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Trop tard !..Le mal est déjà fait !..

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Le mal est fait, il est déjà..trop tard !..

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Menaces en Mers du Nord

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En mer du Nord et en Baltique, les Alliés ont volontairement coulé des navires transportant des centaines de milliers de tonnes d´armes, chimiques et conventionnelles, produites lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd´hui, ces déversements restent méconnus mais les conséquences environnementales sont graves.
Les barils qui les confinent
mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16% des substances s´échappent pour éradiquer toute forme de vie pendant des siècles. Les scientifiques prédisent une catastrophe sans précédent...
En
Europe, la France est le pays le plus touché pour la période 1914-1918 ; et l´Allemagne pour la période 1939-1945. Entre ces deux pays, les fonds marins qui longent le littoral belge forment un vaste tapis de bombes toxiques.
Alors que les autres pays européens et la Russie commencent à communiquer, pour échapper au cauchemar, la
France refuse de lever le Secret Défense.
Pourquoi et comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment éviter la catastrophe ?

Les immersions..

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Photo ci-dessus prise en 2010.

Menaces en Mer du Nord, et pas que..

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Les dépôts de munitions, tant de la première guerre mondiale et « Grande Guerre » de 1914-1918, comme toutes celles de la seconde guerre mondiale et de 1939-1945, ont été « sauvagement » jetées à la mer..sans scrupules !..

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Aujourd’hui, ces déversements restent méconnus mais les conséquences environnementales sont graves. Les barils qui les confinent mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16 % des substances s’échappent pour éradiquer toute forme de vie pendant des siècles. Les scientifiques prédisent une catastrophe sans précédent... En Europe, la France est le pays le plus touché pour la période 1914-1918 ; et l’Allemagne pour la période 1939-1945. Entre ces deux pays, les fonds marins qui longent le littoral belge forment un vaste tapis de bombes toxiques. Alors que les autres pays européens et la Russie commencent à communiquer, pour échapper au cauchemar, la France refuse de lever le secret défense. Pourquoi et comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment éviter la catastrophe ?

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Des zones à très haut risques !..

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Photo ci-dessus, carte des versements des munitions de la première guerre mondiale de 1914-1918, comme de la seconde guerre mondiale de 1939-1945.

Depuis la Mer Baltique et jusqu’aux côtes Françaises cette opération et forme de pratique a eu lieu presque sans discontinuité et ce jusqu’à une époque proche..

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Photo ci-dessus d’une explosion suite à un déminage en mer Baltique.

Les sites même si..répertoriés, ne l’ont pas été tous..malheureusement !..

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Il y a de quoi..s’inquiéter, tant pour la mer, comme pour la faune et flore sous-marine, mais également, tous les produits de la pêche, et tous les risques encourus sur le plan du tourisme et pas que balnéaire..

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Le Danemark compte les sites les plus pollués, après la Mer Baltique !..

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Cette situation est tragique et..désolante !..

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Il y a eu, et il y avait déjà eu des reportages sur le sujet, sur la chaîne ARTE TV..

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« Menaces en mers du Nord », cauchemar sous-marin..

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Les barils qui les confinent mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16% des ...

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Un dossier inquiétant et..épineux !..

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Il y a, de plus, sous l’eau, des épaves de bateaux de guerre et bâtiments de surface, dont Allemands, qui avaient été coulés, volontairement, et avec, à bord, un tas de munitions embarquées et volontairement stockées dans ce sens et pour cela..

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C’est une bombe écologique à retardement, une catastrophe environnementale qui menace. En mer du Nord et en Baltique, les Alliés ont volontairement coulé des navires transportant des centaines de millions de tonnes d’armes chimiques produites lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. C’était le plus rapide, le plus facile, le moins cher. Et personne ne savait alors comment s’en débarrasser autrement. Dans de belles et impressionnantes images sous-marines, le documentaire nous emmène au milieu des épaves englouties, chargées d’obus chimiques rongés par la corrosion. Ces armes mettent entre quatre-vingt et cent ans à se faire dévorer par la rouille. Elles commencent donc actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Selon le laboratoire océanographique de Moscou, il suffirait que 16 % de ces substances toxiques s’échappent en mer du Nord pour y éradiquer toute forme de vie pendant un siècle. Toutes les côtes de la mer du Nord sont touchées.

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Au Danemark, près de 400 pêcheurs de l’île de Bornholm ont été grièvement brûlés par des bombes chimiques rapportées dans leurs chaluts. Sur les sites d’immersion, les poissons sont atteints de tumeurs, ne peuvent plus se reproduire. Toutes les moules de la mer du Nord présentent des traces de toxines. En Europe, la France est le pays le plus touché pour la période de 14-18. Mais les archives sur ces déversements nocifs restent inaccessibles. L’armée refuse toujours de lever le très secret-défense. Impossible de connaître de manière claire les zones concernées. Mais des immersions ont été localisées à Cherbourg (Greenpeace a repéré un site au large), Boulogne et Dunkerque. Quant à celles de munitions classiques, elles n’ont cessé que depuis l’an 2000, après l’explosion de grenades tuant cinq marins en 1997 près de Cherbourg. Une usine* censée détruire ces armes dangereuses devrait déjà être en fonction. Mais, faute de budget, leur élimination par des moyens modernes est toujours remise à plus tard. Trop tard ?

* Ce site dont le dossier avait et a pour nom de code..  « Sécoia »..

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La mer et les fonds sous-marins comme dernier refuge et faux cercueil en stockage !..

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Il y a..des tonnes de bombes immergées, dont munitions chimiques de la première guerre mondiale et à haut risques !..

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Il suffirait que 16 % de ces substances toxiques des navires coulés s’échappent en mer du Nord pour y éradiquer toute forme de vie pendant un siècle. Terrifiant.

Il y a déjà eu des campagnes de récupération et de neutralisation pour les munitions chimiques les plus dangereuses !..

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Un passé peu glorieux, et pas que pour les guerres, mais aussi pour cette attitude comme action menée..

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Les munitions « chimiques » les plus difficiles à manipuler et les plus..dangereuses !..

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Il ne s’agit pas de..cimetière marin, et avec de seules épaves de navires coulés, mais bien de dépôt illégal de munitions de guerre !..

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DÉBAT

VENDREDI 25 OCTOBRE 2019

Mer, sel, coquillages...et armes chimiques

Des centaines de millions de tonnes d’armes chimiques dormiraient dans les fonds marins… du gaz moutarde, de l’arsenic, contenus dans des...

Par Mariétou Bâ

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La règle était de se débarrasser de ces munitions devenues trop contraignantes, sans trop penser au..lendemain !..

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Les munitions immergées ..

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Un triste bilan..catastrophique !..

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Le projet "Secoia"..

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Une usine* censée détruire ces armes dangereuses devrait déjà être en fonction. Mais, faute de budget, leur élimination par des moyens modernes est toujours remise à plus tard. Trop tard ?

*Ce site dont le dossier avait et a pour nom de code..  « Sécoia »..

Sécoia

 SECOIA est un programme français de destruction des munitions chimiques anciennes. C'est l'acronyme de « Site d’Élimination des Chargements d’Objets Identifiés Anciens1 ».

Parmi les séquelles de guerre, des armes chimiques, datant pour beaucoup de la Première Guerre mondiale, réapparaissent régulièrement pour des raisons géologiques et climatiques, lors d'activités agricoles, forestières, de pêche ou de travaux publics ou privés. Il en existe également un grand nombre immergées en mer, où elles peuvent encore poser problème.

Il faut les détruire par sécurité, et pour respecter les obligations de la Convention internationale pour l’interdiction des armes chimiques (CIAC) du 2 mars 1995, entrée en vigueur le 29 avril 1997.

Jusqu’en 1994, les munitions anciennes découvertes en France étaient transportées par les démineurs pour être détruites par "pétardage" en baie de Somme, c’est-à-dire par explosion sans distinction de type (chimiques ou autres) et malgré la présence sur place d’espèces protégées (dont une colonie de phoque en cours de reconstitution).

Ce type de destruction était assimilable à une forme de rejets de déchets toxiques en mer et est maintenant interdit. L’État a donc décidé en 1997 la construction d’une usine (SECOIA), unique en France, qui devait être opérationnelle en 2008, soit 9 ans après la Belgique, 8 ans après l'Allemagne, et 18 ans après les États-Unis.

SECOIA devrait finalement être opérationnel fin 201623. Une enquête publique est prévue dans la Marne et dans l'Aube en mars-avril 20134.

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Débat sur le sujet au sein de l’hémicycle du Sénat..

Déminage

M. Christophe Pezron, 
directeur du programme SECOIA (site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens) à la Délégation générale pour l'armement

M. Jacques LARCHÉ, président

Nous vous accueillons et vous souhaitons la bienvenue. Au sein de la Délégation générale pour l'Armement, vous êtes responsable du programme intitulé SECOIA. J'ai découvert aujourd'hui ce que signifiait SECOIA : site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens.

C'est à l'initiative de notre collègue Monsieur Machet que nous avons décidé d'organiser ces auditions. A l'arrière-plan de l'affaire de Vimy se pose le problème plus général de l'élimination des déchets de la Première et de la Seconde guerre mondiale. Pouvez-vous nous expliquer ce processus ?

M. Christophe PEZRON

Je vais essayer de vous donner un certain nombre de détails qui justifient le coût de cette opération. Je vous préciserai tout d'abord que le fait de retrouver encore des munitions de la première guerre mondiale est lié au grand nombre de munitions tirées, au contrôle qualité sommaire de l'époque et à la nature des terrains particulièrement boueuse qui ne favorisait pas la détonation des munitions. Ces éléments vous expliquent pourquoi nous retrouvons aujourd'hui encore de nombreuses munitions.

Concernant le programme SECOIA, le décret n° 96-1081 du 5 décembre 1996 a donné la responsabilité au Ministère de la Défense de détruire les munitions chimiques anciennes. Cette opération a été confiée au sein du Ministère à la Délégation générale pour l'Armement, et plus particulièrement au service des programmes nucléaires, auquel j'appartiens.

En juin 1997, la délégation a proposé que ce programme soit découpé en trois grandes phases. La phase de faisabilité devait nous permettre d'identifier les principes techniques qui permettraient de démanteler puis de bâtir une première définition de l'installation. La seconde phase consiste à assurer la conception détaillée, la réalisation et la mise en service de ces installations. Enfin, la dernière phase visait à assurer son exploitation régulière.

Le site projeté présente une particularité : il est quasiment unique. Il va devoir détruire 200 à 300 types de munitions différentes. Nous avions fixé initialement sa capacité de destruction à 100 tonnes par an et sa durée de vie à 30 ans.

Quelles sont les grandes fonctions de cette installation ? D'une part, elle doit avoir la capacité d'accueillir les camions du Ministère de l'Intérieur en toute sécurité. Elle doit d'autre part être en mesure de permettre le déchargement des munitions en respectant ces mêmes règles de sécurité. Ceci implique que toutes les opérations de déchargement des munitions seront réalisées à l'intérieur de bâtiments. Ils doivent être capables de résister à une détonation de 30 ou 40 kilos d'explosifs.

Nous réceptionnons les munitions dans un premier temps. Nous allons les identifier à nouveau par un certain nombre de moyens afin de s'assurer que ces munitions sont réellement chimiques. Elles vont ensuite être transportées de manière automatique dans un système qui assurera le démantèlement, c'est-à-dire la séparation de la partie chimique de la partie pyrotechnique. A l'issue de cette opération, le problème sera beaucoup plus facile à traiter. Nous détruirons alors l'ensemble des déchets, qu'ils soient de nature chimique ou pyrotechnique, de manière à ne rien rejeter après le traitement par cette installation.

En juin 1998, nous avons lancé cette phase de faisabilité en notifiant trois marchés. Tout d'abord, nous devions déterminer de quelle manière nous allions détruire ces munitions. Cette question a fait l'objet de nos premiers travaux durant les six premiers mois. Une fois que nous avons identifié les principes les plus efficients et les plus pertinents, nous avons bâti une première architecture de l'installation. Nous avons obtenu ces premiers résultats à la fin de l'année 1999.

Dès lors, il est apparu que cette installation était chère. Sa réalisation était en effet estimée à l'époque à 880 millions de francs. Nous nous sommes aperçus qu'un certain nombre d'aménagements techniques nous permettraient peut-être de l'optimiser et de diminuer son coût. Nous avons alors engagé à cet effet un dialogue très étroit avec le Ministère de l'Intérieur.

J'ajoute que nous avions fixé la capacité d'installation à 100 tonnes de munitions par an. Or nous nous sommes rendu compte, dans le cadre des études de faisabilité, que cette installation avait la capacité de fonctionner en 2x8 ou en 3x8. Cela signifiait qu'une installation initialement prévue pour 100 tonnes avait la capacité intrinsèque de monter jusqu'à 300 tonnes. Toute la question était de savoir si cette capacité était bien dimensionnée par rapport aux besoins de la sécurité civile. Cette question a elle aussi fait l'objet de travaux.

Enfin, nous devions définir les grands principes de l'interface avec le Ministère de l'Intérieur. Ce ministère nous apportait les munitions dans les camions. Nous devions nous mettre d'accord sur le type de camion, sur le conditionnement des munitions et sur la fréquence de livraison de munitions. Toutes ces étapes techniques se sont déroulées au cours de l'année 2000.

A la fin de l'année 2000, on a fixé la capacité de cette installation à environ 25 tonnes par an en vitesse de croisière, ce qui correspond au flux de découverte annuel. Cette capacité sera portée au début du processus à entre 75 à 80 tonnes, pour permettre la destruction du stock existant durant les premières années d'exploitation. La délégation générale pour l'armement a ensuite procédé à l'élaboration de l'ensemble des documents contractuels nécessaires à la nouvelle consultation afin de lancer la phase de réalisation. Elle a fait valider ces documents par la Commission spécialisée des marchés. Nous avons également finalisé le protocole d'accord avec le Ministère de l'Intérieur, et la nouvelle consultation pour le programme a été lancée en juin 2001.

Ce calendrier conduirait à la destruction de la première munition durant l'année 2005 et à une mise en service opérationnelle de l'installation au cours de l'année 2007.

Je souhaite vous dire quelques mots, si vous me le permettez, sur les principes techniques qui seront utilisés, les contraintes que nous avons prises en compte et les calendriers. Nous estimons, d'un point de vue technique, que la destruction des munitions peut être réalisée d'après trois types de solutions. Nous pouvons, première solution, procéder à la destruction des munitions dans un four blindé. Ensuite, nous récupérerons les effluents et les déchets solides pour les neutraliser.

Nous pouvons, deuxième possibilité, utiliser un bain d'acide nitrique chauffé, dans lequel on introduira les projectiles. Puis, nous récupérons et traiterons les effluents gazeux, liquides et solides.

La troisième méthode est couramment réalisée en Belgique et en Allemagne. Elle consiste à effectuer un démantèlement mécanique de la munition pour séparer la partie chimique de la partie pyrotechnique en vue d'une élimination selon des procédés distincts.

Je vous ai présenté les trois grandes démarches actuellement en compétition. Les trois industriels que nous avons consultés choisiront un ou plusieurs de ces principes dans le cadre de la nouvelle consultation.

S'agissant du calendrier, l'expérience en Belgique et en Allemagne montre que le délai de mise au point de ce type d'installation prototype est important. Les Belges ont lancé la construction de leur installation en 1993 sur le principe du démantèlement mécanique. Cette unité de destruction est entrée en service opérationnel en octobre 1999 avec deux ans de retard.

Les Allemands ont lancé en 1995 la construction d'une installation complètement automatisée afin de détruire des terres polluées par des dérivés d'arsenic et par des munitions chimiques. Ils ont rencontré des difficultés de mise au point et ont pris deux ans de retard sur la mise en service de l'installation et semblent en remettre en cause certains principes techniques.

Ces constats conduisent la DGA à envisager une période de mise en service relativement longue. Nous souhaitons en effet nous laisser deux années d'essais. Durant les six premiers mois, nous validerons le principe de fonctionnement de l'installation sur des objets inertes. Ces examens devront nous permettre de nous assurer que l'ensemble des installations fonctionne correctement. A partir de 2005 et dans un deuxième temps, nous commencerons à détruire les premiers obus. Nous détruirons alors tous les types d'obus afin de démontrer que nous sommes capables de le faire en toute sécurité. Une fois que nous aurons prouvé cela, l'installation fonctionnera de manière quasi normale. Nous montrerons alors que l'ensemble de nos exigences sont respectées.

Les données de ce calendrier ont été définies à partir des résultats des études de faisabilité.

J'ai terminé ma présentation.

M. Christophe PEZRON

La DGA considère que cette réalisation est particulièrement complexe. Dès lors, il appartient aux industriels maîtres d'oeuvre de nous proposer une solution technique qui réponde aux objectifs que nous nous sommes fixés. Nous souhaitons à cet égard laisser une liberté totale au maître-d'oeuvre. C'est ensuite à lui d'assumer l'obligation de résultat. Telle est notre position de principe.

La solution du démantèlement mécanique est généralement plus risquée car elle suppose un usinage de la munition. Si cette solution devait être mise en oeuvre, elle serait réalisée dans le cadre de locaux totalement blindés.

La technique du four blindé est très intéressante parce qu'elle permet une capacité de traitement très intensive. Cependant, il reste aujourd'hui à déterminer encore certains éléments techniques, surtout concernant la résistance dans le temps aux agressions des munitions. En effet, un certain nombre de munitions vont détoner dans ce four. Même s'il est blindé, les éclats viendront endommager les parois internes du four. Peut-être faudra-t-il alors changer régulièrement ces parois. Le four constitue donc une solution intéressante, mais il faudra considérer les questions ayant trait à sa résistance et le coût de son maintien en condition.

Enfin, la solution du traitement chimique est intéressante car elle ne requiert aucun four blindé, mais une cuve pour faire tremper les obus, qui seront dissous. Il conviendra toutefois d'approfondir les questions concernant les compatibilités chimiques au sein de ce mélange et la destruction des effluents résiduels, qui pourront se révéler pâteux dans certains cas.

Je pense que ces méthodes présentent toutes des avantages, ont un niveau de risque plus ou moins élevé et sont toutes éligibles en termes de solutions pour l'installation.

M. Christophe PEZRON

Le fait que le four soit chauffé aux alentours de 500 à 600 degrés va détériorer énormément les toxiques. Quel sera le pourcentage de cette destruction ? Cette question devra faire l'objet d'études.

Après traitement, nous ferons passer les effluents gazeux dans une chambre de post combustion à 1 200 ou à 1 300 degrés durant le temps nécessaire pour assurer la destruction complète de tous les produits.

L'acide nitrique va détériorer les composés toxiques en grande partie. Ces derniers seront de toutes façons détruits dans des fours, et les fumées seront traitées dans la chambre de post combustion. Nous avons indiqué aux industriels que cette installation devra se conformer strictement à la législation applicable à une industrie classique en termes de rejet.

M. Christophe PEZRON

Oui.

Les Belges ont appliqué une solution relativement intéressante. Ils ne souhaitaient pas investir dans une installation d'incinération et ont donc décidé de confier les déchets qu'ils généraient à l'industrie pour qu'elle les détruise. Mais les Belges se sont aperçus que dans certains cas les déchets à détruire étaient souillés par de l'explosif, et l'industrie n'a pas voulu les traiter. Ils ne sont donc pas en mesure aujourd'hui de détruire toutes les munitions.

Les Allemands ont opté quant à eux pour une solution différente. Ils ont mis en place deux installations. La première est une installation de démantèlement mécanique. Un four d'incinération a été construit sur le site et détruit les déchets de l'installation. Par ailleurs, ils ont décidé d'investir dans une nouvelle unité pour assurer le traitement des terres polluées, qui a rencontré les difficultés que j'ai évoquées précédemment.

M. Christophe PEZRON

En francs 90, les coûts pour la Belgique sont évalués aux alentours de 100 millions de francs. Mais la Belgique a dû procéder à des aménagements complémentaires afin de mettre l'installation aux normes et de la faire fonctionner, et nous ne connaissons pas le coût de ces dépenses supplémentaires.

S'agissant de l'Allemagne, le coût de l'installation visant à traiter les terres polluées atteint environ 600 millions de francs.

M. Jean-Jacques HYEST

Vous avez indiqué précédemment que la destruction de 25 tonnes correspondait au flux et que si l'on souhaitait éliminer les stocks, il fallait passer en 2X8 ou en 3X8. Bien entendu, les coûts de fonctionnement suivront cette évolution.

M. Jacques MACHET

En Belgique, les personnes transportent les obus à la main à l'intérieur de ces usines.

M. Christophe PEZRON

Ces hommes transportent effectivement les obus à la main. Les opérations de sciage et de découpe sont faites à distance. En revanche, des hommes entrent en scaphandre pour prendre et vider l'obus. Ils récupèrent le toxique au fond de l'obus et le mettent dans un seau. Ils nettoient l'explosif et vont le détruire ailleurs. Il s'agit d'un procédé à caractère artisanal demandant un personnel hautement qualifié, qui permet de détruire certains types de munitions. Toutefois, force est d'admettre que ces procédés artisanaux sont limités en capacité à 10, 15, voire 20 objets par jour.

M. Jean-Jacques HYEST

Je souhaitais vous poser une question qui rejoint votre réponse. Dans l'attente de la mise en place de l'installation française, les usines belges et allemandes sont-elles en mesure de recevoir des munitions françaises ?

M. Christophe PEZRON

Elles n'en ont pas la capacité. Il convient de préciser que les Allemands, qui éliminent les munitions depuis les années 1980, doivent éliminer une centaine de tonnes d'obus encore en stocks. Les Belges sont quant à eux confrontés à un stock d'environ 250 tonnes d'obus, et la capacité de leurs installation actuelle est tout juste suffisante pour détruire les flux découverts. Ils ne parviennent donc pas à résorber leurs stocks. Ils sont en train d'étudier d'autres installations afin d'augmenter leur capacité de destruction. Les Allemands font de même.

M. Jacques LARCHÉ, président

Si je comprends bien, les obus étaient de meilleure qualité durant la première guerre mondiale !

M. Christophe PEZRON

Le site où sont implantées les deux installations se situe sur un grand terrain d'essais au nord de l'Allemagne. Il s'agissait de leur site de production et d'essai. Ils ont connu des accidents majeurs sur ce site. En 1919, un train a explosé et a répandu près d'un million d'obus sur le site. Par ailleurs, lorsque les Américains et les Anglais sont arrivés, ils ont détruit à la va-vite les stocks et les installations. C'est alors que l'ensemble du site a été pollué.

C'est ensuite que les Allemands ont construit ces installations afin d'essayer d'une part de dépolluer au maximum les obus et d'autre part de traiter la terre polluée.

M. Jacques LARCHÉ, président

Les Allemands sont donc confrontés à un problème différent du nôtre. Nous ne rencontrons pas ces difficultés.

M. Christophe PEZRON

Notre pollution des terres n'est en tout cas pas aussi localisée et importante qu'en Allemagne.

M. Robert BRET

S'est-on posé la question en haut lieu d'une réponse au niveau de l'Europe ? Il me semble que ce dossier n'engage pas uniquement la responsabilité de la France. Au regard des coûts de réalisation et de fonctionnement des installations belges et allemandes, est-il encore possible d'envisager une coopération, un partenariat, voire même un projet piloté et pris en charge dans le cadre d'une mutualisation entre les Etats européens ? Ne convient-il pas de se poser ces questions ?

M. Christophe PEZRON

Nous y avons pensé. Les Belges, qui détruisaient leurs munitions par immersion jusque dans les années 1980, ont été les premiers à poser cette question. A cette époque, la France ne rencontrait pas ce type de problème, puisqu'elle effectuait les destructions de ses munitions chimiques en baie de Somme. Les résidus étaient emportés par la marée.

Sous l'impulsion du ministre Belge de la Défense, le principe de la création d'une agence européenne de destruction des munitions chimiques et conventionnelles a été décidé. La première réunion préparatoire s'est tenue à Bruxelles le 4 mai 2001.

Cependant, la construction d'une usine européenne de destruction des munitions poserait le problème du transport de ces objets. Le transport de ces munitions est excessivement dangereux.

En Allemagne, certains Lands s'opposent au transport de ces munitions sur leur territoire. La question du transport de ces objets est complexe et constitue un problème important.

En outre, il faudrait déterminer la localisation de cette installation européenne, qui drainerait l'ensemble des munitions chimiques sur ce lieu. Nous avions envisagé cette possibilité afin de rentabiliser l'installation SECOIA. Nous pensions en effet offrir les capacités de cette installation aux autres pays européens. Quelle aurait été la réaction des populations habitant aux alentours ? Celles-ci risquaient très certainement de rejeter une telle solution.

Aujourd'hui, ces questions sont traitées dans le cadre du projet d'agence européenne. Il convient de préciser que les services belges, allemands et français en charge de ces opérations entretiennent des échanges très étroits en vue de mutualiser l'expérience.

M. Patrice GELARD

Je souhaite formuler quelques remarques. Je constate tout d'abord que nous abordons ce problème bien plus tard que les Allemands et les Belges. Je considère que cette situation est gênante pour la France. Quel budget va assumer les dépenses d'investissement et de fonctionnement de ces usines ? S'agit-il du budget du ministère de la Défense ?

M. Christophe PEZRON

Tout à fait.

M. Patrice GELARD

Cette réalisation se fera donc au détriment de l'équipement des armées.

M. Christophe PEZRON

C'est l'un des soucis du Ministère de la Défense.

M. Patrice GELARD

Imputer ce coût au ministère de la Défense ne me paraît pas raisonnable. Ce coût devrait être assumé par la défense civile, et ne devrait plus être supporté par le ministère de la Défense. Il s'agit des séquelles des guerres précédentes. Je trouve qu'il est regrettable d'assurer cet investissement au détriment de l'équipement des armées.

Je souhaite vous poser une autre question. Avez-vous signé des conventions avec différents laboratoires de recherche afin de tester les différentes phases ou options que vous avez formulées ? Associez-vous les laboratoires du CNRS ou les universités sur les différents processus ou réalisez-vous ces études uniquement dans le cadre de la mission de l'armement ?

M. Christophe PEZRON

Ces questions sont directement traitées par les industriels, qui ont une obligation de résultat. Il leur appartient de s'appuyer sur les entités qu'ils estiment être compétentes afin de répondre à ce problème.

J'ajoute que cette installation est relativement complexe. Dans la mesure du possible, nous chercherons à utiliser des procédés industriels matures. Nous souhaitons nous contenter de financer les adaptations de ces procédés à la spécificité de cette installation. Aujourd'hui, nous recherchons des solutions « sur étagères ».

M. Christophe PEZRON

Lorsque j'ai fait référence à des « solutions sur étagères », je souhaitais dire que dans un souci de limitation des risques et afin d'éviter d'essuyer trop d'échecs quant à la mise au point de nouveaux procédés, nous essayons d'utiliser des procédés qui fonctionnent déjà.

Les problèmes ayant trait au blindage sont assez maîtrisés. Nous nous appuyons par exemple sur des industriels suédois et français pour ce qui est de la conception de nos moyens de transport.

M. Jacques LARCHÉ, président

Le niveau de ces techniques permet-il de considérer qu'elles resteront viables pendant 30 ans ?

M. Christophe PEZRON

Une solution sur 30 ans me paraît difficilement imaginable, d'autant plus que les normes environnementales vont devenir de plus en plus drastiques. Par conséquent, les systèmes d'incinération et les chambres de post combustion seront peut-être obsolètes dans quelques années. Nous essayons de mettre en place un système central stable, mais il connaîtra certainement des évolutions. Des refontes de l'installation seront inévitables. Elles permettront d'avoir une installation plus performante et plus économique. Je rappelle qu'un des enjeux de ce programme est la réduction des coûts d'exploitation, au-delà de la sécurité qui constitue notre souci principal.

M. Jean-Paul AMOUDRY

Sait-on si des expériences analogues sont réalisées sur d'autres continents ? Je pense notamment au Vietnam.

M. Christophe PEZRON

Je n'ai pas d'information sur le Vietnam ou sur le Cambodge. En revanche, j'ai des éléments sur la Chine. Les Japonais ont laissé de très importants stocks de munitions chimiques en Chine. Des discussions entre la Chine et le Japon ont été menées afin de savoir qui devait financer l'élimination de ces stocks. Il semblerait aujourd'hui que cette question soit tranchée : en effet, le Japon devrait financer ces installations. Le Japon recherche actuellement des solutions techniques. Nous pensons que la solution technique qui sera retenue pour la France sera examinée de très près par les Japonais lorsqu'ils devront faire leur choix.

Si l'industriel retenu par la France revendait tout ou partie du process à un autre pays et si ce process avait été développé sur des fonds du Ministère de la Défense, des systèmes de redevance seraient alors mis en place.

M. Jacques LARCHÉ, président

Avez-vous des données chiffrées concernant le nombre d'obus présents en Chine ?

M. Christophe PEZRON

Un débat existait entre les Chinois qui affirmaient qu'il y a avait encore environ 2.000.000 obus et les Japonais qui évoquaient le chiffre de 700.000.

En France, la sécurité constitue l'enjeu fondamental de l'exploitation, et les délais représentent le deuxième enjeu majeur. Nous ferons tout notre possible pour réduire les délais de cette installation, mais aujourd'hui, nous n'envisageons pas de réduire ces délais de mise en service au détriment de la phase de mise au point. Nous figerons le calendrier à l'issue de la nouvelle consultation.

M. Jacques LARCHÉ, président

Qu'en est-il des autorisations de programme ?

M. Christophe PEZRON

Les premières autorisations de programmes seront nécessaires au moment de la notification du contrat, en 2002. 300 millions de francs avaient été budgétés en 1997 afin de concevoir cette installation. Aujourd'hui, 280 millions de francs sont encore disponibles. Le reliquat devra être prévu dans la prochaine loi de programmation.

M. Jacques LARCHÉ, président

Je vous remercie.

 

UNE QUESTION VITALE EN INSTANCE DEPUIS 80 ANS :
LE DÉMINAGE

_____

Un quart du milliard d'obus tiré pendant la Première guerre mondiale et un dixième des obus tirés durant la Seconde guerre mondiale n'ont pas explosé pendant ces conflits.

Depuis 1945, date à laquelle le déminage a été organisé, plus de 660.000 bombes ont été dégagées, de même que 13,5 millions de mines et 24 millions d'obus ou autres explosifs.

En 56 ans, 617 démineurs ont trouvé la mort en service. Chaque année, l'unité de déminage, constituée de 150 spécialistes, qui participe aussi à la sécurité des voyages officiels, intervient sur plus de 2.000 objets suspects, dont 80, en moyenne, contiennent réellement un explosif.

Plus de 80 ans après la fin du conflit de 1914-1918, l'activité du service de déminage reste intensive, comme l'a illustré récemment le transfert urgent des stocks d'obus chimiques de Vimy vers Suippes.

Sur l'initiative du sénateur Jacques Machet, la commission des Lois a procédé, le 27 juin 2001, à l'audition de responsables civils et militaires sur la question du déminage, poursuivant ainsi une réflexion engagée dans ses précédents rapports budgétaires sur la sécurité civile.

Pour alimenter cette réflexion qu'elle entend approfondir ensuite, la commission des Lois a décidé, sur la proposition de M. Jacques Larché, président, de publier le compte-rendu intégral de ces auditions.

Voir le lien ci-dessous :

https://www.senat.fr/rap/r00-429/r00-4294.html

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Projet « Sécoia »..

Prévu pour environ 30 ans, le projet est confié à la DGA1 en 19973. Les munitions seront collectées et rassemblées au camp de Suippes, dans la Marne2, puis conduites à l’usine en camions blindés étanches de 32 tonnes par le ministère de l’intérieur, par les démineurs de la Direction de la défense et de la sécurité civile (DDSCGC). Le ministère de la défense est responsable du stockage, du démantèlement et de l’élimination des déchets toxiques résiduels. A l’horizon 2007, il était estimé que le stock de munitions chimiques terrestre (compte non tenus des stocks sous-marins) serait de l’ordre de 250 tonnes.

En Allemagne et en Belgique, des installations similaires fonctionnent depuis plusieurs années, mais avec des limites en matière de capacité et nécessitant des interventions humaines à proximité des munitions, voire à leur contact. En France, une quinzaine de personnes devraient suffire à faire fonctionner le site en pilotant à distance (100 m environ) les opérations, avec une petite base vie et un secrétariat.

Le site choisi est le camp militaire de Mailly, dans l'Aube, à 70 km au sud de Reims et à 4 km du plus proche village, idem pour le CSIMA (centre de stockage intermédiaire pour munitions anciennes) qui recevra les munitions chimiques (200 tonnes pour fin 2006) dans l’attente de leur destruction. L'usine, classée Seveso bas4, sera construite par Astrium, filiale du groupe EADS5. L'entreprise étant devenu depuis 2014 Airbus Defence and Space et depuis 2016 ArianeGroup (ex Airbus Safran Launchers). La société s’est adjoint les compétences de la société japonaise Kobe Steel, Ltd., spécialiste de la destruction de munitions chimiques par détonation dans une enceinte blindée. Le second partenaire industriel majeur d’Airbus Safran Launchers est la société Trédi, filiale du groupe français groupe Séché Environnement, spécialiste du traitement des déchets chimiques industriels6.

Les installations sont blindées (plafond et murs du bâtiment Process, où aura lieu la destruction, de 60 cm de béton armé ainsi que de portes blindées), traitées à la résine. Toutes les munitions sont manipulées à distance par télé-opération, du débarquement des camions blindés jusqu'à l'évacuation des déchets issus de la destruction des munitions.

Le suivi de l'état des munitions sur le site SECOIA est géré par le logiciel GesMu (Gestion des Munitions), logiciel Web créé par Airbus Safran Launchers.

Voir le lien ci-dessous :

(il s’agit d’un fichier pdf)

https://www.aube.gouv.fr/content/download/5939/38417/file/R%C3%A9sum%C3%A9%20non%20technique%20ASTRIUM.pdf

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La France met en chantier son usine de destruction des armes chimiques

23 novembre 2013 à 10h50

Alors que la Syrie livre son arsenal, le projet Secoia voit enfin le jour en Champagne. Avec quinze ans de retard

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Pendant que la communauté internationale se préoccupe du sort des armes chimiques syriennes, la France vient d'engager les travaux de construction d'une usine où seront détruites les dernières munitions chimiques de la Première guerre mondiale. Les travaux ont commencé, il y a deux semaines, dans le secteur Zoulou du camp militaire de Mailly (Aube). L'établissement, baptisé Secoia, entrera en service en 2016. Trop tard, donc, pour traiter une partie de l'arsenal syrien, qui doit être neutralisé avant juin 2014. D'autant que Secoia est conçu pour traiter les munitions, en l'occurrence des obus remplis de gaz moutarde (ypérite), et non des agents chimiques en vrac - telles que se présentent les armes d'Assad.

Secoia, qui est l'acronyme de « Site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens » pourra traiter jusqu'à 42 tonnes de munitions par an, indique-t-on au ministère de la Défense, qui pilote ce projet. Il reste aujourd'hui 270 tonnes d'obus chimiques de la Première guerre mondiale à éliminer, mais, comme l'explique l'historien Olivier Lepick (1), « on en trouve encore assez régulièrement sur les chantiers de génie civil des anciens champs de bataille du Nord et de l'Est, car les obus chimiques avaient souvent des défauts de détonation ». Une source proche du dossier parle «10 à 20 tonnes par an ».

Jusqu'aux années 1990, les armes chimiques de la Grande Guerre étaient simplement « pétardées » en baie de Somme, mais la législation l'interdit désormais. D'autres stocks chimiques, dont la France s'était dotée après la Première guerre mondiale et jusqu'aux années 1980, ont été détruits dans des conditions sur lesquelles toute la lumière n'a pas été faite, par exemple en les jetant à la mer ou sur le site la poudrerie de Braqueville, à Toulouse.

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Sécoia, une usine dans l'Aube pour en finir avec 14-18

 > Entreprises

Publié le 13 mai 2014 par Frédéric Marais

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Photo ci-dessus, les premiers villages seront situés à 5km tout autour.

EXPLOSIFS. En cette année de commémoration du centenaire de la première guerre mondiale, le projet déjà ancien de destruction des munitions chimiques à une échelle industrielle refait surface.

La direction générale de l’armement a confié à Airbus Defence and Space le soin d’éliminer plusieurs centaines de tonnes d’obus déjà ramassés ou encore enfouis dans le sol du Nord et de l’Est de la France où se déroulèrent les nombreux combats.

L’enceinte du camp militaire de Mailly (Aube) abritera ce site hautement sécurisé. Début des opérations : mi-2016.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Nom de code : Sécoia. Un acronyme très végétal pour une appellation plutôt mystérieuse : Site d’élimination des chargements d’objets identifiés anciens ! Il s’agit en l’espèce de munitions chimiques découvertes ou restant à découvrir sur les champs de bataille de la Grande Guerre, et contenant des agents toxiques tels que l’ypérite, le phosgène ou autres substances irritantes.

Jusqu’en 1994, ces obus et ces grenades à main d’origine française, allemande, anglaise et américaine étaient détruits en baie de Somme, avant que les pouvoirs publics ne renoncent à ce procédé pas très écologique.

Depuis, quelque 250 tonnes de munitions s’entassent au camp militaire de Suippes, dans la Marne, en attendant leur destruction.

L’idée de Sécoia remonte à 1997 et sa localisation est arrêtée depuis 2002, mais un changement de technologie puis de prestataire a retardé le projet.

La DGA (direction générale de l’armement), maître d’ouvrage, a finalement confié à Airbus Defence and Space (ex-Astrium) le soin de débarrasser le pays de cet encombrant héritage.

« Secoia aura une capacité de destruction maximale de 42 tonnes par an, explique le chef de projet Albert Dapra. Cela permettra de résorber le stock existant et les 20 tonnes retrouvées chaque année durant les seize premières années d’exploitation. »

Mais « il y en a pour plusieurs décennies », pronostique un Albert Dapra qui avoue son incapacité à faire une évaluation plus précise tant on ignore le nombre exact d’obus déversés par les belligérants sur le théâtre des opérations.

Selon les estimations, leur nombre se situerait entre 5 et 10 % d'un total de 44 millions de munitions, dont 5 % portant une charge chimique. « Il pourrait y avoir encore 100 000 ou 200 000 munitions enterrées, sachant que le stock de 250 tonnes entreposé à Suippes représente 17 000 munitions. »

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Le blindage intérieur de la chambre de détonation devra être changé tous les dix-huit mois.

Explosion en chambre

Le procédé finalement retenu pour leur destruction consistera à les faire exploser dans une chambre de détonation étanche et blindée à l’aide de charges explosives neuves semblables à celles que l’on utilise dans les mines et les carrières.

« Tout le process sera robotisé et automatisé, depuis le déchargement des camions jusqu’à la destruction finale, souligne le chef de projet. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, les hommes ne seront jamais en contact direct avec les minutions ».

Les différents déchets, solides, liquides et gazeux, seront récupérés à la source et envoyés pour traitement dans des filières spécialisées. L’activité de Sécoia aura un impact négligeable sur l’environnement, affirment ses responsables, et devrait être sans danger pour la population.

Airbus Defence and Space s’est entouré de pointures dans leur domaine pour la partie industrielle du projet, à l’image du Japonais Kobelco pour le procédé de destruction, Français Réel pour la manutention télé-opérée du site et Trédi pour le traitement des déchets.

Une quinzaine d’emplois

Les entreprises régionales du BTP n’ont pas été oubliées. Elles se partagent 25 millions d’€ pour la construction des bâtiments, soit un quart de l’enveloppe globale, qui s’élève à 100 millions.

Les terrassements ont été réalisés fin 2013 et le gros œuvre a commencé. Les infrastructures seront livrées mi-2015 et subiront une année de tests avant d’être opérationnelles.

Le coût de fonctionnement de Sécoia devrait quant à lui approcher 10 millions d’€ par an et l’exploitation du site se soldera par la création d’une quinzaine d’emplois civils, formés de personnels Airbus ou Trédi, non comptés les emplois indirects ou induits.

Outre les entrepreneurs locaux, le territoire dans son entier bénéficiera d’importantes retombées fiscales et a déjà profité des subventions du Fonds pour les restructurations de la défense (Fred) qui ont servi en particulier à aménager une piscine et deux écoles.

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Bien que manipulant des charges pyrotechniques, les installations ne seront pas classées Seveso.

Suffisant peut-être pour amadouer des élus locaux et des riverains quelque peu inquiets à l’idée de voisiner avec une usine de destruction d’obus chimiques.

Le site en lui-même s’étendra sur 6 hectares en zone Zoulou, à la pointe sud du camp de Mailly, sur le finage (*) de la commune de Dampierre.

Sécurité oblige, les bâtiments techniques seront isolés de la zone administrative. L’accès au site sera comme il se doit très réglementé. Et le trafic routier généré par l’exploitation de Sécoia devrait rester limité à « deux ou trois camions par semaine » pour acheminer les munitions jusqu’au centre.

(*) Limites d'un territoire villageois. Images : projet Sécoia.

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Le cas de Verdun..

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Photo ci-dessus, le monsieur qui est en train de soulever un obus au sol est un ami, chasseur, et qui est démineur.

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Partout il existe des munitions de la première guerre mondiale comme de la seconde guerre mondiale..

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Le Musée des munitions de guerre

(je connais bien cet endroit..)

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[ Ce musée est situé du côté de Marly-le-Roi, pour ceux que ça intéresse..]

Lors de défrichage il n’est pas rare de tomber sur des munitions chimiques..

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La récupération de munitions chimiques Syriennes et leur neutralisation..

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La France a produit des armes chimiques à Toulouse !

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Le site, aujourd'hui démantelé, de l'ex centre de production de gaz sarin, doit accueillir une station du futur téléphérique, l'Aérotram reliant l'Oncopole à Rangueil.

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La carte des sites et munitions immergées

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Les « pigeons » de service avec leur rôle ingrat et pas sans risques !..

Ici, c’est en Belgique que cela se passe et se passe..de commentaires aussi..

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Le regroupement dans une carrière isolée avant destruction finale..

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En France, je vous rassure, ce n’est guère mieux..loin de là !..

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Cela va , de puis la frontière Belge, et peu au-dessus de Dunkerque, et ce, jusqu’à la frontière Espagnole !..

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Très peu d’endroits non concerné comme plages aussi !..

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Des équipes de plongeurs démineurs de la Marine Nationale sont également à la manœuvre et réquisitionnés dans ce sens..

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Il y a, bien-sûr aussi, des plongeurs civils..

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On est bien loin de la carte postale et du côté idyllique  en vacances ou encore en plongée de découverte comme d’observation..

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Il existe des plages interdites, mais en fait, peu le sont, réellement, du fait du tourisme et de l’argent que cela génère et surtout..rapporte pour les différentes stations balnéaires, comme ports et complexes touristiques, campings et autres..

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Les écoles de plongée ont encore de beaux jours devant elles, comme en Egypte et dans la Mer Rouge, et dans d’autres endroits, mais pas partout !..

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Au Brésil, c’est le pétrole qui menace certaines espèces..

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L’initiation à la plongée comme découverte depuis la surface est déjà un bon début comme régal..

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Concombre de mer

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Les travaux de relevés en plongée..

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Photo ci-dessus d’une tortue « Punk » qui existe bel et bien et qui a fait le bonheur de « selfies » pour un tas de gens, même si elle va mourir.

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Photo ci-dessus d’une tortue échouée sur la plage et morte.

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En plus de ces pollutions hors norme de munitions tant conventionnelles que nucléaires, il y a également la dégradation du milieu marin comme sous-marin pour toutes les espèces, comme pour certains mammifères terrestres et de surface..

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Tous les mammifères marins sont très sensibles, tant à la pollution de l’eau que des ondes « négatives » très perturbantes..

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Il y a des mammifères marins pour lesquels, le fait de quitter leur élément marin et venir se reposer à terre est un vrai régal aussi ..

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Les Loutres de mer ne sont pas épargnées non plus !..

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Comme les pingouins et manchots et autre..

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La surpêche n’arrange rien non plus !..

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La Loutre terrestre de cours d’eau et rivières a également bien du mal à exister et survivre..

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Sans oublier le cas épineux du..réchauffement climatique, et qui, là-aussi, va créer des catastrophes d’une grande ampleur et aux conséquences non négligeables !..

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Il y a des îles satellites qui vont être peu à peu..submergées..

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Le cas des..Maldives, mais pas que..

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La Baie d’Along est..menacée !..

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Photo ci-dessus de la baie d’Halong.

En Inde comme un peu partout c’est le même constat !..

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Le réchauffement..climatique !..

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Les courants marins et le problème des déchets comme du..plastique !..

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Photo ci-dessus, sur la côte Turque près d’Istanbul.

Il y a également les risques côtiers..

Les risques de submersion existent bel et bien !..

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Tout comme les catastrophes terrestres..

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En France

Le littoral Français..

La pollution de l’eau en mer..

Les routes maritimes..

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Les risques côtiers..

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Sans oublier la pollution liée aux pétroliers géants comme cargos gros porteurs..

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Le cas de Soulac sur mer..

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Biscarrosse-plage..

L’enrochement « artificiel » comme l’apport de sable ne servira à rien !..

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La côte Basque..

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Le Languedoc-Roussillon..

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La propreté des plages comme de l’eau..

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Essayer de sauver les plages et sites remarquables..

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Photo ci-dessus, manifestation en Corse pour la protection du littoral.

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Les zones humides..

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Le réchauffement climatique et les espèces..

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Le réchauffement climatique touche directement les populations d’ours polaires !..

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Il y a même des cas de..cannibalisme entre les animaux !..

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Les ours polaires sont privés de leur source de nourriture et vont jusque dans les poubelles !

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Photo ci-dessus renard polaire.

Les Narvals ou licornes de mer sont également concerné et touché !..

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Photo ci-dessus de narval ou licorne de mer.

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Les rennes sont également menacés..

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Il restera aussi et surtout ce grand problème de nos déchets humains visibles partout à travers le Monde et à la surface des océans !..

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Bref, il ne nous restera plus que..

La nature..pour les rares endroits..encore..préservés !

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La chasse

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La chasse dans une moindre mesure et avec des prélèvements raisonnés..

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A l’approche, à l’affût, comme en battue..

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La pêche

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Tout comme la pêche en rivière..

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Pour les rares rivières encore..préservées !

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Là-aussi, avec une pêche raisonnée et avec des prélèvements modérés.

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La cueillette sauvage

Et sinon, les fruits et baies sauvages..

En forêt comme dans la nature, en général !

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Et pour toutes celles et ceux qui le peuvent encore..

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Un jardin

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Avoir un jardin potager digne de ce nom..

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Des poules aussi !

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Et donc..un poulailler

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Un clapier et des lapins

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Un verger ou quelques arbres fruitiers..

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Pour conclure

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L’homme moderne, issue de l’homo sapiens et homo erectus,  a tellement gaspillé et tout détruit (presque..) sur Terre, que l’on se pose la question légitime du devenir de notre planète tout comme de l’humanité…

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