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Réforme des retraites..réveillez-vous !..

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LA France EN COLÈRE !

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La colère est dans tous les esprits, et pas que.. « Gilets jaunes »..

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Sur la chaîne BFM/TV:

(dimanche 8 décembre 2019..)

Réactions et réponses apportées par Xavier Bertrand..

Retraites: Il n'y a pas de projet. C'est un "flou" magistral, de la part du gouvernement.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Notre système, aujourd'hui, ne comporte pas assez de justice sociale.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Il faut avoir le courage de dire, à terme, il faudra ou devoir travailer plus longtemps.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Les Régimes spéciaux, aujourd'hui et demain, ne se justifient plus.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: En 2030 on ne pourra pas payer les retraites de tout le monde.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Avec Macron..L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin..

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Le cauchemar de Macron..

La hantise de voir resurgir..Les Gilets Jaunes ! ..

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POWER TO THE PEOPLE !!!

Le Pouvoir au Peuple !

Si le Peuple est uni..il est plus fort !

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Philippe Martinez (CGT) : « Avec la retraite par points, vous ne savez pas combien vous toucherez »

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Précarité et misère chez les retraités !..

Avec l’augmentation de la C.S.G. de 1,7 %, on a appauvri un tas de Françaises et de Français !

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Nombre de retraités vivent avec 400€/mois, les migrants ont le gîte, le couvert, et 513€/mois..

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Photo ci-dessus d’un retraité dans la rue, obligé d’avoir recours à la mendicité.

Article publié le 11.07.2015

France :

Une nation préférant l’étranger aux siens, voilà ce qu’est devenue la France de 2019*. Un pays où l’autochtone pour ne subir ni brimades ni humiliations se doit de s’assimiler à l’autre. Son identité et son éducation française sont bannies car haïes par la horde de primo-arrivants déchainés venant des contrés où l’obscurantisme est érigé en culture d’Etat.

* Cela fait bien 35 ans que cela est comme cela et d'avantage depuis les 20 et surtout..10 dernières années !...

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Réforme des retraites : ces concessions que pourrait faire le gouvernement

Par Julien Chabrout. publié le 06/12/2019 à 18:16

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Entre 800 000 et 1 500 000 de personnes ont manifesté dans toute la France jeudi 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites.afp.com/NICOLAS TUCAT

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/reforme-des-retraites-ces-concessions-que-pourrait-faire-le-gouvernement_2110149.html

Avec cette nouvelle réforme sur les retraites le gouvernement souhaite mettre un frein et éliminer les retraites complémentaires..tout simplement !

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.revolutionpermanente.fr/Reforme-des-retraites

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Le gouvernement pris au piège !..

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Ils veulent faire comme pour les « Gilets jaunes »..

Laisser « pourrir » la grogne, et passer..la vague..

Edouard Philippe dos au mur : Pas de négociation, il faut massifier la grève !

Au lendemain de cette première journée historique de mobilisation, Édouard Philippe a avancé sa prise de parole initialement prévue mercredi prochain. Le premier ministre a cherché à passer la pommade pour mieux chercher à diviser les travailleurs du transport et de l’Education. Encore un diviser pour mieux régner, une tentative qui cache mal les difficultés face au mouvement de grève massif qui se dresse face à lui. Le gouvernement est dos au mur, ce n’est pas le moment de négocier mais d’enfoncer le clou !

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En difficulté, le gouvernement cherche à reprendre l’initiative

Après la journée historique du 5 décembre, le gouvernement cherche à tout prix à reprendre l’initiative. Dos au mur, c’est maintenant le mouvement social, les travailleurs en grève reconductible, qui dictent le calendrier du gouvernement. En avançant sa prise de parole prévue initialement mercredi prochain pour annoncer « l’architecture globale de la réforme », le chef du gouvernement se doit d’occuper le terrain et de répondre à la population qui aujourd’hui rejette très massivement la réforme des retraites et soutien le mouvement de grève par 69 %. Un soutien en hausse.

En ce sens, conformément aux propos d’Emmanuel Macron qui brille par son silence, évitant ainsi de se retrouver dans l’œil du cyclone, le premier ministre a tenté de jouer l’apaisement. Face à la mobilisation extrêmement massive, il s’agissait de prendre acte de l’inquiétude de la population. A en croire Edouard Philippe, les français n’auraient pas bien compris la réforme, se laissant ainsi manipuler par les « fakes news » et autres faux « simulateurs ». En somme, comme le dit Blanquer : « certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout ».

Diviser pour mieux régner

(Une devise chère à..Napoléon !..)

Ensuite le premier ministre a cherché à diviser une nouvelle fois le monde du travail, reprenant encore une fois le diviser pour mieux régner. Entre ceux en grève reconductible comme les grévistes des transports qui perdront leurs régimes spéciaux et les enseignants et professeurs de l’Education pour lesquels il a affirmé qu’il n’y aurait aucune baisse de pension.

D’un côté, les cheminots corporatistes jusque-boutiste se refusant à tout dialogue même autour d’une « transition », de l’autre les travailleurs de l’Education largement manipulée par les faux simulateurs…En somme, le gouvernement cherche à diviser un nouveau front qui s’est montré d’une unité entre les secteurs du transport et de l’éducation par la grève et par la rue. Pour cela, il lui faut déminer la colère qui monte chez les enseignants.

La com*qui masque mal les difficultés du gouvernement

Habitué à être maitre des horloges, le gouvernement doit prendre acte qu’il n’a pas réussi à enjamber le « mur du 5 décembre ». Et pour cause, cette journée historique du 5 décembre est annoncée comme le plus massif démarrage d’un mouvement social, plus fort qu’en 1995.

De la sorte, le gouvernement doit répondre du tac o tac pour éviter de perdre pied et de laisser l’espace aux manifestants qui comptent bien en finir avec cette réforme comme l’illustre le fait que plus de 10% des enseignants sont en grève reconductible ce vendredi 6 décembre. Le danger, c’est que coagule et se massifie la reconductible, qui commence y compris à faire ses adeptes dans le secteur du privé.

Ce qu’illustre cette accélération dans la communication est donc bien l’illustration des faiblesses du gouvernement face au mouvement social qui s’annonce. Il tente de ne pas laisser l’espace aux grévistes qui aujourd’hui exprime une détermination sans faille.

Pas de négociations ! Enfoncer le clou !

Ainsi plutôt que de tergiverser en acceptant des rencontres avec le gouvernement comme l’illustre les directions syndicales, ce dont il s’agirait serait d’enfoncer le clou. Il ne s’agit nullement de trainer dans les salons de Matignon mais d’œuvrer à généraliser la grève. Construire la grève générale pour faire non seulement reculer le gouvernement sur sa réforme des retraites, mais aussi pour en finir avec Macron et son monde !

*La « com »..spécialité de Macron et de ce gouvernement !...

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.revolutionpermanente.fr/Edouard-Philippe-dos-au-mur-Pas-de-negociation-il-faut-massifier-la-greve

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Gilles Raveaud : « La réponse au déficit du régime des retraites, c’est l’emploi : il faut embaucher des jeunes qui cotisent »

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La réforme des retraites se justifie-t-elle ? L’argument du déficit est-il recevable ? Quels financements pour les retraites de demain ? L’économiste Gilles Raveaud, professeur à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8-Saint-Denis, est l’invité de #LaMidinale.

Sur le fonds de réserve des retraites  
« Lionel Jospin avait mis en place un fonds de réserve des retraites avec 35 milliards sur le compte. Et les caisses complémentaires privées, AGIRC et ARRCO qui ont fusionné, disposent de 116 milliards de réserve. Donc on a un total de réserve de 150 milliards. »
« En 2018, le régime général des retraites en France est à l’équilibre. »
« Le déficit annoncé pour 2022/2025 n’est que de quelques milliards. »
« Ce qui se passe, c’est comme si vous aviez 100 euros de découvert à la fin du mois, que vous aviez 15.000 euros d’épargne et que vous paniquiez parce que vous n’allez pas pouvoir finir le mois. »

 Sur la réforme des retraites 
« C’est une réforme machiavélique parce que le montant des retraites va baisser, sans qu’on le dise. L’immense majorité des gens ne décide pas la durée de cotisation. Certains ne peuvent pas bosser davantage, ça ne dépend pas d’eux : ça dépend de leur état physique, de leur santé mentale, des maladies. »
« Le vrai problème qui va venir, c’est la pauvreté des retraités. »
« Il est aberrant de dire qu’il faut que tout le monde bosse plus alors qu’on a aujourd’hui des millions de gens qui sont laissés sur le bord de la route et qui voudraient travailler. »
« Personne ne fait le lien entre le pseudo-déficit des retraites et le chômage - alors que c’est une évidence. »

 Sur le rapport cotisants/retraités 
« L’économiste Jean Gadrey explique que ce qui compte, c’est le rapport entre le nombre de personnes âgées et le nombre de personnes qui travaillent. Il dit aussi qu’il y a moins d’enfants. Or les enfants coûtent très cher à l’éducation. C’est une charge pour une société avant qu’ils ne travaillent. Donc la part des vieux va augmenter mais la part des jeunes va baisser : ça veut donc dire que le rapport entre le nombre de cotisants et de dépendants se dégrade, mais pas tant que ça. »
« La plus grande victoire des libéraux est d’avoir fait croire qu’on était un pays pauvre. C’est d’une indécence totale. Une grande partie de la gauche a intégré ce discours. »
« L’Etat n’est pas la France. Et la Sécurité sociale n’est pas la France. Donc l’Etat peut être en déficit, la Sécurité sociale aussi mais la France reste extrêmement riche. »

 Sur le système de retraite par points 
« La retraite aujourd’hui, c’est la sécurité sociale. »
« Emmanuel Macron est fasciné par l’autorité et la puissance de l’Etat donc le premier changement qui est fait dans cette réforme, c’est que la retraite sera gérée par l’Etat. Donc le point ne vaut rien. Même François Fillon le dit. »
« Légalement, il n’y a aucune garantie sur la valeur du point. Edouard Philippe ne peut pas forcer la personne qui sera à la tête du gouvernement dans cinq ou dix ans de faire quoi que se soit. »
« Cette réforme est une avenue pour les fonds de pension. Mais il faut arrêter de se mentir, ces fonds de pension existent déjà. »
« Le système français de retraite, d’un point de vie économique, est l’une des technologies les plus fantastiques qui existe. »

 Sur le seuil minimum des 1.000 euros de retraites 
« S’ils le font, c’est vrai qu’il y a un petit progrès pour le plus pauvres d’entre nous. »
« Pour les femmes, en général, le fait de prendre en compte l’ensemble de la carrière est beaucoup plus pénalisant que le système actuel. »

 Sur les régimes spéciaux 
« Sur les retraites, Macron avait un argument malin - et qui n’était pas faux - sur l’unification et la simplification du système à cause notamment des 42 régimes spéciaux. Sauf qu’en réalité, on oublie de dire qu’il y a 90% des gens qui sont dans le régime général. »
« Le déficit du régime des retraites de la SNCF est important : il est d’environ 5 milliards d’euros. Mais que s’est-il passé ? Dans les années 1970, il y avait 30.000 personnes qui travaillaient à la SNCF. Ils sont aujourd’hui 150.000. Les anciens employés sont à la retraite et ceux qui bossent sont deux fois moins nombreux donc ils ne peuvent pas financer la retraite des plus âgés. »
« La première réponse au déficit du régime des retraites de la SNCF, c’est d’abord l’emploi : il faut embaucher des jeunes qui cotisent. »
« Il faut que l’Etat s’occupe de ses agents et mette l’argent nécessaire pour la formation. »
« Il faut supprimer les régimes spéciaux (…) : si le peuple est uni et n’est pas divisé en catégories, il est plus fort. »

Voir le lien ci-dessous:

http://www.regards.fr/la-midinale/article/gilles-raveaud-la-reponse-au-deficit-du-regime-des-retraites-c-est-l-emploi-il

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Photo ci-dessus, retraités, en promenade en forêt.

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Réforme des retraites: comment le gouvernement a fabriqué de l’anxiété..

26 novembre 2019 à 06h00

Plus de deux ans après le lancement de la réforme emblématique, les Français n’y comprennent toujours rien ! Le gouvernement veut changer de pied en termes de communication et abandonner les concepts pour des choses plus concrètes.

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Les faits - A quelques jours de la manifestation du 5 décembre contre la réforme des retraites, le Premier ministre reçoit, jusqu’à ce mardi soir, les partenaires sociaux pour les écouter. Edouard Philippe s’est engagé à présenter « avant la fin de l’année » une feuille de route avec des mesures et des « clarifications importantes » sur le projet, a déclaré lundi le président de la CFTC. Les ministres concernés retrouveront les députés de la majorité mardi soir « pour faire de la pédagogie ». Un séminaire gouvernemental se tiendra également dimanche pour caler la feuille de route. Le gouvernement veut axer sa communication sur le thème de la justice sociale.

« On n’y comprend rien », « c’est flou »… Telles sont en substance les réponses qui reviennent le plus souvent dans la bouche des Français quand on les interroge sur la réforme des retraites en préparation. Même les plus informés – à l’image d’Alain Minc,l’essayiste pourtant proche d’Emmanuel Macron – avouent ne pas y voir très clair. C’est qu’à force d’atermoiements, de couacs et autres changements de pied, le gouvernement n’a cessé « d’ajouter de l’anxiété à l’anxiété », selon Geoffroy Roux de Bézieuxle président du Medef.Déjà suffisamment complexe et miné, ce dossier n’avait pas besoin de cela. Le patron des patrons a été reçu le premier, lundi matin, par le Premier ministre, qui voit toutes les organisations patronales et syndicales jusqu’à mardi soir. A la sortie, Geoffroy Roux de Bézieux a redit qu’il fallait « que les grands principes de la réforme soient annoncés le plus tôt possible, avant le 5 décembre, car la communication diverse crée la confusion. »...

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lopinion.fr/edition/economie/reforme-retraites-comment-gouvernement-a-fabrique-l-anxiete-203995

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Grève contre la réforme des retraites : pourquoi 2019 n'est pas 1995 ?

 16h33 , le 6 décembre 2019, modifié à 16h37 , le 6 décembre 2019

Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, la date de 1995 est souvent brandie en référence. Mais la comparaison n'est pas tout à fait satisfaisante.

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Une dizaine de lignes de métro ont été fermées vendredi à Paris. (Reuters)

La référence est dans toutes les têtes. 1995. L'année où les syndicats avaient réussi à faire plier un gouvernement qui voulait toucher aux retraites. A l'époque, Alain Juppé était à Matignon. Cette fois, c'est un juppéiste - Edouard Philippe - qui gouverne depuis l'Hôtel de Varenne. A première vue, les deux mouvements sociaux pourraient sembler comparables. Pourtant, de nombreuses choses ont changé depuis 1995. Le JDD vous explique pourquoi les deux situations ne sont pas aussi similaires qu'on ne le pense.

Lire aussi - Réforme des retraites : une première mobilisation plus forte qu'en 1995, 2003 et 2010

La situation politique est différente

  • Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac choisit pourtant de laisser son Premier ministre Alain Juppé présenter un plan d'économies devant l'Assemblée. Le chef du gouvernement veut repenser le financement de l'Assurance maladie. Surtout, il décide, au dernier moment, d'inclure une réforme des régimes spéciaux de retraite. Le plan est pourtant bien accueilli dans un premier temps. Libération titre "Juppé l'audace". Les syndicats, eux, s'étranglent.
    Contrairement à 1995, la réforme des retraites avait été annoncée par le chef de l'Etat durant la campagne présidentielle. L'exécutif considère donc qu'il a la légitimité pour mener cette réforme, malgré les circonstances particulières de l'élection d'Emmanuel Macron.
  • Autre différence notable. En 1995, l'exécutif avait été pris par surprise par un mouvement de contestation soudain. Cette fois, Emmanuel Macron et Edouard Philippe s'attendaient à une remise en cause de leur projet de réforme et à une forte opposition, après plusieurs mois de manifestations des Gilets jaunes notamment.
  • La stratégie des syndicats est aussi différente. Les syndicats ont lancé des grèves reconductibles sans connaître le projet exact du gouvernement. Ce qui a d'ailleurs pu contribuer au succès de la première manifestation jeudi (800.000 personnes, selon la police, 1,5 million, selon la CGT). Chaque profession craignant d'être lésée par le nouveau régime universel de retraite. En 1995, les partenaires sociaux demandaient le retrait d'un projet de loi qu'ils connaissaient.
  • En 1995, Alain Juppé avait aussi lancé sa réforme en faisant une erreur politique majeure. Au lendemain de la présentation du plan devant l'Assemblée, le Premier ministre déclare en effet à Sud Ouest : "Si deux millions de personnes descendent dans la rue, mon gouvernement n'y survivra pas". Les syndicats relèvent le défi. Le 12 décembre, 2 millions de personnes défilent dans les rues. Alain Juppé est obligé de retirer sa réforme des régimes spéciaux. Le gouvernement actuel n'est pour le moment pas tombé dans cet écueil. Mais une erreur de communication peut facilement embraser la situation. 

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Le pays aura du mal à être bloqué comme en 1995

Le 24 novembre 1995, les syndicats entament l'épreuve de force et parviennent à bloquer le pays pendant 3 semaines. Pratiquement aucun métro à Paris, peu de trains, des embouteillages faramineux, les Franciliens se rendent à leur travail en stop, en vélo ou à pied. Les rollers deviennent aussi populaires. 

Surprise jeudi, pour le premier jour de la grève de 2019, la pagaille annoncée n'a pas eu lieu. Les Franciliens, qui en avaient la possibilité, ont pris leur disposition grâce notamment au télétravail (qui n'existait pas en 1995) ou aux RTT (créés en 1998 au moment de la loi sur les 35 heures). D'autres ont utilisé leur vélo, le Vélib' ou des trottinettes électriques. "Ce qu'on peut constater ce matin c'est que beaucoup de Franciliens ont pu anticiper, prendre des RTT ou télétravailler, du coup il n'y a pas de bousculade sur les quais", a relevé jeudi la ministre de la Transition écologique chargée des transports, Elisabeth Borne.

Contrairement à 1995, deux lignes de métro sont intégralement ouvertes (la 1 et la 14). Depuis la loi de 2008 sur le service minimum, les usagers sont aussi beaucoup mieux informés. En 1995, les Franciliens découvraient les prévisions de circulation sur un tableau écrit à la main, à l'entrée des rares stations encore ouvertes.

Jeudi, le trafic routier était aussi resté très calme autour de Paris. Légèrement au dessus de la moyenne avant 7h, il avait ensuite chuté à des niveaux très faibles pour flirter toute la matinée avec une petite vingtaine de km de bouchons seulement.

Vendredi, le trafic a été beaucoup plus chargé. Plus de 350 kilomètres de bouchons ont été enregistrés vendredi peu avant 8h sur les routes d'Île-de-France. Cette situation est au-delà du niveau qualifié d'"exceptionnel" par Sytadin, l'organe chargé de surveiller le trafic en Ile-de-France. Habituellement, la moyenne enregistrée se situe aux environs de 200 km de ralentissements. La preuve que les Franciliens avaient peut être moins anticipé les difficultés ou ont tenté de prendre la route après avoir vu que les routes étaient dégagées la veille. Les routes restaient, pour le moment, moins embouteillées qu'en 1995.

En 1995, l'économie avait été paralysée pendant des semaines. Cette année, les entreprises de service devraient, a priori, continuer à fonctionner. En 1995, ce sont les grands magasins parisiens qui avaient accusé une chute de 30 à 50% de leur activité. Les commerces de proximité en avaient alors profité. Cette année, ce sont les plateformes de commerce en ligne comme Amazon ou la Fnac qui pourraient sortir gagnants de la grève, au détriment des petits commerces.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lejdd.fr/Politique/greves-sur-les-retraites-pourquoi-2019-nest-pas-1995-3935607

Réforme des retraites : « La colère des Français a été entendue », selon Buzyn [Vidéo]

Publié le 06 décembre 2019 à 08h46

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.letelegramme.fr/france/reforme-des-retraites-la-colere-des-francais-a-ete-entendue-selon-buzyn-video-06-12-2019-12450884.php

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Syndicats : «S’ils font des propositions, ils peuvent retrouver de l’espace»

Par Jérôme Lefilliâtre — 6 décembre 2019 à 20:36

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Yves Veyrier et Michel Beaugas (FO) avec Philippe Martinez (CGT) dans le défilé parisien, jeudi. Photo Albert Facelly pour Libération

Le spécialiste du syndicalisme Jean-Marie Pernot explique la réussite de la journée de jeudi par le fait que la réforme touche tous les Français. Et pointe le risque que les centrales se fassent enfermer dans les régimes spéciaux.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/france/2019/12/06/syndicats-s-ils-font-des-propositions-ils-peuvent-retrouver-de-l-espace_1767822

Comme pour les inondations, il faut..informer, expliquer, mais..La méthode compte aussi !..

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Sacré..Méluche !..

Mr. Mélenchon veut se refaire une santé grâce à la manifestation contre la réforme sur les retraites..

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Toujours aussi..imperturbable..

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Et sinon..élaguer et aller jusqu’à « glaner » des adhérents parmi le « R.N. »..

A Lille..

Ce n'est guère mieux pour..une certaine Martine Aubry..

La maire, toujours en place, à Lille, se montre et veut se montrer quelque peu, en allant dans la rue et en ville, pour faire de la cooptation « détournée » en vue des prochaines élections municipales, où d’ailleurs, et pour lesquelles, elle a annoncée sa candidature..pour un quatrième mandat, tellement le fauteuil doré quelle occupe depuis longtemps déjà, et qui lui avait été « réservé » et.. « chauffé » par Mr. Mauroy, bien avant..lui tien autant à cœur !..

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Stop à la « machine » Macron !

Halte à cette réforme sur les retraites !

Pour les retraites du privé et du public, paroles de salariés en grève le 5 décembre..

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Le 5 décembre, les syndicats jouent gros

AFP, publié le dimanche 01 décembre 2019 à 10h18

Confrontés à la pénibilité, aux évolutions de leurs métiers ou à la crainte d'un déclassement, ils soutiennent la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites: du public comme du privé, des salariés témoignent auprès de l'AFP des  raisons de leur colère.  

- Mireille Mousnier, 57 ans, postière, Paris

"J'ai une tournée de 7km à effectuer entre 9H00 et 13H00, et là où j'avais deux rues autrefois, j'en ai cinq aujourd'hui. Je rentre au bureau lessivée... Quand on est facteur, c'est le contact humain qu'on apprécie mais il est quasi inexistant aujourd'hui. Je ne tiendrai pas jusqu'à 62 ans, j'espère pouvoir partir avant. 

Ca fait dix ans que je suis à temps partiel et quand je fais une simulation de ma retraite sur Internet, j'en pleure. Même avec le complément enfant, je suis à 1.100 euros par mois, je ne sais pas comment je vais faire."  

- David Gimenez, 45 ans, conducteur de bus, Marseille  

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"Les intentions du gouvernement ne sont pas d'aller vers le mieux dans les acquis sociaux. Le gouvernement veut inciter les gens à souscrire à des retraites privées. Il essaie de faire croire qu'il ne s'en prend qu'aux régimes spéciaux, c'est faux. On veut nous faire soit travailler plus, soit cotiser sur des fonds privés. 

Je suis affecté depuis 24 ans à une ligne de bus traversant les quartiers Nord de Marseille et je suis confronté quotidiennement à la violence, aux horaires décalés, au travail le dimanche. J'aspire à une retraite tranquille." 

- Ludovic (prénom modifié à sa demande), 40 ans, enseignant, Paris

"Les enseignants comptent sur le contrat moral lorsqu'ils s'engagent dans la fonction publique. Les salaires sont moindres que dans le privé et on a fait ce choix pour servir le bien public, par vocation, par plaisir. 

Avec cette réforme, il y a clairement une rupture de contrat. Si la retraite est calculée sur l'ensemble de la carrière (comme ce que préconise la réforme), les profs y perdront énormément. Nos débuts de carrière sont difficiles, on reste en ZEP (zones d'éducation prioritaires) contre vents et marées, parfois pendant dix ans: la moindre des choses c'est de nous garantir une bonne retraite. Au final, c'est le service public qui se dégrade et, à force de dégoûter les vocations, on va avoir une baisse de qualité des compétences des professeurs." 

- Frédéric Bruchon Bienfait, 47 ans, conducteur routier, Jura 

"Je suis conducteur routier depuis 25 ans. Nous jouissons du CFA (congé de fin d'activité) qui a été mis en place pour contrebalancer la pénibilité de notre travail et qui nous permet de partir plus tôt à la retraite. C'est un régime plus favorable que les régimes spéciaux mais nous n'avons aucune garantie de sa pérennité au-delà de 2023. 

D'autant que le métier a totalement changé: avant, le rêve d'un routier, c'était de partir en Sicile, de voyager à l'étranger. Aujourd'hui, on ne fait plus de grandes distances car on coûte plus cher qu'un travailleur détaché. On roule beaucoup plus de nuit, on fait davantage d'horaires décalés. Avoir réduit la vitesse à 80km/h nous impacte également: il y a une vigilance de tout instant, accentué par les radars... Cela rajoute un stress phénoménal au conducteur. En conséquence, il y a un grand nombre de cas d'accidents cardio-vasculaires."      

- Alexis Chabrol, 24 ans, RH chez Orange, Marseille

"Pour moi, la retraite c'est loin. Mais ce qui est profondément injuste dans la réforme, déjà, c'est que les fonctionnaires sont bien moins payés que les salariés du privé. Chez Orange, les fonctionnaires touchent une prime tous les mois. Mais ces primes ne seront pas prises en compte par la suite: l'écart des salaires sera fortement ressenti à la retraite. Moi, personnellement, j'ai ouvert un plan épargne retraite, on ne sait jamais."   

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Réformes des retraites : un an après les « gilets jaunes », l'inquiétude des commerçants..

La mobilisation contre le projet de réformes des retraites marque un nouveau front social contre le gouvernement. Un an après le début de l'épisode « gilets jaunes » et alors que s'ouvre la période stratégique des fêtes de fin d'année, le commerce craint une nouvelle saison de manifestations.

Par Lucas Mediavilla

Publié le 6 déc. 2019 à 8h20

Cette année encore, les fêtes de fin d'année risquent d'être marquées du sceau de l'incertitude et de l'inquiétude pour les commerçants. Un peu plus d'un an après le début du mouvement des « gilets jaunes », le gouvernement fait face à un nouveau front social, avec le début des grèves contre son projet de réforme des retraites .

Une fois encore, ce conflit s'ouvre au pire moment, alors que le secteur entre dans la période stratégique de Noël et que beaucoup de marchands n'ont pas encore pansé les plaies des samedis noirs de décembre dernier . « En moyenne, les commerçants ont perdu 30 % de leur chiffre d'affaires, lequel n'a jamais été rattrapé durant l'année », souligne Pierre Goguet, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI). Un chiffre auquel il faut ajouter la facture liée aux dégradations.

« Le commerce de centre-ville ne supportera pas une nouvelle saison de manifestations »

Après la fermeture des magasins du boulevard Haussamn le 8 décembre 2018, et les grosses pertes engendrées par les poids lourds du secteur de la vente de détail (Fnac Darty, Auchan), la perspective d'une nouvelle saison de manifestation tourmente les organisations du secteur.

Incertitude et lassitude

« Il y a un mélange d'incertitude et de lassitude, explique Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce qui regroupe 27. 000 points de vente de mode ou de chaussures.Certains se remettent tout juste de la fin de l'épisode « gilets jaunes » et voilà qu'on parle à nouveau de blocages. Ajoutez à cela les récents débats sur le Black Friday, les mouvements anti-consommation… ». La fin d'année, naguère la plus propice aux commerçants semblerait désormais presque redoutée.

Réforme des retraites : huit questions sur le droit de grève

Problème, nombre d'entre eux n'ont pas le choix. 2019 a mis les comptes à rude épreuve. Dans la mode, secteur qui a perdu 15 % de sa valeur en dix ans, une entreprise sur trois présente un résultat avant impôts négatifs, selon une étude récemment commandée par l'Alliance du commerce à la Banque de France.

Or la période de Noël peut représenter 20 % du chiffre d'affaires total de l'année dans certains secteurs, notamment saisonniers.« Les commerçants ajustent leur demande de stock. S'ils ne réalisent pas leurs chiffres, ils se retrouvent endettés avec des invendus sur les bras. On ne peut pas rater une deuxième année de suite », persiste Yohann Petiot.

Une deuxième année noire ?

Pierre Goguet rappelle aussi que beaucoup de commerçants« commencent tout juste à rembourser l'étalement de charge »permis par l'administration fiscale pour compenser les pertes liées au mouvement des « gilets jaunes ». Une mauvaise saison de plus et c'est le risque d'accumulation de dettes qui se profile. « Il faudra étudier des exonérations complètes de charges pour les commerçants les plus touchés », explique-t-il.

Reste à savoir si le mouvement contre les retraites s'inscrira dans la durée. En Ile-de-France, l'appel de plusieurs syndicats RATP à la grève illimité aura un impact certain, que ce soit sur le nombre de clients dans les magasins ainsi que leurs employés. Alors que certains transporteurs entrent eux aussi dans un mouvement de grève ce week-end , les commerçants pourraient aussi connaître des difficultés d'approvisionnement. Les premiers bilans sont attendus en début de semaine prochaine.

Lucas Mediavilla

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/reformes-des-retraites-un-an-apres-les-gilets-jaunes-linquietude-des-commercants-1154225

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La réforme des retraites..

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"AVEC LA RÉFORME DES RETRAITES, ON N'EST PAS LOIN DE L'ACCIDENT INDUSTRIEL", DÉNONCE BORIS VALLAUD

JEAN-VICTOR SEMERARO , BARTHÉLÉMY PHILIPPE  PUBLIÉ LE 02/12/2019 À 11H05 MIS À JOUR LE 02/12/2019 À 11H54

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Apaydin Alain/ABACA

À quelques jours de la mobilisation sociale du 5 décembre, le député PS des Landes, membre de la commission des affaires économiques, Boris Vallaud a accordé un entretien à Capital. Réforme des retraites, privatisation d'Aéroports de Paris, exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron… Il livre un jugement sévère sur l'action du président et de son gouvernement depuis 2017.

Capital : Nous sommes à quelques jours de la mobilisation contre la réforme des retraites. Comment jugez-vous ce chantier engagé par le gouvernement ?

Boris Vallaud : On ne sait pas où l’on va et pire, on ne sait pas si le gouvernement lui-même le sait... L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin. Qu’en sera-t-il de la pénibilité ? Qu’en sera-t-il de la valeur du point ? Qu’en sera-t-il du taux de remplacement pour les travailleurs pauvres ? Qu’en est-il des enseignants ? À toutes ces questions, nous n’avons pas de réponse. On craint une réforme essentiellement guidée par des considérations d’économies. Le gouvernement utilise le totem de la liquidation des régimes spéciaux pour, soi-disant, sauver le régime général des retraites ! Mais l’argument ne résiste pas aux faits... Les régimes spéciaux représentent seulement 3 à 4% des actifs. Le système de retraite n’est pas menacé. Est-il juste pour autant ? Nous devons d’évidence l’améliorer sur la question de la pénibilité, des carrières des femmes, des carrières discontinues ou des retraités pauvres par exemple...

L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin.

Capital :  Dans ce cas, pourquoi le gouvernement s’entête-t-il dans cette voie ?

Boris Vallaud : C’est la réforme pour la réforme, tous azimuts même si cela ébranle des compromis républicains patiemment construits et qui ont survécu aux alternances... C’est le grand tort d’une formation politique sans histoire et sans mémoire, elle confond souvent réforme et liquidation. On l’a vu sur la question de la réforme du statut de la fonction publique, même des parlementaires de droite rappelaient les raisons d’être historiques d’un statut conçu dans le sillage du Conseil national de la résistance.  Le risque est d’autant plus grand que le débat démocratique est aujourd’hui défaillant. La concertation n’est souvent qu’un mot.

Capital : Diriez-vous qu’Emmanuel Macron dirige l’État en “défiant” le peuple ?

Boris Vallaud : Le président de la République s’est fait élire sur la promesse d’écouter tout le monde, de gauche et de droite. Or il a fini par n’écouter que lui-même... Ça a sans nul doute été l’un des catalyseurs du mouvement des Gilets jaunes. Toute forme de désaccord est un refus de regarder le monde en face, toute opposition de la basse politique. Quand on n’est pas avec lui, on est contre la France... Ça restreint l’espace de débat avec les parlementaires ou les syndicats mais aussi avec les Français eux-mêmes. Or pour réformer on a besoin de vitalité démocratique, pour construire des compromis, de confiance. Même l’épisode du Grand débat avait quelque chose d’un exercice solitaire dans la mise en scène du Président par lui-même et dans la construction des réponses qui auraient pu être l’occasion d’une grande conférence sociale avec les partenaires sociaux.

Avec le président de la République, toute forme de désaccord est un refus de regarder le monde en face, toute opposition de la basse politique.

Capital : L’année 2020 sera aussi consacrée à une autre réforme sociale majeure, celle du revenu universel d’activité (RUA)... Une bonne idée ?

Boris Vallaud : Vouloir simplifier le nombre d’allocations et généraliser l’automaticité du versement pour lutter contre le non-recours aux droits me semble pertinent car la défiance envers le système de protection sociale vient aussi de son manque de lisibilité. Nous avons nous-mêmes, avec 19 départements, proposé une expérimentation d’un revenu de base. Le gouvernement n’en a pas voulu. Mais ne nous y trompons pas... Nous sommes à un moment de bascule d'un État-providence (welfare state) à un autre modèle dit workfare state, c’est-à-dire où l'attribution des aides sociales est conditionnée, par exemple, à l’acceptation d'un emploi. Ce système, inspiré du modèle anglo-saxon, produit des travailleurs pauvres. Tout dépendra donc du panier des allocations fusionnées, des conditions pour en bénéficier, et des publics concernés, je pense notamment aux jeunes.

 “Les Français attendent que nous luttions avec efficacité contre la fraude sociale"

Capital : Vous soutenez la tenue d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privation d’Aéroports de Paris (ADP). Où en est-on ?

Boris Vallaud : Nous devrions passer le million de signatures de la pétition avant Noël. Le problème, c’est que beaucoup de Français ignorent encore son existence. Nous espérions que le gouvernement allait faire son travail d’information des citoyens sur cette procédure prévue dans la Constitution, mais encore jamais utilisée : on s’est trompés ! Il y a là une grave rupture d'égalité entre les citoyens d'accès à l'information et aux choix qui les concernent. Le seuil actuel -  4,7 millions de signatures - est très exigeant, mais Emmanuel Macron avait lui-même préconisé de l’abaisser à un million pour le rendre vraiment opérant. Nous ne manquerons pas de le lui rappeler dès que la barre sera franchie.

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Photo ci-dessus de Mr. Boris Vallaud, député, dans l'hémicycle.

(c'est l'époux ou compagnon de vie de Mme. Najat Vallaud Belkacem,ex ministre sous le mandat de Mr. françois Hollande..)

Voir le lien ci-dessous:

https://www.capital.fr/economie-politique/avec-la-reforme-des-retraites-on-nest-pas-loin-de-laccident-industriel-denonce-boris-vallaud-1356614

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Retraites: Larcher exige «que le gouvernement fasse enfin preuve de clarté»

Invité de l’émission «Le Grand jury RTL - Le Figaro - LCI», le président du Sénat est revenu sur la réforme des retraites, et a reproché au président de la République «de ne pas avoir dit les choses de manière claire».

Par Marylou Magal

Publié le 1 décembre 2019 à 15:32, mis à jour le 1 décembre 2019 à 15:40

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Gérard Larcher, président du Sénat. DENIS DUPOUY/Le Figaro

«Il y a, depuis maintenant deux ans et demi, un problème de cap et de méthode», a asséné Gérard Larcher sur le plateau du «Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI». À la veille d’une grève de grande ampleur, pour protester contre la réforme des retraites mise en place par le gouvernement, le président du Sénat estime que l’exécutif doit se remettre en question. «Il y a un problème de cap, parce qu’il n’y a pas de cohésion globale des méthodes. Les Français n’y comprennent rien, c’est anxiogène. Il y a également un problème de méthode, qui vient du mode de gouvernance du président, trop vertical».

Sans apporter explicitement son soutien au mouvement de grève du 5 décembre, Gérard Larcher a rappelé: «le droit de grève est un droit constitutionnel, qui permet d’envoyer des alertes». Pour lui, la responsabilité de la colère sociale incombe, d’abord, au gouvernement, qui entretient «l’opacité» sur la réforme des retraites. «Nous participons d’abord à deux colloques, puis on nous parle de l’âge pivot, puis le président évoque dans un avion la clause du grand-père,avant que son premier ministre ne rétropédale. Il faut clarifier les choses, il nous faut un texte, et engager un vrai dialogue», soutient le président du Sénat.

Gérard Larcher demande à ce que «trois réalités soient prises en compte»: l’augmentation des cotisations, la baisse des pensions, et la question du paramètre de l’âge. «Arrêtons de ne pas dire la vérité aux Français, rebondit-il, à ce sujet. La question de l’âge est posée, avec l’augmentation de l’espérance de vie et l’entrée tardive dans le monde du travail. Nous passerons à 63 ans, puis probablement à 64 ans».

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lefigaro.fr/politique/retraites-larcher-exige-que-le-gouvernement-fasse-enfin-preuve-de-clarte-20191201

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Les ouvertures du gouvernement sur la réforme des retraites laissent les cheminots de marbre..

Le préavis de grève, qui commencera le mercredi 4 décembre à 19 heures, a été envoyé par les trois principaux syndicats mercredi.

Avis aux usagers de la SNCF : la grève des cheminots commencera non pas le jeudi 5 décembre 2019 mais la veille, mercredi 4 décembre à 19 heures. C’est ce que précise le préavis de grève « illimitée et reconductible par périodes de vingt-quatre heures » envoyé mercredi 27 novembre à la direction de la SNCF par les trois premiers syndicats représentatifs du groupe public ferroviaire unis pour l’occasion : la CGT, l’UNSA et SUD.

La grande paralysie des trains devrait donc bien avoir lieu. Les ouvertures, ce même 27 novembre, du premier ministre, Edouard Philippe, et de son secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, n’ont pas entamé la détermination des organisations syndicales. « Il y a bien un infléchissement du discours, remarque Florent Monteilhet, secrétaire général adjoint de l’UNSA Ferroviaire. Mais ce n’est certainement pas suffisant pour annuler l’action du 5 décembre. » La direction de la SNCF a la conviction que la grève va démarrer fort puisqu’elle a décidé de geler toutes les réservations sur les TGVInoui, Ouigo et les trains Intercités les 5, 6, 7 et 8 décembre.

« Contrat moral »

M. Philipe avait pourtant laissé entendre qu’il envisageait de discuter avec les organisations syndicales d’un décalage dans le temps de l’application de la réforme des retraites pour certaines catégories qui pourraient justement être les cheminots ou les agents de la RATP. De son côté, M. Djebbari a rencontré les salariés SNCF en compagnie du nouveau patron du groupe, Jean-Pierre Farandou, à la gare Saint-Lazare à Paris, puis à Asnières.

A l’instar du premier ministre, le secrétaire d’Etat aux transports a confirmé que la discussion était ouverte pour trouver un juste milieu entre ceux qui pensent que la réforme doit s’appliquer à tous, et ceux qui disent qu’elle ne doit concerner que les nouveaux entrants. « Sur des sujets, on continue à bosser, et notamment la fameuse “clause du grand-père” », a-t-il poursuivi, estimant qu’on pourrait « converger vers un temps de transition assez long » pour respecter le « contrat moral passé avec les gens qui sont entrés à la SNCF » « Ce n’est pas tout à fait pareil d’être entré [à la SNCF] il y a deux ans et d’y être entré il y a vingt ans. »

« On a le temps »

A huit jours du 5 décembre, M. Djebbari a lui aussi estimé que l’exécutif voulait continuer à discuter de certains points afin de sauver la réforme. « On a besoin de faire une réforme des retraites(…), mais je pense qu’on a le temps de faire la réforme, a affirmé M. DjebbariL’essentiel globalement, c’est qu’à la fin, les cheminots aient des bonnes garanties, que la SNCF soit debout et motivée pour la suite et (…) qu’on retrouve un peu un esprit de conquête collectif. »

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/28/les-ouvertures-du-gouvernement-laissent-les-cheminots-de-marbre_6020869_823448.html

Les « Seniors »..obligés de travailler, malgré leurs retraites ?..

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Les discussions et dialogues vont bon train..

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Réforme des retraites : le gouvernement dans le flou

ÉCLAIRAGE - Les récentes déclarations d'Édouard Philippe sur la réforme des retraites ont laissé sous-entendre que le gouvernement était prêt à revoir sa copie, mais n'ont apporté aucune réponse concrète.

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Réforme des retraites : le gouvernement dans le flouCrédit Image : Alain JOCARD / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : 04:29 | Date : 27/11/2019

PUBLIÉ LE 28/11/2019 À 08:50

Édouard Philippe, s'est exprimé, mercredi 27 novembre, sur le sujet brûlant de la réforme des retraites. À l'écoute du Premier ministre, on a compris une intention, mais qui n'était guère précise. Il faut en fait attendre le 9 ou le 10 décembre prochain, au moment où Jean-Paul Delevoye, responsable du dossier au gouvernement, reprendra la parole lui aussi pour présenter les options retenues par l'État.

Ce cirque de concertations, de déclarations successives et contradictoires dure maintenant depuis dix-huit mois, et il n'est pas terminé. La date annoncée est d'ailleurs assez singulière, car il est possible que nous soyons encore en pleine grève des transports publics. 
 
Si je résume les dernières déclarations d'Édouard Philippe, la réforme va se faire, mais on va prendre des gants. Un message soigneusement calibré, non pas pour donner des infos, mais pour indiquer que la viande est maintenant plus tendre. En clair, le gouvernement est prêt à des concessions.

Différents édulcorants

La question clé de la réforme n'est pas quoi, mais quand. Et c'est là qu'on va lâcher du lest. Dans le projet initial, la réforme s'appliquait à partir de la génération née en 1963. Implicitement, le Premier ministre a reconnu que changer les règles pour ceux qui n'étaient qu'à 5 ans de leur retraite n'était pas souhaitable. En particulier pour les mères de famille, dont certaines seront pénalisées par le nouveau système, les mères de famille nombreuse par exemple.

En toute logique, cela veut dire qu'on décalerait le déclenchement de la réforme à la génération née cinq ans plus tard que prévu, voire dix ans plus tard. Et qu'on aménagerait des transitions spécifiques pour chacun des régimes spéciaux ou autonomes. De quoi désarmer une bonne partie des opposants. À quoi s'ajoutent, nous dit le Premier ministre, différents édulcorants : extension de la pénibilité à la fonction publique, garantie pour les carrières des enseignants... La pompe à milliards va se mettre en marche.

Réforme des retraites : le "principal sujet de mobilisation en France depuis 24 ans", dit Duhamel

Les Français travailleront-ils plus longtemps ?

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Au départ, il n'était pas question de travailler plus longtemps. Puis le projet Delevoye a mentionné la mise en place d'un âge pivot à 64 ans. Lequel a été tué par le président Macron lui-même, qui a parlé d'augmenter plutôt la durée de cotisation. En réalité, pour paraphraser un humoriste, travailler plus longtemps, le gouvernement n'est ni pour, ni contre, bien au contraire.

C'est pourtant le seul sujet important qui touche aux retraites, qui découle d'un phénomène puissant et inexorable : le ratio entre les cotisants et les pensionnés ne cesse de se détériorer, à cause du vieillissement de la population. Le comble, ce serait que l'usine à gaz péniblement élaborée par le gouvernement en plusieurs années de tractations laborieuses et de grèves ne traite pas le seul problème qui se pose vraiment, l'allongement nécessaire de la carrière.

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Le premier ministre va réunir ses ministres au sujet de la réforme des retraites, et projet de Mr. Delevoye.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.rtl.fr/actu/politique/reforme-des-retraites-le-gouvernement-dans-le-flou-7799564961

Tout n’est pas..clair !..

Tout n’est pas..gagné non plus..

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Le projet de Loi et réforme sur les retraites..

Mr.Delevoye s’explique avec le patronat..

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On est bien loin du..Gagnant..gagnant !..

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Réforme des retraites : le contenu et le calendrier divisent..

Par Amandine Cailhol et Gurvan Kristanadjaja — 3 septembre 2019 à 20:26

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Jean-Paul Delevoye avec Edouard Philippe et Agnès Buzyn à Matignon le 18 juillet.Photo Kenzo Tribouillard. AFP

Régimes spéciaux, âge légal de départ, introduction de l’âge pivot… Le rapport Delevoye divise au sein des syndicats comme du gouvernement.

Des hésitations, plus qu’un grand changement. Sur le front des retraites, l’exécutif a fait souffler, ces derniers jours, des vents contraires. D’abord sur l’agenda de la réforme, qui doit désormais intégrer une consultation citoyenne, annoncée mi-août. De quoi«incarn[er] le changement de méthode» de l’ère post-gilets jaunes, a assuré Emmanuel Macron, affirmant tenir «à un grand débat».Manière aussi d’étirer lourdement le calendrier de la réforme, craignent des oiseaux de mauvais augures. A commencer par Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, qui table sur une présentation du projet de loi devant les députés après les municipales de mars 2020. Démenti du Premier ministre qui, sans tarder, a répondu que le texte serait à l’Assemblée «dans les mois qui viennent». Sans dissiper totalement le flou.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/france/2019/09/03/reforme-des-retraites-le-contenu-et-le-calendrier-divisent_1749115

 

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L’argent manque..l’argent..manquerait, mais..l’argent est là..

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Allez comprendre..comprenne qui voudra..

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MÊME BFM/TV LE DIT, ON CROULE SOUS LE POGNON. 150 MILLIARDS DE RÉSERVES POUR LES RETRAITES !

5 DÉCEMBRE.

par CHARLES SANNAT

 27/11/2019

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 260,5 MILLIARDS €

La CADES a depuis l’origine repris 260,5 milliards d’euros de dette de la Sécurité sociale.

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Charles arrête ! Yen a marre, tu vas passer pour un horrible coco cégétiste ! Me hurle ma femme depuis hier un rouleau à pâtisserie logotisé Medef dans la main gauche et une batte de Baseball à l’effigie d’en Marche dans la main droite… du coup j’ai peur !

Mais non, je plaisante. Ma tendre épouse est comme moi. Non-violente, et pour le dialogue.

Essayons au contraire d’être objectif.

Et côté objectivité pour parler retraite, j’ai décidé de convoquer à la barre du tribunal populaire de notre petite communauté d’impertinents la chaîne BFM Business !

Même ma femme devant un tel témoin accepte de déposer ses armes (le rouleau à pâtisserie du Medef, et la batte de Baseball En marche).

Nous serons tous d’accord que chez BFM Business et avec Nicolas Doze, nous n’avons pas à faire aux plus communistes des médias !

Bien.

Ceci étant posé et le procès en communisme ne pouvant avoir lieu, attaquons les plaidoiries sur la santé financière de notre système de retraite… en parfaite santé !!

Réserves de 150 milliards d’euros, et dette… remboursée, sans oublier une cagnotte de 24 milliards par an à partir de 2024 !!

D’abord il y a 150 milliards de réserves dans les régimes de retraites… donc il y a tout de même de grosses sommes, très grosses même. Je sais certains pinaillerons en disant c’est les miens, d’autres, « c’est ma cassette », et les derniers… « touchez pas à mon grisbi ». Mais il y a quand même 150 milliards et de quoi faire une réforme juste sur la pénibilité des professions et des métiers et non effectivement par entreprise comme c’est le cas de la SNCF et de la RATP.

Ensuite il y a cette histoire de CADES !

« La Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) est un organisme gouvernemental français créé en janvier 1996, et dépendant de cinq ministères de tutelle (Économie, Comptes publics, et les trois ministères chargés des trois branches de la sécurité sociale, Santé, Travail, Vieillesse). Elle s’est vue transférer le montant de la dette sociale avec pour mission de la rembourser d’ici à 2024. Sa principale ressource est la perception de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), ainsi que d’une partie de la Contribution sociale généralisée (CSG).

Le terme « dette sociale » fait référence au déficit accumulé par le régime général de la protection sociale à la date de promulgation de l’ordonnance créant la CADES. Elle fait partie de la dette publique française au sens du traité de Maastricht, aux côtés de la dette négociable de l’État gérée par le Trésor et de la dette des collectivités locales.

Au total, la CADES a depuis l’origine repris 260.5 milliards d’euros de dette de la Sécurité sociale, et en a déjà amorti 155 milliards à la fin 2018″.

Avec la CSG et la CRDS en très forte hausse depuis leur création, et bien la dette sera remboursée en… 2024, dans 5 ans quoi ! Et dans 5 ans, si nous n’annulons pas la CSG et la CRDS ces recettes seront une manne considérable pour le financement de notre pays ou… de nos retraites !!

Ainsi, nous pouvons conclure, que nous n’avons pas à proprement parler de problème de financement de retraite.

Ensuite si nous augmentions notre niveau d’emploi donc le nombre de cotisants, je ne sais pas moi, par exemple en remettant des droits de douane pour protéger un tantinet nos industries, nous pourrions faire baisser un peu le chômage… nous aurions encore moins de problème de retraite.

Enfin, il est possible de revoir les régimes spéciaux, en douceur et de façon progressive en introduisant une vrai pénibilité métier par métier, car si l’espérance de vie augmente, les disparités sont considérables entre les 71 ans de l’ouvrier et les 82 ans du cadre…

Bref, cette réforme, n’est sans doute pas utile financièrement contrairement à ce que l’on dit, et c’est important de le montrer, de le dire, et pour le coup, Nicolas Doze avec son émission les Experts vient de faire parfaitement le travail !

C’est à partir de 6.30 minutes, et c’est un vrai régal.

Pour une fois, je pense que tous les syndiqués de la CGT et de Sud rail vont regarder BFM Business !

Comme quoi la convergence est en train de se faire hahahahahahahahahahahahaha !

Voir le lien ci-dessous:

https://www.bfmtv.com/static/nxt-video/embed-playerBridge.html?video=6108581334001&account=876450612001

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Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Voir le lien ci-dessous:

http://www.economiematin.fr/news-retraites-argent-public-systeme-reforme-cout-poltiique-sannat

 

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Rappelez-vous !..

La mobilisation contre la réforme des retraites a mobilisé "150 000 manifestants dans toute la France", selon la CGT

Paris, Marseille, Lyon, Nantes... Près de 150 mobilisations étaient prévues un peu partout en France mardi, à l'appel de la CGT.

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Quelque 12 300 manifestants ont défilé à Paris, selon un comptage réalisé par Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP.

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Les raisons de leur colère ? Les syndicats de cheminotsdénoncent la fin de leur régime spécial de retraites, qui sera fusionné dans le nouveau système universel à points à partir de 2025. Mais ils s'inquiètent aussi de la fin du statut pour les nouveaux embauchés en 2020, avec la fin du monopole de la SNCF publique sur le rail

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Après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières, la RATP ou encore Force ouvrière, c'était au tour de la CGT de défiler contre la future réforme des retraites. La mobilisation a rassemblé"150 000 manifestants dans toute la France", avec "166 lieux de manifestations", s'est félicité sur BFMTV le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez.

Une grève à la SNCF. Conséquence d'un appel à la grève de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail, le trafic était perturbé à la SNCF, qui prévoyait la circulation de presque tous les TGV mais deux trains Intercités sur cinq, trois TER sur cinq et un Transilien sur deux en moyenne.

Retraites, vingt-cinq ans de réformes successives..

Analyse 

Du livre blanc de 1991 rédigé sous l’égide du gouvernement de Michel Rocard aux préconisations de Jean-Paul Delevoye en juillet dernier, le chantier des retraites n’a jamais vraiment cessé d’être remis sur le métier. Retour sur vingt-cinq de réformes du système de retraites.

  • Mathieu Castagnet, 
  • le 05/09/2019 à 09:26 

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La réforme « systémique » défendue par Jean-Paul Delevoye, qui ne vise pas à trouver des économies, relève d’une logique différente de celles qui l’ont précédée. Mais elle s’inscrit dans un paysage marqué par trois décennies de réformes « paramétriques » destinées, elles, à rééquilibrer les comptes en bougeant les curseurs comme l’âge de départ en retraite, la durée ou le montant des cotisations, les modalités de calcul des pensions.

Le point de départ de ces réformes peut être fixé à 1991, avec la publication d’un livre blanc sur les retraites, rédigé sous l’égide du gouvernement de Michel Rocard. L’exercice visait à mettre sur la table les difficultés à venir du système de retraite par répartition, chahuté par les changements démographiques et les crises économiques. « Ne..........

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/greve-sncf-trafic-direct-previsions-perturbations-retraites-manifestations_3629583.html

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La réforme des retraites

La France s'engage dans la réforme de son système de retraite. Les concertations devront déboucher en octobre 2010 sur l'adoption d'un projet de loi. L'Express fait le point sur les enjeux de la réforme et les questions qu'elle soulève.

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La France s'engage dans la réforme de son système de retraite. Les concertations devront déboucher en octobre 2010 sur l'adoption d'un projet de loi. L'Express fait le point sur les enjeux de la réforme et les questions qu'elle soulève.

AFP

Voir le lien ci-dessous:

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-reforme-des-retraites_890637.html

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Réforme des retraites : ces 24 milliards qui résoudraient le déficit une fois pour toutes

Par Louis Nadau

Publié le 04/12/2019 à 12:24

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L'expiration de la Caisse d'amortissement de la dette sociale en 2024 libérera 24 milliards d'euros par an pour financer les retraites. - BELPRESS/MAXPPP

Le gouvernement brandit le déficit du système des retraites pour justifier une réforme allongeant la durée de cotisation ou repoussant l'âge de départ. Or ce déficit pourrait être effacé par la réaffectation des 24 milliards d'euros de recettes annuelles de la Caisse d'amortissement de la dette sociale, qui aura comblé le trou de la sécu dès 2024.

Relayée par les détracteurs de la réforme des retraites, qui se sont donnés rendez-vous dans la rue ce jeudi 5 décembre, la séquence connaît son petit succès sur les réseaux sociaux. Le 25 novembre dernier, l'économiste Gilles Raveaud, maître de conférences à l’université Paris-8 Saint-Denis, soutenait sur BFM Business cette thèse hérétique : "En fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites." Comment donc ? Et par quel miracle ? Tout simplement, comme l'explique l'économiste, en réaffectant aux retraites l'argent qui sert aujourd'hui à rembourser la dette de la sécurité sociale, une fois celle-ci expirée.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire l'assurait pourtant encore sur France Inter le 2 décembre : "Notre régime de retraite construit en 1945 est à bout de souffle". "Il faut qu'il y ait un équilibre financier. Vous ne partez pas avec un déficit qui est évalué par le Conseil d'orientation des retraites (COR) entre 7 et 18 milliards d'euros" en 2025, martelait encore le patron de Bercy. De sorte qu'une réforme dite "paramétrique", jouant soit sur l'âge de départ à la retraite, soit sur la durée de cotisation, est selon lui inévitable pour pouvoir mettre en œuvre le système universel promis par Emmanuel Macron.

LE JACKPOT DE LA CADES

Sauf qu'à y regarder de plus près, cette mesure de bon sens est loin d'être évidente. Pour commencer, il n'est pas inutile de rappeler que le déficit des retraites a été artificiellement creusé par la décision du gouvernement, contraire au principe fixé par la loi Veil de 1994, de faire peser sur le budget de la sécurité sociale les dépenses extraordinaires prises pour apaiser les gilets jaunes sans que l'Etat ne les compense. Quand bien même, ce déficit n'a rien d'inéluctable : il pourrait non seulement être ponctuellement allégé par les réserves prévues à cet effet, mais surtout compensé durablement grâce à plusieurs milliards de nouvelles recettes disponibles dès 2024.

C'est Christian Eckert, ancien secrétaire d'Etat chargé du Budget dont Gilles Raveaud reprend l'analyse, qui a le premier mis le doigt sur ce facteur largement ignoré du débat sur les retraites. "On ne nous dit pas tout !", dénonçait le socialiste en septembre dernier sur son blog, dans l'indifférence générale. En l'occurrence : que les fonds de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), créée en 1996 pour gérer le remboursement de la dette de la sécu, pourraient amplement financer les retraites. La Cades, alimentée pour moitié par un impôt spécifique (la Contribution pour le remboursement de la dette sociale, ou CRDS), et pour l'autre par une fraction de la CSG, n'aura plus de raison d'être au plus tard en 2024, sitôt le dernier euro remboursé aux marchés. Mais ses recettes, elles, existeront toujours, à la seule condition de prolonger la CRDS, censée disparaître avec l'expiration de la dette sociale. "Entre la CRDS et la CSG, c'est tout de même une grosse vingtaine de milliards de bel argent sonnant et trébuchant" que l'Etat pourra tout à coup utiliser comme bon lui semble, explique Christian Eckert à Marianne, . "On a peut-être décidé de ne plus faire payer la CRDS en ne la prolongeant pas, mais à ce moment-là il faut le mettre sur la table !", s'indigne l'ancien secrétaire d'Etat de François Hollande.

AU MOINS SIX MILLIARDS DE MARGE

Selon les estimations de Jean-Louis Rey, président de la Cades, le pactole atteindrait les 24 milliards d'euros chaque année à partir de 2024. "Aucun gouvernement ne s’était trouvé historiquement à devoir arbitrer l’affectation d’une telle manne", déclarait d'ailleurs ce dernier en décembre 2018. Contacté parMarianne, Jean-Louis Rey n'a pas souhaité s'exprimer. Il n'en reste pas moins que, même en prenant en compte le scénario le plus pessimiste du Conseil d'orientation des retraites – presque 18 milliards d'euros de déficit en 2025 -, les anciennes recettes de la Cades laisseraient une marge de 6 milliards d'euros à l'Etat.

"Cet argent existe bien, mais il est âprement disputé pour financer la dépendance", tempère cependant Henri Sterdyniak, membre de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour autant, même ce poste de dépense voué à augmenter avec l'augmentation de l'espérance de vie et la stagnation de l'espérance de vie en bonne santé ne semble pas épuiser le trésor de la Cades : remis en mars dernier à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le rapport Libault proposait en effet d'augmenter d'abord la contribution publique de la dépendance de 25 % d'ici 2024, soit 6,2 milliards par an, puis de 35 % à partir de 2030, soit 9,2 milliards d'euros par an.

Et si ce n'était pas encore assez ? Pour compenser le pic de déficit dû au déséquilibre entre un nombre de retraités grandissant par rapport au nombre d'actifs, qui se rééquilibrera "naturellement" avec la disparition de la génération des baby-boomers à partir de 2035-2040, il existe déjà un Fonds de réserve des retraites (FRR), créé par Lionel Jospin en 1999. Alimenté jusqu'en 2011, il finance déjà la Cades à hauteur d’un peu plus de 2 milliards chaque année. En 2024, il restera un peu plus de 20 milliards dans ce fonds. "La question de l’utilisation de ces réserves est posée notamment parce que, dans les scénarios économiques les plus favorables, la part des dépenses de retraite dans le PIB commence à diminuer à partir de 2030", notait d'ailleurs le COR dans son rapport de novembre 2019. Christian Eckert est moins pusillanime : "Les réserves accumulées servent justement à passer ce genre de cap. Il est inutile d'immobiliser de pareilles sommes pour ne jamais s'en servir", plaide l'ancien rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale.

137 MILLIARDS AU CHAUD

Qui plus est, le FFR n'est pas la seule réserve que l'Etat pourrait choisir de mobiliser : en effet, les caisses de retraites complémentaires, comme celles des salariés et des cadres du privé (Agirc-Arrco), ont elles aussi mis de l'argent de côté. Au total, selon le rapport du COR de juin 2019, 137 milliards d'euros gardés au chaud ! Si le COR fait valoir que ces "réserves sont concentrées dans des régimes qui ne connaîtraient pas de besoins de financement à l’horizon 2030", rien n'empêcherait, selon Henri Sterdyniak, que ces ressources soient mutualisées : "Si un jour, on fait un régime unique, cet argent est éventuellement disponible. Il permet de passer les quinze années difficiles jusqu'en 2040", assure-t-il. "A partir du moment où l'on décide de faire un régime universel, on peut décider de capter pour tous les réserves sur lesquelles certaines caisses complémentaires sont assises. Pourquoi ne prendrait-on en compte que les dépenses, et pas les recettes ?", abonde Christian Eckert.

Tous comptes faits, le déficit des retraites est donc un faux problème. Contrairement au niveau de ces dernières, qui devrait considérablement baisser comparativement à celui des salaires. "Rien n'empêche d'augmenter de 0,2 % par an la part de cotisation retraite. Les salaires n'augmenteraient que de 0,8 % au lieu d'1 %, mais cela permettrait de dégager plus de dix milliards d'ici 2025", fait valoir Henri Sterdyniak. Pas sûr que l'idée soit au goût du gouvernement.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.marianne.net/economie/reforme-des-retraites-ces-24-milliards-qui-resoudraient-le-deficit-une-fois-pour-toutes

Le fond de réserve des retraites des « papy boomers.. »

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Retraite : le magot de 165 milliards d'euros qui aiguise les appétits

Plusieurs régimes de retraite ont constitué des provisions pour les temps difficiles. Le débat commence déjà à monter pour savoir s'il faut confier ces réserves au futur régime universel, et selon quelles modalités.

Demain, grâce au régime universel de retraite que le gouvernement entend créer , le système sera censé être plus juste car chaque euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous les assurés. Mais faudra-t-il pour cela confisquer et redistribuer les dizaines de milliards d'euros de réserves que certains des 42 régimes de retraite par répartition ont amassés en prévision des jours difficiles, avec les cotisations de leurs affiliés ?

C'est la logique d'un régime universel. Cependant, cette perspective fait blêmir les gestionnaires de caisse les plus prévoyants. Ils craignent d'être spoliés par les « cigales » du système : le régime de base des salariés du privé (Cnav), la fonction publique d'Etat, la SNCF ou la RATP, qui ne disposent d'aucune réserve. « Les efforts consentis par les entreprises et les salariés du privé au sein de l'Agirc-Arrco ne doivent pas bénéficier au laxisme d'autres régimes »,a ainsi déclaré le négociateur du Medef Claude Tendil . Le régime complémentaire des salariés du privé, géré paritairement, a multiplié les réformes douloureuses et accumulé 71 milliards d'euros de réserves, presque un an de pensions versées à ses adhérents, parce qu'il ne peut pas compter sur l'Etat pour le renflouer en cas de pépin.

Mais il n'est pas le seul. Les indépendants au RCI ont stocké l'équivalent de neuf ans de pensions (16 milliards) et les libéraux à la CNAVPL complémentaire, plus de sept ans (22 milliards). Fin 2016, les réserves accumulées par les régimes par répartition se montent en tout à 129 milliards d'euros. De plus,  le fonds de réserve des retraites , que tout le monde a oublié, est encore assis sur 36 milliards. Soit 165 milliards au total.

Le débat sur le sort des réserves s'ouvrira au second semestre avec les partenaires sociaux, dans l'enceinte du Haut-Commissariat à la réforme des retraites. Vu les montants en jeu, il risque de virer à la foire d'empoigne. D'autant plus que l'effort contributif des assurés devrait demeurer variable selon la profession :  relever d'un coup les cotisations des indépendants au niveau de celles des salariés du privé semble malaisé.

Le futur régime devra à la fois reprendre l'actif et le passif : « Ca va être compliqué de participer au régime si tout le monde ne met pas au pot commun, explique Frédéric Sève, négociateur CFDT. Mais si on transvase les réserves, on doit aussi transvaser les engagements. » A priori, les cotisations au régime universel seront prélevées jusqu'à 10.000 à 13.000 euros de revenu mensuel, alors que l'Agirc a ouvert des droits jusqu'à 26.500 euros de salaire. Pas question que ces suppléments de pension pour les cadres soient écrêtés, explique le syndicaliste.

Une gouvernance « non-technocratique »

Enfin, il y a la question du pilotage. « Notre souci, c'est plutôt de savoir qui gère les réserves, et d'assurer une gestion socialement responsable », souligne Frédéric Sève. La CFDT souhaite que ce trésor de guerre ne tombe pas dans les mains de Bercy : qu'il soit géré « dans l'intérêt des assurés », avec une gouvernance « non-technocratique ». Cela permettrait aux partenaires sociaux et aux représentants professionnels de revenir dans le jeu.

Un système des retraites plutôt riche

Il est souvent question des déficits et des dettes du système de retraite. Mais le Conseil d'orientation des retraites a calculé que les 165 milliards de réserves des régimes par répartition faisaient plus que couvrir les engagements passés du système : en soustrayant les 52 milliards d'euros de dette « retraite » confiés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) et en ajoutant les 3 milliards mis de côté pour équilibrer la fonction publique d'Etat, « la situation patrimoniale nette du système de retraite obligatoire en répartition s'élève à 116,1 milliards d'euros, soit 5,2 % du PIB, à fin 2016 ».

Le système de retraites a-t-il 150 milliards d’euros en réserve ?

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Un économiste affirme qu’il existe une manne destinée aux retraites, pour dénoncer l’« enfumage » de la réforme. Vrai ou faux ?

Par Adrien Sénécat  Publié hier à 18h03, mis à jour hier à 20h00

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Les retraites sont-elles un faux problème ? C’est la thèse, qui peut paraître surprenante, défendue par Gilles Raveaud, un professeur d’économie à l’université Paris-VIII. Il a longuement expliqué, sur BFM Business, le 25 novembre, pourquoi, à son sens, l’équilibre du système ne serait tout simplement pas menacé, car il existerait une manne de l’ordre de « 150 milliards d’euros pour les retraites ».

Ce chiffre englobe le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), « doté de plus de 30 milliards » et les caisses des complémentaires, avec« 116 milliards d’euros ». Et ce sans même compter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui représentera à partir de 2024 une manne supplémentaire de « 24 milliards d’euros »par an.

Selon Gilles Raveaux, « en fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites ». Son intervention a été visionnée des millions de fois sur Facebook et de nombreux sites Internet comme Economiematin.fr ou Planetes360.fr l’ont également relayée pour critiquer la réforme voulue par le gouvernement.

POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ

1. Il existe bien une « cagnotte », mais elle est dispersée

Le constat de départ de Gilles Raveaux est tout ce qu’il y a de plus sérieux : il existe bien des réserves financières considérables dans le système de retraites français à l’heure actuelle. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) le confirme dans son rapport publié le 21 novembre : si l’on compte l’ensemble des réserves et dettes existantes dans les différents régimes ainsi que dans le FRR, il y a globalement 127,4 milliards d’euros de réserves nettes dans le système (déficits déduits). Soit peu ou prou l’équivalent des 150 milliards d’euros évoqués par l’économiste.

Il existe bien une « cagnotte » de 127 milliards d'euros pour financer les retraites

Soldes nets des trois deux grands types de régimes ainsi que du Fonds de réserve pour les retraites et de la CADES fin 2017.

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Ces 127 milliards d’euros représentent une manne considérable, de l’ordre de 5,6 % du PIB, note le COR. Mais il n’est pas si simple pour le gouvernement de les rassembler intégralement dans une seule caisse. L’essentiel de cette somme se situe dans les caisses des régimes de retraite dont la situation financière n’est pas menacée d’ici à 2030, au moins – comme par exemple celui des avocats. Ces régimes voient donc d’un mauvais œil le fait que l’Etat convoite aujourd’hui leurs réserves.

Face à ce sujet sensible, le rapport Delevoye, présenté en juillet, proposait que seule la part des réserves nécessaire à la« soutenabilité financière » du futur système universel y soit affectée. Ces transferts feraient l’objet de négociations entre les organismes concernés et la caisse nationale, à conclure « avant l’entrée en vigueur du système universel », prévue pour 2025.

Ces tractations sont loin d’être accessoires. En conservant une partie de leurs réserves, les caisses de retraite actuelles pourraient réaffecter ces sommes « au bénéfice de leurs assurés », note le rapport Delevoye. Des millions de pensionnaires des régimes concernés ont donc tout intérêt à ce qu’une partie de ces réserves ne soient pas reversées au régime général.

En résumé, on ne sait pas pour l’heure quel serait le montant des réserves pour les retraites que l’Etat pourrait réellement récupérer au profit du futur système.

2. Un chiffre à comparer aux sommes réellement en jeu

Si une manne qui se chiffre en dizaines de milliards n’est pas négligeable, il faut tout de même la comparer aux enjeux. En 2018, les dépenses pour les retraites représentaient 324,9 milliards d’euros. C’est un peu moins de trois fois les réserves totales du système (127,4 milliards). Le « trésor de guerre » n’est donc pas si démesuré qu’on pourrait le croire.

Le système de retraites français n’était déficitaire « que » de 2,9 milliards d’euros en 2018, selon le COR, ce qui pourrait laisser penser que les réserves actuelles suffiraient à le mettre à l’abri pour des décennies. Sauf que les choses sont, là encore, un peu plus incertaines, car les perspectives financières du système sont moins bonnes. Le déficit pourrait atteindre 7,9 à 17,2 milliards d’euros en 2025, année envisagée pour la mise en place du futur régime universel (la fourchette varie selon différentes hypothèses budgétaires). Dans le pire des cas, la cagnotte des retraites n’épancherait alors guère plus que quelques années de déficit.

3. Un débat sur les ressources du système

Lorsqu’on lit le rapport du COR en détail, on s’aperçoit que ce ne sont pas les dépenses liées aux retraites qui risquent d’aggraver le déficit. En effet, celles-ci resteraient stables rapportées au PIB, oscillant entre 13,5 et 14 % de 2018 à 2030, quel que soit le scénario testé dans les prévisions. Et ce malgré le fait que la proportion d’actifs par retraité baisserait sur cette période, passant de 1,7 en 2018 à 1,6 en 2030 environ.

Le « vrai » problème des retraites réside dans les ressources du système, qui ont plutôt tendance à diminuer, en raison des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ou de la suppression du forfait social pour certaines catégories de salariés.

La manne de la Cades est très convoitée

C’est ce qui amène l’économiste Gilles Raveaux à proposer une source de recettes supplémentaires pour le système : celles qui sont actuellement utilisées au profit de la Cades. Cet organisme créé en 1996 pour financer la dette sociale doit en effet disparaître en 2024. A cet horizon, l’Etat devrait récupérer les quelque 15 milliards d’euros de dette de la sécurité sociale restants (à comparer aux 130 milliards qui restaient encore à amortir en 2016).

Mais surtout, la disparition de la Cades pourrait donner des marges financières à l’Etat. Pas moins de 24 milliards d’euros par an à l’horizon 2024, affirmait le dirigeant de la Cades Jean-Louis Rey, en 2018. Environ la moitié de cette somme vient de la CSG (contribution sociale généralisée) et pourra donc être redirigée vers d’autres types de dépenses. Par ailleurs, 9 milliards viennent de la CRDS (contribution au redressement de la dette sociale), un impôt qui doit théoriquement disparaître, mais qui pourrait tout à fait être remplacé par un autre.

Il s’agit, là encore, de sommes très convoitées. Il a été régulièrement envisagé de les utiliser pour financer la dépendance, y compris avant 2025 dans certaines hypothèses. Si la disparition de la Cades dégagera donc des marges de manœuvre financières à l’Etat dans les prochaines années, il est loin d’être acquis qu’elles soient exclusivement reversées au système de retraites.

4. En 2017, Emmanuel Macron estimait que les retraites n’étaient « plus un problème financier »

Au fond, Emmanuel Macron lui-même reconnaissait en 2017 dans son programme que « le problème des retraites [n’était] plus un problème financier. » L’ambition proclamée de sa réforme était plutôt de « clarifier et de stabiliser les règles du jeu, une fois pour toutes, en mettant en place un système universel, juste, transparent et fiable, dans lequel chacun bénéficie exactement des mêmes droits ».

Il précisait cependant dès le départ qu’il était important à ses yeux de garantir « un équilibre sur le long terme » des finances du régime de retraites. Un objectif qu’il a rappelé sur France 2 le 26 août 2019 :

« Ce que je veux, c’est que l’on fasse deux choses. Un, que notre régime, quand il rentre en vigueur en 2025, il soit équilibré financièrement. Et deux, que ce soit juste en termes de cotisations. »

Pour atteindre ces objectifs, le rapport Delevoye préconisait de fixer les dépenses de retraites à 13,8 % du PIB et à un quart du budget de l’Etat. Ces seuils arbitraires visent à empêcher les dérapages financiers, mais sont contestés par bon nombre de critiques de la réforme aujourd’hui, qui remettent en cause les choix budgétaires du gouvernement pour équilibrer les comptes de son futur régime. Le débat dépasse donc la simple existence d’une cagnotte qui permettrait de financer le système pour des décennies.

Gilles-Raveaud-«-La-réponse-au-déficit-du-régime

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/12/06/le-systeme-de-retraites-a-t-il-150-milliards-d-euros-en-reserve_6021973_4355770.html

retraites

GOPE-2019-2020

Eric Lombard : « La Caisse des Dépôts peut gérer l'ensemble des régimes publics de retraite »

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INTERVIEW - La Caisse des Dépôts et Consignations est prête à assumer la gestion de la retraite des agents de la fonction publique d'Etat, affirme son directeur général.

Par Étienne LefebvreSolveig Godeluck

Publié le 15 oct. 2018 à 7h23

Mis à jour le 15 oct. 2018 à 12h22

Quel rôle joue la Caisse des Dépôts dans le système de retraites français ?

Nous gérons des retraites depuis 150 ans. A l'origine, nous nous occupions de celles des ouvriers et des paysans. Aujourd'hui, nous couvrons un Français sur cinq, à travers 4 régimes, la CNRACL, l'Ircantec, le RAFP et le FSPEOIE. En fait, ce sont même 23 régimes en ajoutant les supplémentaires en capitalisation, par exemple celui des débitants de tabac. Nous gérons également des régimes spéciaux comme celui de la Banque de France, que nous avons repris en 2017.

Nous sommes l'opérateur d'un système où les partenaires sociaux prennent les décisions, notamment sur la façon dont les fonds sont gérés. Nous avons un vaste savoir-faire technique : répartition et capitalisation, points et annuités, base et complémentaire… Avec 7,5 millions d'actifs et 3,8 millions de retraités dans nos bases, nous gérons aussi bien des régimes en phase de constitution de rente que de versement.

Fortes de ce savoir-faire, nos équipes travaillent déjà avec celle de Jean-Paul Delevoye depuis quelques mois pour préparer la réforme.

Êtes-vous satisfait de la tournure prise par la réforme ?

La méthode est basée sur l'analyse objective des faits et sur le dialogue, ce qui permet de réformer. De plus, le haut-commissaire à la réforme des retraites se donne le temps. Il n'y a en effet pas d'urgence car le système de retraite est dans une situation financière convenable.

En 1990, quand le livre blanc sur les retraites est sorti, j'étais conseiller technique dans le gouvernement de Michel Rocard. Vu l'ampleur du chantier, il avait prophétisé : « Il y a de quoi faire sauter les cinq ou six gouvernements qui seront amenés à s'en occuper ». C'est intéressant de récupérer le ballon 28 ans après ! Entre-temps, les réformes sur l'âge, sur la désindexation, ont rééquilibré le système. Cela nous permet de traiter notre problème, qui n'est pas l'équilibre économique, mais l'équité et la transparence.

Le régime universel par points est-il la solution ?

Cette réforme n'emporte aucune conséquence automatique, mais elle permet de mettre en place des mécanismes d'équité entre les générations et à l'intérieur d'une génération, par exemple en donnant des droits aux mères dès le premier enfant, et des points aux actifs qui ont connu des carrières à trous.

L'équité est une exigence dans un pays égalitaire comme la France. Il est choquant de toucher des pensions différentes malgré des carrières qui se ressemblent. Cela ne veut pas dire qu'il faut avoir les mêmes règles pour tous. Mais il faut des compensations pour les revenus faibles et les carrières à trous.

Combien de temps faudra-t-il consacrer à la transition ?

La transition doit être très progressive. Quand on entre dans l'entreprise, on a un contrat social, qui doit être honoré. C'est d'ailleurs ce qui a été promis par Jean-Paul Delevoye avec la préservation des droits acquis. En 2025, la bascule va commencer, mais la conversion en points va durer longtemps car il faut reconstituer les carrières complètes, ce qui n'est pas facile dans la fonction publique où jusqu'à présent, seuls les 6 derniers mois sont pris en compte. On a une dizaine d'années de travail devant nous.

Quel rôle la Caisse peut-elle jouer dans la réforme ?

Nous employons près de 2.000 collaborateurs dans nos équipes de retraite, et des systèmes d'information capables de gérer la diversité et d'opérer la bascule. Nous piloterons la réforme pour les assurés qui sont déjà chez nous, mais nous pouvons aussi accueillir de nouveaux régimes pour opérer la transition. Et cela sans préjudice de leurs spécificités.

Quels régimes seriez-vous prêts à reprendre en gestion ?

Il existe deux grands ensembles. Les salariés du privé, autour de la CNAV et de l'Agirc-Arrco, sont en cours de rapprochement, mais il faudra du temps pour rapprocher ces équipes de deux fois 12.000 salariés. Nous pouvons être la plateforme d'accueil pour les régimes publics et certains régimes spéciaux. Nous sommes rassurants sur le plan technique et par notre statut d'établissement public.

Nous savons également mener des coopérations techniques, comme nous le faisons déjà pour les systèmes d'information ou les études économiques et actuarielles avec les clercs de notaires, les notaires, l'aviation civile, l'Opéra de Paris, les marins… Nous pouvons aider à construire des briques dans cette réforme qui nécessite de la souplesse et du temps.

Et pourriez-vous aussi gérer les retraites des fonctionnaires d'Etat ?

Nous avons déjà des collaborations avec le Service des retraites de l'Etat (SRE), qui est rattaché à la Direction générale des finances publiques et qui est situé à Nantes. Nous sommes localisés à Bordeaux et Angers, et nous pourrions travailler plus étroitement avec le SRE, sur la base d'un conventionnement par exemple. La logique voudrait que dans un pôle public la plate-forme d'accueil couvre l'ensemble des retraites.

Y aura-t-il de la place pour des retraites par capitalisation dans le nouveau système ?

Dans le privé certainement, puisqu'on estime que 300.000 personnes environ ont des salaires supérieurs à 120.000 euros annuels, seuil au-delà duquel il n'y aura pas de cotisations pour le régime universel. Cela laisse de la place pour des régimes complémentaires ou des produits assurantiels, le sujet est ouvert.

Dans le public, la question du devenir du RAFP, un régime par capitalisation, se pose, puisque les fonctionnaires cotiseront aussi sur leurs primes pour le régime universel par répartition. On pourrait imaginer que les droits accumulés sur les comptes individuels soient transformés en points. Cela représente aujourd'hui près de 30 milliards d'euros d'actifs financiers.

Et quid du Fonds de réserve des retraites ?

Il alimente la Caisse d'amortissement de la dette sociale qui doit s'éteindre en 2024. Au-delà, il faudra décider de l'utilisation de cet actif qui appartient à la collectivité dans son ensemble. Cela peut permettre de constituer des réserves et de lisser les à-coups de la transition.

Français

L’avenir des retraites depuis bien longtemps pose en France un problème, en raison notamment du déséquilibre tendanciel entre le nombre d’actifs cotisant et celui des inactifs âgés. De nombreuses réformes paramétriques ont déjà été adoptées, notoirement insuffisantes pour remédier durablement au problème du financement des retraites. Le président de la République, Emmanuel Macron, a donc annoncé sa volonté d’engager une réforme structurelle visant à remplacer les régimes de base et complémentaires, soit 42 régimes, par un régime unique fonctionnant par points dont la valeur constituerait la principale variable d’ajustement.
Le Haut Commissariat à la réforme des retraites (HCRR) est chargé de mettre en œuvre cette réforme sujette à d’âpres débats. En témoigne ici le point de vue présenté par Jean-Claude Angoulvant qui lui reproche deux défauts majeurs. Le premier est de vouloir unifier tous les régimes, occultant ainsi les disparités et noyant dans cet ensemble des régimes complémentaires autonomes et catégoriels qu’il juge plutôt bien gérés. Le second est de vouloir confier à l’État, piètre gestionnaire sur le long terme, le pilotage du système, au détriment des partenaires sociaux et, au passage, de faire basculer le système de retraite d’une logique assurancielle à une logique « beveridgienne ». Conformément à la logique de notre rubrique Forum, cet article exprime un point de vue destiné à nourrir la réflexion de nos lecteurs sur un projet de réforme encore en débat. H.J.

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Décryptages » 2008- 2018 : ces 10 ans où l’Euro a perdu beaucoup de terrain dans son rêve de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve mondiale

ECONOMIE

08 novembre 2018

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2008- 2018 : ces 10 ans où l’Euro a perdu beaucoup de terrain dans son rêve de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve mondiale

Alors que l’un des objectifs de la monnaie unique européenne avait été de venir concurrencer le dollar comme monnaie de réserve, la position de l’euro s’est affaissée dans ce domaine au cours des 10 dernières années, passant de 28% à 21% du total des ...

Atlantico: Quelles sont les causes de cette situation ?

Michel Ruimy : Tout d’abord, une monnaie internationale comme l’euro peut être recherché pour différentes raisons : comme monnaie de réserve (dans les réserves de change), comme instrument d’épargne (support de thésaurisation, notamment en période de tensions), comme intermédiaire dans les échanges du commerce international (pour régler les exportations ou importations) ou enfin comme un ancrage (près d’une soixantaine de pays, dont les 19 de la zone euro, lient d’une manière ou d’une autre leur propre monnaie à l’euro).

Ensuite, il faut se rappeler que le développement de l’euro comme devise internationale ne fait pas partie du mandat de la Banque centrale européenne (BCE) et dépend uniquement des marchés… ce qui n’empêche pas la banque centrale de suivre de près le sujet. Ainsi, elle estime qu’environ 25% de la valeur des billets en euros sont détenus à l’extérieur de la zone euro. Ce montant représente, en quelque sorte, le plancher de l’estimation de la circulation de l’euro hors de ses frontières car il n’inclue pas d’autres canaux de sorties nettes de billets, comme le tourisme, les transferts de fonds des travailleurs migrants ou l’économie informelle. Ainsi, l’euro semble avoir acquis une place importante au sein du système monétaire international en se constituant un statut de deuxième devise clé derrière le dollar, mais loin devant le yen.

Il faut néanmoins mettre en perspective ces éléments. En dix ans, l’euro a perdu de sa puissance. Aujourd’hui, il arrive tout juste à constituer environ le quart de la demande internationale de devises notamment tant en termes de réserve de change que d’obligations, là où le dollar atteint plus de 60% des réserves de change et dépasse les 50% pour les obligations. 

L’une des raisons pour lesquelles l’euro en est arrivé làréside notamment dans le fait qu’au cours des trois années, depuis le lancement du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE au printemps 2015, les interventions de la banque centrale se sont traduites par un quasi-assèchement du marché de la zone euro c’est-à-dire qu’on observe une baisse tendancielle du volume d’émissions souveraines, nettes de ses achats. En effet, avec ce programme, la BCE est devenue l’un des plus gros acheteurs de detteseuropéennes. Par exemple, la Banque de France, qui est chargée d’acquérir les titres françaispour le compte de la BCE, détient un peu moins de 20% de la dette négociable de l’État - qui s’élève à 1 700 milliards d’euros- alors que sa part était inférieure à 5% à la fin 2014 ! Ces interventions massives de la Banque de France ont complètement modifié la répartition entre détenteurs étrangers et français de la dette d’Etat. Tandis qu’en 2009, la part des non-résidents était de près de 68%, ils ne pèsent plus qu’environ 55% aujourd’hui. Et c’est la même chose pour les autres pays de la zone euro.

En d’autres termes, le recul de la demande des investisseurs en obligations publiques et privées libellées en euros et la baisse de la part de l’euro dans les réserves mondiales ne sont que le reflet du programme de rachats d’obligations par la BCE qui a, en partie, asséché le marché de la zone euro. La pénurie de titres sur le marché qui en a résulté a précipité une grande partie de la courbe des taux dans les différents pays de la zone euro en territoire négatif (Quand le taux baisse, cela signifie que le prix de l’obligation monte, donc qu’il y a beaucoup de demande – tout ce qui est rare est cher).

En quoi la moindre offre de titre de la part des européens, actuelle et sans doute à venir au regard des ambitions de réduction de la dette, pourraient conduire à une poursuite de cette tendance négative ?

Cette année, le marché de la dette souveraine de la zone euro est bien soutenu avec une BCE, omniprésente, qui absorbe encore et jusqu’à la fin de l’année, pratiquement tout le flux des nouvelles émissions.Il se caractérise toutefois par de fortes divergences dans l’offre. Ainsi, les émissions d’obligations souveraines de la France et de l’Italie devraient, en particulier, excéder les achats attendus de la BCE tandis que les émissions nettes de l’Allemagne ou des Pays-Bas devraient demeurer en territoire négatif.

En effet, grâce aux performances de son économie, le gouvernement allemand a pris l’habitude, depuis quelques années, de gérer des budgets presque à l’équilibre - en 2017, ce pays a même enregistré un excèdent budgétaire d’un peu plus de 1% de PIB -, ce qui fait qu’il a émis que très peu de titres sur le marché pour combler un déficit budgétaire, réduit à sa portion congrue.Il faut se rappeler que l’obligation allemande, le Bund, est très recherchée. Elle est, en quelque sorte, une valeur refuge pour les investisseurs et donc, le véritable actif de réserve de la zone euro, ce qui permet à la monnaie unique de rayonner au plan international. Quant aux Pays-Bas, les rentrées fiscalesliées à la reprise économique et les produits de cessions d’actifs ont, dans une certaine mesure, réduit le besoin de financement de l’Etat et ceci devrait se traduire par des émissions nettes négatives pour la troisième année consécutive.

Ainsi, à court terme, la pénurie de dettes, notamment allemandes - cette insuffisance de Bunds risque d’ailleurs de faire plafonner le rendement de ces titres–et la volonté émise par les gouvernements de réduire leurs déficits budgétaires devraient conduire à un moindre volume d’émissions obligataires et, en conséquence, à un rôle international de l’euro moins important. 

Quels en sont les risques pour l’euro ?

Il faut bien comprendre que les conséquences de l’arrêt des achats de la BCE seront probablement bien différentes de celles de l’expérience américaine. En effet, la fin de l’assouplissement quantitatif exercera une pression à la hausse sur les rendements, mais la faiblesse de l’offre provenant de la solide économie allemande va probablement faire contrepoids : la Bundesbank détient près de 30% des titres de créance allemands et, étant donné que l’émission nette du Bund devrait rester proche de zéro, cette proportion devrait rester à peu près inchangée dans les prochaines années. Le prix des obligations allemandes devrait rester proche de celui observé actuellement. Tout ceci signifie que, malgré le retrait prochain de la BCE de la période d'assouplissement quantitatif, les rendements obligataires de la zone euro, en particulier ceux de l’Allemagne, devraient rester faibles.La pénurie de papier allemand et de « gouvernements sûrs » de la zone euro en général, déclenchée par le programme de la BCE restera un facteur clé de la performance du Bund l’année prochaine. 

Mais si les taux faibles voire négatifs affichés par plusieurs obligations d’Étatpeuvent sembler être, dans une certaine mesure, un frein, les principauxobstacles pour accroître l’allocation en euros dans les réserves de change sont les performances économiques européennes en demi-teinte et surtout un accroissement des risques non économiques découlant notamment des évolutions géopolitiques (situations en Italie, en Pologne en Hongrie) qui pèsent sur l’avenir de l’Union européenne,en particulier dans la perspective des élections de mai prochain.

Alors que M. Juncker souhaite renforcer le rôle international de l’euro face au dollar, un des premiers soucis de la Commission européenne serait de renforcer l’Union économique et monétaire, en passant peut être par la création d’un Fonds monétaire européen pour venir en aide aux pays de la zone en difficulté voire un approfondissement de l’Union bancaire, ce qui pourrait donner plus de poids aux marchés financiers de la zone euro et renforcer de manière indirecte la position internationale de l’euro. 

Le rôle de l’euro s’accroîtrait sans doute une fois les chantiers menés à bien car, au final, le poids international d’une monnaie n’est que le reflet de la qualité des institutions et marchés du pays émetteur.

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Agen. Réserve parlementaire : qui a touché quoi ?

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La tour classée de l'église de Hautefage restaurée, en partie, grâce à la réserve parlementaire.

Publié le 13/08/2013 à 03:50 , mis à jour à 09:23

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Retraites : est-il vrai que les fonds de réserve pourraient résoudre le problème de financement ?

Par Luc Peillon 1 décembre 2019 à 12:04

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Les membres du Conseil de surveillance du Fond de réserve des retraites (FRR), participent, le 27 novembre 2002 au ministère des Affaires sociales à Paris, à la réunion pour l'installation du Conseil de surveillance du FRR. Photo Jack Guez. AFP

Selon un économiste, les quelque 170 milliards des différents fonds de réserve pourraient palier le besoin de financement des systèmes de retraite, attendu d'ici quelques années.

Question posée par Madeline le 27/11/2019

Bonjour,

Vous faites référence aux déclarations de Gilles Raveaud, économiste et maître de conférences à l’université Paris-8 Saint-Denis, lundi sur le plateau de BFM Business (à partir de 6’30) : «Les retraites, il se trouve que c’est un sujet où l’action publique a agi. […] Lionel Jospin avait mis en place un fonds de réserves pour les retraites, doté de plus de 30 milliards. […] D’autre part, les retraites complémentaires ont aussi des fonds de réserves qui [selon le président du Conseil d’orientation des retraites atteignent] 116 milliards d’euros. Donc, au bas mot, on a 150 milliards de réserves pour les retraites. […]. [Par ailleurs], qui se souvient de la Cades [caisse d’amortissement de la dette sociale, qui prend en charge la dette sociale, ndlr]? En 2024, la Cades aura fini de rembourser la dette de la sécu et dégagera encore 24 Milliards d’euros […] En fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites.»

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/checknews/2019/12/01/retraites-est-il-vrai-que-les-fonds-de-reserve-pourraient-resoudre-le-probleme-de-financement_1765818

La face cachée de Nicolas Sarkozy

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Jeune, Nicolas Sarkozy a toujours été en première ligne dans les manifestations mais jamais au bon endroit, on le voit  ici chevelure au vent, chemise ouverte, vociférant  avec un brassard blanc dont on ignore la signification faire une contre-manifestation contre les étudiants en grève.... (qui devaient sans doute manifgester pour des classes supplémentaires, ou des moyens supplémentaires ou une loi scélérate en préparation ?). A l'époque déjà, on sentait Nicolas s'esclaffer : "Allez étudier bande de fainéants" !

C'est donc dans la droite lignée de sa vision politique  que Nicolas fera  de ce 1 er mai 2012 une manifestation pour le "vrai travail", car il faut savoir qu'il existe un "faux" travail. On en attend d'ailleurs toujours quelques exemples M. le candidat président !

C'est ce 1er mai que Nicolas, tel l'envoyé d'un medef à l'agonie, peu avant des licenciements programmés après le 6 mai 2012, ira se dresser contre les syndicats avec qui il n'a jamais pu avoir une once de dialogue social, contre la fête du travail et contre cette journée chômée.

C'est ce 1er mai que Nicolas nous annoncera que sous son quinquennat, il y a 1 000 000 de demandeurs d'emploi en plus, qu'il a instauré le bouclier fiscal pour les riches, qu'il l'a quasi supprimé et l'a remplacé par la tva sociale qui n'a de sociale que le nom : il va montrer fièrement son BILAN de 2007 à 2012.

C'est le 1er mai que Nicolas a choisi de dresser les français les uns contre les autres, les travailleurs contre les chomeurs, ceux qui travaillent plus pour gagner plus et ceux qui bon grès mal grè n'ont pas la possibilité de faire des heures supplémentaires, ceux qui sont aux 35 heures. Car en Sarkozie, il est mal venu de toucher le RSA , il faut être en formation pour permettre à ce gouvernement de "maquiller" les chiffres du chômage. Il faut être président pour s'augmenter de 140 % et les députés de 30 %.

C'est ce premier mai 2012 que Nicolas a choisi pour aller parader avec le front national dont il reprend les thèses jusqu'a l'épuisement. C'est ce 1er mai que l'on verra Nicolas Paul Stéphane Sarkozÿ de Nagy-Bocsa nous parler de karachi, de son supposé financement de campagne par l'ex ami Kadhafi . 

Ah ben pour le coup il valait mieux pas l'avoir vivant le colonel ! D'ailleurs le fils, il est où ??

Sarkozy, lui depuis 2005 est passé par toutes les étapes

 

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A la radio..

L’Histoire des retraites..

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Histoire des retraites : de l’acquisition d’un droit à la valse des réformes.

04/12/2019 (MIS À JOUR À 06:16)

Aujourd’hui, les grévistes font bloc contre la nouvelle réforme des retraites qui prévoit l’instauration d’un système universel. Régimes spéciaux, âge légal de départ, durée de cotisation... Ces questions d’actualité occupent les gouvernements depuis la création de la retraite.

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Des manifestants participent à la journée revendicative du 23 septembre 1975 à Paris, demandant le droit à la retraite à 60 ans. En tête de cortège, Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT.  Crédits : AFP

Longtemps, vieillir, c’était avant tout risquer de ne plus pouvoir travailler et, de ce fait, ne plus être en mesure de subvenir à ses besoins. Contre ce funeste destin, le principe de droit à la retraite s’est progressivement imposé, à grands renforts de luttes et de propositions de lois, avec des systèmes très variés. Régimes spéciaux, âge de départ à la retraite, durée de cotisation, pénibilité... Ces questions toujours d’actualité occupent les gouvernements depuis plus d’un siècle. Les réformes des retraites qui se succèdent, l’une repoussant l’âge légal de départ, l’autre allongeant la durée de cotisations nécessaire pour en bénéficier pleinement, suscitent de l’inquiétude, de la colère, et parfois même de la résignation. Aujourd’hui, le gouvernement d’Emmanuel Macron entend faire passer la réforme des retraites censée parachever les précédentes, malgré le conflit social annoncé.

Une pension pour bons et loyaux services maritimes

La création de la retraite en France est le fruit d’une longue histoire dont on peut faire remonter les origines à l’Ancien Régime. En 1673, Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, crée la Caisse des invalides de la Marine : elle assure une pension aux navigateurs, matelots et autres moussaillons qui ne peuvent pas travailler. Concrètement, ceux qui ne sont pas à flot perçoivent une demi-solde tandis qu’un prélèvement leur garantit le versement ultérieur d’une pension complétée par une subvention de l’État. On distingue la pension d’invalidité et celle de vieillesse, attribuée aux marins à l’âge de 60 ans. C’est la première profession à obtenir une compensation en période d’inactivité.

Penser l’économie avec … : Jean-Baptiste Colbert

Progressivement, d’autres corporations au service du roi vont bénéficier de pensions, comme les employés des Fermes générales ou les fonctionnaires de l’État. Est-ce à dire qu’une vague sociale s’empare du pays ? Les historiens évoquent plutôt l’idéologie paternaliste du patron : on utilise les pensions pour recruter puis fidéliser la main d’œuvre. A une époque où la vieillesse est avant tout prise en charge par la solidarité familiale ou la charité. Les pensions ne concernent d’ailleurs qu’une infime partie de la population, comme le rappelait Benoît Carré, chercheur en histoire et auteur d’une thèse sur les pensions de la monarchie, dans La Fabrique de l’histoire en 2010 : “Cela représente environ 0,09% de la population française en 1789, un pays qui alors est le plus peuplé d'Europe et compte 28 millions d'habitants, donc 60 000 personnes environ sont pensionnées, et quelques milliers de retraités qui touchent des pensions.” Le droit à la retraite pour tous est encore une utopie. “Il faut considérer cette pension comme un don du roi, qui octroie aux personnes qui l’ont loyalement servi tout au long de leur vie une pension de retraite”, explique Benoît Carré.

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Jean-Baptiste Colbert visite le bateau du roi dans le port de Marseille, en 1977. Peinture de Jean-Baptiste de La Rose.  Crédits :DeAgostini  Getty-images.

"Jouir du repos du corps..." : l’émergence de l’idée de droit à la retraite

A la Révolution française, le concept du droit à la retraite fait son chemin, comme en témoigne la définition des “Pensions et retraite” de l'édition de 1791 du Supplément Finances de L'Encyclopédie méthodique de Diderot et d'Alembert 

En finance, faire sa retraite, c’est se retirer des affaires pour vivre paisible et dégagé de tous les soins qu’elles entraînent. Demander sa retraite se dit d’un employé qui, après avoir rempli les fonctions attachées à son titre pendant un long espace de temps, désire jouir du calme de l’esprit et du repos du corps, qui sont si nécessaires quand la vieillesse commence à appesantir toutes les facultés. 

Vieillir, mais comment ? Une histoire sociale de la vieillesse ; La vieillesse, entre expérience vécue et représentations

Le droit de redistribution de l’État pour services rendus fait partie des notions développées par certains penseurs des Lumières. C’est surtout l’aristocratie qui se mobilise souligne Benoît Carré : “À cette époque, l'espérance de vie est de 50 à 60 ans pour la masse des Français alors que pour l'aristocratie, elle va jusqu'à 70-80 ans. Ce sont donc eux qui réclament une retraite, puisqu'ils estiment pouvoir en bénéficier.”

Avant que ne s’impose l’idée d’une retraite généralisée à base d’épargne et de subventions, différentes sociétés mutuelles ou systèmes d’assurance ébauchaient leurs propres solutions pour remédier à la pauvreté des populations les plus âgées. Au cours du XIXe siècle, des retraites collectives fondées sur des sociétés de prévoyance ou des régimes d’entreprise se développent. La loi du 9 juin 1853 met en place un régime de pension unifié pour les fonctionnaires civils d’État : ils peuvent percevoir une pension de retraite calculée sur la moyenne des six dernières années de salaire, à partir de 60 ans et au terme de trente années de service. Mais l’État intervient encore très peu sur ces questions, comme soulignait l’historienMichel Dreyfus, spécialiste du mouvement ouvrier et du syndicalisme, au micro de France Culture : 

L’action très tardive de l’État au sujet des retraites et de la protection sociale va favoriser la multiplication de ces régimes qu'on n'appelle pas alors encore "régimes spéciaux", mais qu'on peut appeler des régimes particuliers.

Vieillir, mais comment ? Une histoire sociale de la vieillesse : Assurer la vieillesse, la longue histoire des retraites

De 1884 à 1909, diverses professions se dotent en effet de caisses de retraites spécifiques. Le Comité des Forges (CFF) fonde la Caisse syndicale de retraite des Forges afin de constituer des pensions de retraite pour les ouvriers de la métallurgie. Toujours dans La Fabrique de l’histoire, l’historienne spécialiste des entreprises Danièle Fraboulet faisait remarquer la dimension intéressée de cette initiative : “Il fallait que les ouvriers de métallurgie travaillent au moins douze ans pour en bénéficier. C'était une logique d'assurance, c'est-à-dire que le système de cotisation variait par tranche d'âge. Cette création avait pour objectif de fidéliser la main d'œuvre. La retraite était assimilée à une récompense après des années de bons et loyaux services.” 

Le développement de ces régimes est aussi une conséquence de l’essor de l'industrialisation, observait Élise Feller, historienne auteure de Du vieillard au retraité, la construction de la vieillesse dans la France du XXème siècle (L’Harmattan, 2005), également dans La Fabrique de l’histoire : “Ces systèmes de retraites permettaient d’attirer une main d'œuvre dans des secteurs de pointe, où elle était très exposée. Ce sont les mines d’abord, avec la grande loi 1894. Ensuite, les chemins de fer, où il faut recruter une main d'œuvre extrêmement fiable et facile à faire partir. Puis les secteurs de la sidérurgie, les maîtres de forges, essaient aussi de fidéliser leur main d'œuvre de cette façon. C'était les premiers régimes de retraite. Ils apparaissaient comme un progrès.”

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Le comité des Forges de France, en pleine commission de direction en 1914. Peinture d'Adolphe Déchenaud, en 1914.

Une "retraite pour les morts"

Au début du XXe siècle, la France est cependant encore en retard sur la question de la retraite pour tous. Nos voisins germains ont mis en place un système de retraite obligatoire depuis 1889 déjà, à l’initiative d’Otto von Bismarck. Afin de composer avec le mouvement socialiste et ouvrier qui progressait dans l'empire, le “chancelier de fer” a instauré des caisses de retraites auxquelles cotisaient à la fois les employeurs et les salariés. Elles étaient gérées, conjointement, par les syndicats et les patrons, et permettaient d'obtenir une pension de vieillesse à partir de 65 ans. 

La question de la rémunération des populations âgées devient de plus en plus prégnante en France. DansLes Vieux. De Montaigne aux premières retraites (Fayard, 1989), l’historien Jean-Pierre Bois note que le débat qui s’instaure s’articule autour de certains thèmes  : l’idée de justice réparatrice (il n’est pas juste d’abandonner un citoyen qui a travaillé toute sa vie), la solidarité sociale (le droit à l’assistance devient un service public), et l’utilité de cette assistance, qui éviterait le vagabondage et la misère des personnes âgées.

Les députés de gauche souhaitent aligner le statut de l’ensemble des travailleurs sur celui des catégories professionnelles qui bénéficient déjà d’un système de retraite. En 1906, le ministère formé par Clemenceaudépose un projet de loi concernant la retraite ouvrière et paysanne. Il prévoit l’obligation pour les travailleurs de cotiser chaque année à raison de 2% du salaire, sauf pour ceux qui gagnent moins de 1,50 franc par jour. Le versement patronal était du même montant et l’État complétait la somme afin de pouvoir assurer 360 francs par an à chaque retraité. Le droit à la retraite était reconnu à tout ouvrier ayant atteint les 60 ans et ayant cotisé 30 ans. 

Présidentielle, des choix de société : Faut-il supprimer l’âge de départ à la retraite ?

En 1910, la loi sur les retraites ouvrières et paysannes est enfin votée, mais l’âge de la retraite est repoussé à 65 ans. La cotisation ouvrière est portée à 18 francs pour les hommes, 12 francs pour les femmes, avec une cotisation équivalente pour l'employeur et intervention de l’Etat pour le paiement d’une prime de 60 francs. Les fonds sont gérés par une Caisse nationale des retraites pour la vieillesse ou par la Caisse des Sociétés de secours mutuel. L’adoption de cette loi ne s’est pas faite sans querelle. L’un des principaux griefs concernait déjà l’âge de départ à la retraite. 65 ans alors que l’espérance de vie dépasse alors difficilement les 45 ans, c’est quasiment une “retraite pour les morts” comme la baptisent alors les syndicats ainsi qu’un certain… Jean Jaurès, qui appelle néanmoins à la soutenir.

Camarade, ne vous y trompez pas, ce n’est pas à l’heure où il arrive à l’heure de la retraite, ce n’est pas seulement à 60, 65 ans, que le vieil ouvrier a ce réconfort, c’est quand il voit la suite de la vie. Aujourd’hui, quand l’ouvrier de 40 ans voit passer à côté de lui un vieux de 60 ans sans abri, sans travail, sans retraite, mendiant, (...) il se dit : C’est comme cela que je serai dans quelques années, et il y a vers lui un reflux d’abjection... Dès demain, si vous le voulez, par le vote immédiat de la loi, et par l’effort d’amélioration que nous ferons tout de suite, dès demain, tous les vieux relèveront le front, et tous les jeunes, tous les hommes mûrs se diront du moins que la fin de la vie ne sera pas pour eux le fossé où se couche la bête aux abois. Jean Jaurès, discours du 8 février 1910 à Nîmes lors du Congrès de la SFIO consacré à la loi sur les retraites ouvrières.

La mesure n’a cependant qu'une faible portée : 1, 8 millions de cotisants sur 8 millions de travailleurs concernés. La loi de 1912 instaure une prime de 100 francs versée par l’État, avec majoration de 10% par enfant au-delà du troisième. Il ne faut pas s’y tromper : à cette époque, la politique en faveur de la vieillesse cherche aussi à lutter contre la baisse de la natalité et les effets du vieillissement

Réformes des retraites : les seniors peuvent-ils et doivent-ils travailler à 55 ans passés ?

De la guerre naît la retraite..

C'est à la Libération que le premier système général de retraite est mis en place. Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 instituent la création d’un régime général de Sécurité sociale qui s’accompagne d’une assurance vieillesse à laquelle tous les salariés sont obligatoirement assujettis. Ce système fonctionne par répartition : les pensions des retraités sont payées par les cotisations des actifs qui, ce faisant, se constituent aussi des droits pour leurs futures retraites. Les droits à la retraite sont ouverts à l’âge de 60 ans, après 30 ans d’activité. La pension représente alors 20 % du salaire de référence, à savoir la moyenne des dix meilleures années. Elle augmente de 4 % par année de service supplémentaire, de sorte qu’à 65 ans, le taux est de 40 %

Le principe d’une retraite pour tous est enfin acquis, mais dans les faits, la situation des retraités reste précaire. Pour faire face à l’inflation, les professions indépendantes se dotent de leurs propres caisses de retraites complémentaires : l’Agirc pour les cadres, l’Arrco pour les salariés (les deux ont fusionné début 2019), la CNAVPL pour les professions libérales, la Cancava pour les artisans, l'Organic pour les commerçants et les industriels… Les régimes spéciaux, plus avantageux, sont maintenus. Jusqu’au début des années 1960, le montant des retraites reste faible, car la durée des cotisations de la plupart des retraités n’est pas encore assez longue, comme le rappelait Christophe Capuano, auteur de Que faire de nos vieux, Une histoire de la protection sociale de 1880 à nos jours, (Presses de Sciences Po, 2018) dans Le Cours de l’histoire sur France Culture en septembre 2019 : 

Les personnes âgées constituent la population la plus pauvre de la société française jusque dans les années 1970. Et c'est avec le relèvement du minimum vieillesse, le relèvement des retraites, qu'on va réussir à sortir ces populations de la pauvreté. En 1960, 40 % des personnes âgées touchent le minimum vieillesse. En 2004, ils n’étaient plus que 4% à le toucher.

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Dès octobre, des retraités se mobilisaient contre la nouvelle réforme des retraites.  Crédits : Jacques Demarthon  AFP

Le temps des réformes

L’histoire des retraites est entrée, à la fin du XXe siècle, dans une nouvelle phase : celle des réformes… et des mouvements sociaux qui les accompagnent presque systématiquement. Pour l'économiste et membre du Conseil d’orientation des retraites (CORMonika Queisser, invitée de l’émission Cultures Monde sur France Culture en 2018, ce sont les réformes qui suscitent le plus d’émotion dans l’opinion publique : Une réforme des retraites nécessite un très grand effort pédagogique et de communication. (...) Le grand enjeu de toutes les réformes des retraites, c'est de trouver un équilibre entre les intérêts des jeunes et des plus âgés.” 

Au fondement du système de retraite, il y a en effet une relation de confiance à entretenir. Selon Bruno Palier, directeur de recherches au CNRS et auteur de La Réforme des retraites (PUF), entretenir ce lien est la gageure de toute réforme du système des retraites : “Ce qui est extrêmement difficile à mettre en place, c’est une confiance sur 70 à 80 ans. C'est-à-dire que pendant toute ma vie active, je paye pour les retraités actuels, en échange de la garantie que d’autres gens paieront pour moi. C'est le contrat social et c'est difficile à tenir dans le contexte socio-économique actuel. Beaucoup de jeunes pensent qu'ils n’auront pas de retraites. Beaucoup de gens qui ont des carrières interrompues et chaotiques sur le marché du travail se disent qu’ils auront des retraites relativement basses”.

La Réforme des retraites: Le sujet explosif en France  !

Au nom de l’équilibre financier mais aussi pour faire face au vieillissement de la population, les réformes des retraites menées ces dernières années tournent, schématiquement, autour de trois options. La première : baisser le niveau des retraites. C’est le choix fait par le gouvernement Balladur en 1993, en liant le niveau des pensions non plus sur les salaires mais à l’inflation. La deuxième : augmenter les recettes. Lionel Jospin tente de le faire en 2001, en créant le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), dont la mission était d’accumuler quelques 150 milliards d’euros jusqu’à 2020, afin d’amortir le choc des départs à la retraites des baby-boomers. Mais en juin 2010, cette “cagnotte” est employée pour renflouer la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Enfin, la troisième option : travailler plus longtemps, réduire la période pendant laquelle on touche une pension. Une orientation prise par Nicolas Sarkozy en 2010, en reculant l’âge symbolique du départ à la retraite de 60 à 62 ans, et l'âge permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein de 65 à 67 ans.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.franceculture.fr/histoire/histoire-des-retraites-de-lacquisition-dun-droit-a-la-valse-des-reformes

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Retraités : réveillez-vous avant de mourir…

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74 % des retraités auraient donc voté pour Emmanuel Macron. Huit points de plus que pour l’ensemble des suffrages exprimés. Fascination des seniors pour le pas encore quinqua ? Tropisme exercé par celui qui cumule, faute de mandats électoraux, l’avantage d’être à la fois le gendre idéal et le mari qu’on pourrait s’offrir si l’on veut, bien évidemment, faire fi de ces ridicules histoires de frontières intergénérationnelles ? Sans doute. Mais les retraités ont-ils bien lu le contrat que leur présentait le sémillant VRP de la mondialisation heureuse ? Il est vrai que les lunettes sont mal remboursées par la Sécu et que, justement, « Il » a promis d’y remédier…

Ces retraités, notamment les plus aisés – ceux-là mêmes qui, en 2013, débarquèrent par vagues entières de leur train de la banlieue ouest de Paris pour aller agiter, dans les rues de Paris, leurs petits drapeaux roses et bleus -, ont donc, au second tour de la présidentielle, au pire voté Emmanuel Macron, au mieux se sont abstenus, parce qu’il n’était tout simplement pas correct de voter pour Marine Le Pen : rapport au débat…

Et aujourd’hui, on est passé de l’émission de télé-réalité au tirage du loto. « Il faut laisser sa chance à Macron », nous dit-on, dans une sorte de lâche soulagement consensuel. Un lâche soulagement qui prend des airs de « Allons, finissons-en ». Nous eûmes, avec le regretté Pascal Sevran, “La Chance aux chansons”, délicieuse émission vespérale des années Mitterrand pour retraités nostalgiques des « Roses blanches ». Nous avons désormais la chance au Macron. Une chance au grattage – le 7 mai dernier -, une chance au tirage : ce sera les 11 et 18 juin prochains.

Pourtant, les retraités risquent de rapidement déchanter lorsque Macron aura emporté le gros lot, c’est-à-dire une majorité absolue à l’Assemblée. En effet, la petite chanson sur la CSG commence à faire son chemin. Certes, on nous avait bien parlé d’une augmentation de la CSG. De combien ? 1,7. Pas de quoi s’affoler ! Sauf que ce n’est pas 1,7 % mais 1,7 point. Et comme l’immense majorité des retraités d’aujourd’hui ne sont pas allés à l’école de Najat Vallaud-Belkacem, il leur sera aisé de faire leur calcul : 1,7 divisé par 6,6 (taux CSG pour la plus grande partie des retraités), multiplié par 100, ça fait tout de même 25,75 % d’augmentation. 60 % des retraités (ceux percevant plus de 1.200 euros par mois) seront concernés. La majorité, donc. M. Ferrand, l’homme des mutuelles, expliquait récemment que 40 % des retraités ne seraient pas touchés. Tout est question de présentation. On ne dit pas sourd, on dit malentendant, on ne dit pas démolir mais déconstruire. De même, on ne dit pas baisser les pensions, mais augmenter la CSG… Important, l’emballage, chez nos VRP

Mais ça, c’est l’une des deux mâchoires qui vont broyer les retraités. La seconde, c’est évidemment l’augmentation de la taxe foncière qui pend au nez de ces « salauds » de propriétaires, alors même que la meilleure façon de sécuriser sa retraite, tout en répondant à la légitime aspiration de transmettre un bien à ses descendants, est d’être propriétaire. L’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, derrière le fameux « C’est l’État qui paiera », cache évidemment cette sombre perspective.

Avec Emmanuel Macron, les temps s’annoncent donc difficiles pour les retraités. Cela dit, si le gendre idéal s’inspire des idées de son mentor Jacques Attali, les solutions sont d’ores et déjà toutes trouvées pour abréger cette agonie.

“Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en termes de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures…”[ref]in L’Avenir de la vie, 1981[/ref]

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Tous des..profiteurs de l’Etat, mais aussi et surtout..des opportunistes !!!..

Il y a..39 ans déjà..un certain Jacques Atali..

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Il aura duré grâce à la politique et.. « avec » la..politique..jusqu’à la

campagne électorale de Macron, et même..après !

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Pour terminer et..conclure..

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Une question cependant s’impose..

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Après la suppression de la déclaration d’impôts et donc.. le « Prélèvement à la source »

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Vas-t-on voir, le système Français disparaître et les possibilités d’espérance, tant du travail, dans le monde du travail, que de rémunérations convenables, comme de retraites..équivalentes.. comme espérance de vie et surtout vie..digne..s’éloigner, toujours un peu plus..à l’horizon ?...

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