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DAVOS..Le sommet de la honte !..

Photo ci-dessus..Un tireur d’élite se tient sur le toit d’un hôtel près du Forum économique mondial à Davos, le 20 janvier. FABRICE COFFRINI / AFP

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Les 2154 plus riches milliardaires au Monde dont 24 banques ''décident à eux seuls'' pour l’ensemble de la Planète !..

Cherchez l’erreur..

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Les milliardaires ont plus d’argent que 60% de la population de la planète, selon Oxfam

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Les 2.153 milliardaires de la planète détiennent désormais plus d'argent que 60% de la population mondiale, dénonce lundi l'ONG Oxfam, soulignant une concentration des richesses au détriment notamment des femmes, "en première ligne" des inégalités.

Oxfam repart à la charge contre les inégalités entre riches et pauvres. Un fossé qui "ne peut être résolu sans des politiques délibérées de lutte contre les inégalités. Les gouvernements doivent s'assurer que les entreprises et les riches paient leur juste part d'impôts", affirme Amitabh Behar, responsable d'Oxfam en Inde, et qui représentera l'ONG cette année au Forum de Davos, cité dans un communiqué. Le rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités mondiales est traditionnellement publié juste avant l'ouverture, mardi, du 50e World Economic Forum (WEF) à Davos, en Suisse, rendez-vous traditionnel de l'élite économique et politique du globe, et après une année 2019 marqué par de grands mouvements de contestation sociale du Chili au Moyen-Orient, en passant par la France.

"Les inégalités indécentes sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde (...) Elles ne sont pas une fatalité (mais) le résultat de politiques (...) qui réduisent la participation des plus riches à l’effort de solidarité par l'impôt, et fragilisent le financement des services publics", insiste de son côté Pauline Leclère, porte-parole d’Oxfam France, également cité dans un communiqué. Selon les chiffres de l'ONG, dont la méthodologie s'appuie sur les données publiée par la revue Forbes et la banque Crédit suisse mais reste contestée par certains économistes, 2.153 personnes disposent désormais de plus d'argent que les 4,6 milliards les plus pauvres de la planète.

Par ailleurs, la fortune des 1% les plus riches du monde "correspond à plus du double des richesses cumulées" des 6,9 milliards les moins riches, soit 92% de la population du globe, une concentration qui "dépasse l'entendement", détaille le rapport.

"Les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d'un système économique qui les discrimine et les cantonne dans les métiers les plus précaires et les moins rémunérés, à commencer par le secteur du soin", insiste Pauline Leclère. Selon les calculs d'Oxfam, 42% des femmes dans le monde ne peuvent avoir un travail rémunéré "en raison d'une charge trop importante du travail de soin qu'on leur fait porter dans le cadre privé/familial", contre seulement 6% des hommes.

Or, entre ménage, cuisine et collecte de bois et d'eau dans les pays du Sud, "la valeur monétaire du travail de soin non rémunéré assuré par les femmes âgées de 15 ans ou plus représente au moins 10.800 milliards de dollars chaque année, soit trois fois la valeur du secteur du numérique à l'échelle mondiale", estime l'ONG.

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En France, 7 milliardaires possèdent plus que les 30% les plus pauvres, et les 10% les plus riches des Français concentrent la moitié des richesses du pays, relève par ailleurs Oxfam.

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Davos : le sommet de l’hypocrisie

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Pour ses 50 ans, le Forum économique mondial réuni à Davos publie un manifeste qui glorifie le rôle des entreprises multinationales en les dédouanant de toute responsabilité historique dans l’aggravation du réchauffement climatique, la montée des inégalités ou l’évasion fiscale généralisée. En partenariat avec Attac France, nous publions une note inédite pour mettre en lumière ces responsabilités, et le grand écart entre les beaux discours de Davos et la réalité des chiffres. Exemple dans l’extrait ci-dessous : entre le 1er janvier 2020 et l’ouverture du Forum de Davos, les patrons du CAC 40 ont déjà empoché huit fois ce qu’un salarié français gagne en moyenne pendant toute une année.

Le 3 janvier à 11h51, le patron moyen du CAC40 avait déjà gagné autant d’argent que le salarié moyen français gagnera en toute une année. Il lui aura suffi de travailler un peu moins de 11 heures pour empocher ce que ses concitoyens atteindront péniblement au bout de toute une année de labeur.

Si ce patron moyen du CAC40 se rend – comme c’est le cas de plusieurs d’entre eux – au Forum économique mondial de Davos pour discuter des grands problèmes de la planète, il aura déjà eu le temps de gagner plus de 8 fois ce que gagne le salarié français moyen en toute une année.

Pour certains patrons du CAC40, comme le PDG du groupe de luxe Kering, François-Henri Pinault, la disproportion est encore plus forte. Ayant touché pas moins de 21 873 974 euros l’année dernière, il ne lui aura fallu qu’un peu moins de 2 heures et 48 minutes pour gagner autant que le salarié ou la salariée français moyens. Le 2 janvier à 11h48, l’héritier de la famille Pinault aurait pu ranger ses affaires et repartir en congés pour 363 jours et demi, et toujours gagner autant qu’eux.

Et encore ce chiffre n’inclut-il que sa rémunération au titre de PDG de Kering. Si l’on y ajoutait les dividendes perçus au titre de l’année 2018 via ses actions dans le groupe, il n’aurait pas eu besoin de 2 heures et 48 minutes pour empocher le salaire moyen annuel d’un Français ou d’une Française, mais... 6 minutes.

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Une goutte d’eau n’éteindra pas l’incendie planétaire

François-Henri Pinault ne se rendra pas à Davos cette année. Mais son groupe s’est montré sensible à l’un des dossiers brûlants – c’est le cas de le dire – qui occupent les discussions dans la station de luxe suisse : les immenses incendies qui frappent l’Australie. L’ensemble des marques de Kering ont promis de donner un million de dollars pour remédier au désastre. Une somme qui correspond environ à 1/1659e des dividendes et rachats d’actions de Kering en 2018 (1489,9 millions d’euros). En d’autres termes, 1 million de dollar c’est ce que les actionnaires de Kering ont gagné en 5 heures et 15 minutes. On rappellera que depuis la signature de l’Accord de Paris sur le climat, les émissions de gaz à effet de serre du groupe Kering ont augmenté de 17%.

Les mêmes qui s’accaparent ainsi les richesses sous forme de dividendes ou de rémunérations astronomiques peuvent-ils prétendre aider à résoudre les problèmes sociaux et environnementaux qu’ils ont eux-mêmes créés ? Le CAC40 pourra-t-il encore longtemps prétendre se soucier du climat et de la cohésion sociale alors qu’ils continue dans le même temps à supprimer des emplois en France, qu’il a produit des centaines de millions de tonnes de déchets en 2018 (un chiffre en hausse de 17% d’une année sur l’autre) et que moins d’un tiers de l’indice boursier parisien a effectivement réduit ses émissions de CO2 depuis la COP 21 ?

C’est l’illusion de moins en moins tenable que prétend incarner le Forum économique mondial de Davos. Le fonds d’investissement BlackRock, pilier de Davos – et au centre d’une polémique pour son rôle dans la réforme contestée des retraites en France –, a fait la une de la presse mondiale en annonçant (encore une fois) un réalignement de ses investissements pour tenir compte de l’enjeu climatique. Mais l’annonce se traduira en réalité seulement par des changements très minimes dans les portefeuilles qu’il gère. On reconnaîtra au PDG de Total, Patrick Pouyanné, le mérite d’un peu plus de franchise, lorsqu’interrogé sur la pression des investisseurs comme BlackRock, il a répondu : « Les actionnaires... ce qu’ils veulent surtout s’assurer [sic], c’est la durabilité de nos dividendes. »

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Le Forum de Davos ouvre dans un climat électrique..

Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement, de nombreux patrons et des défenseurs de la cause climatique, dont Greta Thunberg, vont se croiser à partir de mardi dans les Alpes suisses pour la 50e édition du grand raout économique mondial.

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Forum économique mondial, 50e prise : silence, on tourne ! A partir de mardi 21 janvier, dirigeants politiques, chefs d’entreprise, leaders d’ONG ou jeunes entrepreneurs sociaux et même une star de Bollywood – 3 000 participants, au total – convergeaient, et ce jusqu’à vendredi, vers la station de Davos, dans les Alpes suisses, à l’invitation de Klaus Schwab. Cet économiste d’origine allemande avait lancé, en 1971, ces rencontres au sommet afin d’inciter au dialogue européen d’abord, puis mondial. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le vice-premier ministre chinois Han Zheng, étaient attendus.

La tête d’affiche, le président des Etats-Unis Donald Trump, devait prendre la parole dès mardi, quelques heures avant que s’ouvre son procès pour destitution. Une façon, pour le locataire de la Maison Blanche, qui emmène avec lui sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, de montrer le peu de cas qu’il fait de cette mise en cause. Il y a deux ans, lors de sa première visite, il avait tenu un discours musclé qui préfigurait la mise en œuvre d’une politique protectionniste, à l’origine d’une crispation des relations commerciales avec la Chine et l’Union européenne (UE). Ces dernières semaines, M. Trump, qui aspire à être réélu en novembre, a joué la carte de l’apaisement avec Pékin.

Certains journaux Suisses d’ailleurs ne prennent pas de gants et tirent à boulets rouges sur ce sommet et forum mondial de l’économie à Davos face à l’hypocrisie et l’inconscience au regard du réchauffement climatique et de l’avenir de l’humanité comme de notre planète !!!..

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Trump se déroule son propre tapis rouge !..

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Donald Trump énonce son propre bilan économique

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America..First !..

America..Great again !..

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Mr. Donald Trump s’est fait l’éloge de son mandat et travail, sur le plan industriel et économique comme de l’emploi !

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Les États-Unis et l’Union européenne discutent d’un « accord commercial », selon Donald Trump..

En marge d’une rencontre avec Ursula von der Leyen, Donald Trump a confirmé que les États-Unis menaient des discussions pour aboutir à un « accord commercial ».

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Le président américain Donald Trump a indiqué mardi qu’il menait des discussions pour un accord commercial avec l’Union européenne, en marge d’une rencontre bilatérale avec la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.

Nous allons discuter d’un bon accord commercial avec les Européens, a-t-il déclaré à des journalistes, indiquant avoir entendu dire que la présidente de la Commission européenne était dure en négociations.

Mme von der Leyen s’est elle dite convaincue de pouvoir fixer avec les autorités américaines un agenda positif sur le commerce, ainsi que sur la technologie, l’énergie et d’autres sujets.

Les relations restent fraîches

Si les États-Unis viennent de conclure une trêve commerciale avec la Chine, leurs relations en la matière avec l’Union européenne restent fraîches.

Washington et Paris ont toutefois convenu mardi d’éviter toute escalade dans le conflit qui les oppose à propos d’une décision française de taxer les entreprises technologiques au premier rang desquelles les mastodontes américains du secteur.

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Donald Trump doit rencontrer Ursula Von der Leyen à Davos..

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Il doit rencontrer à Davos Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Ils aborderont notamment le conflit concernant la taxe sur les acteurs du numérique. De son côté, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, négociera avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, sachant que Washington a menacé, en signe de rétorsion, de taxer les importations de vins français aux Etats-Unis. Emmanuel Macron et son homologue américain sont déjà tombés d’accord, dimanche, pour prolonger les discussions sur ce dossier jusqu’à la fin de l’année.

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Le président américain Donald Trump contre les prophètes de malheur et oiseaux de mauvaise augure..

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Climat: à Davos, Trump fustige les "prophètes de malheur" devant Greta Thunberg

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Lors de la journée d'ouverture du Forum économique mondial à Davos, Donald Trump a fustigé les militants pour le climat "prophètes de malheur" lors de son discours. La jeune militante Greta Thunberg se trouvait dans la salle.

La passe d'armes était annoncée et elle a eu lieu, au moins par discours interposés: le président américain Donald Trump a fustigé mardi à Davos les "prophètes de malheur" du climat, tandis que la militante Greta Thunberg a répété qu'il était temps de "paniquer".

"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions d'apocalypse", a martelé Donald Trump devant l'élite économique et politique du globe, réunie dans la douillette station de ski des Grisons (Suisse) au premier jour du 50e Forum économique mondial (WEF).

Devant le président américain ouvertement climato-sceptique, un auditoire de grands patrons et de responsables politiques mais aussi la jeune militante suédoise, invitée pour la seconde année consécutive à Davos.

Greta Thunberg a d'ailleurs ouvert peu après, dans l'après-midi, une session au titre sans équivoque: "Eviter l'apocalypse climatique". 

Reprenant les expressions qui avaient impressionné Davos l'an dernier, elle a déclaré: "Notre maison brûle toujours. Votre inaction alimente les flammes heure par heure. Nous vous disons à nouveau qu'il faut paniquer, et agir pour l'amour de vos enfants."

Plus concrètement, Greta Thunberg a appelé à "cesser immédiatement tous les investissements dans l'exploration et l'extraction d'énergies fossiles", "cesser immédiatement toutes les subventions aux énergies fossiles", "pas en 2050, pas en 2030 ou même en 2021", mais "maintenant".

- "Farce" -

Donald Trump, lui, dans un discours clairement destiné à son électorat, a vanté l'abondante production d'hydrocarbures et l'indépendance énergétique des Etats-Unis,assurant qu'il ne laissera pas "des socialistes radicaux" s'attaquer à ce secteur lucratif --mais il s'est gardé d'évoquer les énergies renouvelables.

En campagne pour sa réélection en novembre et à quelques heures de l'ouverture de son procès en destitution à Washingon, qu'il a qualifié de "farce", M. Trump a déroulé à Davos, sur un ton plutôt monocorde, ses performances en termes de croissance économique et de créations d'emploi aux Etats-Unis à grands coups de statistiques.

Comme lors de sa première venue à Davos en 2018, l'hôte de la Maison Blanche a réaffirmé sa politique de l'"America First", saluant la trève signée la semaine dernière dans la guerre commerciale sino-américaine. "Nous nous aimons", a-t-il d'ailleurs assuré pour décrire sa relation avec le président chinois Xi Jinping.

"Le temps du scepticisme est terminé, les entreprises affluent de nouveau aux Etats-Unis (...) Le rêve américain est de retour, plus fort que jamais", a-t-il assuré, évoquant une "prospérité (...) sans précédent".

"C'était à nouveau +America First+", c'était incroyable", a déclaré à l'AFP Joseph Stiglitz, prix Nobel d'Economie, qui a estimé que le président américain avait reçu un accueil "tiède".

"Il a fait très attention à ne pas être hué. Sur ce sujet, il y a une immense majorité qui pense que sa position est un anathème et un immense problème", a jugé pour sa part l'économie Kenneth Rogoff.

Donald Trump est "incroyablement susceptible, il n'apprécie pas d'être montré du doigt par une jeune adolescente, il lui a renvoyé la balle", a estimé pour sa part Robin Niblett, président du centre de réflexions Chatham House.

Le président américain "s'est concentré sur le commerce et l'économie", une attitude qui est "une anomalie en ce temps d'urgence climatique. Il a dû échapper au président qu'on ne peut pas faire d'argent sur une planète morte", a commenté dans un communiqué Jennifer Morgan, directrice exécutrice de l'ONG Greenpeace

Selon l'ONG, dix banques régulièrement présentes au WEF ont à elles seules financé entre 2015 et 2018 le secteur des énergies fossiles à hauteur de 1.000 milliards de dollars: JP Morgan Chase, Citi, Bank of America, RBC Royal Bank, Barclays, Mitsubishi UFG, TD Bank, Scotiabank, Mizuho et Morgan Stanley.

 

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La passe d’armes était annoncée et elle a eu lieu, au moins par discours interposés : le président américain Donald Trump a fustigé mardi à Davos les « prophètes de malheur » du climat, tandis que la militante Greta Thunberg a répété qu’il était temps de « paniquer ».

« Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions d’apocalypse », a martelé Donald Trump devant l’élite économique et politique du globe, réunie dans la douillette station de ski du canton des Grisons (Suisse) au premier jour du 50e Forum économique mondial (WEF). Devant le président américain ouvertement climato-sceptique, un auditoire de grands patrons et de responsables politiques mais aussi la jeune militante suédoise, invitée pour la seconde année consécutive à Davos.

« Notre maison brûle toujours »

Greta Thunberg avait, peu avant que le président américain ne parle, déjà regretté lors d’une table-ronde que « rien n’ait été fait », à part de grands discours, pour enrayer le changement climatique. Et elle a repris la parole peu après le discours de Donald Trump pour une session au titre sans équivoque : « Eviter l’apocalypse climatique ».

Reprenant les expressions qui avaient impressionné Davos l’an dernier, elle a déclaré : « Notre maison brûle toujours. Votre inaction alimente les flammes heure par heure. Nous vous disons à nouveau qu’il faut paniquer, et agir pour l’amour de vos enfants. »

Plus concrètement, Greta Thunberg a appelé à « cesser immédiatement tous les investissements dans l’exploration et l’extraction d’énergies fossiles », « cesser immédiatement toutes les subventions aux énergies fossiles », « pas en 2050, pas en 2030 ou même en 2021 », mais « maintenant ».

Hydrocarbures vs « socialistes radicaux »

Donald Trump, lui, dans un discours clairement destiné à son électorat, a vanté l’abondante production d’hydrocarbures et l’indépendance énergétique des Etats-Unis, assurant qu’il ne laisserait pas « des socialistes radicaux » s’attaquer à ce secteur lucratif. Il s’est gardé d’évoquer les énergies renouvelables.

En campagne pour sa réélection en novembre et à quelques heures de l’ouverture de son procès en destitution à Washingon, qu’il a qualifié de « farce », Donald Trump a déroulé à Davos, sur un ton plutôt monocorde, ses performances en termes de croissance économique et de créations d’emploi aux Etats-Unis, à grands coups de statistiques.

Comme lors de sa première venue à Davos en 2018, l’hôte de la Maison Blanche a réaffirmé sa politique de l'« America First ». « Le temps du scepticisme est terminé, les entreprises affluent de nouveau aux Etats-Unis (…) Le rêve américain est de retour, plus fort que jamais », a-t-il assuré, évoquant une « prospérité (…) sans précédent ».

Le Forum taxé d’hypocrisie climatique

Selon un rapport de Greenpeace​ publié mardi, dix banques régulièrement présentes à Davos ont à elles seules financé entre 2015 et 2018 le secteur des énergies fossiles à hauteur de 1.000 milliards de dollars.

Le Forum lui-même a été parfois taxé d’hypocrisie climatique en raison du ballet de jets, hélicoptères et limousines qu’il occasionne. Cette année, il tente de montrer l’exemple en bannissant les ustensiles à usage unique, en montant des buffets sans viande, en compensant les émissions carbone ou en prodiguant des conseils sur le carburant utilisé pour les avions privés.

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Le retour de Greta Thunberg

Mais Davos, c’est surtout le rassemblement des patrons, de Google à AstraZeneca, avec une concentration de richesse inégalée par mètre cube de neige. Selon l’agence Bloomberg, 119 milliardaires, américains, indiens ou russes, défileront au cours de cette édition, pesant ensemble près de 500 milliards de dollars (450 milliards d’euros). De quoi susciter la méfiance des opinions publiques et les critiques récurrentes d’une collusion des élites.

Pour éviter l’entre-soi, M. Schwab a pris soin, dès l’origine, de convier des ONG et autres militants sociaux ou environnementaux. En contrepoint d’un président américain qui a vitupéré l’accord de Paris de 2015, la grande vedette de Davos 2020 promet d’être Greta Thunberg, avec, pour thème dominant, la lutte contre le dérèglement climatique. Pour sa première participation, en 2019, la jeune Suédoise avait appelé les hiérarques mondiaux à agir « comme si notre maison était en feu ».

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Klaus Schwab, fondateur du Forum économique, qui se tient en Suisse jusqu'au 24 janvier, a déclaré que "le monde est en état d'urgence".

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Greta Thunberg à Davos..

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« Rien n’a été fait » pour le climat, déplore Greta Thunberg..

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Davos 2020 : trois questions sur un Forum économique en quête de conscience écolo..

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Klaus Schwab, fondateur du Forum économique, qui se tient en Suisse jusqu'au 24 janvier, a déclaré que "le monde est en état d'urgence".

De mardi à vendredi, 3000 participants venus de 117 pays - des patrons de multinationales, des représentants politiques, des personnalités de la société civile - se réuniront dans les Alpes suisses pour la cinquantième édition du célèbre Forum économique mondial (World Economic Forum - WEF - en anglais) de Davos, porté cette année par un thème inattendu à ces hauteurs : l'environnement.  

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Les organisateurs du sommet ont en effet choisi comme mantra pour 2020 un monde "plus solidaire et durable". Vitrine du capitalisme, la réunion de Davos peut-elle impulser un souffle écologique auprès des dirigeants mondiaux ? L'Express fait le point. 

Greta Thunberg à Davos : après 32h de train, elle bouscule les puissants

En cohérence avec ses convictions, la jeune militante suédoise a renoncé à l'avion, mais pas à sa détermination ni à son franc-parler. Brillant.

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Greta Thunberg, jeune suédoise de 16 ans, avait déjà fait parler d’elle lors de la dernière Cop 24. C’était au mois de décembre. À l’époque, elle avait fait sensation en expliquant qu’il ne servait plus à rien d’apprendre quoi que ce soit à l’école dans un monde privé d’avenir. Et voici qu’on la retrouve aujourd’hui au sommet de Davos où elle est venue faire la leçon aux puissants de ce monde et a de nouveau appelé les jeunes du monde entier « à se mettre en colère« . Une nouvelle intervention coup de poing qui, déjà, fait sensation. Explications.

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Pour arriver à Davos, Greta Thunberg a fait 32 heures de train. Citée par Sciences et Avenir, elle s’explique :

« J’ai arrêté de prendre l’avion par conviction, parce que je ne veux pas dire une chose et agir autrement (…) J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent notamment ici du dérèglement du climat, arrivent en jet privé. »

Pourquoi s’être imposé un tel voyage ? Parce que la militante a certains messages à faire passer aux fameux « grands de ce monde ». Vendredi, elle prendra la parole officiellement mais, déjà, mardi, un écran géant a diffusé quelques-un de ses propos. Et la jeune fille n’y va pas avec le dos de la cuillère :

« Certaines personnes disent que nous ne faisons pas assez pour combattre le changement climatique. Ce n’est pas vrai, parce que pour ne pas faire assez, il faudrait déjà que nous fassions quelque chose, et la vérité est que nous ne faisons rien. »

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Pourquoi le Forum économique mondial se tourne-t-il vers l'écologie ?

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Dans le rapport annuel Global Risks publié la semaine passée par le WEF en préambule à l'événement, 750 dirigeants mondiaux pointent les désordres climatiques comme principaux risques, à moyen terme, pour l'équilibre économique mondial. "C'est une première, les cinq principaux risques mondiaux sont désormais des risques environnementaux", écrivent-ils, ciblant notamment la probabilité d'événements météorologiques extrêmes et l'incapacité des leaders économiques à anticiper la modification du climat.  

Les "confrontations économiques" et la "polarisation politique intérieure" sont également étiquetées comme des risques importants, mais passent au second plan des préoccupations du rapport. Les priorités : "les dommages et désastres causes par l'Homme, tels que des fuites de pétrole ou des contaminations radioactives", la "perte importante de biodiversité" et un possible "effondrement de l'écosystème, avec des conséquences irréversibles pour l'environnement", ainsi que les "catastrophes naturelles majeures telles que des tremblements de terre, des tsunamis, des éruptions volcaniques et des tempêtes géomagnétiques". 

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Le fondateur de la réunion de Davos, l'Allemand Klaus Schwab, a adopté un champ lexical similaire en déclarantil y a une semaine devant des journalistes que "le monde est en état d'urgence" et que "la fenêtre pour agir est petite".  

Même discours dans la bouche de Børge Brende, président du forum : "Le paysage politique est polarisé, le niveau des mers monte et les incendies liés au climat font rage. C'est l'année où les dirigeants mondiaux doivent travailler avec toutes les composantes de la société pour réparer et redonner de la vigueur à nos systèmes de coopération, pas seulement pour le court terme mais pour s'attaquer aux risques profondément enracinés". 

En somme, un discours construit sur des constats similaires à ceux des militants environnementaux. Ce que confirme Maxime Combes, économiste et porte-parole de l'organisation altermondialiste Attac : "Davos avait déjà mis l'environnement en tête de ses priorités en 2014 et 2015. Cela témoigne d'une forme de clairvoyance et de lucidité. Le constat des risques globaux auxquels nous sommes collectivement confrontés à l'échelle de la planète est pertinent. Mais rien n'a changé à la suite de ces rapports." 

L'économiste pointe auprès de L'Express un double discours, estimant que les participants de Davos auraient surtout tendance à suivre la direction du vent, car selon lui, "à chaque fois que la question écologique monte dans l'opinion publique, on le retrouve dans le rapport Global Risks. Or on ne peut pas sortir indemne d'une année qui a vu la planète s'embraser en de multiples endroits, des feux en Sibérieen Amazonie, à ceux en Australie, où Sydney est une place financière forte". 

Il ajoute : "Il y a des impacts climatiques directs qui peuvent modifier le fonctionnement actuel du capitalisme. Mais les organisateurs de Davos considèrent qu'il suffit de modifications à la marge des outils et mesures qu'ils portent depuis plus de vingt ans pour résoudre ce qu'ils ont contribué à faire émerger. Les pyromanes d'hier peuvent-ils devenir les pompiers qui éteindront le feu ? C'est à mon sens une impasse idéologique." 

Quelles initiatives ont déjà été annoncées ?

Les organisateurs de Davos ont décidé de procéder à quelques modifications dans la logistique de l'événement, afin d'être en phase avec le discours plus écologiste de ses têtes pensantes. Par exemple, si vous avez l'intention de vous rendre au WEF ce mardi (notons toutefois que sans invitation, le ticket d'entrée commence à 60 000 francs suisses, 53 000 euros), 50% de vos frais de transport seront remboursés par les organisateurs si le trajet a été effectué en train. 

En outre, une partie du très élevé prix d'entrée servira à financer la plantation de 1000 milliards d'arbres au cours de la décennie 2020-2029, et des panneaux solaires et un chauffage géothermique ont été installés sur le site qui accueille la réunion.  

Une gare temporaire a été aménagée pour encourager l'utilisation des transports publics, à 90% hybride ou électrique. L'idée générale ? Que le Davos 2020 ait un impact "climatiquement neutre", selon les porte-parole. 

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Le fondateur du Forum Klaus Schwab, lors de la soirée de lancement de l'édition 2020, le 20 janvier.

Fabrice COFFRINI / AFP

Au-delà de ces initiatives, Klaus Schwab a demandé aux entreprises membres du Forum de s'engager à ne plus avoir d'émissions nettes de carbone en 2050. Et durant les quatre jours de conférences et tables rondes, 150 idées pour améliorer l'environnement seront présentées, ainsi qu'un projet d'unification internationale des normes RSE (responsabilité sociale et environnementale). 

1700 Jets privés s’envolent vers Davos..

L'ensemble est un peu léger, selon Maxime Combes, qui constate que les membres du WEF "consentent à accepter le développement d'un peu de finance verte, dans un océan de finance non verte. Ils l'encouragent par des obligations vertes, des climate banks, des initiatives de ce type. Mais derrière le constat - lucide, encore une fois - il y a des engagements non suivis d'effet et dugreenwashing." 

L'économiste altermondialiste illustre ses propos en soulignant les déclarations, le 14 janvier, du PDG de Total, Patrick Pouyanné. Membre éminent du Forum, le patron français a expliqué lors d'une conférence à Paris, alors même que son entreprise a investi dans le gaz naturel et l'électricité d'origine renouvelable, qu'il "faudrait que tout le monde retombe un peu sur Terre sur ce sujet énergétique. Je ne verrai pas de mon vivant un système énergétique à base uniquement de renouvelables. Il faudrait quand même qu'on arrête de rêver tous collectivement". 

Quels porte-parole pour l'environnement ?

En 2012, l'écrivain Emmanuel Carrère avait passé quatre jours dans les couloirs du sommet économique de Davos. "Une des forces du Forum, nous l'écrivons sans ironie, est de souhaiter entendre ses adversaires, leur accorder un espace et réfléchir avec eux", observait dans la revue XXI l'auteur du Royaume.  

Si le président américain Donald Trump, qui prendra la parole ce mardi matin en Suisse, ne peut pas être considéré comme un adversaire du capitalisme et des énergies fossiles, les organisateurs ont bien pensé à faire venir des voix dissonantes, comme la célèbre activiste climatique Greta Thunberg.  

L'adolescente suédoise, qui avait manifesté à Davos en 2019 avant d'être invitée à y entrer, a cette fois-ci reçue une invitation directe de la part de Klaus Schwab. Elle sera accompagnée par neuf jeunes engagés dans des causes écologiques ou sociales, par exemple la Zambienne de 18 ans Natasha Mwansa. "J'espère que dans cinquante ans, ces jeunes pourront dire de nous : 'On pouvait compter sur vous'", a déclaré le fondateur du Forum. 

Emmanuel Carrère écrivait également dans son reportage sur le sommet économique que "le problème, c'est que du coup, il estime n'avoir pas d'adversaires, ou que les adversaires sont des partenaires qui s'ignorent".  

"Les organisateurs de Davos ont toujours eu la volonté d'intégrer en leur sein les voix émergentes qui ont un peu de pouvoir. En 2001, Attac a contribué à mettre en place le Forum social mondial, alternative anticapitaliste à Davos, se rappelle Maxime Combes. Rapidement, des représentants ont été invités en Suisse ; ça s'est très très mal passé. Quand il y a eu Occupy Wall Street, des jeunes ont été invités. Avec Greta Thunberg, le schéma est le même. Pour Davos, il vaut mieux que la parole critique soit à l'intérieur qu'à l'extérieur."

Selon l'économiste et militant, la jeune suédoise a accepté l'invitation car son registre d'engagement est de porter sa parole partout : "Je pense qu'ils sous-estiment sa capacité à ne pas se fondre dans le moule préparé pour elle. Elle n'est pas là pour négocier ou se compromettre, ni pour amender le capitalisme à la marge. Elle est là pour crier que l'on va dans le mur, comme on a pu le voir l'an passé à l'ONU. Or l'objectif de Davos est de faire perdurer les moteurs du capitalisme pour assurer sa survie. Imaginer autre chose, c'est imaginer leur propre dépassement et ça, les membres de Davos ne l'envisagent pas." 

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Souvenez vous..

Déjà en 2019..

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"Notre maison brûle et je veux que vous paniquiez", avertit Greta Thunberg à Davos

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- Le Forum économique mondial s'est tenu cette semaine à Davos avec son lot d'invités prestigieux, parmi lesquels de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement. Il s'est terminé vendredi après le plaidoyer pour le climat de la jeune Greta Thunberg.

- Et si le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro ä été l'une des attractions, ce sont surtout deux femmes qui ont tenu la vedette. Tout d'abord, la chancelière allemande Angela Merkel qui a tenu à honorer son rang de fidèle parmi les fidèles de la manifestation, alors que d'autres, comme Trump, Macron ou May, lui ont fait faux bond.

- Mais c'est peut-être surtout la militante pour le climat Greta Thunberg qui a attiré l'attention médiatique avec son long voyage depuis la Suède pour livrer un message pour la sauvegarde de la planète.

- Le rendez-vous davosien, ouvert mardi par le président de la Confédération Ueli Maurer, a réuni plus de 3000 participants pour cette 49e édition dont le thème était "La globalisation 4.0: concevoir une nouvelle architecture mondiale à l'ère de la quatrième révolution industrielle".

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« Je veux que vous paniquiez » : Le discours poignant de Greta Thunberg à Davos

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Aux dirigeants présents au forum, l’adolescente continue de réclamer une mobilisation pour parvenir à respecter l’accord de Paris.

Dans les couloirs du Forum économique de Davos, impossible de ne pas remarquer ses deux nattes, son pantalon violet et sa paire de baskets bleues. Après avoir passé la nuit dans la tente de l’Arctic Basecamp par -15 degrés à Davos, la jeune suédoise de 16 ans était attendue au WEF ce vendredi pour prendre part à un débat officiel sur le dérèglement climatique.

« Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez »

Aux dirigeants présents au forum, l’adolescente continue de réclamer une mobilisation pour parvenir à respecter l’accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement à 2°C, idéalement 1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle. « La perspective du réchauffement climatique devrait instiller la peur chez les dirigeants du monde entier et les pousser à l’action », a estimé Greta Thunberg, devenue en quelques semaines une figure mondiale du militantisme pour le climat.

« Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez », a la jeune fille qui, pour rendre son déplacement à Davos le plus écologique possible, a opté pour un voyage de 65 heures en train (aller-retour de Suède en Suisse). « Je veux que vous ressentiez la peur qui m’habite chaque jour et que vous agissiez, comme s’il y avait le feu, parce que c’est le cas », a-t-elle ajouté. « Il y a encore une petite chance de stopper les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter des souffrances pour une grande partie de la population de la planète. »

Donald Trump et Greta Thunberg croisent le fer à Davos..

Mardi 22 janvier, le président américain a vanté son bilan économique et plaidé pour davantage de croissance contre les « prophètes de malheur qui prédisen...

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Photo ci-dessus, Donald Trump préside l’ouverture du 50è Forum Mondial économique.

Deux visions du monde se sont à nouveau fait face, ce mardi 21 janvier, au premier jour du forum de Davos. Dans un discours de trente minutes devant l’ensemble des participants, le président américain Donald Trump, fuyant le procès en vue de sa destitution qui commençait le même jour au Sénat des États-Unis, s’est félicité des bons résultats de l’économie américaine.

Avant son arrivée au pouvoir, « le pessimisme s’installait dans les esprits ». Mais « nous avons réveillé la machine » a lancé Donald Trump. Il a rappelé que les États-Unis ont créé 7 millions d’emplois depuis son élection en 2016 et que le taux de chômage est au plus bas. « Notre prospérité est sans précédent », s’est-il vanté.

Trump invite les Européens à acheter du gaz de schiste américain

Se refusant à condamner les énergies fossiles, il s’est réjoui du développement de la production de gaz de schiste aux États-Unis car cela « fait baisser les prix » et « nous permet de ne plus dépendre de pays hostiles ». « Nous incitons les Européens à venir se fournir chez nous ! », a invité Donald Trump.

Compte tenu de ces résultats, « le doute n’est pas la bonne voie » a-t-il poursuivi.« Nous devons nous départir de tout négativisme et des prévisions d’apocalypse venues de prophètes de malheur ». Il a appelé à faire confiance aux capacités d’innovation des hommes pour « trouver des réponses » aux questions « qui semblent aujourd’hui insolubles ».

Il n’a pas précisé à qui s’adressait le qualificatif de « prophète de malheur ». Mais pour l’ensemble des participants au Forum, nul doute qu’il visait Greta Thunberg. La jeune militante suédoise est en effet également présente à Davos. Elle s’exprimait un peu plus tôt dans la matinée pour regretter qu’« en pratique, rien n’a été fait »pour le climat.

Greta Thunberg pour l’arrêt immédiat des émissions de CO2

Greta Thunberg était déjà présente à Davos en 2019 et avait demandé aux dirigeants politiques de « paniquer » pour mettre un terme aux émissions de CO2. Cette année, elle a de nouveau déploré que les déclarations ne se traduisent pas par des actes. Elle a appelé à agir immédiatement, expliquant : « Nous ne voulons pas une économie avec de plus faibles émissions de carbones. Il faut arrêter, définitivement, de rejeter du dioxyde dans l’atmosphère. Et nous voulons que cela soit fait maintenant ».

Entre le président américain qui nie le risque climatique et la jeune suédoise qui souhaite un arrêt immédiat de toutes les activités polluantes, les grandes entreprises présentes à Davos sont donc incitées à réfléchir. Et même si elles sont loin de vouloir appuyer immédiatement sur le bouton « Stop », elles semblent de plus en plus sensibles à la question du climat.

Le thème, en effet, gagne de l’importance dans les débats. Le fondateur du Forum, Klaus Schwab a pris la plume en amont de la réunion pour demander à tous les participants de « passer à l’action » en s’engageant à atteindre la neutralité carbone en 2050.

Des engagements qui ne sont pas suivis d’effet

Le Forum a publié un rapport qui tance ces mêmes entreprises. Il relève que 7 000 ont accepté de publier leurs émissions de CO2« Mais seulement un tiers a mis cet engagement en pratique. Et encore moins se sont fixé des objectifs de réduction et ont fait des plans pour se mettre en conformité avec les engagements souscrits dans l’accord de Paris », déplore le texte.

En marge du Forum, se tient cette année une discussion importante pour définir des critères communs permettant de mesurer leur progrès en matière de réduction des émissions. Et par ailleurs, durant la semaine, une coalition de fonds de pensions et compagnies d’assurances représentant près de 4 000 milliards de dollars sous gestion devrait voir le jour, autour de l’engagement à « verdir » leur portefeuille.

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Davos, 50 ans de rendez-vous au sommet

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La 50e édition du Forum économique de Davos s’ouvrira lundi 20 janvier en présence d’Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne. En 50 ans, ce forum s’est imposé comme un rendez-vous important du monde des affaires et de la classe politique, sans échapper à de multiples critiques.

Après un demi-siècle, le Forum de Davos est toujours vivant. Alors que la 50e édition commence ce lundi 20 janvier, la recette qui fait son succès reste la même. Dans une station des Alpes, pour cinq jours, 3 000 grands dirigeants d’entreprises, chefs d’États et de gouvernement seront réunis pour débattre des grandes évolutions du monde.

Depuis la première de ces réunions, tenue en 1971, le Forum de Davos reste organisé par Klaus Schwab, professeur de management à l’Université de Genève. Il est désormais épaulé par une fondation dont le siège est à Genève et qui emploie 800 personnes. Le sommet est financé par la cotisation d’un millier d’entreprises, ainsi que par les participants qui payent cher leur ticket d’entrée, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros…

Les grands invités sont toujours accueillis par Klaus Schwab, 81 ans. Il donne aux débats ce ton urbain et universaliste qui est sa marque de fabrique. Le Forum reste fidèle à sa devise : « dédié à rendre le monde meilleur ».

Capitalisme responsable et diplomatie

À ses débuts, la rencontre n’affichait pas une telle ambition : elle durait deux semaines et réunissait des universitaires et chefs d’entreprise. Le professeur Schwab, gagné aux principes de l’économie sociale de marché, cherchait à promouvoir l’idée que les entreprises doivent se montrer plus responsables. Il espérait faire émerger une autre forme de capitalisme.

Puis le forum s’est ouvert aux dirigeants politiques. Davos est alors devenu un lieu de diplomatie : on a pu ainsi y voir en 1992 le président sud-africain De Klerk et Nelson Mandela, ou bien Shimon Peres et Yasser Arafat en 2001. C’est aussi la tribune où les nouveaux venus viennent chercher une reconnaissance internationale, tel Jair Bolsonaro l’an dernier après avoir été élu par surprise à la tête du Brésil.

Davos a l’originalité de mettre en présence des grands patrons, des financiers, des hommes politiques et quelques universitaires de renom. C’est aussi un endroit ouvert aux pays émergents : oligarques russes, financiers arabes ou grands patrons chinois y sont nombreux.

Des milliardaires qui parlent à des millionnaires

Les participants viennent côtoyer de hautes personnalités, sentir les tendances et se créer des relations utiles, dans une ambiance qui facilite les rapprochements. « Je viens à Davos pour tester des idées et trouver de l’énergie. C’est important d’avoir un endroit où des gens d’horizons très différents parviennent à se parler, au moment où la planète se disloque, même s’il ne faut pas se laisser aveugler… », explique Bertrand Badré, ancien directeur général de la Banque Mondiale, aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement à impact social et qui fait le déplacement tous les ans depuis 2014.

Plus lapidaire, un grand banquier a résumé l’événement d’une formule : «Davos, c’est cette réunion où des milliardaires viennent expliquer à des millionnaires comment convaincre des cadres supérieurs qu’ils doivent se serrer la ceinture ».

Avec le succès et la notoriété, ce Forum est devenu la cible de multiples critiques, comme incarnation d’un club réservé à l’élite du capitalisme mondialisé : « Davos est le lieu où se rend chaque année cette poignée d’hommes qui possèdent le monde et façonnent l’économie. Oxfam estime qu’il est de son rôle de les rencontrer et de leur dire que notre économie, qui créée des inégalités insoutenables, marche sur la tête », juge Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France. L’ONG participe régulièrement aux débats.

Les contre-sommets ont duré une dizaine d’années

Davos a été beaucoup imité. Il a aussi généré des contre-sommets organisés par la société civile. À partir des années 2000, les ONG se rassemblent tous les ans au même moment, pour un Forum social Mondial qui se tient le plus souvent à Porto Alegre, au Brésil. Cette mobilisation s’est essoufflée au bout d’une dizaine d’années. Le Forum de Davos, lui, est toujours là.

Il célébrera sa cinquantième édition lors d’une cérémonie d’ouverture, lundi 20 janvier, en présence d’Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne. Il accueillera mardi le président américain Donald Trump, ainsi que la militante écologiste Greta Thunberg.

Du côté des représentants asiatiques, le très discret patron de Huawei, Ren Zhengfei, s’exprimera ainsi que Carrie Lam, la dirigeante de l’exécutif de Hong Kong. Et on pourra également écouter Bartholomée, patriarche de Constantinople, l’artiste américain Will.i.am ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Du côté français, plusieurs ministres feront le déplacement, dont Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud.

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Davos : les chefs d'entreprises sonnent l'alarme face aux risques climatiques

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le président du forum économique mondial de Davos, Borge Brende, le 14 janvier 2020 à Cologny, près de Genève, en Suisse© AFP/Fabrice COFFRINI

Les chefs d'entreprise qui se rendront la semaine prochaine au Forum de Davos placent le risque climatique au sommet de leurs préoccupations et affirment qu'ils n'attendent pas les Etats pour agir, même si les défenseurs de l'environnement les accusent d'hypocrisie.

Dans une étude publiée mercredi par le Forum économique mondial, les cinq premières préoccupations des chefs d'entreprises pour les dix prochaines d'années sont toutes liées à l'environnement, avec en priorité les événements météorologiques extrêmes et l'incapacité des gouvernements et du monde économique à agir face contre le changement climatique.

La fenêtre pour se mettre d'accord sur une baisse significative des émissions de CO2 se refermera pendant la décennie qui s'ouvre, a averti notamment le président du Forum, organisateur de Davos, Borge Brende lors d'une conférence de presse.

Il faisait notamment allusion à la dernière conférence sur le climat de l'ONU, la COP25, qui s'est tenue à Madrid en décembre sans déboucher sur aucune avancée significative malgré l'urgence, et pendant que des incendies dantesques dévastaient l'Australie.

- 7.000 milliards -

Le Forum a interrogé pour cette étude 750 dirigeants d'entreprises et experts qui vont se retrouver dans les Alpes suisses du 21 au 24 janvier avec le gratin politique et économique mondial, dont le président américain Donald Trump et la jeune militante écologiste suédoise, Greta Thunberg.

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La pression s'intensifie sur les entreprises et les consommateurs pour qu'ils démontrent leur volonté d'agir, souligne John Drzik, président du cabinet de conseil Marsh and McLennan Insights.

D'autant que "les avancées scientifiques signifient que les risques climatiques peuvent être mieux modélisés et incorporés dans la gestion des risques et les projets des entreprises", explique-t-il.

Signe que les temps changent, le colossal gestionnaire d'actifs BlackRock a annoncé dans une lettre à ses clients que les investissements durables devaient devenir sa "norme" et qu'il va cesser notamment d'investir dans des entreprises tirant plus de 25% de leurs revenus de la production de charbon thermique.

Ces investissements directs représentent actuellement 1.800 milliards de dollars, sur 7.000 milliards gérés au total par Blackrock, dont le patron Larry Fink sera présent à Davos. L'association écologiste Greenpeance affirme toutefois que Blackrock reste "enfoncé jusqu'à la taille dans les carburants fossiles".

Si le géant industriel allemand Siemens a annoncé il y a quelques jours envers et contre tout le maintien de sa participation dans une mine de charbon en Australie, le vent semble tourner dans les conseils d'administration.

Peter Giger, directeur du risque chez Zurich Insurance Group, a de son côté remarqué qu'il devient une bonne mesure de gestion de ne pas restés investis dans des technologies polluantes qui vont devenir "obsolètes" pour au contraire trouver "les gagnants de la nouvelle économie".

- Hypocrisie -

Illustrant l'impact de décideurs comme Blackrock, John Drzik, interrogé par l'AFP, fait valoir que des fonds gérant plus de 40.000 milliards de dollars se sont à présent joints à l'initiative Climate Action 100+.

Malgré toutes ces déclarations d'intention, les organisateurs de Davos et les grands groupes mondiaux restent accusés d'hypocrisie sur le climat.

"Ca ne suffit pas de dire à quel point la crise climatique est grave", a réagi Greenpeace: "les banques et institutions financières qui se rendront en jet privé à Davos la semaine prochaine ont gagné des milliers de milliards de dollars en injectant des fonds dans des (hydrocarbures) qui dévastent le climat", déplore-t-elle, appelant à un arrêt immédiat du financement des carburants fossiles.

"C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux. Il n'y a rien de pire pour une organisation que d'identifier un risque et ne rien faire pour y remédier", assure le directeur général du Forum, Adrian Monck, faisant valoir que les organisateurs proposaient des réductions sur les billets de train et a pris des mesures de compensation carbone.

© 2020 AFP 

Davos : comment le Forum économique mondial cherche à gommer son image de "club des riches"

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Davos, une douillette station de ski des Grisons (dans l'est de la Suisse) où convergent en janvier les plus éminents des membres de l'élite mondiale pour assister au Forum économique mondial (World Economic Forum). (Crédits : Reuters)

Les organisateurs du "World Economic Forum" (WEF) voudraient qu'il ne soit plus seulement ce rendez-vous de janvier où convergent en jet privé vers une douillette station de ski des Grisons les plus éminents des membres de l'élite mondiale. Pour l'édition 2020, la cinquantième, qui s'ouvre officiellement mardi 21 janvier au matin, ils invitent, outre de jeunes activistes comme Greta Thunberg, l'un des initiateurs du mouvement "Occupy Wall Street", Micah White.

Ne plus être seulement un "speed dating" ou un "grand cirque" de la mondialisation mais se muer en centre de propositions sur l'avenir de la planète: le forum de Davos, quinquagénaire, veut se réinventer, mais le peut-il seulement?

Les organisateurs du "World Economic Forum" (WEF) cherchent à gommer l'image d'un "club des riches" convergeant en janvier en jet privé vers une douillette station de ski des Grisons (dans l'est de la Suisse).

Pour l'édition 2020, la cinquantième, qui s'ouvre officiellement mardi matin, ils invitent, outre de jeunes activistes comme Greta Thunberg, l'un des initiateurs du mouvement "Occupy Wall Street", Micah White.

Sur internet, l'Américain explique que sa participation "sera certainement suicidaire pour (sa) réputation" mais plaide pour une "difficile alliance" entre activistes et élite.

Depuis l'organisation en 1971 à Davos par l'économiste allemand Klaus Schwab d'un austère "Symposium européen de management", la population mondiale est passée de 3,7 à 7,7 milliards de personnes, dont plus de la moitié utilisent internet.

La planète se réchauffe, la part de la Chine dans le PIB mondial a au moins quintuplé, la guerre froide a pris fin sans que n'émerge un nouvel ordre mondial. "À partir de 1989, on a été incapable de qualifier le monde d'après", pour citer l'historien Pierre Grosser.

Le "symposium" est devenu "une sorte de speed dating" de responsables politiques et économiques, décrit pour l'AFP Pierre Moscovici, ancien ministre français puis commissaire européen.

Patrons, princes, présidents

La semaine prochaine, Klaus Schwab, 81 ans, accueillera le président américain, la chancelière allemande, la présidente de la Commission européenne, les patrons de Microsoft, Google, Total, BlackRock...

Il en coûte entre 55.000 et 550.000 euros aux acteurs économiques pour être membre ou partenaire du "World Economic Forum", géré par une organisation privée de droit suisse, ce qui donne le droit d'aller à Davos. A moins d'être invité gracieusement par les organisateurs.

Sur les trottoirs verglacés se sont pressés Nelson Mandela, Shimon Perez, Yasser Arafat, Bill Clinton, des présidents, des princes et des dignitaires religieux. Et des stars: en 2005, Sharon Stone y a collecté près d'un million de dollars en quelques minutes pour une oeuvre humanitaire.

Mais le "Davos Man" par excellence -- malgré la fréquentation de femmes comme Christine Lagarde, patronne de la BCE, les "Davos Women" sont minoritaires -- reste le grand patron.

Celui qui, pour quelques jours, tombe la cravate et, entre deux rendez-vous d'affaires, débat de l'"empowerment" ou de la "sustainability", ces concepts positifs et vagues dont Davos raffole.

Carlos Ghosn, "Davos Man" par excellence

Carlos Ghosn, polyglotte aux trois passeports sillonnant le monde dans son jet, a été un "Davos Man" très assidu, jusqu'à son arrestation au Japon puis sa fuite rocambolesque au Liban.

Il serait caricatural de voir dans la chute de l'ancien patron de Renault et Nissan un mauvais augure, mais la question de la pertinence de Davos est posée chaque année.

Mohamed El-Erian, ancien patron du puissant fonds Pimco, a appelé à "repenser" l'événement afin que les participants ne s'y rendent plus seulement "pour voir et être vus", mais pour des débats de fond.

Klaus Schwab, auquel tous les habitués de Davos reconnaissent un entregent phénoménal, a mis depuis quelques années déjà à l'agenda le climat et les inégalités, invitant des activistes et des ONG, avec une volonté "sincère" d'enrichir le débat, selon Pierre Moscovici.

Alors que sa succession reste incertaine, il veut faire de son Forum un centre d'expertise incontournable et a déjà entrepris d'essaimer sur d'autres continents.

Mais la devise officielle du WEF - "Voué à l'amélioration du monde" - hérisse toujours les pionniers du mouvement altermondialiste, qui avaient lancé en 2001 à Porto Alegre un "contre-Davos", le Forum social mondial, en perte de vitesse depuis.

"Grand cirque"

"Si j'allais à Davos, ce serait derrière les cordons de police" pour manifester, pas comme invité de ce "grand cirque", assène Maxime Combes, de l'ONG Attac. Pour le Français, la "clairvoyance" de Davos "ne se traduit pas du tout en changement des comportements".

Autre choix pour Winnie Byanyima, ancienne directrice exécutive de l'ONG Oxfam, qui produit chaque année un rapport très suivi sur les inégalités, et qui représente aujourd'hui l'Onusida.

Venue pour la première fois à Davos en 1996, l'Ougandaise avait été "frappée" alors de voir "des salles remplies d'hommes blancs d'un certain âge. Cela a changé dans une certaine mesure", mais pas assez selon elle.

"C'est exactement l'endroit où il faut aller se confronter à l'élite mondiale", déclare à l'AFP Winnie Byanyima. "Convertir les gens, ce n'est pas mon affaire mais en tant qu'activiste je dois réclamer le pouvoir pour ceux qui n'en ont pas. Je ne suis ni naïve ni cynique."

Cet étrange défilé à Davos d'opposants au libéralisme devant la fine fleur du capitalisme, Emmanuel Carrère l'a particulièrement bien cerné.

Dans un récit publié en 2016, l'écrivain français raconte quatre jours passés au milieu des puissants, avec causticité et aussi une certaine candeur: "Une des forces du Forum, nous l'écrivons sans ironie, est de souhaiter entendre ses adversaires, leur accorder un espace et réfléchir avec eux. Le problème, c'est que du coup il estime n'avoir pas d'adversaires, ou que les adversaires sont des partenaires qui s'ignorent."

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Selon Oxfam, en France sept milliardaires possèdent autant que les 30% les plus pauvres !

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À la veille du 50ème Forum économique mondial de Davos (Suisse), Oxfam publie son rapport annuel sur les inégalités mondiales. Sans grande surprise, le décalage entre les plus pauvres et les plus riches s'amplifie.

Les inégalités ne cessent de se creuser : c'est le constat d'Oxfam à la veille du 50e Forum économique mondial, à Davos en Suisse. L'ONG met à jour les dernières données sur les inégalités dans le monde et chaque année, les richesses se concentrent un peu plus. C'est encore le cas en 2019 : les 1% les plus riches de la planète possèdent désormais plus du double du reste de l'humanité, soit 92% de la population mondiale. "Une minorité d'hommes blancs se taille la part du lion" résume l'ONG, et le rythme de réduction de la pauvreté est deux fois inférieur à celui de 2013. Des disparités de revenus en constante augmentation, alors que les gouvernements les favorisent.

Pour Pauline Leclère, porte-parole d'Oxfam France, "les inégalités sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde. Elles ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de politiques sociales et fiscales qui réduisent la participation des plus riches - entreprises et particuliers - à l'effort de solidarité par l'impôt et fragilisent le financement des services publics. Transports, éducation, santé, système de retraites sont sacrifiés."

En France, les inégalités et la pauvreté repartent à la hausse

La France ne fait pas exception à cette tendance générale avec 41 milliardaires, quatre fois plus qu'après la crise financière de 2008. Qui sont-ils ? Plus de la moitié ont hérité de leur fortune et seulement cinq sont des femmes. Quant à leur richesse cumulée, 329,9 milliards de dollars, c'est cinq fois plus qu'après 2008. La France "maintient un statu quo mortifère alors qu'elle est traversée par la révolte des gilets jaunes et par la plus longue grève générale de la Ve République", selon elle.

Symbole de la prospérité des milliardaires français, Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH est devenu l'homme le plus riche du monde le 16 décembre 2019, en l'espace de quelques heures, devançant Jeff Bezos, patron d'Amazon, et évinçant Bill Gates. Avec une fortune de 76 milliards de dollars, il est revenu en 4e position dans le dernier classement du magazine Forbes, publié le 27 décembre 2019.

Réforme des retraites : miroir grossissant des inégalités

À l'inverse, les inégalités repartent à la hausse, en 2019, on compte 400 000 pauvres de plus dans l'Hexagone selon l'INSEE. "Malgré les attentes de justice fiscale, les plus pauvres restent les grands perdants des mesures budgétaires depuis le début du quinquennat : ce sont les seuls à ne pas avoir vu, depuis trois ans, leur pouvoir d'achat augmenter significativement", déplore Oxfam. Intitulé "Celles qui comptent", le rapport rappelle que les premières victimes des inégalités sont les femmes : "22 hommes les plus fortunés possèdent plus de richesses que l'ensemble de la population féminine d'Afrique." 

Des inégalités que la réforme des retraites française, qui sera présentée le 24 janvier en conseil des ministres, risque encore d'accentuer. Oxfam alerte : en allongeant la durée de travail pour toucher une retraite à taux plein ou en imposant une décote pour carrière incomplète, le gouvernement prend le risque de renforcer les inégalités. Selon l'INSEE, les femmes perçoivent en moyenne une pension de droit direct (hors pension de reversion) inférieure de 42% à celle des hommes en 2017. La prise en compte de l'ensemble de la carrière, au lieu des 25 meilleures années, va pénaliser les carrières hachées, des petits boulots ou des périodes de chômage de longue durée. En particulier pour les femmes nées en 1956, une femme sur deux a eu plus de 20% d'années incomplètes au moment de liquider sa pension, contre 6% pour les hommes.

Parmi les propositions de l'ONG : s'assurer que le système de retraites corrige les inégalités, en supprimant les systèmes de décote pour les carrières incomplètes. En revenant à un calcul de la pension basé sur les meilleures années, pour prendre en compte la réalité de l'emploi des femmes, notamment les carrières hachées ; et en renforçant la cotisation de solidarité prélevée sur les hauts revenus afin de tenir compte de leur espérance de vie plus longue.

A présent que Boris Johnson est aux commandes..

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 Pour d'autres, la page est..tournée..

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Pour conclure..

Ce que j'en pense..ma foi..

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La quatrième révolution, ne sera pas..industrielle, mais..verte...