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La COP 25..pourquoi ?..Pour quoi faire ?..

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COP 25 à Madrid : la planète est dévastée, et ce n’est que le début..

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L'année s'achève sur une décennie de chaleur exceptionnelle, de recul des territoires de glace et de hausse record des niveaux de la mer. Selon l'Organisation météorologique mondiale, 2019 est sur le point d'être la deuxième ou troisième année la plus chaude jamais enregistrée.

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Photo ci-dessus - Au Népal, villageois contraints de quitter leur village en raison de l’impossibilité de faire pousser les cultures, en raison des fontes de glaces © Getty / Taylor Weidman

2019 restera comme l'une des trois années les plus chaudes depuis la moitié du XIXe siècle. La température moyenne de la planète a été environ 1,1 degré supérieure à celle de la période préindustrielle, a annoncé ce mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), à l'occasion de la COP 25 à Madrid

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Les présentations et les festivités peuvent commencer..

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Photo ci-dessus Letizia, en H-M-Conscious-Exclusive, en compagnie de son époux le roi Félippe, à la réception de la COP25.

ESPOIR OU..CAPITULATION ?..

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Photo ci-dessus carte – Infographie plastique à travers le Monde.

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Un tour du Monde inquiétant !

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Photo ci-dessus du voilier "TARA" de cette mission Tara pour le recensement du plastique sur les océans à travers le Monde.

COP 25 à Madrid : "Nous marchons comme des somnambules vers la catastrophe climatique"..

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Photo ci-dessus d'un requin baleine entouré de plastique et ingérant, sans doute, du plastique également.

La COP 25 s'ouvre ce lundi 2 décembre 2019 à Madrid. Pendant dix jours, les pays signataires de l'accord de Paris sur le climat vont tenter de régler leurs points de désaccords et de faire avancer sa mise en oeuvre. Mais il n'est pas évident que les catastrophes climatiques à répétition et les manifestations pour le climat à travers le monde ne soient suffisantes pour accélérer le tempo.

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Photo ci-dessus d'une baleine échouée sur une plage aux Philippines.

(ce n'est pas un..photo-montage..)

"#Time for action": le moment d'agir. Le slogan de cette 25e réunion annuelle de l'ONU sur le climat (COP25) est limpide. "Nous devons accélérer le rythme avec des mesures concrètes", plaide la ministre chilienne de l'Environnement Carolina Schmidt, dont le pays présidera cette COP du 2 au 13 décembre.

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Photo ci-dessus, les risques en bactéries, pour ces personnes exposées sont nombreux.

Les négociateurs entendront-ils le cri des jeunes descendus dans la rue par millions ces derniers mois, inspirés par la jeune militante suédoise Greta Thunberg ?
Nombre d'observateurs craignent que ce rendez-vous, transféré en urgence à Madrid en raison du mouvement social au Chili, ne soit pas à la hauteur de l'urgence. "Cette COP-là risque de ne pas répondre à ces attentes, parce que sur cette question de l'ambition, la réponse ce sera l'an prochain", prédit Lola Valejo, analyste à l'Institut du développement durable et des relations internationale (IDDRI).

L'accord de Paris de 2015 prévoit que les quelque 200 pays signataires révisent d'ici à fin 2020 leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le point de mire de beaucoup d'entre eux est donc pour dans un an. 

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Photo ci-dessus, l'environnement immédiat des plages comme de nombreux pays à travers le Monde s'est très fortement dégradé.

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LA COP 25

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Tant que la Planète sera gérée par la seule « Oligarchie Mondiale » sur les seuls fondements du profit et de l’argent..Aucune amélioration possible, ni..envisageable !..

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COP 25..Les plus gros pollueurs..de la Planète !..

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La Chine, à elle seule, « Number One » on the top parmi les pays les plus pollueurs au Monde !!!

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L’Allemagne, à elle seule, est le sixième pays le plus grand pollueur de la planète, et "premier" plus grand pollueur de l'Europe, grâce à leur extraction comme utilisation d’énergie fossile, en parlant du charbon, ou plutôt..Lignite !!!

En Allemagne, le lignite a encore un avenir..

Le 06 septembre 2010 par Daniel Krajka

Au cœur de la Ruhr, s’étend l’une des plus importants sites à ciel ouvert d’Europe, la mine de Garzweiler dont le lignite assure 6% de la production d’électricité de l’Allemagne. Siemens a fourni les technologies qui permettent de rentabiliser ce combustible sale et peu énergétique.

Le village de Garzweiler dans la commune de Jüchen, maintenant disparu, a donné son nom à la mine de lignite à ciel ouvert Braunkohletagebau Garzweiler, au centre d’un triangle Cologne, Aix la Chapelle , Mönchengladbach.

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RWE Power AG, le grand producteur allemand d’électricité qui gère la mine, entend extraire de 35 à 40 millions de tonnes (Mt) de lignite par an jusqu’en 2045 sur une zone d’exploitation de 48 kilomètres carrés. L’Allemagne est le premier producteur de lignite dans le monde, avec une production annuelle supérieure à 180 Mt. Dotée de réserves évaluées à 56 milliards de tonnes – dont deux tiers dans la région de Cologne, Garzweiler, Hambach et Inden   – elle détient la moitié des réserves européennes, soit 10% du lignite identifié dans le monde. Malgré un pouvoir calorifique inférieur en moyenne de trois fois à celui du charbon, l’exploitation du lignite est indispensable pour maintenir une certaine indépendance énergétique au pays. Ne nécessitant ni importations, ni subventions, les centrales thermiques alimentées par du lignite produisent autant d’électricité que les centrales nucléaires, aime à répéter RWE, le numéro un mondial incontesté du « charbon brun ».

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Durant les 40 prochaines années,   Garzweiler II, entré en service en juin 2006, et les centrales électriques reliées fourniront environ 20 % de l’alimentation en électricité à la Rhénanie-Du -Nord-Westphalie, ce qui correspond à 6 % du total des besoins allemands. Avec un degré d’automatisation particulièrement élevé, cette mine à ciel ouvert est l’une des plus productives d’Europe.

La mine Garzweiler I a été progressivement étendue vers l’ouest, jusqu’à fusionner, avec le site adjacent de Garzweiler II. Contrairement à la plupart des mines à ciel ouvert situés dans d’autres parties du monde, cette mine a été creusée au milieu d’une campagne densément  peuplée. Le déplacement de plusieurs agglomérations – douze villages et leurs 7 600 habitants –, et une autoroute sera nécessaire pour extraire le lignite de Garzweiler II.

Pour rentabiliser un gisement vaste, mais peu rentable, Siemens a fourni ses technologies les plus avancées, tant pour limiter la pollution, optimiser l’extraction, centraliser les opérations et gérer la logistique. Des opérations très primaires – extraire, transporter, remblayer – sont gérées avec une grande sophistication. Située au cœur de l’Allemagne, cette mine est devenue une véritable vitrine du savoir-faire de Siemens.

Sur le site les veines de lignite descendent jusqu’à une profondeur maximale de 210 mètres . Le charbon extrait est ensuite acheminé vers les centrales électriques et les installations de raffinage de charbon – les centrales électriques de Frimmersdorf et Neurath avant tout – par la voie ferrée de RWE, dite « voie ferrée Nord-Sud », ou par des transporteurs à bande contrôlés par un système mis au point par Siemens.

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Un système de convoyage automatisé par Siemens

En 2006, le constructeur allemand a installé 25 sections de convoyage, composées de 60 bandes sur une longueur totale de 85 kilomètres , pour transporter le charbon et le mort-terrain (terre qui ne contient aucune matière utile).

A la station de répartition, charbon et mort-terrain sont distribués aux sections de transport à longue distance. Six têtes de station « avançables » – neuf seront installées au final – sont utilisées pour les transporteurs à bande. Deux systèmes de bande de liaison ont été construits et quatre silos de chaux ont également été installés pour traiter les eaux usées.

Pour assurer l’alimentation en électricité de tous les appareils et systèmes, un appareillage de commutation principal et des lignes aériennes de 110 kV ont été installés. Outre la mise à niveau des installations existantes, Siemens a fourni l’équipement électrique des nouvelles stations d’entraînement des transporteurs.

Le projet englobait aussi la construction d’un système de contrôle des opérations et la connexion finale de l’ensemble des équipements d’automatisation et de conduite de processus. Cette opération a été réalisée en assurant le basculement entre les districts de Garzweiler I et II, sans interrompre la production. Siemens a fourni tout l’équipement d’automatisation pour la surveillance opérationnelle, de même que l’infrastructure de traitement des informations et de communication – depuis la source du signal jusqu’aux applications intranet et SAP. La communication entre les équipements de manutention, les transporteurs à bande et le système de conduite du processus central, transite majoritairement par des câbles de fibres optiques.

Simatic PCS 7 est le système de contrôle de processus de Siemens qui concrétise la vision d'un système universel et totalement intégré. C’est le véritable cerveau central de la mine, contrôlant les différentes phases de son fonctionnement.  

Les convoyeurs à bande de Garzweiler II sont contrôlés par un système de conduite de processus reposant sur Simatic PCS7. Des écrans frontaux ont été programmés pour visualiser les excavateurs, configurer les sections de convoyage et limiter les capacités. L’ensemble des process est visualisé sur onze postes Simatic PCS-7 Multiclients, équipés de deux moniteurs. Les 26 automates programmables Simatic S7-400 contrôlent les 25 voies de roulage et 71 automates programmables sont utilisés dans les 67 contrôleurs de station de transporteur à bande et les quatre appareils de silo. Le système de contrôle est sécurisé contre tout accès non autorisé par un système de droits et de rôles.

Les machines de production et les convoyeurs à bande sont interconnectés par des câbles de fibres optiques reliés au système de contrôle central par un réseau de transmission ouvert (OTN), compatible avec quasiment tous les standards d’interface existants, comme Ethernet industriel, RS 485 et S0. Toutes les informations pour le contrôle de processus, la visualisation et la surveillance sont préparées sous forme de données de processus et d’évaluations. Le cœur de cette évaluation est une image de processus centrale, reprenant toutes les informations   pertinentes de la mine à ciel ouvert. Des valeurs de processus critiques en termes de temps sont enregistrées et archivées dans un cycle de 100 millisecondes. Les systèmes archivent 56 000 messages et 3 300 valeurs analogiques en provenance de toutes les stations de transporteur à bande ainsi que 12 000 messages et environ 600 valeurs analogiques des excavateurs. La fonction d’archivage conserve les données des deux dernières années, permettant à l’opérateur d’établir des prévisions sur la base d’analyses réelles.

Le bâtiment de contrôle des opérations est situé à la station de répartition de Jackerath et constitue le centre névralgique de Garzweiler II. Toutes les informations y sont rassemblées. Le Simatic PCS 7 de Siemens surveille et contrôle tous les processus de convoyage et les mesures de traitement des eaux, assurant qu’ils se déroulent correctement. Grâce au système de contrôle avancé, le système excavateur-convoyeur à bande-épandeur conserve une marge de manœuvre et fonctionne sans à-coup. Toutes les données relatives aux processus, y compris les informations vidéo, sont visualisées sur des postes de travail à terminaux vidéo modernes. Trois espaces de travail affichent les signaux vidéo sur cinq écrans multi-images de 32” . Les signaux sont ainsi affichés dans une grande qualité, conformément aux règles d’ergonomie de l’espace de travail. Les caméras sont également contrôlées à partir de ce centre. Ce projet constitue à l’heure actuelle un des plus grands projets de PCS7 au monde.

Une protection performante des excavateurs

Les excavateurs à roue-pelle utilisés sur les niveaux individuels de la mine à ciel ouvert en terrasse font 240 mètres de long et près de 100 mètres de haut, pour un poids de 13 500 tonnes. Creusant la terre jour et nuit, ils sont manœuvrés par des équipes de quatre à cinq personnes. Le plus grand engin utilisé à Garzweiler II extrait jusqu’à 240 000 mètres cubes par jour. Les déblais et le charbon sont transportés sur des convoyeurs à bande de 2,8 mètres de large jusqu’à la station de répartition. De là, ils sont distribués vers les sections de transport longue distance. Le sable excavé comprend souvent des pierres de différentes tailles et des pièces métalliques. Les bennes de l’excavateur chargent ensuite les déblais sur un transporteur à bande, qui les emporte.

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Détection du métal

En 2007, Siemens a équipé les excavateurs à roue-pelle d’un système de détection de métal et de pierres. Ce système, développé conjointement par RWE et Siemens, est installé directement dans la zone d’impact derrière la roue-pelle. Jusqu’à huit capteurs d’accélération distincts, positionnés sur le mur d’impact, la rampe et les garnitures, détectent l’impact de petites et moyennes pierres projetées contre la tôle. Les capteurs dans les garnitures détectent principalement les grosses pierres, qui ne sont pas projetées contre la tôle en raison de leur poids. Une bobine de détection de métal localise les pièces métalliques. Le système de détection de pierres détermine la position des pierres, qui sont ensuite retirées par un extracteur, ce qui représente un gain de temps et assure une plus grande disponibilité de l’excavateur.

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Détection des pierres

Une automate programmable Simatic S7-400 de Siemens contrôle le système de détection. Un module FM458-1 détecte les points de connexion et les endroits à problème sur la bande, et capte les positions et voies exactes des pierres extraites. Un système WinCC assure la visualisation, affichant les positions précises des découvertes, et archivant les procédures de vérification. Petites et grandes pierres sont triées afin de lancer le calcul et de les diriger vers un extracteur. Cette technique permet un guidage fin des flux de matériaux. Le charbon est charrié vers les centrales électriques, les silos à charbon ou les stations de chargement de train tandis que les mort-terrains sont ramenés vers les épandeurs. C’est l’étape finale du cycle minier. Ils déversent les déblais arrachés à la mine, là où le charbon a été extrait pour préparer la réhabilitation ultérieure du terrain.

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Cependant, une fois le charbon retiré, les déblais ne seront pas suffisants pour combler ce gigantesque trou. La création d’un lac artificiel est une solution classique peu onéreuse pour compléter la remise en état du paysage. Avec une profondeur de 185 m et une superficie de 23 km² on obtiendra un petit lac d’ Annecy (27 km²) d’ici à 2045.

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Photo ci-dessus faussement idyllique, au regard de la réelle situation sur place comme autour.

Une grande partie de la pollution détectée et constatée dans le Nord de la France et une moindre partie dans le nord-est est généré par cette centrale thermique au charbon (Lignite..)comme d'autres..

La COP 25 devait, au départ, avoir lieu au..Chili..

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Là aussi la pollution est bien visible !

Au départ la COP 25 devait se tenir au Chili..

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Mais, comme le pays est sens dessus sens dessous, du fait de manifestations monstres contre le gouvernement, on a préféré tenir le sommet en Espagne et à..Madrid..

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La répression policière avait été critiquée pour la première fois et reconnue par le gouvernement, ce qui n’empêche pas les gens de manifester pour autant !..

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LA COP 25..Les débuts..

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Le secrétaire d’état à l’ONU, en la personne de Mr. Antonio Guttierez, toujours à la manœuvre..

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Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas !

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COP 25 à Madrid : la planète dévastée, et ce n’est que le début..

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Même si les États tiennent leurs engagements de réduction d’émissions, ce sera au moins +3°C d’ici la fin du siècle, alors que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et/ou la fréquence de catastrophes météo comme les canicules, les tempêtes, les sécheresses ou les inondations. En outre, des scientifiques qui travaillent sur de nouveaux modèles climatiques qui serviront de base au prochain rapport du Giec de 2021 laissent présager d’un réchauffement encore plus prononcé que prévu, avec un scénario du pire de +7°C en 2100 (contre des prévisions au pire de +4,8°C précédemment).

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La France..mauvais élève !..

(Elle pollue deux fois plus depuis la COP 21 ! ..)

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COP25, la maison brûle toujours!..

02/12/2019

Les signataires de l'accord de Paris, réunis pour la COP25 à Madrid, sont pressés de toute part d'accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre et espérer encore un peu limiter le dérèglement climatique.

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Le Premier ministre Edouard Philippe à la COP 25 à Madrid• Crédits : Véronique Rebeyrotte

Même si les épisodes méditerranéens dramatiques de ces derniers jours, responsables d'un lourd bilan humain, après des pluies diluviennes et des inondations non moins impétueuses dans le Sud Est de la France ne peuvent être directement attribués au réchauffement climatique, il n'en reste pas moins que la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, tant par leur fréquence que par leur intensité apparaît, bien souvent, comme un signe dramatique supplémentaire de l'urgence à agir aujourd'hui contre le dérèglement climatique. En moins d'un an, pas moins de quatre rapports des scientifiques de l'ONU sur l'état de la planète ont déjà sonné comme de véritables coups de tonnerre, de nature à susciter des appels pressants à des actions aussi immédiates que radicales. Pour ne citer qu'un seul exemple, les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Reste, au-delà ce constat alarmant, à savoir si la vingt-cinquième conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s'est ouverte ce matin à Madrid, offrira autre chose qu'un spectacle médiatisé autour de la reconnaissance, une fois de plus, de la nécessité d'agir.  Pour l'essentiel, cette conférence devra s’assurer que les mesures nécessaires sont bien mises en œuvre pour que l’accord de Paris, signé en 2015, soit respecté. Or, on sait d'ores et déjà que nombre de pays parmi les plus émetteurs de CO2 ne remplissent pas leur part du contrat. Et c'est ainsi que tous les yeux se tournent désormais vers l'Union européenne.

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Véronique Rebeyrotte@VRebeyrotte

"Nous sommes dans un trou profond. Bientôt il sera trop tard pour en sortir". Antonio Gutteres, Secrétaire général de l'ONU.#COP25Madrid

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Photo ci-dessus Mme. Brune Poirson en compagnie du ministre de l’environnement du Gabon Mr. Lee White.

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(je précise en passant que Mme. Brune Poirson aime être "médiatisée" et fait donc la nique à Greta Thunberg de ce fait..)

Elle n'est guère mieux pour cela qu'une certaine Ségolène Royal à une époque !..

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Photo ci-dessus le premier ministre Mr. Edouard Philippe salue le ministre de l’environnement du Gabon Mr. Lee White lors de l’ouverture de la COP 25.

COP25 : LA PLACE DU NUCLÉAIRE DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE MONDIALE

lun 2 déc 2019

NUCLÉAIRE , DÉCRYPTAGE

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Lundi 2 décembre, la COP25 s’ouvre dans un climat tendu à Madrid. Le 28 novembre dernier, le Parlement Européen a décrété l’urgence climatique. Le Parlement appelle la COP25 à “prendre des mesures audacieuses et ambitieuses”. Et la plus ambitieuse de toutes pourrait être une résolution votée en faveur de l’énergie nucléaire. Car avec la mise en place d’un nouveau mix électrique mondial, cette énergie bas carbone* est plus que jamais en bonne position pour devenir le moteur de la transition énergétique.

*Ce n'est absolument pas une énergie "Bas carbone" qu'on se le dise !!!

Le Parlement Européen soutient le nucléaire

Le texte du Parlement Européen revient sur l’importance de l’énergie nucléaire dans le cadre de la transition énergétique et estime que “l’énergie nucléaire peut jouer un rôle dans la réalisation des objectifs climatiques, car elle n’émet pas de gaz à effet de serre et peut également assurer une part significative de la production d’électricité en Europe ; considère néanmoins que, en raison des déchets qu’elle génère, cette énergie nécessite une stratégie à moyen et long terme prenant en compte les avancées technologiques (laser, fusion, etc.) visant à améliorer la durabilité de l’ensemble du secteur”

Valérie Faudon, de la Société Française d’énergie nucléaire (SFEN), François Momboisse, Tristan Kamin et autres experts, consultants ou ingénieurs se sont félicités sur les réseaux sociaux de cette prise de position estimant que le nucléaire est “une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, aux côtés des autres énergies bas carbone.” A l’inverse, Michèle Rivasi, députée européenne, a par exemple expliqué par le biais d’un tweet pourquoi elle a voté contre cette résolution :

 

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Michèle Rivasi 

✔@MicheleRivasi

Alors que la COP25 sur le #climat commence, je vous explique ici pourquoi j'ai dû voter contre la résolution COP25 du Parlement européen en raison d'un amendement pronucléaire. Le #nucléaire ne peut répondre aux enjeux climatiques.https://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/le-nucleaire-nest-pas-une-solution-pour-le-climat …

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Le nucléaire, allié incontournable de la transition énergétique ?

De fait, le mixénergies vertes + énergie nucléaire” est déjà en train de s’imposer dans le paysage énergétique mondial. L’Agence Internationale de l’Energie constate d’ailleurs un surcroît d’intérêt pour l’atome. Elle prévoit qu’en 2040, 36 pays seront alimentés en électricité d’origine nucléaire, contre 31 en 2019.

Les pays à s’engager sur la voie du nucléaire sont plus nombreux que ceux qui en sortent. Parmi ces nouveaux consommateurs, on retrouve des acteurs clés comme la Chine, l’Inde ou encore le Japon. D’autres acteurs historiques (Etats-Unis, Brésil, Afrique du Sud, Russie, Corée du Sud,Royaume-Uni) renforcent leur capacité nucléaire. Et même les pays riches en hydrocarbures (les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite) développent le nucléaire pour produire de l’énergie bas carbone. 2 années d’émissions de CO2 économisées grâce au nucléaire

En 2018, les énergies bas-carbone (nucléaire, hydraulique, solaire, éolien…) ont représenté 32% de la production mondiale d’électricité. Le nucléaire pèse à lui seul 12%. Et pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, cette part devrait encore augmenter. Comme la Société Française de l’énergie nucléaire le souligne, Le secteur électrique explique à lui seul un quart des émissions de gaz à effet de serre.

L’augmentation de la consommation électrique mondiale entraîne une hausse de ces émissions de 3% par an depuis 1990. Pour contrer cette tendance, la SFEN souligne que “Le nucléaire est l’une des rares options disponibles à grande échelle qui permette de réduire les émissions de dioxyde de carbone […]. Depuis sa création, l’énergie nucléaire a permis d’éviter le rejet de 56 gigatonne de CO2, soit l’équivalent de deux années d’émissions.”

En France : 97% d’électricité déjà bas-carbone

Avec le 1er parc nucléaire mondial en proportion de sa population, la France a opté pour une stratégie qui s’avère payante : l’Hexagone a déjà atteint 97% d’électricité bas-carbone grâce à un mix fondé sur plus de 70% de nucléaire et 20% d’ENR. Le nucléaire permet ainsi à la France de respecter les recommandations du GIEC (un mix électrique bas-carbone d’au moins 80% pour contenir le réchauffement climatique).

La SFEN souligne aussi que “La production d’électricité d’origine nucléaire contribue, à son échelle, à ne pas grever le pouvoir d’achat des ménages.” Le prix de l’électricité en France est en moyenne 22% moins cher que dans les autres pays européens. A titre d’exemple, Eurostat observe pour le premier semestre 2019 que les foyers allemands payent un peu plus de 30 centimes d’euros leur KWh ; en France, il est de 17 centimes.

De lourdes attentes sur les épaules de la COP25

“Nous sommes face à une urgence climatique. Nous avons été témoins d’encore plus de désastres climatiques, de l’augmentation des températures et de personnes déplacées à cause des changements climatiques. La jeunesse nous demande une action climatique.” C’est par ces mots que l’ONU a enjoint la COP25 de répondre à l’urgence climatique. Et en effet, les sujets à aborder sont vastes.

La COP25 devra trancher sur la question des marchés carbone, abordée mais non résolue par la COP24. Elle devra aussi évoquer l’assistance aux pays en développement. La COP25 devrait être marquée par les demandes des états du Sud, les plus exposés aux effets du dérèglement climatique. Plusieurs d’entre eux réclament la création d’un fonds pour financer les pertes et dommages subis. L’idée d’une taxe sur les billets d’avions internationaux a déjà été évoquée pour l’alimenter, mais rien n’a encore été décidé.

RÉDIGÉ PAR : LA RÉDACTION

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La méchanceté, gratuite, des hommes politiques, dont gouvernants, tout comme journalistes..aussi et surtout..

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COP25 en Espagne : comment Greta Thunberg peut-elle rejoindre «proprement» l’Europe ?

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Alors qu’elle devait se rendre au Chili depuis les Etats-Unis, Greta Thunberg doit mettre le cap pour Madrid, nouveau pays hôte de la COP25.

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Greta Thunberg, de passage à Los Angeles, recherche un moyen de transport écologique pour rejoindre l’Espagne, en vue de la COP 25.  AFP/J. BROWN

Par Aurélie Sipos

Le 4 novembre 2019 à 16h58, modifié le 4 novembre 2019 à 17h40

Comment traverser l'Atlantique sans exploser son bilan carbone? Greta Thunberg pensait ne pas avoir à se poser la question de façon si précipitée. L'adolescente qui avait rejoint les Etats-Unis en septembre à la voile en vue de la conférence internationale sur le climat doit revoir ses plans. Initialement prévue au Chili, la COP25 est délocalisée à Madrid en raison de la crise sociale qui secoue le pays d'Amérique latine. La jeune fille cherche donc une nouvelle embarcation pour rejoindre l'Europe sans polluer. Un pari compliqué.

« J'ai besoin de trouver un moyen pour traverser l'Atlantique en novembre… Si quelqu'un pouvait me trouver un moyen de transport, je serais extrêmement reconnaissante », a tweeté l'adolescente de 16 ans. « Il s'avère que j'ai traversé la moitié du globe dans le mauvais sens », a-t-elle ironisé.

En avion ?

Évidemment, Greta Thunberg ne veut pas mettre un pied dans un avion pour aller en Espagne. Ce mode transport, jugé trop polluant, émettrait pour le seul trajet Los Angeles- Madrid, en moyenne 2,5 tonnes de C02 selon plusieurs calculateurs en ligne.

En voilier ?

En septembre, Greta Thunberg était arrivée à New York à bord d'un voilier skippé par Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco. Un voyage zéro carbone, « sans énergie fossile et sans émissions », grâce notamment aux panneaux solaires et aux turbines sous-marines installés sur le bateau. Mais c'était s ans compter les billets d'avion pris par l'équipe du voilier, chargée de le ramener en Europe…

En croisière ?

Greta Thunberg pourrait être tentée de se tourner vers une croisière. Sauf que le bilan carbone de ces gigantesques bateaux est loin d'être neutre. Selon le site spécialisé Révolution énergique, le Plan Bleu du Programme des Nations Unies pour l'Environnement a estimé qu'un bateau de croisière qui transporte 5 000 passagers sur un trajet de 9 000 km, émet en moyenne 5 000 tonnes de CO2.

Au mieux depuis Los Angeles par le cap du Panama, le bateau de Greta Thunberg devra parcourir près de 15 000 kilomètres. Par le cap Horn, le parcours grimpe à 25 000 kilomètres. Selon l'itinéraire, le bilan carbone est donc respectivement de 1,66 tonne de C02 ou 2,75 tonnes de C02.

Aller vers la côte est

Seule solution pour réduire le temps de trajet et les émissions, traverser les Etats-Unis pour aller vers la côte est. Depuis Miami par exemple, des croisières proposent de rejoindre Barcelone - un trajet d'environ 8 000 kilomètres - en 15 jours. Mais la encore, il faudra trouver un moyen de transport écologique pour rejoindre l'est. C'est en tout cas l'option que semble privilégier la militante écolo. Sur Twitter, elle annonce être partie depuis vendredi « à travers les beaux états du sud pour rejoindre l'est et espérer trouver un moyen de transport pour la COP25 ».

 

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Greta Thunberg

✔@GretaThunberg

Since Friday afternoon I’ve been traveling east through the beautiful southern states in the USA to get to the east coast and hopefully find a transport to COP25 in Madrid...

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En porte-conteneurs ?

En dernier recours, et comme elle l'avait envisagé dans un premier temps, Greta Thunberg pourrait embarquer dans un porte-conteneurs.Ce mode de transport permet de ne pas engendrer de pollution supplémentaire. Mais c'est le temps qui pourrait jouer contre elle. Une traversée moyenne depuis Los Angeles vers l'Espagne en cargo prend 45 jours, 29 depuis la côte est. Sauf que la COP25 démarre le 2 décembre, jusqu'au 13 décembre.

Bien fait !.. pour les mauvaises langues !..

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Finalement Greta Thunberg accoste à Lisbonne pour assister à la COP25..

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Photo ci-dessus, Greta Thunberg a débarqué à Lisbonne après avoir traversé l’Atlantique à bord d’un voilier pour se rendre depuis les Etats-Unis à la COP 25 à Madrid©KEYSTONE /AP/PEDRO ROCHA

03.12.2019

Greta Thunberg, l'adolescente suédoise devenue l'égérie de la défense de l'environnement, a débarqué mardi à Lisbonne après avoir traversé l'Atlantique à bord d'un voilier pour se rendre depuis les Etats-Unis à la COP 25 à Madrid, a constaté l'AFP.

Après vingt jours en mer, La Vagabonde, le catamaran de 14 mètres dans lequel elle a fait le voyage, a accosté vers 13h45 sur le quai d'une marina de la capitale portugaise, où plusieurs de dizaines de militants écologistes l'attendaient depuis plusieurs heures.

La Suédoise de 16 ans, qui ne prend pas l'avion pour limiter son empreinte carbone et qui a dû faire face à un vent contraire pour entrer dans l'estuaire du Tage, devait s'exprimer devant les médias à l'issue d'une cérémonie d'accueil en présence du maire de Lisbonne, Fernando Medina.

Selon l'un de ses porte-parole, l'adolescente n'a pas encore décidé quand et comment elle quittera le Portugal pour se rendre à Madrid. L'une de ses possibilités est le train de nuit reliant la capitale portugaise à la capitale espagnole.

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Renommée mondiale

Greta Thunberg avait traversé l'Atlantique en bateau une première fois pour se rendre au sommet de l'ONU sur le climat à New York en septembre puis à la COP25 qui devait initialement avoir lieu au Chili.

Mais le pays latino-américain a renoncé à accueillir cette rlisboéunion en raison d'un mouvement social sans précédent et a été remplacé au pied levé par l'Espagne. La Suédoise a donc dû remettre le cap sur l'Europe à bord de La Vagabonde, qui est parti le 13 novembre de Hampton, en Virginie (est des Etats-Unis).

Madrid accueille depuis lundi la réunion annuelle de l'ONU sur le climat COP25, où les représentants des quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris sont pressés de toutes parts d'accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de CO2.

Greta Thunberg a acquis une renommée mondiale après avoir lancé en août 2018 des "grèves de l'école pour le climat", une initiative suivie depuis à travers le globe.

Après le sommet de l'ONU sur le climat en septembre à New York, où elle a dénoncé l'inaction des dirigeants mondiaux, elle a participé à des manifestations organisées dans plusieurs villes d'Amérique du Nord. Elle doit se joindre à la marche pour le climat vendredi à Madrid.

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LA COP 25

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Seulement un rendez-vous entre copains, et sinon..gens biens ?..

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COP 25 : les petits États s'engagent de plus en plus, les gros à la traîne..

par Célia Quilleret publié le 2 décembre 2019 à 6h14

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La COP25 s'ouvre ce lundi à Madrid. Et cette année, si certains petits États font figure de bons élèves, les plus gros pollueurs restent à la traîne dans leurs ambitions. Les pays doivent s'entendre sur des ambitions climatiques revues à la hausse.

Alors que la COP 25 s'ouvre tout juste ce lundi à Madrid, les ONG mettent la pression sur les pays du G20, les plus gros pollueurs de la planète. Elles estiment que cette conférence des parties est "la dernière marche" avant la COP de Glasgow, plus importante encore, l'an prochain. 

En septembre, 68 pays se sont engagés à New-York à réduire encore plus leurs émissions de gaz. Mais ces petits États ne représentent que 8% des émissions mondiales : il s'agit, entre autres du Mali, du Togo ou des Îles Marshall. En face, les pays du G20, qui n'ont pas pris de tels engagements, sont responsables de 80% des émissions. 

"Il nous reste dix ans pour agir et limiter le réchauffement à 1,5°C. Ces pays les plus émetteurs, la Chine, l'Inde, l'Union européenne et les États-Unis doivent augmenter leurs objectifs de réduction d'émissions, ils doivent faire leur part de l'effort. On a besoin de cette réponse urgente et ambitieuse", explique Lucile Dufour, du Réseau action climat.

Les pays du sud attendent de l'aide des pays développés

Paradoxe : les pays du sud sont souvent les principales victimes du dérèglement climatique. L'aide à leur apporter est un autre enjeu de cette COP. Pour Armelle Lecompte, d'Oxfam France, ils sont en droit d'attendre plus d'aide des pays développés : "Le Mozambique a été touché coup sur coup par deux cyclones, ça lui a coûté, en plus des vies humaines, un cinquième de son PIB.C'est l'équivalent de 23 ouragans Katrina qui auraient touché les États-Unis", explique-t-elle. 

Les ONG estiment que les pays en développement ont besoin de 300 à 700 milliards de dollars d'ici 2030 pour compenser les dommages liés au changement climatique.

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L’Afrique compte faire entendre sa voix lors de la COP 25..

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Climat : L’Afrique compte faire entendre sa voix lors de la COP 25 à Madrid 

3 décembre 2019

La 25ème conférence de l’ONU sur les changements climatiques “COP 25” s’est ouverte, lundi 2 décembre à Madrid, avec la participation de 200 pays représentant les différents continents du monde dont l’Afrique, qui semble bien déterminée, cette année, à faire entendre sa voix.

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Photo ci-dessus, le groupe des négociateurs africains vient de formuler une demande spéciale visant à reconnaître l’Afrique comme étant un continent à besoins et circonstances spécifiques.

“Les pays africains réclament aujourd’hui un statut particulier au même titre que les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires reconnus, par l’accord de Paris, comme les régions les plus affectées par les dérèglements climatiques”, explique à l’agence TAP, Mohamed Zmerli, Point focal de la Tunisie pour la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Il s’agit, d’après lui, de mettre l’accent sur la vulnérabilité des pays africains aux changements climatiques outre les problématiques économiques liées à ces dérèglements.

“Ce statut spécifique leur permettra un accès prioritaire à l’appui technologique, au renforcement des capacités ainsi qu’au financement”, fait-il remarquer.

L’inscription de cette demande à l’ordre du jour de la COP 25 et de la réunion des parties à l’accord de Paris (CMA) a attisé certains tensions et clivages avec certains pays qui se sont opposés clairement à cette demande et réclamé, eux aussi, de bénéficier du même statut.

Il s’agit des groupes du groupe de l’Alliance indépendante de l’Amérique latine et les caraïbes (AILAC) présidée par le Honduras et le groupe d’intégrité environnementale (GIE) dirigé par la Suisse.

Des négociations dans l’impasse

A entendre le conseiller du groupe des négociateurs africains, Kamel Djemouai, ces groupes considèrent que certains pays africains comme la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria jouissent d’un certain niveau de développement économique et ne sont donc pas éligibles à certains financements.

Ce qui semble également incompréhensible, renchérit-t-il, est le fait que le président du groupe des pays moins avancés (PMA) qui comprend des pays africains a rejeté notre demande qui, en contrepartie, a été fortement soutenue par l’Arabie Saoudite, chef de file du groupe arabe.

Néanmoins, selon lui, la présidente de la COP 25, Carolina Schmidt Zaldivar, avait annoncé que des consultations informelles seront lancées afin de parvenir un consensus qui permettra à l’Afrique d’être considéré comme un continent à besoins spécifiques, conformément aux dispositions de la CCNUCC.

En somme, les négociations s’annoncent “ardues” et “tendues”, estime Rafik Aini, délégué tunisien et négociateur en chef du groupe africain pour l’agriculture. Cependant, le groupe africain demeure “résolu”, insiste-t-il, à faire valoir ses intérêts et à tirer son épingle du jeu durant ces deux semaines marathon de pourparlers climatiques.

Une demande visant à accorder plus d’attention à l’adaptation dans l’agenda de la COP 25 et de la CMA a également été formulée par notre groupe, souligne-t-il.

“Les pays africains contribuent très peu aux émissions des gaz à effet de serre, mais malgré ça, nous sommes les plus concernés par les effets des changements climatiques”.

Raison pour laquelle, assure-t-il, les pays du groupe africain demandent à ce que les financements soient davantage orientés vers des projets de résilience aux changements climatiques.

Bien que l’ensemble des 54 pays d’Afrique ne contribue qu’à hauteur de 4% aux émissions mondiales de GES (gaz à effet de serre), selon les données de la Banque Mondiale, le continent est très vulnérable aux effets des changements climatiques et de la variabilité météorologique, dont les impacts sont déjà tangibles.

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COP25 : organisation éclair à Madrid..

Par Euronews • Dernière MAJ: 02/12/2019 - 10:42

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Le Centre des congrès à Madrid, où la COP25 est organisée, le 1er décembre 2019. -

CRISTINA QUICLER / AFP

Sauver l'accord de Paris sur le climat. C'est l'un des enjeux de la COP25 qui débute ce lundi à Madrid. Au rythme actuel, l'engagement à maintenir le réchauffement sous la barre des 2, voire des 1,5 %, ne sera pas tenu. C'est donc un relèvement des objectifs qui est attendu.

En amont, Madrid a relevé un tout autre défi : organiser la COP en quelques semaines, après la défection du Chili en proie à un mouvement de contestation. Le Chili n'en présidera pas moins la conférence. Et c'est tout naturellement, confie le diplomate Jose Manuel Albares, que le choix de l'Espagne s'est imposé.

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WMO | OMM

✔@WMO

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#Greenhouse gas concentrations hit a new record high.
Future generations will face increasingly severe impacts of #climatechange, incl rising temperatures, extreme weather, water stress, sea level rise, ocean acidification, disruption to ecosystems. #COP25https://bit.ly/33j132K

« L'élément fondamental a été le souhait du Chili en faveur de l'Espagne, l'amphitryon a décidé que l'Espagne était la mieux placée, explique-t-il. Le deuxième élément a été la proximité, le fait que nous appartenions à la communauté ibéro-américaine. C'était à l'Amérique latine d'accueillir la COP et l'Espagne était la plus proche des Latino-américains. Le troisième facteur a été l'engagement de l'Espagne en faveur du multilatéralisme. »

25.000 participants venus de près de 200 pays sont attendus. Une manne pour l'économie madrilène mais aussi une incitation parmi les entreprises à faire plus pour pour limiter leur empreinte carbone. C'est en tout cas ce qu'assure Cristina Rivero, représentante du patronat.

« Les entreprises de tous les secteurs ont fait un point pour savoir où elles en étaient en termes d'impact climatique, dit-il. C'est que je dis aux consommateurs qui nous interrogent de plus en plus sur le sujet. Et au niveau de la sensibilisation de la population, je crois que c'est aussi important d'accueillir le sommet à Madrid. Depuis l'annonce, on en parle tous les jours aux actualités. Sans cela, le niveau de sensibilisation ne serait pas le même. C'est quelque chose de très positif. »

La COP25 se tient jusqu'au 13 novembre. Elle a été précédée la semaine dernière d'une résolution du Parlement européen sur l'urgence climatique.

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La COP25 commence à Madrid mais l'Accord de Paris, signé lors de la COP21, est loin d'être respecté !..

 02/12/2019 à 11h19

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CARTE - Une étude démontre que les trois quarts des pays ayant signé l'accord de Paris lors de la COP21 ne respectent pas leurs engagements.

La COP25 démarre ce lundi 2 décembre à Madrid, quelques semaines à peine après la décision de ne pas l'organiser au Chili, où elle était initialement prévue.

"Time for action": c'est le slogan de cette 25e réunion annuelle de l'ONU sur le climat. Pourtant, quatre ans après la COP21 qui avait eu lieu en France, l'Accord de Paris signé en 2015 est toujours loin d'être respecté, à en croireune étude réalisée par l'ONG Fundacion Ecologica Universal (FEU).

En regardant au cas par cas les objectifs fixés par chaque pays, la FEU a pu déterminer les "bons" et les "mauvais" élèves. Et le résultat est aberrant. Sur 197 pays, 127 ne les respectent pas, dont des géants comme la Chine, les Etats-Unis ou l'Inde, qui figurent parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Treize autres (dont la Russie, la Turquie, l'Iran...) ne se sont toujours pas engagés à l'heure actuelle. 

L'Europe isolée face à l'urgence climatique

Selon l'étude, seules 36 nations, principalement européennes, respectent pour l'instant leurs engagements. La situation est plus contrastée dans 21 autres pays, dont le Canada, le Brésil ou l'Australie, qui doivent fournir plus d'efforts pour tenir le cap fixé à Paris.

La carte ci-dessous détaille les conclusions de la FEU, qui se basent sur plusieurs critères, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays ayant signé l'accord de Paris respectent-ils leurs engagements?

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source: Universal Ecological Fund •    A Flourish data visualisation

L'Europe semble donc bien seule dans sa lutte dans contre le réchauffement climatique. Seul les Balkans et quelques Etats de l'est du continent (Géorgie, Biélorussie, Arménie...) y font figure de mauvais élèves aux yeux de la FEU.

Quant à la Russie et la Turquie, les deux pays ne se sont pas encore engagés à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre (GES). Une décision qu'aurait probablement pris Donald Trump s'il avait été au pouvoir au moment de la ratification du texte, en 2016.

Les Etats-Unis se retirent de l'accord de Paris... mais ont déjà commencé à augmenter leurs émissions de GES

A l'été 2017, le président américain revenait sur la décision de son prédécesseur Barack Obama, et annonçait sa volonté de se retirer de l'accord de Paris. Le processus de retrait a été officiellement déclenché au début du mois de novembre 2019, mais ne sera pas effectif avant le 4 novembre 2020. 

Un acte symbolique puisque dans les faits, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse aux Etats-Unis cette année, ce qui représente une première depuis 2005.

Bien qu'ils soient les premiers à avoir acté officiellement leur départ, les Etats-Unis sont loin d'être les seuls à bafouer complètement les principes négociés fin 2015.

La Chine et l'Inde augmentent elles aussi leurs émissions de GES

Comme le rappelle L'Express, les émissions de GES chinoises - qui représentent à elles seules un quart des émissions planétaires - ont augmenté de 80% entre 2005 et 2018. Mais le plus inquiétant est à venir car cette progression devrait durer au moins jusqu'en 2030.

L'hebdomadaire pointe également du doigt l'Inde - troisième plus gros émetteur de GES au monde - dont les émissions ont évolué de 76% sur la même période. Elles aussi devraient progresser durant les dix prochaines années.

Une COP25 inutile?

Nombre d'observateurs craignent que la COP25 ne soit pas à la hauteur de l'urgence. Pour que l'espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C, ambition idéale de l'accord de Paris, ne s'envole pas, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l'an prochain et ce jusqu'à 2030. Mais pour l'instant, il n'y a aucun signe laissant penser que ces émissions, qui augmentent chaque année, commenceront à baisser.

Vu l'ampleur de la tâche, "nous ne pouvons pas attendre jusqu'à la COP26", estime Carlos Fuller, négociateur en chef pour le groupe des Etats insulaires, particulièrement vulnérables au dérèglement climatique. La COP26 aura lieu en 2020 à Glasgow, en Ecosse.

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La COP25 à Madrid débute par le constat du retard pris en matière d'objectifs

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La COP25 se déroule à Madrid sous présidence chilienne (logo : Cop25)

ESPAGNE. Madrid accueille du 2 au 13 décembre 2019 la Conférence climat des Nations unies (COP25) avec comme slogan "Time for action". La capitale espagnole s'est substituée à Santiago de Chile au Chili, plongé dans une crise sociale, qui a renoncé à organiser l'événement mais qui en conserve la présidence. Une quarantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement sont présents. 

La COP25 ouvre alors que les 196 pays signataires de l'Accord de Paris en 2015 n'ont plus qu'un an pour respecter leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et se trouvent bien loin des objectifs alors fixés pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°Celsius. Au rythme actuel, la température devrait augmenter de 4 ou 5° d'ici à la fin du siècle. 2019 figurera d'ailleurs dans le Top 5 des années les plus chaudes. 

Dimanche 1er décembre 2019, Antonio Guterres a dénoncé ce retard de la communauté internationale. "L'espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup", a lancé le secrétaire général des Nations unies appelant à mettre fin à cette "guerre contre la nature." Selon lui, "le changement climatique n'est plus un problème à long terme, nous sommes confrontés maintenant à une crise climatique. Le point de non-retour n'est plus loin à l'horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse (...) Les plus fors émetteurs mondiaux (de CO2) ne font pas leur part, et, sans eux, notre objectif n'est pas atteignable.

Seuls soixante-huit pays ont accepté de revoir leurs engagements à la hausse, mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales. 

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La COP25 s'ouvre à Madrid sous le mot d'ordre "#TimeforAction"

La 25e conférence climat de l'ONU, prévue dans un premier temps au Chili, se tient en Espagne pendant deux semaines. 

AFP

INTERNATIONAL  02/12/2019 05:08 CET

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CRISTINA QUICLER VIA GETTY IMAGES

COP25 - L’Humanité, qui subit les assauts du dérèglement climatique, a presque atteint le “point de non-retour”, mais la 25e conférence climat de l’ONU(COP25), à partir de ce lundi 2 décembre à Madrid, risque de ne pas répondre aux appels pressants à des actions immédiates et radicales.

Rapports alarmants des scientifiques, désobéissance civile de citoyens, défilés de jeunes par millions... Depuis un an, les pays signataires de l’accord de Paris sont la cible d’une pression sans précédent que résume le mot d’ordre de ces deux semaines de réunion: #TimeforAction.

“Nous ne pouvons plus remettre à plus tard l’action climatique”, a confirmé la ministre espagnole de l’Environnement Teresa Ribera, dont le pays accueille au pied levé la COP25 après le désistement du Chili, qui assure toutefois sa présidence.

Ce même message a été martelé sans relâche par l’ONU à l’approche du rendez-vous. “Le point de non-retour n’est plus loin à l’horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse”, a déclaré dimanche son secrétaire général Antonio Guterres, dénonçant des engagements “totalement insuffisants” contre le réchauffement. “Depuis des décennies, l’espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup. Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature”, a-t-il lancé.

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António Guterres

✔@antonioguterres

The human species has been at war with the planet.

Now the planet is fighting back.

Climate change has escalated into a global climate emergency.

But my message at #COP25 is not one of despair, but one of hope and successful #ClimateAction. http://bit.ly/2LdemeL

Des mauvais élèves

Quelques jours plus tôt, le Programme de l’ONU pour l’environnement portait un coup aux espoirs d’atteindre l’objectif idéal de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l’an prochain et jusqu’à 2030. Alors qu’il n’y a aucun signe qu’elles commencent à baisser.

Le monde a déjà gagné environ 1°C, entraînant une multiplication des catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire va augmenter l’ampleur des dérèglements.

Or au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu’à 4 ou 5°C d’ici à la fin du siècle. Et même si les États respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3°C.

Ce qui manque toujours, c’est la volonté politique”, a déploré Antonio Guterres, pointant en particulier du doigt, sans les nommer, les pays les plus émetteurs de CO2,qui ne font pas leur part”. “Certains pays comme la Chine et le Japon donnent des signes de leur réticence à augmenter leur ambition”, a estimé Laurence Tubiana, architecte de l’accord de Paris.

Quant aux États-Unis, ils viennent de confirmer leur retrait de cet accord l’an prochain, même si le “peuple américain” est engagé contre le changement climatique, a assuré l’influente présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, qui devrait être lundi à Madrid.

Les pays du Sud attendent plus d’aide

Dans ce contexte, les yeux se tournent vers l’Union européenne et son tout nouvel exécutif qui sera présent lundi, aux côtés d’une quarantaine de chefs d’État et de gouvernements, dont une quinzaine de l’UE.

La Commission européenne, dont la nouvelle présidente Ursula Von der Leyen s’est engagée pour un “green dealeuropéen, “est le nouvel élément politique de la COP25″, note ainsi Laurence Tubiana. Elle espère que, lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les 28 pourront s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Mais même dans ce cas, il faudra encore attendre 2020 pour que l’UE présente une révision de ses ambitions à plus court terme.

Aujourd’hui, seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d’émissions de CO2 en 2020, avant la COP26 à Glasgow. Mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts.

Les décideurs doivent montrer qu’ils se préoccupent des communautés vulnérables les plus à risque, et pas des industries puissantes et motivées par le profit”, a plaidé Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International.

Outre les actions, les pays du Sud attendent de leur côté plus d’aide et de soutien des pays du Nord pour faire face aux impacts du changement climatique.

Nous appelons ceux qui sont le plus responsables de cette crise à honorer leur responsabilité envers les plus vulnérables, en ne sacrifiant pas les États insulaires en voie de développement”, a ainsi plaidé le groupe Aosis, représentant ces petites îles particulièrement menacées par la montée des océans.

COP25 : "Les atolls les plus vulnérables comme mon pays sont déjà dans le couloir de la mort", alerte la présidente des Iles Marshall..

Cette nouvelle conférence environnementale doit permettre des mesures pour respecter l'accord de Paris et limiter l'augmentation moyenne de la température mondiale aussi près que possible de 1,5 °C.

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La présidente des îles Marshall Hilda C. Heine le 23 septembre 2019 à New York. (JOHANNES EISELE / AFP)

La COP25 s'est ouverte, lundi 2 décembre à Madrid, pour deux semaines. La 25e conférence des Nations unies sur le climat se tient au moment où des appels en faveur de mesures politiques décisives contre le réchauffement se font de plus en plus pressants. Les discussions débutent dans un contexte marqué notamment par la multiplication, cette année, des feux de forêts, notamment en Australie et en Amazonie.

 Un espoir porté par la jeunesse. Pour Michal Kurtyka, ministre polonais du Climat qui a dirigé la COP24, les jeunes générations ont pris conscience de l'urgence de la situation : "Ils ont le courage de prendre la parole et de nous rappeler que cette planète nous a été léguée par nos parents et que nous devrons, nous aussi, la léguer aux générations futures."

Objectifs climatiques. La COP25 doit permettre de prendre les dernières mesures nécessaires au respect des engagements pris à Paris en 2015. L'accord, censé maintenir l'augmentation moyenne de la température mondiale aussi près que possible de 1,5 °C, entrera dans une phase décisive l'année prochaine.

 "Une crise climatique globale", selon António Guterres. "Le point de non-retour n'est plus à l'horizon. Il est en vue et fonce vers nous", a prévenu le secrétaire général de l’ONU, à la veille de l'ouverture de cette nouvelle conférence environnementale.

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COP 25 à Madrid : la planète dévastée, et ce n’est que le début !..

A LA UNE ENVIRONNEMENT 

Publié le 27/11/2019 à 7h19. Mis à jour le 02/12/2019 par SudOuest.fr avec AFP.

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Les deux calottes glaciaires, en Antarctique et au Groenland, ont perdu en moyenne 430 milliards de tonnes chaque année depuis 2006. 

TORSTEN BLACKWOOD / AFP

L’Humanité, qui subit les assauts du dérèglement climatique, a presque atteint le « point de non-retour ». La 25e conférence climat de l’ONU (COP25) qui s’ouvre ce lundi à Madrid, risque de ne pas répondre aux appels pressants à des actions immédiates et radicales.

Records de chaleur, multiplication des catastrophes météo, fonte des glaces, déclin de la nature… Les preuves de l’impact dévastateur des activités humaines sur la planète s’accumulent, attestant de l’urgence à agir en particulier contre le dérèglement climatique. En moins d’un an, quatre rapports des scientifiques de l’ONU sur l’état de la planète ont sonné comme des coups de tonnerre réveillant des citoyens du monde entier. Un constat alarmant qui met la pression sur les signataires de l’Accord de Paris sur le climat, réunis à partir de lundi à Madrid pour la COP25. État des lieux.

Records de chaleur

Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Avec notamment le mois le plus chaud de l’histoire en juillet, 2019 devrait rejoindre le top 5 et pourrait même se classer 2e ou 3e, selon l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA. Et ce n’est que le début. Le monde a gagné environ 1°C depuis l’ère préindustrielle. Mais si le mercure continue de grimper au rythme actuel sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre, le seuil de +1,5°C, objectif idéal de l’Accord de Paris, devrait être atteint entre 2030 et 2052, selon les experts climat de l’ONU (Giec).

Même si les États tiennent leurs engagements de réduction d’émissions, ce sera au moins +3°C d’ici la fin du siècle, alors que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et/ou la fréquence de catastrophes météo comme les canicules, les tempêtes, les sécheresses ou les inondations. En outre, des scientifiques qui travaillent sur de nouveaux modèles climatiques qui serviront de base au prochain rapport du Giec de 2021 laissent présager d’un réchauffement encore plus prononcé que prévu, avec un scénario du pire de +7°C en 2100 (contre des prévisions au pire de +4,8°C précédemment).

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Pour conclure

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Il est toujours..minuit moins le quart, qu’on se le dise, qu’on le veuille ou pas, sans efforts sérieux consentis, de part et d’autre, et par tous les pays pollueurs comme émetteurs de gaz à effets de serre, il n’y aura..malheureusement..aucune amélioration !!!...

Aucun retour en arrière..possible !

DLS RVP LIBE DESSIN WILLEM

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