Catalogne..Libre et..Indépendante ?..
Catalogne..Libre et..Indépendante ?..
Elle est où la..Démocratie ?
Elle est où la..Liberté d’Expression ?
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.
- Le président séparatiste de la région, Carles Puigdemont, a promis de transformer la Catalogne en «République» indépendante.
- Mariano Rajoy avait laissé entendre qu’en cas de déclaration d’indépendance, quelle qu’elle soit, immédiate ou différée, il pourrait suspendre l’autonomie de la région.
Au lendemain de la signature par les dirigeants indépendantistes en Catalogne d’une très redoutée déclaration d’indépendance unilatérale, signée mais « suspendue » dans l’attente d’un dialogue avec Madrid, le gouvernement espagnol se réunit en urgence ce mercredi pour décider de la réponse à apporter.
Le Conseil des ministres, présidé par le conservateur Mariano Rajoy, se tiendra à 9 heures.
Face aux pressions de toutes parts, y compris européennes, le président séparatiste de la région, Carles Puigdemont, a promis de transformer la Catalogne en « République » indépendante, tout en défendant une suspension du processus pour trouver une « solution négociée » avec Madrid.
Le gouvernement Espagnol, dont le premier ministre Mr. Mariano Rajoy , a décidé de menacer et brandir l’article
N°155 de la Constitution Espagnole..
Des Catalans pro-indépendance ont suivi le discours de Carles Puigdemont, le 10 octobre 2017
Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a prononcé, mardi 10 octobre, à Barcelone, un discours très attendu après le référendum illégal sur l'indépendance organisé en Catalogne dimanche 1er octobre. Cette consultation avait été marquée par la victoire du "oui" à 90%, avec une participation de 43% des électeurs.
Devant le Parlement catalan, Carles Puigdemont a déclaré que la Catalogne avait "gagné le droit d'être indépendante", mais que "les effets" de cette indépendance seraient suspendus, le temps de négocier avec Madrid. Retour sur les deux points cruciaux de son discours.
Les méthodes de la police condamnées
Costume et cravate sombres, l'air grave, Carles Puigdemont, un ancien journaliste de 54 ans, a souligné la nécessité impérieuse de "réduire les tensions" dans la région. Il a dénoncé le refus "radical" de Madrid de négocier un référendum.
Il a vivement condamné les méthodes musclées de la police le dimanche 1er octobre, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues pour saisir le matériel électoral. "L’objectif de la police était de provoquer une panique généralisée et inciter les personnes à rester chez elles au lieu de voter."
Se disant solidaire des blessés, le président catalan a ajouté : "Nous ne sommes pas des délinquants. Nous ne sommes pas des fous. Nous ne sommes pas des putschistes."
La Catalogne a gagné "le droit" à l'indépendance
"Après le référendum du 1er octobre, la Catalogne a gagné le droit de devenir un Etat indépendant, d'être écoutée et respectée", a affirmé Carles Puigdemont. "Le 'oui' a gagné sous une pluie de matraques. Il y a un avant et un après 1er octobre", a-t-il ajouté. Avant d'asséner : "La Catalogne sera un Etat indépendant sous la forme d'une république."
"Nous, représentants démocratiques du peuple de Catalogne, dans le libre exercice du droit d'autodétermination, et d'accord avec le mandat reçu des citoyens de Catalogne, constituons la République catalane, comme Etat indépendant et souverain, de droit, démocratique et social", a-t-il solennellement déclaré.
Le président de la Generalitat de Catalogne n'a cependant pas demandé un vote explicite du Parlement en faveur de cette déclaration d'indépendance.
"Les effets" de cette indépendance doivent être suspendus
Carles Puigdemont a ensuite proposé de "suspendre" les "effets" de cette déclaration d'indépendance qu'il n'a pas véritablement proclamée.
"Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d'une déclaration d'indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue" avec le gouvernement espagnol, a-t-il déclaré, sans fixer de délai.
Le président catalan continue ainsi à parler d'indépendance à son électorat, mais laisse une porte ouverte pour une solution négociée, qui s'annonce difficile. Car Madrid reste ferme et n'entend pas négocier avec les séparatistes.
« Pas satisfait, mais c’est raisonnable », « On va jouer les prolongations », « J’espérais qu’on proclame l’indépendance… » Sentiment partagé hier soir sur le Passeig Lluís Companys de Barcelone, où un écran géant avait été installé pour suivre le discours du président de la Catalogne au Parlement. Ce dernier a finalement choisi une voie médiane, en signant l’indépendance puis en la suspendant dans la foulée pour tenter d’ouvrir un dialogue avec Madrid. Retour sur une soirée qui en annonce d’autres.
L’accès au Parc de la Ciutadella, où se trouve le Parlement de Barcelone, avait été fermé, la foule s’est donc retrouvée sur la grande esplanade qui y mène, le Passeig Lluís Companys, du nom du dernier à avoir proclamé l’indépendance de la Catalogne, exécuté par Franco en 1940.
Discours repoussé d’une heure
Perché sur une statue, Gerard n’a pas fait le voyage pour rien. « Je suis d’ici mais je vis à Valence, je suis venu avec un pote en voiture, on est arrivé il y a 5 minutes, on repart dans la nuit. Ça me file des frissons d’être ici. » Le discours de Carles Puigdemont devait avoir lieu à 18h00, il est finalement repoussé d’une heure. « Il parait que Puigdemont parle avec Juncker ou un dirigeant européen. Tu y crois ? » Trop de supputation, Gerard ne livre aucun pronostic sur ce qui pourrait sortir du discours.
Le Passeig est bien rempli, coloré par les drapeaux catalans. Malgré la nervosité du moment peut-être historique à venir, beaucoup d’optimisme. Rem, originaire d’Andalousie, résidente depuis des décennies en Catalogne est convaincue qu’il ne faut rien lâcher : « Le moindre pas en arrière, ils vont en profiter. Depuis des années on vote des choses et c’est tout le contraire qui se passe en Espagne. J’espère qu’on va aller au bout, je n’ai pas peur. »
11 octobre 2017
Si le Brexit vous semblait avoir atteint des sommets de complexité, préparez-vous, il y a plus complexe encore : le catalexit. C’est-à-dire la sécession de la Catalogne de l’Espagne, dont les indépendantistes réclament la proclamation depuis le référendum illégal du 1er octobre.
Hier soir, tous les regards étaient tournés vers Barcelone, où le symbole de ce combat, le président de la Generalitat, Carles Puigdemont, parlait pratiquement en mondovision. Le discours a confirmé d’une certaine manière les rumeurs qui circulaient la veille.
Le parlement catalan a, en substance, été appelé à déclarer solennellement l’indépendance de la Catalogne sous la forme d’une république auto-proclamée. Peu après le discours de Puigdemont, les élus de son parti et de sa coalition ont signé une déclaration affirmant :
"Nous, représentants démocratiques du peuple de Catalogne, dans le libre exercice du droit d'autodétermination, et d'accord avec le mandat reçu des citoyens de Catalogne,
CONSTITUONS la République catalane, comme Etat indépendant et souverain, de droit, démocratique et social
DÉCIDONS l'entrée en vigueur de la loi de transition juridique et fondatrice de la République (NDLR adoptée en septembre)
INITIONS le processus constituant, démocratique, basé sur les citoyens, transversal, participatif et contraignant
AFFIRMONS la volonté d'ouvrir des négociations avec l'Etat espagnol, sans conditions préalables, afin d'établir un régime de collaboration qui profite aux deux parties. Les négociations devront être, nécessairement, sur un pied d'égalité.
PORTONS A LA CONNAISSANCE de la communauté internationale et des autorités de l'Union européenne la constitution de la République catalane et la proposition de négociation avec l'Etat espagnol
(...)
DEMANDONS au gouvernement de la Generalitat (le gouvernement catalan) d'adopter les mesures nécessaires pour rendre possible l'effectivité de cette Déclaration d'indépendance et les dispositions de la loi de transition juridique et fondatrice de la République (....)
Il y a donc bien volonté affirmée de rupture et de sécession. En fidélité, selon Puigdemont, aux engagements pris le 9 septembre lorsque le principe d’un référendum fut retenu.
Mais le chef de l’exécutif catalan a demandé dans le même temps à ce que cette déclaration, lorsqu’elle aura lieu, soit immédiatement suspendue, pour quelques semaines, afin d’ouvrir un espace de négociation avec Madrid. On est donc face à une sécession différée et conditionnelle. « Implicite », a même dit le gouvernement espagnol dans sa première réaction de condamnation.
Indépendance de la Catalogne : Madrid convoque une « réunion extraordinaire » du conseil des ministres
Plus d’une semaine après le référendum sur l'autodétermination de la Catalogne, organisé le 1er octobre, le président de la région, Carles Puigdemont, s'est exprimé, mardi 10 octobre devant le Parlement régional.
Dans une formulation pour le moins alambiquée, l'homme fort de Barcelone a déclaré l'indépendance de la Catalogne, tout en suspendant sa mise en œuvre dans l'immédiat. Un compromis qui permet à Carles Puigdemont d'offrir à Madrid un nouvel espace de dialogue.- Le gouvernement espagnol a jugé "inadmissible" la déclaration implicite d'indépendance de la Catalogne.
- Le camp indépendantiste s'est montré très divisé après le discours de Carles Puigdemont, estimant que cette suspension de l'indépendance était une "trahison".
Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement espagnol et les dirigeants catalans ce lundi 9 octobre, au lendemain de la manifestation des opposants à l'indépendance à Barcelone.
Tous les regards sont braqués, ce lundi 9 octobre, sur le président de la région de Catalogne Carles Puigdemont. Il doit s'exprimer mardi devant le Parlement catalan. Il a consulté tout le week-end. Et dans le camp des séparatistes, les avis sont très partagés. Il y a ceux qui veulent prononcer l'indépendance coûte que coûte. Il y a ceux qui veulent renoncer, au vu des incertitudes économiques qui pèsent sur la région. Et il y a ceux qui souhaitent une solution intermédiaire : une indépendance qui ne prendrait effet que dans quelques mois.
Démonstration de force des unionistes
Le camp indépendantiste vit des heures très complexes. Pendant ce temps, le chef du gouvernement Mariano Rajoy sort renforcé de la grande mobilisation des partisans de l'union dimanche. Il ne tolérera aucune déclaration d'indépendance. Il pourrait suspendre l'autonomie de la Catalogne et Madrid prendrait ainsi le contrôle de Barcelone, ce qui serait une première dans l'histoire espagnole.
Rappel des principaux événements depuis le référendum sur l'autodétermination organisé le 1er octobre par les dirigeants séparatistes en Catalogne, qui a plongé l'Espagne dans sa plus grave crise politique depuis le retour de la démocratie en 1977.
Après plusieurs jours de tensions, des milliers de Catalans se massent devant les bureaux de vote pour participer à un référendum sur l'indépendance organisé malgré l'interdiction de la Cour constitutionnelle.
Les partis opposés à l'indépendance ont boycotté le référendum.
La police tente d'empêcher la tenue du scrutin dans une centaine de bureaux. Des forces de l'ordre chargent des manifestants, tirent des balles en caoutchouc et usent de leurs matraques. Au moins 92 blessés *.
* Sur plus de 800 personnes, il y a eu, au moins, plus de 110-120 blessés recensés, au bas mot !
Dans la soirée, le président catalan Carles Puigdemont affirme que les citoyens de Catalogne ont gagné "le droit d'avoir un État indépendant qui prenne la forme d'une République".
Le gouvernement séparatiste affirme que le "oui" à l'indépendance l'a emporté avec 90 % des voix, selon des résultats partiels.
La Commission européenne appelle à éviter les violences et à un dialogue entre le gouvernement central et les indépendantistes.
Carles Puigdemont demande une médiation internationale et exige le retrait des forces de l'ordre.
Plusieurs milliers de personnes défilent à Barcelone et dans la région pour défendre le référendum et dénoncer les violences.
Grève générale à l'appel d'une quarantaine d'organisations syndicales, politiques et sociales. Une manifestation rassemble 700.000 personnes à Barcelone pour protester contre les violences policières.
Dans la soirée, le roi Felipe VI déclare dans une rare allocution télévisée que l'Etat doit "assurer l'ordre constitutionnel". Il dénonce la "déloyauté inadmissible" des dirigeants catalans.
M. Puigdemont assure que son gouvernement s'apprête à déclarer l'indépendance de la Catalogne dans les prochains jours.
Il reproche au roi d'avoir "délibérément ignoré des millions de Catalans" scandalisés par les violences policières, et réitère son appel à une médiation internationale, aussitôt rejetée par Madrid.
Sur fond de dégringolade boursière, Banco Sabadell, deuxième banque catalane, annonce le transfert de son siège social hors de la région.
Plusieurs entreprises, dont la troisième banque d'Espagne CaixaBank ou le groupe gazier Gas Natural, font de même le lendemain.
Carles Puigdemont annonce qu'il repousse son intervention devant le Parlement régional. La nouvelle séance est prévue le 10 octobre.
Les résultats définitifs du référendum sont transmis au parlement régional: 90,18 % de "oui" à la sécession avec une participation de 43 %.
Le gouvernement espagnol appelle les dirigeants catalans à dissoudre leur parlement et à convoquer de nouvelles élections régionales anticipées.
Le préfet, principal représentant de l'Etat en Catalogne, présente pour la première fois des excuses au nom des forces de l'ordre.
A Madrid, des responsables indépendantistes ressortent libres après avoir été entendus par la justice pour des faits de "sédition" lors de manifestations des 20 et 21 septembre.
Le 7 octobre, des dizaines de milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes d'Espagne pour réclamer un "dialogue" entre les Catalans et le reste du pays.
Une autre marche rassemble à Madrid 50.000 personnes pour "défendre l'unité de l'Espagne".
Le lendemain, entre 300.000 personnes, selon la police de Barcelone, et près d'un million, selon les organisateurs, défilent pour défendre l'unité de l'Espagne.
Le leader du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez demande à M. Puigdemont de renoncer à une déclaration d'indépendance unilatérale.
Ada Colau, influente maire de gauche de Barcelone, se prononce contre une telle déclaration.
Angela Merkel réaffirme à M. Rajoy son soutien pour une Espagne unie, alors que les séparatistes écossais du SNP appellent Madrid à respecter le résultat du référendum.
Dans la soirée, Carles Puigdemont renonce à déclarer immédiatement l'indépendance, évoquant une "suspension" en vue d'un dialogue et semant la confusion sur ses intentions.
"Le gouvernement de Catalogne et moi-même proposons de suspendre les effets de la déclaration d'indépendance", déclare-t-il, sans fixer de délais, dans une allocution au Parlement.
Dans une première réaction, le gouvernement espagnol estime qu'une "déclaration implicite d'indépendance (...) n'est pas admissible".
La Paix..La Paz..elle est où dans tout ça ?
Barcelone cité de la paix ?
Barcelone cité de la paix ?
La liberté d’expression est un droit fondamental reconnu, mais pas partout apparemment..
De plus..La liberté d’expression par le simple fait et geste d’un billet de vote mis dans une urne est également un droit fondamental reconnu, mais pas partout apparemment..
Il est où le droit de s’exprimer librement, sans être molesté dans la rue et roué de coups ?
Quand tous les peuples se soulèveront, au nom d’une injustice sociale profonde et d’un mépris total de nos classes dirigeantes, alors..se sera trop tard …




























