Ecologie vraie et réelle..

02 janvier 2018

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE..2018 !

 

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BONNE ET HEUREUSE ANNÉE..2018 !

 

« La blancheur de la neige apaise les âmes… »

 

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"Ce qui nous effraie le plus, ce n’est pas tant  l’imaginaire, mais l’idée que l’on s’en fait".

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UNE BONNE ET HEUREUSE

ANNEE 2018

A TOUTES ET A TOUS !

 

 

 

 

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30 décembre 2017

SAUVONS LA PLANÈTE !..SAVE OUR PLANET !

 

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SAUVONS LA PLANÈTE !..

 

Photos ci-dessous de "Clearcut", autrement dit, de coupes à blanc..

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LA TERRE SOUFFRE EN SILENCE, POUR L’INSTANT !

 

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Quand tous les arbres auront été abattus,

 

Quand tous les animaux auront été tués,

 

Quand toutes les eaux auront été polluées,

 

Et que l’air deviendra irrespirable,

 

C’est à ce moment là qu’on découvrira

 

que l’on ne peut pas manger l’argent..

 

 

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Voilà à quoi ressemble une grande partie du Dakota du nord (aux Etats-Unis..), en partie nord centre et ouest…

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Il y a 1 point de captage et puit de pétrole avec le principe de fracturation comme pour le gaz de schiste tous les..12 kilomètres carré !

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Vu du ciel, en image satellite, comme en avion, et même surtout au sol, c’est..triste..lamentable et fort regrettable.

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La Nature est détruite à des milliers de kilomètres à la ronde et pas seulement, tout comme toutes les nappes phréatiques, fleuves (dont le Missouri..), rivières et cours d’eau,bref, tout est..pollué !

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Les peuples Indiens et différentes tribus ont beau protester, au regard du nombre peu représentatif, ils ne font guère le poids et l’Etat s’en moque.

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Avec le changement climatique et bouleversement planétaire du fait du réchauffement climatique cela aura une incidence considérable !

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Les gens se révoltent des saccages occasionnés et de la pollution de l’eau et de l’air.

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Les norias de camions géants et ballets incessants de wagons remplis ne cessent de défiler chaque jour.

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Les wagons citernes serpentent à travers le paysage.

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Chaque jour, un milliard de dollars s’évapore ainsi dans la nature et dans l’air..quel gâchis !

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Les différentes tribus et Indiens ont beau protester, cela ne sert à rien, car, à chaque manifestation on arrête des gens pour les intimider et ainsi les empêcher de manifester.

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Il y a eu des blocages et barrages mis en place pour s’opposer et protester, au début, comme après..

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La pollution atmosphérique générée n’est pas un problème pour l’Etat qui compte bien récupérer chaque goutte de pétrole.

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Les nuages de chaleur et de feu des gaz brûlés sont impressionnants.

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Il y a, effectivement, des banques Françaises, comme ici, la Société Générale, et qui subventionnent des groupes et entreprises dans ce domaine.

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Elle est où..L'Ecologie dans tout ça ?

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Photo ci-dessus du ..Petit Missouri "Little Missouri" river, avec cette pollution bien visible.

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On remarque les dégâts dans la nature, avec la pollution, au sol, comme dans les rivières. (ici, du côté du parc national de Yellowstone..)

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La pollution au sol, en surface, comme sous terre est bien visible.

 

C’est cette compétition aux ressources qui a entraîné tout cela, depuis peu après 1870, avec la première révolution industrielle, puis, avec les guerres, et la seconde révolution industrielle, et l’évolution avec les temps modernes toujours plus demandeurs et consommateurs de cette matière première entre autre.

 

La course..effreinée et compétition pour les ressources..

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Le Dakota du nord est principalement touché et concerné par cela, le fameux “Oil Boom”, mais également un peu partout ailleurs d’autres Etats.

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Les photos qui suivent sont très parlantes !

 

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La ruée dans son ampleur

 

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Les paysages sont morcelés et défigurés

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Dans ce faux oasis, non pas de verdure, mais de pétrole et de métal, il n’y a guère plus de place pour les animaux sauvages comme avant.

 

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La pollution des fleuves, rivières comme cours d’eau est bien visible !

 

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Photo ci-dessus du fleuve Missouri !

 

Déjà avant et au tout début cela était visible et décevant.

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Photo ci-dessus prise dans les années 60..

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Photo ci-dessus de troupeaux de bison près de la « Cheyenne river ».

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On a chassé les Indiens de leur territoire pour s’emparer de leurs  terres, et donc, futurs champs de pétrole.

 

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Réflexion..

 

 

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Quand tous les arbres auront été abattus,

 

Quand tous les animaux auront été tués,

 

Quand toutes les eaux auront été polluées,

 

Et que l’air deviendra irrespirable,

 

C’est à ce moment là qu’on découvrira

 

que l’on ne peut pas manger l’argent..

 

 

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 Le peuple indien des Hidatsa

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Photo ci-dessus de fèves de la production du peuple indien « Hidatsa ».

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Photo ci-dessus de fèves de la production du peuple indien « Hidatsa ».

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Photo ci-dessus de légumes d’hiver de récolte Hidatsa.

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Photo ci-dessus d’un livre reprenant les cultures traditionnelles du peuple indien « Hidatsa ».

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Une représentante des peuples indigènes, pour leur défense, à l’O.N.U.

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BONNE ANNÉE

A TOUTES ET A TOUS..

TOUT DE MÊME.

 

 

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24 décembre 2017

Joyeux Noël !..

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Joyeux Noël !..

 

L'étoile qui guida, tout d'abord, les bergers, puis, les Rois mâges, vers l'endroit de la naissance de l'enfant Jésus..

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Photo ci-dessus d'une îcone représentant la naissance de l'enfant Jésus, entouré de ses parents, sa mère, la Très Sainte et Bienheureuse Vierge Marie, son père, Saint-Joseph, le charpentier.

Que serait Noël en famille, sans le sapin de Noël, la crèche et les décorations ?

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Photo ci-dessus du sapin de Noël avec ses décorations.

La crèche

La crèche représente, de façon imagée, le lieu de naissance de l'enfant Jésus, entouré de ses parents, la Sainte famille.

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La crèche et ses sujets ou personnages

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Photo ci-dessus d'une crèche,, simple, avec les principaux personnages et sujets, l'enfant Jésus, entouré de ses parents, la Vierge Marie et Saint-Joseph, avec, en arrière-plan et au fond, l'âne et le boeuf.

La crèche et les..santons

Dans le Midi, comme en Provence, la tradition est aux..Santons..

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Que serait une crèche dans le Midi comme en Provence sans les fameux Santons ?

 

Les décorations

L'arbre de Noël et sapin, la table..

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Et pour les cadeaux, il y a bien-sûr, le..père Noël et son ou ses fameux rennes..

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Photo ci-dessus des rennes du Père Noël.

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Photo ci-dessus du Père Noël, en route pour faire sa tournée.

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Photo ci-dessus, une autre photo du Père Noël, en route pour faire sa tournée.

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Photo ci-dessus, du Père Noël, avec son renne, et qui vous salue bien.

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Ne soyez pas trop pressé, les enfants, le Père Noël fait tout son possible pour satisfaire tout le monde..

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Un Joyeux Noël encore à toutes et à tous, dans la paix et le partage, et d'un temps fort en convivialité en famille et entre amis !

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21 décembre 2017

EUROPE..MERCOSUR..kesako ?

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EUROPE..MERCOSUR..kesako ?

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Préambule

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On connaissait déjà cet accord, appelé..C.E.T.A., avec le Canada..

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Il y avait également, peu avant, cet accord appelé T.A.F.T.A.

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A présent, l’Europe, mais aussi tous les pays membres, dont la France vont être confronté à cet accord appelé Europe-Mercosur..

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Les accords de libre-échange de l’U.E.

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Qui fait quoi et avec qui ?

 

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Introduction

 

Vous n’avez qu’à cliquer ou pointer sur ce lien ci-dessous :

 

http://slideplayer.fr/slide/10220733/

 

A l’ouverture, vous aurez  une présentation, un peu comme sous Powerpoint, mais en passage de vues ou images (diapos) à la suite en explicatif.

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(sinon, au pire, vous faites un « copier-coller » pour reprendre le lien et le saisir dans la fenêtre  du moteur de recherche en F.A.I.)

 

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Pas d'accord à Buenos Aires, rendez-vous en janvier

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Les pourparlers en vue d'un accord de libre-échange Union européenne- Mercosur ont progressé pendant la Conférence ministérielle de l'OMC à Buenos Aires, sans pour autant aboutir, et les négociations reprendront en janvier, selon la France.

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Photo ci-dessus de Jean-Baptiste Lemoyne à la conférence ministérielle de l’OMC à Buenos Aires, en Argentine.

« Le compte n'y est pas tout à fait, il n'y aura pas d'accord à Buenos Aires. Il y a encore du travail à accomplir. La négociation va se poursuivre à partir de janvier », a déclaré à des journalistes le secrétaire d'Etat français en charge du commerce extérieur, Jean-Baptiste Lemoyne.

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Les négociations entre l'UE et le Mercosur, marché commun du sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), ont débuté dans les années 1990. Les réticences pour les Européens portent sur l'ouverture aux produits agricoles sud-américains et à l'éthanol. Les pays sud-américains redoutent que leur industrie ne puisse pas soutenir la concurrence avec les produits manufacturés européens.

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D'après le chef de la délégation française pour la Conférence de l'OMC à Buenos Aires, « des avancées ont été enregistrées, mais il y a encore des progrès à faire sur les normes sanitaires, pour que le consommateur européen ait dans son assiette des aliments dont le suivi sanitaire est impeccable ».

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Le problème des « I.G.P. » et des vins et spiritueux

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Le ministre français a précisé que le Mercosur avait remis une offre révisée aux négociateurs européens. Cette offre a été transmise aux Etats membres de l'UE. Elle comporte « une avancée sur les IGP (Indication géographique protégée) et les vins et spiritueux », selon Jean-Baptiste Lemoyne. Les Argentins rêvaient d'un accord à Buenos Aires cette semaine mais Bruxelles n'a pas cédé. « Des Etats membres font primer la substance sur le calendrier. Il vaut mieux prendre le temps de signer un bon accord, plutôt que de se retrouver avec des difficultés de ratification », a souligné Jean-Baptiste Lemoyne.

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 C.E.T.A. et MERCOSUR = double menace pour l’élevage Français

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Ceta et Mercosur : double menace pour l'élevage français

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Premières manifs contre l’accord avec le Mercosur

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Les éleveurs Français opposés au traité Europe - Mercosur

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Une délégation FDSEA/JA a rencontré Monsieur le Préfet le 4 décembre dernier pour l’alerter sur les risques encourus par l’élevage français en cas d’application des traités CETA et Mercosur. (MR)

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Une délégation FDSEA et JA a rencontré le Préfet de la Creuse, lundi 4 décembre 2017 pour alerter les représentants de l’État sur les dangers du CETA et du Mercosur pour l’élevage français.

Suite à la rencontre à la Préfecture avec M. le directeur de la DDT et M. le Préfet, ce dernier s’est engagé à faire remonter les inquiétudes et les demandes des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA auprès du Gouvernement. Les représentants de la profession agricole ont toutefois regretté l’absence des parlementaires creusois. Le président de la Section Bovine de la FDSEA de la Creuse, Christian Arvis nous expose son point de vue concernant les traités de libre échange européens avec le Canada et l’Amérique du Sud.

Le+Mercosur+et+l’UE+Mondialisation+--+régionalisme

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Que sont les accords CETA et Mercosur pour l’élevage français?

Le CETA est un accord économique et commercial entre l’Union européenne et le Canada. En application provisoire depuis le 21 septembre dernier, cet accord doit être ratifié par le Sénat et l’Assemblée nationale courant 2018. Il prévoit l’ouverture du marché européen à 65000 tonnes de viande bovine canadienne supplémentaires aux droits de douanes nuls!
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Mercosur est un accord de libre échange entre l’Europe et l’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela) ouvrant un contingent d’environ 130000 tonnes de viandes brésiliennes à droits de douanes quasi-nuls!

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Ces viandes bovines canadiennes et brésiliennes sont-elles produites dans les mêmes conditions que la viande bovine française?

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Non! En France, nous avons des fermes familiales avec 60 vaches par exploitation. Nos bovins sont nourris avec une ration composée de 80% d’herbe en moyenne et nous achetons très peu d’aliment à l’extérieur : 90% de l’alimentation du troupeau est produite par les éleveurs sur leurs exploitations. On ne peut pas dire la même chose pour le Canada et le Brésil. Chez eux, les bovins sont engraissés dans des parcs industriels de 20000 à 30000 animaux. Leur ration est loin d’être naturelle, elle se compose de 80% de maïs OGM complétées par des farines animales et des hormones de croissances! Clairement, nous ne parlons pas de la même viande.

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Existe-t-il une différence de traçabilité pour la viande?

Oui, c’est le jour et la nuit!

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En France, la viande bovine fait l’objet du système de traçabilité individuel le plus poussé au monde, garantissant aux consommateurs une viande issue d’un animal né, élevé, abattu en France puis transformé en France. On connaît toute la carrière d’une bête. Au Canada il n’existe aucune traçabilité individuelle obligatoire des animaux et aucune réglementation relative au bien être animal. Les éleveurs canadiens peuvent utiliser jusqu’à 46 substances interdites par la règlementation européenne. Au Brésil, la traçabilité est sur la base du volontariat. Ce pays n’a pas légiféré sur le bien-être animal et notamment sur les questions d’alimentation, de soins, d’accès à l’eau… Les additifs alimentaires utilisés dans la ration de leurs bovins sont purement et simplement interdits par la réglementation européenne.
Sur quels secteurs de la viande ces contingents vont-ils se positionner et à quel prix
?
Ces viandes arriveront principalement sur le segment du marché de «
l’aloyau» allaitant c’est-à-dire les morceaux nobles, les morceaux à griller. En Europe, ce segment de consommation représente 500000 tonnes. Aujourd’hui nous sommes sur un marché européen auto-suffisant : la production et le volume d’importation actuels permettent largement de répondre à la demande. Avec 200000 tonnes supplémentaires, le marché va être inondé et provoqué une chute indirecte des cours de la viande. Actuellement, le prix de la viande canadienne et sud-américaine commercialisée en Europe dans le cadre des contingents annoncés, avoisinerait les 8,60 euros/kg carcasse. Un kilo de viande produit en Europe est de l’ordre de 13,70 euros.

Quels vont être les impacts sur l’élevage français si ces accords aboutissent?

Au vu du différentiel de prix et des volumes concédés, on peut estimer une baisse de pratiquement 10% du prix du jeune bovin payé aux producteurs français et par répercutions une chute sur le plan national de 30 à 60% du résultat courant des exploitations spécialisées. Si l’on reste sur des revenus moyens de 2016 à 700 euros par mois tous les systèmes confondus, on peut prévoir une perte de 25000 emplois directs.

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La France a-t-elle des recours pour éviter ce massacre?

La France peut avoir un droit de veto! Il faut que le Gouvernement, avec nos parlementaires, demande une remise à plat concernant les mandats de négociations à la Commission européenne en refusant tout accord incluant une offre de viandes bovines ne répondant pas aux normes en vigueur sur le plan de l’élevage, de la santé et aussi de l’environnement. Il faut refuser de ratifier le CETA. Il faut créer une commission d’enquête européenne sur les conditions de certification sanitaire des viandes de ces pays-là. Pour rappel, au printemps, la Russie et la Chine ont arrêtés leurs importations de viandes du Mercosur suite à l’affaire des viandes avariées brésiliennes!

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Photo ci-desus de stock de viande carnée Brésilienne - dossier -Exportacao-carne.

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 Il faut tout simplement que nos politiques prennent leurs responsabilités et qu’ils deviennent courageux! C’est beaucoup plus facile de vouloir réduire le délai d’utilisation du glyphosate ou de vouloir instaurer un repas par semaine sans viande dans les cantines françaises. Quant aux «pingouins» de LPEA, qui se réfugient soi-disant derrière la cause du bien-être animal pour abolir l’élevage français, je veux bien leur payer un billet aller, et uniquement aller, pour qu’ils aillent voir au Canada et au Brésil si l’élevage des bovins est beaucoup plus respectueux que dans notre Creuse. On doit être unis pour défendre notre territoire, on doit soutenir les initiatives créatrices d’emplois et de valeur ajoutée comme l’extension de la Ferme de Saint-Martial et laisser aux creusois la liberté d’entreprendre en les respectant. À l’heure des États généraux de l’alimentation et de l’élaboration des plans de filières où est la cohérence des politiques publiques?

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Photo ci-dessus de vaches Françaises de type « Primholstein », en pâtures, aucune comparaison avec l’élevage Canadien comme Brésilien.

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Probablement pas d'accord commercial UE-Mercosur en 2017-source

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BUENOS AIRES, 13 décembre (Reuters) - L'Union européenne et 
le Mercosur, bloc commercial de pays d'Amérique latine, ne 
parviendront probablement pas à un accord de libéralisation des 
échanges d'ici la fin de l'année, a déclaré mardi une source 
proche des négociateurs du Mercosur. 
    Les négociateurs européens souhaitent attendre 2018 pour 
débattre de nouvelles propositions de compromis, a ajouté cette 
source. 
    Ces nouvelles propositions ont été échangées mardi lors de 
discussions organisées en marge d'une réunion de l'Organisation 
mondiale du Commerce (OMC) à Buenos Aires. Contrairement aux 
attentes du Mercosur, l'UE n'a cependant présenté aucune offre 
améliorée sur le boeuf et l'éthanol, les questions agricoles 
étant l'un des points les plus épineux des négociations en 
raison de l'importance de ce secteur dans plusieurs pays, dont 
la France. 
    "L'UE a dit ne pas être en position de présenter une offre 
de réciprocité et qu'elle serait mieux en mesure de répondre 
l'année prochaine", a dit cette source. 
    Le Mercosur regroupe le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le 
Paraguay. Les négociations commerciales avec l'UE se déroulent 
par à-coups depuis 1999 et elles se heurtent à des résistances 
des deux côtés. Elles sont censées faciliter les importations 
européennes de produits agricoles du Mercosur et les 
importations latino-américaines de biens manufacturiers 
européens. 
 
 (Luc Cohen; Bertrand Boucey pour le service français) 

 

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Le Mercosur, nouvelle source de tensions entre la France et l’Union européenne

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Si la « Macronmania » perdure à Bruxelles, le slogan de « L’Europe qui protège » commence à créer des tensions dans la capitale institutionnelle de l’Union, où certains estiment désormais qu’à trop vouloir préserver les citoyens des excès du libre-échange et de la mondialisation, le président de la République française contrarie la politique commerciale de ladite Union.

Le gouvernement français, lui, estime que la Commission européenne charge trop la barque, en profitant du vide laissé par le président des Etats-Unis, Donald Trump, sur le terrain commercial pour signer à tour de bras des traités avec le Japon, le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay…) et bientôt la Nouvelle-Zélande ou l’Australie. Sans tenir assez compte, estime-t-on à Paris, de l’extrême sensibilité du public à ces sujets et alors que la France n’a même pas ratifié le CETA (l’accord avec le Canada), qui promet de créer un vif débat au sein de l’Assemblée nationale.

Le commerce et les réticences hexagonales devaient faire partie des principaux sujets abordés, lundi 16 octobre, par le premier ministre, Edouard Philippe, de passage à Bruxelles pour rencontrer Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, réputé proche de la ligne française.

Le locataire de Matignon devrait aussi échanger avec Cécilia Malmström, la commissaire au commerce, et son collègue Jyrki Katainen, chargé de la croissance, deux responsables politiques pressés, en revanche, de conclure le plus possible d’accords de libre-échange.

Ce sont surtout les négociations actuelles avec le Mercosur qui inquiètent Paris. «J’ai bien compris la volonté forte de la Commission européenne d’achever les discussions commerciales en cours avec le Mercosur », a ainsi lancé Emmanuel Macron dans son discours au marché de Rungis, le 11 octobre. Mais la France est hostile à toute « précipitation ». Relevant que le mandat de négociation [confié par les Etats à Bruxelles]...

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Commerce : l'accord entre l'UE et le Mercosur retardé

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Les professionnels de la filière bovine française s'inquiètent d'une arrivée massive de viande de boeuf en provenance du Brésil et s'opposent à cet accord UE-Mercosur. - Gutner/SIPA

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La signature de l'accord commercial entre le bloc sud-américain et l'Union européenne, espérée avant la fin de l'année, ne pourra pas intervenir avant le début de 2018.

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La Commissaire européenne au commerce, Cécilia Malmström, l'avait laissé entendre. En dépit des efforts du gouvernement argentin, l'accord de partenariat et de commerce entre l'Union européenne et le Mercosur devra encore attendre. L'Argentine qui accueille, à Buenos Aires, la onzième  conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce censée s'achever mercredi, aurait bien voulu profiter de cet événement pour parachever ce premier accord d'envergure du Mercosur avec un grand partenaire.

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Un accord début 2018

Relancées en 2010, les discussions qui ont eu lieu entre les deux parties cette semaine n'ont pas permis de rapprocher les positions. De nouvelles propositions ont été mises sur la table par les pays latino-américains. Mais, contrairement à leurs attentes, l'Union européenne n'a présenté aucune offre améliorée sur les dossiers épineux du boeuf et de l'éthanol« L'Union européenne a dit ne pas être en position de présenter une offre de réciprocité et qu'elle serait mieux en mesure de répondre l'année prochaine », a indiqué une source proche du dossier à Buenos Aires.

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« Le compte n'y est pas tout à fait (...). La négociation va se poursuivre à partir de janvier. ll y a encore des progrès à faire sur les normes sanitaires, pour que le consommateur européen ait dans son assiette des aliments dont le suivi sanitaire est impeccable'.», a déclaré le secrétaire d'Etat français en charge du Commerce extérieur, Jean-Baptiste Lemoyne.

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« Si ça traîne jusqu'en janvier ou début février, ce n'est pas un drame »


« Si ça traîne jusqu'en janvier ou début février, ce n'est pas un drame », avait concédé au début du mois Cécilia Malmström.

Les éleveurs français inquiets

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Photo ci-dessus d’arrivage de carcasses de viande de bovins à Rungis.

La France, notamment, se veut vigilante sur les facilités d'importations de boeuf latino-américain. Pour l'heure, Bruxelles propose un quota d'importation de 70.000 tonnes à droits de douane zéro. Un montant en retrait par rapport aux 100.000 tonnes évoquées lors des discussions en 2004. Ces 70.000 tonnes viendraient s'ajouter à un quota de 66.000 tonnes obtenues après la  condamnation de l'Union européenne, par l'OMC, au début des années 2000 d'interdire l'importation de boeuf aux hormones.

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« Près de 140.000 tonnes de boeuf d'Amérique latine pourraient entrer sur le marché européen à droit zéro ! »

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« Au total, près de 140.000 tonnes de boeuf d'Amérique latine pourraient entrer sur le marché européen à droit zéro. La zone sud-américaine exporte déjà chez nous plus de 180.000 tonnes en s'acquittant, pour une partie, de droits de douane moyens d'environ 85 % », témoigne un haut fonctionnaire de Bruxelles. C'est ce qui inquiète les professionnels de la filière bovine française. Déjà échaudés par la hausse à venir des importations de boeuf canadien dans le cadre du Ceta, ces professionnels, via Interbev,  ont alerté Emmanuel Macron début octobre sur les risques de disparition de la filière bovine française. Mercredi, la FNSEA a dénoncé un « accord inacceptable en l'état » pointant « l'incohérence que représenterait l'importation de produits agricoles qui ne respectent pas nos normes de production sociales et environnementales, alors que la 'montée en gamme' de la production alimentaire française reste la priorité affichée par le président de la République ».

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Agitation au Parlement européen

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Le Parlement européen s'agite aussi. Le député européen Michel Dantin (PPE) a demandé la création d'une commission d'enquête pour s'assurer de la qualité sanitaire des boeufs et des volailles venus du Brésil. Les députés du Groupe PPE, membres de la commission de l'Agriculture au Parlement européen s'inquiètent en effet du scandale de mars dernier après des allégations de fraude et de corruption dans les installations de transformation de boeuf et de volaille au Brésil.

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Gains industriels attendus

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Pour l'heure, Cécilia Malmström compte bien aller au bout des négociations.

« L'opinion publique française doit regarder l'accord dans son ensemble »

«  L'opinion publique française doit regarder l'accord dans son ensemble », dit-elle. Rien que l'élimination des droits de douane industriels des pays latino-américains permettrait, selon Bruxelles, un gain de 4 milliards d'euros pour les entreprises européennes.

Front commun à trois contre la Chine

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A l'issue d'une rencontre à trois, en marge de la ministérielle de l'OMC à Buenos Aires, les Etats-Unis, l'Union européenne et le Japon ont dénoncé dans une déclaration commune la politique chinoise de dumping qui fragilise plusieurs secteurs d'activité, et l'exigence de transferts de technologie aux entreprises étrangères souhaitant s'implanter dans le pays asiatique. « Nous nous sommes mis d'accord pour renforcer la coopération trilatérale au sein de l'OMC et d'autres forums, afin de supprimer ces pratiques de pays tiers, injustes, protectionnistes, qui déséquilibrent les marchés », selon cette déclaration commune. Les trois pointent « des conditions de concurrence déloyale, causée par des subventions et des entreprises publiques »« le transfert forcé de technologie », dans leur texte.

Richard Hiault 

 

La future « PAC » comment l’aborder, comment l’interpréter ?

 

La future Pac imposera à chaque Etat membre un plan stratégique

le 29/11/2017 à 14:25

RÉFORME DE LA PAC POST-2020 La future Pac imposera à chaque Etat membre un plan stratégique

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Phil Hogan a présenté, mercredi 29 novembre 2017, la proposition de la Commission européenne pour la réforme de la Pac. La proposition législative devrait suivre au second trimestre 2018. (©TNC)

Phil Hogan, commissaire européen à l’agriculture, a présenté, mercredi 29 novembre 2017, sa première communication officielle, non chiffrée, sur la réforme de la Pac post-2020. La Commission propose une future Pac imposant à chaque Etat membre de définir un plan stratégique avec des règles conformes aux objectifs fixés par Bruxelles, en leur laissant davantage de marge de « subsidiarité ». Phil Hogan se défend de proposer une certaine renationalisation de la Pac.

Phil Hogan, commissaire européen à l'agriculture et Jyrki Katainen, vice-président de la commission chargé de l'emploi, de la croissance, de l'investissement et de la compétitivité, ont présenté, mercredi 29 novembre 2017, une communication sur « l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture - pour une politique agricole commune flexible, juste et durable ».

Il s'agit de la première grande étape officielle du processus de réforme de la Pac pour l'après 2020.

Pas question de toucher à la structure générale, basée sur deux piliers, les aides directes et les mesures de marché d'une part, et la politique de développement rural de l'autre.

L'idée principale est de donner davantage de pouvoirs aux Etats membres, en introduisant un « nouveau système d'application » qui donnera « un plus grand degré de subsidiarité aux Etats membres et aux régions », a expliqué le commissaire européen.

Il s'agit de définir des objectifs au niveau de l'UE et de laisser le choix aux Etats membres sur la façon de les appliquer, en tenant compte de la spécificité des secteurs et des zones géographiques. Chaque pays devra à ce titre rédiger un « plan stratégique », validé par la Commission, pour expliquer comment il compte atteindre ces objectifs.

Sur ce point, Phil Hogan se défend de chercher à renationaliser la Pac. « Non, nous ne voulons pas créer de concurrence entre Etats membres. Mais ils seront responsables de la conception de leur plan. Il ne s'agit pas de donner plus de pouvoir aux Etats membres, mais ils seront davantage responsables dans l'atteinte des objectifs. Nous leur laisserons donc plus de souplesse pour qu'ils atteignent les objectifs communs. »

« Les agriculteurs continueront de bénéficier d'un soutien par l'intermédiaire du système des paiements directs. La communication ne préjuge ni de l'issue des débats sur l'avenir des finances de l'Union ni du contenu de sa proposition pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), précisent les commissaires. Sans prétendre être exhaustive, elle examine plusieurs solutions pour offrir aux agriculteurs la garantie d'un soutien juste et mieux ciblé de leurs revenus. »

L'environnement et le changement climatique, les deux priorités

Pour cette future Pac, deux priorités sont mises en avant par la Commission européenne : l'environnement et la lutte et l'adaptation au changement climatique.

« En matière de simplification, l’architecture de la Pac sur le verdissement n’a pas fonctionné », reconnaît Phil Hogan. Bruxelles ne veut plus « fixer des critères uniques pour tous les pays ». « Chaque Etat membre les définira en fonction de ses spécificités locales. »

« Les changements climatiques et les pressions exercées sur les ressources naturelles continueront de porter atteinte à l'agriculture et à la production alimentaire. La future Pac devra être plus ambitieuse en termes d'efficacité des ressources, de protection de l'environnement et d'action en faveur du climat. »

« D'autres mesures sont également proposées, comme :

  • encourager le recours aux technologies modernes pour soutenir les agriculteurs sur le terrain et accroître la transparence et la sécurité des marchés ;
  • inciter davantage les jeunes à s'engager dans l'agriculture, en coordination avec les pouvoirs exercés par les États membres dans les domaines de la taxation foncière, de la planification et du développement des compétences ;
  • s'attaquer aux préoccupations des citoyens en ce qui concerne la production agricole durable, et notamment la santé, la nutrition, le gaspillage alimentaire et le bien-être des animaux ;
  • rechercher la cohérence entre les politiques de l'Union, en tenant compte de sa dimension mondiale, notamment en matière de commerce, de migration et de développement durable ;
  • créer une plateforme au niveau de l'UE sur la gestion des risques et envisager la meilleure manière d'aider les agriculteurs à faire face aux incertitudes du climat, à la volatilité des marchés et aux autres risques. »

« Les propositions législatives mettant en œuvre les objectifs définis dans cette première communication seront présentées par la Commission avant l'été 2018, après la proposition de CFP. »

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La position de Stéphane Travert, ministre de l’agriculture

NÉGOCIATIONS UE-MERCOSURAu Sommet, S. Travert critique la méthode sans condamner le quota d’importation

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Au Sommet, S. Travert critique la méthode sans condamner le quota d'importation. Négociations UE-Mercosur ...

En visite officielle au troisième et dernier jour du Sommet de l’élevage, Stéphane Travert a critiqué la méthode de la Commission européenne sur le dossier des négociations avec le Mercosur. Mais le ministre de l’agriculture n’a pas fermement condamné la proposition européenne d’un quota d’importation de 70 000 tonnes de viande.

Au troisième et dernier jour du Sommet de l’élevage, Stéphane Travert est venu arpenter les allées de la grande halle d’Auvergne pour tenter de rassurer les éleveurs allaitants sur plusieurs dossiers. Parmi eux, celui des négociations entre l’Union européenne et le Mercosur. Mais alors que l’ensemble de la filière viande bovine a appelé la France à s’opposer fermement à la proposition de la Commission d’octroyer un quota de 70 000 tonnes de viande bovine fraîche ou congelée en faveur des pays du Mercosur, Stéphane Travert se limite, pour l’heure, à dénoncer la méthode employée par la Commission européenne.

Dans une note commune cosignée par dix autres Etats membres (Autriche, Belgique, Hongrie, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie), la France a indiqué à la Commission qu’elle jugeait prématuré d’inclure les produits agricoles sensibles, comme la viande bovine et l’éthanol, à ce stade des négociations. « Je vais rappeler cette position lundi 9 octobre à Luxembourg lors du conseil européen des ministres de l’agriculture », a expliqué le ministre au début de sa visite du Sommet de l’élevage.

A l’inverse, huit autres pays (Allemagne, Danemark, Espagne, Italie, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Suède) considèrent qu’exclure la viande bovine à ce stade des négociations donnerait un mauvais signal aux pays du Mercosur sur l’importance qu’accorde l’UE à cet accord de libre-échange.

Commerce: l'Europe pourrait conclure ses prochains accords sans les parlements

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La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, à Bruxelles, le 7 septembre 2017 / AFP/Archives

La Commission européenne pourrait conclure les négociations commerciales qu'elle ouvrira prochainement avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande sans les faire ratifier par les parlements régionaux et nationaux de l'UE afin d'accélérer les discussions, a-t-elle annoncé jeudi.

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"Nous pensons avoir de solides arguments" pour proposer aux Etats membres que la Commission conduise seule la totalité de ces négociations en leur nom, a affirmé la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, qui présentait le programme commercial de l'UE pour les prochains mois.

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé mercredi son intention d'ouvrir des négociations avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qu'il espère voir aboutir avant la fin de son mandat en 2019, un calendrier extrêmement ambitieux.

Les traités de libre-échange les plus récents conclus par l'UE étaient jusqu'alors ratifiés par les parlements nationaux après un vote du Parlement européen.

Mais la procédure est longue: il a par exemple fallu quatre ans et demi pour que l'accord avec la Corée du Sud soit ratifié.

En outre, ces accords font face à une opposition publique grandissante dans toute l'Europe, ce qui rend incertaine leur ratification par l'ensemble des parlements européens.

Le CETA, l'accord avec le Canada, actuellement en cours de ratification et qui entrera partiellement en vigueur la semaine prochaine, est par exemple menacé par le parlement de la Wallonie, une des régions de Belgique, qui avait déjà bloqué les négociations fin 2016.

La Pologne a également menacé de ne pas le ratifier.

La Commission compte s'appuyer sur une décision rendue en mai par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour se passer des parlements nationaux.

La Cour avait alors estimé que la quasi-totalité des thématiques négociées dans le cadre d'un accord de libre-échange était de la compétence exclusive de l'UE, à l'exception des tribunaux spéciaux mis en place pour trancher les litiges entre les investisseurs et les Etats.

Bruxelles propose donc d'exclure ces tribunaux des négociations avec Canberra et Wellington.

"Afin de ne pas perdre de temps, nous proposons de ne pas inclure la partie liée à la protection des investissements" dans les mandats de négociation qui seront soumis aux Etats membres, a expliqué Mme Malmström. "Cela viendra plus tard", a-t-elle ajouté.

La Commission espère dans le même temps promouvoir un système de tribunal multilatéral plus transparent, composé de plusieurs juges professionnels permanents, aux audiences publiques, amené à terme à régler les différends commerciaux avec l'ensemble de ses partenaires.

Les Etats membres restent cependant susceptibles de refuser les mandats de négociation qui lui seront soumis par la Commission s'ils estiment que les investissements doivent en faire partie.

afp

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Un accord commercial à portée de main

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Photo ci-dessus - © Compte Twitter Jyrki Katainen

Le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, a annoncé vendredi qu’un accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (1) était proche, à l’issue d’une réunion entre les deux blocs régionaux à Brasilia.

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Le secteur de la viande bovine européenne pourrait être impacté par cet accord. (©Terre-net Média)

Rapprochant son pouce et son index de quelques centimètres, M. Katainen a déclaré : « On est à ça d’avoir une nouvelle association et un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur ».

Les ministres de l’UE et du Mercosur se sont réunis vendredi en présence du président Michel Temer avec le vice-président de la Commission, pour faire avancer les discussions longtemps enlisées sur un accord commercial.

« À l’heure où certains construisent des murs, nous voulons construire des ponts », a déclaré M. Katainen au palais présidentiel du Planalto, entouré des ministres des Affaires étrangères du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du vice-ministre du Paraguay, dans une allusion transparente au président américain Donald Trump.

Les deux parties s’activent pour parvenir à un accord, au moins politique, le mois prochain à Buenos Aires à l’occasion de la réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Nous achevons aujourd’hui un nouveau round de négociations, qui, je l’espère, sera le dernier ou l’avant-dernier, de manière que nous puissions conclure – et ceci est notre objectif à la fois optimiste et réaliste – cet accord à la fin de l’année », a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne, Aloysio Nunes.

Depuis près de deux décennies, les discussions entre l’UE et les quatre pays du bloc latino-américain se sont heurtées à des divergences insurmontables. Les négociations avaient été suspendues en 2004, pour ne reprendre que six ans plus tard.

Viande bovine et éthanol sensibles pour l’agriculture de l’UE

Le mois dernier, l’UE avait modifié son offre, acceptant l’entrée sur son marché de 70 000 tonnes de viande bovine et de 600 000 tonnes d’éthanol, deux produits très sensibles sur le vieux continent. Une offre qui n’a pas satisfait le Mercosur.

La Commission européenne a semblé prête à des concessions sur le bœuf et l’éthanol dans l’espoir d’élargir les débouchés pour son secteur automobile, ce qui inquiète particulièrement la France.

Des diplomates sud-américains ont confirmé à l’AFP vendredi qu’un accord était réalisable pour la réunion de Buenos Aires.

À Bruxelles, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a également fait part de son optimisme. « Nous nous sommes engagés à finaliser le processus pour la fin de l’année. C’est possible », a-t-elle déclaré à l’issue d’une rencontre informelle des ministres européens du Commerce sur le Mercosur.

« Il y a des questions sensibles, notamment dans le secteur agricole. Il va falloir que nous présentions une offre finale. […] Nous allons faire très prochainement une proposition pour que les ministres puissent se pencher sur la question », a-t-elle ajouté. « Il y aura un échange d’offres révisées de part et d’autre », a-t-elle souligné.

Mais Paris s’inquiète de l’élan libre-échangiste de Bruxelles. « Il ne faut pas avoir de date fétiche, […] il faut arriver à un accord quand il est mûr », a dit pour sa part le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoine, qui représentait la France à cette réunion.

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Le mois dernier, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait estimé qu’« un bon accord avec les pays du Mercosur, c’est huit fois plus que l’accord que nous avons avec le Canada et quatre fois plus que l’accord que nous avons avec le Japon ».

Réaction

La Coordination rurale constate, « qu’une fois de plus, la Commission européenne est prête à lâcher ses agriculteurs et à piétiner sans scrupule la souveraineté alimentaire européenne. Et dans quel but ? Exporter davantage d’automobiles ! De son côté, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela), grand producteur de viande bovine et d’éthanol, se frotte les mains à l’idée de pouvoir déverser ses produits à bas coût sur le marché intérieur européen. Bruxelles signe le déclin de la production de viande européenne ! »

La Fédération nationale bovine (FNB), interpelle Emmanuel Macron. Dans un communiqué du 14 novembre, elle exige du président de la République qu’il respecte son discours prononcé à Rungis, le 11 octobre dernier, « en faveur d’une mise en pause de ces négociations et d’une révision du mandat octroyé par les États membres à la Commission, il y a près de 20 ans. » Le syndicat assure à Emmanuel Macron qu’il a l’avenir de l’élevage bovin français entre ses mains. « Ne laissez pas la Commission Européenne sacrifier ainsi nos exploitations et notre modèle de production, déclare-t-il. Répondez, clairement, aux enjeux des États-généraux de l’alimentation, en exigeant l’exclusion de la viande bovine de ces négociations. »

(1) Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela.

AFP

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Accord Mercosur : Macron a-t-il raison de demander une "pause" ?

Paris pousse la Commission à interrompre la négociation commerciale avec l'Amérique latine. Pourtant l'Europe a beaucoup à y gagner. Explications.

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Emmanuel Macron a-t-il raison de dénoncer « une fuite en avant » de la Commission de Bruxelles dans la signature de traités de libre-échange ? Le terme est fort et n'a guère été apprécié par Jean-Claude Juncker qui, la semaine dernière, a réaffirmé la nécessité et « l'urgence » pour la Commission de signer avant la fin de l'année un accord commercial majeur avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

« Je ne suis pas favorable à ce que nous nous précipitions pour négocier un accord avec un mandat de négociation donné en 1999, » avait lancé Macron, le 11 octobre à l'issue d'une visite à Rungis, relayant notamment la crainte des éleveurs de bœufs français. Lors du conseil européen des 19 et 20 octobre, Macron a pris la parole devant les chefs d'État et de gouvernement et plaidé pour une « pause » dans la signature des traités de libre-échange, notamment pour en vérifier les paramètres sociaux et environnementaux. L'accueil des Européens ne fut pas franchement chaleureux, certains de nos voisins jugeant que cette alerte française était une nouvelle tentative de protéger des intérêts sectoriels sensibles. Une position traditionnelle de la France quand il s'agit de son agriculture.

Pour y voir plus clair, il faut revenir en arrière. La Commission n'a pas vraiment précipité la négociation avec le Mercosur. Elle a simplement obéi aux conclusions du Conseil européen qui, en octobre 2016, lui a donné instruction de « poursuivre activement » les négociations avec le Japon (un accord politique a été signé en juillet 2017) et d'« intensifier les négociations en cours avec d'autres partenaires commerciaux, y compris le Mercosur ». Jean-Claude Juncker en est d'autant plus convaincu qu'il ne cesse de répéter que pour chaque milliard d'euros exportés hors l'Union européenne, ce sont 14 000 empois européens qui sont créés.

Les offres de la Commission 

François Hollande et Angela Merkel avaient donc validé la poursuite des négociations avec les 4 pays du Mercosur qui représentent 260 millions de consommateurs. Simplement, ils y avaient ajouté un bémol : la Commission devait attendre que soient passées l'élection présidentielle française et les législatives allemandes de 2017 avant de proposer au Mercosur nos offres précises sur deux marchés, celui de la viande bovine et celui de l'éthanol. François Hollande craignait des remous paysans, car sur ces deux produits, la France a des intérêts à défendre...

On connaît la suite de l'histoire : François Hollande ne s'est pas porté candidat à sa propre succession ; Macron a été élu en juin et Angela Merkel a remporté, bien qu'affaiblie, les législatives de septembre 2017. Conformément aux instructions, les services de la Commission ont donc formulé leurs propositions en mettant deux chiffres sur la table en octobre 2017. Les pays d'Amérique latine avaient, quant à eux, déjà formulé leurs offres de libre-échange. Ils ne pouvaient patienter davantage. Pour mémoire, une première négociation ouverte en 1999 avait échoué en 2004...

Quels sont donc ces deux chiffres qui complètent le deal ? L'Union européenne offrirait un contingent de 70 000 tonnes de bœuf (non hormonés, bien sûr) en provenance du Mercosur libres de droits de douane. Il faut avoir en tête qu'actuellement, le Mercosur exporte déjà 185 000 tonnes de bœufs (avec droits de douane) en Europe. La Commission a aussi pris soin d'éviter que ce quota ne se concentre sur des secteurs sensibles comme les découpes nobles. Sur les 70 000 tonnes, le quota est segmenté en 35 000 tonnes sur les produits frais et 35 000 tonnes sur les produits congelés.

Quant à l'éthanol (fabriqué à partir de la canne à sucre), il serait admis en Europe 600 000 tonnes en provenance du Mercosur, soit une offre 40 % moins alléchante que celle formulée par la Commission en 2004. Les deux tiers de cet éthanol seraient fléchés vers l'industrie européenne qui se plaint d'en manquer.

Une belle occasion

Bien sûr, ces tonnages peuvent encore évoluer tant que l'accord n'est pas signé, mais la Commission de Bruxelles estime que les termes de l'échange sont d'ores et déjà très favorables aux Européens. Car, en contrepartie, le Mercosur – l'une des zones les plus protectrices du monde – accepte de baisser totalement ses droits de douane très élevés (jusqu'à 35 % pour certains biens) sans fixer de contingent pour des secteurs clés de l'export européen comme l'automobile et les pièces détachées, la chimie, la pharmacie, les cosmétiques... Donc, d'un côté, une Europe qui contingente des importations à zéro droit de douane, et de l'autre un Mercosur qui s'ouvre totalement à certains de nos secteurs. Avec un tel deal, Jean-Claude Juncker ne voit pas pourquoi il faudrait repousser la signature de l'accord aux calendes grecques, au risque de laisser passer une belle occasion...

Pour les Européens, la période est, en effet, particulièrement favorable à la signature d'accords commerciaux, car les États-Unis, depuis Trump, ont abandonné la scène internationale. Le locataire de la Maison-Blanche a dénoncé le Trans-Pacific Partnership Agreement (TTPA) qui impliquait notamment le Canada, le Japon, le Mexique, l'Australie, le Pérou... Pas étonnant que le Japon – 3e économie mondiale – se soit tourné vers l'Europe pour signer un deal et que l'Australie et la Nouvelle-Zélande frappent aussi à la porte de l'Europe. « Nous profitons des laissés-pour-compte du TTPA », glisse-t-on à la Commission. C'est ici une affaire de leadership géopolitique mondial. Plus l'Europe signe d'accords commerciaux, plus est en mesure d'imposer ses standards au commerce mondial.

Le Mercosur huit fois plus gros que le Ceta

Le Mercosur est bien plus important que l'accord avec le Canada via le Ceta. La suppression des droits de douane générerait un gain de 4 milliards d'euros pour les exportateurs européens si l'on s'en tient au niveau actuel des échanges, un gain estimé à 500 millions pour le Ceta et 1 milliard d'euros pour l'accord avec le Japon. Le Mercosur n'a jamais signé d'accord bilatéral important, l'Union européenne bénéficierait en outre d'être la première à s'ouvrir de nouveaux marchés dans des pays aussi importants que le Brésil, une puissance d'avenir.

Pour autant, Emmanuel Macron n'est pas illégitime à s'inquiéter de l'avenir de la filière bovine française. Mais là aussi, la Commission de Bruxelles souligne que le contingent des quelque 70 000 tonnes de bœuf évoqué plus haut est à relativiser en raison des « effets de substitution » ? La viande bovine du Mercosur – libre de droits de douane jusqu'à 70 000 tonnes – va d'abord se substituer aux importations de bœufs venant d'autres pays fournisseurs de l'Europe. L'accord avec le Mercosur va donc chasser d'autres importations au lieu de chasser les producteurs européens. Ce phénomène de « substitution », on l'a vu précisément opérer sur le marché de l'éthanol au détriment du Mercosur. En 2008, le Mercosur représentait ainsi 50 % des importations d'éthanol en Europe. D'autres partenaires de l'Union européenne ayant obtenu de bons accords de libre-échange, la part de l'éthanol du Mercosur a chuté à moins de 5 % aujourd'hui sur le marché européen.

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Photo ci-dessus, carte de cette « Mondialisation » avec ces « flux » et lieux, en marron, des acteurs.

 

Mercosur/viande La France va s'opposer à la proposition de Bruxelles

 07/10/2017 |  AFP

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 La France s'opposera à la proposition de la Commission européenne d'accepter l'entrée sur le continent de 70 000 tonnes de viande bovine par an venant du Mercosur, dans le cadre de négociations sur un accord commercial, a indiqué vendredi le ministre de l'agriculture Stéphane Travert.

« Nous avons réuni huit États partenaires européens avec nous, et lundi je serai à Luxembourg au Conseil européen des ministres de l'agriculture et je rappellerai l'opposition de la France à la méthode employée pour démarrer les négociations commerciales de l'UE avec le Mercosur, et notre désaccord avec cette entrée en matière dans la discussion avec une arrivée de viandes bovines à la table des négociations », a déclaré le ministre lors d'une visite du 26e Sommet de l'Elevage à Cournon, près de Clermont-Ferrand.

« Nous sommes européens, et nous devons bien sûr réagir dans un contexte global, mais je suis aussi le ministre de l'agriculture français et je viens ici protéger les agriculteurs, et défendre les filières », a dit le ministre. Le ministre souhaite que les « filières françaises » ne « soient pas des variables d'ajustement des accords sur le Mercosur », a-t-il dit en citant la viande bovine, l'éthanol et le sucre. Lors d'une réunion à Bruxelles fin septembre, la Commission européenne avait proposé aux 28 États membres de l'UE d'accepter l'entrée d'un contingent de 70 000 tonnes de viande bovine et de 600 000 tonnes d'éthanol par an en provenance du Mercosur, dans le but d'aboutir à un accord commercial avec ce bloc d'Amérique du Sud.

Le ministre a salué la « fenêtre sur le monde » que constitue le Sommet de l'Élevage, où sont réunis chaque année les éleveurs d'ovins et de bovins, et où se pressent des acheteurs du monde entier désireux d'acheter du bétail ou de la génétique animale française. « Les consommateurs ne veulent pas d'une alimentation low cost, ils veulent une alimentation saine, durable et qui leur soit accessible, et c'est avec les filières que nous allons construire le dispositif », a-t-il dit. À l'attention des éleveurs du Massif Central et des Alpes, il a indiqué que sa priorité pour le versement des aides européennes ICHN (indemnité compensatoire de handicap naturel) allait « aux zones de montagne ».

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Accord commercial avec le Mercosur : les pays de l'UE divisés

 

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 Par  Le Figaro.fr avec AFP 

Mis à jour le 29/09/2017 à 17:55 

Publié le 29/09/2017 à 17:54

 

Les pays de l'UE sont divisés sur la présentation de l'offre de l'Union dans le domaine agricole au Mercosur, dans le cadre de leurs négociations pour un accord commercial, ont indiqué vendredi des sources concordantes à Bruxelles.

L'UE et le Mercosur (marché commun sud-américain qui rassemble le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay), qui tentent de négocier depuis de longues années un accord commercial, doivent entamer un nouveau round, à Brasilia, entre le 2 et le 6 octobre.

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Onze pays --France, Autriche, Belgique, Hongrie, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie-- souhaitent que l'Union repousse la présentation de cette offre dans le domaine agricole, selon une source européenne.

Ils s'estiment en effet vulnérables aux importations de produits agricoles dits sensibles - boeuf, éthanol, sucre et volaille - et jugent une proposition de l'UE en matière de quotas d'importation inopportune. "Ils pensent que ce n'est pas le moment, ils veulent attendre la toute fin des négociations", a dit cette source à l'AFP.

En revanche, huit autres pays - l'Allemagne, la République Tchèque, le Danemark, l'Italie, le Portugal, l'Espagne, la Suède et la Grande-Bretagne - se sont dits en faveur de la présentation de cette offre, "pour redonner un souffle aux négociations".

Jeudi, lors d'une réunion à Bruxelles, la Commission européenne a proposé aux 28 Etats membres de l'UE, d'accepter dans l'UE un contingent de 70.000 tonnes de viande bovine et de 600.000 tonnes d'éthanol par an, en provenance du Mercosur, dans le but d'aboutir à un accord commercial avec ce bloc d'Amérique du Sud, ont indiqué trois sources à l'AFP. 

Le Figaro.fr avec AFP

 

L’UE et le Mercosur veulent signer un accord commercial d’ici la fin de l’année

 21 avr. 2017

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Susana Malcorra et Cecilia Malmstrom, avant le début de leur réunion, le 20 avril. [European Commission]

La ministre argentine des Affaires étrangères, Susana Malcorra, rencontre la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, pour discuter de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur.

 

L’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) entrent à présent dans le dernier cycle de leurs négociations pour un accord commercial, qu’ils devraient conclure d’ici la fin de l’année ou le début de l’année 2018 au plus tard, a indiqué la ministre argentine.

La viande, les produits agricoles et les indications géographiques restent cependant des thèmes délicats entre les deux entités. La ministre argentine a d’ailleurs admis que le « scepticisme mutuel » entre les deux parties avait mené à un échange d’offres « insatisfaisant » l’année dernière.

Mais une fois les doutes initiaux passés, et après avoir bâti une « confiance mutuelle » en se mettant d’accord sur « les sujets les plus simples » au cours des derniers mois, Susana Malcorra a souligné qu’un « engagement » avait bien été pris pour conclure un accord.

L’élection de Donald Trump a également renforcé les liens entre les Américains du Sud et les Européens. Si le président a à peine été cité pendant la rencontre, Susana Malcorra a déclaré que le « vent de protectionnisme et la remise en question du multilatéralisme » de l’administration Trump avaient poussé le Mercosur et l’UE à prendre la situation en main, non seulement en matière de commerce, mais aussi au niveau politique.

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Merkel en faveur d’un accord «équitable» avec le Mercosur

Le 4 février, la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé son intention de conclure un traité de libre-échange « équitable » entre l’Union européenne et le Mercosur, la communauté économique sud-américaine.

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Un accord en perpétuelle mutation

Cet accord commercial ne constituerait pas la fin du processus, étant donné que les deux parties veulent continuer à approfondir leur relation avec de nouveaux chapitres, a commenté la ministre argentine. « Ces accords doivent pouvoir évoluer », a-t-elle souligné. Ils pourront être mis à jour avec de nouvelles clauses, y compris un chapitre sur l’investissement. Si ces accords ne sont pas révisés, « ils pourraient être remis en question », a-t-elle averti.

Une fois que les deux parties se seront mises d’accord sur les chapitres « les plus importants » du projet d’accord, elles devraient s’échanger leurs offres sur les questions restantes afin de conclure un accord d’ici la fin de l’année ou le premier quadrimestre 2018. Cependant, aucune date limite n’a été fixée.

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Un scandale sanitaire au Brésil met en péril l’accord UE-Mercosur

L’Union européenne insiste pour que les dirigeants brésiliens tiennent une réunion urgente afin de s’expliquer au sujet du scandale de la viande avariée impliquant deux grandes entreprises exportatrices du pays. Un article d’Euractiv Espagne.

Pomme de discorde

La ministre argentine reste consciente des différences parmi les États membres de l’UE sur des « sujets très complexes », tels que les quotas et les droits de douane sur la viande, et de la difficulté de progresser sur ces sujets en raison des élections cette année dans les plus grands pays de l’UE.

« Ces questions sensibles ont un impact sur les États membres de l’UE et il faut le prendre en compte, sinon il sera plus difficile de trouver un accord », a-t-elle déclaré aux journalistes.

 

Susana Malcorra a reconnu que le Mercosur avait également du travail sur des sujets tels que les indications géographiques et les certifications phytosanitaires.

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Le Mercosur prêt à négocier un accord commercial avec l'UE

Les ministres des Affaires étrangères du Mercosur ont adopté une position commune pour entamer des négociations sur un accord commercial avec l’UE. Les représentants européens se rendront en Argentine la semaine prochaine pour entamer le dialogue avec leurs homologues sud-américains. Un article d’Euractiv Espagne.

Indications géographiques

Les quatre États d’Amérique du Sud finalisent actuellement leur propre liste d’indications géographiques. « Nous nous engageons à accélérer le processus, étant donné qu’une analyse très détaillée est nécessaire », a précisé la ministre.

Leur proposition sera comparée avec la liste de l’UE. La liste finale de produits protégés sera constituée selon une approche factuelle, et parfois en fonction de compromis politiques, a-t-elle expliqué.

Cette problématique a été sujette à controverse dans le passé entre l’UE et le Mercosur. La région viticole espagnole La Rioja est notamment entrée en conflit avec La Rioja d’Argentine pour l’utilisation du nom de ses vins.

« Faire partie de la vice-royauté du Rio de la Plata nous a permis d’hériter de certains noms qui représentent une compensation pour avoir été une colonie dans le passé », a dit ironiquement Susana Malcorra.

 

 

La viande bovine doit être sortie des négociations Mercosur-UE (industriels français)

22/03/17 

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Le secteur de la viande bovine doit être"exclu" des négociations commerciales en cours entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur, ont demandé mardi les professionnels de la viande en France, après l'éclatement d'un vaste scandale au Brésil.

 La Commission européenne doit "tirer les conclusions" de "l'affaire" et "cesser d'avancer tête baissée dans les négociations" et "elle doit immédiatement, exiger l'exclusion de la viande bovine de tout éventuel accord avec le Mercosur" a demandé le président de l'interprofession du bétail et de la viande Interbev, Dominique Langlois, dans une lettre adressée au secrétariat d'Etat chargé du Commerce extérieur, dont l'AFP a obtenu copie. Une nouvelle ronde de négociations de l'accord de libre-échange, en pourparlers depuis 2004 entre l'Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela), s'est ouverte lundi à Buenos Aires, principalement centrée sur le chapitre sanitaire de cet accord. Trois jours plus tôt, un scandale alimentaire a éclaté au Brésil où un immense réseau de commercialisation frauduleuse de viandes avariées, impliquant apparemment des inspecteurs des services sanitaires de l'Etat et les "géants" industriels du secteur, était démantelé.

"Faible niveau de traçabilité"

 "Ce hasard de calendrier illustre, malheureusement, les craintes, que nous, professionnels de la filière viande bovine française, n'avons de cesse d'exprimer face à l'attitude de la Commission européenne qui, en dépit de la crise qui touche notre secteur, semble déterminée à ouvrir, toujours plus, notre marché aux viandes américaines, pourtant issues de systèmes de production ne correspondant ni aux standards communautaires, ni aux attentes des citoyens de l'Union", indique la lettre. Interbev souligne également "la faiblesse du niveau de traçabilité des viandes sud-américaines" et les "déficiences des contrôles et inspections réalisées sur ces produits". L'UE a importé en 2016, près de 110.000 tonnes de viandes du Brésil (25.898 tonnes de viandes faiches réfrigérées, 39.789 tonnes de viandes congelées et 44.157 tonnes de viandes préparées), selon Interbev.  

Sur ce total, la France a importé seulement 1.112 tonnes de viande bovine transformée et 527 tonnes de viande bovine congelée du Brésil, principalement utilisée dans l'industrie de transformation, soit moins de 0,1% de sa consommation annuelle. La France n'a pas importé de viande fraîche du Brésil l'an dernier. "Pour nous, la viande est un produit très sensible, nous avons toujours été dubitatif sur les contrôles et la qualité des viandes venant d'Amérique du sud, sur les hormones, les OGM ou les activateurs de croissance, on est loin des standards européens, sans parler du bien-être animal dans les feedlot industriels", a déclaré à l'AFP Guy Hermouet, président de la section viande bovine et exportation d'Interbev.

Source avec AFP

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Accord entre l'UE et le Mercosur: Merkel appelle à la reprise des négociations

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La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin, le 16 janvier 2017.REUTERS/Fabrizio Bensch

La chancelière allemande Angela Merkel, qui recevra mercredi 8 février le président uruguayen, est favorable à la reprise des négociations entre l'Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur. Une proposition qui intervient au moment où les traités de libre-échange sont remis en cause par les Etats-Unis.

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A l'initiative du président Trump, les Etats-Unis viennent de se retirer du Traité de libre-échange transpacifique (TPP) et menacent de quitter l’Alena qui les lie au Canada et au Mexique. De la même façon, déjà malmené, le Traité transatlantique entre l'Union européenne et les Etats-Unis (TTIP) semble compromis.

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C'est ce moment qu’Angela Merkel a choisi pour proposer de relancer les discussions qui trainent au sujet d'un accord commercial avec le Mercosur, le marché commun du Sud. Cette union douanière regroupe l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, après la suspension du Venezuela, soit 80% du PIB total de l’Amérique du Sud et près de 300 millions d'habitants. Le commerce entre l’Europe et le Mercosur représente déjà plus de la moitié des échanges de l’Union européenne avec toute l’Amérique latine.

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L’Union européenne, premier partenaire commercial du Mercosur devant la Chine et le Canada, pourrait doper ses exportations aéronautiques, automobiles et pharmaceutiques. Toutefois, les discussions achoppent sur le danger que représentent les productions agricoles du Mercosur pour les agricultures européennes une fois toutes les barrières douanières supprimées.

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Les argumentations de la..F.N.S.E.A. …

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NÉGOCIATIONS UE/MERCOSUR - L'AGRICULTURE EUROPÉENNE SERAIT BIEN LE SECTEUR PERDANT

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Un accord commercial trouvé entre l'UE et le Mercosur (Amérique du Sud) affecterait négativement le secteur agricole européen, selon les études d'impact que la Commission européenne a remis aux Etats membres en juillet dernier.

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Dans le cadre des négociations bilatérales de l'UE avec le Mercosur (Amérique du Sud), la Commission a transmis en juillet aux 27 Etats membres de l'UE des études d'impact, l'une générale et l'autre spécifiquement agricole, dans le cas d'un futur accord commercial entre les deux communautés économiques.
Ces informations confirment les pertes économiques et sociales qu'enregistrerait l'agriculture européenne en cas d'accord, avec des disparités entre les Etats membres et les différentes régions. A l'inverse, le secteur agricole sud-américain en tirerait avantage. Ces études se sont focalisées sur la diminution des droits de douane et la création de nouveaux contingents tarifaires pour les produits sensibles. La balance européenne du commerce extérieur agricole serait déficitaire de 5,2 milliards d'euros vis-à-vis du Mercosur. Le revenu agricole européen moyen diminuerait, lui, de 1,6 % en raison d'une baisse des prix et du départ d'agriculteurs (respectivement -1,1 % et -0,6 %). La baisse des prix agricoles irait de 4,8 % à 0,2 % en fonction des produits et le prix du lait augmenterait. 0,4 % des emplois agricoles européens seraient également menacés, soit 33 000 emplois par an. Enfin, ces deux études d'impact soulignent que le secteur de l'élevage serait le plus touché.

Les viandes très touchées

En viande bovine par exemple, les conséquences d'un accord UE/Mercosur consisteraient en une baisse de la production européenne. Tous les scénarios simulés par l'étude agricole font apparaître que les importations en provenance du Mercosur augmenteraient considérablement, en particulier celles de viande bovine (de 5 000 t à 525 000 t selon les scénarios). Dans le scénario simulant l'offre du Mercosur de 2006, la moins avantageuse pour l'agriculture européenne, les pertes pour le secteur de la viande pourraient s'élever à 5,8 milliards d'euros, dont 800 000 millions pour la volaille. Cependant, la hausse globale de la consommation de viande de bœuf permettrait à l'UE, par ricochet, de voir ses exportations progresser vers des pays tiers traditionnellement importateurs de viandes sud-américaines, comme la Russie, le Japon ou les pays arabes.
Quant au secteur laitier, les études d'impact révèlent que la production et la consommation européenne de produits laitiers diminueraient faiblement. Mais l'UE resterait un exportateur net de beurre, de fromage et de crème. Dans le même temps, les études d'impact de la Commission européenne ne manquent pas d'insister sur la croissance attendue des exportations européennes industrielles et de services vers l'Amérique du Sud. Elle générerait un excédent commercial global de 15,2 milliards d'euros pour l'Union, ce qui inverserait la tendance actuelle puisque que sa balance commerciale globale avec le Mercosur est déficitaire. En revanche, l'industrie du Mercosur serait négativement affectée par un accord et sa balance commerciale avec l'UE deviendrait déficitaire.

Hausse du PIB européen

L'UE choisira-t-elle de sacrifier certains pans de son agriculture en optant pour une plus grande dépendance extérieure sur certains produits alimentaires, afin d'obtenir des gains économiques et sociaux plus globaux ?
En effet, le PIB européen augmenterait de 15 à 21 milliards d'euros (+0,2 %) en cas d'accord ambitieux entre l'UE et le Mercosur. Le PIB du Mercosur pourrait quant à lui augmenter de 0,3 %. Cet accord commercial serait donc globalement bénéfique aux deux régions en termes de croissance du PIB et de création d'emplois.
A ce jour, les deux parties préparent leur nouvelle offre respective et des avancées pourraient intervenir lors du prochain cycle de négociations de Montevideo, en Uruguay, du 7 au 11 novembre prochains. La Commission européenne souhaiterait les conclure après octobre 2011 et avant avril 2012. Mais la campagne électorale pour les élections générales françaises, début 2012, pourrait bien retarder encore l'issue de ces tractations.

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"Le Canada utilise 46 substances interdites en Europe pour son agriculture, des pesticides aux activateurs de croissance en passant par les farines ...

 

« Végane », « Leclerc », « Mercosur »: des mots tabous chez les éleveurs

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« Végane », « Leclerc », « Mercosur »: certains mots ne sont pas à prononcer devant un éleveur de bétail français.

Réunis de mercredi à vendredi au Sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, des éleveurs venus de toute la France se disent fiers de leur métier, mais « fatigués » d’affronter les « écolos-bios », les guerres des prix de la grande distribution et les accords commerciaux internationaux qui permettent des importations de viande à bas prix « bourrée de produits interdits en France ».

Pour le Corrézien Frédéric Jenty, jeudi était un grand jour: Lagaffe, son taureau de deux ans et demi de race limousine, solidement charpenté, passait en concours.

Le pelage blond est humecté et brossé, la croupe peignée. Pour les sabots, c’est douche au jet obligatoire. Et en route pour le ring du Zénith d’Auvergne.

« Ce salon est un gros investissement pour mon exploitation, il y a le coût du transport, les nuits d’hôtels, un budget de 2.000 euros au total », explique l’éleveur.

– ‘L’incident’ –

« Ce travail est dur physiquement, on est sur le pont toute l’année, tous les jours », dit-il, fier néanmoins du résultat. « J’ai vendu des taureaux reproducteurs au Danemark, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Italie », précise-t-il, « les acheteurs se déplacent chez nous pour choisir avec soin chaque taureau reproducteur ».

Sa voix se brise lorsqu’il évoque « l’incident ». « Vers 11H00 ce (jeudi) matin, une quinzaine de militants végans sont entrés sur les stands en nous provoquant et en criant +à bas les agriculteurs+ ou +honte à ce métier de paysan+, je ne sais même plus ce qu’ils disaient, je suis fatigué et j’en ai gros sur la patate. »

 

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« Nous avons dû les évacuer hors du salon tout seuls, il n’y avait aucune sécurité. Or, ce n’est pas vrai qu’ils sont non violents, ils sont dans la provocation. Et nous, c’est le deuxième jour du salon, nous avons les concours, on est en plein stress, alors forcément on le prend mal. S’ils ne veulent pas manger de viande, c’est leur choix, mais pourquoi nous attaquent-ils comme ça? »

Sur le stand Interbev, l’interprofession de la viande, où a eu lieu l’opération commando de l’association animaliste 269Life jeudi matin, l’émotion est aussi palpable.

« Nos collègues éleveurs sont blessés dans leur chair de se retrouver mis au banc des assassins, tout cela laisse des cicatrices très profondes », dit Philippe Chazette, éleveur dans la Creuse et président de coopérative.

« Nous, on ne fait pas de +feedlots+, de centres d’engraissement géants comme au Brésil ou aux États-Unis, on prend soin de nos bêtes », ajoute-t-il.

Les végans sont loin d’être les seuls soucis des éleveurs. Dès qu’elle entend « Michel-Édouard Leclerc », le sang de Christiane Lambert, présidente du syndicat FNSEA, ne fait qu’un tour.

La croisade du patron de la distribution pour les prix toujours plus bas lui paraît « scandaleuse ». Et ses troupes l’accusent volontiers d’être responsable de suicides d’éleveurs laitiers.

– ‘Les Rolls de la viande’ –

« Comment faire? Nous souffrons de prix bas depuis quatre ans », rappelle Cédric Mandin, éleveur de Charolaises en Vendée et secrétaire général de la FNB, la fédération des éleveurs bovins.

Dans ce contexte, l’arrivée potentielle en Europe de dizaines de milliers de tonnes de viande à bas coût en provenance du Canada ou du Brésil, via les accords commerciaux CETA, tout juste entrés en vigueur, ou ceux avec le Mercosur, en cours de négociation, rajoute à la déprime.

 

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« Le Canada utilise 46 substances interdites en Europe pour son agriculture, des pesticides aux activateurs de croissance en passant par les farines animales », déplore Patrick Bénézit, éleveur dans le Cantal. « le Brésil, c’est encore pire. »

« À nous, la société demande d’être de plus en plus vertueux sur le plan environnemental, et elle se précipite ensuite pour acheter la viande importée. Du coup, on ne vend pas la nôtre. »

Pourtant les éleveurs français de races allaitantes produisent « les Rolls de la viande », assure Cédric Mandin.

« La solution, c’est que tout le monde exige de manger local, y compris à la cantine », conclut Frédéric Jenty. Son taureau Lagaffe a fini deuxième de sa section au concours. Il se vendra bien. Ouf!

 

Au Sommet, S. Travert critique la méthode sans condamner le quota d'importation. Négociations UE-Mercosur ...

 

La viande bovine doit être sortie des négociations Mercosur-UE (industriels français)

 

Ceta et Mercosur : double menace po

 

Un accord de libre-échange entre l'UE

 

Les Européens inquiets et divisés sur les négociations commerciales avec le Mercosur

 

Les Européens inquiets et divisés sur les négociations commerciales avec le Mercosur. Une majorité d'Etats européens emmenés par la France ont exprimé lundi leur inquiétude quant aux risques que fait peser sur leur agriculture la relance de négociations en vue d'un accord commercial entre l'UE et le Mercosur, qui ...

 

L'éleveur s'angoisse aussi pour la sécurité alimentaire. « On a d'un côté des produits français qui respectent les exigences de l'Europe.

 

L'Union européenne (UE) à 28 devrait produire moins de 300 millions de tonnes de céréales en 2017-2018. C'est la conséquence de la baisse des surfaces, ...

 

À l'occasion de son 71e congrès qui se tient depuis mardi à Brest, la FNSEA a détaillé sa vision de l'Europe et de la future politique agricole commune qui ...

 

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III

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Pour terminer..réflexions..

Le 25 mars 2017, l'Union européenne célèbre le 60e anniversaire de son texte fondateur : le traité de Rome. A cette occasion, les dirigeants européens se retrouvent dans la capitale italienne pour proposer leur vision commune du projet européen, aujourd'hui menacé par de nombreuses crises.

Dans ce dossier spécial, Toute l'Europe revient sur l'héritage du traité, les événements institutionnels et de la société civile prévus autour des 60 ans, et les pistes pour une relance européenne.

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Alain Lamassoure : en Europe, "les prophètes de malheur sont aussi anciens que le traité de Rome"

Quel regard porter sur les 60 premières années de la construction européenne, célébrées le 25 mars prochain à l'occasion de l'anniversaire du traité de Rome ? Comment envisager les prochaines décennies alors que l'Union européenne tremble sur ses bases et semble fragilisée comme jamais ?

Pour répondre à ces questions, Toute l'Europe est allé à la rencontre d'Alain Lamassoure, député européen depuis 1989 et ancien ministre des Affaires européennes. "Pas du tout inquiet", l'Europe, qu'il décrit comme une "réussite prodigieuse", sera selon lui "sauvée par la gravité des problèmes" qu'elle a à affronter.

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Alain Lamassoure, au Parlement européen, en 2013

 

Toute l'Europe : Vous avez été cinq fois élu député européen, membre de la Convention chargée de l’élaboration du projet constitutionnel européen, ministre des Affaires européennes : pouvez-vous nous raconter comment est né votre engagement européen ?

Alain Lamassoure : Dès le début de ma carrière de fonctionnaire – j’ai travaillé à la Cour des comptes puis au ministère des Finances au début des années 1970 – j’ai été chargé des affaires agricoles et européennes. Nous étions au début du Marché commun et la Politique agricole commune, avec la politique commerciale, était la seule relevant de la compétence européenne. Je suis donc tombé dans la marmite assez tôt.

Ensuite, j’ai été élu en 1986 à l’Assemblée nationale, et le premier texte que nous avons eu à voter c’était la ratification de l’Acte unique, le grand traité de Jacques Delors. La chenille du Marché commun devenait papillon avec les quatre libertés de circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux. J’ai voté ce traité avec enthousiasme, mais j’ai été très surpris de voir que le gouvernement que je soutenais, celui de Jacques Chirac, nous proposait des textes de loi nationaux intervenant dans des domaines dont on avait transféré la compétence à l’Union. Je me suis rendu compte que dans les parlements nationaux on défaisait la nuit ce qui se faisait le jour à Bruxelles. A partir de là, étant convaincu du bienfondé de ce transfert de compétences, et comme mon parti a perdu les élections de 1988 et que je me voyais mal comme député de base de l’opposition à l’Assemblée nationale, ce qui n’avait absolument aucun intérêt pour moi, j’ai saisi l’occasion des élections européennes de 1989 pour m’engager au niveau européen.

Cette interview s'inscrit dans le cadre de notre couverture du 60e anniversaire du traité de RomeDécouvrez notre dossier spécial

Par la suite, après avoir eu des responsabilités gouvernementales, y compris en matières européennes, je suis revenu au Parlement européen en 1999. J’y ai vérifié, et c’est encore plus vrai aujourd’hui, que toutes les décisions importantes pour l’avenir de notre pays ne se prennent plus à Paris, mais à Bruxelles. C’est toujours le président de la République élu par les Français qui les prend pour le pays, mais il le fait avec ses partenaires. Cela suppose, si on veut que les intérêts, la vision et les valeurs de la France soient défendues et prévalent, que le président et le gouvernement ne soient pas seuls. Il faut aussi qu'élus et hauts fonctionnaires s’engagent. C’est dans cet esprit que j’ai fait le choix européen.

Au regard de votre expérience, quel constat faites-vous des 60 premières années de la construction européenne?

A l’échelle historique, c’est une réussite prodigieuse.

Il ne faut absolument pas se laisser impressionner par l’état de dépression nerveuse collective que vit l’ensemble des démocraties, y compris hors d'Europe. Les prophètes de malheur sont aussi anciens que le traité de Rome. A cet égard, j’ai retrouvé il y a quelques temps un discours de 1970 prononcé par Raymond Barre, qui était à l’époque vice-président de la Commission européenne, dans lequel il disait : ‘tous les jours, quelqu’un annonce la fin de la Communauté européenne, alors qu’elle nous survivra à tous’. Nous sommes dans la même situation aujourd’hui.

En quoi cette réussite historique est prodigieuse ? Premièrement, et nous l’avons complètement oublié, la construction européenne, initiée par la CECA et le traité de Rome, a été à l’origine d’un véritable miracle. Sans précédent dans l’histoire et sans équivalent dans le monde. Ce n’est pas la paix, mais de la réconciliation profonde entre les peuples en Europe de l’Ouest. Les haines entre la France et l’Allemagne étaient telles qu’elles ont conduit aux massacres les plus abominables du XXe siècle. Or aujourd’hui quand on demande aux Français de quel peuple ils se sentent le plus proche, les deux tiers répondent naturellement les Allemands. Et symétriquement. La méfiance a fait place à la confiance. La confiance a fait place à l’amitié. Et nos peuples se sont durablement réconciliés.

Deuxième réussite historique, là encore sans précédent ni équivalent : la méthode Monnet. Cet engrenage vertueux qui part d'un objectif assez modeste – le Marché commun – qui revient à supprimer les droits de douane entre nos produits agricoles et industriels, mais qui conduit à approfondir l’intégration. En passant du commercial à l’économique, de l’économique au monétaire et du monétaire au politique. Car si vous voulez donner à vos entreprises industrielles un marché de taille continentale comparable au marché américain, vous comprenez assez rapidement que supprimer les droits de douane ne suffit pas. Car chaque Etat se débrouille pour introduire des normes techniques sanitaires ou environnementales qui aboutissent à ce que, comme par hasard, seules ses productions sont autorisées à la vente sur son territoire. Il faut donc passer à la phase suivante qui est l’Espace unique et l'harmonisation des normes. Puis on se rend compte qu’une concurrence déloyale se poursuit entre les Etats qui ont des monnaies différentes et qui procèdent à des dévaluations pour retrouver de la compétitivité artificielle face aux autres. On aboutit donc à la monnaie unique, nécessitant la coordination des politiques budgétaires. Seule l'Union européenne est parvenue à achever son marché commun, contrairement au Mercosur ou l'Asean par exemple. Ce n'est pas un mince exploit.

Au fond, ce dont souffre le plus l'Europe, c'est que sa construction politique nécessite environ 100 ans pour être parachevée. C'est une échelle de temps qui n'a rien à voir avec celle de la politique, qui est de quelques années pour les élus, ou des médias, qui est de quelques heures. Pour les artisans de la construction européenne, plaider pour le long terme est une difficulté majeure.

Vous dites qu'il faut 100 ans pour parfaire l'Union européenne. On en est à 60. Mais avons-nous 40 autres années devant nous ? L'idée européenne n'est-elle pas attaquée comme jamais ?

L'Europe est attaquée comme toujours. Elle n'est pas plus en danger qu'avant. Et elle sera sauvée par la gravité des problèmes que nous avons à affronter.

Personne ne peut dire que face aux pressions migratoires, au terrorisme islamiste, à l'agressivité militaire russe, aux incohérences de M. Trump, à la formidable opportunité que représente l'économie digitale, la France toute seule, l'Allemagne toute seule, la Slovénie toute seule ou l'Angleterre toute seule se défendra mieux que si nous sommes unis. Même les électeurs du Front national ne croient pas que l'on puisse éviter d'avoir une politique d'asile et d'immigration commune en Europe. Bien sûr, il faut des politiques nationales, mais ça ne peut être que dans le cadre européen. S'il y a un million de Syriens qui arrivent sur les côtes grecques, ce n'est pas un problème grec, c'est évidemment un problème européen. Si le président des Etats-Unis considère que l'Alliance atlantique est obsolète et que la Russie a le droit de se développer dans un environnement proche, ce n'est pas un problème polonais ou lituanien, c'est évidemment un problème européen.

Je remarque d'ailleurs que la Communauté européenne de défense, que les Français avaient essayé de mettre sur la table dans les années 1950, avant le traité de Rome, et qui avait capoté car nous n'étions pas encore réconciliés avec l'Allemagne, est aujourd'hui devenu un projet commun à tous les pays membres de l'UE. C'était encore impensable il y a 2 ou 3 ans. De même, s'agissant de l'euro, même Mme Le Pen a été obligée de mettre de l'eau dans son vin antieuropéen et ne parle plus de le détruire, mais plutôt d'en faire un autre usage.

Je ne suis pas du tout inquiet.

Si Marine Le Pen est élue, elle ne supprimerait peut-être pas l'euro, mais elle serait fortement susceptible d'organiser un référendum sur l'appartenance de la France à l'UE. Les Français ne feraient-ils alors pas le choix du Frexit ?

Bien sûr que non. Si par malheur elle gagnait, il faudrait déjà voir de quelle manière elle pourrait gouverner et avec qui. Et à supposer qu'elle ait la folie de convoquer, trois mois après son arrivée au pouvoir, un référendum sur la sortie de l'euro ou de l'Union européenne, le retour de balancier serait d'une violence inouïe et elle serait obligée de démissionner tout de suite. Laissons tomber cela.

Jean-Claude Juncker a récemment fait part de sa lassitude et de son intention d'arrêter le combat européen à la fin de son mandat de président de la Commission en 2019. En 2014, il parlait de la Commission de la dernière chance. Vous contestez cette idée ?

Mais oui ! Dans tous les discours de campagne électorale, vous remarquerez qu'on est à un tournant de l'histoire et c'est toujours le gouvernement ou la Commission de la dernière chance. Je regrette que Jean-Claude Juncker ait exprimé publiquement sa lassitude. D'autant qu'au cours de sa première moitié de mandat, il a très bien rempli sa fonction, en faisant le bon diagnostic, et en lançant tout de suite son plan d'investissement qui commence à produire ses effets.

Le reproche que je lui fais, c'est qu'il n'a pas pris en compte le fait qu'il est le premier président de la Commission européenne à être élu par les citoyens. Même si les citoyens ne savent pas qu'ils l'ont élu, à cause de notre système médiatique, notamment en France. Je rappelle à cet égard que France Télévisions, en 2014, a officiellement refusé de diffuser à une heure de grande écoute un débat entre les grands candidats à la fonction de président de la Commission européenne, en expliquant que l'Europe n'intéressait pas les citoyens.

Jean-Claude Juncker a été élu et son rôle devrait être aussi de venir dans nos journaux télévisés pour parler au nom de l'Europe, pour remettre en place un certain nombre de vérités et un certain nombre de pays face à leurs responsabilités. Dire que tel pays est réticent pour accueillir des réfugiés et montrer sa solidarité à ses partenaires, alors que chaque année il reçoit 1, 2, ou 3% de son PIB grâce à la solidarité des partenaires en question. Je regrette que Jean-Claude Juncker ne se soit pas approprié cette dimension de sa responsabilité qui fait que lorsqu'on n'est pas content de décisions ou non-décisions prises à Bruxelles, on continue de dire que c'est la faute de l'Union européenne. Et qui fait que lorsque l'on prend une bonne décision à Bruxelles, ce qui est le cas le plus souvent, chaque dirigeant national dit 'c'est grâce à moi, j'ai convaincu mes partenaires'. Il n'y a pas un M. Europe pour remettre les choses en place.

François Fillon conduit votre camp pour la campagne présidentielle. Son programme européen est largement intergouvernemental et prévoit un rapatriement de compétences vers les Etats membres. Qu'en pensez-vous ?

Je pense que ce programme mérite d'être mis à jour. Grâce aux entretiens qu'il a eus, entre autres avec Angela Merkel, je pense que cette mise à jour a commencé. Je suis tout à fait disposé, il le sait, à y contribuer. 
Je crois également qu'il faut qu'on laisse tomber les schémas et le vocabulaire avec lesquels on a décrit la problématique européenne depuis de longues années. Le débat fédéralisme contre souverainisme n'a pas de sens. Moi-même j'ai mis du temps à m'en rendre compte. C'était au moment de la Convention européenne pour l'élaboration du projet constitutionnel. Pendant 18 mois, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, nous avons reçu des représentants des institutions européennes et des parlements nationaux, de tous les partis politiques. Nous avons alors réalisé qu'on met en place un système politique nouveau. Ce n'est pas un système fédéral à l'allemande ou à l'américaine. Ce n'est pas non plus une organisation internationale banale et confédérale. Notre système est communautaire.

C'est en ces termes que nous devons poser la question. Si certains sont attachés à l'apparence de la souveraineté nationale, je leur laisse. Je bâtis l'Europe sans avoir besoin du concept de souveraineté. Je ne sais pas ce que veut dire la souveraineté au XXIe siècle, sauf la possibilité que garde chaque pays – nous l'avons introduit dans le traité de Lisbonne et le Royaume-Uni l'utilise aujourd'hui – de changer de famille, d'alliances, d'interdépendances. 
Je pense donc que les dirigeants politiques français doivent faire cette mise à jour intellectuelle. Et je ne doute pas que notre candidat saura le faire avant l'élection et à plus forte raison après sa victoire.

Projetons-nous en 2027, au 70e anniversaire du traité de Rome. Si ça ne tenait qu'à vous, à quoi ressemblerait l'Europe ?

Je crois que dans 10 ans, nous aurons une Europe à trois cercles. Je compare d'ailleurs cela à nos vies personnelles.

Le cercle extérieur d'abord, qui est celui du voisinage. On peut avoir des relations amicales. Chacun est chez soi, mais on se salue, on participe au financement des services publics communs, on essaie de régler ensemble les problèmes communs. Ce cercle correspond aux pays limitrophes de ce qu'est aujourd'hui l'Union européenne. Il s'agit de l'Ukraine, de la Russie, du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord, de la Turquie, et bientôt du Royaume-Uni.

Ensuite, il y a le cercle des colocataires. On partage le même domicile, avec certaines parties communes. Cela suppose d'avoir des modes de vie comparables. Ça c'est l'Union européenne, c'est le traité de Lisbonne actuel.

Puis, il y a la famille. C'est le cercle majeur de solidarité. Ce que nous devons faire maintenant, et qui ne se terminera pas avant 10 ans – c'est très long comme toujours en Europe – c'est organiser la famille à l'intérieur de la "colocation Union européenne". Par le biais des coopérations renforcées. Mettons-nous d'accord à 10, 15 ou 20 – tous ceux qui le souhaitent et pas selon des critères d'appartenance à la zone euro ou à Schengen –  pour mettre en place une Europe de la sécurité, une Europe de l'énergie, une Europe de l'économie digitale…

Avec un budget accru ?

Naturellement, si on met en place ce type de politiques, il faudra un budget accru. Il faudra à cet égard que nous veillions à appliquer le principe de subsidiarité dans cette transformation budgétaire et à apporter la démonstration qu'à chaque fois qu'on apporte une compétence juridique à l'Union, on lui transfère aussi les moyens financiers, personnels et fiscaux pour financer ces dépenses.

Le corps de garde-côtes et de garde-frontières par exemple, il y a deux manières de le concevoir. Ou bien on dit que c'est une police supplémentaire qui vient s'ajouter aux polices nationales, en ajoutant malheureusement une couche de bureaucratie, de dépenses et d'impôts, rendant l'Europe légitimement impopulaire. Ou bien on dit qu'on remplace à terme les polices compétentes nationales et dans ce cas 1€ de plus dépensé à Bruxelles permet d'économiser 1€ ou 1,50€ dans les capitales nationales. C'est le b.a.-ba et je regrette que cette problématique, jusqu'à présent, n'ait été évoquée publiquement par personne, y compris les candidats à l'élection présidentielle française. Cela fait partie des trous noirs du débat politique européen.

Propos recueillis par Jules Lastennet

Avec le..CETA et surtout l'accord Europe - Mercosur..L'Europe sera..perdue...

 

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19 décembre 2017

NDDL ou..Notre Dame Des Landes..où en est-on ?

 

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NDDL ou..Notre Dame Des Landes..où en est-on ?

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Le projet futur envisagé ou..prévu au départ..

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Innovation ou..ambiguité ?

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Ne nous laissons pas faire !

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Ne cédons en rien, pas d’avantage aux chants de sirènes des politiques, avec de faux lendemains..

 

IL ME SEMBLE QUE LE CAS DU BARRAGE DE SIVENS SUFFIT !

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Rappelez-vous de cet incident tragique et faux meurtre ou assassinat de Rémy Fraisse, mais, quelque part voulu, dans l’action, par le gouvernement, dont le ministre de l’intérieur :

« mettez tout en œuvre pour les expulser quitte à employer la force !.. »

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Réflexion :

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«Un projet utopique et une escroquerie» : Philippe de Villiers étrille Notre-Dame-des-Landes

 

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Le chef de l'Etat rendra sa décision sur l’avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes «au plus tard en janvier». Un projet que l'ex-président de Vendée villipende, regrettant en outre le manque d'intérêt de la droite pour la question écologique.

 

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Dans une interview accordée au journal Le Monde du 12 décembre, le président Emmanuel Macron a annoncé qu’«une décision définitive sera[it] prise au plus tard en janvier» au sujet du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. «Les intérêts climatiques seront évidemment pris en compte dans notre décision. Il y a aussi les aspects démocratiques et économiques», a affirmé le président de la République. A l'approche de la décision présidentielle sur ce dossier brûlant, un détracteur du projet, l’ancien président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a tenu à faire entendre sa voix. Il accable ce projet d'aéroport, qu'il taxe d'utopie et d'escroquerie.

 

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« [Ne pas céder] aux lubies de grands groupes de pression aux intérêts troubles »

 

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Philippe de Villiers s’en est ouvert dans une lettre adressée à Edouard Philippe, publiée sur Twitter, dans laquelle il appelle à ne pas céder «aux lubies de grands groupes de pression aux intérêts troubles».

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Ce que révèlent  les nouvelles études..

 

« Le bilan carbone d'un nouveau chantier serait infiniment plus coûteux que la modernisation de l'aéroport existant »

 

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La piste de Nantes-Atlantique, bosselée, nécessiterait de lourds travaux, mais pas d’être totalement refaite à neuf. Il faudrait envisager une fermeture de neuf semaines pour le chantier. | OUEST FRANCE - Franck Dubray

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Nantes-Atlantique deux fois moins cher que NDDL !

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Les médiateurs ont principalement étudié l’option d’un réaménagement de Nantes-Atlantique. C’est ce qui manquait principalement dans le dossier du transfert de l’aéroport. Les travaux précédents, de la Direction de l’aviation civile (DGAC) et de l’Atelier citoyen (les opposants), étaient fortement contradictoires. Une expertise indépendante a donc été demandée par la médiation.

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La mission de médiation conclut qu’un maintien de Nantes-Atlantique, avec un réaménagement pour une capacité de 9 millions de passagers en 2040, reviendrait au total  «entre 415 et 545 millions d’euros» ( ci-dessous le tableau détaillé des coûts, valeur 2017). Actuellement, l’aéroport est à 5 millions de passagers.

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À titre de comparaison, la construction et les extensions de NDDL, pour également 9 millions de passagers, sont estimées à 992 millions d’euros.

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Photo ci-dessus du lac de grand lieu au centre et en arrière plan.

 

Dans son étude de 2013, la DGAC chiffrait la réalisation d’une piste totalement neuve, allongée, à 75 millions d’euros. Elle évoquait une fermeture de  «trois à six mois», et une perte d’exploitation de 85 millions. De son côté, l’Atelier citoyen se contentait de travaux légers, un simple re-surfaçage, en nocturne, sans interruption du trafic.

 

Bruit: Nantes épargné, pas Bouguenais, ni Saint-Aignan

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C’est un énorme sujet d’affrontement: le bruit autour de l’actuel aéroport nantais. Les études étaient périmées. Les médiateurs en ont demandé une nouvelle à la DGAC. L’annexe à leur rapport contient des  «cartes de bruit simulées à l’horizon 2025, 2030, 2040», produites par les services de l’État et tenant compte de l’amélioration des moteurs d’avion et de la hausse du trafic. Que montrent-elles? La zone C du plan d’exposition au bruit (PEB), celle où l’on n’aura plus droit de construire des habitats collectifs et d’augmenter la population, est en recul par rapport aux études précédentes de la DGAC. Elle ne mord que la pointe ouest de l’île de Nantes (Hangar à bananes) et ne touche plus le centre-ville. La construction du futur CHU est sauvée en cas de maintien de l’aéroport. En revanche, Saint-Aignan-de-Grandlieu, Bouguenais-Les Couëts et Trentemoult restent bien ancrés à l’intérieur de la zone fatidique.

 

Ces nouvelles cartes n’indiquent pas le nombre d’habitants impactés par la gêne sonore. La médiation a déjà indiqué qu’une révision du PEB s’impose. Ce que les opposants réclament depuis des années.

Une seconde piste à Nantes-Atlantique?

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Les médiateurs ont demandé une «étude sommaire» à la Direction générale de l’aviation civile, sur l’ouverture d’une seconde piste à Nantes-Atlantique. Celle-ci permettrait de limiter les approches au-dessus de Nantes et d’éviter la fermeture de l’aérodrome en cas de travaux sur la vieille piste. L’hypothèse d’une «piste en V», décalée de 24° par rapport à l’actuelle est  «intéressante». Mais poserait des problèmes de survol de Rezé. L’étude conclut que  «l’orientation optimale conduit à proposer une piste sécante». Orientée Est-Ouest, elle croiserait l’actuelle piste, perpendiculairement. C’était une hypothèse déjà étudiée en 2013. On ne sait pas, cependant, si cette option sera préconisée par les médiateurs dans leur rapport final. Il faudrait acheter 200ha de foncier.

 

Une piste à NDDL? Moins d’hectares, plus de pollution!

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Une expertise envisage une piste unique à Notre-Dame-des-Landes où deux pistes sont actuellement prévues pour limiter le survol de zones habitées. Elle conclut, pour cette option de piste unique, à une réduction importante de la surface à urbaniser (340ha contre 538ha pour le projet initial), mais à un  «surcoût carbone important» , car les distances supplémentaires roulées par les avions, cumulées sur une année, seraient, en hypothèse basse, supérieures de 10%. Soit 310000km en plus et aussi plus de pollution.

Un bilan carbone plus favorable à Nantes-Atlantique 

Qu’en est-il de l’empreinte écologique des deux alternatives? Selon le cabinet d’expertise Carbone 4, mandaté par les médiateurs,  «les émissions de l’option Notre-Dame-des-Landes sont supérieures à celles de l’option Nantes-Atlantique, de près de 200 kilotonnes de CO2 sur les 20 ans d’exploitation». Et ce, en partant de l’hypothèse que Nantes-Atlantique sera relié par le tramway et NDDL par le tram-train. Qu’est-ce qui fait pencher la balance? La prise en compte par l’étude de  «l’artificialisation» des zones rurales et le surcroît de temps de déplacement pour les passagers et salariés vers NDDL. À noter, cependant, que le projet NDDL a prévu des compensations carbone…

Grand-Lieu: risques pour la zone humide, pas pour les oiseaux

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Pour estimer un  «impact significatif» sur la faune du lac de Grand-Lieu, les médiateurs ont sollicité une étude au Muséum d’histoire naturelle. Ce lac est classé Réserve naturelle, zone Natura 2000. Il est aussi protégé par les restrictions d’urbanisme de la Loi Littoral, car sa superficie dépasse les 1000ha.

Limites de cette expertise: elle ne tient compte ni de l’hypothèse d’un rallongement de la piste, ni de la création éventuelle d’une autre piste susceptible de modifier les trajectoires des vols. Elle prévoit, en revanche, que les avions d’un futur proche baisseraient en nuisances sonores, de l’ordre de 40%.

Elle estime aussi que pour les oiseaux les avions  «n’entraînent qu’une crainte mineure»,citant une  «accoutumance parfois étonnante». En conséquence,  «l’impact sur l’avifaune de Grand-Lieu» est  «improbable». L’expertise balaie aussi l’éventualité de pollutions consécutives à des largages de kérosène.

L’expert du Muséum d’histoire naturelle trouve une vertu à la présence de l’aéroport au voisinage du lac. Il évite  «les risques d’extension de l’urbanisation de la rive nord», actuellement une «zone tampon particulièrement importante pour la quiétude des oiseaux» pour qui  «les dérangements humains» constituent  «des menaces plus importantes» que celles des avions qui les survolent.

Aucun  «impact significatif sur les populations d’oiseaux du lac», conclut l’expertise qui alerte cependant sur les conséquences de l’extension de l’actuelle piste vers le sud avec  «la destruction de milieux naturels à caractère humide».

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Selon le Museum d’histoire naturelle, un agrandissement de l’aéroport Nantes-Atlantique n’entraînerait aucune gêne pour les oiseaux de la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu. | Ouest-France / archives Franck Dubray

Des documents d’urbanisme peu impactés

Si le projet d’aéroport est abandonné, il n’y aura pas, disent les experts, de conséquences majeures sur les documents d’urbanisme déjà signés.  «Au contraire, il aurait pour conséquence de gommer certaines contradictions entre la priorité donnée à la transition écologique et énergétique de ce territoire et l’affirmation de ce projet», dit le ministère de la Cohésion territoriale.

Le ministère poursuit en expliquant que l’abandon du projet participera  «de manière positive» à l’atteinte des objectifs de réduction de consommation d’espaces prévus dans le Schéma de cohérence territoriale (Scot). Sous réserve d’un projet de réaménagement à Nantes-Atlantique, trop gourmand en consommation d’emprises foncières, dit la note. Enfin, il n’y aurait aucun impact sur l’objectif de construction de logements.

Conclusion: la suppression du projet NDDL s’accompagnerait d’une suffisante  «modification»des documents d’urbanisme, même si, dit le ministère,  «une réflexion plus globale devra être menée» sur le territoire en cas de réhabilitation de Nantes-Atlantique.

Le rapport des trois experts de la médiation du projet de Notre Dame Des Landes..

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Capture d'écran du site https://mediation-aeroport-du-grand-ouest.fr/ ou est hébergé le rapport sur les différentes options d'aéroport aux alentours de Nantes.

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"Après six mois d'écoute et de travaux d'approfondissement, c'est l'humilité intellectuelle qui prévaut dans les propositions de la mission : si une solution n'avait que des avantages pour tout le monde, elle serait mise en œuvre depuis longtemps, et les blessures d'un processus démocratique mis à mal à de nombreuses reprises seraient oubliées" écrivent les médiateurs dans le rapport qu'ils viennent de remettre au gouvernement, au sujet de la meilleure option à prendre en ce qui concerne le futur aéroport de Nantes. Les trois médiateurs, qui ont étudié les deux options à la lumière de l'activité économique et de l'emploi, de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, des nuisances sonores, des impacts sur l'environnement, et de la dépense publique, pointent "l'absence de solution parfaite". Avec au moins "un handicap" pour chacune : les nuisances sonores "significatives" en cas de réaménagement de Nantes-Atlantique, l'accroissement incontestable de "l'artificialisation des espaces agricoles et naturels ainsi que (de) l'étalement urbain" en cas de poursuite du projet de Notre-Dame-des-Landes. L'intégralité du rapport est consultable à cette adresse. En voici les grandes lignes.

Analyse des coûts : avantage à l'aménagement de l'aéroport existant

La comparaison des coûts, pour l'Etat et les collectivités, fait apparaître un écart de l'ordre de 250 à 350 millions d'euros en faveur de l'option de Nantes-Atlantique, desserte en transports en commun comprise, mais sans prise en compte d'une éventuelle indemnisation versée au concessionnaire, une filiale de Vinci, en cas d'abandon du transfert. Selon les médiateurs, le réaménagement de l'actuel aéroport coûterait au total entre 365 et 460 millions d'euros, un montant comprenant la fermeture de l'aéroport "pour environ neuf semaines de travaux". Ce montant est nettement inférieur à celui réalisé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en 2013 (825 millions), mais supérieur à celui avancé par les opposants au déménagement (175 millions d'euros). Le coût du transfert à Notre-Dame-des-Landes est lui évalué à 730 millions d'euros, comprenant les aménagements transitoires à Nantes-Atlantique, avant la mise en service de la future infrastructure, qui "pourrait intervenir entre 2023 ou 2025".

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Impact sur l'économie : pas d'avantage significatif pour l'une ou l'autre des solutions.

Chaque option devrait avoir un impact "équivalent" sur les activités économiques et l'emploi, l'offre aérienne étant elle-même similaire. Mais un déménagement à Notre-Dame-des-Landes, favoriserait les entreprises du nord de la Loire, mais aurait l'inconvénient de l'éloignement pour Airbus et les autres entreprises de la "manufacturing valley", situées à proximité de Nantes-Atlantique, pointe le rapport.

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Impact sur l'environnement : des inconvénients des deux côtés

Sur la question environnementale, l'écart entre les deux options serait également "peu significatif" en terme d'émissions de gaz à effet de serre. Mais si les nuisances atmosphériques en zone urbaine en cas de maintien de Nantes-Atlantique sont un point négatif, le transfert à Notre-Dame-des-Landes pourrait accentuer la pression foncière près du lac de Grand-Lieu, une réserve naturelle classée, bien plus dommageable pour l'environnement que le survol des avions. Les médiateurs s'interrogent aussi sur "la faisabilité du dispositif de compensation" prévu pour compenser la destruction des zones humides et des espèces protégées à Notre-Dame-des-Landes.

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Bruit et nuisances sonores : avantage à l'option du déménagement vers Notre-Dame-des-Landes

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Un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dans une zone très peu urbanisée, n'aurait qu'un "très faible impact" sur les populations, contrairement au maintien de l'actuelle infrastructure, où les nuisances sonores sont "significatives pour environ 3.500 à 6.000 riverains", un chiffre stable par rapport à 2004, contre 200 dans le bocage nantais. Pour les médiateurs, dans l'hypothèse d'un réaménagement de Nantes-Atlantique, "seul un programme exemplaire d'actions dédiées à la réduction de ces nuisances permettrait d'améliorer la situation", dont "une limitation substantielle des vols de nuit". Les experts recommandent surtout, "quelle que soit l'option retenue", la révision "impérative" et "urgente" des plans de gêne sonore (PGS) et d'exposition au bruit (PEB), datant de 2004 et "obsolètes", qui conditionnent les possibilités de développement urbanistique.

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En février 2017, l'astrophysicien Hubert Reeves interrogeait Emmanuel Macron, alors candidat à l'élection présidentielle, sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

 

Une fois son choix retenu, le gouvernement aura encore fort à faire "pour assurer le succès de l'opération, susciter l'adhésion la plus large possible et offrir des perspectives constructives aux acteurs du territoire", notent les médiateurs. Dans l'hypothèse de Notre-Dame-des-Landes, outre l'évacuation de la ZAD, l'Etat devra en premier lieu proroger la déclaration d'utilité publique (DUP) du transfert, qui arrive à échéance le 8 février 2018. Si le gouvernement décide le réaménagement de Nantes-Atlantique, de nombreuses procédures sont à prévoir : la modification de documents d'urbanisme, de nouvelles concertations, une DUP, une étude d'impact globale portant sur l'ensemble des travaux d'aménagement, et enfin un nouveau contrat de concession. Les médiateurs, qui proposent une enquête publique pour toutes les procédures, évoquent un délai de deux à trois ans avant la réalisation des premiers travaux d'importance.

 

Le point de vue du premier ministre..

 

Notre-Dame-des-Landes : Philippe promet une solution adaptée au «doublement du trafic aérien»2138135_notre-dame-des-landes-philippe-promet-une-solution-adaptee-au-doublement-du-trafic-aerien-web-tete-0301018412369

Un transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou son maintien, avec un réaménagement complet, à Nantes-Atlantique sont deux options « raisonnablement envisageables », estime le rapport des médiateurs remis ce mercredi au Premier ministre. Edouard Philippe promet une « décision claire » en janvier.

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Faut-il réaménager l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de Notre-Dame-des-Landes ? Ces deux options sont « raisonnablement envisageables », estiment les trois experts nommés par le gouvernement pour l'aider à décider de la suite ou non du projet controversé. Dans  le rapport qu'ils ont remis ce mercredi matin à Edouard Philippe, ils « confirment l'absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif sur un critère particulier », l'environnement et l'étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, les nuisances sonores « significatives » pour l'aménagement de Nantes-Atlantique.

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« Il y a dans ce rapport des avantages et des inconvénients, ainsi que des éléments nouveaux », a expliqué Edouard Philippe, lors d'une courte allocution, insistant sur le fait que « les besoins liés au développement du transport aérien dans le Grand Ouest justifient la réalisation d'une plate-forme qui sera dimensionnée sur les hypothèses connues, c'est-à-dire le doublement du trafic aérien d'ici 2040. » En clair : le statu quo est exclu.

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« Il existe deux façons de répondre à ce besoin, a-t-il poursuivi. La première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu'il a été conçu, la seconde, et c'est un élément nouveau, serait de procéder a un réaménagement complet de l'aéroport existant de Nantes Atlantique. » Le Premier ministre a confirmé qu'une « décision claire, assumée »  serait prise « avant fin janvier » .

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D'ici là, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, la ministre des Transports, « rencontreront les élus et les parties prenantes qui le souhaiteront afin de faire la pédagogie » du rapport et « surtout d'entendre leurs réactions », a indiqué le Premier ministre. Il a précisé aussi qu'« un certain nombre de vérifications sur des éléments techniques seront conduites très rapidement ».

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Evacuation des « zadistes »

 

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Alors que le volet le plus sensible de la décision concerne l'évacuation de la « Zad » - cette vase zone de blocage où 200 à 300 zadistes se préparent depuis des mois à un affrontement violent avec les forces de l'ordre -, les trois médiateurs préconisent dans leur rapport une évacuation « dès la décision gouvernementale » et ce « quelle que soit l'option retenue ». Même en cas d'abandon du projet, l'Etat devrait donc mettre fin à l'occupation illégale du site.

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La décision, qui sera prise d'ici à fin janvier, « doit nous permettre [...] de garantir un retour à la normale notamment s'agissant des questions relatives à l'ordre public », a insisté Edouard Philippe.

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QUI SONT LES TROIS EXPERTS ?

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Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et proche du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), et la préfète Anne Boquet ont été missionnés par le gouvernement. Pendant un peu plus de six mois de mission, ils ont réalisé plus de 200 auditions

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Notre-Dame-des-Landes : Edouard Philippe promet une décision "claire et assumée" d'ici "fin janvier"

Nouvel aéroport, extension de l'ancien, autre solution ? Une "décision définitive sera prise au plus tard en janvier", promet Emmanuel Macron.

 

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Des partisans du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent devant l'actuelle infrastructure, le 14 octobre 2017 à Bouguenais (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

 

Les trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes ont remis, mercredi 13 décembre, leur rapport au Premier ministre Edouard Philippe. Le chef du gouvernement a confirmé qu'une "décision claire et assumée" serait prise "avant fin janvier", conformément à ce qu'a annoncé Emmanuel Macron mardi.

 

 Deux solutions pour le gouvernementLe document assure que les deux options – construire Notre-Dame-des-Landes ou réaménager l'aéroport existant – sont "raisonnablement envisageables". Il pointe toutefois "l'absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif: l'environnement et l'étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, les nuisances sonores "significatives" pour l'aménagement de Nantes Atlantique.

 Les zadistes bientôt délogés ? Le rapport rendu sur Notre-Dame-des-Landes préconise, par ailleurs, l'évacuation de la ZAD "dès la décision gouvernementale", qu'elle soit en faveur du nouvel aéroport ou non. Entre 200 et 300 personnes l'occupent actuellement. "Le ministre de l'Intérieur gérera avec sang-froid, en évitant qu'il y ait des morts, et en appelant au calme de part et d'autre", assure Gérard Collomb.

 Un aéroport polluant ? Les experts mettent l'accent sur la nécessité d'une ligne de transports en commun, tel un tram-train, pour desservir Notre-Dame-des-Landes. Sinon les émissions seront pires, prévoient-ils, car les 2 000 salariés de l'aéroport devraient prendre leur voiture pour aller travailler au nord du département alors que la plupart résident au sud.

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3 minutes pour comprendre : méthode, enjeux et conclusions de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

14 décembre 2017

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3 minutes pour comprendre : méthode, enjeux et conclusions de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

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Le Premier ministre, le ministre de la Transition écologique et solidaire et la ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports, ont lancé en juin dernier la mission de médiation relative au projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Les trois médiateurs en charge de cette mission ont remis leur rapport au Premier ministre et aux ministres mercredi 13 décembre. Découvrez la méthode, les enjeux et les conclusions de cette mission de médiation.

 

Notre-Dame-des-Landes : remise du rapport de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

 

13 décembre 2017 

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Notre-Dame-des-Landes : remise du rapport de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

 

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En juin dernier, le Gouvernement a lancé une mission de médiation relative au projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Les trois médiateurs en charge de cette mission ont remis leur rapport au Premier ministre et aux ministres Nicolas Hulot et Élisabeth Borne, le 13 décembre.

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Le Premier ministre, Édouard Philippe, reçoit le rapport de la mission de médiation sur le projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes

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 La mission de médiation relative au projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, lancée en en juin 2017, a remis son rapport, le 13 décembre 2017,  au Premier ministre, Édouard Philippe, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire et Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports.


Après réception du rapport, le Premier ministre a prononcé une courte allocution. Il a précisé que le rapport confirmait le besoin d’un aéroport pour le Grand Ouest dimensionné pour répondre  au développement du transport aérien qui va presque doubler d’ici à
2040. "Le rapport nous invite à réfléchir sur un choix [entre] Notre-Dame-des-Landes ou un réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantique", a précisé Édouard Philippe. Le Premier ministre a, en effet, mis en avant un élément nouveau face au seul projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, avec la solution d'un réaménagement complet de l'aéroport existant de Nantes Atlantique.

Après vérifications sur les éléments techniques mentionnés dans le rapport, le Gouvernement prendra une décision claire et assumée d’ici fin janvier pour répondre, d’une part, aux besoins identifiés et garantir, d’autre part, un retour à la normale "
légitimement attendu par l'ensemble des habitants de la région", a conclu le Premier ministre.

 

NDDL : les médiateurs rendent leur copie au premier ministre

L’exécutif attend des trois experts mandatés un éclairage « impartial et neutre » sur le projet d’aéroport polémique.

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Le 14 octobre, lors d’une manifestation contre le projet de Notre-Dame-des-Landes, devant l’aéroport Nantes-Atlantique. JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Les trois médiateurs chargés de sortir de l’impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent mercredi leur rapport au premier ministre, Edouard Philippe. La « décision définitive » sur la construction ou non de l’aéroport, promise par le président Emmanuel Macron, interviendra, elle, « au plus tard en janvier ».

Après un peu plus de six mois de mission et 200 auditions, Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et proche du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et la préfète Anne Boquet sont attendus à Matignon à 11 h 30.

Faut-il réaménager l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l’agglomération nantaise, ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de Notre-Dame-des-Landes à une vingtaine de kilomètres au nord ? Le rapport ne devrait pas répondre de façon tranchée à la question, qui a empoisonné le quinquennat de François Hollande.

L’exécutif attend des médiateurs un éclairage « impartial et neutre », avant de prendre une décision forcément polémique sur un sujet qui déchaîne les passions au carrefour de l’aménagement du territoire, du transport et de l’environnement.

« Courage » du président

Las de l’indécision politique, les « pro » comme « anti » en appellent au « courage » du président de la République sur ce projet né au milieu des années 1960 et déclaré d’utilité publique en 2008. Il est indispensable au développement économique du Grand Ouest pour ses partisans, néfaste pour l’environnement et gaspilleur d’argent public pour ses opposants.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s’était montré plutôt favorable au nouvel aéroport, soutenu par quelque 55 % des habitants de Loire-Atlantique lors du référendum local de juin 2016« Je prendrai ma décision six mois après l’élection, mais avec malgré tout en tête que la concertation locale a donné un avis favorable. Donc il faudrait des éléments forts pour que nous y revenions », avait-il déclaré à l’époque.

Les « pro », dont l’ancien premier ministre socialiste et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et l’ex-président Les Républicains des Pays de la Loire Bruno Retailleau, se sont donné rendez-vous devant l’Assemblée nationale. Quant aux « anti », plusieurs ONG environnementales ont appelé le gouvernement, dans une tribune publiée par Mediapart, à faire « un choix courageux » et une « première application concrète » du sommet pour le climat organisé mardi par le chef de l’Etat.

Evacuation de la ZAD

Le volet le plus sensible de la décision concerne l’évacuation de la « ZAD » (zone à défendre), la vaste zone de bocage où doit se construire l’aéroport.

Si l’aéroport se construit, l’exécutif devra mobiliser des milliers de gendarmes pour évacuer les 200 à 300 zadistes qui se préparent depuis des mois à un affrontement violent avec les forces de l’ordre, ainsi que possiblement des milliers de militants venus en renfort. Des moyens très importants sont également à prévoir pour éviter de nouvelles occupations durant le chantier.

Même en cas d’abandon du projet, l’Etat prévoit de mettre fin à l’occupation illégale du site. Le dossier est suivi de près au ministère de l’intérieur, où une réunion s’est tenue en début de semaine.

Coûts des deux options

S’il est attendu sur ce volet d’ordre public, le rapport va également cadrer le débat sur le coût financier des deux options. Des éléments contenus dans les annexes, qui ont fuité dans la presse, portent notamment sur le coût du réaménagement de l’aéroport existant pour permettre d’accueillir 9 millions de passagers à l’horizon 2040.

La mission de médiation l’estime « entre 415 et 545 millions d’euros », soit beaucoup moins que le chiffrage réalisé par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) en 2013 (825 millions), mais bien plus que celui avancé par les opposants au déménagement (175 millions d’euros).

Quant au projet de Notre-Dame-des-Landes, cofinancé par le concessionnaire privé Vinci, par l’Etat et par six collectivités territoriales, il coûterait 561 millions d’euros (pour 4 millions de passagers) ou 992 millions d’euros (pour 9 millions de passagers), hors desserte.

Reste également l’inconnue de l’indemnisation versée à Vinci en cas d’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Jamais chiffrée par l’Etat et le concessionnaire, elle est évaluée à 150 à 200 millions d’euros par les opposants.

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Notre-Dame-des-Landes. Les temps forts de la remise du rapport sur le futur aéroport

 

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Photo ci-dessus, le Premier ministre, Edouard Philippe vient de recevoir le rapport de la mission de médiation sur le projet aéroport à Notre-Dame-des-Landes./DR

Ce mercredi 13 décembre, les médiateurs nommés par le gouvernement ont remis leur rapport sur l’épineux dossier du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au Premier ministre Edouard Philippe, à Paris. Le président Emmanuel Macron tranchera sur ce dossier dans les prochaines semaines. Retrouvez les moments clés de cette journée.

 

Suivez le direct de l'événement

 

MERCREDI 13 DÉCEMBRE

 

Ce live est maintenant terminé. Merci à vous de l'avoir suivi.

La conférence de presse avec les médiateurs est terminée.

Nous n’avons pas assez écouté les opposants dans ce dossier. Il y a eu des failles dans le débat démocratique, dès le début de la création de la Zad en 1974... » dit Anne Boquet.

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Indemniser Vinci, ça ne coûtera pas plus cher que 350 millions d’euros, dit Michel Badré. #NDDL

Question lors de la conférence de presse au ministère de la transition écologique: Les médiateurs ont-ils une intime conviction dans ce dossier? « Bien sur... nous sommes d’accord tous les trois sur l’option à choisir, avec des nuances... », dit Anne Boquet.

Sur le net, le #NDDL fonctionne a plein régime. Pas une minute sans un tweet sur le sujet. On trouve des commentaires éclairants... et des analyses plus loufoques.

Une espèce de plus en danger à Notre Dame des Landes... 
Les couleuvres !

Celles que #NicolasHulot devra avaler de toutes façons pour rester en poste !!!
Quel désastre écologique... dans son ministère !!!

Quelles sont les propositions des médiateurs ?

Pour l'option de réaménagement :

Maîtrise foncière de la Zad et appel à projets agricoles innovants.

Plafonnement des vols de nuit et série de mesures de réduction du bruit.

Pour l'option de transfert :

Renforcement des mesures de maîtrise de l'urbanisation.

Pour les deux options :

Contrat de territoire : transports urbains et régionaux, nuisances sonores, développement économique (pôle Airbus-IRT Jules Verne notamment), agriculture.

« Nous n’avons ni évalué le coût d’évacuation de la Zad, ni l’éventuelle indemnité versée à Vinci », tranche Anne Boquet. #NDDL

Partis de l'Assemblée nationale, les manifestants pro-aéroports défilent.

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Les manifestants pro-aéroport sont rassemblés à Paris.

Les médiateurs ont résumé en cinq points les éléments nouveaux.

Option Nantes-Atlantique : pas de conséquence du plan d'exposition au bruit sur la réalisation des grands projets urbains.

Option Nantes-Atlantique : travaux de chaussées aéronautiques faisables pour un coût et une durée de fermeture nettement moindres qu'anticipé (environ neuf semaines contre 32 à 6 mois). Mais confirmation de la nécessité de fermer la piste.

Option Nantes-Atlantique : absence d'impact significatif sur le lac de Grand-Lieu (site Nature 2000).

Etalement urbain : bilan défavorable à l'option de transfert pour environ 1000 ha, même en intégrant le développement de l'offre de logement. A terme, risque d'accroissement substantiel de la consommation de foncier en cas de transfert.

Coûts directs et connexes (dessertes) : option de transfert plus chère de 250 millions d'euros à 350 millions d'euros, sans tenir compte d'une éventuelle indemnité versée à Vinci ni des coûts des mesure d'ordre public.

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Impact sur Grand-Lieu : « il n’y a pas de sujet », dit Michel Badré#NDDL

 "On réduira l'étalement urbain en transférant l'aéroport".

 selon Michel Badré. Le médiateur souligne également que "le maintien à Nantes-Atlantique sera moins cher de 250 à 350 millions d'euros mais on ne tient pas compte d'une éventuelle indemnité versée à Vinci".

 

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Conforter Nantes-Atlantique ? « La crainte pour le bruit qu’avaient les élus ne parait pas fondée », estime Michel Badré#NDDL

Michel Badré, un des médiateurs, souligne, concernant l'option de maintien à Nantes Atlantique :  "On a superposé les deux plans d'exposition au bruit."

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Les médiateurs évoquent la question des plans d'exposition au bruit. Crédit :Ouest-France

Au ministère de la Transition écologique, les médiateurs donnent en ce moment une conférence de presse. Anne Boquet considère que :

"Décision, il doit y avoir"

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Alain Mustiere, porte-parole des collectifs pro #NDDL explique pourquoi le président Macron doit valider le projet

Deux nécessités s’imposent selon Anne Boquet : retour à l’état de droit sur la zone de #NDDl, et « l’idée de batir un projet de territoire » qui pourrait se concrétiser par un contrat de territoire..#NDDL

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Bruno Retailleau a rejoint les manifestants pro #NDDL - il met en cause l’impartialité des médiateurs et insiste sur la nécessité d’un grand aéroport pour l’Ouest, région « aussi peuplée que l’Autriche »

Une manifestation pro-aéroport à Notre-Dame-des-Landes est en cours devant l'Assemblée nationale.

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Des manifestants pro-aéroport sont devant l’Assemblée nationale.

Au ministère de la transition écologique, pendant la conférence de presse, Anne Boquet, un des trois médiateurs, explique qu'ils ont travaillé « sans parti pris » et « en toute impartialité ». #NDDL

 

Les élus seront reçus

Enfin, Edouard Philippe annonce que les « parties prenantes » concernées par ce dossier seront reçues par le ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot) et par la ministre des Transports (Elisabeth Borne), pour faire « de la pédagogie » et « entendre leurs réactions » au rapport des médiateurs, mis en ligne dès à présent.

Puis le Président de la République tranchera « avant la fin du mois de janvier ».

« Retour à la tranquillité publique »

La décision, poursuit le Premier ministre, sera « claire, assumée » et permettra de répondre à la fois « aux besoins du développement du transport aérien dans le Grand Ouest » et « le retour à la tranquillité publique ». Une allusion –sans la nommer- à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, occupée par des opposants.

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Manifestation de pro aéroport #NDDL devant l’Assemblée nationale au cri de « lançons les travaux » / « Les sudistes dehors » / « la police avec nous a Notre-Dame-des-Landes »

Les pro aéroport manifestent actuellement devant l'Assemblée nationale

Le rapport de la médiation sur l'aéroport est maintenant connu. Emmanuel Macron décidera en janvier. Voici les recommandations des trois médiateurs à consulter sur notre site.

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Les médiateurs Gérard Fledzer et Michel Badré ici devant la préfecture de Nantes le  26 septembre dernier.

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Pas de questions-réponses après la courte déclaration du Premier ministre sur #NDDL - Une conférence de presse des médiateurs se tiendra à 13h au ministère de la transition écologique

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Edouard Philippe annonce que le rapport de médiation sur #NDDL sera mis en ligne cet après-midi et qu’une décision « claire, assumée » sera bien prise « avant la fin du mois de janvier ».

12 décembre 2017 

Remise du rapport de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

 

M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre,
M. Nicolas HULOT, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
et Mme Elisabeth BORNE, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports,
se verront remettre le rapport de la mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest

 

Mercredi 13 décembre 2017 à 11h30 à l’Hôtel de Matignon
 
Le Premier ministre, le ministre de la Transition écologique et solidaire et la ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports, ont lancé en juin dernier la mission de médiation relative au projet de transfert de l’aérodrome de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Les trois médiateurs en charge de cette mission remettront leur rapport au Premier ministre et aux ministres ce mercredi. 
 

11h30 : Remise du rapport par les médiateurs
 
Pool TV + Pool photographes
 

12h00 : Déclaration presse du Premier ministre
 
Pool TV et presse (radios, rédacteurs, photos) accréditée

 

Pourquoi des mots aussi durs ? Le fondateur du Puy du fou estime qu’aucune ligne transcontinentale n’ira se poser sur cet aéroport. Pour lui, «le bilan carbone d'un nouveau chantier serait infiniment plus coûteux que la modernisation de l'aéroport existant». Le Vendéen conteste aussi le périmètre du référendum populaire, tenu le 26 juin 2016, qui avait approuvé la construction. «J'avais demandé [à ce] que la Vendée, qui fait partie de la zone de chalandise de l'aéroport de Nantes-Atlantique à hauteur de 12% des usagers, soit consultée», annonce-t-il. Mais il regrette que le président du conseil régional des Pays de la Loire l'en ait alors empêché, quand bien même sa région aurait majoritairement voté contre, selon lui. Le développement du parc de loisirs à thématique historique du Puy du fou, le grand-œuvre de Philippe de Villiers, serait selon lui négativement impacté par la construction qui provoquerait des embouteillages. Il est partisan de la solution de l’extension de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique.

 

«Je ne comprends pas pourquoi la droite ne s'empare pas du sujet de l'écologie»

 

« Qu'est-ce que la mission de la droite, si ce n'est l'enracinement, la préservation de nos paysages intimes ? »

 

Pour un peu, on imaginerait que Philippe de Villiers se range du côté des zadistes… Que nenni, il demande que la zone à défendre soit évacuée et que l’on restaure l’Etat de droit. En revanche, il tient à affirmer sa sensibilité environnementale : «J'ai la fibre écologiste, mais je ne comprends pas pourquoi la droite ne s'empare pas du sujet de l'écologie.» Et d'argumenter, dans un entretien au Figaro Vox : «Car qu'est-ce que la mission de la droite, si ce n'est l'enracinement, la préservation de nos paysages intimes ? Comment la droite peut-elle défendre le glyphosate

Co-fondateur et ex-président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers est l'une des principales figures politiques ayant incarné le conservatisme à la française. Si la question écologique est effectivement peu pregnante, aujourd'hui, dans le discours des responsables politiques de droite, celle-ci est décrite comme une composante majeure de la philosophie conservatrice par certains intellectuels et journalistes, en particulier ceux se revendiquant de l'idéologie de l'«écologie intégrale», représentée notamment par la revue Limite.

Fuites du rapport des médiateurs défavorables à la construction de Notre-Dame-des-Landes 

C’est entendu depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron : la décision prise sur Notre-Dame-des-Landes tiendra compte des informations contenues dans le rapport de médiateurs, dont le principe a été validé mi-mai par le Premier ministre Edouard Philippe. Composé de trois experts, Anne Boquet, Michel Badré et Gérald Feldzer, il est voué à mettre à plat toutes les considérations techniques et sera rendu le 13 décembre. Ce dernier a déjà fuité dans la presse, et les passages avisés par RTL laissent entendre que l’extension de l’aéroport de Nantes-Atlantique serait préférable à une création d'aéroport, car moins lourde, tant au niveau du financement que du bilan carbone.

 

Les experts en génie civil ont évalué l'agrandissement de l’aéroport à une somme comprise entre 415 et 545 millions d’euros. Le coût de la fermeture pour rénovation s'élèverait à 35 millions d'euros, et il faut ajouter à la facture le dédommagement du constructeur Vinci, une somme secrète qui pourrait atteindre 280 millions d’euros. L’addition, entre 500 millions et 795 millions d’euros, resterait inférieure à la construction d’un nouvel aéroport, évalué en 2010 à 561 millions d'euros pour quatre millions de passagers annuels, mais à 992 millions d'euros pour neuf millions de passagers. Le bilan carbone serait quant à lui inférieur de 11% pour l’extension de Nantes-Atlantique, qui de plus n’aurait pas de conséquence négative sur la faune du lac de Grand-Lieu.

 

NDDL. Philippe de Villiers écrit au Premier ministre

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Philippe de Villiers est opposé au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. | Ouest-France

 

Alors que le rapport des médiateurs sur le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera remis le 13 décembre, Philippe de Villiers, le créateur du Puy du Fou, a adressé une lettre ouverte à Édouard Philippe. Il y redit, de nouveau, son opposition à ce projet.

Fin juin, Philippe de Villiers avait envoyé une lettre ouverte à Emmanuel Macron au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. «Pour le Puy du Fou, le projet de Notre-Dame-des-Landes met gravement en péril nos projets de développement international», écrivait-il, notamment, au Président de la République.

Ce jeudi, c’est au Premier ministre Édouard Philippe que le créateur du Puy du Fou a adressé une lettre ouverte.

Il y redit son opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui "serait, pour nous, synonyme d’un enclavement aérien définitif".

Et de poursuivre : "Que feront les Vendéens? Beaucoup d’entre eux renonceront à aller à Notre-Dame-des-Landes et prendront le train pour aller à Roissy. Notre-Dame-des-Landes ne trouvera jamais son point d’équilibre économique."

 

Voici la lettre..

 

Lettre de Mr. Philippe de Villiers adressée au premier ministre, monsieur Edouard Philippe :

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Notre-Dame-des-Landes : que dit le rapport des médiateurs remis au Premier ministre ?

 

Les trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent le 13 décembre 2017 leur rapport à Edouard Philippe, avant une "décision définitive" promise par Emmanuel Macron"au plus tard en janvier" sur la construction ou non de l'aéroport.

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Réunion de gouvernement avec Edouard Philippe, Nicolas Hulot et la ministre des transports Elisabeth Borne, le 1er juin 2017 à l'Hotel de Matignon à Paris.

©YANN BOHAC/SIPA

 

Après un peu plus de six mois de mission et 200 auditions, Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et la préfète Anne Boquet sont attendus à Matignon à 11h30. Faut-il réaménager l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération nantaise, ou le déménager sur les terres agricoles et les bois autour de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) à une vingtaine de kilomètres au nord ?

 

12% d'émissions de CO2 en plus pour l'option déménagement de l'aéroport

 

Il est indispensable au développement économique du Grand Ouest pour ses partisans, néfaste pour l'environnement et gaspilleur d'argent public pour ses opposants. Les "pro", dont l'ancien Premier ministre socialiste et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et l'ex-président LR des Pays de la Loire Bruno Retailleau, se sont donné rendez-vous devant l'Assemblée nationale. Quant aux "anti", plusieurs ONG environnementales ont appelé le gouvernement, dans une tribune sur Mediapart, à faire "un choix courageux" et une "première application concrètedu sommet pour le climat organisé mardi 12 décembre par le chef de l'Etat. D'autant plus que des éléments ayant fuité dans la presse affirment que la construction d'un nouvel aéroportentraînerait 12% d'émissions de CO2 de plus qu'un simple agrandissement de l'aéroport existant. Et ce chiffre pourrait-être encore plus élevé pour le cas où aucune ligne de transport en commun ne serait mise en place pour rallier le site du potentiel futur aéroport à l'agglomération Nantaise. À plus forte raison que l'aéroport emploie actuellement environ 2000 salariés

Le rapport ne devrait pas répondre de façon tranchée à la question, qui a empoisonné le quinquennat de François Hollande. L'exécutif attend des médiateurs un éclairage "impartial et neutre", avant de prendre une décision forcément polémique sur un sujet qui déchaîne les passions au carrefour de l'aménagement du territoire, du transport et de l'environnement. Las de l'indécision politique, "pro" comme "anti" en appellent au "courage" du président de la République sur ce projet né au milieu des années 1960 et déclaré d'utilité publique en 2008Emmanuel Macron avait indiqué mardi 12 décembre 2017 dans un entretien au Monde que suite à la remise de ce rapport, "le premier ministre et les ministres concernés demanderont des compléments s'il y a lieu, et une décision définitive sera prise au plus tard en janvier". Quant à Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique avait, lui, évoqué début décembre une décision "avant les fêtes".

Voulue par Emmanuel Macron pour "apaiser" les tensions autour du transfert contesté de l'aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes et l'aider à trancher sur l'avenir du projet, la médiation gouvernementale a plutôt crispé partisans et opposants, fébriles à l'approche du moment de vérité. Avant même qu'elle ne démarre, une pluie de critiques s'était abattue sur la mission de médiation, les collectivités locales soutenant le projet et les associations pro-transfert la qualifiant de "mascarade", de "parodie de concertation" ou encore de "médiation de reniement de la parole de l'Etat". "En nommant deux médiateurs, dont l'un s'est publiquement opposé à Notre-Dame-des-Landes, et un autre s'est dit réservé, plutôt que d'apaiser la situation, ça l'a au contraire envenimée", souligne Marc Bouchery, directeur général du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), rassemblement de 20 collectivités des Pays de la Loire et de Bretagne impliquées dans la réalisation du projet de nouvel aéroport.

 

 "Le rôle unique de la médiation a été de regarder si on pouvait réaménager Nantes-Atlantique. Elle n'a pas pris en compte le vote des habitants de Loire-Atlantique, les décisions de justice validant le projet et le feu vert de l'Europe", peste de son côté Alain Mustière, président de l'association pro-NDDL "Des ailes pour l'Ouest".

 

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était montré plutôt favorable au nouvel aéroport, soutenu par plus de 55% des habitants de Loire-Atlantique lors du référendum local de juin 2016. "Je prendrai ma décision six mois après l'élection, mais avec malgré tout en tête que la concertation locale a donné un avis favorable. Donc il faudrait des éléments forts pour que nous y revenions", avait-il déclaré à l'époque.

De nouvelles évaluations des coûts

Le volet le plus sensible de la décision concerne l'évacuation de la "Zad", la vaste zone de bocage où doit se construire l'aéroport. Si l'aéroport se construit, l'exécutif devra mobiliser des milliers de gendarmes pour évacuer les 200 à 300 zadistes qui se préparent depuis des mois à un affrontement violent avec les forces de l'ordre, ainsi que possiblement des milliers de militants venus en renfort. Des moyens très importants sont également à prévoir pour éviter de nouvelles occupations durant le chantier. Même en cas d'abandon du projet, l'Etat prévoit de mettre fin à l'occupation illégale du site. Le dossier est suivi de près au ministère de l'Intérieur, où une réunion s'est tenue en début de semaine. S'il est attendu sur ce volet d'ordre public, le rapport va également cadrer le débat sur le coût financier des deux options.

Outre les informations relatives aux émissions de CO2, d'autres éléments contenus dans les annexes, qui ont fuité dans la presse, portent notamment sur le coût du réaménagement de l'aéroport existant pour permettre d'accueillir 9 millions de passagers à l'horizon 2040. La mission de médiation l'estime "entre 415 et 545 millions d'euros", soit beaucoup moins que le chiffrage réalisé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en 2013 (825 millions), mais bien plus que celui avancé par les opposants au déménagement (175 millions d'euros). Quant au projet de Notre-Dame-des-Landes, co-financé par le concessionnaire privé Vinci, par l'Etat et par six collectivités territoriales, il coûterait 561 millions d'euros (pour 4 millions de passagers) ou 992 millions d'euros (pour 9 millions de passagers), hors desserte. Reste également l'inconnue de l'indemnisation versée à Vinci en cas d'abandon de Notre-Dame-des-Landes. Jamais chiffrée par l'Etat et le concessionnaire, elle est évaluée à 150 à 200 millions d'euros par les opposants. Seul point de consensus entre "pro" et "anti" à l'issue de cette médiation de six mois: après des années d'atermoiements, "il faut décider".

Petit rappel des dates clés de ce projet :

  • 1965 / 70 : choix du site. Le préfet de Loire-Atlantique lance en 1965 la recherche d'un site pour accueillir un nouvel aéroport dans le Grand Ouest. La zone de Notre-Dame-des-Landes est préférée à 17 autres. Ce choix est validé en 1970 par le Comité interministériel d'aménagement du territoire (Ciat).
  • 1974 : création de la ZAD. Une zone d'aménagement différé (ZAD) de 1.225 hectares est créée sur le site de Notre-Dame-des-Landes, entraînant la préemption progressive de terres par le conseil général.
  • 2000 : relance du projet. Le 26 octobre 2000, le Premier ministre socialiste Lionel Jospin relance le projet, mis en sommeil plus de 25 ans. Un débat public, mené jusqu'en 2003, n'apporte aucun consensus.
  • 2008 : utilité publique. Le décret déclarant le nouvel aéroport d'utilité publique (DUP) est publié le 10 février 2008 au Journal officiel, après avis favorable de la commission d'enquête.
  • 2009 : occupation. Des militants anti-capitalistes commencent à occuper la ZAD en août 2009 après la tenue d'un "Camp action climat".
  • 2010 : concession à Vinci. Vinci remporte en décembre l'appel d'offres pour la conception, le financement, la construction et l'exploitation du futur aéroport pour une période de 55 ans.
  • 2012 / 13: "commission du dialogue". Suspendant l'opération "César", visant à expulser les occupants de la ZAD, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault met en place fin 2012 une "commission du dialogue". Celle-ci conclut en avril 2013 à l'utilité du projet, tout en recommandant une amélioration des mesures de compensation environnementales.
  • 2015 : feu vert aux travaux. Le 30 octobre 2015, la préfecture de Loire-Atlantique annonce la reprise des travaux pour 2016, après le rejet en juillet des recours environnementaux déposés par les opposants et la confirmation par le Premier ministre Manuel Valls de la poursuite du projet. Le 25 janvier 2016, la justice valide l'expulsion des derniers agriculteurs et riverains historiques vivant sur la ZAD.
  • 26 juin 2016 : consultation locale. Les électeurs de Loire-Atlantique votent en faveur de la construction du nouvel aéroport, à plus de 55% des voix, lors d'une consultation organisée par le président de la République, François Hollande, qui promet que le résultat sera respecté. Malgré la validation par la justice des arrêtés autorisant les travaux, mi-novembre, le gouvernement de Bernard Cazeneuve abandonne le 9 décembre son objectif d'une évacuation de la ZAD, prévue à l'automne.
  • 13 décembre 2017 : ultime rapport d'experts. A peine arrivé au pouvoir, le nouvel exécutif confirme une médiation pour "une dernière fois, regarder les choses" et "faire baisser la tension" sur ce dossier très contesté, avant une décision "claire" et "assumée" sur la poursuite ou non du projet. Après une mission de six mois, les trois médiateurs remettent leur copie au Premier ministre.

 

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NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !!!

 

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Comme au temps du « Larzac » (photo ci-dessus), battons-nous et jusqu’au bout !

 

NE SOYONS PAS COMME DES MOUTONS QUE L’ON MÈNE À L’ABATTOIR..

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IL FAUT QUE L’OPINION PUBLIQUE, COMME LE PEUPLE,  L’EMPORTE SUR LE POLITIQUE ET LES DÉCISIONS ARBITRAIRES OU FAITES D’AVANCE !!!

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Le bocage géométrique résulte du défrichement tardif des landes au XIXe siècle. Au premier plan, l'emplacement de la ZAD (Zone d'Aménagement différé) autour ...

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La Terre appartient à tout le monde, mais les terres agricoles et "cultivables" aux agriculteurs avant tout, et bien avant les iontérêts en fonciers en vue de construction de lotissements, dans le sens du profit comme constructions diverses ou à grande échelle..

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16 décembre 2017

Paradise Papers..Blairo Maggi..et AMAGGI..

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Paradise Papers..Blairo Maggi..et AMAGGI..

 

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Blairo Maggi, l’actuel ministre de l’Agriculture au Brésil, empêtré dans l’affaire des « Paradise Papers »..

 

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Paradise Papers, le ministre de l'Agriculture du Brésil concerné..

 

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Blairo Maggi, le ministre de l'Agriculture du Brésil est concerné par les révélations sur les comptes offshore des Paradise Papers. Or, c'est lui qui a minimisé, il y a quelques mois, le scandale de la viande avariée au Brésil, en espérant aboutir à un accord de libre-échange Europe-Mercosur comprenant une large importation de viande par l'Europe...

 

Ni l’Europe, ni..La France, n’arriverons à concurrencer une importation déloyale et massive de viande, en provenance d’Argentine, d’Australie, comme du Brésil surtout !

 

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Photo ci-dessus, les prix comparés..

L'Europe va-t-elle devoir revoir sa copie dans le cadre de l'accord de libre-échange actuellement négocié avec les pays du Mercosur(*), soit de l'Amérique du Sud avec le Brésil en fer de lance ? Ce ne serait pas illogique, car les toutes récentes révélations sur les Paradise Papers mettent en cause nommément Blairo Maggi, actuel ministre de l'Agriculture du Brésil. Or, dans l'accord de libre-échange actuellement négocié, son rôle n'est pas mince...

 

(*) Je ferai un article là-dessus un peu plus tard.

 

Un argument supplémentaire contre le contingent de viande bovine dans l'accord Europe – Mercosur !

 

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Photo ci-dessus de stock de viandes à l'intérieur de chambres froides à Rungis.

Dans l'accord en cours en effet, comme WikiAgri vous l'avait dit, un contingent de 70 000 tonnes de viande bovine de l'Amérique du Sud vers l'Europe fait partie des négociations.

 

 Les détracteurs de cette ligne (soit, entre autres, la majorité des députés européens français en charge de l'agriculture, plus toutes nos institutions de l'élevage ou autres syndicats) mettaient en avant deux arguments pour s'y opposer :

 

1. la crise de la viande bovine qui frappe déjà les producteurs européens ;

 

2. le fait que le Brésil ait connu récemment, en début d'année, un scandale avec un trafic de viande avariée.

 

Or, celui qui a minimisé le scandale en question, c'est Blairo MaggiLe Monde daté du 11 avril 2017 explique ainsi comment le ministre de l'Agriculture du Brésil a su user de toute son influence, de milliardaire qu'il est également, pour que le problème n'en soit plus un... A un point tel, donc, que la Commission européenne a accepté le principe d'évoquer ce contingent de viande bovine dans les tractations ranimées depuis la rentrée de septembre.

 

Et voilà donc qu'un troisième argument, et non des moindres, vient alourdir le passif pour introduire davantage de viande sud-américaine en Europe qu'actuellement : son plus grand défenseur est impliqué directement dans l'affaire des comptes offshore mis à jour par les Paradise Papers. Il l'est même directement avec le géant français des matières premières, Louis Dreyfus : ainsi, une société du nom de Amaggi & LD Commodities SA est enregistrée avec un compte aux îles Caïman. Cette société vise à commercialiser du maïs et du soja. Selon les données recueillies dans le cadre des Paradise Papers, "la famille Maggi a été classée parmi les plus grands producteurs de soja au monde ainsi que l'une des familles les plus riches du Brésil". La société en question, qualifiée de "pleinement opérationnelle", afficherait ainsi des ventes brutes "de 100 millions de dollars provenant du commerce des produits agricoles" (source des guillemets : la fiche dédiée à Blairo Maggi sur le site internet des Paradise Papers). Le site des Paradise Papers fait également mention d'un communiqué de Blairo Maggi démentant tout bénéfice avec cette société.

 

C'est le profit de la culture du soja OGM qui repose aux îles Caïman !

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Pour autantque signifie la découverte de ce compte offshore aux îles Caïman ? Il a finalement de grandes implications sur l'agriculture, y compris mondiale. Car ce sont les bénéfices de la culture du soja, forcément OGM dans ces contrées, qui échappent à la fiscalité. En d'autres termes, le mode de production brésilien, pourtant souvent cité en exemple, comprend non seulement un salariat parmi les plus faibles au monde pour ses ouvriers agricoles, mais encore un profit pour un nombre extrêmement restreint de bénéficiaires uniquement, tel qu'il change toute la donne partout dans le monde dans une course effrénée à la productivité.

 Comment des éleveurs européens producteurs de viande bovine peuvent-ils lutter à armes égales avec leurs homologues brésiliens, lesquels nourrissent leurs troupeaux avec un soja non seulement plus performant en tant qu'OGM, cultivé moins cher avec une main-d'oeuvre (beaucoup trop) bon-marché, mais encore défiscalisé par un passage virtuel par les îles Caïman ? Et l'Europe peut-elle poursuivre à se montrer complice d'un tel système en continuant à vouloir inclure le contingent d'import dans ses accords de libre-échange ?

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Et si les Paradise Papers avaient donné un argument nouveau majeur pour se sortir de cette situation ?

 

En savoir plus : http://www.wikiagri.fr/articles/lelevage-europeen-sous-la-menace-dun-accord-avec-les-pays-de-lamerique-du-sud/15798 (notre article sur les tractations concernant l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur) http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/04/11/blairo-maggi-un-ministre-au-secours-de-la-viande-bresilienne_5109362_3234.html (l'article du Monde évoquant l'action de Blairo Maggi pour minimiser le scandale de la viande avariée au Brésil) ; https://offshoreleaks.icij.org/stories/blairo-borges-maggi (fiche dédiée à Blairo Maggi sur le site internet des Paradise Papers).

 

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Ci-dessous, au Brésil, atelier de découpe de viande bovine destinée à l'export (photo d'archives). 

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Blairo Maggi, un ministre au secours de la viande brésilienne..

 

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Blairo Maggi, le ministre de l’agriculture brésilien, en tournée d’inspection dans un supermarché de Brasilia, le 22 mars 2017. Adriano Machado / REUTERS.

 

Milliardaire et défenseur de l’agrobusiness, le ministre de l’agriculture cherche à minimiser l’impact du scandale de la « viande avariée »..

 

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Propriétaire terrien, carnivore et milliardaire influent, Blairo Maggi sillonne le Brésil, naviguant d’une « churrascaria » (restaurant de barbecue typique du pays) à une autre. A la table du président Michel Temer, le 19 mars à Brasilia, il a englouti une « picanha », un morceau réputé, assorti d’une côte, son plat préféré. Dix jours plus tard, à Campo Grande dans l’Etat du Mato Grosso, son fief, il rééditait l’exercice, salivant devant une brochette de bœuf. « Blairo Maggi est comme tous les gauchos, ces Brésiliens du Sud, il aime la viande », sourit son attaché de presse.

 

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Depuis la déflagration de l’opération judiciaire « Viande avariée », le 17 mars, le ministre de l’agriculture ne manque pas une occasion de faire part de son amour immodéré pour la chair animale, défendant la viande brésilienne contre le poison du soupçon. Un défi. Le scandale, fruit de deux ans d’investigation, a mis au jour un système de corruption éclaboussant de grandes marques brésiliennes.

 

Les étiquettes étaient truquées

 

Au total, 21 entrepôts frigorifiques, certains appartenant aux géants de l’industrie, JBS et BRF, sont mis en cause, suspectés d’avoir soudoyé des agents fédéraux chargés de l’inspection sanitaire pour commercialiser de la viande périmée. Les étiquettes étaient truquées et/ou l’apparence peu flatteuse et l’odeur nauséabonde étaient masquées par des injections d’acide ascorbique« Un produit potentiellement cancérigène », s’alarme le commissaire en charge de l’enquête. De la « vitamine C », répond le ministère. Les enquêteurs ont également identifié des morceaux contaminés à la salmonelle destinés à l’exportation.

Pour le Brésil, en proie à une crise économique historique, cette affaire est un « coup de poing dans l’estomac », selon Blairo Maggi. Le pays, premier exportateur au monde de protéines (numéro un pour le poulet et numéro deux pour le bœuf), a dû faire face à la défiance...

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Photo ci-dessus d'un étal de viande sur le marché au Brésil.

 

Blairo Maggi, l’actuel ministre de l’Agriculture au Brésil, empêtré dans l’affaire des « Paradise Papers »..

 

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Photo ci-dessus de Blairo Maggi, ministre de l’agriculture au Brésil et corrompu dans cette affaire de la production du soja au Brésil, avec ce grand groupe « Amaggi ».

 

Le Brésil et le soja

 

Brésil: récolte de soja historique en vue !

 

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La récolte 2016/2017 de soja au Brésil, deuxième producteur et exportateur mondial de la graine, devrait augmenter de 10,8% par rapport à la précédente et atteindre 110,16 millions de tonnes, un volume historique, a estimé mardi la Compagnie nationale d'approvisionnement (Conab). Durant la récolte précédente, le pays avait récolté 95,43 tonnes de soja.

Dans un communiqué, la Conab souligne une augmentation de 1,4% de la superficie dédiée à la culture de la graine, par rapport à la précédente récolte, ce qui s'explique par "de bonnes conditions climatiques pour les différentes étapes de développement", et ce "malgré les incertitudes au début de la saison, en raison d'un trimestre pluvieux lors de la plantation". Le soja est la principale graine cultivée au Brésil et, "en raison de sa rentabilité, il a pris la place d'autres cultures", souligne le rapport de la Conab qui indique que l'oléagineux occupe principalement des zones de pâturage "reconverties à la culture de grains".

 

L'Offre et la demande..

 

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La production pourrait être d'autant plus importante que la Conab prévoit également une productivité à la hausse, estimée à 3,26 tonnes par hectare en avril contre 3,17 en mars et 2,87 pour la récolte 2015/16. Le Brésil est le deuxième producteur et exportateur mondial de soja, juste derrière les Etats-Unis.

 

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Brésil : le « baron » du soja devient ministre de l’agriculture

 

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Photo ci-dessus de Blairo Maggi en juin 2000.

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Photo ci-dessus de Blairo Maggi, à droite, en conversation, avec, Dilma Roussef.

La destitution provisoire de la présidente Dilma Roussef entraine un changement du cabinet brésilien.

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Le nouveau ministre de l’agriculture, Blairo Maggi (59 ans), aux racines italiennes, passe pour être le plus grand agro-entrepreneur du monde. C’est aussi sa réputation sur le plan international.

Cet agronome de formation, appartient au parti progressiste PP, qui soutenait le gouvernement Lula. De 2003 à 2010 il était gouverneur de l’Etat du Mato Grosso.

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Il est propriétaire de Grupo Amaggi qui produit sur largement plus de 200.00 hectares, 2410000t de soja, 369 0000t de maïs, et 116 00t de coton. Ce groupe est présent dans le commerce international  avec des terminaux, des moyens de stockage et des bateaux.

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Le chiffre d’affaires du groupe est de 4,5 Mrds$ (3,9 Mrds €). Greenpeace lui avait remis en 2005 la « tronçonneuse d’or » et l’accuse de land-grabbing et de destruction de la forêt tropicale.

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Il déclare maintenant qu’il n’a jamais été un« opposant à la nature » (!?) et reste sur ce point «ouvert à la discussion ».

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Photo ci-dessus de Mr. Blairo Maggi, un homme au-dessus de tous soupçons..


Mais son objectif politique principal reste la sécurisation du revenu des exploitations, avant tout par abaissement des couts de production et, au besoin, par des interventions étatiques dans la formation des prix.

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Le Brésil, futur champion du monde...du soja ?

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Le Brésil est en passe de devenir le premier producteur mondial de soja. Et se donne les moyens de le rester. Par Michel Portier, directeur général Agritel.

Le foot n'est pas le seul domaine où le Brésil excelle. Il y a le soja aussi. Moins connue, et pourtant fulgurante ces dernières années, la croissance de la production de soja du plus grand pays d'Amérique latine est depuis quelques années remarquable : + 40 % en 6 ans.

 Un marché porteur

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Il faut remarquer que le marché est porteur : la consommation mondiale de soja a doublé en moins de 10 ans, tirée par la demande grandissante des pays émergents comme la Chine, où la consommation a augmenté de plus de 160 % entre 2000 et 2011. En 2013, ce sont 270 millions de tonnes de soja qui ont été consommés contre 131 millions de tonnes en 1994. Prisé pour la production d'huile végétale alimentaire, le soja constitue également la base de la fabrication de tourteaux pour l'élevage, et suit donc la croissance de la consommation de viande. Des taux de croissance peu communs, et une répercussion directe sur les prix : alors que le prix de la tonne de soja s'affichait à 100 dollars au début des années 2000, la tonne s'échange aujourd'hui à plus de 500 dollars.  

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Le Brésil bientôt numéro un mondial? Il fait tout pour...

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Le Brésil a très rapidement affiché sa volonté de s'assoir sur la scène internationale. Les ambitions du pays sont claires : ravir aux Américains la palme de premier producteur et exportateur de soja. Et les estimations de septembre du ministère de l'Agriculture américain (USDA) le confirment : les farmers brésiliens devraient semer une surface record de 29,2 millions d'hectares de soja pour la prochaine campagne culturale, ce qui représenterait une récolte potentielle de 88 millions de tonnes de soja.

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A titre de comparaison, les Etats-Unis et l'Argentine, (qui avec le Brésil produisent 80 % de la production mondiale), devraient produire respectivement 85,7 et 53 millions de tonnes de soja, toujours selon la même source. Le pays deviendrait ainsi le 1er pays producteur de soja. Conséquence directe : les exportations pourraient atteindre 42,5 millions de tonnes alors que les volumes de vente des Etats-Unis s'établiraient à 37,7 millions de tonnes. Ce serait ainsi la deuxième année consécutive où le Brésil se placerait 1er pays exportateur, devant le géant américain rattrapé en 2012 par une sécheresse sans précédent.

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 Champion du monde dès 2014...

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Voilà un domaine où les Brésiliens semblent bien avoir toutes les chances de devenir champion du monde en 2014. Alors place méritée ou obtenue par forfait du géant Américain, touché par des incidents climatiques exceptionnels ? Le Brésil possède des atouts indéniables : une surface arable de 60 millions d'hectares soit trois fois plus qu'en France, de larges disponibilités en eau douce et un climat tropical qui lui permet de réaliser deux, voire trois récoltes par an. A cela s'ajoute l'utilisation des OGM sur 90 % des surfaces qui font de l'agriculture brésilienne un système intensif caractérisé aussi par l'essor de vastes exploitations.

 Deux défis

 

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Le pays est confronté à deux défis de taille. Le premier concerne la hausse des coûts de production : le boom économique qu'a connu le Brésil ces dernières années a entraîné une augmentation généralisée des salaires. Le second réside dans l'insuffisance des infrastructures des transports et des ports d'exportation. Symbole ultime de cette insuffisance : les files interminables de camions à l'entrée des ports. Des centaines, voire parfois des milliers de véhicules attendant leur tour pour décharger leur soja, et ont fait jusqu'à 2 000 km depuis l'exploitation.

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Trois projets majeurs en 2014

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Pour autant, le système brésilien dispose d'un formidable potentiel de développement. Si les Etats-Unis semblent avoir atteint leurs limites, ne serait-ce qu'en termes de surface, le Brésil investit : trois projets logistiques majeurs pourraient entrer en service en 2014 afin de désenclaver le Mato Grosso, premier état producteur de soja du Brésil. De nombreuses sociétés ont d'ores et déjà lancé différents projets, qui devrait permettre au pays d'être plus efficace à ce niveau d'ici 5 ans. Le ministère de l'Agriculture brésilien, confiant, projette ainsi d'augmenter la production de soja du pays de l'ordre de 35 % pour les 10 années à venir.

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Le Brésil est donc bel et bien en train d'inscrire son leadership sur le marché pour devenir l'acteur incontournable en matière de soja. Et la France dans tout ça ? Si elle ne peut concourir sur ce terrain et préfère produire maïs et colza, il nous reste l'autre tableau : nous pouvons toujours avoir l'espoir de renouveler un exploit déjà accompli il y a quelques années.

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Soja brésilien : les dessous de la moisson miraculeuse

La production brésilienne est dopée aux pesticides et aux OGM.

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Au Brésil, à Campo Novo do Parecis, dans l'État du Mato Grosso, des moissonneuses batteuses récoltent des plants de soja durant une démonstration à la presse(27 mars 2012) AFP PHOTO/YASUYOSHI CHIBAGRAINS DORÉS. 

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 Dans un nuage de poussière, six moissonneuses-batteuses dévorent le champ, côte à côte. Les grains dorés qui s'entassent dans les remorques promettent une nouvelle année record pour le soja brésilien, cultivé à grands renforts de soleil, de pluie et de chimie.

"J'engrange 55 à 60 sacs (de 60 kg) par hectare. Pour un début de récolte c'est une productivité historique", témoigne auprès de l'AFP Antonio Galvan, vice-président du syndicat agricole de Sinop (est), confortablement installé dans son engin climatisé guidé par GPS.

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Le pays-continent rêve d'engranger 90 millions de tonnes de l'oléo-protéagineux cette année et de détrôner les Etats-Unis, premier producteur mondial.

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"LUNE DE MIEL". "Le principal facteur est le climat : dans l'état du Mato Grosso il a plu au bon moment et le soleil a été abondant", affirme ce propriétaire de 2.500 hectares. "Cela peut se gâter mais pour l'instant nous sommes en lune de miel!". Ailleurs, la sécheresse ou les attaques de chenilles compromettent une partie de la récolte.

Autant que le Burkina Faso tout entier !

Le deuxième secret du soja brésilien tient à l'immensité des champs. Les haricots, tapis sous une épaisse couche de feuilles, occupent 290.000 km2, la superficie du Burkina Faso.

"Le soja a un impact indirect sur l'Amazonie", rappelle d'ailleurs Marcio Astrini, de Greenpeace. "Il s'installe souvent à la place des zones d'élevage, qui migrent elles-mêmes vers la forêt amazonienne".

Les parcelles accueillent parfois deux récoltes au cours de la même année, comme chez Antonio Galvan, où les disques tranchants d'un semoir creusent un sillon dans la terre rougeâtre.

"Une seule pluie peut faire la différence, donc on sème le jour même de la récolte" explique-t-il en déterrant un grain de maïs violet et luisant: "il est enrobé de produit chimique, il aura terminé de pousser d'ici quatre mois".

Cette "petite récolte", de maïs ou de coton, est courante dans la région. Mais dans certains champs tout juste moissonnés, les feuilles de soja font déjà leur retour.

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OGM et pesticides

 

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"Le maïs se vend peu cher, les collègues sont tentés de replanter du soja sur du soja. Mais ça risque d'entraîner des maladies et d'appauvrir les sols", note Galvan. L'an dernier 80 à 100.000 hectares du Mato Grosso ont reçu deux semis successifs de soja, selon l'Aprosoja, association représentative du secteur.

La productivité brésilienne carbure également aux phytosanitaires. Le pays-continent, cinquième puissance agricole de la planète, en est le premier consommateur: 852 millions de litres de pesticides et 6,7 millions de tonnes d'engrais en 2011, d'après le Syndicat de l'industrie de protection végétale.

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"Le sol est pauvre, il faut ajouter azote, phosphore et potassium pour construire la fertilité", affirme Silveisio de Oliveira, producteur dans la commune voisine de Tapurah.

Comme 89% du soja brésilien, les variétés qu'il cultive sont génétiquement modifiées. "Opter pour les OGM diminue les dépenses en phytosanitaires et évite des pertes. La variété Intacta de Monsanto, par exemple, résiste aux attaques de chenilles", explique-t-il. Il estime que ces nuisibles ont grignoté 10% de son bénéfice cette année.

Les revers des OGM 

Mais le recours intensif aux OGM a ses revers. Par exemple lorsque du maïs de la "petite récolte" repousse parmi le soja l'année suivante.

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"RR". "Quand le producteur applique du « glyphosate » - un herbicide - il élimine les mauvaises herbes mais pas le soja ni le maïs de repousse, puisqu'ils sont tous les deux RR" (transgéniques Roundup Ready, c'est-à-dire résistants à l'herbicide glyphosate), indiquait en janvier Nery Ribas, responsable technique d'Aprosoja Mato Grosso.

Toutefois, la présence de deux à quatre pieds de maïs au mètre carré de soja peut diminuer le rendement de l'oléo-protéagineux jusqu'à 50%, selon l'institut agronomique Embrapa Soja.

Le Brésil devrait exporter 44 millions de tonnes de la petite graine jaune en 2013-2014, en majorité vers la Chine, estime le département américain de l'agriculture.

"Le Brésil est le deuxième producteur mondial d'organismes génétiquement modifiés (OGM), après les États-Unis, rappelle le site d'informations Epoch Times. Selon l'agence de Conseil agroalimentaire Céleres, le Brésil présente 37 millions d'hectares de terres plantées de cultures génétiquement modifiées. Cela représente plus de la moitié des 67,7 millions d'hectares des terres agricoles du pays, selon les estimations 2013, de l'Institut brésilien de géographie et de statistiques".

 

Au Brésil, la forêt fait les frais du virage politique

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La forêt amazonienne de l’Etat de Mato Grosso, au Brésil, en octobre 2015. Une partie de sa surface est désormais réservée à la culture de sojaPhoto Paulo Whitaker. Reuters

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Photo ci-essus, déforestation pour la BR 163.

Depuis le départ du pouvoir de Dilma Rousseff, les conservateurs favorables au lobby agroalimentaire défendent une législation dévastatrice pour l’Amazonie. Dans l’indifférence générale, les peuples autochtones tentent de stopper la catastrophe.

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Photo ci-dessus de Mr. Blairo Maggi (alors sénateur du Mato Grosso..) en conversation avec Mme. Dilma Rousseff (alors présidente du Brésil..).

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 «Le Brésil vit des heures effrayantes, lâche Philip Fearnside, chercheur à l’Institut national de recherche en Amazonie (INPA). Avec la récession, les forces politiques conservatrices s’alignent pour démanteler des protections environnementales et sociales vitales qui pourraient exposer le pays et une grande partie de l’Amazonie à de graves dangers Un an après le départ forcé de Dilma Rousseff à la suite d’accusations de corruption, le Brésil n’arrive pas sortir la tête de l’eau. En plus de la crise sociale et économique qui perdure, la forêt amazonienne, poumon de la planète, est attaquée de plus belle. Et le gouvernement et le Congrès sont les premiers à tirer.

 

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Fearnside scrute la forêt brésilienne depuis plus de trente ans. Alors que la déforestation avait largement diminué de 2004 à 2012, elle a repris depuis cinq ans, pour s’accélérer en 2016. Selon l’Institut national sur la recherche spatiale (INPE), 8 000 kilomètres carrés de forêt ont été détruits en Amazonie en 2016, soit un bond de 29 % par rapport à 2015. Ce chiffre comprend seulement la déforestation légale. En rajoutant son pendant illégal, une superficie équivalente à celle de la France aurait disparu l’an dernier. Des pans entiers sont détruits au profit de la production de soja et de l’élevage extensif de bovins. A cela s’ajoute la construction de barrages hydroélectriques, de routes et de ports. D’après le chercheur, ce n’est pas près de s’arrêter. «Tous les indicateurs le montrent. Il y a de plus en plus d’investissements dans la forêt amazonienne, assure Philip FearnsideLes projets d’infrastructures en cours encouragent la spéculation sur ces terres. Leur valeur monte énormément quand on construit une route dessus ou à proximité

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) corrobore cette tendance. Selon l’institution onusienne, le Brésil est le pays qui a perdu le plus de forêt entre 2010 et 2015, soit 0,2 % par an. Une destruction considérable pour le deuxième territoire ayant le plus de couverture forestière au monde (derrière la Russie) : il possède 12 % de la forêt mondiale, sur 59 % du pays.

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«Ruralistas»

 

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 Photo ci-dessus, récolte traditionnelle du café.

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Les facteurs sont multiples pour expliquer cette recrudescence. Une augmentation du prix du soja et du bœuf a rendu plus rentable l’exploitation des terres. Mais c’est surtout l’arrivée des conservateurs au pouvoir, il y a un an, qui coûte cher à l’Amazonie. Avec la chute de Dilma Rousseff, et la reprise en main du pouvoir par Michel Temer, le «bloc ruraliste», ces élus qui représentent les intérêts de l’agrobusiness, a gagné en puissance. Il contrôle maintenant 40 % de sièges au Parlement«Le président Temer a mis plusieurs leaders de ce bloc politique très puissant au pouvoir : Blairo Maggi au ministère de l’Agriculture, et Osmar Serraglio à la Justice, entre autres», dénonce Christian Poirier, de l’ONG américaine Amazon Watch. Pour le premier, le conflit d’intérêts est flagrant. La famille Maggi est le plus gros producteur de soja au monde. Le ministre de l’Agriculture est lui-même propriétaire de 16 % du groupe, qui a des intérêts dans les secteurs de l’énergie, des engrais, des transports et de la production de caoutchouc.

Sous prétexte de rendre à l’économie brésilienne sa compétitivité, les «ruralistas» sont sur le point de faire passer un arsenal de lois et d’amendements à la Constitution pour saper certaines protections environnementales et empiéter sur des terres autochtones. Un texte, tout juste approuvé par une commission du Congrès, permettrait l’ouverture de 1,1 million d’hectares de forêt, aujourd’hui protégés, à l’exploitation. Le système de permis va aussi être élagué. Un amendement à la Constitution autoriserait la construction de barrages ou de routes, en déposant seulement une étude d’impact environnemental, peu importe ses résultats. Une autre loi fédérale prévoit de limiter à une seule étape les demandes d’autorisation pour déforester légalement, et donne des échéances extrêmement courtes aux agences environnementales pour rendre leur avis, sans quoi le projet est approuvé automatiquement. «La majorité de ces lois ont été introduites en 2016, au moment de la procédure de destitution de Dilma Rousseff, entre mars et août, indique Philip FearnsideDurant cette période, tous les sénateurs étaient concentrés sur l’affaire. Il a été facile pour les "ruralistas" de faire passer leurs lois rapidement. Certaines attendaient dans les tiroirs depuis trente ans.»

 

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Ce démantèlement n’est pas nouveau. En 2012, année où la déforestation a recommencé à augmenter, le code forestier a été refondu afin de faciliter l’obtention d’autorisations pour déboiser légalement. La nouvelle version a aussi permis d’effacer l’ardoise de nombreux coupables de déforestation illégale. Ces changements se sont faits progressivement. «Avec la forte baisse de la déforestation entre 2004 et 2012, il y a eu beaucoup de propagande et de publicité du gouvernement, qui affirmait que la situation était sous contrôle. Cette rhétorique très dangereuse perdure aujourd’hui, assure Philip FearnsideMême certains politiciens pensent que la déforestation est contenue Dans ce contexte, il est plus facile de justifier les importants projets d’infrastructures prévus dans la région. Une autoroute est en cours de construction pour relier Manaus, au cœur de l’Amazonie, à Porto Velho, dans «l’arc de la déforestation», la périphérie où la forêt est réduite à des îlots boisés. Un autre axe routier, qui lui traverse l’Amazonie sur 1 800 kilomètres, reliant Santarem à Cuiaba, est en train de passer de l’état de chemin boueux à une route goudronnée. Ces deux voies vont ouvrir la moitié de ce qui reste de l’Amazonie aux investissements et à la circulation de camions remplis de soja, prêts à rejoindre les ports du bassin de l’Amazone et de ses affluents. La famille Maggi compte justement sur cet accès pour faciliter le transport de ses produits par voie fluviale. Une série de barrages est aussi en projet sur le deuxième plus long fleuve du monde.

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Les ravages de la déforestation ne se cantonnent pas à l’Amazonie. Le Cerrado, une région de savane qui occupe 20 % du territoire brésilien, au sud de la forêt amazonienne, est rongé par l’étalement agricole«Il est beaucoup plus facile d’obtenir des autorisations pour déboiser dans le Cerrado, décrit Cristiane Mazzetti, du programme sur l’Amazonie brésilienne à Greenpeace. Seulement 20 % de la zone est protégée Et celles-ci pourraient diminuer rapidement, avec les nouvelles mesures voulues par le bloc ruraliste.

Face à ces attaques, la société civile peine à mobiliser la population.«Avec la crise politique et économique, protéger les forêts est devenu la dernière des priorités du gouvernement, ajoute Cristiane Mazzetti.Les citoyens eux-mêmes se sentent plus concernés par leur régime de retraite menacé que par le futur de l’Amazonie Les peuples autochtones (1,5 million de personnes au Brésil) sont devenus les figures de proue de l’activisme pour protéger l’Amazonie, où ils vivent majoritairement. Sous la bannière du mouvement Terra Livre, près de 3 000 autochtones se sont rendus à Brasília du 24 au 28 avril pour demander au gouvernement de stopper sa politique dévastatrice. C’est la plus grande mobilisation indigène depuis trois décennies.

 

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 Mais cet engagement leur coûte cher. Selon l’ONG Global Witness, le Brésil est le pays le plus dangereux pour les militants environnementaux. Entre 2010 et 2015, ils sont 207 à y avoir perdu la vie, dont 50 en 2015. La majorité sont des autochtones. Dernier exemple de cette violence, le 30 avril, 200 fermiers brésiliens ont attaqué à la machette des membres de la communauté gamela, dans l’Etat de Maranhão (nord-est). Treize d’entre eux ont été hospitalisés et certains ont perdu leurs mains et pieds.

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Exactions

 

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 Pour Christian Poirier, d’Amazon Watch, le pouvoir en place a une responsabilité dans la multiplication de ces exactions. «Le racisme ouvert du gouvernement stimule un racisme plus macabre, plus violent contre ces peuples», défend le militant. «La terre ne remplit pas les ventres», a revendiqué le ministre de la Justice, Osmar Serraglio. Pour lui, si les autochtones veulent s’intégrer dans la société brésilienne, ils doivent travailler et accepter les grands projets d’infrastructures qui empiètent sur leur territoire. Dans cette optique, les «ruralistas» défendent un amendement constitutionnel qui transfère du gouvernement au Parlement, où ils sont largement représentés, le pouvoir décisionnel sur la création de nouvelles réserves autochtones. Ces zones sont les plus protégées de la déforestation.

En parallèle, le ministère de l’Environnement s’est vu amputer de 51 % de son budget en mars.La Fondation nationale de l’Indien, organisme créé pour protéger les indigènes, a subi des coupes similaires, alors que son directeur a été renvoyé début mai pour un désaccord avec Osmar Serraglio.

En plus d’être dévastateur pour la biodiversité et la vie autochtone, le phénomène est une menace pour le climat mondial. Les forêts jouent un rôle de captation des émissions de gaz à effet de serre. Selon deux études internationales, la destruction de la végétation tropicale serait responsable de l’émission de 3 milliards de tonnes de CO2 par an. Soit un dixième des émissions planétaires. De quoi mettre en péril l’objectif brésilien, fixé dans le cadre de l’accord de Paris, de réduire ces émissions de 43 % d’ici à 2030 (par rapport à 2005). Le gouvernement brésilien s’est aussi engagé à mettre fin au déboisement illégal d’ici à 2030. Pour Cristiane Mazzetti, c’est insuffisant : «L’échéance est trop lointaine ! Et ils ne parlent pas d’arrêter la déforestation légale

Mardi, Greenpeace et 90 autres organisations internationales ont lancé le mouvement #Resist pour exiger des élus brésiliens qu’ils cessent leur démantèlement socio-environnemental. Mais la militante écologiste reste pessimiste. Seul espoir : un sursaut de la société brésilienne, engourdie par plusieurs années de crise politique.

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Brésil : Temer fait exploser la déforestation en Amazonie

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 Depuis 1970, si l’on s’arrête à la déforestation légale, la forêt amazonienne a perdu 750.000 kilomètres carrés, soit une superficie supérieure à la taille de la France. Si le bilan de Dilma Roussef dans le domaine n’est pas fameux, l’arrivée de Michel Temer à la tête du Brésil a fait exploser la déforestation. Des conséquences terribles en perspective pour la biodiversité, les écosystèmes et l’émission de gaz à effet de serre.

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Photo ci-dessus de Mr. Blairo Maggi, à gauche, avec le président Mr. Michel Termer.

 

En août dernier, l’officialité célébrait le coup d’État constitutionnel qui renversait la présidente Dilma Roussef pour installer Michel Temer à la tête de l’État. Les mêmes sont beaucoup moins volubiles aujourd’hui. On les comprend. Il faut dire que les Brésiliens déchantent. Dimanche, ils sont descendus dans les rues suite à l’ouverture d’une enquête de la Cour suprême contre le président brésilien pour « corruption passive », « obstruction à la justice » et « participation à une organisation criminelle ». Un enregistrement récent laisse penser que Michel Temer a acheté le silence d’Eduardo Cunha, l’ex-président de la Chambre des députés, condamné à quinze ans de prison pour corruption. L’opération Lava Jato (« lavage express ») a permis de découvrir l’étendue de la corruption : le système de pots-de-vin s’étend jusqu’aux caciques du parti du président et touche son allié social-démocrate. Plusieurs ministres brésiliens sont mis en cause. Temer est également suspecté d’avoir reçu 10 millions de reais (3 millions d’euros) en pots de vin. En plus de ces accusations de corruption qui se précisent de plus en plus, Temer a lancé une offensive de guerre de classe pour casser le code du Travail brésilien et pour s’attaquer aux pensions de retraite des Brésiliens.

Une hausse historique de la déforestation en Amazonie !

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Mais le pire est encore à venir. Sur la seule année 2016, la forêt amazonienne brésilienne a perdu  8 000 kilomètres carrés, soit un bond de 29% par rapport à l’année précédente. Cela représente la superficie de la Corse! D’autant que ce chiffre n’englobe que la déforestation légale. En rajoutant la déforestation illégale, la forêt a perdu l’équivalent de la superficie de la France.  En 2015 déjà, la déforestation avait augmenté de 16% avec 5 831 km² de forêt rasés. Depuis 1970, ce sont 750.000 kilomètres carrés de forêt qui ont disparu. C’est une superficie supérieure à la taille de la France.

Pourtant, après le pic himalayesque de 2004 (plus de 27 000 km² détruits), le gouvernement avait mis en place un plan de «prévention et le contrôle de la déforestation ». Résultat : la déforestation avait atteint sa plus faible hausse en 2012, avec 4.571 km² de forêts rayés de la carte. C’est en 2012 que tout se complique. Selon Marcio Astrini, responsable de Greenpeace au Brésil, c’est à ce moment là que le gouvernement de Dilma Roussef renonce aux amendes pour la déforestation illégale, et abandonne les aires protégées. Le gouvernement va jusqu’à avancer que l’arrêt  de toute déforestation illégale pourrait être repoussé après 2030, contrairement à ce qui était prévu.À partir de 2012 donc, la déforestation repart à la hausse. Il faut dire que tout était fait pour : réforme du code forestier pour faciliter les autorisations de déforestation et amnistie pour de nombreux coupables de déforestation illégale. Beaucoup de responsables politiques ont utilisé les améliorations obtenues entre 2004 et 2012 pour justifier un assouplissement des règles.

 

Temer et le lobby de l’agrobusiness passent

les lois protectrices de l’environnement à la sulfateuse !

 

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Si les premiers reculs ont été enregistrés en 2012c’est avec l’arrivée de Temer au pouvoir et avec l’entrée des « ruralistas » (représentants du lobby de l’agrobusiness) en masse au parlement que tout se décompose. Ils tiennent 40 % des sièges au Parlement. Plusieurs leaders de ce bloc occupent des postes importants au gouvernement. Blairo Maggi, dont la famille est le plus gros producteur de soja au monde (son expansion compte parmi les premiers facteurs de déforestation) occupe ainsi le poste stratégique de ministre de l’Agriculture.  Selon Philip Fearnside, chercheur à l’Institut national de recherche en Amazonie, «Le Brésil vit des heures effrayantes. Avec la récession, les forces politiques conservatrices s’alignent pour démanteler des protections environnementales et sociales vitales qui pourraient exposer le pays et une grande partie de l’Amazonie à de graves dangers

D’après Fearnside, c’est loin d’être terminé. «Tous les indicateurs le montrent. Il y a de plus en plus d’investissements dans la forêt amazonienne. Les projets d’infrastructures en cours encouragent la spéculation sur ces terres. Leur valeur monte énormément quand on construit une route dessus ou à proximité.» D’autant que les prix du soja et du boeuf augmentent, ce qui rend l’expansion des terres agricoles plus rentable. La prophétie est en passe de se réaliser. Prochain coup de canif à l’ordre du jour : la réduction des espaces protégés. Plus d’un million d’hectares sont menacés. Un amendement constitutionnel devrait permettre la construction de barrage ou de routes en déposant une seule étude d’impact, quels que soient ses résultats. Seule une étape administrative sera demandée pour obtenir l’autorisation de déforester. Au passage, le délais accordés aux agences environnementales pour juger le dossier a été raccourci. Sans réponse dans les délais, l’autorisation est réputée accordée. Visiblement, les coups étaient préparés : «La majorité de ces lois ont été introduites en 2016, au moment de la procédure de destitution de Dilma Rousseff, entre mars et août, indique Philip Fearnside. Durant cette période, tous les sénateurs étaient concentrés sur l’affaire. Il a été facile pour les « ruralistas » de faire passer leurs lois rapidement. Certaines attendaient dans les tiroirs depuis trente ans.»

 

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 La surproduction de soja, l’élevage intensif et la construction d’infrastructures en plein milieu de la forêt sont parmi les premières explications de cette folie dévastatrice. Ainsi, une autoroute doit permettre de relier Manaus, au cœur de l’Amazonie, à Porto Velho, dans «l’arc de la déforestation», zone où la forêt est déjà très entaméeUne route va traverser l’Amazonie sur 1 800 kilomètres. Ces routes vont ouvrir la moitié de l’Amazonie aux investissements et aux camions remplis de soja(vous voyez le lien avec le ministre de l’agriculture ?) qui rejoindront les ports du bassin de l’Amazone. Plusieurs barrages vont également être construits le long du fleuve.

Comme les industriels de l’agrobusiness ne sont jamais rassasiés, ils vont profiter de leur position de force pour s’attaquer au Cerrado, une région de savane qui occupe 20 % du Brésil. «Il est beaucoup plus facile d’obtenir des autorisations pour déboiser dans le Cerrado, décrit Cristiane Mazzetti, responsable du programme sur l’Amazonie brésilienne à Greenpeace. Seulement 20 % de la zone est protégée.» D’autant que cette zone pourrait encore se réduire.

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 Photo ci-dessus, carte datée de 2007.

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Une lutte à mort avec les militants écologistes

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Premières victimes de cette passion morbide : les peuples autochtones (1,5 million de personnes au Brésil). Regroupés sous les couleurs du mouvement Terra Livre, ils mènent la lutte : près de 3 000 d’entre-eux sont allés à Brasília pour demander au gouvernment de cesser cette politique infâme. L’enjeu est de taille. La lutte également : c’est la plus grande mobilisation indigène depuis 30 ans. Le gouvernement, lui aussi, a déployé l’artillerie lourde. Selon l’ONG Global Witness, le Brésil est le pays le plus dangereux pour les militants écologistes. Entre 2010 et 2015207 sont morts (principalement des autochtones). Résultat, le gouvernement a réussi à instiller la haine entre les autochtones et les autres agriculteurs. Le 30 avril200 fermiers brésiliens ont attaqué à la machette des membres de la communauté gamela. Certains ont perdu leurs mains et leurs pieds. Pour enfoncer le clou,  les «ruralistas» souhaitent transférer au Parlement (au sein duquel ils sont presque majoritaires) le pouvoir de création de nouvelles réserves autochtones car elles sont les plus protégées. Au passage, le ministère de l’Environnement a perdu 51 % de son budgetPour finir le tableau, la Fondation nationale de l’Indien a vu sont budget amputé de la même manière. Quant à son directeur, il a été purgé pour désaccord avec le ministre « ruralista » de l’agriculture.

Cela va sans dire, cette déforestation détruit un nombre immense de formes de vie et massacre les écosystèmes d’une zone accueillant l’une des biodiversités les plus riches et les plus splendides au monde. Quant aux conséquences sur les émissions de GES, elle sont terribles. Selon deux études internationales, la destruction de la végétation tropicale serait responsable de l’émission de 3 milliards de tonnes de CO2 par an. Soit un dixième des émissions planétaires. Autant dire que l’objectif brésilien de réduire de 43% ses émissions de GES d’ici 2030 paraît bien loin.

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L'Amazonie asphyxiée par le soja !

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La forêt est-elle condamnée ? Depuis 1960, un cinquième de sa superficie a été abattu. Aujourd'hui, c'est la culture du soja qui la menace. Plongée au Para, le Far West brésilien.

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Le petit avion a pris son envol. La forêt s'étend à perte de vue, tête immense dont la chevelure tutoie le ciel. L'Amazonie. Le poumon de la planète. La forteresse verte. D'un coup, la déchirure. La forêt s'ouvre. Blessée. Rasée. Le poumon tousse. La forteresse se fissure. Le paysage est soudain désolé. Des troncs abattus jonchent le sol, les plus résistants n'exhibant plus qu'un moignon noir de fumée. La terre laisse apparaître sa dernière couche, griffée à mort par les sillons des cultures. Parfois émerge encore de la marée des champs, solitaire et incongru, le tronc d'un châtaignier. Un survivant.

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L'Etat du Para sera-t-il bientôt aussi dépouillé que son voisin, le Mato Grosso ? Depuis janvier 2003, date d'arrivée de Lula au pouvoir, 70 000 km2 ont été sacrifiés au soja, l'un des plus féroces ennemis de la forêt brésilienne. Au début des années 1980, il poussait essentiellement aux Etats-Unis, qui assuraient 90 % de sa diffusion. En 2003, les exportations combinées du Brésil et de l'Argentine sont passées devant. L'immense pays de Lula est devenu la patrie du nouvel or vert.

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Trois grosses sociétés américaines ont vu venir la manne : ADM, Bunge et Cargill. Cargill a même installé à Santarem, troisième ville amazonienne, un port. Complètement illégal. Tous les mois, deux cargos en partent en direction de l'Europe, emportant chacun 90 000 tonnes"Le soja dévore l'Amazonie. Je ne reconnais plus ma ville", dit Cayetano Scannavino, membre de l'ONG Santé et bonheur.

Dans les rues de Santarem, on voit de plus en plus de gros 4×4, conduits par des gauchos venus du sud du pays. Depuis qu'un rapport de Greenpeace, "Eating up the Amazon", a mis le feu aux poudres, des autocollants ornent beaucoup de voitures "Greenpeace dehors. L'Amazonie est aux Brésiliens". La tension est palpable. A la Cooper Amazon, société qui distribue des fertilisants, Luis Assuncao, le directeur, ne cache pas sa haine : "Ici, maintenant, c'est la guerre. Une guerre froide."

Au Mato Grosso, le gouverneur de l'Etat, Blairo Maggi, propriétaire de l'usine Amaggi, est l'un des plus gros producteurs de soja au monde. Il a construit une ville entière, Sapezal, pour loger sa main-d'oeuvre, fait bâtir à Itacoatoara un port en eau profonde, et proposé pour faciliter le transport de bitumer à ses frais 1 770 km de la route BR163. Quand on lui parle déforestation, Blairo Maggi ironise sur la taille de l'Amazonie et affirme que la culture du soja est "bénéfique". Du moins le faisait-il quand il acceptait encore de parler aux journalistes, tous suspects désormais d'être des "sous-marins" de Greenpeace.

Retour au Para. Comme tous les dimanches, il y a fête à la fazenda Bela Terra près de Santarem. Le cuisinier fait griller de gigantesques brochettes. La bière coule à flots. Les hommes sont à peine endimanchés, les femmes s'assoient à table en égales. C'est un joyeux brouhaha, une réunion de clan. L'entrée est fermée par une grille blanche, un panneau signale la présence de deux chiens méchants.

Entre eux, les producteurs de soja, les sojeiros rigolent, parlent affaires, se serrent les coudes. Devant l'étranger, la méfiance est de mise. Otalhio, 33 ans, fournit des fertilisants et des engrais. Le visage bouffi, il engouffre d'épaisses tranches de viande. Sa mère est brésilienne, son père uruguayen, et ils vivent encore près de la frontière, 5 000 km plus haut. "C'est dur, je ne les vois plus." Il écrase une larme. Puis se fâche. "On nous appelle les gauchos, les bandits, les voleurs..." D'une main conquérante, il montre le sol. "Les gens ici ne font rien de leur terre. Ils restent parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Ils veulent avoir la télé et aller en ville. Nous, on leur propose une autre manière de vivre."

Tonio Antares, propriétaire de quelques milliers d'hectares, revendique lui aussi ce droit à massacrer son pays. Petit, les yeux vifs, la peau rougie par un soleil qu'il n'apprivoisera sans doute jamais, il reste convaincu d'apporter avec lui prospérité et civilisation. "Le pays appartient aux Brésiliens. Nous venons aider cette région à se développer."

Mais à qui profite ce développement ? Marcello da Silva a acheté deux pelleteuses et les loue aux exploitants contre un pourcentage de la récolte. De décembre à avril, il est dans le Mato Grosso, de mai à août dans le Para. Le reste du temps, il conduit des convois. Grand, costaud, les yeux bleus, il évoque plus le cow-boy Marlboro que l'Indien de la forêt. Un peu rustre, peut-être, prompt à aligner les bières. Mais confiant en son étoile. Le soja le rendra riche, il en est sûr. Sa femme, Patricia, veut acheter du terrain. Beaucoup de terrain. "Les Américains vont commencer à planter de la canne à sucre. Là, on va gagner beaucoup." Ils vivent à Santarem, aimeraient avoir des enfants.

L'avenir leur sourit.

Mais rares sont ceux qui tirent leur épingle du jeu. Le coût social payé à la petite plante est très lourd. L'Amazonie s'est peuplée par à-coups, sur des promesses non tenues qui, de boom du caoutchouc en construction de la Transamazonienne, ont fait venir les miséreux du Nordeste et du Minas Gerais. Ils ont pris des terres, les ont ensemencées, n'en ont jamais eu les titres de propriété. Depuis ils végètent, prisonniers de ce qu'on appelle pudiquement l'"agriculture familiale". Une proie idéale pour les sojeiros, surnommés à Santarem les "sujeiros" ("salisseurs").

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Tout au long de la BR163, la même histoire s'est répétée. Des hommes sont venus, ont demandé à ces petits exploitants de partir en leur montrant des titres de propriété. D'où les tenaient-ils ? Souvent de l'Incra (Instituto Nacional de Colonizaçao e Reforma Agraria), où la corruption permet l'achat de faux certificats, mis à vieillir dans un tiroir avec des grillons. "Ces gens n'avaient aucune culture de l'argent, explique le Padre Edilberto Sena, infatigable militant écologisteIls ont vendu à bas prix, et tout claqué. Ils se sont retrouvés démunis, et sans outil de travail."

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Au kilomètre 38, Marlène Nascimento de Lima pleure ses terres perdues. "J'ai du mal à repasser devant chez nous. Il n'y a plus que des champs. Quarante familles vivaient là..." Elle avait commencé par refuser de vendre. Mais les sojeiros ont acheté les terrains limitrophes au sien. La vermine, chassée par les pesticides, a envahi son champ. Ses voisins sont partis, elle a fini par céder...

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La violence a eu sa part dans ces conquêtes. A Pacoval, en 2004, à deux heures de piste de Santarem, vingt-cinq maisons ont brûlé. A Corte Corda, deux syndicalistes ont été tués. A Belterra, ancienne capitale du caoutchouc, on a "forcé" beaucoup de gens à partir... A Santarem, Ivete Bastos, présidente du syndicat des travailleurs de la terre, a un jour trouvé des femmes avec de l'essence devant chez elle, prêtes à mettre le feu à la maison... Un ancien légionnaire espagnol, propriétaire d'une salle de musculation à Santarem, se vante d'exécuter des missions de nettoyage pour les "fazendeiros". Dans la périphérie se multiplient les bidonvilles de bois construits sur des terrains abandonnés.

Régulièrement, la police brésilienne fait une descente dans les grandes propriétés et en délivre des esclaves. On les a fait venir en leur promettant des salaires élevés. A leur arrivée dans la forêt, ils découvrent que leur paye a fondu. Des gardes leur interdisent de repartir. Les biens de première consommation leur sont fournis par le propriétaire. Ils s'endettent, et ne pourront jamais rembourser"Ils étaient dans un état redoutable quand nous sommes arrivés", raconte un policier intervenu sur la ferme Vale do Rio Verde en 2005. Il n'y avait pas de sanitaires. Les ouvriers travaillaient pieds nus. Huit mille sept cents de ces esclaves ont été repérés dans les Etats producteurs de soja. En 2004, l'armée est intervenue dans 236 fermes utilisant 6 075 travailleurs, dont 127 enfants. Bunge, Cargill et Amaggi étaient en affaires avec elles.

Pour mieux aider à l'expansion du soja, des entreprises comme la Cooper Amazon proposent des pesticides et des semences génétiquement modifiées. "La chaîne est en place : d'un côté, Monsanto, de l'autre, Cargill", accuse Edilberto Sena. Les pesticides ont déjà provoqué des ravages écologiques, le vent portant ceux que déversent les avions jusque dans les rivières. En 2005, une sécheresse terrible a frappé la région. Les poissons mouraient dans des flaques trop petites. Aujourd'hui, 20 % de la forêt brésilienne est morte. Même si un moratoire mis en place en 2006 a donné des résultats positifs (41 % de baisse de la déforestation en 2006-2007), 40 % de l'Amazonie pourraient avoir disparu d'ici vingt ans.

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Le pire, ce pire qu'espèrent Marcello et Patricia, est peut-être encore à venir : l'explosion des biocarburants. Vingt millions d'automobilistes brésiliens utilisent déjà l'éthanol. Les voitures "flex-fuel", qui laissent le choix entre éthanol et essence, ont représenté près de 80 % des ventes de voitures en 2005. Six cents stations- service commercialisent déjà un "biodiesel", dans lequel on retrouve du soja. Où vont s'installer les plantations ? "Le Brésil sera l'Arabie saoudite du XXIe siècle", prophétisent certains. Jusqu'au désert ?

 

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 Le temps que vous lisiez cet article, une superficie correspondant à 75 terrains de football a été déforestée.

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Paradise Papers :

le groupe Louis-Dreyfus à son tour englué dans l'affaire

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Dans la fuite de documents des Paradise Papers, nouvelles révélations sur les dérives du système financier international mises au jour par un consortium de 381 journalistes, apparaît notamment le nom du géant des matières premières Louis-Dreyfus. Le groupe a monté une structure jusqu'ici secrète, une filiale aux îles Caïmanle taux d'imposition sur les sociétés est de 0%, contre 23% dans l'Union européenne. Le chiffre d'affaires de cette filiale aurait été de 174 millions de dollars l'an passé.

 

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 Louis-Dreyfus allié au groupe Amaggi

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Le groupe Louis-Dreyfus n'est pas tout seul dans cette filiale. Pour investir dans le soja au Brésil, la multinationale s'est associée avec le groupe Amaggi, un empire familial longtemps dirigé par Blairo Maggi, aujourd'hui ministre de l'Agriculture au Brésil, mais personnage controversé mis en cause dans plusieurs affaires de corruption. Interrogé, l'homme affirme ne pas avoir de compte bancaire hors du Brésil.

Tout un symbole. Le géant du négoce de matières premières agricoles Louis Dreyfus Commodities (LDC) a annoncé lundi qu'il avait changé de nom. Le sigle reste le même, mais la société, dont les origines remontent au milieu des années 1800, s'appelle désormais Louis Dreyfus Company« Notre secteur évolue rapidement et il est temps pour nous d'ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire longue de 165 ans ", explique Margarita Louis-Dreyfus, la présidente du holding Louis Dreyfus, dans un communiqué.

Dix ans après l'arrivée de Robert Louis-Dreyfus (décédé en 2009) à la tête d'un groupe qu'il a profondément transformé, LDC acte, à sa manière, la fin de ce que certains analystes ont appelé le « supercycle " des matières premières.

La fondation Akira, qui détient les intérêts familiaux dans le groupe, est montée à 80 % du holding. La veuve de Robert Louis-Dreyfus doit à présent trouver un patron pour sa filiale de négoce de matières premières.

Margarita Louis-Dreyfus souhaitait une « super-majorité " dans Louis Dreyfus Holding. C'est chose faite. En décembre, la fondation Akira, qui détient les intérêts familiaux dans le groupe, a augmenté sa participation de 65% à 80%.

Margarita Louis-Dreyfus est soulagée : « le processus a pris du temps et a demandé beaucoup d'énergie, mais il est terminé. Quatre-vingt pourcents est un très bon nombre pour assurer la stabilité et le contrôle au niveau familial, a-t-elle indiqué lors d'un briefing à Paris. Je ne pense plus aux 20% restants. »

Les discussions ont été longues pour acheter ces 15% aux soeurs et cousins de Robert Louis-Dreyfus encore présents au capital. L'homme d'affaires, décédé en 2009, s'était engagé à acquérir les parts progressivement à partir de 2012. Différentes solutions de financement avaient alors été étudiées, dont un rapprochement de Louis Dreyfus Commodities, la branche de négoce de matières premières, avec un concurrent, son introduction en Bourse ou l'arrivée d'un fonds souverain au capital.

La transaction, qui sera close en juin, a finalement été financée « dans une large mesure " par les réserves de trésorerie de la holding. Les activités de Louis Dreyfus Commodities (LDC), détenu à 85% par la holding, n'ont donc pas été affectées, a précisé la direction.

Le montant n'en reste pas moins secret, même si certains ont évoqué récemment une dépense comprise entre 1 et 1,5 milliard de dollars.

En quête d'un nouveau patron pour Louis Dreyfus Commodities

Margarita Louis-Dreyfus s'attelle désormais à une autre tâche délicate : dénicher un nouveau directeur général pour Louis Dreyfus Commodities. Cette société, née il y a près de 165 ans, est devenue l'un des plus grands négociants au monde de matières premières agricoles aux côtés de Cargill, ADM et Bunge.

Fin 2014, le comité de recherche mis en place pour l'occasion pensait avoir trouvé l'homme idoine en la personne de Mayo Schmidt, ex-PDG du groupe de négoce canadien Viterra. Mais il n'est pas venu, faute d'accord sur les termes et les conditions de l'emploi. « C'est une leçon, reconnaît Margarita Louis-DreyfusNous voulons maintenant prendre notre temps car le nouveau dirigeant devra partager nos valeurs. Je suis optimiste, nous trouverons. »

Près de 80 millions de tonnes de matières premières transportées en 2014

Ce nouveau 'CEO' prendra la tête d'une société dont les bénéfices ont légèrement progressé en 2014. Le chiffre d'affaires, freiné par la baisse des cours des matières premières, a atteint 64,7 milliards de dollars, en hausse de 2% comparé à 2013.

Les récoltes abondantes à travers le monde l'an passé ont permis au groupe d'acheminer toujours plus de produits agricoles. Les volumes ont augmenté de 4% : au total, environ 80 millions de tonnes sont passées entre les mains de LDC, l'équivalent de plus de 10 kilogrammes par habitant

 

"Paradise Papers": deux ministres brésiliens nient toute irrégularité

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Les ministres de l'Économie et de l'Agriculture du Brésil ont nié lundi toute irrégularité après que leurs noms ont été liés à des sociétés offshore dans des paradis fiscaux parmi les révélations des "Paradise Papers". Tous deux sont cités par le site Poder360, média brésilien ayant participé au Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) s'appuyant sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers. Considéré comme un des candidats crédibles pour l'élection présidentielle de 2018, le ministre de l'Économie Henrique Meirelles a reconnu être lié à la Sabedoria Foundation, basée aux Bermudes depuis 2002.

Son ministère a affirmé dans un communiqué que cette fondation était une "structure philanthropique" destinée à recevoir "une partie de l'héritage" de M. Meirelles, qui serait ensuite reversée après sa mort "à des activités caritatives liées à l'éducation au Brésil". Le texte assure également que les 10.000 dollars versés pour créer la société ont été déclarés au fisc et que la fondation est restée depuis "inactive et le restera jusqu'à la mort de M. Meirelles". Le ministre a expliqué que cette fondation avait été créée à l'étranger parce qu'il vivait à l'époque aux Etats-Unis, avant de devenir président de la Banque centrale brésilienne, de 2003 à 2010. Le ministre de l'Agriculture Blairo Maggi a pour sa part affirmé dans un communiqué "ne pas être un bénéficiaire direct" de la société Amaggi Louis Dreyfus Zen-Noh International Ltda", mentionnée dans les "Paradise Papers".

Cette société, basée aux Îles Caïman, est la filiale d'une joint-venture entre Amaggi -- entreprise agro-alimentaire appartenant à la famille du ministre - et le groupe français Louis Dreyfus Commodities.

Le groupe Amaggi a expliqué que ses actionnaires "reçoivent des dividendes de la filiale étrangère de façon indirecte", et de manière "parfaitement légale" au regard des lois du Brésil et des Îles Caïman.

Le site Poder360, a également révélé que l'homme le plus riche du Brésil, Jorge Paulo Lemann, qui contrôle notamment Burger King et le géant de la bière InBev, est lié à 20 sociétés basées dans des paradis fiscaux. Dans un communiqué envoyé à ce site, M. Lemann affirme avoir décidé de ne plus être résident fiscal au Brésil en raison de "l'expansion de ses affaires". L'enquête sur les "Paradise Papers" met en lumière les circuits auxquels ont recours les personnes fortunées et les multinationales pour déplacer leurs fonds dans des pays n'ayant pas ou peu d'impôt. Une pratique qui joue des failles réglementaires mais qui en soi n'est pas illégale.

“Paradise Papers” revela offshores de Meirelles e Blairo Maggi no Caribe

| 06/11/2017 10:46 

Os ministros Henrique Meirelles, da Fazenda, e o ministro da Agricultura, Blairo Maggi, são mencionados em um grande vazamento de informações do escritório de advocacia Appleby, especializado em empresas offshores, conforme noticiou nesse domingo (5) a BBC Brasil e o sitePoder360. O vazamento está sendo chamado de “Paradise Papers”, e, além de ministros do governo de Michel Temer, também envolve figuras do governo do presidente americano, Donald Trump.

 

Inicialmente, os dados foram encaminhados por uma fonte anônima ao jornal alemão Süddeutsche Zeitung, de Munique, e compartilhados com jornalistas de todo o mundo organizados pelo Consórcio Internacional de Jornalistas Investigativos (ICIJ, na sigla em inglês). No Brasil, as informações são do site jornalístico Poder360.

De acordo com informações do site, uma das empresas registradas em nome do ministro chama-se “The Sabedoria Trust”. A documentação da empresa aponta que foi estabelecida “a pedido de Henrique de Campos Meirelles, especificamente para propósitos de caridade” e foi registrada no final de 2002, a partir de uma doação de US$ 10.000 do ministro. Meirelles também aparece nos arquivos vazados da Appleby relacionado a outra offshore, chamada “Boston — Administração e Empreendimentos Ltda”. Esta última foi criada em 1990 e encerrada em 2004.

Em entrevista na manhã desta segunda-feira (6) à rádio Band News FM, Meirelles afirmou que está “tudo devidamente declarado”. Sobre a “Sabedoria Foundation”, ele alega a doação de parte do seu patrimônio a entidades beneficentes no setor de educação será realizada após seu falecimento.

“Foi feita uma pequena doação inicial visando constituir a entidade. E depois disso a entidade está inativa. A partir do momento que ocorrer o meu falecimento, uma parte da minha herança será doada para esta entidade para aplicar exclusivamente em educação no Brasil”, explicou o ministro da Fazenda.

<< Leia íntegra da reportagem que trata da offshore de Meirelles

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No caso do ministro da Agricultura, Blairo Maggi, o vazamento aponta sua ligação com uma offshore chamada Ammagi & LD Commodities SA. De acordo com os registros da Appleby, o ministro é diretor da offshore, junto com outros familiares. A empresa tem o mesmo nome de uma empresa registrada no Brasil, da qual a empresa da família Maggi é sócia. Trata-se de uma joint venture entre os Maggi e o grupo multinacional de origem francesa Louis Dreyfus Company, especializado na produção e comercialização de matérias primas, principalmente grãos.

A joint venture brasileira seria a controladora da offshore em Cayman. A offshore tinha até outubro de 2014, data dos documentos que fazem parte do banco de dados da série Paradise Papers, pessoas e empresas ligadas à família Maggi como beneficiários finais. Ao Poder360, o ministro negou irregularidade e afirmou não ter recebido pagamentos diretos da empresa nas ilhas Cayman, mas sim da empresa no Brasil.

Conforme explica a reportagem, “ser beneficiário final de uma offshore significa receber parte dos rendimentos da empresa no exterior. Quando isso ocorre, o brasileiro precisa obrigatoriamente declarar esses valores à Receita Federal, sob pena de estar cometendo crime fiscal”.

“Maggi alega, por meio de seus advogados, que lucrou com as atividades da empresa em Cayman, mas foi remunerado em razão de ter declarado sua participação na Amaggi Exportação e Importação Ltda, uma das acionistas da joint venture no Brasil. É essa empresa conjunta que controla integralmente a offshore”, diz o site. A reportagem obteve informações inéditas de planilha com os nomes de vários integrantes da família Maggi. A ligação da empresa no Brasil com a offshore nas Ilhas Cayman já eram públicas.

Pelas regras, brasileiros podem manter empresas offshores e as contas bancárias associadas a elas no exterior. No entanto, tem como exigência da lei que os recursos sejam devidamente declarados à Receita, para que os impostos sejam pagos. O fato de haver menções a pessoas e empresas na série “Paradise Papers” não significa que  estejam envolvidas em irregularidades.

<< Leia íntegra da matéria do site Poder360

 

Blairo Maggi, un ministre au secours de la viande brésilienne

Milliardaire et défenseur de l’agrobusiness, le ministre de l’agriculture cherche à minimiser l’impact du scandale de la « viande avariée »

 

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Blairo Maggi, le ministre de l’agriculture brésilien, en tournée d’inspection dans un supermarché de Brasilia, le 22 mars 2017. Adriano Machado / REUTERS

 

Propriétaire terrien, carnivore et milliardaire influent, Blairo Maggi sillonne le Brésil, naviguant d’une « churrascaria » (restaurant de barbecue typique du pays) à une autre. A la table du président Michel Temer, le 19 mars à Brasilia, il a englouti une « picanha », un morceau réputé, assorti d’une côte, son plat préféré. Dix jours plus tard, à Campo Grande dans l’Etat du Mato Grosso, son fief, il rééditait l’exercice, salivant devant une brochette de bœuf. « Blairo Maggi est comme tous les gauchos, ces Brésiliens du Sud, il aime la viande », sourit son attaché de presse.

Depuis la déflagration de l’opération judiciaire « Viande avariée », le 17 mars, le ministre de l’agriculture ne manque pas une occasion de faire part de son amour immodéré pour la chair animale, défendant la viande brésilienne contre le poison du soupçon. Un défi. Le scandale, fruit de deux ans d’investigation, a mis au jour un système de corruption éclaboussant de grandes marques brésiliennes.

Les étiquettes étaient truquées

Au total, 21 entrepôts frigorifiques, certains appartenant aux géants de l’industrie, JBS et BRF, sont mis en cause, suspectés d’avoir soudoyé des agents fédéraux chargés de l’inspection sanitaire pour commercialiser de la viande périmée. Les étiquettes étaient truquées et/ou l’apparence peu flatteuse et l’odeur nauséabonde étaient masquées par des injections d’acide ascorbique. « Un produit potentiellement cancérigène », s’alarme le commissaire en charge de l’enquête. De la « vitamine C », répond le ministère. Les enquêteurs ont également identifié des morceaux contaminés à la salmonelle destinés à l’exportation.

Pour le Brésil, en proie à une crise économique historique, cette affaire est un « coup de poing dans l’estomac », selon Blairo Maggi. Le pays, premier exportateur au monde de protéines (numéro un pour le poulet et numéro deux pour le bœuf), a dû faire face à la défiance...

 

New Amazon transportation routes and their agribusiness capacities. The numbers in black are each river port’s existing annual grain handling capacity in tons. Numbers in red are the port’s predicted annual handling capacity in 2026 after planned infrastructure investments and expansions. Blairo Maggi has long used his political clout to expand and improve grain transport from Brazil’s interior to the coast and foreign markets, helping turn the nation’s agribusiness industry into an economic powerhouse. Two Maggi promoted projects are the MT-235 and BR-163 shown on this map, both environmentally controversial. Source: Presentation by Cargill and SETRAN-PA 26 February 2016

 

An Amazon grain terminal at night. International and Brazilian agribusiness interests are pushing hard to turn the Tapajós basin at the heart of the Amazon into an industrialized commodities corridor so it can handle future soy production coming out of Brazil’s interior. The mega-project would require the building of dams and locks on rivers throughout the watershed — one of the wildest and most biologically diverse regions in the Amazon. Photo courtesy of Mayangdi Inzaulgarat

 

Traffic on BR-163 clearly demonstrates the need for expanded infrastructure to transport commodities. Photo courtesy of Agência Brasil

 

Work proceeds on the BR-163, a project championed by Blairo Maggi for the primary purpose of transporting the Mato Grosso soy harvest of Amaggi (the Maggi family’s company), Cargill, Bunge and other international commodity corporations. BR-163 improvements have opened a wide swath of federally protected Amazon lands to land thieves. Photo courtesy of DNIT

 

Agriculture Minister Blairo Maggi (left) in an official meeting with Minister of Environment José Sarney Filho. Photo Carlos Silva/MAPA

 

Minister Blairo Maggi speaks at an Agro + Plan launch event in Porto Velho, Rondônia. Photo by Carlos Silva/MAPA

 

Agriculture Minister Blairo Maggi during a visit to a BRF meat processing plant after Federal Police in the Weak Flesh Operation found major inspection violations. Photo by Carlos Silva/MAPA

 

Minister Maggi visits an Aurora meat processing plant in Chapecó, Santa Catarina.
Photo by Carlos Silva/MAPA

 

Intense development pressures by agribusiness often result in wealthy land thieves stealing public lands, falsifying deeds, doing illegal cutting to clear the rainforest, then selling the now “improved” lands at high prices to ranchers, who may eventually sell the land to farmers. In the end, thriving ecosystems can be displaced over time by cattle, soy, corn and other crops. Photo by Sue Branford for Mongabay

 

Federal police officers leave the Ministry of Agriculture building in Brasília. Photo by Fabio Rodrigues-Pozzebom / Agência Brasil

 

Commodities on the move on the much-improved BR-163 highway in the Brazilian Amazon. Photo by Roosevelt Pinheiro, courtesy of Agência Brasil

 

Itaituba ( 4°16'8.11"S / 55°59'12.15"O), convergence des BR-230 (Transamazonienne / Transamazônica) et BR-163, sur la rive gauche du rio Tapajos ...

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Des camions chargés de soja en attente près du port de Paranaguá (Paraná)

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L'équivalent de la surface d'un terrain de foot de forêt amazonienne disparaît toutes les 8 secondes au Brésil.

 

Amaggi

(Redirigé depuis Amaggi Groupe)

 

Groupe André Maggi

 

Création

1977

Forme juridique

Société anonyme

Siège social

São Miguel do Iguaçu (Brésil)

Propriétaire

Blairo Maggi

Site web

amaggi.com.br

 

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Blairo Maggi en 2003, propriétaire d'Amaggi et considéré comme l'un des 100 Brésiliens les plus influents.

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Amaggi est le premier groupe mondial dans le soja. Fondé à la fin des années 1970 par le Brésilien André Antonio Maggi àSão Miguel do Iguaçu (Paraná), il est aujourd'hui dirigé par son fils, Blairo Maggi, lequel a été élu gouverneur du Mato Grossoen 2003-07 et 2007-2010, et a été considéré par la Revista Época comme l'un des 100 Brésiliens les plus influents en 20091. Spécialisé à l'origine dans les semences et la récolte du soja, il a aujourd'hui une forte présence dans l'agriculture brésilienne, cultivant aussi du coton et du maïs. Propriétaire de nombreuses fazendas, le groupe est aussi impliqué dans les fertilisants, lanavigation fluviale (via sa filiale Corredor Noroeste de Exportação), nécessaire pour le transport du soja et donc permettant une stratégie d'intégration verticale.

Il possède deux usines de transformation du soja, l'une à Cuiabá (Mato Grosso), d'une capacité de 1 600 tonnes par jour, et l'autre à Itacoatiara (Amazonie), d'une capacité de 2 000 tonnes par jour. Ses 39 unités de stockage du soja couvrent la totalité des besoins de l'État de Rondônia et les 3/4 de ceux du Mato Grosso. Le soja est transféré par voie ferroviaire jusqu'àPorto Velho, où il est stocké par le groupe, puis transporté sur le Rio Madeira avant de rejoindre l'Amazonie via le port d'Itacoatiara.

Il est également propriétaire de deux petites centrales hydro-électriques à Sapezal (Mato Grosso).

Blairo Maggi en 2003, propriétaire d'Amaggi et considéré comme l'un des 100 Brésiliens les plus influents.

 

L'organisation WWF a publié une fiche d'évaluation sur les approvisionnements en soja durable pour 133 entreprises européennes. La France est loin d'être en ...

 

Soja durable : les entreprises françaises ont des efforts à mener, selon WWF

Amélie Dereuder |  9 Juin 2016

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L'organisation WWF a publié une fiche d’évaluation sur les approvisionnements en soja durable pour 133 entreprises européennes. La France est loin d'être en tête des entreprises vertueuses, mais quelques industriels s'en sortent bien.

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L'organisation WWF a publié une fiche d’évaluation sur les approvisionnements en soja durable pour 133 entreprises européennes. Sandra Mulder, en charge du programme de Transformation des Marchés au WWF Pays-Bas, constate : « La plupart des Européens ne savent pas qu’ils mangent, en moyenne, 61 kg de soja par an, principalement indirectement à travers la viande et les produits laitiers qu’ils consomment. Ils ne réalisent pas non plus les impacts que cela induit sur les écosystèmes en Amérique du Sud. » La principale cause de l’expansion du soja demeure en effet la consommation de viande. Au niveau mondial, près de 75% du soja est utilisé pour l’alimentation animale. En Europe, cette proportion est encore plus grande, elle est estimée à 93%. Elle ajoute : « il est clair que de nombreuses entreprises s’appuient sur le fait que les consommateurs n’ont pas conscience des impacts du soja sur l’environnement pour ne rien changer à leurs pratiques. Sur 133 sociétés approchées, 69, soit près de la moitié, ont ainsi choisi de ne pas répondre à l’appel de transparence du WWF pour cette édition ».

La France est loin d'être en tête des entreprises vertueuses, mais quelques industriels s'en sortent bien. Au niveau des distributeurs, Carrefour, Système U ont une mention « vient de commencer le voyage », alors qu'Auchan, Casino, Leclerc et Intermarché n'ont pas répondu. Côté industriel, Bel se distingue avec 70 % de soja durable et une mention « ouvre la route » qui met à l'honneur son avance sur le sujet. Le groupe Unilever apparaît quant à lui en bonne voie et Danone, Lactalis, Cooperl, Avril sont un peu plus en retard. Nestlé, Savencia (Bongrain), Sodiaal, Doux, LCD, Moy Park, Terrena-Gastronome, Triskalia, In Vivo et Le Gouessant n'ont apparemment pas donné suite. « Les grandes entreprises françaises ont un rôle à jouer pour réduire les pressions exercées sur les écosystèmes. Certaines d’entre elles ont d’ores et déjà pris leur responsabilité et s’engagent dans des initiatives soja que nous saluons. Mais il faut, à présent que l’ensemble du secteur se joigne à la transformation du marché vers des pratiques plus durables. Nous appelons ainsi toutes les entreprises à prendre la mesure de la situation et à agir le plus rapidement possible » conclut Pascal Canfin, directeur général de WWF France.

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Photo ci-dessus, il y a même eu des conseillers de gebana soja, venus du Brésil, pour conseiller de jeunes agriculteurs Français !

 

A noter qu'il existe des initiatives pour une culture de soja plus durable. Depuis 2006, le moratoire sur le soja au Brésil a réduit la déforestation causée par le soja en Amazonie de manière significative alors que la production amazonienne doublait sur des surfaces d’ores et déjà déforestées. Au niveau des labels, il existe le Round Table on Responsible Soy (RTRS) qui regroupe 180 membres et Pro Terra, qui certifie le soja durable et non-OGM. Au niveau international, les trois-quarts du soja est OGM.

 

La seule nourriture saine pour les vaches et bovins reste l'affouragement naturel avec du fourrage de qualité et sans adjuvents !

 

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L’Europe et ses dérives..

 

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avril 01, 2017

 

Afrique : 97 millions $ pour les PME de 4 pays dont la RDC

 

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La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a accordé une ligne de financement de 10 milliards de shilling, soit 97 millions de dollars américains à Equity Bank et House Finance Compagny. 1 000 compagnies seront ciblées et recevront chacune en moyenne 10 millions de shillings, soit un équivalent de 97 000 USD.

 

ArcelorMittal obtient 600 millions de dollars pour doper sa production en Algérie

 

L’argent des contribuables..placé !

 

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Il y a même eu de l’argent public investi « placé » dans les îles vierges britanniques !!!

 

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L’Europe, comme tous les grands pays, à travers le Monde, sont devenus de grandes « lessiveuses » d’argent, mais aussi et surtout..d’argent sale !

 

 

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14 décembre 2017

Explosion dans un terminal gazier en Autriche..

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Explosion dans un terminal gazier en Autriche..

 

Gaz : l'explosion dans un terminal autrichien fait bondir les cours

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Autriche : une explosion dans un terminal gazier fait un mort et 18 blessés

 

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Le terminal touché emploie 50 personnes et est l’un des principaux centres de distribution d’Europe centrale pour le gaz arrivant de Russie et de Norvège en Autriche.

 

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Autriche : explosion dans un terminal gazier, un mort et 21 blessés

 

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Le gouvernement italien a déclaré l'« état d'urgence » sur le gaz à la suite de cette explosion. Il devra puiser dans les stocks nationaux.

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Autriche. Explosion dans un terminal gazier : au moins un mort et 21 blessés

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Une «explosion» s’est produite, ce mardi 12 décembre, au terminal gazier de Baumgarten, dans l’est de l’Autriche. La Croix-Rouge annonce un mort et 18 blessés. | AFP

 

Autriche. Explosion dans un terminal gazier : au moins un mort et 21 blessés

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Une « explosion » s’est produite, ce mardi 12 décembre, au terminal gazier de Baumgarten, dans l’est de l’Autriche. La Croix-Rouge annonce un mort et 18 blessés. | AFP

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Une «explosion» s’est produite, ce mardi 12 décembre, au terminal gazier de Baumgarten, dans l’est de l’Autriche. La Croix-Rouge annonce un mort et 21 blessés, dont un grave. Des perturbations des approvisionnements vers l’Italie et la Croatie étaient à craindre.

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Les faits sont survenus ce mardi 12 décembre, à 8h45. Une «explosion» s’est produite au terminal gazier de Baumgarten, dans l’est de l’Autriche, près de la frontière slovaque. Elle a été suivie d’un incendie qui a été «rapidement maîtrisé» mais dont les flammes ont été visibles plusieurs kilomètres à la ronde, selon des témoins.

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L'annonce d'une explosion dans ce centre de redistribution majeur a provoqué une augmentation du prix du gaz en Europe, où l'on craignait que cela ne restreigne l'approvisionnement en période hivernale. 

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D’après une porte-parole de la Croix-Rouge de Basse-Autriche citée par l’agence APA, le bilan s’élève à un mort et 21 blessés ayant nécessité des soins plus poussés. L’un des blessés est dans un état «grave», a précisé la police. Les victimes se trouvaient sur le site au moment de l’explosion et ont été évacuées à l’aide d’un important dispositif de secours qui a mobilisé quelque 200 personnes.

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Dans un message sur Facebook, le président de la République autrichienne Alexander Van der Bellen a exprimé ses condoléances à la famille du technicien décédé et ses vœux de «prompt rétablissement» aux blessés.

«J’ai entendu une énorme explosion et ai d’abord cru à un accident d’avion. J’ai ensuite vu cette immense gerbe de flammes», a indiqué à l’AFP le photographe Thomas Hulik, habitant un village slovaque jouxtant le site. Vers 11h, un épais panache de fumée était toujours visible sur le site, selon une journaliste de l’AFP, ainsi que des carcasses de voitures dont une partie de la carrosserie semble avoir littéralement fondu.

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Le terminal de Baumgarten est le principal centre de distribution pour le gaz arrivant de Russie et de Norvège en Autriche. D’une capacité annuelle de 40 milliards de mètres cubes, cette infrastructure inaugurée en 1959 est l’un des principaux «hub» gaziers en Europe centrale. Contrôlé à 51% par le groupe énergétique autrichien OMV, il dessert notamment le nord de l’Italie, la Croatie et une partie de l’ouest du continent via l’Allemagne.

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Le site traite six millions de mètres cubes de gaz par heure

L’explosion a occasionné des «dégâts importants», a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’exploitant du site, Gas Connect Austria, filiale à 51% du groupe énergétique autrichien OMV. Le site, qui emploie 50 personnes ainsi que des prestataires extérieurs, a été évacué et placé en «mode sécuris黫Des perturbations des livraisons vers l’Italie et la Croatie sont possibles», a précisé ce porte-parole, Armin Teichert, tout en assurant que le trafic l’ouest de l’Europe resterait épargné.

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De son côté, le gouvernement italien a déclaré l'«état d’urgence» sur le gaz à la suite de cette explosion, tout en assurant qu’il compenserait la baisse des importations en puisant dans les stocks nationaux. Rome «surveille de manière constante la situation en lien avec les opérateurs afin de vérifier le temps nécessaire à la reprise des flux», a indiqué le ministère du Développement économique.

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Le terminal de Baumgarten, inauguré en 1959, traite six millions de mètres cubes de gaz par heure en cette période de l’année, selon Gas Connect. Dans un communiqué, le géant russe Gazprom, l’un des principaux fournisseurs du terminal, a indiqué «travailler à une redistribution des flux de gaz» à la suite de cet accident et a assuré «faire tout son possible pour assurer un approvisionnement ininterrompu de gaz pour ses clients».

 

 

Israël et l'Italie bientôt reliés par un gazoduc sous-marin géant

 

 

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Israël et l'Italie bientôt reliés par un gazoduc sous-marin géant ...

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De g. à dr. : Giorgos Stathakis, ministre grec de l’Economie, Yuval Steinitz, ministre israélien de l’Energie et Yiorgos Lakkotrypis, ministre chypriote de l’Energie présentent le projet de plus long pipeline sous-marin au monde, à Tel Aviv, le 3 avril 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

 

Le pipeline, que le ministre israélien Yuval Steinitz a décrit comme « le pipeline sous-marin le plus long et le plus profond du monde », devrait être opérationnel d’ici 2025. Steinitz a salué le projet comme « le début d’une merveilleuse amitié entre quatre pays méditerranéens », et Miguel Arias Canete a noté: « Nous soutenons fermement le développement de cette région et de ces pays d’une manière générale mais aussi parce que ce sont de futurs fournisseurs de gaz ». Canete a toutefois dit qu’il ne pouvait pas prendre d’ « engagements formels », mais il a indiqué qu’il espérait que le projet respecterait toutes les conditions requises pour recevoir des fonds via le mécanisme de soutien au dévelop­pement d’infrastructures transeuropéennes qui a déjà financé les études de viabilité technique et commerciale du projet.

Qualifié de « projet d’intérêt général » par l’UE, le pipeline a été vendu comme le moyen de pallier la dépendance actuelle du bloc occidental à l’énergie russe et à l’épuisement des réserves de la mer du Nord. Mais les analystes ne sont pas sûrs que ce gaz sera en mesure concurrencer le gaz russe, ni que le projet attirera les investisseurs, du fait des coûts élevés des infrastructures [liés notamment au fait que le gazoduc serait construit à une profondeur allant jusqu’à 3.000 mètres dans les eaux de la Méditerranée – NDLR] conjugués à la baisse des prix du gaz sur le marché international.

Selon Brenda Shaffer, membre du conseil d’administration du Atlantic Council Global Energy Centre, l’accord est l’expression d’objectifs politiques communs aux quatre pays, qui ne se traduiront pas nécessairement en décisions d’investissement de la part des entreprises commerciales.

« Les intérêts et les objectifs des entreprises peuvent être très éloignés des considérations politiques », a déclaré Shaffer à Al Jazeera. « À ce stade, le projet proposé a surtout une finalité politique, c’est loin d’être une réalité commerciale, et il n’est pas certain que la tendance actuelle de la demande de gaz du sud de l’Europe justifie commercialement un projet supplémentaire d’approvisionnement en gaz ».

Elio Ruggeri, directeur général d’IGI Poseidon, la société qui supervise le développement du projet et dont les partenaires incluent la société italienne Edison et la société d’état grecque DEPA, a dit à Al Jazeera que le pipeline atteindrait environ 3.500 km de long et coûterait 5,2 milliards d’euros (5,6 milliards de dollars) jusqu’en Grèce, et 6,2 milliards d’euros pour arriver en Italie. Les ultimes décisions d’investissement seraient prises en 2020, selon Ruggeri.

Le pipeline transporterait le gaz de l’immense champ gazier israélien, Leviathan, dont la découverte en 2010 a fait d’Israël un acteur majeur de la région en matière d’énergie. On estime que Leviathan contient environ 238 milliards de mètres cubes de gaz. Noble Energy, basé au Texas, détient 39,7% du champ, tandis que Delek Drilling et Avner Oil Exploration, toutes deux filiales du groupe israélien Delek, en détiennent chacune 22,7%. La société israélienne Ratio Oil en détient 15 %. Il y a un conflit sur les frontières maritimes, et le Liban affirme que Leviathan se trouve en partie dans les eaux libanaises.

Le premier pays qui a signé l’accord pour acheter le gaz de Leviathan est la Jordanie. Le pays a conclu un accord de fourniture gaz de 10 milliards de dollars avec Israël l’année dernière, au titre duquel Israël fournira 8,5 millions de mètres cubes de gaz à son voisin pendant 15 ans. L’accord a déclenché une vague de protestations populaires en Jordanie parce que les gens considèrent que cet accord augmentera la dépendance jordanienne à Israël et financera l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

« Il est impossible d’isoler géographiquement les champs de gaz d’Israël et de faire comme si cela n’avait rien à voir avec le conflit palestinien », a déclaré à Al Jazeera Susan Power, une experte en droit, qui a rédigé, en 2015, un rapport intitulé Annexing Energy publié par Al Haq.

« En 2011, Noble Energy, l’exploitant principal du champ Leviathan, a extrait unilatéralement le gaz d’un champ de gaz palestinien/israélien commun sans l’autorisation palestinienne exigée par le droit international coutumier et les Accords d’Oslo », a-t-elle déclaré, ajoutant que Noble Energy possède également une installation de stockage de gaz, le Mari-B, située à 13 miles marins de la bande de Gaza et reliée par pipeline à Tamar, un champ plus petit que la firme exploite au large de la côte de Haïfa.

« Israël se livre à des opérations maritimes brutales et illégales pour protéger les plates-formes gazières de Noble Energy au large de la bande de Gaza, en attaquant, blessant et tuant des pêcheurs palestiniens qui pêchent à proximité de la zone des six miles nautiques d’eaux territoriales palestiniennes qu’Israël a fermée illégalement », a-t-elle ajouté.

Pendant tout ce temps, Gaza souffre d’une crise de l’électricité et de l’énergie qui s’est encore aggravée au début de l’année. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre les coupures d’électricité qui sont passées de 8 heures à 12 à 18 heures. Le rapport d’Al Haq conclut que si les Palestiniens étaient autorisés à exploiter leurs propres ressources, par exemple le champ gazier qui se situe près du champ Gaza Marine, non seulement leurs besoins énergétiques seraient couverts, mais ils seraient économiquement autosuffisants et libérés des humiliantes chaînes de l’aide internationale.

La seule centrale électrique en fonctionnement alimentée au gaz a fermé récemment, ce qui laisse Gaza avec seulement six heures d’électricité par jour et qui met en danger les services publics essentiels dont les hôpitaux. Le carburant qui avait été acheté, avec l’aide qatarie et turque, pour régler la crise de ce début d’année aggravée par un conflit sur la taxe sur les carburants entre l’autorité de l’électricité à Gaza et l’Autorité palestinienne, est épuisé.

L’accord d’exploitation de Leviathan au profit de Noble Energy et Delek a également fait l’objet d’une enquête antitrust, et d’une action judiciaire auprès de la Cour suprême d’Israël. Les opposants soutiennent que les deux sociétés auraient trop de contrôle sur les réserves de gaz du pays et que l’accord n’est pas dans l’intérêt des consommateurs mais des grandes entreprises.

À l’époque, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, avait défendu l’accord en mettant en avant des considérations géopolitiques et en disant que c’était un investissement pour la sécurité du pays. Depuis la découverte du Leviathan, Israël s’est engagé à négocier des accords d’exportation avec la Turquie et l’Égypte. Ce dernier pays est maintenant inondé de gaz, lui aussi, depuis la découverte en 2015, d’un champ gazier super-géant, Zohr.

« La capacité d’exporter du gaz nous met davantage à l’abri des pressions internationales. Nous ne voulons pas être vulnérables aux boycotts », a dit Netanyahu.

Ylenia Gostoli     

 

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Long de 2.000 kilomètres, Eastmed aura pour but de réduire la dépendance de l'UE à la Russie. Le projet devrait coûter près de 6 milliards et être inauguré en 2025.

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Eastmed avait été inscrit en 2015 par la Commission européenne dans la liste de 195 projets d'infrastructures énergétiques essentiels, dits « projets d'intérêt commun ». L'UE importe chaque année environ 250 milliards de mètres cubes de gaz de l'étranger, soit 70 % de sa consommation, et  40 % vient de Russie. D'après un rapport du géant italien Edison, elle aura besoin de 100 milliards de mètres cubes supplémentaires d'ici à 2030 pour satisfaire ses besoins énergétiques.

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Multiplication des projets

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D'où la multiplication des projets de gazoducs.  Celui de Nord Stream 2, qui doublera Nord Stream 1 pour acheminer le gaz jusqu'au nord de l'Allemagne en passant sous la Baltique. Celui du TAP, gazoduc transadriatique qui doit faire arriver sur le marché européen le gaz d'Azerbaïdjan, via la Grèce et l'Albanie, jusque dans les Pouilles, dans le sud de l'Italie. Mais Rome n'arrive pas, pour des raisons bureaucratiques, à achever les 16 kilomètres restants.

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Cela ne l'a pas empêché de signer un nouveau protocole d'accord pour la construction du plus long pipeline sous-marin de gaz naturel au monde, long de quelque 2.000 kilomètres. Il impliquera quatre pays : l'Italie, Israël, Chypre et la Grèce. Ils mettront en commun leurs ressources pour les études, la construction et le fonctionnement d'un projet dont la facture est estimée à près de 6 milliards d'euros.

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Long de 1900 kilomètres, le gazoduc EastMed est stratégique pour l'approvisionnement en gaz du continent européen. Il devrait permettre en outre de limiter la dépendance du continent au gaz russe.

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Le 5 décembre, la Grèce, Chypre, l'Italie et Israël ont signé un protocole d'accord visant la construction d'un gazoduc sous-marin géant qui relierait la région est du bassin méditerranéen aux péninsules hellénique et italienne. L'infrastructure devrait permettre le transport du gaz en provenance des gisements découverts récemment au large de Chypre, d'Israël ou encore le plus grand gisement de gaz jamais découvert en Méditerranée, Zohr près de l'Egypte, à destination des principaux pays européens.

 

"C'est une étape importante pour la maturité du projet", a déclaré le ministre grec de l'énergie cité dans un communiqué commun aux quatre ministères de l'énergie concernés par le pipeline. BaptiséEastMed, le futur gazoduc revêt en effet une importance stratégique importante pour l'Europe. Il a d'ailleurs reçu le soutien de la Commission européenne, puisqu'il a été inscrit dès 2015 dans la liste des projets d'intérêt commun, qui regroupe des infrastructures énergétiques essentielles pour l'UE. Et pour cause. Les pays de l'Union européenne importent plus de la moitié du gaz qu'ils consomment. D'après une carte sur la dépendance énergétique publiée par le Parlement européen, l'UE importe 66% de gaz naturel. La Russie est son principal pourvoyeur en énergie, et s'agissant du gaz, ce sont 39% de ses besoins qui sont importés depuis Moscou.EastMed aura donc pour mission de desserrer l'étau qui étrangle le Vieux continent ultra-dépendant à un seul et même pays.

Relié au gazoduc Poseidon

D'une longueur totale de quelque 1300 km en offshore et 600 km onshore, le projet EastMed partirait des découvertes de gaz naturel situées dans la région orientale de la Méditerranée (notamment les champs Aphrodite à Chypre et Leviathan en Israël) et comprendra les sections suivantes :

  • 200 km de conduit sous-marin depuis les gisements de gaz jusqu'à Chypre;
  • 700 km de conduit sous-marin qui relierait Chypre à l'île de Crète (Grèce) ;
  • 400 km de conduit sous-marin de Crète jusqu'au Péloponnèse (Grèce);
  • 600 km de conduit terrestre traversant le Péloponnèse et l'ouest de la Grèce.

Selon le tracé préliminaire, le gazoduc géant aura plusieurs points de sortie à Chypre, en Crète, sur l'île principale grecque, et une connexion directe au gazoduc Poseidon, détaille le consortium EastMed sur son site internet. Entre 12 et 16 milliards de mètres cubes de gaz doivent ainsi transiter chaque année. Le coût initial du projet est estimé à 6 milliards de dollars. Prochaine étape : la signature de l'accord intergouvernemental qui est prévu au printemps 2018.

 

L'Eldorado méditerranéen

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D'importants champs gaziers ont été récemment découverts  dans l'Est de la Méditerranée.

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Celui de Leviathan par Israël, qui commencera son exploitation en 2019, ou celui d'Aphrodite au large de Chypre, qui contiendrait environ 127 milliards de mètres cubes de gaz. Sans oublier Zohr, près de l'Egypte, le plus grand gisement jamais découvert en Méditerranée, avec des estimations de 850 milliards de mètres cubes.

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Ce sont les deux premiers champs gaziers qui seront reliés par Eastmed, dont la capacité annuelle sera de 12 à 16 milliards de mètres cubes  et qui pourrait être achevé d'ici à 2025. Les promoteurs du projet le présentent comme un complément aux fournitures de gaz russe déjà programmées, Rome ne pouvant souscrire à une action directe contre l'un de ses traditionnels partenaires économiques.

 

Satisfaction en Italie

L'Italie, qui avait protesté contre le projet Nord Stream 2 dont elle était exclue, se félicite de redevenir un noeud central dans l'approvisionnement européen, ainsi que des futures retombées en termes d'emplois et d'investissements.

 

 

« Nous sommes la deuxième économie manufacturière d'Europe, la diversification et la qualité de nos sources d'énergie sont fondamentales pour le pays et sa compétitivité », a commenté le ministre italien de l'Industrie. Outre un rééquilibrage en direction des pays du Sud, l'UE renforce également sa sécurité énergétique en réduisant sa dépendance vis-à-vis de la Russie et de la Turquie.

Olivier Tosseri

 

 

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13 décembre 2017

L’Europe et la fameuse liste noire des 17 pays..

 

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L’Europe et la fameuse liste noire des 17 pays..

 

Rappelez-vous, tout avait commencé bien avant, je veux dire avant cette crise financière et crise économique de 2008, avec cette affaire "Madoff", en août 2007..

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Tout d’abord..L’affaire..Panama Papers..

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L’affaire « Panama Papers » avait déjà fait grand bruit..souvenez-vous..

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 Dans l’émission « Cash Investigation » d’Elise Lucet..

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Cash Investigation – Panama Papers : Elise Lucet épingle un ancien cadre de France Télévisions..

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No comment..

 

Thierry Meyssan - Panama Papers / Russie / Arabie Saoudite / Nuit Debout /Dollar.... - Meta TV 2/2

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"Panama Papers" : Poutine, Messi, Almodóvar...ces personnalités citées dans l'enquête..

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La société de DSK cité dans l'affaire des Panama Papers..

La société « LSK »..mise en accusation.

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Panama papers » : il y a également le nom d'un certain Nicolas Sarkozy qui figure sur la liste..

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Panama papers » : comment le pétrole congolais s'évapore dans les paradis fiscaux..

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"Panama papers" : des donateurs de la campagne d'Hillary Clinton cités..

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L’Islande dans une crise sans précédent..

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 ‘’Panama Papers" : la Première dame d'Islande reliée à un paradis fiscal..

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"Panama Papers" : le Premier ministre islandais exclut de démissionner..

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Panama Papers : Frédéric Oudéa se défend d'avoir menti au Sénat..

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Panama Papers : Bouteflika se désiste après des excuses du Monde..

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Panama Papers : David Cameron admet avoir détenu des parts dans un fonds offshore de son père..

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OUPS ! J’ai..fauté ! Et alors ? çà peut arriver à tout le monde, non ?

 

Panama Papers : la Société générale doit "tout mettre sur la table"..

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( Il y en a un seul que cela arrange dans cette affaire..c'est bien..Gérard Kerviel..)

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"Panama papers" : le ministre espagnol de l'Industrie annonce sa démission..

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Bref, j’en passe..et des meilleures..

 

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Photo ci-dessus de nos deux champions Français de l’évasion fiscale.

 

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Photo ci-dessus de Almodovar- Messi - Platini- Cahuzac, ces-personnalités citées dans l’enquête.

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Photo ci-dessus -Drahi-Platini-Balkany-ces-Francais-dans-la-tempete-Panama-Papers.

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Les banques obligées de mieux contrôler les politiques..

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Pendant ce temps-là..

 

Poutine..toujours..innocent..

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Surtout..ne le dites à..personne..

 

Suite à l’affaire de « Panama Papers », puis.. « Paradise Papers », l’Europe a décidé (pour se donner bonne conscience, sans doute..) à établir une liste noire de 17 pays concernés et montrés du doigt par l’évasion fiscale et les placements dans des paradis fiscaux…

 

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La fameuse « Black List »..où en est-on ???

 

Bruxelles adopte une liste noire de 17 paradis fiscaux

 

 

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« Ne tombez pas dans les jeux politiques. L'Europe doit à ses citoyens une liste noire solide », a insisté lundi à l'adresse des Etats membres le commissaire européen à la Fiscalité, Pierre Moscovici.

- Sierakowski/Isopix/SIPA/1711221357

 

 

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Les ministres des Finances des 28 ont arrêté mardi la liste des « juridictions non coopératives ».

 

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L'exercice se veut une étape décisive dans la lutte en Europe contre l'optimisation et la fraude fiscale. Un mois après la parution des « Paradise papers », les ministres des Finances des 28 Etats membres, réunis en Ecofin à Bruxelles, ont adopté ce mardi une liste commune de 17 « juridictions non coopératives ».

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Les pays concernés sont : Bahreïn, Barbade, Grenade, Guam, Corée du Sud, Macao, les îles Marshall, Mongolie, Namibie, Palau, Panama, Sainte-Lucie, Samoa, Trinidad-et-Tobago, Tunisie, Emirats arabes unis. L'information a été publiée officiellement sur le compte Twitter du département des Douanes et des taxes de l'Union Européenne, puis relayée par la Commission.

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Depuis près de trois ans, la Commission et certains Etats, dont la France, poussent l'Union à se doter d' une telle « liste noire », censée devenir son arme juridique et politique face aux paradis fiscaux.

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17 pays sur la «liste noire»des paradis fiscaux de l'UE

 

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Les ministres des Finances des 28 pays de l'Union européenne, le 5 décembre 2017 à Bruxelles (Belgique).

(DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

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Photo ci-dessus du drapeau Européen avec ses étoiles fragiles et fragilisées et qui flotte au parlement Européen.

 

L'Union européenne a adopté une «liste noire» de 17 paradis fiscaux,a annoncé mardi à Bruxelles le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire.

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 «Nous avons adopté aujourd'hui au niveau de l'UE une liste d'États qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l'évasion fiscale. Cette liste qui est une liste noire comprend 17 États», a déclaré le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, devant des journalistes, lors d'une réunion des 28 ministres des Finances de l'UE, à Bruxelles.

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Selon une source diplomatique, les 17 pays qui figurent sur la liste noire sont les suivants: Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Émirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinité-et-Tobago et Tunisie. «Et il y a 47 pays sur une liste grise - (NDLR: des pays qui ont pris des engagements qui doivent être suivis)», a ajouté M. Le Maire.

 

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Suisse et Maroc sur «liste grise»

 

Le Maroc et le Cap Vert auraient pu se retrouver sur la liste noire, mais après des discussions en matinée, ils sont sur la liste grise, a précisé la source européenne. Ils avaient envoyé des engagements très récemment.

La Suisse s'y trouve aussi, selon cette même source. La liste noire est bien plus fournie que celle publiée par l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) qui avait épinglé cet été un seul et unique pays: Trinité-et-Tobago.

Huit pays, affectés par les ouragans en septembre, qui devaient faire l'objet d'un examen poussé des pays de l'UE, ont un temps de sursis jusqu'au printemps. Il s'agit entre autres d'Anguilla, Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Dominique, les Îles Vierges britanniques, les Îles Vierges américaines et les Îles Turks-et-Caïcos.

Il y aura des sanctions

«Le principe des sanctions est acquis», a assuré Bruno Le Maire, après la réunion. «J'ai également demandé ce matin à la Commission européenne (...) que nous définissions maintenant rapidement quelles sont les sanctions qui vont concerner ces 17 États», a-t-il ajouté. «Ces sanctions, c'est aussi une question de crédibilité pour l'Union européenne», a-t-il insisté.

«Il ne faut pas sous-estimer l'efficacité d'une liste noire», a de son côté déclaré le ministre luxembourgeois des Finances, à Bruxelles. En ce qui concerne les accusations portées contre le Grand-Duché, Pierre Gramegna a précisé que «le Luxembourg ne figurait sur aucune liste noire. Nous sommes sur le bateau de l'UE en ce qui concerne la transparence fiscale et les nouvelles règles de l'OCDE», a-t-il souligné.

(L'essentiel/AFP)

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Bruxelles adopte une liste noire de 17 paradis fiscaux

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Suspense

Depuis février, les experts du « Code de conduite » (un groupe de travail rattaché au Conseil), ont étudié le cas de 92 juridictions dont les pratiques pouvaient potentiellement poser problème.

Vendredi, ils ont remis aux représentants des Etats membres leurs conclusions : faute d'être en règle avec les critères définis, ou faute d'engagements suffisants à se mettre d'équerre d'ici à fin 2018 (pour les pays développés) ou 2019 (pour ceux en voie de développement), ils estimaient que 29 juridictions devaient être placées sur cette liste (*).

Mais ce n'était pas encore la liste finale : les juridictions visées avaient jusqu'à mardi matin pour présenter des engagements.

(*) Sur 53-54 pays et Etats, comme îles, directement concernés !

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Jeux politiques

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Inquiet d'obscurs arrangements de dernière minute, le commissaire européen à la Fiscalité, Pierre Moscovici, avait maintenu la pression (*). « La Commission a joué un rôle moteur mais c'est la liste des Etats, sous leur responsabilité. C'est leur crédibilité qui est en jeu. Je leur dis clairement : ne tombez pas dans les jeux politiques. Tout le monde nous regarde. L'Europe doit une liste sérieuse à ses citoyens », a-t-il insisté lundi matin.

(*) Quelle réelle..pression ou..arrangements ?

 L'Europe doit une liste sérieuse à ses citoyens= de la poudre aux yeux, et rien de plus...

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L'arbitrage final revient aux ministres et la règle de l'unanimité, en place sur les questions fiscales, donne de facto un droit de veto à chacun. Dans ce contexte, le sort de la douzaine de territoires hors UE mais rattachés à la couronne britannique (Jersey, Guernesey, les Iles vierges, les îles Caïmans, l'île de Man, etc.) était scruté de près. Depuis des semaines, les autorités britanniques tentaient, en coulisses, de les préserver en vue de l'après Brexit : ils seront précieux si le Royaume-Uni décidait de jouer la carte de la concurrence fiscale avec l'Union européenne. Londres a finalement obtenu gain de cause puisqu'aucune de ses îles n'est ciblée.

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Liste grise

La liste noire n'était pas la seule attendue. Les Etats ont également dévoilé une liste « grise », sur laquelle figurent les juridictions ayant échappé à la liste noire et les engagements pris pour cela : Curaçao, Hong Kong, Nouvelle-Calédonie, Oman, Qatar,  Taiwan, Bosnie-Herzegovine, Cap-Vert, Fidji, Jordanie, Montenegro, Serbie, Swaziland, Turquie, Vietnam, Armenia, Botswana, Ancienne République yougoslave de Macedoine, Jamaïque, Maldives, Maroc, Pérou, Thaïlande, Andorre, Arménie, Aruba, Belize, Cook Islands, Liechtenstein, Maldives, Île Maurice, Saint Vincent and the Grenadines, San Marin, Seychelles, Suisse, Uruguay, Malaisie, Labuan Island, Bermudes, Îles Cayman, Guernesey, Île de Man, Jersey, Vanuatu, Îles Féroés, Groënland et Albanie.

 

Suisse et Maroc sur «liste grise»

 

Cette liste est tout aussi importante, tant elle constitue pour certains la preuve que la démarche a déjà commencé à porter ses fruits. 

 

LE FRANÇAIS BRUNO LE MAIRE PARTISAN DE SANCTIONS

 

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« Nous souhaitons que cette liste soit complète, qu'elle soit efficace et juste. Complète c'est-à-dire qu'aucun Etat ne doit pouvoir échapper à ses responsabilités lorsqu'il ne respecte pas les règles en matière d'évasion fiscale, qu'il ne combat pas avec fermeté l'évasion fiscale », a affirmé le ministre de l'Economie à son arrivée à Bruxelles. « L'évasion fiscale est intolérable pour nos concitoyens. Tous ceux qui payent leurs impôts ne doivent pas accepter que certains parmi les plus riches puissent ne pas payer pas leurs impôts via des dispositifs d'évasion fiscale. », a-t-il ajouté.

« Cette liste doit ensuite être efficace, c'est-à-dire qu' elle doit nous permettre de prendre des sanctions pour que ceux qui ne respectent pas les règles soient effectivement et concrètement sanctionnés, pour qu'ils changent leur comportement ».

Derek Perrotte

 

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Dix-sept paradis fiscaux figurent sur la «liste noire» de l'UE

 

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Les ministres des Finances de l'UE se réunissent mardi 5 décembre à Bruxelles afin de se doter d'une liste noire des paradis fiscaux (photo d'illustration). EMMANUEL DUNAND/AFP

 

C'est une première. Les 28 ministres des Finances de l'Union européenne se sont entendus sur une liste de pays «blacklistés», tous extérieurs à l'Union européenne, parmi lesquels la Corée du Sud, la Tunisie ou encore les Emirats Arabes Unis.

 

C'est un tournant majeur dans la lutte contre les paradis fiscaux. Les 28 ministres des Finances de l'UE ont adopté mardi, lors d'une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. «Nous avons adopté aujourd'hui au niveau de l'UE une liste d'Etats qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l'évasion fiscale. Cette liste, qui est une liste noire, comprend 17 États», a annoncé le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, devant des journalistes, à l'issue de cette rencontre.

C'est une première pour l'Union après les scandales récents qui ont révélé différents systèmes d'évasion fiscale: «LuxLeaks» fin 2014«Panama Papers» en avril 2016 et «Paradise Papers» en novembre 2017. Jusqu'au tout dernier moment, cette liste a fait l'objet de tractations entre les États membres. Car, conformément aux règles européennes sur les questions fiscales, les 28 devaient s'entendre à l'unanimité sur le nom des pays «blacklistés».

Deux listes publiées dès aujourd'hui

Une première liste «noire» comporte 17 pays. Selon une source diplomatique, les Etats qui figurent sur cette liste sont les suivants: Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et Tunisie. Cette liste noire doit être régulièrement actualisée, selon plusieurs sources européennes.

Les ministres des Finances se sont également mis d'accord sur une seconde liste de pays qui se sont engagées à améliorer leurs pratiques. «Il y a 47 pays sur une liste grise» a précisé Bruno Le Maire. Selon une source diplomatique, le Maroc et le Cap Vert, qui avaient envoyé des engagements très récemment, y figurent. Parmi ceux qui ont décidé de se plier aux demandes de l'UE, les pays développés ont jusqu'à fin 2018 pour le faire et les pays en voie de développement jusqu'à fin 2019.

Quant aux éventuels paradis fiscaux des Caraïbes dévastés par des ouragans en septembre dernier, ils bénéficient d'un délai supplémentaire, jusqu'au printemps 2018, pour fournir des informations. Il s'agit entre autres d'Anguilla, Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Dominique, les Iles Vierges britanniques, les Iles Vierges américaines et les Iles Turks-et-Caïcos.

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Trois critères pour établir la liste

Épaulés par la Commission européenne, qui pousse depuis deux ans à l'établissement de cette liste, les 28 États membres ont passé au crible un total de 92 juridictions (États et territoires) susceptibles de poser problème à l'aune de trois critères:

• La transparence fiscale: pratiquent-elles ou non l'échange automatique d'informations?

• L'équité fiscale: appliquent-elles ou non, par exemple, des mesures fiscales préférentielles dommageables?

• Mettent-elles en œuvre ou non les mesures de l'OCDE contre l'optimisation fiscale agressive?

Mardi dernier, l'ONG Oxfam a publié sa propre liste, révélant que 35 pays au moins répondent aux critères sélectionnés par les Européens, dont «des paradis fiscaux notoires comme la Suisse et les Bermudes, mais aussi Jersey ou la Nouvelle-Calédonie». Oxfam avait également pointé du doigt quatre pays européens: l'Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas, qui devraient figurer sur cette même liste si les critères européens leur étaient appliqués.

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Les Pays-Bas ne jouent pas le jeu, et sont un "Paradis fiscal" déguisé..

 

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Les ministres européens des finances ont validé, mardi 5 décembre, une liste des paradis fiscaux contenant 17 noms d’Etat ou de juridiction : les Samoa, les Samoa américaines, l’île de Guam, Bahreïn, Grenade, la Corée du Sud, Macau, les Iles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, la Tunisie, les Emirats arabes unis, le Panama et la Barbade.

 

Comme par..hasard..

Le Cap-Vert et le Maroc, qui figuraient sur la liste examinée ce mardi, n’ont finalement pas été retenus dans cette « liste noire » : les experts nationaux ont conclu que les deux pays avaient donné suffisamment de gages à l’Union européenne (UE), en prenant des engagements ces derniers jours pour changer leurs pratiques.

 

Trois pays ont envoyé de nouveaux engagements de dernière minute, dans la nuit de lundi à mardi – la Tunisie, Panama et les Emirats arabes unis – mais les ministres ont refusé de les prendre en considération, estimant que le travail d’expertise ne pourrait être fait à temps. Ces pays seront éventuellement sortis de la liste dans les semaines qui viennent si leurs engagements sont jugés sérieux.

Selon nos informations, les ministres n’ont quasiment pas émis d’objections mardi matin à Bruxelles ; « tous voulaient aboutir à une liste substantielle et crédible », assure une source proche des discussions.

La liste comptait encore 29 noms, vendredi 1er décembre au soir, mais les ministres européens ont cherché à préserver de la mise à l’index des territoires amis ou dont ils estimaient qu’ils ne méritaient pas un tel traitement. Le Qatar, encore présent sur la liste le week-end dernier, en a ainsi disparu, lundi 4 décembre.

C’est la Commission européenne qui a initié cet exercice inédit, dès 2015, poussée par les scandales en série (LuxLeaks, « Panama Papers », etc.) à agir enfin avec énergie contre l’évasion et la fraude fiscales.

Liste grise et liste « hurricane »

Les vingt-huit ministres de l’UE (Royaume-Uni compris), ont aussi rendu publiques deux autres listes, mardi. D’abord, une liste « grise » d’une quarantaine de juridictions ayant pris des engagements forts à changer leurs pratiques ou leurs législations dans les mois qui viennent. Ces derniers jours, des sources proches de l’Ecofin (la réunion des ministres de l’Union européenne) espéraient que cette liste serait soumise à une revue, sérieuse, au moins annuelle, afin de vérifier que les juridictions ont tenu parole.

Une autre liste de huit noms a été validée, la « liste hurricane » (ouragan), établie par les experts du « groupe code de conduite », une émanation du Conseil européen, pilotée par les Etats membres, qui travaillent depuis un an sur la liste noire, avec l’assistance de la Commission. Cette dernière liste concerne des petites îles en développement de la zone Caraïbes (Iles Vierges britanniques, Antigua…) ayant été touchées par les ouragans de la fin de cet été, à qui il a été donné quelques mois de plus, jusqu’en février 2018, pour tenir leurs engagements à changer leurs pratiques.

Pour éviter d’être classées sur la liste noire définitive, les juridictions devaient théoriquement respecter trois grands critères définis par Bruxelles fin 2016 : se conformer aux standards d’échange automatique de données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore et s’engager à accepter, d’ici à fin 2017, les lignes directrices de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales de l’OCDE. L’Union a choisi d’exclure d’emblée les pays européens de cette liste : ils sont déjà censés se conformer au droit de l’UE en matière de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales.

Moulinette

Plusieurs sources proches des discussions du « groupe code de conduite » l’assurent : ce dernier, bien qu’il reste opaque, a travaillé avec sérieux, examinant scrupuleusement chacun des 92 noms d’Etats ou de juridictions initialement retenus en regard des critères. La liste finale ne devrait cependant pas échapper aux critiques : pourquoi les Etats-Unis, qui pourtant n’ont pas pris l’engagement de faire de l’échange automatique, n’y figurent pas ? Pourquoi l’Union a-t-elle refusé de passer la Russie à la moulinette de ses critères ? Pourquoi a t-elle refusé d’élargir sa revue à certains de ses propres membres, pourtant connus pour leurs fiscalités particulièrement accommodantes (IrlandeLuxembourgMaltePays-Bas) ?

Les sanctions attachées à la liste pourraient aussi faire débat. Ces derniers jours, il n’y avait pas de majorité parmi les Etats membres pour imposer aux pays et juridictions à l’index des sanctions « paneuropéennes » censées être appliquées avec la même fermeté par tous les Etats membres. Tout au plus les paradis fiscaux identifiés par Bruxelles ne pourront plus héberger de montages financiers par lesquels transite de l’argent européen.

Face à un bloc de pays dont la France, l’Allemagne et l’Italie, plaidant pour des sanctions dures (taxation des flux financiers entrants et sortants), d’autres comme le Royaume-Uni, Malte, le Luxembourg ou l’Irlande estiment que le seul fait de figurer sur la liste suffisait.

 

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Liste noire définitive

des paradis fiscaux:

17 pays épinglés

 

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L'ONG Oxfam a publié sa propre liste de paradis fiscaux répondant aux critères sélectionnés par les Européens. Parmi les 35 pays retenus, la Suisse, les Bermudes, mais aussi Jersey ou la Nouvelle-Calédonie.

REUTERS/Darren Staples

 

Après une série de révélations sur l'évasion fiscale, les ministres européens des Finances se retrouvaient ce mardi 5 décembre à Bruxelles pour établir la liste définitive des paradis fiscaux commune à l’Union Européenne. 17 pays y figurent: Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad et Tobago et Tunisie. Des arbitrages ont eu lieu jusqu'à la dernière minute.

L’objectif des Etats membres est de poursuivre la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, car ce sont des milliards d’euros qui échappent aux Etats-membres. Eva Joly, député européenne affirme que « le recours aux paradis fiscaux n'est pas un accident, ce n'est pas une banque ou un cabinet d'avocats qui aident c'est vraiment le système lui-même ». Eva Joly également vice-présidente de la Commission d'enquête sur les Panama Papers dénonce les pratiques auxquelles se livrent certains états membres pour attirer les multinationales.

 

Seuls des pays tiers, à savoir non européens feront partie de la liste. Dominique Plihon, porte-parole de l'ONG Attac considère que cette liste noire, tout comme la taxation des géants du net, c'est de l'affichage : « C'est un leurre en ce qui concerne la liste des paradis fiscaux puisqu'elle exclura les paradis fiscaux européens, c'est vraiment se moquer des gens et des contribuables, et puis en ce qui concerne les gaffas ont est pratiquement sûr qu'il n'y aura pas d'accord, puisqu'il faut l'unanimité, en matière fiscale. Alors on s'attend à de belles déclarations notamment du gouvernement français, mais en fait on n'attend pas d'avancées significatives ».

Si des pays comme le Luxembourg, les Pays Bas, l'Irlande ou Malte échappent à cette liste noire, c’est parce qu'ils sont membres de l'Union, et sont donc censés appliquer le droit européen en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Le droit européen dit que les Etats membres doivent pratiquer les échanges automatiques des données, préconisés par l'OCDE, ne pas attirer les sociétés offshores en pratiquant du dumping fiscal et adhérer aux exigences européennes pour contrer la fraude fiscale. Seul bémol, personne ne s'assure qu'ils respectent ces trois critères, ce qui pourtant ôterait tout soupçon.

Vers une liste grise ?

Combattre les paradis fiscaux relève du droit mais aussi de la volonté politique. Et à ce titre, le Brexit représente, selon Eva Joly, une opportunité. Si les dirigeants européens se montrent fermes, ils pourraient gêner les différents paradis fiscaux satellites du Royaume-Uni : « 46% de l'export de l’Angleterre va vers l’Europe, ce serait vraiment dommage de ne pas utiliser sa position de demandeur pour dire : chers amis, vous n'aurez accès à notre marché intérieur que si vous mettez de l'ordre dans ce réseau de paradis fiscaux et que vous y faites appliquer la réglementation européenne. Nous avons une chance historique de nous débarrasser de ce paradis fiscal aux frontières de l’Europe ».

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La commission souhaite qu'au-delà de la publication de la liste noire définitive, soit rendue publique une liste grise. Il s'agit des Etats membres qui ne sont pas dans les clous mais s'engagent à changer leurs législations au cours de l'année à venir. Au total une vingtaine de pays seraient concernés, mais rien ne dit si les ministres des finances européens publieront ou garderont secrète cette liste grise.

La dernière interrogation concerne les sanctions à l'encontre des pays figurant sur la liste noire. Et là encore, on ignore si tous les ministres parviendront à se mettre d’accord, par exemple, pour interdire aux multinationales de déduire de leurs impôts les sommes transférées vers un pays avéré paradis fiscal. Malte, le Luxembourg et l'Irlande s'y déclarent opposés, et considèrent que le fait d'être sur la liste est déjà une sanction.

 

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Paradis fiscaux : 17 pays sur la liste noire de l'Union européenne, mais...

 

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 Par Jean-Christophe Catalon  |  05/12/2017, 16:18  |  506  mots

 

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Sans difficulté, cette liste dépasse celle de l'OCDE qui ne comptait... qu'un seul pays: Trinidad-et-Tobago.(Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)

 

Les banques dans le viseur..

 

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Les banques assurent et favorisent l’évasion fiscale

 

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... aucun Etat membre n'y figure, alors que Malte et les Pays-Bas sont au cœur des dernières révélations des "Paradise Papers". Bruxelles n'a pas non plus défini les sanctions qui seront appliquées aux 17 juridictions inscrites sur sa liste noire.

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L'Union européenne a dévoilé ce mardi sa liste noire des paradis fiscaux. Après une série de révélations dans la presse, les Etats membres se sont entendus en février pour dresser un inventaire des paradis fiscaux. Les experts de l'UE ont passé près d'un an à enquêter sur 92 entités. Au final, les ministres des Finances des 28 ont identifié 17 "juridictions", a annoncé ce mardi le Français Bruno Le Maire.

On y trouve Bahreïn, la Barbade, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Grenade, Guam, Macao, les îles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Panama, Sainte-Lucie, les îles Samoa et les Samoa américaines, Trinité-et-Tobago et la Tunisie, selon des responsables européens.

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Sans difficulté, cette liste dépasse celle de l'OCDE qui ne comptait... qu'un seul pays: Trinidad-et-Tobago.

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Photo ci-dessus plage de Trinidad-et-Tobago.

 

Luxembourg, Pays-Bas, Malte et Irlande exclus

 

L'écueil notoire de ce travail est l'absence d'Etats membres. Ce n'est pas une surprise, Bruxelles avait déjà prévenu qu'aucun ne figurerait sur cette liste noire. Pourtant les dernières révélations des "Paradise Papers" ont mis en évidence le rôle de Malte, mais aussi, moins connu, des Pays-Bas dans le circuit de l'évasion fiscale.

 

 Lire aussi : Paradise Papers : les Pays-Bas, une place forte de l'évasion fiscale

 

Devançant l'UE, l'ONG Oxfam avait publié la semaine passée une liste de 35 pays identifiés comme des paradis fiscaux. Liste à laquelle l'organisation avait ajouté quatre pays européens : le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas ou l'Irlande. Ce mardi, plusieurs ONG pour lesquelles ces quatre pays ne respectent pas les règles européennes, se sont indignées que l'enquête n'ait porté sur aucun Etat membre de l'UE.

"La liste ne peut pas se limiter à des pays tiers, mais doit comprendre certaines juridictions européennes", écrit lui aussi Markus Ferber, vice-président de la commission économique du Parlement européen, dans un communiqué diffusé mardi.

Des sanctions à défnir

Par ailleurs, le champs des sanctions n'a pas encore été entièrement défini par Bruxelles. Les pays retenus sur la liste noire pourraient être privés de fonds européens. D'autres sanctions seront décidées dans les semaines à venir, a ajouté Bruno Le Maire.

L'UE pourrait décider de sanctionner "les entreprises qui transfèrent des sommes vers un pays désigné comme paradis fiscal par la liste noire", selon Europe 1. Le ministre des Finances du Luxembourg, Pierre Gramegna, avait déclaré quelques semaines plus tôt que le fait de figurer sur une liste noire est, en soit,  "une sanction déjà extrêmement forte".

Près de 50 pays sur liste "grise"

Outre la liste noire, Bruxelles avait déjà établi une liste "grise", non-publique. Elle est composée d'une cinquantaine de pays identifiés comme "suspects" en matière de transparence fiscale, mais qui se sont engagés à y remédier. L'objectif est de les inciter à modifier leur législation sous peine d'être sanctionnés en cas de refus.

(Avec Reuters)

 

 

Liste noire des paradis fiscaux : comment la Tunisie a contrarié l’Europe ?

 

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Coïncidant avec la visite d’une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) venue évaluer les avancées en matière de réformes structurelles et ratifier la troisième tranche de son prêt, la décision européenne d’inclure la Tunisie dans la liste noire des paradis fiscaux fait planer l’incertitude sur le climat économique et financier de la Tunisie. Elle pourrait se traduire par la suspension de l’aide financière européenne, ce qui aggraverait de fait un déficit budgétaire déjà des plus préoccupants.

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Les ministres des finances de l’Union Européenne (UE) réunis à Bruxelles ont rendu public mardi 5 décembre une liste de 17 pays classés « paradis fiscaux ». Des pays, qui, selon l’UE, se sont montrés incapables de lutter efficacement contre l’évasion fiscale et ce, malgré de nombreux appels européens. La Tunisie, qui se trouve sur ladite liste a rapidement réagi à la décision européenne annonçant qu’elle ne tolérera aucune ingérence dans sa politique fiscale, considérant qu’elle « n’est en aucune façon un paradis fiscal ».

Échec du sprint final

L’inclusion de la Tunisie à cette liste n’a pas été une décision de dernière minute. C’est le résultat de l’inaction des autorités tunisiennes aux niveaux politiques et procéduriers. Comme le note Le Monde dans son édition du 6 novembre, la Tunisie fait partie des trois pays -avec le Panama et des Emirats Arabes Unis- qui ont envoyé leurs nouveaux engagements en matière de politique fiscale la veille de la réunion ministérielle décisive. Des promesses que les ministres ont refusé de prendre en considération, arguant de l’impossibilité de les faire examiner à temps par des experts en mesure d’en évaluer la pertinence par rapport aux exigences de l’UE. Les ministres se sont toutefois voulus rassurants, assurant que la liste sera révisée si les promesses de ces trois Etats font preuve de bonne volonté et de sérieux.

En plus du laxisme gouvernemental envers la dernière réunion des ministres des finances européens, la présence de la Tunisie dans cette liste souligne par ailleurs, le peu crédit accordé aux menaces similaires émises par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) depuis 2014, en réponse à la hausse des chiffres de l’évasion fiscale et à l’incapacité du gouvernement à faire passer l’article sur la levée du secret bancaire qui avait été refusé par l’ARP en décembre 2016 dans le cadre de la loi des finances 2017.

L’évasion fiscale, un dilemme tunisien

Si en apparence, les Européens semblent contrariés par les incitations à l’investissement en Tunisie du fait de leur attachement à la lutte contre l’évasion fiscale, en vérité, celles-ci sont attaquées pour mieux protéger les intérêts économiques européens, à l’heure de la délocalisation. Celle-ci constitue un grand manque à gagner pour les recettes fiscales des Etats mais surtout, pour leurs marchés du travail. Les taux de chômage y restent élevés, avec une moyenne de 11% au sein de l’UE et pouvant aller jusqu’à 24% dans des pays comme l’Espagne et la Grèce.

C’est ce qui explique l’agacement des Européens face au système d’incitation à l’investissement offshore tunisien. En effet, il offre des privilèges importants voire quasi-illimités à tout investisseur étranger, les plus importants étant l’exonération fiscale et la possibilité de rapatrier les bénéfices sans être soumis au régime des changes. Des facilités garanties par l’Article 10 du Code de l’Investissement ainsi que l’article 20 qui soustrait les bénéfices de l’assiette imposable.

Ces textes font de la Tunisie une destination particulièrement attrayante pour les capitaux européens, située à moins de cent kilomètres de la rive nord de la Méditerranée. Cependant, les préoccupations européennes sont fondées dans la mesure où le système fiscal tunisien fait défaut, puisqu’il se traduit par un manque à gagner en recettes fiscales de l’ordre de 10000 millions de dinars, selon Mustapha Jouili. Cet expert économique a d’ailleurs précisé que ce chiffre reste imprécis compte tenu de l’absence de données fiables en matière d’évasion fiscale, sans compter sur l’absence d’informations sur le volume des échanges financiers au sein du marché parallèle.

Cette complaisance assumée envers les investisseurs, au détriment des recettes de l’Etat se poursuit, à l’heure où le déficit budgétaire atteint les 6%. Les déclarations gouvernementales au sujet de la nécessaire réforme fiscale pour augmenter les recettes se suivent, alors même que le projet de réforme prévu est bloqué depuis 2012. Diverses divergences opposent l’Union Tunisienne des Industries du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et les gouvernements tunisiens successifs. Ce blocage constitue un obstacle majeur à l’arrêt de l’hémorragie des recettes fiscales. Il met à mal par ailleurs la crédibilité des engagements pris par l’Etat tunisien vis-à-vis de l’Union Européenne et reflète un manque de sérieux des autorités, incapables de clore le dossier de l’évasion fiscale.

Une décision politique par excellence

Alors même que les réactions gouvernementales se multiplient pour protester contre la décision des ministres des finances de l’UE assurant que la présence de la Tunisie sur la liste sera de courte-durée, cette décision met à l’épreuve les choix économiques adoptés par la Tunisie depuis les années 70.

Visant à pallier au chômage et aux tensions sociales par le biais d’incitations à l’investissement privé local et étranger au détriment de l’équilibre budgétaire de l’Etat, ces orientations ont entrainé au bout de quelques décennies un déséquilibre massif des finances publiques. Le déficit budgétaire pour l’année 2017 devrait dépasser les 6% du PIB. Pour y remédier, l’Etat a préféré s’endetter, faisant appel au FMI et à la Banque Mondiale, au point de faire grimper, en cette fin d’année, la dette publique tunisienne à 64% du PIB.

Concernant les répercussions de cette décision, l’expert économique Mustapha Jouili assure que la décision d’inscrire la Tunisie sur la liste des paradis fiscaux, à ce moment précis, est absolument indissociable de la visite d’une délégation du FMI. Et d’ajouter : « Venue négocier les ajustements des politiques gouvernementales pour extorquer de nouvelles concessions, les représentants de cette institution financière œuvrent pour la privatisation des entreprises publiques et l’ouverture sur le marché mondial ». Jouili souligne par ailleurs le fait que le code de l’investissement tunisien a été discuté au sein du parlement européen avant même qu’il ne soit présenté à l’Assemblée des Représentants du Peuple.

« Les avantages fiscaux accordés aux investisseurs, aujourd’hui critiqués, sont le fruit de pressions et de directives émanant de ces même pays européens et organismes internationaux, qui critiquaient à l’époque les mesures protectionnistes et la politique douanière du pays », poursuit Jouili. La décision des ministres des finances des pays de l’UE est donc éminemment politique.  D’après Jouili, elle est dénuée de liens avec la question de l’évasion fiscale, puisque toutes les mesures économiques prises par les gouvernements tunisiens successifs ont été adoptées avec la bénédiction et le soutien de ces Etats et des organismes financiers internationaux.

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Malte une île gangrénée par la corruption ?

 

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Le plus petit État membre de l’Union européenne attire des millions de touristes, mais Malte fait aussi régulièrement les gros titres pour des affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Le meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia a provoqué la stupeur en Europe. Pourquoi a-t-elle été tuée ? Et comment réagit l’UE ?

 

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Photo ci-dessus du port de La Valette à l’île de Malte.

 

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Photo ci-dessus de Mr. Joseph Muscat, premier ministre de Malte.

 

Allègements financiers accordés aux investisseurs étrangers ..25% qui leur sont remboursé… !

 

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Malte : trois mises en examen pour l’assassinat de Daphne Caruana Galizia

 

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La journaliste avait été tuée dans l’explosion de sa voiture, près de son domicile, le 16 octobre.

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Suite à cela, il y a eu des protestations et indignations véhémentes de la par des journalistes et de la population de l’île de Malte, notamment à La Valette

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Suite à cet assassinat..rebondissement..

 

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L’arrivée des suspects au tribunal de La Valette, mercredi 6 décembre. MATTHEW MIRABELLI / AFP

 

 

L’enquête sur l’assassinat de la journaliste anticorruption maltaise Daphne Caruana Galizia a fait ses premiers progrès. Mardi 5 décembre, trois Maltais connus pour leur proximité avec le milieu et déjà mis en cause dans le passé pour des affaires de braquage, règlements de comptes et possession d’armes à feu, ont été mis en examen par la justice locale. Célébrité locale, la journaliste tenait un blog très populaire dans l’archipel, sur lequel elle révélait régulièrement les multiples affaires de corruption impliquant l’élite politique locale. Elle avait été tuée dans l’explosion de sa voiture, le 16 octobre, un assassinat qui avait choqué dans toute l’Europe.

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Les trois hommes – dont deux frères surnommés « Le Chinois » et « La Fève » – ont été arrêtés dans le cadre d’une vaste opération menée par la police et l’armée, lundi matin. En tout, dix personnes avaient été interpellées, mais sept ont été libérées mardi. Lors de leur brève audition mardi soir, les trois hommes ont plaidé non coupables. Selon la presse maltaise, ils ont été identifiés grâce à leur téléphone portable, qui aurait servi à faire détonner la TNT (*)placée dans la voiture. Le mystère sur les motivations des trois hommes, et surtout l’identité d’un éventuel commanditaire, reste entier.

 

(*)  T.N.T. = Trinitrotoluène..explosif stable, sans le..détonateur..

 

Il y avait, non pas..deux bombes, mais bien..deux charges d’explosifs placés sous le véhicule..  ( deux fois..500 grammes..suffisent..)

C’est un peu comme pour les « closterbomb » avec télécommande à distance.

Dans ce cas, et pour cet attentat, les explosions ou..l’explosion ont été commandées à distance depuis un téléphone portable…

 

Lire aussi :   « Paradise Papers » : le petit monde confiné de Malte s’accommode des scandales

 

Avec sa plume acerbe et ses révélations, Mme Caruana Galizia s’était fait des ennemis au sein du pouvoir local, à commencer par le premier ministre social-démocrate Joseph Muscat. En s’appuyant sur les « Panama papers » – la fuite de 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca, en avril 2016 – elle avait notamment affirmé sur son blog que deux de ses proches, son ministre du tourisme et son chef de cabinet, avaient touché des commissions occultes sur des comptes offshore cachés. Malgré le scandale, la police locale n’avait pas ouvert d’enquête et les deux responsables sont toujours en poste. Plus récemment, elle s’en était aussi prise au nouveau chef de l’opposition.

« Exercice de marketing »

Depuis l’assassinat, le pouvoir maltais fait l’objet d’une forte pression internationale pour enquêter sérieusement sur ce crime. La Commission européenne avait notamment demandé à La Valette de mener une enquête « dans les meilleures conditions » et la police maltaise a fait appel à l’assistance technique de plusieurs homologues européennes et américaines. La famille de la blogueuse ne cesse toutefois d’affirmer son manque de confiance dans l’indépendance des enquêteurs et de critiquer la gestion de l’enquête. Lundi, elle s’est notamment plainte dans un communiqué de ne pas avoir été informée des arrestations avant les médias« Le premier ministre semble considérer l’enquête sur le meurtre de Daphne Caruana Galizia comme un exercice de marketing », a-t-elle critiqué dans un communiqué.

 

Lire aussi :   Meurtre de Daphne Caruana Galizia : huit journaux, dont « Le Monde », réclament une enquête indépendante

 

MMuscat avait organisé une conférence de presse dans l’urgence, lundi matin, pour annoncer les arrestations et une vidéo de l’opération a été abondamment relayée par ses services auprès de la presse nationale et internationale. Depuis le meurtre, l’entourage du gouvernement maltais privilégie la piste d’un règlement de comptes lié au trafic de pétrole libyen, sur lequel la journaliste aurait été en train d’enquêter. Une affirmation écartée par la famille, qui affirme qu’elle ne travaillait pas sur ce sujet. Dans son dernier post de blog, publié quelques minutes avant sa mort, Mme Caruana Galizia avait affirmé qu’à Malte« il y a des escrocs partout », et que la situation y était « désespérée ».

 

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L’affaire du meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia n’est sans doute pas terminée.

 

Le problème épineux de Malte, en tant que..paradis fiscal, à l’intérieur de l’Europe..non plus.

 

Il en va de même pour Mr. Joseph Muscat, le premier ministre.. !

 

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Il n’y a pas plus d’indignation à travers toute l’Europe pour tous ces cas de corruption prouvés et vastes opérations d’évasions fiscales, malgré les « soi-disant contrôles » mis en place et existants…

 

 

La suite à venir sera plus..douloureux…

 

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Le plus dur reste à venir, je veux parler ici du problème et cas de la Chine mêlée de près à toutes ces affaires dans le cadre d’une tentative d’invasion des marchés commerciaux Européens, avec l’aide de la banque HSBC, et avec ce holdup et kidnapping de la Grande Bretagne dans le cadre du financement de la centrale nucléaire de Hinckley point avec E.D.F. et AREVA (avant..) et donc, peu à peu, une mise en place en reconnaissance de la monnaie Chinoise..le Yuan, pour se passer peu à peu du Dollar dans le cadre des transactions et échanges commerciaux..à suivre…

 

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En Conclusion :

 

On a donc pas fini d’être confronté et sinon informé de toutes ces formes de dérives, liés aux banques et au monde de la finance, comme grandes entreprises, je veux dire « Holdings » et très grands « Holdings » à l’international comme grands groupes d’entreprises et investisseurs.

 

Posté par Janus157 à 20:30 - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 décembre 2017

Paradise Papers et..Glencore..

 

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Paradise Papers et..Glencore..

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Photo ci-dessus – siège de La société « Glencore » en RDC, le géant minier suisse, impliquée dans le rachat d'une importante mine de cuivre au Katanga, en RDC.

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Le siège en Suisse

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L’entreprise « Glencore » est implantée en Suisse et avec à sa tête un certain..

Ivan Glasenberg.

 

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Photo ci-dessus de Mr. Ivan Glasenberg, directeur général et à la tête de ce grand groupe.

 

Glencore, les mines d’extractions, etc..

 

Cette entreprise géante est implantée à travers le Monde dans le domaine minier ( dont en Afrique et au Congo..), mais pas seulement.

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«Paradise Papers»: comment Glencore s’est emparé d’une mine de cuivre en RDC

 

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Les « Paradise Papers », cette nouvelle enquête du Consortium des journalistes d’investigation à partir de la fuite de documents de sociétés basées dans les paradis fiscaux, met en lumière à la fois l'optimisation fiscale des grandes sociétés internationales mais aussi leurs transactions douteuses. C'est le cas de la société Glencore, le géant minier suisse qui est impliquée dans le rachat d'une mine de cuivre en République démocratique du Congo (RDC) aux côtés d'un homme d'affaires israélien. Cette affaire avait déjà été dénoncée par l'ONG Global Witness.

 

On savait déjà, depuis les enquêtes menées par l'ONG Golbal Witness, que Glencore avait recours pour ses affaires en République démocratique du Congo (RDC) aux services de Dan Gertler, homme d'affaires à la réputation sulfureuse.

 

On sait désormais grâce aux « Paradise Papers » que Glencore a fourni à son partenaire un prêt de 45 millions de dollars pour l'aider à prendre le contrôle de la mine de Katanga et lui permettre de réaliser une substantielle économie. Il faut savoir que cette mine de Katanga est l'un des plus gros gisements de cuivre au monde.

 

En 2007, quand Glencore souhaite en prendre le contrôle, les propriétaires de la mine - dont la société publique Gécamines - n'y sont pas favorables et réclament un droit d'exploitation d'un demi-milliard de dollars.

C'est alors que Glencore fait appel à Dan Gertler, ami personnel du président Joseph Kabila et de son conseiller, Augustin Katumba Mwanke, l'homme qui négocie tous les contrats miniers du pays.

En deux ans, Dan Gertler parvient à réduire le droit d'exploitation à 140 millions de dollars, ce qui revient donc à 350 millions de perdus pour les Congolais. Selon les « Paradise Papers », Glencore aurait prêté 45 millions de dollars à Gertler pour qu'il puisse participer à une augmentation de capital de Katanga et ainsi devenir son principal partenaire.

Gertler figure sur plusieurs listes noires destinées aux investisseurs qui considèrent que travailler avec lui revient à s'exposer au risque de corruption.

→(Re)lire: RDC: polémique autour d’un accord minier impliquant la Gécamines

D'autres documents mettent en lumière des pratiques gênantes au Burkina Faso. Une révélation qui n'étonne pas le porte-parole de l'ONG Oxfam, Quentin Tarrinello. « Malheureusement on a affaire à des pratiques qui sont extrêmement répandues dans le cadre de l'activité des multinationales en Afrique et particulièrement dans le cadre de ce qu'on appelle les industries extractives », commente-t-il, rappelant d'autres affaires révélées par des médias sur Glencore, notamment au Burkina. « Là on aurait affaire à une manière d'opérer par Glencore afin de réduire les paiements faits à l'autorité du Burkina Faso, affirme-t-il. L'autorité fiscale du Burkina Faso s'est exprimée sous couvert d'anonymat en disant que Glencore profitait des failles de la législation pour payer le moins d'impôts possible au Burkina»

 

L’homme de l’ombre..

 

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« Panama papers » : Dan Gertler, roi du Congo et de l’offshore

 

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La fortune de l’homme d’affaires israélien est dans les paradis fiscaux, mais ses intérêts sont en République démocratique du Congo, où il a prospéré à l’ombre des Kabila père et fils.

 

Dan Gertler fait partie de ces clients dont même la sulfureuse société de domiciliation fiscale offshore Mossack Fonseca ne veut pas. L’homme d’affaires israélien de 42 ans, à la tête d’un empire minier aussi vaste qu’opaque en République démocratique du Congo (RDC), est dans le viseur du Fonds monétaire international depuis 2012. Des ONG et le think tank de Koffi Annan, Africa Progress Panel, l’accusent de « pillage » et de corruption. Mais si la firme panaméenne tique alors qu’elle compte parmi ses clients des personnalités politiques contestées et des sociétés visées par les sanctions de l’ONU, c’est qu’elle s’est sentie flouée par le milliardaire.

L’ire de Mossack Fonseca remonte à 2010. Un de ses bons clients, avocat à Gibraltar, lui a demandé de créer en urgence deux sociétés aux îles Vierges britanniques. Elle s’y prête de bonne grâce sans réaliser le contrôle habituel. Ce n’est qu’un an plus tard, après des dizaines de relance par courriel restées sans réponse, et à la suite d’une enquête des autorités financières des îles Vierges britanniques, que les Panaméens découvrent l’identité du bénéficiaire effectif de Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd : Dan Gertler.

 

Opacité bien ordonnée commence par soi-même. Les deux sociétés étaient dissimulées derrière un montage étourdissant qui a servi à masquer leur véritable propriétaire. Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd étaient détenues par un fonds d’investissement domicilié aux îles Caïmans, African Ressources Investment Fund, lui-même contrôlé par deux fondations au Liechtenstein, qui sont à leur tour possédées par deux trusts discrétionnaires à Gibraltar. Un système d’écluses presque impossible à remonter sans les documents des Panama papers. Seuls deux noms apparaissaient : l’avocat suisse Marc Bonnant et Khulubuse Clive Zuma, neveu affairiste du président sud-africain Jacob Zuma. Qui n’ont pas voulu commenter ce sujet.

 

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C’est grâce à la complicité de Joseph Kabila que Dan Gertler a réussi à « marchander » et permettre à « Glencore » de mettre la main sur les deux mines de cuivre de Kamoto et Mutanda..

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Les premiers pas d’un aventurier

 

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Photo ci-dessus du siège de Katanga-mining.

Dan Gertler a bâti sa fortune, estimée à 1,26 milliard de dollars par le magazine Forbes en 2015, sur un coup de poker. Petit-fils d’un diamantaire, il a débarqué en 1997, à l’âge de 23 ans, à Kinshasa, capitale d’un pays alors en guerre et dirigé pour quelques mois encore par Mobutu Sese Seko. Le chef rebelle Laurent Désiré Kabila a besoin d’argent et d’armes pour lancer l’assaut sur la capitale. Le jeune Israélien lorgne les gisements de diamants de l’est du pays. Les deux hommes s’entendent. « Dan » lève 20 millions de dollars pour financer la rébellion. En échange, il obtient de Laurent Désiré Kabila, devenu président, un quasi-monopole sur les diamants.

A la mort du « Vieux », assassiné en janvier 2001 par l’un de ses gardes, c’est son fils, Joseph Kabila, alors âgé de 30 ans, qui prend le pouvoir. Dan Gertler courtise ce jeune président taiseux et inexpérimenté qu’il a croisé sur la ligne de front au Katanga lors de la seconde guerre en RDC (1998-2003). L’homme d’affaire israélien devient son émissaire spécial avec mission de lui négocier le soutien des Etats-Unis. Il lui aurait aussi mis à disposition son jet privé.

 

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De fait, leur amitié semble perdurer au-delà de la rupture brutale du monopole sur le diamant cette année 2001. Dan Gertler est même invité au mariage de Joseph Kabila cinq ans plus tard. Il se rapproche surtout du plus proche conseiller du président : Augustin Katumba Mwanke. L’homme a la haute main sur la gestion des matières première congolais. Au début des années 2000, c’est lui qui remet à Dan Gertler les clés du coffre de la RDC.

 

Mines et pétrole

 

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Photos ci-dessus mine de Kamoto.

Selon les Nations unies, le pays recèle dans son sous-sol de ressources inexploitées estimées entre 18 000 milliards et 24 000 milliards de dollars. Au-delà du diamant, l’homme d’affaires israélien va se lancer dans le cobalt, le fer, l’or, le manganèse et surtout le cuivre. Il profite du démembrement de la Gécamines, la société publique d’exploitation minière et vache à lait du régime.

A l’époque de la brouille avec la firme panaméenne Mossack Fonseca, Dan Gertler franchit un nouveau cap en obtenant des permis d’exploitation pétrolière. Et non des moindres : après l’éviction des britanniques de Tullow Oil, le pouvoir lui octroie les blocs I et II de la partie congolaise du Lac Albert. Ses sociétés Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd sont intégrées dans Oil of DR Congo, une filiale de son groupe Fleurette constitué à Gibraltar et imposable aux Pays-Bas*

Imposable aux Pays-Bas, alors que ceux-ci, inclus dans l'Europe, ne jouent pas le jeu dans le cadre de la fiscalité !!!

La région est instable. A la lisière du parc naturel des Virunga rodent des groupes armés. Dan Gertler n’en a cure. Cowboy rodé par ses aventures minières, il finance les forces de l’ordre et multiplie les investissements sociaux dans les villages. Après avoir claironné en 2014 la découverte d’une réserve de trois milliards de barils, il annonce le démarrage de l’exploitation de ces gisements pour 2016.

Sauf qu’à Kinshasa, nul n’y croit vraiment. Car Dan Gertler a la réputation d’acquérir les permis miniers et pétroliers mais de ne pas les exploiter« Nous avons investi 100 millions de dollars dans ces projets du lac Albert depuis 2010, et 1,8 milliard de dollars pour exploiter des mines de cuivre dans le Katanga avec [le géant helvético-britannique du négoce de matières premières] Glencore », se défend un représentant de son groupe Fleurette.

Fraude au fisc congolais

Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payer qu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat. *

* Si ça ne s'appelle pas de la spéculation, alors, je ne sais plus !

« Dan Gertler fait partie des gens qui paralysent l’économie congolaise », constate un diplomate occidental à Kinshasa. « Les autorités congolaises n’ont pas la capacité d’enquêter sur les circuits financiers offshore, déplore de son côté le député congolais Samy Badibanga. La RDC est devenue une plateforme importante de blanchiment d’argent, de fraude fiscale et d’évasion illégale de capitaux ». Une fois encore, le groupe Fleurette conteste. « Nous employons 30 000 personnes (en RDC) nous sommes la plus grande source privée de recettes fiscales pour le gouvernement congolais », martèle Pieter Deboutte, le bras-droit de Dan Gertler à Kinshasa.

Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa« seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.

 

Il a « tout compris à la politique des négros »

 

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En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le « shabat » en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.

L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.

Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler« Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan [Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».

De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016.

 

RD Congo : L’embarrassant Dan Gertler

 

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Présent dans le pays depuis seize ans, l'Israélien Dan Gertler y est devenu une figure incontournable et controversée. Opacité, recours aux paradis fiscaux, rachat à prix cassés d'actifs de sociétés publiques : les critiques pleuvent sur ce proche du président Kabila.

 

L’Israélien Dan Gertler est une épine dans le pied des autorités congolaises. Depuis décembre 2012, la pression s’accentue sur l’homme d’affaires, proche du président Joseph Kabila. C’est le Fonds monétaire international (FMI) qui a sonné la charge contre ce natif de Tel-Aviv âgé de 39 ans et reconnaissable à sa barbe fournie. À cause de l’opacité entourant le rachat par une de ses sociétés du projet de cuivre Comide (au Katanga), l’institution de Bretton Woods a décidé d’interrompre son programme de prêts à Kinshasa. Jusqu’à présent, ni les explications données en mars et avril par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, ni celles du président de la compagnie minière publique Gécamines, Albert Yuma Mulimbi, n’ont convaincu le FMI de la pertinence économique de cette transaction.

 

Glencore rachète des parts dans des

mines au Congo à l'israélien Dan Gertler

 

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Glencore a annoncé lundi le rachat pour 905 millions d'euros de parts dans deux mines en République démocratique du Congo (RDC) appartenant au magnat israélien Dan Gertler.
Au terme de cette opération,
Glencore contrôlera la totalité de la mine de cobalt de Mutanda et 86% des parts dans la mine de cuivre du Katanga.
L'ONG britannique
Global Witness a souvent accusé Dan Gertler, un proche du président congolais Joseph Kabila, d'avoir acquis dans des conditions opaques des concessions minières en RDC, l'un des pays les moins développés de la planète en dépit de ses immenses ressources naturelles.
"Cette opération soulève encore de sérieuses questions pour
Glencore au sujet de son long partenariat avec Gertler", a réagi Global Witness lundi dans un communiqué.

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C’est cet homme, Dan Gertler, qui a permis à « Glencore » de mettre la main sur les deux mines d’extraction de cuivre de Kamoto et Mutanda.

 

L’implantation des offices de « Glencore », à travers le Monde

 

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Les mines d’extraction, à ciel ouvert, principalement du cuivre, mais pas seulement..

 

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Photo ci-dessus de deux employés recensant et faisant le comptage des stocks de cuivre.

 

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GLENCORE ENTRE MYTHES ET RÉALITÉ..

 

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Dix ans. C’est le temps qui s’est écoulé entre le premier flux de pétrole tchadien et l’obtention par Glencore d’un quasi-monopole sur les droits d’exportation du pétrole d’Etat. Dans l’intervalle, ce pays d’Afrique centrale, qui dépend désormais de l’or noir pour deux tiers de son budget, a renoncé à son « fonds pour les générations futures », chuté dans l’indice de développement humain et creusé sa dette extérieure au bénéfice de… Glencore, qui lui a octroyé des prêts, contre du pétrole, pour 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros).

 

Un cas classique de « malédiction des matières premières », dénoncé par l’organisation d’aide au développement Swissaid, qui a publié mardi 13 juin son rapport « Tchad SA » sur les activités du géant zougois dans ce pays d’Afrique centrale gouverné par le clan Idriss Déby depuis 1990.

 

Au tournant du millénaire, le président tchadien inaugure en grande pompe un oléoduc d’exportation qui relie le pays d’Afrique centrale à la côte camerounaise. Les travaux ont été soutenus par un consortium de groupes pétroliers (ExxonMobil, Petronas et Chevron) et la Banque mondiale. L’extraction pétrolière doit aider le pays à sortir de la pauvreté grâce à une clé de répartition des bénéfices. Celle-ci est annulée en 2006, après trois ans d’exploitation, et la Banque mondiale finit par se retirer du Tchad.

Le gouvernement de N’Djamena crée alors une société pétrolière, la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), pour superviser la production et la commercialisation du brut de l’Etat. En 2007 puis 2011, elle accorde des concessions au consortium chinois CNPCI et à l’entreprise canadienne Griffiths. Glencore entre en scène l’année suivante, en rachetant les parts de Griffiths (rebaptisée entretemps Caracal Energy), aux prises avec la justice canadienne, qui jugera la société coupable d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir les concessions tchadiennes.

Corruption

Pour Lorenz Kummer, spécialiste des matières premières chez Swissaid, il s’agit d’un « cas classique illustrant la corruption qui règne dans le secteur pétrolier ». S’il reconnaît que rien dans son rapport ne permet de conclure à l’existence de pratiques délictuelles de la part de Glencore, il souligne « l’opacité de SHT, une structure qui ne publie pas ses comptes et n’est soumise à aucun audit externe ». L’entreprise d’Etat a aussi été associée par la presse locale à plusieurs affaires de corruption.

Concrètement, Swissaid reproche à Glencore de ne pas en faire assez en matière de transparence. Le géant zougois, coté à la Bourse de Londres, est légalement tenu de publier les sommes versées à d’autres Etats en matière d’extraction pétrolière. Cette somme atteignait en 2015  79,9 millions de dollars pour le Tchad. Glencore n’est en revanche pas obligé de chiffrer le volume de négoce. Et, depuis 2013, Glencore détient selon ses propres dires « 90 % des droits d’exportation du pétrole de l’Etat tchadien ».

Lire aussi :   En RDC, le géant minier Glencore soupçonné de malversations avec un proche de Joseph Kabila

Dans une lettre de sept pages, le groupe zougois répond aux interrogations de Swissaid. Il souligne « prendre la gouvernance d’entreprise au sérieux », mais affirme qu’on ne peut pas attendre de lui qu’il« rende public des contrats confidentiels de cette nature ». Concernant le prêt accordé au groupe pétrolier, Glencore estime avoir pris ses responsabilités en « s’assurant que SHT avait, selon la loi tchadienne, les compétences de passer ces accords de prépaiement pétrolier. Et obtenu la confirmation du ministre des finances et de l’énergie que la transaction n’allait pas compromettre les discussions [du Tchad] avec la Banque mondiale et le FMI. »

Le timing de la publication de ce rapport ne tient pas du hasard. La semaine prochaine, la Commission des affaires juridiques du Conseil national se penchera sur la révision du droit des sociétés anonymes, prévoyant que les entreprises publient leurs transactions avec des organismes publics. Swissaid et Public Eye souhaiteraient que cette réglementation soit étendue aux activités de négoce.

 

L’Entreprise Multinationale et grand « Trust » à l’international Glencore

 

 

Elle est spécialisée dans l’extraction du minerai de cuivre, de cobalt et de..

 

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(Le « Cobalt », rappelez-vous, est employé et utilisé pour la fabrication de tous les "Smartphones" dans le Monde.)

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(Le « Cobalt », rappelez-vous, est employé et utilisé pour la fabrication de tous les "Smartphones" dans le Monde.)

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Les mines d’extraction du cuivre causent de nombreux dégâts irréversibles, visibles sur terre, mais aussi dans les sous-sol, et concernant la pollution de l’eau, entre autre.

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Photo ci-dessus mine de Glencore en RDC .

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Photo ci-dessus mine de Glencore en RDC .

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Photo ci-dessus de traitement de la pollution en surface..

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Photo ci-dessus, la pollution n’est pas seulement visible, mais également un problème de la pollution de l’air.

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Photo ci-dessus de la pollution dans l’air bien visible.

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Photo ci-dessus de l’approvisionnement en eau des locaux, et souvent, avec une eau polluée et chargée..

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Photo ci-dessus de l’approvisionnement en eau des locaux, et souvent, avec une eau polluée et chargée..

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La cheminée et le terril de la Gécamines, symboles de la ville de Lubumbashi, capital de la riche province minière du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo, le 8 mars 2015.

© Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique.

 

D’après une enquête de l’ONG Global Witness, le géant anglo-suisse Glencore aurait versé plus de 75 millions de dollars à Dan Gertler, un homme d’affaires israélien proche du président Joseph Kabila. Des transactions qui auraient été faites au détriment de la principale société publique minière de RD Congo, la Gécamines.

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Photo ci-dessus du siège de Katanga-mining.

 

“De 2013 à 2016, Katanga Mining, société cotée à la bourse de Toronto et détenue majoritairement par Glencore, a adressé des pas-de-porte [supplément de loyer] et d’autres paiements d’un total de plus de 75 millions de dollars à la société Africa Horizons Investment Limited (AHIL), détenue par Dan Gertler [via son groupe Fleurette, NDLR] et enregistrée dans les îles Caïmans », écrit l’ONG britannique dans un rapport.

« En vertu du contrat initial, ces paiements auraient dû être effectués à la Gécamines (Générale des carrières et des mines, propriété de l’État) », précise Global Witness.

Des accusations qui s’ajoutent à celles portées en novembre par l’ONG, qui avaient révélé que des royalties dues à la Gécamines dans le développement du projet minier Kamoto Copper Compagny (KCC, mine de cuivre et cobalt opérée par Glencore dans le Katanga) avaient finalement versés au très sulfureux milliardaire israélien.

 

Dans ce premier détournement présumé de revenus, l’ONG estimait les sommes indûment versées à la filiale de Dan Gertler à quelque 880 millions de dollars.

En 2013 et 2014, dans des déclarations publiques adressées à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, organisation suédoise visant la publication des revenus issus des ressources minières, pétrolières et gazières que la RDC a rejoint en 2014, Glencore avait indiqué avoir effectué des paiements à la Gécamines.

Un remboursement d’emprunt pour le groupe de Dan Gertler

Des paiements qui ont finalement été adressés à AHIL a reconnu Glencore dans un communiqué adressé à Reuterset également confirmés à l’AFP. « Les paiements de pas-de-porte pour 2013, 2014, 2015 et 2016 à Africa Horizons Investment Limited ont été effectués conformément à l’instruction de paiement de Gécamines » et « des accords tripartites de royalties entre KCC, Gécamines et AHIL ».

Les paiements ont également été confirmés par le groupe Fleurette de Dan Gertler qui conteste vertement les conclusions de Global Witness. Dans un communiqué, le groupe que contrôle l’homme d’affaires israélien explique que ces transferts de paiement (dus à la Gécamines et finalement payés à AHIL) interviennent en remboursement « partiel » d’un prêt de 196 millions de dollars consenti par Fleurette à la Gécamines.

Sollicités par Reuters, plusieurs responsables de la Gécamines étaient indisponibles pour commenter ces informations.

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« Il est scandaleux que Glencore ait effectué des paiements à un ami du président congolais accusé de pots-de-vin et de corruption et qu’elle n’ait pas informé ses actionnaires ou le public de ces transactions », s’insurge de son côté l’ONG britannique. 

Le magnat israélien Dan Gertler a souvent été accusé par Global Witness d’avoir acquis dans des conditions opaques des concessions minières en RDC. Des opérations très lucratives, comme en atteste l’annonce le 13 février du rachat par Glencore de 905 millions d’euros de parts dans deux mines appartenant à Dan Gertler.

 

Le pétro-gazier Woodside rejoint Noble Energy et Glencore sur Tilapia, dans l’offshore du Cameroun

 

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(Investir au Cameroun) - Woodside Petroleum Ltd, compagnie d’exploration et de production australienne, est désormais partie prenante du contrat de partage de production (PSC) Tilapia dans l’offshore du Cameroun. Elle a annoncé le 14 octobre 2014 avoir finalisé à cet effet un accord d’amodiation avec Noble Energy  et  Glencore pour prendre des intérêts non opérateur de 30% dans le contrat.

Au terme de cet accord, encore assujetti à l’approbation du gouvernement camerounais, la compagnie texane d’exploration et de production Noble Energy continuera d’être opérateur avec 46,67% d’intérêts, contre 23,33% pour la compagnie minière et de négoce suisse Glencore.

«Cette amodiation consolide notre position dans la région et élargit nos relations avec Noble, un opérateur expérimenté et de grande valeur», a commenté Peter Coleman, CEO de Woodside, major pétro-gazier australien déjà présent au Gabon, en Tanzanie et au Maroc. Le bassin Douala représente, a-t-il souligné, une «excitante opportunité avec un potentiel de prospection pétrolière prouvée».

La joint-venture projette de forer en 2015 le puits d’exploration Cheetah sur le bloc Tilapia, couvrant 3875 km² dans le bassin Douala situé à une profondeur d’eau atteignant 1100 m, dans la région du Sud-ouest du Cameroun.

 

Victoria Oil and Gaz s'offre un des trois blocs appartenant à Glencore au Cameroun

 

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(Investir au Cameroun) - La juinior gazière britannique Victoria Oil and Gas a trouvé un accord pour acquérir en qualité d'opérateur, les 75% de participation de Glencore Cameroun sur la licence d'exploitation sur le Bloc de Matanda. Cette acquisition permettra à Gaz du Cameroun, filiale locale de VOG, d’accroitre sa production et de répondre aux importants besoins en énergie de la ville industrielle de Douala.

Avec cette opération, Glencore, le géant suisse du négoce et de la production des matières premières, se désengage de l'un des trois actifs qu'il possède dans ce pays d'Afrique centrale en conformité avec sa stratégie visant à réduire ses charges financières et opérationnelles, dans un contexte de baisse généralisé des prix des matières premières et des hydrocarbures.

Une fois la transaction approuvée par le gouvernement du Cameroun, Victoria Oil & Gas et Afex Global Ldd, une compagnie indépendante d'exploration et de production d'hydrocarbures, qui détient encore les 25% restant du bloc, proposeront un plan de développement du projet. « C'est une acquisition réjouissante pour VOG et ses projets d'expansion au Cameroun », a commenté Kevin Foo, le directeur général de l'entreprise.

Le manager se réjouit aussi de pouvoir acquérir un actif qui a déjà bénéficié des travaux préalables de Glencore, et qui, selon les dernières estimations, abriterait 1,8 milliard de pied cubes de gaz et 136 millions de barils de condensat de gaz. Surtout, cela devrait permettre à Gaz du Cameroun d'accroitre le potentiel de sa production, qui est principalement destinée à satisfaire la demande en énergie de la ville industrielle de Douala, dans un contexte d’offre insuffisante

Un argumentaire que Mr Foo a repris dans le cadre d’une interview accordée à des médias britanniques. « Le potentiel du bloc de Matanda est de près de 60 fois celui de Logbaba et on peut parler d’un potentiel gigantesque », a-t-il fait savoir en substance.

Sur le London Stock Exchange où l’entreprise est cotée, la valeur de son action était en hausse de près de 12,48% a milieu d’après-midi jeudi le 18 février 2016.

Au-delà de cette euphorie exprimée par le marché, certains investisseurs se montrent plus réservés. Une attitude qui est fondée sur le fait que le coût et le mode de financement de la transaction n’ont pas encore été communiqués, et que, même si Logbaba commence à porter des fruits, après la fin juin la part nette de VOG sur les revenus générés par les produits de ce champ gazier, ne sera plus que de 60% (équivalent à sa participation au projet), or il lui faudra apporter 75% du financement requis, pour la mise en exploitation du bloc de Matanda.

 

La Pollution..aussi..encore et..toujours..

 

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But « Business » is always..Business

 

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DES AFFAIRES ET DES TRANSACTIONS EN OR !

 

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La production de zinc et les fluctuations en prix comme..flambées

 

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Photo ci-dessus, réalisation de routes en Côte-d’Ivoire, pour le transport des minerais .

 

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Photo ci-dessus travail en fonderie, coulée.

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Photos ci-dessus de lingots de zinc empilés.

 

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Non-lieu pour Goldman Sachs, JP Morgan et Glencore dans l'affaire d'entente sur les prix du zinc !

 

Les conditions de travail..aussi

 

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Glencore, la face noire de l'économie

 

L’entreprise Mutanda Mining doit assumer ses responsabilités face à la pollution de la rivière Luakusha et du lac Kando et la destruction des champs des populations locales

 

Comment Ivan Glasenberg fait prospérer Glencore depuis la Suisse

 

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ZAMBIE

Glencore : comment une multinationale pille l’Afrique avec la complicité de l’Europe !

 

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PAR AGNÈS ROUSSEAUX 11 JANVIER 2011

 

Mise en danger de la population, dégradation de l’environnement, pillage des ressources minières, évasion fiscale et transferts douteux via des paradis fiscaux… tel est le bilan en Zambie de la multinationale suisse Glencore. Avec la bénédiction de la Banque européenne d’investissement (*), qui finance ses activités. Comment l’Europe et la France sponsorisent la guerre économique et la destruction d’un territoire d’Afrique ? Enquête sur un scandale financé sur des fonds publics.

(*) La fameuse B.E.I.

« C’est Bagdad… c’est comme s’il y avait eu une guerre, mais il n’y a pas eu de guerre », décrit un habitant de la ville de Kankoyo, en Zambie. La région de la Copperbelt (Ceinture de cuivre) est rongée par les pluies acides et les pollutions industrielles, les habitants ne mangent pas à leur faim. La guerre ? C’est le pillage organisé par des entreprises minières, notamment européennes, dans le plus grand mépris des populations et de l’environnement. Avec la bénédiction de l’Europe, qui sponsorise via la Banque européenne d’Investissement (BEI) le développement de ces compagnies d’extraction. Depuis 10 ans, la BEI, plus grande institution financière publique mondiale, a accordé 650 millions d’euros de prêt à des mines de la Copperbelt. L’État français apporte 37 milliards d’euros au capital de la BEI. Christine Lagarde, ministre des Finances, fait partie du Conseil des gouverneurs de la banque.

La BEI affirme qu’elle aide au développement durable de la région. Et ferme les yeux devant les très importants abus sociaux et environnementaux. Évaluer l’impact des mines ? Les entreprises font leur propre évaluation, ce qui semble suffire à la BEI. Pollution et exploitation ? Nulle part. Les entreprises ne payent pas d’impôt ? Elles affirment ne pas faire de bénéfices… Et le gouvernement zambien n’insiste pas pour augmenter la fiscalité. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), plus de 50% des exportations de cuivre de Zambie sont à destination de la Suisse [1]. Sans doute pour les grands besoins en cuivre de ce petit paradis fiscal !

Une destruction de l’environnement financée par l’Europe

En 2005, la BEI accorde un prêt de 48 millions d’euros au consortium Mopani Copper Mine (MCM), plus importante compagnie minière de Zambie, dont l’actionnaire majoritaire est la très controversée entreprise suisse Glencore. Objectif de ce prêt ? Créer une nouvelle fonderie sur le site de Mufulira, et diminuer la pollution de la zone, notamment les émissions de soufre, maintenir l’emploi et réduire la pauvreté. Une étude menée par l’ONG Les Amis de la Terre sur la mine de cuivre de Mopani montre que les effets sont à l’opposé des objectifs affichés par la BEI et MCM

À proximité du site de Mufulira, l’air est lourd et métallique. Les émissions de soufre dépassent jusqu’à 72 fois les limites légales, celles de plomb atteignent 90 fois la norme. Les mesures effectuées révèlent aussi un taux d’arsenic jusqu’à 16 fois supérieur aux limites. Les émissions de soufre provoquent des pluies acides, qui détériorent les sols : « À Kankoyo, il ne pousse que des cactus et des avocatiers. Impossible pour les autres semences de survivre », témoigne Anne-Sophie Simpere, qui a réalisé une mission d’étude pour les Amis de le Terre. Les toits en tôle des maisons sont rongés par l’acide. « Du fait de l’acidité de l’air, la peinture ne tient pas trois mois. »

Des centaines de personnes intoxiquées à l’acide sulfurique

L’extraction produit d’énormes quantités de déchets : 110 tonnes de déchets sont extraits et 200 tonnes de matériaux déplacés, pour une tonne de cuivre produite. Les bassins de décantation où sont versés les résidus toxiques sont laissés à ciel ouvert, au mépris de toute sécurité. Et les canalisations qui évacuent ces résidus toxiques à travers les villes et les campagnes ne sont pas suffisamment protégées. Les habitants évoquent les fuites régulières ou explosions. Ce sont eux qui sont obligés de nettoyer les résidus toxiques, car le groupe Mopani se limite à réparer les tuyaux défectueux. En 2007, un rapport de l’ONG Citizens for a better environment a accusé Mopani de déverser des boues dans la rivière voisine. Tout signe de vie aquatique a disparu.

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Depuis 2003, Mopani utilise une méthode d’extraction – la lixiviationmoins chère mais plus polluante, dont le principe est d’injecter de l’acide sulfurique dans les sols pour désintégrer le cuivre des gisements, avant de le pomper. Problème : la solution d’acide sous pression dans les gisements peut migrer. Et les gisements sont à proximité des nappes d’eaux souterraines. Malgré de nombreux accidents, qui entraînent des coupures d’eau pendant parfois plusieurs semaines, l’entreprise n’est pas inquiétée. En 2008, 800 personnes se rendent à l’hôpital après avoir bu de l’eau contaminée par l’acide sulfurique. Conséquence pour l’entreprise MCM ? Quelques centaines de dollars d’amende. Plus inquiétant : c’est MCM elle-même qui fournit les évaluations de la contamination de l’eau, car le Conseil environnemental de Zambie n’a pas les équipements nécessaires.

 

Exploitation salariale et aveuglement meurtrier

Pour la BEI, Mopani est un projet qui préserve l’environnement (sic !). Le prêt accordé doit permettre de réduire les émissions de soufre, qui « seront conformes à la réglementation zambienne » en… 2015. Un engagement à se mettre aux normes neuf ans après l’octroi du prêt de la BEI, pendant que les populations sont empoisonnées… un tel laxisme de la part de la banque européenne laisse songeur. « Comme le projet est réalisé dans une zone industrielle existante, la question du préjudice éventuel pour la préservation de la nature et la biodiversité ne se pose pas(...) L’impact environnemental est largement positif », détaille le rapport de la BEI en 2004. « Aujourd’hui la BEI est sur la défensive, explique Anne-Sophie SimpereLes représentants de la BEI continuent à affirmer qu’il n’y a pas de pollution. En allant sur place, on ne peut pas se raconter d’histoires. Mais ils ne voient que ce qu’ils veulent voir. »

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Un argument de la BEI ? Le projet doit permettre de « sauvegarder directement au minimum quelque 1.210 emplois et d’en stabiliser 4.800 autres chez MCM ». Mais en 2008-2009, l’entreprise licencie 1.000 personnes, sans préavis. En 2006, plus de la moitié des salariés sont sous-traitants, pouvant être payés jusqu’à deux fois moins que les salariés. Le nombre d’accidents du travail est d’ailleurs jugé alarmant : plus de 20 salariés de Mopani sont morts en 2005, année de l’octroi du prêt de la BEI.

Des entreprises qui soi-disant ne réalisent aucun bénéfice

Depuis l’effondrement du prix du cuivre dans les années 1970, la Zambie a subi une politique d’ajustements structurels dans les années 1990 pour apurer sa dette. Résultat ? À la fin de la décennie, les compagnies nationales de cuivre sont démantelées et les mines privatisées, sous l’influence de la Banque mondiale. Dans un contexte de corruption gouvernementale, les mines sont bradées : vendues à 627 millions de dollars, alors que les experts estimaient leur valeur minimale à 3 milliards de dollars [2]. En 2006, le cours du cuivre atteint des niveaux record : le prix est 350% celui des années 1990. Pour le plus grand bénéfice des sociétés européennes installées sur place.

Le prix du cuivre ne bénéficie en rien à la Zambie. « En 2007, les revenus miniers contribuaient approximativement à 0,2% du PIB en Zambie : c’est de l’ordre de l’erreur statistique », souligne en 2009, MKapil Kapoor, représentant de la Banque mondiale pour la Zambie. Le gouvernement zambien a accordé de nombreuses exemptions fiscales, une taxe sur les sociétés de 25% au lieu de 35%, et un taux de royalties dérisoire de 0,6% (passé à 3% en 2008). En comparaison, les royalties des industries d’extraction du cuivre au Chili devraient bientôt se situer entre 5 et 14%. Des « accords de développement » prévoient aussi des « périodes de stabilité » pour les entreprises minières en Zambie, les protégeant de toute nouvelle législation qui pourrait être adoptée, pour une durée allant jusqu’à 20 ans.

La Zambie se fait escroquer la moitié de son PIB

Selon la Zambia Revenue Authority, autorité chargée de la collecte des impôts, depuis 2000 Mopani ne paye pas d’impôts sur les bénéfices. L’entreprise affirme ne pas faire de profits… mais refuse de donner accès à ses comptes. La ZRA invoque une « obligation de confidentialité » pour ne pas dévoiler le montant versé par le consortium à l’Etat zambien. Selon la ZRA, seule une compagnie minière sur 12 paye l’impôt sur les bénéfices, alors que l’activité minière représente 60% des exportations en valeur de la Zambie.

En 2008, à la douane zambienne, 50% des exportations de cuivre étaient supposées partir en Suisse. Mais les données suisses indiquent que la plupart du cuivre n’arrive jamais dans le pays… Et le cuivre (ré)exporté par la Suisse est vendu beaucoup plus cher que celui exporté par la Zambie. Évaporation de matières premières, bénéfices réalisés lors de transferts douteux par le paradis fiscal suisse... Heureusement, la BEI soutient l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives ! Selon l’ONG Christian Aid [3], si la Zambie recevait pour son cuivre le montant des prix à l’exportation de la Suisse, elle aurait en 2008 ajouté 11 milliards de dollars supplémentaires à son PIB, actuellement de 14 milliards...

Le lourd passif de Glencore, spécialiste de l’« optimisation fiscale »

Au vu de la situation en Zambie, les graves dérives de ce projet minier étaient prévisibles, souligne le rapport des Amis de la Terre. Comment la BEI peut-elle cautionner ce type de projet ? « Nous ne participerons à aucune pratique criminelle, frauduleuse ou de corruption », affirme sur son site l’entreprise Glencore, propriétaire de la mine MCM. « Nous offrons des emplois et de nombreux autres avantages, ce qui contribue directement et indirectement à la prospérité et au développement de nos pays d’accueil en général et dans les communautés locales en particulier. »

Voilà qui a dû rassurer la BEI… Et faire oublier le lourd passif du groupe Glencore, accusé de « complicité » et de « pillage systématique », pour avoir racheté puis liquidé la société française Metaleurop. Glencore avait transféré ses titres de Metaleurop dans une société offshore, Glencore Finance Bermuda. En Colombie, la multinationale, propriétaire de mines de charbon, est accusée d’être responsable de violations des droits de l’Homme. Avec l’aide de l’armée, elle aurait rasé des villages entiers et exproprié des habitants. En Zambie, elle est aussi soupçonnée de corruption sur le commerce de cobalt. L’entreprise est également citée pour avoir versé des commissions occultes à Saddam Hussein. Un vrai modèle de responsabilité sociale et environnementale…

Quand nos impôts financent des pratiques criminelles

Glencore, qui emploie 50.000 personnes à travers le monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 106 milliards de dollars en 2009. Elle possède 66 milliards de dollars d’actifs [4]. Soit 5 fois plus que le PIB de la Zambie. Fondée en 1974 par Marc Rich, sulfureux homme d’affaires condamné par la justice américaine pour fraude fiscale et contournement de l’embargo d’Iran, l’entreprise est installée à Zoug, l’endroit le plus fiscalement favorable de Suisse. Elle s’est vue décerner en 2008 le Public Eye award de la pire entreprise de l’année. En quoi une telle entreprise mérite-t-elle de recevoir des fonds publics pour le développement ? Une aide de la BEI permet d’attirer des bailleurs de fonds, en jouant un rôle de catalyseur. Visiblement, Glencore n’a absolument pas besoin d’un tel soutien pour faire des affaires… L’entreprise, leader des traders de matières premières, prévoit de lever 10 milliards d’euros pour son entrée en bourse en 2011.

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