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Le Grand Débat National.. La lettre adressée aux Français..

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Le Grand Débat National..

La lettre adressée aux Français..

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Cette « démarche » n’est pas nouvelle, car, elle avait déjà été utilisée bien avant sous François Mitterrand, puis Nicolas Sarkozy..

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Du grand « foutage » de gueule !..

« Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation..

Du grand..n’importe quoi !..

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De plus, un débat dirigé par le gouvernement et encadré par des ministres, du jamais vu !..

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Selon RTL, le gouvernement doit désigner deux personnalités censées être les garantes du grand débat national, et en a déjà nommé deux autres censées l'animer.

À la veille du grand débat national, le gouvernement tâtonne encore et toujours. Alors qu'Emmanuel Macron vient tout juste, dans sa lettre aux Français, de dessiner les contours de la consultation qu'il avait promise,RTL rapporte, ce lundi 14 janvier, que l'exécutif vient de nommer les personnalités en charge d'encadrer ce processus.

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Photo ci-dessus de Mr. Sébastien Lecornu.

Lecornu en charge des « dossiers casse-gueule »

D'une part, Nicole Notat, l’ancienne patronne de la CFDT, et Jean-Paul Bailly, ancien patron de la RATP puis de La Poste, devraient être les garants du bon déroulé du débat. Dans le même temps, les ministres Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu en seront les « animateurs ». 

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Photo ci-dessus de Mme. Emmanuelle Wargon.

La première est secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire quand le second est ministre chargé des Collectivités territoriales « très impliqué », selon RTL, et déjà en charge d'autres dossiers sensibles par le passé. « On lui redonne tous les dossiers casse-gueule (Notre-Dame-des-Landes, Bure...) parce qu’il est bon », notait ainsi l'un de ses amis, dimanche, précise la radio.

Et pourquoi pas.. « encadré » par la police, comme pour les manifestations des « Gilets jaunes » lors de ces différentes Acte I,II,III,IV,etc..

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Le rétablissement de l’I.S.F. sujet de la discorde !..

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Le Grand Débat National..très controversé !..

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Manon Aubry, la tête de liste LFI aux élections européennes ne participera pas au Grand débat. "Nous sommes ouverts au débat, nous aurions participé à ce débat si les questions n'étaient pas données d'avance, ce que je déplore aujourd'hui, ce que regrette une grande partie de l'opposition d'ailleurs, pas seulement la France insoumise", a commenté Mme Aubry sur BFMTV. "Il n'y a pas de questions interdites sauf les questions qui fâchent (...) l'impôt de solidarité sur la fortune, la question du partage des richesses", at-elle encore commenté.

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Manon Aubry@M_Aubry_

#LettreAuxFrançais Il n'y a pas de questions interdites... sauf celles qui fâchent : #ISF, partage des richesses, lutte contre l'évasion fiscale !

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11:01 - 14 janv. 2019

63 personnes parlent à ce sujet

Il y a "une prise de conscience qu'il y a besoin d'avantage d'écouter les citoyens", a jugé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT sur CNews. "Il y a une forme de fatigue démocratique et il faut essayer de remettre de l'essence dans le moteur (...) pour que la démocratie soit plus vive", selon le représentant syndical.

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Laurence Saillet, porte-parole des Républicains, sur LCI a jugé pour sa part que la lettre adressée aux Français  "ne permet pas de savoir si Emmanuel Macron va prendre conscience des erreurs qu'il a commises et va effectivement changer de politique". Elle a affirmé que son parti voulait "participer à la sortie de la France du chaos".

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La lettre d'Emmanuel Macron aux Français est "une rampe de lancement" pour le Grand débat national, pour Vanik Berberian, le président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF), interrogé ce matin sur RTL. Selon lui, le chef de l'Etat y "retrouve les accents de la campagne électorale (de 2017) avec des thématiques qui sont présentées, un diagnostic bien posé, les difficultés identifiées", "mais ce qu'il en fera reste un petit peu flou", a-t-il estimé craignant "que ce soit encore une fois du raccommodage et non pas des changements de fond". 

Cet après midi à 15h30les maires ruraux doivent tenir un point presse faisant état des commentaires rédigés dans cahiers de doléances ouverts dans des milliers de mairies. En Loire-Atlantique, nos reporters les ont consultés. Ils y ont lu des "douleurs et des colères très différentes. Elles sont froides ou incandescentes, déplacées ou très justes, sérieuses ou décalées, parfois récentes ou plus anciennes. Elles sont aussi, et c’est important, souvent respectueuses."

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Loire-Atlantique. Dans les cahiers de doléances, un florilège de colères et d’idées

DIRECT. Après la lettre aux Français d’Emmanuel Macron, les modalités du Grand débat national fixées ce lundi

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Après deux mois de crise des Gilets jaunes, le président Emmanuel Macron a adressé unelettre aux Français, dimanche 13 janvier. Elle contient une trentaine de thèmes pour encadrer le Grand débat national proposé aux citoyens. Cette consultation inédite sera lancée mardi et doit se poursuivre jusqu'au 15 mars. Ses modalités doivent être définies ce lundi par le Premier ministre Édouard Philippe.

En réponse à la crise des Gilets jaunes, le président Emmanuel Macron avait promis, le 10 décembre dernier, l’organisation d’un Grand débat national pour répondre aux préoccupations des Français. Cette consultation inédite doit avoir lieu demain, mardi 15 janvier. Ses modalités vont être précisées ce lundi, via un communiqué du Premier ministre Édouard Philippe.

Dimanche soir, le président Macron a envoyé une « lettre aux Français ». Il y propose une trentaine de questions sur les thèmes qu’il avait défini par avance : fiscalité, modèle social, démocratie, institutions, transition écologique et diversité, immigration, laïcité. S’il assure qu’il n’y a aura «pas de questions interdites», il a toutefois exclu de revenir sur les réformes votées sur la fiscalité sur le patrimoine, notamment la suppression de l’ISF.

Le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu et la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon sont chargés d’animer le débat, en remplacement de Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public qui s'est désistée.

Les échanges seront également organisés à l’initiative des élus, en premier lieu les maires, dont certains ont ouvert des cahiers de doléances. Mardi, Emmanuel Macron se rendra quant à lui,dans une petite commune de l’Eure, Grand Bourgtheroulde.

Après près de deux mois de mobilisation des Gilets jaunes, qui a rassemblé pour le neuvième acte, samedi 12 janvier, 84 000 manifestants en France, Emmanuel Macron s'adresse une nouvelle fois aux Français, dimanche soir.

Dans une lettre rendue publique dans la soirée, le Président appelle tous les Français à prendre part au débat : une trentaine de questions pour encadrer le grand débat et "transformer les colères en solutions". Les thèmes des questions avaient été définis le 10 décembre : fiscalité, modèle social, démocratie, institutions, transition écologique et diversité, immigration, laïcité. Le président promet qu'il "tirera toutes les conclusions" de cette consultation inédite, qui sera lancée mardi.

Le président « jupitérien » Macron s’exprime :

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Emmanuel Macron

✔@EmmanuelMacron

Lettre aux Françaishttps://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/01/13/lettre-aux-francais …

12,9 k

22:17 - 13 janv. 2019

Il a déclaré que les propositions des Français "permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international".

Pas de rétablissement de l'ISF

Le chef de l'État a assuré qu'il n'y aura "pas de questions interdites". Pourtant, il trace plusieurs lignes rouges, en excluant de revenir sur les réformes votées sur la fiscalité sur le patrimoine. En clair, sur la suppression de l'ISF, dont le rétablissement fait pourtant partie des demandes les plus fréquentes apparues dans les cahiers de doléances ouverts dans des milliers de mairies.

Autre point non négociable pour Emmanuel Macron, la remise en cause du droit d'asile. Il n'évoque pas d'autres points que le gouvernement ne veut pas mettre sur la table, comme la peine de mort ou l'IVG.  

En revanche, au milieu de questions attendues, comme celle sur la possibilité de compter les votes blancs ou d'une dose de proportionnelle, Emmanuel Macron pose la question de fixer des quotas annuels d'immigration, une mesure qu'il n'a jamais proposée.

Dans le mois qui suivra la fin du grand débat, le 15 mars, il donne rendez-vous aux Français pour sa traduction politique. Il ne précise pas comment les propositions des citoyens pourraient devenir réalité, s'abstenant d'évoquer l'idée de référendums multiples, suggérés par des membres du gouvernement.

Ce débat n'est "ni une élection, ni un référendum", avertit le chef de l'État. Car il représente pour l'exécutif autant un espoir qu'un risque politique, s'il débouche sur des demandes à l'opposé du programme présidentiel ou s'il fait un flop de participation. Ce qui torpillerait la solution politique choisie par le président, déjà très bas dans les sondages.

La consultation suscite la méfiance des Gilets jaunes

Sur Twitter, l'ensemble de la classe politique s'est empressé de commenter cette lettre. "On ne convoque pas tous les Français à 1 débat en leur interdisant de parler par ex de l'ISF", a déclaré Olivier Faure, Premier secrétaire du PS.

Olivier Faure

✔@faureolivier

On ne convoque pas tous les Français à 1 débat en leur interdisant de parler par ex de l’ISF. Les conclusions doivent être celles des Français pas celles déjà prévues par le PR. #GrandDebat #LettreAuxFrancais #giletsjaunes

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21:28 - 13 janv. 2019

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291 personnes parlent à ce sujet

Pour Benoît Hamon, le chef de file de Générations, cette lettre  "déçoit car elle est faible, prévisible, sans souffle ni vision."

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a réagi sur Twitter. Pour lui, le président "ne cherche qu'à gagner du temps."

La liste de questions posées par le chef de l'État avait également été contestée par l'opposition. "Des questions souvent fermées, orientées, des sujets fondamentaux absents, rien sur l'UE !", a protesté Florian Philippot.

La consultation suscite aussi la méfiance des Gilets jaunes. Samedi à Strasbourg, un manifestant jugeait que "le débat, c'est dans la rue, pas dans une salle ou sur internet". Dimanche, un "congrès fondateur" de quelque 600 Gilets jaunes des Pyrénées-Orientales pour structurer le mouvement et l'inscrire dans le débat s'est soldé par un échec.

Avec AFP

C'est un texte de cinq pages pour lancer le grand débat national promis aux Français. "Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. (...) Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail", introduit le président dans sa lettre. Le chef de l'État propose un débat ouvert, sans "questions interdites", mais il pose aussi des limites. "Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. (...) Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage", tempère Emmanuel Macron. "Transformer avec vous les colères en solutions" Le président confirme les quatre grands thèmes retenus : fiscalité et dépenses publiques, organisation de l'État et service public, transition écologique et démocratie. "Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation. (...) C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions", conclut le chef de l'État.

Bla..bla..bla..

C'est un texte de cinq pages pour lancer le grand débat national promis aux Français. "Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. (...) Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail", introduit le président dans sa lettre. Le chef de l'État propose un débat ouvert, sans"questions interdites", mais il pose aussi des limites. "Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. (...) Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage",tempère Emmanuel Macron.

"Transformer avec vous les colères en solutions"

Le président confirme les quatre grands thèmes retenus : fiscalité et dépenses publiques, organisation de l'État et service public, transition écologique et démocratie. "Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation. (...) C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions", conclut le chef de l'État.

« Il n’est à aucun moment question de "pouvoir d’achat" dans ce courrier aux Français », a regretté Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, notamment qu’il n’y a « rien non plus sur l’évasion fiscale et les moyens de lutter contre la financiarisation de l’économie ». « Nous ne voulons pas que ce débat soit l’occasion d’éviter de répondre aux questions de justice fiscale et de justice sociale que posent les Français depuis des mois. Il doit encore moins servir à cautionner des politiques d’austérité encore plus sévères. »

« Des questions souvent fermées, orientée »

A la droite de la droite, Nicolas Dupont-Aignan pense qu’« avec sa #LettreAuxFrançais, @EmmanuelMacron ne cherche qu’à gagner du temps. Le seul #GrandDébat c’est un #Référendum sur des décisions concrètes. Assez de bla-bla ! », a jugé le président de Debout la France.

Grand débat national : les 32 questions posées aux Français dans la lettre d'Emmanuel Macron

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DÉBAT - Le président de la République a publié sa "lettre aux Français" en vue du grand débat national qui doit être officiellement lancé mardi 15 janvier. Dans cette missive, Emmanuel Macron pose trente-deux questions pour cadrer cet exercice démocratique inédit.

13 janv. 20:36 - Antoine Llorca

Dans sa "lettre aux Français" publiée ce dimanche soir, Emmanuel Macron s'est adressé directement à ses compatriotes pour lancer le grand débat national qui doit s'ouvrir mardi 15 janvier pour deux mois. Dans cette longue missive, le président de la République a défini 4 sujets principaux : les impôts, les services publiques, la démocratie participative ou l'immigration... "Il n'y a pas de questions interdites", assure Emmanuel Macron qui a proposé 32 questions en guise d'exemple. Des questions qui sont pour le chef de l'État "au cœur de nos interrogations".

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. Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre", affirme le président de la République. 

Découvrez ci-dessous les 32 questions posées aux Français.

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Sur les impôts, les dépenses et l’action publique

1. Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

2. Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

3. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

4. Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

5. A l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

6. Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Sur l'organisation de l'Etat et des collectivités publiques

7. Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

8. Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

9. Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ?

10. Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

11. Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ? 

Sur la transition écologique

12. Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

13. Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

14. Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

15. Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

16. Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

17. Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à l'égard de la biodiversité ?

18. Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Sur les institutions, la démocratie et la citoyenneté

19. Faut-il reconnaître le vote blanc ?

20. Faut-il rendre le vote obligatoire ?

21. Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

22. Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

23. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental (Cese), doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

24. Faut-il les transformer et comment ?

25. Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

26. Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

27. Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

28. Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ?

29. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

30. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

31. Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

32. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Loin du.. "Françaises..Français..Je vous ai compris !.."

"Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes. Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes. La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte." Voici les premières phrases de la lettre adressée par Emmanuel Macron aux Français, qu'Europe 1 a pu consulter dimanche soir. Cette lettre doit notamment convaincre les citoyens de prendre part au "grand débat national", organisé pour répondre à la crise des "gilets jaunes"

Le président de la République a ainsi annoncé que ce "grand débat national" se déroulera "jusqu'au 15 mars prochain". Emmanuel Macron "rendra compte directement" du grand débat dans le mois suivant sa fin, s'engage-t-il. 

35 questions, mais des lignes rouges. 

Dans cette lettre, Emmanuel Macron retient "quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation" : la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'État et des services publics, la transition écologique, ainsi que la démocratie et la citoyenneté. 

Le président de la République précise, par la suite, chacun de ces quatre thèmes, avec une liste de 35 questions. Emmanuel Macron trace cependant des lignes rouges, en excluant de revenir sur la suppression de l'ISF et de remettre en cause le droit d'asile, dans cette lettre communiquée par l'Elysée, qui devait initialement être diffusée lundi.

"Une initiative inédite" qui n'est "ni une élection, ni un référendum". 

Dans sa lettre, le président de la République salue une "initiative inédite", tout en prévenant que ce débat n'est "ni une élection, ni un référendum". "Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale", écrit Emmanuel Macron. 

"Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays", conclut le chef de l'État. 

Voici le contenu intégral de la lettre d'Emmanuel Macron : 

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Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. 

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre. 

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail. 

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain. 

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales. 

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. 

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer. 

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps. 

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? 

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ? 

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir. 

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ? 

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections. 

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques? 

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental    doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens. 

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ? 

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ? 

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ? 

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration. 

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien. 

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence. 

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.  

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat. 

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

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Ce grand débat national débute avec un premier « test » du côté de Bourgtheroulde..

 (c'est dans l'Eure..)

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Photo ci-dessus de la mairie de cette localité.

Pour terminer

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Ce Grand Débat National voulu et souhaité par l’Etat et ce gouvernement est une fausse réponse apportée à ce mouvement des « Gilets jaunes » et un risque d’enfermement supplémentaire..

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Pour conclure

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Avec ou sans ce Grand Débat National, l’Etat, et surtout  Macron, se trouvent à présent, à nouveau « acculé » dos au mur face aux interrogations et attentes de l’ensemble des Françaises et des Français..