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Les maires de France..mécontents face à Macron..

Macron s'enferme et veut diriger "seul" la France..

Pendant ce temps-là, toute la France..trinque !!!

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Les Gilets jaunes, les maires, les infirmier(e)sMacron snobe tout le monde..

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La France périphérique, les maires, les infirmiersEmmanuel Macron oublie la France profonde, la France périphériquela France toute entière. Il a été élu comme Président, mais très rapidement, il s'est couronné de lauriers tandis que dans le même laps de temps, les français, eux, sont passés de citoyens à état de sujets, une populace râleuse, plaintive, et qui refuse de se faire étêter.  

Aujourd'hui, le Président n'a pas souhaité se joindre au congrès des Maires, et les infirmier(e)s ont battu le pavé parisien. Comme pour les Gilets jaunes, les sentiments d'oubli, de délaissement, de j'm'enfoutisme, se lisent sur toutes les lèvres. Et sa condescendance avive les nerfs.

Les maires ont ouvert leur congrès ce mardi 20 novembre, mais le chef de l'État qui avait pourtant promis de s'y rendre, a changé d'avis et la nouvelle ne passe pas du tout.

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Les blouses blanches, quant à elles, dénoncent un quotidien devenu totalement inhumain dans les centres hospitaliers. elles ne sont pas entendues, et sont donc sont allées crier leur ras-le-bol dans les rues de la capitale.

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Emmanuel est déconnecté de la réalité, il vit dans un monde élitiste à cent planètes du pays et d'un peuple qu'il doit chérir et aider. Dans ce contexte, il n'est pas évident que le règne de Macron arrive à son terme

Bien que le matraquage fiscal proviennent des années Fillon et des premières années de François HollandeMacron doit arrêter d'entendre, il est temps qu'il se mette un peu à écouter, et qu'il redescende au plus vite de son piédestal céleste, avant qu'il ne reste plus un seul pavé sur les champs Elysées

Les « Gilets jaunes » vous parlent, Monsieur Macron !

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Les infirmier(e)s vous parlent, Monsieur Macron !

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Les maires vous parlent, Monsieur Macron !

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.. de la reconnaissance ?

Les maires de France mécontents :

Avec Macron, c’est beaucoup de paroles, des promesses..des promesses..

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Le 101ème Congrès des maires de France

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Photo ci-dessus du rassemblement des maires de France au 100ème Congrès des maires en 2017.

Macron absent du Congrès des maires..

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Congrès des maires de France : le ras-le-bol général..

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Le profond malaise des maires de France à l’ouverture du congrès porte de Versailles.

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Le congrès des maires s’ouvre entre tensions et appel au dialogue..

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Le Congrès des maires s'ouvre entre tensions et appel au dialogue

Les maires de France : un sentiment d’abandon, un président pas à l’écoute..

Les maires de France : un sentiment d’abandon

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C’était en..2017..

Macron sifflé et hué au 100ème Congrès des Maires..

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C'était le clou du 100e congrès des maires. La séance finale était conclue ce jeudi 23 novembre par l'allocution très attendue d'Emmanuel Macron. La réaction des maires était...

 

Il n'y a pas que les.."Gilets jaunes", il y a aussi les.."Infirmier(e)s, mais également..les maires !

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Gilets jaunes, finances locales, décentralisation: ce qu'il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron à l'Élysée devant les maires de France

Très attendu par les élus locaux, Emmanuel Macron a tenté de rassurer les maires réunis à l'Elysée affirmant qu'il instaurait « un changement de méthode ». Un discours suivi d'un jeu de questions-réponses avec les élus. Le président de la République a balayé les problématiques locales:  finances, décentralisation, taxe d'habitation. Sur les gilets jaunes et la transition écologique, Emmanuel Macron affirme que «les Français ont besoin d'être accompagnés »

Par Public Sénat

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20h30 : « Beaucoup de nos concitoyens voient mon visage quand ils font le plein » 

À une question sur le prix des carburants, le chef de l’État a osé un trait d’humour. Emmanuel Macron a d’abord rappelé « que les trois quarts de la hausse, ce sont les marchés mondiaux ». « Ils sont en train de rebaisser et on s’assure, avec le gouvernement, que ce soit répercuté à la pompe (…) le pétrole, ce n’est pas le gouvernement qui le sert au contribuable ».

Raison pour laquelle le président de la République s’est plaint d’une « injustice ». « Beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est le gouvernement qui passe l’intégralité des hausses à la pompe. Presque, ils voient mon visage quand ils font le plein. Et aucun ne pense que c’est le gouvernement qui fait la prime à la conversion quand ils vont chez le concessionnaire pour acheter une voiture. Ils pensent que c’est le concessionnaire ».

20h25 Macron veut initier « un changement de méthode » avec les maires

Interrogé sur la possible création d’un grenelle des collectivités locales, Emmanuel Macron a détaillé la nouvelle « philosophie » qu’il veut instaurer dans ses relations avec les maires.

« Il faut une dynamique de projets et un partage des contraintes entre nous tous (…) un changement de méthode entre nous, c’est ce que j’ai voulu initier ce soir », a assuré le chef de l’État.

Éloigné du discours offensif tenu par le porte-parole de l’Élysée à la mi-journée, Emmanuel Macron a emprunté un ton chaleureux, réconfortant. « On va poursuivre ensemble dans les prochains mois » ce changement de méthode    « dans la manière de préparer les textes au niveau national et de les porter ».

« J’aurais à présenter notre stratégie, en termes d’énergie et de mobilités les maires seront pleinement associés et nous allons ensemble décliner territorialement », a poursuivi le président.  

20h08 : « Nous sommes de vrais populistes. Nous sommes avec le peuple tous les jours »

Avant un échange de questions réponses avec les maires, Emmanuel Macron a appelé à l’unité entre sa fonction et celles des édiles face à « ces défis ». « On a une responsabilité commune, c’est d’être ensemble (…) sinon, on ouvre un formidable boulevard. Non pas aux populismes, je n’aime pas ce terme. Nous sommes de vrais populistes. Nous sommes avec le peuple tous les jours. Mais aux démagogues. Ceux qui voudraient simplifier les choses. A ceux qui aiment le fracas du quotidien » a –t-il estimé.

« Ils ne sont pas dans la même situation que nous. Ils n’ont pas la contrainte de l’action publique » (…) être responsable, c’est rendre des comptes ? C’est dire la vérité y compris quand elle ne fait pas plaisir » a-t-il conclu

20 h 00 : Transition écologique, Emmanuel Macron « veut conjurer une injustice suprême »

« La transition écologique. Elle est là. Elle angoisse » a reconnu le chef de l’État qui a rappelé les « 500 millions d’euros d’accompagnement » annoncés par Édouard Philippe, la semaine dernière.

Mais selon lui, la « réponse » c’est « une nouvelle méthode à inventer collectivement » et « mieux expliquer les choses afin de conjurer une injustice suprême ». « Celle qui voudrait que l’inégalité sociale se conjugue avec l’inégalité environnementale ».

« Qui vit dans des passoires thermiques ? Qui a été obligé d’acheter des voitures d’occasion qui consomme beaucoup plus et qui polluent beaucoup plus ? Nos concitoyens qui étaient déjà dans la difficulté ».

À ce sujet, le chef de l’État annonce « un défi collectif », ça ne peut pas être l’immobilisme (…) ça se construit sur les territoires, ça se construit de manière partagée »

19h55. « Je prends ma part d’humilité », s’engage Emmanuel Macron

« Un changement de mentalité », voire même « un changement culturel », c’est ce que promet Emmanuel Macron aux maires réunis ce soir Élysée. Finie « la culture du contrôle a priori et de la norme », assure le chef de l’État face aux défis contemporains il souhaite désormais « de la souplesse, de l’adaptation, de la vélocité ».

Pour mener à bien cette entreprise de modernisation, Emmanuel Macron estime qu’il faut « passer à une culture de l’accompagnement, de la solution, du contrôle à posteriori et pas a priori et donc c’est à nous d’imprimer ce changement ».

« Ça suppose aussi beaucoup de pragmatisme de terrain et donc je prends ma part d’humilité, un changement sur lequel je vais constamment appuyer, que vous m’entendrez répéter, et que nous allons réussir ensemble parce qu’il n’y a pas d’autre choix » a conclu le président.  

19h50. Emmanuel Macron promet de « desserrer l’étau » au profit des maires

Déclamée suivant la figure de style de l’anaphore, la formule d’Emmanuel Macron « desserrer l’étau » promet aux maires de France plus de marge de manœuvre dans leurs fonctions. Le président de la République a énuméré les premiers pas qu’il avait dans cette direction sur « la compétence eau » ou « les rythmes scolaires ».

Devant des maires qui pour nombre dénoncent le recul de la décentralisation, Emmanuel Macron s’est engagé à « redonnner de la souplesse » notamment « en termes d’embauche hors du cadre de la fonction publique territoriale ». Le président de la République s’est aussi dit favorable à ce qu’on puisse « confier aux associations d’élus la gestion de la fonction publique territoriale ».

Très critiquée durant le Congrès des maires, la loi NOTRe sera « «améliorée à la marge », selon le président tout en reconnaissant qu’il « y a des intercommunalités trop grandes ». Une remarque qui a déclenché quelques applaudissements dans l’assistance. « Je crois à ce mouvement de l’intercommunalité mais c’est vrai qu’il marche d’autant qu’il est choisi et que sa dynamique territoriale est pensée et cohérente », a toutefois nuancé Emmanuel Macron.19h45 : Emmanuel Macron : « la République est en partage entre nous »

Emmanuel Macron était en retard mais il avait une excuse. « Nous étions en train de débattre avec le bureau de l’AMF et nous avons débattu un peu plus longtemps que prévu ce qui explique mon retard ».

Souriant, accueillant, « cet endroit est le vôtre », car « la République est en partage entre chacun d’entre nous », le chef de l’État a commencé par une rectification. « Cette année, j’ai souhaité pour tenir l’engagement qui était de rendre compte et de pouvoir échanger, non pas venir à la salle habituelle, ce que je ferai l’année prochaine (…) mais vous recevoir dans ce lieu ».

Le Président de la République a bien pris note du « retour d’inquiétudes » des maires. Il est pour lui « le symptôme d’une pression collective qui bouscule tous les décideurs publics ».

« Je suis là devant vous car comme vous, j’ai été élu par les Françaises et les Français » a-t-il d’ailleurs pris soin de rappeler.

Pour cette raison, Emmanuel Macron a enjoint « à ne rien céder à ce vent mauvais qui voudrait que la faute revienne forcément à l’élu ».

Afin « de rendre compte » des engagements qu’il avait pris l’année dernière, le chef de l’État a commencé par les moyens financiers des collectivités : « la stabilité de la DGF (dotation globale de fonctionnement) dans le budget de l’État 18,5 milliards. « Je suis tout à fait prêt à ouvrir la réforme des règles de la DGF » a-t-il indiqué. Cette réforme est prévue au premier semestre 2019.

La taxe d’habitation, autre « engagement tenu » pour le président de la République qui annonce à ce sujet une nouvelle réforme sur la fiscalité locale.

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Macron..tempère la grogne des maires..

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Rappelez-vous, c’était en 2017..

Emmanuel Macron face aux maires. « La taxe d'habitation n'est que le premier acte »..

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Emmanuel Macron s'est exprimé devant le Congrès des maires et a présenté une refonte fiscale des collectivités locales. | ETIENNE LAURENT/MAXPPP

Le Président s’est exprimé ce jeudi après-midi devant les maires de France. Un discours qui visait à rassurer les élus locaux alors qu’ils ont exprimé leur colère face aux 13 milliards d’euros d’économies demandées aux collectivités pendant 5 ans. Emmanuel Macron en a profité pour annoncer « une refonte ambitieuse de la fiscalité locale».

Emmanuel Macron s’est exprimé devant les maires lors de leur 100e Congrès à Paris. Un discours où le Président en a profité pour annoncer son programme sur la fiscalité locale, alors que les maires mécontents face aux économies demandées ont accueilli le président sous les huées et sifflets.

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Le Président s’est exprimé ce jeudi après-midi devant les maires de France. Un discours qui visait à rassurer les élus locaux alors qu’ils ont exprimé leur colère face aux 13 milliards d’euros d’économies demandées aux collectivités pendant 5 ans. Emmanuel Macron en a profité pour annoncer « une refonte ambitieuse de la fiscalité locale».

Emmanuel Macron s’est exprimé devant les maires lors de leur 100e Congrès à Paris. Un discours où le Président en a profité pour annoncer son programme sur la fiscalité locale, alors que les maires mécontents face aux économies demandées ont accueilli le président sous les huées et sifflets.

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Une préservation des moyens financiers des collectivités locales

Le Président a promis devant quelque 15 000 maires que les dotations de l’État ne baisseraient pas. «J’ai décidé la stabilité des comptes après 7 ans de baisse», a-t-il déclaré, alors que les élus dénoncent les 13 milliards d’euros d’économies exigées par l’État aux collectivités territoriales.

L’occasion pour Emmanuel Macron de revenir sur la très contestée réforme de la taxe d’habitation, qui prévoit une suppression pour 80 % des ménages. Un impôt que le Président qualifie d'«injuste» avant de tacler ses adversaires : «Les premiers à faire son apologie sont les mêmes parfois à l’avoir contestée».

Emmanuel Macron

✔@EmmanuelMacron

Tous ceux qui font aujourd'hui l'apologie de la taxe d'habitation la critiquent depuis des années. Les victimes de cette affaire : les territoires les plus modestes et les classes moyennes ! #CongresAMF

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17:21 - 23 nov. 2017

336 personnes parlent à ce sujet

Le Président s’est exprimé ce jeudi après-midi devant les maires de France. Un discours qui visait à rassurer les élus locaux alors qu’ils ont exprimé leur colère face aux 13 milliards d’euros d’économies demandées aux collectivités pendant 5 ans. Emmanuel Macron en a profité pour annoncer « une refonte ambitieuse de la fiscalité locale».

Emmanuel Macron s’est exprimé devant les maires lors de leur 100e Congrès à Paris. Un discours où le Président en a profité pour annoncer son programme sur la fiscalité locale, alors que les maires mécontents face aux économies demandées ont accueilli le président sous les huées et sifflets.

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Une préservation des moyens financiers des collectivités locales

Le Président a promis devant quelque 15 000 maires que les dotations de l’État ne baisseraient pas. «J’ai décidé la stabilité des comptes après 7 ans de baisse», a-t-il déclaré, alors que les élus dénoncent les 13 milliards d’euros d’économies exigées par l’État aux collectivités territoriales.

L’occasion pour Emmanuel Macron de revenir sur la très contestée réforme de la taxe d’habitation, qui prévoit une suppression pour 80 % des ménages. Un impôt que le Président qualifie d'«injuste» avant de tacler ses adversaires : «Les premiers à faire son apologie sont les mêmes parfois à l’avoir contestée».

«Je pense que cette réforme n’est qu’un début», a-t-il expliqué avant d’ajouter que «La taxe d’habitation n’est que le premier acte», dans une refonte globale de la fiscalité locale d’ici 2 020.

Une plus grande autonomie des mairies

Le président l’a promis, les collectivités auront plus d’autonomie. «Je veux garantir pleinement votre autonomie financière et fiscale», a expliqué Emmanuel Macron.

Une autonomie qui passe aussi par la décentralisation. «Nous ne pouvons plus vivre sur un schéma centralisateur parisien», s’est exprimé le Chef de l’État.

Simplifier la carte entre les métropoles et les départements

Il y a une vingtaine de métropoles. «Elles n’ont pas toutes vocations à devenir de grandes métropoles européennes», a avoué le Président qui a ajouté qu’il serait «attentif aux particularités» de chaque territoire.

Les collectivités qui le souhaitent pourront fusionner, par exemple plusieurs départements entre eux ou une métropole avec un département. L’objectif étant de rendre les territoires plus forts à l’échelle n, nationale et européenne.

Toutefois, Emmanuel Macron promet de ne pas toucher à la carte territoriale, ni à «forcer au regroupement des communes».

Un droit à l’expérimentation

Emmanuel Macron propose de modifier l’article 72 de la constitution pour que les mairies puissent expérimenter plus facilement des initiatives au niveau des transports par exemple sans que cela soit généralisé à l’ensemble du territoire. «Laissons les maires innover!», s’est emporté le Président devant le Congrès.

Le président en a profité pour annoncer une baisse des normes auxquelles sont confrontées les collectivités territoriales, qui seront débattues pendant la conférence des territoires.

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Congrès des mairesMacron veut réformer la "fiscalité locale"

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Ferme et combatif face à quelques huées, Emmanuel Macron a présenté devant plusieurs milliers de maires inquiets ses projets pour les collectivités locales, ...

Ferme et combatif face à quelques huées, Emmanuel Macron a présenté devant plusieurs milliers de maires inquiets ses projets pour les collectivités locales, dont une refonte des impôts locaux, sans rien lâcher sur les économies qu'il leur demande.

Arrivé sous quelques siffletsEmmanuel Macron a conclu son plaidoyer d'une heure et quart devant un auditoire finalement amadoué. Comme il le demandait à ses partisans durant sa campagne, il a enjoint aux maires, rétifs à la suppression de la taxe d'habitation et aux économies demandées aux collectivités, de ne pas le siffler. "Les sifflets ne m'ont jamais beaucoup étourdi", a-t-il rétorqué, "je n'ai pas peur d'affronter une grogne lorsque l'action publique l'exige".

Principale annonce, le chef de l'Etat a souhaité pour 2020 la "mise en oeuvre (d')une refonte profonde de la fiscalité locale et notamment communale". La suppression en trois ans de la taxe d'habitation pour 80% des Français "n'est que le premier acte d'une réforme ambitieuse des finances locales", a-t-il promis. Il a même laissé entendre que cette taxe pourrait disparaître à terme car si cet impôt "n'est pas bon pour 80% des ménages, il y a peu de chances qu'il soit bon pour les 20% restants".

"Autonomie financière et fiscale"

"Je veux garantir pleinement votre autonomie financière et fiscale", a ajouté Emmanuel Macron, répondant à une priorité des élus locaux. Le chef de l'Etat est en revanche resté intransigeant sur l'objectif de limiter à 1,2% par an la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités, tout en annonçant que cet impératif serait modulé en fonction de la situation économique et budgétaire locale. "Notre pays aime la finance magique où on peut baisser les impôts sans que la dépense publique ne baisse", a-t-il fait valoir, en réponse à quelques mouvements d'humeur.

"J'ai besoin de vous", a lancé celui qui n'a jamais été maire pour apaiser des élus en mal de reconnaissance, "parce que le pays ne réussira que parce que partout sur les territoires, il y a les engagés que vous êtes". "Ce que je vais vous dire n'a pas toujours vocation (...) à vous contenter", mais a vocation "en tous cas à être appliqué", a-t-il néanmoins prévenu en préambule. Le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, avait auparavant vivement critiqué les mesures d'encadrement des dépenses et des emprunts des collectivités prévues par l'exécutif.

Ne pas toucher à la carte territoriale

Tout en ménageant globalement le chef de l'Etat, les maires sont très remontés contre les décisions prises depuis l'été qui ont un impact sur les finances et le fonctionnement des communes. L'objectif de 13 milliards d'euros d'économies de leurs dépenses sur cinq ans cristallise leur mécontentement, ainsi que la baisse des aides au logement, la diminution des emplois aidés et l'exonération pour 80% des foyers de la taxe d'habitation, compensée par l'Etat.

Pour apaiser les maires, le chef de l'Etat a en outre promis de ne pas toucher à la carte territoriale ni de "forcer aux regroupements de communes". Emmanuel Macron a également annoncé une réforme de la fonction publique territoriale et la création d'une "agence de la cohésion des territoires" pour accompagner les projets locaux. Autre nouveauté, une réforme constitutionnelle qui permettra un droit à l'expérimentation des collectivités, sans nécessairement une extension nationale, et la possibilité d'adapter les normes aux situations locales.

Une conférence sur le logement début décembre

Il prévoit enfin une "conférence du consensus" sur le logement début décembre, qui préparera la loi logement de 2018, avec des mesures encourageant la construction tout en réduisant les aides au logement. L'exécutif entend à présent des 300 plus importantes collectivités (régions, départements, grandes villes...) qu'elles signent un "contrat" sur la maîtrise de leurs dépenses.

François Baroin a dénoncé des contrats "léonins" qui n'en sont pas vraiment, car "obligatoires et assortis de sanctions" Dans la résolution finale de leur 100e congrès, les maires maintiennent leur menace de "suspendre leur participation à la conférence nationale des territoires", prévue mi-décembre, si leurs revendications n'étaient pas prises en compte. L'AMF se réserve également la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel pour défendre leur autonomie financière.

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101ème  Congrès des maires de France à Paris

Ras-le-bol général chez les maires de France ! 

Au Congrès des maires de France, le cri de désespoir des «oubliés de la République»

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Au congrès annuel des maires de France à Paris, l'ambiance oscillait entre inquiétude et agacement. Plusieurs élus ont confié leurs doléances à RT France, à l'heure où la fracture territoriale grandit tandis que les budgets se creusent.

«Oubliés de la République», «méprisés», «pas accompagnés», mais aussi «inquiets» : les maires de France ne manquent pas d'épithètes pour témoigner de la crise qu'ils traversent. Et ils l'ont fait savoir au micro de RT France, qui s'est rendu à leur 101e congrès annuel à la Porte de Versailles à Paris. L'événement, qui se tient du 19 au 22 novembre, a été boudé par Emmanuel Macron, une défection peu appréciée des maires qui souhaitaient demander des explications au chef de l'Etat.

Une étude révélée le 15 novembre par le journal Le Monde montre que 49% des maires ne souhaitent pas se présenter à nouveau en 2020, traduisant une grogne grandissante chez les élus locaux. Cette situation délétère s'explique par une série de mesures prises par le gouvernement : fin annoncée de la taxe d'habitation, multiplication de normes contraignantes, transferts arbitraires de compétences, suppression des emplois aidés, budgets amputés... Des réformes qui ne facilitent pas la mission des élus, bien au contraire, surtout dans les communes rurales.

La fronde des maires s'organise sur tout le territoire. L'Association des maires de France (AMF) a notamment lancé le 26 septembre 2018 un appel depuis Marseille contre l’ultracentralisation. François Baroin, son président, l'un des meneurs de la contestation des élus locaux, a fait au congrès un discours qui résumait le désarroi des maires. «Nous sommes les fantassins de la République», a-t-il déclaré. «Nous produisons des services publics pour améliorer le bien-être de nos administrés, nous investissons pour développer nos territoires, mais nous avons nos interrogations, nous avons nos craintes et nous avons nos impatiences», a-t-il ajouté.

« Les maires sont désespérés aujourd'hui en France »

Le ton était encore plus alarmiste chez d'autres élus, à commencer par le député Nicolas Dupont-Aignan, fondateur de Debout la France, qui a rappelé ses 22 années à exercer en tant que maire. «Les maires sont accablés de normes, dépossédés de pouvoir. Tout va pour une bureaucratie nationale ou locale, des communautés d’agglomération gigantesques et les maires sont désespérés aujourd’hui en France», se désole-t-il.

Le député @dupontaignan estime que le maire est "la cellule démocratique de la France" qu'il faut "secourir". Des maires "accablés par les normes et dépossédés de pouvoir", ajoute le président de @DLF_Officiel . #congresdesmaires

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16:29 - 20 nov. 2018

42 personnes parlent à ce sujet
De nombreux élus se sont plaints de la défection d'Emmanuel Macron, qui ne recevra qu'une délégation de maires le 21 novembre à l'Elysée. «C'est la première fois qu'un président [ne veut pas se présenter] devant le socle de la République [pour] expliquer sa politique», se plaint Stéphane Loth, maire de Talmont-sur-Gironde, en Charente maritime, une commune de 97 habitants. Il estime que le milieu rural est impacté de plein fouet par les mesures du gouvernement, citant «l'imposition des 80 km/h» ou encore le «coût de l'essence». 

Bastien RT France@rt_bastien

Stéphane Loth (@StephaneLoth17) revient sur l'absence d'Emmanuel #Macron au #congresdesmaires et fustige les mesures impactant les communes rurales (#80kmh, taxes sur les #carburants, etc.)#OserLaFrance #UNC

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16:02 - 20 nov. 2018

40 personnes parlent à ce sujet

Le maire critique la suppression annoncée de la taxe d’habitation, les «dotations à la baisse», les «transferts de compétences au coût pharaonique». La fracture territoriale se creuse entre les grandes villes et les petites communes rurales est aussi l'objet de son inquiétude. Il qualifie ces dernières de «grandes oubliées de ce gouvernement». 

La ruralité méprisée

Même écho chez Francis Dupouey, maire PS de la commune de Clermont Pouyguillès dans le Gers, qui compte 162 habitants. «La ruralité», c'est «ceux qui sont méprisés et pas accompagnés», estime-t-il. «Les maires sont porte-paroles d’un mécontement général du milieu rural», explique-t-il.

Bastien RT France@rt_bastien

Francis Dupouey, maire #PS de la petite commune de Clermont-Pouyguilles se sent "méprisé" : "Les maires sont les porte-parole d'un mécontentement général dans la ruralité." #congresdesmaires 

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15:34 - 20 nov. 2018

36 personnes parlent à ce sujet

Le tout-métropole dénoncé

Jean-François Lebat, maire PS d'une ville de taille intermédiaire de 42 000 habitants, Bourg-en-Bresse, et président de la Communauté d'agglomération du Bassin de la ville, dit sentir une grande frustration chez les élus locaux. Il épingle «un gouvernement qui envoie un message : "Il y a les métropoles et c’est tout"». Un message qui opposerait les territoires, insinuant qu'en dehors des métropoles, «les autres territoires ne [contribueraient] pas à la création de richesses». Le maire, qui dit avoir des «inquiétudes», revendique pourtant l'attrait de son bassin de vie entourant sa ville-centre.

Bastien RT France@rt_bastien

Pour le maire @partisocialiste de Bourg-en-Bresse, @JFDebat le gouvernement envoie "des messages anxiogènes" et contribue à "opposer les territoires". #congresdesmaires

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15:03 - 20 nov. 2018

48 personnes parlent à ce sujet

Agnès Le Brun, maire les Républicains de Morlaix (Finistère), 15 000 habitants, dresse un constat similaire. Notant aussi la fracture territoriale, elle appelle les métropoles à «irriguer les territoires». «C'est leur fonction», rappelle-t-elle. Elle loue une forme de solidarité entre maires ruraux et élus de communes moyennes qui les amèneraient à négocier et à «travailler tous ensemble». «Quand on est maire d'une toute petite commune, on en prend plein la figure [...] mais pour ce qui est des souffrances, nous souffrons ensemble», confie-t-elle. 

Bastien RT France@rt_bastien

En réponse à @rt_bastien

Agnès Le Brun, maire #LR de Morlaix et conseillère régionale de Bretagne revient sur la colère des maires des petites communes et souhaite que les métropoles "irriguent" les territoires. #congresdesmaires

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18:29 - 20 nov. 2018

22 personnes parlent à ce sujet

François Baroin au congrès des maires de France (©JACQUES DEMARTHON - AFP)

Crise chez les maires de France : Macron sèche leur congrès annuel !

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Le président français Emmanuel Macron participe à la séance d'ouverture du Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI) au siège de l'UNESCO à Paris, le 12 novembre 2018.

Sentant qu'il n'y serait sans doute pas le bienvenuEmmanuel Macron décidé de ne pas se rendre au congrès des maires de France. On apprend justement ce 15 novembre qu'un maire sur deux ne souhaite pas renouveler son mandat électif.

Alors qu'une étude montre que 49% des maires ne souhaitent pas se présenter à nouveau en 2020, traduisant une grogne grandissante chez les élus locaux, Emmanuel Macron annonce qu'il n’ira pas tenter de les convaincre du contraire au congrès des maires qui se tient cette année du 19 au 22 novembre.

Le président se fera remplacer par le Premier ministreEdouard Philippe pour la clôture : il l'a confié au président de l'Association des maires de France (AMF) François Baroin fin octobre et l'information a été confirmée le 13 novembre 2018 par L’Express. Pourtant, lors de l'édition 2017 du congrès, le président de la République avait déclaré : «Je m’engage à une chose si vous l’acceptez, c’est venir chaque année rendre compte des engagements que je viens de prendre parce que c’est cela l’esprit de responsabilité dans la République». Mais ça, c'était avant.

Depuis, la colère des élus locaux ne cesse d’enfler. L’AMF a notamment lancé le 26 septembre 2018 un appel depuis Marseille contre l’ultracentralisation, en partenariat avec l’Assemblée des départements de France et Régions de France. Plus d'un millier d’élus locaux se sont mobilisés pour demander plus de «libertés locales».

En outre, selon une enquête de l'Observatoire de la démocratie de proximité publiée ce 15 novembre un maire sur deux assure vouloir «abandonner tout mandat électif». Plus d'un tiers des maires (33,9%) invoquent le manque de moyens financiers pour assumer leur fonction et 14,8% le manque de personnels. Plus alarmant encore, 36% des maires expliquent avoir «de plus en plus de difficultés à satisfaire les demandes de leurs administrés».

Auteur: RT France

Ne pouvant se faire porter pâle tout le long du congrès, le chef de l'Etat recevra tout de même les maires à l'Elysée le 21 novembre. Il pourra ainsi prononcer un discours à domicile.

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Conférence nationale des territoires : les cinq raisons de la colère des élus locaux

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Le 28 juin 2018, la Direction Interdépartementale des Routes change un panneau de limitation de vitesse sur la RN2, à Grenade , dans le sud-ouest de la France. PASCAL PAVANI/AFP

Après un an de relations houleuses avec le gouvernement, les associations des maires, départements et régions de France dénoncent « une politique de réforme hors-sol » et boycottent la Conférence des territoires. Passage en revue des points de tension.

Demande de maîtrise budgétaire

Le gouvernement demande aux collectivités de s'engager à limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an. Sur les 322 collectivités les plus importantes, celles dont les dépenses annuelles dépassent les 60 millions d'euros, 228 - soit 70 % - ont signé le contrat de maîtrise des dépenses. Mais les trois associations d'élus y voient une «mise sous tutelle financière». C'est un «diktat» pour le président de l'AMF, François Baroin, «vous n'avez pas d'autre choix que de signer».

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Limitation de vitesse à 80 km/h

Les présidents de 28 départements, en majorité ruraux, ont demandé début mars au gouvernement de renoncer à abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur central. Malgré l'entrée en vigueur de la mesure le 1er juillet dernier, ils ne décolèrent pas et auraient souhaité du «cas par cas». «C'est une mesure qui vient d'en ...

"La seule chose que vous n'avez pas le droit de faire c’est se plaindre" quand Macron cite le général De Gaulle

En pleine crise gouvernementale, Emmanuel Macron est ce jeudi sur les terres du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises pour les célébrations du 60e anniversaire de la Ve République. Lors d'un bain de foule, il a été interpellé par des retraités.

 

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On a des choses à dire. Il n’y a pas que les "gilets jaunes".Un maire à  franceinfo

"Me remplir la bouche pour éviter que je parle" : pourquoi ces maires déclinent l’invitation à l'Élysée du président Macron ?

En marge du congrès des maires de France où Emmanuel Macron n'ira pas, un millier d'élus sont conviés au palais de l'Élysée mercredi soir. Ils sont nombreux à décliner car ils n'ont "pas envie de trinquer".

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Les maires ont déjà été reçus l'an dernier au palais de l'Elysée en marge de leur congrès, le 22 novembre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Face aux maires, Macron change le ton et la forme

Par Dominique Albertini - 21 novembre 2018 à 22:03 (mis à jour le 22 novembre 2018 à 10:00)

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Les maires attendent le discours du président de la République, Emmanuel Macron, mercredi à l'Elysée. Photo Thibault Camus. AFPES

Critiqué par les associations d'élus, le chef de l'Etat a troqué la verticalité pour le dialogue, lors d'un long échange avec les maires invités ce mercredi à l'Elysée.

Quarante-cinq minutes de retard : pour une réception censée marquer la considération présidentielle envers les élus, cela commençait mal. Un peu plus de 2 000 maires se sont pressés mercredi soir dans la salle des fêtes de l’Elysée à l’invitation d’Emmanuel Macron, soucieux de réparer son image auprès d’élus défiants. Retardé par un «bon débat» en privé avec les dirigeants de l’Association des maires de France (AMF), le chef de l’Etat est sorti applaudi de son face-à-face avec les élus. Multipliant les sourires et les égards, et prêt à se laisser«irriguer par l’expérience des territoires».

Au court propos présidentiel a succédé une longue séance de questions-réponses avec les maires. Installer en région la future Agence de la cohésion des territoires ? «Bonne idée», a souri le Président. Retoucher certaines intercommunalités, écrasantes pour les petits maires ? «On peut améliorer des choses, il y a des "intercos" trop grandes, qui ont été un peu contraintes.» Un problème d’eau dans une petite commune ? «La ministre se rapprochera de vous si vous voulez bien lui donner votre dossier.»

Interpellé par un maire sur les attaques visant les élus, le chef de l’Etat a promis «l’intransigeance» aux coupables : «Le jour où on ne défend plus les élus, c’est l’anarchie, la démagogie et la fin de la République».Pour ses invités et pour lui-même, il a revendiqué la qualité de «vrais populistes, car nous sommes avec le peuple tous les jours». Quant à la«verticalité» parfois reprochée à la méthode macronienne : «Il faut définir beaucoup plus ensemble les solutions», a convenu l’hôte. Qui a promis, alors qu’il ne se rendra pas cette année au congrès des maires, d’honorer le rendez-vous l’année prochaine.

«Libertés locales»

«Ce que je vais vous dire aujourd’hui n’a pas vocation à vous satisfaire automatiquement, […]  mais cela a vocation en tout cas à être appliqué», avait asséné le chef de l’Etat en novembre 2017, devant l’assemblée des maires. Tournures martiales qu’il a, un an plus tard, évacuées de son propos.

Dans une phase critique de son quinquennat, Emmanuel Macron a voulu se concilier les élus de terrain. Désormais, «il faut un changement de méthode entre nous, c’est ce que j’ai voulu initier ce soir et ce que nous poursuivrons dans les prochains mois», a expliqué à ses invités un Macron souriant et volubile. «Ceux qui pensent que j’ai peur d’une salle, ils ne me connaissent pas, mais deux heures de débat libre valent mieux que vingt minutes d’expression dans une salle où vous ne pouvez pas répondre», a-t-il conclu, promettant de renouveler l’expérience «dans chaque région». En attendant, C’est le Premier ministre, Edouard Philippe, qui s’exprimera jeudi devant l’assemblée générale de l’AMF.

Il y avait urgence, pour le chef de l’Etat, à donner corps à la promesse d’un «nouveau départ» dans les relations entre Etat et collectivités. De la suppression de la taxe d’habitation aux coupes dans les emplois aidés, des taxes sur l’essence au coût des aides sociales pour les départements, des 80 km/h à l’effort budgétaire réclamé aux collectivités, les sujets de querelles se sont accumulés depuis le début du quinquennat. Ces procès ont nourri l’image d’un macronisme urbain et technocratique, coupé des réalités de la «France périphérique» et prêt à sacrifier jusqu’aux dernières «libertés locales» – un procès dans lequel l’AMF s’est montrée particulièrement allante.

De son côté, le gouvernement s’est efforcé de contourner l’AMF, en s’appuyant sur de plus petites organisations d’élus. Il a également tenté d’enfoncer un coin entre les maires et la direction de l’AMF, en dénonçant les arrière-pensées partisanes prêtées à François Baroin : le maire LR de Troyes, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, est soupçonné d’avoir en tête la prochaine élection présidentielle. Mais l’exécutif n’en a pas moins promis un changement de méthode cet automne, reconnaissant devoir resserrer ses liens avec les territoires. 

«Fascination morbide»

La réception élyséenne, mercredi soir, n’aura pas tout soldé de ce passif. Mais en prolongeant les échanges jusqu’à une heure avancée de la soirée, le chef de l’Etat a marqué sa considération envers les élus présents. Sans annonces nouvelles : la réflexion est encore en cours sur le principal dossier intéressant les collectivités, une vaste réforme de la fiscalité locale qui doit notamment compenser, pour les maires, la future disparition de la taxe d’habitation, et dont le détail sera connu durant le premier semestre 2019. «Je n’ai pas de tabous» sur une éventuelle refonte des règles de la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités, a-t-il cependant fait savoir.

Dans une allusion au mouvement des «gilets jaunes», enfin, Emmanuel Macron a répété «entendre les colères». Mais «je ne peux pas entendre en stéréo ceux qui voudraient moins de pollution pour leurs enfants, mais sans rien changer et en continuant à se déplacer comme avant», a insisté le chef de l’Etat. Critiquant «intellectuels» et journalistes, soupçonnés de «ne regarder que la colère avec une forme de fascination morbide». Mais prenant aussi sa «part de responsabilité : je n’ai pas changé les choses assez vite, je n’ai pas fait comprendre assez clairement où je voulais emmener les gens», a admis le Président. Occasion d’un double message aux élus et à ses détracteurs : «Vous n’avez pas le monopole des engueulades et des doutes. Mais je pense qu’on est fait du même bois : moi, je ne lâche rien.»

Dominique Albertini

olitique de Laurent Joffrin

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Au Congrès des maires de France, le cri de désespoir des «oubliés de la République»..

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Photo ci-dessus, Paris, le 20 novembre 2018. Inauguration du 101ème congrès des maires de France.

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Politique

Les maires de France attendent des actes !

Face aux maires, le président de la République s’est voulu rassurant. Mais cela suffira-t-il à leur redonner confiance ? Certains élus ont trouvé le moyen d’exprimer leur mécontentement en ne gênant que l’Etat : ils « posent le crayon »

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Face aux maires, le président de la République s’est voulu rassurant. Mais cela suffira-t-il à leur redonner confiance ? Certains élus ont trouvé le moyen d’exprimer leur mécontentement en ne gênant que l’Etat : ils « posent le crayon »

HAMILTON-POOL/SIPA

Standing ovation. Debout, face aux deux milles maires, pendant presque deux heures de discours et de questions/réponses, le président de la République s'est livré, devant les maires reçus à l'Elysée, à une prestation aux allures d'un meeting de campagne. Traits d'humour pour les uns, compassion pour les autres et applaudissements pour tous, la maîtrise de l'exercice est totale. D'un point de vue politique, le tour est habile. En déclinant l'invitation de François Baroin au Congrès des Maires de France, le président s'est épargné la vindicte de l'opposition locale. En invitant les élus à un échange direct - le président se mettant lui-même à " portée d'engueulade " selon ses mots - le dîner au " palais " s'est transformé en un exercice démocratique efficace.

Face aux élus, le président de la République s'est voulu rassurant. La taxe d'habitation sera compensée " à l'euro près " ; la réforme de la fonction publique territoriale donnera aux Maires plus de liberté pour gérer leurs ressources humaines ; la constitutionnalisation du principe de " différenciation territoriale " offrira aux collectivités un espace d'autonomie pour s'adapter aux spécificités de leurs territoires… Mais cela suffira-t-il à redonner confiance aux élus tentés d'enfiler avec leurs administrés leur gilet jaune ?

Entre promesses girondines et réflexes jacobins

En filigrane du discours rassurant, le réflexe jacobin n'est jamais très loin : " je veillerai à ce que l'Etat soit au rendez-vous pour accompagner chaque commune de France " a écrit le président dans un courrier adressé aux maires il y a quelques jours. Dans les faits, le mouvement recentralisateur n'est pas mort. En 2010, le remplacement de la taxe professionnelle - dont le taux était fixé par les élus locaux - par la contribution économique territoriale a écorné l'autonomie fiscale locale. Bientôt, la suppression de la taxe d'habitation viendra amplifier la dépendance des collectivités vis-à-vis de l'Etat et à cette suppression s'ajoutera le plafonnement de la croissance annuelle des dépenses pour les collectivités les plus importantes.

Alors que feront les maires ? Certains n'auront d'autre choix que de se tourner en effet vers l'Etat ou Bruxelles, partant à la chasse aux subventions. D'autres assumeront une hausse de la fiscalité, au risque de s'exposer à la sanction immédiate d'un #BalanceTonMaire. Face aux élus, le président a balayé d'un revers de la main la " liberté fiscale " des communes au motif qu'elle avantagerait les communes les plus aisées au détriment des autres. Dont acte. Mais ne serait-ce pas aux élus eux-mêmes d'en décider ?

« Poser le crayon »

Selon une enquête du CEVIPOF, un maire sur deux déclare qu'il ne briguera pas de prochain mandat en 2020. Il faut regarder La campagne de mon père, récemment diffusé sur France 2, pour toucher du doigt l'exaspération et la rancœur qui rongent petit à petit nos élus les plus passionnés. On y découvre l'élu d'une commune d'une centaine d'habitants constamment sur les routes, dans les champs, bataillant pour conserver son école et assurer à ses administrés une couverture téléphonique décente. En début de mandat, les maires de nos 36 000 communes ont reçu le portrait photo d'Emmanuel Macron. Un portrait disproportionné qui aura nécessité 36 000 nouveaux cadres pour pouvoir accueillir dans les mairies le portrait du nouveau président… L'anecdote ferait sourire si le contexte n'imposait pas aux élus une réduction drastique des dépenses.

Alors que faire ? Renoncer est synonyme d’échec pour la plupart des élus dévoués corps et âmes à leurs communes et d’abandon de leurs administrés. Rejoindre les blocages des gilets jaunes, c’est soutenir les uns en empiétant sur la liberté de circuler des autres. Certains maires ont trouvé le moyen d’exprimer leur mécontentement en ne gênant que l’Etat : ils « posent le crayon ».

Maillons essentiels au niveau local, les maires sont les relais d’informations de l’administration : nombre d’habitants, de propriétés agricoles imposables, linéaire de voirie… remontent des mairies vers les préfectures pour tenir l’Etat informé de l’état des territoires. Que fera donc l’Etat lorsque les maires décideront à l’unisson de transmettre ces informations quand bon leur semble ? Dans la vie d’une commune, mille et une occasions se présentent pour rendre difficile le travail de l’Etat, me racontait récemment le maire d’une petite commune… Alors Messieurs les élus, retirez vos gilets et posez le crayon.

Face aux maires, le président de la République s’est voulu rassurant. Mais cela suffira-t-il à leur redonner confiance ? Certains élus ont trouvé le moyen d’exprimer leur mécontentement en ne gênant que l’Etat : ils « posent le crayon »

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Macron face aux maires de France: "Ce n'est pas tout rose mais on est un peu plus rassurés"

Emmanuel Macron a lancé mercredi soir une offensive de séduction en direction de quelque 2.000 maires méfiants invités à l'Élysée, avec qui il s'est livré à un jeu de questions-réponses parfois très franc.

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Le maire de Catus, dans le Lot, Claude Taillardas a estimé ce jeudi ne pas avoir de réponses, alors que Macron s'exprimait jeudi soir devant plus de 2000 maires."Les collectivités subissent, les citoyens subissent, c'est cette inversion qu'il faut tendre", a-t-il déclaré.

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Mise en ligne le 22/11/2018

 

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Emmanuel Macron face à la grogne des maires

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Macron en mode séduction devant des maires inquiets..

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Emmanuel Macron a lancé mercredi soir une offensive de séduction en direction de quelque 2.000 maires méfiants invités à l’Élysée, avec qui il s’est livré à un jeu de questions-réponses parfois très franc.

Très critiqué pour avoir décidé de ne pas se rendre au congrès de l’Association des maires de France (AMF) comme il s’y était engagé, le chef de l’État, très à l’aise, a défendu son bilan depuis le début du quinquennat.

«Je sais que votre quotidien n’est pas facile, celui du gouvernement ne l’est pas davantage», a-t-il assuré, multipliant plaisanteries et clins d’œil en direction des élus. «L’année prochaine, je serai au congrès dans votre salle», a-t-il assuré, renouvelant son engagement de l’an dernier.

Face aux défis auxquels la France est confrontée, «on a une responsabilité commune, c’est d’être ensemble», a-t-il affirmé dans une salle des fêtes bondée.

Emmanuel Macron a tenté de rassurer des maires souvent très inquiets. «Je sens une inquiétude face à tous les changements, parfois des incompréhensions, mais je sens beaucoup d’attente, il ne faut rien céder face à un vent mauvais qui voudrait que tout soit la faute de l’élu», a-t-il affirmé.

Réforme fiscale, modification «à la marge» de la loi NOTRe sur la réforme territoriale, différenciation entre les territoires... Le président a souligné sa volonté de dialoguer avec les élus et leurs associations.

Dans une allusion aux «gilets jaunes», M. Macron a évoqué «une forme d’injustice». «Car beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est le gouvernement quand il y a une hausse des prix à la pompe et voient presque mon image quand ils font le plein. Mais quand ils voient les primes à la conversion, ils pensent que c’est le concessionnaire.»

Critiquant la presse, il a reproché aux journalistes de «regarder la colère avec une fascination morbide», soulevant des applaudissements.

Des maires courtois mais revendicatifs l’ont interrogé sur des problèmes très concrets: l’appauvrissement des commerces, l’afflux de migrants mineurs, la qualité de l’air ou encore le montant de la péréquation fiscale qui fixe les dotations de l’État aux communes.

- «C’est pas bibi» -

«On en a un peu marre», a résumé un élu qui dénoncé «une souffrance sociale en France, dans les territoires ruraux».

Décontracté, distribuant la parole, Emmanuel Macron a répondu en rafale à toutes les questions, en citant les projets du gouvernement sur la revitalisation des centre-ville, le plan pauvreté, les discussions sur la prise en charge des migrants mineurs.

Plus globalement, il a plaidé contre les «injonctions paradoxales» en s’emportant contre ceux qui demandent à la fois moins de taxes et plus d’action publique. De lui même, il a plusieurs fois défendu la «trajectoire environnementale» de la hausse des taxes sur les carburants. «C’est pas bibi», a-t-il encore lancé à propos des modifications de dotations pour certaines communes en fonction de règles actuelles de péréquation.

«Je sais que c’est dur! Mais si ça peut vous consoler, vous n’avez pas le monopole des engueulades ni le monopole des doutes», a-t-il affirmé, jouant la proximité avec la salle.

«On aurait presque pu mettre un gilet jaune. Mais quand on reçoit une invitation, il faut y répondre, c’est aussi un moment pour s’exprimer», expliquait Véronique Del Fabro, maire d’Hudiviller (Meurthe-et-Moselle).

Cette rencontre avait été précédée d’une réunion de travail avec le bureau de l’AMF, conduit par son président François Baroin (LR). Selon l’Élysée, M. Macron a appelé à «arrêter les fausses polémiques et la scénarisation de nos désaccords». «Vous êtes des élus. Nous avons la République en partage. Avançons», a insisté M. Macron.

Mais à l’issue de la réunion, des membres du bureau ont préféré ne pas assister à son intervention, considérant qu’Emmanuel Macron aurait dû s’exprimer devant l’ensemble des maires réunis en congrès.

«Nous avons eu le sentiment que si nous étions écoutés, nous étions peu entendus. Le président de la République a pour l’essentiel confirmé ses positions, sans véritable inflexion et avec une volonté modérée d’aller vers une véritable négociation», a déploré à l’AFP le vice-président de l’AMF, André Laignel (PS), à l’issue de la rencontre.

L’opération de charme d’Emmanuel Macron face aux maires

Le chef de l’Etat a reçu les élus à l’Elysée, en marge du congrès des maires de France. Il les a appelés au « dialogue » avec l’Etat.

Par Patrick Roger Publié hier à 19h50, mis à jour à 10h30

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Le président Emmanuel Macron lors de son discours à l’Elysée devant 2 000 maires, le 21 novembre. THIBAULT CAMUS / AFP

Il est 21 h 50, ce mercredi 21 novembre : une longue salve d’applaudissements s’élève dans la salle des fêtes de l’Elysée, archicomble. Il a même fallu dresser des tentes chauffées à l’extérieur pour accueillir l’ensemble des invités. Pendant deux heures, Emmanuel Macron a échangé avec un évident plaisir avec les plus de deux mille maires qui avaient répondu à son invitation, malgré les recommandations des dirigeants de l’Association des maires de France (AMF), qui avaient abondamment brocardé cette « convocation au Château ».

A défaut de se rendre au congrès des maires, le chef de l’Etat a privilégié l’échange direct avec les élus. Peu d’annonces dans son discours, mais une volonté de rassurer et de retisser les liens avec les élus locaux, même si la plupart des membres du bureau de l’AMF, reçus auparavant par M. Macron pendant près de deux heures, avaient ostensiblement boudé la suite de la réception. Le président de l’AMF, François Baroin, est, quant à lui, resté le temps du discours du président de la République, par « courtoisie républicaine », avant de s’éclipser à son issue, tout comme le président du Sénat, Gérard Larcher.

En revanche, au premier rang avaient pris place les présidents de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, de Villes de France, Caroline Cayeux, de l’Association des petites villes de France, Christophe Bouillon, et de l’Assemblée des communautés de France, Jean-Luc Rigaut : ceux-là mêmes que les trois associations d’élus « historiques » souhaitent évincer des négociations avec le gouvernement. Ainsi que le maire de Pau et président du MoDem, François Bayrou, visiblement ravi d’échanger avec les nombreux ministres présents.

« Continuer l’action »

« Merci d’être là, et merci président Baroin d’avoir transmis cette invitation. Cet endroit est le vôtre », a lancé en introduction M. Macron, avant d’assurer que, l’année prochaine, il viendrait pour l’ouverture du congrès des maires. Un peu plus tard, en réponse à la question d’un intervenant sur son absence, cette année, porte de Versailles, il reprenait la balle au bond. « Ceux qui pensent que j’ai peur du dialogue ne me connaissent pas, répliquait-il. Je considère que deux heures de discussion en direct valent mieux que vingt minutes de discours. Au-delà de cet échange, on doit continuer l’action. La République, c’est nous. La République, elle est dans chaque village. Elle n’est pas dans l’opposition dos à dos. Notre responsabilité est de la faire vivre ensemble. » Un message aux dirigeants de l’AMF, qui persistent dans une attitude de rapports de force avec l’exécutif.

Ce positionnement, Jacques Pélissard, le prédécesseur de M. Baroin à la présidence de l’AMF de 2004 à 2014, le désapprouve. « J’ai toujours privilégié le dialogue et le consensus », rappelle-t-il, considérant que la direction actuelle se laisse entraîner sur une pente dangereuse, sous la houlette, notamment, du premier vice-président délégué, André Laignel, tenant d’une ligne d’opposition frontale avec l’exécutif. « Je connais bien Laignel, je l’ai eu pendant dix ans comme vice-président, note le maire de Lons-le-Saunier. Il est intelligent et il est bosseur, mais il ne faut pas lui laisser la bride sur le cou, sinon il se prend pour le patron. C’est peut-être le tort de François Baroin. »

La rencontre avec le bureau de l’AMF a donné lieu à des échanges « francs », en langage diplomatique, assez « musclés », relate un participant, parfois même « désagréables », notamment à l’encontre du premier ministre, Edouard Philippe, présent aux côtés du président de la République. « On avait parfois l’impression d’un règlement de comptes interne à la famille, c’était presque incorrect,rapporte celui-ci. Laignel a été très dur. » Le président de la République s’est efforcé de calmer le jeu, notant qu’« il y a eu parfois des propos qui dépassent les limites ».

Peu de concessions

Sera-ce suffisant pour ramener l’AMF à de meilleures dispositions ? La séance de clôture du congrès, jeudi après-midi, lors de laquelle s’exprimeront M. Baroin et M. Philippe, devrait donner une indication. Sur le fond, cependant, le chef de l’Etat a fait peu de concessions. Il a notamment repoussé l’idée d’introduire dans la Constitution de nouvelles dispositions consacrant l’autonomie fiscale et financière des collectivités ainsi qu’une clause de compétences générale des communes. « Je n’y crois pas », a-t-il relevé, doutant d’ailleurs que cette revendication soit partagée par l’ensemble des élus, notamment des petites et moyennes communes.

De même, a-t-il observé lors de la réception des maires en réponse à ceux qui réclament « un acte III de la décentralisation », « je ne crois pas qu’il faille rouvrir la boîte de Pandore des compétences ». En revanche, il a insisté une nouvelle fois sur le droit à la différenciation que prévoit la révision constitutionnelle. La discussion sur ce sujet devrait reprendre en janvier 2019 au Parlement. Revendiquant d’avoir mis fin à la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités – ce qui a provoqué quelques remous dans la salle −, il s’est dit « prêt à ouvrir le chantier des règles des dotations ». De même, il a confirmé vouloir apporter des améliorations à la loi NOTRe adoptée sous le précédent quinquennat, qui génère de nombreuses insatisfactions. « Il y a des intercommunalités tellement grandes que c’en est ubuesque, a-t-il noté. Je crois à ce mouvement mais il faut qu’il soit choisi. »

Enfin, M. Macron n’a pas hésité à dramatiser les enjeux, alors que le mouvement des « gilets jaunes » agite le pays. « Nous sommes devant un moment du pays éminemment critique. Nous avons tous à gérer les angoisses, les insatisfactions, l’accélération des fractures territoriales, les transitions. Face à ces défis, nous avons une responsabilité commune, c’est d’être ensemble. Sinon, on ouvre un formidable boulevard aux démagogues », a prévenu le chef de l’Etat

https://www.publicsenat.fr/article/politique/gilets-jaunes-finances-locales-decentralisation-ce-qu-il-faut-retenir-du-discours

Maires à l’Élysée : "Macron a évité une rupture totale", juge le maire de Saint-Étienne

INVITÉ RTL - Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne, salue "l’amorce de dialogue" d’Emmanuel Macron, mais attend des "actes" en faveur des territoires.

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PUBLIÉ LE 22/11/2018 À 10:00

Critiqué par les maires, Emmanuel Macron a mené une opération de déminage mercredi 21 novembre à l’Élysée. Il a reçu un peu plus de 2.000 des élus locaux au palais présidentiel pour calmer la grogne.

Si Gaël Perdriau, maire Les Républicains de Saint-Étienne, salue le changement de ton de l’Élysée, il attend des réponses sur le fond. L’invitation d’Emmanuel Macron à venir échanger constitue pour lui "une amorce de dialogue".

"Il a évité une rupture totale des dialogues et des échanges et on n’en était pas loin. Parce que les points de discordes sont quand même nombreux(…) Maintenant, c’est par les actes qu’il va devoir montrer que c’est autre chose que de la câlinothérapie", ajoute-t-il.

Mais dans le fond, le maire de Saint-Étienne pense qu'une fracture persiste entre Emmanuel Macron et les territoires en raison de son "manque d’expérience d’élu local". "On voit bien qu’il y a certaines étapes qu’il ne comprend pas. Et c’est ce qui l’éloigne de la réalité quotidienne de nos concitoyens", termine-t-il.

Congrès des maires..

Vers un lifting en profondeur ?

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Congrès des maires..

Restaurer le dialogue..

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Congrès des maires : restaurer le dialogue avec le gouvernement, est-ce possible ?

CONGRÈS. FACE À MACRON, LES MAIRES ENDOSSENT LEURS GILETS JAUNES..

Mercredi, 21 Novembre, 2018

Audrey Loussouarn

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Hier, les élus ont affiché leur soutien à la protestation qui s’est exprimée samedi. Ils partagent les inquiétudes des Français devant une politique d’abandon des plus fragiles par l’État.

Michel Carlier, adjoint au maire du village de Gland (Aisne), a troqué son gilet jaune pour un imperméable vert, tout aussi fluo. Dimanche dernier, sur le rond-point de Château-Thierry, cet élu sans étiquette « plutôt de gauche » était aux côtés de ses administrés ; son écharpe, elle, était restée au placard. « Le mouvement part du prix du carburant, mais c’est une accumulation. Ils ont l’impression d’être abandonnés », dit cet élu sans étiquette, enseignant à la ­retraite. Hier, au congrès des maires de France, à Paris, le sujet a traversé les allées et la tête des élus. Comme lui, Jean-Benoît Pinturier, maire sans étiquette de Saint-Pathus (Seine-et-Marne), était sur « les barricades » pour être avec les habitants « au bout du rouleau », qui estiment que « droite comme gauche au fil des années ne leur ont rien apporté ».

« Méprisés, oubliés »

Chez Isabelle Bahabanian, maire (DVG) de Lairoux, en Vendée, où « on vit de plus de plus mal », on est « encore...

Congrès des maires de France : dialogue de sourds entre Macron et Baroin

 07h00 , le 19 novembre 2018

Le congrès de l'Association des maires de France s'ouvre mardi sur fond de tensions entre son président, François Baroin, et Emmanuel Macron, qui ne participera pas cette année à l'événement.

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Les relations restent fraîches entre François Baroin et Emmanuel Macron, ici lors du congrès de l'AMF en 2017. (Reuters)

Après les "gilets jaunes", la fronde des maires. Alors que s'ouvre leur congrès, mardi à Paris, les édiles, et surtout leur président, François Baroin, affichent leur mécontentement. Signe du ras-le-bol, un maire sur deux envisage d'abandonner ses fonctions en 2020, selon une enquête du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po. Dans une interview au magazine Maires de France

«Gilets jaunes», infirmiers et maires en colère : la rude semaine de Macron

  • Mis à jour le 20/11/2018 à 20:53  
  • Publié le 19/11/2018 à 16:57

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Emmanuel Macron à l'Élysée, le 17 octobre 2018. François BOUCHON/Le Figaro.

LE SCAN POLITIQUE - Le chef de l'État voit se multiplier les foyers de contestation. Les «gilets jaunes» poursuivent leurs actions, les infirmiers se mobilisent mardi et les maires se réunissent en congrès sur fond de tensions avec le gouvernement.

En visite d'État à Bruxelles lundi et mardiEmmanuel Macron aura tout le loisir de songer à la formule écrite sous Napoléon III par le journaliste Henri Rochefort: «La France compte 36 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement». Avec 67 millions de Français aujourd'huidont 290 000 «gilets jaunes» dans les rues samedi dernier, difficile pour le chef de l'État d'échapper aux colères. Cette semaine, les «gilets jaunes» poursuivent leurs actions, les infirmiers se mobilisent mardi et les maires se réunissent en congrès sur fond de tensions avec le gouvernement.

Des «gilets jaunes» moins nombreux mais toujours mobilisés

Après avoir réuni samedi plus de 290.000 manifestants sur plus de 2.000 sites à travers la France, les «gilets jaunes», mouvement sans leader ni organisateur, continuent de défendre des revendications multiples autour du pouvoir d'achat. Lundi, 27.000 personnes ont participé à des actions. Des péages, stations-service, autoroutes et dépôts pétroliers ont été bloqués, y compris à La Réunionl'île est paralysée et la situation tendue, après une nuit de violences urbaines. Selon un dernier bilan du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, les manifestations ont fait un mort et 528 blessés, dont 17 grièvement.

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Des «gilets jaunes» à Paris, le 17 novembre 2018.VINCENT BOISOT/Le Figaro

Dimanche soir sur France 2, le premier ministre a dit avoir «entendu» le «ras-le-bol fiscal» et le «sentiment d'abandon» exprimés, sans pour autant vouloir «changer de cap» et revenir sur la taxe carbone sur les carburants. Le chef de l'État a pour sa part déclaré, lundi, qu'il répondra «en temps voulu» aux questions sur cette forte mobilisation aux accents anti-Macron: importante dans certains bastions de Marine Le Pen, celle-ci était plus faible dans les départements qui ont fortement voté Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle.

François-Xavier Bourmaud : «Si Emmanuel Macron cède aux "gilets jaunes", il est mort» - Regarder sur Figaro Live

Les infirmiers ne veulent pas être les oubliés du plan santé

Trente ans après les grandes grèves et les blocages d'hôpitaux pendant sept mois, en 1988, le président doit affronter les revendications des infirmiers. Une journée nationale de mobilisation est annoncée mardi, à l'appel de seize organisations, pour défendre «un système de santé de qualité» et «une meilleure reconnaissance des compétences» des 660.000 infirmiers. Des rassemblements dans 17 villes de métropole et d'outre-mer sont prévus.

Une façon d'interpeller le gouvernement au moment où celui-ci lance son plan santé, doté d'un budget de 3,4 milliards d'euros d'ici à 2022. «La vision médico-centrée de ce plan ne donne aucun moyen aux infirmières», regrettent les organisations dans un communiqué. La création de 4.000 assistants médicaux, financés par l'État, pour décharger les médecins des tâches administratives et de certains actes simples, irrite la profession. Les syndicats infirmiers y voient «une véritable provocation». «Il aurait été plus cohérent de consacrer cet argent à créer des postes en EHPAD, où les conditions de travail sont exécrables», jugent-ils.

» LIRE AUSSI - #Infirmièresoubliées: après les «gilets jaunes», les blouses blanches dans la rue ce mardi

● Les maires inquiets face à la suppression de la taxe d'habitation

Sur fond de relations houleuses avec le gouvernement, les maires se réunissent à partir de mardi à Paris, à l'occasion du 101e congrès de l'Association des maires de France (AMF). Le président de l'AMF, François Baroin, accuse l'État de considérer les élus «comme ses supplétifs», dans une interview publiée dans le magazine Maires de France. «L'État décide, il en a le droit, mais alors il doit payer», explique-t-il, en référence à l'un des motifs d'inquiétude des élus: la compensation de la suppression totale de taxe d'habitation au plus tard d'ici 2021, décidée par le gouvernement.

Gaël Perdriau : « Macron est dans une bulle, il ne comprend pas ce que vivent les maires ». - Regarder sur Figaro Live

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Des maires au 100e congrès des maires de France, à Paris, le 21 novembre2017. JACQUES DEMARTHON/AFP

Mais les élus ne pourront pas interpeller Emmanuel Macron. S'il avait promis, l'année dernière, de «venir chaque année rendre compte» de ses engagements devant les maires, le chef de l'État laissera cette fois-ci au premier ministre le soin de clôturer le congrès, jeudi, à 15 heures. «Il n'a pas peur d'affronter les maires», mais «a choisi de faire autrement», en envoyant une lettre à «tous les maires» pour «rendre compte» des mesures prises depuis un an, a expliqué dimanche sur France 3 la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault. Il ne restera au président que le congrès de 2019 pour rencontrer les élus de la mandature 2014-2020. Selon une récente enquête AMF-Cevipof, un maire sur deux ne souhaite pas se représenter aux prochaines municipales, dans deux ans.

Congrès des maires à Paris..

Outre-mer la 1ère

Outre-mer la 1ère

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Photo ci-dessus, les maires d’outre-mer réunis au Sénat à Paris le 19 novembre 2018.

Les maires d'outre-mer réunis au Sénat à Paris le 19 novembre 2018.

Pour les maires, Macron met en péril la décentralisation..

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François Baroin, président de l'Association des Maires de France (AMF), a prévenu Emmanuel Macron que s'il n'infléchissait pas ses décisions sur le financement des collectivités locales, il saisirait le Conseil constitutionnel pour remise en cause du principe de la décentralisation des pouvoirs. (Crédits : Charles Platiau)

15 jours du centième congrès des Maires de France où se rendra Emmanuel Macron, l'Association des Maires de France tire la sonnette d'alarme face à l'avalanche de mesures qui affectent le financement des collectivités. Elle menace de saisir le Conseil Constitutionnel sur la remise en cause du principe de libre administration des collectivités.

"La décentralisation, c'est une liberté, donc remettre en cause la décentralisation, c'est bafouer une liberté (...). Or, nous sommes à un moment important, car il y a une inflexion majeure de l'esprit de la décentralisation." François Baroin, le président « Les Républicains » de l'Association des maires de France (AMF) n'y va pas de main morte et menace de saisir le Conseil Constitutionnel sur cette question. Et, preuve que l'état d'esprit des maires est trans-courant politique, le premier vice-Président de l'AMF, André Laignel (PS) ajoute : "Ce qui est actuellement en jeu, c'est la décentralisation."

A deux semaines du très symbolique centième congrès des maires qui se tiendra à Paris du 21 au 23 novembre, le moral des maires de France est donc loin de remonter. Emmanuel Macron qui viendra clôturer les travaux aura intérêt à très bien préparer son discours s'il ne veut pas subir une bronca des édiles locaux.

Car ces derniers continuent d'être très courroucés. "Après un été calamiteux, l'automne est orageux. Les maires ont un sentiment soit de lassitude, soit de résignation, soit de colère, selon leur tempérament. Ils en ont ras le bol d'être taxés par les ministres de clientélistes ou de dépensiers, voire d'être accusés d'être trop nombreux", résume André Laignel.

Une avalanche de mesures sur les collectivités locales

Il est vrai que les élus locaux ont subi une avalanche de mauvaises nouvelles depuis juillet dernier : suppression de la taxe d'habitation, demande de nouvelles économies aux collectivités locales à hauteur de 13 milliards d'euros sur cinq ans, baisse des contrats aidés, rabotage de 300 millions de dotations en 2017, etc.

Et les mesures actuellement en discussion dans le projet de loi de finances pour 2018 ne sont pas faites pour les rassurer. "On a beau nous expliquer que pour la première fois depuis des années les dotations ne baisseront pas en 2018, en réalité, quand on creuse un peu, on se rend compte que les moyens alloués aux territoires vont diminuer de 2 milliards d'euros l'année prochaine", précise André Laignel, par ailleurs président du Comité des finances locales.

Et, de fait, divers transferts de l'Etat vers les collectivités sont rabotés, telle la dotation de compensation de disparition de la taxe professionnelle qui diminuera de 250 millions d'euros. C'est aussi le cas de l'enveloppe accordée aux agences de bassin (qui permettent de gérer localement toutes les questions liées à l'eau) qui baissera de 400 millions d'euros. "Dans ces conditions, comment peut-on croire que, à terme, la compensation de la disparition de la TH sera intégralement compensée", souligne André Laignel.

Les collectivités considèrent avoir déjà largement participé à la réduction des déficits publics

Quant au fait de demander 13 milliards d'euros d'économies aux collectivités locales, dans le cadre d'une « contractualisation » des rapports entre l'Etat et les collectivités, c'est juste impossible à accepter pour les élus. Pour François Baroin, il "s'agit d'un contrat léonin, car tout le bénéfice ne va qu'à une seule partie".

De fait toutes les associations d'élus rappellent le précédent plan d'économies décidé sous le quinquennat Hollande. Sur les 50 milliards d'euros à économiser imposés par Manuel Valls entre 2015 et 2017, les collectivités devaient en faire 11, la Sécurité sociale 18 et l'Etat 21. Résultat, Les collectivités en ont fait 10, la Sécu 13 et l'Etat...3 ! Ce sont donc, in fine, les collectivités qui ont fait la plus grande partie du chemin.

C'est pour cette raison que le comité directeur de l'AMF estime que la décentralisation des pouvoirs est en passe d'être sérieusement remise en cause en France, via le serrage de vis des dépenses locales, la baisse imposée de 70.000 fonctionnaires territoriaux, l'assèchement des recettes fiscales et le rationnement de l'emprunt.

« C'est le garrot plus la camisole », résume André Laignel.

Les collectivités en général, et les mairies en particulier, ont le sentiment d'être étouffées financièrement. A cet égard, Philippe Laurent (UDI), secrétaire général de l'AMF et maire de Sceaux, estime que le texte le plus dangereux actuellement est le projet de loi de programmation des finances publiques, voté par l'Assemblée nationale et qui sera examiné le 9 novembre par le Sénat. Il explique :

« Pour parvenir aux 13 milliards d'économies sur cinq ans, ce texte prévoit une progression de nos dépenses limitée à 1,2% par an en valeur [avant correction de l'inflation]. Or, ce même texte prévoit une inflation de 1,75%. Et, de surcroit, nos dépenses augmentent annuellement naturellement d'au moins 0,5 point de plus que l'inflation, sans parler du fait que la population progresse annuellement de 0,3 à 0,5% par an, ce qui oblige à de nouveaux moyens ».

Pour tenter de corriger le tir, la commission des finances du Sénat a proposé de porter à 1,9% en valeur la progression des dépenses annuelles autorisée pour les collectivités. Mais, il est très peu probable que le gouvernement accepte cette augmentation.

Selon les calculs de l'AMF, les collectivités contribuent largement trop à l'objectif de réduction des déficits publics. De fait, si l'on regarde de près le projet de loi de programmation des finances publiques, l'effort est très inégalement réparti. Par exemple, en 2020, l'Etat prévoit pour les administrations centrales un déficit égal à 2,7% du PIB, puis à 2,4% du PIB en 2021. Or, pour ces deux mêmes années, les collectivités locales devraient, elles, afficher... un excédent de 0,3% et de 0,6%.

Et parallèlement, le même projet de loi veut limiter l'endettement des collectivités. C'est de « la règle d'or renforcée », explique Philippe Laurent, en référence au fait que les collectivités locales n'ont pas le droit d'avoir un budget en déficit.

"Selon nos calculs, explique André Laignel, avec ces objectifs, la part du bloc communal dans la dette publique va passer de 8,9% à environ 5%, alors que celle de l'Etat progressera de 80% à 89% "...

Vers une saisine du Conseil Constitutionnel ?

Énorme mécontentement donc qui pousse François Baroin à tirer le signal d'alarme.

"Nous sommes sur le point de faire saisir le Conseil Constitutionnel, via une question prioritaire de constitutionnalité [QCM] sur la décentralisation qui est remise en cause. Les collectivités respectent la règle d'or, elles n'ont pas de déficit et elles ont largement participé au désendettement public. Or, avec toutes les décisions prises depuis plusieurs années, avant même l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée je tiens à le préciser, le principe de libre administration des collectivités locales est-il encore de mise ? On peut se le demander."

Par ailleurs, l'AMF s'interroge fortement sur sa présence à la deuxième conférence nationale des territoires qui doit se tenir le 14 décembre. Cette conférence, souhaitée par Emmanuel Macron, est censée « harmoniser » les liens entre l'Etat et les collectivités. Déjà, l'Association Régions de France a décidé de ne plus y participer...

Alors que devrait dire Emmanuel Macron devant les 15.000 maires de France réunis à Paris pour leur congrès pour tenter de calmer les esprits ?

"Qu'il écoute nos propositions, explique François Baroin. Nous voulons une loi de finances annuelle pour les collectivités locales, afin de pouvoir débattre devant le Parlement des besoins, moyens et compétences des collectivités. Et pour fixer les objectifs. Cela permettrait de clarifier les règles et d'éviter que Bercy décide tout. Nous voulons aussi une extension de l'article 40 de la Constitution aux finances locales, c'est-à-dire que l'Etat ne pourrait plus donner de nouvelles compétences aux collectivités sans en assurer les moyens financiers qui vont avec. Enfin, nous voulons la création d'une recette locale propre, avec un assiette large et un taux faible, pour assurer l'autonomie financière des collectivités et éviter de dépendre des dotations de l'Etat."

Emmanuel Macron est prévenu. Sinon, son rendez-vous avec les maires le 23 novembre risque d'être explosif. Sans compter que, au-delà du congrès, l'AMF n'exclut pas des actions désespérées de certains maires ne supportant plus d'être totalement déconsidérés... Emmanuel Macron, qui sait que son mouvement « La République en marche » a besoin de renforcer son enracinement local pour durer, devra se montrer extrêmement persuasif...

(Baroin peut-être prêt à diriger un gouvernement de cohabitation..)

Les maires, en colère contre le gouvernement, ouvrent leur 100e Congrès

R.L avec AFP|21 novembre 2017, 7h43

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Le Premier ministre ce mardi après-midi et le président jeudi seront au Congrès des maires pour tenter de rassurer les élus, inquiets de la politique du gouvernement.

Quelque 15 000 élus attendent de pied ferme Emmanuel Macron et ses ministres à partir de ce mardi, à Paris, pour le 100e Congrès des maires. Diminution des contrats aidés, baisse des dotations de 13 milliards d’euros sur cinq ans, baisse des APL et surtout suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers : les maires sont remontés contre la politique du gouvernement.

Pour tenter de les rassurer, une quinzaine de ministres défileront Porte de Versailles lors des trois jours de débats. Dès ce mardi après-midi, le chef du gouvernement Edouard Philippe prendra la parole. Et jeudi, c’est le président Emmanuel Macron qui clôturera le Congrès. La veille au soir, il recevra 1500 maires à l’Elysée.

L’Association des maires de France (AMF), présidée par François Baroin (LR) a dénoncé « les mesures exclusivement d’inspiration budgétaire proposées depuis six mois » par le gouvernement. A la veille du Congrès, elle a annoncé qu’elle envisageait de saisir le Conseil constitutionnel sur les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement qu’elle juge contraires à la Constitution.

« Entre lassitude, résignation et colère »

« Nous oscillons entre lassitude, résignation et colère. Nous avons cumulé les tours de vis budgétaires sous Sarkozy comme sous Hollande depuis tellement d’années. Ce que nous inflige le président Macron, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » dénonçaitlundi, dans Le Parisien, André Laignel (PS), vice-président de l’AMF.

« Le président a une occasion unique de remettre tout le monde autour de la table, de fixer un cap général vers plus de décentralisation », estimait lundi François Baroin, dans une interview au Figaro.

Avec la suppression de la taxe d’habitation notamment, les élus craignent pour l’autonomie financière et fiscale de leur commune. « Pour que la confiance soit renouée, il faut un dialogue d’égal à égal et que les règles de ce contrat ne soient pas imposées », explique Thierry Suaud, maire PS de Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne).

Les maires assurent qu’ils réserveront un accueil républicain au gouvernement et à Emmanuel Macron, mais préviennent que la salle réagira plus ou moins vivement selon le contenu de leur message.

Frictions entre François Baroin et Emmanuel Macron ..

A seulement une semaine du Congrès des maires de France..frictions entre François Baroin et Emmanuel Macron..

Frictions entre François Baroin et Emmanuel Macron à une semaine du congrès de l'association des maires de France

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François Baroin et Emmanuel Macron le 23 novembre 2017 à la porte de Versailles à Paris.

©ludovic MARIN / AFP

Frictions entre François Baroin et Emmanuel Macron à une semaine du congrès de l'association des maires de France

Alors que le chef de l'État a annoncé l'année dernière qu'il se rendrait chaque année au congrès des maires de France, Emmanuel Macron aurait finalement choisi de recevoir les maires à l'Élysée.

Le président de la République n'ira pas au Congrès des maires de France organisé à Paris du 20 au 22 novembre. Emmanuel Macron s'y était pourtant engagé lors de son discours à l'AMF l'année dernière.

"Aussi, si vous l'acceptez, Monsieur le Président, cher François Baroin, je suis venu à ce centième anniversaire, il est peu probable que je vienne au cent-dixième, au cent-vingtième ou au cent-trentième, mais je m'engage à une chose si vous l'acceptez, c'est venir chaque année rendre compte des engagements que je viens de prendre parce que c'est cela l'esprit de responsabilité dans la République", avait-il déclaré à la tribune. Si le chef de l'État ne s'y rendra pas, il invite 1.000 maires à dîner, le 21 novembre à l'Élysée, selon Le Canard enchaîné daté du mercredi 14 novembre. Emmanuel Macron devrait prononcer un discours à cette occasion. 

Une invitation que l'AMF ne relaie pas

Pourtant, le président de l'AMF François Baroin a annoncé la venue du président porte de Versailles. Toujours selon le Palmipède, l'Élysée, qui avait pourtant prévenu François Baroin de la défection du président, soupçonne ce dernier d'avoir voulu mettre Emmanuel Macron dans l'embarras. "Est-ce pour dire que j'y ai renoncé ensuite ?", interroge le président, soupçonneux, selon des propos rapportés par le journal satirique. RTL ajoute mardi que l'Élysée s'étonne que l'AMF n'ait toujours pas transmis l'invitation de la présidence aux maires pour le dîner du 21 novembre. "On ne l'a pas encore reçue !", se défend-on. 

RTL France

✔@RTLFrance

"Il n’est pas responsable et pas digne", a confié un ministre à propos de François Baroin @PauSR #RTLMatin http://bit.ly/2PThSOZ 

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8:44 AM - Nov 13, 2018

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Entre Emmanuel Macron et François Baroin, la tension est palpable

À une semaine de l'organisation du congrès annuel de l'association des maires de France, le flou persiste au sujet de la présence d'Emmanuel Macron.

une semaine du congrès des maires de France, ça se tend entre Emmanuel Macron et François Baroin. Alors que le congrès annuel de l’association doit avoir lieu du 20 au 22 novembre, l’Élysée n’a pas encore fait savoir à ses organisateurs si Emmanuel Macron y prononcerait le discours de clôture... Comme il l'avait lui-même promis il y a un an.

Il faut dire que depuis l'année dernière, la relation entre l’exécutif et les élus locaux s’est encore dégradée. Plusieurs sujets empoisonnent leurs échanges, notamment celui des finances.

Pourtant, depuis la rentrée, le chef de l’État se déploie pour tenter de renouer le dialogue. Il y a eu en particulier la nomination de Jacqueline Gourault à la tête d’un grand ministère de la Cohésion des Territoires.

’’François Baroin n’est pas responsable et pas digne’ 

Mais rien n'est encore gagné. Pour preuve, du côté du gouvernement, certains pestent contre les représentants des élus locaux. "Il n’est pas responsable et pas digne", a confié lundi 12 novembre un ministre à propos de François Baroin, le président de l’association des maires de France (AMF). Il reproche à l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy de "politiser l’association". "On espère qu’il va retrouver un peu de lucidité d’ici la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

Illustration de ce petit bras de fer ? L’Élysée aurait demandé à François Baroin et à ses services de se charger d’envoyer aux maires l’invitation de l'exécutif puisqu’Emmanuel Macron compte recevoir les maires, comme il l’avait fait l’an dernier. Mais l’AMF rechignerait à s’exécuter à en croire ce ministre. L'association se défend au près de RTL : "On attend de recevoir l’invitation pour la diffuser".

Le plus

Bernard Tapie s'est de nouveau confié... à des enfants cette fois-ci. L’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand a participé à l’émission Au Tableau qui sera diffusée ce mardi sur C8Toujours aussi cash. "Est-ce que vous pensez encore que les électeurs du FN sont des salauds ? Je le pense. Je vais vous dire pourquoi. (…) Pour l’instant c’est un parti pour moi qui n’apporte aucune solution".  

Tapie a évoqué la politique mais aussi la maladie, la mort. "Je n'ai pas du tout peur de la mort. Ce dont j’ai peur c’est d’arriver à un seuil de souffrance, un jour", répond-il. Il a également évoqué son passage par la case prison, dans les années 90. "Je m’en rappelle même pas. Tu sais pourquoi ? J’arrive dans la cour et là tous les prisonniers…. Tapie ! Tapie ! Tapie ! d’un seul coup je devenais leur héros".

À noter que le bon élève du gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a lui aussi participé à l’émission. Habituellement très secret sur sa vie privée, il a notamment confié avoir lui-même connu le harcèlement à l’école. 

C’était en mars 2018..

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François Baroin, président de l’Association des maires de France, et Emmanuel Macron (ici en mars dernier). 

C’était l’an passé, en 2017, au Congrès des maires de France à la porte de Versailles..

Macron défend pied à pied devant les maires ses projets pour les collectivités

 23/11/2017 22:00 |  AFP |  1716 |  4 par 1 internautes

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Emmanuel Macron au Congrès des maires de France, à la porte de Versailles à Paris

Ferme et combatif face à quelques huées, Emmanuel Macron a présenté devant plusieurs milliers de maires inquiets ses projets pour les collectivités locales, dont une refonte des impôts locaux, sans rien lâcher sur les économies qu'il leur demande.

Arrivé sous quelques sifflets, le chef de l'Etat a conclu son plaidoyer d'une heure et quart devant un auditoire finalement amadoué.

Comme il le demandait à ses partisans durant sa campagne, il a enjoint aux maires, rétifs à la suppression de la taxe d'habitation et aux économies demandées aux collectivités, de ne pas le siffler. "Les sifflets ne m'ont jamais beaucoup étourdi", a-t-il rétorqué, "je n'ai pas peur d'affronter une grogne lorsque l'action publique l'exige".

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Emmanuel Macron au Congrès des maires de France, à la porte de Versailles à Paris le 23 novembre 2017 ( LUDOVIC MARIN / AFP )

Principale annonce, le chef de l'Etat a souhaité pour 2020 la "mise en oeuvre (d')une refonte profonde de la fiscalité locale et notamment communale".

La suppression en trois ans de la taxe d'habitation pour 80% des Français "n'est que le premier acte d'une réforme ambitieuse des finances locales", a-t-il promis. Il a même laissé entendre que cette taxe pourrait disparaître à terme car si cet impôt "n'est pas bon pour 80% des ménages, il y a peu de chances qu'il soit bon pour les 20% restants".

"Je veux garantir pleinement votre autonomie financière et fiscale", a ajouté M. Macron, répondant à une priorité des élus locaux.

Le chef de l'Etat est en revanche resté intransigeant sur l'objectif de limiter à 1,2% par an la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités, tout en annonçant que cet impératif serait modulé en fonction de la situation économique et budgétaire locale.

"Notre pays aime la finance magique où on peut baisser les impôts sans que la dépense publique ne baisse", a-t-il fait valoir, en réponse à quelques mouvements d'humeur.

"J'ai besoin de vous", a lancé celui qui n'a jamais été maire pour apaiser des élus en mal de reconnaissance, "parce que le pays ne réussira que parce que partout sur les territoires, il y a les engagés que vous êtes". "Ce que je vais vous dire n'a pas toujours vocation (...) à vous contenter", mais a vocation "en tous cas à être appliqué", a-t-il néanmoins prévenu en préambule.

Le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, avait auparavant vivement critiqué les mesures d'encadrement des dépenses et des emprunts des collectivités prévues par l'exécutif.

- "Contrats léonins" -

Tout en ménageant globalement le chef de l'Etat, les maires sont très remontés contre les décisions prises depuis l'été qui ont un impact sur les finances et le fonctionnement des communes.

L'objectif de 13 milliards d'euros d'économies de leurs dépenses sur cinq ans cristallise leur mécontentement, ainsi que la baisse des aides au logement, la diminution des emplois aidés et l'exonération pour 80% des foyers de la taxe d'habitation, compensée par l'Etat.

Pour apaiser les maires, le chef de l'Etat a en outre promis de ne pas toucher à la carte territoriale ni de "forcer aux regroupements de communes".

Emmanuel Macron a également annoncé une réforme de la fonction publique territoriale et la création d'une "agence de la cohésion des territoires" pour accompagner les projets locaux. Autre nouveauté, une réforme constitutionnelle qui permettra un droit à l'expérimentation des collectivités, sans nécessairement une extension nationale, et la possibilité d'adapter les normes aux situations locales.

Il prévoit enfin une "conférence du consensus" sur le logement début décembre, qui préparera la loi logement de 2018, avec des mesures encourageant la construction tout en réduisant les aides au logement.

L'exécutif entend à présent des 300 plus importantes collectivités (régions, départements, grandes villes…) qu'elles signent un "contrat" sur la maîtrise de leurs dépenses. François Baroin a dénoncé des contrats "léonins" qui n'en sont pas vraiment, car "obligatoires et assortis de sanctions".

Dans la résolution finale de leur 100e congrès, les maires maintiennent leur menace de "suspendre leur participation à la conférence nationale des territoires", prévue mi-décembre, si leurs revendications n'étaient pas prises en compte. L'AMF se réserve également la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel pour défendre leur autonomie financière.

Les temps forts du 100e Congrès des maires sur Public Sénat

Du 20 au 23 novembre, l’Association des maires de France se réunit pour son 100e Congrès au Parc des expositions de Paris. Débats, reportages, émissions spéciales : l’évènement est à suivre sur Public Sénat.

Par Public Sénat

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JEUDI 09 NOVEMBRE 2017 À 12:22

JEUDI 23 NOVEMBRE

18h10. Emmanuel Macron « a un peu assommé le congrès par la longueur de son intervention »

L’ancien ministre du Travail de François Hollande, François Rebsamen, constate qu’il n’y a « aucune annonce particulière » lors du discours d’Emmanuel Macron devant les maires de France. « Il a renvoyé tout cela à des discussions ultérieures » regrette-t-il. Pour autant, François Rebsamen se dit « prêt » à travailler à la refonte de la fiscalité locale, comme l’a proposé le président de la République.

« Il n’a répondu à aucune des questions que nous nous posons vraiment » regrette encore François Rebsamen. «Il a énoncé un certain nombre de vérités que nous partageons tous depuis très longtemps » estime-t-il. Plus caustique, François Rebsamen juge qu’Emmanuel Macron « a un peu assommé le congrès par la longueur de son intervention. »

« Moi je lui fais crédit pour la discussion » à venir, assure François Rebsamen. La prochaine Conférence nationale des territoires aura lieu le 14 décembre prochain.

18h. « J’ai du mal à vibrer quand j’écoute monsieur Macron »  affirme Gilles Platret, maire (LR) de Chalon-sur-Saône.

Visiblement, le discours d’Emmanuel Macron lors de cette journée de clôture du 100ème congrès de l’AMF n’a pas convaincu, sur le fond comme sur la forme, l’ensemble des élus locaux. « J’attendais un président un peu plus à l’écoute, un peu moins agressif, je l’ai trouvé très rentre dedans. C’est inhabituel pour un congrès. Ça répondait peut-être à une certaine exaspération qu’on a cru déceler chez lui lorsqu’il a écouté ce qui est sans doute la résolution la plus dure de l’histoire de ce congrès. Jamais on a été aussi loin dans la condamnation de l’action de l’Etat dans un congrès des maires. Le Président a encaissé le coup et il s’est montré assez agressif » note Gilles Platret, maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône.

L’élu local a également jugé Emmanuel Macron peu à l’écoute des doléances des maires : « Beaucoup de questions posées mais très peu de réponses apportées. Les gros sujets ont été renvoyés à des commissions, à des conférences.Tout ça est en latence. On demande toujours de la concertation, il y a une exigence de la part des élus de la reconnaissance du fait municipal.»

Quant au « compagnonnage républicain » avancé par Emmanuel Macron et unissant les élus locaux à l’Etat central, là aussi, ça ne semble pas convaincre le maire de Chalon-sur-Saône: « C’est surement un biais personnel, mais j’ai du mal à vibrer quand j’écoute monsieur Macron. Les discours, c’est bien, mais je pense que plus aucun Français ne se laisse prendre à aucun discours et il attend des réalisations. »

16h30 Emmanuel Macron débute son discours

16h18. François Baroin : « Cette double règle d’or ne passe pas du tout »

« Vous avez une capacité d’écoute incontestable et indiscutable » déclare François Baroin à Emmanuel Macron. « Mais nous vous le redisons cette double règle d’or ne passe pas du tout » tance-t-il. François Baroin rappelle au président que les maires ne peuvent « emprunter de l’argent, nous, pour financer des déficits. On n’a pas le droit d’être en déficit, si on est en déficit on passe sous la coupe du préfet » développe-t-il.

« Pourquoi nous imposer encore, en plus, un cadre général qui n’aura d’autres effets que de tuer l’investissement au long cours » interroge le président de l’AMF. « Vous allez nous en demander de nous couper un tout petit peu la tête, un petit peu plus les jambes mais de continuer à aller aussi vite que par le passé. Or on aura une vision un peu abîmé et certainement une qualité de vélocité qui sera beaucoup moins proche d’Usain Bolt. » Une métaphore sportive qui a fait son effet.   

16h10. « 7000 communes n'auront plus que 5 contribuables » tacle Baroin

François Baroin a mis en garde le chef de l’État sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. « Il faut « conserver le lien entre l’habitant et l’usager du service public. » Le président de l’AMF réclame l’ouverture « d’un grand débat sur la fiscalité locale. » Et invite le chef de l’État à imaginer « ensemble cet impôt local. »

16H : Baroin: « Passer de 10 à 13 milliards » d'économies, « ça a altéré le caractère convivial » de la conférence des territoires

François Baroin a mis en garde le chef de l’État sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. « Il faut « conserver le lien entre l’habitant et l’usager du service public. » Le président de l’AMF réclame l’ouverture « d’un grand débat sur la fiscalité locale. » Et invite le chef de l’État à imaginer « ensemble cet impôt local. »

16H : Baroin: « Passer de 10 à 13 milliards » d'économies, « ça a altéré le caractère convivial » de la conférence des territoires

Le président de l’AMF, François Baroin indique à Emmanuel Macron qu’il a « eu l’excellente idée » de réunir les élus locaux en juillet dernier lors de la conférence nationale des territoires. Cependant, « vous l’avez doublé d’une très mauvaise idée : celle de passer de votre engagement de campagne de 10 milliards (d’efforts demandés aux collectivités) à 13 milliards. Je ne vous le cache pas ça a quelque peu altéré le caractère convivial, sympathique et amical, qui est toujours la nature profonde que nous avons depuis un certain nombre de mois quand nous discutons ensemble d’un certain nombre de sujets » a-t-il développé.

François Baroin en a profité pour rappeler la citation de Levinas prononcée par Emmanuel Macron lors de l’ouverture de la conférence des territoires : « la confiance c’est l’autre ». « Alors je vous le dis, dans le cas présent, la confiance c’est nous et on a encore un peu de travail à faire ». Une pique qui lui a valu les applaudissements de l’assistance.

15h30 : Des sifflets et huées à l'arrivée d'Emmanuel Macron

Le président de la République est arrivé à la tribune du Congrès des maires où les élus lui ont réservé un accueil mitigé : des applaudissements mais aussi de nombreux sifflets et huées sont venus accompagner son entrée.

Emmanuel Macron prononcera dans l'après-midi un discours très attendu. Les maires sont inquiets depuis les annonces de cet été: baisse des contrats aidés, 13 milliards d'économies demandées aux collectivités, réforme de la taxe d'habitation...

10h45 : Quand Gérald Darmanin donne son adresse mail personnelle

Invité du congrès des maires, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, participe à un débat sur le pacte financier entre l’État et les collectivités locales. Mais le ministre est pressé par le temps car il doit se rendre au Sénat  pour présenter le projet de loi de finances. « Ce que je vous propose, c’est de vous laisser mes coordonnées. S’il y a des questions, des questions très directes, vous me faites un petit message. C’est mon portable personnel. Je fais ça avec mes habitants aussi et je n’ai pas changé de portable depuis 10 ans. Vous comprendrez donc qu’un petit SMS permet de vous rappeler ou de vous renvoyer directement la réponse que vous souhaitez parce que je ne voudrais pas être impoli vis-à-vis des maires de France»

L’animateur l’informe alors que le débat est retransmis sur Public Sénat. « Ça ne me dérange pas » répond Gérald Darmanin. Il donnera finalement son adresse mail personnelle.

18h05 « On est en train de faire la danse du ventre devant les médecins » s’indigne Nathalie Nieson

18h : François Baroin réélu à la présidence de l'AMF

17h30 :« Emmanuel Macron connaît à fond la France » assure Jacques Mézard

13h20: Jacqueline Gourault comprend «l’inquiétude » des maires mais pas leur « colère »

MERCREDI 22 NOVEMBRE

13h Rythmes scolaires : « Une nouvelle étape plus constructive » pour Blanquer

12h : « La compétence engueulade des maires »

11h30 Gérard Collomb : « Entre la ruralité et la métropole, vous avez une espèce de no man’s land »

10h30 :  « Je ne me satisfais pas d’une France qui se sent oubliée » affirme Gérard Larcher 

MARDI 21 NOVEMBRE 

14h45 : Edouard Philippe tente de rassurer les maires

12h30 : « Je suis au sein d’un ministère de la Transition écologique et solidaire, parfois j’ai envie d’associer ’et solitaire’ » affirme Nicolas Hulot

11h20 : « On a besoin de confiance et d’une vision à long » explique le maire LR de Châteauroux 

11h30 : Sans négociations, l’AMF pourrait boycotter la conférence sur les territoires, affirme André Laignel

11h00 : Frédéric Cuvillier : « Il y a des situations incompréhensibles pour les maires »

10h30 : « Nous sommes très inquiets car on ne peut pas imaginer la transformation du pays sans les communes » affirme François Baroin

1907-2017. L’Association des maires de France fête ses 110 ans et son 100e congrès (les deux guerres ayant interrompu les réunions). L’occasion pour son président François Baroin d’un rappel historique en guise de petite pique à l’exécutif. « La première fois où les maires ont décidé de se rassembler et d’organiser un congrès, en 1907, c’était pour protester contre l’État qui avait pris la décision de supprimer un impôt : l’octroi prélevé par les villes pour financer les services publics » explique à l’ouverture du congrès. « C’est vous dire si cette problématique des relations conflictuelles entre l’État central et les communes est vieux comme le congrès des maires ».

Gel des contrats aidés, baisse des APL, suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages… Les inquiétudes ne manquent pas pour les maires. « Nous sommes à la fois très attentifs et très à l’écoute de l’État dans ses propositions puisque c’est un partenaire incontournable des politiques publiques que nous portons localement » explique le maire de Troyes. « Mais nous sommes très inquiets car le jour de  l’ouverture de la Conférence nationale des territoires (le 17 juillet dernier au Sénat, NDLR), nous sommes passés de 10 milliards d’euros d’engagements présidentiels à 13 milliards d’euros de demandes d’efforts supplémentaires et nous ne pouvons plus. Cela fait 7 ans que ça dure. »

« Il y a donc beaucoup d’impatience républicaine à accueillir le nouveau président de la République » a-t-il poursuivi. « Nous sommes très inquiets car on ne peut pas imaginer la transformation du pays sans les communes et encore moins contre les communes. On ne peut pas imaginer l’avenir du pays qui se résumerait uniquement à une grande capitale. Il faut que ce soit équilibré partout en France. »

Le président de la République, qui s’exprimera jeudi est donc prévenu. « Nous lui avons redit notre demande d’une loi de finances qui établirait les liens entre l’État et les collectivités locales, comme cela existe pour la sécurité sociale. Au fond, nous voulons plus de libertés, plus de responsabilités, plus de décentralisation. Nous avons confiance en nous, en la capacité de nos équipes à transformer chacun de nos territoires à la condition que l’on nous en donne les moyens. »

10h : Lancement du Congrès

C’est une année marquante pour l’Association des maires et des présidents d’intercommunalités de France (AMF). Le congrès 2017, au Parc des Expositions de Paris, marque le centenaire de ce rassemblement. Près de 15.000 maires se réuniront à ce rendez-vous de la Porte de Versailles, qui sera marqué par plusieurs débats et le renouvellement des instances de l’AMF.

Ce congrès de l’AMF est surtout le premier à se tenir sous la présidence d’Emmanuel Macron. Le Chef de l’État, comme plusieurs de ses ministres, feront le déplacement à ce rassemblement et tiendront un discours devant les élus locaux. Ils seront retransmis sur Public Sénat au cours de quatre journées exceptionnelles.

Le rendez-vous est d’autant plus attendu qu’il se tient après plusieurs mois de vives tensions entre les collectivités territoriales et l’exécutif. Le congrès des Régions de France en septembre, suivi par celui de l’Assemblée des départements de France en octobre s’étaient conclus dans un climat tendu, voire de révolte des élus locaux, face à différentes annonces du gouvernement.

Dans ce contexte particulier, Public Sénat consacre une très large partie de son antenne à ce 100e congrès de l’AMF.

«Gilets jaunes», infirmiers et maires en colère

Photo-carte-de-France-manifs-infirmières

Il n’y a pas que..les « Gilets jaunes », les infirmiers et infirmières, à présent aussi et surtout..les maires..

Pour terminer

On en est..malheureusement là, avec ce président Macron « sourd » et de plus « refusant » le dialogue, et tout en entraînant derrière lui la France vers une profonde dérive