L’ère préindustrielle en France..La seconde révolution industrielle..
La Seconde Révolution industrielle est une période historique située entre la seconde moitié du Modèle:19e siècle et le début duModèle:20e siècle (1870-1913) où l'Europe, les États-Unis et le Japon connurent un important développement de l'automobile et de la chimie grâce à l'utilisation axée du pétrole et de l'électricité. La Seconde Révolution industrielle est caractérisée par l’essor de l’électricité, du pétrole, de la mécanique et de la chimie.
Cette période est marquée par des grandes innovations qui vont permettent la croissance économique des pays et des gains de productivité très importants. Le développement de la production mécanique d’électricité, du moteur à explosion utilisant le pétrole, de l’industrie chimique, de moyens de communication, de moyens de transport ou les bateaux à vapeur permirent une modernisation et un développement économique des pays.
Ces moyens de communications et de transports de la Seconde Révolution industrielle permettent la création d'échanges internationaux et l’entrée dans un nouvel épisode de mondialisation qui s’achève en 1914. La Seconde Révolution industrielle eu lieu un siècle après la première Révolution industrielle. C'est la plus grande révolution industrielle de l'histoire.
La seconde Révolution industrielle permit de grands progrès techniques, la naissance des grandes entreprises aux États-Unis, le début de la mondialisation, et un développement commerciale (principalement international), financier et humain (migrations humaines).
Elle démarre dans les années 1870 avec l'invention de machines produisant de l'électricité, du téléphone et du moteur à explosion. Progressivement, l’économie va se structurer autour de grandes firmes industrielles, appliquant l'Organisation Scientifique du Travail (OST) ou taylorisme et du travail à la chaine, rendant productifs les ouvriers non qualifiés provenant de l'exode rural ou de l'immigration. Cette révolution industrielle s'accompagne d'un rétrécissement des inégalités dans les pays industrialisés et d'un élèvement progressif du niveau de vie des ouvriers. Elle prit fin en 1913.
1880 – 1914
En Europe et aux États-Unis, avec des innovations comme l'utilisation de l'électricité et du pétrole, l'industrie chimique, les chemins de fer et bateaux à vapeur etc.
La seconde moitié du 19e siècle et le début du 20e siècle voient le développement d'innovations successives qui autorisent des gains de productivité importants.
Il s'agit notamment de la production mécanique d'électricité et du moteur à explosion utilisant le pétrole, de l'industrie chimique, de moyens de communication comme le télégraphe puis le téléphone, de moyens de transport comme les chemins de fer ou les bateaux à vapeur. Ces moyens de communication et de transport favorisent les échanges internationaux et l'entrée dans un nouvel épisode de mondialisation qui s'interrompt en 1914.
Cette période est marquée également par l'émergence de nouvelles puissances économiques comme les États-Unis, l'Allemagne ou le Japon (ère Meiji).
La deuxième révolution industrielle
La deuxième révolution industrielle repose sur l'utilisation de nouvelles sources d'énergie : l'électricité (dont l'usage commence à se répandre dans les années 1880), le gaz et le pétrole (dont l'utilisation est rendue possible par la mise au point du moteur à explosion à la fin du xixe siècle).
L'acier l'emporte sur le fer, tandis que se développe la chimie de synthèse, productrice de colorants, de textiles artificiels et d'engrais. De nouvelles inventions transforment la vie quotidienne (→ bicyclette, téléphone, lampe à incandescence d'Edison). Puis l'automobile et l'avion révolutionnent les moyens de transport au début du xxe siècle.
Cette deuxième révolution industrielle est marquée par la concentration des entreprises et par l'accroissement du rôle joué par la recherche et les capitaux. Elle coïncide également avec l'impérialisme colonial. Parallèlement, cette période correspond à la confirmation de la « grande usine » comme modèle d'organisation productive, à l'approfondissement de la division du travail et au tournant taylorien des sociétés occidentales aux alentours de la Première Guerre mondiale.
L'électricité, au terme d'un long processus de découvertes scientifiques (pile de Volta en 1800, lois d'Ampère et de Faraday dans les années 1820) et d'inventions d'autodidactes (dynamo de Gramme, 1871; lampe d'Edison, 1879), devient la base d'un nouveau système technique affectant aussi bien la vie quotidienne que les données du travail industriel. Les premiers réseaux d'éclairage public (à partir de 1880 aux États-Unis) et de distribution font de la « fée électricité » le symbole de toute une époque, célébré par les expositions universelles de la fin du siècle.
Les retombées industrielles de l'électricité se révèlent plus importantes encore, après que sont résolus les problèmes de transport du courant (mise au point du transformateur vers 1890 ; premières lignes à hautetension en 1908) : le lien entre gisements énergétiques et localisations industrielles se distend définitivement.
L'innovation clé est le moteur électrique, mis au point vers 1880 : commode et réversible (c'est-à-dire capable de produire de l'énergie mécanique à partir d'une alimentation électrique, et inversement), il ouvre la possibilité d'une alimentation individuelle de chaque machine en fonction dans une usine, là où tout était relié, auparavant, à la machine à vapeur centrale par un système de transmission complexe (engrenages, poulies, courroies) et coûteux (pertes par frottements).
Photo portrait de George Westinghouse.
Outre les économies de matériel et le gain en sécurité, l'électricité donne une liberté nouvelle pour rationaliser l'organisation spatiale des usines de façon strictement conforme à la succession des étapes de la fabrication. Autrement dit, la taylorisation du travail et les chaînes de montage – apparues en Amérique dès les années 1910 – sont en grande partie filles de l'électricité.
Cette vague d'innovations est financée, la plupart du temps, par l'initiative privée, de grandes firmes allemandes et américaines, commeSiemens ou Westinghouse, exploitant à leur profit une intense compétition entre les inventeurs, et aussi, de plus en plus, entre des équipes de chercheurs mobilisés sur des objectifs précis. Elle est étroitement liée, via les transports urbains (tramways adoptés un peu partout dans les années 1890) et l'éclairage, au mouvement d'urbanisation et à la demande qu'il entretient, particulièrement en Amérique du Nord. On a donc bien affaire à la fondation d'un système technique global, à propos de quoi il convient de souligner les décalages nationaux – la France, par exemple, fait preuve d'un certain retard, l'électrification des campagnes et les grands programmes de barrages datant seulement des années 1920 et 1930.
Le pétrole
Le pétrole, avant de provoquer une véritable révolution des transports, est d'abord raffiné (vers le milieu duxixe siècle aux États-Unis) pour l'huile d'éclairage, puis pour ses autres dérivés (goudrons, solvants, essence). À une phase où l'extraction est extrêmement dispersée succède, à la fin du siècle, une intégration en amont au profit des grandes entreprises de raffinage, telle la Standard Oil of New Jersey. Au tournant du xxe siècle, ces sociétés ont la surface financière suffisante pour lancer les premières campagnes de prospection au Moyen-Orient, qui vont contribuer à la première internationalisation de l'économie pétrolière.
La dynamique de l'innovation, dans le dernier quart du xixe s.siècle, touche d'abord les anciens secteurs et en premier lieu la sidérurgie, à la fin des années 1870 (convertisseur Bessemer, accélérant la décarburation de la fonte, qui remplace peu à peu le puddlage ; procédé Thomas-Gilchrist de déphosphorisation du fer) ; le résultat le plus sensible est la diminution considérable du prix de revient des aciers (de 100 à 12 dollars la tonne chezCarnegie, de 1870 à 1900), tandis que les progrès de la métallographie engagent la sidérurgie dans l'ère des alliages (au tungstène ou au chrome, expérimentés dès les années 1860) et des aciers spéciaux, grâce aux applications de l'électricité (fours à arc, électrolyse).
Photo ci-dessus d'un four électrique.
Exposition universelle
Bref, tout concourt à alimenter une demande à la fois plus abondante et plus variée à mesure que s'élargissent les débouchés de la métallurgie : bâtiment, avec l'essor de la construction en hauteur aux États-Unis (premiers gratte-ciel à infrastructure métallique à partir de 1890), construction navale (la marine à vapeur prend définitivement le pas sur les clippers – déjà construits en grande partie en fer – au milieu des années 1880), bientôt automobile (années 1900) et aéronautique (pendant et après la guerre de 1914-1918).
Photo ci-dessus d'Ernest Solvay.
Les domaines d'application de cette industrie s'étendent démesurément dans le dernier quart du xixe siècle, avant même qu'elle n'entre dans l'ère du pétrole. La mise au point de procédés nouveaux multiplie les capacités de production de la chimie de base (acides sulfurique et nitrique, soude Solvay, ammoniac) et ses débouchés possibles : engrais azotés, explosifs (avec un boom décisif en 1914-1918), consommations intermédiaires industrielles, etc.
Photo ci-dessus tableau représentant l'usine BASF ( déjà !).
Cependant, la chimie organique s'affirme comme une branche de première importance : les colorants dérivés du benzène sont mis au point expérimentalement vers 1850-1860 ; des firmes comme BASFlancent ensuite de grands programmes de recherches sur les couleurs de synthèse (notamment la couleur indigo, mise sur le marché en 1897) et, mettant fin à la dépendance du secteur textile par rapport aux plantes tinctoriales, s'ouvrent d'immenses débouchés. Les matières plastiques connaissent un premier développement – surtout comme substituts à des matériaux en situation de pénurie – avant de trouver leur usage propre (ainsi le Celluloïd, inventé en 1870, avec l'industrie de la photo et du cinéma, ou la Bakélite).
L’automobile : Ford et le taylorisme
Automobile Serpollet disputant la Coupe Rotschild, en 1903.
Après la mise au point du moteur à explosion à quatre temps par les ingénieurs allemands Otto et Daimler(entre 1865 et 1885) et son application à l'automobile, plusieurs améliorations technologiques viennent compléter la fiabilité et le confort de la voiture à essence : pneumatiques à chambre à air (entre 1900 et 1920), système de freinage, boîte de vitesses synchronisée (après 1929).
Surtout, alors que l'Europe en reste à des structures dispersées et à une grande variété de modèles, la première standardisation du produit automobile et la première production de masse sont réalisées aux États-Unis, chezFord, peu avant 1913.
Tributaire des travaux de Frederick W. Taylor commencés en 1905 et publiés en 1911 (The Principles of Scientific Management), cette expérience pionnière affecte le rendement du travail humain (parcellisation des tâches, chronométrage des gestes visant à maximiser leur efficacité, introduction de la chaîne de montage), la répartition des pouvoirs dans l'entreprise et les relations de l'industrie avec ses marchés. Par la standardisation, la diminution des coûts et la banalisation du produit, l'offre suscite et entretient la demande, comme l'avait démontré l'American manufacturing system dans la seconde moitié du xixe siècle pour certains biens de consommation (chaussures, montres, rasoirs).
À la suite de cette première standardisation interviennent, dans l'entreprise, l'essor des services commerciaux, du démarchage, de la publicité et, dans les sociétés de l'entre-deux-guerres, celui du secteur tertiaire. Cependant, la diffusion du taylorisme et du fordisme connaît des rythmes très variables selon les pays ; en Europe, elle franchit un palier capital avec la Première Guerre mondiale et ses expériences de production de masse dans l'armement ; puis la rationalisation du travail ouvrier et de l'espace usinier s'imposent, dans l'entre-deux-guerres, dans l'aéronautique et la construction mécanique, sans faire vraiment disparaître le dualisme des structures productives.
Le Commerce électronique
Commerce électronique..
Amorcée dans le dernier tiers du xxe siècle, cette révolution correspond à une nouvelle étape dans l'histoire des sciences et des techniques. Elle se caractérise principalement par : l'utilisation d'une énergie nouvelle, l'énergie nucléaire ; le développement de l'électronique et de l'informatique, qui rendent possibles la production de matériels miniaturisés et l'automatisation poussée de la production ; la multiplication des produits de synthèse ; le développement des technologies spatiales et celui desbiotechnologies.
Cette troisième révolution industrielle a d'abord concerné les États-Unis, le Japon et les pays de l'Union européenne. Internet en constitue le symbole emblématique au début du xxie siècle.











