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Dernier et ultime cri de colère de Pierre Rabhi..

"Je suis crédible parce que je fais ce que je dis assure Pierre Rahbi devant sa maison de la Blachère."

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Photo ci-dessus de Mr. Pierre Rabhi devant sa maison, la ferme de La Blachère.

Pierre Rabhi nous est apparu dans un petit documentaire et court-métrage télévisé, il y a peu, c’est-à-dire, durant le journal télévisé de 13h00 sur France 2, le dimanche 19 juillet 2018.

Pierre Rabhi n’en est pas à sa première intervention télévisé, loin de là.

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Photo ci-dessus reprise d’une capture d’écran, du journal télévisé du 07/10/2017.

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Ses interventions sont nombreuses également sur les ondes et différentes stations de radio.

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« Il n’y a pas l’homme d’un côté, la nature de l’autre. L’homme est nature. »

C'était en 2015..

A Saint-Antoine.

Il faut reconnaître que Pierre Rabhi attire la foule, et sinon..les foules..

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Ou comme ici, lors du "Festival Fleurs de vie".

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Photo ci-dessus de Pierre Rabhi lors d’une intervention au festival « Fleurs de vie ».

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Pierre Rabhi nous est apparu dans un petit documentaire et court-métrage télévisé, il y a peu, c’est-à-dire, durant le journal télévisé de 13h00 sur France 2, le dimanche 19 juillet 2018.

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"Il y a le feu et il faut l'éteindre" : Pierre Rabhi condamne ceux qui "se foutent de l'avenir de l'humanité"

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Pierre Rabhi est plus remonté que jamais contre le saccage de l’environnement par la société de consommation à outrance. "Il y a le feu et il faut l’éteindre", dit-il. Sobriété et modération sont ses maîtres mots. Extrait du magazine "13h15 le dimanche".

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Le paysan, écrivain, philosophe et poète Pierre Rabhi, 80 ans, a largement atteint l’âge d’une retraite bien méritée. Il n’arrête pourtant pas et reçoit 600 demandes de participation à des conférences chaque année ! Ce jour-là, il se rend dans un lieu de formation qu’il a ouvert avec des amis en Ardèche. On y apprend notamment à faire pousser de bons légumes en respectant la terre nourricière.

"Ce n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est aussi une philosophieexplique le paysan le plus célèbre de France et pionnier de l'agriculture bio au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Nous pensons maintenant qu'il faut que les citoyens se réapproprient leur capacité de survie. On a des gens hors sol, concentrés dans des villes, avec des camions qui leur apportent à manger", précise l’auteur de Vers la sobriété heureuse (Actes Sud) et de La Puissance de la modération (Hozhoni).

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"On est en train de leur faire un monde invivable"

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"Les villes sont devenues les boîtes à outils des sociétés productivistes"

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Passer le témoin relais et flambeau aux jeunes générations à venir..

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Pierre Rabhi et Jean-Marie Pelt

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Cultiver son propre jardin..un acte militant..affirme Pierre Rabhi.

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"Pour moi, cultiver son jardin, c’est un acte politique. C’est un acte de résistance légitime à des systèmes qui confisquent toute possibilité au citoyen de survivre par lui-même, pour le rendre entièrement dépendant. Et la disparition de la biodiversité est devenue une problématique extrêmement grave. Ah, je me demande parfois pourquoi je m’emmerde avec tout ça. Et pourquoi je ne passe pas une retraite tranquille..." s’interroge-t-il en souriant.

Alors, pourquoi n’arrête-t-il pas un peu ? 

"Eh bien parce que je ne peux pas. Si je ne le fais pas, je ne dormirais pas bien. C’est comme s’il y avait le feu et qu’on dise n’en avoir rien à foutre. Il y a le feu et il faut l'éteindre. C’est un devoir. Vous avez des enfants ? On est en train de leur faire un monde invivable. Tous ces salopards de gens qui n’ont d’autre préoccupation que de faire du profit… Ils se foutent littéralement de l’avenir de l’humanité. Non, on ne peut pas... Là, on est obligé de prendre le maquis. On ne peut pas faire autrement !" affirme Pierre Rabhi dans son éternelle chemise à carreaux.

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Discours du chef Seattle

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Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854

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Pierre Rabhi mène une défense sage et pacifiste de la terre et du vivant depuis soixante dix sept ans. Poète, essayiste et romancier, le paysan philosophe a dédié toute son oeuvre à cette cause. Retour sur 10 citations saisissantes de Pierre Rabhi pour changer son rapport à la nature et à l’environnement.

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« Il n’y a pas l’homme d’un côté, la nature de l’autre. L’homme est nature. »

« Nous ne sommes pas, nous les hommes, des êtres isolés, nous ne sommes pas les maîtres absolus de la Terre.  Nous devons rester reliés au grand flux de la nature. C’est la condition de notre survie. »

« Lorsque nous observons notre planète depuis l’espace, nous découvrons que rien n’est contre rien. On ne peut pas dire que le pôle Nord est contre le pôle Sud, ou que l’éléphant d’Afrique est contre l’éléphant d’Asie. Notre terre est un système unitaire dans lequel tous les éléments constitutifs s’inspirent de la même réalité. »

« La mort naturelle, basée sur cette loi immuable de la nature selon laquelle tout organisme naît, s’épanouit, décline et disparaît, est magnifique. C’est un cycle auquel je suis heureux d’appartenir. »

« Contrairement à la dramatisation de la finitude engendrée par la modernité, la nature, elle, témoigne des cycles certes irrévocables, mais où tout se renouvelle. »

« La nature offre à  la fois ce qui nourrit le corps et le guérit, émerveille l’âme, le coeur et l’esprit. »

« Je ne sais pourquoi ce grand chêne, qui dresse ses ramures puissantes, cet être qui frémit de ses milliers de feuilles, m’impose tant de respect. Alors que je n’existais pas encore, lui était déjà en ce lieu témoin muet, enfermé dans son silence de sage comme un ermite inaccessible. »

« Les roches, abondantes dans mon lieu de vie, m’émerveillent. Elles sont pour moi des fragments de mémoire muette, comme fermées sur le secret de la création du monde. »

« Pourquoi doit-on défendre une forêt ? Parce qu’elle est précieuse et participe à l’équilibre de la biodiversité dont nous dépendons, mais aussi parce qu’elle est belle et que l’on ne peut se priver de la beauté de la vie. »

« Probablement plus que toute autre espèce, l’abeille amie des fleurs, fécondatrice infatigable, pourvoyeuse de l’une des quintessences de la nature, est elle-même de nature éthérée, intendante de ce qu’il y a de plus subtil dans la chaîne du vivant, et donc absolument indispensable aux vivants que nous sommes. »

« Nous sommes passés d’une humanité primitive qui considérait qu’elle appartenait à la vie, à une humanité dite «évoluée» qui considère que la vie lui appartient. Nous nous sommes érigés comme les propriétaires de la création. C’est la raison pour laquelle nous n’avons plus aucun respect pour rien. »

« Tuer les arbres hors des nécessités d’une vie simple, c’est commettre un grave préjudice à la vie. C’est un délit passible des plus grandes tristesses. Les arbres disparus, il ne restera plus que vide, solitude et désert jusque dans les coeurs. »

« La planète est comme malade du genre humain. Pourquoi avons-nous déclaré la guerre à la vie à laquelle nous devons la vie. »

« Toutes les exactions que nous infligeons à la terre sont autant de coup de hache que nous portons à nous-mêmes. Avec cependant une nuance : notre espèce peut s’abattre comme un arbre, mais la Vie se perpétuera après nous. »

« L’eau féconde la terre, elle est le sang de la terre. Il est très important de ne jamais l’oublier et de savoir que tout le mal que nous lui faisons finit toujours par retomber sur nos têtes. »

« À la différence de la prédation humaine, le lion dévore des antilopes car sa propre existence en dépend, mais il n’a ni banque ni stock d’antilopes pour en faire commerce et affamer ses congénères. Chaque prélèvement est en quelque sorte fondé sur la vie qui se donne à la vie, pour que tout puisse continuer à vivre. »

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« Chez les Bushmen, quand un chasseur abat un animal, il s’agenouille près de sa dépouille et le remercie du don qu’il lui fait, qui va lui permettre de vivre et de faire vivre sa famille. Voilà l’intelligence : comprendre que nous faisons partie d’un tout. »

« Si l’homme disparaissait, les baleines et les éléphants feraient une fête à tout casser car le pire des prédateurs aurait enfin cessé d’exister. »

« Notre sort est indissociable de celui de l’environnement. Arrêtons de nous croire au-dessus ou en dehors. »

« On parle de l’écologie comme d’un condiment dans le système global de la société, alors que c’est l’élément premier et universel qui devrait être reconnu par l’ensemble du genre humain. »

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Paysan, écrivain, philosophe et poète, Pierre Rabhi est un des principaux penseurs de l’écologie en France. De nombreuses personnalités comme Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire ou la comédienne Marion Cotillard parlent de lui comme d'un mentor.

Sous ses airs tranquilles, l’auteur de « Vers la sobriétéheureuse » (Actes Sud) et de « La Puissance de la modération » (Hozhoni) propose d’opérer une révolution : le retour à la terre ! 

La défense de la planète et des hommes 

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Pierre Rabhi..encore et toujours..

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Sa silhouette frêle, sa chemise à carreaux, sa voix douce et ses bretelles font désormais partie du paysage, celui de la défense de la planète Terre et des hommes qui y vivent. Mais qu’a-t-il accompli pour être si écouté aujourd'hui ?

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Ce portrait signé Emmanuelle Chartoire, Patrice Brugère et Matthieu Houel retrace le parcours peu ordinaire d’un humaniste aux deux pieds bien ancrés dans la terre, aujourd’hui suivi par des disciples de plus en plus nombreux…

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Discours du chef indien

La fin de la vie et le début de la survivance

Le Discours Prononcé Par Seattle devant l’Assemblée des tribus d’Amérique du Nord en 1854

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Ce texte trônait en bonne place dans la maison de mon enfance, un poster format A2 estampillé Greenpeace avec un fier indien portant la plume de l’Aigle. Mon père avait plusieurs fois attiré mon attention dessus et je me souviens encore de mon ressenti face à sa lecture. Je me sentais comme gêné, à la fois par mon manque de compréhension de ce qu’il y avait écrit et aussi par une forme de culpabilité sentant que quelque part, j’étais une partie de l’homme blanc dont la description était peu flatteuse. Je suis retombé dessus chez mes parents il y a quelques années, la résonance n’était plus la même, comme si l’heure de l’apprentissage avait sonné. Largement de quoi en faire le point de départ d’une plume du journal que vous trouverez sous le titre de « L’amer indien » .

L’occasion encore une fois de travailler son discernement et d’affirmer la trace de mes mocassins, ce que certains amérindiens appellent mon « Marcher-sur-Terre ».

Voici le texte et à la suite le travail de Luc-Michel MAZENC à son sujet. J’y ai rajouté un commentaire à la fin.

Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre.
Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour.
Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.
Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Étrange idée pour nous !
Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge.
Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.
Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants.
Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.
L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée, et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple.
Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas.
Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.
Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.
Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.
Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui
vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre.

Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer.
Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc.

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.
Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.
Où est le fourré ? Disparu. Où est l’aigle? Il n’est plus. Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ?
C’est finir de vivre et se mettre à survivre.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si
nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soin.
Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.
Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »

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LE CHEF INDIEN SEATTLE

Seattle, grand chef indien des tribus Dumawish et Suquamish, est connu en particulier pour son discours de 1854 lors de négociations avec le gouvernement des États-Unis, dans lequel il exprimait son refus de vendre les territoires indiens. Il existe au moins trois versions du texte. Grâce aux notes prises par le docteur Henry Smith, négociateur du gouvernement, une première version fut publiée dans le Seattle Sunday Star en octobre 1887. Celle qui fait aujourd’hui figure de référence date des années 1970.
Schweabe, le père de Seattle, était un noble Suquamish de Agate Pass et, Sholitza, sa mère, était Duwamish de lower Green River. D’après certains chercheurs Seattle serait né en 1786 à Blake Island, une petite île au sud de Brainbridge Island, pendant les terribles épidémies, héritage des pionniers blancs, qui anéantissaient les populations indigènes.
Quand il eut entre vingt et vingt-cinq ans, Seattle fut nommé chef de six tribus, titre qu’il conserva jusqu’à son décès en 1866. Après la mort d’un de ses fils (d’un second mariage, sa première femme meurt à la naissance de leur fille Angelina), il est baptisé par l’Église catholique, probablement par des pères oblats (dans les registres il est inscrit comme Noë Siattle). Ses autres enfants furent également baptisés.
Seattle est le porte-parole pendant les négociations (commencées en 1854) et le signataire avec d’autres chefs indiens, du traité de paix de Point Elliott – Mukilteo (1855) que cédait 2.5 millions d’acres de terre au gouvernement des États-Unis et délimitait le territoire d’une réserve pour les Suquamish.

L’ensemble de cette histoire nous montre quelque chose d’essentiel à propos de notre fonctionnement vis à vis de la vérité. Car au final, qu’est-ce qui compte ? que ce texte soit un faux ou que son contenu soit d’une justesse qui nous interpelle ?

La Connaissance ici est double, tant par la forme que le fond. A nous de savoir faire le tri et de ne pas être dupe à tous les niveaux.

Cela n’engage que moi mais ce contenu est plus important que son origine ou les intentions qui y ont procédé. Et si la forme est une manipulation, le fond, lui, trace un chemin de respect, de transmission et d’histoire qui va au-delà de la polémique et libre de ce que les hommes ont essayé de faire avec.

Tanyán mani ye !

(« marche bien », formule lakota souhaitant à l’interlocuteur que l’on quitte de suivre avec bonheur la trace de son chemin de vie, de ses mocassins) 

LA TERRE N’APPARTIENT PAS À L’HOMME, L’HOMME APPARTIENT À LA TERRE

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Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854

 

Pierre Rabhi..

Pierre Rabhi a essaimé tout au long de sa vie, des graines d’espérance et de vie et un grand trait d’union entre les peuples et les hommes.

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Il a, après s’être installé dans une ancienne ferme sur un plateau dans l’Ardèche (chère au chanteur Jean Ferrat – Que la montagne est belle.. ), créé le hameau des buis, le hameau des Amanins avec l’école des colibris (grâce à Mr. Michel Valentin..malheureusement décédé..), contribué au renouveau du monastère de Solan (dans le Gard) et oeuvré dans un tas d’autres entreprises tout aussi prenantes et réconfortantes, les unes plus que les autres, c’est peu dire.

La Blachère

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Photo ci-dessus de Lablachère avec « Notre Dame du Bon Secours, et avec, au fond et en arrière-plan, visible, le Massif de Tanargue souvent enneigé.

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Photo ci-dessus, paysages sur le massif du Tanargue.

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Chez Pierre Rabhi

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C’est par un chemin, étroit et empierré, discret, et confondu par la végétation, que l’on accède à la ferme de Mr. Pierre Rabhi.

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Photo ci-dessus du puits, authentique, et d’époque, de la ferme.

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Photo ci-dessus de la ferme de Pierre Rabhi, avec, en partie droite, visibles, deux citernes d’eau de pluie pour l’arrosage.

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QUI EST PIERRE RABHI?

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De ses propres mains, Pierre Rabhi a transmis la Vie au sable du désert... Cet homme très simplement saint, d'un esprit net et clair, dont la beauté poétique du langage révèle une ardente passion, a fécondé des terres poussiéreuses avec sa sueur, par un travail qui rétablit la chaîne de vie que nous interrompons continuellement.

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Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est, depuis l'enfance, révolté par l'état du monde. Cette indignation constructive, devenue une force, l'a incité à démontrer que d'autres comportements et d'autres choix étaient possibles.

Pionnier de l'agriculture biologique, il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la Terre et soutient le développement des pratiques agricoles accessibles à tous, et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Expert reconnu en matière de sécurité alimentaire, il a participé à l'élaboration de la convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification.

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L’Ardèche aux paysages magnifiques

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Pierre Rabhi nous ouvre ses portes, entretien avec un sage des temps modernes

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Confortablement installé dans l’intimité de sa maison en Ardèche, Pierre Rabhi nous a accueilli longuement pour discuter des problématiques du monde moderne et nous donner son point de vue sur l’attitude à adopter pour les prochaines générations. Philosophe et agriculteur, Pierre Rabhi est célèbre par son combat pour faire valoir l’agro-écologie et pour avoir fondé le mouvement des Colibris qui milite pour que chacun fasse évoluer le monde a sa propre échelle.

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Abordant ici des thèmes tels que le développement durable, la politique ou encore la religion, il nous communique les clés d’un changement de comportement que notre société doit prendre au plus vite au sérieux afin d’éviter « son auto éradication ».

Mettant la planète au centre de tous les enjeux à venir, Pierre Rabhi sait nous transmettre l’émerveillement perpétuel qu’il accorde à la Nature, et à la Vie. « Avec un grain de blé, nous pouvons nourrir la Terre entière ! », nous dit-il avec poésie. Dénigrant aussi l’attitude productiviste que l’Homme a adopté ces derniers siècles, il sourit à l’idée de ce que des extra-terrestres pourraient penser des humains aujourd’hui. Et c’est avec ironie qu’il explique que de toutes manières, « la Terre trouvera toujours de nouvelles façons de se régénérer », avec ou sans l’Homme à ses côtés…

Positive Makers – Pierre Rabhi est le premier portrait d’une série, initiée par le Positive Economy Forum et mis en place afin d’essaimer les idées d’une évolution positive de notre société. C’est effectivement grâce à l’inspiration que nous procurent des personnalités telles que Pierre Rabhi, véritable sage des temps modernes, que nous pourrons faire avancer les consciences, les sociétés, et initier un retour aux valeurs primordiales de la vie.

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Photo ci-dessus du Mas Baulieu.

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Photo ci-dessus, la vente des produits de la Terre.

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Le hameau des Buis

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Au Hameau des Buis, au cœur de l’Ardèche, se joue depuis dix ans une aventure humaine peu ordinaire. Autour d’une école à la pédagogie innovante s’est construit un écovillage, rassemblant ceux qui veulent vivre différemment, en conjuguant acquis de la modernité et sobriété écologique. Sur ce lieu, des maisons bioclimatiques, bâties avec des matériaux écologiques et locaux, ont vu le jour. Et des liens intergénérationnels, basés sur l’écoute et la solidarité, se tissent. Petite visite de ce projet expérimental, où les habitants apprennent à vivre ensemble, autrement.

C’est un village qui s’est construit à l’envers. L’école bien avant les premières maisons. Les enfants y ont précédé les habitants. Autant dire que ce hameau, perché sur une colline rocailleuse de l’Ardèche, à équidistance entre Aubenas et Alès (Gard), est loin d’être ordinaire. L’école d’abord, ou plutôt « La ferme des enfants ». Elle est ouverte en 1999 par Sophie Rabhi-Bouquet, fille de l’écologiste Pierre Rabhi. Jeune maman, elle s’inspire de la pédagogie théorisée par Maria Montessori. Et entre garrigue et vallée minérale, il n’y pas meilleur endroit pour pratiquer une éducation « ouverte », agrémentée d’un retour à la campagne.

Malgré le relatif succès de l’école qui attire une douzaine d’enfants des environs, les financements manquent. C’est là que germe l’idée d’un hameau écologique, dont une partie des loyers financera l’infrastructure scolaire. Le Hameau des Buis, village bioclimatique et collectif, est né. Les sept hectares de terrain, dont un est constructible, sont achetés par une société civile immobilière. « Mais nous ne sommes pas des promoteurs », sourit Laurent Bouquet, le compagnon de Sophie Rabhi. La SCI appartient à l’association dont sont membres les résidents. Les familles qui souhaitent s’installer au hameau lui prêtent de l’argent à taux zéro. De quoi financer les constructions où elles emménageront. Si elles quittent leur habitation, le capital de départ, indexé sur l’indice de référence des loyers, leur sera remboursé.

Trois fois moins énergivore

Une fois installés, les habitants paient un loyer – 500 € pour une maison de trois pièces – qui sert à financer les infrastructures collectives, dont l’école. Car la solidarité intergénérationnelle est de mise. Les retraités contribuent ainsi directement à faire vivre l’école, même si personne de leur famille n’y est scolarisé. « Nous n’avons pas de modèle économique à construire, mais des enfants à servir », résume Laurent. Grâce au renfort de 1 500 bénévoles pendant les quatre années qu’ont duré les chantiers et au « coaching » de l’association Négawatt, chaque logement a été bâti en trois mois.

En 2007, la première famille emménage. Et découvre ce qu’est une maison bioclimatique : nul besoin, ou presque, de chauffage en hiver ni de climatisation en été. L’orientation des baies vitrées, l’isolation thermique et phonique, la superposition de pierres et des vitres, aidée par l’ombre de la végétation en été, leur permet « de se défendre toute seule ». Résultat, selon Laurent Bouquet : les habitations consomment en énergie (électricité, chauffage au bois…) moins de 40 kwh/m2, soit quatre fois moins que la consommation moyenne [1] ! Une économie d’argent pour les résidents, une économie de CO2 pour l’atmosphère, une économie énergétique pour le pays.

Le Hameau des Buis : l’écovillage intergénérationnel inspiré par Pierre Rabhi (mieux-vivre-autrement.com)

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On ne le présente plus, tellement Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste, a inspiré de nombreuses personnes devenues adeptes de ses thèses largement éprouvées. Nous vous proposons de découvrir l’une des nombreuses initiatives d’agroécologie mise en pratique, Le Hameau des Buis en Ardèche, fondé par Sophie Rabhi-Bouquet… sa fille.

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Vous cherchez le Hameau des Buis? À deux kilomètres d’ici, vous verrez des espèces de maisons en bois. C’est là!

Que pense le vieil Ardéchois qui a indiqué le chemin du Hameau des buis au visiteur? L’histoire ne le dit pas. Mais il y a de la marge avant de convaincre les gens du cru que les habitants du hameau se livrent à de tout autres cultures que celle du cannabis, qu’ils ne s’agenouillent devant aucun gourou et qu’ils demeurent dans des logements dont certains n’ont rien à envier, au contraire, à l’habitat traditionnel.

Le regard clair de Sophie Rabhi-Bouquet, la précision de son propos, sa simple élégance, tout chez elle suffit à faire oublier une telle caricature. Quatrième des cinq enfants de Pierre et Michèle Rabhi, c’est elle qui, durant des années, a mûri le projet jusqu’à le faire aboutir, il y a dix ans, sur ces arides collines. C’est dans une dynamique constructive et ouverte que se déploie le collectif du Hameau des Buis, à l’opposé de tout repli.

Il n’est pas question pour nous d’être des marginaux, affirme-t-elle. Ma famille s’est toujours trouvée très impliquée dans la société. Mon père est dans une vie publique. Pour moi, il est très important que ce que nous faisons ici soit perçu comme une force de proposition, pas comme un radeau de naufragés qui diraient ‘‘après nous le déluge, on va sauver notre peau .

Un lieu de vie différent

Alors, de quoi s’agit-il au juste? Un tour du propriétaire donne déjà une idée de ce lieu de vie pas comme les autres. Des panneaux expliquent dès l’entrée:

Le Hameau des Buis est un lieu de vie pédagogique, écologique et intergénérationnel qui comporte une école, des habitations, une structure d’accueil, une ferme – polyculture, petits élevages fermiers…

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Et plus loin:

Le Hameau des Buis propose des solutions concrètes et reproductibles aux impasses que rencontre notre société actuelle, notamment une écologie pratique, l’intégration et la valorisation des personnes âgées, une éducation respectueuse de l’enfant et adaptée aux enjeux actuels, des modes relationnels non violents.

En poursuivant la promenade, on longe un quartier de quelques maisons en bois entourées de jardins fleuris, de tailles diverses, sans que rien ne semble rangé au carré. Plus bas, voici l’école, ancien bâtiment en pierre rehaussé d’une structure en bois derrière lequel s’étend le jardin potager des enfants, peuplé de papillons, d’où l’on jouit d’une vue étendue sur la vallée creusée par le Chassezac, un affluent de l’Ardèche.

La ferme familiale comme milieu scolaire

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L’école. C’est d’elle, au fond, que tout part. Sophie Rabhi-Bouquet, qui en est la fondatrice et la directrice, raconte :

« L’aventure commence sur la ferme de mes parents, arrivés à deux kilomètres d’ici en 1963. Je grandissais dans un chantier permanent. Les activités s’y sont diversifiées. Un jour, ma mère, par le biais de l’association ‘‘Accueil Paysan’’, a choisi de recevoir des enfants à la ferme durant les vacances scolaires. J’avais 18 ans, ça m’a passionné. Puis j’ai pensé que la ferme pourrait constituer un milieu scolaire avec la nature comme un livre ouvert. »

Après des études en sciences du langage et dans l’audiovisuel, elle décide de revenir en 1999 et passe aux actes, ouvrant une école dans la ferme familiale. Avec un parent d’élève, elle lance ensuite l’idée d’ouvrir un nouvel endroit qui serait un carrefour de générations entre les enfants et les retraités – ceux qui ont connu l’ère industrielle, qui savent quels en sont parfois les chausse-trapes et qui voudraient transmettre leur savoir.

Elle découvre que cela répondrait à une attente:

Beaucoup rêvaient d’un lieu innovant pour les futures générations.

Sa rencontre avec Laurent Bouquet aura permis la mise en œuvre du Hameau des Buis en 2003. Cet élagueur professionnel, devenu son mari, en a assuré jusqu’ici la gestion technique et financière – après des réticences initiales. L’école primaire accueille aujourd’hui une soixantaine d’élèves; cinquante personnes, dont vingt enfants, habitent là désormais, les personnes âgées ayant fait place à quelques familles dont les premières sont arrivées en 2008.

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« Prendre soin de l’humain, c’est aussi prendre soin de l’écologie »

Il ne peut y avoir de révolution écologique sans révolution du cœur humain

commente Laurent Bouquet, qui connaissait Pierre Rabhi avant de rencontrer sa fille, aimait son côté anti-héros et avait été captivé par sa candidature à l’élection présidentielle de 2002,

 Je sortais d’un échec professionnel lié à une mésentente avec deux associés, raconte-t-il. J’ignorais jusque-là que la principale peau de banane dans les problèmes, c’est en nous qu’elle se loge.

La pierre angulaire de l’écologie, c’est l’humain, reprend sa compagne. Donc, prendre soin de l’humain, c’est aussi prendre soin de l’écologie.

Dehors, assise sous le soleil printanier à côté de l’école derrière laquelle se profilent les flancs de la vallée, en contrebas, la jeune femme précise ce qui lui tient à cœur:

Il nous faut prendre conscience que nous sommes souvent très agressifs vis-à-vis de nous-mêmes. Que ne nous faisons-nous pas endurer par certaines consommations, addictions, rythme de travail, rythme de vie! Et du coup, quelle agressivité à l’encontre de l’autre dans des sociétés fondées sur la domination, le pouvoir, l’argent, la solitude, la violence d’un système économique qui ignore le vivant et nous rend prédateurs des ressources naturelles!

Une expérience à découvrir

Florence Rataud, 51 ans, ancienne chef d’entreprise à La Réunion, est arrivée l’an dernier avec ses deux enfants, Maxime, 12 ans, et Tania, 13 ans. Elle charge avec son fils une brouette de larges planches non rabotées qu’elle utilisera pour faire barrage aux rhizomes de bambous autour de son jardin.

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Ici, ce n’est pas le monde des bisounours, lâche-t-elle. J’ai confiance. Beaucoup d’ingrédients me permettent de penser que cette expérience va perdurer.

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L’été dernier, l’éco-village abordait une période charnière où le gros du chantier auquel ont participé la plupart des résidents fut terminé, où un collège qui compte dix-sept élèves a ouvert ses portes, où il va falloir trouver un rythme de croisière :

un temps où l’on n’est plus dans le faire mais dans l’être, résume Florence Rataud.

Un temps que Sylvette Rey, enseignante retraitée ici depuis cinq ans et qui se définit comme « un animal social », met déjà à profit pour nouer des contacts avec les Ardéchois en randonnant avec eux :

Car il est très important de changer les rumeurs.

Un montage juridique et financier sur mesure

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Le Hameau des Buis est novateur jusque dans les modes de financement et les montages juridiques. Après trois ans de recherche, une solution sous forme de deux contrats liant la SC Hameau des Buis et les résidents a été trouvée.

Premier contrat: les habitants, en s’installant, apportent leur contribution financière, avec un prêt à taux zéro dont le capital est indexé sur l’indice de référence des loyers connu au moment de la signature du contrat. Cela leur permet à la fois de ne rien perdre de la somme engagée et d’éviter toute forme de spéculation.

Second contrat: il concerne ce qu’au Hameau des Buis on appelle « les charges solidaires »: l’engagement financier mensuel demandé aux résidents est proportionnel à la somme pour laquelle ils se sont engagés, qui est fonction de leur surface d’habitation, et qui correspond au marché locatif local.

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Photo ci-dessus, les liens et échanges sont intergénérationnels.

Les constructions

Un concept en harmonie avec la nature, bioclimatique, tout en tenant compte des réels besoins au fil des saisons.

Des bâtiments en filière courte

Autre originalité, bien éloignée de l’uniformité des zones pavillonnaires qui encerclent les grandes agglomérations, les maisons sont construites aux deux tiers avec des ressources locales : briques en argile et pierres de taille proviennent du terrain, la paille qui sert d’isolant est récoltée dans les champs des plaines en contrebas, le bois des façades est celui des forêts d’Ardèche. Un chantier aux airs d’« architecture de cueillette ». « Nous avons quand même eu besoin de l’industrie », précise Laurent. Pour les vitres ou les panneaux solaires, qui procurent de l’eau chaude, notamment.

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Des toitures végétalisées adoucissent l’omniprésent environnement minéral. Certains équipements, comme les machines à laver, sont mutualisés. Les bâtisses sont assez proches les unes des autres, pour éviter l’étalement. Nul besoin de grands jardins privatifs : la nature est partout. « Il y a une certaine densité, mais pour permettre aux gens d’être au calme, l’insonorisation a été particulièrement travaillée. » Enfin, des bassins en phyto-épuration, où plantes et vases agissent comme des filtres, retraitent les eaux du hameau.

Démocratie rurale

Le Hameau des Buis compte désormais une soixantaine d’habitants, dont un tiers d’actifs et deux tiers de retraités. Sans oublier les 50 élèves de primaire et la quinzaine de collégiens. L’éco-village expérimente aussi une autre forme de participation démocratique locale. Les décisions sont prises une fois par mois par« tous les résidents et tous les gens qu’elles impactent. A chacun de sentir si c’est juste pour lui ». Le collectif tente de ne pas s’enfermer entre une majorité et une minorité, se figer entre un oui ou un non préalable à toute action. « C’est seulement après avoir expérimenté une solution, que l’on vote pour la valider. Entre la dualité du oui et du non, il y a un océan de possibles », décrit Laurent.

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Pour demeurer ouvert au monde qui l’entoure, le « hameau global et solidaire » dispense des formations en écoconstruction ou en création d’écovillage (voir son site). Cette « communauté de conscience » essaimera-t-elle au-delà des collines ardéchoises ? « Le principal facteur d’échecs, c’est nous-mêmes », philosophe Laurent. Reste qu’ériger les écovillages en modèle est loin d’être une évidence pour bien des gens… Et pour de nombreux et puissants intérêts privés.

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L’école

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Photo ci-dessus, vue depuis l’école.

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Le monastère orthodoxe de Solan

Pierre Rabhi a également oeuvré pour le monastère de Solan, dans le Gard.

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Au tout début les « sœurs » du monastère ne savaient rien ou presque rien sur l’agriculture « raisonnée » et « permaculture ».

C’est Pierre Rabhi qui leur est venu en aide et pour les accompagner dans leur tâche.

La culture de la Terre

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Lorsque l'aventure débute, les religieuses du monastère orthodoxe de Solan ne connaissaient rien à l'agriculture raisonnée et à la permaculture.

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Les arbres fruitiers

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La confection de confitures

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Les différents produits du monastère

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Les fleurs séchées

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Le vignoble et la vigne

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La production de vin

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Mais également le vinaigre

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Le monastère..son accueil et son hospitalité..

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Pierre Rabhi aime revenir, de temps à autre, au monastère de Solan, pour se ressourcer, et voir l’avancement des cultures et de l’organisation.

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Le hameau des Amanins dans le Vercors

L’aventure et la création de ce hameau ont été possible grâce notamment à Mr. Michel Valentin.

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Michel Valentin

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Décès soudain de Michel VALENTIN, fondateur du centre agroécologique des Amanins

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14 Mai 2012:  La Drôme a perdu un homme hors du commun, qui avait donné un sens à sa vie avec l’écologie.

Je m’associe pour adresser à son épouse Isabelle Peloux et à toute l’équipe des Amanins toutes mes condoléances et mes souhaits qu’ils surmontent cette terrible nouvelle et qu’ils trouvent l’énergie pour poursuivre cette oeuvre magnifique et inspirante pour tant de personnes déjà après quelques années ! De tout coeur avec elle et eux… Yves MICHEL

Communiqué de Michèle RIVASI: « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort tragique et prématurée de Michel VALENTIN lors d’une randonnée au pied des Trois Becs. Mes premières pensées et toutes mes condoléances vont à sa famille.  Michel VALENTIN était quelqu’un d’extraordinaire, qui n’avait pas hésité à changer sa vie pour lui donner un sens.

C’est en créant ce lieu magnifique des Amanins qu’il a permis à des milliers de gens, toutes générations confondues , de se rencontrer, d’apprendre, d’expérimenter, d’échanger des idées sur l’écologie, et notamment sur sa mise en œuvre avec l’agriculture biologique et locale.

C’est une lourde perte pour nous tous, en Drôme et au delà. Je souhaite lui rendre hommage et la meilleure façon de le faire sera de continuer à porter ses idées et à faire vivre le lieu des Amanins comme il a su si bien le faire. »

Le Dauphiné Libéré:  Michel Valentin meurt au pied des trois Becs

Ce dimanche au petit matin, un randonneur d’une cinquantaine d’années-originaire de la Roche-sur-Grâne- est décédé au pied du Veyou (1589m). Il était accompagné de son fils lorsqu’il a été victime d’un malaise. Un hélicoptère du Samu, dépêché sur place, n’a pu atterrir, les rafales de vent mettant l’équipage en danger. Les sapeurs-pompiers sont parvenus sur le site de l’accident en 4×4, mais ne sont pas parvenus à le réanimer.

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Le hameau des Amanins

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Photo ci-dessus, vue d’ensemble du hameau des Amanins, avec son école Les Colibris.

La ferme des enfants

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Pierre Rabhi aime revenir au hameau des Amanins et voir l’école des Colibris, car il garde un profond et indéfectible attachement, au regard de Michel Valentin disparu un peu trop tôt..

Pierre Rabhi  sur tous les fronts

Il s’est donné et investi durant toute sa longue vie et jusqu’ici pour un combat honnête qui est le sien, la sauvegarde de l’humanité et de la biodiversité sous toutes ses formes.

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Les origines de Pierre Rabhi

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Photo ci-dessus: A Lablachère, les jardins de Terre et Humanisme sont destinés à l'enseignement de l'agroécologie. Comme tous les "oasis", ces jardins fonctionnent en autonomie.

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Vivre en ce lieu est un ressourcement permanent. « Quand on a la chance de contempler ces montagnes chaque jour, comment baisser les bras ! », commente Pierre Rabhi sur le seuil de sa maison au bout d’un long chemin presque secret. Inhabitée depuis la disparition de son dernier occupant solitaire, cette ferme sur le plateau calcaire ne faisait pourtant plus envie à personne à la fin des années cinquante. S’endettant pour vingt ans, Pierre Rabhi et son épouse ont réussi à l’acheter, et l’ouvrier immigré d’alors a été ainsi sauvé d’un monde dont il n’a cessé de dénoncer l’absurdité.

Une décennie avant l’arrivée des soixante-huitards, le couple a vécu avec leurs enfants la vie que les jeunes Ardéchois d’alors ne voulaient plus : sans électricité , sans autre eau que celle d’une citerne, quelques chèvres, la terre pour se nourrir et vendre au marché, et le travail de la pierre pour remonter la maison et quelques autres et assurer le paiement des traites.

Avant d’être le philosophe humaniste, auteur de livres engagés, le conférencier brillant qui a osé une pré-campagne électorale en 2002 pour finalement s’en tenir à celle de Tous candidats pour une république des consciences en 2012, Pierre Rabhi s’est consacré à sa terre sans négliger aucune source d’inspiration : les traditions cévenoles, ses réminiscences sahariennes, la biodynamie et d’autres courants écologiques 
qui émergeaient.

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Pierre Rabhi

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Pierre Rabhi, de son nom d'origine Rabah Rabhi, né le 29 mai 1938 à Kenadsa, en Algérie1, est un essayisteagriculteur bio, romancier, écologiste et poète français, fondateur du mouvement Colibris et « figure représentative du mouvement politique et scientifique de l'agroécologie en France2. »

Sa pensée est inspirée par le mouvement anthroposophe3, dont il promeut l'application agricole, appelée « biodynamie »considérée comme pseudo-scientifique.

Jeunesse Algérienne

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Pierre Rabhi est né Rabah Rabhi en 1938 dans une famille musulmane de Kenadsa, près de Colomb-Béchar, une oasis dans le sud de l'Algérie4. Sa mère meurt de tuberculose alors qu'il est âgé de 4 ans5. Ses frères vivent à Béchar et Kenadsa.

Son père, forgeron, musicien et poète, le confie à l'âge de cinq ans à un couple de Français, un ingénieur gaulliste et une institutrice6, venus travailler dans les houillères du SudOranais dans son village natal. Plus tard, le père est contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marque la réflexion et la pensée du fils5.

Le jeune Rabah quitte Kenadsa pour Oran avec sa famille d'adoption et y suit deux années d'études secondaires. À l'âge de seize ans, à Oran, il se convertit au christianisme et adopte le prénom Pierre. Il commence à travailler dans la dentisterie, puis en tant qu'employé de banque. Lorsque la guerre d'Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, fâché avec son père pour s'être converti7, et avec son père d'adoption qui le met à la porte un soir pour avoir critiqué le maréchal Alphonse Juin6. Depuis, il a déclaré ne plus se sentir lié à une religion en particulier, la dimension spirituelle de sa réflexion s’étant profondément élargie8.

Retour à la Terre

Pierre Rabhi et Michele

Arrivé à Paris, il trouve un emploi de magasinier chez un constructeur de machines agricoles à Puteaux1. Dans l'entreprise où il travaille, il rencontre Michèle, avec laquelle il se mariera et dont la belle-famille boycotte l'union6. Tous deux nourrissent le rêve de s'extraire de leur vie urbaine et pensent à l'agriculture. Ils rencontrent le docteur Pierre Richard, un médecin écologiste, qui travaillait à la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.

Ils décident de se rendre en Ardèche pour s'y installer définitivement en 1960, précédant le mouvement néorural de la fin des années 1960. Ils se marient à Thines en avril 19611. Pierre Rabhi devient père et, sans aucune connaissance agricole, s'inscrit dans une Maison familiale rurale.

Il rencontre l’écrivain ardéchois Gustave Thibon, philosophe chrétien et conservateur considéré, selon le journaliste Jean-Baptiste Malet, comme « l’une des sources intellectuelles de l’idéologie ruraliste de Vichy » et ayant fait « régulièrement cause commune avec l'extrême-droite ». Thibon deviendra une source d’inspiration et entretiendra des relations avec Pierre Rabhi jusque dans les années 19909.

Rabhi découvre et adhère également aux idées de Rudolf Steiner, ainsi qu’aux principes de l’anthroposophie, notamment à la biodynamie1.

Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963 il devient lui-même paysan dans les Cévennes ardéchoises. Il se lance dans l'élevage caprin avec l'intention de ne pas reproduire les modèles de productivisme, et expérimente l'agriculture biodynamique.

Après des débuts difficiles, le couple acquiert assez d'expérience pour accueillir et conseiller à partir de mai 1968 d'autres néo-ruraux. Quinze années leur seront nécessaires pour parvenir à vivre de leur ferme. Pierre Rabhi témoigne en 2015 : « Il y a plus de cinquante ans, ma femme et moi avons choisi notre lieu de vie, Montchamp, précisément pour son harmonie. Perdue au sommet d'une montagne de l'Ardèche, cette ferme nous comblait de silence, d'air pur, de mystère aussi, en dépit des obstacles “objectifs” : il n'y avait ni électricité ni eau courante, un chemin à peine praticable par temps de pluie, un sol sec et rocailleux10

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Reconnaissance

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En 1978, Pierre Rabhi est chargé de formation en agroécologie11 par le Cefra (Centre d'étude et de formation rurales appliquées)12.

À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontières » à la demande du gouvernement de ce pays avec le soutien du Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement (Criad). En 1985, il crée, avec son ami Maurice Freund, un centre de formation en agroécologie à Gorom-Gorom13, avec l'appui de l'association Le Point-Mulhouse12, le premier du continent6. En 1986, l'agronome français René Dumont est chargé par l'association d'évaluer le travail de Pierre Rabhi, et se montre très critique avec les méthodes et surtout les croyances appliquées sur place par Pierre Rabhi14. Pierre Rabhi aurait bénéficié de l'appui du président Thomas Sankara qui voulait faire de l'agroécologie une politique nationale avant d'être assassiné en 198715.

En 1988, il fonde le Carrefour international d'échanges de pratiques appliquées au développement (Ciepad) avec l'appui du conseil général de l'Hérault. Il met en place un « module optimisé d'installation agricole », des programmes de sensibilisation et de formation, et de nombreuses actions de développement à l'étranger (MarocPalestineAlgérieTunisieSénégalTogoBéninMauritaniePologne,Ukraine…).

En 1992, il lance le programme de réhabilitation de l'oasis de Chenini-Gabès en Tunisie. Depuis 1994, il anime le mouvement Oasis en tous lieux, promouvant le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.

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La même année, il fonde l'association Les Amis de Pierre Rabhi, rebaptisée en 1994 Terre & Humanisme16. Un tiers du budget de l’association « provient des dons tirés des produits financiers « Agir » du Crédit coopératif » (plus 450 000 euros par an)1. Elle a pour objet la promotion et la transmission de l'agroécologie.

En 1997 et 1998[réf. nécessaire], il participe à l'élaboration de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CLD, ou CNULCD)17.

De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d'Agadez) et au Mali (région de Gao).

En 2002, il crée le « Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences (Mapic) »18 afin de se présenter à l'élection présidentielle. Cependant il n'obtient que 184 parrainages d'élus sur les 500 requis6.

En 2003, il rencontre Michel Valentin avec qui il crée en 2004 Les Amanins sur la commune de La Roche-sur-Grane, dans la Drôme. Cette infrastructure d’agrotourisme maraîcher qui s’étend sur cinquante-cinq hectares accueille des séminaires d’entreprise, des vacanciers et des personnes en formation au maraîchage. Créée sous forme d'association à but non-lucratif, elle compte deux salariés aidés en permanence par de nombreux wwoofers bénévoles1.

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Stand de l'association Terre et humanisme au salon bio Marjolaine, en 2016.

Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l'altermondialisme, il est invité lors du Forum social européen, et intitule un de ses exposés « Donner une âme à lamondialisation ». Il crée en 2007, avec Isabelle Desplats, Cyril Dion et quelques autres, le mouvement Colibris19 qui fait suite au MAPIC ("Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences"). La mission du Mouvement Colibris est « d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société »20. Il a fait partie du comité éditorial du mensuel français La Décroissanceet est vice-président de l'association Kokopelli qui œuvre à la protection de la biodiversité (à la production et à la distribution de semencesissues de l'agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.

En 2011, Pierre Rabhi reçoit le prix du développement durable du lycée Champollion de Grenoble. Il participe à l'inauguration d'un jardin portant son nom à Saint-Alexandre dans le Gard, suivie d'une conférence21,22.

En 2012, il rejoint le comité d'honneur de la Flac23 (Fédération des luttes pour l'abolition des corridas). Le 30 juin 2012, il inaugure àBédarieux (Hérault) un parc public, portant son nom24. Le 16 juillet 2013, il publie dans le journal Le Monde, avec Susan George et Edgar Morin, une tribune25 soutenant l'initiative citoyenne européenne « Arrêtons l'écocide en Europe »26.

Il est soutenu par plusieurs personnalités, comme l'actrice Marion Cotillard ou l'entrepreneur Jacques-Antoine Granjon6. De manière plus générale et bien qu'il s'en défende, Pierre Rabhi est considéré, autant chez certains de ses admirateurs que chez ses détracteurs, comme une sorte de « gourou »27,28. Il revendique en revanche ouvertement l'influence de Jiddu Krishnamurti (1895-1986)28.

Il a créé une fondation qui était sous la tutelle de la Fondation de France. Elle est depuis devenue un fonds de dotation6.

Le 1er février 2017, il reçoit des mains d'Anne Hidalgo la médaille Grand Vermeil de la ville de Paris29.

Pierre Rabhi est aujourd'hui à la tête d'une puissante organisation, soutenue par de nombreux mécènes issus du show-business (comme Mélanie Laurent ou Marion Cotillard) ainsi que par des fortunes aristocratiques (Constance de Polignac, Patrice de Colmont)28.

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Prise de position

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Sur le mariage homosexuel

Dans le livre Pierre Rabhi, Semeur d'espoirs, paru en 2013 chez Actes Sud, celui-ci affirme qu'il « considère comme dangereuse pour l’avenir de l’humanité, la validation de la famille " homosexuelle ", alors que par définition cette relation est inféconde. » En décembre de la même année il répond dans un interview de Reporterre34 à la question de savoir si le principe de lutte pour l’égalité du droit au mariage ne le touche pas particulièrement : « Si, bien sûr. Je suis plein de compassion à l’égard de ceux qui ont été victimes de discrimination et d’exaction. Que des gens s’aiment et aient des attirances, quels que soient les sexes... je ne vois pas où est le problème. Ils sont libres de le faire et heureusement. Mais que cela devienne ensuite une problématique sociale aussi énorme... Par contre, ce qui me pose problème dans le débat actuel, c’est qu’il y a une troisième entité qui n’est pas consultée. C’est l’enfant. L’enfant qu’on va faire naître par je ne sais quel stratagème... »

Lors des débats sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, Pierre Rabhi affirme qu'aller manifester pour ce sujet n'est pas une priorité pour lui : « Pour moi, ça ne figure pas sur l’agenda des priorités. Je crois que c’est quelque chose qui m’intéresse assez peu, je suis beaucoup plus préoccupé par les enfants qui meurent de faim. C’est là qu’on se rend compte que nous ne subissons pas les problèmes fondamentaux, que nous sommes dans une sorte de délire généralisé. Le mariage homosexuel est un symbole de cette manipulation des consciences, où on crée des phénomènes de société qui n’en sont pas. » Il affirme ne pas s'y opposer pour autant, et ne pas s’opposer non plus à l'adoption par les couples de même sexe : « je n'ai aucun problème avec l’idée de familles homoparentales, bien au contraire. Vous savez, il y a tellement d’enfants qui ne demanderaient que de l’amour pour grandir... L’adoption me semble un processus beaucoup plus sain en effet, j’y vois beaucoup moins d’inconvénients que dans les artifices de la PMA34. »

Dans son livre La Convergence des consciences paru en 2016, il écrit que :

« Les attaques portées contre telle ou telle communauté humaine, telle ou telle orientation sexuelle, sont des violences inutiles. Tous les hommes doivent être libres de leurs initiatives sans avoir à supporter le regard ou la réprobation d’autrui. À cet égard, je pense qu’il ne faut pas porter de jugement moral ni édicter de censure. Je crois au contraire qu’il y a des espaces de vie où le respect seul doit l’emporter. Il en va de la liberté et de la responsabilité de chacun et, pour moi, le bonheur prime35. »

Sur la procréation assistée

Il s'oppose à la procréation médicalement assistée (PMA) en général (qu'elle soit destinée à des femmes seules, à des couples hétérosexuels ou homosexuels) estimant qu'elle n'est pas naturelle, et donc dangereuse, faisant le parallèle avec l'agriculture chimique34.

Sur le féminisme

Pierre Rabhi a une vision essentialiste des femmes. Il considère qu'il faut viser la complémentarité des sexes plutôt que l'égalité femmes-hommes : « Je crois qu’il ne faudrait pas exalter l’égalité. Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse dans cette complémentarité. » De même les femmes sont, pour lui, définies par une nature immuable ce qui lui fait dire : « On n’a jamais vu dans l’histoire des croisades de femmes à Jérusalem, des femmes déclarer la guerre, ou rarement, sauf si elles sont dénaturées »36.

Sur ses techniques agricoles

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Selon l'agronome Michel Griffon : « Pour Pierre Rabhi, agriculteur et philosophe, l'agroécologie a un sens particulier : non seulement le terme évoque un ensemble de techniques agricoles respectant l'environnement, mais aussi une philosophie de la production agricole fondée sur la simplicité, la sobriété des comportements et de la consommation des ressources, ainsi que le respect de la nature. les techniques sont très proches de celles de l'agriculture biologique37. ».

Cependant, de nombreux autres auteurs se montrent beaucoup plus critiques sur les théories agricoles de Pierre Rabhi, et y voient un « échec »38.

Les travaux de Pierre Rabhi, dans le centre d'agroécologie de Gorom-Gorom au Burkina Faso, ont ainsi fait l'objet d'une évaluation confiée à l'agronome René Dumont14. Celui-ci, en 1986, est très critique à son égard :

« Mis à la tête du centre d’Agro-écologie et chargé de former des vulgarisateurs agricoles burkinabés, Pierre Rabhi a présenté le compost comme une sorte de « potion magique » et jeté l’anathème sur les engrais chimiques, et même sur les fumiers et purins. Il enseignait encore que les vibrations des astres et les phases de la lune jouaient un rôle essentiel en agriculture et propageait les thèses antiscientifiques de Steiner, tout en condamnant Pasteur. Malgré sa bonne volonté, il manquait de connaissances économiques et agronomiques, notamment sur l’utilisation optimale des composts14. »

Il lui reproche aussi de transposer en zone tropicale des résultats d'expérimentations effectuées en zones tempérées. Enfin, il relève « une attitude discutable à l’égard des Africains »14.

L'efficacité et la pertinence des théories agricoles de Pierre Rabhi sont d'autant plus difficiles à évaluer qu'il ne serait le responsable direct d'aucune exploitation agricole. Ainsi, le Mas de Beaulieu, centre de formation à l'agroécologie qui se réclame de lui, a été fondé par l'association « Les amis de Pierre Rabhi » (rebaptisée « Terre et Humanisme » en 1999)39,40, « créée à l'initiative de Pierre Rabhi »41 mais dans laquelle il n'exerce aucune responsabilité officielle. Les critiques vives qui ont été formulées à l'encontre de ce centre de formation (« ce sont manifestement l'amateurisme et l'idéologie qui prévalent en ces lieux, avec une petite touche de croyances ésotériques »42) par l'Association française pour l'information scientifique (AFIS), une association rationaliste engagée dans la lutte contre les pseudo-sciences, ne portent donc qu'indirectement sur Pierre Rabhi. L'AFIS dénonce également l'exploitation de centaines de travailleurs bénévoles venus en stage ou formation42.

Le sociologue Gérald Bronner, membre de l'AFIS, considère que Pierre Rabhi trompe ses concitoyens quand il affirme que ses techniques agricoles pourraient nourrir la planète. Il dénonce également l'utilisation de méthodes non scientifiques43,44. En effet, certaines techniques agricoles promues par Pierre Rabhi, sont celles de l'agriculture biodynamique, qui est aujourd'hui reconnue comme une pseudo-science.

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Une autre personne, grande dame, s’investi également à travers le monde et en Inde.

Mme. Vandana Shiva.

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Pour terminer

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Comme sous Mr. François Mitterrand et concernant l’abbé Pierre (tout comme Mr. Kouchner..rappelez-vous..), tous les hommes politiques, personnalités célèbres et non moins célèbres comme bon nombre d’autres, en général, courtisent Mr. Pierre Rabhi et aiment se voir et être vus en sa présence et compagnie…

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On est toujours dans le « nombrilisme aigu »..No comment !

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Photo ci-dessus de groupe, et où l’on reconnaîtra aisément Mr. Pierre Orsena (écrivain et membre de l’Académie Française..), en bas à gauche, Frédéric Lenoir juste à côté, tout comme Mr. Nicolas Hulot (notre ex.. ministre de la transition et du développement durable, de l’environnement, de l’écologie..), juste au-dessus à gauche, et tant d’autres encore.

Le moins que l’on puisse dire est que sur cette photo de groupe, il y a plus de menteurs et profiteurs que de gens honnêtes et louables…

En effet, un tas de gens, célèbres ou non, demandent à être reçu ou voir Mr. Pierre Rabhi, juste pour la forme, un peu comme pour un « selfie », et sinon pour pouvoir se glorifier en eux-mêmes…

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En conclusion

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Pierre Rabhi s’interrogeait :

«  Quelle Terre vais-je laisser à mes enfants ? »

Eh ! bien ! Interrogeons-nous  nous-mêmes, à ce sujet :

« Quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants et..petits-enfants ?.. »

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