minutenews

 

Hulot..Lobbyiste.. malgré tout.. parmi les..Lobbyistes..

 

Démission de Nicolas Hulot, les lobbys en accusation

Pour expliquer sa démission du gouvernement, Nicolas Hulot a entre autres dénoncé « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». 

expliquer-demission-gouvernement-Nicolas-Hulot-entre-autres-denonce-presence-lobbys-cercles-pouvoir_0_728_486

Pour expliquer sa démission du gouvernement, Nicolas Hulot a entre autres dénoncé « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». / Deligne

 

Un « lobby » est un groupe qui agit auprès des élus ou de la presse pour défendre un intérêt particulier ou une cause d’intérêt général (humanitaire, environnementale, etc.). Les lobbys sont donc divers et peuvent bien entendu agir dans des sens opposés. Tous ne disposent cependant pas des mêmes ressources (matérielles, sociales etc.) pour accéder aux décideurs.La force d’un lobby peut venir de son poids électoral et de sa capacité à se mobiliser de façon unitaire. Avec 1,2 million de permis de chasse, la Fédération des chasseurs s’est imposée comme un acteur incontournable, comme l’a illustrée la réunion organisée à l’Élysée, lundi dernier, avec son président (Willy Schraen) et son conseiller politique (Thierry Coste). À l’inverse, s’il existe bien des associations de défense des retraités, les 16 millions de personnes concernées ne constituent pas un lobby influent, malgré leur nombre. La force d’un lobby peut aussi venir de son poids économique. Les revendications des associations de défense de l’environnement se heurtent souvent aux arguments des industriels ou des agriculteurs en termes d’emplois, de...

 

Nicolas Hulot, les lobbies et le macronisme

L'ancien ministre de la Transition écologique s'est bel et bien heurté au « mur des lobbies », mais il s'est aussi leurré sur les intentions d'Emmanuel Macron.

Par François Allard-Huver* (The Conversation France)

16695352lpw-16695815-article-francepolitics-jpg_5522286_660x281

L'annonce-surprise de la démission de Nicolas Hulot, en pleine rentrée gouvernementale, aura sans aucun doute étonné une partie du gouvernement et de l'opinion. Elle s'inscrit cependant dans la suite logique d'une série de compromissions et de grands écarts qui ont mis le ministre de la Transition écologique et solidaire dans une position difficile, voire intenable.

Au fil d'une année riche en dossiers lourds et complexes, celui du glyphosate au premier rang, le mandat du parfois controversé Monsieur « Ushuaïa » n'a pas été un long fleuve tranquille, tant les arbitrages de Matignon et de l'Élysée ont pu le placer en porte à faux de ses convictions et engagements.

Lire aussi Macron : et soudain, Hulot quitta le gouvernement

Lors des controverses et des polémiques autour de certains dossiers – nucléaire, pesticides et transition agricole par exemple –, le ministre d'État apparaît avoir eu moins de poids que certains lobbies, voire d'autres ministères, ceux de l'Agriculture et de l'Économie notamment. Plus encore, il est revenu à l'ancien animateur télé d'avoir à assurer la promotion de décisions diamétralement opposées à ses engagements passés. Son mandat a pu ainsi ressembler, au mieux, à un simple exercice de communication gouvernementale, au pire, à un véritable cas d'étude de greenwashing .

Lire aussi : Quand Nicolas Hulot s'épanchait 

À force de se heurter au « mur des lobbies », Nicolas Hulot a fini par démissionner, sans en informer Édouard Philippe ni Emmanuel Macron ; cela marque un grand désarroi, mais également un manque de compréhension mutuelle, après seulement 15 mois passés au gouvernement. Sans faire ici le bilan de ce court mandat, il est intéressant de revenir sur quelques dossiers phares qui témoignent des contradictions de la politique écologique d'Emmanuel Macron.

DgF3xISXcAAqzG0

La « caution écologique » de la présidence Macron

Avec son pacte écologique, lancé en 2007, l'ancien animateur télé tente depuis longtemps d'inscrire les enjeux écologiques au cœur de la vie politique française, et en particulier de l'élection présidentielle. Longtemps courtisé par différents partis politiques, de l'UMP au PS, et après une candidature malheureuse à la primaire d'Europe Écologie-Les Verts en 2011, il refuse plusieurs fois d'intégrer le gouvernement de Manuel Valls, malgré les demandes insistantes et répétées de François Hollande.

Sa nomination en mai 2017, au ministère de la Transition écologique et solidaire, avec un rang de ministre d'État, semble incarner pleinement le renouveau voulu par Emmanuel Macron, et l'ouverture du gouvernement Philippe a des personnalités de premier plan de la société civile. Cette nomination joue en outre le rôle d'une véritable caution écologique, voire d'un souci et d'un intérêt réel d'Emmanuel Macron pour les enjeux environnementaux, tout en assurant un capital sympathie au gouvernement nouvellement formé, tant Nicolas Hulot est populaire dans l'opinion française.

Très rapidement, l'annonce en juillet 2017 de la fin de la commercialisation des voitures à essence et diesel d'ici à 2040,l'inscription de l'environnement dans l'article premier de la Constitution, tout comme l'abandon définitif en janvier 2018 du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes sonnent comme autant de « victoires » importantes pour Nicolas Hulot.

Lire aussi : Enfin des victoires pour Nicolas Hulot

Ces annonces sont cependant loin de constituer de réelles avancées environnementales pour la France. L'inscription de l'environnement dans la Constitution ou la volonté de s'éloigner d'un modèle énergétique basé sur les hydrocarbures d'ici à 2040 sonnent comme des vœux pieux. Et le retrait du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait même ressembler à une aubaine pour son futur ex-concessionnaire, le groupe de BTP Vinci : désastreux en termes d'image pour l'entreprise, le projet n'emballait plus vraiment le concessionnaire qui préférera sans doute récupérer des indemnités, dont le montant n'a pas encore été dévoilé. Loin d'être uniquement écologique, la décision semble avant tout politique et économique.

DcyHxM-XkAIpTty

Glyphosate, cachez ce pesticide que je ne saurais interdire

Dans les dossiers évoqués pour justifier sa démission, Nicolas Hulot cite notamment les pesticides et la biodiversité, deux sujets sur lesquels les manœuvres des lobbies ont été parmi les plus agressives et efficaces. C'est sans doute sur le dossier du glyphosate que l'échec de l'écologiste semble avoir été le plus cinglant, critère vraisemblablement déterminant de son départ.

Cet herbicide suscite depuis longtemps une forte controverse dans la communauté scientifique et se trouve au cœur de nombreuses polémiques médiatiques, politiques et juridiques. La récente condamnation de Monsanto dans l'affaire qui l'oppose au jardinier Dewayne Johnson a enfoncé le coin dans une stratégie de communication et de lobbying agressive que mène l'entreprise pour défendre son produit phare, le Roundup (le glyphosate en est le principe actif). Nicolas Hulot ne sera jamais parvenu à faire inscrire la date de son interdiction dans la loi.

92429_abeille-fleur-biodiversite

Lire aussi : Glyphosate, le pesticide qui empoisonne la macronie 

Sur ce point, les lobbies semblent avoir de loin dicté les choix écologiques du gouvernement et en particulier d'avoir fait pencher la balance en faveur du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert. Le lobby de l'industrie des pesticides, l'UIPP, ou encore celui de l'agriculture « conventionnelle », la FNSEA, ont été en effet vent debout contre toute volonté d'interdire la molécule controversée, jugeant qu'il n'y a pour l'instant pas d'alternative valable et que l'utilisation du glyphosate rendait, selon l'UIPP, de « réels services aux agriculteurs ».

comment-l-agriculture-est-devenue-la-bete-noire-de-nicolas-hulot

Lire aussi Glyphosate : dans la peau d'un lobbyiste de Monsanto 

Face au poids politique et économique de ces acteurs, le gouvernement tranche et Hulot se trouve de nouveau pied au mur.

DDXgI7dXoAA7PJj

« Economy first »

En réaction à la critique lancinante de n'être que le président des villes (et des riches), Emmanuel Macron a récemment pris une série de décisions à même de satisfaire les campagnes et certaines coteries traditionnelles. Le lobby des chasseurs a ainsi réussi à faire diviser par deux le prix du permis de chasse tout comme à faire autoriser le piégeage de certaines espèces d'oiseaux pourtant menacées.

Les lobbies de l'agriculture intensive et de l'agro-industrie ont pour leur part été choyés au Parlement lors du vote de la décevante loi sur l'Alimentation, où la plupart des amendements en faveur de l'amélioration du bien-être animal ont été rejetés.*

*Quid des conditions d'élevage, du nourrissage et surtout des conditions d'abbattage !

Plus encore que l'influence des lobbies et le poids des intérêts économiques dans les décisions environnementales, ces dossiers – et tout particulièrement celui du glyphosate – sont révélateurs d'un modèle écologique de la macronie, bien loin d'un nouveau monde ! La phrase de Stéphane Travert, fustigeant « les petits marquis de l'écologie », traduit bien cette orientationla question environnementale n'est ni centrale ni déterminante.

Avec le départ de Nicolas Hulot, tombé face au mur des lobbies, se valide alors l'adage chevènementiste – « Un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule » – et inscrit très nettement la politique écologique de la macronie dans l'ancien monde. En somme, Make our planet great again mais Economy first.

Nicolas Hulot ou l’histoire du « lobbyiste lobbyé »

Photo-ministre-écologie-Nicolas-Hulot

Remake de l’arroseur arrosé, la démission de Nicolas Hulot est en réalité l’épilogue de l’histoire du « lobbyiste lobbyé ». Toute la carrière du ministre démissionnaire a été construite autour du lobbying, avec comme figure centrale de l’influence, la sienne. Usant d’abord de sa notoriété télévisuelle, il a rapidement construit un instrument de pression à son nom, à sa main : la bien-nommée Fondation Nicolas-Hulot (qui changera plusieurs fois de nom ensuite). Lobbyiste parmi les lobbyistes, il a inscrit en toutes lettres dans les missions de sa fondation qu’elle « participe au débat public ». Plus clair encore, l’ancien ministre avait créé une société commerciale, Eole, dont l’objet était, entre autres « le conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes ».

Nul mal à cela, naturellement, et la cause est noble. Mais du coup, les effarouchements de Nicolas Hulot face aux lobbies et à leur présence autour du pouvoir paraissent bien décalés. Il a lui-même été un as de la discipline, ayant réussi, en usant de son influence, à faire signer par les principaux candidats à la présidentielle de 2007 un Pacte pour l’Ecologie.

Au fond, l’ancien animateur de télévision n’aurait jamais dû franchir le pas, passer des idées à l’action politique, des bonnes intentions écolos à la gestion ardue d’un portefeuille ministériel. Il n’aurait pas dû quitter le statut admiré de sympathique militant de la planète pour celui décrié d’homme politique confronté aux compromis quotidiens. Hulot ou la double méprise : il n’était probablement pas à sa place dans un ministère, vacillant à chaque arbitrage défavorable. Et pas à sa place dans ce gouvernement, lui qui confesse désormais ouvertement qu’il voulait « changer de modèle économique ». Jusqu’à preuve du contraire, ça n’a jamais été la ligne du chef de l’Etat.

On s’achemine vers la canonisation de Nicolas Hulot !

le-vrai-lobbyiste-c-est-nicolas-hulot

Alors, que les chaines d’infos ont passé toute la journée d’hier à commenter la démission du ministre de la transition écologique, beaucoup de voix s’élèvent pour saluer les convictions de Nicolas Hulot qui caracole, depuis Ushuaia, en tête des hit-parade de popularité.

Je partage avec elles une certaine admiration pour l’homme, malgré ou plutôt à cause de sa naïveté.

Mais après l’émotion, la part des choses doit être faite. Et plusieurs autres sons de cloche ont commencé à tinter.

661-magic-article-actu-90a-476-8a9df9de90ba3add08d2d912b1-demission-de-nicolas-hulot-segolene-royal-n-est-candidate-a-rien-90a4768a9df9de90ba3add08d2d912b1

C’est d’abord, Ségolène Royal, jamais avare de commentaires sur les radios – et peut-être pas tout à fait désintéressée – qui a déclaré ne pas comprendre la démission de Nicolas Hulot. Personnellement, elle n’aurait jamais démissionné !

Je me suis aussi beaucoup amusé, ce matin, pendant l’interview du lobbyiste proche des chasseurs, Thierry Coste, par Yves Calvi sur RTL. Mis en accusation comme responsable de la démission du ministre Hulot, il a habilement retourné la situation à tel point que Yves Calvi en a failli avaler son micro d’indignation.

Voici un extrait de cette interview dont vous pourrez écouter l’intégralité.

Yves Calvi : Est-ce que vous avez conscience que votre présence aussi proche du pouvoir peut interpeler voire tout simplement choquer ?

Thierry Coste : Ah, non, c’est une véritable hypocrisie ! Nicolas Hulot a été pendant vingt ans, et je l’ai combattu pendant vingt ans, puisqu’il était lobbyiste, président d’une fondation financée par des industriels. Il a influencé quatre présidents de la République. Comme moi, il a parlé à l’oreille de quatre présidents de la République, sur des sujets qui étaient protection de la nature alors que moi je parlais des sujets ruralité et chasse.

Yves Calvi (s’étranglant) : Donc le lobbyiste, c’est Nicolas Hulot ?!? Vous êtes en train de me dire sur RTL, que le lobbyiste, c’est Nicolas Hulot ?

Thierry Coste : Mais il l’a été ! Il a fait du lobbying pendant vingt ans ! Au moment du Grenelle de l’environnement, je me suis battu contre lui parce qu’il voulait écarter les chasseurs qui représentent 1 100 000 personnes. Il les a éliminé du Grenelle de l’environnement en influençant Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo et nous n’avons pas été intégrés au Grenelle de l’environnement ! Il faisait du lobbying pour ses amis, mais c’est pas grave !

BBMABl4

Chaque samedi et dimanche, Nicolas Beytout, directeur du journal "L'Opinion", donne son avis sur l'actualité de la semaine.

Vous n’avez pas aimé la mise en cause des lobbies par Nicolas Hulot, pour justifier sa démission du gouvernement...

minutenews

Exactement, et d’abord parce que cette accusation était portée par quelqu’un, Nicolas Hulot, qui est l’incarnation même du lobbying. Toute sa vie depuis 30 ans est consacrée au lobbying. Il a créé une Fondation pour (je cite) "participer au débat public" sur l’environnement, autrement dit pour peser sur le débat public. Il a même créé une entreprise commerciale, dénommée Eole, dont les statuts indiquent clairement qu’elle a pour but (je cite à nouveau) "le conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes". C’est clair, c’est du lobbying. C’est donc très surprenant d’entendre l’ex-ministre de la Transition écologique expliquer qu’il ne supportait pas la présence de lobbies autour du pouvoir, et qu’il se demandait même si ça ne posait pas un problème de démocratie...

Et cette question, elle ne mérite pas d’être posée ?

Si, peut-être, mais pour moi la réponse est : non, les lobbies ne sont pas un problème de démocratie. Au contraire, même. Imaginez un pouvoir qui se bouche les oreilles, qui n’écoute aucun point de vue extérieur à sa propre action, il irait très vite au crash.

La démocratie a besoin de ces échanges avec les représentants de telle ou telle idée, de tel ou tel groupe de pression. Parce que les sujets sont souvent très complexes (et que par définition, ce sont eux qui les connaissent le mieux, mieux en tout cas que tel ou tel parlementaire ou membre d’un cabinet ministériel qui débarquent parfois sur certains dossiers)). Et puis, les citoyens ont besoin de s’organiser, de se regrouper pour faire entendre leurs voix.
Alors, on nous dit : "mais les lobbies représentent des intérêts particuliers". D’abord, ce n’est pas toujours le cas, et ensuite, oui, c’est vrai. C’est justement l’avantage. On sait d’où et pour qui les lobbies parlent. Et surtout, il y a toujours, sur tous les sujets, des lobbies pro et des lobbies anti.

Photo-Dassault

Il n’empêche qu’il y a des excès...

Oui, c’est comme en toutes choses, il faut réguler, traquer les abus. C’est pour ça que la France, comme la plupart des grands pays, a adopté un mécanisme de transparence. Non pas seulement sur les lobbies (on sait toujours qui et quels intérêts ils défendent), mais une transparence aussi sur ceux qui reçoivent des lobbyistes, qui entendent leur plaidoyer. Une liste a été créée par la Haute Autorité pour la Transparence de la vie politiquetous les lobbyistes doivent être inscrits. Et leurs rendez-vous doivent être déclarés.*

* Seulement pour le gouvernement et les ministères, le parlement, l'Assemblée Nationale et le Sénat..

Un code de déontologie a également été créé, et certaines pratiques (comme les cadeaux) formellement interdits.*

*Sauf que cela existe toujours et pas que..

(souvenez-vous d'un certain député..Mr. Bussereau et qui avait été pris en flagrant d'élit en tant qu'invité au restaurant par des lobbyistes, lors de l'émission "Cash investigation" d'Elyse Lucet....no comment !..)

Et vous pensez que ça suffit pour régler tous les problèmes ?

Non, bien sûr... Parce que, en dernier ressort, tout dépend de la solidité et des convictions des hommes et des femmes politiques qui reçoivent des lobbyistes. Je le redis, il y a sur tous les sujets des groupes de pression pro et des groupes de pression anti. Le job d’un décideur politique, c’est d’écouter les arguments des deux bords, les intérêts particuliers des uns et des autres, et de trancher ensuite au nom de l’intérêt général qu’il est censé représenter. Ça demande un peu de recul et surtout de la force de caractère. Et c’est probablement ça qui a manqué à Nicolas Hulot.

Nicolas Beytout

Souvenez-vous, c'était à l'issue de la campagne électorale de Macron et juste avant d'entrer au gouvernement..

Face aux critiques, Hulot assume son (gros) patrimoine et ses véhicules à moteur

minutenews

Le ministre possède* six voitures, une moto, un scooter et un bateau. Il se justifie dans Le JDD.

* Plus..plus..plus...

POLITIQUE - C'était l'une des surprises des déclarations de patrimoine des ministres publiées dans la soirée du vendredi 15 décembre. On y apprenait que Nicolas Hulot était l'un des plus fortunés avec un total brut évalué à plus de 7 millions d'euros.

Dans Le JDD, il se défend, expliquant avoir gagné beaucoup d'argent quand il était animateur d'Ushuaïa sur TF1. "C'est ce qui m'a permis de bosser pendant 25 ans pour défendre la cause de l'écologie", explique-t-il.

Au-delà de la somme globale, ce qui a fait grincer des dents sur les réseaux sociaux durant la journée de samedi, c'est le nombre de "véhicules à moteur" déclarés par le ministre de l'Ecologie. Dans sa déclaration, on peut lire que Nicolas Hulot possède six voitures, une moto, un scooter et un bateau; le total est estimé à 105.000 euros.*

*Sans compter..le reste..

dims

"Je roule en électrique 95% de mon temps" *

, assure le ministre en évoquant ses deux véhicules BMW. C'est également le cas au ministère de la Transition environnementale et solidaire dont la flotte est composée de véhicules électriques, sauf pour les longs trajets. L'écologiste explique aussi quelles sont les autres voitures.

* En tout cas, ce n’est pas en tant que ministre qu’il aura roulé le plus en électrique..

Le Land Rover est garé en Corse où il possède une maison. "A 1000 mètres d'altitude", précise-t-il dans l'hebdomadaire. Le Peugeot Boxer lui sert à transporter des chevaux en Bretagne où est sa résidence principale. La 2CV est utilisée par sa fille tandis que la Volkswagen est celle de sa femme. Une fois ces justifications apportées, Nicolas Hulot espère en finir avec la polémique. "La transparence oui, le voyeurisme et le pinaillage, non", lance-t-il.

Pour terminer..

 

Un « Lobbyiste » peut en cacher un autre…

 

Nicolas Hulot démissionne de son poste au ministère et va se ressourcer en Normandie.

ou-les-ministres-partent-ils-pour-leurs-vacances-d-ete

 

hulot-saintlunaire

La maison de Hulot domine la Grande Plage de Saint-Lunaire

 

C’était le 15 mai 2018..

ENTRETIEN. Nicolas Hulot : « Tant que l’on fera avancer l’écologie, je resterai »

9d532d9645e2ac85abc61fb624efba98-entretien-nicolas-hulot-tant-que-l-fera-avancer-l-ecologie-je-resterai_0

Nicolas Hulot dans les jardins du ministère de l'Écologie, à Paris. | DANIEL FOURAY / OUEST-FRANCE

 

Qu’en est-il de la sortie des énergies fossiles? Est-ce vraiment réaliste?

Elle est « crantée ». Le principe est de lancer un processus d’irréversibilité. Le plan climat avec la neutralité carbone en 2050, la fin des véhicules thermiques en 2040, la loi hydrocarbure qui signe le glas des nouvelles explorations d’énergies fossiles, tout cela crée les conditions de cette sortie. Pour une fois, j’ai le sentiment que tout le monde regarde dans le même sens ! Même si tous n’avancent pas au rythme que l’on pourrait souhaiter. Certains disent que je suis toujours insatisfait. Je ne le suis pas de nature, mais j’ai une conscience aiguë de la situation planétaire et je sais que les années qui arrivent détermineront le sort de l’humanité. Il faut agir activement tant sur le front du dérèglement climatique que sur celui la biodiversité.

« L’objectif est bien de réduire la part du nucléaire »

« On doit améliorer les principes de la démocratie participative »

Qu’est-ce qui vous ressource aujourd’hui?

Les rares moments où je peux travailler au calme chez moi en Bretagne en regardant la mer !

Et le kitesurf?

Je n’ai plus beaucoup le temps….

« Je ne crois pas à l’homme providentiel »

Quid du remplacement de Nicolas Hulot..

1151125-prodlibe-universite-d-ete-du-medef

Beaucoup de noms avaient circulés, avant de finir par prononcer un seul candidat et d’afficher son nom.. Daniel Cohn Bendit..

Cohn-Bendit au gouvernement ? C'est non !

Photo-Daniel-Cohn-Bendit

L'ex euro-député Cohn-Bendit a finalement annoncé dimanche sa décision sur LCI. Il ne va pas entrer au gouvernement pour remplacer Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire. "Nous avons pris la décision ensemble, avec Emmanuel Macron. Si tu es ministre, tu perds ta personnalité. (...) C'est là qu'on s'est mis d'accord, que c'est une fausse bonne idée, c'est une idée séduisante au début".

Daniel Cohn-Bendit ne remplacera pas Nicolas Hulot

Daniel-Cohn-Bendit-annonce-qu-il-ne-remplacera-pas-Nicolas-Hulot

Daniel Cohn-Bendit, ici lors d'un meeting de campagne d'Emmanuel Macron en 2017, était pressenti pour succéder à Nicolas Hulot. @ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

L'ancien député européen assure avoir pris cette décision "d'un commun accord" avec Emmanuel Macron, pour préserver sa liberté.

"Sans état d'âme, je n'y vais pas". 

Cohn-Bendit annonce sur LCI qu'il ne sera pas ministre de l'Ecologie : "C'est une fausse bonne idée"

cohn-bendit-lci-618673-0@1x

REMANIEMENT - Il n'ira pas. Daniel Cohn-Bendit a annoncé dimanche soir sur LCI qu'il ne sera pas le futur ministre de l'Ecologie. Une décision prise "d'un commun accord" avec Emmanuel Macron. Qui remplacera désormais Nicolas Hulot dans le gouvernement ? La décision doit être annoncée d'ici mardi.

Daniel Cohn-Bendit : Si, j'ai des regrets. (...) Ma femme m'a dit : "mais si tu crois que tu as des regrets, vas-y". D'un coté, j'avais envie. Puis, il y a une rationalité, quand on commence à déconstruire "le mythe Cohn-Bendit".

"Je ne suis pas mieux que Nicolas Hulot. J'aurais peut-être pu faire différemment, mais cela dépend de la société française."

Daniel Cohn-Bendit : "Nicolas Hulot m'a appelé début août. Il m'a dit : "j'hésite. Avec Macron je m'entends, avec Edouard Philippe je n'y arrive pas."

"Nicolas Hulot est un grand émotif. Il a démissionné comme il a arrêté sa campagne présidentielle il y a un an et demi. Ses proches ont eu une réunion le soir, ils se réveillent le matin en découvrant qu'il n'est plus candidat."

Daniel Cohn-Bandit va-t-il prendre la tête d'une liste aux européennes ? La question se pose, après son refus d'aller à l'Ecologie. 

Sur LCI, Daniel Cohn-Bendit déclare avoir décidé d'un commun accord avec Emmanuel Macron qu'il ne sera pas ministre, évoquant "une fausse bonne idée".

Daniel Cohn-Bendit : "Nous avons pris la décision ensemble, avec Emmanuel Macron. " L'écolo précise avoir eu plus d'une heure de discussion avec le chef de l'Etat. Si tu es ministre, tu perds ta personnalité. (...) C'est là qu'on s'est mis d'accord que c'est une fausse bonne idée, c'est une idée séduisante au début".

Daniel Cohn Bendit déclare avoir eu une longue discussion avec le président de la République. "Il m'appelle et me demande comment je vois la situation", a raconté l'écolo. "J'étais divisé, je me suis dit : c'est le bon moment. (...) Pour la première fois de ma vie je me suis dit "pourquoi pas ? "

Sur LCI, Daniel Cohn-Bendit confirme avoir été approché.  "On croit que tu serais la personne qui devrait remplacer Nicolas Hulot", lui ont glissé Benjamin Griveaux et Christophe Castaner.

 

Alors, ma foi, attendons la suite, pour se remplacement, et si oui ou non remaniement ministériel…

 

L'Agriculture et le "bio"..

Photo-député-Joël-Labbé-Bretagne

Au sujet du "bio" évoqué pour les cantines, le député Joël Labbé, de Bretagne, n'est pas d'accord avec les mesures prises par le gouvernement dans ce sens, et dénonce un non-sens à ce sujet..

Il y a de réelles possibilités de manger "bio" et pas que dans les cantines, avec des circuits courts et des producteurs locaux, mais pas partout en France.

Quid alors du soi-disant "bio" que l'on fait et ferait venir de l'extérieur et en importation ???

 

Au sujet de l' "Agriculture"..

Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le Monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté.

Pour le dire autrement :

« Tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné.. ».

 

Jean Ziegler

Altermondialiste et sociologue, fut notamment rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

 

Oui, un autre modèle social est possible, comme une autre politique de l’environnement, tout comme d’autres comportements « citoyens », mais..pour quand ?

 

Je laisse à chacun et chacune la liberté de penser ce qu’il ou elle voudra là-dessus, mais, force est de constater que dans un tas de domaines tout est déjà bien trop tard pour pouvoir faire face et y remédier, pollution et réchauffement climatique compris…