateur se préparait à utiliser les gaz de combat contre ses opposants dès 2009, deux ans avant les premières manifestations en faveur de la démocratie.

Armes chimiques: le régime syrien a construit son arsenal avec l'aide de plusieurs pays

La Russie, l’Arménie et l’Allemagne fédérale ont été des fournisseurs majeurs de technologie et de matières premières pour le programme syrien de production de gaz de combat : c’est ce que révèlent à Mediapart des scientifiques syriens en exil qui ont travaillé à ce projet. Et qui témoignent de l’existence aujourd’hui encore, en violation du droit international, d’un arsenal chimique clandestin en Syrie.

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Très graves révélations de Georges Malbrunot : la France a participé avec des nazis au programme chimique syrien (pour tuer du Juif ?)

Le très avisé journaliste français Georges Malbrunot, expert du monde arabe, a rappelé samedi l’implication de la France dans les années 1970 dans le programme militaire chimique du régime syrien.

Selon le journaliste, citant un passage de son livre “Les chemins de Damas”, de “vieux ingénieurs nazis réfugiés en Syrie”, dont le “boucher” Aloïs Brunner, ont participé à ce programme militaire, alors essentiellement dirigé contre l’Etat d’Israël.

Considéré comme l’un des “ingénieurs” de la Solution Finale, Aloïs Brunner a déporté entre 1942 et 1945, près de 150 000 Juifs. À la libération, grâce à un subterfuge, il réussit à se faire passer pour mort.

En 1954 il trouve refuge en Syrie sous le nom de “Dr Georg Fischer”. Le gouvernement Syrien a également eu recours à son expérience pour mettre en place des techniques de torture dans les prisons syriennes.

Traqué par les Klarsfeld et repéré par le Mossad, les services secrets israéliens, il échappe en 1961 à une tentative d’attentat au colis piégé où il s’en sort avec des brûlures au visage, la perte de l’œil gauche et de plusieurs doigts.

Dans une interview accordée au Chicago Sun Times, Brunner déclare en 1987 à propos des Juifs exterminés : “Tous méritaient de mourir parce que c’étaient les envoyés du diable et des ordures humaines. Je n’ai aucun regret et je le referais”.

Frappes Us-Gb-Fr en Syrie contre le CERS centre d’études et de recherches scientifiques a Barzeh pres de Damas. Il avait été créé dans les années 70 avec l’aide de la France. Détails dans notre livre Les chemins de Damas.

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Entraînement et exercices réels..

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Photo ci-dessus d’un soldat soviétique en tenue de protection et masque à gaz.

 

Les deux phottos ci-dessous prises lors d’exercice d’entraînement

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La guerre tournée contre l’E.I. ou Etat Islamique a vite changé d’aspect au profit d’une guerre de conflit d’intérêts..

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Conclusion

Syrie-les-frappes-russes-ne-visent-pas-forcement-l-EI

Photo ci-dessus de frappe Russe en Syrie.

Vers une troisième guerre mondiale possible ?..pas..impossible…

Les-frappes-en-Syrie-auraient-elles-pu-provoquer-un-dangereux-nuage-toxique

 

NO COMMENT !...