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SAMUEL PATY ..Un an déjà..Ne jamais oublier !

 

Un an après..Rien n’a changé !

 

Samuel Paty : sa décapitation "n'a rien changé à l'attitude de l'Education nationale" !

 

L’Etat n’a toujours pas pris la mesure et les dangers qui guettent notre pays et la France entière !..

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L’Education Nationale n’a rien fait et toujours rien entrepris dans ce sens !

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Notre pays est en danger !

 

Nos Libertés remises en question..

 

La Liberté d’expression remise en cause..

 

La Laïcité attaquée de toute part !

 

 

De la part du Gouvernement

 

COMMÉMORER

L’ASSASSINAT DE SAMUEL

PATY ET RAPPELER LES

MISSIONS DE L’ÉCOLE

 

Jean-Michel Blanquer

 

Jean-Michel Blanquer s’est adressé le 6 octobre aux recteurs et rectrices d’académie afin de rappeler toute l’importance de la commémoration de l’assassinat de Samuel Paty dans les écoles et les établissements. Il a précisé les contours de ce temps qui se déroulera le 15 octobre, et il a rappelé la mise à disposition de ressources pédagogiques pour aider les professeurs à organiser une séquence adaptée à leurs élèves.

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Commémorer l’assassinat de Samuel Paty et rappeler les missions de l’École

Il y a un an, le 16 octobre 2020, le professeur Samuel Paty était assassiné aux abords de son collège, victime du terrorisme islamiste. La commémoration de cet évènement tragique doit, pour l’École de la République, être à la hauteur à la fois du traumatisme subi et des principes et valeurs qui ont été attaqués à travers cet assassinat.

L’École a en effet pour mission de former des individus libres, égaux et fraternels. Le terrorisme et son terreau en sont l’exact inverse. C’est pour cette raison que l’École est le premier antidote face à ce fléau contemporain parce qu’elle permet de forger l’esprit critique des élèves. 

Le rôle de Samuel Paty, comme de tout professeur, était d’accompagner chaque élève vers les progrès de la connaissance et de la conscience, en confrontant les faits, les opinions, les analyses. Il a été assassiné dans l’exercice de cette mission essentielle.

C’est pourquoi je souhaite que, dans chaque école et chaque établissement scolaire, un hommage soit rendu à Samuel Paty à la fois par les personnels et par les élèves. Les écoles et établissements pourront organiser un temps de recueillement en mémoire de Samuel Paty, et consacrer une heure de cours du vendredi 15 octobre 2021 à un temps d’échanges, dont le contenu sera laissé au choix des équipes en fonction de leurs situations respectives et en tenant compte notamment de l’âge des élèves.
                            
En articulation avec le travail mené par les professeurs tout au long de l’année, ce temps pourra notamment prendre la forme, à partir du cycle 3, d’une séquence spécifique sur la construction de l’esprit critique ainsi que sur le métier de professeur, son rôle et sa légitimité.

L’objectif est, autour de la figure du professeur, de favoriser la prise de conscience de ce qu’est l’esprit critique, l’importance de la démarche scientifique, fondée sur les faits et leur observation, la façon dont la confrontation des faits, des représentations et des idées permet de se forger un avis éclairé sur les sujets les plus sensibles.

Il s’agit donc également de penser ensemble le rôle et la place du professeur, auprès de ses élèves mais aussi au sein de la société française. Il s’agit enfin de transmettre aux élèves l’idée que le professeur incarne l’institution scolaire, et que son autorité doit, à ce titre, être pleinement respectée.

Des ressources pédagogiques sont mises en ligne sur le site éduscol pour aider les professeurs à concevoir une séquence adaptée à l’âge de leurs élèves.

Jean-Michel Blanquer
Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports

 

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Commémorations et hommages dans les écoles et les établissements scolaires

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Personnels et élèves des écoles, collèges et lycées rendent hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, assassiné pour avoir enseigné et défendu les valeurs de la République dont la liberté d’expression. Un temps de recueillement est organisé, suivi d'un temps d’échange destiné à évoquer la place du professeur au sein de la société et à favoriser la prise de conscience de ce qu’est l’esprit critique et les moyens de se forger un avis éclairé sur les sujets les plus sensibles.

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Crédits photos : Philippe Devernay et comptes Twitter des académies

 

Ce ne sont pas les Parvis baptisés au nom de Samuel Paty qui vont changer grand-chose !

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Ce ne sont pas les places..baptisées au nom de Samuel Paty qui vont changer grand-chose !

 

Ce ne sont pas les jardins baptisés au nom de Samuel Paty qui vont changer grand-chose !

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Rien ne changera si les esprits ne changent pas !..

 

Rien ne changera surtout si l’Etat ne fait rien !

 

Rien ne changera surtout si l’Education Nationale elle-même ne change pas !

 

Des commémorations se préparent en France pour les un an de la mort de Samuel Paty, cet enseignant d'histoire-géographie assassiné près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Invité d'Europe Matin lundi, David di Nota, romancier, est revenu sur sa contre-enquête à ce sujet, J'ai exécuté un chien de l'enfer.

 

Presque un an après l'assassinat de Samuel Paty, le ministère de l'Education nationale a invité les établissements scolaires à rendre hommage au professeur d'histoire-géographie le 15 octobre prochain. Alors que les commémorations sont en pleine préparation, David di Nota, romancier et docteur en sciences politiques, était l'invité de Sonia Mabrouk lundi dans Europe Matin. Il est revenu sur son ouvrage J'ai exécuté un chien de l'enfer, aux éditions du Cherche Midi, une contre-enquête sur cet attentat qui a marqué la France.

 

Du côté de Sciences Po.

 

SciencesPo

CENTRE D’HISTOIRE

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Rassemblement S. Paty 18/10/20 Photo : Jeanne Menjoulet. Sur Flickr. (CC BY 2.0

 

MERCREDI 20 OCTOBRE 2021 
15H00-19H00

Amphithéâtre Jean Moulin, 13 rue de l'Université, Paris 7e

Demi-journée animée par Christophe CAPUANO (Univ. de Grenoble) et Benoît FALAIZE (Sciences Po, CHSP)

 

Le CHSP et le séminaire sur l’enseignement scolaire de l’histoire organisent une demi-journée d’étude dédiée à Samuel Paty, en mettant en perspective l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste et le drame qui a bouleversé sa famille ainsi que l’ensemble de la communauté des professeurs. Pour cela, cette demi-journée qui se tiendra le 20 octobre 2021 aura pour objectif de réfléchir aux implications de cette tragédie sur l’enseignement de l’histoire et la place de l’enseignant dans notre société, mais aussi sur le rôle de la pensée critique dans la classe d’histoire, du primaire au secondaire. Elle aura pour objet de réflexion la liberté d’expression, la notion de caricature et la laïcité. Au-delà même de l’hommage d’une corporation pour un des siens, la demi-journée visera, fidèle à l’exigence de recherche du CHSP et aux objectifs de son séminaire dédié à l’analyse politique et didactique de l’enseignement de l’histoire, à faire partager les problématiques d’un enseignement soumis à de multiples contraintes éthiques, politiques et à des enjeux sociétaux particulièrement sensibles.

 

Les faits et rouages de cette sale affaire et monstrueuse machination..

Assassinat de Samuel Paty : Priscilla, alias «Cicatrice sucrée», dernier rouage de l’engrenage mis au jour par l’enquête..

Un an après l’attentat de Conflans-Saint-Honorine, l’enquête a permis de reconstituer la chaîne criminelle ayant conduit le terroriste à cibler l’enseignant. Dernier maillon : une jeune radicalisée, mise en examen cet été, soupçonnée d’avoir informé le tueur et de l’avoir galvanisé.

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Des hommages seront organisés ce vendredi à la mémoire de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné près du collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020. AFP/Samuel Boivin

Au commencement, il y a le mensonge d’une collégienne dissipée de 13 ans. À l’arrivée, l’assassinat d’un professeur d’histoire-géographie, tué et décapité en pleine rue par un terroriste islamiste de 18 ans. Entre les deux, des messages et des vidéos d’indignation et de dénonciation, flirtant avec l’incitation à la haine et relayés sur les réseaux sociaux. Sur le plan factuel, on peut résumer ainsi l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), perpétré il y a un an par le jeune réfugié tchétchèneAbdoullakh Anzorov. L’affaire est naturellement plus complexe mais le lien de causalité, aussi effroyable soit-il, entre le mensonge initial et la fin atroce de Samuel Paty est le fil rouge de l’enquête sur cet attentat qui a épouvanté tout un pays.

En prétendant avoir été stigmatisée en tant que musulmane et obligée de regarder une caricature obscène du prophète tirée de Charlie Hebdo pendant un cours sur la liberté d’expression et de la presse dispensé par Samuel Paty, cette élève de 4e a déclenché — malgré elle — une réaction en chaîne qui a abouti au lâche assassinat de l’enseignant de 47 ans. La collégienne a inventé cette histoire pour « couvrir » son exclusion de deux jours de l’établissement sans rapport aucun avec le cours controversé. Elle a réussi à convaincre son père dont les vidéos, partagées sur les réseaux sociaux, ont amplement nourri cet engrenage infernal.

Quinze mis en examen

Un an après, l’enquête cherche à déterminer qui a participé à cette mécanique funeste. Quinze personnes ont été mises en examen, donc sept placées en détention provisoire. À commencer parBrahim Chnina, le père de la jeune adolescente poursuivi pour « complicité d’assassinat terroriste », tout comme l’activisteAbdelhakim Sefrioui, mais aussi six collégiens qui ont aidé, contre de l’argent, à désigner Samuel Paty au terroriste, placés, eux, sous contrôle judiciaire.

Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) ont récemment identifié un maillon manquant de cette chaîne : il s’agit d’une internaute de 33 ans, une convertie en lien avec des individus connus de la mouvance islamiste radicale. Cette quinzième mise en examen est soupçonnée d’avoir révélé à Anzorov l’existence de la polémique de Conflans autour du cours de Samuel Paty. Et même de l’avoir galvanisé.

Originaire de l’Essonne, Priscilla M. a été interpellée le 22 juin à Nîmes (Gard) où cette mère de jumeaux de 10 ans s’est installée en février 2017. Les enquêteurs ont fini par remonter à elle en acquérant la certitude qu’elle se cachait entre autres derrière le compte Twitter « cicatrice sucrée ». « Cicatrice » comme la « douleur de la prison », expliquera en garde à vue Priscilla M. qui a épousé religieusement par téléphone Sami Gharouz, un détenu condamné à 14 ans de réclusion pour un projet d’attentat à Marseille. « Sucrée », comme la « douceur de leurs liens », toujours selon cette femme qui compte dans son entourage la mère de Foued Mohamed-Aggad, l’un des kamikazes du Bataclan.

« Blessée » par les caricatures de Charlie Hebdo

En dehors des livres sur l’islam et la philosophie, cette femme intelligente, qui vit des minima sociaux après avoir un temps vendu des vêtements islamiques sur Facebook et Instagram, a un goût certain — du moins jusqu’à l’attentat — pour les réseaux sociaux. « Je suis plutôt modérateur mais dès fois je participe à des échanges polémiques », admet-elle face aux policiers. Les traces qu’elle a laissées sur le Net le confirment.

Le 1er septembre 2020, Priscilla alias « Cicatrice sucrée » retweete l’information selon laquelle Charlie Hebdo souhaite republier les caricatures du prophète à l’occasion de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015. « Apparemment Charlie Hebdo en redemande », commente-t-elle. Aujourd’hui, elle soutient que c’était juste pour souligner que c’était dangereux. Aux policiers qui lui demandent ce qu’elle pense des caricatures, la jeune femme répond : « Je me sens blessée (…) Je trouve cela très offensant. Après c’est la liberté d’expression et ils sont libres de le faire. »

Sans surprise, Priscilla M. s’est intéressée en octobre 2020 à « l’affaire » du collège de Conflans où une offense aurait été faite à des élèves de confession musulmane. Selon les investigations, elle a contacté le père de la collégienne juste après la diffusion de sa vidéo stigmatisant Samuel Paty et le collège du Bois d’Aulne. Un appel de sept secondes mais au cours duquel Brahim Chnina n’aurait pas décroché. La jeune femme a ensuite « retweeté » sur son compte la première vidéo haineuse du père de famille sur son compte. Pourquoi ? « Ce que disait le papa m’avait touchée, le fait que sa fille était victime d’une discrimination. J’ai voulu l’aider… », justifie-t-elle en garde à vue.

Elle échange avec Anzorov

Or, dans cette vidéo, Brahim Chnina livre des informations précises permettant d’identifier Samuel Paty et de le localiser en donnant le nom de l’enseignant et l’adresse du collège. Surtout, parmi les abonnés à la chaîne de Priscilla M. figure de nombreux radicalisés dont « Al Ansar tchétchène 270 », alias Abdoullakh Anzorov. Plus grave, l’enquête montre que la jeune femme a ensuite communiqué de façon discrète avec le futur tueur par messages privés. Ayant découvert la vidéo, le jeune djihadiste est venu lui demander des informations complémentaires sur sa future proie.

« Effectivement le terroriste m’a contactée sur Twitter et à ce moment-là je ne savais pas qui c’était », se défend la jeune femme en audition. Elle décrit le Anzorov de l’époque comme « agacé » et « indigné ». « À aucun moment cette personne ne m’a montré une mauvaise intention ou une volonté d’être violent », assure-t-elle néanmoins.

La convertie a en tout cas échangé avec ce « parfait inconnu » en mode privé du 9 au 13 octobre. Le 10 octobre, ils évoquent un précédent en 2015 à Mulhouse « exactement la même chose en 4e comme cette fois. » A l’époque, un professeur de Mulhouse avait été suspendu pour avoir montré une caricature du prophète nu à ses élèves et tenu des propos agressifs au lendemain de la tuerie à Charlie Hebdo. « On dirait un plan de l’état MDR », commente Anzorov avec des accents complotistes. Mais le jeune Normand s’intéresse surtout aux sanctions potentielles contre le professeur. « Non, aucune sanction », l’informe Priscilla M., le 13 octobre. « Maintenant les choses sont très claires plus de prétexte ou d’excuse ils veulent vraiment éradiquer la foi du cœur des gens », écrit-elle à Anzorov, qui approuve et ajoute de façon énigmatique : « Ils n’y arriveront pas, si seulement ils savaient ».

« Ce sont les réseaux sociaux le problème »

À la lumière de ces messages, les enquêteurs soupçonnent Priscilla M. d’avoir présenté au terroriste l’impunité du professeur comme l’illustration de la non-sanction du blasphème, sa banalisation dans l’éducation des enfants à l’école, et la volonté nationale d’éradiquer la foi chez les musulmans. La justice considère cela comme un appel à la haine. « Comment expliquez-vous que concomitamment à vos conversations avec Anzorov sur Twitter, celui-ci commence à faire des recherches Internet sur le collège du Bois d’Aulne ? » lui fait remarquer un enquêteur. Réponse de la jeune radicalisée : « Ce n’est pas moi qui lui ai dit de faire des recherches. Si lui a fait quelque chose derrière je n’y peux rien. »

Enfin, dans les éléments étayant sa mise en examen pour « association de malfaiteur terroriste », il y a la suppression de son compte Twitter à la réception de la photo de revendication de l’attentat et la menace d’un internaute de la signaler à la plate-forme policière Pharos. « Quand j’ai vu la photo de la victime (…) j’étais horrifiée et en panique (…) J’ai pris peur parce que je me suis aperçue que j’avais eu un échange avec cette personne », explique la jeune femme devant le juge antiterroriste, le 25 juin

Plus tôt en garde à vue, Priscilla M. avait assuré qu’en « publiant la vidéo elle ne pensait pas faire du professeur une cible » et qu’elle ne « voulait pas attiser la colère » du terroriste. Interrogée sur d’éventuels regrets, elle a indiqué aux policiers ne pas se sentir « impliquée », ajoutant même que « ce sont les réseaux sociaux le problème ». Priscilla M., dont l’avocate Me Morgane Le Hir n’a pas répondu à nos sollicitations, a été placée sous contrôle judiciaire.

 

Bien après cet assassinat lâche et horrible rien n’excuse ce geste immonde !

 

Assassinat de Samuel Paty : les lourds regrets du père de famille, de l’ado et du militant islamiste..

Entendus par le juge d’instruction ces derniers mois, Brahim Chnina, sa fille et Abdelhakim Sefrioui ont longuement détaillé l’engrenage qui les a conduits à livrer l’enseignant à la vindicte sur les réseaux sociaux.

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«J’ai senti qu’il y avait un problème de discrimination, ma fille exclue, le prophète offensé, ça m’a fait quelque chose», se remémore Brahim Chnina, après avoir entendu la collégienne dénoncer son professeur, Samuel Paty. DR

C’est le principal rouage de l’engrenage fatal à Samuel Paty.Brahim Chnina le sait. S’il n’avait pas tourné cette vidéo dans laquelle il dénonce de façon plus que vindicative une histoire de stigmatisation d’élèves musulmans inventée de toutes pièces par sa fille, l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine n’aurait pas été assassiné. « Je regrette d’avoir donné le nom de M. Paty et d’avoir mis le collège. Je regrette vraiment. Je ne vous dis pas ça pour raccourcir la prison », a confié le père de famille au juge d’instruction, le 9 juin.

Cet aide à domicile de 49 ans, mis en examen pour « complicité d’assassinat » et incarcéré, assure que « [sa] vie n’a plus de sens », mais sans s’apitoyer sur son sort. Lors de cette audition, Brahim Chnina va assumer ses actes, tout en formulant des regrets aux accents a priori sincères sur la mort atroce du professeur d’histoire, décapité le 16 octobre 2020 par le terroriste Abdoullakh Anzorov.

Il souhaite « la vérité »

« Avant de rentrer dans les détails, je tiens à représenter mes condoléances et mes hommages à M. Paty et à sa famille », déclare le suspect dès la première question du juge. « Je n’ai pas passé une nuit sans penser à M. Paty (…). Ce n’est pas la vérité que je souhaite vous dire, mais toute la vérité », embraye le père de la collégienne, qui raconte comment il en est venu à faire ces vidéos, dont une très proche de l’incitation à la haine avec Abdelhakim Sefrioui, ce militant islamiste qui se présente alors comme membre du bureau du conseil des imams de France et qui représente à ses yeux « une certaine autorité ».

 

Samuel Paty avait été lâchement abandonné par sa hiérarchie !

Samuel Paty avait même été critiqué par la directrice du collège où il enseignait !

(Elle avait même rédigé un document pour le sanctionner..)

 

Tout a basculé sans raison..

 

Comment un simple cours d’éducation morale et civique dans un établissement calme des Yvelines a-t-il pu conduire à un attentat, onze jours plus tard, visant Samuel Paty ?

  • Le 16 octobre 2020, Samuel Paty était décapité par un jeune Tchétchène de 18 ans à la sortie du collège dans lequel il enseignait, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
  • Contrairement à la majorité des attentats perpétrés ces dernières années, le djihadiste n’a pas semé la mort au hasard et avait bel et bien ciblé sa victime… qu’il ne connaissait pourtant pas.
  • Seize personnes sont mises en examen dans ce dossier, principalement pour « complicité » ou « association de malfaiteurs terroriste ». Parmi elles, sept mineurs.

 

C’était un cours classique. Banal, presque. Comme Samuel Paty en a dispensé des dizaines pendant sa carrière. Un cours d’éducation morale et civique sur la liberté d’expression qui deviendra le prétexte à un déchaînement de haine et conduira, onze jours plus tard, le 16 octobre 2020, à la décapitation de ce professeur d’histoire. Comment cet enseignement, dispensé dans un établissement de Conflans-Sainte-Honorine, bourgade jusque-là sans histoire des Yvelines, a-t-il pris une telle dimension tragique ? Pourquoi Abdullakh Anzorov, un Tchétchène de 18 ans arrivé en France à l’âge de six ans, s’en est-il pris à Samuel Paty, dont il ignorait l’existence quelques jours plus tôt ?

Un an après l’attaque, les enquêteurs s’attachent à reconstituer le scénario du drame, l’engrenage tragique qui s’est mis en place au cours de la semaine et demie qui s’est écoulée entre le cours et l’assassinat, ainsi que les complicités, parfois fortuites, dont a bénéficié le terroriste. Quinze personnes, dont sept mineurs, ont été mises en examen dans ce dossier. « L’enquête a rapidement progressé, c’est sûr, mais elle est loin d’être terminée, confie une source proche du dossier. Dans une enquête comme celle-ci, on doit ouvrir chaque porte, identifier toutes les personnes qui ont pu apporter un soutien, celles qui lui ont mis des idées dans la tête, qui ont pu être au courant de certaines choses. Le risque, sinon, c’est que d’autres puissent être tentés de prendre la suite. »

Une polémique qui dépasse rapidement la sphère locale

Retour le 5 octobre 2020. Ce jour-là, Samuel Paty dispense son cours sur la liberté d’expression pendant lequel il présente quelques caricatures de Mahomet, parues initialement dans un journal danois et republiées par Charlie Hebdo en 2006. Pour ne pas choquer les élèves musulmans, il propose à ces derniers de fermer les yeux, de détourner le regard ou de sortir quelques instants. L’heure se passe sans difficulté, mais deux jours plus tard, l’enseignant est pris à partie sur les réseaux sociaux par Brahim Chnina, le père d’une élève. Il affirme que sa fille a été exclue pour avoir refusé de sortir de la classe, et accuse Samuel Paty d’islamophobie. S’il n’appelle pas à la violence, il donne le nom du professeur et celui de l’établissement scolaire. Deux autres vidéos suivront, dont l’une faite avec Abdelhakim Sefrioui, militant fiché S pour sa radicalisation.

L’histoire décrite par les deux hommes est pourtant loin de la réalité. Ce jour-là, la collégienne en question est absente, exclue pour des problèmes de comportement. « Ce qui est troublant, c’est qu’elle a longtemps réitéré son mensonge avant d’avouer que son renvoi n’avait rien à voir avec ce cours », souligne l’une des avocates de la famille Paty, Me Virginie Le Roy, rappelant que la mère de l’adolescente – séparée du père – avait signé le mot l’informant de son renvoi.

Les propos ont beau être mensongers, la vidéo circule à vitesse grand V sur les réseaux sociaux. Le 9 octobre, c’est une jeune trentenaire radicalisée vivant dans la région nîmoise qui la poste sur Twitter sous son pseudo « Cicatrice sucrée ». Anzorov la contacte quelques heures plus tard par message privé, l’interroge sur la véracité des faits… et commence à faire des recherches sur cette affaire. Cette mère de deux enfants, interpellée en juin, a été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste ».

L’engrenage des réseaux sociaux

Le jour même, le terroriste contacte Brahim Chnina. La procédure a permis d’exhumer plusieurs contacts écrits et téléphoniques – dont on ignore cependant la teneur – entre le terroriste et le parent d’élève. Ces échanges prendront fin le 13 octobre… soit trois jours avant l’attentat. Poursuivi pour « complicité », ce dernier a affirmé qu’il ignorait les intentions du terroriste.

Le cas d’Abdelhakim Sefrioui est différent. Les investigations n’ont pas permis de prouver que le terroriste avait visionné sa vidéo ni qu’il avait eu un lien avec lui. Dès lors peut-on parler de complicité ? Avant l’été, ce militant radical a vu sa mise en examen pour « complicité » confirmée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel. Son avocate, Me Elise Arfi, entend désormais se pourvoir devant la Cour de cassation.

Peu à peu, le piège se referme sur l’enseignant. Trois jours avant l’attaque, Anzorov se rend à Rouen avec Azim E., 19 ans, un ami d’Evreux où il réside, pour acheter le couteau qui servira à commettre le crime. Le lendemain, un autre proche, Naïm B., 18 ans, l’accompagne acheter deux airsofts. C’est lui également qui le déposera devant l’établissement, quelques heures avant l’assassinat de Samuel Paty.

Le cercle des « collégiens »

Oui, mais voilà. Le terroriste n’a aucune idée de l’apparence physique de Samuel Paty. C’est là qu’intervient un dernier cercle des complicités, celui des « collégiens ». A peine arrivé devant l’établissement, vers 14 heures, Anzorov aborde un élève, M., lui propose 300 à 350 euros pour qu’il désigne l’enseignant. Rapidement rejoints par cinq copains – deux autres tenteront de les en dissuader – ils resteront près de trois heures avec le terroriste, se séparant un moment en deux groupes pour échapper à une ronde de la police municipale. Invariablement, lors de ses auditions, M. a nié avoir eu connaissance de son projet, confiant avoir été attiré par cette promesse d’argent facile. Il reconnaît néanmoins qu’Anzorov leur a confié qu’il voulait filmer l’enseignant demandant pardon aux musulmans après avoir « sali » leur image.

« Evidemment que la présence dans ce type d’enquête de mineurs aussi jeunes est très choquante, note Me Virigine Le Roy. Mais il ne faut pas oublier que certains, parmi eux, savaient que Samuel Paty se ferait au minimum filmer en train d’être molesté. » Jusqu’à ce 16 octobre, aucun de ces cinq ados n’avait fait parler d’eux, si ce n’est pour certains, pour quelques problèmes de discipline. Mis en examen pour complicité, tous poursuivent leur scolarité dans d’autres établissements en attendant de savoir si, à l’issue de l’instruction, ils seront renvoyés devant la cour d’assises des mineurs. Compte tenu de leur âge, ils encourent vingt ans de réclusion criminelle.

 

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Samuel Paty ne nous aura pas quitté pour rien.

 

Sa mémoire comme sa présence resteront longtemps gravés en nous et dans nos esprits comme dans nos cœurs !

 

One World..One Love..One Life.....

 

One

https://www.youtube.com/watch?v=ftjEcrrf7r0

U2 - One (Official Music Video)