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Pourquoi je hais le Monde moderne et tout ce qui va avec..réflexion.

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 Cela date depuis très tôt et ce dès mon plus jeune âge, en parlant de cette « extermination » des Indiens d’Amérique du Nord et Amérindiens, aux Etats-Unis, comme au Canada d’ailleurs, puis, en avançant dans le temps, à partir de l’âge de mes 15 ans, et au-delà, encore après et plus loin, et jusqu’à ce jour…

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Concernant ces Indiens d’Amérique du Nord et Amérindiens..

Un exemple.

La Nation des Nez-Percés ou Nimi’ipuu.

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Peuple amérindien des Etats-Unis qui vivait au nord-est du pays au moment où arrivent sur leur territoire l’expédition de Lewis et Clark en 1804.

Leur auto désignation est nimi’ipuu (nee-Me-poo = les hommes ou le peuple).

langue : nez-percé de la famille des langues sahaptiennes (groupe des langues panutiennes), les plus anciennes langues du territoire nord-américain.

Les têtes-plates appelaient les nez-percés « sahaptin » = ceux qui voyagent vers les terres des bisons.

Le nom nez-percé est celui que préfère les nimi’ipuu lors des relations avec des personnes qui ne sont pas de leur tribu. Lorsque Lewis et Clark les rencontrent ils relatent dans leur journal que certains indiens portent un ornement dans leur nez constitué par un coquillage de wampum une pratique courante chez les peuples de la côte mais pas généralisée chez les nimi’ipuu.

Population : 2700 personnes

Les terres d’origine

Ils occupaient sur les plateaux du nord-ouest de l’Amérique un territoire situé entre les Bitteroot mountains et les montagnes bleues d’une surface de 69.000 km2 englobant les bassins de la Clearwater river et de la Snake river dans les états actuels de Washington, Oregon, Idaho et Montana.

En 1860, le groupe est constitué d’environ 14.000 personnes répartis en dix tribus: les nez-percés, les cayuses, les umatilla, les walla walla, les yakama, les spokanes, les coeur d’alène, les têtes-plates, les pend d’oreilles, les kootenais.

Ils sont ennemis aves les shoshones du sud et les blackfeet du nord-est.

En 1860, les nez percés et leurs alliés constituent un groupe d’environ 14.000 personnes réparties dans 10 groupes, les nez percés, les cayuses, les umatilla, les yakama, les spokanes, les coeur d’alène, les têtes plates, les pend d’oreilles, les kootenai.

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Là où ils vivent de nos jours

La réserve des nez-percés se trouve dans le nord de l’Idaho. Elle comprend les communautés suivantes :

Ahsahka, Orofino, Spalding, Lapwai, Gifford, Sweetwater, Culdesac, Greer, Rebens, Winchester, Nezpercé, Kamiah, Ferdinand, Greencreek, Kosskia, Stites, Peck, Cottonwood creek, Jacques Spur, Slickpoo mission, Mohler, Clear creek, Westlake.

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image : dans le parc historique des nez percés des pétroglyphes datant de -4500 ans

Mythe fondateur

Il s’agit de la légende de coyote qui est décrite sous des versions différentes et qui se conclut par ceci : Ici sur cette terre, je fais les nez-percés. Ils seront peu en nombre mais ils seront forts et purs. Et c’est comme ça que les être humains sont venus.

Plus scientifiquement parlant, il est possible qu’ils descendent des groupes venus d’Alaska pour s’installer à l’ouest des montagnes rocheuses et qui se sont séparés en bandes sur les plateaux. Des découvertes archéologiques d’habitats préhistoriques confirment une présence des populations dans ces régions du nord-ouest.

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Photo ci-dessus, portraits de Lewis et Clark.

1750 : l’introduction du cheval apporte des changements dans le mode de vie, l’adoption de certaines cultures des peuples des Grandes plaines et la chasse au bison.

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L’histoire de Wat-ku-ese (celle qui a été perdue et retrouvée)

Dans les années 1760/1770, les salish et les nez-percés ont installé un campement dans une vallée des Bitteroot mountains et préparaient un raid contre leurs ennemis blackfeet et les assiniboines. Mais leur camp est attaqué par les blackfeet bien avant et ces derniers enlèvent des femmes et des enfants et volent des chevaux. Une petite fille sera emmenée vers le nord comme esclave. Elle sera captive 30 ans et sera troquée par les crees et partira alors vers l’est. Puis elle sera troquée par les chippewas et enfin achetée par une famille de colons blancs qui la traitera bien et désirera qu’elle retrouve son peuple. Ils la confient au peuple mandan hidatsa qui la remettent au crow, qui la remirent aux salish et enfin aux nez-percés en 1804. Quand elle revient, elle raconte qu’elle a vu très loin un peuple puissant à la peau claire, aux cheveux sur le visage (la barbe) et une couronne sur le bord de la tête (le chapeau) et qu’ils lui ont sauvé la vie. Elle les nomme « sa-yap-po ». Les nez-percés pensent qu’elle avait perdu la tête en racontant cela, en effet ils n’avaient pas encore eu l’occasion de voir l’homme blanc.

Quelques mois plus tard les créatures décrites par Wt-su-esse apparaissent au pays des nez-percés avec l’expédition de Lewis et Clark.

Ils seront bien reçus du fait du récit rapporté par unes leurs relatant les bons traitements qu’elle avait reçu des blancs.

Par contre ils les baptisèrent autrement car les hommes de l’expédition en mauvais état à leur arrivée sentaient mauvais : « Pai-yo-it » (celui qui sent mauvais).

La mission de Lewis et Clark de 1804/1806 est une mission scientifique commandée par le président Jefferson pour atteindre le Pacifique. Elle a pour but également la prospection commerciale te territoriale et la connaissance des peuplades inconnues, la recherche botanique et l’évaluation des animaux à fourrure. Lorsqu’ils arrivent chez les nez-percés après une traversée fort éprouvante, les indiens les accueillent, les hébergent, les nourrissent. Lewis assure dans son rapport que les nez-percés sont pauvres mais leur cœur est bon.

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Photo et image représentant l’échange de fourrures avec les Nez-Percés devant un fort.

La traite des fourrures 1806/1836

1805 : contact avec l’expédition de Lewis et Clark. Le chef Yelleppit veut échanger des marchandises avec eux.

A la suite de l’expédition de Lewis et Clark, les aventuriers faisant le commerce de la fourrure vont venir explorer la région du nord-ouest apportant avec eux des produits manufacturés et des fusils qui vont renforcer la puissance des nez-percés.

En 1807 arrive David Thompson et des canadiens français de la compagnie du nord-ouest, une rivale de la compagnie de la baie d’Hudson établissant un poste de traite le Kootanac house sur la Columbia (frontière entre l’actuel Montana et la Colombie britannique). Il pratique le commerce et les échanges entre autre de fusils et de pointes de flèches en métal mais ne se rend pas encore sur le territoire des nez-percés.

Le commerce des fourrures est lucratif et devient le seul moyen de subsistance ou de troc des amérindiens. De nombreux animaux sont chassés pour leur fourrure mais c’est le castor qui est la référence : dans un balle de 90 livres ont trouve environ 60 peaux. Les blackfeet eux, sont hostiles à ces arrivants et des conflits éclatent avec les commerçants, les trappeurs , les têts plates et les crow.

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Les blancs font venir des trappeurs de l’est pour piéger le castor ce qui est mal perçu par les amérindiens qui voient que ces derniers en fait n’ont vraiment rien à voir avec Lewis et Clark.

1811 : premier contact avec les commerçants de fourrures de la compagnie de la baie d’Hudson.

1812 : construction d’un poste commercial Spokane house sur leur territoire près de la confluence des rivières Spokane et Little Spokane.

En 1812/1815, c’est la guerre contre la Grande Bretagne qui marque un arrêt de dix ans dans le commerce de la fourrure.

1813 : les intérêts américains sont vendus à la compagnie du nord-ouest et les canadiens prennent la place laissée vacante par les américains.

1816 : Mac Kenzie avec des canadiens français, des sang-mêlés et des iroquois crée un fort en point d’appui. Il réussit à commercer avec les nez-percés et essaie de réconcilier les nez-percés avec les shoshones et les bannocks.

Les bases du troc

– une peau de castor = 6 perles ordinaires = 3 perles bleu clair = 2 grandes perles bleues transparentes

– un cheval ordinaire = 6 peaux de buffle = 1 fusil et 100 balles = 1 paquet de tabac de 3 livres = 15 plumes d’aigle = 10 peaux d’hermine blanche = 1 chemise en peau et leggins comprenant des cheveux humains

– une peau de bison = 3 couteaux = 25 balles de fusil = 36 pointes de flèches en métal = 0.5 mètres de calicot

– un cheval de course = 10 fusils

– 1 bon cheval de chasse au bison = plusieurs chevaux

– 4 peaux de bison = 1 couverture écarlate de la baie d’Hudson (imperméable)

– 5 peaux de bison = 1 collier en griffes d’ours

A partie de 1830 s’amorce le déclin de la fourrure de castor au profit de la soie d’Extrême-Orient (mode européenne qui régit le tout) et la demande alors diminue. Les mountain man quittent les forêts pour devenir agriculteurs ou guides dans l’armée. C’est alors que les nez-percés toujours libres vont croiser le chemin des évangélistes venus leur imposer le salut de leur âme, des colons fermiers accapareurs de terre, des chercheurs d’or. C’est le début d’une lente et inexorable descente aux enfers jusqu’en 1877.

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Photo ci-dessus de la mission évangélique près de Spalding en 1880.

1834 : Les missions chrétiennes s’établissent sur le territoire des nez-percés. Les religieux s’évertuent alors à se faire comprendre des indiens en abattant la barrière de la langue pour mieux les évangéliser.

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Photo ci-dessus – ils arrivent..

1842 – Les premiers colons arrivent sous la direction d’un convoi mené par le docteur Elijah White. La piste de l’Oregon ouvre les portes de la conquête vers l’ouest et des milliers de colons suivront.

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Photo ci-dessus roue de médecine dans le Wyoming.

(personne n’a le droit d’entrer dans la zone ni de fouler la terre dans le périmètre défini..)

Mode de vie

Les croyances

Les nez-percés croient en la terre-mère, la roue de médecine qui est le symbole de l’univers et par sa forme parfaite définit le début et la fin, ils croient également en un arbre sacré qui est le lien entre le ciel et la terre et puise dans le sol la source de la vie, s’élève vers le ciel et représente le renouvellement de la vie. Les forces sont les éléments naturels que représentent l’eau, la terre, le ciel et l’air et pour chaque direction il existe un totem et des symboles liés un peu comme pour le zodiaque.

L’homme médecine

Il peut-être un homme ou une femme, initié par des connaissances transmises oralement, il est le rapport avec l’au-delà, le guérisseur, le conseiller de tous les maux aussi bien physiques que psychologiques, il a la connaissance des plantes, il est un prophète, un devin, un guide spirituel.

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Photo ci-dessus, prière autour de l’arbre sacré- Edward Shérif.

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Photo ci-dessus, image wéy-a-kin loup.

Le wéy-a-kin

C’est le gardien spirituel et personnel qui est infaillible et secret et permet de pouvoir affronter les épreuves de la vie. Il apporte la santé, la force physique et celle de l’esprit. Il rend habile à la chasse, à la pêche. C’est un esprit tutélaire que l’on peut trouver dans l’environnement (ciel, lune, montagne, rivière, plante, animal, arbre…) . A savoir que pour les nez-percés tus les éléments naturels sont habités par des pouvoirs mystérieux. Le chaman ou l’homme médecine est un être qui possède un wèy-a-kin très puissant lui donnant le pouvoir de faire des prophéties, changer le temps ou soigner les maladies.

Vers l’âge de 9 à 12 ans, les garçons (plus rarement les filles) vont devoir partir en quête du wéy-a-kin en quittant le village pour aller à la recherche d’un lieu, au sommet d’une colline ou près d’un lac ou dans le creux d’un rocher où il restera sans nourriture avec juste un peu d’eau. Il s’installera et devra construire un cercle avec des cailloux et s’assoir au milieu, son regard dirigé vers le soleil levant en l’attente de la révélation qui peut durer plusieurs jours. Pour ceux qui résistent aux épreuves du froid, de la faim, de la peur aussi, à la fatigue, le wéy-a-kin apparait alors sous la forme d’un oiseau blanc ou d’un chevreuil bondissant ou encore d’un renard ou de branches ondulant au vent. Il doit prendre forme humaine pour être reconnu de l’enfant ou la forme d’un chant. L’enfant alors doit s’imprégner des signes de la vision qu’il va porter ensuite dans des talismans et des objets en relation avec l’esprit. Cette épreuve est très forte pour les adolescents car elle leur permet la découverte d’eux-mêmes et le passage à l’âge adulte. Celui qui n’a pas de vision peut se faire donner un wéy-a-kin par un parent proche. Sinon il est condamné à un avenir incertain au sein de la tribu.

La quête du wéy-a-kin reste secrète jusqu’au Wee’kwetset, une danse de l’esprit gardien se déroulant en hiver sous une tente commune sur décision du chaman. Les gens revêtent leurs plus beaux habits, la danse commence au coucher du soleil. Ils chantent et révèlent leur wéy-a-kin par le chant appris lors de leur quête ou par des gestes énigmatiques. Cette fête dure cinq jours et ensuite une autre bande prend le relais, se déplaçant ainsi de camp en camp ce qui permet la cohésion de la tribu.

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Photo ci-dessus pour la construction de tipis.

Le calendrier des nez percés (d’après des notes de Lewis et Clark)

  • Janvier – Wai-lu-pop : Mois de la saison froide
  • Février – Ah-la-tah-mahl : Mois des bourgeons qui gonflent
  • Mars : La-te-tahl : Mois des premières fleurs
  • Avril- Ka-khee-tahl : Mois de la récolte des racines de khae-kheet (pommes de terre sauvages)
  • Mai – Ah-pah-ahl : Mois du pain de kouse (une ombellifère)
  • Juin – Hil-lal : Mois des premières remontées de saumons
  • Juillet – Khoy-tashl : Mois de la remontée des saumons à dos bleu dans le lac Wallowa
  • Août : Wa- wai-mai-khal : Mois quand le saumon fraie haut dans les montagnes ou Ta-yum : Mois du temps chaud
  • Septembre : Pe-khum-mai-khal : Mois quand le saumon fraie dans le grand fleuve ou mois du cri de l’élan
  • Octobre – Ho’plal : Mois quand les feuilles deviennent jaunes
  • Novembre – Seekh-le-wahl : Mois de la chasse au daim
  • Décembre – Ha-oo-khoy : Mois quand la nouvelle vie commence pour les faons ou début de l’hiver.

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image Edward Shérif Curtis

(Cette grande tente en long formée par des tipis assemblés en long, pour y tenir une réunion de chefs et anciens des différentes tribus [Pour se mettre d’accord et définir une règle de vie et de société..], a été le mythe fondateur, mais bien réel, sur lequel l’Etat Américain et des Etats-Unis d’Amérique s’est appuyé dessus pour créer et fonder la « Démocratie »..On en est bien loin..de nos jours !..)

 

C’est d’ailleurs ce qui, par la suite, allait donner le drapeau américain du début et tout d’abord, avec quatre flèches sur l’emblème, tenu dans les griffes du pied gauche de l’aigle pygargue, en référence à cela et aux Indiens.

Le village

Les camps d’hiver étaient environ une centaine comprenant une cinquantaine de personnes dans un habitat principal parfois unique constitué d’une tente de 6 mètres de large et 30 mètres de long. Des foyers avec un feu étaient espacés tous les trois mètres, chaque foyer entretenant deux familles. L’évacuation de la fumée et l’entrée de la lumière se faisaient par des ouïes.

L’hiver les indiens se retrouvaient en une grande cohésion de la communauté autour des histoires et légendes narrant les exploits guerriers, de chasse ou le mythe fondateur du coyote.

Les femmes avaient des abris spéciaux pour y passer leurs périodes de menstruations et où se rendaient également les jeunes filles au moment de leur puberté pour y être instruites par les femmes (strictement interdits aux hommes).

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image Edward Shérif Curtis

La naissance

Le nouveau-né était installé dans un berceau ou bien emmené sur le dos de sa mère ou le pommeau de la selle pour les déplacements. A sa naissance, son cordon coupé et séché était mis dans un petit sac en cuir et devait l’accompagner comme porte-bonheur.

Les grands-parents avaient un rôle important d’éducateurs auprès des jeunes enfants.

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femme avec enfant Martin H.

La guerre

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coiffe de guerre

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Photo ci-dessus tenue de guerre de Chef Joseph, veste portée à la bataille de Bear paw.

Elle est constituée de raids et d’incursions dans le territoire des tribus ennemies ce qui maintient un état de guerre permanent. Les rites rythment les fonctions de la guerre en incluant les peintures corporelles ainsi que celles de la monture, les danses avec les armes et les chants de guerre.

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tomahawk

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Tomahawk

(Là, il s’agit d’avantage d’un modèle « casse-tête » pour fendre le crâne de l’ennemi vaincu..)

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tambour de guerre

Les jeunes doivent s’affirmer dans leur communauté en montrant des preuves de leur bravoure et leur habileté à la guerre, leurs prouesses sont vantées lors des réunions.

Les prétextes aux guerres sont souvent les mêmes : querelles pour une femme ou des terrains de chasse, pillages ou vols des chevaux qui sont des biens précieux, vengeances privées. Les conflits ne durent pas longtemps et souvent le fait de toucher son adversaire constitue un acte de bravoure et suffit. Par contre le tuer pour la conquête de son territoire est inconcevable. Ce sont les blancs qui vont modifier les codes de la guerre chez les indiens dans les guerres coloniales. Ce sont les blancs également qui vont leur apprendre la technique du scalp.

La guerre peut permettre à un chef d’affirmer son autorité par rapport aux décisions sages qu’il sera amené à prendre. Seuls les volontaires font la guerre et ceux qui ne veulent pas y participer ne sont jamais déconsidérés pour autant.

Fait suite photos d’objets divers..

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Photo ci-dessus d’une paire de mocassins richement décorés.

peigne pince à épiler, bracelet en cuivre, collier en griffes d’ours, veste portée à la bataille de Bear paw, robe, tunique, sac, tunique, coiffe.

peigne pince à épiler

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Photo ci-dessus de deux ustensiles, un peigne à gauche, et une pince(ancêtre de nos coton-tige..) pour se curer les oreilles.

bracelet en cuivre

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Photo ci-dessus d’un bracelet en cuivre de femme indienne.

collier en griffes d’ours

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Photo ci-dessus d’un collier en griffes d’ours.

veste portée à la bataille de Bear paw

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Photo ci-dessus tenue de guerre de Chef Joseph, veste portée à la bataille de Bear paw.

robe

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Photo ci-dessus d’une robe de femme Indienne.

tunique

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Photo ci-dessus d’une tunique.

sac

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Photo ci-dessus d’un sac pour la cueillette de plantes médicinales richement décoré.

tunique

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Photo ci-dessus d’une tunique de guerre richement ornée.

coiffe

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Photo ci-dessus d’une coiffe de sorcier ou guérisseur.

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Photo ci-dessus de la vallée de Wallowa et lac de Walowa.

Chez les Nez percés..

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La tribu des « Nez percés ».

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Chef Joseph

 

Chef Joseph

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Naissance vers 1840 – 21 septembre 1904

Chef des nez-percés né dans la Wallowa valley (Wallamwatkain)

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« Tous les hommes ont été créés par le même Esprit Divin. Nous sommes tous ensemble. Notre pays est la mère de tous les êtres humains, et tous devraient bénéficier de ses bienfaits de manière égale. Je sais que nous autres, Indiens, devons changer… Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes, nous voulons être comme faisant partie de l’humanité. Et lorsque l’Indien sera traité par l’homme blanc comme tout être humain, alors nous ne connaîtrons plus la guerre. Nous aimerions être les enfants d’une même et seule famille sous un seul et unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne. »

Chef Joseph

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A la fin de la vie de son père..

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Photo ci-dessus de chef Joseph, avec son épouse et ses enfants.

Son père était Old chef Joseph, le vieux chef Joseph Tu –eka-kas (vers 1816/1871) un indien cayuse enlevé et élévé par les nez-percés qui refusa de signer en 1863 le traité qui stipule la cession de la vallée de Wallowa .

Son père lui dit :

« Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la Terre, et mon esprit va bientôt voir le Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce Peuple. Ils attendent de toi que tu les guides.

Rappelle- toi toujours que ton père n’a jamais vendu son Pays. Tu dois te boucher les oreilles chaque fois qu’on te demandera de signer un traité pour vendre ton Pays natal.

Encore quelques années et les hommes blancs t’encercleront. Ils ont les yeux sur cette Terre. N’oublie jamais, mon fils mes paroles. Cette Terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère ».

Old Chef Joseph

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Chef Joseph.

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Photo ci-dessus du chef Looking Glass en 1877

Quand son père décède en 1871, il prend sa suite et se trouve très vite impliqué dans la résistance pour la défense du territoire que la conquête récente de l’or compromet encore plus.

Le gouvernement, avec un traité les dépossèdent de 90% des terres qui avaient été octroyées par un premier traité en 1843. Dans ce traité du vol se trouvent les terres ancestrales de Wallowa valley ce qui divise encore plus les indiens. Certains souhaitent accepter et se rendre comme le souhaite le gouvernement dans une réserve les autres dont Chef Joseph préfèrent fuir vers les grandes plaines ou vers le Canada.

« Ne vous méprenez pas sur mon intérêt pour la terre. Je n’ai jamais dit que la terre était à moi pour en faire ce que je veux. Celui qui a le droit d’en disposer est le Créateur. Je réclame le droit de vivre sur ma terre et je vous accorde le privilège de vivre sur la vôtre. La terre est la Mère de tous les peuples. »

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Après des pourparlers infructueux, une partie des nez-percés s’enfuit en 1877 dans ce qui deviendra connu comme la Poursuite des nez-percés, sur une distance de 2100 kilomètres vers le Canada avec environ 800 personnes, des femmes, des enfants et des guerriers. Ils traversèrent les montagnes rocheuses, l’Oregon, l’Idaho, le Wyoming et le Montana et après une douzaine de batailles dont sortirent vainqueurs les indiens au début de la poursuite, chef Joseph décide de se rendre le 5 octobre 1877.

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« Je suis fatigué de me battre. Nos chefs ont été tués. Looking Glass est mort. Tuhulhulsote est mort. Tous les anciens sont également morts… Celui qui dirigeait nos jeunes gens, Ollokot, est mort. Oh ! Il fait si froid et nous n’avons pas de couvertures. Nos petits enfants meurent de froid. Certaines personnes parmi mon peuple se sont enfuies dans les collines, elles n’ont ni couverture ni nourriture. Personne ne sait où elles sont allées, peut-être sont-elles déjà mortes de froid. Je veux qu’on me laisse du temps pour rechercher mes enfants, et voir combien je peux en retrouver vivants. Il se peut que je les retrouve parmi les morts. Écoutez-moi, dites au général Howard que je connais son cœur. Le mien est triste et tourmenté. À partir de ce jour, de l’endroit où se tient le soleil, je ne combattrai plus jamais ! »

Chef Joseph

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Ils ne pourront pas retourner sur leurs terres comme on leur avait promis et on les envoya dans l’actuel Oklahoma ou nombreux furent ceux qui moururent.

Chef Joseph ira deux fois à Washington afin d’obtenir le retour des siens vers la Wallowa valley et il ne rencontrera qu’indifférence.

« Les bonnes paroles ne durent pas longtemps (…) Les bonnes paroles ne ramèneront pas les morts de mon peuple. Elles ne me rendront pas ma terre maintenant envahie par les hommes blancs (…) Les bonnes paroles ne donneront pas un foyer à mon peuple où il pourrait vivre en paix pour s’occuper de lui-même. Je suis fatigué de parler et que ça ne mène à rien. Cela me rend malade quand je me souviens de toutes les bonnes paroles et des promesses non tenues.
Vous ne pouvez pas plus espérer voir les rivières remonter à leur source que de voir un homme né libre qui soit heureux enfermé et parqué en lui refusant la liberté d’aller où il veut. »

Chef Joseph

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Il réussit à retourner à Colville dans l’état de Washington où il mourut le 21 septembre 1904 de tristesse selon le médecin de la réserve.

Il ne revit jamais cette vallée de Wallowa qui l’avait vu naître ainsi que les siens.

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Photo ci-dessus de la vallée de Wallowa et lac de Walowa.

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 (Pierre tombale, avec l’inscription : « Il mena son peuple lors de la guerre des Nez-Percés de 1877. Il mourut le 21 septembre 1904, vers l’âge de 60 ans ».)

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Photo ci-dessus d’Indiens « parqués » et cantonnés dans une réserve, pour l’exemple et la forme de comparaison.

Guerres amérindiennes – La poursuite des nez-percés (1877)

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le conseil de Walla-Walla

Ce peuple pacifique a su se montrer accueillant et bienveillant quand arrivent sur son territoire en 1805 les explorateurs Lewis et Clark qui étaient épuisés par leur traversée de ce rude environnement, néanmoins il sera soumis au même traitement que les autres nations amérindiennes et une partie d’entre eux, les insoumis en fuyant vers le Canada seront pourchassés ce qui donne lieu à cet événement.

Les événements s’enchaînent, relatés dans l’article sur les nez-percés et tout se succède dans un ordre qui est le même à peu de choses près pour les peuples indiens vivant dans la même région :

Première rencontre avec l’homme blanc (1760/1770), expédition Lewis et Clark (1804/1806), traite des fourrures (1806/1836), la conquête (1830), les missions chrétiennes (1834), et l’arrivée des colons en 1842.

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Ils arrivent..

Chronologie succincte

  • 16 mai 1842 : Premier convoi de 100 colons et 18 chariots sous la direction du dr Elijah White pour rejoindre l’Oregon par ce qui deviendra la piste de l’oregon qui traverse les grandes plaines, les rocheuses, la région du nord-ouest (pays des sioux, des cheyennes, des nez-percés et des blackfeet) Inquiétude des indiens car l’appétit des colons est démesuré et ils apportent avec eux des maladies nouvelles pour les indiens non immunisés.
  • 1842 : White arrive à une entente avec les nez-percés et le grand chef Ellis, un cousin du chef Lawyer est nommé représentant des nez-percés.
  • 1943 : Les autres tribus signent le pacte : 1000 immigrants traverseront le territoire et ne seront pas inquiétés. Regain de tension dans les hauts plateaux suite à l’assassinat d’Elijah Hedding (To-a-ya –nu) à Fort Sutter en Californie par un citoyen américain. La colère gronde et les tribus veulent se venger. Chef Ellis et White se rencontrent afin de prévenir une guerre. White écrit aux autorités pour l’aider à faire justice.

« Isolés comme nous l’étions, perturbés des centaines de fois par des sauvages sans foi mais également par des Blancs encore plus sans foi ni loi. […] La rencontre d’un tel honnête homme (Chief Ellis), ce vrai ami, bien qu’étant un Indien, m’a procuré un réel plaisir »

— (en) White, Elijah Ten Years in Oregon, p. 247

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image arrivée des nez-percés au conseil de Walla-Walla

– 1847 : Une épidémie de rougeole qui fait des dégâts parmi les cayuses fait penser aux indiens que les blancs veulent les empoisonner.

– Novembre 1847 : assassinat du couple White et de 15 colons par des guerriers cayuses de la mission de Wai-i-lat-put : 53 prisonniers sont retenus.

– 1853 : Les coupables sont arrêtés et pendus.

– 1853 : Création du territoire de Washington. Le général I. Stevens à l’autorisation de traiter avec les amérindiens. Il pense que la seule solution pour retrouver le calme est de placer les indiens dans des réserves.

Juin 1855 : les sages amérindiens se rencontrent en un grand conseil à Walla Walla (délégation de nez-percés et représentants du territoire de Washington) : chef Lawyer est prêt à accepter la création d’une réserve pour ne pas tout perdre dans le conflit avec les blancs. Les autres chefs , Young Chief (cayuse), Peo-Peo- Mox-Mox (Walla Walla), et Kamaikin (yakima) ne sont pas convaincus. Looking Glass, le chef en second des nez-percés qui était absent lorsque chef Lawyer fut élu et y trouve à redire invective alors les nez-percés par rapport à leur décision et en vue de déposer chef Lawyer : « Mon peuple, qu’as-tu fait ? Pendant mon absence tu as vendu ma terre » Mais les nez-percés maintiennent leur confiance en chef Lawyer. Celui-ci est conscient qu’un conflit direct avec les blancs entrainerait la défaite et l’humiliation des amérindiens et il veut trouver une solution honorable.

– 11 juin 1855 : les tribus signent le traité

– 1860 : découverte de l’or sur les terres des nez-percés suivie d’un afflux de chercheurs d’or et d’aventuriers.

– 1863 : Traité de Lapwai : réduction de la surface de la réserve de 90 % par rapport au traité de 1855 sous les mots du traité de Lapwai. Les terres ancestrales et symboliques ne font même plus partie de la réserve. Deux groupes alors se forment au sein des nez-percés : ceux qui veulent s’opposer au nouveau traité qu’ils appellent le « traité du vol » et ceux qui ne s’opposent pas à ce traité et qui sont en particulier des nez-percés christianisés. Old Chef Joseph déchire le traité et la bible offerte par le missionnaire Spalding. Les conflits et les tensions font pencher les conseils qui annulent les décisions et réintègrent la Wallowa valley dans la réserve.

– 12 novembre 1867 : tout le désespoir et l’incompréhension des indiens vécus sous l’hégémonie des blancs sont résumés dans le plaidoyer de Dent d’ours, un chef crow à Fort Laramie :

« Pères, au printemps dernier, j’étais au pied de la montagne Big Horn et l’un de vos jeunes hommes m’a dit que vous viendriez nous visiter. Mon Père Blanc (le Président des États Unis) me demandait de faire une partie du chemin. J’hésitai car j’étais loin, bien loin, mais à la fin je décidai de me mettre en route.
Pères, je suis parti de Fort Smith (720 km). Je suis très pauvre, j’ai faim et j’ai froid. Nous n’avons trouvé en route ni bison, ni bois et pas d’eau. Regardez-moi, vous tous qui m’écoutez, je suis un homme comme vous. Nous sommes tous un seul et même peuple.
Pères, Pères, Pères, écoutez-moi bien. Rappelez vos jeunes hommes de la montagne Big Horn. Ils ont couru par le pays, ils ont détruit le bois qui poussait et le gazon vert, ils ont incendié nos terres. Pères, vos jeunes hommes ont dévasté la contrée et tué nos animaux, l’élan, le daim, l’antilope et le bison. Ils ne les tuent pas pour les manger, ils les laissent pourrir où ils tombent. Pères, si j’allais dans votre pays tuer votre bétail, que diriez-vous? N’aurais-je pas tort et ne me feriez-vous pas la guerre?
J’ai appris que vous aviez envoyé des courriers aux sioux, mais les Sioux m’ont dit qu’ils ne viendraient pas car vous les aviez trompés une fois. Ils m’ont dit aussi : « Ah! les pères blancs vous ont appelé et vous allez les voir. Ils vous traiteront comme ils nous ont traités! Les Pères blancs séduiront vos oreilles par d’agréables paroles et de douces promesses, qu’ils ne tiendront pas. Allez et voyez-les. Ils se moqueront de vous ! ». J’ai laissé dire les Sioux et je suis venu vous visiter.
Pères, Pères, je ne suis point honteux de parler devant vous, le Grand Esprit nous a fait tous, mais il a mis l’Homme Rouge au centre et les Blancs autour. Faites de moi un Indien intelligent. Ah! Mon cœur déborde, il est plein d’amertume. Tous les Crows, les vieux chefs des anciens jours, nos aïeux, nos grands-mères, nos grands-mères, nous ont dit souvent : « Soyez amis des Visages Pâles parce qu’ils sont puissants ». Nous, leurs enfants, nous avons obéi. Et voici ce qui est arrivé !
Un jour sur la Yellowstone River, trois fourgons campaient. Il y avait là trois hommes blancs et une femme blanche. Quatre Crows vinrent à eux et leur demandèrent un morceau de pain. Un des hommes blancs prit un fusil et tira. Cheval Alezan, un chef, fut atteint et mourut.
Il y a quelque temps j’allais au Fort Benton, car nous avions eu, nous aussi, des torts. Mes jeunes hommes avaient tiré par erreur sur des Blancs. J’en demandai pardon au chef blanc. Je lui donnai neuf mules et soixante robes de bison en expiation du mal que nous avions fait. C’est ainsi que je payai pour nos torts.
De là j’allais au Fort Smith sur la Big Horn River et j’y trouvai les Blancs. Je me présentai pour toucher la main aux officiers mais ils me répondirent en me mettant les poings sur la figure et en me jetant à terre. C’est ainsi que nous sommes traités par vos jeunes hommes.
Pères, vous m’aviez parlé de bêcher la terre et d’élever du bétail. Je ne veux pas qu’on me tienne de tels discours. J’ai été élevé avec le bison et je l’aime.
Depuis ma naissance, j’ai appris comme nos chefs, à être fort, à lever mon teepee quand il est besoin et à courir à travers la prairie selon mon bon plaisir. Ayez pitié de nous, car je suis fatigué de parler. »

(fr) Le Far-West américain L. Simonin Hachette ed)

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image old Chef Joseph

– 1871 : Old chef Joseph meurt et c’est son fils Chef Joseph qui lui succède.

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– 1875 : une décision du gouvernement annule l’acte et la Wallowa Valley est à nouveau ouverte aux colons. Les Amérindiens deviennent des étrangers sur leurs propres terres.

– 1876 : la bataille de Little Big Horn accroit la pression de l’armée pour confiner les indiens dans les réserves.

Chronologie des événements de 1877

– L’armée exige que ceux qui n’ont pas signé le traité quittent la Wallowa Valley pour se rendre dans la réserve de Lapwai. Ils ont 30 jours pour se faire. La guerre des nez-percés débute alors. Cinq tribus avaient refusé de se rendre dans les réservas et d’y être enfermés.

– Le 3 mai : les nez-percés n’ont pas trouvé de terrain convenable dans la réserve de l’Idaho et ils se divisent alors en 3 groupes : certains rejoignent la réserve, d’autres vont dans les plaines à bison, le dernier groupe tente de s’échapper au Canada.

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image White bird canyon

– 2 juin : au lac Tolo, des nez-percés excédés tuent 6 colons pour venger des morts de leur tribu.

– 4 juin : nouveau raid : 14 morts chez les colons. Intervention de l’armée pour forcer les nez-percés à rejoindre la réserve.

– 15 juin : départ du groupe de Chef Joseph vers le Canada : 800 personnes dont 200 hommes.

– 17 juin : bataille de White bird Canyon, victoire des nez-percés. Bilan : 70 guerriers conduits par Chef Joseph contre 106 soldats, 11 volontaires civils et 13 éclaireurs nez-percés : pour les blancs 34 morts et 4 blessés, pour les indiens 3 blessés.

– 22 juin : le général Howard réunit 400 soldats et 100 volontaires pour partir à la poursuite des nez-percés.

– 4 au 5 juillet escarmouches de Cottonwood : 3 volontaires de l’Idaho sont tués.

– 11 juillet : Bataille de ClearwateCreek : 600 hommes d’Howard sont stoppés par 24 guerriers nez-percés. Victoire des indiens.

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– 9 août Bataille de Big Hole. Une embuscade dans les Bitterroots mountains est mise en place par le colonel Gibbon dans le Montana. 200 soldats américains attaquent le camp indien avec 89 tipis situé dans la vallée de la rivière Big Hole. Il y a de nombreuses victimes, des femmes et des enfants mais les guerriers résistent . Bilan 70 à 90 morts pour les indiens dont une trentaine de guerriers. Pour les blancs 31 morts et 38 blessés.

 19 aoûtChef Joseph dérobe 150 mules au général Howard

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Photo chef Indien Looking Glass en 1877

– 20 au 25 août combats de Camas Meadows.

– 22 août : entrée dans le parc de Yellowstone

– 13 septembre : bataille de Canyon creek

– 30 septembre au 4 octobre : Bataille des Monts Bear’s Paw : le chef Looking Glass est tué ainsi que 20 nez-percés. 40 soldats américains sont tués également.

– 5 octobre : reddition de chef Joseph avec 87 hommes, 184 femmes et 147 enfants à 70 km de la frontière canadienne.

300 autres nez-percés parviennent au Canada. Le peuple est placé dans une réserve indienne en Oklahoma, son déclin est rapide.

Chef Joseph et sa tribu seront placés en 1885 dans une réserve du territoire du nord-ouest où on les considérera toujours comme un danger public.

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Chef Joseph en 1877

Le calendrier des nez percés (d’après des notes de Lewis et Clark).

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Photo ci-dessus, portraits de Lewis et Clark.

  • Janvier – Wai-lu-pop : Mois de la saison froide
  • Février – Ah-la-tah-mahl : Mois des bourgeons qui gonflent
  • Mars : La-te-tahl : Mois des premières fleurs
  • Avril- Ka-khee-tahl : Mois de la récolte des racines de khae-   kheet (pommes de terre sauvages)
  • Mai – Ah-pah-ahl : Mois du pain de kouse (une ombellifère)
  • Juin – Hil-lal : Mois des premières remontées de saumons
  • Juillet – Khoy-tashl : Mois de la remontée des saumons à dos bleu dans le lac Wallowa
  • Août : Wa- wai-mai-khal : Mois quand le saumon fraie haut dans les montagnes ou Ta-yum : Mois du temps chaud
  • Septembre : Pe-khum-mai-khal : Mois quand le saumon fraie dans le grand fleuve ou mois du cri de l’élan
  • Octobre – Ho’plal : Mois quand les feuilles deviennent jaunes
  • Novembre – Seekh-le-wahl : Mois de la chasse au daim
  • Décembre – Ha-oo-khoy : Mois quand la nouvelle vie commence pour les faons ou début de l’hiver.

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Photo ci-dessus de la danse dite des esprits.

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image roue de médecine dans le Wyoming

Le calendrier Chamane.

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Photo ci-dessus du calendrier « Chamane ».

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Fins observateurs de la Nature, les Indiens d’Amérique du Nord basent leur astrologie sur les cycles de la Lune.

Chaque cycle a un animal fétiche qui appartient à un clan, et deux totems protecteurs.

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L’astrologie Amérindienne : Quel est votre animal totem ?

Chez certains peuples amérindiens et australiens, le totem est un être mythique (animal, végétal ou objet naturel) considéré comme l’ancêtre éponyme d’un clan ainsi que son esprit protecteur et vénéré comme tel.

 «Quel est votre animal totem ?»  …

Ce terme a de loin dépassé la notion d’animal: désigner par « animal Totem » une chose ou une personne, revient à dire qu’il s’agit d’une représentation de soi-même ou de ce qu’on aimerait être. Le terme s’est propagé peu à peu, et pose maintenant la question de l’appropriation culturelle, puisqu’il est issu de la culture amérindienne.

Selon la tradition, les indiens d’Amérique organisaient leurs vie et définissaient leur personnalité selon des animaux totems.
C’est ainsi qu’ont été défini leurs équivalents astrologique.

Symbole d’une force sacrée, c’est la représentation de l’être choisi pour totem (souvent un grand poteau de bois portant des figures sculptées superposées).

«Quel est votre animal totem ?»  …

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Les douze animaux totems

Ainsi, les Amérindiens ont défini douze personnalités : 12 Animaux totem.
Chaque animal totem va refléter une personnalité et ça façon de vivre. Comme dans les signes du zodiaque, chaque animal possède ses qualités et ses défauts qui définissent son mode de vie et se répercute sur votre personnalité.

Le FAUCON : 21 Mars – 19 Avril

il correspond au Bélier.
Il est vif, impétueux, courageux, majestueux, parfois violent.
Le faucon sait prendre du recul par rapport aux situations dangereuses et sait faire des choix et affronter les problèmes.

Le libre arbitre est chez lui une notion primordiale et pourra quelque fois être qualifié d’égoïste. D’où cette tendance à la double facette de l’animal, il peut être un guide illuminateur pour certains mais peut également se montrer destructeur.
Il amène chaque émotion à son paroxysme.

Le CASTOR : 20 Avril – 20 Mai

Il correspond au signe du Taureau.
Il est débrouillard, volontaire, travailleur, méthodique, parfois entêté. Le Castor est résolument celui qui est prêt aux plus grands sacrifices pour atteindre son objectif. Sa force est de faire changer les choses, il est difficile de s’opposer à la volonté du castor, mais toujours dans une ambiance paisible, il n’est pour le moins du monde de nature violente. Son principal défaut : têtu, il n’écoute que rarement l’opinion des autres et cela lui joue malheureusement souvent des tours

Le CERF : 21 Mai – 20 Juin

C’est le signe des Gémeaux.
Il est sensible, attentionné, sociable, paresseux, parfois lunatique. Le cerf est l’archétype de celui qui profite de la vie, extraverti il jouit des tous les plaisirs que lui offre le quotidien, quitte à parfois outrepasser les règles. Ce qui lui confère une réputation quelques fois avérée d’infidèle. Au-delà de ces aspects il ne peut vivre seul et a sans cesses besoin de compagnie. Ce qui le rend très généreux, à l’écoute des autres et d’une sensibilité aigue. Il sait également être doux dans les moments appropriés.

Le PIVERT : 21 Juin – 21 Juillet

le pivert correspond au signe astrologique du Cancer.
Il est créatif, imaginatif, protecteur, tendre, parfois gourmand. Le pivert laisse place à l’imaginaire et suivra toujours son instinct quitte à être dénué de tout sens des responsabilités. Il a besoin des autres ce qui le rend parfois sédentaire et peu entreprenant. Il peut être qualifié de paresseux alors qu’il est simplement économe, de ses gestes et de ses mots. Le pivert est réputé attachant et aime construire et protéger sa famille, son instinct maternel est très développé. Il est également un grand romantique.

Le SAUMON : 22 Juillet – 21 Août

Ce signe astrologique est celui du Lion.
Il est passionné, brillant, généreux, insatiable, parfois extrémiste. Le saumon s’adapte à tous les types d’environnement, c’est d’ailleurs un aspect paradoxal de sa personnalité car il est très attaché à sa terre natale, qu’il ne pourra jamais quitter très longtemps. Il est d’une fertilité très prononcée, aime fonder une famille, et se battra becs et ongles pour la protéger, quitte à se sacrifier. Le saumon a également cette aura de guide, mais il est exigeant et cela entraine parfois un manque de confiance envers les autres et le pousse au narcissisme.

L’OURS BRUN : 22 Août – 21 Septembre

C’est la Vierge.
Il est tendre, fidèle, modeste, patient, parfois solitaire. L’ours représente le calme et la réflexion, très pragmatique il ne prendra jamais une décision sans avoir peser les pours et les contres. Mais il sait se montrer ferme quand il guette un danger et n’a pas de problème à faire usage de sa force. Également très méthodique, l’Ours est intelligent et fin stratège, ses conseils sont précieux. Il est aussi timide, ce qui entraine chez lui des difficultés à aller vers les autres et le pousse parfois à vivre reclus et bien souvent seul.

Le CORBEAU : 22 Septembre – 22 Octobre

C’est la Balance.
Il est courageux, idéaliste, solidaire, civilisé, parfois bavard. Le corbeau est très intuitif et sait voir au-delà des apparences, de la sorte il ne jugera jamais au premier regard. Il accorde beaucoup d’importance à l’amitié et répond toujours présent en cas de besoins et prend souvent le rôle de médiateur en communauté. Il est également très charmeur et aime beaucoup plaire aux autres, cela se manifeste parfois par une légère tendance à s’écouter parler et à la prétention.

Le SERPENT : 23 Octobre – 22 Novembre

Equivalent du Scorpion.
Il est curieux, passionné, sensuel, énigmatique, parfois dangereux. Le serpent a besoin de vivre des émotions différentes au cours de sa vie, si sa personnalité ne change pas au fil du temps, il a cette envie d’évoluer dans des environnements différents. Il est sans conteste le plus magnétique de tous, il attire, provoque le désir et ne cache pas son goût pour la luxure, il a d’ailleurs la réputation d’être un très bon amant. Il est également matérialiste et est généralement couronné de succès mais doit prendre garde, s’il n’est pas généreux le sort se retourne souvent contre lui.

La CHOUETTE : 23 Novembre – 21 Décembre

Notre Sagittaire.
Elle est sage, perspicace, clairvoyante, impartiale, parfois vicieuse. La chouette a cette capacité de voir, percevoir ce que les autres ne voient pas, un détail oublié, un geste caché ou encore une vérité omise. La vérité est d’ailleurs son leitmotiv. Il n’y a pas de mensonges avec la chouette, ce qui la rend très rancunière, elle a du mal à pardonner.  Elle aime jouir d’un statut élevé, être respectée et que l’on soit à son écoute, ce qui est souvent le cas tant son intellect et son aisance sont loués. Mais cela peut se retourner contre elle si elle ne fait pas preuve de vigilance, la chouette aura alors recours à de nombreux vices, voire à la violence.

L’OIE : 22 Décembre – 19 Janvier

Signe du Capricorne.
Elle est déterminée, travailleuse, prudente, exigeante, parfois sévère. L’oie est le symbole même de l’engagement, de la détermination. Ainsi, ambitieuse, elle mettra tout en œuvre pour réussir et atteindre ses objectifs. Elle représente également la pureté et est donc très fidèle. Il n’est pas rare de voir ses relations amoureuses durer dans le temps et de la voir fonder une grande famille, qu’elle chérira plus que tout. L’oie, également louée pour son intelligence, s’avère parfois très entêtée quitte à être bornée et ne pas écouter les autres.

La LOUTRE : 20 Janvier – 18 Février

Celui là on se doute assez facilement que c’est le Verseau.
Elle est joyeuse, sociable, inventive, indépendante, parfois individualiste. La loutre est très familière de la vie en groupe et adore s’amuser, elle est notamment très joueuse. Mais cela ne l’empêche pas d’être de nature méfiante et n’accordera sa confiance qu’en cas de certitude absolue, mais une fois gagnée elle peut être très chère. La loutre a cette qualité, elle transmet la joie et la bonne humeur autour d’elle. Les biens matériels lui importent peu même si elle sait parfois être coquette.

Le LOUP : 19 Février – 20 Mars

Moins évident, celui là correspond aux Poissons.
Il est sensible, réceptif, spirituel, mystique, parfois prétentieux. Le loup est toujours en quête du savoir, jamais rassasié il désire sans apprendre. Car en effet il ne semble pas comprendre le monde qui l’entoure et porte un regard lointain sur celui-ci. Il est plus évolué et a une certaine hauteur sur celui-ci. Attention le loup doit veiller à ne pas trop être sûr de lui. Il est également un grand protecteur et veillera toujours sur ceux qu’il aime. Souvent envié et jalousé, le loup est convaincu de sa force et sait se faire respecter.

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Dans notre culture, chaque élément astrologique est baptisée selon une constellation, bien qu’aujourd’hui ces constellations aient bougé depuis …

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Ils étaient en harmonie avec la nature et respectaient la nature tout comme les animaux !

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Photo ci-dessus d’un jardin Manda-Hidatsa reconstitué pour montrer au public et expliquer.

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Photo ci-dessus d’un jardin Manda-Hidatsa reconstitué pour montrer au public et expliquer.

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Photo ci-dessus de légumes d’hiver récoltés dans un jardin Manda-Hidatsa.

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Photo ci-dessus fleur du fruit de la passion.

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Photo ci-dessus d’une espèce de brocolis.

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Qui sème à temps..

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Récolte !..

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Photo ci-dessus d’un système de plantation, avec des trous carrés, un peu comme une gaufre pour la comparaison.

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Photo ci-dessus femme indienne coupant et prélevant des roseaux.

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Photo ci-dessus d’un paysage des « Bad-Lands » situé au nord du Dakota Nord, juste sous la frontière avec le Canada.

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Un peuple sédentaire et tranquille au départ..

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Photo ci-dessus d’un groupe de trois Indiens observant le paysage.

(Il s’agit d’un groupe matriarcal, père, mère, et enfant, ici une fille..)

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Photo jeune femme Ojiburé à l’air farouche.

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Photo ci-dessus indiens – homme et femme Ojibway en 1910.

Tout était tranquille, bien trop tranquille et beau, avant que l’on ne vienne les chasser, les pourchasser, puis tuer, pour les exterminer tous !!!..

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Photo ci-dessus d’une femme indienne tissant une étole ou bandeau.

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Photo ci-dessus de bisons et d’un paysage du dakota Nord.

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Photo ci-dessus de bisons avec des veaux en train de paître dans une prairie près d’une grande rivière.

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Photo ci-dessus d’un homme médecine.

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Photo ci-dessus indien – médecin Yellow Plume Roland – W.Reed 1912.

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Photo ci-dessus d’un regroupement autour de l’arbre sacré.

Chef Joseph, un sacré chef et sacré guerrier..

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Photo ci-dessus, pour l’exemple, d’Indiens se déplaçant pour changer de camp.

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Photo ci-dessus d’un camp d’Indiens d’Amérique du nord et Amérindiens.

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Photo ci-dessus Tipi avec un enfant en 1891.

De nos jours..

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La pêche la chasse

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Photo ci-dessus du tipi des piégeurs.

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Photo ci-dessus du tipi des piégeurs – gros plan.

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Photo ci-dessus d’un troupeau de bisons paissant tranquillement dans une très grande prairie située près de la "Cheyenne river".

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La chasse conditionne la survie de la tribu entière. C’était la chasse au bison la plus recherchée à partir du moment où les indiens maitrisèrent l’emploi des chevaux, ils partirent à la conquête de cette source d’alimentation sur les flancs des rocheuses. Le mâle bison adulte peut atteindre une tonne mais ce sont les plus petits qui sont préférés pour leur viande plus tendre ainsi que les abats considérés comme des friandises.

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Photo ci-dessus, de nos jours, d’un bison en train de paître, au bord de la route sans être inquiété.

Rien est perdu !..

Tout est utilisé :

– la peau : fabrication des tipis, des manteaux, de la literie, semelles de mocassins, gants, boucliers

 Le cuir cru : cordages, entraves, sangles

– Les tendons : arcs, couture

– La vessie : transport de l’eau

 Les os : instruments, bouillis ils font une colle

– Les sabots : récipients

 La queue : elle fait un chasse-mouche

–       La bouse : peut servir de combustible quand on manque de bois

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Photo ci-dessus, pour l’exemple et comparaison d'une jeune Amérindienne et Indienne d’une tribu Sioux d’Amérique du nord.

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Photo ci-dessus d’une jeune femme Indienne Sioux, photo datée de 1908.

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Le cheval, fidèle compagnon et moyen pour se déplacer, comme pour chasser.

Le cheval des Nez-Percés..

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image nez-percé sur son cheval Edward Curtis

Le cheval en Amérique

Si l’on sait avec précision que des chevaux tachetés existaient en Europe à l’époque préhistorique (peintures pariétales des grottes de Lascaux et Pech Merle 18.000 ans avant JC), on sait aussi que les origines du cheval appaloosa, ce cheval tacheté est dû à l’élevage des indiens nez-percés.

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image cheval andalou en 1600

Le cheval qui n’existe plus à l’état sauvage dans les Amériques sera importé par les espagnols colonisateurs dans les années 1520 quand ils s’établirent au Mexique pour y élever des chevaux et des moutons.

Les indigènes du Mexique mais aussi ceux de la frontière américaine qui travaillent chez les colons ou qu’ils les volent comprennent très vite les intérêts de posséder un tel animal et dès la fin du XVIe siècle, les apaches et les navajos ont parfaitement intégré ce cheval.

En 1730, les chevaux sont arrivés dans le nord de l’Amérique et c’est chez les cayuses que les nez-percés les découvrent. Il est permit de penser aussi que vers 1700/1730, ils les acquièrent par échanges commerciaux avec les shoshones ou lors des conflits avec leurs ennemis blackfeet.

L’élevage de sélection des nez-percés

Les nez-percés étaient alors établis dans la région frontalière de l’Oregon, de l’Idaho et de l’état de Washington. Ils étaient des pêcheurs/cueilleurs semi-nomades qui quittaient l’été la vallée pour se rendre dans les montagnes. Ils faisaient du commerce avec d’autres tribus et lors des échanges ils virent pour la première fois cet animal de bât. Ils acquièrent une jument pleine de couleur blanche qui constitue avec son poulain la base de ce qui deviendra d’immenses troupeaux qui se développent aisément dans un environnement favorable composé de pâtures grasse et de canyons. Les chevaux se multiplient le long des vallées de la Snake river, de la Palouse river et dans les plaines de la Columbia river.

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indiens nez-percés en 1895 Ealdgyth

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image chef Joseph dans la réserve de Colville en 1903

Au bout de 15 à 20 ans, chaque nez-percé possédait son propre cheval et savait parfaitement s’en servir. Ce peuple changea alors complètement son mode de vie, passant de pêcheur/cueilleur/agriculteur occasionnel semi-nomade à chasseurs nomades. C’était alors dans cette région, le seul peuple à les élever. Ils pratiquaient un élevage de sélection avec des principes liés au bât pour les chevaux corpulents et à la course et l’endurance pour les juments et les étalons plus forts et rapides ce qui leur permettait de chasser ou de guerroyer. Seuls les chevaux de qualité servaient à la reproduction.

Ils sélectionnaient à l’instinct et très bien sans en avoir aucunes notions (si l’on peut considérer qu’il en faille) et lorsque les premiers blancs arrivèrent à leur rencontre en 1804, en l’occurrence l’expédition de Lewis et Clark, Lewis décrivit son étonnement devant l’élégance et l’endurance des chevaux des nez-percés.

Lewis laisse même castrer un de ses chevaux par un nez-percé et l’animal se remet très vite et alors il déclare que la méthode de castration utilisée par les indiens est bien meilleure que la leur.

Le cheval révolutionnera la vie quotidienne des indiens tous groupes confondus. Il leur permet de porter les charges les plus lourdes ou bien de les tirer, il permet d’opter pour des techniques de chasse plus audacieuses ou de faire des raids guerriers.

En 1860, les nez-percés possèdent environ 20.000 chevaux, les cayuses, les walla-walla et les umatilla (qui appartiennent aussi au peuple des nez-percés) en possèdent environ 15.000.

Vers l’abandon de la race des nez-percés

Lorsque débute le conflit et la poursuite des nez-percés en 1877, le général Howard part à la poursuite du Chef Joseph et de son groupe alors que d’autres nez-percés se rendant à la réserve perdent au passage d’une rivière au courant trop puissant, plus de 900 chevaux.

Après les batailles qui virent s’affronter les indiens et l’armée jusqu’à la reddition du chef Joseph, l’armée décimera une grande partie de leurs chevaux considérés comme armes de guerre.

Des passionnés en sauvèrent quelques-uns qu’ils croisèrent alors avec des quarter horse pour éviter la consanguinité.

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cheval appaloosa spotted blanket Kersti Nebelsiek

Le cheval appalloosa n’a plus grand chose à voir avec son ancêtre, le petit cheval des nez-percés : son corps est compact, son poitrail ouvert et musclé, sa musculature est importante. Ce sont des caractéristiques de chevaux de ranch à l’opposé de la description des chevaux des nez-percés.

Mais si le cheval appaloosa a de belles qualités, il le doit au travail de sélection de base des indiens.

Le nom appaloosa n’apparait pas avant 1870. Ce sont les agriculteurs qui s’établirent le long de la rivière Palouse où vivaient également les nez-percés avec leurs chevaux qui baptisèrent ces chevaux « Palouse », puis « Palousey horses » et ensuite « A Palousey » qui se transformera au fil du temps en appaloosa.

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un cheval nez-percé dans la réserve des nez-percés JC i Núria

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un akhal-teke au Turkménistan Kerri-Jo Ste

En 1992, un diné (navajo) marié à une nimiipuu (nez-percé) Rudy Shebala, entreprend un programme de sélection, le nez-percé horse program en croisant l’appaloosa au akhal-teke du Turkménistan et du nord de l’Iran afin de produire une race distincte, les chevaux des nez-percés.

Le conseil tribal nimi’ipuu, l’administration for native american est une association à but non lucratif, le first nations développment institute ainsi que le soutien de l’appaloosa horse club financent ce travail.

Mais cela ne concerne pas uniquement les chevaux, cela concerne aussi la condition sociale des nimi’ipuu.

C’est une race de cheval de selle d’1.40 m à 1.60 m au garrot, robuste, au poitrail large et au dos court.

Sa tête est fine, ses oreilles courtes et il a une tête froide avec un caractère égal, aimable et docile. C’est un cheval considéré comme fiable pour l’équitation western et le travail du bétail. Sa robe est généralement pie tachetée.

Les nez percés préfèrent le nom de nez-percé horse ou Palouse horse pour dénommer leur cheval.

Fait suite des photos de selles et d’objets..

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Photo ci-dessus d’une selle de femme Indienne.

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Photo ci-dessus du dessous de cette selle de femme Indienne.

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Photo ci-dessus du bandeau placé sur le dos du cheval avant d’y mettre la selle.

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Photo ci-dessus d’une sorte de cravache.

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Photo ci-dessus d’une selle simple d’Indien.

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Le cheval de chasse est le bien le plus précieux, choisi pour ses qualités de vitesse, de précision, de réaction, d’équilibre, il est entraîné et la communion avec l’homme est le maître-mot de la réussite du chasseur. Le cavalier monte à cru pour ne pas alourdir le poids de la selle, ses jambes sont enduites d’un produit collant pour ne pas glisser. L’arme de chasse de choix est l’arc et les flèches, l’arc de chasse étant plus court que l’arc de guerre, sa puissance d’impact et de pénétration est énorme à faible distance. Ils utilisent aussi des lances et des massues.

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Photo ci-dessus d'un arc de la tribu des "Hidatsa".

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D’autres gros gibiers sont chassés également : le wapiti, le cerf, l’ours brun ou gris, les moutons et les chèvres des montagnes.

Le petit gibier est chassé en tant qu’aliment de subsistance : lapin, blaireau, écureuil, canard, oie, gélinotte.

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Photo d'aujourd'hui, au Canada, pour la comparaison.

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Photo ci-dessus,  d'un indien, chasseur de canards.

La pêche

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Photo ci-dessus d'époque, consteruction d'un bateau corbeille.

La pêche est pratiquée avec des filets, des épuisettes sur des plateformes dominant le courant.

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Photo ci-dessus d’indiens pêchant avec des filets.

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Photo ci-dessus d’un indien avec sa lance, prêt à prendre un saumon au passage.

A l’arrivée des saumons se déroulent de grandes fêtes. La nourriture alors est abondante et les rencontres sont traditionnelles avec les autres tribus pour pratiquer des trocs par exemple avec les chinook de la côte Pacifique, les cayuses, les walla walla, les yakimas et les spokane.

On échange du poisson, de l’huile de saumon contre des paniers, des vêtements de cuir de daim ou bien des chevaux, des bijoux en cuivre. Il y a des jeux, des danses, des rencontres en vue d’unions car les nez percés interdisent les mariages consanguins. Le mode de communication est le langage des signes ou quelques dialectes mutuellement compréhensibles.

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Photo ci-dessus d’un indien pêchant et chassant avec un arc et pour prendre du poisson avec une flèche.

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Photo ci-dessus d’un C.D. audio avec des chants de la tribu des Mandan- Hidatsa.

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La cueillette

Les femmes et les enfants vont dans les bois cueillir des baies, déterrer des racines comestibles dont la camia est la principale. Ils récoltent des carottes sauvages, des pommes de terre sauvages, des racines de bitterroot (lewisia rediviva). Les fruits sauvages sont les groseilles, les baies de sureau et d’aubépine, les cerises sauvages, les framboises et les fraises des bois, les noix de pin, les graines de tournesol et la mousse noire.

La loge à sudation

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Croquis représentant une hutte à sudation avec le feu et le petit tertre qui sert d'autel.

La cérémonie de la hutte à sudation ou tente à sueur (en anglais : sweat lodge) est un rituel important dans la tradition et la spiritualité nord-amérindiennes, se déroulant dans une tente assimilable à un sauna. Cette cérémonie se présente comme un moyen de communication directe avec le ou les esprits qui imprègnent le monde dans la culture amérindienne.

Il y a plusieurs modèles de huttes à sudation dont celles qui ont une voûte, celles qui sont semblables à un tipi et celles qui consistent en un simple trou creusé dans le sol et recouvert de morceaux de bois.

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Selon leur légende Coyote a inventé les saisons en ramenant Soleil en vie dans la loge à sudation.

La pratique du bain de vapeur est avant tout un mélange de relation sociale, de thérapeutique, un rituel purificateur qui permet de se régénérer.

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Le feu du temazcal est allumé dans un four adjacent à la pièce rituelle avec parfois un conduit pour y amener la chaleur. Le feu chauffe les pierres et la chaleur qui se dégage arrive dans la pièce où se tiennent les participants. L’eau est versée sur les pierres chauffées avec des plantes médicinales en fonction des indications En Californie

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La maison de sudation est uns structure qui reste toujours en place dans laquelle on allume les feux pour créer une chaleur sèche provoquant la sudation. L’avantage de cette structure c’est que les personnes peuvent y vivre en dehors des cérémonies. Chez les innus

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Photo ci-dessus d’une hutte à sudation des Indiens Nez-Percés.

La hutte de sudation (sweet lodge) consiste en une cérémonie de soins et de purification qui leur permet de se connecter avec les quatre éléments, eau, terre, feu et air par le biais de la vapeur produite par les pierres chauffées à blanc. Symboliquement, l’intérieur de la hutte est le ventre de la terre-mère. Le bain de vapeur purifie le corps et l’esprit.

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Photo ci-dessus, reconstitution d’une tente de sudation, pour expliquer et instruire les jeunes et générations descendantes.

Quelques plantes rituelles utilisées..

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  • Le cèdre du canada (thuya occidentalis) : c’est une plante purificatrice qui favorise les prières, le calme, la sérénité et l’équilibre. Il apporte les énergies bénéfiques

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Le foin d’odeur (hierochloe odorata, herbe au bison) : les indiens parfois l’appellent « cheveux de la terre mère ». c’est une plante féminine par excellence qui attire les énergies propices à l’harmonie. Pour les hommes elle est aussi bénéfique car elle incite à l’ouverture d’esprit.

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La sauge (salvia apiana) : c’est une plante très importante pour les amérindiens et elle accompagne de nombreux rituels. Son action est purificatrice et très puissante. La fumée purifie l’atmosphère et les fibres de l’aura, elle transforme les énergies négatives en énergies positives.

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Le genévrier (juniperus scopulorum) : purificateur des lieux de sommeil, permet de se souvenir de ses rêves. 

Le mythe fondateur de l’inipi

Tiré de « la tradition Sioux, le sang bleu du vieux rocher » de B. Dubant, d’après Lame Deer

Le mythe fondateur de l’inipi est l’histoire d’Inyan Hoksila, le garçon de pierre. Une fille avait cinq frères. Ils disparurent un à un. Elle fut seule et désespérée, voulut se tuer en avalant un caillou rond. Mais au lieu d’en mourir, elle se sentit alors en paix. Elle but de l’eau, et la pierre bougea en elle ; après quatre jours, elle accoucha d’un fils qui grandit vite. C’était Inyan Hoksila, le garçon-rocher. C’est lui qui fit la première pointe de flèche en pierre. Sa mère lui conta l’histoire de ses cinq oncles disparus, et Inyan Hoksila se mit en route. Il arriva au tipi d’une vieille et laide sorcière ; à côté d’elle, cinq ballots. Elle le pria de rester, et lui donna de la viande. Quand la nuit fut venue, la vieille lui demanda de la piétiner, pour la soulager des douleurs qu’elle avait au dos. Inyan Hoksila le fit, et il sentit sous ses pieds quelque chose d’aigu qui se dressait à côté de sa colonne vertébrale. Il sut que c’était cette chose qui avait tué ses oncles. Alors, il sauta très haut rompit le cou de la sorcière. ; Il alluma un feu, y mit le cadavre, qui fut réduit en cendres. Il sentit la présence de ses oncles dans les ballots ; les esprits lui dirent de faire un abri avec des branches de saule et des peaux de bêtes, de mettre les cinq ballots à l’intérieur d’un cercle au milieu duquel il devait placer les pierres rougies ; puis il devait prendre un récipient en peau de bête et verser l’eau sur les pierres. Il couvrit l’abri pour que l’air chaud ne puisse partit. Il vit, dans l’obscurité, que les âmes ré habitaient les corps. Et la quatrième fois qu’il versa de l’eau, ses oncles ressuscitèrent. Il leur dit : « Les pierres m’ont sauvées, et elles vous sauvent aussi. Désormais, cet abri sera sacré pour nous. Il nous donnera santé et nous purifiera.

(Remis par Guyloup)

Il reste cependant encore des terres et sites Amérindiens « sacrés » à sauver..

Sites amérindiens sacrés et menacés : Les San Francisco Peaks..

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By Bob Blasi; Coconino National Forest – San Francisco Peaks during winterUploaded by PDTillman, CC BY-SA 2.0,https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13386079

Une montagne …… sacrée.

Les pics de San Francisco représentent une chaine de montagnes volcaniques te type stratovolcan située dans le centre nord de l’Arizona et au nord de Flagstaff.

Le point culminant est Humphrey’s pics qui mesure 3851 mètres.

C’est un milieu très varié de l’écosystème représenté par quatre zones de vie relevées sur la base des facteurs d’élévation, de la latitude et de la moyenne des précipitations, classée selon la flore :

– Forêt de pins ponderosa : altitude entre 1800 et 2600 mètres, essences dominantes : pin ponderosa, chênes gambel.

 Forêt de conifères mixtes : altitude entre 2400 et 2900 mètres, essences dominantes : pins douglas, sapins blancs, pins ponderosa. Précipitations annuelles moyennes : 630 à 760 mm.

– Forêt subalpine de conifères : altitude entre 2900 et 3500 mètres, essences : épinettes, abiès, peupliers, pinus aristata. Précipitations annuelles moyennes : entre 760 et 1000 mm.

 Toundra alpine : c’est la seule toundra alpine de l’Arizona , elle occupe une surface de 1200 hectares. Altitude: au-dessus de 3200 mètres. Quelques plantes herbacées persistent dont un séneçon (packera franciscana) qui est une espèce endémique menacée. Les précipitations annuelles moyennes sont de 890 à 1000 mm.

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pins ponderosa By ConspiracyofHappiness at Flickr – Flickr, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6350442

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By John from tucson az – Lockett Meadow, Oct 96Uploaded by PDTillman, CC BY 2.0,https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8122612

Un lieu de culte important

Les pics de San Francisco revêtent une importance religieuse considérable aux yeux des populations indigènes, en effet c’est un lieu sacré pour 13 d’entre elles dont les plus connues sont les navajo (diné), les zuni, les hopi et les havasupai.

Pour les navajo, Dook’o’oostiid est la montagne sacrée, les pics associés à la couleur jaune sont très importants dans leurs rituels.

le territoire sacré Navajo s’appelle « Diné Bikéyah » (la terre Navajo)
Les êtres sacrés qui ont crée le monde ont donné cette terre sacrée ancestrale aux Navajos.
Pour délimiter cette terre sacrée quatre montagnes sacrées ont été crées à partir de mottes de terre mélangées à des minéraux précieux et à la lumière. Ces minéraux précieux sont :

– la coquille blanche
– la turquoise bleue
– l’haliotide jaune
– le jais noir.

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By Tyler finvold – Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4044997

Le mélange de la terre (féminine) avec les pierres colorées(masculin) symbolise la vie et la reproduction.
Les quatre mélanges ainsi obtenus ont ensuite été placés dans les quatredirections et régions du territoire Navajo.

Ainsi les quatre montagnes renferment la force vitale qui respire et parle ainsi que le couple de forces mâle et femelle.

Elles sont donc la demeure des vents, des couleurs, des êtres sacrés,des âgesde la vie, des heures du jour et des émotions.

C’est là que les hommes medecine vont chercher la terre et les matériaux utilisés dans les cérémonies de guérison.

Pour nommer les quatre montagnes sacrées je vais suivre le sens du soleil :


– A l’est (au lever du soleil) se trouve le pic Blanca demeure de l’aube blanche et du dieu Parleur,
– Au sud (milieu du jour) se trouve le mont Taylor demeure du ciel bleu et d’une divinité féminine,
– A l’ouest (au coucher du soleil) se trouvent les pics San Francisco demeure du couchant jaune doré et du dieu Appeleur,
– Au nord se trouve le pic Hesperus demeure de l’obscurité et d’une divinité féminine.

Si vous regardez une carte des Etats Unis la terre sacrée des Navajos est située au milieu des quatre états américains qui sont : l’Utah, le Coloradol’Arizona et leNouveau Mexique.

Ainsi lorsque les Navajo veulent retrouver la santé beauté ou HOZHO ils retournent se placer au centre de leur terre sacrée que les êtres sacrés leur ont donnée.

Pour les hopis, les San Francisco peaks sont associés à la direction cardinale sud-ouest constituant les espaces sacrés utilisés par les objets cérémoniels. L’alignement du coucher du soleil depuis les pics sur le village hopi de Black mesa est utilisé pour calculer le solstice d’hiver, début d’une nouvelle année, avec une plantation nouvelle source de nouvelle vie.

De plus les pics sont considérés comme la demeure des kachinas, esprits des ancêtres devenus des nuages à leur mort.

Les noms indigènes de la montagne

–        Navajo : Dook’o’oostiid

–        Hopi : Nuva’tukya’ovi

–        Apache : Dzil Tso- Dilzhe’e

–        Acoma : IDST Bina-Aa’ku

–        Sud paiute : Nuvaxatuh- Nuwuvi

–        Havasupai : Huassapatch –havasu’baaja

–        Hualapai : Wik’hanbaja –Hwal’baie

–        Zuni : Sunha K(hbchu Yalanne – A: shiwi

–        Yavapai : wi: mun kwa

–        Mojave : Amat’likwe Nyava

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By Joe Stringer; Coconino National Forest – Red Rocks of Sedona with San Francisco PeaksUploaded by AlbertHerring, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29807016

 

Les Indiens ont été chassés, pourchassés et tués, massacrés, pour ne pas dire exterminés, pour leur « voler » leurs territoires et les « spolier » de leurs terres, en vue de la conquête vers l’ouest, pour les fermiers, mais également pour toutes les matières première en ressource et richesses contenues dans le sol, de l’or jusqu’au pétrole et gaz de schiste il y a peu..No comment !

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Photo ci-dessus d'un puits de captage au sud des "Bad-Lands".

Il n'y a que l'argent  et le profit qui comptent..le reste ne compte pas !..

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Photo ci-dessus d'un coin de carte avec tous les puits de captage en points et cercles.

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Photo ci-dessus d'un coin de carte avec tous les puits de captage en points rouges et traits bleus.

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Le Dakota du Nord enregistre le plus haut taux de mortalité parmi les jeunes travailleurs sur les sites de fracturation pour l’extraction du gaz de schiste et pétrole extrait des sables bitumeux !

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Photo ci-dessus qui explique les différents organes atteints.

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Tout est fortement pollué et va l'être d'avantage encore !

Les nappes phréatiques sont polluées tout comme l'eau dont l'eau au robinet dans un tas d'endroits comme états !!!..

Une situation catastrophique et désespérée !

 

Le « sceau » du président des Etats-Unis..

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Photo ci-dessus du sceau du président des Etats-Unis.

Sceau du président des Etats-Unis.

Le sceau du président des États-Unis est le blason officiel de la présidence des États-Unis. Il est fondé sur le Grand sceau des États-Unis d'Amérique.

Le premier président américain à utiliser un sceau distinctif pour la présidence est Rutherford Birchard Hayes qui autorisa sa création en 1880. Hayes l'utilisa pour les cartons d'invitation de la Maison-Blancheet sur le drapeau du président où il apparaît alors sur un champ bleu avec quatre étoiles d'or dans chaque coin. Woodrow Wilson fut le premier président à appliquer le sceau présidentiel au service de porcelaine de chine de la Maison-Blanche au lieu d'utiliser le Grand sceau des États-Unis. Harry S. Truman fit redessiner le sceau, ajoutant un cercle d'étoiles et réorientant la tête de l'aigle (en fait un Pygargue à tête blanche confondu avec un aigle de par leur ressemblance physique) vers sa droite, conformant le sceau présidentiel aux règles traditionnelles de l'héraldique. Le fait est qu'il était aussi maintenant tourné vers la branche d'olivier, donc symbolisant ce que les États-Unis étaient en faveur de la paix, fut donné comme explication à ce changement1. Ce sceau fut présenté le 26 octobre 1945.

Symbolisme

Le symbolisme du sceau du président des États-Unis est similaire à celui du Grand sceau des États-Unis, les deux sceaux se ressemblant  :

  • l'oiseau, un pygargue à tête blanche, tient dans son bec le bout d'une bannière qui flotte au-dessus de sa tête avec la citation latine E pluribus unum que l'on traduit par « De plusieurs, un ». Le sens de cette devise est double : suggérant que de plusieurs colonies ou États émergent une nation unique ou que de plusieurs peuples, ethnies et nationalités ont émergé un seul peuple et une seule nation ;
  • au-dessus de la bannière, un arc de treize étoiles représentent les 13 États d'origine et au-dessus des étoiles, treize nuages ;
  • dans sa serre droite, l'aigle tient une branche d'olivier à treize feuilles, symbole de paix ;
  • dans sa serre gauche, l'aigle tient une volée de treize flèches, symbole de la puissance militaire ;
  • Les cinquante étoiles sur le cercle extérieur représentent le nombre actuel d'États américains.

La légende sur le sceau..

L'aigle n'a la tête tournée vers les flèches que dans trois représentations du sceau à la Maison-Blanche : sur le panneau du Resolute desk, au-dessus de la porte du salon de réception des diplomates et gravée sur l'un des murs extérieurs de l'aile Est de la Maison-Blanche6

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La création du drapeau américain

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Le drapeau Américain.. « Stars&Stripes » des étoiles et des bandes, et une étoile pour chaque Etat..

On le surnomme aussi le “stars and stripes” que l’on peut traduire par “étoiles et bandes”. Le drapeau américain a officiellement vu le jour le 14 Juin 1777, date de son adoption par le Congrès. Il est composé de 13 bandes alternées rouges et blanches horizontales de largeur égale. Ces 13 bandes symbolisent les 13 Etats alors présents dans l’union. A cette époque, le drapeau ne disposait donc que de 13 étoiles également, sur fond bleu représentant une nouvelle constellation. Depuis sa création, 27 versions se sont succédées jusqu’au drapeau actuel des Etats-Unis en vigueur depuis le 4 Juillet 1960. Orné de 50 étoiles, il représente ainsi les 50 Etats du pays depuis l’intégration de Hawaï le 21 Août 1959.

Et un drapeau a été créé ce jour là ..

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D’où viennent ces dessins ?

La première fois que les drapeaux de ce qui allait devenir l’Amérique comportaient des rayures, c’était avec le drapeau des « Enfants de la Liberté », premiers membres du « Tea Party ». A partir de 1765, ces derniers ont commencé à protester. Ils ont trouvé un drapeau qui ressemblait au drapeau américain, avec moins de rayures. Le motif était cependant le même et il pouvait être affiché horizontalement ou verticalement. C’est peut-être cette tendance qui a contribué à l’apparition des rayures sur le drapeau.

En 1775, au début de la Révolution, l’indépendance n’avait pas encore été déclarée. Le Congrès continental se réunissait à Philadelphie lorsqu’un colonel de milice de Virginie s’est présenté en uniforme et s’est porté volontaire pour prendre le commandement des troupes en dehors de Boston, surplombant Boston Heights. Ce colonel était George Washington. Quand il a quitté Philadelphie, il a pris avec lui deux drapeaux. La Grande Union ou le Continental, comme on l’appelait, fut le premier drapeau sous lequel les soldats continentaux combattirent. Il utilise le motif alterné de bandes rouges et blanches semblable au drapeau des Enfants de la Liberté, mais il n’y a que 13 bandes qui représentent les 13 colonies. Notez cependant qu’au lieu d’étoiles sur un champ bleu, nous avions l’Union Jack. Ce drapeau avait une signification bien précise. Cela signifiait qu’ils se battaient en tant que 13 colonies unies mais sous la domination britannique. A cette époque, l’Amérique n’avait pas encore déclaré son indépendance.

À ce sujet..

Au départ lorsqu’il y a eu le premier..tout premier drapeau américain représentant l’Amérique, celui-ci comportait des éléments repris de cette grande réunion, à l’époque, sous cette grande tente en long, composée de plusieurs tipis assemblés, et avec tous les chefs de tribus et anciens.

 

Cette grande tente en long formée par des tipis assemblés en long, pour y tenir une réunion de chefs et anciens des différentes tribus [Pour se mettre d’accord et définir une règle de vie et de société..], a été le mythe fondateur, mais bien réel, sur lequel l’Etat Américain et des Etats-Unis d’Amérique s’est appuyé dessus pour créer et fonder la « Démocratie »..On en est bien loin..de nos jours !..)

 

C’est d’ailleurs ce qui, par la suite allait donner le drapeau américain du début et tout d’abord, avec quatre flèches sur l’emblème, tenu dans les griffes du pied gauche de l’aigle pygargue, en référence à cela et aux Indiens.

 

On dit, et on a eu pour habitude de dire que les trois couleurs suivantes, le bleu, le blanc, et le rouge, et qui figurent pour la majeure partie de bon nombre de drapeaux de nombreux pays à travers le Monde, sont les trois couleurs de la paix, de la démocratie, et de la Liberté..

 

De nos jours, on est en droit de s’interroger là-dessus, et de se poser des questions à ce sujet, non ?..

 

Et avec ça,  ils se disent « Démocrates » et comme étant pour la « Démocratie » (Quelle démocratie ?..) et surtout pour la « paix » (Quelle paix ?..) dans le Monde..Allons donc..

S’il fallait reprendre à la suite de toutes ces guerres, après cette « extermination » innommable des Indiens d’Amérique du Nord et Amérindiens, puis après, en commençant par la guerre de 1914-1918 et « Grande Guerre », puis, la seconde guerre mondiale et de 1939-1945, puis surtout guerre du Vietnam, au-delà et durant bien 20 années consécutives concernant l’Afghanistan, et ensuite cette invasion de l’Irak , puis de cette guerre de l’ex Yougoslavie, sans oublier la Syrie, on se rendra très vite compte que les américains, quoi qu’ils disent, ont toujours été « mêlés » à toutes ces guerres, lorsqu’elles n’ont pas été ordonnées par eux-mêmes, à la suite, une vraie honte !..

Et après l’Afghanistan..le chaos total ?.. avant le chaos Mondial ?..

 

SHAME ON YOU !!!

 

Voilà pourquoi je ne pardonnerai jamais…

 

[On ne refera pas le Monde..Moi non plus…]

 

Le Monde dit moderne..faussement moderne..a tout cassé et tout détruit de façon..Irréversible !

 

L’homme « moderne » a inventé et créé tout ce qui rend malade un tas de gens et les rend « dépendants » dans leurs formes de mode de vie, à tous les niveaux et les rend « malades » et les détruit aussi..peu à peu.

 

Les nouveaux "requins" de ce monde faussement moderne font des affaires, pour faire affaire, et donc s’enrichir sur le dos des gens "crédules" et "aveuglés" par l’irrationalité de la surproduction à tout va, et attirance de tous les produits proposés par le biais du marketing et donc publicité…

Le Monde est Malade de tous ses maux !!!..

 

Le mot de la fin

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Pierre Rahbi le disait lui-même: "Faire un jardin potager est un acte politique, et pas seulement..militant !.."

Avoir un « vrai » jardin potager, digne de ce nom, c’est le vrai bonheur et paradis sur Terre !

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Le retour à la terre est l'indispensable réponse à tout cela, et une question de logique et de bon sens, surtout pour la santé, et pas seulement !..

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Photo ci-dessus d'un grand jardin potager avec de vrais légumes "traditionnels", quelque part du côté de Mons en Belgique.