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Clap de fin..pour Macron ?..

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Macron..seul..seul face au peuple Français tout entier..

Mai 1968..novembre 2018 ?..

Il est vrai que les soixante-huitards étaient tous plus ou moins enfants de privilégiés, à l’inverse des actuels révoltés. Pour remonter plus loin dans l’Histoire de France, on constatera encore que les « valeurs républicaines » dont on nous rebat constamment les oreilles reposent sur une autre émeute : celle de la prise de la Bastille, un certain 14 juillet 1789. Bilan des opérations ? Une centaine de manifestants tués et six gardiens de prison lynchés par une foule en furie, dont le gouverneur de Launay, auquel il avait pourtant été promis qu’il ne serait fait aucun mal à ses hommes, suisses et allemands pour la plupart ; à ne pas confondre avec les « Juifs allemands » du joli moi de mai.

On en conclura donc qu’il existe de « bonnes » et de « mauvaises » insurrections, des violences qui se justifient et d’autres non, celles de l’actuel tiers état étant à classer au rang des secondes. Dans Marianne, Caroline Fourest s’interroge : « Il n’existe plus rien entre l’État et l’individu, sauf le vide. Les corps intermédiaires ne sont plus. Les groupes Facebook et Cyril Hanouna ont remplacé les partis et les médiateurs. » Comme quoi l’esprit peut venir à tout un chacun.

Là, on remarquera encore que si la Révolution française avait aussi pour but de supprimer les corps intermédiaires – les corporations, ces syndicats de l’époque, au premier titre –, leurs successeurs de Mai 68 ne souhaitaient pas fondamentalement autre chose, ayant en ligne de mire d’autres institutions tout aussi intermédiaires telles que les notables ou les mandarins universitaires.

En ce sens, Emmanuel Macron n’est pas le mieux placé pour déplorer un vide qu’il a contribué à créer, un fossé entre gouvernants et gouvernés qu’il n’a pas été le dernier à agrandir. En Marche !, le mouvement qui l’a amené au pouvoir ? Un décalque du Désirs d’avenir de Ségolène Royal. Soit un parti qui en refuse la dénomination, plus horizontal que vertical, sans hiérarchie définie, fonctionnant sur le principe d’une démocratie participative dont les aspirations, venues de la base, aboutissent plus à un programme fourre-tout qu’à un véritable programme commun. Un peu comme celui des gilets jaunes, somme toute.

Quant aux partis politiques traditionnels, dont certains journalistes condamnent actuellement le silence, c’est encore et toujours Emmanuel Macron qui, l’année dernière, les a proprement dynamités durant sa campagne présidentielle. Républicains et socialistes sont aux abonnés absents et, même dans les Pages jaunes®, impossible de trouver un numéro de téléphone pour éventuellement les contacter. Idem pour des syndicats qu’il a contribué à abaisser, alors qu’ils n’étaient déjà guère vaillants.

Bref, Emmanuel Macron est, aujourd’hui, d’autant plus seul qu’il a soigneusement organisé sa propre solitude. Dans un palais élyséen en forme de Bastille ?

Malgré la colère..Macron maintient le cap, et surtout..veut diriger seul, et tenir seul la barre du navire qui coule et qui s’enfonce chaque jour un peu plus..jusqu’au bout !

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Mépris de classe : Macron stigmatise celle des « laborieux » !

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Photos ci-dessus de « Gilets jaunes » ayant envahi l’autoroute A 10 à Bordeaux.

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La classe populaire et le peuple..oubliés !..

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72-75% de la population Française soutient les « Gilets jaunes » après les violences du samedi 1er décembre..

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A l’aube des lendemains..le constat d’échec est..cuisant..

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Macron le seigneur tout-puissant..a perdu de sa..superbe..

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Au départ ..

Gilets jaunes et "écologie populaire" : Macron s’engage dans une ruelle étroite

Emmanuel Macron n'a pas renoncé à la hausse des taxes sur les carburants. Mais il veut associer l'ensemble des acteurs - y compris les gilets jaunes. Et bâtir une "écologie populaire". 

 

Avoir opposé la « Transition écologique » à la réelle souffrance du peuple..un non sens..

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Aucune issue heureuse à cette opposition et contradiction..

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Le peuple tout entier est en colère et le fait savoir..

Les partis de l’opposition partagés entre..récupération et compréhension et approbation de ce mouvement des « Gilets jaunes »..

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La voix des « Gilets jaunes » se fait entendre, à présent, sur les plateaux télévisés..

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Malgré, la mauvaise foi des journalistes et différentes chaînes télévisés..pro Macron, rien n’y fait, la colère des gilets jaunes ne se tari pas, au contraire, et les différentes revendications avec..

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Le pouvoir politique semble à bout de souffle face à la colère des « Gilets jaunes » qui n’en fini pas..d’empoisonner..le gouvernement..poussé à bout..

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Les « Gilets jaunes » ne lâcheront rien..bien au contraire..

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La manifestation du samedi 1 er décembre n’a pas suffi, apparemment, pour faire d’avantage réagir le gouvernement et faire baisser la tension, au contraire..

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Et ou l’histoire se répète quelque peu..

 L’être humain est ainsi fait qu’il est souvent la somme de ses propres contradictions ; ce qui, d’ailleurs, fait son charme. En revanche, il est des incohérences qui peuvent laisser perplexe. Ainsi, en 2018, une certaine France officielle a-t-elle fêté le cinquantenaire de 1968. Et c’est la même qui, condamnant les violences de ces derniers jours, a précisément célébré celles remontant à un demi-siècle. Là, déjà, il y avait des voitures brûlées, des barricades, des policiers molestés, des vitrines défoncées et des émeutiers exigeant tout et son contraire puisque, « réalistes », ils « demandaient l’impossible ».

 

Il n’est pas de..qualificatif, en guise de stratagème que le gouvernement n’a su employer, comme de surnoms et mots blessants par Mr. Macron..

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Il est fort regrettable, cependant, que ceux-ci s’en moquent de surcroît..

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Macron prend les Français pour des billes..

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Photo ci-dessus de l'idée exacte que Macron se fait au sujet des Français qui râlent et qui n'y arrivent pas..

(ils n'avaient qu'à aller à l'école et apprendre, en parlant des "illettrés"..)

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Photo ci-dessus..il suffit de traverser la rue pour trouver du travail..moi je vous en trouve..

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Il n’y a pas que la capitale et Paris qui aient souffert de la révolte et colère des « Gilets jaunes », mais également des casseurs non gilets jaunes..

A Saint-Etienne, les slogans et mots tagués sont-là pour le prouver..

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Au Puy-en-Velay, la préfecture de Haute-Loire a été incendiée..

Le président  Macron a souhaité y passer, lors d’une visite rapide et d’un déplacement, pour mieux se rendre compte sur place de l’état réel des dégâts..un peu comme pour mieux « commémorer » un crime crapuleux et odieux commis à la Nation et en quelque sorte

un pèlerinage sur les lieux du crime..

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Emmanuel Macron conspué au Puy-en-Velay, après une visite à la préfecture incendiée.
Le chef de l’État était venu constater les dégâts survenus lors de la mobilisation des « 
gilets jaunes » samedi et « témoigner personnellement de son soutien aux agents ».
Emmanuel Macron s’est rendu à la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, mardi 4 décembre dans l’après-midi, selon le journaliste de franceinfo présent sur place. Le président de la République est venu constater les dégâts, à la suite de l’incendie de la préfecture survenu lors de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi 1er décembre.
Le chef de l’État est arrivé
vers 16 heures et est reparti vers 18 heures. Il n’a fait aucune déclaration
Apprenant la venue d’
Emmanuel Macron, une vingtaine de manifestants s’étaient réunis devant les grilles de la préfecture. En sortant, le président de la République a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens autour de lui, mais il a été rapidement conspué et hué, certains criant : « Tous pourris » et « Macron démission 
».
Le cortège présidentiel a été poursuivi, et la garde rapprochée du président a dû sortir d’un véhicule pour protéger le cortège.

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Il, y a également eu des voitures incendiées..

Comme cette « B.M.W. », certes "ancienne", et cependant en bon état..au départ..

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Photo ci-dessus de cette voiture incendiée, et en feu, au pied du rocher du mont Aiguille .

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Photo ci-dessus de cette même voiture en feu, au départ de l’intervention des pompiers pour maîtriser l’incendie, au pied du rocher du mont Aiguille .

https://www.youtube.com/watch?v=qeNT8zwCBeE&feature=youtu.be

Macron couvert d'insultes lors de sa visite surprise au Puy-en-Velay ce soir (04/12/18)

https://www.youtube.com/watch?v=vFjKFr1JJT8

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-loire/puy-velay/gilets-jaunes-president-emmanuel-macron-visite-privee-prefecture-du-puy-velay-haute-loire-1586519.html

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Le président Macron « hué » et « insulté » lors de son passage et visite éclair à la préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay..

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Gilets jaunes : Emmanuel Macron hué au Puy-en-Velay lors d'une visite surprise..

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Emmanuel Macron au Puy-en-Velay, mardi 4 décembre, après l'incendie de la préfecture de Haute-Loire. / © Thierry Suc / MAXPPP

Le président de la République Emmanuel Macron était en visite au Puy-en-Velay, ce mardi 4 décembre, pour constater les dégâts sur la Préfecture incendiée le 1er décembre lors de la manifestation des gilets jaunes. Il a été copieusement hué et insulté plusieurs fois par la foule et des gilets jaunes.

Par Renaud Gardette Publié le 04/12/2018 à 17:46 Mis à jour le 04/12/2018 à 19:27

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Le président de la République Emmanuel Macron était en visite surprise au Puy-en-Velay (Haute-Loire), ce mardi 4 novembre pour constater les dégâts de la Préfecture incendiée le samedi 1er décembre lors de la manifestation des gilets jaunes. L'avion présidentiel s'est posé aux alentours de 16h à l'aéroport du Puy-en-Velay.
 
Cette visite se déroulait à titre privé : elle n'était pas inscrite dans son agenda. Il se trouvait sur place "pour témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents après l'incendie d'une partie des locaux préfectoraux", a indiqué son entourage. Selon l'Élysée, le chef de l'État s'est adressé à "la centaine d'agents présents (...) en leur disant partager leur tristesse mais en leur demandant de la transformer en fierté : fierté d'être au service des Français et de l'intérêt général, et d'avoir fait preuve samedi d'un courage sans faille".

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Le cortège présidentiel est reparti de la Préfecture sous les huées de la part de plusieurs personnes qui ne portaient pas de gilet jaune mais qui criaient "Macron démission !", ainsi que plusieurs insultes. Plusieurs gilets jaunes se sont ensuite rassemblés devant la gendarmerie.

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Samedi 1er décembre, selon le préfet de Haute-Loire Yves Rousset, il y avait "la volonté de porter sévèrement atteinte à l'intégrité physique des forces de l'ordre, voire de tuer" de la part de certains manifestants ayant jeté "des pavés de dix à douze kilos". Selon les services de l'Etat, 18 gendarmes et policiers ont été blessés lors de ces évènements, et 13 interventions des pompiers ont été nécessaires pour circonscrire les incendies.

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Gilets jaunes : Au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

                        « Il y avait une volonté de tuer.. »

Des « faux » casseurs et vrais « Gilets jaunes » arrêtés et condamnés..pour l’exemple..

Les premières condamnations

Deux "gilets jaunes" ont été condamnés, lundi 3 décembre, à trois mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, après avoir été interpellés samedi soir. Les deux hommes étaient présentés en comparution immédiate à l'instar d'un troisième comparse qui a été écroué jusqu'à son procès le 7 janvier, "le temps de préparer sa défense" selon l'AFP.

Le premier des trois hommes, âgés d'une vingtaine à une quarantaine d'années, a écopé de 12 mois d'emprisonnement dont 9 avec sursis pour "violences aggravées", contre 6 mois de prison dont trois avec sursis pour le second pour le même motif doublé de "tentatives de dégradations".  Leur peine de prison ferme sans mandat de dépôt doit être aménagée avec le juge d'application des peines, a poursuivi la préfecture.

Le troisième "gilet jaune", en détention, sera quant à lui présenté au tribunal pour "violences et dégradations aggravées", selon la même source. Aucune précision n'a été apportée sur les faits que les trois hommes ont commis. Ces derniers avaient été arrêtés puis placés en garde à vue parmi un groupe de douze personnes impliquées dans les affrontements et les dégradations graves qui s'étaient déroulés samedi soir à la préfecture de Haute-Loire.

Macron hué par des Gilets jaunes après avoir visité la préfecture incendiée de Haute-Loire

20h09 , le 4 décembre 2018, modifié à 20h18 , le 4 décembre 2018

Emmanuel Macron s'est rendu mardi en début de soirée à la préfecture du Puy-en-Velay, qui avait été incendiée samedi. A sa sortie, le chef de l'Etat a été hué par un petit groupe de Gilets jaunes.

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Emmanuel Macron à la sortie, mardi soir, de la préfecture de Haute-Loire. (Capture d'écran L'Eveil de Haute-Loire)

L'ambiance était de nouveau tendue au Puy-en-Velay, où se trouve la préfecture de Haute-Loire, incendiée samedi dernier en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes. Mardi en début de soirée, Emmanuel Macron s'est rendu sur place pour constater les dégâts et rencontrer les fonctionnaires. Selon le journal local L'Eveil de Haute-Loire, il a été hué à sa sortie du bâtiment par un petit groupe de personnes, vêtues de gilets jaunes. Il a ensuite été de nouveau hué par environ 150 manifestants lors de son passage sur la place de la Libération, où il a visité le groupement de gendarmerie.

Lire aussi - Macron-Philippe : chez les députés En marche, on se félicite de ce changement de méthode

Des personnes avaient lancé, samedi, des projectiles enflammés de type cocktail Molotov déclenchant des feux dans la préfecture et dans d'autres locaux administratifs voisins, empêchant dans un premier temps les camions de pompiers d'arriver sur les lieux.

Des visites surprises en parallèle des annonces d'Edouard Philippe

Emmanuel Macron se trouvait sur place en fin d'après-midi "pour témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents après l'incendie d'une partie des locaux préfectoraux", a indiqué son entourage à l'AFP. Selon l'Élysée, le chef de l'État s'est adressé à "la centaine d'agents présents [...] en leur disant partager leur tristesse mais en leur demandant de la transformer en fierté : fierté d'être au service des Français et de l'intérêt général, et d'avoir fait preuve samedi d'un courage sans faille".

Le déplacement du président n'avait pas été annoncé, tout comme celui effectué dans une caserne de CRS lundi à Paris. Il intervient alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé la suspension de plusieurs mesures fiscales pour "ramener l'apaisement" dans la crise de plus en plus aigüe des "gilets jaunes", mais sans convaincre ni l'opposition, ni les protestataires.

Pour preuve, Emmanuel Macron, comme le montrent des images vidéo diffusées par Le Progrès et L'Eveil de Haute-Loire, a été hué et insulté à sa sortie de la préfecture. Après son passage au groupement de gendarmerie du Puy-en-Velay, le Président est reparti. Sa visite n'a pas excédé 1h30.

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VIDÉO - "Gilets jaunes" : Emmanuel Macron hué à la préfecture du Puy-en-Velay

17h33, le 04 décembre 2018 , modifié à 20h52, le 04 décembre 2018

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Le président de la République s'est rendu sur place, au Puy-en-Velay, en fin d'après-midi mardi, selon les informations d'Europe 1. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Le président de la République est allé apporter son soutien au personnel de la préfecture de Haute-Loire, incendiée en marge de manifestations des "gilets jaunes" samedi. Il a été conspué à son départ. 

INFO EUROPE 1

Le bilan était lourd : plusieurs dizaines de blessés et des dégâts à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros. La préfecture de Haute-Loire avait été partiellement incendiée, samedi, en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". Le président de la République s'est rendu sur place, au Puy-en-Velay, en fin d'après-midi mardi, selon les informations d'Europe 1. La visite d'Emmanuel Macron s'est cependant terminée sous les huées. Sur une vidéo, mise en ligne sur Twitter, on peut entendre plusieurs personnes crier "tous pourris" et "démission", lors du passage du convoi du président. 

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FLASH - Suite à l'incendie de la préfecture de Haute-Loire samedi, Emmanuel #Macron s'est rendu au Puy-en-Velay. En partant, le PR a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens, mais il a été conspué et hué, certains criant "tous pourris" et "démission". (Franceinfo - NC)

Un soutien "personnel". L'objectif de cette visite était d'"apporter personnellement son soutien" au personnel de la préfecture et aux forces de l'ordre, indique-t-on dans l'entourage du chef de l'État. "Cette préfecture a en effet été touchée par des actes d’une violence inouïe en marge des manifestations du samedi 1er décembre, et notamment par un incendie volontaire de grande ampleur", a précisé l'Élysée dans un communiqué publié mardi soir. 

Dix-huit gendarmes et policiers avaient été blessés dans ces événements et 13 interventions avaient été nécessaires pour circonscrire les incendies. Dimanche,douze personnes impliquées dans les dégradations ont été interpellées.

Macron s'est adressé aux forces de l'ordre. "Après avoir individuellement salué la centaine d'agents présents, le président de la République s'est adressé à eux en leur disant partager leur tristesse mais en leur demandant de la transformer en fierté : fierté d’être au service des Français et de l'intérêt général, et d’avoir fait preuve samedi d’un courage sans faille", a poursuivi l'Élysée. Emmanuel Macron "a remercié les gendarmes qui ont affronté, pendant plusieurs heures, plus de 150 casseurs déterminés à en découdre dans la cour et à l’extérieur de la Préfecture."

Par Mickaël Darmon, édité par Margaux Baralon

Gilets jaunes : l’exécutif recule, Macron hué lors d’une visite surprise au Puy-en-Velay

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Publié le 04/12/2018 à 21h48. Mis à jour à 22h02 par SudOuest.fr avec AFP.

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Visite surprise du président Français à la préfecture du Puy-en-Velay ce mardi soir.

ARCHIVES PHILIPPE LOPEZ AFP OR LICENSORS

Le gouvernement a pris mardi l’initiative d’un recul, avec la suspension de plusieurs mesures fiscales, pour tenter d’apaiser la crise de plus en plus aigüe des Gilets jaunes, tandis qu’Emmanuel Macron était hué lors d’une visite surprise à la préfecture incendiée du Puy-en-Velay

Le président, cible de toutes les critiques depuis la première journée de mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants, s’est rendu dans l’après-midi dans le chef-lieu de Haute-Loire "pour témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents" après l’incendie du bâtiment samedi lors d’un rassemblement de "gilets jaunes". Le chef de l’Etat, dont la cote de confiance a atteint son plus bas niveau (23%, –6), selon un sondage Ifop-Fiducial, a été hué et insulté à sa sortie par une poignée de manifestants.

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FLASH - Suite à l'incendie de la préfecture de Haute-Loire samedi, Emmanuel #Macron s'est rendu au Puy-en-Velay. En partant, le PR a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens, mais il a été conspué et hué, certains criant "tous pourris" et "démission". (Franceinfo - NC)

Englué dans une crise qui a atteint un paroxysme samedi avec des scènes de guérilla urbaine à Paris, l’exécutif a fait des concessions, espérant qu’elles suffiront à calmer la colère. Le Premier ministre Edouard Philippe, en première ligne, a décliné les trois mesures réclamées au début de la crise, et censées "ramener l’apaisement et la sérénité dans le pays". 

Le plan comprend un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l’été.
Ces mesures devraient entraîner un manque à gagner de près de deux milliards d’euros pour les finances publiques, équivalant à 0,1 point de PIB.

"Unité de la Nation"

Les organisations patronales ont salué les annonces, et appelé les manifestants à "lever les blocages".
"Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la Nation", a fait valoir Edouard Philippe qui a également annoncé un "large débat sur les impôts et les dépenses publiques". 

La concertation locale qui sera engagée jusqu’au 1er mars servira, a ajouté le Premier ministre, à "améliorer" et "compléter" ces mesures "d’accompagnement justes et efficaces". "Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences", a-t-il précisé, signifiant que le gel pourrait le cas échéant se transformer en abandon pur et simple.
Édouard Philippe doit s’exprimer une nouvelle fois mercredi à l’Assemblée, avant un débat suivi d’un vote qui n’engagera pas la responsabilité du gouvernement, tout comme jeudi au Sénat.
Selon les analystes, ces annonces représentent un recul pour Emmanuel Macron qui, depuis le début de son mandat, était déterminé à "garder le cap". 

Pour autant, cela risque de ne pas suffire, même si des manifestants ont décidé de lever le blocage du dépôt pétrolier de Brest, jugeant "satisfaisantes" les concessions de l’exécutif. Le blocage du dépôt de Lorient (Morbihan) a aussi été levé un peu plus tard. 

Ailleurs, les blocages continuaient et plusieurs stations-service étaient fermées pour rupture de carburant. "Ils font ça pour qu’on lève le camp et qu’on rentre chez nous, mais on ne va pas bouger", a dit Lionel Rambeaux, soudeur, à un barrage à la sortie du Mans.  Même insatisfaction auprès des partis d’opposition. "Trop peu et trop tard", a résumé le vice-président Les Républicains, Damien Abad. 

Elections dans 6 mois

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a ironisé sur les six mois de moratoire, "sûrement un hasard", au bout desquels se tiendront les élections européennes.  "Le gouvernement n’a pas pris la mesure du moment", "une révolution citoyenne", a affirmé le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, estimant aussi que politiquement, "ça se terminera" entre le FN et LFI. 

Partout en France, les appels à se mobiliser un quatrième samedi de suite ont été maintenus. Deux rencontres de Ligue 1 de football, PSG – Montpellier et Toulouse-Lyon, prévues samedi,ont déjà été reportées. 

Éric Drouet, l’un des membres historiques les plus connus des Gilets jaunes, a appelé à"retourner à Paris" samedi, "près des lieux de pouvoirs, les Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe, Concorde". "Les gens sont de plus en plus motivés, ils s’organisent, nous serons encore plus nombreux", a-t-il assuré à l’AFP. 

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a invité "les gilets jaunes raisonnables" à ne pas se rassembler à Paris samedi, et a promis d’accroitre la mobilisation des forces de l’ordre en France. Les Républicains demandent le retour de l’état d’urgence, "seule mesure qui permettrait d’ici à samedi de prévenir" de nouvelles violences. 

Le gouvernement craint aussi une extension de la grogne à d’autres secteurs. Mardi, de nouveaux incidents ont éclaté devant des lycées de la région parisienne, et Marseille reste particulièrement touchée: sur 21 établissements perturbés, dix étaient en blocage total.
Dans ce contexte, le pouvoir peut chercher du réconfort dans un sondage BVA, sorti mardi soir, selon lequel sept Français sur dix considèrent qu’un report de la hausse des prix des carburants prévue au 1er janvier justifierait l’arrêt des manifestations des Gilets jaunes.

La majorité s’efforce en tous cas de serrer les rangs: les parlementaires LREM et MoDem sont ainsi conviés le 11 décembre à l’Elysée. 
Selon un conseiller de Matignon, il n’est "pas sûr que l’exécutif ait tout mis sur la table", gardant quelques cartouches au cas où la grogne perdure, comme la suppression anticipée de la taxe d’habitation. 

En attendant, la justice continue à faire son travail, alors que 412 personnes avaient été interpellées samedi rien qu’à Paris.
Treize personnes dont un mineur, soupçonnées d’avoir commis des dégradations à l’Arc de Triomphe, devaient être présentées mardi à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen. 

A Tarbes et à Narbonne, huit "gilets jaunes" ont été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme avec mandat de dépôt.

Macron hué et insulté lors d’une visite au Puy-en-Velay

04 décembre 2018, 21h02|MAJ : 04 décembre 2018, 22h28|

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Le président de la République est actuellement la cible de la colère des Gilets jaunes. Ludovic MARIN/AFP

Une vingtaine de manifestants attendaient le chef de l’Etat à la sortie de la préfecture de la Haute-Loire....

Les mesures prises par le gouvernement et annoncées par Edouard Philippe toujours pas à la hauteur des attentes des « Gilets jaunes »..

Mesures du gouvernement face aux "gilets jaunes" : trop peu et trop tard pour l'opposition, des "mesurettes" selon certains manifestants

 16h51, le 04 décembre 2018 , modifié à 17h27, le 04 décembre 2018

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"Gilets jaunes" et oppositions ont réagi mardi au moratoire de six mois sur la hausse de la taxe sur les carburants annoncé mardi par Édouard Philippe. Certains manifestants estiment qu'il s'agit de "mesurettes". 

Trop peu et trop tard. Les oppositions de droite et de gauche ont réclamé mardi davantage que la suspension des taxes sur les carburants et de la hausse des prix de l'énergie annoncée par le Premier ministre face à la crise des "gilets jaunes". Certains manifestants ont également regretté que le gouvernement ne se contente que de "mesurettes".

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Les oppositions insatisfaites

"Un moratoire, ce n'est pas suffisant". "Il faut un geste d'apaisement. Un moratoire, ce n'est pas suffisant. S'il s'agit juste de retarder les augmentations, ce n'est pas à la hauteur. Il faut l'annulation des hausses de taxes", a estimé mardi le président de LR Laurent Wauquiez devant les députés. "C'est trop peu, et trop tard, les Français attendent des mesures de pouvoir d'achat définitives (alors que) là on est sur une suspension des taxes", a abondé le vice-président des Républicains Damien Abad sur BFMTV, réclamant de nouveau la "suppression pure et simple de la taxe sur les carburants", une révision de " la politique de hausse de la CSG" et "des gestes sur les salaires".

ACTUALITÉ DES MARQUES

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"Je crains que cela ne calme pas la colère". La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a critiqué un Premier ministre "en mode Jeanne du Barry : 'Encore un moment, Monsieur le bourreau'!" "Six mois" de suspension, "sûrement un hasard si ça nous porte juste quelques jours après les élections", a-t-elle ironisé dans un tweet. "Je crains que cela ne calme pas la colère (...) et croyez-moi je ne m'en réjouis pas (...). Personne ne peut se réjouir de ce chaos mais on est obligé de constater qu'il est de la responsabilité du gouvernement", a déclaré la dirigeante du RN dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

"Pas de manœuvre ! Pas d'entourloupe !". "Le Premier ministre Édouard Philippe recule devant les gilets jaunes... mais reporte tout après les élections européennes", a aussi fustigé le député La France insoumise Alexis Corbière : "Pas de manœuvre ! Pas d'entourloupe ! Aucune réponse à la vie chère, aucune fiscalité plus juste, aucune réponse sur nouvelles institutions", a-t-il dénoncé. "Zéro pointé" à la "copie blanche" du gouvernement : "rien pour améliorer les fins de mois, rien sur le SMIC, rien sur les pensions, rien sur l'ISF", a abondé le chef de file du PCF pour les européennes, Ian Brossat.

"Ce que nous demandons, c'est la justice fiscale". Au PS, le premier secrétaire Olivier Faure a accusé le gouvernement de vouloir "enfermer le débat dans une fausse alternative : écologie ou pouvoir d'achat, services publics ou impôts". "Ce que nous demandons, c'est la justice fiscale, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, une discussion salariale", ajoute-t-il.

Certains "gilets jaunes" dénoncent des "mesurettes

"Six mois, c'est rien". Les annonces d'Édouard Philippe mardi ne sont que des "mesurettes", ont dénoncé des "gilets jaunes", qui assurent que "les actions vont continuer". "Le pouvoir essaie de nous endormir. Six mois, c'est rien. Ils font ça pour qu'on lève le camp et rentre chez nous mais on ne va pas bouger. On veut la démission de Macron et tout son gouvernement", affirme Lionel Rambeaux, un soudeur de 41 ans, sur un barrage au Mans. "Ce sont des mesurettes. On attendait autre chose que des mesures symboliques pour faire baisser d'un palier la colère", soupire à ses côtés Marc Beaulaton, 59 ans, retraité d'EDF. Ce moratoire "n'est pas suffisant", a expliqué Benjamin Cauchy, figure des "gilets jaunes" en Haute-Garonne.

"C'est une première étape (...) mais les Français ". Après trois semaines de blocages et de manifestations violentes, "c'est une première étape", a-t-il salué. "C'est la preuve que lorsqu'il y a de la volonté politique, on peut écouter le peuple. Maintenant les Français ne veulent pas des miettes, ils veulent la baguette au complet". Il réclame "l'annulation des taxes sur le carburant". Et met en avant d'autres revendications du mouvement : "des États généraux de la fiscalité, de façon à remettre à plat les impôts en France" et "une revalorisation des salaires, des pensions d'invalidité et des retraites".

"Ce n'est pas du tout ce qu'on attendait". "Ce n'est pas du tout ce qu'on attendait", a regretté par ailleurs Éric Drouet, l'un des membres historiques les plus connus des "gilets jaunes", appelant à une "revalorisation du Smic et au retour de l'ISF". Ce chauffeur routier de Melun appelle à "retourner à Paris" samedi, "près des lieux de pouvoirs, les Champs-Élysées, l'Arc de Triomphe, Concorde". "Les gens sont de plus en plus motivés, ils s'organisent, nous serons encore plus nombreux", prédit-il.

 

Récupération pour les groupes syndicaux..

Eux-aussi..en perte de vitesse..et pas que..

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La CFDT salue le geste du gouvernement, FO insiste sur les salaires

La CFDT s'est félicitée mardi de l'ouverture du dialogue. "Cette décision, visant à renouer le dialogue, ne doit en aucune façon remettre en cause le cap de la nécessaire transition écologique", a toutefois précisé le syndicat dans un communiqué. "Ce n'est pas de moins de transition écologique dont le pays a besoin mais de davantage de justice sociale".

FO de son côté "réaffirme la nécessité d'une augmentation générale des salaires et du pouvoir d'achat et sa revendication de l'ouverture de négociations en ce sens". "A ce sujet, FO constate que le gouvernement ne semble pas bouger sur le Smic (...) et demeure insatisfaite également de la revalorisation du point d'indice dans la Fonction publique".

Dans un communiqué, l'Unsa constate que  les mesures pratiques et immédiates touchant le pouvoir d'achat qu'elle réclamait figurent bien dans les annonces du gouvernement. Elle regrette toutefois que rien n'ait été annoncé sur "sur les loyers ni les salaires". "Il s'agit néanmoins d'un premier geste concret, quoique tardif. Sera-t-il suffisant pour que le dialogue s'engage ? L'Unsa le souhaite car, au-delà de l'immédiateté, l'indispensable mise à plat de la fiscalité comme des conditions sociales de la transition écologique nécessite un minimum de temps", ajoute le syndicat. 

(petite précision à ce sujet:" La CFDT a toujours été acquise, façon de parler, et sinon c'est toujours rangé du côté du gouvernement, et pas seulement depuis Nicole Nota ou encore François Chérèque..)

Emmanuel Macron, un président mutique face à la pression

Sommé de réagir face à la mobilisation des « gilets jaunes », le président a chargé son premier ministre de recevoir, dès lundi, les chefs de parti.

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Emmanuel Macron dans une rue de Paris, le 2 décembre, au lendemain de la troisième mobilisation des « gilets jaunes ». GEOFFROY  VAN DER HASSELT/AFP

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Macron demande à Philippe de recevoir les chefs de partis et les représentants des « gilets jaunes » 

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Aucune date n’a été rendue publique. Le président a convoqué une réunion de crise, dimanche midi, à l’Elysée, au lendemain des violences à Paris.

  • Emmanuel Macron place de l’Etoile Tout juste revenu du sommet du G20 à Buenos Aires, le chef de l’Etat s’est directement rendu à l’Arc de triomphe, qui fut le théâtre de violences et de dégradations samedi. Il s’est rendu au pied de la tombe du soldat inconnu, avant d’entrer à l’intérieur du monument, en partie saccagé.
  • Une réunion de crise du gouvernement Une réunion de crise s’est tenue à la mi-journée à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron. Le président a souhaité que Christophe Castaner « mène une réflexion sur la nécessité éventuelle d’une adaptation du dispositif du maintien de l’ordre dans les jours à venir ».
  • Macron demande à Edouard Philippe de recevoir « les chefs de partis ainsi que des représentants des manifestants » Parmi les premiers reçus, dès lundi, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, est attendu à 10 heures à Matignon, Laurent Wauquiez, président des Républicains, à 10 h 45 et Marine Le Pen (Rassemblement national) à 15 heures. « Le collectif des gilets jaunes qui a exprimé sa volonté de nouer un dialogue avec le gouvernement » dans une tribune publiée par le Journal du dimanche, ont également été invités, ainsi que la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS).
  • 378 personnes en garde à vue à Paris Au total, 682 personnes ont été interpellées samedi en France – dont 412 à Paris – et 630 placées en garde à vue. Au moins 263 personnes ont été blessées, dont 81 membres des forces de l’ordre. Selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, 378 personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir, dont 33 mineurs.
  • Un troisième mort en marge du mouvement Un troisième décès est survenu dans la nuit de samedi à dimanche, à Arles (Bouches-du-Rhône), lorsqu’un automobiliste a percuté un poids lourd à l’arrêt en raison d’un bouchon provoqué par un barrage. Ce décès s’ajoute à celui d’une manifestante tuée le 17 novembre en Savoie.
  • Mélenchon et Le Pen appellent à des élections anticipées L’opposition et une partie des « gilets jaunes » continuent de réclamer un geste fort au gouvernement, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants. Une proposition à laquelle de plus en plus de députés de la majorité se déclarent d’ailleurs eux aussi favorables. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont tous deux réclamé dimanche des élections anticipées pour sortir de la crise.

Gilets jaunes : acculé, l’exécutif promet des «gestes de détente»

Par Alain Auffray , Laure Equy et Dominique Albertini — 3 décembre 2018 à 20:56

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Paris, le 3 décembre 2018. Audition de Christophe Castaner et Laurent Nunez, à l'Assemblée nationale. Photo Albert Facelly pour Libération

Le Premier ministre a rencontré les chefs de parti à la chaîne ce lundi. Il s’exprimera devant des députés LREM déboussolés ce mardi.

«Quelles sont vos solutions ?» La question a ouvert chacun des entretiens réunissant Edouard Philippe et les chefs de parti, lundi à Matignon. Confronté aux accents désormais insurrectionnels du mouvement des gilets jaunes, souvent critiqué pour son «arrogance»et sa coupable «raideur», le pouvoir s’est mis à l’écoute des oppositions.

Emmanuel Macron a choisi de laisser son Premier ministre sur le devant de la scène, tout en s’activant en coulisse. Après avoir déjeuné avec des CRS, le chef de l’Etat a vidé son agenda, annulant son voyage officiel en Serbie mercredi et jeudi. Mais dès 8 h 30 et jusqu’au soir, c’est Philippe qui a entendu la quasi-totalité des 17 formations représentées au Parlement. Son rendez-vous de ce mardi avec des représentants des gilets jaunes - contestés par leurs pairs - semblait en revanche compromis. En fin de journée, il a rejoint à l’Elysée le chef de l’Etat et plusieurs ministres pour une réunion décisive. L’enjeu : arbitrer les concessions qui devront éviter au pays un nouveau samedi d’émeutes.

«Bol d’air»

Selon une source ministérielle, Philippe pourrait les présenter au pays ce mardi matin avant de s’exprimer devant le groupe LREM à l’Assemblée. A ses visiteurs, il a promis des «gestes de détente». La plupart des chefs de parti ont quitté Matignon convaincus de l’imminence d’une suspension de la hausse des taxes sur le carburant. Comme le réclament aussi un nombre croissant de députés macronistes, choqués par l’ampleur de la contestation. Décrit par plusieurs visiteurs comme «morose», «pas abattu mais visiblement touché», le Premier ministre «n’a pas prononcé le mot "moratoire", mais je ne crois pas qu’il puisse venir devant le Parlement sans l’annoncer», estime le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner. Edouard Philippe s’exprimera en effet mercredi devant l’Assemblée et jeudi au Sénat, ces deux interventions étant suivies d’un débat.

L’exécutif le sait : l’annonce de «concertations locales», censées associer dans les trois mois Etat, élus, partenaires sociaux et citoyens, a manqué son effet. «Ça ne prend pas, l’idée des trois mois est même plus agaçante qu’autre chose, juge un conseiller ministériel. Il faut d’abord des mesures d’urgence pour faire atterrir le mouvement.»Une réponse immédiate pour pouvoir mettre tout le monde autour de la table. Reçu à la mi-journée, le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, a plaidé pour des «dispositifs qui permettent d’entrer dans la consultation de façon apaisée».

Si le nouveau chef du parti présidentiel n’a pas clairement demandé un gel de la fiscalité des carburants, l’idée, encore inenvisageable la semaine dernière, fait son chemin dans la majorité. «Certains demandent cette pause. Cela peut être une option pour redonner un bol d’air fiscal et ouvrir le débat», reconnaît un député LREM. D’autant que le projet de loi de finances pour 2019, de retour à l’Assemblée nationale le 17 décembre, a été corrigé par le Sénat : dominée par la droite, la Chambre haute ne s’est pas privée de faire sauter la hausse de la taxe carbone. Mettant les députés au défi de la rétablir en seconde lecture. «J’ai dit à Edouard Philippe que si legouvernement tentait de faire passer un tel amendement à l’Assemblée, sa majorité pourrait ne pas le suivre et exploser, ils sont coincés», constate Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, reçu à Matignon avec son homologue député Christian Jacob et le président du parti, Laurent Wauquiez.

«Je ne vois pas comment on pourrait tenir droit dans nos bottes en deuxième lecture», reconnaît un député LREM. Ce «gel» de la hausse peut-il être autre chose qu’un enterrement pur et simple ? Beaucoup n’imaginent pas le gouvernement décaler la mesure de quelques mois, et l’appliquer à l’approche des élections européennes de mai. Mais tous les élus macronistes ne sont pas acquis à l’idée d’un recul. «Si on lâche, il y aura d’autres gilets pour les retraites, d’autres encore pour la fonction publique», craint un député LREM. «Il faut tenir la ligne pour l’avenir du quinquennat», estime le président du groupe LREM au Sénat, François Patriat.

«ISF»

Un geste sur la taxe carbone suffirait-il, seul, à désamorcer la crise ?«La mesure aurait pu calmer le jeu il y a quinze jours, je ne suis plus sûr du tout qu’elle suffise aujourd’hui», estime Patrick Kanner. Dans la majorité, on explore d’ailleurs d’autres pistes. Augmenter le smic ?«L’exécutif y réfléchit, c’est visible et compréhensible par tous», croit savoir un député. D’autres proposent d’appliquer dès l’an prochain l’intégralité de mesures sociales initialement étalées dans le temps, comme l’exonération de la taxe d’habitation ou l’augmentation de l’allocation adulte handicapés. «La baisse des cotisations en trois fois, ça ne se voit pas sur la fiche de paie, explique Guillaume Kasbarian (LREM). Idem pour la taxe d’habitation découpée en trois fois. On doit arrêter d’envoyer des signaux contradictoires et y aller y à fond.» La députée LREM Emilie Cariou envisage, elle, «une baisse de l’impôt sur le revenu, et une clause de revoyure sur la suppression de l’ISF».

Mais s’ils sont significatifs, ces «gestes de détente» risquent de mettre à mal la rigueur budgétaire dont Macron s’était fait le champion. Plusieurs sources gouvernementales veulent toutefois croire qu’il sera possible de renoncer aux 2,9 milliards d’euros de la taxe sur les carburants sans mettre en péril les équilibres budgétaires. «Pour cela, il faut accélérer la baisse des dépenses publiques. Nous sommes décidés à nous engager dans cette voie», répétait lundi matin le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

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« Gilets jaunes » : après les violences, le gouvernement tente de rebondir

A la demande d’Emmanuel Macron, le premier ministre va recevoir les chefs de partis qui siègent au Parlement et des représentants des manifestants à Matignon, lundi.

Le Monde avec AFP Publié le 02 December 2018 à 16h17, mis à jour hier à 07h25

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Des voitures brûlées jonchent les rues adjacentes à la place de l’Etoile, le 2 décembre à Paris. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’heure des comptes et du grand ménage. Le long des grandes artères de l’ouest et du centre de Paris, marquées par les dégradations survenues lors de la troisième journée de mobilisation des « gilets jaunes », des agents d’entretien étaient à pied d’œuvre, dimanche 2 décembre au matin. De nombreux commerces, couverts de planches la veille au soir pour prévenir les pillages, étaient toujours barricadés.

Le président de la République Emmanuel Macron est allé constater les dégâts dans le centre de la capitale, dès le début de la journée, alors que l’exécutif doit faire face à une crise politique majeure. Dans les rangs de l’opposition, certains appellent, désormais, à des élections anticipées pour sortir du blocage.

  • Emmanuel Macron place de l’Etoile, pas de déclaration

Tout juste revenu du sommet du G20 à Buenos Aires, le chef de l’Etat s’est directement rendu à l’Arc de triomphe, place de l’Etoile, qui fut le théâtre de violences et de dégradations samedi. Accompagné du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et du secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, il s’est rendu au pied de la tombe du Soldat inconnu, avant d’entrer à l’intérieur du monument, en partie saccagé.

Le président a ensuite rendu hommage aux forces de l’ordre et il a rencontré des commerçants de l’avenue Kleber, en partie vandalisée. Parfois applaudi, Emmanuel Macron a aussi essuyé les huées d’une foule de plus en plus nombreuse. « Macron démission ! », ont scandé à plusieurs reprises des « gilets jaunes ». Le chef de l’Etat s’est refusé à tout commentaire public sur la situation.

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Emmanuel Macron quitte un café situé à l’angle de la rue de Belloy et de l’avenue Kleber, à Paris, le 2 décembre. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

  • Les responsables politiques reçus à Matignon, au lendemain d’une réunion de crise du gouvernement

Une réunion de crise s’est tenue dimanche à la mi-journée à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a souhaité que le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, « mène une réflexion sur la nécessité éventuelle d’une adaptation du dispositif du maintien de l’ordre dans les jours à venir ». Il a également souligné, de nouveau, « l’importance du suivi judiciaire pour qu’aucunacte commis ne reste impuni ». Il a par ailleurs demandé au premier ministre, Edouard Philippe, de recevoir « les chefs de partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants ».

Parmi les premiers reçus, dès lundi, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, est attendu à 10 heures à Matignon, Laurent Wauquiez, président des Républicains, à 10 h 45 et Marine Le Pen (Rassemblement national) à 15 heures. Parmi les autres chefs de partis, David Cormand (Europe Ecologie-Les Verts) est attendu à Matignon à 11 h 30, Stanislas Guerini (La République en marche) à 12 heures, Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants) à 13 h 30, Benoît Hamon (Génération·s) à 15 h 30, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) à 16 heures. Suivront, Franck Riester (Agir) à 16 h 30, Marielle de Sarnez (vice-présidente du MoDem) à 17 h 15, Florian Philippot (Les Patriotes) à 18 heures, et Fabien Roussel (Parti communiste français) à 19 h 30.

« Le collectif des “gilets jaunes” qui a exprimé sa volonté de nouer un dialogue avec le gouvernement » dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, a également été invité, ainsi que la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS).

La commission des lois du Sénat a, elle, fait savoir qu’elle entendrait mardi « les explications » de Christophe Castaner et de Laurent Nuñez sur les violences de samedi. « Le gouvernement n’a pas le droit à un troisième samedi noir », a mis en garde le président du Sénat, Gérard Larcher, alors que plusieurs appels ont été lancés sur Facebook pour manifester à nouveau samedi prochain à Paris.

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Emmanuel Macron a tenu une réunion de crise à l’Elysée le 2 décembre à Paris, au lendemain des manifestations des « gilets jaunes ». STÉPHANE MAHÉ / REUTERS

  • 378 personnes en garde à vue à Paris

Six cent quatre-vingt-deux personnes ont été interpellées samedi en France – dont 412 à Paris – et 630 ont été placées en garde à vue, selon le bilan de la préfecture de police. Au moins 263 personnes ont été blessées, dont 81 membres des forces de l’ordre. Selon le ministère de l’intérieur, 136 000 personnes ont manifesté samedi, contre 166 000 le 24 novembre et 282 000 le 17 novembre.

Selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, 378 personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir, dont 33 mineurs. Décrivant des profils variés, le procureur a expliqué que les personnes interpellées étaient pour beaucoup « des hommes majeurs, de 30 à 40 ans, venant souvent de province, insérés socialement et venus pour en découdre avec les forces de l’ordre tout en se revendiquant du mouvement des “gilets jaunes” ».

Le procureur a également évoqué « des profils plus jeunes, issus de la région parisienne, venus profiter notamment des pillages »« Jamais le parquet de Paris n’a eu à gérer un nombre aussi important de gardes à vue », a-t-il ajouté.

Dès lundi et mardi, des dizaines de suspects seront jugés au tribunal correctionnel de Paris lors d’audiences de comparution immédiate. Cinq audiences sont prévues lundi, contre trois habituellement, et quatre mardi. Les audiences de comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure qui permet d’éviter un procès, seront aussi doublées, selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. La garde des sceaux, Nicole Belloubet, a fait savoir que sur ce nombre « environ deux tiers » des personnes feront l’objet d’un défèrement devant la justice.

Les prévenus devront répondre des chefs d’« actes de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique »« dégradations des biens destinés à l’utilité publique »« regroupements en vue de commettre des violences », ou encore « port d’armes », des qualifications passibles de trois à sept ans d’emprisonnement, a précisé le procureur.

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Les alentours de la place de l’Etoile portent les traces de la manifestation des « gilets jaunes », le 2 décembre à Paris. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

  • Des dépôts de carburant bloqués en Bretagne

Beaucoup de stations-service du Finistère et du Morbihan étaient en rupture totale ou partielle de carburant dimanche, conséquence du blocage des dépôts pétroliers de Lorient et Brest. Dans un communiqué dimanche soir, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, a annoncé des restrictions d’usage à compter de lundi 3 décembre« afin de garantir l’accès au carburant au plus grand nombre et la capacité des services de secours et d’urgence à intervenir ». Ces mesures seront en vigueur « le temps que les flux logistiques s’adaptent à la situation ». Ainsi, le montant maximal de carburant vendu par jour et par véhicule est limité à 30 euros pour les véhicules légers de moins de 3,5 tonnes, et 200 euros pour les poids lourds.

Le dépôt pétrolier de Lorient est bloqué depuis le 27 novembre par des indépendants du secteur des travaux publics rejoints par des « gilets jaunes », les premiers dénonçant la fin, au 1er janvier, du gazole non routier (GNR) détaxé pour les entreprises du secteur.

A Brest, les manifestants du secteur des travaux publics ont revêtu des gilets orange pour se différencier des « gilets jaunes ». Ils bloquent le dépôt du port de Brest depuis mercredi à l’aide de tractopelles, de camions et de grues de chantier, tandis que des bungalows ont été installés sur des rails devant le site. Alors que le blocage était initialement filtrant, plus aucun camion ne rentre ni ne sort depuis vendredi.

A Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les « gilets jaunes » se sont donné rendez-vous lundi à 7 heures pour bloquer le dépôt de Donges. S’ils y parvenaient, le plus gros dépôt encore en activité pour la Bretagne serait celui de Vern-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), près de Rennes.

Interrogée par l’Agence France-Presse dimanche, la préfecture de Bretagne s’est voulue rassurante. « Nous avons quelques stations-service ainsi que des grandes surfaces à court de carburant ou en manque d’un type de carburant dans le Finistère et le Morbihan, mais il n’y a pas de risque de rupture d’approvisionnement en Bretagne ».

  • Un troisième mort en marge du mouvement

Une troisième mort est survenue en marge du mouvement des « gilets jaunes » dans la nuit de samedi à dimanche, à Arles (Bouches-du-Rhône), lorsqu’un automobiliste a percuté un poids lourd à l’arrêt en raison d’un bouchon provoqué par un barrage.

Ce décès s’ajoute à celui d’une manifestante tuée le 17 novembre en Savoie, après avoir été percutée par une conductrice prise de panique, et à celui d’un motard tué dans une collision avec une camionnette deux jours plus tard dans la Drôme.

  • Mélenchon et Le Pen appellent à des élections anticipées

L’opposition et une partie des « gilets jaunes » continuent de réclamer un geste fort au gouvernement, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants. Une proposition à laquelle de plus en plus de députés de la majorité se déclarent d’ailleurs eux aussi favorables.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont tous deux réclamé, dimanche, des élections anticipées pour sortir de la crise. « Je ne vois pas, au niveau où nous sommes de la gravité de cette crise politique, comment sortir par le haut, à part en retournant aux urnes », a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN).

Entre la légitimité de l’exécutif et celle des « gilets jaunes », « il n’y a qu’une manière de trancher, c’est le vote, alors ça s’appelle la dissolution », a déclaré de son côté le chef de file de La France insoumise (LFI), en dénonçant l’attitude du gouvernement qui« choisit le pourrissement [au lieu de] choisir l’apaisement » et l’annulation de la hausse de la fiscalité sur les carburants.

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a réitéré son appel à un référendum sur la politique écologique et fiscale d’Emmanuel Macron. A gauche, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a réclamé des états généraux sur le pouvoir d’achat, alors que le mouvement Génération·s a demandé la démission de M. Castaner.

Lire notre revue de presse : « Paris brûle » : les médias étrangers relatent le « chaos » en marge des défilés des « gilets jaunes »

« Gilets jaunes » : à Paris, des destructions, des violences et un mot d’ordre, « Macron démission »

Les premiers heurts ont débuté samedi dans la matinée à l’Arc de triomphe et se sont étendus aux quartiers chics de l’ouest de la capitale jusqu’au soir. Banques, boutiques et voitures de luxe, épiceries ont été ciblées par de petits groupes d’émeutiers.

Par Maryline Baumard, François Bougon, Raphaëlle Bacqué, Nicolas Chapuis, Pierre Bouvier et Olivier Faye Publié le 02 December 2018 à 06h24 - Mis à jour le 02 December 2018 à 15h16

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Sur un mur de l’avenue Kléber, dans le 16e arrondissement de Paris, une main a peint comme un avertissement : « Babylone brûle ». La rue est jonchée de débris, une demi-douzaine de voitures ont été incendiées sur la chaussée et l’on aperçoit, aux fenêtres du Peninsula et du Raphael, les deux hôtels cinq étoiles illuminés de décorations de Noël, des silhouettes contemplant l’incroyable spectacle. Tout à l’heure, cinq jeunes garçons sont passés devant les palaces, insultant les trois portiers en retrait derrière de lourdes grilles. « Salauds ! Bâtards ! Corrompus ! Vous êtes des corrompus ! »Et maintenant, ça cavale dans tous les sens, petits groupes pressés d’en découdre mêlés aux badauds, devant les CRS tirant leurs grenades lacrymogènes.

Il est 20 heures, et la place de l’Etoile, à deux pas, paraît comme groggy, sous cette fumée qui brûle les yeux et la gorge. Les manifestants en gilet jaune qui chantaient La Marseillaise, en début d’après-midi autour de la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, ont presque tous battu en retraite. Il ne reste que quelques petits attroupements épars, picolant discrètement des bières parce que les policiers font maintenant la chasse à l’alcool, confisquant les bouteilles avant de les briser sur le trottoir. Et, vision surréaliste au milieu des pavés et des boulons qui jonchent la chaussée, une jeune femme qui s’évertue à tourner autour de la place en brandissant un grand drapeau multicolore où est inscrit le mot « Paix ».

Au beau milieu, les pierres blondes de l’Arc de triomphe sont maculées de graffitis. « Les gilets jaunes triompheront »« Justice pour Adama » (Traoré, un jeune homme mort lors de son interpellation en 2016 dans le Val-d’Oise), « L’ultradroite perdra »,« La France est à nous »« Macron, tu l’as dans le cul »« Anarchie »

Plusieurs articles récupérés sur le net..en guise de réflexions et pas que..

Les Gilets jaunes doivent-ils faire le ménage en virant les voyous-casseurs ? Par Gérard Brazon

Il y a 12h

Les Gilets jaunes protégeant la tombe du soldat inconnu !

Honneur à ces femmes et ces hommes!

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Nous vivons une époque terrible ! Une époque qui est un désastre pour les peuples d’Europe ! Pour ceux de l’Union européenne ! Nos peuples vivent sous le joug de dirigeants totalement déconnectés des réalités vécues par les populations !

La perversion de la cité commence par la fraude des mots disait Platon, et cet homme qui vivait sans smartphone, sans pétrole, sans voiture électrique, connaissait les hommes ! Ceux-ci n’ont pas changé, le fond de cette humanité est, et reste la même en matière de politique et de tyrans !

Nous nous moquons du paysan du Moyen Âge qui n’avait pas de smartphone et ne connaissait pas l’avion et cependant, nous serions incapables de vivre sans eau courante, sans électricité, ni pétrole, si ce n’est même de cultiver avec uniquement nos mains !

La tyrannie est un mot ancien, un mot qui décrit les mêmes maux que ceux que nous vivons actuellement avec des dictatures douces comme les nôtres ! Les tyrans d’hier ont modifié leur façons de tyranniser les peuples en se masquant derrière des entités qui elles, au fond, n’ont aucun pouvoir ni responsabilité !

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En Union européenne, les peuples se réveillent doucement et chacun à sa manière ! En France c’est toujours violent ! L’un des préjudices d’avoir refusé de prendre part à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés, nous dit le même philosophe ! Nous sommes en effet, gouvernés par des veaux énarques n’ayant aucun bon sens !

N’est-ce pas la réponse à faire pour ceux qui, à chaque élection, refusent de prendre part à la vie politique ? Une réponse à ceux qui prétendent à l’inutilité de l’élection ! Les causes de ce refus, sans en juger les raisons, c’est aussi le début de la mèche qui mène à l’explosion !

Ce sont bien ceux qui sont les intermédiaires déclarés, les députés, les sénateurs, les « élites » en général qui sont les auteurs de cette mèche ! C’est bien eux qui prétendent et qui finalement, ne servent que de faire-valoir en masquant les vrais responsables ! Est-ce complotiste de dire cela ?

En Angleterre, en Italie, en Hongrie, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Pologne, et dans d’autres pays, les peuples ne sont plus les dupes ! Ils ont fait la jonction avec des femmes et des hommes qui ont compris leurs préoccupations et qui sont conscients des fondations culturelles de leurs peuples !

Ces dirigeants ont fait le choix de ne pas agir comme les autres états de cette Union européenne ! L’État est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « Moi l’État, je suis le peuple » disait Nietzsche !

Ce sont ces peuples qui refusent cette froideur, ce mensonge, cette peur que diffusent certains médias à la solde du pouvoir et dont on retrouve sur certaines façades de ceux-ci, comme sur BFMTV, des inscriptions désobligeantes à leur encontre !

Ce peuple sait qu’on lui ment en permanence et qu’on ajoute, au fardeau fiscal qu’il porte, toujours plus de charges en lui disant que la carotte n’est pas loin, juste un pas de plus, puis encre un, et cela indéfiniment ! Aujourd’hui, il veut déposer sa charge, et l’on dit de lui qu’il est inconscient, voire insouciant, voire responsable de la mauvaise « transition énergétique » ! Pour un peu, on le rend responsable de sa flatulence pour cause de CO2 ! L’homme est à terre, essoufflé, et il reçoit des avanies pour le pousser à se relever ! À quand le fouet après l’écologie punitive ?

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Partout en Europe, c’est le même scénario ! La mondialisation est la finalité de ces dirigeants, et ces nouveaux bergers poussent les moutons électeurs à la grande tonte, à la récolte de demain, celle qui fera des peuples libres et souverains, des tondus enchaînés !

Ces dirigeants ont mis en place de multiples barricades juridiques qui cherchent à lier, interdire, contrer, juger, condamner (Justice française, Commission européenne, CEDH, etc.) ! Ils ont compris qu’ils n’avaient plus besoin de garde armée, des échafauds dressés en places publiques pour faire peur, et qu’ils suffisait  de laisser juste un peu de quoi manger, dormir et posséder une télévision afin que le mouton s’imagine libre ! Mais aujourd’hui, un jeune inconscient a voulu aller plus vite que la musique, et il a privé le troupeau du minimum ! Le masque du berger est tombé, et les moutons ont pu voir les loups !

Ce n’est pas le changement de pied des médias comme France-Radio-Télévision, et  RMC – BFMTV qui semblaient s’amuser hier encore avec les Gilets jaunes, et qui aujourd’hui s’affolent en se voyant quelque peu dépassés par les réalités !

Le véritable auteur de la guerre est celui qui la rend inévitable. Il n’est pas celui qui l’a déclaré mais celui qui la rend nécessaire disait Montesquieu !

Emmanuel Macron n’a pas déclaré cette guerre, ce sont ces prédécesseurs qui ont entamé les hostilités contre le peuple. Les Mitterrand, les Chirac, Sarkozy, Hollande.

Emmanuel Macron n’a pas fait que mentir, il a commis le pire en insultant la France avec son crime contre l’humanité, en insultant le peuple des usines en le traitant d’analphabète, de Gaulois réfractaires, d’inculte, etc.

Partout en Europe, les peuples se réveillent d’un mauvais rêve ! Les Français sont en concurrence avec des esclaves payés avec 200€ au mieux, voire avec un lance-pierre ! Cette Union européenne est une chasse gardée des multinationales qui ont su mettre en concurrence des ouvriers, des services, des avantages sociaux ! Quand une entreprise peut faire venir chez elle des travailleurs polonais, ukrainiens, roumains, etc., dans ses usines et chantiers, pourquoi embaucher des travailleurs français bien plus coûteux ?

Emmanuel Macron, dans sa précipitation, a touché à l’outil de travail et de loisir des Français vivant en province ! Des femmes et des hommes qui n’ont rien d’autre que leurs voitures, souvent anciennes, roulant au diesel et qui se verront pénalisées au moment des contrôles techniques. Ils se verront dans l’impossibilité de changer de voitures, et de faire le plein au nom de la « transition énergétique », parce que les dirigeants de France refusent de taxer les paquebots, les porteurs de frets qui polluent en un voyage, l’équivalent de 50 millions de voitures françaises !

Emmanuel Macron ne veut pas toucher à la fiscalité du kérosène qui est utilisé par 10 % de la population qui a les moyens de voyager en avion, mais il souhaite interdire des centrales nucléaires qui ne polluent pas, pour du vent (éoliennes) qui elles, vont polluer les paysages, tuer des oiseaux migrateurs, générer un bruit lancinant rendant fous les riverains, et des panneaux solaires (énergie solaire), tous deux, par définition, intermittents ! Tous deux générant, eux aussi, des difficultés comme  dépolluer la terre des tonnes de béton mises en place pour les éoliennes ! De même que l’on ignore encore comment traiter écologiquement les panneaux solaires en fin de cycle !

Je connais dans mon village du Loir-et-Cher une majorité de retraités qui vont se retrouver pris à la gorge par ces augmentations et les nouvelles réglementations ! Alors si je déteste les violences commises à Paris et singulièrement à l’Arc de Triomphe, tout en admirant le bouclier de Gilets jaunes protégeant la tombe du soldat inconnu des voyous-casseurs, je ne céderai pas à la manière d’un Éric Brunet sur RMC et autres, à condamner les Gilets jaunes ! Les débordements sont à l’origine ceux de nos dirigeants ! Toujours cette inversion desresponsabilités !

Il faut juste faire attention à cette gangrène que sont les casseurs, et pourquoi pas, les neutraliser sur place si c’est possible !

Les autorités savent faire la différence et connaissent bien les heures où la diversité sévit, où les briseurs de vitrine arrivent, c’est-à-dire juste après la sieste de l’après-midi, pour qu’en fin de soirée, ils se ravitaillent en pratiquant la forme de vol la plus connue chez eux, la razzia !

Gérard Brazon

Pour avoir une autre approche..réaliste, celle-là, de la manifestation du samedi 1er novembre à Paris..

https://wordpress.com/read/blogs/154867657/posts/51

 

Un prêtre parmi la foule et les bedeaux..

(et non pas..Un prêtre chez les loubards.;comme ce livre du père Guy Gilbert..)

Ou une autre approche et vision de la manifestation du samedi 1er novembre 2018..

Ma journée avec les Gilets jaunes

il y a 1j

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Le samedi 1er décembre, après la messe canoniale, entre sexte et vêpres, je me rendis aux Champs Elysées et place de l’Etoile pour essayer de voir et comprendre la manifestation des Gilets jaunes, que les médias déformaient très clairement. Chapelet à la main, je priais pour ceux présent, les forces de l’ordre, les manifestants, les grands enjeux qui allaient se jouer ce jour là. En route, certaines stations de la ligne 9 sautaient à mon regard à la manière de signes, « Bonne Nouvelle », « Saint Augustin », « Saint Philippe du Roule »… Vous tous les saints du ciel, priez pour nous !

« N’ont-ils donc pas compris, ces gens qui font le mal ? Quand ils mangent leur pain, ils mangent mon peuple. Jamais ils n’invoquent le Seigneur. »

Souvent dans la prière au chœur avec ma communauté ce verset me touche quand il passe mes lèvres, quand il s’élève vers le Très Haut par les voix consacrées de mes frères et sœurs. Cela semble tellement décrire ce que nous vivons… Non seulement nous avons fait passer des populations de l’autre bout du monde d’une vie agraire pauvre mais humaine, à l’écrasante misère de la modernité industrielle – pour que nous puissions porter des Nikes et avoir des téléphones à bas prix – mais ce même schéma revient de plus en plus dans notre propre pays. Dans toute la France il y a des personnes qui n’arrivent pas à finir les fins de mois, qui vont fouiller dans les poubelles des quartiers riches et chercher dans les détritus après les marchés si on n’a pas laissé quelques carottes ou pommes de terre qu’elles pourraient mettre dans leur soupe…

« N’ont-ils donc pas compris, ces gens qui font le mal ? Quand ils mangent leur pain, ils mangent mon peuple. Jamais ils n’invoquent le Seigneur. »

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Arrivé sur place à 13h, je fis d’abord un tour des Champs Elysées. « Ave Maria gratia plena, Dominus tecum… » Je regardais les visages, les groupes et les bouts de foules en « méditant toutes ces choses en mon cœur ». Seigneur qu’il ne leur arrive rien de mal ! Seigneur que leur cri soit entendu ! Le tour fini, l’impression était celle que je garde encore aujourd’hui du mouvement : des personnes de tous horizons, tous bords politiques, en majorité provinciaux, surtout entre 35 et 65 ans et pacifiques. A ce moment la plupart des gens avaient l’air perdus. Y-a-t-il une manifestation ? Où est-elle ? Un groupe de quelques centaines de personnes organisa un cortège avec une banderole et aux cris de « Macron démission ! » Tous attendaient que cela commence que ça prenne forme. A 13h30 je filmais une video d’analyse en me rendant place de l’Etoile, que vous trouverez en bas de cet article.

La place de l’Etoile était une toute autre affaire. Mais de manière étonnante, contrairement à ce qui avait été le cas pour les Champs, on ne me fouilla pas pour y rentrer. Il y avait juste une ligne de CRS à passer et qui ne nous disaient rien. Pas d’interdiction, d’avertissement ou de conseils. De l’autre côté il y avait un ensemble hétérogène de Gilets jaunes, avec des groupes de casseurs lourdement équipés ici et là qu’on reconnaissaient à leurs casques, masques respiratoires en plastique dur, protections, organisation en groupes… Il y avait aussi quelques touristes éparpillés qui prenaient des photos. De l’autre côté de l’Arc on pouvait deviner un conflit entre les casseurs et les CRS dans une brume grise et les bruits de cris et explosions. La fumée des lacrymogènes remplissait l’air au dessus de nous. De temps en temps un bruit immense de grenade assourdissante faisait comme trembler tout l’espace. La majorité des personnes sur la place cherchaient clairement à manifester paisiblement.

Mais c’est là où je commençai à voir des choses choquantes… Je vis une colonne de CRS charger sur les manifestants autour et sous l’Arc de Triomphe, qui ne faisaient rien à personne. Ceux-ci s’écartèrent pour éviter le choc, et ensuite la colonne recula à sa place initiale aux abords de la place. Manœuvre d’intimidation. A ma gauche un CRS visait son fusil à cartouches lacrymogènes sur cette même foule pacifique, la plupart d’entre eux étant d’ailleurs de dos à ce moment là, et ceux-ci essayèrent de s’échapper des nuages qui se formaient à leurs pieds avant qu’ils ne viennent brûler leurs yeux et leurs voies respiratoires. Et ce manège continuait… A quoi jouait la police ? A ce moment-là je fis une petite vidéo d’analyse :

De plus en plus étrange… A ce moment je restais un peu à cet endroit en attendant quoi faire pour la suite. Je pris quelques photos en plus.

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Beaucoup de personnes avaient des masques comme ci-dessous. Au début je les pris pour des casseurs, mais me rendis rapidement compte que c’était des manifestants habitués, dans l’immense majorité pacifiques, mais qui connaissaient les tactiques de CRS. Cela évite de se faire bruler les yeux. En revanche, juste derrière moi il y avait un groupe qui avait un profil bien plus dur et un équipement bien plus menaçant, et qui se préparaient visiblement à la castagne. Et les CRS étaient juste à côté, ne réagissant pas et visiblement concentrés sur la foule du milieu en majorité pacifique…

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Dans l’ensemble, à ce moment là, l’atmosphère était tendue, mais pas à l’excès. Il y avait encore des personnes agées, des touristes, et même des familles qui gardaient un peu leur distance en observant. Ce clip en donne une petite idée :

« Ave Maria gratia plena, Dominus tecum… » Je restai sur place encore une bonne demi-heure, avant d’aller marcher dans le quartier. Je vis des choses sur-réelles, dont la plus surprenante fut une Porsche blanche de luxe sur son toit, en plein milieu d’une petite rue à côté d’un abri-bus pulvérisé.  Je n’ai pas pris de photos. Nos yeux ne sont pas faits pour voir le mal et les produits de la haine. Il ne faut les regarder qu’avec prudence, et encore, pas trop, au risque que nous devenions aveugle au Beau et à l’Amour.

Ce fut ensuite l’occasion joyeuse de retrouver un ami que je n’avais pas vu depuis un certain nombre d’années. Il avait rejoint quelques cousins et connaissances qui étaient montés de la Charente ce matin en voiture pour manifester. Ils étaient en jaune. Ils venaient de prendre leur repas et s’apprêtaient à retourner manifester. Le matin déjà ils avaient été là, au tout début, et me firent un témoignage des plus désolants. Ils décrivirent une foule provinciale et de tous horizons en majorité pacifique, comme je l’avais vue aux Champs avant d’aller à l’Etoile. Ils décrivirent les CRS qui prirent d’assaut cette même foule à coup de gaz lacrymogènes et de charges, les hommes, les femmes, les personnes âgées. En fait, ce qui m’avait surpris en allant place de l’Etoile semblait être la continuation d’une même stratégie : ne pas laisser une manifestation pacifique se former. Les conflits plus lourds que j’avais vus n’avaient pas encore commencés à ce moment-là – les casseurs ne sont pas du genre lève-tôt.

Cet ami est quelqu’un qui s’occupe des enfants maltraités, il est quelqu’un au cœur bon, venu manifester pacifiquement pour ses droits. Je le crois évidemment, et je crois aussi tout simplement mes yeux, et les nombreux témoignages vidéos viennent confirmer quelles étaient les directives que les CRS parisiens avaient reçus vis à vis de la foule pacifique :

Par exemple :

Et encore :

C’était lamentable et choquant, et nous n’avions encore rien vu. De retour près de la place de l’Etoile vers 15h30, nous retrouvâmes une véritable zone de guerre. La fumée noire des véhicules brulés remplissait l’air des avenues, ainsi que celle, grise, des gaz lacrymogènes. Une confusion absolue régnait. Les gilets jaunes étaient bien décidés à rester manifester place de l’Etoile, mais cette fois les CRS en empêchaient l’accès. Ils chargeaient maintenant tout le monde qui étaient simplement présents aux alentours de la place. Si on voulait manifester, c’est à dire simplement rester sur les lieux, il fallait éviter les tirs de gaz lacrymogènes, les charges et les canons à eau.

« Vous ne passerez pas. » Ce un très beau moment où le Gilets jaunes ne se laissèrent pas intimider et ne partirent pas, en risquant leur santé, voir leur vie tellement la violence était terrifiante. Evidemment, les casseurs profitèrent de cette situation de blocage pour tout détruire : j’ai vu plusieurs banques totalement défoncées, une grue en flammes (!), plusieurs voitures détruites, des façades saccagées… A ce moment là, il était clair que soit j’affirmais ma solidarité au mouvement, soit je rentrais chez moi. Je suis resté.

Vers 16h30, après un peu moins d’une heure dans cette situation folle et devant ce spectacle peu édifiant, je me mis en route pour la prière des vêpres de ma communauté. « Il ne dort ni ne sommeille le gardien d’Israël. » Mon ami a finalement réussi à passer jusqu’à l’Arc de Triomphe pour rejoindre la manifestation principale. Le soir même, lui demandant par sms si les gens de son groupe allaient bien, il m’écrivit : « Oui. Mais le décor plus loin était apocalyptique. » J’ai du mal à imagine ce qu’il a vu, car j’aurais très bien pu employer ce même adjectif pour décrire ce que nous avions vu ensemble…

« Ave Maria gratia plena Dominus tecum… »

En rentrant j’ai du sprinter pour éviter une charge de CRS qui venait d’une rue de côté. Je marchais jusqu’au métro, « Ave Maria gratia plena, Dominus tecum… ». Arrivé à la Paroisse Sainte Claire, je me mis en aube devant le Saint Sacrement exposé. « N’ont-ils donc pas compris, ces gens qui font le mal ? Quand ils mangent leur pain, ils mangent mon peuple. Jamais ils n’invoquent le Seigneur. » Je demandai au Seigneur de purifier mon cœur, d’empêcher que la haine s’y installe, la colère, que je puisse m’abandonner à sa volonté mystérieuse qui traverse tous les évènements de l’histoire pour les emmener à la Parousie. Leur sens nous dépasse de tellement loin, mais « mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. » On ne peut que s’abandonner, prier, aimer, récupérer la force pour se battre et se battre, sans rendre le mal pour le mal, en tournant l’autre joue, mais ne jamais se laisser abattre, ne jamais reculer devant l’injustice. Plutôt mourrir que devenir complice de cela.

Le lendemain, après les laudes, je trouvai ce qu’il me fallait pour récupérer la paix : pardonner. Je pardonnai les CRS, ceux qui ont donné les ordres, le gouvernement, les médias qui ont participé à la désinformation, les casseurs… Je les pardonne tous, et je les aime. Ils sont pris dans le système dont j’ai été libéré par Jésus. « Je veux le libérer, le glorifier ; de longs jours, je veux le rassasier, et je ferai qu’il voie mon salut.  » Je veux qu’ils soient libre aussi ! Comme je le désire, comme Dieu les aime ! Ce système dans lequel ils essayent de se faire un abri, de construire leur vie, est la bouche de Satan. Ils y seront broyés s’ils y restent. « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux. »

Aujourd’hui, je suis bien décidé à dire ce que j’ai vu, à élever ma voix en défense de ce mouvement des Gilets jaunes que je soutiens maintenant complètement. Il est complexe et difficile à comprendre, mais il est dans le vrai et le juste. Peut-être que j’écrirai une prochaine entrée ici sur pourquoi c’est le cas. Mais pour l’instant, essayons de nous libérer de la désinformation qui cherche à saper nos forces vitales en nous embrouillant l’esprit, et tournons nous vers Marie : « Ave Maria, gratia plena Dominus tecum… ».

Voici une vidéo d’analyse que j’ai fait à chaud, vers 13h30 ce samedi là sur les Champs Elysées. Avec le recul et même avec ce que j’ai vu après, je pense qu’elle est toujours bonne. Je vous prie d’excuser mes légers bégaiements, et c’était aussi la toute première fois que je parlais ainsi devant une caméra, mais le fond de l’analyse en vaut la peine il me semble.

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Douce France : Pourquoi il faut défendre les gilets jaunes contre les « beaufs de luxe » !

il y a 1j

Pourquoi il faut défendre les gilets jaunes contre les « beaufs de luxe » !

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By Editoriaux, www.bvoltaire.fr novembre 30, 2018 Nicolas Gauthier

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« Ils ne sont rien » (Emmanuel Macron), ce sont des « sans-dents »(François Hollande), « Ils fument des clopes en roulant au diesel » (Benjamin Grivaux), « peste brune » (Gérald Darmanin)… À la télé, ce sont les Deschiens ; pour les ligues de vertu antiracistes, des « souchiens ». De qui parle-t-on ? Des « beaufs », évidemment.

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Autrefois, les pauvres composaient avec les riches à la condition tacite que ces derniers participent à l’embellissement du monde. Louis XIV dépense des fortunes pour le château de Versailles ; l’Église tout autant pour la cathédrale de Chartres. Tout cela avait dû coûter bonbon en impôts. Mais, au moins, cet investissement participait-il du patrimoine commun à venir. Et même en 2018, il n’est pas besoin d’être royaliste pour visiter le palais du Roi-Soleil ou d’être catholique pour admirer la plus belle cathédrale au monde.

Aujourd’hui, ces écarts de richesse sont de moins en moins tolérés. Surtout depuis que les riches n’abandonnent derrière eux que des étrons multicolores. L’exemple le plus emblématique ? Georges Pompidou et le centre qui porte son nom. Quoique féru de poésie, fallait-il avoir des goûts de notaire de province pour ériger, en plein Paris, une raffinerie pétrolière aux allures de Meccano® rouillé ? Fallait-il être jobard pour porter au pinacle des barbouilleurs tels que Georges Mathieu (même si monarchiste), des carreleurs comme Victor Vasarely ou un peintre à peine digne de la butte Montmartre, genre Jean Dubuffet ? Le mauvais goût a toujours transcendé les classes sociales, et n’est-ce pas Molière qui, avec son Bourgeois gentilhomme, a campé à jamais la figure du « beauf glorieux » ?

Au moins, Georges Pompidou conservait-il un semblant de culture classique ; ce qui est nettement moins le cas de ses successeurs, dont les deux représentants les plus éminents demeurent les Dupond et Dupont du luxe en toc : Bernard Arnault (patron de LVMH) et François Pinault (celui de Kering, son équivalent). Là, c’est le carnage intégral. La fondation Louis-Vuitton du premier est une sorte d’origami de tôle, lâché en plein bois de Boulogne, dans lequel, à la notoire exception d’Egon Schiele, ne sont globalement exposées que des croûtes à peine plus regardables que le baromètre en forme de guitare et le canevas de cette biche s’abreuvant dans les sous-bois, dont même la « France d’en bas » ne veut plus depuis belle lurette dans son salon. Celle du second, sise au Palazzo Grassi de Venise, accueille les mêmes collections de ces colliers de nouilles à peine dignes d’une fête des Mères.

Pour tout arranger, ces deux gogos n’achètent que pour mieux revendre. Ce sont des spéculateurs investissant dans la nouvelle bulle spéculative qu’est devenu l’art conceptuel. Sans remonter jusqu’à François Ier, aussi fin connaisseur que fieffé voleur – en Italie, il n’a volé que le meilleur –, il suffit de se rendre à Paris, tout près du parc Monceau, dans l’hôtel particulier du défunt Moïse de Camondo, désormais transformé en musée Nissim-de-Camondo ; soit le nom de son fils, engagé volontaire après avoir devancé l’appel, durant la Grande Guerre, et mort aux commandes de son avion, en 1917.

Le propriétaire des lieux est issu d’une longue lignée de banquiers juifs sépharades ayant fidèlement servi l’Empire ottoman. En France, Moïse de Camondo fit de même de son nouveau pays d’accueil. Épris d’arts et de culture, il a accumulé en ce petit palais, que tout le monde peut visiter, moyennant une somme plus que modeste, monts et merveilles : peintures, meubles, bijoux, tentures et vaisselle. Chaque objet se devait d’être unique et signé par les meilleurs artisans français. À la mort de son fils, il a tout donné à ses nouveaux compatriotes, à condition que les photos du héros de 14-18, son fils Nissim, tombé pour la France, demeurent aux murs où lui-même les avait accrochées. À l’époque, les riches méritaient de l’être, dira-t-on. Et, surtout, savaient se tenir.

http://www.bvoltaire.fr/pourquoi-il-faut-defendre-les-gilets-jaunes-contre-les-beaufs-de-luxe/

Et si on entassait ces gilets jaunes au Bataclan ?

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https://nicolasbonnal.wordpress.com/2018/12/03/et-si-on-entassait-les-gilets-jaunes-au-bataclan/

OK++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

La « macronie » face au « péril jaune ».

il y a 1j

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Nous y sommes !!!  Alors que depuis des semaines nous exprimons, ici-même, notre inquiétude devant l’évolution de la situation politique du Pays, l’explosion d’une révolte citoyenne s’est produite !!!

Prévisible, car il fallait être autiste pour ne pas « entendre » les voix qui, depuis des mois, montent du tréfonds d’une France ignorée, méprisée, en voie de prolétarisation qui se sent abandonnée par un pouvoir qui, bien que constitutionnellement élu, ne représente pas les aspirations d’un peuple désabusé dont la colère gronde depuis trop longtemps.

Prévisible et pourtant, inattendue, prenant de court un pouvoir politique qui semble désemparé. !!! Pris au piège de son entreprise de disqualification de tous les relais qui lui auraient permis de conserver le contact avec le peuple, l’exécutif semble isolé avec pour seuls relais des Députés  » marcheurs » dont le galimatias « techno », et les postures puériles, n’impriment pas et laissent de glace un auditoire populaire dont il ne parle pas la langue.

Les violences insupportables et les destructions qui ont marqué les manifestations  à Paris comme en Province, ont mis en évidence l’existence de groupes de « casseurs » déterminés, organisés, formés à la guérilla urbaine dont on s’étonne que le Pouvoir n’ait pas, depuis longtemps, pris les mesures nécessaires pour les neutraliser. , au point que l’on puisse se demander si ces groupuscules ne sont pas « instrumentalisés » par un pouvoir aux abois, tenté de jouer avec le feu…

Les mêmes violences ont mis en évidence l’incompétence d’un Ministre de l’Intérieur aux abois, confondant les « gilets jaunes » et les « chemises noires » d’une autre époque, peu soutenu par un Premier Ministre qui n’a jamais « digéré » cette nomination qui doit plus au copinage qu’au mérite de ce « marcheur » de la première heure….

Car là se trouve le point faible de la  » macronie » :sa conquête du Pouvoir, qui restera  comme l’une des plus belles arnaques de l’Histoire, repose sur une petite  » camarilla », réduite à quelques « fidèles » augmentée de quelques « prises de guerre », parmi des  » laissés pour compte » des pouvoirs précédents, sans racines populaires  et sans soutiens autres que ceux des « boy-scouts » de la « République en Marche » …

Face à la contestation ferme mais diffuse des « gilets jaunes », Macron se trouve confronté à l’une des crises les plus graves que la cinquième République ait eu à affronter.

Il suffit d’observer le désarroi des commentateurs sur nos écrans télévisés, ( les mêmes qui se trémoussaient d’aise, au seul prononcé du nom de Macron ) et celui des « Députés d’En Marche »pour prendre la mesure des incertitudes, inquiétantes, et des menaces qui  pèsent sur la suite d’une législature qui n’a pas fini de nous surprendre….avant , peut-être, de nous désespérer !!!

Car cette crise, inattendue pour ceux qui vivent dans « l’entre-soi » d’un parisianisme distant et auto-satisfait,, mais pressentie par ceux qui sont à l’écoute d’une France des « ploucs » provinciaux, a mis en évidence l’immense fossé d’incompréhension , souvent dénoncé dans les pages de ce blog, entre les « zélites » parisiennes et le peuple de France.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est aggravé sous Macron qui aux yeux de beaucoup de Français, symbolise jusqu’à la caricature cet élitisme pédant, auto-satisfait, sût de lui-même, et indifférent à la détresse de ceux, qu’avec mépris, il considère comme des « beaufs » ….

Douce France : Commémorer les violences de Mai 1968 et condamner celles de Novembre 2018 ?

Il y a 17h

Nicolas Gauthier Bld Voltaire Le 3 Décembre 2018

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 L’être humain est ainsi fait qu’il est souvent la somme de ses propres contradictions ; ce qui, d’ailleurs, fait son charme. En revanche, il est des incohérences qui peuvent laisser perplexe. Ainsi, en 2018, une certaine France officielle a-t-elle fêté le cinquantenaire de 1968. Et c’est la même qui, condamnant les violences de ces derniers jours, a précisément célébré celles remontant à un demi-siècle. Là, déjà, il y avait des voitures brûlées, des barricades, des policiers molestés, des vitrines défoncées et des émeutiers exigeant tout et son contraire puisque, « réalistes », ils « demandaient l’impossible ».

Tout ce folklore est désormais muséifié. Les affiches issues des trublions ayant fait leurs études aux beaux-arts grâce à l’argent du contribuable s’arrachent à prix d’or dans les salles de vente les plus cossues de la capitale, avant d’orner les lofts bourgeois : délicieux frisson rétrospectif de la France d’en haut. Dany le rouge, devenu notable en vue, a même été l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron. Faudra-t-il attendre cinquante autres années pour que les gilets jaunes soient exposés au Centre Beaubourg ?

Il est vrai que les soixante-huitards étaient tous plus ou moins enfants de privilégiés, à l’inverse des actuels révoltés. Pour remonter plus loin dans l’Histoire de France, on constatera encore que les « valeurs républicaines » dont on nous rebat constamment les oreilles reposent sur une autre émeute : celle de la prise de la Bastille, un certain 14 juillet 1789. Bilan des opérations ? Une centaine de manifestants tués et six gardiens de prison lynchés par une foule en furie, dont le gouverneur de Launay, auquel il avait pourtant été promis qu’il ne serait fait aucun mal à ses hommes, suisses et allemands pour la plupart ; à ne pas confondre avec les « Juifs allemands » du joli moi de mai.

On en conclura donc qu’il existe de « bonnes » et de « mauvaises » insurrections, des violences qui se justifient et d’autres non, celles de l’actuel tiers état étant à classer au rang des secondes. Dans Marianne, Caroline Fourest s’interroge : « Il n’existe plus rien entre l’État et l’individu, sauf le vide. Les corps intermédiaires ne sont plus. Les groupes Facebook et Cyril Hanouna ont remplacé les partis et les médiateurs. » Comme quoi l’esprit peut venir à tout un chacun.

Là, on remarquera encore que si la Révolution française avait aussi pour but de supprimer les corps intermédiaires – les corporations, ces syndicats de l’époque, au premier titre –, leurs successeurs de Mai 68 ne souhaitaient pas fondamentalement autre chose, ayant en ligne de mire d’autres institutions tout aussi intermédiaires telles que les notables ou les mandarins universitaires.

En ce sens, Emmanuel Macron n’est pas le mieux placé pour déplorer un vide qu’il a contribué à créer, un fossé entre gouvernants et gouvernés qu’il n’a pas été le dernier à agrandir. En Marche !, le mouvement qui l’a amené au pouvoir ? Un décalque du Désirs d’avenir de Ségolène Royal. Soit un parti qui en refuse la dénomination, plus horizontal que vertical, sans hiérarchie définie, fonctionnant sur le principe d’une démocratie participative dont les aspirations, venues de la base, aboutissent plus à un programme fourre-tout qu’à un véritable programme commun. Un peu comme celui des gilets jaunes, somme toute.

Quant aux partis politiques traditionnels, dont certains journalistes condamnent actuellement le silence, c’est encore et toujours Emmanuel Macron qui, l’année dernière, les a proprement dynamités durant sa campagne présidentielle. Républicains et socialistes sont aux abonnés absents et, même dans les Pages jaunes®, impossible de trouver un numéro de téléphone pour éventuellement les contacter. Idem pour des syndicats qu’il a contribué à abaisser, alors qu’ils n’étaient déjà guère vaillants.

Bref, Emmanuel Macron est, aujourd’hui, d’autant plus seul qu’il a soigneusement organisé sa propre solitude. Dans un palais élyséen en forme de Bastille ?

Devant-le-Medef-Emmanuel-Macron-s-en-prend-aux-35-heures

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http://www.bvoltaire.fr/commemorer-les-violences-de-mai-1968-et-condamner-celles-de-novembre-2018/

EN LIEN :  https://nicolasbonnal.wordpress.com/2018/12/03/fraternite-populaire-quand-les-crs-relachent-un-gilet-jaune-question-qui-le-pouvoir-va-mettre-pour-zigouiller-les-crs-le-clip-se-termine-par-une-bonne-citation-de-bernays-souvent-cite-ici/

OK+++++++++++++++++++++++++++++++++

 

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5 COMMENTAIRES

brunoarf

Il y a 15h

Sondage Ifop : huit Français sur dix n’approuvent pas l’action de Macron.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe prennent la foudre dans le dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. Seuls 23 % des Français soutiennent le président et 26 % le Premier ministre. Le plus bas niveau depuis le début du quinquennat.

L’exécutif dans la nasse. Emmanuel Macron et Edouard Philippe paient cash leur gestion chaotique de la crise des «gilets jaunes». Selon le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, le chef de l’Etat recule de six points (23 %) et tombe à son plus bas niveau. Symboliquement, il chute sous son socle (24 %) du premier tour de l’élection présidentielle.

A 23 %, il égale le record de François Hollande. A la même époque de son mandat, en décembre 2013, l’ancien président socialiste avait accumulé la colère des bonnets rouges, le ras-le-bol fiscal plus l’affaire Léonarda.

Cinq ans plus tard, 76% (+5) des personnes interrogées par l’Ifop ne sont pas satisfaites de l’action d’Emmanuel Macron. Signe supplémentaire de cette hostilité croissante autour de la personne du président, la moitié des Français n’approuvent pas du tout son action.

Il recule partout : chez les cadres (38%, -9), chez ses électeurs du premier tour (53%, -11), parmi les sympathisants de gauche (13%, -4), chez Les Républicains (32%, -9). Et il est audible par seulement 12% (-7) des ouvriers. Emmanuel Macron a perdu dix-huit points en cinq mois ! Une accélération de la défiance en un temps record.

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sondage-Ifop-Huit-francais-sur-dix-n-approuvent-pas-l-action-de-Macron-1592210

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  1. 2.                             

Paul-Emic

Il y a 14h

Excellent parallèle, les violences actuelles n’ont pas grand chose à voir (encore) avec celles de 68 mais à l’époque on ne parlait pas de milliards de manque à gagner, ça aurait été indécent , Aujourd’hui on ne parle que de ça .

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The Wolf

 

Paul-Emic

Il y a 14h

Sauf que les trotskystes d’hier ont largement préparé le terrain aux maoïstes d’aujourd’hui avec le concours bienveillant de la CIA américaine ! D’où leur grand bond en avant qui fut pour nous un grand bond en arrière…Pour cela il fallait tout comme aujourd’hui instrumentaliser la gauche sociétale, en 68 cela a servi à abattre De Gaulle le souverainiste, aujourd’hui cela sert à pilonner la souveraineté nationale ou ce qu’il en reste. La fuite des milliards a commencé voilà maintenant 50 ans , Macron n’est que le fossoyeur chargé de l’enterrement.

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brunoarf

Il y a 5h

Emmanuel Macron conspué au Puy-en-Velay, après une visite à la préfecture incendiée.
Le chef de l’État était venu constater les dégâts survenus lors de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi et « témoigner personnellement de son soutien aux agents ».
Emmanuel Macron s’est rendu à la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, mardi 4 décembre dans l’après-midi, selon le journaliste de franceinfo présent sur place. Le président de la République est venu constater les dégâts, à la suite de l’incendie de la préfecture survenu lors de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi 1er décembre.
Le chef de l’État est arrivé vers 16 heures et est reparti vers 18 heures. Il n’a fait aucune déclaration. 
Apprenant la venue d’Emmanuel Macron, une vingtaine de manifestants s’étaient réunis devant les grilles de la préfecture. En sortant, le président de la République a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens autour de lui, mais il a été rapidement conspué et hué, certains criant : « Tous pourris » et « Macron démission ».
Le cortège présidentiel a été poursuivi, et la garde rapprochée du président a dû sortir d’un véhicule pour protéger le cortège.
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/emmanuel-macron-en-deplacement-a-la-prefecture-de-haute-loire-incendiee-samedi-lors-de-la-mobilisation-des-gilets-jaunes_3084641.html

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Anders

Il y a 5h

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La Peste Brune des casseurs était rouge, et venant de la diversité ! Par Francis Bergeron

il y a 1j

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Journal Présent

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

« Le principe de subsidiarité pour sortir de l’insurrection et éviter la révolution ! »

il y a 1j

Insolentiae – 02/12/2018 – Charles Sannat –

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Il est important de rappeler ce qui se joue collectivement. Comme il était à redouter, ce qui devait arriver arriva.
C’est, pour le moment, une évidente insurrection. Elle n’est pas localisée aux Champs-Élysées, comme les caméras de médias tellement parisiens et parisianistes peuvent le montrer ou le laisser croire. Elle touche tout le pays. De Toulouse à Marseille, de la préfecture incendiée du Puy-en-Velay à la dévastation qui a frappé la ville de Narbonne.
Il est important de rappeler à tous ce qui se joue, et aux premiers d’entre nous qui président (encore) aux destinées de cette grande nation. La Révolution de 1789, ce sont des centaines de milliers de morts à l’échelle d’un pays qui, à l’époque, ne comptait évidemment pas presque 70 millions d’habitants.
Une insurrection tourne vite en révolution, et la révolution, si elle peut être séduisante, est évidemment porteuse de grandes violences. Non, pour être plus précis, une révolution violente c’est la certitude d’immenses massacres. Éteindre l’insurrection ne se fera pas par la répression, mais par une solution politique.
L’État doit d’ailleurs plus redouter 500 000 coléreux soutenus par 80 % de la population que 1 million de cégétistes soutenus par … 1 million de cégétistes ! C’est ainsi que naissent les insurrections qui terminent en révolution.
Par et pour le peuple ? Non, par l’élite et pour l’oligarchie !
L’une des causes profondes de notre malaise collectif c’est évidemment que les politiques menées ne le sont plus pour et par le peuple, mais par les élites contre le peuple. Il importe peu, d’un point de vue analytique, que ce que je dis ici soit vrai ou faux. Non pas que la vérité n’ait pas d’importance, mais parce que la situation démocratique est vécue et ressentie de cette manière-là par le peuple de France.
Les élites font la politique de Bruxelles.
Les élites font la politique du FMI.
Les élites font la politique des marchés.
Les élites font la politique de la solvabilité.
Peu importent les mots que vous utilisez. Nos gilets jaunes veulent être remis au centre des préoccupations, de la politique et… de l’action publique, de même que les 80 % de Français qui les soutiennent.
Bien évidemment, toutes les violences sont intolérables, mais pour tout vous dire, je n’ai pas trop peur des violences auxquelles nous avons assisté ce week-end. N’imaginez pas un seul instant que je les tolère. Pour le coup, je partage l’avis de Castaner, ministre de l’Intérieur, qui expliquait qu’il fallait protéger les personnes plus que les biens. Les dégâts matériels restent des dégâts matériels. C’est désagréable, parfois très triste, mais cela reste du matériel. Ce qui me fait peur, c’est la montée terrible de cette colère dont j’essaie, avec mes modestes moyens, de prévenir du danger qu’elle représente si elle n’est pas traitée à la racine.
Demain, ou samedi prochain, les fourches sortiront à nouveau. Un jour, il y aura mort d’homme. On pendra les riches ou ceux que l’on croit riches, et comme à chaque fois dans ces moments de l’histoire, c’est le vent de l’anarchie qui balaiera notre pays. Au Puy-en-Velay, le préfet était enfermé à triple tour dans son bureau et refusait d’en sortir. Assiégé. À ce niveau, nous ne sommes presque plus en insurrection, mais bien en révolution.
Les causes sont complexes, multiples, mais comme tous les problèmes, même les plus complexes, si on regarde avec le cœur, comme disait si justement Saint-Exupéry, alors l’essentiel devient visible pour les yeux.

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L’essentiel tient en 3 mots.
Par et pour le peuple.
Ces trois mots qui justifient tout, qui expliquent tout et qui sont à la base de toute notre société, ont été oubliés depuis 40 ans par nos dirigeants successifs. Tous.
Le dernier en date, celui qui se fait siffler avenue Kléber, n’est que l’incarnation de la fin d’un processus de négation de la justification de l’action publique. Le peuple a, depuis des décennies, l’impression de se faire prendre pour un imbécile. Quand il vote non à un référendum, on lui fait un traité sur ce qu’il vient de refuser. Mépris démocratique évident.
Nous sommes confrontés à l’arrogance d’élites qui se pensent éclairées et susceptibles de mieux décider de notre avenir que chacun de nous. Des élites qui pensent mieux penser que tous les autres qui sont méprisés et dont il faut faire le bonheur à l’insu de leur plein gré.Ils sont tellement enfermés dans leur arrogance et leur mépris qu’ils pensaient que cela durerait toujours et que cela resterait toujours indolore.
Macron n’est pas responsable de tout. Il est l’aboutissement, le summum de ceux qui ne dirigent plus pour le peuple et par le peuple. Pourtant, tout n’était pas à jeter, loin de là. Désormais, plus rien n’est audible, et les gilets jaunes ne rentreront pas chez eux. Samedi prochain, le peuple ira encore à Paris faire entendre ses demandes.
Son exigence. Par et pour moi ! Je suis le peuple proclame le peuple. Alors justement, ce cri doit être entendu. Il ne faut pas tomber dans le piège uniquement de la taxe qui sera baissée. La situation exige de remettre le peuple au centre des choix et des complexités et d’accepter d’abandonner un peu de pouvoir.
Il existe un très beau concept : celui de subsidiarité. L’essentiel de la solution et d’une gouvernance moderne y est. C’est parce que ce principe est oublié que nous sommes dans la situation de blocage qui est la notre.
La subsidiarité.
Dit très simplement, le principe de subsidiarité c’est le fait qu’une autorité centrale ne peut effectuer que les tâches qui ne peuvent pas être réalisées à l’échelon inférieur….
« Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, revient à l’entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. Ainsi, lorsque des situations excèdent les compétences d’une entité donnée responsable de l’action publique, cette compétence est transmise à l’entité d’un échelon hiérarchique supérieur et ainsi de suite. Le principe de subsidiarité veille à ne pas déconnecter la prise de décision publique de ceux qui devront la respecter. C’est en somme la recherche du niveau hiérarchique pertinent auquel doit être conçue une action publique. 
La signification du mot latin d’origine (subsidiarii : troupe de réserve, subsidium : réserve / recours / appuis) reflète bien ce double mouvement, à la fois de non-intervention (subsidiarité) et de capacité d’intervention (suppléance). » Une politique qui respecte le principe de subsidiarité est une politique qui n’impose rien. Elle est menée par et pour les gens. Elle vient en aide, elle est par nature bienveillante et ne cherche en aucun cas à se substituer justement à la responsabilité individuelle de chaque personne.Elle doit respecter l’autonomie de tous. Elle n’est, par nature, jamais autoritaire et toujours limitée. C’est un peu la plus petite intervention possible.
Prenons l’exemple concret d’une famille. Nous travaillons, nous ne pouvons pas assurer forcément l’instruction de nos enfants. Alors la structure familiale qui est la nôtre demande l’aide de l’école. Les problèmes se posent quand l’école oublie le principe de subsidiarité et qu’elle n’est plus là pour donner des leçons de lecture et de l’instruction, mais pour faire l’éducation à la place des parents… Dès lors, petit à petit, l’école devient détestée, elle se referme sur elle-même, et devient une immense machine dictatoriale qui sait mieux que les familles ce qui est bon pour leurs enfants.
Vous voyez bien ce qui ne fonctionne plus dans la gestion politique. Partout. À tous les niveaux, la subsidiarité a été oubliée. De l’école à la politique, du village forcé à être regroupé en communauté de communes qui éloigne les décisions de la vie des gens et de l’échelon le plus proche. La politique, parce que personne n’y a prêté trop d’attention, est devenue autoritaire. On décrète en haut et on impose en bas. La seule question que se posent nos mamamouchis est de savoir comment avoir la bonne communication, la bonne propagande pour faire « passer la pilule ».
L’action publique n’est plus ressentie comme par et pour le peuple, mais comme la bonne propagande pour faire avaler aux gens et aux peuples la politique faite par et pour une petite oligarchie de multinationales.
La réponse est simple : redéfinir l’action publique et redonner le pouvoir au peuple…
Macron a un mot à dire : j’ai entendu. Je ne peux pas diriger contre vous, mais qu’avec vous. Il faut dire au président que dans une « start-up nation », les salariés c’est le peuple, mais qu’il ne se méprenne pas. On ne peut pas licencier un peuple. On peut le réprimer.On peut l’emprisonner. On peut le tuer.… Mais on ne peut pas le licencier.
J’ai entendu et nous remettons immédiatement le peuple au cœur de l’action publique. Désormais, toutes les décisions seront prises par le peuple et pour le peuple qui ne déléguera à l’échelon supérieur que ce qu’il ne peut pas faire à son échelon. Cela implique un terrible abandon de pouvoir auquel nos mamamouchis ne sont évidemment pas encore prêts. Cela implique que tous les mamamouchis se mettent au service des gens et de la population.
Nous avons donc encore vécu un moment de violence, et les messages que je peux recevoir ne m’incitent pas à l’optimisme. Alors, inlassablement, nous devons, chacun en fonction de nos moyens, parler à l’intelligence et à la raison de tous. Néanmoins, il faut dire. Il faut avoir le courage de dire ce qu’il passe. Il ne faut pas faire plaisir, il faut dire. Il faut prévenir. Il faut dire que les gens veulent faire la politique qu’ils souhaitent, et cette politique n’est sans doute pas celle souhaitée par notre « aimable » oligarchie.
Si elle n’entend pas la sourde colère du peuple, il se passera la même chose qu’à chaque fois : une révolution. Et quand la France se soulève, ce n’est jamais pacifique ni de tout repos. Ce n’est donc pas souhaitable. La réponse politique est donc urgente.
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique.

Des « gilets jaunes » appellent à un « acte IV »..

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Si nombre de manifestants déplorent les violences qui ont eu lieu dans plusieurs villes de France, peu les condamnent, alors qu’une partie du mouvement se radicalise.

Pour conclure

Ce ne sont pas les « mesurettes » ou mesures prises comme annonces faites par le gouvernement qui ont satisfait et vont satisfaire les « Gilets jaunes », face à leur colère légitime..