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L’écologie « politique » en France..Une mascarade électorale face à notre société !..

Plus de 120 000 inscrits étaient appelés à voter pour la primaire des écologistes. Yannick Jadot (27,7%) termine tout juste devant Sandrine Rousseau (25,1%) . Le second tour aura lieu à partir du samedi 25 septembre.

Ce qui veut dire..en clair..

Mr. Yannick Jadot aura eu 20 000 -22 000 électeurs qui auront votés pour lui, pour ce résultat final au premier tour de seulement..27,7 % !..

 

Guère mieux et pour Sandrine Rousseau..

Là-aussi, un peu moins ou tout juste..20 000 électeurs qui auront votés pour elle, et pour ce résultat final du premier tour avec seulement 25,1%.

On croit « rêver » !!!..

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Sandrine Rousseau, féministe, plus près du mouvement « Wock » que de l’écologie réelle..

Le Patriarcat ce n’est pas les hommes ( !), c’est un système de structuration de la société..

(Où va-t-on ?..)

Les phrases qui fusent..

Les « verts » ne sont pas prêt à gouverner et diriger le pays, ils n’ont pas de leader naturel..

Dixit Barbara Pompili.

 

Les phrases et expressions assassines de la part de Sandrine Rousseau..

Barbara Pompili a « saboté » tous les projets écologiques concrets..

Plus précisément..Barbara Pompili a saboté toutes les politiques écologiques qu’elle avait à mener…

 

Et pour rire..

J’irai jusqu’au bout..Je serais la surprise des élections Présidentielles de 2022..

Elle s’y croit et se prend pour la candidate écolo Allemande et controversée Mme. Analena  Baerbock*..

J’ouvre un petit volet concernant cette dame..

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L'écologiste Annalena Baerbock le 12 juin 2021 à Berlin, en Allemagne

afp.com/Michael Sohn.

Plagiat, CV mensonger... En Allemagne, les déboires de la candidate Verte Annalena Baerbock

Il y a encore quelques mois, la quadragénaire faisait figure de candidate idéale. Plusieurs scandales plus tard, son image est écornée alors que le scrutin se rapproche.

Quand Annalena Baerbock, 40 ans, a été désignée candidate écologiste le 19 avril pour tenter de succéder à la chancelière Angela Merkel, tout semblait sourire à son parti. Alors que les Verts allemands ont démarré en trombe la campagne pour la conquête du pouvoir à l'automne, plusieurs affaires ont abimé l'image de la jeune écologiste longtemps cantonnée aux seconds rôles. Alors que plusieurs médias allemands ont découvert que la quadragénaire avait gonflé son CV, elle est désormais accusée de plagiat. Retour sur les nombreux déboires de la candidate Verte qui pourrait coûter cher au parti écologiste. 

Un CV gonflé et un manque de transparence..

"Qui veut être élu, ne peut se permettre aucune faute"

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En Allemagne, l’écologiste Annalena Baerbock chancelle..

A un peu plus d’un mois des élections outre-Rhin, la candidate verte, encore favorite au printemps pour succéder à Angela Merkel, est largement distancée dans les sondages, après une série d’erreurs. Mais le parti reste un partenaire de coalition incontournable pour les autres formations.

Candidate des Verts, Annalena Baerbock est déterminée..

Déterminée, courageuse, sûre d'elle : c'est l'image que Annalena Baerbock veut donner d'elle-même. Portrait de la seule femme en lice pour la chancellerie.

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Annalena Baerbock avait déclenché des espoirs à l'annonce de sa candidature.

"C'est une très bonne candidate, elle est intelligente, très travailleuse, a de vastes connaissances et connaît les bons sujets pour les verts", assure Rosa Wagner Kroeger, membre du parti écologiste allemand. Pour elle, il n'y a aucun doute, Annalena Baerbock est LA candidate qu'il faut.

Bien avant de faire son entrée en politique, Annalena Baerbock affichait déjà sa nature ambitieuse. Née en 1980 à Hanovre, capitale de l'Etat de Basse-Saxe, Annalena Baerbock a été une athlète de haut niveau pendant son adolescence. Juriste de formation et diplômée en droit international, elle est également mère de deux enfants. En 2005 elle adhère au parti des Verts.

Lire aussi : Elections du Bundestag 2021 : l'Europe et l'immigration

Sur le plan politique, elle a d'abord été active dans le parti à Bruxelles, au service d'une eurodéputée, puis en Allemagne, où elle a rapidement pris des responsabilités. Favorable à l'arrêt de la production d'électricité au charbon en Allemagne bien avant 2038, elle est par ailleurs pour une limitation de la vitesse sur les autoroutes à 130 kilomètres par heure et contre une augmentation des dépenses consacrées à la défense.

Les Verts se sont prononcés en faveur de mesures beaucoup plus énergiques en matière de protection du climat, une ligne que défend Annalena Baerbock même si elle est considérée au sein du parti comme une réaliste, prête à faire des alliances avec d'autres partis.

Lire aussi : Olaf Scholz, candidat de centre-gauche à la chancellerie

Dans leur manifeste électoral, les Verts n'ont pas admis, comme par le passé, qu'ils chercheraient une alliance avec les sociaux-démocrates. Mais selon les sondages, qui varient encore, une coalition avec die Linke (gauche radicale) et le SPD (socialiste) serait possible.

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La protection du climat est l'une des priorités de la candidate des Verts.

Des reproches

Lors du débat avec les autres candidats, le 3 août 2021, Annalena Baerbock a insisté sur sa grande priorité en ces termes: 

"La protection du climat est vitale pour moi dans toutes les négociations de coalition. Le prochain gouvernement allemand doit mettre le cap sur la neutralité climatique dans notre pays".La 

Un avis tranché donc mais les détracteurs d'Annalena Baerbock lui reprochent toutefois son âge, 40 ans, trop jeune pour certains. Quand d'autres pointent du doigt son manque d'expérience car elle n'a jamais fait partie d'un gouvernement.

Lire aussi : Débat télévisé entre trois chanceliers allemands potentiels

Et puis il y a aussi les casseroles qu'elle traînerait. Elle a par exemple reconnu avoir déclaré avec retard quelque 25.200 euros de primes défiscalisées. Elle est également accusée d'avoir gonflé son CV mais aussi d'avoir plagié certains passages de son ouvrage Jetzt (Maintenant) sans mentionner ses sources.

Des sceptiques

Marlis Lindenberg, militante des Verts allemands reconnaît les qualités d'Annalena Baerbock mais comme d'autres, elle reste tout de même sceptique quant à ses chances de réussir. "Je pense qu'elle est une bonne candidate. Malgré ses erreurs, je pense toujours qu'elle est bonne. Quelle soit au gouvernement ou que les Verts soient au gouvernement, c'est important, c'est clair. Mais je ne pense pas qu'elle sera chancelière" concède-t-elle en souriant.

Dans la course à la chancellerie, Annalena Baerbock affronte le vice-chancelier et ministre des Finances Olaf Scholz qui représente les sociaux-démocrates du SPD et Armin Laschet, président de l'Union chrétienne-démocrate et ministre-président de Rhénanie du Nord-Westphalie.

Je referme ce petit volet.

La suite, en parlant de Sandrine Rousseau..

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Le plus logique..

Il nous faut changer notre système consumériste..

(Pas besoin d’elle pour savoir cela et juger utile de devoir changer, tant nos comportements, tout comme le modèle et système de consommation..comme de « notre » société !..)

Quelle mise en scène !..

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On nous « vent » toujours et encore de l’écologie politique de « boboistes » de ville et de riches, très riches même, comme..bourgeois..cherchez l’erreur !..

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Et toujours et encore qu’une guerre de chefs et querelles intestines à l’intérieur même et au sein du groupe..

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Comme quoi ils n’ont pas « mûris », ni grandis, encore moins..réellement « évolués »..

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Après la peur du virus et Covid 19 voulue et entretenue par ce gouvernement et surtout Macron, à présent avec Sandrine Rousseau nous avons une autre forme de peur « tancée » en jouant sur les catastrophes naturelles et le réchauffement climatique pour « stigmatiser » les foules et l’ensemble de la population..

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Mme. Sandrine Rousseau est dangereuse et..suicidaire !

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Sandrine Rousseau..l’éco-féministe qui dérange..

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Sandrine Rousseau, la candidate écoféministe

Après trois ans d'absence en politique, Sandrine Rousseau s'est réinscrite à EELV en septembre 2020. Elle s'est déclarée candidate à l'élection présidentielle de 2022 un mois plus tard. En tant que figure principale de l'affaire Baupin, elle fait de la lutte contre les violences sexuelles l'une des priorités de son programme et se présente comme une candidate écoféministe.

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Photo ci-dessus de Cécile Duflot en compagnie de Sandrine Rousseau ému et en larmes, après le procès contre Baupin.

Cécile Duflot : « Sans ce procès, je n’aurais jamais parlé »

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Photo ci-dessus de Emmanuelle Cosse et de Denis Baupin son mari.

Affaire Baupin : Emmanuelle Cosse décrit son mari comme "un séducteur", pas "un harceleur"

Pendant les journées écologistes d'été à Poitiers, en août 2021, elle a défendu "un projet de renversement de la domination au sens large, rapporte Le Monde. Tout notre système économiquesocial et sociétal est fondé sur le triptyque : nous prenons, nous utilisons et nous jetons. Le corps des femmes, le corps des racisés. Nous ne voulons plus ça et c'est ça la révolution que je vous propose. (...) Pour cela il faudra du courage politique. Et du courage, j'en ai. De la colère, j'en suis remplie. De la radicalité, j'en suis pétrie."

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Photo ci-dessus de Sanrdine Rousseau en compagnie de Éric Piolle , maire de Grenoble.

Dans un entretien accordé à Reporterre , elle précise sa position : "Sur la lutte contre les violences, on doit mettre en place l’imprescriptibilité des violences sur mineurs, et changer la définition du viol. Aujourd’hui, pour condamner un viol, c’est à la femme de prouver la menace, la contrainte ou la surprise. On pourrait imaginer que la charge de la preuve soit à l’adversaire et que le consentementsoit défini. On pourrait aussi imaginer que la lutte contre les violences sexuelles et les traumatismes des violences sexuelles ne soit pas le fait d’associations sous-financées, mais que ce soit dans le cadre d’une politique de santé publique."

Sandrine Rousseau est qualifiée pour le second tour de la primaire des écologistes face à Yannick Jadot. Le nom du candidat d'EELV à l'élection présidentielle de 2022 sera connu le 28 septembre.

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Primaire écolos : la rouge et le vert..

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Sandrine Rousseau et Yannick Jadot sont les deux finalistes de la primaire écolo. AFP - JOEL SAGET

Primaire écolo : Rousseau et Jadot, deux nuances de Vert pour 2022..

La « Rouge » pour Sandrine Rousseau – directe et agressive..

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Photo ci-dessus de Sandrine Rousseau.

Appelez-moi.. « Belphégor » !!!...

(Quand on voit sa tête et comme elle parle aux gens et s’adresse à ses militants, on a pas envie de rire, encore moins de..sourire..Effet immédiat !..)

 

Le « Vert »..tendre pour Yannick Jadot – et qui aime se montrer et être « médiatisé », comme pour ces interventions en coups d’éclats lorsqu’il faisait encore partie du mouvement « Greenpeace »..

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Photo ci-dessus du couple Jadot.

La journaliste Isabelle Saporta, compagne de Yannick Jadot.

(Elle a d’ailleurs quitté son poste à RTL pour cela..)

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Yannick Jadot..

De « Greenpeace » à la présidentielle..

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OUTSIDER VICTORIEUX DE LA PRIMAIRE ÉCOLOGISTE, LE CANDIDAT EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS (EELV) A TOUJOURS SOUHAITÉ FAIRE SORTIR L’ÉCOLOGIE DE SA NICHE ÉLECTORALE. UN VŒU QUE LE RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE AUQUEL IL S’ATTELLE CES DERNIERS JOURS POURRAIT EXAUCER.

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Yannick Jadot..déjà en..2016..

Voir le lien ci-dessous pour mon article mis là-dessus :

http://janus157.canalblog.com/archives/2016/11/08/34540964.html

08 novembre 2016

Yannick Jadot  et Michèle Rivasi .

Echec cuisant pour Duflot ..

Présidentielle 2017 : le député européen Yannick Jadot sera le candidat D’Europe Ecologie-Les Verts.

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Petit retour en arrière..

ENQUETE. Entre coups d'éclat et lobbying, plongée dans les années Greenpeace de Yannick Jadot..

L'eurodéputé Yannick Jadot, qui brigue la candidature des Verts à la présidentielle, a passé six ans au sein de l'ONG activiste Greenpeace. Cette expérience, parfois mouvementée, a façonné son évolution, qu'il veut désormais imprimer à EELV.

ENQUETE

Yannick Jadot en 2017 au siège parisien de Greenpeace France. (Sipa)

Il est rare d'effectuer ses premiers jours de travail en combinaison orange isothermique, accroché à l'ancre d'un navire, au large du port de Sète. Surtout quand votre collègue de Zodiac, un activiste norvégien, vous hurle des recommandations qui résonnent davantage comme des consignes de survie que comme des messages de bienvenue. En ce mois de février 2002, sur une mer d'huile, le tout nouveau directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, fait corps avec l'Agia Irene, un imposant navire de 6.300 tonnes à la longue coque rouge et à la cargaison de bois venue du Liberia. Banderoles à l'appui, les militants de Greenpeace dénoncent ces importations qui mènent à la destruction des forêts anciennes.

Les activistes ont réussi à stopper le cargo par surprise au petit matin. Quand il a appris ce coup d'éclat, Jadot s'est dépêché de gagner Sète. L'organisation écologiste est connue pour multiplier et maîtriser ce genre d'intervention. La situation semble donc sous contrôle. "Mais à un moment, on voit que le navire remonte son ancre, se souvient Jadot. Mon collègue me dit : 'Tu t'accroches et tu gueules à la gendarmerie maritime que tu te feras écrabouiller plutôt que de lâcher.' Donc, c'est ce que je fais… Et la gendarmerie est intervenue."

Une manifestation contre Jospin

Jadot n'avait pas particulièrement prévu d'être là. Il n'a d'ailleurs pas emporté d'affaires de rechange. À Paris, là où l'organisation non gouvernementale a ses quartiers, son bureau n'est pas encore installé. Il vient de quitter une petite ONG française, Solagral, pour en rejoindre une autre à la renommée internationale. Cette montée d'adrénaline hivernale dans l'Hérault, "c'était une façon d'entrer dans la fonction", rapporte Jadot. "On a enchaîné avec une manif où on avait amené des troncs d'arbre devant Matignon, se souvient-il. Il y avait Aure Atika et Lambert Wilson. Lionel Jospin ne voyait pas ça d'un bon œil."

Lire aussi - Yannick Jadot, candidat à la primaire écologiste : "Nous allons être à la hauteur"

Radicale dans ses actions, Greenpeace, un peu moins de vingt ans après, a fini par s'institutionnaliser. Un mouvement que Jadot a accompagné durant les six années passées là-bas. C'est cette mue, cet "en même temps" si difficile à tenir, qu'il voudrait opérer avec EELV. L'eurodéputé assume d'être passé du contre-pouvoir au pouvoir, à tel point qu'il brigue désormais la présidence de la République même s'il n'est pas encore sûr d'obtenir l'onction de son camp, certains ne le trouvant plus assez… radical, justement.

Trop "droitier". Un mot qui le hérisse. Devant les militants, dans les réunions Zoom, Jadot glisse toujours quelques mots sur ses années Greenpeace. Une expérience ponctuée de luttes et de rencontres décisives. Un poste exposé qui lui aura donné le goût de la lumière. Une époque loin d'être taboue mais qu'il ne transforme pas non plus en totem. Histoire, peut-être, de ne pas se laisser enfermer dans l'image de l'écologiste contestataire.

A Greenpeace, son embauche est un "changement dans la continuité"

Pour l'heure, Jadot a 34 ans et vient d'étrenner ses nouveaux habits de dirigeant de Greenpeace. Physiquement, sur les photos de l'époque, vous n'aurez aucun mal à le reconnaître. C'est un bloc de 1,91 mètre taillé dans sa Picardie natale, avec les joues un rien plus creuses, le cheveu un peu plus long et plus blond qu'aujourd'hui. Rejoindre Greenpeace, c'est, selon ses mots, rejoindre un "mythe", dont une affiche ornait le mur de sa chambre d'enfant.

Dans cette organisation pyramidale, Jadot n'a pas la fonction la plus exaltante. Son rôle est de coordonner les campagnes. Greenpeace en a toujours plusieurs sur le feu : OGM, océans, forêts, énergie, toxiques. "Les campagnes, c'est toujours un jeu de bras de fer : si vous commencez à mettre le doigt sur quelque chose qui a un ressort dans l'opinion publique, le pouvoir en place commence à s'y intéresser un peu plus, décrypte Bruno Rebelle, ancien directeur exécutif de Greenpeace France. Une campagne, c'est ça : créer de la tension pour forcer l'autre à réagir."

Son embauche ne marque pas une rupture, plutôt un "changement dans la continuité", comme aurait dit Georges Pompidou. Jusque-là, Jadot occupait donc le poste plus calme de délégué général de Solagral, l'association de Laurence Tubiana vouée à la solidarité agricole et alimentaire mondiale. Durant ces quelques années, Jadot participe aux contre-sommets de l'OMC où l'on affirme qu'"un autre monde est possible". Le jeune homme vit la période faste de l'altermondialisme et, inévitablement, il rencontre le pape de ce mouvement, un Français dont la moustache et la pipe deviendront iconiques, José Bové, alors porte-parole de la Confédération paysanne, dont il épouse quelques causes.

Mis en joue par la marine après s'être introduit sur la base militaire de l'île Longue

En travaillant chez Greenpeace, Jadot va vite apprendre qu'on ne touche pas impunément au nucléaire en France. Le combat contre l'atome est la lutte fondatrice de l'ONG comme de bien des écologistes. Il vaudra à Jadot l'un de ses souvenirs les plus épiques. Mai 2005, à bord de l'Arctic Sunrise, navire de 50 mètres, l'équipage de Greenpeace se dirige vers la base militaire de l'île Longue (Finistère). Il y a là-bas "288 têtes nucléaires, c'est 2.000 fois la capacité de destruction de Hiroshima à 10 kilomètres à vol d'oiseau de Brest", résume Jadot lorsqu'un micro se tend.

Base militaire de l'île Longue, ici Arctic Sunrise, nous avons l'intention d'entrer dans la base militaire

 Le bateau à la coque verte est rapidement survolé par un hélicoptère pendant qu'un Zodiac s'en approche. Le téléphone de bord à l'oreille, Jadot tente une approche qu'il sait pertinemment vouée à l'échec : "Base militaire de l'île Longue, ici Arctic Sunrise ; nous avons l'intention d'entrer dans la base militaire pour une mission d'inspection citoyenne. La France est en train de violer le traité de non-­prolifération en développant de nouvelles armes nucléaires ; nous souhaitons donc pouvoir contrôler."

À ses côtés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, prend le relais. Cette scène et celles qui suivent sont immortalisées par Éric Guéret dans son documentaire Greenpeace - Opération plutonium. On y voit deux imposants remorqueurs de la Marine nationale bloquer l'Arctic Sunrise, puis Jadot monter avec deux camarades de Greenpeace sur un Zodiac. Et les voilà qui se livrent à une course-poursuite avec un autre canot pneumatique manifestement plus puissant et bourré de commandos marine lourdement équipés. Après être entrés dans la zone interdite entourant la base, les membres de Greenpeace sont stoppés. "C'était dangereux, c'était à la limite, estime Jeannot Reverbel, dirigeant le service actions de l'association et alors opposé à cette initiative. Les deux Yannick voulaient en découdre, ils voulaient une confrontation."

"Jadot est arrêté par des commandos marine qui le mettent en joue", se souvient Rousselet. Pour cette virée aquatique, il écopera de deux mois d'emprisonnement avec sursis et de 2.000 euros d'amende. Parmi les motifs, "atteinte aux intérêts supérieurs de la nation".

EDF et "les barbouzes"

Dénoncer ce fleuron français lui jouera encore des tours, mais cette fois-ci Yannick Jadot sera partie civile : son ordinateur a été piraté par une officine travaillant pour EDF. L'entreprise française et "les barbouzes", comme dit Jadot, sont condamnés en première instance, mais en appel EDF est relaxée. "Alors que la copie de son disque dur était dans le coffre d'EDF", s'étonne encore son avocat, Alexandre Faro.

Dans les années 2000, Greenpeace s'est institutionnalisée, Jadot y a contribué en tirant l'association vers le haut en matière de légitimité

L'île Longue sera sa seule condamnation. Elle vient presque à contretemps dans l'histoire de Greenpeace. Quand Jadot embrasse sa nouvelle vie, l'association, sous l'impulsion de son directeur exécutif Bruno Rebelle, a amorcé un virage. Celui de la professionnalisation et d'une croissance exponentielle. La contestation cède du terrain à la négociation. "Dans les années 2000, Greenpeace s'est institutionnalisée, Jadot y a contribué en tirant l'association vers le haut en matière de légitimité", relève Katia Kanas, fondatrice avec quelques amis en 1977 du bureau France de Greenpeace, dont le siège était une usine désaffectée et glaciale.

Avec le WWFGreenpeace est l'une des plus importantes ONG environnementales françaises. L'association recrute des ingénieurs et met au point un système très professionnel de collecte de fonds. "Quand j'ai pris la direction de Greenpeace en 1996, nous ne pesions pas grand-chose et nous avions du mal à parler aux autorités politiques", se souvient Rebelle. En quelques années, l'association passe de 6 à 46 salariés. Avec son diplôme d'économie à l'université Paris Dauphine, Jadot se coule parfaitement dans ce nouveau Greenpeace qui s'éloigne des hippies nord-américains aux épaisses chemises à carreaux qui lancèrent le mouvement au Canada, au début des années 1970, en embarquant sur un vieux bateau à voile, le Phyllis Cormack, pour tenter d'empêcher un essai nucléaire.

Des coups d'éclat qui assurent la renommée de Greenpeace

Décembre 2005. Noël n'est pas encore passé mais Greenpeace a tout de même décidé de s'offrir un cadeau. Quelques activistes se rendent en rade de Toulon. Le panonceau "Zone militaire, interdiction de pénétrer sans autorisation" ne semble pas les retenir. En paramoteur ou en Zodiac, les écologistes atteignent le Clemenceau. "Pas d'amiante, ni ici ni ailleurs", lit-on sur les banderoles jaunes prestement déployées. Le porte-avions désarmé doit être désossé en Inde, sur le chantier d'Alang. La France jure que 90% de l'amiante a été enlevé. Pour Greenpeace, ce n'est rien de moins qu'un "mensonge d'État".

Yannick Jadot décide de cibler Michèle Alliot-Marie et "l'autisme qui prévaut au ministère de la Défense". Mi-janvier 2006, à l'entrée du canal du Suez, deux militants de Greenpeace réussissent à monter à bord de l'ancien fleuron de la marine française. En février, le Conseil d'État suspend le transfert du Clemenceau en Inde. Immédiatement, Jacques Chirac ordonne son rapatriement en France. Le chef de l'État est bientôt attendu à Delhi, rien ne doit venir parasiter sa visite officielle. Jadot a les honneurs du 20 Heures.

Dans la culture de Greenpeace, la confrontation non violente fait partie de notre ADN.

 De son côté, auditionnée par des députés, Alliot-Marie finit par lâcher ses coups contre Greenpeace, accusée de "dénigrer les choix de la France" et de "solder ses comptes avec la Défense", dit-elle dans une allusion à l'affaire du Rainbow Warrior (le sabotage du navire amiral de l'ONG par les services secrets français en 1985 dans le port d'Auckland, qui fit un mort).

Des activistes nichés en haut des mâts, neuf tonnes de maïs "sans OGM" déversées devant le siège de l'UMP, 100 têtes de thon rouge amassées devant un ministère, un drone lancé contre une centrale nucléaire pour pointer des problèmes de sécurité… Depuis sa création, Greenpeace cultive cet art de l'action coup de poing que ses membres appellent "action non violente directe". Même si cela ne représente que 10% de leurs activités et s'il existe à côté un intense travail de lobbying, ce sont ces coups d'éclat qui ont assuré la renommée de Greenpeace. François Chartier, chargé des campagnes océans, se souvient d'un Jadot en parfaite osmose avec ces pratiques. "Dans la culture de Greenpeace, note-t‑il, la confrontation non violente fait partie de notre ADN. C'est une organisation tournée vers l'action, vers le terrain. Même quand on est salarié et directeur, il important de ne pas rester dans son bureau."

La société veut du spectacle ? Jadot et ses compagnons lui en donnent.

 Jadot se doit donc d'être formé à ces techniques. "Savoir grimper et mettre une banderole sur une grue ou un pont, ça s'apprend ; conduire un Zodiac, ne pas mettre la banderole plein vent, savoir la disposer pour le photographe pour qu'elle ne soit pas à contre-jour, ça s'apprend aussi", énumère Jeannot Reverbel, ancien moniteur de spéléologie et d'escalade, à la tête du "service actions" lors de l'arrivée de Jadot. Reverbel donne des formations dans les locaux de Greenpeace, mais ceux-ci ne sont pas toujours adaptés à la gymnastique particulière des "actions non violentes directes". Alors, avec ses élèves, il prend parfois la poudre d'escampette. "Il nous arrivait d'aller bloquer le chantier d'à côté, munis de fausses caméras, en nous mettant d'accord avec le chef de chantier", se souvient-il. Jadot et ses compagnons scénarisent les campagnes et les actions. Certains en parlent comme de véritables séries télé. La société veut du spectacle? Ils lui en donnent.

Des critiques contre Jadot et le "vedettariat"

Certains, au sein de l'association comme à l'extérieur, trouvent que Jadot se délecte d'ailleurs un peu trop des feux des projecteurs. C'est un des reproches qu'a pu lui faire Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste et ancienne éphémère patronne de Jadot à Greenpeace. Les écologistes, depuis leur création, n'aiment pas le "vedettariat". Ancien homme de télévision et ex-candidat des Verts à la présidentielle, Noël Mamère le défend. "Jadot ne déteste pas les médias, il est plutôt à l'aise. Dans ma bouche, ce n'est pas une critique… L'art de Greenpeace, c'est d'expliquer leur action, de ne jamais en rester au spectacle. Ce sont des as de la pédagogie militante."

Août 2006. Le Rainbow Warrior II doit entrer dans le Vieux-Port de Marseille pour y mener une action de prévention contre la surpêche. La "pédagogie militante" qui aurait dû rester locale va se transformer en sujet national. Mourad Kahoul, président du syndicat des pêcheurs de thon rouge de Méditerranée, s'est juré d'entraver les plans de l'ONG. Sous ses ordres, une trentaine de bateaux se dirigent vers celui de Greenpeace. Kahoul ne parle pas, il bout, il vitupère. Les militants de Greenpeace? "Ces gens-là, il faudrait les pendre, comme les poulpes en Espagne, et leur mettre du sel", lance-t‑il devant la caméra de Strip-Tease, qui immortalisera le tout dans le documentaire Guerre et thon.

L'ambiance est électrique. "Les thoniers étaient chauds, ils sont montés à bord et, à la disqueuse, ils ont essayé de couper l'ancre pour pouvoir nous remorquer, se remémore François Chartier. C'était une vraie bataille navale." Jadot choisit de politiser et de médiatiser l'affaire. "Les thoniers ont organisé un tel battage qu'ils ont été nos agents de com les plus efficaces", sourit-il encore aujourd'hui.

En 2007, Jadot veut mettre un pied en politique

Alors que le quinquennat de Jacques Chirac touche à sa fin, Jadot en est persuadé, quelque chose se passe. Al Gore vient de recevoir le prix Nobel de la paix pour son engagement écologiste, et le rapport sur le changement climatique de l'économiste anglais Nicholas Stern connaît un retentissement mondial. "L'écologie devient alors un objet politique", conclut-il. En 2007, il s'en va trouver Noël Mamère. "Nous avons déjeuné à l'Assemblée, il m'a dit : 'Si tu es candidat, j'aimerais bien être ton directeur de campagne.'" Mais Mamère n'a pas été candidat. L'idée de mettre un pied en politique ne quitte pas pour autant Jadot.

En attendant, avec d'autres ONG, il pousse pour un Grenelle de l'environnement. À la surprise générale, une fois à l'Élysée, Nicolas Sarkozy reprend l'idée. Les Verts crient à une vaste "opération d'enfumage sarkozyenne", selon les mots de leur secrétaire nationale, Cécile Duflot, qui pointe "la nature profondément antiécolo" du gouvernement de François Fillon.

Jadot n'est pas constitué d'un bloc et le sillon qu'il trace n'est pas toujours très droit.

 Cela ne rebute pas Yannick Jadot. Le voilà qui négocie avec le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo. A priori, deux mondes hermétiques l'un à l'autre. "Nous négocions pied à pied, Jadot avait des convictions mais il était accessible au raisonnement, souligne Borloo. Chaque fois que l'argument que je défendais était valable, on parvenait à un deal." Aujourd'hui encore, les deux hommes se parlent régulièrement et "franchement", selon l'ancien ministre. Qui poursuit : "Ces mois de réunions ont créé une sorte de fratrie qui a perduré."

Jadot a gardé "la même radicalité sur les transformations à engager"

 Alors que le Grenelle s'achève, Jadot regarde une autre fratrie : les Verts. Il a rencontré Daniel Cohn-Bendit et se dit prêt à partir aux européennes de 2009 avec lui. Les Verts finiront par se greffer à l'aventure. Jadot est élu. Puis réélu. Que reste-t‑il de ses années Greenpeace? Certains trouvent que, 2022 approchant, il a mis beaucoup d'eau dans son Vert. "Le garçon est insaisissable, il n'est pas constitué d'un bloc et le sillon qu'il trace n'est pas toujours très droit", pense un écolo qui le connaît bien.

Réponse de l’intéressé : « j’ai pris de l’expérience, mais j’ai la même radicalité sur les transformations à engager. Se donner les moyens d’agir, c’est aussi ça, la nouvelle radicalité ».  En 2022Yannick Jadot aimerait de nouveau diriger une campagne ; la sienne

Le « pragmatisme » de Yannick Jadot au second tour de la primaire écologiste

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Yannick Jadot, lors de la deuxième journée des Journées d’été des écologistes, à Poitiers, le 20 août 2021. CYRIL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Yannick Jadot s’est qualifié pour le second tour de la primaire écologiste en obtenant 27,70 % des voix, selon les résultats dévoilés par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), dimanche 19 septembre. Il affrontera Sandrine Rousseau, qui a réuni 25,14 % des votes au premier tour, lors d’un nouveau vote en ligne entre les samedi 25 et mardi 28 septembre qui déterminera le candidat écologiste pour l’élection présidentielle.

L’eurodéputé de 54 ans, seul nom testé dans les sondages pour la présidentielle, faisait figure de favori du premier tour. L’écologiste tire notamment sa notoriété de son succès en tant que tête de liste EELV aux élections européennes de 2019 (en troisième position avec 13,5 % des suffrages). Il va tenter de faire aussi bien qu’en 2016 lorsqu’il avait remporté la primaire des écologistes face à Michèle Rivasi, avant de soutenir Benoît Hamon, le candidat du Parti socialiste, dans une alliance qu’il regrette encore aujourd’hui.

Le cinquantenaire a longtemps assumé une certaine distance avec les rouages du parti Europe Ecologie-Les Verts, et une ligne davantage en faveur des entrepreneurs que nombre de militants. Selon lui, en effet, la transition écologique passe par l’action d’entrepreneurs convaincus.

Parmi les écologistes, il a pu être parfois qualifié par certains de "réalo" ou de "Vert allemand", terme dépréciatif pour l'aile gauche d'EELV puisque les écologistes d'outre-Rhin acceptent de s'allier avec la droite. Des critiques qui agacent Yannick Jadot. "Toute ma trajectoire, altermondialiste, contre les accords de libre-échange, mes actions au Bangladesh, à Greenpeace prouvent tout le contraire. Mais je dis aussi qu'on ne peut pas changer la société contre les entreprises. Donc, il faut parler à tout le lmonde. Voilà...", se justifiait-il encore récemment.

« Construire plutôt qu’additionner »

Cela ne l’empêche pas de se rendre à la manifestation des policiers en mai dernier, estimant devoir se saisir du thème de la sécurité, quitte à agacer dans son parti. Mais depuis plusieurs mois, Yannick Jadot ménage aussi la gauche, affichant des discussions avec les socialistes, donnant des gages sur son écologie de "combat" et sur sa "loyauté" à EELV.

Soutenu par l’ex-candidate des Verts en 1995 et 2007, Dominique Voynet, l’ancienne présidente écologiste de la région Nord-Pas-de-Calais, Marie-Christine Blandin, ou encore le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen, le Belge Philippe Lamberts, Yannick Jadot défend " une économie régulée écologiquement et socialement "

Pour lui, seul l'écologie politique est en capacité de rassembler largement la gauche, y compris les déçus du macronisme. Persuadé que l'on peut "être radical et pragmatique", Yannick Jadot veut "esquisser une nouvelle matrice, un chemin qui ne soit pas la simple addition de la première gauche et de l'écologie". Comprendre "construire plutôt qu'additionner", selon ses propres mots en février 2021.

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Encore faudra-t-il que les écologistes lui réitèrent leur confiance lors du second tour. Un pari osé, les favoris des dernières primaires chez les VertsCécile Duflot en 2016 et Nicolas Hulot en 2011 n’étant pas parvenus à s’imposer.

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Sandrine Rousseau, féministe, plus près du mouvement « Wock » que de l’écologie réelle..

Le Patriarcat ce n’est pas les hommes ( !), c’est un système de structuration de la société..

(Où va-t-on ?..)

Election présidentielle 2022 : Sandrine Rousseau impose « l’écoféminisme » au second tour de la primaire écologiste

L’enseignante-chercheuse a obtenu 25,14 % des voix et affrontera Yannick Jadot lors du second tour de la primaire qui aura lieu du samedi 25 au mardi 28 septembre.

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Sandrine Rousseau, lors de la deuxième journée des journées écologistes de Poitiers, le 20 août 2021. CYRIL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Sandrine Rousseau s’est qualifiée pour le second tour de la primaire écologiste en obtenant 25,14 % des voix, selon les résultats dévoilés par Europe Ecologie-Les Verts, dimanche 19 septembre. Elle affrontera Yannick Jadot, qui a réuni 27,7 % des votes au premier tour, lors d’un nouveau vote en ligne entre les samedi 25 et mardi 28 septembre, qui déterminera le candidat écologiste pour l’élection présidentielle.

L’ancienne secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui prône une écologie « nécessairement radicale, sociale et écoféministe », avait affirmé pendant la campagne de la primaire vouloir incarner « les mouvements sociaux et sociétaux ». Au-delà de sa compétence d’économiste, nul doute que le soutien de plusieurs personnalités féministes – de l’élue parisienne Alice Coffin à la cinéaste Céline Sciamma ou encore à la metteuse en scène Eve Ensler – a joué dans sa capacité à se qualifier au second tour.

Défense des minorités discriminées, intersectionnalité des luttes féministes, antiracistes et décoloniales… Sandrine Rousseau revendique porter « un projet de renversement de la domination au sens large ». « Tout notre système économique, social et sociétal est fondé sur le triptyque : nous prenons, nous utilisons et nous jetons. Le corps des femmes, le corps des racisés. Nous ne voulons plus ça et c’est ça la révolution que je vous propose », disait-elle encore lors des journées d’été écologistes à Poitiers, en août 2021.

Des rapports compliqués avec EELV

Le rapport qu’elle entretient avec EELV est une histoire compliquée. Elle en fut la numéro deux en 2016, avant d’en claquer la porte, un an après. Cette enseignante-chercheuse en économie à l’université de Lille est alors devenue un symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes en accusant d’agression sexuelle, avec trois autres plaignantes, Denis Baupin, ex-responsable du parti écologiste.

Les faits étaient prescrits, mais Denis Baupin a démissionné de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Sandrine Rousseau, elle, quitte EELV,"un genou à terre":"Le parti m'a soutenue, mais il y a eu des tensions. On m'a bien fait comprendre que j'étais devenue "ingérable". Quelques semainzes après l'affaire, lors d'un congrès, je suis ovationnée mais, dans le même temps, l'intégralité des postes régaliens d'EELV étaient confiés à des hommes."

Elle se retire quelques années durant de la politique, écrit un livre, Parler(Flammarion, 2017), fonde une association du même nom (En parler), qui accompagne la parole des victimes de violences sexuelles et sexistes. La nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’intérieur, malgré une plainte pour viol à son encontre, a tout précipité.

"Insupportable. La ligne rouge a été franchie." Elle revient chez les écologistes avec une ambition présidentielle.

En se qualifiant pour le second tour de la primaire des écologistes, Sandrine Rousseau fait bien mieux qu’en 2015, quand elle avait mené la liste écologiste aux régionales dans les Hauts-de-France et récolté seulement 4,15 % des voix. En 2016, elle briguait, en vain, la présidence du parti. Depuis, le phénomène de libération de la parole #metoo a bousculé les consciences.

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Photo ci-dessus de Sandrine Rousseau lors de son meeting, affichant un sourire convaincant.

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A l’issue du premier tour de la Primaire.

La « Primaire » des écolos a eu lieu..

Ce qu’il en ressort :

Election présidentielle 2022 : entre Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, le second tour de la primaire écologiste s’annonce riche en contrastes

Les différents candidats et candidates :

Éric Piolle, Delphine Batho, Yannick Jadot, Sandrine Rousseau, et Jean-Marc Governatori

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Eric Piolle, Delphine Batho, Jean-Marc Governatori, Sandrine Rousseau et Yannick Jadot .

L’eurodéputé et l’économiste s’affronteront du 25 au 28 septembre pour représenter leur famille politique à la présidentielle de 2022. Eliminés de peu, Delphine Batho et Eric Piolle se sont abstenus de toute consigne de vote, rendant le scrutin très ouvert.

Primaire écologiste : « Il y a des probabilités assez fortes que ce nombre de personnes inscrites favorise le candidat le plus consensuel, c’est-à-dire Yannick Jadot »

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Sandrine Rousseau et Yannick Jadot se sont hissés au second tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). JOEL SAGET / AFP

"Il va falloir qu'on bosse et un peu mieux qu'au premier tour !". Il est 17 h 25, quai de la Loire, dimanche 19 septembre à Paris, et les résultats de la primaire écologiste ont commencé à bruisser dans le petit groupe de soutiens de Yannick Jadot, venu en éclaireur avant l’annonce des résultats par Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Certes, le soulagement est de mise – "Chez les écolos, d'habitude le favori saute, là il n'a pas sauté" –, mais le score est serré. M. Jadot, 27,7 % des voix, affrontera Sandrine Rousseau, 25,14 % des suffrages, lors d’un second tour organisé en ligne du 25 au 28 septembre.

Derrière les deux qualifiés, Delphine Batho à 22,32 %, Eric Piolle à 22,29 % et Jean-Marc Governatori à 2,35 %. Avec quelque 106 000 votants, entre 23 000 et 29 000 voix pour chacun des quatre premiers candidats, ce premier tour s’est joué à quelques milliers de clics.

Yannick Jadot avait donc la victoire modeste, dimanche, et un mot pour chacun, notamment Sandrine Rousseau, dont il a salué "la résilience face aux attaques incessantes de certains responsables poliotiques"; "Je reste très concentré", a-t-il dit, avant de souligner la nécessité de faire le choix d’une"écologie de gouvernement", "On ne peut pas s'offrir un quinquennat de plus d'Emmanuel Macron". Déçu, lui ?"Déçu de quoi ? Déçu d'avoir montré que les écologistes peuvent rassembler ?(..)Non, je suis très fier des écologistes, très heureux d'être au second tour", a-t-il assuré à la presse.

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Yannick Jadot s’adresse aux médias après le premier tour de la primaire écologiste, à Paris, le 19 septembre 2021. SAMEER AL-DOUMY / AFP

A sa suite, Sandrine Rousseau, avec ses 3 000 voix d’écart, avait bon moral."Les résultats n'ont finalement surpris que les personnes qui n'ont pas saisi ou n'ont pas voulu voir les évolutions d ela société",a lancé l’économiste, pour qui, en matière d’écologie,"Le temps des petits pas et de l'accompagnement" est révolu. Et d’imposer, d’emblée, ses différences de positionnement : "Yannick Jadot porte une écologie qui n'est pas la mienne, que je respecte, a-t-elle dit. Moi je porte une écologie de gauche". De quoi alimenter le débat d'entre deux-tours, qui se tiendra mercredi soir sur LCI

« Les gens iront où ils voudront »

De là à dire qu’il se fera entre gauche et droite, il n’y a qu’un pas, que certains des partisans de Sandrine Rousseau s’empressent de franchir. Ce second scrutin s’annonce cependant tout aussi incertain que le premier. Que vont devenir les électeurs de Delphine Batho et d’Eric Piolle ? Ni l’un ni l’autre n’a donné de consigne de vote, contrairement à Jean-Marc Governatori, qui, après avoir regretté que la primaire n’ait décidément mobilisé que l’électorat de gauche et pas « l’autre » électorat, a octroyé son soutien à Yannick Jadot. Pour le reste, le mystère reste entier. M. Piolle a lancé aux 120 000 inscrits : « Cette primaire leur appartient, je les laisse à ce choix. » Quant à Mme Batho, au nom du refus du présidentialisme, elle ne formule aucun appel à voter pour l’une ou l’autre non plus :« Je fais confiance aux électeurs pour être intelligents », a-t-elle dit.

Delphine Bathot écartée, car trop rigoriste ?..

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Présidentielle 2022 : les écologistes suspendus au verdict d’une primaire insondable

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Election présidentielle 2022 : comparez les programmes des candidats à la primaire écologiste

Un Éric Piolle..trop sûr de lui..je ris..

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La maire de Grenoble qui aurait voulu être président..

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Photo ci-dessus de Éric Piolle (maire de Grenoble) aux côtés de Clémentine Autain (LFI).

Le 17 juin 2020.

L’union des trois listes de gauche est la seule possible..dixit..Clémentine Autain..

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Ou encore..

Clémentine Autain : "Je propose un choc de solidarité pour les Franciliens"

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Une « brochette » très..controversée !..

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Photo ci-dessus des candidats « écolos » à la Primaire des écolos.

Eric Piolle, Delphine Batho, Yannick Jadot, Sandrine Rousseau et Jean-Marc Governatori, à Poitiers, le 20 août 2021. 

L’écologie politique Française..une sacrée « brochette » de..branques !

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Photo ci-dessus avec Yannick Jadot, le faux « Lucky-Luke » sans holster.

Sandrine Rousseau..Un vrai..bad buzz ?..

Primaire écologiste: Sandrine Rousseau, atout buzz ou boulet pour EELV?

La candidate "écoféministe" qui revendique sa radicalité offre un coup de projecteur à la primaire des Verts. Mais à quel prix?

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PHOTO TIRÉE DES OUTILS DE CAMPAGNE DE SANDRINE ROUSSEAU

Sandrine Rousseau, atout buzz ou boulet de la primaire écolo? (photo tirée des outils de campagne de la candidate à la primaire EELV).

POLITIQUE - C’est déjà une petite victoire. Dans les jours qui ont précédé le débat organisé ce dimanche 5 septembre entre les différents candidats à la primaire écolo, les médias n’en avaient que pour elle: Sandrine Rousseau. Elle “bouscule la campagne” chez L’Obs, voire l’”électrise” pour Challenges quand Le Parisien se demande ”à quoi joue” l’économiste qui “multiplie les déclarations fracassantes”. Il faut dire que ces derniers jours ont été particulièrement agités sur le plan médiatique, l’intéressée ayant réussi à titiller le duel Piolle/Jadot qui s’installait dans la presse. 

Une entrée en matière remarquée pour celle qui assume de porter un ”écoféminisme” radical, au prix de multiples polémiques. À l’image du tollé provoqué par sa sortie hasardeuse sur les “potentiels terroristes” afghans qui pourraient se cacher parmi les réfugiés, et qui lui a valu un rétropédalage en règle. Ou de son interview à Charlie Hebdo dans laquelle elle dit préférer “des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR”.

Une déclaration qui a déclenché une avalanche de commentaires moqueurs sur Twitter et qui a fait le bonheur de ses adversaires politiques. “Du grand n’importe quoi”, a notamment raillé l’eurodéputée LREM Irène Tolleret, reprochant à la candidate écoféministe de verser dans “le stéréotype de genre”.

“C’est très positif”

Des critiques qui, en réalité, ne perturbent pas la principale intéressée, ni son entourage. “Il y a un important écho médiatique autour de sa candidature. C’est très positif. Elle est clivante, donc évidemment ça se remarque, et c’est tant mieux”, décrypte pour Le HuffPost son porte-parole Thomas Portes, qui estime que l’enseignante-chercheuse a au moins le mérite d’offrir “un coup de projecteur” à la primaire écolo, “par le dynamisme qu’elle incarne et les positions qu’elle porte”. 

Une sorte de capacité à faire le buzz qui profiterait à tous les prétendants à l’investiture EELV. Ce qui, chez ses adversaires, n’est pas forcément mal perçu. “L’idée de la primaire ouverte, au-delà du départage, c’est de créer de l’enthousiasme autour de l’écologie et de populariser nos idées”, explique Mounir Satoury, proche de Yannick Jadot, qui refuse de commenter les sorties polémiques de l’économiste: “on ne fait pas campagne les uns contre les autres”.

Mais la contrepartie de ce coup de projecteur, c’est que la transgression qui en est à l’origine peut éclabousser les autres candidats, comme quand Yannick Jadotété invité à réagir à sa déclaration sur les réfugiés afghans.  

Le risque de l’épouvantail

Autre risque, “ses propos peuvent aussi agir comme un épouvantail”, observe un cadre socialiste attentif à ce qui se passe chez ses camarades écologistes. “C’est sûr qu’elle gagne en notoriété, mais ce n’est pas possible de dire certaines choses”, poursuit cette source. Preuve qu’un potentiel effet boomerang n’est pas à négliger, l’ingérence annoncée par Damien Rieu, fondateur de Génération Identitaire et ex-candidat RN aux élections départementales.

Objectif pour cette figure de l’extrême droite: favoriser le vote Rousseau pour que les Verts se retrouvent à faire campagne derrière la candidate la plus radicale. “Sandrine Rousseau est la seule candidate écologiste qui ne se déguise pas. Contrairement aux autres candidats, elle ne porte pas de cravate pour cacher son côté ‘khmer vert’. Elle va jusqu’au bout de son idéologie écologiste et si elle gagne, on verra le vrai visage d’EELV”, a justifié l’intéressé auprès de BFMTV, appelant les siens à s’inscrire à la primaire et à voter pour l’écoféministe.

Si cette tentative de parasitage a peu de chances de faire réellement bouger les lignes, elle souligne que le positionnement de la candidate peut également poser des difficultés à la formation écologiste. Comme lorsque ses équipes ont offert le spectacle de la division, lors de la vraie-fausse bousculade avec les équipes d’Éric Piolle. Un épisode qui est venu gâcher les universités d’été du parti de Julien Bayou, lequel a lui-même enquêté pour savoir ce qu’il s’était réellement passé entre les deux. Cette fois, la compétition interne avait frôlé le “bad buzz”. Ce qui, sur le plan électoral, est rarement porteur. 

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Sur cette photo ci-dessus, on reconnaîtra aisément Mme. Sandra Regol de dos, puis, juste à côté, Mr. Eric Dupont Moretti, à droite, le jeune Julien Bayou, et juste à côté de celui-ci, la députée, Mme. Esther Benbassa.

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Photo ci-dessus de l’adoubement de Julien Bayou par Yannick Jadot.

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Photo ci-dessus de Yannick Jadot et avec à côté Julien Bayou.

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Photo ci-dessus de Julien Bayou en conversation avec un intéressé du mouvement des vertes d’E.E.L.V.

 (de la « déconsidération » totale dans le regard et dans l’expression..)

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Photo ci-dessus de Julien Bayou en vélo et Yannick Jadot à côté et à pied lors d’une manifestation pour le climat et contre le réchauffement climatique.

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Photo ci-dessus de Julien Bayou en masque vert « écolo » lors de la manifestation.

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Photo ci-dessus de Sandra Regol.

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Photo ci-dessus de Sandra Regol avec à ses côtés, la députée, Mme.  Esther Benbassa.

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Photo ci-dessus de Julien Bayou à l’extrême gauche et de Sandra Regol à l’extrême droite lors d’un déplacement auprès d’une commune.

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Photo ci-dessus de Sandra Regol en compagnie d’une amie militante et adhérente.

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Photo ci-dessus de la députée Mme. Esther Benbassa en compagnie de Sandra Regol.

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Photo ci-dessus, tout à gauche Sandra Regol, puis Yannick Jadot et avec Michèle Rivasi(à l’époque concurrente de Yannick Jadot pour les primaires de 2016), et à droite Julien Bayou.

Avec Yannick Jadot – les combats écolos de Lambert Wilson..

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(On dit toujours : « On cherche des alliances partout et des supports, l’argent n’a pas d’odeur.. »..)

Sonia Mabrouk mouche Sandrine Rousseau, candidate à la présidentielle, en direct sur Europe 1

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Ambiance sur les ondes d'Europe 1. Ce mercredi 1er septembre, Sonia Mabrouk a froidement mouché Sandrine Rousseau en direct. 

À la tête de l'interview politique sur les ondes d'Europe 1Sonia Mabrouk a accueilli Sandrine Rousseau dans son émission, diffusée dans la matinée de ce mercredi 1er septembre. L'occasion pour celle-ci d'évoquer sa course à l'Élysée. Car, en effet, l'économiste est candidate à la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle qui se déroulera en 2022. Elle a aussi glissé de nombreuses confidences à la présentatrice sur ses convictions ou encore sa vision du féminisme. Mais l'interview s'est achevée sur une note glaciale.

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NO COMMENT !..

En conclusion

Que penser, que dire là-dessus, sinon..RIEN..rien qui ne vaille une forme d’intérêt réel, au regard de l’ensemble de la société Française comme de l’ensemble des Françaises et des Français souvent pris faussement en otage pour des idées idéologistes de certains ou de groupuscules sans réelles motivations comme idées et sujets « concrets » pour l’ensemble de la société au XXI è siècle, c’est peu dire !!!..