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Ecologistes ou..Boboistes édulcorés à l’eau de rose ?..

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STOP AU CAPITALISME !

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STOP A LA FINANCE ET AUX SPÉCULATIONS FINANCIÈRES !

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HALTE AU CAPITALISME !

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HALTE AU LIBRE-ÉCHANGE !

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Stop au capitalisme outrancier et au libre-échange « mortifère » qui entraîne la destruction et pollution de la planète, en appauvrissant chaque jour, un peu plus, des milliards de gens, dans son sillage néfaste !!!

Stop au Capitalisme, au libre échange, comme à la finance et les spéculations financières comme transferts et flux de capitaux !!!

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Depuis 35 ans, et après avoir tant « bradé » l’industrie Française dont bon nombre de fleurons et pas que les aciéries de Florange, ou encore l’affaire « Ascoval » étroitement liée à « Vallourec » et reprise in extrémis par le groupe Franco-Belge Altifort..

Tout comme pour l’agriculture Française, oui, je peux dire : «  Stop ! ça suffit !.. »…

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Photo ci-dessus au moment de l’annonce de la reprise d’Ascoval par le groupe franco-belge Altifort.

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http://pressroom.vpstrat.com/client/ascoval/

Vallourec et Asco Industries ont finalisé l'acquisition, par cette dernière, d'une participation majoritaire dans l'aciérie de Saint Saulve.

http://www.vallourec.com/FR/group/MEDIA/Library/Pages/news.aspx

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... le groupe germano-suisse Schmolz & Bickenbach pour reprendre le groupe Ascometal (ex Vallourec) en redressement judiciaire depuis le 22 novembre.

https://latribunedestravailleurs.fr/author/simonninm/page/21/

C’est comme pour Ascométal à Hagondange..

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Ascométal veut faire parler la poudre

https://bettembourg.skyrock.com/236.html

Le poids lourd français des aciers spéciaux parie sur la métallurgie des poudres et concrétise, par ailleurs, son partenariat avec un géant chinois. Les syndicats s'inquiètent des conséquences sociales de ces grandes manœuvres.

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Photo ci-dessus d’un travail à la chaîne sur une ligne de cartes mères pour P.C.

https://latribunedestravailleurs.fr/2019/01/29/28-janvier-2019-magistrats-et-avocats-continuent-a-se-battre-contre-la-reforme-de-la-justice-a-quimper-plusieurs-dizaines-de-magistrats-et-davocats-en-robe-ont-manifeste-devant-le-tribun/

Ce n'est pas mieux pour Ford à Blanquefort en Gironde !!!

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Les gens souffrent, les gens n’en peuvent plus !

La précarité jette les gens dans la rue !

L’augmentation du prix des loyers comme de l’immobilier, tout court, pousse, de plus en plus, les gens à se tourner vers l’auto-construction..

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Les écologistes, du moins tous ces politiques et autres qui se disent être « écologistes » le sont-ils vraiment ?..Non !

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La farce écologique..

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Photo ci-dessus Bové et Cohn-Bendit clowns de l'écologie.

Nicolas Hulot revient sur le devant de la scène grâce à sa fondation !..

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Photo ci-dessus, Nicolas Hulot revient sur le devant de la scène à la présidence d’honneur de sa fondation.

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Beaucoup de dossiers et beaucoup de promesses, pour peu d’effets..

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La République des copains..

C’était en..2014..

DOMINIQUE VOYNET HÉRITE D'UN JOB À 100 000 EUROS PAR AN GRÂCE À FRANÇOIS HOLLANDE

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http://www.economiematin.fr/news-dominique-voynet-parachutage-igas-nomination

http://www.gaullisme.fr/2014/04/18/100-000-euros-par-an-pour-dominique-voynet/

Tous les mêmes !!!

Copinage..

Le profit et sinon les intérêts..

Ce sont de vrais opportunistes !

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Photo ci-dessus de Cécile Duflot, tout sauf écolo..intérêts obligent.

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Photo ci-dessus de Mme. Eva Joly.

En son temps, une certaine..Dominique Voynet..

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Non pas..métro, boulot, dodo..

Mais bien métro, tram, et vélo !

La voiture en ville, une hérésie !!!

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Réapprendre à se faire à manger et se nourrir sainement, et avec une nourriture saine et équilibrée !

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La Ruralié..vraie ruralité se meurt, faute d’être et d’avoir été abandonnée par l’Etat depuis 35 ans !..

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Est-ce que tout le monde est prêt à vivre, non pas reclus de la société, ni même à l’écart, mais bien avec une vie et un mode de vie écologique, dans le sens louable du terme, et qui aille dans le sens du respect de la nature, et avec la nature, et non pas contre, tout en puisant dans les ressources naturelles disponibles et à portée de main, sans dégrader la nature et sans même tarir ces mêmes ressources, en possibilité diverses ? Alors ?

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Photo ci-dessus d’un élevage en plein air et non en stabulation permanent ou quasi permanente, comme un peu partout actuellement.

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Photo ci-dessus, la permaculture et culture raisonnée peut apporter une réponse concrète pour nourrir tout le monde.

(cette photo a été prise à Strasbourg et dans la ville)

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Je pense qu’il n’y a, en fait, qu’une poignée de gens et sinon très peu de gens qui soient réellement capables de se tourner vers ce mode de vie comme choix…

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J’aimerais vous faire partager le cas d’un exemple pour cela.

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Interview : vivre en quasi-autarcie, l’expérience d’un homme

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by Webon 14 septembre 2010

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Expérimenter la vie en autarcie, en auto-suffisance, hors du temps, observer la nature, composer avec elle, et s’émerveiller de ce qu’elle nous offre… tel est le quotidien de Pierre (Geispe), qui vit au plus près de l’environnement et partage ses découvertes au travers d’un blog. Nous avons voulu en savoir plus sur les motivations de ce Robinson Crusoé des temps modernes.

Bonjour Geispe. Peux-tu nous donner ta définition de la vie en autarcie ?

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Geispe : C’est la définition de l’autarcie… le fait de vivre en autosuffisance totale : il faut pour cela pouvoir produire ou trouver sur place tout ce dont on a besoin pour vivre, sans apports extérieurs.

Ton mode de vie ressemble t-il à cette définition ?

Geispe : pas exactement… je m’intéresse à la vie en autarcie mais la mettre totalement en pratique est impossible aujourd’hui et dans nos systèmes actuels, sauf peut-être si on vit dans un endroit propice et à l’abri de la civilisation moderne. Mais par mon mode de vie, j’essaie de me rapprocher que cette idée d’autosuffisance : le but est plutôt d’expérimenter ce que serait une vie en quasi-autarcie et d’essayer de trouver des idées et solutions pour la rendre agréable et intéressante.

Qu’est-ce qui t’a motivé et décidé à tenter l’aventure ?

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Geispe : les motivations sont diverses, il y a d’abord la curiosité… lorsque je me suis rendu compte que le monde moderne était entièrement dépendant de ressources non renouvelables comme le pétrole (sans lui il ne peut plus fonctionner) : il arrivera donc un moment, tôt ou tard, où les réserves vont décliner (là nous y sommes) pour devenir insuffisantes. cela donnera naissance à de graves tensions et le monde finira un jour par tomber en « panne sèche ». j’ai alors eu envie d’expérimenter un monde sans pétrole, afin de voir ce que cela peut donner, s’il est viable, déjà (ce qu’il est, puisque le pétrole ne date que d’un siècle et que l’humain a très bien vécu avant, durant des milliers d’années) mais aussi pour savoir si et comment l’on pouvait rendre un tel mode de vie agréable et intéressant.

J’expérimente par conséquent un système qui envisage un futur probable, d’où le pétrole est absent. cela en devient carrément un autre monde : ce n’est pas un retour dans un monde du passé mais un nouveau monde qu’il nous faut créer pour un tas de raisons (nous n’avons par exemple pas l’état d’esprit ni l’énergie physique, des gens des époques anciennes, mais nous avons une multitude de savoirs en plus).

Une autre motivation est simplement le respect et l’équilibre de l’environnement dans lequel je vis : en consommant peu et en essayant de vivre et produire – sans nuire – ce dont on a besoin, on crée un système authentiquement durable (car le durable dont il est souvent question ne l’est pas vraiment)…

L’origine de mes idées… remonte à loin : c’est un peu « je suis tombé dedans quand j’étais petit » mais aussi l’influence de ma compagne : dans les années soixante, j’ai créé, avec un copain, un mouvement d’étude et de protection de la nature dans mon quartier (où j’ai rencontré Sabine), puis nous sommes allés habiter de plus en plus loin à la campagne.

Depuis combien de temps, où, et comment vis-tu en autarcie ?

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Geispe : Depuis plus de vingt ans, dans mon fond de vallée Vosgienne, j’expérimente de nombreux aspects de l’autarcie, mais je suis contraint d’acheter pas mal de choses puisque je n’arrive pas à produire ou faire tout ce que je voudrais… surtout parce que je ne consacre pas tout mon temps à cela.

Nous sommes sur un terrain d’environ trois hectares comprenant une ancienne scierie et un hangar industriel attenant… s’agissant d’un fond de vallée l’endroit est plutôt humide et frais, ce qui n’est pas sans poser certains problèmes pour les cultures, par exemple.

As-tu rencontré des difficultés ?

Geispe : non, pas particulièrement… si ce n’est des difficultés au niveau de la pratique agricole et de la production des semences, éventuellement… mais c’est essentiellement lié au fait que je ne dispose pas d’un environnement idéal… mais peut-être aussi, après-tout, aux récentes et nouvelles variations climatiques…

T’arrive t-il de regretter ta vie d’avant ?

Geispe : non, pas du tout, surtout que je suis à la retraite entretemps ce qui a l’avantage de me permettre de faire à plein temps des tas de choses que j’aime faire.

Quel a été le regard des autres (famille, amis, les gens en général…) sur ce choix de vie en autarcie ?

Geispe : ils nous ont suivi avec distance et curiosité mais comme ils nous connaissaient et que nous avons toujours été un peu en marge, cela ne les a pas étonnés… mais je ne me souviens pas de problèmes de ce côté là.

N’es-tu pas coupé du monde (même si tu tiens un blog), isolé socialement, es-tu toujours en lien avec l’administration Française ?

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Geispe : pas très coupé du monde en fait : la prochaine petite ville est à une quinzaine de km et même en forêt et à 3km du village nous sommes bien intégrés… notre lieudit est bien connu puisqu’il s’agit d’un ancien moulin faisant partie du village depuis quelques siècles déjà…

pas de problème particulier avec l’administration : j’étais longtemps salarié, puis me suis mis à mon compte comme épicier bio sur les marchés, ce que j’ai fait durant plus de vingt ans…

As-tu déjà été confronté à des réactions virulentes du genre : cet homme est dans une secte, ou, c’est un anarchiste… et comment réagis-tu ?

Geispe : pas du tout. nous avons toujours été très bien acceptés. les gens que nous voyons sont au contraire souvent bien disposés à notre égard : touristes et promeneurs apprécient la nature et en général nos explications. les villageois nous ont bien acceptés depuis une vingtaine d’années à présent… nous voyons pas mal d’anciens (ils ont le temps de se promener) avec lesquels nous avons des échanges toujours intéressants…

certains s’étonnent de notre démarche et il nous est arrivé plusieurs fois que l’on nous propose de l’aide et une tronçonneuse lorsqu’on nous voit par exemple scier notre bois à la main 

mais nos expériences passent toujours bien et nous pratiquons aussi des échanges de plantes et semences parfois…

Quels ont été tes plus grandes joies ?

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Geispe : j’aime une sorte de sérénité et de satisfaction constantes… des plaisirs particuliers c’est lorsque l’on remarque que quelque chose fonctionne bien, ou que la communication avec l’environnement fonctionne. la nature est toujours pareille et pourtant toujours différente : là ce sont les cerfs qui se manifestent à présent par leur brame… l’environnement est une sorte d’horloge qui marque continuellement l’heure…

lorsque l’on vit dans la nature on se réjouit des mêmes rencontres chaque année au fil des saisons avec souvent de petites choses qui changent et évoluent… : une plante ou un animal qui est de retour puis disparait, d’autres qui sont de nouveaux arrivants que l’on n’a jamais vu par ici… ce sont donc plutôt plein de petites joies variées et continuelles…

Quelles techniques as-tu appris ?

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Geispe : le jardinage et la culture des basiques par exemple… (c’est à dire des plantes dont on a vraiment besoin si l’on veut manger surtout en hiver (céréales, pommes de terre, légumineuses, oléagineux) ; sans pouvoir toujours faire la quantité dont j’ai besoin j’expérimente quand même beaucoup de cultures diverses afin de voir « comment çà marche » et essayer de trouver lesquelles sont les plus intéressantes dans un monde manuel… j’ai fini par mettre l’élevage en retrait alors que, comme beaucoup de gens, j’avais démarré essentiellement avec lui : mais il fait trop de travail et prend trop d’espace… à l’expérience on en devient presque végétalien… et j’ai fini par ne plus avoir envie de tuer les animaux que j’élevais…

en faisant soi-même on apprend beaucoup et on a beaucoup de choses très variées à faire, si l’on se dit « admettons que je sois définitivement tout seul en pleine nature, je ne peux plus rien acheter : comment je fais pour survivre, puis vivre… et finir par être bien »

avec çà de rassurant que, durant l’exercice, on est toujours dans un monde moderne… dont on profite quand même sur beaucoup de points… 

Cette vie t’a tel appris quelque chose en particulier ?

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Geispe : elle m’a permis de découvrir beaucoup de facettes de l’aspect coopération avec la nature… : presque toutes les plantes se mangent en cas de nécessité et j’ai la acquis la conviction que l’on peut y vivre confortablement et sans manquer de rien à conditions que l’on apprenne à s’organiser et à bien gérer. que l’on sache créer une routine… qui fait qu’ensuite le système tourne en partie tout seul… de lui-même ou par inertie…

je suis aussi persuadé que nous avons encore des tas de choses insoupçonnées à découvrir au sujet de l’origine et du fonctionnement de la vie et du vivant… de l’invisible entre autre… : on ne risque donc pas de s’ennuyer de sitôt…

Quel est selon toi la plus grande différence entre ton mode de vie actuel et celui avant l’autarcie ?

Geispe : c’est la différence d’un mode de vie d’employé de banque (que j’étais dans ma jeunesse, dans une ville) et de celui, pas mal Robinson, dans un vieux moulin perdu au fond d’une grande forêt…

Quel conseil(s) donnerais-tu à une personne qui a envie de vivre en autarcie ?

Geispe : proche de l’autarcie, disons… : de bien y réfléchir préalablement, planifier correctement… être sûr et savoir ce que l’on veut… ne faire que si çà plaît vraiment… (c’est important pour éviter les déceptions) puis commencer par n’importe quel bout et persévérer…

Un tel type de mode de vie inclut toutes sortes d’activités ; c’est donc intéressant parce que l’on devient polyvalent : on est artisan, paysan, bricoleur, constructeur, artiste… etc…etc..

Pour toi, l’autarcie c’est un Aller simple… ou tu pourrais prendre un jour un billet retour ?

Geispe : un mode de vie rustique et proche de la nature : sans problème un aller simple 

As-tu une anecdote particulière à nous faire partager ?

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Geispe : il en arrive, parfois… comme lorsque ma vielle chienne est morte, la surprise de lui voir succéder, durant une saison, une renarde qui a fini par venir chercher chaque soir à l’heure convenue, son œuf que je posais devant moi…

Ça a été une lente démarche lors de laquelle la renarde venait le soir et m’observait de loin. au bout de quelques jours elle s’est approchée, probablement attirée par le tas de compost. avec le temps elle n’a plus eu peur et se couchait parfois derrière la clôture du jardin pendant que j’y travaillais, à peine à quelques mètres de moi. par la suite je lui ai proposé tous les soirs un œuf de poule qu’elle est alors venue chercher régulièrement… elle a disparu plus tard et je crains qu’elle ait été tuée par des chasseurs…

Quel message aimerais-tu faire passer à nos lecteurs ?

Geispe : s’il en fallait un ce serait peut-être celui d’essayer de s’intéresser à toutes les choses de la vie et de l’existence… d’être patient et curieux de tout : cela m’a toujours beaucoup apporté…

L’éco-blog : Merci de nous avoir fait partager un morceau de ta vie Geispe. Nous ne manquerons pas de continuer à lire tes aventures et découvertes sur la vie en autarcie via ton blog !

monotarcie.blogspot.com

Descriptif et détails :

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j'ai intitulé mon blog "monotarcie" (mon autarcie) au sens que j'y décris mes expériences, afin de les partager, mais aussi de garder pour mon usage personnel une sorte de "calendrier perpétuel" de ce que je fais... les saisons étant toujours différentes, je peux consulter mes activités des années précédentes à la même époque, par exemple...

cela me permet aussi de revoir, en plus de la nature omniprésente autour de moi, des photos que j'aime bien et qui, sinon, finiraient aux oubliettes. 

c'est la magie du Net et du numérique que tout cela car il n'y a pas si longtemps çà n'existait carrément pas. les photos étaient faites au compte-goutte - pour des raisons financières - et il fallait attendre une semaine avant d'avoir le résultat de son dernier film de diapositives de 36 poses... aujourd'hui la photo est devenue quasi instantanée et sans limites, tout comme les échanges écrits ou parlés : de la magie, en somme... : l'Humain l'a rêvé, l'Humain l'a fait...

comme pour tout ce qui est magique... il y a un petit hic et la baguette magique est probablement "à durée limitée" : en y regardant de plus près, toute la technologie et l'évolution faite ces dernières décennies sont étroitement liées à l'énergie disponible facilement et à volonté qu'est le pétrole. le pétrole étant épuisable, vu sur une échelle plus longue, l'époque moderne est une "parenthèse industrielle et technologique" qui durera probablement le temps d'une allumette... une aventure d'environ un siècle ou peut-être deux... on verra bien... 
ce qui m'intéresse alors, c'est d'étudier et d'expérimenter en pratique la "posthistoire"... c'est à dire notre futur qui viendra après la préhistoire suivie de l'Histoire... :-)

mon intérêt pour l'autarcie est donc essentiellement motivé par le côté agréable et intéressant d'un mode de vie proche de la nature... (un sujet qui me passionne depuis mon enfance), mais aussi par la curiosité, l'envie de savoir comment l'humain pourrait ou pourra faire au mieux si jamais il n'est plus motorisé... 
j'ai tendance à penser qu'il ne s'en portera pas plus mal (même si dans un monde moderne c'est difficile à imaginer) il s'en portera peut-être même mieux s'il arrive à s'organiser et faire le tri : conserver et développer les avantages intéressants, éviter là où c'est possible, les inconvénients. cela me semble tout à fait faisable, compte tenu de l'aspect et des conditions d'un "nouveau décor" le moment venu. je vois çà un peu comme si l'on changeait de plateau lors d'une pièce de théâtre, pour passer à l'acte suivant... un autre monde, sans la magie du pétrole, fait parfois peur... mais il suffit d'une génération pour que l'on trouve "normal" un monde de nouveau "à pied et à main"...

si on laisse de côté l'argument de la fin du pétrole tôt ou tard, (car tout le monde n'y croit pas) l'autarcie, c'est à dire faire soi-même, est le seul et meilleur moyen de faire une traçabilité efficace de sa consommation : destructions et exploitations humaines et animales, par exemple, ne sont pas faites "par procuration", ("loin des yeux, loin du coeur")... et les excès sont limités puisqu'ils sont fonction de notre effort individuel...

                                                      
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autarcie individuelle...
je vois encore un autre intérêt à la notion d'autarcie... individuelle (et il n'est pas du tout nécessaire de devenir un ermite pour cela) : des "éléments doués d'autarcie individuelle" peuvent plus facilement se regrouper dans un fonctionnement collectif car ils ne seront pas dépendants les uns des autres, ne mettant ainsi pas l'autre abusivement à contribution, voire évitant l'exploitation de l'autre et les tensions qui s'en suivent...
je pense que la plupart des échecs lors de tentatives d'un mode de vie communautaire proviennent du fait que se rassemblent des personnes qui vont être interdépendantes alors qu'un système qui rassemblerait des éléments indépendants (aimant et sachant fonctionner de façon autonome - question de savoir-faire mais surtout aussi d'état d'esprit) va fonctionner de façon très différente avec bien moins de tensions, moins de risques de pannes, et plus d'efficacité.
en ce sens l'apprentissage et l'exercice de l'autarcie individuelle (une forme d'autodiscipline) est une sorte de "formation préalable à la vie communautaire ou collective".

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tentative d'autarcie...
pour ce qui est de mon autarcie en pratique, je précise encore que je ne vis pas en autarcie comme pourrait parfois le faire croire mon blog - j'en suis loin et contraint d'acheter beaucoup de choses... (une autarcie efficace et agréable doit être bien rodée depuis des générations)ma démarche est plutôt celle de m'y intéresser de près et d'essayer de m'en approcher, de "faire comme si" pour voir "comment on fait" et ce que cela donnerait dans une vie quotidienne. je ne suis qu'un "quidam" qui essaie, par choix, et parce que cela lui paît, de vivre au mieux là où il se trouve, dans une sorte de colocation respectueuse avec les éléments de la nature qui m'entourent, plantes et animaux... 

de nombreux handicaps font que je suis loin de l'autarcie : plantations de vergers trop récentes, zone froide et humide (terrain acide en fond de vallée : en situation réelle il faudrait s'étendre un peu plus à côté). le site que j'habite a seulement été choisi il y a des siècles non pas pour y faire de l'agriculture, mais parce que c'était le seul gros ruisseau près du bourg, en fond de vallée, où l'on puisse mettre un moulin hydraulique à huile ou à grain... pas très pratique pour cultiver... en cas de nécessité je reverrais donc pas mal ma copie et essaierais de déplacer certaines activités un espace plus loin, plus au sec et au soleil... en terrain plus propice...
les zones agricoles se trouvent plus en hauteur, sur le plateau, nos fonds de vallée froids et humides étant à l'époque habités par des bûcherons, charbonniers, verriers, etc... qui exerçaient leur activité à cet endroit-là...

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quelques mots, encore, pour expliquer mes réticences pour recevoir des visiteurs, car je suis assez régulièrement sollicité (y compris par des médias) :
et je suis toujours embarrassé lorsqu'on me demande, car je voudrais essayer de ne pas cautionner des déplacements non indispensables : "produire et consommer local" veut également dire, pour moi, se déplacer local... même de préférence, ne pas se déplacer... autrement qu'à pied... je "boycotte" pour ainsi dire les déplacements motorisés roulants et volants non indispensables... pour des raisons écologiques, mais aussi éthiques...

surtout que le Net et l'ordinateur permettent aujourd'hui de communiquer très facilement à volonté, et pratiquement de se déplacer sans avoir à se déplacer...

il y a aussi le fait que dans le monde moderne on a tendance à se rencontrer et/ou faire des vacances alors que c'est la pleine saison des activités de production... et cela n'est pas très pratique... surtout que les propositions peuvent être fréquentes...
enfin et surtout, je l'avoue... personnellement je ne suis pas très à l'aise en présence de gens que je ne connais pas, mais je le suis tout à fait avec les gens de mon entourage, avec lesquels j'ai l'habitude d'échanger...

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à propos du lieu...

pour nous situer à peu près : un fond de vallée dans les Vosges du nord (au nord de la petite ville de Phalsbourg) ; il y a mieux du point de vue du climat puisqu'il fait frais voire froid longtemps, et humide. à l'origine l'endroit était moins destiné à l'agriculture car il y a quelques siècles c'était un moulin à grain, transformé ensuite en scierie sur l'un des gros ruisseaux se trouvant à une dizaine de km d'un gros bourg...

le sol est plutôt acide et humide (carex, reine des prés, scirpes) et la forêt variée... (hêtres, épicéas, fougères....) avec de nombreux rochers de grès rose.

le moulin à grain est devenu scierie il y a plus d'un siècle...  actionnée au moyen d'une roue à aube, puis plus tard par un moteur diesel et enfin par l'énergie électrique... (le débit du ruisseau ayant trop fortement diminué au fil des années). les petites scieries n'étant plus très rentables les propriétaires ont cessé leurs activités et mis l'ensemble en vente...

c'est à ce moment que nous sommes arrivés... (il y a un peu plus d'une vingtaine d'années, à présent).
la propriété comprend une grande maison, deux grands hangars industriels d'une vingtaine de mètres de long chacun (en fort mauvais état, mais retapés entretemps), et un terrain de trois hectares, dont un de forêt...
l'ensemble était en vente depuis environ deux trois ans et avait des difficultés à trouver acquéreur : maison trop isolée, seule en plein milieu de 3 à 4 km de forêt...  devenue peu hospitalière, les vitres des fenêtres ayant pratiquement toutes été cassées, et les portes intérieures et extérieures... volées... en raison d'une longue période d'abandon et d'inhabitation...

il n'était pas simple de rendre progressivement une partie des terres cultivables : certains terrains, notamment ceux proches de la maison, ont été remblayés pour manipuler les grumes qui y étaient parqués pour être sciés ensuite... alors que des terres plus en aval était à l'inverse nettement marécageuses...

quelques images...

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une carte postale datant de 1901 (retrouvée par la secrétaire de mairie) : à cette époque la maison abritait aussi... un café ou buvette "A l'aigle"... il avait pas mal de succès en belle saison, l'endroit étant un point d'excursion le dimanche pour les villageois des environs : situé dans une belle nature on faisait quatre kilomètres à pied, en famille, pour aller boire un pot... (les trois villages qui nous entourent sont situés à peu près à cette distance). le café a cessé de fonctionner probablement lorsque la scierie a pris de l'ampleur : de nombreux anciens nous racontent fréquemment être venus, enfants, seuls ou avec leurs parents, durant leurs jeudis ou leurs dimanches... pour y regarder l'activité du lieu...
la grange de droite a aujourd'hui disparu car les grumiers modernes n'arrivaient pas bien à passer dans l'espace devenu trop étroit, au milieu, entre les bâtiments...

et la même aujourd'hui (19/12/2011) avec la neige de ce matin...

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on voit ci-dessus les deux hangars dans le prolongement l'un de l'autre : les troncs entraient par le pignon, devant, du premier hall, pour être sciés et les poutres ou planches ressortaient sur des wagonnets par le hangar tout au fond...
aujourd'hui les hangars nous servent de grange à foin, d'écurie... de débarras et de garage...

et voici en été...

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Photo ci-dessus de l’ail des ours (plante naturelle que l’on trouve en forêt..), et excellent remède pour purger et nettoyer l’estomac comme les intestins, après l’hiver et début du printemps.

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- quant à l'autarcie proprement dite... - 
- échelle de l'autarcie - 
- lieu de vie - 
- bibliographie - 

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quant à l'autarcie proprement dite...

il est difficile voire impossible d'être totalement autonome et autarcique aujourd'hui... et cela n'aurait d'ailleurs pas vraiment de sens.

la notion d'autarcie est surtout un repère, pour moi ; et quand je pense "autarcie" j'ai toujours présent à l'esprit une sorte d'échelle, qui me permet de me situer : 

l'autarcie totale suppose que rien ne vient de l'extérieur : il faut tout produire soi-même : les premiers groupes humains vivaient ainsi, puisqu'ils étaient isolés et devaient se débrouiller avec les moyens du bord...

l'autarcie partielle suppose que l'on arrive à accéder à diverses choses dont on ne dispose pas sur place. mais cela implique déja de produire une monnaie d'échange, si par exemple il faut troquer ou acheter quelque chose. nous avons alors le premier maillon du système en place aujourd'hui. (il existait toutefois des sociétés où le don était un usage, aussi...)

quelques éléments quasi indispensables risquent probablement de poser problème :

- le minerai de fer : bien qu'avant lui il y a eu d'autres matériaux comme le bois, l'os, la pierre. le fer - à condition de savoir le forger - va permettre de fabriquer pas mal de choses et surtout des outils efficaces. l'usage du fer est un pas décisif dans l'amélioration du mode de vie... mais aussi de la guerre...

- le sel : pas absolument indispensable, mais il prend l'allure d'une drogue dont on ne peut se passer... au point qu'il est devenu une monnaie d'échange...

- l'argile, qui fait les récipients d'usage quotidien ; pas rare mais pas facilement accessible partout...

et enfin, il faut savoir faire du feu sans briquet ni allumettes : je n'ai pas encore eu le courage de mener cette opération à son terme... :-)

prendre en compte ce type d'éléments permet de se situer sur l'échelle de l'autarcie et de savoir quelles sont les concessions que l'on a envie de faire, ou qu'il est nécessaire de faire si l'on veut expérimenter...

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autarcie et écologie : 
l'approche de l'autarcie est "écologique" dans la mesure ou elle est en principe le choix d'une simplicité volontaire... sur l'échelle de cette simplicité elle se trouve située loin en amont de ce que l'on entend souvent par simplicité volontaire de nos jours, et qui est plutôt une tentative de consommer un peu moins.
l'autarcie est la façon la plus efficace de réduire la distance entre le producteur et le consommateur... puisqu'il n'y en a pas... :-)
mais même en autarcie et à la main, on peut faire pas mal de dégats : cela s'est vu dans le passé. c'est donc surtout à la maîtrise de nos appétits et à nos états d'esprit qu'il est utile de s'intéresser...

durable or not durable : 
le vrai durable est durable, le durable un peu à la mode aujourd'hui ne l'est pas... enfin il l'est juste un peu plus. il y a le durable "perpétuel" - c'est le meilleur puisqu'il devrait permettre à toutes les générations futures de bien vivre dans un environnement préservé.
ce n'est pas le cas du durable moderne qui reste dépendant des énergies fossiles et d'autres matières premières amenées à s'épuiser tôt ou tard, dépendant aussi, des moyens de production industriels modernes.

il n'est pas évident pour notre cerveau de s'imaginer que dans cent, ou deux cents ans, mille ou six mille ans, il y aura toujours des humains (enfin on l'espère) qui peupleront la planète - dans quelles conditions et quelle densité on ne sait pas - mais la nature est faite de façon à être quasi perpétuelle et à évoluer avec tout ce qu'elle contient... 

il y a des sujets que j'aborde peu ou pas du tout, dans mon blog, et qui pourtant sont importants dans un mode de vie autarcique : c'est que je n'ai pas vraiment eu l'occasion d'expérimenter, faute de nécessité, surtout... par exemple la construction d'un abri ou d'une maison, la fabrication d'outils, de récipients et ustensiles, la confection de vêtements, de chaussants... etc... le fait est que j'ai une maison... j'ai des outils (je n'ai jamais essayé de forger), j'ai des récipients et des stocks de vêtements que nous avons reçus d'un peu partout... 

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un autre aspect de l'autarcie auquel on n'a pas tendance à penser, c'est que dans un mode de vie autarcique il faut faire et savoir faire tout à la fois... être à la fois au four et au moulin... si aujourd'hui on peut réussir de façon parfaite un potager parce que c'est notre principal hobby, ben dans un mode de vie autarcique il nous faut réussir tout en même temps : cultiver notre potager mais aussi et surtout nos basiques (céréales, légumineuses, racines, etc...) - ceux qui nous nourriront tout l'hiver et même le restant de l'année jusqu'à la nouvelle récolte (il faut tout stocker durant une année, d'une récolte à l'autre, pour toute la famille, voire la tribu...) mais il nous faut en même temps cultiver les fibres textiles, il nous faut produire la nourriture des animaux si nous en élevons (et gardienner ceux-ci tous les jours, en l'absence de clôtures électriques et de fil de fer), il nous faut aussi couper éventuellement, ramasser et transporter puis stocker le bois de chauffage et de cuisine (une ou deux années à l'avance)... il nous faut filer, tisser et fabriquer nos vêtements et nos chaussants, fabriquer nos outils et nos ustensiles, etc...
dans un tel système nous ne courons peut-être pas, mais nous sommes trèèèès occupés...

c'est aussi pour cela qu'un mode de vie proche de l'autarcie implique d'être plutôt très casanier : c'est en  "belle saison", celle des "vacances" que nous avons le plus d'activités et de travaux à faire... cela limite alors les possibilités de se déplacer et s'absenter...
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échelle de l'autarcie  (essai)

l'expression "vivre en autarcie" est souvent utilisée pour exprimer des modes de vie diversement interprétés...

j'ai essayé de voir ce que donnerait une sorte "d'échelle de l'autarcie" - il faut alors lire le contenu dans le sens "pas d'autarcie" allant vers "autarcie totale" étant entendu que la notion d'autarcie totale est parfois extrême pour les besoins de l'échelle, et que l'on ne va probablement pas - aujourd'hui du moins - s'acharner à se passer de la lumière électrique, par exemple... pour s'éclairer à la bougie (ce qui n'est pas évident si l'on veut produire suffisamment de cire soi-même et "naturellement")...

tout comme il n'est pas nécessaire non plus de se forcer à aller vers l'autarcie si on n'en a pas l'envie : ce serait probablement contre-productif.

envisageons donc la description de repères permettant plus ou moins de se situer, sur une échelle allant de la dépendance totale (j'achète tout : alimentaire, vestimentaire, habitat, déplacements, matières premières, outils, ustensiles) (c'est la "société de consommation")

 vers l'autarcie ou la dépendance partielle

 jusqu'à l'autarcie totale : je n'achète rien. (là, il n'y a plus de "société de consommation", probablement plus d'Economie")

nourriture :

j'habite en ville et j'achète ma nourriture.

j'ai un jardin où je produis une partie des légumes que je consomme

j'ai un grand jardin à la campagne où je produis l'essentiel des légumes que je consomme

j'ai un grand jardin à la campagne où je produis l'essentiel des légumes que je consomme. il me permet aussi de faire des réserves pour passer l'hiver. je produis mes semences.

je produis également une partie de mes "basiques" : céréales, légumineuses, oléagineux, racines pour partie ou pour toute l'année.

je n'achète rien et produis tout moi-même, au moyen de méthodes durables : je produis tous mes basiques comme céréales, légumineuses, oléagineux, racines et tubercules. je n'achète pas de nourriture à l'extérieur. je produis aussi toutes mes semences. je fais des cueillettes de plantes sauvages comestibles.
par méthode durable j'entends sans le recours à des matières premières épuisables comme p.ex. le pétrole.

je suis végétarien (pas de viande, mais des sous produits animaux nécessitant alors l'élevage : fromages, laitages, miel)
je suis végétalien (ni viande, ni sous-produits animaux = pas d'élevage nécessaire)

cuisiner :

tout électrique ou gaz

je n'achète rien : bois fait main - cuisinière - poêle - cheminée...

eau potable :

réseau d'eau communal

pompe (dépendance à la technologie)
puits

source

élevage :

achat de la nourriture, de la litière, de bâtiments, terrains et clôtures

je produis mécaniquement (machines + carburants) la nourriture et la litière pour mes animaux

je produis mécaniquement (machines) au moyen de la traction animale la nourriture et la litière pour mes animaux.

je produis manuellement la nourriture et la litière pour mes animaux

dépendance : abattoir pour l'abattage des animaux vieux, en surnombre ou simplement à consommer

dépendance : organismes d'insémination ou emprunt d'animaux pour la reproduction

je dispose des surfaces de terrain nécessaires (location=dépendance) ou en propriété.

je n'achète rien (semences, engrais, traitements, machines, carburants, animaux et leur nourriture, soins et litière)
pas d'élevage

habillement :

j'achète mes vêtements et mes chaussants.
je fabrique mes vêtements avec des fibres textiles achetées.
j'élève des animaux qui me fournissent une partie des fibres textiles que j'utilise.
je cultive certaines fibres textiles.
je fabrique mes vêtements avec des fibres que j'ai produites ou cueillies.
je fabrique mes chaussants.
je n'achète rien (production matières premières, transformation et confection manuelles)

énergies :

tout électrique

production électrique autonome = dépendance technologique. (ex. éolienne, panneaux solaires)

je me passe de certains appareils électriques.

congélateur ?

réfrigérateur ?

petit électro-ménager ?

radio ?

télévision ?

ordinateur ?

électricité juste pour la lumière

je me passe d'électricité

chauffage :

électrique, fuel, gaz

bois acheté

bois fait soi-même motorisé (tronçonneuse, sciage, transport)

je n'achète rien : bois sans moteur : tout manuel

moyens de déplacement et transport :

une ou plusieurs voitures

autres engins motorisés

pas de voiture

bicyclette (mais reste un produit de l'industrie)
traction animale (se reporter alors aussi à "élevage")

pas de moyen de transport autre que ... les pieds

habitat :

je suis en location

je n'ai pas construit ma maison

j'ai partiellement construit ma maison

j'ai construit ma maison avec du matériel acheté

j'entretiens ma maison avec produits et matériel achetés

propriétaire, j'ai construit ma maison avec du matériel trouvé/produit sur place

outils :

tout électrique

outils manuels

loisirs :

je pars en vacances en avion

en voiture

à vélo

à pied
activités de loisirs "consommation" (nécessitant un budget)

je ne pars pas en vacancesactivités diverses de loisirs sur place

activités professionnelles :

activité à plein temps générant un revenu

activité à temps partiel générant un revenu partiel ou accessoire

aucune activité générant un revenu.

si j'expérimente ce que cette échelle donne pour ma situation personnelle, j'obtiens le résultat suivant :
nourriture : j'ai un grand jardin à la campagne où je produis l'essentiel des légumes que je consomme. il me permet aussi de faire des réserves pour passer l'hiver. je produis mes semences.

je produis également une partie de mes "basiques" : céréales (très peu), légumineuses, oléagineux, racines pour partie ou pour toute l'année.
je suis végétalien dans la tête, mais végétarien par gourmandise. (un peu de fromages, miel et laitages)
j'achète certains compléments et ... des gourmandises... 
cuisiner : en partie gaz (actuellement pour dépanner et économiser le bois) et bois fait à la main - cuisinière - poêle
eau potable : source
élevage : pas d'élevage

habillement : je n'achète rien (mais j'ai des stocks) sauf les chaussants.
énergies : électricité juste pour la lumière... et l'ordinateur.
chauffage : bois tout manuel
déplacements : une petite voiture pour de courts déplacements
habitat : propriétaire d'une maison ancienne avec terrain et  grandes dépendances.
outils : pas d'outils ou outillages électriques.
loisirs : je ne pars pas en vacances donc pas de budget.
activités professionnelles : aucune (retraité) et avant cela : activité volontairement à temps partiel générant un revenu partiel.
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lieu de vie...

lors d'un retour à la campagne on se demande parfois quel serait le lieu de vie "idéal"...
je ne sais pas si l'idéal existe, mais quelque chose d'assez optimal doit si possible être recherché, et il faut alors tenir compte de quelques éléments importants :
-
 eau potable : sans eau... pas de vie... (aujourd'hui tout le monde - chez nous du moins - a de l'eau au robinet... mais le système reste fragile, car dépendant de la production électrique (pompes à tous les niveaux), elle même dépendante du pétrole et/ou de l'uranium. ce sont des ressources importées et non renouvelables).

l'idéal est la source... qui ne tarit pas, ensuite vient la nappe du sous-sol dans laquelle on peut puiser au moyen d'un puits, ou d'une pompe. mais ces deux moyens demandent déjà de la technique et du matériel... la nappe peut être située à des profondeurs très diverses ... elle peut affleurer tout comme elle peut nous faire creuser profond...
si l'on pense que les énergies non renouvelables tariront un jour il est prudent de ne pas être dépendant des pompes électriques pour l'approvisionnement en eau potable...
on peut aussi récupérer l'eau de pluie, mais encore faut-il qu'il pleuve suffisamment et que l'on trouve le moyen de la rendre et conserver potable.
- bâtiments :
 on peut les trouver sur place ou alors il faut les construire. je suis en général plutôt partisan de chercher quelques chose d'existant - car il y en a beaucoup - plutôt que d'en construire des nouveaux... ce qui utilisera encore de l'espace...

habitat isolé ou regroupé ? l'un ou l'autre implique un mode de vie fort différent... un habitat isolé ou suffisamment espacé (ma préférence) permet en principe de ne pas avoir de problème de voisinage.
il y a également plus de chances que le trajet pour aller cultiver, et plus tard rentrer les récoltes, aussi pour chercher du bois, soit très court (si le terrains sont attenants), alors que dans un village regroupé tout doit parfois être amené de fort loin, si les terres cultivables ou les bois se trouvent à l'extérieur du village (il faut alors avoir des moyens de transport en conséquence (et y consacrer bien plus de temps).
un minimum de dépendances (stockages et rangements au sec et possiblement hors gel et rongeurs pour les stocks alimentaires et le matériel) sont pratiquement indispensables : mais en cas de nécessité elles sont cependant assez simples à construire.
- terres : elles peuvent être de qualité très diverse et il vaut mieux qu'elles soient correctement fertiles et arables. pas trop inclinées, mais sinon on peut faire des "terrasses"... il existe cependant un certain nombre de techniques pour améliorer un terrain qui en aurait besoin. là aussi la présence de l'eau (source, ruisseau, rivière, peut être fort utile pour cultiver (irriguer ou arroser)...
il vaut mieux avoir plus de terrain que pas assez (cela permet de faire de l'extensif), mais trop n'est pas nécessaire puisque les limites de ce que l'on peut exploiter manuellement sont rapidement atteintes : nous mêmes disposons actuellement d'environ 2 hectares et un ha de forêt, mais je vois que sur les deux hectares qui seraient arables nous n'utilisons qu'environ la moitié, pour deux personnes...
tout change cependant si l'on veut faire de l'élevage : il faut alors compter rien qu'un à deux  hectares supplémentaires (c'est selon la qualité du terrain) par tête de bétail genre vache, ou équivalent  (trois ou quatre biquettes ou moutons p.ex.)...

- bois : le bois est important et surtout nécessaire au quotidien pour l'usage du feu... si l'on veut cuisiner on a besoin de bois tout au long de l'année... à l'époque d'ailleurs il importait plus de pouvoir cuisiner et faire bouillir la marmite, que de chauffer les locaux, ce qui était accessoire et "allait avec" lorsque l'on cuisinait (souvent d'ailleurs dans la cheminée, puisqu'il n'y avait pas de poêles en fonte, la cheminée ne nécessitant par ailleurs pas de couper du bois très petit)...
diverses solutions sont envisageables : couper du gros bois va nécessiter un gros travail et de gros outils (à la main ce n'est pas forcément le plus intéressant) alors que du petit bois ou du bois moins gros pourra être bien plus facilement coupé en morceaux.
l'idéal serait d'avoir le bois, la forêt, à proximité (c'est notre cas actuellement et nous pouvons ramasser sur quelques centaines de mètres autour de la maison ce qui est suffisant vu la quantité de bois tombé et que personne ne ramasse : en temps de raréfaction du bois - si par exemple tout le monde ne dispose que de cette énergie, la donne changerait probablement...).
le travail et la technique sont fort différents selon que l'on ramasse simplement du bois mort (ce que nous faisons depuis plus de 25 ans) ou que l'on coupe du bois frais destiné au chauffage. le premier sèche vite, alors que le second, qui fait du travail de bucheronnage,  doit être stocké bien plus longtemps, par exemple.
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bibliographie : 
"Savoir revivre" de Jacques Massacrier (livre de nouveau édité)
http://savoir-revivre.coerrance.org/
"Revivre à la campagne" et d'autres livres de John Seymour
"Manuel de la vie sauvage" de Alain Saury
etc...

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Photo ci-dessus de l’ail des ours.

(qu’on ne trouve pas en ville, bien-entendu..)

Pour le blog..

Voir les deux liens ci-dessous :

http://monotarcie.blogspot.com/

http://monotarcie.blogspot.com/2012/09/on-rencontre-souvent-des-orvets-en.html

La solidarité et l’entraide..

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Photo ci-dessus, exemple d’entraide sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

(rouler ensemble le foin..)

Les bases fondamentales..

Un retour à la terre.

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Photo ci-dessus, un retour à la terre bienveillant et bénéfique surtout.

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Photo ci-dessus, l’entraide lors de la récolte des pommes de terre.

Pour terminer

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Alors, qui est prêt et qui est capable de cela, de ce mode de vie comme choix de vie ?..Personne, bien-sûr ! ...

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Pour conclure

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Les gens, dans l’ensemble étant trop habitué au monde moderne et étant trop attaché, également, au monde moderne, ne sont, en fait, pas prêt pour cela, ni à cela..

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Les gens, dans l’ensemble sont trop attachés au nouveau..Dieu de la consommation, et au consumérisme à outrance, et sinon aux facilités apportées par tout ce qui a été mis en place, au fur et à mesure, pour rendre notre société dépendante, voilà tout !..

Apple..

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Facebook..

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Instagram..

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Amazon..

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Le mot de la fin..

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