09 janvier 2019

Face aux « Gilets jaunes »..La réponse de l’Etat est..Répression !..

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Face aux « Gilets jaunes »..La réponse de l’Etat est..Répression !..

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Suite à l’Acte VIII des « Gilets jaunes » et face à une forme de violence, non pas engendrée ni voulue par les gilets jaunes dans leur ensemble, mais bien à cause de cas isolés surtout, mais aussi d’une violence gratuite générée par des « casseurs » de banlieue infiltrés, l’Etat décide de mettre en place un système..répressif !

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L’Etat n’étant pas, ni pluscapable, de gérer le problème de ce mouvement des « Gilets jaunes », et face à la colère existante et des manifestations nombreuses, tant sur les rond-point, un peu partout à travers la France, mais aussi et surtout pour ces différents « Acte I, puis II, etc.. », l’Etat se tourne vers la justice et le judiciaire, laissant ainsi la place à l’appareil de justice et toute son armada en textes et lois, commearticles divers et nombreux..

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Place à la justice !!!

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Celui par qui le scandale est arrivé !

Le spécialiste pour mettre de l’huile sur le feu..

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Photo ci-dessus de Benjamin Grivaux lors de cette allocution depuis l’Elysée, le vendredi 4 janvier 2018.

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L’Etat impuissant..

« Ils n’auront pas le dernier mot» 

« Gilets jaunes » : Philippe annonce une loi durcissant les sanctions contre « les casseurs » et les manifestations non déclarées..

Le premier ministre, invité lundi du « 20 heures » de TF1, a tenu à incarner une posture d’autorité face aux « gilets jaunes ».

« Ils n’auront pas le dernier mot» 

Par Olivier Faye Publié hier à 20h33, mis à jour à 07h44

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Le premier ministre, Edouard Philippe, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, le 7 janvier. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR "LE MONDE".

« Ils n’auront pas le dernier mot. » Invité du « 20 heures » de TF1lundi 7 janvier, le premier ministre, Edouard Philippea tenu à incarner une posture d’autorité alors que la mobilisation des « gilets jaunes » a été marquée, samedi, par un regain de violence et de tensions vis-à-vis des forces de l’ordre. « Ce n’est pas ceux qui remettent en cause les institutions qui auront le dernier mot », a fait valoir le chef du gouvernement.

Pour faire face aux violences, M. Philippe s’est dit prêt à faire voter une « loi nouvelle » pour « sanctionner » ceux qui ne respectent pas l’obligation de déclaration. Il souhaite par ailleurs qu’un« dispositif » similaire à celui qui est mis en place contre les hooligans dans les stades de football permette d’interdire l’accès des manifestations aux casseurs identifiés comme tels. Une ligne de fermeté que certains ministres appelaient de leurs vœux – Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, souhaitait ainsi que soit appliquée « l’ultra-sévérité » face à « l’ultra-violence ».

Le gouvernement compte s’appuyer sur la proposition de loi du sénateur (Les Républicains, LR) de Vendée Bruno Retailleau déjà votée au Sénat à l’automne 2018, quicrée un fichier des personnes interdites de manifestation. Un texte, jusque-là passé relativement inaperçu, qui sera débattu dès le début de février à l’Assemblée, a fait savoir M. Philippe :

« Ceux qui arrivent cagoulés, aujourd’hui c’est une contravention, demain ça doit être un délit. Ce doit être les casseurs qui payent et pas les contribuables. (…) Nous ne pouvons pas accepter que certains profitent de ces manifestations pour déborder, casser, brûler. Ceux-là n’auront jamais le dernier mot dans notre pays. »

Dans un communiqué, M. Retailleau s’est ainsi félicité des annonces faites par le chef du gouvernement :

« Le premier ministre a décidé ce soir de reprendre à son compte la proposition de loi que j’avais déposée au Sénat et qui a été adoptée le 23 octobre [2018]. C’est une bonne nouvelle ; les individus qui participent cagoulés à des manifestations doivent être sévèrement sanctionnés, et un fichier des casseurs doit être créé. La question de la réparation par les casseurs des dommages qu’ils causent doit également être posée.»  

Une initiative saluée également par le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher :

Gérard Larcher

✔@gerard_larcher

Depuis octobre dernier le @gouvernementFR a à sa disposition l’arsenal juridique pour lutter contre les casseurs. Le @Senat l’a imaginé et voté. C’est une PPL @BrunoRetailleau mais toujours en attente à @AssembleeNat . @EPhilippePM nous dit ce soir qu’il va la reprendre. Enfin !

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20:47 - 7 janv. 2019

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

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Les dispositions d’interdiction des stades

Un fichier national des interdits de stade (FNIS) a été créé en septembre 2007. Ce fichier comporte notamment l’identité, l’adresse, le club de supporters et la photographie des personnes concernées et les données relatives à l’interdiction. Les personnes figurant dans ce fichier peuvent être interdits de stade pour une durée maximale de cinq ans par la justice après des infractions durant les matches ou en dehors. Le magistrat peut les obliger à répondre à des convocations de police durant la durée des matches.

Par ailleurs, une loi de janvier 2006 permet aux préfets de prononcer des interdictions de stade contre les supporteurs violents. Ces interdictions administratives peuvent durer jusqu’à deux ans, voire trois ans en cas de récidive.

Par ailleurs, une loi de « lutte contre le hooliganisme », promulguée en mai 2016, un mois avant l’Euro-2016 de football organisé en France, permet aux clubs, pour des raisons de sécurité, de refuser l’accès au stade et de ficher des personnes qui ne sont pas interdites de stade par la préfecture ou la justice, mais qui « ont contrevenu ou contreviennent aux dispositions générales de vente ou du règlement intérieur relatives à la sécurité de ces manifestations ».

5 339 gardés à vue depuis le début des manifestations

Edouard Philippe a ainsi choisi d’axer son intervention exclusivement sur le domaine de la sécurité, et pas sur les aspects sociaux, économiques ou institutionnels, qui mobilisent encore les « gilets jaunes ».

« Dans l’expression des “gilets jaunes”, au début, il y avait des demandes relatives au pouvoir d’achat, à la prise en considération de Françaises et de Français qui se sentaient, s’affirmaient, oubliés, inconnus », a souligné M. Philippe. Deux points sur lesquels il estime que l’exécutif a apporté des réponses.

« L’ouverture avec lesgilets jaunes”,elle a eu lieu, elle se poursuit », rappelle-t-on dans son entourage, où l’on tient à faire savoir que« les enjeux de sécurité sont des enjeux prioritaires du quinquennat ». Une mise en musique, fait-on valoir à Matignon, de la promesse macronienne initiale de « libérer » et en même temps de « protéger » la société française.

Edouard Philippe a aussi annoncé une forte mobilisation policière pour les manifestations qui auront lieu samedi 12 janvier : un dispositif de sécurité « considérable », avec 80 000 membres des forces de l’ordre sur le terrain national.

Ces annonces interviennent deux jours après de nouveaux débordements constatésà l’occasion de « l’acte VIII » des « gilets jaunes », samedi. La journée a notamment été marquée par l’irruption de plusieurs manifestants, dont certains portaient des gilets jaunes, dans le ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. 

Selon des chiffres communiqués au Monde par le ministère de l’intérieur, lundi au matin, 345 interpellations ont été recensées en France, dont 281 ont donné lieu à des gardes à vue. Et depuis le début de la mobilisation, le17 novembreles manifestations ont donné lieu à 5 339 gardes à vue en France, d’après un comptage du ministère de la justice, dont Le Monde a pu avoir connaissance.

Lire nos informations :  5 339 gardes à vue depuis le début du mouvement

« Ultra-fermeté »

Plus tôt dans la journée, lundi, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait devancé les annonces d’Edouard Philippe en dévoilant son intention de proposer une nouvelle loi d’orientation et de programmation pour la sécurité, qui « ne se limitera pas à la police et la gendarmerie nationale, mais intégrera notre vision globale du continuum de sécurité ».

« A l’ultra-violence nous opposerons l’ultra-fermeté »a lancé le ministre lors de ses vœux aux forces de l’ordre à Paris.

Estimant que « la mobilisation et la contestation ont changé de visage », que les « modes d’expression se radicalisent » et se« caractérisent maintenant par une violence exacerbée, organisée, souhaitée », le ministre estime qu’il faut désormais « repenser notre doctrine de maintien de l’ordre, la moderniser, la renforcer » pour« plus de souplesse, de flexibilité ».

Loi "anti-casseurs"..La liberté publique, comme droit de s'exprimer et droit de manifester remis en cause ???

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Bientôt tous fichés, comme des "Fichés S" ?..

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Il y  avait déjà le « Fichier National »..

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Les risques en dérives..

Gilets jaunesEdouard Philippe veut un fichier spécial «casseurs»

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Le Premier ministre Edouard Philippe dans les studios de TF1, le 6 décembre 2018.

Le Premier ministre a annoncé ce 7 janvier une série de mesures censées ramener l'ordre public après les violences survenues lors de l’acte 8 des Gilets jaunes. Il a notamment promis une législation plus sévère à l'encontre des «casseurs» .

Alors que l’acte 8 des Gilets jaunes du 5 janvier a été marqué par un regain de la mobilisation, l’exécutif entend afficher sa fermeté contre les violences survenues à Paris et dans certaines villes de province. Invité ce 7 janvier du 20h de TF1Edouard Philippe a dévoilé de nouvelles mesures «d’ordre public».

En préambule de son intervention, Edouard Philippe a averti que les auteurs d'actes de violences «n'aur[aien]t jamais le dernier mot dans notre pays». 

Retour à un dispositif de 80 000 membres des forces de l'ordre

D'une part, il a annoncé le renforcement du dispositif de sécurité pour la prochaine mobilisation des Gilets jaunes le 12 janvier – le locataire de Matignon a annoncé la mise en place d'un dispositif de sécurité «considérable» avec 80 000 membres des forces de l'ordre, soit son niveau de mi-décembre.

D'autre part, il a fait savoir qu'une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les «casseurs» et les manifestations non déclarées serait prochainement adoptée. «Elle peut être déposée et discutée par l'Assemblée nationale, début février», a déclaré le chef du gouvernement.

Création d'un fichier spécial pour interdire l'accès des «casseurs» aux manifestations 

Ainsi, Edouard Philippe a annoncé qu'un «dispositif» interdisant l'accès aux manifestations des «casseurs» identifiés devait être créé. Le Premier ministre a répondu «oui» à la demande de syndicats de policiers, dont Alliance, qui réclament la création d'un fichier de personnes interdites de manifestations, à l'image de celui anti-hooligans.

«Dans le courant des années 2000, dans les stades de foot, nous avons pris des mesures qui ont permis d'identifier et d'interdire [les hooligans]. Aujourd'hui, il faut faire évoluer notre droit», a-t-il plaidé. 

A l'issue de la journée de mobilisation, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez avait fait savoir qu'une «réflexion» était «en cours» au gouvernement «pour savoir s'il [fallait] durcir les textes pour éviter ce genre de débordements et surtout qu'ils soient punis». Il avait entre autres évoqué «la mesure éventuellement d'avoir un fichier, d'avoir un durcissement de la législation pénale dans un certain nombre de circonstances».

Le même jour, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait notamment dénoncé l’extrême violence subie par la «République». La journée avait notamment été marquée à Paris parl’évacuation du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux après une intrusion violente dans le bâtiment abritant ses bureaux le 5 janvier. Un groupe de Gilets jaunes avait utilisé un chariot élévateur pour s'introduire dans la cour du secrétariat d'Etat auprès du Premier ministre.

Selon le ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre ont procédé à 345 interpellations281 personnes ont été placées en garde à vue.

Gilets jaunes : Gérald Darmanin prône l'«ultra sévérité» en réponse à l'«ultraviolence»

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Photo ci-dessus avec Edouard Philippe, à gauche, et Gérald Darmanin (au centre), ainsi que Alexis Kohler, à droite, le 19 décembre 2018.

Après un acte 8 marqué par plusieurs violents épisodes, le ministre de l'Action et des Comptes publics bombe le torse, dénonçant ce qui serait selon lui l'«ultra-violence» des Gilets jaunes, et évoquant des «délinquants» et des «voyous».

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin semble être en faveur de la fermeté plutôt que de l'apaisement. «Face à l’ultraviolence, il faut de l’ultra sévérité. Il faut que cela cesse», a-t-il lancé au micro de RTL ce 7 janvier, qualifiant les manifestants les plus violents de «délinquants» et de «voyous».

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#GiletsJaunes : "Face à l'ultra-violence, il faut désormais de l'ultra-sévérité et il faut que cela cesse", @GDarmanin dans #RTLMatin avec @EliMartichoux

Le ministre s'en est également pris à l'opposition, notamment Jean-Luc Mélenchon,Laurent Wauquiez et Marine Le Pen, dénonçant un «silence coupable». «Ils se mettent en dehors de la République en étant soit silencieux soit complices», a-t-il encore martelé, reprenant des accusations par ailleurs formulées par Benjamin Griveaux.

Le 5 janvier, en marge de l'acte 8 des Gilets jaunes le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui se trouvait dans ses bureaux de la rue de Grenellea dû être exfiltré du bâtiment, plusieurs manifestant ayant enfoncé le portail au moyen d'un chariot élévateur.

Si le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a condamné les épisodes de violence, comme celui d'un ancien boxeur professionnel qui s'en est pris aux forces de l'ordre à Paris, il n'a pas commenté les agissements du commandant divisionnaire décoré Didier Andrieux, qui a frappé plusieurs personnes au visage lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Toulon.

Que fait la police ?

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Ou plutôt..que fait l’Etat ?..

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«Macron, tu as attisé le feu» : un gitan invite les gens du voyage à «monopoliser» Paris (VIDEO)

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Après avoir frappé des gendarmes à Paris, le boxeur surnommé le «gitan de Massy» avait confié avoir «mal agi». De son côté, un homme se présentant comme gitan a appelé sa communauté à agir, qualifiant d'«honorable» l'acte de Christophe Dettinger.

Dans la foulée de l'acte 8 des Gilets jaunes, entre autres marqué par une scène montrant l'ex-boxeur Christophe Dettinger rouer de coups des gendarmes sur un pont parisien, un homme se présentant comme appartenant au peuple du voyage a appelé sa communauté à «monopoliser Paris [...] pour plusieurs jours», provoquant directement les forces de l'ordre à travers un discours adressé à Emmanuel Macron : «Je peux te dire que maintenant on va les essouffler les CRS, on va tellement vous en faire baver que vous allez descendre de votre piédestal».

Dans sa vidéo, relayée ce 8 janvier sur Twitter, l'homme a d'emblée exprimé son soutien à l'ancien champion de boxe, lui-même d'origine gitane. «Tu as agi comme il fallait, les forces de l'ordre n'ont pas à être au dessus des lois», a-t-il entre autres estimé.

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Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c'est comme les braises.

Après avoir qualifié le comportement de Christophe Dettinger d'«honorable» - alors que le principal intéressé avait lui-même confié avoir «mal agi» - l'homme de la vidéo n'a pas tardé à interpeller le président de la République en personne : «Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c'est comme les braises, quand t'as une braise qui est bouillante et que tu souffles dessus, ça ravive une flamme [...] Tu as attisé le feu [...] Comme tu as attisé la haine, tu vas attiser tout le peuple gitan, et quand [il] va vraiment se réveiller, ça va être autre chose que ce qui se passe en ce moment, là on va te faire du dégât, là on va te faire du grabuge».

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GITANS / Dans une vidéo, un gitan invite tous les gens du voyage à « monopoliser Paris », en soutien au #boxeur Christophe Dettinger, d’origine gitane

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08:27 - 8 janv. 2019

809 personnes parlent à ce sujet

Avant de se rendre de lui-même aux autorités, Christophe Dettinger dit le «gitan de Massy» avait, à travers une vidéo postée sur les réseaux sociaux, expliqué son action, non sans émotion. «Je suis un Gilet jaune, j'ai la colère du peuple qui est en moi [...] Je me suis fait gazer avec mon ami et ma femme, à un moment, la colère est montée en moi. Oui, j'ai mal réagi, mais je me suis défendu» avait-il entre autres affirmé, avant d'appelerles Gilets jaunes à «continuer le combat pacifiquement».

Le départ..

Du côté du pont-passerelle Léopold -Ségor-Senghor ..

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Photo ci-dessus de Mr. Léopold-Ségor-Senghor.

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Photo ci-dessus du pont-passerelle Léopold-Ségor-Senghor (anciennement pont de Solférino..).

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Photo ci-dessus du pont-passerelle Léopold-Ségor-Senghor (anciennement pont de Solférino..), emprunté par les riverains, d’un côté comme de l’autre, mais également les touristes.

L’échauffourée..

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Il y a eu des échauffourées du côté de certains ponts, comme sur celui de Léopold-Sédar-Senghor (anciennement passerelle Solférino..), le samedi 5 janvier 2018..

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Il s’en est suivi qu’il y a eu des altercations, entre gilets jaunes, d’un côté, et les forces de l’ordre et la police, de l’autre..

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Photo ci-dessus du pont-passerelle Léopold-Ségor-Senghor (anciennement pont de Solférino..), vu de nuit.

Rappel :

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Photo ci-dessus de ce boxeur..Mr. Dettinger.

Suivant les faits, un homme, ancien boxeur « professionnel » avait été « gazé » (gaz lacrymogène..), avec sa compagne et une amie..

Suite à cela, cet homme, d’un certain gabarit, et de plus, ancien boxeur, a « disjoncté » et s’en est pris violemment à un policier, en particulier, et à mains nues..

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La journée a poursuivie et s’est déroulée, comme à son habitude, avec des hauts et des bas..

Le lendemain, et suite à cette affaire, la personne responsable de ces actes, et ancien boxeurs’est rendue à la police et a été arrêté et mis en garde à vue..

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Photo ci-dessus, page « Facebook » de Mr. Dettinger, ancien boxeur..

Cette affaire et cas isolé a fait la une des journaux télévisés, dont BFM/TV qui ont relayé cela en boucle H 24..

(Les médias, avec ce seul cas, ont ainsi du grain à moudre et l’eau nécessaire à leur moulin de paroles et dires..)

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Autre cas..du côté de..Toulon..

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En parallèle de cette affaire, il y a eu un « débordement » policier, cette fois, et du côté de Toulon, et avec, cette fois, non pas un « Gilets jaunes », mais un « policier », un commandant (promu à la Légion d’honneur..) et qui s’en est pris à un jeune homme de couleur (un jeune noir..) en l’acculant contre un mur et en le tabassant de coups de poings..

( la version apportée a été le fait que ce jeune homme tenait dans sa main un morceau et tesson de verre..)

L’entourage direct, du milieux policier a pris la défense de ce policier, sur le seul fait qu’il s’agissait de légitime défense..

La légitime défense, au nom de quoi ?

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Le cas de la..Légitime défense :

La « légitime » défense s’appuie sur le fait d’une réponse identique apportée face à une agression de type et portée identique !

Autrement dit : " on a le droit, après sommation, de riposter avec une arme à feu face à une agression à main armée et tir effectué avec cette arme".

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La légitime défense autorise, dans ce cas seul, et seul cas, de riposter, aussitôt après avoir essuyé des coups de feu, en faisant soi-même usage de son arme pour riposter et se défendre, et défendre comme sauvegarder la vie d’autrui.

Seuls, les forces de l’ordregendarmes comme policiersdétenteurs du port d’arme et de l’utilisation « raisonnée » de leur arme dans l’exercice de leur fonction, ont la réelle possibilité de faire usage de leur arme et donc de pouvoir tirer avec leur arme.

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Dans ce cas précis évoqué, et pour ce représentant des forces de l’ordre et policier à Toulon, son attitude est « déplacée » et son comportement violent injustifié !

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Cette personne était d’ailleurs connue pour son comportement peu louable et même surnommée le « Rambo » justicier, c’est peu dire..

Peu après et depuis, le préfet du Var s’est saisi de l’affaire et l’I.GP.N. va devoir statuer sur son cas.

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L’Etat a décidé, non pas d’intervenir, mais d’avoir recours à la justice et à l’appareil judiciaire, pour mettre en place un système « répressif » contre les « Gilets jaunes », alors que le plus grand mal et problème provient bien de casseurs « isolés » et sinon de casseurs de banlieue, comme on a pu le voir pour cette attaque violente de C.R.S. ou policiers en moto ..

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Gilets Jaunes : voile médiatique sur les violences policières

...par Frédéric Lemaire - le 29/12/2018.

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Lundi 17 décembreAmnesty International publiait une enquête dénonçant « le recours excessif à la force par des policiers » pendant les manifestations des Gilets Jaunes,comprenant de nombreux témoignages de victimes et de secouristes, mais aussi de photographes et journalistes. L’ONG s’inquiète du nombre de blessés très élevé (1 407 manifestants, dont 46 grièvement selon les chiffres officiels), et de l’absence de toute réaction ou de remise en cause de la part des autorités face à un tel bilan. Cette enquête a fait l’objet d’une couverture médiatique quasi-nulle, qui témoigne du désintérêt des grands médias vis-à-vis des violences en manifestation… lorsqu’elles sont commises par la police.

C’est peu dire que l’enquête d’Amnesty International sur les violences policières a eu mauvaise presse. Publiée lundi 17 décembre, elle a fait l’objet de trois brèves le jour même (sur les sites de Libération, de RT France et de Reporterre) et trois le lendemain (sur les sites de LCI, Franceinfo et de Linfo.re). Et c’est tout, à l’heure où nous écrivons cet article.

Mention spéciale pour LCI, qui accompagne l’article et dédié à l’enquête d’Amnesty d’un extrait vidéo plein d’à-propos… intitulé « comment la police a gagné en efficacité » :

Comme son titre l’indique, ce sujet (tiré du JT de 20h du samedi 8 décembre) détaille et justifie le dispositif répressif mis en place le jour même, et qui a conduit à plus de mille interpellations et plus de 200 blessés (soit un sixième du total des blessés sur l’ensemble du mouvement). Par volonté, peut-être, de « rééquilibrer » les informations de l’enquête d’Amnesty ?

« Mutisme » de la presse sur les violences policières ?

Un article de la rubrique Checknews sur le site de Libération revient sur l’absence de couverture médiatique de l’enquête d’Amnesty International. L’auteur commence par botter en touche pour ce qui concerne les autres médias (« Nous ne pouvons répondre à la question du choix éditorial pour l’ensemble des rédactions »). S’agissant de Libération, l’auteur fait valoir que le quotidien a déjà « largement » écrit sur les violences policières (deux articles dans le journal papier, un sur le site, et quatre dans la rubrique Checknews). En tout, cinq articles sur des vidéos de violences policières ; un article avec des témoignages de trois victimes ; et un dernier sur un appel d’avocats pour interdire les grenades lacrymogènes instantanées (GLI).

Une couverture médiatique qui n’est certes pas nulle. Mais est-elle vraiment suffisante pour justifier de passer à la trappe l’alerte d’Amnesty International ? Est-elle à la hauteur de l’ampleur nouvelle de la brutalité de la répression policière, dénoncée par cet article de Bastamag, à l’origine d’un décès, d’un coma et de nombreuses mutilations ? Cela se discute [1]…

Quoi qu’il en soit, la couverture des violences policières par Libération reste largement plus fournie que celle du Parisien, qui préfère à son habitude jouer la partition de la préfecture. Elle est également plus consistante que celle du Monde, comme en témoigne le grand vide de la rubrique « violences policières » du site du quotidien. Dans le « live » du Monde dédié à la manifestation du 8 décembre, un lecteur interroge le journal sur son « mutisme » s’agissant des violences policières. Le journaliste s’en défend et avance une sélection de… trois contenus : la vidéo de l’interpellation des lycéens de Mantes-la-Jolie (republiée sur le site) ; un article évoquant l’appel des avocats sur les grenades GLI ; et un article intitulé « Gilets Jaunes, un casse-tête pour le maintien de l’ordre » où il n’est question nulle part de violences policières. À noter cependant que deux articles ont été consacrés, depuis, aux plaintes des Gilets Jaunes et de photographes et journalistes suite à la manifestation du 8 décembre.

En tout donc, pas plus de quatre ou cinq contenus sont dédiés à la question des violences policières depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes sur le site du Monde. Un bilan plus que famélique… Et pourtant, ce n’est pas le matériau qui manque. Le journaliste David Dufresne s’est attaché à répertorier et à vérifier les signalements de dérives et de violences policières depuis le début du mouvement. Il en compte plus de 200 fin décembre.

Journalisme de préfecture sur les chaînes d’info en continu

Sur les chaînes d’information en continu, c’est encore une autre affaire. Nous avons déjà documenté la manière dont les chaînes d’information en continu traitaient de la question des violences, à travers plusieurs exemples. Nous sommes revenus sur la mobilisation des éditocrates et des experts qui ont quadrillé les plateaux télévisés pour livrer un discours policier, rejeter la responsabilité des violences sur les manifestants, voire appeler à plus de répression. Nous avons évoqué, en particulier, la manière dont les humiliations et violences policières à l’égard des lycéens de Mantes-la-Jolie avaient été relativisées, voire justifiées sur certains plateaux télévisés. Nous sommes également revenus sur les démonstrations de journalisme « aux ordres », à la veille des grandes manifestations, sur BFM-TV et CNews.

Un article de Checknews relate un autre épisode représentatif de la manière dont les chaînes d’information en continu traitent les violences policières. Le dimanche 9 décembre sur BFM-TV, un gilet jaune interpellait l’animateur Bruce Toussaint sur l’absence de couverture médiatique des violences policières par les chaînes d’info en continu. L’animateur le coupe pour s’en expliquer. Il y aurait, selon lui, des règles qui interdiraient de montrer à la télévision « des personnes menottées » ou encore « des violences physiques sur une personne. » Ce qui est faux, s’agissant de la diffusion d’images de violences physiques, comme le rappelle l’article de Checknews.

L’article rapporte également les directives données par la directrice de la rédaction de BFM-TV à ses équipes, leur demandant d’éviter de diffuser en direct des images de violences contre les personnes (de la part de manifestants comme de la police) afin « de ne pas être accusé d’indécence ou de complaisance ». Hors direct, ce choix éditorial n’avait pourtant pas empêché cependant, par le passé, de diffuser des images de violences policières, comme le note l’article… « L’excuse » de Bruce Toussaint ne tient donc pas. On peut donc proposer d’autres hypothèses pour expliquer le quasi-mutisme de BFM-TV s’agissant des violences policières. Comme celle, par exemple, d’un choix éditorial délibéré et perceptible dans de nombreuses émissions, et qui consiste à adopter systématiquement un point de vue policier sans recul par rapport à la communication gouvernementale [2]…

Notons cependant que tous les journalistes de télévision ne partagent heureusement pas les scrupules de Bruce Toussaint s’agissant des violences policières. Le 13 décembre, France 2 a diffusé un numéro d’Envoyé spécial à propos de la surenchère de la violence qui revient notamment particulièrement sur les violences policières, avec des témoignages édifiants de manifestants blessés lors de précédentes manifestations.

***

Au vu de ce rapide tour d’horizon du traitement des violences policières dans les médias, on comprend que le faible retentissement du rapport d’Amnesty International sur les violences policières n’est pas vraiment une surprise. Le précédent rapport, publié l’année dernière, avait d’ailleurs déjà fait l’objet d’une couverture discutable, comme nous l’avions alors souligné. Tout se passe comme si l’ampleur croissante des violences policières était inversement proportionnelle à l’intérêt qu’elles suscitent dans les grands médias ; alors même que les violences des manifestants y sont scrutées, commentées, dénoncées à longueur de journées. Cette couverture à géométrie variable des violences témoigne une fois de plus d’une tendance médiatique lourde que nous avons pu observer pendant les mobilisations sociales de décembre : celle de l’emprise des réflexes et des mécanismes du journalisme de préfecture, dans la presse comme dans les chaînes d’info en continu, ou encore dans les péroraisons des éditocrates.

Frédéric Lemaire.

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La matraque sélective...

...par Pierre Duriot (Enseignant) - le 26/12/2018.

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Les coups de matraque volent bas depuis un mois et, à la lumière des autres affrontements du même type survenus ces dernières années, on ne peut que se rendre à l’évidence : les forces de l’ordre semblent avoir plusieurs types de réponses en fonction des publics incriminés. Nous avions le souvenir de Sivens et de Rémi Fraisse. Les écologistes, mêlés à des alternatifs marginaux, avaient eu à déplorer un mort. Il a donné lieu à enquête, contre-enquête, débats et évolutions dans les méthodes.

Plus loin, Notre-Dame-des-Landes, avec plusieurs années d’occupation, des manifestants arrivant de toute l’Europe et entrant sur la ZAD très tranquillement, sans la moindre vérification. Et, enfin, une évacuation avec, certes, quelques empoignades, mais un niveau de violence extraordinairement élevé chez les manifestants, où l’on a vu des cocktails Molotov d’excréments, des engagements volontaires violents et déterminés : pas ou peu de blessés.

Les manifestations d’étudiants : des millions de dégâts dans les facultés, des jours entiers de casse et de défilés. Là encore, peu ou pas de coups de matraque, peu de blessés et des éditoriaux cinglants contre les violences policières.

Les banlieues, parlons-en. On y voit régulièrement les policiers fuir sous la mitraille, sous le nombre, sous les engagements physiques, à dix contre un du côté des manifestants : pas ou peu de blessés. Si, tout de même : Théo Luaka, Adama Traoré. Le premier aura même la visite, à l’hôpital, du Président François Hollande. Zied et Bouna également : trois semaines d’émeutes, des enquêtes, des contre-enquêtes, des pleureuses et des envolées lyriques jusqu’au sommet de l’État. Et des policiers en garde à vue devant se justifier.

Et puis, il y a les gilets jaunes, un mouvement dont on a largement noté que les minorités en sont absentes. Si, de la racaille, issue des banlieues, a pillé et cassé, en marge des manifestations parisiennes, comme l’ont expliqué de nombreux commentateurs. On l’a laissée faire, probablement trop heureux qu’elle vienne discréditer les manifestants provinciaux. Les blocages d’autoroutes, arrestations préventives, ont été légion, les interpellations ont battu des records, la célérité de la Justice également, pour des peines exemplaires, selon un dispositif jusqu’alors inconnu pour tous les autres types de répression. Des blessés par dizaines, des yeux, des mâchoires, des articulations, des mains, arrachés, fracassés, sans la moindre compassion du pouvoir, avec un air martial, même, de « C’est bien fait pour eux ». Aucune visite aux blessés, pas de gendarme ni de policier en garde à vue, que des félicitations aux forces de l’ordre.

À l’issue d’un mois en demi de manifestations de gilets jaunes, le premier enseignement que l’on peut tirer est que la police, la gendarmerie et la Justice sont capables d’une pleine et remarquable efficacité. Il est vrai que les forces de l’ordre, qui n’en peuvent plus du reste, exécutent les ordres du gouvernement et que la Justice, quant à elle, chacun sait ça, est indépendante…

Source : http://www.bvoltaire.fr/la-matraque-selective/?mc_cid=c536e2d2bd&mc_eid=c2875309d7

L’ordre règne à Paris…

...par le Col. Georges Michel - le 23/12/2018.

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Décidément, Emmanuel Macron aime bien envoyer des messages aux Français lorsqu’il est à l’étranger. Une manie, une habitude, une facilité peut-être, aussi ? On ne va pas vous refaire le coup des Gaulois réfractaires lancé depuis Copenhague, mais il faut bien avouer qu’il a le chic. Là, c’est depuis le Tchad, où il est allé réveillonner avec nos soldats de l’opération Barkhane, qu’il a tenu des propos en apparence anodins et pour lesquels aucune personne de bonne volonté ne peut être contre, mais qui, à bien y réfléchir, posent certaines questions, comme on dit.

Interrogé sur les violences qui ont émaillé les manifestations des gilets jaunes, ce samedi 22 décembre, le Président a tenu ces propos« Il il est évident que les réponses, y compris judiciaires, les plus sévères seront apportées. C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde. »

« Il est évident » : rien n’est pourtant moins évident que cela. Mais cela ne coûte rien de le dire et les mauvais esprits auront beau jeu de faire remarquer que la Justice est indépendante – on nous l’a assez dit et répété – et que le chef de l’exécutif ne peut donc préjuger de rien de ce que cette Justice décidera pour ceux qui ont été reconnus coupables d’actes de violence. Ces mêmes mauvais esprits pourraient aussi s’interroger, au passage, sur ce que seront les réponses non judiciaires (le « y compris judiciaires » laisse entendre qu’il y a des réponses non judiciaires). S’il s’agit des mesures annoncées par Emmanuel Macron lors de son allocution du 10 décembre et votées à l’arrache par l’Assemblée en fin de semaine dernière, ce serait en quelque sorte accréditer l’idée que le pouvoir a concédé ces mesures sous la pression de la rue. Pas ce que disait Gérald Darmanin, la semaine dernière. Ça doit être cela, la prime à la casse…

« C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde », ajoute le Président. C’est donc reconnaître que l’ordre, le calme et la concorde ne règnent pas dans notre pays.

À qui la faute ? 

« L’ordre doit régner » : de mauvais esprits activant leur cerveau gauche auront tôt fait, là aussi, d’évoquer des relents des pires heures de notre Histoire, comme on dit. Ce qui serait, d’une certaine manière, rétablir une sorte d’équilibre aux délires verbaux d’un Benjamin Griveaux qui voit des « racistes », des « antisémites », des « putschistes » (si, si !) comme d’autres voient des nains partout, là où il s’agit probablement et plus prosaïquement de bêtise. Mais le combat contre la bêtise, que voulez-vous, c’est moins porteur et ça peut même se retourner contre vous !

Emmanuel Macron devrait quand même se méfier de ce genre de formule« L’ordre doit régner. » D’autant, de l’aveu même de nombreux élus, que la République n’est plus maître dans nombre de ses territoires. Une formule qui fait, d’ailleurs, écho à une autre moins heureuse : « L’ordre règne. »Par exemple, « L’ordre règne à Varsovie », phrase qui fut prononcée par un général russe après une répression sévère et sanglante en 1830 et qui inspira à Grandville une caricature restée célèbre.

On pourrait évoquer aussi, histoire de pousser le bouchon et détendre l’atmosphère« L’ordre règne à Santiago ». Non pas la proclamation d’un caudillo de circonstance lancée du haut d’un balcon au lendemain d’un pronunciamiento, mais le titre du trente-neuvième roman de la série du regretté Gérard de Villiers, publié en 1975 ! On ne vous fait pas de dessin pour vous décrire le contexte dans lequel Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge accomplit sa mission au Chili.

Source : http://www.bvoltaire.fr/lordre-regne-a-paris/?mc_cid=526b455ab2&mc_eid=c2875309d7

La crise des GJ vue de l'étranger...

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Le 18/12/2018, Une page du "Frankfurter  Allgemeine  Zeitung" !

Traduction : "Et le président achète un nouveau service en porcelaine..."

La « non considération » de l’exécutif et de ce gouvernement, comme d’un certain Castaner vis-à-vis des policiers..

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Gilets Jaunes : Des CRS en colère sur la prime de Macron: «Il nous a pris pour des putes ou quoi ?»

Le 07/12/2018.

https://www.valeursactuelles.com/societe/temoignages-bout-les-policiers-se-disent-inquiets-et-en-colere-avant-lacte-iv-des-gilets-jaunes-101549

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Un ancien président de la République vient de livrer son analyse :

« Il y a un mouvement qui a duré déjà longtemps et qui doit trouver, je pense, son dénouement, et c’est ce que beaucoup espèrent, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas dans l’avenir, s’il y a d’autres raisons, des mouvements qui se lèveront. […] Maintenant, il y a d’autres frustrations, d’autres colères. »

Pour une fois, François Hollande a vu juste. Quelle humiliation supplémentaire pour Emmanuel Macron

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Les « Gilets jaunes » et le piège de la répression policière comme répression sur le plan judiciaire, avec l’outil juridique de..comparution immédiate !!!..

Reportage: les gilets jaunes face aux pièges de la répression policière! Par Charles Demassieux! Prologue Gérard Brazon

Il y a 9h

Je pose toujours la même question: jusqu’où la police, les gendarmes vont-ils obéir aux ordres ? Comment peuvent-ils obéir aux ordres de diffuser des gaz lacrymogène d’origine militaire, de tirer aux flash-balls à hauteur de visage, des balles qui fracassent les orbites, les dents, alors que la foule est pacifique !

La foule est autorisée, puis parquée, puis souvent coincée dans des boulevards, des rues et elle est prises aux pièges comme des bestiaux ! Qui donne les ordres de tirer alors que rien ne se passe ? Qui sont responsables ? Quels sont les buts ? Est-ce celui de faire du papier, de salir les gilets jaunes ? Les responsables depuis la dernière guerre, on les connait, ce sont ceux qui donne les ordres bien sûr, mais aussi ceux qui obéissent sans protester ! Quand Messieurs les policiers et gendarmes, allez-vous le comprendre ?

Gérard Brazon 

*****************

Au départ de cette journée épique, je me suis rendu au Panthéon. Une poignée de Gilets jaunes y attendaient gentiment pour participer à une manifestation déclarée, tandis que les équipes de BFMTV, LCI, France Info, etc. venaient les voir sans crainte et reçus très cordialement, avec quelques petites plaisanteries piquantes à leur endroit, je l’admets volontiers !

Par Charles Demassieux

Un parcours avait ainsi été organisé et accepté par la préfecture de Paris. Rien que de très normal sous le soleil des manifestations.

Le cortège a donc louvoyé dans les rues de ce quartier mythique de la révolte étudiante de Mai 68 – dont beaucoup de participants sont devenus depuis des serviteurs zélés de ce qu’ils fustigeaient jadis ! – suivi de près par des forces de police plutôt paisibles. Il n’y avait ni injures ni casse ; il y avait des hommes et des femmes venus de la France entière ; il y avait, enfin, le souci de rendre hommage aux victimes – nombreuses ! – parmi les Gilets jaunes. La faute sans doute à certains médias et gouvernants qui, à force de salir ce mouvement, ont peut-être décomplexé les uns et les autres à leur foncer dessus. Ce n’est qu’une hypothèse !

Devant l’église Saint-Germain-des-Prés une minute de silence a été observée pendant que des Gilets jaunes s’agenouillaient, mains derrière la nuque, pour signifier la répression disproportionnée contre eux. Répression qui engendrerait des débordements dans la journée. Pour l’heure, la manifestation s’est dispersée dans le calme. Rendez-vous était pris à l’Hôtel-de-Ville, à 14 heures, pour une autre manifestation déclarée.

En attendant, j’ai poursuivi ma route avec un groupe de jeunes secouristes qui, à défaut de se prélasser dans un consumérisme frénétique comme nombre de leurs semblables, préféraient aider leur prochain. Je leur ai dit toute mon admiration, notamment à une jeune femme de vingt-trois ans, infirmière de son état, et aussi jolie que dévouée. Après un repas pris avec cette jeunesse vivifiante, je me suis dirigé vers le point de ralliement.

Selon les chiffres officiels, on devait être une poignée, ainsi que le laissaient croire les cadrages des chaînes d’information continue. En réalité, ça convergeait de partout, devant des CRS et gendarmes cette fois-ci sensiblement tendus. On chantait : pas toujours des gentillesses, notamment à l’égard d’Emmanuel Macron et Christophe Castaner, lequel en a pris pour son grade, ce qui était, selon moi, amplement mérité.

Des slogans sur les gilets, les pancartes, les drapeaux s’égrenaient, affirmant souvent le contraire de ce que la pensée officielle imputait à ce mouvement populaire, tel cet homme ayant écrit sur un drapeau bleu-blanc-rouge qu’il n’était pas ici question d’homophobie, de racisme ou d’antisémitisme, mais bel et bien de la reconnaissance d’un peuple qui avait tout de même fait la France. Et si la question de l’immigration était évoquée chez certains, c’était toujours avec raison et sans haine car, rappelons-le une énième fois : l’immigration est autant un gouffre financier que civilisationnel. Il y avait même un Gilet jaune christique, portant une croix, sur laquelle on pouvait lire : « Pas de paix sociale sans partage équitable ! Le peuple n’est pas une vache à lait » et « Liberté égalité fraternité n’est qu’au sommet des mairies ! Que ce soit enfin appliqué à tous ! »

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Puis cette masse jaune s’est mise en branle, bruyamment, certes, mais toujours sans casse ni heurts. Sur le pont Notre-Dame, qui relie la rive droite de Paris à l’Île de la Cité, les gaz lacrymogènes se sont mis à pleuvoir sans raison apparente, lancés depuis le quai de Gesvres. S’ensuivit un mouvement de panique. Pourquoi par ailleurs, tandis que la plupart de nous portions des masques, dont certains très élaborés et qui suffisaient jusqu’à présent à neutraliser les effets de ces nuages répressifs, avons-nous tous suffoqué ? Un élément de réponse m’a été donné : les forces de l’ordre utilisent désormais des gaz plus puissants.

La colère a alors commencé à poindre et les propos sont devenus nettement moins pacifiques. Je précise que sur le pont en question il y avait pas mal de retraités ; sans doute des « factieux » et des « séditieux », comme le claironnent à l’envi les valets de Macron ! Vocabulaire très robespierriste, soit dit en passant. Est-ce à dire que le pouvoir réserve aux Gilets jaunes le même sort que les Vendéens ? Qui sait ?

Malgré tout, on a continué, direction Rive gauche et l’Assemblée nationale. Une fois n’est pas coutume, un média – Brut – a reçu une ovation lorsqu’il a pointé le bout de son nez.

Hélas, les autorités ne l’entendaient pas de cette oreille. Au niveau du musée d’Orsay, barrages et encerclement nous attendaient. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ça explose. Et je m’étonne encore que ce fût aussi calme, entre des groupes qui parlaient, des couples qui s’embrassaient, des protestations énergiques qui se faisaient entendre mais sans violence. Ce qui n’a pas empêché les CRS de balancer gaz et flash-ball. Là, je me suis soudain lâché en leur hurlant qu’ils allaient finir par provoquer des morts. En effet, canarder une masse compacte et contenue de la sorte peut occasionner un mouvement de foule meurtrier. Considération qui semblait passer au-dessus de la tête conditionnée de ces gens-là, pour qui je confesse n’avoir plus beaucoup de respect.

Sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à proximité, ce fut une autre ritournelle. Un petit groupe était empêché de passer pour nous rejoindre. Rapidement, les gaz lacrymogènes ont fusé et les esprits se sont échauffés, suivant la formule consacrée. J’ai ainsi pu constater les affrontements qui passent en boucle sur les chaînes de désinformation. Mais les gaz lacrymogènes arrivaient aussi sur nous, bloqués sur le parvis du musée d’Orsay où, à certains moments, nous étions littéralement asphyxiés. Sur un autre pont, des Gilets jaunes ont verbalement exprimé leur mécontentement à un cordon de CRS, qui les écoutaient avec une indéniable gêne. Savaient-ils, eux, ce que nous supposions tous, à savoir qu’on leur avait donné des ordres pour exciter la foule à devenir hostile, ce afin de satisfaire les décideurs ?

Comme on ne pouvait pas encore tirer à balles réelles sur ce peuple dérangeant, il s’en est finalement allé par les rues du quartier pour tenter, boulevard Saint-Germain, de forcer le passage et rejoindre la fameuse Assemblée nationale, censée représenter le peuple. Là, c’est devenu le chaos : véhicules en tous genres incendiés, barricades improvisées et elles aussi enflammées, jets de projectiles – dont votre serviteur a reçu son comptant ! –, auxquels répondaient des salves de flash-ball et gaz lacrymogènes, avec une précision douteuse, puisque tout le monde en profitait. Des charges à n’en plus finir, avec insultes et agressions de passants, comme ce jeune homme qui sortait de son travail et littéralement agrippé par un énervé de la BAC – brigade anti-criminalité. Dans cet embrasement, comme d’habitude, les pompiers ont été exemplaires de courage et d’abnégation ; saluons-les à nouveau. D’autant que les batteries des véhicules électriques incendiés explosaient dans tous les sens.

Petite anecdote : sur ce même boulevard Saint-Germain, une bonne dame du quartier a comiquement invectivé un groupe de jeunes Gilets jaunes au demeurant fort sympathiques : « Vous finirez à la soupe populaire ! » Oui, madame, sans doute grâce à des gens comme vous ! Les gamins se sont marrés.

Dans une ruelle, où je m’étais planqué pour souffler un peu, j’ai cru que ma bobine allait en prendre un coup,  pointée à moins de trois mètres par un flash-ball près à faire feu. Là, j’ai décidé de lever le pied, suivant désormais mollement l’action, accompagné de deux autres Gilets jaunes, eux aussi dans les mêmes dispositions.

On s’est finalement quitté place de la Concorde, tous autant écœurés que motivés à faire comprendre au pouvoir qu’il n’était qu’un Jupiter aux pieds d’argile. Quoi qu’il en en soit, c’en était fini de ma neutralité : il arrive un moment où, lorsque des petits vieux, des femmes et des types a priori tranquilles se font maltraiter, on est forcé de prendre parti. Le mien est à présent jaune. Quant aux casseurs, si je ne défends pas leurs méthodes – et suis bien incapable de dire d’où ils venaient cette fois-ci –, ils auront brûlé nettement moins de véhicules que les agneaux de la diversité le soir de la Saint-Sylvestre. C’est dit !

Charles Demassieux

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Olivier Besancenot: Le roi est nu

Il y a 12h

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Le roi est nu

Une entrevue avec Olivier Besancenot

Comment évaluez-vous les propositions faites par Macron dans son message au pays?

OB C’est la deuxième fois que le gouvernement recule depuis l’annonce de l’annulation de la taxe sur l’essence le 4 décembre. Maintenant, ils se retirent avec une augmentation proposée de 6,6% à 8,3% des taxes de sécurité sociale qui avaient été imposées en janvier 2018.

Ces replis ont augmenté la confiance de tous. Les gens ont commencé à prendre conscience du fait que la lutte était payante. Bien sûr, les mesures annoncées jusqu’à présent sont très modestes et très tardives. Surtout, il y a beaucoup de fumée.

Par exemple, l’augmentation de 100 euros du salaire minimum (SMIC) n’est pas ce qu’il semble être, car il ne s’agit pas d’une augmentation nette du SMIC, mais simplement d’une augmenta-tion d’une subvention publique limitée destinée aux travailleurs à faible revenu. Et ce sera payé par les contribuables, pas les employeurs. Il ne s’agit donc pas d’une augmentation du salaire minimum, mais seulement d’une subven-tion. En fait, cela fait vraiment chier encore plus de monde et ne fera donc que susciter de nouvelles mobilisations.

Un gilet jaune de la ville de Rennes définit le mouvement comme «la goutte d’essence qui déborde du réservoir». Comment décririez-vous les gilets jaunes?

OB Je pense que c’est un vrai soulèvement. Ce n’est pas encore un soulèvement massif de la majorité, mais c’est un vrai soulèvement. Ce n’est pas une mobilisation sociale traditionnelle.  Dès le départ, c’est passé à l’offensive. Jusqu’à présent en France, nous n’avons pas vu un mouvement généralisé passer à l’offensive depuis 1968.

Ce mouvement a réclamé, d’une manière ou d’une autre, une augmentation des salaires et une réduction du coût de la vie, c’est-à-dire une redistribution de la richesse. Ce n’est pas un mouvement défensif contre telle ou telle contre-réforme du gouvernement, mais une lutte offensive.

D’autre part, il s’agit d’un mouvement totalement hétérogène – le produit d’un soulèvement qui vient du plus profond de la société. Il ne provient pas d’organisations traditionnelles. Loin de là, c’est un mouvement qui a cristallisé toute la rage et l’indignation accumulées dans la société – un mouvement dans lequel toutes les mobilisations précédentes se rejoignent et toute la colère qui jusqu’à présent ne se traduit pas en action trouve un exutoire. En effet, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Au cours de ces trois dernières semaines de mobilisation, la détermination du mouvement, son caractère radical, mais aussi son fonctionnement démocrati-que et horizontal et sa capacité à organiser quatre jours de mobilisation natio-nale ont été frappants. Il en va de même de la politisation apparente de ceux qui agissent en tant que porte-parole, sachant qu’il s’agit de personnes sans expérience politique préalable.

OB Il convient de noter d’emblée la manière dont le conflit a été couvert par la presse et la réponse qu’il a reçue de la classe politique. Les mobilisations et les militants du mouvement ont produit une arrogance de classe de la part de l’élite, à l’instar du mépris observé en France lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005.

Face à cela, nous assistons à une réelle politisation du peuple. En France, à l’heure actuelle, des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes sont en train de se politiser en un temps record.

Le défi pour nous, au nom des mouvements sociaux et politiques organisés en France, est de soutenir ce mouvement afin qu’il ait l’expression la plus anticapitaliste possible. Cependant, nous ne pouvons pas nier la réalité de notre époque, y compris les manœuvres et les tentatives de l’extrême droite pour la capturer.

C’est un problème réel, et il est inutile de nier que cela fait partie du scénario. Par conséquent, le rassemblement des vestes jaunes et des mouvements sociaux – qui s’organise par le bas, au niveau local – est un élément très important pour répondre aux tentatives de manipulation de l’extrême droite.

La détermination, le radicalisme, la combativité et la vigilance de centaines de personnes, les barricades des Champs-Élysées, tout cela rappelle la mémoire d’une histoire souterraine de la révolution et des grèves générales en France.

Cela nous rappelle également les défaites du mouvement ouvrier traditionnel des quinze ou vingt dernières années. Au cours de ces années, le niveau de confrontation n’a pas dépassé un certain seuil et beaucoup ont cru que notre histoire la plus radicale avait disparu de la conscience collective. Mais la réalité était différente. Même les personnes qui n’ont pas participé à ces mobilisations sont conscientes de l’impasse dans laquelle se trouvent les formes traditionnelles de lutte.

Nous pouvons également assister à une tentative de résolution des problèmes sous-jacents, de création d’un rapport de forces gagnant-gagnant, en recherchant un raccourci reposant sur des actions radicales. C’est-à-dire espérer que certaines formes d’action pourront résoudre à elles seules les problèmes plus profonds.

Mais il n’y a pas de raccourcis. Si nous voulons repousser Macron, nous devons organiser des nombres plus importants – nous devons dépasser la taille des mobilisations actuelles. Nous devrons briser le plafond de verre qui a jusqu’ici limité le champ de la participation, même pour les gilets jaunes. Nous sommes aujourd’hui confrontés à un problème que nous connaissons très bien en France ces dernières années. Nous avons vu des centaines de milliers de personnes participer à des mobilisations, mais elles n’allaient pas plus loin.

La nouveauté des gilets jaunes est que 70% de la population les soutient. Nous assistons à un scénario similaire à celui que nous avons connu en France en 1995, une dynamique que nous avons définie comme une «grève par délégation» signifiant que 10% des syndicats se sont mobilisés pour agir, tandis que 70% étaient prêts à les soutenir. Ce dont nous avons besoin, c’est de transformer la minorité active en action collective. C’est le seul moyen de vraiment repousser Macron.

Comment est-il possible que ce mouvement ait repoussé le gouvernement en trois semaines alors qu’en 2010, par exemple, des millions de personnes se sont mobilisées dans les rues contre la réforme des retraites, mais ont perdu la bataille?

OB Parce que nous voyons une unité potentielle qui effraie le gouvernement. Les affronte-ments violents à Paris ont attiré beaucoup d’attention, mais le plus important est que de larges couches de la population agissent de concert partout, y compris les retraités, les travailleurs, les chômeurs et les étudiants, les mobilisations dans les lycées ont commencé il y a une semaine. Ce sont surtout les jeunes qui font peur au gouvernement. Nous devons souligner le caractère presque semi-insurrectionnel des slogans adoptés par le mouvement.

Je n’ai jamais connu de telles mobilisations: des milliers de personnes qui veulent se rendre au centre de Paris, sur les Champs-Élysées, tout comme j’imagine les paysans l’ont fait à leur époque pour se rebeller contre le seigneur, en se rendant dans son château pour demander des comptes. Tout cela pèse lourdement sur la situation.

À en juger par les premières réactions aux déclarations de Macron, tout indi-que que les mobilisations se poursuivent, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une crise sociale et politique de grande ampleur. Mais il s’agit d’une crise sociale et politique qui survient à un moment où les alternatives de gauche à l’échelle nationale sont absentes. 

OB  Le problème auquel nous sommes confrontés est qu’à partir de maintenant, nous devons tout reconstruire. Nous assistons à une crise politique de la 5è République et à la représenta-tion politique, et c’est Macron qui en paie le prix. Gardez à l’esprit que Macron, dans un sens, était la dernière option pour la classe dirigeante, même s’il n’était pas leur premier choix.

Macron s’est positionné en dehors des forces traditionnelles. Certaines couches de l’élite l’ont rejoint avant les élections et d’autres plus tard. Et dès le début, il a lancé une puissante offen-sive contre deux forces sociales emblématiques: les étudiants et les jeunes et les cheminots. Il a élevé les normes de sélection des universités pour les étudiants et les jeunes et a imposé le démantèlement du service ferroviaire public aux travailleurs des transports.

Le problème de Macron est que la crise politique actuelle ne lui permettra pas de continuer sur cette voie. Une partie de l’élite estime que Macron a été affaibli et pourrait ne plus être une bonne option pour eux. Après tout, tant que le macronisme fonctionne, il fonctionne, mais lorsqu’il échoue, il menace de créer un vide du pouvoir. Jusqu’au discours du 10 décembre, Macron a été porté disparu pendant dix jours, et son discours lui-même ne fait qu’alimenter le feu.

Par conséquent, les seules perspectives politiques crédibles possibles pour le mouvement social et la gauche sont que ce mouvement gagne, soit politisé et développe une forme de représentation politique pour lui-même. En tout état de cause, nous ne pensons pas qu’une réponse claire puisse être présentée pour les prochaines élections – en particulier les élections de l’Union européenne, où la gauche est totalement fragmentée. Nous devons penser au-delà de ceux-ci.

Ce mouvement doit créer une base politique pour une nouvelle constellation de forces sociales et politiques. En toute humilité, c’est ce que je pense que nous devons espérer en premier lieu. Et je pense que nous devons examiner à fond tout ce qui n’a pas fonctionné dans les différentes tentatives de reconstruction de la gauche.

OLIVIER BESANCENOT le 30/12/2018 ENTRETIEN PAR Josu Egireun

https://www.anti-k.org/

Version anglaise Socialist WorkerVerision espagnole  Viento Sur .

http://npa29.unblog.fr

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Lorsque le peuple en a marre ou qu’il a l’impression de ne pas être compris et..pris pour des cons..

Les Gilets jaunes ! c’est le réveil de la France laborieuse et silencieuse.

Il y a 2h

tremble-la-france

J’ai attendu plusieurs jours avant de vous faire part de mes sentiments à propos des événements qui se déroulent sous nos yeux depuis novembre 2018, j’ai attendu les premières réactions de l’oligarchie et les voeux de Macron.

Pour tous les observateurs objectifs, les gilets jaunes ont réussi à faire trembler non seulement le gouvernement et nombre d’élus mais aussi toute l’oligarchie (médias et Medef) qui vit du système. Car, oui, environ 20 % de la population profite du système mis en place progressivement et subrepticement depuis les années 80. Pour vous en convaincre voici des extraits de la conférence donnée en septembre 2015 sur le thème:« Quels rapports entre les abus bancaires, les crises financières, les crises économiques et la mondialisation ».Vous y puiserez tous les ingrédients qui sont à la base de la crise.

Au moment où j’écris ces lignes, rien n’est gagné pour les GJ. Les quelques concessions sont de la roupie de sansonnet. Rien n’est acquis quant aux revendications importantes. Je constate que les GJ ne sont pas tombés dans ce piège et n’ont pas été convaincu par la poudre aux yeux jetée par le gouvernement quand Macron est sorti de sous son lit pour annoncer des mesurettesBravo, mais attention. Quand on a l’état comme adversaire, il ne faut jamais oublié qu’il dispose de moyens très puissants, de hauts fonctionnaires particulièrement habiles dans les coups fourrés. Il faut donc éviter les pièges qui seront nombreux.

Ces pièges sont déjà mis en oeuvre. Le gouvernement a commencé par prétendre que « les meneurs » du mouvement étaient des extrémistes de droite et/ou de gauche. Il a été démontré le contraire. Puis, il a tenté de faire passer l’idée de casseurs voyous. Encore faux. Puis il a tenté de les rendre responsables de la faillite éventuelle d’entreprises, du chômage technique dans certaines entreprises, puis de la baisse de la croissance qui se dessine. Rien n’y a fait.

En fait comme toujours, le pouvoir joue la montre dans l’espoir que, peu à peu, les manifestants se découragent ou/et que l’opinion publique retire son soutien au mouvement, soutien qui ne se dément pas. Aujourd’hui, 4 janvier,  le dernier sondage qui vient d’être publié fait état de 55% de français qui souhaitent la poursuite du mouvement. L’épuisement souhaité par le gouvernement! il n’est pas sur qu’il arrive car on est en présence d’un phénomène jamais vu. Sur les ronds points, dans les réunions des liens profonds se sont créés et chacun participe en fonction de son temps libre dans une ambiance festive. Ce n’est pas le cas pour les autres manifestations, organisées par les syndicats. Il faut perdre plusieurs jours de salaire alors que les moyens font défaut. C’est ce qui a été toujours déterminant.

Après la relative accalmie de Noël qui a permis à Macron de relever la tête et ses voeux qui ont été une véritable déclaration de guerre, sa stratégie s’est affinée. D’abord tout faire pour que les GJ créent leur liste aux européennes. Ainsi, il aura toutes les chances de les voir se diviser puisque toutes les sensibilités politiques y sont représentées. Avant il compte:

  • enfumer tout le monde avec son grand débat qui sera totalement contrôlé, donc inutile
  • se servir le plus possible de la matraque pour décourager les meneurs.

Que faut il éviter pour ne pas diviser les GJ? Que faudrait il ne pas faire maintenant puisqu’il est établi que Macron va pratiquer l’enfumage outrancier et y consacrer tous les moyens dont il dispose? Que ne faut il pas faire, face à la répression violente et aveugle qui va s’abattre sur les manifestants?

  1. Ne pas monter de liste GJ et rester dans le cadre des revendications populaires justifiées: pouvoir d’achat, réforme des institution et des modes électoraux, suppression des privilèges.
  2. Ne pas se laisser endormir par le soit disant grand débat et, pour ceux qui y participent, démontrer que les dès sont pipés.
  3. Pour abattre ce gouvernement et, peut être ce Président, utiliser au maximum la voie pacifique, pourquoi? parce qu’il faut convaincre tous ceux qui ne sont pas actifs mais souhaitent la réussite du mouvement qu’ils doivent se joindre physiquement, qu’ils ne risquent rien en le faisant, que c’est à ce prix que le vrai changement de politique sera possible. Si le flot de manifestants ne grossit pas mais au contraire diminue, alors le pouvoir reprendra de plus en plus de poids

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Alain BOUSQUET avocat honoraire Président de la Fédération nationale contre les abus bancaire.

Après l’affaire de cette vaisselle de luxe brisée..

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Pour terminer

Avec ce choix et cette prise de décision, voulue par le gouvernement et Edouard Philippel’Etat s’enlise un peu plus dans ce faux bourbier du mouvement pacifiste des « Gilets jaunes »…

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Pour conclure

L’Etat n’a pas pris à sa juste hauteur le mouvement des « Gilets jaunes » comme leur colère « légitime » et toutes leurs revendications « légitimes » auxquelles ils n’ont su apporter aucune réponse louable, ni décision louable dans ce sens, pour apaiser cette colère, bien au contraire.

Avec cette « répression » de la part de l’Etat, cette fois, le mouvement risque bel et bien de se durcir et d’être moins tolérant vis-à-vis des différentes annonces comme allocutions, tant télévisées que par les différentes chaînes télévisées interposées ou encore stations de radio diverses…

Si l’Etat n’envisage pas un « réel » dialogue pour ce Grand Débat National voulu et souhaité, en guise de « R.I.C. » et donc..faux R.I.C., alors là, cela risquera fort de déborder bien d’avantage en une crise plus profonde et rébellion du peuple tout entier

 

 

 

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Commentaires sur Face aux « Gilets jaunes »..La réponse de l’Etat est..Répression !..

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