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Plus de..70 ans après..Une honte !..

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Sains les Marquion, près de Cambrai, est l'un des derniers village de France a ne pas avoir l'eau courante. Chaque habitant est obligé de ...

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La fibre optique passe avant l’eau courante !...

La modernité et le progrès passent avant l’accès à l’eau courante..

La fibre, mais pas l’eau courante à Sains les Marquion

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Sains les Marquion, près de Cambrai, est l’un des derniers village de France a ne pas avoir l’eau courante. Chaque habitant est obligé de pomper l’eau grâce à son puits personnel.

Le 7 octobre 2019 était donc un jour historique avec la pose du premier tuyau pour l’installation du réseau d’eau potable.

Rencontre avec le maire de Sains les Marquion et le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement du nord SIDEN-SIAN Noréade.

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Enfin l’eau potable..arrive !..

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Un village « oublié » du Pas-de-Calais va enfin avoir l’eau courante..

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 Photo ci-dessus du village de Bellignes, pour la comparaison.

Pas-de-Calais : Après un siècle d’attente, un village enfin raccordé à l’eau potable..

INSOLITE Sains-lès-Marquion, dans le Pas-de-Calais, était la dernière commune du bassin Artois-Picardie à ne pas être connectée à un réseau d’eau public

Gilles Durand

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Publié le 17/10/19 à 07h35 — Mis à jour le 18/10/19 à 13h52

La commune de Sains-lès-Marquion était la dernière du bassin Artois-Picardie à ne pas être raccordée à un réseau d'eau potable. — G. Durand / 20 Minutes

  • Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans, un village du Pas-de-Calais n’avait jamais été raccordé à un réseau de distribution d’eau.
  • Les 350 habitants avaient accès à l’eau courante grâce à des forages de puits personnels.
  • La construction de ce réseau de distribution d’eau potable vient de commencer dans la commune.

C’était la dernière commune du bassin Artois-Picardie* à ne pas être raccordée à un réseau d’eau public. Sains-lès-Marquion et ses 350 habitants ne feront plus figure d’exception. Depuis une semaine, des travaux d’installation du réseau ont commencé. Un ouf de soulagement pour le maire.

Comment ce village du Pas-de-Calais a-t-il pu rester hors d’un réseau d’alimentation d’eau aussi longtemps ? L’anomalie date de la fin de la Première Guerre mondiale. Au moment de la reconstruction, entre 1918 et 1927, la plupart des communes du Pas-de-Calais ont reçu des subventions du Pari mutuel et du Ministère des Régions libérées pour installer un réseau de distribution via un château d’eau. Sains-lès-Marquion a été oublié.

« Nous sommes tous devenus un peu sourciers »

« A l’époque, on nous a installé 20 puits en disant "on verra plus tard" », raconte Guy de Saint-Aubert, maire du village. Un siècle plus tard, la situation n’avait pas évolué si ce n’est que chaque habitation avait fini par s’équiper de son propre forage. Car la commune repose sur d’énormes réserves d’eau. « Vous creusiez 1 ou 2 mètres et vous trouviez de l’eau. Ici, nous sommes tous devenus un peu sourcier », plaisante l’élu.

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Le «château d'eau» personnel, présent dans chaque habitation de Sains-lès-Marquiion, dans le Pas-de-Calais. - G. Durand / 20 Minutes

Certes, il n’était pas question d’aller chercher l’eau au fond du puits avec un seau. Des pompes surpresseurs faisaient le travail et l’eau coulait au bout du robinet. Mais il fallait entretenir ces pompes. « Avant, elle durait plus de dix ans, maintenant, il faut les changer quasiment tous les ans », précise une habitante, surprise par ce système un an après avoir acheté sa maison. « Je m’en suis rendu compte quand j’ai vu que je ne payais pas de facture », sourit-elle.

« L’avantage, c’est que tout le monde faisait attention à ne pas polluer car on savait que ça se retrouvait dans l’eau, plaide le maire. On ne jetait pas ses vidanges au fond du jardin. On s’arrangeait pour ne pas subir d’épandage. »

De l’eau de bonne qualité

Même si certains habitants préféraient boire l’eau en bouteille, « la qualité de l’eau n’a jamais été un problème », selon Guy de Saint-Aubert. « Chaque analyse réalisée était rassurante. Il y a quelques années, l’hôpital de Cambrai nous avait alertés sur un cas d’hépatite dans le village. Après vérification, l’eau avait été mise hors de cause », se souvient le maire.

Il y a une vingtaine d’années, il avait déjà demandé le raccordement. « Mais personne ne voulait payer », déplore-t-il. Cette fois, la commune a eu la chance que le Siden-Sian, syndicat qui gère la distribution d’eau sur le territoire, accepte – avec une aide de l’Agence de l’eau – d’investir un million d’euros dans ce chantier.

Un raccordement massif ?

Reste à savoir si les 158 habitations vont se raccorder, car ce n’est pas obligatoire et payer une facture d’eau risque d’être un « choc culturel », selon le maire. « La mise en service sera gratuite pendant deux ans à signature du contrat, précise l’Agence de l’eau. Les puits actuels, déconnectés du réseau pour éviter une éventuelle contamination, pourront encore servir aux divers arrosages. »

Le maire de Sains-lès-Marquion, Guy de Saint-Aubert (à droite), sur le chantier de construction du premier réseau d'eau potable sur la commune. - G. Durand / 20 Minutes

Le chantier de construction vient de débuter dans la rue principale de Sains-lès-Marquion. Il doit prendre fin au printemps 2020. « Pour l’instant, tout le monde nous dit vouloir se raccorder », assure le chef de chantier. On va fêter le premier verre d’eau.

* Le bassin couvre les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et une petite partie de l’Oise et de l’Aisne.

Un village « oublié » du Pas-de-Calais va enfin avoir l’eau courante..

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Les particuliers, d'accord pour en parler, semblent satisfaits de cette évolution. 

ILLUSTRATION LOIC DEQUIER

Sains-lès-Marquion est l’une des toutes dernières communes françaises à ne pas être reliée à l’eau potable. Chaque foyer possède sa propre station de pompage en sous-sol. Une époque bientôt révolue, au plus grand soulagement du maire.

Appuyée sur sa canne, Rose, 88 ans, observe les ouvriers installer les canalisations… qui lui apporteront l’eau courante, pour la première fois. À Sains-lès-Marquion (Pas-de-Calais), un des derniers villages de France non raccordés, l’époque des forages individuels – sans contrôle et sans facture – est bientôt révolue, au grand soulagement du maire.

Originaire d’une petite commune voisine, Rose s’est installée ici il y a 67 ans. Ne pas avoir l’eau courante lui avait alors « fait drôle », mais depuis, elle la boit sans se poser de question. « Elle est bonne, on l’a toujours bue et on fait tout avec », assure-t-elle, sur le seuil de sa bâtisse, où elle vit auprès de sa fille, 70 ans.

Une commune « oubliée » par les autorités

Comme les 350 habitants de ce village de la campagne du Cambrésis, où les commerces ont disparu les uns après les autres, elle a chez elle un forage, qui puise l’eau dans une nappe phréatique à plusieurs mètres de profondeur, relié à une cuve. Sains-lès-Marquion figure parmi les rares communes françaises à ne pas être reliées à un réseau (aucun ministère n’a pu donner de chiffre).

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Les habitants du village ont un forage qui puise l’eau dans une nappe phréatique à plusieurs mètres de profondeur, relié à une cuve. 

CRÉDIT PHOTO : FRANCOIS LO PRESTI AFP

« À la reconstruction après la Première Guerre mondiale, pour des raisons techniques qui m’échappent, ils nous ont fait 20 puits et dit 'on verra plus tard’ », avance Guy de Saint-Aubert, maire depuis 1995, affirmant que la commune a été « oubliée » par les autorités. Élu depuis 1977, fils de l’ancien premier édile, il a voulu mettre fin à cette anomalie, pour des questions de développement du village, de conformité avec la réglementation et de santé publique. Même si, dit-il, les analyses de l’eau, effectuées jusqu’à présent, de la mairie et de la crèche sont dans les normes.

Le « risque de l’incident » 

« Il y a le risque de l’incident, et avant qu’on se rende compte que notre eau n’est pas potable, ça mettrait un certain temps », avance l’élu, 66 ans. « Ça ne nous posait pas de problèmes majeurs, nous autochtones, mais les gens venant de l’extérieur se posaient les bonnes questions », prévient-il, évoquant entre autres les interrogations sur les pesticides et les risques de sécheresse.

Restait l’obstacle financier : l’investissement d’un million d’euros, hors de portée pour un budget communal d’1,8 million d’euros. En 2017, sa commune adhère alors au syndicat intercommunal de distribution de l’eau et à l’assainissement, qui finance les travaux à hauteur de 750 000 euros, le reste étant apporté par l’Agence de l’eau. Les travaux doivent durer dix mois.

« On est au XXI siècle, on n’est plus au XVIIIe, il faut y passer. C’est comme ça. On n’est plus dans l’ancien temps. Il faut être raisonnable »

« C’est un bel exemple de solidarité intercommunale », souligne Rodrigue Mroz, maire divers gauche de Récourt et vice-président du syndicat, pour qui la situation du maire était de toute façon « intenable ». « Le maire est responsable, de la qualité et de l’approvisionnement, même s’il n’y a pas de réseau. Certes, il pourrait se retourner auprès des particuliers », explique Me Xavier Matharan, avocat spécialisé dans le droit des collectivités locales.

Des habitants soulagés

Les particuliers, d’accord pour en parler, semblent satisfaits de cette évolution. Marie-Thérèse, 88 ans, vit en face du cimetière. Elle a toujours acheté de l’eau minérale et considère que le réseau d’eau « c’est l’avenir. Il faut le nouveau système pour pouvoir louer ou vendre ». « On est au XXI siècle, on n’est plus au XVIIIe, il faut y passer. C’est comme ça. On n’est plus dans l’ancien temps. Il faut être raisonnable », renchérissent Alain et Joëlle… qui vont quand même garder leur puits pour leur jardin.

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Les travaux, visant à installer les nouvelles canalisations, doivent durer dix mois. 

CRÉDIT PHOTO : FRANCOIS LO PRESTI AFP

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Alain, lui, ne veut pas en entendre parler. Il fait « plus confiance à (son) eau qu’à la leur, pleine d’eau de Javel, infecte."  »Ça coûte moins cher que leur eau. Ça fait 30 ans que j’habite là, 30 ans que je ne paie pas d’eau. Notre eau est potable, fraîche en plus", ajoute-t-il, déterminé à garder son forage. Tant qu’il en aura le choix !

UN VILLAGE DU PAS-DE-CALAIS VA ENFIN AVOIR ACCÈS À L'EAU POTABLE..

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Sains-lès-Marquion n’a jamais été raccordé à un réseau de distribution et les habitants avaient accès à l’eau courante grâce à des forages et des puits.

Oubliés il y a 100 ans, les habitants de Sains-lès-Marquion vivaient jusqu'à présent sans accès au réseau de distribution d’eau potable. Cette commune de 350 habitants, située dans le Pas-de-Calais, était la dernière commune du bassin Artois-Picardie à ne pas bénéficier de ce raccordement, explique 20Minutes. Pour avoir accès à l’eau courante, les résidents avaient jusqu’à présent recours à des forages et à des puits. Mais la situation va bientôt changer puisque des travaux d’installation au réseau ont débuté il y a une semaine.

Un véritable soulagement pour le maire et les habitants de la commune. À la fin de la Première Guerre mondiale, au moment de la reconstruction entre 1918 et 1927, alors que toutes les communes du Pas-de-Calais avaient reçu des subventions du Pari mutuel et du ministère des Régions pour installer un réseau de distribution d’eau via un château d’eau, Sains-lès-Marquion avait été oubliée. "À l’époque, on nous avait installé 20 puits en disant ‘on verra plus tard’", explique au journal le maire de la commune.

Objectif printemps 2020

Mais le raccordement au réseau n’a jamais été effectué et les habitants ont petit à petit trouvé d’autres systèmes pour avoir accès à l’eau. Des pompes surpresseurs ont été installées pour aller chercher le précieux liquide dans les puits et les forages de la commune et l’amener jusqu’au robinet. Des installations qui coûtaient parfois cher aux habitants : "Il faut les changer quasiment tous les ans", explique une résidente du village.

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Il y a une vingtaine d’années, le maire de la commune avait déjà demandé le raccordement à l’eau potable, mais personne n’avait voulu payer. Cette fois-ci, le million d’euros nécessaire à la tenue du chantier est pris en charge par Noréade, la régie publique du SIDEN-SIAN, le syndicat qui gère la distribution d’eau sur le territoire, explique La Voix du Nord. La fin des travaux est prévue pour le printemps 2020.

Un "choc culturel"

Reste toutefois à savoir si les 158 foyers de la commune se raccorderont à la nouvelle installation. Selon le maire, payer une facture d’eau risque "d’être un choc culturel" pour certains habitants habitués à pomper leur eau de façon autonome et sans avoir à payer pour le service. Selon une consultation réalisée en 2018 dans le village pour recueillir l’engagement moral des foyers à se raccorder, seules 53 réponses positives avaient été obtenues sur les 135 maisons sondées.

L’Agence de l’eau, elle, a fait savoir que "la mise en service sera gratuite pendant deux ans à signature du contrat" et que "les puits actuels, déconnectés du réseau pour éviter une éventuelle contamination pourront encore servir aux divers arrosages".

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Ca y est, cette commune française est (enfin) reliée à l'eau potable !

 09h23, le 07 novembre 2019 , modifié à 09h38, le 07 novembre 2019

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Sains-lès-Marquion (Pas-de-Calais) est l’une des toutes dernières communes françaises à ne pas être relié à l’eau potable. Chaque foyer possède sa propre station de pompage en sous-sol. Une époque bientôt révolue en raison de la dégradation de la qualité de l'eau dans les nappes phréatiques. 

REPORTAGE

Sains-lès-Marquion va découvrir l'eau potable. Des travaux sont en cours dans cette commune du Pas-de-Calais, l'une des dernières en France à ne pas être relier à l'eau courante, afin de permettre aux habitants de ne plus avoir recours à des méthodes archaïques pour boire, faire sa vaisselle, ou prendre une douche. Car depuis des décennies, c'est un système de pompe qui permet aux Sainsoises et aux Sansois d'être alimentés en eau.

Il faut descendre dans la cave de Josette, 71 ans, pour voir la pompe qui alimente sa maison en eau. Cela fait des décennies que cette habitante de Sains-lès-Marquion dans le Pas-de-Calais vit avec ce système de filtrage. "L'eau vient de la nappe phréatique"à plusieurs mètres de profondeurs, explique la septuagénaire. Elle avoue n'avoir eu aucun problème de santé. "L'eau est bonne, moi je la bois."Mais comme les 350 habitants de ce village de la campagne du Cambrésis, Josette devra se résoudre à mettre de côté ce forage, qui fera bientôt parti de l'histoire ancienne. Elle se raccordera bientôt au futur réseau d'eau potable. "C'est à cause de la pompe, j'en ai marre" avoue la Sainsoise. "Quand la pompe est en panne, il n'y a plus d'eau, même pour les toilettes, ce n'est pas normal", fustige Josette. "On est quand même au 21e siècle."

Si le maire a engagé ces travaux pour le raccordement au réseau, c'est parce que les pollutions et les sécheresses ont dégradé la qualité de l'eau en sous-sol. L'investissement, supporté par le syndicat intercommunal, coûtera un millions d'euros, soit plus de la moitié du budget communal. "On va payer mais on sait ce que l'on va donner à nos enfants", justifie Guy de Saint-Aubert, maire depuis 1995, qui joue la carte de la prévention. "Il ne faudrait pas qu'il arrive quelque chose et qu'on ne l'aie pas vu venir." L'édile reconnait que l'eau "est dégradé". "J'aurais préféré dire qu'il n'y a pas de problème, que l'eau est bonne pour des générations. Mais ce n'est pas le cas."  Malgré tout, les habitants récalcitrants pourront conserver leur forage individuel, un système qui fournit de l'eau sans contrôle, mais aussi sans facture.

Par Lionel Gougelot, édité par Cédric Chasseur

Pour conclure

Comme quoi, il n’y pas que..La 4G, pour les plus chanceux, ou encore..La 3G..

L’accès à l’eau courante et l’eau potable est la moindre des choses, en accès, pour tous les habitants de France comme de Navarre..me semble-t-il, non ?..