Ecologie vraie et réelle..

19 juillet 2018

Un peu d’humour.. détente..

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Un peu d’humour.. détente..

 

Je tiens à préciser de suite que je ne fais là que de relayer une « info » aperçue, et que..de ce fait, il n’y a aucune connotation « sexiste », féministe ou autre de ma part qu’on se le dise !..

 

Une publicité qui fait scandale au Bassin d’Arcachon..

 

Tapage autour d’une publicité jugée trop féministe et sexiste..

 

Cap-Ferret : une association féministe s’insurge face à une publicité jugée sexiste

"Tirez la sur plage !", c'est le slogan d'une société qui vend des carrioles de plage, à Lège-Cap-Ferret (Gironde). L'association Féministe en Action s'est insurgée de cette pub.

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La publicité représente une femme tirant une carriole à plage avec pour slogan « Tirez-la sur la plage ». (©Féministes en Action)

 

Dans le jargon de la publicité, on appelle ça un beau « bad buzz« . Ou tout simplement un humour un peu lourd. 

Une société de vente de carrioles de plage s’est faite épingler par l’association Féministes en Action et par la LICRA Gironde à cause d’une publicité jugée trop sexiste, rapportent nos confrères de 20 Minutes Bordeaux

 

Un slogan qui passe mal

En cause, le slogan « Tirez la sur la plage ! » avec une femme de dos tirant une carriole de plage. Pas besoin de vous expliquer le double sens…

Si le responsable de l’entreprise a assuré auprès de Sud-Ouest qu’il ne s’agissait que d’humour, sa blague n’est pas passée auprès de tous. 

D’ailleurs, cette publicité n’est pas si récente puisqu’elle date d’il y a trois ans. L’objectif était d’attirer l’attention. 

 

Elle va être retirée

Sur les réseaux sociaux, l’association Féministes en Action a invité sa communauté à contacter l’entreprise par mail. 

 

De son côté, le chef d’entreprise indiquait qu’il avait l’intention de retirer cette publicité en début d’année

Si cela n’a pas été fait, il a déclaré que cela serait le cas très prochainement. 

 

Féministes en action

il y a environ un mois

Notre action d'hier a été fructueuse, le gérant de l'entreprise va retirer sa publicité! Bravo à toutes et tous pour votre mobilisation.

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Bassin d’Arcachon : des féministes en guerre contre une publicité au Cap Ferret

A LA UNESUD OUEST ÉCORÉSEAUX SOCIAUX

Publié le 31/05/2018 à 14h46 par David Patsouris.

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L'image qui fait tant parler...

CAPTURE D'ÉCRAN FACEBOOK

 

Une publicité pour des carrioles vendues au Cap Ferret montrant une femme de dos tirant un de ces engins avec un slogan qui se voulait humoristique a fait réagir la présidente de la Licra Gironde et le groupe Féministes en action.

C’était, dit-il, de l’humour. Seulement voilà, après les mouvements « metoo » et « balance ton porc », ça ne passe plus. Il y a trois ans, Jean-Baptiste Cachera voulait créer du buzz autour de son entreprise baptisée La mule  avec un slogan et une femme de dos.

Il fabrique en « 100 % made in France » des carrioles, des sièges, des brouettes, des râteliers. Et pour faire sa pub…

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Bassin d'Arcachon: Le coup de gueule d'une association féministe contre une pub jugée sexiste

POLEMIQUE «Tirez-la sur la plage» peut-on lire sur une affiche montrant une femme en train de tirer une carriole de plage...

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La publicité pour des carrioles de plage au centre de la polémique — Féministes en action

 

Cela sent le bon gros «bad buzz» pour cette société du Cap-Ferret. Le groupe Féministes en action et la présidente de la Licra Gironde viennent de dénoncer sur les réseaux sociaux, la publicité d'une entreprise qui vend des carrioles de plage. «Tirez-la sur la plage» peut-on lire sur l'affiche incriminée, qui représente une femme de dos en train de tirer la fameuse carriole...

L'affiche ne date pas d'hier. Elle a même trois ans. Dans Sud Ouest, le responsable de l'entreprise assure qu'il s'agit d'humour, et que le slogan avait pour seul objectif d'attirer l'attention. Il reconnaît toutefois qu'il avait déjà réfléchi en début d'année dernière à retirer le slogan, ce qu'il s'est engagé à faire désormais.

 

Féministes en action

il y a environ un mois

 

Notre action d'hier a été fructueuse, le gérant de l'entreprise va retirer sa publicité! Bravo à toutes et tous pour votre mobilisation.

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En attendant, le groupe Féministes en Action s'est insurgé sur facebook, tandis que la présidente de la Licra Gironde Clothilde Chapuis s'est fendue sur Twitter d'un : « Attention, le crétinomètre a explosé »...

 

Tapage autour d’une pub « sexiste » au Cap-Ferret…

Par Jean-baptiste Lenne le 30 mai 2018 à 09:45

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Avec les mouvements planétaires “Metoo” ou encore “Balance ton porc”, chaque publicité – pouvant porter atteinte à l’image des femmes, ou promouvoir un message jugé sexiste – est désormais traqué puis dénoncé… Ainsi, une image circule actuellement sur les réseaux sociaux. Il s’agit de l’affiche d’un petit camion installé au Cap-Ferret faisant la promotion d’une entreprise, fabricant des carrioles, des brouettes, des meubles et autres meubles. Sur le sable, une jeune et très jolie femme – de dos – tire une petite charrette avec la mention « Tirez-la sur la plage ». L’entreprise parle de la charrette bien sûr… mais l’image, avec son double sens assumé, indigne une association féministe et certains internautes.

Ainsi, « Féministes en action”, une « association activiste qui a pour but de développer le Féminisme et la Laïcité sur le territoire » s’est saisie du sujet et a envoyé un mail à la petite société locale. « Je me suis demandé quel était le lien entre le fait de montrer une femme sans visage et dénudée (si peu soit-elle) et celui de vendre des objets de plage ? Ne pourriez vous pas faire autrement qu’en sexualisant et instrumentalisant l’image des femmes ? », questionne l’association. « Cette petite phrase n’a rien d’anodine et sert à faire un jeu de mot douteux entre vos produits et le fait que la femme soit attirante. »

 

Avocate et Présidente de la Licrabordeaux33, Clothilde Chapuis s’est également fendue d’un ’’tweet’’ dénonçant « la crétinerie » de cette image.

 

Contacté ce matin, l’ancien gérant de l’entreprise – vendue depuis – explique d’abord que l’aspect extérieur du camion va être modifié très bientôt. « L’image du camion sera maquillée puisque j’ai vendu mon affaire. Le dossier est clos », résume-t-il. Mais l’entrepreneur détaille un peu plus cette petite affaire : « Voici trois ans que mon camion tourne au Cap-Ferret. J’ai déjà reçu quelques commentaires, positifs et négatifs, sur le sujet mais les mails que je reçois actuellement sont agressifs. Il y a un caractère humoristique assumé et un second degré sur cette affiche et cette phrase. Je ne promeus en rien la culture du viol comme j’ai pu le lire… Je n’accepte pas la violence des propos à l’encontre d’une simple image, qui, par ailleurs, sera effacée. Fin de l’histoire donc… »

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Voir l'image sur Twitter

 

Maître Chapuis@MaitreChapuis

 

Attention le Crétinometre a explosé... bienvenue au Cap Ferret @MarleneSchiappa @laurossignol

16:44 - 29 mai 2018

Voir les autres Tweets de Maître Chapuis

 

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Fin de la pub et de la blague..comme de l’action féministe…

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Parlons plus sérieux..

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Il y a bien d’autres moyens de se faire plaisir, en parlant de vélo.

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Il suffit de « louer » tout simplement un vélo.

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Dans l’un des nombreux magasins comme ici.

 

Ces magasins spécialisés et tourné vers le tourisme et tourisme vert sont bien équipés et achalandés..

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Il en faut pour tous les goûts et en possibilité..

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Comme ici avec cette petite carriole pour enfant en bas âge.

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Les ballades en « Rosalie », seul, à deux, en famille..

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Les tarifs sont parfois surprenant et « bloquants » pour ne pas dire..rédhibitoires.

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Les plus courageux peuvent également faire le tour du bassin, dans la journée..

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Photo ci-dessus, une petite halte et pose du côté du Canon.

(Le Canon est un des nombreux petits villages comme hameaux « ostréicoles » situés tout autour du bassin)

 

En dernier recours, il restera toujours la possibilité de ne rien faire du tout et de se laisser aller ..

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Il suffit pour cela de se poser et de profiter du soleil et du spectacle.

 

Morale de cette histoire..La pub, ou..La blague..

 

Après tout, on ne va pas se laisser déranger pour si peu..

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Manquerait plus que ça..que je passe à mon tour dans les journaux pour avoir « chipé » une petite pomme de pin à grignoter..

Non mais, on aura tout vu…

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Posté par Janus157 à 15:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]


12 juillet 2018

Notre deuxième projet de vie..révélations…

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Notre deuxième projet de vie..révélations…

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Notre deuxième projet de vie..

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Photo ci-dessus de la carte des Landes (40), le sud-ouest.

Notre deuxième projet de vie s’inscrit dans un triangle compris entre le Bassin d’Arcachon, Gabarret (au centre et extrémité est..), et  Tarnos Soustons (au sud-ouest, au-dessus et au nord de Bayonne..).

Petit rappel

Les Landes au tout début

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La forêt des Landes est très productive avec ses pins maritimes

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La forêt des Landes est très productive avec ses pins maritimes

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Des paysages nombreux, divers et variés

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La genèse

En effet, et depuis 2010, nous allons, chaque année, en vacances, en camping-car, et dans les Landes, à..Biscarrosse-plage, et pour quatre de nos six petits-enfants.

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Photo ci-dessus du ..Biscarrosse-plage..d’avant (carte postale..)..

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Autre photo ci-dessus du ..Biscarrosse-plage..d’avant (carte postale..)..

Vue de la petite localité, depuis la mer.

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Autre vue de la petite localité, depuis la mer, prise depuis les airs..

(autre carte postale..)

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Photo de la localité de Biscarrosse-plage, prise d’avion, face à la mer et à la plage..

 

J’ai voulu, volontairement, mettre ces cartes postales, à la suite, pour bien montrer que le Biscarrosse-plage..d’hier n’est pas, et n’est plus (en quelque sorte..), le..Biscarrosse-plage d’aujourd’hui, sans toutefois être, ni ressembler, à..Saint-Tropez…

Aujourd’hui, depuis 1970, et peu après le début des années 80.., la bulle immobilière spéculative et le boom des touristes ont donné un tout autre aspect à la ville, tout en gardant, toutefois, un cachet local..

 

Année 2016..l’affluence..

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Photo de la plage principale de Biscarrosse-plage, prise fin juillet 2016…

What a big fool ! ou..que de monde !..

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L’autre aspect à prendre en considération

C'est l'érosion dunaire..

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Photo ci-dessus de l'érosion dunaire due aux tempêtes et fortes marées.

De plus, les tempêtes successives, et les marées, surtout durant l’hiver 2013-2014, puis 2014-2015, ont occasionnées une érosion conséquente du sable tout au long de la plage, mais également, du trait de côte, depuis l’estuaire de la Gironde jusqu’à Saint-Jean de Luz…

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Photo ci-dessus de la plage principale de Biscarrosse-plage..

 

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Photo ci-dessus de la plage principale de Biscarrosse-plage, interdite, suite aux dégâts dus à la tempête et marée exceptionnelle..

(photo empruntée à ’’Violette’’..Images Sauvages, voir son blog autour de Lugos, dans mes liens amis..)

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Photo ci-dessus des travaux après les dégâts occasionnés par la tempête comme les fortes marées.

 

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Photo ci-dessus d'un surfer traversant cette zone jonchée de débris, dans l'indifférence totale, et pour rejoindre son coin de prédilection.

 

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Photo ci-dessus de la plage principale de Biscarrosse-plage, interdite, suite aux dégâts dus à la tempête et marée exceptionnelle..

Photo prise un samedi matin et postée dans le journal ’’Sud-Ouest’’…

 

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Bien avant, le..tout début..

 

Le train, les lignes ferroviaires..

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Le train du côté d’Arcachon et de la dune du Pyla

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Le train du côté de Biscarrosse-plage

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Un convoi de marchandises serpente dans les dunes à l'approche de la halte de Naouas

Photo ci-dessus de la ligne de voie de chemin de fer traversant le camp militaire du C.E.L., en venant de la gare de Naouas, pour se diriger vers Biscarrosse-plage.

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Biscarrosse-Naouas - La Gare (CPA). Embranchement vers Mimizan-Plage à travers la 'ligne des dunes'

(cette gare est aujourd’hui à l’abandon, car située à l’intérieur du camp d’essais et de tir pour missiles – CEL..)

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Photo ci-dessus de l’ancien traçé de la voie située à l’intérieur du Camp des Landes (CEL), avec le tracé en direction de la gare de Naouas, et non visible sur la gauche, peu avant l’amorce du virage, l’embranchement du traçé en direction de Mimizan.

 

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Photo ci-dessus de la ligne de voie de chemin de fer traversant le camp militaire du C.E.L. (Centre d’Essais des missiles des Landes..).

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Photo ci-dessus de la ligne de voie de chemin de fer traversant le camp militaire du C.E.L., le train poursuit en direction de Biscarrosse-plage.

Le terminus du train à l’arrivée en gare de Biscarrosse-plage

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Photo ci-dessus, la partie de l’arrivée en gare de Biscarrosse-plage, avec la gare visible ici en partie centre gauche, et le hangar à train au centre à droite.

Ici, on a une vue d'ensemble de la gare de la Plage, avec la remise à locos sur la droite

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Biscarrosse-Plage - La Gare (CPA)

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Gare de Biscarrosse-Plage - CPA collection Guy Latry

 

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A cette époque, les voyageurs commencent à venir nombreux à la plage

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Les bains de mer sont déjà un succès !

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On voit bien, en bas à droite, l'arrivée de la ligne à Biscarrosse-Plage, son terminus

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Sur la gauche de la carte, la remise est encore là pour peu de temps. Biscarrosse-Plage va changer radicalement de physionnomie

(les photos ci-dessus ont été « empruntées » sur un magnifique Blog, de chez : http://reseau-train-ho-de-paquito40.e-monsite.com/pages/les-lignes-vfl/ychoux-biscarrosse-plage.html   ..)

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Photo ci-dessus, voyageurs en gare de Luë, photo prise le 28 mai 1992.

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Photo ci-dessus, carte du réseau des Landes (VFL) à son apogée-infographie-historial n°5 – avril-2008.

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Photo ci-dessus, carte du réseau des Landes (VFL), avec les lignes encore en service et celles fermées en 2009.

Vestiges du passé

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Les lignes de voies de chemin de fer, comme trains, après l’ère des résiniers comme des débuts de l’exploitation forestière et du bois avec les scieries ont été peu à peu abandonnées ce qui sonna le glas pour leur maintien en service et utilisation..

 

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Photo ci-dessus de l’arrivée d’un convoi court chargé de bois en gare de Pontenx, le 29 mai en 1991-dernier train et convoi ferroviaire pour le transport du bois.

 

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Photo ci-dessus d’un dernier convoi qui stationnait à la papèterie de Mimizan.

Les lignes de voies de chemins de fer ont été abandonnées..

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Photo ci-dessus ligne Laluque-Tartas.

Ne restent donc, ci et là, que des vestiges et bribes parsemés de cette époque glorieuse..morceaux de traverses comme clous.

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Désormais, tous les transports, tant de bois (grumes et billots divers..) comme agricoles ( gros tracteurs avec bennes..) pour les carottes comme le maïs, ne se font plus que par voie routières, avec de grands et gros camions..

On est bien loin du fameux..boom immobilier et de..l’immobilier, et surtout du..rush des..vacanciers et touristes…

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Photo ci-dessus de la route entre Biscarrosse-plage et Biscarrosse-ville..le bourg.

 

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Photo ci-dessus, caravane de Maurice Martin au départ de Biscarrosse-plage - mars 1905.

 

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Photo ci-dessus, baigneurs à Biscarrosse-plage, dans une bahine.

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Photo ci-dessus de la route depuis La Teste-de-Buch vers la dune du Pyla.

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Photo ci-dessus de la route à la dune du Pyla.

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Photo ci-dessus de rares touristes (à l’époque..) profitant de la superbe vue et du paysage avec les bancs d’Arguin depuis le sommet de la dune du Pyla.

La forêt des Landes insolite..

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Photo ci-dessus, cabane de résiniers à la Vieille Pendelle.

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Photo ci-dessus – dunes modernes fixées par les ateliers du XIX siècle, entre lacs et océan.

( à ce titre : toutes les stations et petites localités du bord de mer ne sont séparées de l’océan que par un cordon artificiel ou dunes mises en place, à l’époque et au fur et à mesure..sans ce cordon et fausse dune, ces localités seraient très vite submergées..)

Depuis et à présent..

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Le tourisme comme la bulle immobilière en spéculation ont peu à peu gagné du terrain sur le sable de la plage comme celui de la forêt environnante.

L’insufflation et l’amorce du projet

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L’un de nos gendres, avec notre deuxième fille, habitants jusque-là à Biscarrosse-plage même, ont souhaité construire (à partir de 2013..) et s’installer ici, dans le secteur ou coin, mais toutefois en retrait du trait de côte et de la côte, et donc bien 30 à 35 km à l’est, en Haute-Landes, par sécurité.

C’est d’ailleurs moi qui lui avait conseillé, dans sa propre quête et recherche d’un terrain, de ne pas acheter un terrain et s’installer en-dessous de..50 m, par rapport au niveau de la mer et trait de côte ou côte…

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Donc après de nombreuse recherches infructueuses, durant l’année 2013 et tout au long de l’année, en 2014, et courant de l’année, ils ont trouvé un terrain idéal, dans un lotissement et au calme.

Suite à cela, ils ont effectué les démarches de promesse-vente, puis achat du dit terrain, pour y construire dessus, fin 2014, tout début 2015.

La construction de leur maison s’est terminée peu avant l’été 2015 ( fin juin..), et ils ont donc pu emménager aussitôt après.

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Notre deuxième projet de vie..révélations..on y vient…

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Photo ci-dessus d’un chalet en forêt, doux havre idyllique...et pour la comparaison.

Un choix calculé..

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Les Landes, et ce fameux triangle Landais, possèdent tout ce qu’il faut pour s’épanouir et être heureux..

Le val de Leyre avec la grande Leyre comme la petite Leyre.

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La grande Leyre autorise et permet la pratique du canoë kayak, comme celle de la pêche.

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La petite Leyre, quand à elle, permet la pratique de la pêche.

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Des bourgs comme petits bourgs et localités charmantes un peu partout.

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Photo ci-dessus de la place de l’église de Belin-Béliet où nous avons pour habitude de nous arrêter avec le camping car, à l’aller.

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Photo ci-dessus de la rue traversante de Belin-Béliet.

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Photo ci-dessus du marché à Belin-Béliet.

 

Et toujours cette belle et grande forêt qui nous entoure et nous accompagne à perte de vue.

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Les étangs comme nombreux lacs.

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La prise de décision

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Photo ci-dessus d’un endroit avec des terrains en vente du côté de Rion des Landes.

Il y avait également des terrains de libre et parcelles en vente du côté de Lüe, avec un tout petit lotissement, mais rien dans le village et coupé de tout..

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Il y avait également un éco-lotissement du côté de Lencouacq, mais bien trop éloigné également..

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Déjà en 2013, nous avions, mon épouse et moi-même, un désir, souhait profond et intérieur, de pouvoir les rejoindre, en achetant un terrain et en construisant une maison à proximité, et pour être, non seulement près de nos quatre petits-enfants (sans dénigrer pour autant les deux autres, loin de là..), mais également pour y finir nos jours tranquillement, paisiblement, dans la quiétude et le bonheur, le calme. Car la grande forêt des Landes est pour nous un vrai et doux havre de paix et de ressourcement, loin du tumulte de la plage ou des plages et sinon villes et petites localités, surtout l’été.

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La localité et endroit du point de chute.

Il existait déjà, auparavant, un lotissement plus ancien dans cette localité.

Or, il y a peu, avant 2010 et sans doute 2009, un nouveau lotissement venait d’être créé.

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Photo ci-dessus du nouveau lotissement situé dans cette localité au moment des travaux et avant.

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Suite à l’acquisition de leur terrain, en 2014, nous avions été sur place, pour mieux nous rendre compte de l’emplacement de leur terrain, de la localité, de l’environnement immédiat, des différentes commodités, etc…

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Nous avons été de suite ’’emballés’’, vrai coup de cœur, par l’endroit et la localité. Aussi, en silence, à partir de l’été 2014, puis, 2015, nous avons mûri notre projet.

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Nous étions également intéressés par la recherche d’une maison en vente..

 

Il y avait, effectivement, une maison à vendre dans ce lotissement et qui nous intéressait, mais du fait de la proximité trop proche des autres maisons et habitations, nous avons très vite abandonné cette éventualité..

 

Photos mises, ci après, de cette maison mise en vente à l’époque.

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C’est, l’année passée, en 2016, et durant nos vacances d’été, que nous avons pris le taureau par les cornes (expression..), et..franchi le pas..

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Explications :

Dès 2014, nous étions tout d’abord intéressés par un terrain, parcelle, jouxtant, leur terrain, sauf que, cette parcelle et terrain (à l’intérieur du lotissement..)n’était pas encore disponible et ouvert à la vente..dommage…

 

Aussi, sans ruminer, intérieurement, tout au long, après nos vacances de 2014, puis durant toute l’année 2015, nous avons cherché un autre terrain.

Et, durant nos vacances d’été, de cette année 2016, la chance nous a souri.

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En effet, lors d’une de mes promenades simples, vers la localité et dans cette localité, le fait du hasard m’a fait connaître des gens, personnes fort sympathiques, et dont l’une d’elle m’a révélée l’existence de parcelles disponibles, hors lotissement, et en vente, de différents propriétaires privés.

 

Il existait une seule parcelle restante de libre et en vente à cet endroit, située peu avant le début du nouveau lotissement et quelque peu à l’écart du centre bourg.

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Il existait bien un terrain « libre », disponible et en vente

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Photo ci-dessus de ce terrain et de cette parcelle mise en vente, avec une vue en partie sud-ouest.

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Photo ci-dessus de ce terrain et de cette parcelle mise en vente, avec une vue en partie centrale côté sud.

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Photo ci-dessus de ce terrain et de cette parcelle mise en vente, avec une vue en partie sud-est.

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Photo ci-dessus de ce terrain et de cette parcelle mise en vente, avec une vue en partie sud-est, depuis le dernier et troisième terrain du fond (qui était déjà vendu) et avec les boîtiers en branchement et raccord de ce terrain visibles.

(la maison visible est située sur la première parcelle et terrain, au début)

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Il est toujours bon de s’équiper d’une boussole pour pouvoir vérifier soi-même sur place l’orientation du terrain par rapport au soleil dans la journée, du matin au soir..quitte à revenir plusieurs fois sur place !

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Cela va permettre de mieux vérifier l’orientation du terrain pour pouvoir déterminer l’implantation de la maison dessus.

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Photo ci-dessus d’un exemple, en projection, du plan d’une maison sur le terrain pour mieux se rendre compte.

Mon regard, et mon intérêt, se sont posé et porté sur un terrain et parcelle disponible et en vente, d’une surface de 961 m2, soit 9,61 ares (suffisant..), et bien situé et bien orienté (course du soleil tout au long de la journée, apport de lumière et de chaleur gratuite, même durant l’hiver).

Il n’y a, et il n’existe, que trois parcelles de terrain à cet endroit (et déjà vendues..) et avec, en face, côté sud, une immense languette boisée( 900 m de long sur 300 m de large..) de jeunes pins maritimes et classée « Zone non Aedificandi », autrement dit..Non constructible pour..99 ans !

De plus, ce terrain dispose de tous les raccords et branchements en périphérie, non visible ici, et masqué sur la photo du haut par un petit bouquet d’arbrisseaux.

(il y a des boîtiers de raccordements aux normes et avec tout ce qu’il faut et même le compteur d’eau déjà présent et installé !..)

Tout n’est pas toujours rose et clean partout !

Parfois il existe de vrais désagréments en découverte et terrains « non viabilisés » de surcroît et sans « Certificat d’urbanisme » (pourtant obligatoire !..)

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Photo ci-dessus d’un compteur d’eau et des raccordements en eau..no comment !

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Photo ci-dessus d’un autre  compteur d’eau et des raccordements en eau..no comment !

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Photo ci-dessus d’un compteur d’eau situé dans un lotissement à Biscarrosse le vieux bourg (la ville..), comme j’en ai vu et découvert un peu partout, en pays de Born (autour de Parentis-en-Born..), et pays de Buch (comme à La Teste de Buch et autour du Bassin d’Arcachon..) où ailleurs lors de mes nombreuses virées en découvertes en V.T.T. ..No comment !!!

Un endroit singulier et de plus..au calme !

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Il a un double avantage, d’être hors lotissement (à l’écart), et pas dans le centre bourg situé juste à deux pas (350 m), et de n’être qu’à deux pas (500 – 600 m) en linéaire et à plat de la maison de notre gendre et donc de nos quatre petits-enfants..que demander de plus.

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Photo ci-dessus de la boulangerie de Lugos, à titre d’exemple..

Je serais à 300 – 350 m, à pied, du centre bourg, et des deux boulangeries, pour aller acheter mon pain..

Il y a toutes les premières commodités nécessaires sur place et dans le centre bourg (pas besoin de faire 10 km pour aller acheter du pain..), et sinon, pour plus d’exigences, il y a des grandes surfaces dans un rayon de 9-10 km et sinon 15 – 18 km et au-delà..

Dans les Landes, il existe partout, en principe, et dans chaque bourg et hameau, au moins un four à pain traditionnel voir deux et sinon trois..

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De plus, ça y est, la commune vient de s’équiper de la fibre optique à très haut débit, et ce, depuis fin février de cette année..2018 !

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A présent que nous avions trouvé et déniché ce terrain, notre futur terrain, voilà que la troisème tranche et dernière tranche de ce lotissement a été entièrement réaménagée..depuis peu…

Alors que peu avant et au début de notre recherche en vue d’un terrain, cette tranche ne devait ouvrir que dans 3..4..voir 5..ans !

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Mais, au regard des nombreux changements en dispositions et parcelles par rapport au plan initial, nous ne regrettons rien, bien au contraire.

La maison, l’architecture, le plan..

Pour ce et notre deuxième projet de vie, je me suis inspiré et appuyé, sans toutefois « copier », sur la maison « La Girolle » de Pierre Lajus, des débuts..milieu des années 1970 jusqu’à 1980..

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Photo ci-dessus de Mr. Pierre Lajus dernier survivant de cette formidable aventure – La maison La Girolle.

(Pierre Lajus s’est inspiré des principes modulaires de la Girolle pour bâtir sa propre maison)

Une architecture révolutionnaire !

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Cette maison, avec son concept architectural innovant et révolutionnaire pour l’époque, présente l’avantage d’une modularité à souhait, je m’explique :

En effet, sur plan, cette maison se caractérise et se présente sous la forme d’une travée de 9,10 m de profondeur sur 3,06 m de large que l’on peut recopier autant de fois que nécessaire, je veux dire par là que..avec cette première travée on peut, à souhait, rajouter autant de travées que nécessaires et utiles..côte à côte, à la suite.

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Photo ci-dessus de Mr. Pierre Lajus dernier survivant de cette formidable aventure – La maison La Girolle, assis dans son bureau.

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La maison La Girolle existe toujours en proposition de construction par un groupe ATB en Gironde, mais qui n’a plus rien à voir avec le modèle d’origine, et surtout..à quel prix ?

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Photo ci-dessus d'une maison "La Girolle", entièrement en bois, du côté du golf, entre Biscarrosse-plage et le lac de Sanguinet.

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Je me suis donc appuyé sur ce modèle et plan, tout en tenant compte de notre maison actuelle, inscrite dans la forme d’un rectangle global, pour concevoir mes plans et l’organisation intérieure en répartition et ergonomie..

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La Girolle de Mr. Pierre Lajus.

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Photo ci-dessus de Mr. Pierre Lajus, sur la gauche.

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On remarquera de suite l’idée judicieuse de cette travée avec des baies vitrées et la clarté apportée par ce biais vers l’intérieur et à l’intérieur.

L’architecture vernaculaire traditionnelle Landaise

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PIA

L'architecture des Landes de Gascogne, est avant tout une architecture rurale, marquée par différentes époques, correspondant aux grands bouleversements économiques et sociaux de la région. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, l'architecture est caractéristique du système agro-pastoral, bien représenté par ce que l'on appelle communément la "maison landaise" en dur, ou l'ostau. Avec la disparition du système agro-pastoral et la généralisation du gemmage, les cabanes de résiniers vont quitter les forêts millénaires de la côte pour conquérir le nouveau pinhadar : la forêt plantée par l'homme sur le plateau landais. Parallèlement, les premières villas d'Arcachon et leur architecture extravagante contrastent avec les cabanes de pêcheurs et d'ostréiculteurs, qui ne sont pas sans rappeler les cabanes de résinier. Au XXe siècle, on verra l'apparition de nouveaux types d'architecture, s'inspirant plus ou moins du patrimoine bâti traditionnel de la région et du Pays basque voisin.

Une maison La Girolle traditionnelle et authentique

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Ce modèle, en plan, était avec trois chambres en disposition.

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Photo ci-dessus d’une ancienne et authentique maison La Girole qui avait été mise en vente, pour la comparaison avec l’avancée de toît et les poteaux support encastrés.

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Photo ci-dessus d’une ancienne et authentique maison La Girole qui avait été mise en vente, pour la comparaison avec l’avancée de toît et les poteaux support encastrés.

Une architecture et un concept « révolutionnaire » pour l’époque, avec cependant, un vrai confort, pour une vie simple et normale.

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Photo ci-dessus d’une maison en vente du côté de Pissos, à une époque, pour la comparaison avec l’avançée de toît et les poteaux de soutènement.

Le seul changement apporté au plan originel et original (pas le seul..) ce sont les poteaux de soutènement de l’avancée de toit, et, sinon, bien sûr, la disposition des pièces en ergonomie et circulation.

Le plan d’aménagement intérieur a son inmportance, car, il conditionne le confort de vie, tant en ergonomie que circulation intérieure

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Photo ci-dessus d’un exemple d’aménagement intérieur guère adapté pour un vrai confort.

Je me suis appuyé sur quatres travées « accolées » de 3,50 m de large (à l’intérieur, et, hors murs) et 9,40 m de profondeur (hors murs, de l’avant vers l’arrière de la maison..).

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Photos ci-dessus d’une maison type La Girolle, en vente à Biscarrosse-plage à une époque.

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Photos ci-dessus d’une maison type La Girolle, en vente à Biscarrosse-plage à une époque.

(vue sur le salon)

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Photos ci-dessus d’une maison type La Girolle, en vente à Biscarrosse-plage à une époque.

(vue sur la salle à manger)

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Photo ci-dessus d’une maison type La Girolle.

Par rapport à la maison « La Girolle », de l’origine, avec seulement deux murs en parpaings creux à l’ouest et à l’est, je souhaite construire et utiliser des briques creuses à alvéoles verticales de 36,5 cm d’épaisseur pour l’ensemble du gros bâti et des briques creuses à alvéoles verticales de 20 cm d’épaisseur pour les murs de séparation des pièces et chambres (pas de cloison..).

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Ces briques, en fonction du fournisseur et producteur, comme modèle, sont hautement performantes sur le plan de l’isolation thermique et confort réel, comme sur le plan de la santé.

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Photo ci-dessus, présentation d’une brique creuse à alvéoles verticales, appelée « Monomur », modèle S9 de chez Juwo.

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Personnellement, je compte utiliser des briques de la marque « Juwo » (Marque Allemande..) et modèle « S9 », avec un R..Thermique de 4,07, auquel je rajouterai des panneaux de fibre de bois dense de 4 cm, à l’intérieur et contre, pour avoir ainsi un R..Thermique de 5,50 au total !

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Les briques creuses à alvéoles verticales de 20 cm d’épaisseur pour les murs de séparation des pièces et chambres (pas de cloison..).

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Pour ce qui est du dessus de faux plafond et dessous de faux plancher des combles perdues, je mettrai une épaisseur de 30 cm de laine de bois, et qui me donnera un R.. Thermique de 7,5 !

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Notre projet

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La construction de notre future maison sur ce terrain

Nous souhaitons construire une maison simple (pas une villa de luxe, pas une cabane en bois, non plus..), de plain-pied, sur un vide sanitaire (pour l’accès aux différents branchements et évacuations..), avec deux chambres (la nôtre et une chambre d’amis..), un garage inclus avec le cellier en prolongement..

La maison fera 15,40 m de long et 10,20 m de large en tout.

( ces dimensions peuvent surprendre, mais sont étroitement liées à l’épaisseur des murs extérieurs comme intérieurs)

(notre maison actuelle, sur un sous-sol enterré avec une grande cave et un grand garage en long, fait 12,80 m sur 9,60 m..et avec trois chambres à coucher..)

Petit apperçu en plan

Il s’agit là de photos récupérées, mises à la suite, pour donner une idée d’ensemble et rien d’autre..

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Photo ci-dessus avec une projection en vue côté Sud et partie Sud-Est, avec la grande baie vitrée, la porte d’entrée (sur mon plan), puis la fenêtre de la cuisine, avec juste après et à côté une porte vitrée d’accès en sortie pour la cuisine et juste après la porte de garage et le garage (toujours sur mon plan et pas comme ici..). Donc bien quatre travées côte à côte en continu, et non pas trois comme ici.

Qui dit..quatre travées..dit..cinq poteaux et pour le soutènement de l’avancée de toît.

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Photo ci-dessus avec une projection en vue côté Ouest (avec les deux fenêtres) et Sud-ouest, avec la grande baie vitrée, la porte d’entrée (sur mon plan), puis la fenêtre de la cuisine, avec juste après et à côté une porte vitrée d’accès en sortie pour la cuisine et juste après la porte de garage et le garage (toujours sur mon plan et pas comme ici..).

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Photo ci-dessus avec une projection (en gros plan et faux zoom) en vue côté Ouest et Sud-ouest, avec la grande baie vitrée, la porte d’entrée (sur mon plan), puis la fenêtre de la cuisine, avec juste après et à côté une porte vitrée d’accès en sortie pour la cuisine et juste après la porte de garage et le garage, la fameuse quatrième travée pour l’explicatif (toujours sur mon plan et pas comme ici..).

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Photo ci-dessus avec une projection en vue côté Est et Sud-Est, avec une fenêtre, la porte d’entré et le garage (pas sur mon plan..).

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Photo ci-dessus avec une projection en vue côté ouest et nord-ouest, avec les deux fenêtres.

Je précise de suite qu’il manque la valeur d’une travée sur les différentes photos en projection de plan.

Je m’explique : «en effet, il manque, en partie droite et partie Est, le garage inclus avec le cellier en prolongement à l’arrière.. ».

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La forme générale de l’ensemble et qui s’inscrit dans un rectangle est correspondante, à notre idée principale et plan pré-établi (par mes soins..), tout comme l’avancée de toît en façade côté sud, en exposition, et avec les poteaux.

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L'orientation de la maison sur le terrain tout comme la disposition des pièces à l'intérieur sont très important !

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Photo ci-dessus d'un plan schéma à titre d'exemple.

Les ouvertures, par contre, ne correspondent pas au plan de base et final.

 

J’ai déjà réalisé, moi-même, les plans de la maison, mais pour le dépôt de la demande de Permis de construire, je vais passer par un ami architecte pour affiner dans les détails. Cet ami et architecte réalise toujours ses plans sur planche à dessin (table..), mais également, comme pour ces photos mises à la suite, avec un logiciel « Archicad »…

Normes RT 2012

A titre d’exemple..

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Pour pouvoir être qualifié ou « labellisé » en ’’A’’, il ne faut pas dépasser et sinon avoir une consommation maximum, tout compris de 50 kwh/an, en fonction de la région ou zone considérée..H1a à H3..

(le sud-ouest, et donc les Landes, est en zone H2c..)

Les zones climatiques en France

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La RT 2012  « impose », disons de manière plus juste et conforme que..

Pour être conforme à la réglementation thermique 2012, un mur (pourtour extérieur..) doit posséder une résistance thermique ® supérieure à 4,35 m2,K/W. Cette résistance dépend à la fois du coefficient de conductivité thermique (lambda) du matériau (1) et de l’épaisseur du mur.

Le R final tiendra aussi compte des enduits intérieurs, enduit fini à la chaux ou plâtre (tout comme placoplâtre ou fermacell..) et extérieurs (crépis ou bardage..fini..) qui participent à l’isolation et surtout constituent des compléments indispensables à l’étanchéité du mur. Un matériau de lambda 0,08 (ce qui est la cas de ces briques « Juwo »..) permettra ainsi au monomur (briques creuses à alvéoles verticales) d’atteindre la norme RT 2012 avec 35 cm d’épaisseur (la S9 fait 36,5 cm..) seulement. En revanche, si son lambda n’est que de 0,11 ou encore 0,13 ce sont 56 cm d’épaisseur de mur qui seraient nécessaire pour obtenir la même performance..

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Le coefficient thermique ou lambda (A)d’un matériau exprime sa capacité à transmettre la chaleur (en W/m.K). Plus A (le lambda..) est faible plus le matériau est isolant.

Par comparaison les panneaux isolants se situent autour de 0,04 W/m.K .

Les pertes réelles en fuites et défauts

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Avec la RT 2012, le fameux test dit du « Blower-door » ou test d’étanchéité

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Pour rappel

Notre maison actuelle, construite en 1983-1984, sur le principe d’une maison Alsacienne avec des poteaux-poutres et une bonne isolation en mur, possède des murs de 220 mm ou 22 cm d’épaisseur (un peu plus qu’un parpaing ou agglo creux de béton ciment).

Or, aujourd’hui, et de nos jours, pour avoir la même qualité en isolation et isolation thermique en confort, il faut..40 cm.. !

Le mur fini de cette nouvelle maison, en tenant compte de l’épaisseur des briques, du rajout de plaques de fibre de bois dense de 4 cm d’épaisseur, des plaques de placo ou fermacell (côté intérieur), et du crépis (côté extérieur), fera bien 40 cm, voir plus, au total…

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Tout en tenant compte de la nouvelle réglementation en vigueur « RT 2012 », et «  BEPOS », à venir, je me suis appuyé sur des ouvrages référencés sérieux, et pas sur tout ce qui « traîne » sur la toile un peu partout..

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Le « BEPOS » étant la nouvelle norme « souhaitée » et dite du..Bâtiment à Energie Positive, autrement dit..qui produit plus qu’il ne sonsomme..

On revient, ni plus ni moins, à une forme d’autosuffisance…

Avec le « BEPOS », il faudra avoir une consommation maximum, tout compris de 40 kwh/an, voir moins !

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Le plus important étant toujours et restant, le terrain, sa situation générale, avec l’environnement immédiat, proche, comme lointain, son orientation, l’occupation de la maison sur le terrain, autrement dit l’empreinte au sol ou projection vu de dessus (le fameux rectangle..), et donc, de pouvoir profiter, au maximum, de la course du soleil, tout au long de la journée, du matin au soir, été comme hiver, pour un apport de lumière et..de chaleur..gratuit !

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Le soleil peut fournir 1000 watts de chaleur par m2 de surface vitrée !

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En 2018, les normes de construction évoluent ! Maison&Travaux vous informe sur les changements à venir. L’objectif est avant tout de proposer des logements neufs plus responsables de l’environnement. Chaque année, les attentes sont revues à la hausse pour répondre favorablement aux enjeux climatiques.

Le premier point : réduire le bilan carbone des logements neufs. Pour cela, la loi va désormais plus loin que la réglementation thermique 2012 qui cherchait à améliorer les performances énergétiques des bâtiments. En effet, le label énergie carbone est né pour favoriser et valoriser la construction à « énergie positive » et bas carbone. Est compris dans cette appellation le BEPOS, un coefficient d’énergie primaire non renouvelable calculé par rapport à la quantité d’énergie photovoltaïque exportée du bâtiment.

Ainsi, en plus de respecter les normes RT 2012, les constructions devront répondre à ces nouvelles exigences et réduire considérablement la consommation d’énergie non renouvelable (énergies fossiles). Notez que les capacités des territoires à produire des énergies renouvelables sont prises en compte !

Pour encourager les constructions responsables, les pouvoirs publics ont mis en place le label Energie-Carbone. C’est la grande nouveauté ! Ce label consiste à évaluer les performances du bâtiment en fonction de ses émissions de gaz à effet de serre.

Il existe deux niveaux d’émission :

  1. Le niveau 1 cherche à impliquer la population dans la démarche d’évaluation des dépenses énergétiques et souhaite aller vers sa réduction.
  2. Le niveau 2, plus poussé, cherche à valoriser les installations les plus performantes en termes de réduction de l’empreinte carbone ou de la consommation énergétique.

Un bonus de constructibilité (30% de surface habitable supplémentaire) est mis en place en faveur de ce label Energie Carbonne,  lorsque les caractéristiques de ce dernier sont utilisées. A savoir,

  • L’exemplarité énergétique avec une consommation conventionnelle d’énergie inférieure de 20% à celle demandée par la RT 2012.
  • L’exemplarité environnementale : valorisation des déchets de chantier, le recours aux matériaux biosourcés, bonne qualité de l’air intérieur, utilisation de matériaux faibles en composés organiques volatils (COV).
  • La mise en œuvre d’un système de ventilation efficace et performant.
  • Utilisation d’ énergies renouvelables pour le chauffage et l’eau chaude.

le BEPOS

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Un bâtiment à énergie positive (parfois abrégé en BEPOS) est un bâtiment qui produit plus d’énergie (électricité, chaleur) qu’il n’en consomme pour son fonctionnement. Cette différence de consommation est généralement considérée sur une période d’un an. Si la période est très courte, on parle plutôt de bâtiment autonome (par exemple pour les maisons des dernières tranches de l’écoquartier EVA-Lanxmeer aux Pays-Bas qui ne sont « excédentaires » que 9 mois par an (l’électricité étant difficilement stockable sur plusieurs mois).

C’est généralement un bâtiment passif très performant et fortement équipé en moyens de production d’énergie par rapport à ses besoins en énergie. Les toits, murs, voire les fenêtres ou d’autres éléments (verrières de véranda ou balcons, murs d’enceinte, toiture de garage ou appentis, fondations, etc.) peuvent être mis à profit pour accumuler et restituer de la chaleur ou produire de l’électricité.

La conception d’un habitat à énergie positive reprend généralement les grands principes de la maison passive en y ajoutant des éléments de productions d’énergie :
1.Isolation thermique renforcée, fenêtres de grande qualité ;
2.Suppression des ponts thermiques et isolation par l’extérieur ;
3.Excellente étanchéité à l’air ;
4.Forte limitation des déperditions thermiques par renouvellement d’air via une ventilation double flux avec récupération de chaleur sur air vicié ;
5.Captation optimale de l’énergie solaire de manière passive ;
6.Protections solaires et dispositifs de rafraîchissement passifs ;
7.Limitation des consommations d’énergie des appareils ménagers ;
8.Équipement en moyens de captage ou production d’énergie (capteur photovoltaïque, capteur solaire thermique, aérogénérateur, pompe à chaleur sur nappe, freecooling par plancher rayonnant, rafraîchissement adiabatique, sondes géothermiques verticales, etc.)
9.Récupération et utilisation optimales des eaux pluviales.
10.épuration naturelle par lagunage
L’énergie excédentaire peut être fournie aux bâtiments voisins, mais est généralement injectée sur des réseaux électriques ou de chaleur, privés ou publics.

Le bâtiment est dans l’Union européenne un gouffre d’énergie primaire (40 % de l’énergie totale consommée) devant les transports (30 %) et l’industrie (30 %). Il est responsable de plus de 40 % des émissions totales de CO2. Les économies d’énergie sont un enjeu économique et écologique majeur pour ce secteur. Selon l’Ademe, en France où le bâtiment absorbe 46 % de la consommation d’énergie (devant les transports : 25 % et l’industrie : 23 %, pour chaque ménage, atteindre le « Facteur 4 » représente de 15 000 et 30 000 € d’investissement à réaliser avant 2050 »[4]. Des solutions du type bâtiment à énergie positive et tiers-investisseur permettent d’espérer pouvoir doublement rentabiliser ce type d’investissement.

Des maisons passives (et plus rarement « à énergie positive ») existent déjà par milliers en Allemagne et Suisse, ayant largement démontré que les solutions techniques existent. Reste à les généraliser pour tenir l’objectif du facteur 4, ou du facteur 9 (diviser par 9 les consommations pour un service équivalent)… alors que les prix du pétrole et de l’énergie devraient inéluctablement augmenter (cf. manque de pétrole).

Une Directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments vise à réduire leur consommation énergétique de 22 % d’ici 2010. Les gisements d’économie dans le bâtiment ancien sont importants, mais plus difficiles, par contre, un bâtiment neuf à énergie positive peut compenser les pertes de plusieurs bâtiments anciens périphériques moins bien isolés et moins performants.

Ce concept devrait servir de base dans la réglementation thermique française de 2020 (RT 2020). Le bâtiment à énergie positive serait obligatoire pour tous les logements neufs à partir de 2020 (prévision de la RT 2020).

Vers quelle évolution ?

Au delà du BBC, de la RT 2012 ou de la HQE, il existe le label BEPOS pour Bâtiment à Énergie Positive. Celui-ci est attribué à toute construction capable de consommer moins d’énergie qu’elle en produit.

Pour rappel, selon les conclusions du Grenelle de l’Environnement et la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiment, l‘ensemble des constructions neuves devront être à énergie positive dès 2020.

Plus fort que le BBC, pour répondre au label BEPOS les constructions doivent :

  • avoir un consommation de 40 kWhep/m2/an
  • être construites de manière éco-responsable c’est-à-dire que l’ensemble des énergies nécessaires à sa construction doit également être évalué.

Ainsi, la consommation d’énergie non renouvelable utilisée doit impérativement être inférieure à la production d’énergie renouvelable. Pour cela, un bilan ainsi qu’un écart autorisé sont calculés.

Vos menuiseriesportes et fenêtres, rentrent donc également en compte si vous souhaitez obtenir ce type de label. Il faut choisir des menuiseries à très hautes performances qui vous assurent une isolation exemplaire. N’oubliez pas de privilégiez de vrais professionnels pour la pose de ces menuiseries, vous pouvez avoir le meilleur produit, si la pose est mal faite, votre isolation sera diminuée !

Les caractéristiques techniques du BEPOS

  • Le label Effinergie 2013 (si ce choix est acté pour 2020, on ne sait pas quel label, éventuellement modifié, sera retenu) se base sur une réduction de 20% des consommations énergétiques minimales demandées par la RT 2012, soit 40 kWhEP(m²/an) (lettre A de l’actuel Diagnostic de Performance Energétique).
  • De plus,le label BEPOS se base sur un renforcement de l’étanchéité à l’air en passant de 0,60 m³/h/m² à 0,40 m³/h/m² (pour un maison individuelle) !
  • La maison doit également être évaluée pour ce qui est de la consommation d’énergie grise et du potentiel d’écomobilité. Elle doit avoir été prévue pour les personnes handicapées en fauteuil roulant !

L’énergie produite viendra potentiellement de différentes origines (solaire, chaudière à micro-cogénération*) mais le label actuel se base essentiellement sur une production photovoltaïque individuelle.

* Il n’y a absolument pas besoin de chaudière à micro-cogénération, loin de là !

Personnellement, en dehors d’une très bonne isolation et tout en tenant compte d’une très bonne implantation et orientation, je ne compte utiliser qu’un seul poêle à bois en fonte (modèle « Lytham » de 7 KW de chez Supra) en guise de chauffage d’appoint pour l’hiver.

( ce modèle de poêle à bois est prévu pour des bûches de 22 cm à plat et de 33 cm en long, en position verticale ; de plus, il chauffe largement assez et est prévu pour une surface habitable de 125 m2..)

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Pour répondre à la RT 2012, j’aurais, de plus, un seul, non pas convecteur, mais sèche serviettes, dans la salle de bains (imposé !).

L’avenir sera basé sur une moindre dépendance de l’énergie électrique ou pratiquement nulle !!!

Evaluation en besoin et calcul

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Le calcul de consommation global comptabilise toutes les consommations électrique y compris l’électroménager, elle est basé sur une consommation réaliste, dans une famille de 4 personnes il est plus réaliste de comptabiliser trois ordinateurs plutôt q’un … ( DPE / RT 2012 = incomplet et irréalistes )

– Estimation annuelle :
Consommation global : 6800 kWh/an
Production photovoltaique * : 9350 kWh/an
Surplus de production : 2656 kWh/an

Coût d’investissement des panneaux photovoltaïque : 25987 €ttc
Prix du kwh à la revente au moment du contrat : 0.35€/kWh
Gain annuel théorique : 3272€/an
retour sur investissement : 8 ans

Consommation global d’énergie annuel en € (0.12cts/kWh) : 803€/an
Production d’énergie annuel en € : 3272€/an
Gain annuel : 2524€/an

* Une installation photovoltaïque adaptée à la taille de la maison et de la famille en besoins, placée sur un support au sol et bien orientée, et surtout en production et auto-consommation totale à 100% est bien plus logique et rentable !

Le projet est rentable mais peut être optimisé par un choix :
-d’appareils électroménager plus performant (classe A+++)
-une production d’eau chaude sanitaire et chauffage avec un meilleur rendement (électrique + solaire combinée)
-de solutions domotique permettant une optimisation énergétique(pas nécessaire)
-de solution techniques complémentaires : récupération de la chaleur des eaux usées …(il existe une possibilité de récupérer de la chaleur avec une VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée..)
-un changement des mauvaises habitudes ! (surtout !)

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Exemple de panneaux photovoltaîques installés au sol – système Easy-Sun développé par un Allemand qui habite en Bretagne..

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Le tableau de cde électrique de branchement et pour la fourniture d’électricité

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Aussitôt l’installation effectuée et terminée, l’ensemble est « opérationnel » et commence à fournir réellement de l’électricité 45 minutes après à 1 heure maximum !

La réelle rentabilité du solaire en France et par région

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Voilà, pour la présentation et les détails, si je puis dire..

Pour l’instant, nous avons « enfin » notre terrain, celui-ci ne s’envolera pas de si tôt, et pour la suite, en parlant du permis de construire, tout comme du chantier de début des travaux et construction de la maison proprement dite, chaque chose en son temps..

Cette étape, et étape suivante, débutera, en principe, d’ici un an à un an et demi..voir deux tout au plus…

Pour terminer..

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La jeunesse, la Foi, la fougue, la vie..

Durant toute ma vie et jusqu’ici, je me suis inspiré et appuyé sur deux citations et textes qui me tiennent à cœur et qui m’ont été d’un grand recours en soutien pour une grande part de mes motivations et volonté dans le travail et la vie professionnelle comme en général.

Etre fort et être jeune.

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Etre fort

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Tu apprendras la vie..

SI… TU SERAS UN HOMME, MON FILS



Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !


Traduction : André Maurois (1918)

 

Version originale 

En Anglais

If — Rudyard Kipling (1910)


If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:

If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools :

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them : "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son!

 

Kipling a écrit ce poème à l'attention de son unique fils, John, âgé alors de 13 ans en 1910. 
Ce dernier meurt lors de son premier assaut, durant l'attaque de Chalk Pit Wood à la bataille de Loos en 1915. Son corps ne fut pas retrouvé. Jusqu'à sa mort en 1936, Rudyard Kipling procéda à des fouilles dans la région pour retrouver les preuves de sa mort ou sa dépouille de son fils.
Il inventa l'inscription qui figure sur la tombe des soldats inconnus britanniques : "Known unto God" (Connu seul de Dieu). En 1991, la tombe du lieutenant John Kipling fut enfin identifiée de manière concluante... 

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling

 

Ce poème, le plus connu de Rudyard Kipling n’en est que plus émouvant quand on sait qu’il l’a écrit pour son fils unique John, alors âgé de douze ans, en 1910 et que ce dernier périra en 1915 à sa première bataille lors de la guerre 1914-18, âgé d’à peine dix-sept ans. Drame culpabilisant pour l’auteur qui l’avait un peu « poussé » dans ce choix militaire alors qu’il avait été réformé pour cause de myopie.

Si cette image « parfaite » de ce que doit être un homme dans son humanité toute entière, dans la ferveur de son être, il est certainement un des plus beaux poèmes du genre et l’écho qu’il laisse en chacun de nous, la résonance aussi, ne peuvent être que personnels malgré l’universalité du propos. N’oublions pas ce « Si », ce conditionnel de départ  nous rappelle que nous sommes faillibles et à jamais en quête d’une perfection à la hauteur de l’image que nous avons de la dignité de l’homme, de l’humilité posée pour nous permettre l’ouverture à l’autre comme apprentissage de la nature humaine mais aussi en gardant ma maîtrise et l’estime de soi. Et si être un homme accompli, adulte devait en passer par là pour acquérir, digérer ces valeurs en les appliquant à son propre chemin d’existence ? En faisant de la « pensée » un vecteur d’accomplissement et d’évolution au lieu de sotte rhétorique ? Tout en restant vrai, honnête et sincère pour mieux y parvenir… Sans pour cela tomber dans la crédulité aveugle et niaise, la flatterie,  la compassion pour soi-même à chaque obstacle dont notre chemin est jalonné. Mais ce poème reste pour moi une déclaration d’amour paternel (ou maternel) que l’on peut faire à son enfant de dix ans en espérant qu’il concrétise un jour tous ces espoirs et cette grandeur que nous avions placés en lui… Il nous faut, en temps que parents, la patience d’une vie pour le savoir ! Et parfois…de l’abnégation…

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Etre jeune

ÊTRE JEUNE

 

La jeunesse n’est pas une période de la vie,

elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,

une qualité de l’imagination, une intensité émotive,

une victoire du courage sur la timidité,

du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

 

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :

on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs

sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre

et devenir poussière avant la mort.

 

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande

comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements

et trouve de la joie au jeu de la vie.

 

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.

Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

 

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.

Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages

de la nature, de l’homme et de l’infini.

 

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme

et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

  

D’après Général Mac Arthur 1945

 

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Réflexions

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Tu apprendras la vie..

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.

Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…

Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. 

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les  autres te portent des fleurs… 

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

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Photo ci-dessus de l’avatar d’un ami en blog..

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Mr. Gandhi avait raison, mais, on est bien loin de ce doux rêve ydillique formulé et souhaité à l’époque, par rapport à notre Monde moderne au consumérisme à outrance et gâchis monstre !

 

L’enjeu écologique est une transformation profonde de notre société..

 

Posté par Janus157 à 01:03 - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 juillet 2018

Nos camps..Les camps Français..La honte de notre pays !..

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Nos camps..Les camps Français..La honte de notre pays !..

 

L’immigration, les migrants, les immigrés..

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Migrants et demandeurs d'asile en route pour un centre d'hébergement le 24 octobre 2015 à Rigonce après avoir franchi la frontière entre la Croatie et la Slovénie [Jure Makovec / AFP]

 

Le problème et la problématique des migrants et des immigrés en Europe..

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Rien n'est fait ! Tout est à penser et faire..

 

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Photo du bateau de l’ONG «  Lifeline » entrant dans le port de La Valette à Malte.

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 Photo ci-dessus du "Lifeline" entrant dans le port de La Valette à Malte.

 

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Un sommet Européen sur les migrants..pour quoi faire? et pour quel résultat ?..

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Il s’agissait, avant tout, de « sauver », non pas le soldat « Ryan », mais bien, le soldat « Merkel »..pour l’Europe…

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Photo ci-dessus de Mme. Merkel et de Mr. Seehofer, ministre de l'intérieur - ententes et mésententes.

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Ne t’inquiète pas..  « Angy »..on va s’occuper de tout et t’aider..

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Migrants : accord et désaccords

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L'Union européenne pouvait-elle se permettre d'afficher un échec sur la question de la politique migratoire ?  La crise a été évitée, pour autant, les mesures annoncées sont-elles à la hauteur des enjeux ? 

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La satisfaction des dirigeants français, allemand, hongrois qui se congratulent : l'image est inédite. Après neuf heures de négociations, un accord sur les migrants a été trouvé, mais il reste fragile, car un seul principe est retenu, celui du volontariat. Pour les migrants secourus dans les eaux inter-européennes, l'accord propose la création de centres contrôlés, à l'image des hot spots déjà existants en Grèce ou en Italie, mais seuls les pays volontaires les mettront en place : l'Italie estime en avoir déjà assez, la France n'en accueillera aucun.

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Décourager les traversées de la Méditerranée

Pour les migrants secourus dans les eaux internationales, l'idée est de construire des plateformes de débarquement dans les pays voisins de l'Europe. Aucun volontaire pour l'instant, mais l'Albanie, l'Algérie, le Maroc et la Tunisie ont déjà refusé. La Libye se porte volontaire en échange d'un accord financier, comme la Turquie, qui recevra à nouveau 3 milliards d'euros de l'Union européenne. L'objectif de l'Europe est de décourager les traversées de la Méditerranée, en refusant notamment l'accès de plusieurs bateaux d'ONG à certains ports.  

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Accords et désaccords majeurs au sommet de Bruxelles

 

Rarement les dirigeants de l'UE auront eu autant de mal à masquer leurs désaccords, malgré les accords qu'ils ont trouvé au sommet européen de Bruxelles sur la question migratoire et les questions financières. Le projet de budget de la zone euro ne figure même pas dans les conclusions du sommet.

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Emmanuel Macron quitte le sommet européen de Bruxelles Crédits : Ludovic MARIN - AFP

Les dirigeants de l'UE se séparent sans parvenir à masquer leurs divisions. Nous serons en ligne avec Quentin Dickinson pour tenter un bilan de ces deux jours de tensions à 28 puis 27. Finalement la question du Brexit est la seule à avoir permis aux dirigeants européens d'affirmer une position de consensus face aux Britanniques.

Sur le dossier migratoire, nous entendrons les réserves, pour ne pas dire les critiques très claires de Médecins sans Frontières sur le texte approuvé à l'aube. Emmanuel Macron de son côté fait savoir que la France n'ouvrira pas de centre d'accueil des migrants sur son sol, créant une polémique ouverte avec Giuseppe Conte l'italien.

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Un accord sur les migrations trouvé lors du sommet de l’Union européenne

 

Le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé vendredi qu’il était « beaucoup trop tôt pour parler d’un succès » après l’accord signé par les Vingt-Huit à Bruxelles.

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Le premier ministre italien Giuseppe Conte quitte le sommet européen de Buxelles, le 29 juin. ERIC VIDAL / REUTERS

Neuf heures de négociations et un accord au petit matin. Les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne (UE), réunis en sommet à Bruxelles, sont parvenus à s’entendre sur le dossier migratoire au bout de la nuit, vendredi 29 juin vers 4 h 30, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk.

L’objectif affiché est de mieux protéger les frontières du bloc et de renforcer les règles d’accueil, a expliqué, vendredi, le président français, Emmanuel Macron :« La coopération européenne l’a emporté (…). La solidarité que nous devons aux premiers pays d’entrée a été actée lors de ce sommet. »

Les Vingt-Huit se sont mis d’accord sur la création de centres d’accueil sur le sol européen, sur la base du volontariat et pour se pencher sur l’instauration de dispositifs d’accueil situés en dehors de l’UE, montrent les conclusions publiées vendredi. Mais M. Tusk a tenu à nuancer vendredi la signature de cet accord. Pour le président du Conseil européen, il est « beaucoup trop tôt pour parler d’un succès ».

« Nous avons réussi à obtenir un accord (au sommet) mais c’est en fait la partie la plus facile de la tâche qui nous attend sur le terrain, quand nous commencerons à le mettre en oeuvre. »

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 On avait tout d'abord parlé de "camps" et envisagé des "camps"...

Accord sur l’ouverture de centres « contrôlés » en Europe

Les dirigeants se sont entendus pour instaurer un système « volontaire » de centres dits « contrôlés », en Europe, avec l’objectif de tenter de gérer de manière moins chaotique les futurs bateaux arrivant de Libye et entrant dans les eaux internationales et que, dans le respect du droit de la mer, les Européens se doivent de secourir.

Dans ces centres, une distinction serait faite « rapidement » entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d’asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l’UE, là aussi « sur une base volontaire ». C’est cette esquisse de « hot spots » de nouvelle génération, sur laquelle les Vingt-Huit ont buté pendant des heures.

« Les centres en Europe se feront sur une base volontaire dans les pays de premier accueil. Ils doivent dire s’ils sont candidats. Certains l’ont exprimé autour de la table. Ils leur appartient de le faire publiquement », a expliqué Emmanuel Macron, vendredi à mi-journée. Quelques heures plus tard, le président français a annoncé que la France « n’ouvrira pas de centres » fermés. L’Autriche, par la voix du chancelier Sebastian Kurz a également écarté l’idée d’accueillir un tel centre.« On n’est pas un pays de première arrivée, sauf si les gens sautent en parachute », a-t-il déclaré.

C’est aussi ce que M. Macron a fait valoir pour expliquer qu’il avait refusé l’ouverture d’un centre d’accueil en France.

« La France n’est pas un pays de première arrivée. Certains voulaient nous pousser à cela, c’est un peu ce que les polémiques récentes ont conduit certains à nous pousser à faire. Je l’ai refusé ».

Examiner l’idée de « plates-formes de débarquement » hors de l’UE

Autre point d’accord trouvé : l’idée de « plates-formes de débarquement » hors de l’UE. Ce concept est emprunté au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Il est toutefois encore vague. Ces centres pourraient se situer dans des pays d’Afrique du Nord. On ignore si ces derniers accepteront. Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a déclaré, jeudi, que son pays rejetait l’idée de tels centres. Le président albanais s’y est également opposé. La Tunisie n’est pas non plus favorable.

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« Toute solution doit être une solution européenne », a réagi, vendredi matin, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), estimant que les centres de gestion des demandeurs d’asile devaient être situés en Europe et non à l’étranger. Les Européens ont également décidé de renforcer leurs frontières extérieures, notamment en augmentant les aides à destination de la Turquie et de l’Afrique du Nord, afin d’éviter de renouer avec des flux comparables à ceux que l’Europe avait enregistrés en 2015.

Continuer à travailler sur la réforme de la convention de Dublin

L’accord appelle aussi les Etats membres à « prendre toutes les mesures »internes nécessaires pour éviter les déplacements de migrants entre pays de l’UE, ces « mouvements secondaires » convergeant souvent vers l’Allemagne, où ils sont au cœur du débat politique qui fragilise Angela Merkel.

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Les Vingt-Huit vont continuer à travailler sur une réforme de la convention de Dublin, censée instaurer un partage plus équitable des réfugiés, mais sa conclusion n’est pas fixée. « Un consensus doit être trouvé au sujet du règlement de Dublin afin de le réformer sur la base d’un équilibre entre responsabilité et solidarité, prenant en compte les personnes débarquées à la suite d’opérations de recherche et de sauvetage », souligne le communiqué publié vendredi matin.

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Migrants: Le Conseil européen approuve les demandes de l’Italie

Le sommet européen d’hier jeudi, largement consacré à l’accueil des migrants, a accouché d’un accord très tôt ce vendredi. L’Italie, qui avait mis beaucoup de pression sur ses partenaires, est satisfaite…

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Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, est reparti satisfait de Bruxelles. — ARIS OIKONOMOU / AFP

« L’Italie n’est plus seule », s’est félicité vendredi à l’aube le chef du gouvernement italienGiuseppe Conte, détaillant l’accord sur la gestion des flux migratoires arraché par les 28 Etats membres de l’UE à Bruxelles. Giuseppe Conte s’est félicité d’un accord qui prévoit « une approche intégrée, comme nous l’avions demandé » avec « une Europe plus responsable et plus solidaire ». « C’était une longue négociation » mais « nous sommes satisfaits », a-t-il affirmé devant les journalistes.

Parmi les points de satisfaction pour l’Italie, le président du conseil a cité « le principe selon lequel qui arrive en Italie, arrive en Europe », « la possibilité de créer des plateformes de débarquement dans les pays tiers, sous l’autorité du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) » et celle de « créer des centres (d’accueil) dans les Etats européens mais seulement sur une base volontaire, avec une gestion collective européenne ».

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Les ONG pas épargnées

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De plus, le compromis « pose comme principe que tous les bateaux doivent respecter les lois, donc aussi les ONG, et ne pas interférer avec les opérations des garde-côtes libyens », a-t-il approuvé. Cette formulation répond aux critiques de Rome contre les ONG qui secourent des migrants près des côtes libyennes, comme l’ONG allemande qui opère le navire « Lifeline », que l’Italie accuse de faire le jeu des passeurs. L’Italie a ainsi refusé depuis quinze jours d’accueillir deux bateaux humanitaires chargés de migrants, l' « Aquarius » et le « Lifeline », qui ont accosté en Espagne et à Malte.

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Autre point que Giuseppe Conte considère positif dans ce domaine, « le principe d’une nouvelle approche pour le sauvetage en mer, avec une action coordonnée entre Etats membres ». A la question de savoir si l’Italie allait ou non ouvrir sur son sol ces centres contrôlés d’accueil, il a répondu que « cette décision serait prise au niveau gouvernemental » mais que l’Italie « n’avait pas été invitée à le faire » par ses partenaires.

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Pressions de l’Italie

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L’Italie avait fait monter la pression jeudi à Bruxelles sur les autres pays membres en bloquant l’adoption d’une première salve de conclusions du sommet, portant sur la défense et le commerce, avant même que ne commencent les débats sur les migrations. Elle entendait montrer qu’elle ne donnerait son accord à aucun texte commun du sommet si elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait. « Nous attendons des actes », avait d’emblée déclaré le président du conseil italien, reprochant à ses voisins d’avoir trop longtemps laissé l’Italie gérer seule les arrivées de migrants.

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Suite au mini sommet Européen (qui n’en était pas un..) sur l’immigration et les migrants, en parlant de cela, avec cette forme évoquée de la mise en place de camps de placement et fermés, cela m’a fait réagir et ressortir l’un de nos démons nationaux, en parlant de « nos » camps Français, tant en 1914-1918 que durant la guerre de 1939-1945, et même juste peu avant..à partir de..1939..

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Photo ci-dessus du trio infernal de ce mini sommet.

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Photo ci-dessus, madame Merkel en discussions avec monsieur Tsipras.

 

Cela peut surprendre et pourrait surprendre un tas de gens de ma décision d’évoquer cette page sombre de notre histoire et calamité, comme..honte..honte à l’histoire…

 

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Photo ci-dessus du cimetière Israélite de Gurs de nos jours.

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La réhabilitation de ce camp pour la mémoire est une excuse déguisée..

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Venons-en, maintenant, à l’histoire de ces camps d’internements Français.

 

Le camp de Gurs..

 

Les débuts de la construction du camp et des baraques en..mars 1939.

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Début avril 1939.

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Photo ci-dessus du camp de Gurs le 1er avril 1939.

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Photo ci-dessus du camp de Gurs le 6 avril 1939.

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Photo ci-dessus, le camp en construction avec l’îlot M.

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Photo ci-dessus du camp de Gurs le 15 avril 1939.

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Photo ci-dessus d’un plan avec le schéma d’un îlot type.

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Photo ci-dessus de l’intérieur d’une de ces baraques.

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Photo ci-dessus d’un des seuls et rares moments de détente avec les prisonniers internés avec des femmes, ce que l’on avait appelé..Le cabaret…

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Les camps de la honte !

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les internés juifs

des camps français

1939-1944

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Introduction

 

C’est une série d’interrogations qui avait incitée Madame Anne Grynberg, en 1981, à choisir comme sujet de recherche l’histoire des camps d’internement français 1*, Etrangers « indésirables », à l’activité jugée « dangereuse pour la sécurité nationale », républicains Espagnols et membres des Brigades internationales, ressortissants d’ « Etats ennemis en guerre contre la France »

(Allemands et Autrichiens, surtout), Juifs --- étrangers et français --- , Tziganes, militants communistes et syndicalistes français… : entre la fin de la IIIème République et la Libération, une population internée énorme, hétérogène, toujours maltraitée bien que diversement menacée, a peuplé ces camps.

 

            L’Historiographie sur le sujet était encore parcellaire. Les rares ouvrages publiés jusqu’alors s’intéressaient surtout à l’émigration espagnole et allemande – c’est-à-dire à la première période de l’histoire de l’internement – et, en outre, la plupart des témoignages n’avaient même pas été traduits en français.. Situant de manière assez floue la création de ces camps pendant le régime du maréchal Pétain, d’autres livres accréditaient l’idée que l’internement s’inscrivait dans une parenthèse de l’histoire nationale, celle de l’ « anti-France » de Vichy qui se serait compromise avec l’Allemagne nazie. Il m’a semblé que les difficultés d’accès aux archives concernant cette période ne pouvaient à elles seules expliquer les glissements de la mémoire et les silences de l’historiographie.

En France, l’histoire s’est longtemps confondue avec la mémoire nationale ; les mémoires des minorités et des groupes dominés ont été longtemps négligées, voire ignorées. Fallait-il en conclure que l’histoire « reconnue » ne pouvait qu’oublier ou travestir la réalité des camps français ?

  Les enquêtes que j’ai entreprises (l’auteur de ce livre, en l’occurrence..) dans les différentes régions où des camps avaient été établis ont renforcé ce questionnement. Il semblait, à l’évidence, que ces camps ne relevaient pas de la catégorie des « lieux de mémoire (2) » que la France s’était choisis.

Dans la plupart des cas, il ne reste aucun signe matériel susceptible de contrarier le travail de l’oubli. La côte du Languedoc-Roussillon a été complètement transformée : Argelès, Barcarès et Saint-Cyprien sont devenues des stations estivales très fréquentées. ; Rivesaltes a établi sa célébrité sur la saveur de son Muscat ; ça et là, des vaches broutent à côté des vestiges de baraques rachetées après la guerre (1939-1945..) par des agriculteurs qui y entreposent leurs machines…Dans la plupart des cas, aucun panneau ne signale qu’il y a eu des camps (3). Là où des monuments ont été érigés au lendemain de la guerre, la commémoration atteste de la volonté de cristalliser à travers elle la mémoire nationale : l’ancienne allée centrale du camp « Nexon » est devenue une rue pavillonnaire dénommée depuis la Libération «  rue Jean Moulin » ; à l’entrée, une stèle rappelle le souvenir des « nombreux patriotes internés » --- les communistes et les syndicalistes français. Dans le cimetière, une pierre tombale porte cette inscription : « ici reposent 50 Israélites victimes du nazisme » ; la plupart d’entre eux sont pourtant décédés avant le 11 novembre 1942, c’est-à-dire avant l’occupation Allemande de la zone sud. Des déportations de l’été 1942, au cours desquelles on a utilisé « Nexon » comme camp de rassemblement pour les Juifs de la Haute-Vienne et des départements limitrophes, il n’est nulle part question ( !).

On ne peut que s’interroger sur une telle absence – matérielle et symbolique – d’autant plus qu’à quelques dizaines de kilomètres à peine, on peut parcourir les rues éventrées d’Oradour-sur-Glane dont l’église brûlée dresse les vestiges d’une France martyre ! Ce pays ne serait-il pas encore complètement remis du « syndrome de Vichy (4) » ? Et d’ailleurs, ne s’agit-il que de Vichy, ou faut-il chercher plus loin les origines des camps français --- dont les premiers furent ouverts sous la IIIème République ?

Le choix d’un tel sujet posait d’emblée un problème éthique, qui m’a préoccupée tout au long de ces années de travail. On peut en effet se demander si la gravité et l’unicité du génocide juif pendant la seconde Guerre mondiale – dans lequel s’inscrivent directement les camps d’internement français, même s’il ne s’agissait pas de camps d’extermination – ne « transcendent pas l’histoire », selon la formule d’Elie Wiesel. La méthodologie traditionnelle convient-elle à une telle étude ? Comment concilier l’obligation de ne pas pervertir l’histoire des victimes de la « Choah », la conscience du caractère indicible de ce qu’elles ont vécu, avec la nécessité d’analyser précisément les faits en les replaçant dans leur contexte – ce qui équivaut, d’une certaine manière, à les relativiser ? Je crois cependant que relativiser n’est pas synonyme de minimiser, ni d’innocenter, encore moins de nier ; et je suis convaincue qu’ « accepter le silence, c’est permettre l’ultime et pervers prolongement de l’entreprise d’anéantissement (5) ». C’est pourquoi j’ai tenté de retracer, à travers documents d’archives, témoignages et pièces iconographiques, ce que fut l’histoire des camps d’internement français.

 

CAMPS DE RASSEMBLEMENT ET D’INTERNEMENT

FRANÇAIS POUR ETRANGERS

(1939-1945)

 

 

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L’internement des Tziganes dans les camps

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Photo ci-dessus (pour la comparaison) du premier camp (Allemand..) pour tziganes..à Marzan.

 

Le camp de Saliers en Camargue

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Photo ci-dessus de l’accès à l’emplacement de l’ancien camp de Saliers.

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Photo ci-dessus d’une croix gammée « taguée » sur le mémorial en mémoire des tziganes internés au camp de Saliers.

(les idées « xénophobes » existent toujours, malheureusement, tout comme certaines idées à tendance extrémiste..)

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Photo ci-dessus de Raymond Gureme.

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Photo ci-dessus du drapeau des Gitans et des Tziganes.

 

Le camp de Rivesaltes en Roussillon

 

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Photo ci-dessus de tziganes au camp de Rivesaltes dans le Roussillon.

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Photo ci-dessus de jeunes enfants tziganes au camp de Rivesaltes.

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Photo ci-dessus du camp de Rivesaltes avec les baraquements.

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Photo ci-dessus de l’ancien camp de Rivesaltes, avec en son milieu le mémorial (long bâtiment de couleur ocre sable).

 

Camps d’internement du sud de la France

 

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Le camp d'Agde

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Photo ci-dessus du camp d’Agde.

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Le camp de Barcarès

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Photo ci-dessus du camp de Barcarès en 1939.

 

 

LES CAMPS D’INTERNEMENT ET DE DEPORTATION

DES JUIFS (AOÛT 1942)

 

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Photo ci-dessus la « Retirada », avec des réfugiés Espagnols fuyant le régime de Franco.

 

  C’est d’abord l’histoire d’une grande solitude.

Solitude des premiers internés de l’hiver 1939 --- vaincus de la guerre d’Espagne, anciens des Brigades internationales, réfugiés errants du Saint-Louis --- , parqués derrière les barbelés.

  Solitude des antifascistes Allemands et Autrichiens dont les convictions furent souvent niées dans le pays où ils pensaient trouver une terre d’accueil, la France, pour mieux les confondre avec les membres de la « cinquième colonne » et les incarcérer.

  Solitude des réfugiés raciaux du Reich, dont la persécution fut minimisée et qui, de centre de rassemblement en camp d’internement, se virent traités en ennemis et, parfois – comble d’ironie tragique --, qualifiés de « boches ».

  Solitude des Tziganes, unanimement rejetés, eux aussi étrangers au monde.

  Solitude des Juifs étrangers arrêtés à la suite de la Loi du 4 octobre 1940, dans une indifférence quasi générale, internés dans des camps surpeuplés, soumis à des conditions matérielles dégradantes et à la détresse morale, séparés de leurs familles et massivement déportés à partir de l’été 1942. Car, à l’intérieur même de la guerre, Hitler menait une guerre spécifique : la guerre contre les Juifs. En février 1941, on compte 40 000 internés juifs dans les camps français --- dont ils représentent alors 75% des effectifs.

Pour plus de 4500 d’entre eux, déportés en août 1942 des camps de la zone non occupée (chiffre qui dépasse 11 00 si l’on considère l’ensemble des déportés du sud de la France à l’été 1942, parmi lesquels de nombreuses personnes libérées des camps quelques mois auparavant), Gurs et Rivesaltes, Les Milles et le Vernet, Noé et Récébédiou ont été l’antichambre de Drancy, dernière étape avant le départ « vers l’Est ». A cet égard, les camps d’internement français participent directement de la collaboration du régime de Vichy à l’entreprise d’anéantissement du judaïsme européen.

 

 

Date

 

 

Nombre d’internés juifs

dans les camps du sud

de la France

 

Nombre total d’internés

Etrangers dans les camps du sud de la France

Fin printemps 1940

 

5000

8000

Fin 1940

 

28 000

40 000**

Février 1941

 

40 000

47 000**

Avril 1941

 

16 000*

22 000

Novembre 1941

 

11 150

15 000

Février 1942

 

10 500

15 000

Fin juillet 1942

 

9800

n.d.

 

 

 

* La différence pour les chiffres de février et d’avril 1941 s’explique d’une part par les libérations vers un centre d’accueil ou un village d’assignation à résidence, par les émigrations d’internés d’Outre-mer et, d’autre part, par les enrôlements dans les G.T.E.

 

 

 

 

** Il semble que ces chiffres prennent en compte, également, une partie des internés politiques français.

 

C’est plus particulièrement à cette catégorie d’internés que j’ai consacré cette recherche.

Mais l’histoire des Juifs n’est pas seulement une « histoire en creux » ; il m’a paru essentiel d’essayer de cerner quelles avaient été les réactions et les actions des internés juifs et de ceux qui tentaient de leur venir en aide.

C’est pourquoi j’ai étudié les actions d’assistance, les tentatives de sauvetage et les témoignages de solidarité en faveur des internés. Ce faisant, j’ai tenté de préciser ce que représentait, sous le régime de Vichy, cette partie de la société française qui restait attachée aux valeurs républicaines que l’Etat français bafouait. Quels furent les français qui, bien que tétanisés par la défaite, obnubilés par leurs problèmes quotidiens en ces temps d’incertitude politique et de restrictions matérielles, se soucièrent pourtant du sort de ceux qu’on leur présentait depuis des années comme des éléments « indésirables » et des « fauteurs de guerre » ? Comment réagirent les dignitaires de l’Eglise ?

Est-ce seulement parce qu’ils étaient minoritaires et mal équipés que les premiers résistants n’ont pas rangé l’aide aux internés parmi leurs priorités ? Quelles étaient les œuvres d’assistance privées qui aidèrent les internés ? Comment définissaient-elles leur action --- et, par là même, leurs rapports avec les autorités ? Quel bilan peut-on dresser de leur activité en faveur des internés des camps français ? Elles ont permis à des milliers d’entre eux de ne pas mourir de faim et de froid, elles les ont soutenus moralement, ont organisés des jardins d’enfants et des concerts ; en gérant ainsi ce qui aurait dû sans doute rester ingérable, en normalisant ce qui était intrinsèquement anormal, en accordant longtemps leur confiance au régime de Vichy, ont-elles aussi contribué à anesthésier les internés face au péril qui les menaçait ?

  Il s’agit là, je crois, de questions fondamentales qui dépassent ce qu’il est convenu d’appeler parfois la « question juive » : à quel moment ne doit-il plus y avoir de devoir d’obéissance envers un Etat qui, au nom de sa sécurité, adopte des mesures exceptionnelles dérogatoires au droit public et aux principes essentiels des libertés ? Certes, la finalité de la connaissance historique n’est pas de changer le monde, mais d’aider à le mieux comprendre. Il me paraît cependant important de souligner qu’un travail comme celui que j’ai tenté de mener à bien ne s’inscrit pas seulement dans une étude du passé, mais qu’il pose au contraire des questions d’une actualité brûlante --- tel que la montée de la xénophobie en temps de crise, les difficultés que pose l’élaboration d’une véritable politique d’immigration, ou encore de problème de l’intégration des minorités et de la comptabilité du respect des lois de la République et de celui du « droit à la différence ».

 

  On ne peut mener seul une telle recherche et nombreux sont ceux qui m’ont encouragée et « accompagnée » dans ce travail : universitaires, conservateurs de fonds d’Archives, bibliothécaires. Je suis redevable notamment à tous les témoins et acteurs de l’époque et bien sûr, en premier lieu, aux anciens internés --- qui ont bien voulu me parler.

  La privation de liberté est à la fois souffrance existentielle et frustration matérielle – lenteur des jours et perte de la saveur des choses. J’ai pensé que, pour un tel sujet, il était impossible de s’en tenir à la seule sphère des mesures, édits, décrets, lois d’Etat. Les comptes rendus d’activités des diverses organisations ne m’ont pas non plus paru suffisants pour appréhender la situation des internés et la nature des secours apportés. Le recours aux témoignages m’a donc semblé indispensable. Les anciens internés que j’ai rencontré, les anciens « travailleurs sociaux », les résistants de confession et d’opinions politiques diverses m’ont apporté une aide inappréciable même si, dans le cadre de la rédaction de cet ouvrage, je n’ai pu citer que très partiellement leur témoignage. Bien entendu, les sources orales ne constituent pas un substitut aux archives, mais plutôt un complément. Il faut aussi avoir en mémoire « le handicap de l’a posteriori (6) » : quarante ou cinquante ans après, les souvenirs s’estompent, se transforment parfois…

Mais ces témoignages, qui renvoient à une expérience personnelle, et non pas politique, permettent, je crois, de mieux percevoir ce que fut la vie quotidienne dans les camps d’internement. Beaucoup de ces témoins avaient peu parlé jusqu’alors. Ils ont accepté de me rencontrer, m’ont souvent accordé plusieurs entretiens pour relater des souvenirs douloureux, m’ont prêté des lettres, des photographies. Et je voudrais leur exprimer ma reconnaissance pour avoir partagé avec moi cette « expérience simultanée d’altérité (7) » -- car, au cours de tels entretiens, répétés, chacun est amené à s’interroger à la fois sur l’autre et sur soi-même ---, et pour m’avoir  aidée à « mettre la mémoire en histoire (8) » --- en tenant compte des croisements de l’une et de l’autre, des compléments d’information, des contradictions aussi parfois.

 

  « Je en parlerai pas, dit le vieillard. Ce que j’ai à te dire, je ne tiens pas à le dire. Ni à toi, ni à personne. Ni maintenant ni demain./ Il n’y a plus de demain.[…]

  « Je ne raconterais pas, dit le vieillard. Kolvillàg, ça ne se raconte pas. Parlons d’autre chose. […] Parlons de tout, sauf de…

  « Ce que j’ai vu, nul ne le verra ; ce que je tairai, jamais tu ne l’entendras, voilà ce qui compte. Je suis le dernier, comprends-tu ?[…]

Voilà pourquoi tu ne réussiras pas à me faire parler. Je tournerai autour de l’histoire, je n’y plongerai pas. Je parlerai à côté. Je dirai tout, sauf l’essentiel. C’est que je ne suis pas libre, comprends-tu ? Ma voix est prisonnière. Si les mots se plient parfois à ma volonté, le silence lui ne m’est plus soumis ; je lui appartiens. Il se veut plus puissant que la parole, car il tire sa force et son secret d’un univers déchaîné dans la démence et condamné par son passé meurtri et meurtrier.[…]

  « Je  te comprends, va. Tu es jeune, tu désespères. Né après l’holocauste, tu en as recueilli le fardeau et non le mystère. Puis on t’a dit : va, débrouille-toi avec. Seulement c’est trop grand, trop lourd, ça t’échappe, ça te dépasse. Situation piégée ; impossible d’en faire abstraction et impossible de l’envisager sans en faire abstraction. S’y référer pose autant de problèmes que de s’en détourner.

  « Pourtant, pourtant. Il faudrait te parler. […]

  « Si je te racontais Kolvilàg ? Il y a une leçon dont tu pourras tirer profit (9). »

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Photo ci-dessus d’une carte pour la localisation du camp de Rieucros.

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Photo ci-dessus « Rieucros » - groupe de femmes.

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Photo ci-dessus « Rieucros » - les indésirables.

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Photo ci-dessus « Rieucros » - rocher sculpté.

 

I – La genèse des camps d’internement français

    (janvier 1939- octobre 1940)

 

1- Rieucros,

     premier « camp de concentration » français

 

  Le 23 février 1939, Le Matin annonce à ses lecteurs la création du « premier camp de concentration français », à Rieucros, dans les dépendances de l’ancien séminaire de Mende, en Lozère.

« Destiné aux étrangers soumis à une surveillance spéciale permanente dans l’intérêt de l’ordre ou de la sécurité publics », celui-ci « fonctionne » depuis un mois environ : «  […] Une quarantaine de personnes se trouvent déjà réunies dans ce centre, sous la surveillance de monsieur Balleste, commissaire spécial. Parmi elles, on relève les noms de deux réfugiés d’Autriche, Salomon et Sébastien Wisner, qui préparaient leur départ pour le Mexique ; et de deux réfugiés juifs d’Allemagne, Frantz Nowinski et sa femme, dont les avatars occupaient l’an dernier les colonnes de la presse internationale. En effet, les Nowinski, partis clandestinement d’Allemagne, traversèrent la Suisse à pied et gagnèrent Cherbourg. Ils se réfugièrent dans une barque qui fut trouvée par un vapeur Anglais au large d’Ouessant. Ils ont été amenés maintenant au centre de Rieucros, avec leur enfant de sept semaines. »

  Si de nombreux élus de la Lozère – députés, maires et conseillers municipaux – et la presse locale s’indignent de l’ouverture du camp de Rieucros, ils manifestent surtout une vive inquiétude pour la population des alentours, celle-ci risquant, selon eux, de pâtir du voisinage de ces étrangers « indésirables ». En revanche, le sort de ces derniers ne paraît pas les préoccuper ; ils soulignent seulement, au mépris de tout réalisme et de toute humanité, la nécessité de « s’en débarrasser » en les faisant émigrer dans les meilleurs délais. «  Puissent ces diverses protestations avoir pour effet de nous délivrer de la gangrène installée à notre porte ! » s’exclame un journaliste de L’Eclair du 22 février 1939, tandis qu’un de ses confrères écrit le 5 mars 1939 dans La Croix de la Lozère : « Les mêmes qui, pour être en mesure de réaliser ’’l’Affaire de Rieucros’’ affirmaient sans sourciller qu’il s’agissait d’héberger provisoirement de malheureux réfugiés juifs s’emploient maintenant à faire admettre que les indésirables parqués en ce coin de la campagne Mendoise ne sont pas dangereux. Et quelques braves gens se laissent prendre à cette rassurante déclaration, d’autant plus facilement qu’ils voient circuler en ville ces étrangers ’’bien mis et qui ne disent rien à personne’’. Comme si une mise impeccable était le signe infaillible d’une âme vertueuse !...Comme si les escrocs qui mettent à mal l’épargne française --- tel un Stavisky --- n’étaient pas tous bien habillés !... Comme si les criminels […] ne donnaient pas souvent l’impression de parfaits gentlemen ! »

  Tous ces articles font état de la panique qui s’est emparée de la population locale : « On s’explique facilement que les serruriers de la ville soient débordés de travail ! » Le 22 février 1939, le commissaire spécial Balleste adresse en effet au préfet de la Lozère un rapport alarmé sur «le mécontentement général [qui] règne parmi la population des hameaux de Mende et des villages avoisinants », par suite de la création du « centre de rassemblement » : « A Châtel-Novel, le conseil municipal a voté une délibération de protestation contre la création de ce centre. Les habitants des hameaux ou des fermes isolées sont dans une crainte constante, à tel point que les uns ont renforcé les systèmes de fermetures des portes de leur demeure ; d’autres, dès la tombée de la nuit, s’enferment chez eux, le fusil ou une arme quelconque à portée de la main. Au hameau du Mas, les femmes qui avaient l’habitude de demeurer au logis pendant que leur époux travaillait aux champs ne veulent plus venir à Mende sans être accompagnés par leurs parents. Les cultivateurs des environs hésitent à venir à la ville prendre leurs produits, dans la crainte d’être dévalisés à leur retour. […] Par ailleurs, ce qui est à craindre, c’est que certains éléments de Mende et des environs profitent de cette situation pour commettre quelques méfaits et les laisser attribuer aux pensionnaires de Rieucros. D’après certaines rumeurs, au cas où il serait constaté un larcin quelconque, quelques éléments de la population rurale et de Mende sont décidés à venir en délégation protester auprès de M. le Préfet. D’autre part, certaines allusions d’un caractère beaucoup plus grave […), faites peut-être à la légère, font craindre qu’en cas de méfait caractérisé, la population ne manifeste, se rende à Rieucros et --- certains l’ont laissé entendre – mettre le feu aux bâtiments. Ces choses m’ont été rapportées par des personnes dignes de foi et désirant rester en dehors de la polémique faite au sujet de ce camp (1). »

   De telles réactions, dans un pays réputé pour être la patrie des droits de l’homme et la terre de refuge des proscrits, ne peuvent manquer d’étonner. Il faut donc tenter d’expliquer les raisons d’un tel manque de solidarité.

  En réalité, la création de Rieucros – premier camp d’un véritable réseau d’internement français – est le résultat d’une série de conjonctures, aussi bien politiques que sociales. Entre 1918 et 1939, l’attitude des gouvernants et celle de l’opinion publique française à l’égard des immigrés évoluent : du fait de la crise économique et sociale qui gagne la France à partir du début des années trente et des menaces de guerre de plus en plus précises, la générosité et la compassion cèdent peu à peu le pas à la méfiance, voir à l’hostilité.

 

La tradition d’accueil de la France

  Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France se trouve dans une situation propice à l’immigration. Alors que c’est le pays d’Europe qui, depuis la fin du XIXè siècle, a le plus faible taux de natalité, elle a subi, du fait des combats, de nombreuses pertes en vies humaines et compte en outre beaucoup de blessés et d’invalides. La population active est de ce fait réduite numériquement ou diminuée physiquement, tandis que l’industrialisation du pays s’accélère. L’adoption de la Loi du 28 avril 1919, qui limite à huit heures la durée de la journée de travail, entraîne des besoins supplémentaires en main-d’œuvre, que les travailleurs étrangers vont venir combler.

  Ces derniers sont d’autant plus enclins à venir en France qu’à partir des années vingt, les principaux pays d’immigration – ceux du continent Américain, en particulier – promulguent des lois restrictives (#) et s’entourent de barrières protectionnistes (#). Dans le même temps, se produisent dans différents pays des évènements qui provoquent l’émigration : l’avènement du fascisme Italien en 1922, les troubles sociaux et politiques des années vingt en Espagne…L’émigration politique tend à se développer et la France fait traditionnellement figure de terre d’asile pour les démocrates et les révolutionnaires, d’ « exécutrice testamentaire de la Grande Révolution (2) ».

  D’autres pays connaissent au cours de cette période d’importants problèmes de surpopulation et de misère et un pourcentage croissant de chômeurs (#) – dont un certains nombre viennent grossir encore les rangs des immigrants en France. Ils sont en majorité originaires des pays méditerranéens --- Espagne, Portugal, sud de l’Italie – et d’Europe centrale et orientale – Autriche, Tchécoslovaquie, Hongrie et Pologne.

  La France, qui laisse ses frontières ouvertes et où l’on demeure assuré de trouver du travail, devient ainsi, pendant les années vingt, le plus important pays d’immigration d’Europe. Le nombre des étrangers résidants en France ne cesse de croître. Entre 1914 et 1924, il passe de 1 150 000 à 1 500 000 (3). En 1926, il atteint le chiffre de 2 500 000 et il dépasse les trois millions en 1934.  Le pourcentage des étrangers par rapport au chiffre total de la population vivant sur le sol Français avoisine alors les 7%.

  Que représente, dans ce contexte, l’immigration juive ? Il est assez difficile d’en connaître les chiffres avec précision, car il n’existe pas de statistiques confessionnelles ; mais il apparaît que le courant migratoire juif en France, relativement faible avant la Première Guerre mondiale – le pays ne compte guère que 50 000 juifs étrangers en 1914 --- a augmenté considérablement à partir de 1917-1918 : plus de 150 000 nouveaux immigrants juifs arrivent en France dans l’entre deux guerres. Dans les années vingt, ils viennent surtout de Pologne, de Russie et de Roumanie, en raison des difficultés économiques et, parfois, de la recrudescence de l’antisémitisme. On trouve également parmi eux des Grecs et des Turcs incités à émigrer à la suite des bouleversements causés par la Première Guerre mondiale. Ils choisissent plutôt de s’installer à Paris, dans le midi autour de Marseille, ou dans les régions frontalières de l’Est, région traditionnelle d’implantation juive. La France devient ainsi l’un des pays de prédilection des immigrants juifs.

  Jusqu’en 1926, elle assume fidèlement sa vocation de terre d’accueil et son gouvernement favorise l’intégration des immigrés établis sur son sol. A partir de cette date, il commence toutefois à adopter des lois restrictives à l’égard des étrangers, dans le but officiel de protéger la main-d’œuvre nationale.

Premières ambiguïtés

  La Loi du 11 août 1926 (4) consacre légalement l’existence de la carte d’identité de travailleur étranger, que tout employeur doit exiger de ses ouvriers immigrés. Cette loi interdit d’employer des étrangers dans une profession autre que celle qui leur a permis d’obtenir la carte de travailleur ; elle proscrit également l’embauche avant l’expiration du contrat de travail lié à la délivrance de la carte d’identité. De plus, les chefs d’entreprise qui utilisent une main-d’œuvre étrangère doivent tenir un registre spécial, susceptible d’être contrôlé par des agents de l’Etat. Le Décret du 20 janvier 1927 (5) précise la manière de tenir ce registre et les colonnes qu’il doit comporter. On en dénombre pas moins de onze !

  Si le gouvernement français semble ainsi vouloir contrôler plus étroitement les travailleurs étrangers établis sur son sol, il se montre néanmoins disposé, parallèlement, à faciliter le processus d’intégration de ceux qui lui donnent satisfaction. Par la Loi du 20 juillet 1927 (6), les enfants nés en France d’un père étranger né lui-même en France deviennent Français ; il en va de même pour ceux qui sont nés d’un père « naturalisé » ou d’une mère française --- quelle que soit la nationalité de son époux. Les enfants nés en France d’une mère étrangère née elle-même en France et les enfants nés en France de parents étrangers peuvent désormais, à leur majorité, opter pour la nationalité Française.

  Les immigrés peuvent demander à bénéficier de la procédure de naturalisation après avoir séjourné trois années en France. La Loi du 10 août 1927 précise que ce délai est éventuellement raccourci pour les étrangers qui ont apporté à la France « des talents distingués » -- expression qui, aux termes de cette loi, peut désigner la création d’une entreprise industrielle, le développement d’une exploitation agricole, ou encore l’obtention de diplômes universitaires délivrés par une faculté française.

  Ces mesures entraînent une augmentation importante des demandes de naturalisation : le chiffre des postulants, qui était de 25 000 en 1925, passe à 47 00 en 1927 et à 66 000 en 1928 (7).

Après une procédure assez longue (dix-huit mois environ) et coûteuse (plus de 15 00 francs), certains immigrés obtiennent également le droit de franciser leur nom.

  Vers la fin des années vingt, l’attitude des pouvoirs publics français face à l’immigration semble donc assez contradictoire : d’une part, une politique généreuse et un accueil chaleureux envers les nouveaux arrivants, d’autre part, une administration exigeante et tracassière.

  A partir de 1931, la crise économique qui se manifeste aux Etats-Unis depuis 1929 gagne la France. Si l’on affecte l’indice 100 à la production industrielle française de 1929, on obtient 99 pour 1930, 86 pour 1931 et 73 pour 1932. Le nombre de chômeurs secourus passe de 1 700 en 1930 à 45 400 en 1931, 260 00 en 1932 et il atteint 400 00 en 1935 (8). A ces difficultés s’ajoutent la réduction du temps de travail dans de nombreuses entreprises --- accompagnée d’une perte de salaire – et la baisse des prix agricoles. Les classe moyennes, paysans et artisans, sont à leur tour touchées par la crise.

Peu à peu les immigrés font figure de concurrents indésirables.

« L’obligation de se restreindre rend les hommes involontairement égoïstes : ils pensent à eux d’abord et deviennent moins généreux pour les autres », peut-on lire dans un numéro des Cahiers des droits de l’homme paru en octobre 1931. Et le député conservateur Taittinger déclare à la tribune de la chambre, le 13 novembre 1931 : « Il faut d’abord penser aux nôtres. Je peux avoir des frères à travers l’humanité, mais mon frère immédiat est mon frère français. Permettez-moi de penser d’abord à lui (9). »

  Le mécontentement né des difficultés économiques et sociales, l’inquiétude qui en découle se traduisent sur le terrain politique et législatif. Le 10 août 1932, la Loi dite «  Loi de contingentement de la main-d’œuvre étrangère » est adoptée : elle donne au gouvernement des pouvoirs très larges pour limiter la proportion des travailleurs étrangers dans de nombreuses branches d’activité professionnelle, selon un code minutieusement établi dans les différentes régions *.

  Les autorités françaises considèrent désormais la main-d’œuvre étrangère comme une main-d’œuvre de complément, qu’on utilise seulement à défaut de nationaux – tout en la soupçonnant d’exercer à l’égard de ces derniers une concurrence déloyale et de constituer une menace pour la paix sociale dans le pays. Au même moment, la France subit un nouveau flux d’immigrants : celui des réfugiés qui, à partir de 1933, fuient l’Allemagne hitlérienne.

Le problème des réfugiés d’Allemagne

  L’émigration Allemande commence dès la désignation de Hitler comme chancelier du Reich, au lendemain du 30 janvier 1933. Le processus s’intensifie après l’incendie du Reichstag à Berlin – dans la nuit du 27 au 28 février 1933 --, qui est suivi de l’arrestation de 4000 opposants au régime ou suspects. Puis il se développe constamment jusqu’en 1939, en des flux successifs qui s’organisent en fonction des évènements que traverse l’Allemagne nazie (la nuit de cristal, notamment) ou au gré des facilités accordées parfois aux candidats à l’émigration. Ainsi, nombreux sont ceux qui, profitant de la clémence avec laquelle les autorités permettent aux étrangers de venir en France à l’occasion de l’exposition internationale « Arts et techniques », en mai 1937, ne repartent pas (10).

  Un rapport de la préfecture de police de Paris, en date du 23 septembre 1933, indique le chiffre de 6 000 réfugiés d’Allemagne en France *. Le 28 novembre 1933, elle signale que 9004 personnes venues d’Allemagne se trouvent désormais en France : 7195 d’entre elles seraient de nationalité Allemande, les autres étant des juifs Polonais ou des réfugiés Russes, Roumains, Lituaniens ou Estoniens qui vivaient en Allemagne, parfois depuis plusieurs générations, sans avoir acquis la citoyenneté (Ostjuden). Une autre note, en date du 10 mai 1933, estime que, sur tous les réfugiés en provenance d’Allemagne qui se sont présentés dans les services de la préfecture de police, « 150 seulement ne sont pas de religion israélite (11) ». Au total, on estime à 25 000 environ le nombre de réfugiés d’Allemagne venus en France en 1933, dont deux tiers de Juifs **.

  Leur situation est extrêmement difficile, malgré les efforts des comités de secours organisés pour leur venir en aide, tels le Secours ouvrier et le Secours rouge international d’obédience communiste, le Comité Matteoti de tendance socialiste et, pour les réfugiés juifs plus particulièrement, le Comité national de secours aux réfugiés d’Allemagne victimes de l’antisémitisme. En 1933, ni l’Etat ni la ville de Paris ne participera à l’hébergement de ces réfugiés. Seules les autorités militaires acceptent de fournir quelques locaux, par exemple ceux du camp de Saint-Maur – dans lequel les conditions de vie sont tellement désastreuses que le journal L’Humanité titre, le 20 septembre 1933 : « Camp de concentration à Paris ».

  Les communistes et les socialistes tiennent en effet à affirmer hautement leur soutien aux opposants anti-hitlériens réfugiés en France. Dès le 28 mars 1933, lors de la discussion du budget, le député socialiste Jules Moch interpelle en ces termes le ministre de l’Intérieur, Camille  Chautemps : « La France, j’en suis sûr, voudra rester, dans cette Europe en folie, le refuge de tous les persécutés. Des ordres, n’est-ce pas, Monsieur le Ministre, seront donnés à toutes nos frontières pour que ceux qui auront pu fuir les fusils nazis ou les mitrailleuses de la Reichswehr, là où on en a déjà placé, trouvent chez nous cet accueil fraternel qui a été de tout temps la gloire et l’honneur de la France (12) ? »

  Après discussion avec ses collègues du gouvernement, Camille Chautemps décide d’ouvrir les frontières aux réfugiés Allemands et en particulier aux  « Israélites ». Le 20 avril 1933, il demande aux consuls Français en poste en Allemagne d’ « examiner dans l’esprit le plus large et le plus libéral » les demandes de visa émanant de juifs. Même si ceux-ci se présentent aux frontières sans passeport, il faut leur accorder l’autorisation d’entrer sur le territoire Français et un sauf-conduit leur permettant de se rendre à l’adresse qu’ils indiqueront. Ils devront alors entreprendre de faire régulariser leurs papiers. Camille Chautemps recommande aux préfets d’instruire ces dossiers dans les meilleurs délais (13). Ces dispositions libérales s’accompagnent cependant de quelques restrictions : la validité des visas accordés par les consuls en Allemagne n’excède pas deux mois, celle des sauf-conduits délivrés aux frontières est limitée à vingt jours ; enfin, il est rappelé aux réfugiés anti-hitlériens qu’ils ne doivent pas se livrer à aucune activité politique sur le sol français, sous peine d’expulsion immédiate.

  En ces temps de crise économique, les réfugiés désireux de venir en France doivent également pouvoir subvenir à leurs besoins sans être à la charge de l’Etat qui les accueille. A cet égard, il semble que les Juifs préoccupent particulièrement les autorités diplomatiques françaises. Le 5 avril 1933, Pierre Arnal, chargé d’affaires de France à Berlin, écrit à Joseph Paul Boncour, ministre des Affaires étrangères : « Autant il peut y avoir intérêt pour nous à accepter l’installation définitive d’éléments soigneusement choisis * et dont la plupart souhaitent pouvoir adopter à la longue la nationalité française, autant il conviendra sans doute de procéder à un filtrage sérieux en ce qui concerne les Juifs de condition inférieure, pour la plupart venus en Allemagne à une date très récente (14). »

  Jean Dobler, secrétaire d’ambassade, consul général de France à Cologne, prend quand à lui l’initiative de mesures concrètes.

Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères le 27 avril 1933, à la suite d’un message d’André François Poncet lui demandant de « procéder à une discrimination des demandes en faveur de ceux qui offrent des garanties suffisantes », il précise : « j’ai immédiatement prescrit que, dorénavant, tout postulant à un visa devrait remplir un formulaire indiquant sa confession religieuse ; et que, dans le cas d’un Israélite, nous suspendrions l’octroi du visa au résultat d’une enquête à mener auprès de la banque donnée comme référence par l’intéressé *. Je pourrai ainsi, certainement, écarter un assez grand nombre d’Israélites qui ne possèdent aucune ressource ou qui n’en possèdent que d’insignifiantes. Si, par contre, l’enquête bancaire révélait que nous avons affaire avec certains Israélites qui jouissent en Allemagne d’une bonne situation, il n’y a évidemment aucun danger et il peut même y avoir intérêt pour nous à leur offrir l’hospitalité.[…] J’estime en effet hautement préférable de ne laisser entrer en France que les Israélites que nous sommes réellement disposés à y conserver. Selon les dernières instructions de l’ambassade, je n’accorde plus aux Israélites Allemands réfugiés que des visas leur permettant un séjour de deux mois en France. Mais il est vain de croire que, ces deux mois expirés, nous pourrons les refouler de France s’ils ont épuisé leurs dernières ressources ; nous pourrons bien en refouler quelques –uns, mais pas le plus grand nombre, parce qu’il s’agira de réfugiés politiques que nous aurons l’air de rendre à la persécution. Et parce qu’il s’agira en outre --- je crois pouvoir l’ajouter – d’hommes particulièrement tenaces et de beaucoup d’entregent (15). »

  Quelques jours plus tard, il signale qu’il a réduit le nombre des visas accordés à des Juifs : 245 au mois d’avril 1933, 190 seulement en mai. Il se déclare satisfait d’un tel résultat **, d’autant plus qu’à ses yeux les Juifs d’Allemagne « ne sont plus à proprement parler des réfugiés » : « L’exercice de leur religion, la sécurité de leur personne sont à cette heure, en Allemagne, véritablement garanties. Aucun péril actuel ou imminent ne peut être invoqué par eux pour nous demander, au nom des droits supérieurs de l’Humanité, l’ouverture de nos frontières. Il n’y a en vérité à leur exode que des raisons de convenance et celles-ci ne devraient pas l’emporter sur les raisons de nos propres convenances.[…] Les ’’réfugiés’’ israélites qui nous demandent à cette heure l’hospitalité ne sont que des commerçants ou des employés --- c’est-à-dire des gens qui ne sont en butte, en Allemagne, à aucune persécution et que le seul espoir de meilleures affaires attire en France. Sauf rares exceptions, cette immigration-là n’est pas intéressante pour nous.[…] J’ai vécu dans trop de pays d’émigration et d’immigration, dans trop de pays que rongeaient les minorités ethniques, pour ne pas sentir toute l’importance de ces visas (16). » Et il cite le cas d’une famille dont le père, représentant de commerce, ne peut justifier que d’une somme de 3000 marks : « dans ces conditions, Monsieur Wilhelm G. n’est pas à même à vivre en France de ses propres ressources ni de fonder en France une affaire qui donnerait du travail à des employés Français ; Il ne peut vivre en France qu’en occupant un emploi qui sera perdu pour un chômeur Français. C’est pourquoi j’ai refusé à Monsieur G. le visa de son passeport.[…] Le cas de Monsieur G. serait sans intérêt s’il n’illustrait parfaitement les dangers que ferait courir à notre patrie une immigration germano-israélite qui ne serait pas très rigoureusement contrôlée (17). »

  Ces mesures restrictives frappent non seulement des Juifs de nationalité Allemande appartenant aux classes moyennes ou modestes, mais surtout de très nombreux Ostjuden, dont la situation économique est généralement très précaire.

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Photo ci-dessus de la rafle du  Vél-d’hiv ..

Xénophobie et antisémitisme

  Cependant, malgré les précautions prises par le gouvernement français, l’indignation se manifeste dans la presse de droite, dont de nombreux articles dénotent des relents prononcés d’antisémitisme. Paradoxalement, les tenants de ces courants expriment une admiration à peine voilée pour l’autorité et l’énergie de Hitler, tout en rappelant que l’Allemagne est, traditionnellement, l’ennemie héréditaire de la France et qu’il convient donc de se méfier des immigrants Allemands, quels qu’ils soient. Les Juifs sont particulièrement honnis : L’Ami du peuple du 20 juin 1933 fustige « le flot pressé des judéo-socialo-germains », tandis que dans Le Temps, journal de grande audience, Paul Morand écrit dès le 31 mars 1933 : « Deux mois plus tard, Roland de Puymaigre, conseiller municipal de Paris, demande au préfet de la Seine s’il n’est pas possible de faire une distinction entre réfugiés Juifs et non juifs, et il ajoute : « Parmi eux [ces réfugiés juifs], combien d’êtres indésirables venant accroître le nombre des sans-travail et augmenter d’autant, par ce temps de crise économique, la charge si lourde qui pèse sur le pays (18) ! »

  De tels propos influencent peut-être la mise en place de dispositions de plus en plus restrictives en matière d’immigration. Le 18 juillet 1933, le ministre de l’Intérieur précise que, désormais, seuls seront accueillis en France les titulaires du passeport Allemand --- mesure particulièrement défavorable aux Ostjuden. Au mois d’octobre 1933, les dispositions libérales du 20 avril sont abolies : dorénavant, on ne délivre plus de visa qu’aux réfugiés munis de toutes les pièces nécessaires. Des instructions sont données à l’ambassadeur de France à Berlin, André François Poncet, et à Aimé Leroy, en poste à Munich, leur recommandant de redoubler de vigilance (19). De nombreux réfugiés d’Allemagne franchissent alors illégalement la frontière Française. Une grande partie d’entre eux sont interceptés et refoulés. Devant l’indignation de la gauche Française --- en particulier de Léon Blum --- , Camille Chautemps invoque des raisons financières et affirme qu’il a lancé un appel pressant à la SDN, afin qu’elle prenne en charge ce problème.

  Les accents xénophobes se font de plus en plus forts. Le nombre de questions écrites portant sur la protection de la main-d’œuvre nationale déposées par des députés ou des sénateurs augmentent de manière significative : il n’y en avait qu’une en 1929, il y en a vingt en 1933. Au mois de novembre 1933, le sénateur de l’Aveyron Raynald dépose une proposition de loi visant à assurer du travail aux ouvriers Français exclusivement, jusqu’à la fin de la crise. Des violentes campagnes antisémites se développent, alimentées par les lignes d’extrême droite : « Notre folle sensiblerie, écrit le colonel de La Roque, nous condamne à héberger une foule grouillante de outlaws que rien ne garanti ’20). »

  Au lendemain de l’émeute du 6 février 1934, le gouvernement Daladier est remplacé par un ministère d’Union nationale présidé par Gaston Doumergue. Le 13 novembre 1934, c’est un nouveau gouvernement, présidé par Pierre Etienne Flandin, qui dirige la France avant d’être remplacé à son tour, le 7 juin 1935, par le gouvernement Laval. Ces gouvernements successifs adoptent une série de mesures défavorables aux étrangers : à partir de 1935, ces derniers sont progressivement écartés des professions médicales et leur activité dans le domaine artisanal et commercial est strictement réglementée. Ces dispositions ne visent pas particulièrement les réfugiés d’Allemagne, mais elles les frappent d’autant plus durement qu’ils sont arrivés en France depuis peu et que, bien souvent, ils n’ont pas encore régularisé leur situation ni trouvé un emploi. Or, la circulaire n°139 adressée aux préfets par le ministre de l’intérieur, à la date du 4 décembre 1934, insiste sur la nécessité d’intensifier les mesures de refoulement et d’expulsion pour tous les réfugiés qui se trouvent dans ce cas (21). Malgré les protestations indignées de Léon Blum et du député socialiste Marius Moutet, le décret du 6 février 1935 subordonne la possibilité pour un étranger de changer de domicile pour occuper un emploi salarié à l’obtention préalable d’un contrat de travail visé par les services compétents du ministère du Travail. Quelques semaines auparavant, un nouveau flux de réfugiés en provenance de la Sarre est arrivé en France, à la suite du plébiscite qui a rattaché celle-ci à l’Allemagne *.

  Au cours des années 1935 et 1936, il devient de plus en plus difficile pour les émigrés en provenance du Reich d’entrer légalement sur le sol Français.

La promulgation des lois raciales de Nuremberg, en septembre 1935, n’adouci pas l’attitude des dirigeants Français à l’égard des réfugiés juifs. Ceux qui sont déjà à Paris se voient souvent refuser une prolongation de séjour, comme en témoigne par exemple cette lettre du ministre de l’Intérieur au préfet de police de Paris, en date du 7 juin 1936 : « Monsieur le Consul de France à Cologne vient de signaler à Monsieur le Président du Conseil, ministre des Affaires étrangères, le nombre toujours grandissant d’Israélites Allemands qui sollicitent des visas pour la France et ajoute qu’il se voit souvent dans l’obligation de donner à ces requêtes une suite favorable, en raison du luxe de justifications qui les accompagne. Notre représentant estime cependant que ces demandes ont pour but véritable des voyages de’’reconnaissance’’ en prévisions ultérieures et il suggère que la prolongation de ces autorisations de courte durée soit refusée en France d’une manière stricte et impitoyable. J’adopte entièrement ce point de vue et vous prie de bien vouloir donner des instructions à vos services intéressés pour qu’aucun des visas de passeport accordés à un Israélite Allemand ne soit prolongé, même pour une durée très restreinte, sans l’assentiment de mon département (22). »

Sous le Front populaire, un sous-secrétaire d’Etat à l’immigration

  Sous le gouvernement de Front populaire, les dispositions adoptées en février 1935 à l’égard des candidats à l’immigration sont officiellement maintenues mais, dans la pratique quotidienne, elles sont souvent adoucies et les autorités font preuve d’u réel souci de bienveillance à l’égard des réfugiés. Ceux qui sont munis de titres de séjour provisoires sont autorisés à circuler librement d’un département à l’autre. Les refoulements sont moins fréquents et, le 17 septembre 1936, le gouvernement institue un « certificat de réfugié en provenance d’Allemagne » qui ne tient pas compte de la citoyenneté d’origine : l’instauration de ce document diminue l’insécurité juridique dont souffraient notamment de nombreux immigrés originaires de l’Est européen. Elle leur permet aussi de voyager librement sur le territoire des membres de la SDN.

Le 15 juin 1937, la commission consultative pour le rapport préparatoire au congrès de Tours de la Ligue des droits de l’homme dresse le bilan suivant : sur 3014 personnes venant d’Allemagne dont le dossier a été examiné par les autorités gouvernementales compétentes, 2490 ont été reconnues comme des réfugiés authentiques et peuvent désormais bénéficier du « certificat de réfugié (23) ».

  Le gouvernement nomme un sous-secrétaire d’Etat chargé des services de l’immigration et des étrangers, Philippe Serre. Celui-ci élabore différents projets visant à établir un véritable statut des étrangers et à définir et mettre en place une politique de l’immigration. Mais, du fait du changement de gouvernement, au printemps 1938, ces efforts --- sans doute assez lents et insuffisants --- ne se concrétisent pas.

  Malgré la timidité relative de sa politique d’immigration, le Front populaire est néanmoins accusé par la droite de pratiquer un favoritisme éhonté à l’égard des étrangers, des Juifs en particulier : «  de nombreuses familles de youtres berlinois remontaient les Champs Elysées au cri de ’’Fife le Vront bobulaire*’’ ! », écrira ainsi Lucien Rebatet dans Les Décombres, rendant compte des manifestations du 14 juillet 1936.

  L’antisémitisme se développe. Au mois de mai 1935, Darquier de Pellepoix --- qui, quelques mois plus tôt, a constitué une Association des blessés du 6 février 1934 --- est élu conseiller municipal à Paris, sur un programme « national anti-juif ». Au mois de juin 1936 il dépose une proposition de loi tendant à l’annulation des naturalisations effectuées depuis le 11 novembre 1918 et à la promulgation d’un statut réglementant pour les Juifs le droit de vote, l’éligibilité et l’accession aux fonctions publiques. Léon Blum est attaqué à titre personnel avec une rare violence et, bien souvent, directement en tant que Juif. Lors du débat d’investiture au Parlement, le 6 juin 1936, Xavier Vallat déclare ainsi à la tribune : « Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un Juif (24) ! » Et Maurice Bedel écrit dans Bengali , paru en 1937 : « Arrivé au pouvoir du gentil pays de France par les ruelles de Jérusalem, les travers de Bulgarie, l’étape d’Alsace et le détour de Narbonne […], Monsieur le Président du Conseil, venu d’une race errante, campé en Ile-de-France par un hasard qui l’eut aussi bien mené à New York, au Caire ou à Vilna, installé dans le provisoire d’une étape en pays d’Occident, Monsieur le Président du Conseil se sentait incommodé d’être le chef d’un peuple étranger à sa chair. »

« Débarrasser notre pays des éléments étrangers indésirables »

  La situation internationale s’aggrave encore au cours des premiers mois de l’année 1938. La menace d’une guerre imminente se précise depuis que les troupes allemandes ont envahi l’Autriche, le 11 mars 1938. En France, le Front populaire s’effondre ; cette désagrégation va bientôt entraîner des difficultés accrues pour les immigrés.

  Le 14 avril 1938, c’est-à-dire le jour même de l’entrée en fonction du gouvernement Daladier, le ministre de l’intérieur Albert Sarraut adresse aux préfets une circulaire* dans laquelle il souligne la nécessité de « mener une action méthodique, énergique et prompte en vue de débarrasser notre pays des éléments étrangers indésirables qui y circulent et y agissent au mépris des lois et des règlements ou qui interviennent de façon inadmissible dans des querelles ou des conflits politiques ou sociaux qui ne regardent que nous ». Il termine en demandant aux préfets d’exiger des immigrés « le renoncement sur notre territoire à toute action en faveur des conflits d’opinion auxquels ils ont pu participer dans leurs pays d’origine (25) ». Comme tous les autres étrangers, les réfugiés doivent s’engager à respecter une neutralité absolue. Cette mesure est particulièrement mal perçue par les militants antifascistes et par beaucoup de Juifs immigrés --- dans cette seconde moitié des années trente, ces derniers sont en effet de plus en plus nombreux à fréquenter divers groupements politiques communistes, bundistes ou sionistes.

  Entre l’Anschluss (15 mars 1938) et la crise de Munich (septembre 1938), 8000 Autrichiens --- opposants politiques et réfugiés raciaux --- arrivent en France, tandis que les Allemands et les Ostjuden continuent d’affluer, souvent dans un état de dénuement extrême. En effet, le gouvernement nazi a désormais recours à la Reichsfluchtsteuer, une taxe à l’émigration qu’avait instaurée la République de Weimar en 1931, afin de préserver les réserves allemandes en devises étrangères et de décourager les candidats à l’émigration. A partir de 1938, l’application de cette taxe, qui ruine les réfugiés, rapporte environ 900 millions de marks au Trésor allemand.

  La situation des étrangers résidant sur le sol Français est également aggravée par l’adoption du décret-loi du 2 mai 1938 et des lois du 14 mai 1938. Selon ces nouvelles dispositions, les étrangers qui ont pénétré en France irrégulièrement sont passible d’une amende de 100 à 1000 francs et ils peuvent même subir une peine d’emprisonnement d’un mois à un an. Les personnes qui les ont aidés encourent des peines semblables. Le préfet est désormais le seul à pouvoir accorder ou refuser la prolongation de validité de la carte

d’identité pour les étrangers ; celle-ci ne peut plus être délivrée que pour un département déterminé, à l’exclusion de tous les départements frontaliers. Les propriétaires de logement ou les hôteliers qui hébergent des étrangers doivent en faire la déclaration au commissariat de police. L’infraction à ces dispositions entraîne l’expulsion des étrangers hors de France ; un budget de cinq millions de francs est consacré aux frais de rapatriement.

  Ces mesures soulèvent un vaste mouvement de protestation en France. Dès le 16 mai 1938, Henri Guernut, Justin Godart et le professeur Hadamart, au nom du comité pour la défense des droits des Israélites en Europe centrale et orientale, adressent une protestation écrite à Edouard Daladier (26) et, dans L’Humanité du 18 mai 1938, le Secours populaire français publie une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut : « Que reproche-t-on à ces réfugiés politiques ? C’est d’être entrés en France sans avoir obtenu d’un consulat français un visa pour la France ! Comme si ces gens traqués, pourchassés, fuyant la nuit de village en village, passant la frontière au péril de leur vie, pouvaient obtenir un passeport de leur pays et un visa d’un consulat français ! Pour la grandeur de notre pays, nous nous refusons à croire que les services officiels du ministère de l’Intérieur vont pouvoir continuer à expulser, à refouler, à jeter hors de France des hommes et des femmes dignes de notre idéal de paix et de fraternité. »

  Selon David Weinberg, plus de 20 000 Juifs sont touchés par les mesures de mai 1938 (27). Plusieurs centaines d’entre eux sont emprisonnés, parfois pendant des mois. Les journalistes de la Naï Presse --- quotidien communiste lu essentiellement par des Juifs immigrés – constatent avec amertume, le 3 juin 1938, une augmentation importante du nombre des suicides dans la communauté Juive immigrée au cours des dernières semaines. La nouvelle des accords de Munich accroît encore l’angoisse des réfugiés : « Je suis sans espoir quant à notre propre destinée, notre Alma Malher-Werfel. On ne peut pas vivre sans aucun projet d’avenir. Je suis à bout (28). » Dans une lettre adressée à Stefan Zweig, Joseph Roth exprime lui aussi son anxiété : « Qu’allons-nous devenir ?[…]

L’idée que les démocraties pourraient nous livrer, sur un coup de sifflet, me rend fou (29). »

  Le 7 novembre 1938, un jeune Juif d’origine Polonaise, Hershel Grynszpan, assassine Ernst Vom Rath, troisième secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris. Les dirigeants nazis organisent à travers toute l’Allemagne --- soi-disant à titre de représailles --- des exactions contre des synagogues, des boutiques et des habitations appartenant à des Juifs, dont beaucoup sont agressés et molestés : c’est la Nuit de Cristal (9-10 novembre 1938). Au cours des semaines suivantes, de nombreux Juifs Allemands, de plus en plus conscients des menaces qui pèsent sur eux, quitte le Reich et viennent grossir les rangs des réfugiés en France où les propos antisémites redoublent de violence. Le gouvernement Daladier promulgue alors une nouvelle série de décrets, qui restreignent encore la liberté de choix pour les immigrés en matière de travail, de logement et d’association.

La création de « centres spéciaux de rassemblement »

  La politique française à l’égard des étrangers se durcit sans cesse.

Le décret-loi du 12 novembre 1938 aggrave encore les dispositions du mois de mai. L’assignation à résidence --- déjà prévue par le décret-loi du 2 mai --- est complétée par l’institution de centres d’internement : « Sans doute le ministre de l’Intérieur a-t-il le droit d’expulser les étrangers résidants en France ou, s’ils sont dans l’impossibilité de trouver un pays qui les accepte, peut-il leur assigner une résidence.[…] Mais il est de ces étrangers qui, en raison de leurs antécédents judiciaires ou de leur activité dangereuse pour la sécurité nationale ne peuvent, sans péril pour l’ordre public, jouir de cette liberté encore trop grande que confère l’assignation à résidence. Aussi est-il apparu indispensable de diriger cette catégorie d’étrangers vers des centres spéciaux où elle fera l’objet d’une surveillance permanente que justifient leurs infractions répétées aux règles d’hospitalité (30). » Ce texte ne prévoit pas de recours juridique pour les étrangers frappés d’internement.

  Le premier de ces centres, Rieucros, est donc créé le 21 janvier 1939. Un décret signé conjointement par Albert Lebrun, Edouard Daladier et Albert Sarraut précise : « Un centre spécial de rassemblement est créé dans la commune de Mende, au lieu dit ’’Rieucros’’. […] Pourra être astreint à résider dans ce camp tout étranger soumis au régime établi par l’article 11 du décret-loi du 2 mai 1938, modifié par l’article 25 du décret-loi du 12 novembre 1938 (31). » Des mesures secrètes élaborées en avril 1939 par l’Etat-major complètent les dispositions du décret-loi du 12 novembre 1938 : elles prévoient qu’en cas de mobilisation tous les étrangers de sexe masculin âgés de dix-sept à cinquante ans devront être concentrés dans le plus bref délai possible dans les centres de rassemblement pour étrangers, puis répartis en unités de travailleurs, selon leur formation et leur spécialité, afin d’être « employés à des travaux divers au profit des régions militaires ou des services publics ». Une seule exception est prévue pour les étrangers ayant un fils dans l’armée française (32).

  La création des centres/camps de rassemblement pour étrangers a donc été prévue bien avant la guerre, dans le contexte du durcissement de la politique française d’immigration, lié à la crise économique, sociale et politique. Les autorités ont même pris certaines dispositions minutieuses en matière d’internement. Il est prévu, par exemple, de multiplier le nombre des camps « de façon à éviter aux étrangers des mouvements individuels trop longs pour gagner ces points ». En revanche, rien n’est vraiment organisé quand au fonctionnement concret de ces centres ni à l’existence matérielle des internés. Ces lacunes expliquent peut-être en partie l’improvisation qui va régner lors de l’ouverture des premiers camps.

  Alors que l’économie française ne parvient pas à sortir de la crise et que la guerre semble imminente, les étrangers représentent aux yeux de nombreux Français un double danger : pour l’emploi et pour la paix *. L’extrême droite dénonce aussi les « complots juifs » comme visant à altérer la pureté de la culture française et à menacer les fondements mêmes de la civilisation chrétienne. Les réfugiés juifs subissent donc très durement les rigueurs de la législation et les flambées d’antisémitisme. Certains d’entre eux tentent alors de poursuivre leur route vers une nouvelle terre d’accueil, mais les pays occidentaux, craignant un véritable déferlement, ferment de plus en plus hermétiquement leurs frontières.

La généralisation des restrictions à l’immigration

  La Suisse a modifié sa politique traditionnelle d’accueil. Elle veille à préserver sa neutralité dans une Europe de plus en plus déstabilisée et à maintenir la paix sociale, malgré la montée du chômage et les flambées de xénophobie. Certes, elle accueille plusieurs milliers de réfugiés d’Allemagne et d’Autriche, mais elle conçoit cette hospitalité comme temporaire et les incite à partir plus loin, leur rendant quasi impossible toute intégration professionnelle et sociale. Au mois d’août 1938, le gouvernement décide de fermer les frontières et d’expulser tous les réfugiés en situation irrégulière. Le 4 octobre 1938, il conclut avec l’Allemagne un accord aux termes duquel les Allemands munis d’un passeport indiquant qu’ils sont Juifs doivent désormais demander une autorisation spéciale pour entrer en Suisse. Celle-ci peut ainsi endiguer le flot des Réfugiés sans entraver la libre circulation des touristes et des hommes d’affaires Allemand. Ceux qui tentent de franchir illégalement la frontière sont reconduits immédiatement à la frontière Allemande. L’expression « la barque est pleine » prévaut désormais.

  Jusqu’à la fin de l’année 1937 (date à laquelle Mussolini adhère au pacte anti-Komintern), l’Italie offre l’hospitalité à plus de 5000 réfugiés du Reich. Mais la situation évolue brutalement à partir de l’automne 1938 ; le gouvernement italien  promulgue alors un décret qui enjoint aux Juifs Allemands de quitter  le pays dans les six mois.

  On évalue à 50 000 environ le nombre de réfugiés d’Allemagne accueillis en Grande-Bretagne à partir de 1933 (dont 80% de Juifs). Venus dans les premiers mois de l’instauration du régime nazi, la plupart d’entre eux appartiennent aux classes moyennes et aisées, et ils ont pu emporter avec eux une partie de leurs biens. Telle a été, du reste, la condition imposée par les autorités anglaises, désireuses de recevoir uniquement des réfugiés « valables, travailleurs et acceptables (33) ».

  Pour la Grande-Bretagne, le véritable problème se trouve plutôt en Palestine. A partir de l’accession de Hitler au pouvoir, l’immigration juive en « terre d’Israël » s’est brutalement accrue : au milieu des années trente, les Juifs sont environ 400 000, soit le tiers de la population totale du pays. Un tel développement démographique inquiète profondément les Arabes, qui déclenchent une violente révolte en 1936. Prévoyant un conflit ouvert avec l’Allemagne, la puissance mandataire, qui ne souhaite pas s’aliéner le soutien arabe, reconsidère sa politique vis-à-vis de l’implantation du foyer juif et, à partir de 1936, elle restreint sévèrement l’immigration juive en Palestine : après avoir atteint leur chiffre maximal en 1935 (62 000), les effectifs des immigrants ne sont plus que de 10 60 en 1937 – soit à peine plus qu’en  1932, avant l’avènement de l’hitlérisme (9500) (34). Cette politique aboutit, au printemps 1939, à la promulgation du Livre blanc, rendant quasi impossible l’asile en Palestine pour les Juifs fuyant l’hitlérisme.

  Le « rêve américain » paraît, aux yeux de nombreux Juifs du Reich, synonyme de sécurité. Mais après avoir cédé aux pressions des leaders juifs américains et assoupli les procédures d’accueil aux immigrants en 1935-1936, le gouvernement Roosevelt adopte des mesures sévères de restrictions. Il maintient désormais des quotas inférieurs à ceux des années vingt, tout en chargeant les autorités consulaires de s’assurer que les candidats à l’immigration pourront assumer leur indépendance économique sans risquer de devenir un poids pour la société américaine.

  Sous la pression de l’opinion publique américaine, plutôt favorable, au début du mois de juillet 1938, une conférence internationale sur cette question : la conférence d’Evian. Mais les membres des trente-deux délégations présentes n’interviennent guère que pour justifier la politique de restriction de leur gouvernement ou se féliciter mutuellement des efforts accomplis. Ces débats ne sont suivis d’aucun résultat tangible, si ce n’est l’accord de la conférence sur la proposition américaine de création, à Londres, d’un Comité intergouvernemental chargé de négocier avec les autorités du Reich pour limiter les expulsions et permettre aux émigrants de quitter l’Allemagne et l’Autriche dans de meilleures conditions, en emportant une partie de leur bien.

  Le Haut-Commissariat aux réfugiés d’Allemagne est  effectivement créé, le 11 octobre 1933, mais ses limites sont apparues d’emblée : il est stipulé qu’il ne peut agir directement au nom de la Société des Nations, ni en recevoir des fonds, mais qu’il est responsable devant un conseil administratif composé des représentants de quinze gouvernements désignés par le SDN. Son efficacité potentielle se trouve ainsi affaiblie dès sa naissance et, à partir de 1936, son rôle devient celui d’une administration consulaire aux ambitions limitées et aux ressources financières toujours insuffisantes. En février 1938, il signe la Convention de Genève sur les réfugiés d’Allemagne, qui conforte le statut des immigrés de longue date dans leurs pays d’accueil, mais ne règle en rien le sort des nouveaux arrivants.

  Au cours de la seconde moitié des années trente, l’Office international des réfugiés (appelé le plus souvent Office Nansen, du nom de son fondateur), créé en 1931, se désagrège peu à peu. En outre, il ne peut prendre en charge que les réfugiés « Nansen » (Russes, Arméniens, etc..), auxquels viennent s’ajouter en 1935 les émigrés Sarrois. Il ne peut guère secourir les réfugiés d’Allemagne et d’Autriche.

  Face à l’hitlérisme, l’échec des instances internationales est donc patent. Le rôle de la Société des Nations et ses possibilités d’action concrète et efficace en faveur des réfugiés sont beaucoup plus difficiles à définir qu’au début des années trente. A cela, deux raisons essentielles : même après avoir quitté l’organisation, à l’automne 1933, l’Allemagne nazie n’est pas complètement isolée sur la scène de la diplomatie internationale et certains gouvernements tiennent encore à le ménager ; ces mêmes gouvernements ne souhaitent pas non plus voir la SDN limiter leur droit souverain à élaborer la politique d’immigration de leur choix et, éventuellement, à refouler les étrangers qu’ils jugent indésirables.

  Faute de solution dans les pays occidentaux, les propositions les plus diverses --- et parfois les plus inattendues --- sont émises, notamment pour les réfugiés juifs dont beaucoup semblent prêts à s’expatrier à des milliers de kilomètres afin d’échapper à la menace nazie. Plus de 15 000 Juifs Allemands et Autrichiens trouvent ainsi refuge à Shanghaï entre 1938 et l’été 1939, date à laquelle les autorités Japonaises – qui occupent la ville à partir de 1937 --- limitent sévèrement cette immigration (35).

  En décembre 1938, la France retient le principe d’envoyer 10 000 Juifs à Madagascar (soumis à l’autorité de son gouvernement depuis 1896). Ce projet réapparaîtra à plusieurs reprises par la suite et rencontrera pendant quelque temps l’assentiment du gouvernement nazi (qui le développera sous le nom de Plan Madagascar). Le président Roosevelt envisage quant à lui d’expédier des Juifs peupler des régions vides de l’Ethiopie ou de l’Angola. D’autres hypothèses sont avancées : faire de la Guyane anglaise, de l’île de Chypre, des Philippines, du Congo belge, de Haïti ou du Surinam des lieux d’accueil pour les Juifs européens partout « indésirables ». Au-delà de leur aspect parfois surprenant, tous ces projets dénotent une incompréhension de l’ampleur du problème des réfugiés européens et du danger que représente pour les Juifs, à très court terme, la politique expansionniste et raciste de l’Allemagne hitlérienne.

 

  Tiraillée entre sa tradition d’hospitalité et les impératifs liés à la conjoncture du moment, la France n’est pas parvenue à élaborer une véritable politique de l’immigration. L’extrême droite crie à « l’invasion des métèques », tandis que de nombreux réfugiés juifs affirment avec une ironie désabusée que la devise de la France est en fait : « Liberté, Egalité, Carte d’identité »…Au début de l’année 1939, alors que commencent à se dissiper les illusions sur la véritable nature du régime nazi, le pays doit donc affronter les difficultés qu’engendre la présence sur son sol de milliers de réfugiés démunis et amers ; parmi ces derniers, une forte proportion de Juifs que beaucoup de Français tolèrent mal, même lorsqu’ils sont privés de liberté et détenus dans un camp.

  Dans le même temps, le pays va devoir faire face à l’afflux des républicains espagnols vaincus par les troupes franquistes. Les « centres d’hébergement » ouverts à leur intention participent eux aussi de la politique coercitive de la France à l’égard des étrangers. Ils vont continuer l’infrastructure matérielle du réseau d’internement.

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2.

L’accueil des vaincus de la guerre d’Espagne

  Dès le mois de mai 1937, Marx Dormoy, alors ministre de l’Intérieur, a adressé une circulaire aux préfets leur conseillant de prévoir toutes les dispositions nécessaires pour recevoir les réfugiés espagnols (1). L’arrivée de ces derniers n’est donc pas une surprise ; le caractère brutal et massif de cet exode dépasse toutefois les prévisions les plus pessimistes.

  Le 26 janvier 1939, jour de la chute de Barcelone, le gouvernement français tient une conférence interministérielle à l’issue de laquelle il décide de fermer la frontière avec l’Espagne et fixe à 300 le nombre d’enfants espagnols que le pays est prêt à accueillir ( !). Deux jours plus tard, un dispositif de sécurité est installé le long de la frontière franco-espagnole. Mais, en quelques jours, cette « herse » tombe devant la « ruée folle(2) » de tous ceux qui veulent trouver refuge en France : des milliers de personnes, vacillant de froid et de faim, hagardes, chargées de valises et de baluchons. Parmi elles, des familles entières, enfants et vieillards mêlés, et beaucoup de blessés. C’est la Retirada --- la retraite --- , qui s’opère dans des conditions extrêmement difficiles.

  Le gouvernement français a d’abord refusé de laisser les « hommes jeunes et valides * » pénétrer sur son sol. Le 6 février 1939, il accepte cependant de les accueillir à condition qu’ils soient désarmés. Cette catégorie de réfugiés n’est pas éparpillée dans les différents centres d’hébergement à travers le pays : assimilés globalement aux combattants de la République Espagnole, ils sont regroupés dans cinq camps proches de la frontière, tous situés dans le département des Pyrénées-Orientales : Argelès, Saint-Cyprien, Barcarès, Arles-sur-Tech et Prats-de-Mollo. Leurs effectifs sont assez difficiles à estimer pour les premières semaines. A la date du 10 mars 1939, le député Jean Ybarnégaray * donne les chiffres suivants --- sans être démenti par le ministère de l’Intérieur (3) : 77 000 internés à Argelès, 90 000à Saint-Cyprien, 13 00 à Barcarès, 46 00 à Arles-sur-Tech et Prats-de-Mollo --- soit un total de 226 000 internés.

  La déclaration d’interner les hommes jeunes en provenance d’Espagne dans des camps installés près de la frontière a été prise par le gouvernement, sans que les responsables locaux aient été préalablement consultés. Ceux-ci ne tardent cependant pas à se manifester et à protester contre cet état de fait. Dès le 19 février 1939, le maire d’Argelès réclame la suppression du camp situé sur le teritoire de sa commune (4). Il réitère sa demande le 14 mars 1939 et, au cours d’une réunion, le conseil municipal tout entier proteste contre le maintien du camp « organisé sur notre plage sans que la municipalité ait été consultée ni même informée (5) ». Le 8 mai 1939, le conseil général des Pyrénées-Orientales adopte à l’unanimité la motion déposée par le socialiste Louis Noguère, député de l’arrondissement de Guéret, qui s’insurge contre « la création des camps de concentration d’Argelès, de Saint-Cyprien et de Barcarès [qui] a été décidée par le gouvernement en dehors des représentants du département dont les avis, dès les premiers jours, ont été écartés (6) ».

  De fait, ces camps des Pyrénées-Orientales ont été installés très rapidement, et dans la plus grande improvisation.

Incurie et carences administratives

  Pierre Izard, exploitant forestier à Argelès, réquisitionné pour créer le camp, témoigne : « un beau matin de février 1939, le maire m’appelle au téléphone, C’est urgent ! Il me présente le comandant de gardes mobiles Boutillon qui me déclare ex abrupto : ’’nous attendons les Espagnols qui fuient devant Franco. Nous devons construire un camp d’accueil sur la plage d’Argelès, clôturer, créer des baraquements. Vous êtes négociant en bois, adjoint au maire, officier de réserve. Vous êtes mon homme, au travail !’’

Il n’y avait que quelques fuyards sur la plage, la centaine de ’’ charpentiers’’ qui m’avaient été attribués pour le travail et puis des blessés, de grands mutilés, des êtres à moignon qui se déplaçaient sans prothèses. Le commandant n’avait ni ordre précis, ni directives. On m’avait dit : ’’Faites un camp, d’urgence !’’ mais la plupart de mes ’’charpentiers’’ n’avaient jamais tenu un marteau ! J’ai simplifié la construction au maximum : sur une légère charpentes en chevrons, trois faces en voliges horizontales, un toit en tôle ; sur l’autre face, des roseaux coupés à proximité (7). » Le camp d’Argelès est établi sur une terre marécageuse battue par la tramontane. Entouré d’une rangée de fil de fer barbelés sur trois côtés, il est limité par la mer sur le quatrième côté.

  On  retrouve la même impréparation * à Barcarès : le 9 février 1939, deux pelotons de gardes mobiles arrivent dans ce petit village de pêcheurs, où ils sont bientôt rejoints par 250 réfugiés espagnols, chargés de les aider à construire les baraques d’un camp au nord de la commune, entre le Grau-Saint-Agne, et le Lido. Quand au camp de Saint-Cyprien, un ancien interné espagnol, Jean Olibo, le décrit en ces termes : « Une perspective affolante ; des barbelés, quelques habitations de pêcheurs en chaume et en roseaux, des tentes militaires, un grouillement d’hommes et de bétail, un étalage de pauvre linge, ridicules oripeaux d’une misère flottant éperdue au vent, une tôle, deux planches, une toile, des abris précaires miraculeusement maintenus en dépit des bourrasques, un éparpillement de véhicules, d’engins, de matériel, d’objets disparates, de souvenirs ; un rassemblement de soldats, de gendarmes et de spahis sur leurs chevaux arabes, la soudaine révélation d’une humanité prête à déchoir, l’affrontement d’une multitude sans réaction et d’une autorité inhabituelle (8). »

  Le nombre des internés dépasse très rapidement les prévisions. Seuls les blessés et les malades sérieusement atteints peuvent s’abriter dans des baraques, tandis que les autres réfugiés aménagent de leur mieux un abri de fortune sur la plage ; il s’agit le plus souvent d’un clayonnage de joncs recouvert d’une vieille toile de tente ou de tôle ondulée. Les internés font malgré tout preuve d’humour en baptisant de noms prestigieux les huttes sordides qu’ils ont construites : « hôtel des Mil Una Noches », « Le Bristol », « 

Le Gran Hotel de Catalunya (9) »…Juan Carrasco, par exemple, a passé plusieurs mois à l’ « hôtel Mejico », une guitoune haute d’un mètre soixante et large de deux mètres cinquante, qu’il a partagé avec six autres hommes : « Quand nous étions tous dedans, on mettait tout le matériel (boîtes de conserve, gamelles, etc..) dehors, en gardant un œil dessus à cause des vols. Nous dormions tout habillés sur une couverture, il averissait les autres et tous se retournaient en même temps (10). »

  Il n’y a pas d’eau courante dans les premiers camps français et les internés sont donc dans l’impossibilité de maintenir un niveau minimal de propreté. Le problème est d’autant plus grave que les vents, violents dans cette région, soulèvent des tourbillons de sable qui se colle aux vêtements, bientôt réduits à l’état de loques : « C’était un camp d’hommes », rapporte Vladimir Pozner après une visite dans le camp d’Argelès à la fin du mois de février 1939.

« Ils portaient des uniformes crasseux, des couvertures trouées, des vestes sans boutons, des pantalons effilochés, des peaux de bique, des redingotes 190, des bonnets de police, des casquettes d’aviateurs, des serviettes de toilette roulées en turban, des brodequins de soldats, des semelles découpées dans des pneus et fixées à la jambe avec des fils de fer. Les uns sommeillaient, les autres flânaient, bavardaient, construisaient des feux, taillaient des arabesques dans l’écorce d’un bâton, s’épouillaient. Tous attendaient un bateau qui ne surgissait jamais (11). »

  Ces conditions d’existence sont encore aggravées par une alimentation insuffisante : du riz cuit à l’eau, sans sel, sur lequel flottent quelques rares morceaux de viande. Une fois par jour, arrive le « camion du pain », que les internés attendent avec impatience bien que le mode de distribution les humilie profondément : les soladats jettent les boules de pain du haut des camions. Ceux qui réussissent à s’en emparer, au lilieu d’une véritable mêlée, sont chargés de les répartir entre leurs camarades ; le partage ne manque pas de susciter contestations et algarades d’autant plus que, sur le plan alimentaire, la situation ne cesse de se dégrader. Dans le contexte d’improvisation générale qui a été celui de l’installation des premiers camps du Roussillon, on a omis d’adjoindre un comptable ou un régisseur aux directeurs de camps --- ce qui entraîne une très mauvaise gestion de la régie d’avance dans les premières semaines. Le trésorier-payeur général refuse bientôt d’accorder de nouveaux crédits. Comme les paiements des commandes sont de ce fait retardés, certaines denrées ne sont plus livrées et la nourriture des internés devient de plus en plus frugale (12).

  Différentes maladies se propagent dans les camps : de nombreux  internés sont frappés par la dysenterie, la typhoïde, la tuberculose ou le paludisme. On décèle même plusieurs cas de lèpre. Le médecin général Péloquin, qui visite les camps d’Argelès et de Saint-Cyprien entre le 17 et le 19 février 1939, rapporte que 30% des internés de Saint-Cyprien sont affectés de la teigne (13). Il signale que nombre d’entre eux souffrent également de conjonctivite, d’irritation de la gorge et de plaies cutanées, à cause du sable et de la violence des vents. Il souligne enfin que le nombre des cas de déséquilibre mental lui a semblé inquiétant. Ce dernier point est évoqué à plusieurs reprises par d’anciens internés. Au cours des premiers mois de leur détention, ces derniers ont souffert de leurs conditions d’existence et leur isolement. Tous témoignent du profond traumatisme que l’internement leur a infligé : « J’ai passé trois mois dans le vide, métamorphosé comme une chrysalide », rapporte par exemple Manolo Valiente. « Un matin, j’ai compris que j’allais mourir si je demeurais dans cet état. J’ai pris une boîte de margarine remplie d’eau glacée, je me suis déshabillé et, moi qui ai horreur de l’eau ! Je l’ai versée sur mon corps. Ensuite, j’ai coupé mes cheveux, je me suis rasé et je suis sorti de la baraque. Respirer provoquait en moi une sorte d’ivresse. C’est comme cela que je me suis réveillé du sommeil de la mort (14). »

  Pendant toute cette période, les camps d’internement du sud de la France sont présentés administrativement comme des « centres d’accueil » ou des « centres d’hébergement » dans la terminologie des textes officiels, bien que l’on emploie fréquemment, dans la presse comme à la tribune de l’Assemblée, le terme moins chaleureux de « camps de concentration ». Ils sont dirigés par le général Ménard, nommé « chargé de mission responsable de la coordination des mesures concernant l’accueil des réfugiés espagnols » sur décision du Conseil des ministres du 23 février 1939, La garde est assurée par des militaires français – gardes mobiles, gendarmes départementaux de la troupe -- , par des spahis et des tirailleurs sénégalais. Sur le plan administratif, ils dépendent de l’autorité des préfets d épartementaux, chargés d’assumer l’entretien et le ravitaillement.

  La méfiance est grande à l’égard des internés, fréquemment considérés comme «  paresseux et irascibles », selon la formule d’Augustin Albertini, député-maire radical de Béziers, et globalement assimilés aux combattants de la République espagnole : depuis des mois, ceux-ci sont présentés dans une grande partie de la presse comme « pilleurs et violeurs » et les histoires les plus macabres ont circulé sur la « canaille marxiste ». Comme ceux de la Lozère, les élus locaux craignent que cette importante concentration de réfugiés n’entraîne pour leur région des difficultés sanitaires, sociales, économiques et politiques. La peur des larcins et du vandalisme est fréquemment évoquée et le simple fait de prendre un peu de paille ou de faire brûler quelques planches pour avoir plus chaud est rapidement taxé d’acte de « brigandages ». Les membres du service d’ordre ont reçu des consignes strictes et le règlement des camps est très restrictif. Les activités politiques sont interdites et la lecture des journaux est prohibée ; les autorisations de sortir sont rares, afin de limiter la possibilité de contacts avec l’extérieur ; l’administration des Postes ayant refusé de se charger de cette tâche (15), le courrier des internés est discrètement lu par la police.

  Selon de nombreux témoignages, il semble que certains gardiens se soient parfois laissés aller à des excès de pouvoir : confiscation abusive d’objets personnels, privations et brimades diverses, coups de crosse…Les éléments indisciplinés ou faisant preuve d’ « esprit de rébellion » sont internés dans la forteresse de Collioure où la répression s’exerce durement contre les « fortes têtes », catégorie dans laquelle on peut être rangé pour une broutille --- une insolence ou un geste de mauvaise humeur. Les rumeurs les plus folles et les plus alarmantes circulent, invérifiables le plus souvent. Un ancien interné d’Argelès, récemment libéré pour raison de santé, déclare à tous ceux qui veulent l’entendre que plusieurs dizaine de milliers d’internés de Saint-Cyprien et d’Argelès sont prêts à déferler sur Perpignan pour y procéder à des exécutions sommaires. Le préfet des Pyrénées-Orientales et l’évêque de Perpignan seraient en tête de liste ! Un magistrat de Céret affirme également aux autorités préfectorales que la presque totalité des internés de ces deux camps sont armés de pistolets et ont constitué dans le sable des stocks de grenades. A la suite de ces « informations », le commissaire divisionnaire de Perpignan ordonne, le 13 avril 1939, une fouille minutieuse de chaque interné (16). Une véritable psychose se développe dans la région, largement alimentée par certains organes de presse.

Polémiques dans la presse

  Certains journaux se montrent en effet violemment hostiles aux réfugiés espagnols, qu’ils désignent volontiers sous le terme de « vandales », d’ « arrogants bandoleros d’Espagne », d’ « armés du crime international (17) »… Dans Le Matin du 30 janvier 1939, Stéphane Laurent accuse les internés de « pratiquer de manière honteuse le chantage à la pitié ». Le 18 février, il décrit les internés des « centres de rassemblement » comme des « indésirables » indisciplinés, vis-à-vis desquels il faut employer la force pour les astreindre à des travaux d’utilité publique. Louis-Gabriel Robinet, envoyé spécial de L’Epoque, évoque quant à lui les risques de pillage et de révolte dans les camps : « L’inquiétude vient maintenant des camps de concentration où la haine de ceux que nous avons recueillis se retourne contre nous », écrit-il le 12 février (18).

  Candide raille les internés, qu’il présente comme des profiteurs bien-portants et armés, qui « ne se soucient pas d’affronter l’armée de France et préfèrent la vie dans un camp de concentration français » ! Quand à Gringoire, c’est sans nul doute la publication qui appelle le plus directement à la haine. Le 16 février, par exemple, il évoque « les miliciens mal surveillés dans des camps de concentration fictifs » et, au fil des articles, il multiplie les injures contre « la lie », « la pègre rouge », « la racaille meurtrière », soulignant la charge financière que les réfugiés de la République d’Espagne imposent à l’Etat français.

  Plusieurs personnalités du monde de la presse et de la classe politique s’émeuvent cependant de la misère physique et psychologique des internés des camps. Envoyés spéciaux du Petit Parisien, Jacques Audiberti et Léon Groc expriment leur indignation dans plusieurs numéros du journal, entre le 8 et le 15 février 1939. Jean-Maurice Herrmann, envoyé spécial du Populaire, dénonce à plusieurs reprises les conditions de vie imposées aux internés. A la suite de la visite effectuée par une délégation de parlementaires socialistes dans les camps d’Argelès, de Saint-Cyprien et de Prats-de-Mollo, le 13 février 1939, il intensifie sa campagne, réclame la création effective d’un service de recherches et de regroupement des familles, prône l’utilisation de camps militaires déjà existants et moins précaires, tels le Larzac ou Valbonne.

  Dans L’Aube du 15 février 1939, Jean-Pierre Martinaud, de retour de Saint-Cyprien, déclare : « C’est une parfaite vision d’enfer », tandis que L’œuvre présente Argelès comme « un spectacle hallucinant ». Et on peut lire dans Le Midi socialiste du 21 mars 1939 la description suivante : « J’ai vu toute cette armée obligée de vivre dans ses propres excréments, sans autre latrine ou égout que la mer. A tout moment, nous avons rencontré des hommes résignés et disciplinés dont le récit fait plus de mal que n’importe quelle plainte ou critique qu’ils auraient pu nous faire. »

  Dès le début de mois de février 1939, Le Travailleur catalan fustige le directeur du cabinet du préfet, qui a refusé de recevoir une délégation de trois députés communistes venus protester contre les conditions misérables imposés aux internés du Roussillon (19).

L’Humanité évoque fréquemment l’existence des camps et le dénuement des internés. A partir du 16 février 1939, au lendemain d’une enquête menée par plusieurs parlementaires communistes, le journal intensifie sa campagne, réclame des vivres et des médicaments. Le député André Marty, organisateur des Brigades internationales, demande la démission immédiate du préfet des Pyrénées-Orientales, Maurice Didkowsky, pour avoir porté atteinte à la dignité de la personne humaine et à l’honneur de la France.

  Des mouvements d’amitié franco-espagnole se constituent à travers toute la France et jusqu’à l’Assemblée nationale, où les députés radicaux Forcinal et Tessan créent le Groupe franco-espagnol du Parlement. Sur les bancs de la Chambre, les représentants de la gauche interpellent fréquemment le gouvernement : « Combien sont-ils dans ce qu’on appelait à l’avance les camps de concentration ? » interroge Louis Noguères. « Nul ne le sait, pas même le ministre de l’Intérieur ! 100 000 à Argelès ? 60 00 à Saint-Cyprien ? Des dizaines de milliers au Barcarès ? Dans les camps de concentration ! Si Hitler venait par ici, il reconnaîtrait qu’il n’a pas mieux fait dans l’art de contraindre des masses d’hommes à des règles, honteuses au xxè siècle, de vie. De vie…ou de mort ![…] Vraiment, on aurait pas agi autrement si l’on voulait lasser, par des traitements indignes, la patience de tous ces hommes et les obliger ainsi à opter pour le régime qu’ils ont combattu (20). »

  « A Prats-de-Mollo, le 25 février, il y avait encore au milieu du camp des carcasses et des viscères d’animaux morts ! » s’indigne Charles Tillon (21).

  « Aux camps de Saint-Cyprien et d’Argelès, presque tous les hommes sont atteints d’entérocolite », renchérit Raymond Guyot (22).

  On peut citer également les efforts accomplis par la Commission de solidarité pour l’aide au peuple espagnol, le Comité de secours aux réfugiés, la Commission d’aide aux volontaires anciens combattants de l’Espagne républicaine, la Ligue des amis des Basques, le Comité international de coordination et d’information pour l’aide à l’Espagne républicaine (le CICIAER, présidé par Victor Basch et Paul Langevin)…

  Des élans de solidarité se développent aussi sur le plan local. Dès le mois de février 1939, un Comité d’aide et d’accueil aux réfugiés se constitue à Perpignan. Placé sous la présidence d’honneur des parlementaires du Roussillon et du maire de Perpignan, il rassemble des représentants du parti socialiste SFIO, du parti communiste, du parti radical, des mouvements de jeunesse socialistes, communistes et radicaux, des Jeunesses Laïques et républicaine, du Comité mondial des femmes et des organisations d’anciens combattants. Poursuivant l’action de solidarité qu’ils ont menée durant la guerre d’Espagne, les militants du comité de Perpignan du parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert organisent des distributions de vivres dans les camps de la région.

  Certains internés entrent directement en contact avec des responsables de publications locales, malgré les mesures de surveillance qui ont été mises en place. Raul Dalmau i Ferreres parvient ainsi à publier dans la revue Terra Nostra son poème  « Enyorança », écrit dans le camp de Barcarès. Un autre interné, Agusti Bastra, fait passer dans Le Travailleur catalan une annonce ainsi rédigée : « Réfugié catalan, écrivain, se trouve sans livres, sans contacts. »

Quelques jours plus tard, un instituteur d’Agde lui prête des livres (23). Entre le 15 février et le 5 avril 1939, la rédaction du journal L’Intransigeant accepte de publier une rubrique d’annonces intitulée : Donde estan ustedes ?( « où êtes-vous ? »). Il donne ainsi des milliers de noms et d’adresses et aide de très nombreux internés à retrouver la trace de membres de leur famille ou d’amis dispersés dans l’exode. A la fin du mois de février 1939, cette rubrique occupe deux pages entières et elle est lue avec un vif intérêt par les internés --- qui sont autorisés désormais à recevoir ce journal à l’intérieur des camps. Mais, à partir du 6 avril 1939, le gouvernement français décide de confier officiellement le service des recherches et du regroupement des réfugiés au Comité international de la Croix-Rouge, et la rubrique d’annonces de L’Intransigeant est supprimée.

  Ainsi, le sort des internés de la guerre d’Espagne, pour douloureux qu’il soit, n’est pas complètement passé sous silence et, dans les rangs de la gauche en particulier, on s’emploie à dénoncer le scandale qu’il représente. La responsabilité du gouvernement français se trouve directement mise en cause. Afin de tenter d’améliorer la situation, celui-ci ouvre d’autres camps au cours de l’hiver 1939 : Agde (Hérault), Bram (Aude) et Septfonds (Tarn-et-Garonne). Il entreprend aussi, au printemps 1939, l’édification d’un camp plus important situé dans les Pyrénées-Atlantiques : Gurs.

La création du camp de Gurs

  Le 15 mars 1939, le général Ménard et le préfet des Pyrénées-Atlantiques (département alors appelé Basses-Pyrénées) annoncent qu’un nouveau camp va être créé à Gurs (et non pas à Ogeu comme cela avait été primitivement envisagé) pour abriter des réfugiés d’Espagne. Le jour même, le ministère de l’Intérieur réquisitionne des terrains communaux (appartenant à trois villages : Gurs, Dognenet Préchacq-Josbaig) et des propriétés privées qu’il destine à la construction du camp : il les fait expertiser et établi les conditions des baux de location (24).  Ces vastes terrains représentent près de quatre-vingts hectares et forment un rectangle d’environ deux kilomètres de long et quatre cents mètres de large. Le climat de la région étant particulièrement humide, la lande argilo-sableuse de Gurs, au sol lourd et gras, se transforme souvent en bourbier à peine praticable --- d’autant plus que le relief plan de la région, à moins de deux cents mètres d’altitude, ne permet pas un écoulement des eaux satisfaisant (25).

  Les travaux avancent rapidement et le camp est édifié en quarante-deux jours : commencé le 15 mars, il est pratiquement terminé le 25 avril 1939, malgré les mauvaises conditions atmosphériques qui sévissent alors dans la région. Les premiers internés (980 Espagnols) occupent l’îlot A à partir du 5 avril. Le 16, Gurs regroupe déjà 4659 réfugiés. Ils sont plus de 15 0000 le 25 avril. Un effectif de 18 000 personnes a été prévu : il est vite dépassé et atteint 18 985 hommes le 10 mai 1939(26). « Le bilan de ces quarante-deux jours de construction est impressionnant, 428 baraques ont été dressées, 382 pour les réfugiés et 46 pour la troupe. La capacité d’accueil totale est de 18 00 hommes. Une route de 1700 mètres de long, avec macadam bitumé, a été ouverte. Un réseau de 1800 mètres d’ ’’égouts’’, de 1200 mètres de fossés de drainage, aété creusé. Une voie ferrée de trois kilomètres de long a été posée, 250 kilomètres de barbelés ont été installés. Un service de captage, de filtrage, de pompage et de distribution d’eau a été aménagé, le téléphone a été branché. L’éclairage est assuré partout, sauf dans les baraques de réfugiés. Huit abris pour douches ont été disposés à la sortie des îlots. Plus de 400 ouvriers et une quinzaine d’ingénieurs ou d’adjoints techniques ont participé à la construction ; les uns ont été embauchés, pour la plupart, dans la population locale ; les autres exerçaient leurs fonctions dans le département ou dans les Pyrénées-Orientales. L’ensemble a coûté douze millions et demi, dont plus de la moitié concerne les seules baraques.

  « Tout n’est pas terminé : les services de santé n’occupent encore aucun local ; l’administration et la gestion sont assurées dans des logements de fortune ; l’intendance ne dispose pas de lieu de stockage suffisant. Mais l’essentiel est réalisé (27). »

  Les conditions d’hébergement sont, à l’origine, très supérieures à celles des premiers camps des Pyrénées-Orientales. Mais les baraques sont de construction légère ; dans l’esprit de ceux qui ont eu pour mission de bâtir le camp de Gurs, il ne peut en effet s’agir que d’une solution temporaire au problème des réfugiés et les bâtiments ne sont pas destinés à durer bien longtemps. Dès l’automne, pensent-ils, soit avant les grandes pluies, le camp devrait être en grande partie désaffecté : « On avait demandé au service des Ponts-et-Chaussées de construire un camp pour une durée de six mois », explique aujourd’hui Georges Dachary, responsable des Ponts-et-Chaussées dans le camp de Gurs à partir de janvier 1943 et jusqu’à la liquidation du camp. « Il s’agissait donc d’un camp très léger, conçu pour héberger des gens pendant une courte période d’été. Or, il a dû en réalité abriter des internés pendant six ans et pas seulement des hommes jeunes comme les miliciens du début, mais aussi des malades et beaucoup de personnes âgées. Cela ne pouvait qu’engendrer de graves difficultés (28). »

  Les 382 baraques des réfugiés sont groupées en treize îlots : ceux-ci sont désignés chacun par une lettre (de A à M) et séparés par des rangs de fils de fer barbelé. Elles sont toutes construites sur le même modèle, de part et d’autre de l’allée centrale qui traverse le camp.

La dégradation progressive des conditions de vie

  Un effectif de soixante personnes est prévu dans chaque baraque : les internés disposent de 2,4 mètres carrés chacun. Il n’y a ni lit ni meuble ; les premières livraisons  de paille et de couvertures ont lieu seulement à la mi-mai 1939. Il n’y a pas d’éclairage jusqu’en septembre 1939, date à laquelle il faut se rendre à l’évidence : la fermeture du camp de Gurs n’est pas à l’ordre du jour. Deux ou trois ampoules de faible puissance sont alors installées dans chaque baraque, mais l’électricité est coupée pendant la journée ; pour pouvoir lire ou écrire, il faut ouvrir les lucarnes, ce qui suscite les protestations des frileux ! Le chauffage est assuré, faiblement, par un poêle à bois et à charbon. Chacun essaie pourtant d’aménager un coin un peu moins inconfortable. Des internés dérobent des planches de bois ou des piquets pour construire une étagère, un « garde-manger », ou même un « sommier » sur lequel poser leur paillasse.

  Les rations alimentaires des internés de Gurs ont été précisées par les dispositions de la circulaire n° 2302 édictée le 30 mai 1939 par le ministère de la Défense nationale et de la Guerre (29). Elles sont plus « copieuses » que celles qui sont distribuées dans les autres camps, mais restent pourtant insuffisantes et mal équilibrées. Certaines denrées, comme le pain et le sucre, sont distribuées directement aux internés. Les autres sont préparées par les cuisiniers des îlots et réparties en trois repas quotidiens. Il n’existe pas de chambre froide : les produits qui arrivent chaque semaine par  camion sont donc déchargés dehors et restent là plusieurs heures, voire plusieurs jours, exposés sans protection aux vents, à la chaleur et aux mouches. L’usage de l’eau est strictement limité à quelques heures par jour et il est difficile d’entretenir avec soin sa baraque et ses vêtements. Les internés ne peuvent pas faire leur toilette correctement ; ils livrent donc un perpétuel combat contre les puces, les poux, les punaises et les rats – qui sont un véritable fléau dans le camp : « Les rats rendirent le camp de Gurs fameux », se souvient Julio Vieunia. « Il y eut une véritable invasion. Ils détériorèrent les habits et autres objets des réfugiés. Certains des réfugiés mangeaient en une seule fois la ration quotidienne de 60 grammes de pain pour ne pas rester avec le pain sous le bras, y compris en dormant. Une nuit, les rats attaquèrent deux réfugiés qui se trouvaient dans le quadrilatère [le baraquement disciplinaire]. Quand les soldats en faction accoururent aux cris, les punis exténués avaient les mollets horriblement mordus (30). »

  Le docteur Hans Serelman *, médecin et ancien des Brigades internationales, interné à Gurs, signale dans un rapport écrit les maladies les plus fréquemment observées chez les internés au début de l’été 1939 : rhumatismes, problèmes circulatoires, cardiaques et respiratoires, maladies du métabolisme et maladies buccales (par manque de vitamines). Il souligne le nombre élevé de comportement obsessionnels et de névroses ; il conclut en rappelant que l’état de beaucoup d’internés nécessiterait une intervention chirurgicale (blessures de guerre et hernies notamment) (31).

  Comme les internés des premiers camps du Roussillon, les « Gursiens » éprouvent souvent un profond sentiment d’isolement. A partir du 12 juin 1939, les promenades dans l’allée centrale du camp – grand lieu de rencontres et d’échanges – sont autorisées, mais seulement deux heures par jour. Il faut également préciser que les internés, divisés en trois groupes (les Basques, les « Aviateurs » et les « internationaux » *) ne peuvent s’y promener qu’ à tour de rôle (32).

  Les autorités militaires accordent parfois des autorisations de visite et certains internés ont alors la joie de s’entendre appeler au parloir, bien que toute intimité y soit impossible : « Si vous considérez qu’il se trouve 20 000 hommes au camp, vous ne serez pas surpris d’apprendre que pour parler à leur fils, à leur mari, à leur frère, les visiteurs doivent hurler par-dessus quatre rangs d’autres visiteurs pour se faire entendre de ceux à qui ils veulent apporter un peu de réconfort. C’est assez dire que toute confidence, toute conversation soutenue est non seulement impossible, mais que l’atmosphère de ces visites est cruelle », peut-on lire dans L’Humanité du 25 juin 1939.

  A Argelès, le droit de visite a d’abord été accordé assez facilement aux proches des internés ; mais, au mois d’avril 1939, le directeur du camp suspend brutalement toutes les autorisations (33). Le 28 mai 1939, le directeur du camp d’Agde met en vigueur un nouveau règlement : désormais, les visiteurs ne sont plus admis qu’auprès d’un seul interné, même si plusieurs membres de leur famille se trouvent dans le camp (34). La discipline se durcit encore au cours du printemps 1939. Le « sentiment de pitié » qui a incité le gouvernement français à « faire son devoir sur le plan humain » et à ouvrir ses frontières paraît s’émousser de plus en plus (35).

  Les internés ressentent durement la privation de liberté et les sanctions. Mais il s’agit pour la plupart d’hommes jeunes --- entre vingt-cinq et quarante ans --- et pleins de vitalité, malgré leurs blessures et leur affaiblissement : les mutilés et les malades les plus atteints ont été libérés au bout de quelques semaines et assignés à résidence dans divers départements ruraux. Les premières semaines d’abattement passées, ils commencent peu à peu à s’organiser.

Les réactions de la population internée

  Ce sont souvent les militaires politiques et les intellectuels qui deviennent les artisans d’un changement d’état d’esprit à l’intérieur des camps. C’est dans leurs rangs que se recrutent la plupart des chefs de baraque, élus par les internés ; ceux-ci choisissent les chefs d’îlots et ces derniers désignent à leur tour quatre chefs de camp qui constituent la « direction internée » du camp. Tous ces responsables * remplissent des tâches importantes : chaque matin, ils reçoivent les denrées pour la journée, les font préparer dans les « cuisines » des îlots et les partagent ensuite équitablement entre les occupants des baraques. Ils veillent également au respect de l’hygiène dans le camp (autant que faire se peut) et supervisent le travail du vaguemestre, désigné lui aussi parmi les internés. Ils s’efforcent par ailleurs de développer à l’intérieur des camps des activités manuelles et intellectuelles ; celles-ci constituent un excellent moyen de sortir les internés de leur léthargie et de leur insuffler un peu d’espoir.

  Les combattants des Brigades internationales, dynamiques et disciplinés, jouent un rôle déterminant. Plus de 8000 d’entre eux se sont réfugiés en France au moment de la retraite des républicains. Internés à Saint-Cyprien (pour les deux tiers d’entre eux), ils sont environ 6000 à franchir les portes de Gurs le 20 avril 1939. Ils constituent le « camp international », regroupé dans les îlots G, H, I et J. Dès leur arrivée, ils poursuivent les activités de la « communauté de travail » créée à Saint-Cyprien au mois de mars 1939 ; ils ont pour objectif d’animer les activités éducatives et culturelles dans le cadre du parti communiste – auquel ils se rattachent dans leur grande majorité et qui est représenté à Gurs par le Comité général du parti communiste, dirigé par le Paraguayen Emiliano Palacios (Païva). Grâce à leur détermination et au prestige dont ils jouissent auprès de beaucoup de leurs camarades, ce programme rencontre rapidement un vif succès, et différentes initiatives se développent. Certaines sont d’abord individuelles et spontanées, mais les militants de la « communauté de travail »les reprennent souvent à leur compte et s’efforcent de les faire connaître à travers les différents îlots.

  De nombreux internés fabriquent des objets artisanaux, dans un but utilitaire (carafes, gobelets et assiettes façonnés dans l’argile du sol et modelés à la main ; couverts, cannes et béquilles ; sandales et « chaussures de sortie » pour les jours de pluie…) ou purement décoratif (bagues creusées dans des pièces de monnaie et martelées entre deux galets ; pièces de jeu d’échecs sculptées dans le bois ou excavées dans un os ; minuscules maquettes d’avion). Au mois de juillet 1939, le commandant du camp de Gurs accepte qu’une exposition soit organisée dans l’îlot I. Après avoir visité celle-ci, le général Ménard décide de la rendre itinérante ; d’abord transférée à Bayonne, puis à Bordeaux, elle ira jusqu’à Paris (36).

  La création artistique connaît elle aussi un vif essor. Le 14 mai 1939, un « Palais de l’Exposition » est inauguré dans le camp de Barcarès. Argelès a un « Salon des beaux-arts » et Saint-Cyprien une « baraque galerie ». Des peintures à l’huile, des aquarelles et des dessins représentant le plus souvent des scènes de la vie du camp, parfois sous formes de caricatures, y sont présentés. Des expositions ont lieu à l’extérieur. Le 6 mai 1939, la Galerie vivante de Perpignan présente les œuvres de l’interné Fernando Callico, décrit comme « le Holbein de notre temps ». Entre le 8 et le 15 juillet 1939, le musée du travail de Montpellier accueille trente œuvres de trois jeunes peintres catalans internés ; Roser Bru, Jaume Piques et Alexandre Cirici (37). Au cours de l’été 1939, s’élèvent dans la plupart des îlots de Gurs des monuments d’argile qui sont autant de sculptures commémoratives : La Espana agonisando évoque les souffrances de la guerre civile et La Ultima Bomba est dédiée aux victimes de Guernica. Le groupe Allemand édifie une statue en hommage à Hans Beimler, député communiste, fondateur de la Brigade Thalman, tué à Madrid en novembre 1936, tandis que les combattants Italiens édifient une cippe à l’effigie de Garibaldi. Malheureusement, ces étonnantes réalisations disparaissent dès les premières pluies de l’automne 1939 et on ne conserve aucune trace de la plupart d’entre elles.

  Des orchestres se constituent. Au camp d’Agde, des internés catalans forment une chorale dirigée par le ténor Aropesa et donnent des récitals. Regino Zorozabal, ancien directeur de l’orphéon municipal de Madrid, est à la tête de l’orchestre Basque de Gurs, tandis qu’Eberhard Schmidt, de l’orchestre philharmonique de Berlin, rassemble une quinzaine d’instrumentistes au sein de l’orchestre international. Celui-ci bénéficie en outre de la présence de plusieurs chanteurs d’opéra et des violons, guitares, flûtes et accordéons qui ont été fournis par des associations de soutien aux réfugiés : « La musique nous a beaucoup soutenu pendant notre séjour à Gurs », témoigne Julian Casteron. « De l’extérieur, les gens qui circulaient sur la route nationale longeant le camp pensaient que nous jouions pour notre plaisir, pour nous détendre. Ils ne comprenaient pas que la musique nous à aidés à surmonter les épreuves, nous a soutenu, nous a donné ce que l’internement nous interdisait, l’espoir en quelque chose de beau (38). »

  Une vie intellectuelle de plus en plus intense s’organise, vivement encouragée par les autorités des camps – qui s’efforcent cependant de la contrôler de près : elles redoutent en effet de voir se développer des activités plus directement politiques et subversives et favorisent plutôt les séances strictement culturelles. Le 5 mai 1939, le ministère de l’Intérieur adresse une circulaire aux préfets, par laquelle il prône l’organisation de cours de Français pour les internés (39). Ces cours remportent un grand succès. Dans le camp d’Argelès, ils se déroulent dans le cadre du centre « Education et Travail », organisé par des internés et par des bénévoles venus de l’extérieur. Le matériel pédagogique est fourni essentiellement par les quakers *.

  A Gurs, ce sont encore une fois les « Internationaux » qui sont à la pointe de cette activité. Ils complètent les cours de Français par des cours d’Anglais, de Russe et d’Espagnol, divisant les élèves en plusieurs groupes selon leur niveau. Ils créent ainsi une sorte d’ « université populaire » (qui existe aussi, mais à une échelle plus modeste, à Saint-Cyprien où elle est appelée parfois, par dérision, l’ « université des sables »). Plusieurs conférences y sont dispensées chaque semaine, à travers les différents îlots. Les thèmes choisis sont souvent directement politiques (les leçons de la guerre d’Espagne, le fascisme Italien, la paysannerie Allemande, les problèmes géopolitiques en Méditerranée, la question Juive…) ; mais il arrive aussi que les exposés traitent de sujets moins polémiques : l’Antiquité, la culture Autrichienne, l’électricité, l’extraction du pétrole…(40). A partir du 15 juin 1939, un thème central est retenu : celui de la Révolution Française de 1789, dont le cinquantième anniversaire est célébré le 14 juillet avec solennité et enthousiasme : un défilé est organisé à travers le camp ; des compétitions sportives et des conférences-débats ont lieu dans les « baraques de la culture » qui viennent d’être aménagées. Des Bastille d’argile se dressent ça et là, au détour des baraques. 

  Des bibliothèques se constituent et des « journaux » apparaissent, d’importance et de périodicité variables. A Argelès, Josep Maria Llado élabore un quotidien manuscrit rédigé en catalan ; il l’appelle 13, car il rassemble treize « journalistes » et parce que dans un premier temps, il est diffusé à treize exemplaires seulement ! A Saint-Cyprien, d’autres internés écrivent dans La Voz de los Espanoles (41). Bien différent est le quotidien de la direction communiste du camp de Gurs dont chaque numéro comprend un éditorial politique.

  Certains internés parviennent à échapper à la vigilance des gardiens et à se procurer des journaux. Il sdécoupent alors des articles qu’ils affichent, avec leurs commentaires. Dans les îlots d’ « Internationaux », en particulier, certaines baraques disposent ainsi de véritables journaux muraux.

Les premiers internés Juifs

 C’est notamment grâce à un journal rédigé à Saint-Cyprien et à Gurs qu’on connaît la présence de Juifs parmi les internés des premiers camps Français. Il est toutefois difficile d’en estimer le nombre avec précision. Les Juifs ont été relativement nombreux au sein des Brigades internationales ; beaucoup d’entre eux sont originaires d’Europe centrale et orientale, mais certains ont d’abord transité plusieurs mois ou plusieurs années par la France ou par la Belgique avant de franchir les Pyrénées.

  Dispersés dans la plupart des compagnies au début de la guerre d’Espagne, les brigadistes Juifs manifestent le désir d’être regroupés. Une première tentative a lieu en septembre 1936, dans le cadre de la Centurie Thalman et, le 12 décembre 1937, se constitue au sein de la 13è Brigade (dite brigade Dombrowski) la Compagnie Botwin, qui regroupe plus de cent combattants Juifs (42). Au mois d’octobre 1938, les Brigades internationales quittent l’Espagne, à la demande du comité de non-intervention. Quelques milliers de combattants décident pourtant de poursuivre la lutte ; parmi eux, ceux de la Compagnie Botwin, qui se battent jusqu’au début du mois de février 1939. Ils se réfugient alors en France, avec leurs camarades Espagnols. Les camps d’internement les accueillent *. Ils se regroupent là aussi avec des combattants Juifs d’autres brigades.

  Le premier numéro d’un journal rédigé en Yiddish, entièrement écrit à la main et polycopié, sort à Saint-Cyprien en avril 1939 : Hinter Schtechel Droten (« Derrière les barbelés »). Un dessin montre un soldat derrière les fils de fer barbelés, avec des baraques au loin. Sous le titre, on lit : « Organe des anciens combattants Juifs d’Espagne. » Dans les numéros postérieurs figure la mention suivante : « Organe des anciens combattants Juifs volontaires de l’armée populaire espagnole. »

  Dans ce premier numéro, un article de Sevek Kirschenbaum, « Unis comme en Espagne » : « on peut dire avec certitude que toutes les tentatives faites pour nous isoler du Monde, de ses problèmes et de celles de  ses tâches que nous avons acceptées quand nous avons quittés l’Espagne, n’ont pas réussi. Nous n’avons pas perdu de temps. Sous le mot d’ordre « Unis comme en Espagne », nous avons utilisé le temps pour un travail politique et culturel intense. Nous avons été et resterons des soldats de la liberté. Ce bulletin sera l’expression de notre unité et continuera les traditions de Botwin, l’organe des volontaires Juifs (43). » Dans le même numéro, Jonas Geduldig, signe un article à la gloire de l’écrivain Yiddish Scholem Aleichem, dont c’est alors le quatre-vingtième anniversaire : « Au moment des déceptions et du découragement, le rire de Scholem Aleichen résonnait gaiement dans les maisons juives, réveillant leur espoir, leur courage et leur combativité contre la répression et  les décrets d’oppression du tsarisme. Il arrachait sans pitié le masque de la réaction juive. » Puis l’auteur de l’article évoque longuement la soirée qui a été organisée dans le camp en l’honneur de l’écrivain Yiddish.

  Le deuxième numéro de Hinter Schtechel Droten consacre sa première page au quarante-troisième anniversaire d’Ernst Thalman, dirigeant du parti communiste Allemand : « Nous, anciens combattants Juifs d’Espagne, nous nous sentons étroitement liés au nom d’Ernst Thalman. Avec le meilleur fils du peuple Allemand, nous avons combattu sur le champ de bataille d’Espagne l’ennemi commun, le fascisme allemand et international. »

  Les numéros suivants du journal des internés Juifs sont publiés dans le camp de Gurs, où ont été transférés ses principaux responsables. Le numéro 3 est consacré à la vie quotidienne des internés du camp : il contient même un compte-rendu des activités sportives auxquelles s’adonnent les internés : gymnastique, boxe, volley-ball, football…A partir de mai 1939, un terrain central de sports a été aménagé à Gurs ; malheureusement les pluies le rendent souvent impraticable.

  Ces faits sont significatifs, bien au-delà de leur aspect anecdotique : les réfugiés « jeunes et valides » de la République espagnole sont des hommes en pleine force de l’âge et l’exil ne les a pas découragés au point de les priver de toute énergie. Or, leur internement représente pour le budget Français une charge considérable : M. Ybarnégaray estime celle-ci à 20 millions de francs par mois (44). On peut donc se demander si le gouvernement n’aurait pas pu mieux employer ces réfugiés --- en les envoyant travailler à des tâches agricoles dans des régions rurales de faible peuplement, par exemple. Telle est la thèse d’Alfred Sauvy qui voit dans la politique adoptée par le cabinet Daladier une preuve supplémentaire du « malthusianisme français (45) »*.

  Le long discours prononcé par Albert Sarraut le 14 mars 1939, au cours des débats houleux qui ont lieu à la Chambre entre le 10 et le 16 mars, fournit des éléments de réponse : après avoir justifié l’accueil des réfugiés Espagnols par la tradition d’accueil de « la France de Saint Vincent de Paul et des droits de l’homme »**, celui-ci précise qu’il ne s’agit que d’une solution transitoire : la France a fait appel à d’autres pays « pour leur demander de partager [avec] le pesant et noble fardeau de l’hospitalité des proscrits », que le gouvernement souhaite voir quitter le sol français au plus vite : « Tous les réfugiés partiront-ils ou devront-ils partir ? » demande-t-il. « J’entends bien que, silencieusement, mais avec une éloquence que je discerne, on me répond : oui, oui, tout le monde (48). »

  Il annonce que des pourparlers ont été entrepris afin de trouver d’autres terres d’asile pour les réfugiés d’Espagne --- pour les internés, en particulier.

La diminution des effectifs

  Le gouvernement Français envisage d’abord le rapatriement des réfugiés en Espagne : il engage dans ce sens des négociations avec les nouvelles autorités de Madrid. Celles-ci acceptent bientôt de rouvrir leurs frontières à leurs nationaux : on estime à 200 000 le nombre de ceux qui repartent avant le mois de septembre 1939 (47). Les autorités françaises encouragent vivement les rapatriements et exercent parfois des pressions sur les internés : au mois de juin 1939, le directeur du camp d’Argelès réitère l’interdiction de toute visite et fait placarder l’avis suivant : « La seule façon de retrouver sa famille est de retourner en Espagne (48). » Il arrive que des internés soient placés devant un véritable ultimatum : le rapatriement ou l’engagement dans la Légion étrangère.

  Cette perspective se heurte à une vive opposition, surtout chez les réfugiés les plus politisés. Des débats passionnés ont lieu.  En contact permanent avec Païva et les autres dirigeants communistes présents dans les camps, Artur London et Karel Kubin, responsables du secours aux internés dans le cadre du Comité international d’aide à l’Espagne (d’obédience communiste) conseillent aux intéresés de repousser catégoriquement cette proposition. Telles sont les consignes des dirigeants du parti communiste chargés de la question des camps d’internement : André Marty, Franz Dahlem et Luigi Longo. Certains internés – en particulier les membres du groupe Tchécoslovaque des Brigades internationales – acceptent cependant l’éventualité de l’engagement dans la Légion étrangère, sous réserve de deux conditions préalables (qui leur seront refusées) : la reconnaissance de leurs grades et la libération, dans les meilleurs délais, de tous les internés auxquels leur âge ou leur état de santé ne permet pas de s’engager (49). Finalement, seules quelques dizaines d’internés optent pour cette forme de libération, malgré les efforts de persuasion déployés : le général Gamelin lui-même, chef d’état-major de la Défense nationale, a pourtant tenté de les influencer lors de sa visite à Gurs, le 8 août 1939 (50).

  De nombreux militants politiques de la République Espagnole et membres des Brigades internationales ont donc refusé de s’engager dans la Légion étrangère. Ni les uns ni les autres ne peuvent être rapatriés en Espagne : ils risqueraient d’y être exposés à la répression franquiste. Afin de trouver pour eux des pays d’accueil, le ministre français des Affaires étrangères intervient pendant l’été 1939 auprès des gouvernements de Grande-Bretagne, d’Union soviétique et des pays du continent  américain : après de laborieuses tractations, le Mexique accepte de recevoir « d’importants contingents de réfugiés (51) » ; le Vénézuéla, l’Uruguay, le Chili et la Colombie donnent leur accord pour recevoir quelques personnes, « choisies individuellement (52) ». On estime à 40 000 environ le nombre de réfugiés d’Espagne qui ont ainsi quitté la France pour un pays d’Amérique avant la déclaration de guerre (53).

  D’autres internés tentent de s’évader. Au cours du printemps et de l’été 1939, il n’est pas très difficile de s’enfuir des camps. En outre, certains se montrent particulièrement audacieux : Gret Arnoldsen cite le cas d’un interné d’Argelès qui entre un jour dans la mer, commence à nager, s’éloigne de plus en plus de la côte et disparaît (54). D’autres franchissent les barbelés. Encore faut-il avoir la possibilité de poursuivre sa route et, donc, bénéficier de complicité à l’extérieur.

  Le parti communiste jouit de la sympathie d’une grande partie des républicains espagnols et de la plupart des Brigadistes. Ces derniers attendent donc de lui aide et soutien. Certains historiens proches des communistes font état de nombreuses évasions hors des camps français. Ils signalent notamment celles d’internés Juifs – dont beaucoup ont séjourné au moins quelques mois en France avant leur départ pour l’Espagne et ont donc une connaissance relativement bonne de la langue du pays. Certains de ces évadés sont connus par le rôle actif qu’ils ont joué par la suite au sein de la Résistance : les Polonais Zadgorski et Haïm Elkon, le Tchèque Aloïs Neuer, l’Espagnol José Linarès (« Diaz »), l’Italien Joseph Marchetti (« Alfred Vinet », « Vert »), le Brésilien Appolonio Carvalho (« Edmond ») --- tous ses évadés d’Argelès au printemps ou à l’été de 1939, Hirsh Trocki, d’origine Polonaise, et Samuel Zolten, Palestinien antifasciste, réussissent quand à eux à s’échapper de Gurs (55). Il n’est pas facile cependant de savoir comment ces hommes ont pu prendre la fuite et quels sont ceux qui les ont aidés. Il paraît certain que Joseph Epstein (le futur « colonel Gilles », fusillé au Mont-Valérien le 11 avril 1944) a quitté le camp de Gurs au début du printemps de 1939 ; mais les versions diffèrent quant à la filière utilisée. Il est communément admis que les communistes ont organisé l’évasion de ce militant dévoué, membre actif du Komintern ; son biographe Mosché Zalcmann présente cependant une autre version, selon laquelle c’est l’archevêque de Bordeaux qui serait intervenu pour le faire libérer, à la demande d’une jeune femme médecin devenue religieuse (56).

  D’autres témoignages soulignent les ambiguïtés du parti communiste sur la question des évasions *. Selon Bazil Sherban, Juif Roumain, ancien des Brigades internationales, les directives du parti communiste étaient de ne pas s’enfuir des camps et, même, de ne rien entreprendre pour en partir à titre individuel : « Pour ce qui me concerne, j’avais un passeport roumain en règle et j’aurais pu partir mais, quand j’ai évoqué cette éventualité, un responsable du parti s’y est opposé en me disant : ’’C’est tous ensemble que nous partirons, les Roumains pour la Roumanie, les Polonais pour la Pologne, les Tchèques pour la Tchécoslovaquie. Nous partirons drapeau rouge en tête !’’ […] Le problème s’est posé une seconde fois en septembre 1939, quand les autorités françaises ont commencé à faire des pressions sur les internés du camp de Gurs (il en allait de même dans les autres camps) pour les faire s’engager dans la Légion étrangère et dans les régiments de marche étrangers. Nous étions nombreux à considérer  favorablement cette proposition, ne serait-ce que pour sortir du camp. C’est à cette époque qu’est arrivé un délégué qui nous était envoyé par André Marty et qui nous a pratiquement intimé l’ordre de ne pas quitter le camp, sous aucun prétexte. Les arguments étaient les suivants : ’’Vous devez rester ici parce que nous nous occupons de vous faire partir pour le Mexique.’’ Bien-sûr, il y a eu de longues discussions à ce propos et les seuls qui ont refusé d’obéir à la directive de  Marty étaient les camarades Yougoslaves et Allemands qui ont alors quitté le camp en grand nombre. La plupart d’entre nous sommes malgré tout restés (57). »

  Adam Rayski, ancien dirigeant de la section juive du parti communiste français, explique cette attitude par l’ «allergie viscérale dans la mentalité communiste à tout ce qui est spontané et individuel, et cela dans n’importe quelle circonstance. Y compris dans les camps ». D’après lui, le parti communiste ne pouvait encourager ni même autoriser que les départs en groupe, prévus et organisés par ses dirigeants. Artur London a soutenu le même point de vue, ajoutant que la direction communiste responsable des internés des camps préparait effectivement leur émigration massive en Amérique Latine. Favoriser les évasions individuelles aurait risqué d’accroître la surveillance des internés et d’aggraver la répression dans les camps ; cela aurait aussi démobilisé les militants, alors que tous les efforts des responsables communistes tendaient au contraire, depuis des mois, à maintenir la cohésion et la discipline jusque dans les camps.

  Pour tenter d’approfondir la position des communistes à l’égard des internés des camps, il faut s’interroger sur le contexte dans lequel s’inscrit alors, plus largement, leur politique. A partir de 1935, à l’initiative de Moscou, les partis communistes européens modifient leur politique : inquiets devant la montée du fascisme et la menace de plus en plus lourde d’un proche conflit armé, ils passent de la stratégie de « lutte classe contre classe » à celle de « front populaire » rassemblant toutes les forces antifascistes. Cette ligne nouvelle est appliquée par le parti communiste français : Maurice Thorez et Eugène Fried sont même, à ce titre, fêtés comme des pionniers au VIIè Congrès de l’Internationale, qui se tient à Moscou au mois d’août 1935. Les années 1936-1938 sont des années fastes pour le PCF : «  de secte nationale (58) », celui-ci devient un parti puissant, solidement implanté dans la classe ouvrière, intégré à part entière dans le champ politique français et jusque dans le « sérail parlementaire » --- même si certains députés d’extrême droite lui en dénient le droit en apostrophant violemment les députés communistes. Le PCF se présente également comme un parti patriote. Dans les colonnes de L’Humanité, Paul Vaillant-Couturier exalte la France et son histoire, allant jusqu’à réunir dans un même hommage Babeuf et Jeanne d’Arc, « symboles de pureté et d’abnégation patriotique (59) ». Certains slogans – tel celui de la CGT, « Fabriquons Français ! » -- dénotent même, parfois, des accents nationalistes et chauvins ; la poussée xénophobe des années trente se manifeste jusque dans les rangs ouvriers. En 1937, l’activité de la sous-section juive du PCF est mise en sommeil et les groupes de langue de la Main-d’œuvre immigrée (MOI)* sont dissous.

  En outre, les combattants de la guerre d’Espagne ne sont pas tous des communistes orthodoxes. Le Guépéou (l’ancien KGB..) traque ceux qu’il soupçonne de nourrir des sympathies trotskistes ou anarchistes : Hans Beimler – commandant du Bataillon Thalman --- et l’anarchiste Durruti disparaissent brusquement près de Barcelone, mortellement touchés par une « balle perdue ». Rappelons aussi qu’à partir de 1936, les procès de Moscou s’accompagnent de règlements de comptes sanglants et de véritables purges : la crainte des «  traîtres » s’amplifie dans les rangs communistes.

  On peut se demander si, dans le contexte de la fin des années trente, confus, plein d’ambiguïté, d’hésitation, voire de contradictions, les internés des camps français ne représentent pas, pour la direction du PCF, une question tellement délicate – sur le plan national et international – que celle-ci opte pour une attitude attentiste : elle développe dans les camps des activités culturelles et éducatives et s’emploie à cimenter l’unité politique de ses militants ; elle envoie aux internés des colis alimentaires, des vêtements, des livres ; elle développe un système de « marrainage » ; mais elle n’organise pas de véritables filières d’évasion à grande échelle.

 

  Mais si c’est pour des raisons différentes, la méfiance envers les réfugiés a gagné la plus grande partie de la clase politique et de l’opinion publique françaises. Le gouvernement n’a pas réussi à organiser l’émigration des étrangers « indésirables ». Au cours des semaines de l’immédiate avant-guerre, l’hostilité envers ces derniers s’accroît encore. L’internement apparaît alors, aux yeux de beaucoup, comme la seule solution politique possible : les réfugiés du Reich vont être les prochains occupants des camps, quelles que soit leur appartenance politique et religieuse.

 

Fin de ces passages du livre, de la page 1 à la page 63, pour l’essentiel, et en guise de comparaison…

(ce livre contient 40 pages et 37 photos en "noir et blanc" dont dessins et caricatures, au milieu de l'ouvrage)

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LES CAMPS DE LA HONTE

Les internés Juifs des camps français, 1939-1944

 

La majorité des Français ignorent aujourd’hui – ou ils l’ont oublié – que leur pays fut sous le régime de Vichy une ’’Terre des camps’’ : 1940, la zone Sud comptait pas moins de 93 ’’lieux d’internement’’ où furent détenus dans des conditions effroyables des dizaines de milliers d’ ’’étrangers indésirables’’, Juifs pour la plupart. C’est ce pan « occulté » de notre histoire nationale que révèle, pour la première fois d’une façon aussi globale et précise, le livre d’Anne Grynberg.

  Fruit d’un travail de plusieurs années, nourri de dizaines de témoignages originaux et de l’exploitation de fonds d’archives jamais ouverts jusqu’alors, cet ouvrage propose une double approche. Celle d’abord de la froide logique administrative, de sa progression implacable : de la mise en place d’une ’’police de l’immigration’’ dans l’entre-deux guerres à l’ouverture des premiers camps destinés aux réfugiés espagnols dès le début de 1939 et aux exilés allemands et autrichiens à partir de la déclaration de guerre ; puis la transformation par Vichy du système des camps au service d’un antisémitisme d’Etat prônant l’exclusion des ’’éléments inassimilables’’, français ou étrangers, avant de les déporter vers les camps de la mort nazis.

  Seconde approche : celle des victimes, dont de très nombreux témoignages restituent ici, avec pudeur et émotion, le calvaire. Anne Grynberg montre à la fois l’indifférence et l’extraordinaire dévouement des membres des organisations d’entraide – Juives et non Juives – dont les efforts furent toutefois impuissants lorsque commencèrent les premières déportations de Juifs, en 1942.

  Un ouvrage d’une importance décisive, qui tente enfin de répondre à cette question fondamentale : pourquoi les camps d’internement français ont-ils été, pendant plus de quarante ans, des lieux de silence et d’oubli ?

 

  Anne Grynberg, docteur en histoire, est chargée de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Elle collabore à diverses revues, dont Les Nouveaux Cahiers et Le Monde Juif.

 

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Ce livre (comme sur cette photo) tient une place particulière dans ma bibliothèque, comme tant d’autres, et dont certains sur le même sujet..

 

Toutes les archives existantes d’avant 1940 ont été détruites..volontairement ?..sciemment ?...

 

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Pour conclure

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J’ose espérer que l’on aura plus jamais à connaître cela, ni que quiconque que ce soit ne soit exposé ou directement confronté à cela..

Plus jamais cela… !

 

Voilà ce que certains pensaient et disaient, à une époque, au sujet de l'immigration, des immigrés, comme des migrants..

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Posté par Janus157 à 14:31 - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 juin 2018

L’Immigration..les migrants..pour quelle solution ?..

 

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L’Immigration..les migrants..pour quelle solution ?..

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L’Europe..vacille, et se fragilise toujours un peu plus..

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L'Europe reste très divisée sur le sujet..

Migrants : un mini-sommet européen pour pas grand-chose

La réunion européenne dimanche 24 juin à Bruxelles n'a pas débouché sur des mesures concrètes.

 

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A l'issue du mini-sommet européen à Bruxelles dimanche 24 juin, qui n'a débouché sur aucune conclusion commune sur la question des migrants, tout le monde s'est déclaré satisfait, selon Danielle Sportiello, la journaliste du service politique de France 3. Emmanuel Macron a trouvé la réunion "utile" parce qu'elle a permis "d'évacuer des solutions qui ne sont pas conformes aux valeurs européennes", Angela Merkel souhaite davantage "d'accords bilatéraux ou trilatéraux" et l'Italien Giuseppe Conte réclame toujours plus de solidarité de la part de l'UE et veut dépasser les principes du règlement de Dublin.

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Ce mini-sommet à Bruxelles a servi à déminer quelque peu le terrain pour le conseil européen qui débute jeudi 28 juin, estime Danielle Sportiello. Un point d'accord néanmoins : empêcher les arrivées de migrants en renforçant notamment l'agence européenne des gardes-frontières et en exerçant des pressions diplomatiques sur les pays d'Afrique pour qu'ils freinent les départs.

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Crise des migrants : à Bruxelles, un mini-sommet pour apaiser le débat

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Réunis dimanche, les représentants de seize pays européens n’ont pas adopté de conclusion commune, mais ont fait part de discussions « positives ».

Pas d’éclats de voix, mais pas véritablement d’avancées. Le mini-sommet sur la migration réclamé par la chancelière allemande, Angela Merkel, et organisé à la va-vite par la Commission européenne, dimanche 24 juin, à Bruxelles, avait un but évident : dépassionner un débat qui tourne désormais à l’hystérie. Les populistes et la droite dure européenne – le ministre de l’intérieur Matteo Salvini depuis Rome, Horst Seehofer, son homologue à Berlin – en ont fait le thème d’une crise politique majeure alors même que les arrivées de migrants économiques ont chuté sous leur niveau de 2014.

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Photo ci-dessus..Le bal des hypocrites...

Crise des migrants : Macron et Merkel plaident pour une coopération

Réunis à Bruxelles avec 14 pays européens, Paris et Berlin ont appelé à nouer des accords entre plusieurs États membres de l'Union européenne.

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Emmanuel Macron et Angela Merkel ont appelé dimanche à des accords entre plusieurs États membres face au défi migratoire, pour dépasser l'absence de consensus qui n'en finit pas de paralyser l'UE sur ce dossier, lors d'un mini-sommet de crise à Bruxelles.

Les dirigeants français et allemand ont retrouvé leurs homologues de 14 pays européens pour cette « réunion informelle », organisée dans un climat de fortes tensions, encore illustrées par le bras de fer autour d'un navire transportant des migrants, le Lifeline, à qui l'Italie et Malte refusent l'accostage.

Le président français, cible de la colère de Rome après sa proposition de « centres fermés » pour les migrants dans les pays d'arrivée, a réclamé dimanche des mesures respectant « les valeurs de l'Europe », citant « les droits de l'homme », ainsi que le respect et « la solidarité » entre États membres. La « solution européenne » défendue par Emmanuel Macron « se construira uniquement sur la coopération entre les États membres de l'UE, que ce soit une coopération à 28 ou entre plusieurs États qui décident d'avancer ensemble », a ajouté Emmanuel Macron. La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé dans le même sens. Le sommet à 28, prévu les 28-29 juin à Bruxelles, « n'apportera pas encore de solution globale au problème des migrations et c'est pourquoi il faut aussi des accords bilatéraux ou trilatéraux dans l'intérêt mutuel », a-t-elle expliqué.

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Photo ci-dessus des principaux "trublions" et contestataires, face à cette politique de l'immigration.

De gauche à droite, Mr. Seehofer, ministre de l'intérieur Allemand, le Ministre de l'intérieur Autrichien, et Mr. Matteo Salvani, le ministre de l'intérieur Italien.

Sauver Angela Merkel

Les deux dirigeants ont notamment mis l'accent sur la nécessité de résoudre le problème des « mouvements secondaires », c'est-à-dire des demandeurs d'asile qui se déplacent dans l'UE, au lieu de rester dans le pays par lequel ils sont entrés dans l'attente d'une décision sur leur cas. C'est pour y mettre fin que le ministre allemand de l'Intérieur menace d'instaurer un refoulement unilatéral aux frontières des migrants. Contre l'avis d'une chancelière fragilisée, qui souhaite des décisions concertées avec ses voisins et qui se retrouve affaiblie par cette situation. « L'idée au départ de cette réunion, c'était un peu de sauver Merkel », soulignait même une source diplomatique, avant ce mini-sommet boycotté par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie).

 

Face à Mr. Seehofer, ministre de l'intérieur de l'Allemagne, Mme. Angela Merkel a été fragilisé à l'intérieur de sa propre cohalition..

Mr. Seehofer lui a même donné un ultimatum pour répondre face à cette crise de l'immigration, où, semble-t-il, madame Merkel serait qualifiée de pro-migrants, alors que l'ensemble du pays semble très divisé sur le sujet..

On évoque..une valeur de 30-40% "Pour" et contre 60-70 % "Contre", voir même plus !

De plus, madame Merkel a été directement confrontée à Mr. Seehofer, mais également à Mr. Matteao Salvani, ministre de l'intérieur Italien, et Mr.le ministre de l'intérieur Autrichien...

 

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Photo ci-dessus de Mr. Matteo Salvani, ministre de l'intérieur Italien.

 

Il s'agit de "sauver", ni plus ni moins, le soldat Merkel, à l'intérieur de l'Europe...

Migrants : un mini-sommet européen pour éviter les divisions

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Cette réunion de dimanche est destinée à préparer le sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin qui sera largement consacré à l'immigration

JOHN MACDOUGALL AFP

Seize pays européens se réunissent ce dimanche à Bruxelles

Les dirigeants de seize pays européens vont tenter ce dimanche à Bruxelles d’apaiser les tensions dans l’UE face au défi migratoire, encore illustrées samedi par un bras de fer autour du navire transportant des migrants à qui l’Italie et Malte ont refusé l’accostage.

Désormais d’accord pour renforcer les frontières extérieures de l’UE, les Européens n’en finissent plus de se diviser sur leurs responsabilités dans la prise en charge des migrants tentant de rejoindre l’Europe, comme de ceux s’y trouvant déjà. La chute massive des arrivées sur les côtes européennes depuis 2015 est loin d’avoir calmé les débats. "La situation est risquée", a admis une source diplomatique, car faute de solution européenne "ce sera la fermeture des frontières nationales et donc la remise en cause de l’espace Schengen, donc de l’UE".

"Malheureusement peu d’espoir"'

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La "réunion informelle" de dimanche, organisée par la Commission, devait au départ réunir huit pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche, Bulgarie, Grèce et Malte) pour déminer le terrain du sommet à 28 des 28–29 juin.

Les opposants..

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Photo ci-dessus de Mme. Merkel qualifiée de "Pro"..migrants..

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En Allemagne, mais pas seulement..

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En Allemagne, c'est Mr. Seehofer, ministre de l'intérieur qui critique la politique d'immigration de Mme. Merkel et la met en danger..

L'Italie

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En Autriche

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En Autriche, c'est le tout nouveau et jeune premier ministre, monsieur Kurz qui est farouchement opposé à l'accueil des migrants et à l'uimmigration..

 

Dans les ex..pays de l'Union Soviétique et pays rattachés à l'Europe, ce sont la Hongrie, mais également la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie qui sont farouchement opposés..

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Accueil des migrants : un sommet européen tronqué

Crise des migrants - Aujourd'hui à Bruxelles

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Des migrants sont récupérés à bord d'une embarcation de fortune par le navire humanitaire Lifeline le 21 juin au large des côtes libyennes./ Photo AFP

 

Mini sommet pour maxi crise : quatre pays de l'est boycottent le sommet de Bruxelles consacré à l'accueil des migrants, qui divise profondément les Européens.

Quand tout doit changer rien ne change pour les migrants. Ainsi à la veille d'un mini-sommet européen consacré à la crise migratoire, le Lifeline, un navire humanitaire menacé de séquestre par l'Italie, attendait hier dans les eaux internationales une solution diplomatique et un approvisionnement pour les 230 migrants à bord (lire ci-dessous).

Un nouveau symbole du bras de fer entre pays européens sur la prise en charge des migrants secourus en Méditerranée.

La question cruciale de l'accueil des migrants sera donc au centre d'un mini-sommet aujourd'hui à Bruxelles.

 

«Mini» car destiné à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin, il sera boycotté par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), partisans d'une ligne dure sur l'immigration. Tentée par un boycott, l'Italie a finalement confirmé sa participation mais entend y faire «entendre sa musique», selon Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien issu de l'extrême droite. A la veille du mini-sommet, le président français Emmanuel Macron a toutefois haussé le ton en se déclarant favorable à l'établissement de sanctions financières pour les pays européens qui refuseraient d'accueillir des migrants.

Suffisant pour ramener les récalcitrants à la raison humanitaire ? On relèvera que c'est à l'issue d'un entretien hier samedi à l'Elysée avec le nouveau Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, que le président français, a émis cette proposition, peut-être l'ébauche d'un axe Paris-Madrid sur ces questions : «On ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l'UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s'agit de sujets migratoires», a-t-il expliqué. Macron et Sanchez se sont également dits favorables à la création de centres d'accueil fermés dans les pays européens d'arrivée des migrants, afin d'y étudier leurs cas, d'accorder l'asile à ceux qui le méritent et d'être en mesure de raccompagner les autres dans leur pays d'origine.

Mais les divisions rendent peu probable un consensus européen. Angela Merkel a d'ailleurs déjà averti qu'aucun accord ne serait conclu fin juin et Paris juge que ce sera «difficile». Et pendant ce temps, les migrants...


230 migrants dans l'attente d'un port

Après celui de l'Aquarius, c'est le sort d'un autre navire humanitaire qui est en passe de devenir le nouveau symbole des fractures entre les pays de l'Union. Alors que se multiplient les tentatives de traversées et les opérations de sauvetages, le statu quo se maintient entre partenaires européens.

Avec à son bord 230 migrants, le Lifeline, attendait toujours, samedi, qu'un port européen veuille bien l'accepter. Les passagers du bateau étaient dans l'expectative en eaux internationales, espérant que se débloque une solution diplomatique de la part des pays membres.

Comme l'Aquarius, qui avait finalement été accueilli, dimanche dernier, par l'Espagne, le Lifeline s'est vu refuser l'accostage en Italie par le gouvernement populiste : «Rejoindre l'Italie, ils peuvent oublier. Je veux en finir avec le business du trafic et la mafia» a déclaré, hier, le ministre de l'intérieur italien, Matteo Salvini. Comme pour le navire de SOS Méditerranée, Malte a aussi refusé l'accès à ses ports au Lifeline mais a assuré que le pays ravitaillerait le bateau aujourd'hui «pour apporter des couvertures, des médicaments, de la nourriture» a rassuré le représentant de l'ONG allemande à bord, Axel Steier.

Rome reproche à l'organisation humanitaire d'avoir enfreint le droit international en ayant procédé au sauvetage alors qu'intervenaient déjà les forces militaires libyennes. En outre, Axel Steier, rejette l'accusation selon laquelle le bateau battrait illégalement le pavillon néerlandais. Cette information est en cours de vérification par les autorités italiennes.

 

Alors que l'exécutif italien menace de mettre sous séquestre l'embarcation ainsi que celle d'une autre ONG allemande, le Seefuchs de l'association Sea-Eye, les départs depuis les côtes libyennes se font plus nombreux ces dernières semaines en raison d'une météo clémente.

Hier, le porte-conteneurs d'un armateur danois a porté secours à 113 migrants au large des côtes italiennes, tandis que 418 personnes ont été sauvées dans les eaux espagnoles. Au large de la Libye, la marine affirme avoir apporté son aide à 200 personnes, et a constaté le décès de cinq autres.

La Dépêche du Midi

 

 

Immigration: La France «n'a de leçons à recevoir de personne», réplique Macron à l'Italie

EUROPE Un mini-sommet européen sur la question migratoire, particulièrement polémique ces dernières semaines se tient ce dimanche à Bruxelles...

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Le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse lors du mini sommet sur l'immigration à Bruxelles dimanche 24 juin 2018. — Virginia Mayo/AP/SIPA

 

Le mini-sommet sur la question migratoire à Bruxelles ce dimanche devait tenter d'apaiser les tensions… Mais France et Italie ont décidément du mal à s’entendre sur cette question épineuse.  Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France « n’a de leçons à recevoir de personne » sur le dossier des migrants car elle est « le deuxième pays d’accueil des demandeurs d’asile cette année », en réplique aux critiques de Rome sur la position française.

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Tensions entre la France et l’Italie

« N’oublions jamais nos valeurs, je serai intraitable sur ce point », a ajouté le président français, en arrivant au mini-sommet européen sur la question migratoire qui déchire l’Union.

« Nous avons des valeurs, c’est ce qui nous a fait. Chaque fois que nous les avons trahies nous avons créé le pire », a-t-il martelé. « C’est le respect des droits de l’homme, de l’individu, des autres Etats et de leur intégrité et cette solidarité qui nous lie ».

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 Photo ci-dessus de Mr. Matteo Salvani, ministre de l'intérieur Italien.

Les dirigeants italiens se sont indignés des déclarations du président français, vendredi, selon lesquelles l’Italie « ne vit pas une crise migratoire mais une crise politique » alimentée par « des extrêmes qui jouent sur les peurs ».

Macron dénonce « manipulation et hypersimplication »

Paris a aussi fait valoir que depuis le début de l’année la France a reçu davantage de demandes d’asile que l’Italie et dénoncé l’esprit de « manipulation et d’hypersimplication ».

« 650.000 débarquements en 4 ans, 430.000 demandes, 170.000 présumés réfugiés », lui a répliqué le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

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Photo ci-dessus de Matteo Salvani lors de la campagne électorale et qui avait justement promis des changements concernant l'immigration et l'accueil des migrants.

« Si pour l’arrogant président Macron cela n’est pas un problème, nous l’invitons à cesser ses insultes et à prouver sa générosité par les faits en ouvrant les nombreux ports français et en cessant de refouler hommes, femmes et enfants à Vintimille », à la frontière franco-italienne.

 

MIGRANTS : LA COMMISSION EUROPÉENNE AVANCE SES PROPOSITIONS AVANT LE MINI-SOMMET DE DIMANCHE

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MIEUX CONTRÔLER LES FRONTIÈRES EXTÉRIEURES, FAIRE PRESSION – AVEC MENACES DE SANCTIONS À LA CLÉ – SUR LES PAYS AFRICAINS POUR QU’ILS LIMITENT LES DÉPARTS ET ACCEPTENT RAPIDEMENT DES RÉADMISSIONS, DÉFINIR – ENFIN – DES PROCÉDURES COMMUNES D’ASILE ET INSTAURER UNE« SOLIDARITÉ » ENTRE LES ETATS MEMBRES POUR LA RÉPARTITION DES DEMANDEURS D’ASILE : VOICI LES PRINCIPAUX AXES D’UN TEXTE DÉPOSÉ PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE EN VUE DU SOMMET RESTREINT SUR LA MIGRATION QUI DOIT SE TENIR À BRUXELLES, DIMANCHE 24 JUIN.

 

L’idée, évoquée au cours des derniers jours, de créer des « plateformes de débarquement » de migrants aux frontières extérieures de l’Europe n’est pas évoquée explicitement dans ce brouillon, pas plus que celle de centres pour déboutés du droit d’asile qui devraient être renvoyés dans des pays tiers. Le texte évoque un soutien à l’organisation éventuelle « de capacités de protection et de réception hors de l’UE ». Et d’une réinstallation de ceux qui auraient droit à l’asile « sur une base volontaire ».


Rome participera finalement à la rencontre organisée à Bruxelles sur les migrations dimanche

Le texte lu par Le Monde a été longuement soupesé et il sera négocié et renégocié jusqu’à la dernière minute… mais il ne verra pas le jour. Les réticences du gouvernement italien, qui estime que le projet ne correspond pas à ses souhaits et ne devait pas être écrit à l’avance, feront que la réunion se soldera plus que probablement par une simple déclaration du seul Jean-Claude Juncker, le président de la Commission.

« OSONS DIRE NON »

« Ou bien il y a une proposition utile sur la défense des frontières, la sécurité et j’ajoute sur les droits des vrais réfugiés ou bien osons dire non », indiquait jeudi Matteo Salvini, le ministre italien de l’intérieur, l’homme fort du gouvernement de Giuseppe Conte. Le dirigeant d’extrême droite a dit refuser le « petit devoir » écrit, selon lui, par Paris et Berlin. M. Conte, qui a eu jeudi une conversation téléphonique avec Mme Merkel, « inquiète » de son éventuelle absence à Bruxelles, a toutefois fini par confirmer son déplacement.

Le débat de fond à Vingt-Huit se déroulera donc lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, toujours à Bruxelles, les 28 et 29 juin. La réunion de dimanche, qui devrait regrouper une dizaine de dirigeants, est donc censée être une « préparation » à ce conseil. Elle apparaît surtout comme une aide à la chancelière allemande, en grande difficulté dans son pays, où Horst Seehofer, dirigeant des conservateurs bavarois de la CSU et ministre de l’intérieur, a lancé un ultimatum à Angela Merkel : elle a deux semaines pour trouver une solution européenne à ce qu’il est désormais convenu d’appeler « la crise migratoire ». Ou plutôt la crise politique née, dans différents pays, de la focalisation sur la question de la migration et du refus italien de continuer à accueillir des embarcations d’ONG qui recueillent des migrants en Méditerranée. M. Seehofer a menacé, en cas d’échec, defermer les frontières allemandes.



Immigration : les pays de Visegrad boycotteront le minisommet européen de dimanche

« Dimanche, on assistera à un mini-sommet Merkel, et même, en vérité, à un mini-sommet Seehofer, peste un diplomate.Et quelle valeur pourrait avoir un accord à dix pays alors que seront absentes la Suède et la Hongrie, aux visions complètement opposées ? » La première exige effectivement des quotas contraignants de répartition des demandeurs d’asile, la seconde les refuse absolument et son premier ministre, Viktor Orban, s’est livré jeudi, lors d’une réunion du groupe de Visegrad à Budapest, à une nouvelle diatribe contre la Commission et la chancelière allemande. Il a confirmé au passage le boycottage par son pays, ainsi que la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, du mini-sommet de Bruxelles.

CRÉATION D’UNE POLICE EUROPÉENNE DES FRONTIÈRES

A Rome, pendant ce temps, on juge que Bruxelles aborde insuffisamment la question de la protection des frontières extérieures pour se concentrer sur le redéploiement des migrants déjà arrivés en Europe et sur les« mouvements secondaires », à savoir la répartition des migrants dans les différents pays de l’Union. Démenti de Bruxelles : la Commission se soucie tout autant de limiter les arrivées. Pour preuve, sa volonté de renforcer son aide financière et matérielle à des pays d’Afrique pour qu’ils contrôlent les départs. Mais aussi de réviser la politique des visas avec ces pays, de limiter les aides au développement qui leur sont fournies et d’instaurer une véritable police européenne des frontières, forte de 10 000 membres.

La question des plateformes, ou centres – camps ? – à installer aux frontières extérieures promet d’être un autre sujet d’affrontement, avec des pays comme l’Autriche ou le Danemark qui ont lancé ce projet. Des capitales s’inquiètent de la légalité de cette solution. L’idée, que la Commission ne défend visiblement pas, sera toutefois« travaillée ». D’autant que les pays cités pour accueillir de telles structures – la Tunisie, l’Albanie – sont manifestement réticents et n’ont même pas été consultés.



« L’idée sur la table aujourd’hui en Europe est de réduire les différences de politiques migratoires »

La position française semble, elle, clarifiée après les propos tenus à Vienne, jeudi, par Nathalie Loiseau, la ministre chargée des affaires européennes. « Je ne vois pas comment il serait possible de demander à des demandeurs d’asile de repartir vers des pays tiers, en vertu du droit international existant, et de les retenir dans un pays tiers, plutôt que d’examiner leur demande d’asile sur le territoire européen », a-t-elle indiqué.

La conviction de certains, désormais, est que la discussion du mini-sommet de dimanche et celle du conseil européen qui suivra vont déboucher sur une interrogation quant à l’avenir de la zone sans passeport de Schengen. Ce pilier de la construction européenne est clairement menacé par les tensions actuelles. Le rétablissement des frontières intérieures prôné par certains pourrait clairement entraîner son effondrement. « Il faudra donc mettre le marché en mains aux pays de l’Est, assure un expert. Soit ils acceptent un minimum de solidarité, soit ils enterrent Schengen et en souffriront comme tous les autres. »

 

Crise des migrants : ce que l'Europe peut faire

 

Le nombre d'arrivées est en forte baisse mais l'Europe se déchire à nouveau sur la question migratoire. Dimanche à Bruxelles, seize pays de l'UE tenteront de trouver de solutions.

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Migrants secourus cette semaine en mer Méditerranée par le bateau humanitaire Lifeline, jeudi dernier. (Reuters)

 

"Je suis favorable à ce qu'il y ait des sanctions qui existent en cas de non-solidarité." Réuni à l'Élysée samedi après-midi avec le nouveau Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, Emmanuel Macron a haussé le ton. Dans son viseur, les pays du groupe de Visegrád, soit la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, qui vient de criminaliser l'aide aux réfugiés. Cette coalition des xénophobes refuse de participer à une réunion d'urgence, dimanche à Bruxelles, autour de la crise migratoire. L'Union européenne s'est de nouveau déchirée cette semaine, après l'exode de l'Aquarius, mais le désaccord existe depuis l'été 2015. 

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La Hongrie entend taxer les ONG accusées de faciliter l'immigration

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Manifestation devant le parlement hongrois le 30 septembre 2016, contre la politique migratoire du gouvernement Orban. Des activistes tiennent une bannière "bienvenue aux réfugiés", tandis qu'un vieil homme montre une feuille sur laquelle il a inscrit "Moi aussi j'étais un réfugié".

 

Le gouvernement hongrois souhaite taxer à 25% les financements étrangers des ONG de défense des droits civiques dans le pays qu'il accuse d'aider les migrants. En ligne de mire : les organisations subventionnées par le milliardaire George Soros.

La Hongrie a détaillé le 18 janvier un projet de loi prévoyant l'instauration d'une taxe spéciale pour les ONG accusées par Budapest de faciliter l'immigration, une mesure visant des organisations financées par le milliardaire américano-hongrois George Soros, bête noire du Premier ministre conservateur Viktor Orban.

Les ONG concernées feront l'objet «d'une taxe de 25% sur leurs financements étrangers, dont le produit sera affecté à la défense des frontières», a déclaré à la presse le directeur de cabinet de Viktor Orban, Janos Lazar.

Le projet de loi, qui doit être soumis au Parlement en février, prévoit également des interdictions de territoire pour les ressortissants étrangers soupçonnés de favoriser l'entrée en Hongrie de demandeurs d'asile.

Des barbelés aux frontières serbe et croate pour contrer l'immigration illégale

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Farouchement opposées à toute immigration illégale, les autorités hongroises ont fait ériger en 2015 une clôture barbelée aux frontières serbe et croate de la Hongrie et mènent depuis plusieurs mois une campagne contre George Soros, que Budapest accuse de vouloir favoriser une «immigration de masse» vers l'Union européenne.

Le milliardaire américain d'origine hongroise, qui financeplusieurs ONG dans le pays, a réfuté ces allégations, les qualifiant de «mensongères» et à tonalité «antisémite». Pour autant, sa fondation Open Society ne fait pas mystère de son intense travail de lobbying pour faire avancer ses idéaux auprès des eurodéputés, dont elle a répertorié ses «alliés fiables» dans un document. George Soros lui-même, en outre, fustige le «nationalisme» qui serait devenu «l'idéologie dominante» dans le monde.

Le 18 janvier, le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltan Kovacs, a une nouvelle fois accusé George Soros de soutenir «des groupe d'aide aux migrants, déguisés en organisations de défense des droits de l'Homme».

Dans une précédente mesure visant le milliardaire, la Hongrie avait adopté en juin une loi obligeant les ONG recevant plus de 24 000 euros de financements étrangers par an à se soumettre à un enregistrement spécifique, ce qui avait provoqué l'ouverture par Bruxelles d'une procédure d'infraction.

 

1 291 réfugiés accueillis malgré tout en Hongrie

La nouvelle offensive contre George Soros intervient alors que Viktor Orban, qui briguera un troisième mandat d'affilée lors d'élections législatives en avril, est chahuté par son opposition après la publication de statistiques selon lesquelles la Hongrie a accueilli 1 291 réfugiés en 2017, en contradiction apparente avec la politique affichée par le gouvernement.

Le gouvernement hongrois a toutefois assuré s'être simplement plié à ses obligations internationales en matière d'asile, et n'avoir jamais tenu de chiffre secret.

La Commission européenne a renvoyé en décembre trois pays, dont la Hongrie, devant la justice européenne pour avoir refusé les quotas européens d'accueil de réfugiés. La Hongrie a souligné vouloir pouvoir décider par elle-même des personnes qu'elle accueille.

Les couloirs et passages..

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Espagne

En Espagne la situation n'est guère plus brillante avec la frontière entre l'Espagne et le Maroc..

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Les Etats-Unis dans tout ça..

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Photo ci-dessus, d'une zone, à l'intérieur des aéroports, et où les enfants de réfugiés Mexicains sont gardés et surveillés..

L'affaire de la séparation des enfants de leurs parents

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Au départ, Mr. Trump avait signé un décret permettant de séparer les enfants de migrants de leurs parents..

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Après de longues tergiversations, et, apparemment, la visite éclair de mme. Trump (Mélania Trump..), dans un centre pour réfugiés à la frontière avec le Mexique, les choses ont bougé et changé...

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Suite à cela, Mr. Trump est, apparemment, revenu sur sa décision initiale (marche arrière..), et a, à nouveau, signé un nouveau décret, autorisant et permettant aux enfants de migrants et réfugiés Mexicains de ne plus être séparés de leurs parents !...

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La première dame et son rôle et/ou prise de position à l'encontre de son mari, ou en commun accord ?..

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Photo ci-dessus, manifestation contre la séparation des familles.

Melania "I really don't care" Trump s'est rendue à la frontière mexicaine

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Après avoir suscité un tollé international en séparant des enfants de migrants de leurs parents, Donald Trump fait machine arrière. Son épouse s'est rendue à la frontière, sur fond de polémique. On ne sait pas quand ces familles seront réunies.

Donald Trump a ordonné jeudi 21 juin à l'administration américaine de réunir les familles de migrants dont les parents et les enfants ont été séparés à leur arrivée aux États-Unis, mais ses efforts pour revenir sur une politique qui a suscité un tollé mondial s'opèrent dans la confusion.

Malgré l'ordre du président des États-Unis, on ne sait ni comment ni quand les quelque 2 300 mineurs qui ont été séparés de leurs parents au cours des dernières semaines seront réunis avec eux. On ne sait pas non plus où seront les familles le temps que les parents soient poursuivis au pénal.

Le gouvernement continuera-t-il à poursuivre les personnes prises en flagrant-délit de traversée illégale de la frontière entre le Mexique et les États-Unis ? Là encore, l'incertitude règne.

Par ailleurs, le gouvernement a demandé à l'armée américaine de se préparer à accueillir dans des bases militaires jusqu'à 20 000 enfants de migrants non accompagnés, a indiqué le porte-parole du Pentagone, Jamie Davis.

Enfants en pleurs

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Des vidéos montrant des enfants séparés de leurs parents assis dans des cages et un enregistrement sonore d'enfants en pleurs, symboles de la politique d'immigration de "tolérance zéro" mise en place par le gouvernement Trump, a suscité l'indignation dans de nombreux pays.

Face à cette vague de critiques et sur l'insistance de ses proches, et notamment de son épouse Melania Trump, le président a fait marche arrière et a signé un décret mercredi 20 juin pour maintenir les familles ensemble en détention dans l'attente du règlement de leur dossier.

Jeudi, la première dame a rendu une visite impromptue à des enfants déplacés à McAllen, dans une structure où sont logés 55 mineurs âgés de 12 à 17 ans. Six d'entre eux ont été séparés de leurs parents au moment où ils franchissaient la frontière, a-t-on expliqué aux journalistes.

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Mais la veste Zara vert olive portée par Melania Trump à son départ pour le Texas dont le dos portait les mots : "Je m'en fiche complètement, et vous?" est apparue en contradiction avec l'image de compassion qu'elle voulait donner.

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La veste n'était plus visite lors de la visite au centre d'hébergement.

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La Maison blanche a répondu aux critiques en disant qu'il n'y avait pas de message caché.

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Pour mettre en pratique la réunification des familles, le ministère de la Justice a demandé que soit modifiée une jurisprudence de 1997 qui était interprétée comme fixant une limite de 20 jours à la détention des enfants entrés illégalement dans le pays.

Tolérance zéro toujours de mise

Lors d'une réunion à la Maison blanche, Donald Trump a déclaré qu'il ne voulait pas séparer les enfants de leurs parents et a ordonné aux ministères de la Justice, de la Sécurité intérieure et de la Santé et des Services sociaux de "travailler ensemble pour garder les membres des familles d'immigrants illégaux ensemble durant le processus d'immigration et de réunir les groupes précédemment séparés.

"L'administration Trump a précisé que le décret de mercredi interdisant la séparation des familles ne mettait pas fin pour autant à la politique de tolérance zéro mise en place il y a un peu plus de deux mois et qui prévoit des poursuites contre les migrants qui passent illégalement la frontière.

La Patrouille de surveillance de la frontière entre les États-Unis et le Mexique continuera de transférer aux services judiciaires les adultes pris en train de traverser illégalement la frontière, a déclaré jeudi un porte-parole de l'Office des douanes et de la protection des frontières.

"L'unité familiale sera maintenue"

"L'unité familiale sera maintenue pour les familles appréhendées traversant illégalement la frontière, et elles seront transférées ensemble au Service des douanes et de l'immigration", a indiqué le porte-parole dans un communiqué.

L'administration Trump souhaite également que la question de l'immigration soit réglée par une loi d'ensemble. Mais la Chambre des représentants, où les républicains (pro-Trump) sont majoritaires, a rejeté jeudi une proposition de loi soutenue par les plus conservateurs.

En outre, la Chambre a reporté à deux reprises, d'abord à vendredi puis à une date ultérieure, vraisemblablement la semaine prochaine, un vote sur une seconde proposition de loi, dite de compromis, afin d'essayer de rassembler plus de soutiens dans le camp républicain.

– Avec AFP

Mélania Trump à la frontière avec le Mexique

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Melania Trump, émissaire à la rencontre d'enfants sans-papiers

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Dans un nouveau coup de théâtre, Melania Trump s'est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, en émissaire d'un président américain qui tente de regagner l'opinion publique profondément choquée par sa politique de séparation des familles de clandestins.

"Nous savons tous qu'ils sont là sans leurs familles et je veux vous remercier pour votre dur travail, votre compassion et la gentillesse que vous leur offrez en ces temps difficiles", a...

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En France et à l'Assemblée Nationale

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Loi asile et immigration : des désaccords tenaces à LREM

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La députée LREM Sonia Krimi avait interpellé Gérard Collomb, en décembre, sur les centres de rétention, «indignes de la République» à ses yeux. Photo Patrick Kovarik. AFP

 

Les longs débats en commission n'ont permis de modifier le projet de loi qu'à la marge. Une petite frange de députés LREM juge toujours le texte trop répressif et, chose rare, défend ses positions.

 

Toujours côte à côte en commission des lois, ils ne se quittent décidément plus. Jeudi soir, lors d’une rare pause dans l’examen du projet de loi sur l’asile et l’immigration qui s’est étiré sur toute la semaine, une poignée de députés LREM se sont encore donné rendez-vous dans un restaurant italien proche de l’Assemblée. «Pour se remonter le moral», confie Martine Wonner. Jean-Michel Clément était présent, ainsi que Delphine Bagarry, Stella Dupont et Sonia Krimi qui a passé une tête. Avec d’autres élus marcheurs, ils ont essayé cette semaine, en commission, de rééquilibrer le texte porté par Gérard Collomb. Le projet de loi, tout en offrant quelques protections supplémentaires à certains étrangers et en promettant de raccourcir les procédures pour les demandeurs d’asile, escamote les droits de ces derniers et vise à augmenter les expulsions.

 

Ce petit groupe de députés LREM avait déposé plusieurs dizaines d’amendements. Sans obtenir gain de cause. Les rares concessions accordées par le ministre ont plutôt porté sur des amendements tamponnés par le groupe LREM ou de la rapporteure Elise Fajgeles. Mais on reste sur des aménagements. Le recours à la vidéoaudience – que le texte généralise – est assorti de quelques conditions (présence de l’interprète, qualité de la transmission). La durée maximale de rétention sera bien allongée à 90 jours mais les députés LREM ont supprimé la possibilité de la porter dans certains cas à 135 jours, comme le prévoyait le texte. La majorité a aussi fait voter l’exclusion de la liste des «pays d’origine sûrs» pour ceux qui pénalisent l’homosexualité. Et des mesures issus du rapport d’Aurélien Taché sur l’intégration devraient être intégrées vendredi soir.

Mais pour la quinzaine de députés LREM qui, depuis février,expriment ouvertement leur désapprobation, le compte n’y est pas. Eux qui demandaient l’interdiction du placement de familles avec mineurs en rétention n’ont obtenu qu’un engagement de Collomb à lancer des travaux pour améliorer les conditions d’accueil dans ces centres. Ils demandaient aussi la suppression pure et simple de mesures emblématiques. Pour Jean-Michel Clément, «réduire à tous crins les délais de recours porte atteinte aux droits de la défense».Quant à la rétention pouvant aller jusqu’à 90 jours, «ne nous alignons pas sur le moins-disant en matière de respect des droits», a prévenu Sonia Krimi, persuadée que cette «sévérité ne dissuadera en rien la venue d’étrangers».

«Sous-tendances de la Macronie»

Sans surprise, Gérard Collomb avait averti d’entrée, que le texte ne serait modifié qu’à la marge. «Je ne changerai pas, sinon je croirais rompre, au plus profond de moi-même, avec ce que j’ai constaté en vingt ans de pratique politique.» Une fermeté qui a crispé les députés de la majorité les plus réfractaires au texte. Les mêmes n’ont guère apprécié la sortie alarmiste du ministre sur certaines régions«submergées par les flux de demandeurs d’asile». «Des propos un peu populistes, qui manquent de justesse et d’humanité», dénonce l’un d’eux.

 

Malgré cette fermeté, le petit groupe ne s’est pas démonté, argumentant pied à pied contre le texte, parfois soutenu par les Insoumis ou les communistes, qui les ont invités à faire cause commune. Et sous l’œil gourmand de députés LR, tentés, eux, de durcir le projet de loi. Moquant les «débats internes entre LREM et son aile post-socialiste», Guillaume Larrivé a ainsi critiqué «une loi d’ajustement technocratique et des petits bidouillages pour que les sous-tendances de la Macronie trouvent une satisfaction».

Minoritaires, ces contestations ne menacent en rien l’adoption du texte, ni en commission dans la nuit de vendredi à samedi, ni dans l’hémicycle. Mais voir la majorité qui débat avec elle-même a quelque chose d’inédit, celle-ci refusant habituellement d’étaler ses désaccords hors du huis clos des réunions de groupe. Ce qui n’est pas un problème pour Elise Fajgeles. «Qu’il y ait des lignes de partage, des doutes qui s’expriment, ce n’est pas gênant et même plutôt sain. On a ce dialogue depuis un mois et chacun trouve sa place dans la discussion. Ce que je ne voulais pas, c’est que chacune rumine dans son coin et claque la porte en ayant le sentiment de ne pas pouvoir parler»,dédramatise la rapporteure, rappelant les nombreuses réunions organisées par le groupe pour préparer le texte. Des discussions qui n’ont toutefois pas permis de rassurer les plus réservés. «Faire des ateliers législatifs et expliquer le texte au plus grand nombre : très bien. Ecouter tout le monde en commission : très bien. Mais on reste motivés pour défendre nos amendements en séance», prévient Wonner, qui n’a pas arrêté son vote sur le texte : «Je serais en capacité de m’abstenir, mais le gouvernement peut encore nous envoyer des signaux positifs.» Le projet de loi sera discuté dans l’hémicycle à partir du 16 avril.

Laure Equy

 

Rome et le Vatican

Le Pape nuance sa position sur l’immigration

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En rentrant de Colombie, François a précisé que la générosité de l’accueil migratoire doit se conjuguer avec la « prudence » des gouvernements, qui ne peuvent accueillir que s’ils peuvent « intégrer ».

 

2016

L’immigration massive d’Ukrainiens serait-elle un moyen de forcer l’UE à intégrer l’Ukraine ?

Le célèbre écrivain ukrainien Iouri Androukhovitch a proposé un moyen original pour faire entrer son pays dans l’Union européenne : générer des problèmes pour l’UE, dont l'immigration de masse.

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Photo ci-essus de migrants Ukrainiens.

«Je conseillerais au peuple ukrainien de profiter au maximum du régime sans-visa qui entrera en vigueur bientôt pour partir en masse. De sorte que les migrants ukrainiens créent un réel problème à l’UE s’ils sont des dizaines ou des centaines de milliers d’Ukrainiens», a déclaré l’écrivain ukrainien dans une interview accordée à la chaine de télévision ukrainienne 112.ua. «Et puis nous serons invités dans l’UE», se persuade-t-il.

Iouri Androukhovitch s’est inspiré de l’exemple du Portugal qui, selon lui, était dans la même position en 1993. D’après l’écrivain ukrainien, la Commission européenne a décidé d’admettre le Portugal dans ses rangs pour éviter un flux massif de Portugais en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

«Qu’ils [les Portugais] reçoivent des financements européens chez eux et développent leur pays afin qu’une migration économique incontrôlée n’envahisse pas [les autres pays d’Europe]», a précisé Iouri Androukovitch à propos de l’entrée du Portugal dans l’Union européenne.

L’écrivain rêve déjà à la façon dont l’Union européenne résoudra le problème des migrants ukrainiens. «Nous serons le sujet de discussion. Ils [les Européens] ne parleront pas seulement des réfugiés syriens et afghans, mais aussi des migrants illégaux ukrainiens qui seront de plus en plus[nombreux]», anticipe-t-il. 
Le 20 avril, la Commission européenne a proposé d’inclure l’Ukraine dans la liste des pays, dont les citoyens peuvent entrer dans l’Union sans visas.

 

Et pour conclure

A présent on nous parle et l'on évoque la mise en place de centre d'accueil fermés...

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Photo ci-dessus - Exposition - Vie d'Exil entre 1954 et 1962...

Cela me fait un peu penser et rappeler aux différents camps d'internements et de prisonniers mis en place par la France en 1914-1918 et également en 1939-1945..

Je pourrais citer tous ces camps, comme celui de "Gurs"*, mis en place, à partir de 1933 et voulu sous le régime de Vichy...

Va-t-on admettre cela et autoriser cela ? Je me le demande...

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Photo ci-dessus du cimetière de "Gurs" tel qu'il était à l'époque avant la fin de la seconde guerre mondiale et réhabilitation du camp pour le "Devoir de Mémoire"  et pour La Mémoire...

 

* Le camp de "Gurs" est situé dans les Pyrénées, entre Navarrenx et Oloron-Sainte-Marie.

Triste situation et triste sort de ces populations déplacées, souvent de force et à contre coeur..

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14 juin 2018

Le pain..de la discorde..

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Le pain..de la discorde..

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Tout le monde n’est pas, et ne naît pas..à plus forte raison..égaux devant Dieu et les hommes..

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Que dire du pain, cette nourriture simple et basique sous toutes formes..

 

Un peu d’histoire

 

Une date à retenir..

 

Le 15 Novembre 1793

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Naissance de la baguette de pain !

 

La naissance de notre traditionnelle baguette de pain, symbole de l’idendité Française, remonte à la Révolution !

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En effet..

 

Le 15 Novembre 1793 ( 26 brumaire An II selon le calendrier Républicain ) un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain : « La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l’égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : le pain Egalité ! »..

En 1856, Napoléon III, à son tour, tente de réglementer la taille et le poids du pain : 40 cm et 300 g environ. Après la Seconde Guerre mondiale se généralise la baguette, aussi appelée flûte ou petite selon les régions.

D’une longueur de 80 cm et d’un poids de 250 g, son prix a été fixé par arrêté préfectoral jusque dans les années 1980.

Les Français consomment environ 30 millions de baguettes (sans compter toutes celles que l’on jette..), chaque jour !

Reconnaissable à sa forme allongée, emblématique de la France, les premiers consommateurs de baguette au Monde sont les Algériens, avec une consommation estimée à 48 600 000 baguettes par jour (quand on sait que pour beaucoup c’est là la seule nourriture de base, suyrtout pour toutes celles et ceux qui n’ont..souvent..qu’un Euro, voir deux, à cin, par jour pour vivre..on comprendra mieux..toujours sans se moquer..).

Elle est également consommée, dans une moindre mesure, au Maroc, en Tunisie et au Vietnam ( où elle a évolué pour donner le banh mi ), ce qui s’explique par le passé colonial français de ces régions.

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Photo ci-dessus d’une corbeille en plastique contenant des « Banh Mi » - baguettes au Vietnam.

 

Pour terminer

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Le pain, en général, a bien changé ( même si présenté sous toutes ses formes diverses en proposition d’achat..), depuis l’origine, son origine, comme au travers des deux guerres, celle de 1914-1918, appelée La Grande Guerre, tout comme la seconde guerre mondiale – 1939-1945 et depuis..

L’évolution, politique et économique, au travers de l’Union Européenne, a voulue que nous passions du Franc, non pas « symbolique », mais ancien, à..l’Euro, pour ne que le citer.

Ceci étant dit et fait, de la baguette à 1 Franc ( et non pas « symbolique », cette fois..), nous sommes passés d’un coup de crayon d’ardoise magique..à..1 Euro !

Faites le compte ! 1 Franc étant un Franc, me direz-vous, mais voilà, la où le bas blesse, c’est que de..1 Franc à 1 Euro, on est tout simplement passé à..6,55957 francs..la baguette, pour la simple conversion et comparaison qui..comparaison, pas si idiote que cela, noblesse oblige, nous amène à la réflexion d’une taxation et sur-taxation de l’ordre de..600 % !!!

On est bien loin du compte et du porte-monnaie de la ménagère qui depuis n’a que fait de se rétrécir chaque jour un peu plus…

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A cela je devrais ajouter qu’il y a pain et pain, je veux parler ici, bien-entendu, de la qualité !

On est d’avantage passé du bon pain traditionnel et cuit au feu de bois au pain dit industriel et semi-industriel, plus rien à voir !!!

Il faut, de plus, savoir, que depuis quelques années déjà ( tout comme pour nos vaccins..), il y a de l’aluminium dans le pain (industriel comme semi-industriel..), tout comme tous les biscuits en rayons en grandes surfaces et super marchés, tout comme dans les vaccins.

Pour ce qui est du pain, le procédé d’emploi de l’aluminium sert, avec la levure, à faire monter la pâte ( gonfler..) et accélérer le processus de fermentation en vue de la cuisson..

Pour ce qui est des vaccins, auparavant, il y avait des molécules naturelles dans les vaccins pour faire répandre le liquide dans l’organisme après injection. A présent, ces molécules naturelles ont été remplaçées par de l’aluminium *..

* Lorsque j’évoque et fait mention de l’aluminium, il ne s’agit pas d’aluminium pur comme on a l’habitude de voir dans les laminoirs de fonderies, bien-entendu..

Sans oublier, en passant, la farine, non plus issue des blés traditionnels de nos campagnes et champs agricoles d’autrefois, mais, issue de blés « modernes », plus courts sur tiges..

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Non content de cela, bon nombre de boulangeries dites «  traditionnelles » et faussement traditionnelles, chaque boulanger a sa recette « miracle » et ses farines en mélange, toutes prêtes, pour chaque type de pain et cuisson..une vraie gageure !..

 

L’épeautre ou petit épeautre

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L'épeautre (Triticum spelta), appelé aussi « blé des Gaulois », est une céréale proche du blé mais vêtue (le grain reste couvert de sa balle lors de la récolte).

Cette espèce est aussi appelée « grand épeautre » (Dinkel ou Spelt en allemand) par opposition au « petit épeautre » ouengrain, (Einkorn en allemand), autre espèce de céréale rustique du genre Triticum, ou au « farro » (Triticum dicoccum) cultivé en Italie, et dans le sud de la France. On parle aussi de « moyen épeautre » pour l'amidonnier. Le grand épeautre est parfois considéré comme une sous-espèce du blé tendre (Triticum aestivum) sous le nom de Triticum aestivum L. subsp. spelta (L.) Thell.

 

Il est bien loin  le temps de l’épeautre  (Triticum spelta) ou du petit épeautre, vrai céréale, servant à fabriquer la farine pour faire un bon pain traditionnel cuit au feu de bois, et, de plus, bien plus digeste, pour nos estomacs (concernant la digestion..) que tous ces pains industriels comme semi-industriels ou encore de faux boulangers ou faux artisans boulangers…

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En conclusion

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Si vous souhaitez manger et continuer à manger du bon pain, de grâce, n’allez pas en grandes surfaces pour jeter votre dévolu sur ces faux « ersatz » de baguettes industrielles, de piètre qualité comme goût, au seul prétexte qu’elles ne sont qu’à..39, 45, 47 ou encore 49 Cents d’Euros !!!

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Un bon pain ne se trouve que chez et auprès d’un bon et vrai boulanger digne de ce nom, et non pas toute cette plétore, de soit-disant..  « Artisan boulanger » au nom évoquateur..faussement édulcoré et ne voulant rien dire, tout comme « boulanger artisan »,etc..

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Photo ci-dessus d’un four à pain traditionnel identique à celui de ma grand-mère maternelle.

 

Ma grand-mère maternelle, dans mon village natal de seulement ..80 habitants, faisait du pain cuit au feu de bois, dans un four traditionnel, pour tout le village et les villages autour (dans un rayon de 20 kilomètres..) jusque peu après la fin de la seconde guerre mondiale, puis, après, plus que pour le seul village, avant de ne faire du pain que pour la famille et propre consommation personnelle.

Mais quel pain ! et quelle qualité !

J’en garde des souvenirs « croustillants » (et pas que pour le jeu de mot..) et surtout le goût irremplaçable !!!

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Ah! Le bon pain !

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Je tiens à vous rassurer, le vrai bon pain, cuit au feu de bois, fait un retour en force..qu’on se le dise !

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Dans mon village natal et autour, dans un rayon de 30 km maximum, il existe toujours de vrais boulangers et du vrai bon pain cuit au feu de bois !

Dans les Landes, c'est pareil !

 

 

Posté par Janus157 à 16:30 - Commentaires [23] - Permalien [#]


08 juin 2018

La vraie question de l’humanité et de sa survie..

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La vraie question de l’humanité et de sa survie..

 

La pollution

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Le problème de l’eau

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L’humanité est devenue une « machine à produire »

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Signe des temps, On fonce dans le mur et les écolos ne sont pas faits pour s’entendre. Les seconds sont dans une « morale de l’action » qui les rend sourds au chant délicat de notre pessimisme. « Prétendre qu’on ne peut plus rien y faire est criminel » nous fut-il répondu. Un autre se demande « comment des crétins de [n]otre genre ont le droit d’exister »… Et l’on observe que (quasiment) personne ne dénonce les dégâts du système sans lui adjoindre un codicille sur l’action. Dernier témoin en date : il concerne « les impacts dramatiques de la culture du soja en Amérique latine » et exigerait une « interpellation de l’industrie française de la viande ». D’accord, interpellons nos industriels, nos consommateurs, nos députés, notre gouvernement, livrons-nous à un intense « lobbying », pétitionnons, légiférons, créons un label « viande durable », ou « soja respectueux de l’environnement » etc. La belle affaire ! Le « système » s’adaptera : les producteurs trouveront d’autres clients, ou s’achèteront une « respectabilité » de façade grâce à toutes sortes de « mesures » d’ordre réglementaire. Et ailleurs, en Chine par exemple, l’on continuera de construire la plus grande ferme du monde.

Mais dire que l’action est « inutile », au sens où rien n’empêchera l’effondrement annoncé, ne constitue pas un appel à « ne rien faire ». Depuis longtemps nous cherchons à justifier de « ne rien faire », mais en vain. Non seulement il faudrait développer tout un système philosophique, ce qui n’est ni dans nos cordes ni dans nos intentions, mais le but aurait quelque chose d’absurde car tout un chacun est dans l’action du seul fait de vivre. Démontrer qu’il vaudrait mieux « ne rien faire » est aussi impossible que démontrer la trisection de l’angle ou la quadrature du cercle. A notre niveau, l’action relève de la morale individuelle, c’est donc à chacun d’agir selon sa conscience, sa position sociale et ses moyens.

Mais peut-on passer de la morale individuelle à une morale collective ? Peut-on élaborer des modèles d’action applicables à l’humanité, et qui seraient « bons » pour elle, pour la biosphère, pour leur avenir commun à long terme, et susceptibles d’éviter l’effondrement ? A cette question très précise la réponse est un non catégorique.

Il est toujours possible de faire certaines choses localement, comme le montre les écologistes qui ont obtenu l’abandon de l’aéroport de NDDL, et qui sont sur le point de faire capoter Europa City. L’association Bloom a aussi obtenu l’interdiction par le parlement européen du chalutage profond et de la pêche électrique, et il y a sans doute quantité d’autres exemples. Mais comment ne pas voir que les contre-exemples sont beaucoup plus nombreux et bien plus lourds en termes de conséquences ? Le succès de Bloom, (dont nous avons signé les pétitions), n’est pas encore une victoire mondiale, et n’empêche pas le plastique de ronger les océans, le CO2 de les acidifier, et les Japonnais de les vider de leurs baleines.

Les actions écologiques font partie du « grand jeu » qui se joue à l’échelle mondiale, elles le corrigent à la marge sans changer ses règles. Elles ont été possibles parce que « le système » est capable de tenir compte des contestations qu’il suscite quand sa légitimité est en jeu. Même la pire des dictatures est censée faire le bonheur de ses citoyens : elle peut éliminer autant qu’elle veut ses opposants et dissidents, elle ne peut pas indéfiniment aller contre l’opinion de « ses » citoyens, ceux qu’elle estime « dignes de vivre » hors de ses geôles, et il en reste toujours un certain nombre. Ainsi, en permettant que de telles actions aboutissent, le système ne fait que maintenir sa légitimité : agir « contre » le système c’est encore agir « pour » le système. Le seul moyen de s’y opposer vraiment c’est de le fuir, comme l’a fait Grothendieck qui a tout plaqué pour vivre en ermite dans la garrigue. Quant aux actions violentes auxquelles certains sont tentés, elles n’ont d’autres effets que d’obliger le système à mettre en place des parades, ce qu’il parvient toujours à faire même si ça lui prend du temps. Et il en ressort renforcé.

Sur le papier, il est cependant toujours possible d’« élaborer des modèles d’action applicables à l’humanité », par exemple ce scénario au nom ridicule,« #MessageSupplyN », censé « sauver le climat » car « l’électronucléaire seul ne [le] sauvera pas ». Ou encore la « séquestration du carbone » préconisée par le GIEC mais qui est loin de faire l’unanimité, ou encore ces COP dont les « engagements » n’impressionnent que les optimistes les plus acharnés. Sur le papier tout est toujours possible. En 2012, Paul Jorion avait une solution en or pour régler le problème des taux d’intérêts qui s’envolaient dans la zone euro : mutualiser les dettes des États pour n’avoir plus que des dettes européennes, (des « eurobonds »), donc dignes de confiance. Oui mais, l’Allemagne, elle, avait ses raisons de ne pas vouloir de çaDirection poubelle, « la solution » !

C’est à l’aune de la réalité qu’il faut juger le « faisable » : ce qui marche en théorie ne fonctionne pas toujours en pratique. A la seule échelle des nations, l’histoire montre que l’imposition d’une « morale collective » a toujours eu des effets désastreux, les Khmers Rouges en sont un parfait et sinistre exemple. Et c’est normal, car le problème ne relève pas de la morale. Si des peuples ont pu, sous d’autres cieux et en des temps reculés, vivre en bonne entente et en équilibre avec leur environnement, ce n’était pas grâce à leur morale mais grâce à leur représentation du monde et faute de pouvoir faire autrement. (Cf. les aborigènes d’Australie.) Dans un régime dictatorial, même le pire des tortionnaires sera convaincu de se comporter de façon morale quand il pratique la torture1, parce qu’on lui aura donné des raisons de le faire. Et ces écolos antispécistes qui en appellent parfois à la destruction de « la civilisation », avec les humains qui en font partie, sont eux aussi convaincus d’être « moraux », mais au nom des autres espèces qu’il s’agirait de « sauver ». (Il faut bien que le crime profite à quelqu’un.) De manière générale, tout le monde est « moral », c’est-à-dire que tout le monde respecte ce qu’il croit devoir respecter, et méprise ce qu’il croit pouvoir mépriser, de sorte que tout dépend de nos représentations. (D’où peut-être cette idée curieuse de Schopenhauer2 : « Le Monde comme volonté et comme représentation ».)

Le vrai problème est ailleurs. Il tient à la production collective de l’humanité qui est devenue une « machine à produire ». L’on peut estimer que l’industrialisation a provoqué un basculement. Avant, le mode artisanal conduisait à une évolution lente et relativement respectueuse de l’environnement. (Mais déjà le fusil permettait d’éliminer massivement les prédateurs d’animaux domestiques.) Après, la surabondance d’énergie a fait exploser tous les compteurs : l’humanité s’est mise à produire toujours plus de biens en tous genres, matériels et immatériels. La rationalisation de sa production lui a permis de nourrir toujours plus de gens voués à l’améliorer encore : soit directement, (techniciens, ingénieurs, designers et scientifiques), soit indirectement : administrateurs, professeurs, médecins, artistes,… Et tout cela fit augmenter la population humaine de façon vertigineuse.

L’on ne peut pas nier ce « basculement industriel » qui est cause de tout. Si autrefois les humains pouvaient croire qu’ils contrôlaient leur condition en l’améliorant, (avec des moulins à eau par exemple), désormais leur condition dépend du système de production planétaire qu’ils ont créé. (Ce qui est vrai même pour celles et ceux qui vivent au fin fond de la jungle.) Or, ce système, dont personne ne peut contrôler l’évolution, est dynamique, instable, expansif et, surtout, soumis à des turbulences de tous ordres et dignes de l’enfer. L’actualité montre tous les jours que les humains se déchirent à cause des « menaces » qu’ils perçoivent chez leurs voisins, (Cf. la« guerre préventive » des Américains contre l’Irak, ainsi que l’éternel conflit israélo-palestinien), ou pour faire passer un gazoduc quelque part, (en Syrie), ou au contraire pour empêcher qu’un autre soit créé, (par la Russie), etc. Et dans le civil, la compétition économique qui fait rage nous montre une humanité plus pressée d’investir dans l’IA que dans la protection des hirondelles.

Morale de l’histoire : le monde se fiche royalement des écolos. C’est bien sûr déplorable mais ce sont les faits qui le disent. Et si les écolos ont raison, s’il faut faire ce qu’ils disent pour qu’on ne fonce plus dans le mur, alors le collapsus final n’en est que plus certain, car le monde des affaires s’assoit sur leurs recommandations comme un directeur de banque dans son fauteuil.

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" La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étends ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations. "

John F. Kennedy

 

 

Conclusion

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Photo ci-dessus de Pierre Rabhi, militant écologiste, agriculteur et philosophe.

Avec ou sans guerre..L’Humanité disparaîtra !...

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Le monde se fiche royalement des écolos !...

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L’enjeu écologique est une transformation profonde de notre société.

 

 

 

Posté par Janus157 à 15:08 - Commentaires [32] - Permalien [#]

28 mai 2018

Le chômage..les licenciements..

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Le chômage..les licenciements..

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La porte ouverte à la pauvreté..et la dépendance..

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MR. Jean Bassères voit jaune..

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Et durci les contrôles !

 

Le patron de Pôle Emploi qui a..rempilé, n’a pas de soucis quand à lui…

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Les fraudes seront mieux contrôlées et plus fréquemment !!!...

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Pôle Emploi..l’emploi change..pôle emploi avec..

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Photo ci-dessus de Mr. Jean Bassères lors d'une présentation pour le lancement et la mise en place de l'application de l'emploi store.

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Pôle emploi: Le directeur souhaite la mise en place d'une «prestation de savoir être»

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Le directeur de Pôle emploi souhaite la mise en place d'une prestation de « savoir être » pour les candidats. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

 

2017

 

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Le directeur de Pôle emploi souhaite une formation de "savoir-être" pour les chômeurs

"Je suis frappé de voir que beaucoup d'employeurs, quand on leur demande leurs difficultés de recrutement, évoquent les comportements", a regretté Jean Bassères, lors d'une audition au Sénat.

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Aujourd'hui, beaucoup d'emplois sont dans les services et, dans les services, ce qui compte c'est le savoir-être.

Jean Bassères

lors d'une audition au Sénat

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Une enseigne de Pôle emploi. (GODONG / BSIP / AFP)

 

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 05/12/2017 | 19:57
publié le 05/12/2017 | 18:43

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Le directeur général de Pôle emploi s'est dit favorable à la mise en place d'une"prestation de savoir-être" pour les demandeurs d'emploi, notamment les plus jeunes. Jean Bassères l'a annoncé, mardi 5 décembre, lors d'une audition au Sénat, en vue du renouvellement de son mandat.

"Je suis frappé de voir que beaucoup d'employeurs, quand on leur demande leurs difficultés de recrutement, évoquent les comportements, il faut qu'on travaille cela", a-t-il déclaré.

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Aujourd'hui, beaucoup d'emplois sont dans les services et, dans les services, ce qui compte c'est le savoir-être.

 

Jean Bassères

lors d'une audition au Sénat

Jean Bassères a également fait savoir qu'il était "toujours un peu malheureux de l'image négative" réservée à Pôle emploi. "Je suis conscient des efforts qu'il nous faut accomplir, a-t-il dit. C'est pour cela que l'on souhaite notamment que les élus du peuple puissent venir le plus souvent possible en agence."

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L'Elysée a déjà indiqué, le 25 novembre, qu'il comptait reconduire Jean Bassères à la tête de Pôle emploi pour un troisième mandat de trois ans. Il avait été nommé à la tête de l'organisme, en 2011, par Nicolas Sarkozy.

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Le directeur de Pôle emploi souhaite mettre en place une prestation de « savoir être »

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Le directeur de Pôle emploi était auditionné par le Sénat ce mardi en vue de sa reconduction. | Photo d'illustration Charles Platiau/Reuters.

Auditionné par le Sénat, le directeur de Pôle emploi Jean Bassères a annoncé vouloir mettre en place une nouvelle prestation pour aider les demandeurs d’emploi, notamment les jeunes, à faire preuve d’un meilleur "savoir être" en entreprise, sans en préciser la nature exacte.

Le directeur général de Pôle Emploi, Jean Bassères, s’est dit favorable à la mise en place d’une « prestation de savoir être » à destination des demandeurs d’emploi et s’est dit par ailleurs « malheureux de l’image » de son entreprise, ce mardi lors d’une audition au Sénat.

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Photo le Logo de Pôle emploi, photo prise le 7 décembre 2016.

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Le nouveau directeur de Pôle Emploi mise sur le potentiel du Sud-Ouest marnais

Christian Verheyden est le nouveau directeur de Pôle Emploi à Sézanne. Il se montre optimiste quant à la situation économique dans le secteur.

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Selon Christian Verheyden, « le Sud-Ouest marnais n’a rien d’un secteur sinistré ».

 

La Cour des comptes pointe la gestion de Pole emploi !..

Selon l'institution, la gestion de Jean Bassères, patron de Pole emploi, ne répond pas à sa mission de service public. Mais ce haut fonctionnaire, habitué au contrôle des administrations dépensières, a du répondant.

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Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, est épinglé par la Cour de comptes. Une situation inédite pour ce haut fonctionnaire qui avait l'habitude de contrôler lui-même les organismes publics. ROMUALD MEIGNEUX / SIPA

 

C'est un coup dur pour Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi depuis 2011. Le rapport de la Cour des comptes, révélé ce matin par Le Parisien, critique sévèrement sa gestion de l'organisme, quelques années après la fusion entre l'ANPE et les Assedic. Bassères en avait eu vent depuis des mois, et lors d'une rencontre au printemps avec Challenges, il pestait déjà contre les premières conclusions qu'il avait vu passer… sans en révéler la teneur. Une position singulière pour cet ancien chef de l'Inspection générale des finances (IGF), qui a, pendant des années, rendu des rapports critiques sur les administrations dépensières. Il se retrouve aujourd'hui à la place de l'arroseur arrosé, alors qu'il s'investit pour "combattre le “Pôle emploi bashing”. Plus qu'assez qu'on dise: l'augmentation du chômage c'est la faute de Pôle emploi, et sa baisse, c'est grâce à la croissance!"

Vision dépassée du service public 

A son arrivée, Jean Bassères a récupéré un paquebot que son prédécesseur, Christian Charpy, avait laissé en piteux état, et a mené tambour battant une réforme du service public de l’emploi. Le résultat ne serait cependant pas au goût de la Cour des comptes, pour qui les orientations stratégiques de Pôle emploi depuis 2012 vont dans le mauvais sens. Elle évoque «des résultats contrastés, des coûts croissants» et «une mission d’intermédiaire entre offre et demande d’emploi qui n’est plus prioritaire».

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Le directeur de Pôle emploi Jean Bassères hospitalisé à Metz après un malaise cardiaque..

le 20/02/2015 à 13:58 | AFP

 

Le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, est hospitalisé à Metz depuis jeudi après-midi après un malaise cardiaque, a confirmé vendredi l'opérateur, précisant que M. Bassères était "toujours sous surveillance médicale".

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"Jean Bassères a effectivement fait un malaise hier à Metz, dans le cadre d'un déplacement professionnel", a indiqué Pôle emploi, interrogé par l'AFP. "Il est hospitalisé encore aujourd'hui et il est toujours sous surveillance médicale", a-t-il ajouté.

Les délégués syndicaux centraux de Pôle emploi ont reçu dans la matinée un courriel de la direction générale les informant que Jean Bassères était "hospitalisé à Metz" après avoir "eu un malaise cardiaque".

"Il a eu un malaise cardiaque hier à 17H00 en gare de Metz", a précisé à l'AFP une source syndicale.

"Il n'est pas transportable et reste à Metz pour le week-end", a poursuivi la même source, ajoutant: "Le diagnostic est en cours mais il n'y a pas eu d'intervention chirurgicale pour l'instant".

Jean Bassères, 54 ans, est arrivé à la tête de Pôle emploi fin 2011, en remplacement de Christian Charpy. Il a été reconduit dans ses fonctions en décembre dernier.

Avant Pôle emploi, cet énarque a fait une carrière essentiellement dans les finances publiques: directeur général de la comptabilité publique à partir de 1998, puis chef du service de l'Inspection générale des finances dix ans plus tard.

Auparavant, entre 1990 et 1992, il avait travaillé auprès de différents ministres socialistes: Henri Nallet à l'Agriculture puis à la Justice, Michel Sapin à l'Economie et aux Finances.

20/02/2015 13:58:09 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

 

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Marre du "Pôle emploi bashing", se plaint son directeur

 

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"Je  suis surpris par l'ampleur des critiques adressées à Pôle emploi", s'est plaint son directeur général, Jean Bassères, devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

 

afp.com/Philippe Huguen

 

Jean Bassères doit être reconduit pour trois ans à la tête du service public de l'emploi. Auditionné à l'Assemblée nationale, il s'est accroché à son bilan malgré un chômage au sommet.

"Je suis surpris par l'ampleur des critiques adressées à Pôle emploi. Notre incapacité à améliorer son image et sa réputation est un regret, et un échec. (...) Le Pôle Emploi 'bashing' est contreproductif pour la qualité du service. On ne doit pas rougir de ce que l'on fait, même si je suis le premier à mesurer les marges de progrès." Auditionné ce mardi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, qui doit donner son avis sur sa reconduction, le directeur général de Pôle emploiJean Bassères n'était pas décidé à verser dans le mea culpa. Le haut-fonctionnaire, qui devrait rempiler pour trois ans, a défendu son bilan. Et rendu "hommage au personnel qui souffre de la difficulté que l'on a à faire valoir les résultats". 

 

Le numéro 2 de Pôle emploi

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Photo ci-dessus de Mr. Thomas Cazenave, directeur adjoint et numéro 2 de Pôle emploi.

 

La Loi dite El khomri..

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Photo ci-dessus de Mme. El Khomri, en compagnie de Mr. Jean Bassères lors d’une visio conférence..

 

La Loi dite El Khomri qui n’en est pas une, en fait, car, il n’existe qu’une seule Loi du travail !

 

Le ministre du travail qui n’a rien fait..

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Photo ci-dessus de Mr. Rebsamen, ministre du travail (ex maire de Dijon..) félicitant Mr. Jean Bassères Directeur de Pôle emploi.

 

Ah ! ce joli mois de Mai..

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Liste des licenciements rien qu’en France en ce joli mois de Mai !

il y a 1j

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La chasse aux chômeurs est ouverte depuis le 7 mai 2017 !

Aussi comme votre Zident = Pensez Printemps

Ou pas !

Juste pour rappel ; Il n’y a pas de solution au sein de ce Système, il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura jamais et la preuve avec la liste des licenciements mondiaux que tient à jour Pierre Jovanovic et dont j’extirpe uniquement ceux concernant la France pour que ça parle au plus de gens possible et qu’ils comprennent bien, qu’il n’y a absolument rien à sauver !

Et que nous pouvons, nous la minorité ;  Ignorer l’État et les institutions et nous coordonner en associations libres, n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent. Si nous créons une société parallèle, ici et maintenant et d’où nous sommes, celle des associations libres fédérées, que nous boycottons système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres… À un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si nous, la minorité, faisons tourner la société déjà localement (et en France nous avons un maillage prêt à l’emploi ► les communes !) en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croître et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ».

 

LA LISTE DES LICENCIEMENTS MAI 2018 MONTRE QUE LA CRISE CONTINUE A TOUT DÉTRUIRE SUR SON PASSAGE –  du 14 au 18 mai 2018 Mes chers lecteurs, c’est dans un état d’épuisement total que je vous donne, hélas, la liste des licenciements que j’ai repoussée pendant un temps parce qu’elle m’insupporte à traiter. Et pourtant, c’est elle qui nous donne l’avenir sachant que la liste ci-dessous va déclencher LE MÊME NOMBRE DE LICENCIEMENTS entre 3 et 24 mois maximum, chez les fournisseurs, les loueurs, les cafés, restaurants, hôtels, etc., etc., bref par ricochet via la chaîne économique. Cette liste est la plus longue et la plus fournie de ces 10 années, et encore, il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg.

  • Addivant France chimie, le personnel est en grève pour réclamer une toute petite augmentation
  • AEML France chaudronnerie près de Vichy a sabré 72 personnes jetés à la rue
  • Air France a sucré aux stewards et hôtesses une prime de 42 euros pour des frais de pressing : « afin de faire des économies, ce qui se transforma en contrat avec « 5 à sec » sous forme de points, un local chez Air France leur était alloué, et 7 personnes très sympa nous accueillaient de 6h à 22h 7 jours sur 7, et bien le 31 mai c’est fini, nous glisserons, étiquetterons, nos uniformes dans une machine et les 7 personnes ne seront pas reclassés ailleurs, retour à la maison en passant par la case chômage. Je vais de mon côté boycotter ce robot et j’encourage mes collègues à faire pareil« 
  • Air France a décidé de fermer plusieurs agences de ventes en ville dont celle de l’Opéra, Porte Maillot et Luxembourg à Paris, ainsi que celle de Clermont Ferrand
  • Alliora France la direction se sépare de 36 salariés
  • ALP France rumeurs de licenciement de 27 personnes
  • Assurance Maladie France va supprimer 3.600 postes … Tout va bien en France
  • Auto-École René Cuvilier a fermé ses portes brutalement et a laissé tous les apprentis conducteurs sur le carreau… décision du Tribunal de Commerce 
  • Bavaria bateaux en cessation de paiement Nautiteh est également concerné, 30salariés en grave danger
  • Boco à Reims ferme ses portes (ouvert en janvier 2016) 10 salariés iront chez Pôle Emploi
  • Bodyguard France à Évry a jeté à la rue 430 gardes du corps par… sms
  • Boulangerie Vinter la célèbre boutique d’Épinal a fermé ses portes et a licencié tout son personnel
  • Brice France la chaîne veut fermer 26 boutiques et licencier 100 salariés
  • Carlson Wagons Lits France a jeté à la rue 74 salariés par rupture conventionnelle (après les 127 de 2017)
  • Carrefour France jette à la rue 2.400 salariés et ferme 243 magasins en France
  • Carrier France 90 salariés iront chez Pôle Emploi
  • Casa France ferme sa boutique à Coquelles 10 salariés à la rue
  • Castorama France les 446 salariés virés ont été obligés de former leur remplaçants polonais…. le cynisme et l’humiliation vont très très loin
  • CCI de Pau va jeter à la rue 20 salariés
  • Centre Hospitaliers de Vitry le François ferme sur ordre de l’État son service de pédiatrie….
  • Chèques Cadeaux Occitan France a fait faillite et a mis en danger 800 entreprises des Midis Pyrénées
  • Chemises Hanjo France à Roubaix a fait faillite
  • Cirque Pinder France a déposé le bilan, au moins 30 salariés pourront faire des cirques chez Pôle Emploi
  • Coca Cola France les salariés ont bloqué les usines pour protester contre les licenciements qui se suivent et se ressemblent le dernier concernait 128 salariés
  • Coop atlantique France a sabré 92 a jeté à la rue
  • Cora France le groupe de supermarché va délocaliser son SAV et 85 salariés iront chez Pôle Emploi
  • Dalloyau France a fermé 2 de ses boutiques de luxe 20 salariés perdent leur travail
  • Daunat France grèves et la direction veut licencier les 13 salariés syndiqués
  • Doux Poulets France le groupe a été liquidé en toute discrétion !!! 1.400 ouvriers iront chez Pôle Emploi
  • Du Plaisir à la Mode France toutes les boutiques ont fermé environ 100 a jeté à la rue iront chez Pôle Emploi
  • Electrolux France a viré 160 personnes
  • Enedis France va jeter à la rue 2.500 salariés
  • Eolane France a jeté à la rue 126 ouvriers
  • Euralis France agriculture a envoyé 313 personnes chez Pôle Emploi
  • Figeac Aero France sous traitance planchers avions va jeter à la rue au moins 7techniciens
  • France (banques) selon Les Echos, le rythme de fermeture d’agences bancaires va quadrupler
  • France (chômage) avec les Dom-Tom, la France compte « officiellement » 6.597.500 chômeurs, mais 1 chômeur inscrit sur 2 (50,05 % derniers chiffres connus) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER) [NdJBL : Comme le rappelle Patdu49 en donnant les vrais chiffres du chômage, chaque mois depuis des années…]
  • France (dans le Nooord) la région a perdu 43% de ses salariés en 30 ans
  • France (faillites) les faillites des grandes entreprises est en hausse brutale selon Challenges
  • France (fermeture d’écoles) dans les Vosges, 51 classes seront fermées et 40enseignants et admins en moins
  • France (fonctionnaires) le gouvernement veut faciliter l’embauche de « contractuels« , qui n’auront pas le statut de… fonctionnaires
  • France (industrie) entre 2006 et 2015 l’industrie manufacturière a perdu 27.300 entreprises qui représentent 530.000 salariés
  • France (Sarthe) voici les entreprises en défaillance en sarthe depuis le début de l’année 2018 lien
  • France faillites de retour en 2008 : 14.200 faillites au 1er trimestre !!!!
  • France Loisirs la célèbre chaîne de boutiques est en faillite et 450 salariés sur 1800 vont être licenciées et 36 boutiques françaises fermées
  • Gémo France la boutique de Reims est en liquidation
  • Gamyo Epinal le club de hockey est quasiment en faillite
  • Gemalto France sécurité informatique va sabrer 300 ingénieurs
  • Go Sport France ferme son magasin de Soissons après celui de Reims
  • Gobee Bike France location de vélos gratuite obligé d’arrêter en raison des nombreux vols 10 a jeté à la rue chez Pôle Emploi
  • Goodyear France veut licencier 90 salariés de plus sur le site Dunlop dans l’Allier
  • H & M France ferme son magasin d’Auchan Louvroil au moins 20 salariés chez Pôle Emploi
  • Heller maquettes et Joustra France qui a bercé l’enfance de millions de gens est en faillite et 25 salariés iront chez Pôle Emploi
  • IBM France met à la porte 99 ingénieurs
  • Imprimerie Sego France a sabré 72 a jeté à la rue
  • Institution Sainte-Marie France (de la 6e à la terminale) à Lille n’a pas rouvert ses portes après les vacances de Noël à la consternation des centaines de parents en raison de graves problèmes financiers (principalement dus aux charges sociales)
  • Intermarché France ferme encore un magasin près de Reims à Bazancourt, 30salariés chez Pôle Emploi
  • Intermarché France la logistique à Saint Dié des Vosges va fermer dans 2 ans et200 salariés ont pris une grosse option pour Pôle Emploi
  • Interscnack France (ex chips Vicko) l’usine est en grève mais des licenciements vont suivre en raison de la baisse des ventes
  • Invicta France fabriquant très luciférien de poêles en tous genres dans les Ardennes est en grave danger avec ses 3 millions d’euros de pertes
  • Japy France fournisseur de Renault a envoyé 200 x chez Pôle Emploi
  • Kiabi France a ferme son magasin de Foix 10 salariés chez Pôle Emploi
  • La Grande Récré la chaîne de 400 boutiques de jouets a fait faillite et 2.500salariés iront chez Pôle Emploi
  • La Poste France ferme son bureau de Romilly où 20.000 habitants se retrouvent sans Poste
  • La Quicaille France à St Quentin, ouvert depuis 1973 a brutalement fermé
  • La Salaison le Toulois France ou Charcuterie André Bazin a fermé ses portes au moins 120 salariés chez Pôle Emploi
  • Lafayette Gourmet France les boutiques de Marseille et Nice ferment, forcément avec des plaquettes de chocolat à 15 euros…. 15 salariés chez Pôle Emploi
  • Librairie Guérin à Reims placée en redressement, encore une librairie qui va disparaître
  • Lidl France ferme son grand magasin de Ronde Couture au moins 20 x iront chez Pôle Emploi
  • Lille (métropole) va jeter à la rue 150 médiateurs dans les transports sur 360
  • Maternité Clermont l’État veut la fermer pour faire des économies !
  • Maternité Créil l’État veut la fermer pour faire des économies !
  • Ministère des Finances les syndicats à Bercy ont constaté le départ de 1.500agents et le nombre de Centre d’Impôts est passé de 290 à 120 !!!!
  • Miroiterie de Champagne France mise en faillite, 18 iront chez Pôle Emploi
  • Monsieur Meuble le magasin à Calais a fermé brutalement merci à Mr Dufresnoy
  • Montigny le Tilleul « La supérette Carrefour Express a fermé définitivement ses portes, à la stupéfaction des Montagnards. La librairie, la boucherie, le coiffeur, le photographe ont aussi cessé leurs activités. Une disparition des petits commerces de proximité qui inquiète les habitants. Ils craignent que leur village ne devienne une cité-dortoir, sans âme et sans vie. La petite supérette était ouverte 7 jours sur 7, de 7 h à 20h en semaine et de 8 à 20 h les samedis et dimanches. Une adresse incontournable pour tous ceux qui rentrent tard du boulot, pour les achats de dernière minute, pour aller chercher l’ingrédient indispensable qu’on a oublié pour le repas dominical. Sa liquidation soudaine a surpris les habitants du quartier. Il ne reste qu’un boulanger et un marchand de fruits et légumes au village.« 
  • Nogentaise de Blanchisserie est en faillite et 31 iront chez Pôle Emploi
  • Orée France fabriquant de périphériques informatique en bois est en faillite 5salariés chez Pôle Emploi
  • Pôle Emploi France (LoL) va jeter à la rue 4.000 conseillers
  • Pages Jaunes – SoLocal Group a jeté à la rue 900 commerciaux (vous avez vu mon reportage)
  • Papeterie de Raon France en faillite a envoyé 68 ouvriers chez Pôle Emploi
  • Parkings AAA a jeté à la rue 100 salariés, par manque de clientèle qui fait des économies massives
  • PCH Métal France en faillite et 84 personnes ont pris une option pour Pôle Emploi
  • Photobox France a jeté à la rue 53 salariés parisiens
  • Photonis France en Corrèze 70 a jeté à la rue virés
  • Pompiers France l’indemnité des pompiers volontaires a été abaissé à 1,80 € de l’heure !!! par manque de budget au Pas de Calais
  • Proméo France formation continue va jeter à la rue 11 salariés à Chauny merci à Mr Dufresnoy
  • Promovacances France a été mis en vente par la banque Rothschild, en cas de fusion avec un autre groupe des licenciements seront inévitables
  • Ricoh France va jeter à la rue 4.000 ingénieurs et admins partout dans le monde
  • Rohan Viandes France en Bretagne a sabré 115 a jeté à la rue
  • SAI électroménager France a viré 130 personnes
  • Samrev Fonderie France a fondu 55 salariés jetés à la rue
  • Schneider Electric France ferme son site de fabregues et envoie ses 54 salariés chez Pôle Emploi
  • SCIAE France envoie 65 salariés chez Pôle Emploi sur 129
  • Scop Sna France panneaux solaires a cramé 70 salariés sont jetés à la rue
  • Seco France fertilisants va jeter à la rue 88 ouvriers
  • SIAP France fabrique des citernes, a viré 44 personnes

  • SNA France usine de pressage de CD DVD et photovoltaïques a fait faillite et 70salariés iront chez Pôle Emploi
  • Société Générale France la première rupture conventionnelle collective pour 900 salariés a été donnée en mars 2018
  • Société Générale France supprime 2.135 postes… et autant de banquiers
  • Sovacol France abattoir breton a abattu 74 salariés
  • Steva France sous-traitance automobile est en faillite et 115 salariés ont pris l’option Paul Emploi
  • Sun Chemical France a sabré 40 salariés
  • Teva France va jeter à la rue 248 salariés
  • Texti France à Flexicourt a fermé ses portes après 30 ans de présence… pourtant il est spécialisé dans les petits prix
  • Tonon-laburthe France qui existait depuis 1872 a fermé ses portes, elle fabriquait 50.000 chaussures par an, et 35 ouvriers ont été envoyés chez Pôle Emploi
  • Tousalon France le magasin de La Baule a fermé brutalement, tout ce qu’il y avait à l’intérieur à été adjugé
  • Transports Prudent France a viré 85 chauffeurs
  • Tropicana France veut fermer son usine d’Hermes où travaillent 120 salariés parce que « La production s’est contractée de 25 millions de litres ces 5 dernières années (2013-2018), poursuit le porte-parole de l’entreprise. En 2017, ce sont 64 millions de litres de jus qui sont sortis de l’usine« . ON VOIT CLAIREMENT QUE LES FRANÇAIS ONT CESSÉ D’ACHETER DES JUS DE FRUIT À CAUSE DE LA CRISE !!! UN CHIFFRE QUE L’INSEE NE PEUT PAS TRUANDER
  • Tuberie de Vallourec France va jeter à la rue 164 salariés
  • Valrupt Industries France est en faillite et s’il n’y a pas un repreneur 130 ouvriers iront chez Pôle Emploi
  • Yusen France sous-traitant de Caterpillar va se séparer de 15 salariés

Pour lire la liste complète des licenciements mondiaux arrêtée au 14/05/2018 Le Blog de Pierre Jovanovic

 

Dans le cadre de mon licenciement économique en mars 2013, j'ai successivement eu recours au Ministère du Travail directement, et avec des interventions auprès du directeur de Pôle Emploi lui-même (Mr. Jean Bassères..pour ne que le citer..), et aux différents responsables régionaux.

( si vous n'avez besoin de rien, vous pouvez les appeler à toute heure, et même la nuit, ils "pensent" à vous, et s'occuperons de vous..s'occuperons de tout..)

Les tractions, nombreuses, auxquelles j'ai du faire face et différentes interventions n'étaient que de mon ressort et de ma personne..Pôle emploi..quand à luyi..Allo ? où êtes-vous ?..no comment...

Vous avez dit..chômage ?..Vous avez dit..Licenciement ?..

 

La croissance..la croissance..la croissance..

On entend que cela.

 

Sauf que la « croissance » n’en est pas une véritablement, n’existe plus, également, depuis..1990..

En effet, depuis 1990-1993, nous avons toujours été dans une forme de croissance..rampante..

( on avait même évoqué la forme d'économie..rampante !..)

Une croissance, en fait..à..0,000,01, voir 0,020,05, et non pas..

1,00 ou 1,2, et encore moins, ni certainement pas..1,5..

 

En fait, la..croissance n’a été qu’un faux prétexte qui a servi tous nos hommes politiques comme gouvernements successifs depuis..37 ans !!!

 

Pour conclure

 

La France, après une « soit-disant » reprise de la croissance (qui n’en est pas une vraiment..) s’installe à nouveau dans la morosité économique et sociale et dans les désillusions concernant le monde du travail et de l’emploi…

 

 

Posté par Janus157 à 10:19 - Commentaires [3] - Permalien [#]

25 mai 2018

Le Nouvel Ordre Mondial..Cette Oligarchie qui gouverne le Monde..

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Le Nouvel Ordre Mondial..Cette Oligarchie qui gouverne le Monde..

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La crise des migrants et le Nouvel Ordre Mondial..

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George Soros et le CFR exploitent la crise des migrants pour imposer le Nouvel Ordre Mondial..

Cette oligarchie qui nous gouverne et qui gouverne le Monde..

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L’O.N.U.

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Même l’O.N.U. et le conseil de sécurité participent à ce nouvel ordre Mondial sur l’échiquier international et Mondial !

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Photo ci-dessus du Lt-Général Michael T- Flynn, chef du renseignement Américain sous Obama.

( Mr.obama ne l’a pas rencontré une seule fois dans son bureau..)

Le prince héritier Mohammed ben Salmane

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait limoger les trois-quart de l'ancien gouvernement d'Arabie Saoudite et purgé une grande partie des p^lus hauts dignitaires de l'appareil d'Etat..

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La première visite prévue à l’étranger, organisée et voulue par Trump, a été pour l’Arabie Saoudite, et ce n’est pas pour rien..

Le premier voyage officiel et déplacement à l’étranger de Trump en Arabie Saoudite

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Trump, à cette occasion, a fait signer des contrats de vente d’armements aux sommes astronomiques !

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Mais très certainement, également, discuter du cas de la Syrie et de l’Iran et du contexte..

De plus, il a signé une alliance avec l’Arabie Saoudite, pour Israêl et contre l’Iran..

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Déjà sous Barack Obama

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Votez bien vous voterez toujours le même !

Les riches resterons riches, les pauvres resteront pauvres !

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Et les bombes (bombardements..) ne cesserons jamais !

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Lorsque Barack Obama se mettait en colère

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Les ententes et alliances avec l’Europe

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L’ère Bush (père et fils) n’était guère mieux

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L’oligarchie financière mondiale se compose de 13 grandes familles richissimes qui détiennent entre leurs mains la quasi-totalité des banques, sociétés d’assurances, entreprises et industries du monde entier.

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  • Je pense que le monde entier est gouverné par une toute petite oligarchie. Cette oligarchie est composée de familles qui ont trois points communs :

1) Enormément de moyens financiers. Enormément, ça veut dire plus que les P.N.B. de plusieurs états, ça veut dire des biens que vous et moi nous n'arrivons même pas à imaginer ...

2) Enormément de pouvoir. Le pouvoir va avec l'argent, mais pas uniquement, le pouvoir peut provenir du passé, il peut s'agir de familles royales ou qui y sont liées. Mais le pouvoir peut aussi venir des connaissances ...

3) Des connaissances qui sont cachées au grand public et qui ne sont connues que par des " initiés “.

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  • Les personnes qui composent cette oligarchie ne se préoccupent ni de race, ni de sexe, ni de religion, et n'ont d'attachement à aucun pays.

Leur seul point commun et leurs seules occupations sont le pouvoir et l'argent et comment en avoir plus et comment le conserver.

Et si ce club  est composé essentiellement d'hommes blancs, européens ou nord-américains et d'obédience chrétienne, il y a aussi des femmes ( ex : Christine Lagarde au FMI ), des noirs, des musulmans ( ex : familles royales d'Arabie Saoudite ... ) etc.

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  • Cette oligarchie est en place depuis des centaines d'années, voir des millénaires. Elle est probablement liée aux Sumériens, aux pharaons égyptiens, à la lignée des Mérovingiens, aux Templiers et aux Francs-maçons, aux sociétés secrètes religieuses ...

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  • Les membres de cette oligarchie se marient entre eux depuis la nuit des temps et se partagent le pouvoir.

Mais je pense aussi que cette oligarchie se renouvelle, elle " recrute ". Cependant pour faire partie de ce club très privé, il faut une fortune dépassant l'entendement, et surtout faire allégeance ! Exemple : Bill Gates .

  •  Cette oligarchie a besoin de serviteurs pour manipuler les peuples . Il s'agit :

Des politiciens,

* Des médias, des journalistes et des gens du Show-business : réalisateurs, acteurs, chanteurs, humoristes etc,

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Attention : Ces gens là ne prennent aucune décision, ils ne font qu'obéir  !!! Ils sont aux ordres !!! 

Ce ne sont pas les politiciens qui décident de la politique à tenir mais bien le pouvoir qui est derrière eux.

D'ailleurs c'est ce pouvoir qui les a mis où ils sont par le biais des médias et des journalistes justement ...

Et c'est ces médias et le " show business " qui sont là pour nous montrer le monde tel que nous devons le voir et pour nous dire quoi penser, quoi faire, quoi acheter, comment nous comporter etc ...

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Tous ces gens sont des "employés " et le savent, mais ils ont quand même beaucoup à gagner à faire partie de cette mafia ( des miettes du pouvoir et de l'argent que l'Oligarchie détient, mais c'est déjà pas mal par rapport à ce que gagne le reste du troupeau ... )

 Il faut qu'ils soient suffisamment charismatiques et malléables. Et qu'ils aient une " faille " pour que l'Oligarchie puisse s'en servir contre eux au cas où ils auraient des velléités de rebellion contre leurs maîtres : alcool, drogues, addiction aux jeux, au sexe, pédophilie etc ...

Ils sont alors " approchés " . Cependant, la médaille a son revers : Une fois qu'on a été " approché " et que l'on est un tant soit peu " dans le secret des dieux ", on ne peut pas revenir en arrière. Ni refuser d'intégrer le club, ni, une fois dedans, se rebiffer . Voici quelques exemples :

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Artistes qui ont refusé l'accès au club : Coluche ( accident ??? ), probablement John Lennon ( assassinat ) , il doit y en avoir quantité d'autres ....

Artistes qui ont rué dans les brancards : Michael Jackson ( overdose ? ), et Balavoine ( accident ??? ) et probablement bien d'autres ....

Artistes qui sont dedans et s'en trouvent bien : Madonna, Rihanna, Lady Gaga, Shym etc. . ... En tous cas toutes celles qui chantent en petite culotte et en se déhanchant de manière suggestive...

Quand aux politiciens, il est très rare qu'ils se rebiffent. On ne peut citer que John Kennedy, et , dans une bien moindre mesure, Dominique Strauss-Kahn qui n'a perdu que la présidence du FMI et de la France, mais qui a sauvé sa peau ...

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Ah ! Et une fois pour toutes : Les politiciens ne sont pas idiots, ne font pas des "erreurs" qu'un enfant de quatre ans ne ferait pas  ! Une fois que vous avez compris qu'ils ne travaillent pas pour nous mais pour " Eux" donc contre nous, vous pouvez constater que les décisions qu'ils prennent sont parfaitement correctes, logiques et cohérentes !

Exemple : Ils n'arrivent pas à juguler le chômage : Erreur ! Ils ne veulent surtout pas juguler le chômage ! Le chômage est une bénédiction pour les patrons de Multinationales car il oblige les travailleurs à accepter les pires conditions de travail et une paye ridicule sans avoir la possibilité de négocier ... Comprenez vous le principe ?

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  • Cette oligarchie nous considère, nous, comme du bétail. Ils nous nourrissent ( mal ! Vous pouvez être sûr qu'eux, ils mangent bio ....... vraiment bio ! ), et nous manipulent à l'aide de leurs serviteurs pour que nous allions où ils veulent qu'on aille. 
  • Je crois que nous ne mesurons pas du tout à quel point ils nous méprisent !!!

Vous est il arrivé de vous demander, lorsque vous écrasez une fourmi que vous trouvez dans le pot de confiture, si cette fourmi a une famille à nourrir, si elle a le droit de vivre sa vie de fourmi ???

Pour eux, nous sommes des fourmis !

Et que pensez vous de l'échelle sociale, cette échelle que vous êtes décidé à gravir, même si vous devez écraser les autres pour ce faire ? Vous êtes persuadés d'être très haut dans la hiérarchie ?

Imaginez une échelle, une véritable échelle, appuyée sur le mur de la maison . Certains sont sur le premier barreau, celui qui est tout en bas . D'autres sont au milieu de l'échelle . Il y en a même qui sont sur le barreau placé tout en haut, comme ils sont fiers !

Où croyez vous que sont les familles de l'oligarchie, ainsi que leurs valets ? Sur quel barreau ???

Ils sont dans un avion, qui passe au dessus de la maison à plus de 10 000 pieds . Ils voient à peine la maison, d'ailleurs, ils ne la regardent pas . Qui est en haut de l'échelle ? Qui est en bas ? Si on leur demandait , ça les ferait hurler de rire !!!

Pour eux, nous ne comptons pas !

Ils nous tolèrent dans la mesure où ils ont besoin de nous pour leur servir d'esclaves . Plus on fera des progrès technologiques et moins ils auront besoin de nous, ils n'ont déjà plus besoin de la totalité d'entre nous ...

Ils considèrent que nous sommes trop nombreux. C'est faux, la terre peut tous nous nourrir largement ! Mais il faudrait partager ... Et il ne veulent pas partager !

Et c'est là que cela devient très dangeureux ! Comme ils veulent toutes les richesses pour eux, et que, grace aux progrès de la technologie, ils n'ont plus besoin de nous tous ...

Ils ont trouvé la solution : Ils veulent " se débarrasser " de la plus grande partie de la population terrestre. Discrétement bien sûr ! 

Comment ? Il n'y a que l'embarras du choix : guerres, guerres civiles, pollution, nourriture chimique sans nutriments et dangereuse pour la santé, OGM qui rendent stériles, médicaments bidons avec graves effets secondaires, vaccins au mercure, eau pleine de métaux lourds, chemtrails ( qui servent à quoi à part à nous empoisonner ??? ), éventuellement un " nouveau virus mortel " sorti d'un labo, dont eux seuls auront le vaccin, accidents ( ??? ) dans les centrales nucléaires, tremblements de terres, tsunamis " naturels " ( ??? ), etc ...

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  • Cette oligarchie est, de nos jours, composée, entres autres, de vieilles familles royales, de banquiers et de capitaines d'industries.

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  • Ils se réunissent au vu et au su de tous dans des hôtels de luxe qu'ils font protéger par la police, ils forment des " think-tanks " : Bilderberg-club, Bohémian-club, Commission trilatérale, etc ...
  • Il ne s'agit pas de " théorie du complot " parce qu'ilsn'ont pas besoin de comploter !!!

On complote contre un gouvernement, on ne complote pas quand on est le gouvernement !

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  • Bien sûr, ils essayent encore de nous faire croire que nous sommes en démocratie et que ce sont nos politiciens qui prennent les décisions .

La raison pour laquelle ils n'utilisent pas la force, mais qu'ils préfèrent la manipulation, ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas assez forts , ils sont largement assez forts : Ils ont tout l'argent et tout le pouvoir du monde entre les mains ! ! C'est juste parce qu'ils ont constaté que c'était plus efficace ....

  • Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce pouvoir . Par exemple géographiquement, il semblerait qu'il se trouve dans trois cités qui n'appartiennent à aucun pays :

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Le Vatican, qui n'appartient pas à l'Italie, pour le pouvoir spirituel .

La City of London qui n'appartient pas au Royaume-Unis pour le pouvoir financier .

Et Washington D.C. qui n'appartient à aucun état des USA pour le pouvoir militaire .

  • Quand à ces connaissances qui viennent probablement du fond des âges ...

Les historiens s'épuisent en hypothèses douteuses pour tenter d'expliquer comment des monuments comme les Pyramides , la cité inca du Machu-Picchu ou les Mégalithes dispersées sur toute la surface du globe, ont été construites, sans technologie ! Et ils " oublient " de nous faire part de découvertes beaucoup plus troublantes ...

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Comment pouvons nous être assez prétentieux et nombrilistes pour imaginer que notre civilisation qui a 2000 ans, que notre race qui en a 400 000, alors que le temps géologique se compte en milliards d'années, puisse avoir été la seule sur cette planète ?

Comment pouvons nous être assez ethnocentristes pour imaginer que, dans un espace composé de milliards de galaxies, comprenant chacune des milliards d'étoiles entourées chacunes par plusieurs planètes, nous soyons la seule " espèce évoluée " ?

 

Que s'est il passé " avant " ? Qu'elles civilisations terrestres ont existées avant nous ? Nous auraient elles laissé des connaissances permettant de nous aider ?

Des " visiteurs " d'autres planètes seraient ils venu nous voir et nous apporter eux aussi des connaissances, des technologies ?

  • Je n'en sais rien, mais vous pouvez être sûr que, eux, ils le savent ! Et ils sont peut être en possession de connaissances ou de technologies dont ils se gardent bien de nous faire profiter.

 

Et cela leur donne un pouvoir aussi important que le pouvoir de leurs fortunes astronomiques .

Je n'ai pas de solution à apporter. Je ne sais pas ce qu'il convient de faire. Je fais la chose que je sais faire, que je peux faire :

J'essaye de comprendre et d'expliquer ce qui se passe en réalité aujourd'hui, dans ce monde , c'est ma modeste contribution ...

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Le chômage permanent pour tous : Le projet de l'oligarchie financière mondiale !..

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Hervé Kempf : « Il est vital pour l'oligarchie de maintenir la fiction d'une démocratie »

 

La police, milice privée de l'oligarchie contre le peuple.

 

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Jean Ziegler : «L'Algérie résiste à la surdétermination par l'oligarchie planétaire..

 

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Israël adopte une loi facilitant l'entrée en guerre dans des «conditions extrêmes»

 

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Le Nouvel Ordre Mondial , c'est ça. C'est l'uniformisation planétaire de l'Humanité. La planète devient une nation. Les terriens une seule et unique race ...

 

Plus de la moitié de la population mondiale vit sous l'emprise de politiques monétaires « accommodantes »

 

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Nicolas Dupont-Aignan : «L’oligarchie mondiale ne supporte plus la démocratie»

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Gouvernement en ruine, oligarchie qui ne respecte plus la démocratie et Union européenneau bord du gouffre, Nicolas Dupont-Aignan a reçu RT France pour un entretien d'actualité explosif. Garanti sans langue de bois.

Alors que Nicolas Dupont-Aignan nous ouvre les portes de son bureau de l’Assemblée nationale, quelques minutes viennent de s’écouler depuis que Manuel Valls a décidé de passer en force pour faire adopter la loi travail. A chaud, le président de Debout la France nous livre son analyse sur un gouvernement qu’il juge à la dérive. Un entretien lors duquel il est question des projets du candidat à l’élection présidentielle. Sa vision de l’Europe notamment ; celle d’une union à la carte débarrassée de la Commission de Bruxelles.

(bon, pour ce qui est de Mr. Nicolas Dupont-Aignan, son salaire de base, sans rajout s’élève à 9730 Euros..)

 

L’Oligarchie financière Mondiale

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L’oligarchie financière mondiale se compose de 13 grandes familles richissimes qui détiennent entre leurs mains la quasi-totalité des banques, sociétés d’assurances, entreprises et industries du monde entier.

Parmi ces familles les plus connues, se trouve la famille des Rockefeller, qui ne sont américains que par adoption. À l’origine, ce sont des français huguenots dont le véritable nom est « de Roquefeuille ». Ils se sont établis en Amérique pour fuir les persécutions à l’époque des guerres de religion en France.

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En Angleterre, c’est la famille Rothschild qui domine toute l’Europe et le Commonwealth, composé d’anciennes colonies ou protectorats de l’Empire Britannique. En 2009, le Commonwealth comptait 54 États-membres dont 2 qui n’ont jamais été dépendants de la couronne britannique- le Mozambique et le Rwanda, et un, le Cameroun, sur une partie seulement de son territoire par mandat de l’ONU. Les États-Unis, ancienne colonie britannique sont devenus indépendants près d’un siècle avant la création de cette institution qui date de 1884 et qui est placée actuellement sous l’autorité de la Reine Elisabeth II.

Qui sont les Rothschild ?

Le « père fondateur » de la dynastie c’est Mayer Amschel (1744-1812), un juif allemand ashkénaze(1), qui va établir la première grande banque du nom à partir d’un commerce de prêt sur gage hérité de son père. D’ailleurs, le nom de Rothschild vient de roten Schild qui signifie écusson rouge, car tel était l’enseigne de la boutique paternelle qui se tenait à Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Ce sont les cinq fils de Mayer Amschel qui donneront naissance aux cinq branches familiales, dont seules les branches française et anglaise existent encore aujourd’hui. La fille ainée, donnera, par alliance matrimoniale naissance à la dynastie des Worms, autre famille de banquiers.

Les Sages de Sion- les Illuminatis

De 1640 à 1689, les Sages de Sion mirent au point un complot visant à provoquer la chute des Stuarts du trône d’Angleterre. Ce fut la « Révolution anglaise » de Hollande. Le Prince Guillaume III, de la dynastie Orange-Nassau devint stathouder, c’est-à-dire chef d’État des Provinces-Unies puis roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande en 1689 après avoir épousé Marie, fille du Roi Jacques II Stuart déchu du trône royal par décision parlementaire, à cause de son catholicisme qui effrayait les Anglais. La branche Stuart s’éteignit en 1807 après la guerre de succession d’Autriche.

Guillaume III fonda l’Ordre d’Orange dont le but était de s’opposer au catholicisme et de consolider le protestantisme en Angleterre. Cet Ordre existe encore de nos jours, particulièrement en Irlande, et ses membres (les Orangistes) contribuent à attiser la haine entre les deux religions. Les loges orangistes adoptent un rituel et un fonctionnement de style maçonnique. La « Glorieuse révolution » de 1688 et les guerres longues et coûteuses que le Prince organisa ensuite contre la France catholique de Louis XIV pendant 9 ans endettèrent considérablement le pays.

Un riche marchand Écossais, William Paterson qui avait fait fortune aux Indes occidentales et soutenu activement la Révolution de 1688, décida de lancer un grand emprunt national pour la création d’une banque, en conciliant à la fois les intérêts des grands marchands et ceux du gouvernement, et en s’assurant l’appui du Trésor et des personnalités les plus influentes de la City. Ainsi naquit la Banque d’Angleterre en 1694, construite sur l’emplacement du temple de Mithra (2), édifié par les romains au temps où Londres n’était encore que Londinium.

On a beaucoup glosé au sujet des Sages de Sion, et particulièrement en ce qui concerne les « fameux » Protocoles des Sages de Sion révélés par le Times de Londres en 1920, pour lesquels on parla volontiers de complot judéo-maçonnique international pour l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial. Ce qui est sûr et authentifié, c’est que ces textes ont bien été repris et falsifiés par un certain Mathieu Golovinski, avocat et aristocrate russe intrigant qui aurait commis cette littérature dans un esprit foncièrement antisémite pour un commanditaire nommé Pierre Ratchkowski, responsable de la police politique russe à Paris (l’Okhrana).

Le but de ces Protocoles était de faire endosser par les juifs la responsabilité des désordres mondiaux, qu’ils soient économiques ou politiques. Le premier éditeur en Russie des protocoles fut un certain Sergueï Nilus (1862-1929), vénéré par une grande majorité d’orthodoxes russes et des catholiques d’extrême-droite.

La vérité est toute autre : les Protocoles sont l’agenda réel mis au point, sous forme de plans, programmé et écrit par les Illuminatis de Bavière vers 1770 destinés à des mouvements révolutionnaires et contenant des instructions particulières concernant la Révolution française. Le texte original des Protocoles aurait été retrouvé accidentellement en 1785 et remis à la police bavaroise de l’époque. Il était destiné au Grand Maître des Maçons du Grand Orient de France. Ces textes ont donc été « récupérés » et trafiqués pour être attribués aux « Juifs francs-maçons ». Hitler s’en servira abondamment pour étayer ses thèses antisémites du IIIe Reich.

Le druidisme en Angleterre

« La Grande-Bretagne est la patrie du satanisme et le centre mondial de générations de satanistes. Tous les satanistes savent depuis des générations que ceux qui règnent sur le Royaume-Uni doivent dépendre étroitement de la puissance de Satan. Ceci explique pourquoi Cecil Rhodes et d’autres « chevaliers de la Table Ronde », comme les Rothschild, voulaient soumettre le monde entier à la Grande-Bretagne. » (Tim Cohen « The Antichrist and a cup of tea »- l’Antéchrist et une tasse de thé)

À la tête de la Maison Rothschild se trouve un puissant pouvoir occulte composé d’un coven (3) de 13 prêtres-druides dont les fonctions consistent à initier puis à consacrer à Satan ceux qui feront partie des 33 grands initiés- ce sont en fait des illuminatis, c’est-à-dire des francs-maçons du 33è degré, qui est le degré le plus élevé du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Ces « 33 » sont appelés à infiltrer tous les grands groupes et organisations secrets dont nous avons déjà évoqué l’existence :BilderbergCommission Trilatérale, CFR (Concil of Foreign Relations)…ces organisations, auxquelles s’ajoutent des sociétés secrètes occultes telles le Bohemian Groovele Skull and Bones 322 (dont font partie les Bush, Kerry et autres sommités du monde politico-affairiste américain), toutes d’inspiration maçonnique utilisant les anciennes religions à mystères, égyptiennes surtout, gravitent autour de la plus puissante organisation en Angleterre qui est la Round Table (4) dirigée par la Reine Elisabeth II, elle-même grande prêtresse-druide, initiée de surcroît aux mystères occultes des religions indoues.

Le château des Rothschild près de Glasgow en Écosse comporte une « chapelle » dans laquelle ont lieu des cérémonies secrètes dirigées par les prêtres-druides, lieu où se rassemblent régulièrement les dirigeants des pays les plus riches (G8).

On pense généralement que le druidisme prend en effet sa source en Grande-Bretagne et que c’est une religion d’origine celtique (5). Jules César évoque les druides et le druidisme dans son ouvrage « La guerre des gaules ». La littérature grecque au IIIe siècle avant notre ère évoque déjà l’existence des druides. La traduction en grec du mot druide signifie « les hommes vénérables d’origine divine»…

Le druidisme « primitif » est toujours aussi vivace, aussi bien en Bretagne française qu’en Grande-Bretagne ou en Écosse, et a fait au cours des siècles des émules qui s’en inspirent largement. Ainsi la Wicca entre autres, fondée par le britannique Gerald Gardner à la fin du 19è siècle est un mélange de théosophie, de druidisme, de chamanisme. Les principes de ce spiritualisme repose sur quatre croyances : le panthéisme-tout est « divin », le monisme-tout est un, c’est le principe de globalisation (repris par les mondialistes), le polythéisme-plusieurs dieux, et le paganisme c’est-à-dire utilisation de rituels magiques pour « communiquer » avec les forces de la nature.

Si l’on étudie de près le contenu de ces pratiques hautement occultes, basées sur l’adoration de divinités de la nature, culte du soleil en particulier (illuminatis et le culte de Baal), exercice de « dons » de voyance, magie, guérison (thaumaturgie), transmission de « savoirs » secrets plus ou moins inspirés de la Kabbale juive, et surtout, pratique de sacrifices humains, on s’aperçoit très vite que le druidisme est l’ « ancêtre » de la Franc-Maçonnerie et de ses nombreux dérivés de pratiques satanistes, toutes héritées des chaldéens, de Sumer et de Babylone.

Le Vatican, l’Église anglicane et le Nouvel Ordre Mondial

« Je reconnais Votre Majesté comme la source unique du pouvoir ecclésiastique, spirituel et temporel. ». Tel est le serment d’allégeance prononcé par les évêques de l’Église d’AngleterreEn effet, la Reine est « gouverneur suprême » de l’Église anglicane.

Rappelons qu’en 1531, le Roi Henri VIII avait rompu avec le pape Clément VII de Rome qui lui refusait le divorce. Il se fit alors reconnaître en tant que chef suprême de l’Église d’Angleterre. Ce droit de regard d’une autorité séculière sur l’Église est la porte ouverte à bien des excès et à de très graves déviations tels qu’elle en a connu à l’époque de Constantin 1er qui a fait de la « religion » chrétienne une institution impériale.

À bien des égards, l’Église anglicane ressemble, moins au fond qu’à la forme, à l’Église romaine. Certes elle s’appuie sur la Bible pour ses fondements dogmatiques concernant le salut par la foi et la reconnaissance de l’Écriture comme autorité première de la vie chrétienne. Mais la liturgie dont elle se pare n’a pas grand-chose à envier au catholicisme romain. Ainsi Vatican II (1962-1965) reconnaît à l’Ecclesia Anglicana une « place particulière parmi les Églises et communautés séparées de Rome par la Réforme, mais gardant les structures et les traditions catholiques. »

Le Credo de l’Église anglicane repose sur un dogme en 39 points inspirés de la doctrine calviniste, adopté en 1563.On pourrait voir dans ces 39 points une allusion aux 39 degrés(6) dits « paladins » de la Franc-Maçonnerie du Vatican, dont le Pape Paul VI fut le Grand Maître…(7)

En 1991, le synode de l’Église (anglicane) admet que les homosexuels engagés dans une « relation amoureuse fidèle » ( !) soient les bienvenus dans l’Église. Mgr Derek Rawcliff, ancien Évêque anglican de Glasgow, reconnaît son homosexualité à la BBC (7/3/1995). En même temps l’Église d’Angleterre rappelle que le clergé homosexuel doit s’abstenir d’avoir des relations sexuelles…on est proche de l’hypocrisie papale qui « couvre » ses mauvais éléments tout en prenant des airs (faussement) réprobateurs devant la presse.

Certains Ordres religieux, tout d’abord supprimés au XVIe siècle, seront rétablis au XIXe en nombre assez important (franciscains, bénédictins …), ce qui renforce encore les similitudes avec l’Église de Rome, ces Ordres étant pour la plupart d’entre eux des émanations directes des Ordres Templiers des 11è et12è siècles. On comprend vite que tous les efforts du Vatican pour se rallier l’Église d’Angleterre, toute aussi souillée que celle de Rome, sont destinés à servir les intérêts de l’œcuménisme religieux, vecteur principal de la religion du Nouvel Ordre Mondial, la grande Prostituée religieuse vaticane dont il est question en Ap 17 :1-5. Pour terminer, notons que l’actuel Archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, a été nommé « Druide blanc », membre des Bardes de la Gorsedd

Les Windsor, les Stuart et l’esprit de l’Antéchrist

Les familles les plus influentes dans le monde aujourd’hui sont les Rothschild, les Windsor, les Stuart, les Rockefeller, les Carnegie, les Ford, les Weyerhauser, les Roosevelt, les DuPont, les Astor, les Tafts, les Bundy et les Bush. Toutes ces familles ont, de près ou de loin des liens ancestraux avec le satanisme et la sorcellerie. Quelques-unes, en outre, descendent de la lignée de sang des Mérovingiens et de celle du Roi Arthur d’Angleterre et parmi elles, la famille Stuart. Les anciens Présidents Bill Clinton, Georges W. Bush et le Prince Charles d’Angleterre, de par leurs appartenances à certaines de ces familles, sont des descendants de la famille de Mérovée. La défunte Princesse Diana, héritière des Stuart d’Écosse qui donna naissance à deux héritiers Harry et William, était apparentée à divers personnages tels William V. Astor, Franklin D. Roosevelt, David Rockefeller

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Beaucoup de Présidents des États-Unis sont donc liés à la famille royale anglaise par des générations de praticiens de la sorcellerie. Concernant Georges Bush, particulièrement, on sait de source sûre, que cette famille a appartenu durant trois générations à la secte des Skulls and Bones (Prescott Bush-qui finança le IIIe Reich d’Hitler, Georges H. Bush père et G.W. Bush). La famille de G. Bush est descendante de la treizième plus importante famille d’illuminati, également apparentée à la famille royale anglaise et donc aux Mérovingiens, « illustre » famille de criminels et de dégénérés. (Le Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien officier nazi et « fondateur » du Bilderberg a également des racines mérovingiennes). Quant à William Jefferson Blythe (Bill) Clinton, il aurait encore davantage de liens de sang avec la famille anglaise et descendrait de la Tribu de Dan. (Fritz Springmeier « Bloodlines of the Illuminati » liens de sang des Illuminati)

Le Dragon Rouge symbole de la famille Royale anglaise et du Pays de Galles

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Tribu de Dan ou tribu de Juda ?

Des Pères de l’Église ont affirmé que l’Antéchrist proviendrait de Dan, déjà il y a près de deux mille ans (Irénée, Hyppolite, Ambroise, Augustin…). D’aucuns objecteront qu’étant assujettis à l’Église de Rome leur opinion serait douteuse. Néanmoins, ces hommes, dont beaucoup moururent tout de même en martyrs de la foi, connaissaient très bien les Écritures et l’on ne voit pas à priori de réelles raisons pour s’opposer à leurs affirmations. Ils se basaient particulièrement sur le passage biblique qui fait état de la prière prophétique de Jacob-Israël sur ses fils :

« Dan jugera son peuple, comme l’une des tribus d’Israël. Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier. Mordant les talons du cheval, pour que le cavalier tombe à la renverse. » Gen 49 :16-17.

Pour eux le sens de cette prophétie est que Dan suppléera par la ruse à ce qui lui manquera en force. Il est vrai que la ruse est l’attribut principal de Satan et fait partie de son arsenal pour séduire les nations : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs » Gen 3 :1.

Une chose est sûre : Christ étant issu du peuple Hébreux, l’Antéchrist proviendra du même peuple puisque les juifs l’acclameront comme leur « Messie », étant l’un des leurs.

Maintenant la question qui se pose est de savoir, mais ce ne sont qu’hypothèses, d’où viendra exactement « l’homme impie ».

Les deux familles royales de Grande-Bretagne ont toujours prétendu descendre de la tribu de Juda, d’où sont issues David et Jésus. Ces sont les Windsor, famille de la Reine Elisabeth, le Prince Charles et son fils William, et les Stuart, dont faisait partie la Princesse Diana. Dans le monde occulte ces deux familles sont connues comme étant rattachées à la descendance messianique de David. Bien qu’il n’existe aucune preuve historique irréfutable, on peut penser que toutes les familles royales d’Europe à priori descendent à des degrés divers de cette lignée de sang originelle, tout comme l’espèce humaine descend d’Adam et Eve

Cependant beaucoup d’historiens nient le fait que les Windsor puissent hériter du trône d’Angleterre, ce qui met en doute leur prétention à descendre du Trône de David, contrairement aux Stuart qui, de surcroît auraient du sang juif à la suite de nombreuses unions consanguines multipliées au fil des siècles.

Par conséquent il serait logique que le faux « Messie » Antéchrist vienne de cette lignée royale pour régner sur Israël.

De plus, l’Antéchrist doit venir de l’ancien Empire Romain, dont fait partie l’Angleterre, et qui est en train de se reconstruire par l’entremise de l’Union Européenne avec la complicité du Vatican et de ses sociétés secrètes illuminatis- Opus Dei, Jésuites, Loge vaticane, les « véritables » patrons des services secrets anglo-américains CIA, MI6 qui œuvrent main dans la main pour préparer sa venue.

« Daniel commença et dit : Je regardai pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents les uns des autres. Le premier était semblable à un lion, et avait deux ailes d’aigle (…). Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté ; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait : Lève-toi, mange beaucoup de chair. » Dan 7 :2-5.

Considérons quelques éléments, au demeurant troublants :

L’ours, en langue celtique se dit « arth-Ur », or Arthur est le second prénom du Prince William ; l’ours représente aussi la ville de Berlin- on se souvient des liens entre l’Angleterre et l’Allemagne dans les familles royales et leurs relations avec le nazisme ; ce même animal figure dans le blason du pape Benoît XVI (cf. illustration) ; le lion est le symbole héraldique de l’Angleterre ; le léopard était le symbole d’Alexandre le Grand, qui fut le grand conquérant de l’Empire méditerranéen. Le Prince Philip d’Edimbourg a pour second prénom Alexandre, et est d’origine grecque… le débat reste ouvert.

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(Le blason de Benoît XVI)

Pour conclure

Afin de légitimer la puissance occulte de la Maison Royale d’Angleterre, il était primordial que les deux familles Windsor et Stuart puissent s’unir et donner naissance, grâce à une « vierge » de la lignée Mérovingienne ayant en outre du sang hébreux dans son patrimoine génétique en la personne de Diana Spencer, à un premier-né, en l’occurrence William, qui serait le digne représentant d’une (supposée) descendance davidique. Ainsi, le peuple juif, trompé, sera persuadé de trouver en lui son (faux) Messie tant attendu.

Des quatre grands empires, Babylonien, Médo-Perse, Grec et Romain, révélés par Dieu à Daniel, c’est l’Empire Romain, qui englobe en fait les autres, qui sera celui sur lequel règnera l’Antéchrist, en tant que suprême Empereur du Nouvel Ordre Mondial.

Si l’Angleterre n’est assurément pas la seule nation dans laquelle sévissent la sorcellerie et les intrigues depuis des siècles, on peut cependant la désigner, à cause du pouvoir impérial et monarchique et sa puissance coloniale qui la caractérisent, comme la détentrice de l’avenir du monde par les multiples ramifications et tractations qui s’y sont opérées tout au long de son Histoire, ainsi que par l’influence grandissante qu’elle a su habilement étendre parmi les nations tant du point de vue politique qu’économique, culturel et religieux.

 

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La famille Rothschild – L’Hydre de l’oligarchie mondiale

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Voici un peu d’histoire – et cet avantage décisif pris par quelques familles lors de la création et l’essor de la banque perdure jusqu’à nos jours :

« Peu m’importe de savoir quel pantin siège sur le trône d’Angleterre pour gouverner l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais.L’homme qui contrôle la monnaie de la Grande-Bretagne contrôle l’Empire britannique, et c’est moi qui contrôle la monnaie. »

~ Nathan Rothschild

Traduit de l’anglais par Résistance 71

La famille Rothschild s’est combinée avec la maison Orange de Hollande (famille royale) pour fonder la Banque d’Amsterdam au début des années 1600, elle devint la toute première banque centrale privée au monde.

Commentaire : Les Etats sont totalement soumis au monstrueux dictât capitalo-bancaire, synonyme de pillage de la planète et de l’utilisation de toutes ses ressources, humaines comprises. Cet article est un extrait du livre de Dean henderson : Big Oil & Their Bankers In The Persian Gulf: Four Horsemen, Eight Families & Their Global Intelligence, Narcotics & Terror Network [« Le pétrole & ses banquiers dans le golfe Persique : quatre cavaliers, huit familles et leurs réseaux globaux de surveillance, de narcotique et de terrorisme », ouvrage non traduit en français]. Rien ne change dans le monde de la politique occidentale, bien que les hommes qui la pratique veuillent nous faire croire le contraire…

Paul Valéry définissait l’histoire comme « ce grand courant sous-jacent souvent silencieux et dont le sens ne se révèle que si l’on embrasse de larges périodes de temps ».

~ Pierre Hillard

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© Portrait of King William III, Godfrey Kneller, 1680
Guillaume III (William III en anglais), roi d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse

Le prince Guillaume d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse la fille du roi James II, Marie. L’Ordre de la Confrérie d’Orange, qui a plus récemment fomenté la violence protestante en Irlande du Nord, a mis Guillaume III sur le trône d’Angleterre, d’où il régna sur à la fois la Grande-Bretagne et la Hollande. En 1694, Guillaume III fit équipe avec les Rothschild pour lancer la Banque d’Angleterre.

La vieille dame de Threadneedle Street comme on appelle la Banque d’Angleterre, est entourée d’un mur de neuf mètres de haut. Trois étages sous la surface, se trouve la plus grosse réserve de lingots d’or du monde. Le plus gros trésor se trouve sous la Banque de la Réserve Fédérale de New York contrôlée par les Rothschild. D’après l’excellent documentaire de Bill Still « The Money Masters », la plupart de cet or fut confisqué des chambres fortes maintenant vides de Fort Knox comme garantie sur les obligations de la dette américaine aux huit familles de la Réserve Fédérale.

Cette mafia financière a consolidé son contrôle sur le stock d’or mondial lorsque deux cents millions d’onces d’or appartenant à la Banque de Nova Scotia (NdT : Banque canadienne), furent récupérées de dessous le carnage du World Trade Center. Un jour après sa récupération du 1er Novembre 2001, le maire de New York, Rudi Giuliani licencia des centaines d’ouvriers du plan de sauvetage à Ground Zéro (NdT : précisons en passant que le terme de « ground zéro » est utilisé quasiment exclusivement pour localiser l’endroit de détonation d’une arme nucléaire… Nous en avons déjà parlé…), peu de temps après qu’il fut nommé chevalier par la reine Elisabeth II et nommé « homme de l’année » du TimeMagazine

Le cours quotidien de l’or est fixé tous les jours à la banque N.M. Rothschild de la City de Londres. Là, cinq des huit familles banquières décident de manière unilatérale, sans consultation aucune, quel sera le prix de l’or chaque matin. La succursale de Kleinwort Benson, Sharps Pixley, est une des cinq firmes décideuses. Une autre est Mocatta Metals. Détenue en majorité par la Standard Chartered Bank, la banque fondée par Cecil Rhodes dont la branche de Dubaï vira électroniquement les fonds nécessaires pour financer les attaques du 11 septembre 2001 à Mohamed Atta, le présumé chef de l’opération de terrain.

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© Inconnu
La corporation Mocatta Metals

D’après le parlementaire britannique Michael Meacher dans un entretien au journal duGuardian de Londres, Omar Saeed Sheikh, l’homme qui décapita le journaliste étasunien Daniel Pearl en 2002, était un agent du MI6 britannique. Il a dit que ce fut aussi Sheikh qui, pour le général Mahmoud Ahmed des services secrets pakistanais ISI, vira cent mille US$ à Mohamed Atta depuis la Standards Chartered Bank de Dubaï avant le 11 septembre 2001. L’affirmation de Meacher a été corroborée par Dennis Lomel, directeur de la section financière du FBI et par un article du Times of India en date du 11 octobre 2001.L’entreprise Mocatta Metals est aussi un des moyens de financement des opérations du Mossad.

La succursale Midland Bank Samuel Montagu est un troisième « fixeur » du prix de l’or à Londres. En 1999, Midland, dont le QG se trouvait dans le cœur de l’argent de la cocaïne au Panama, fut achetée par la banque HSBC contrôlée par l’oligarchie banquière britannique ; la vieille lessiveuse du fric des guerres de l’opium de la Hong Kong Shanghaï Bank Corporation est maintenant devenue la seconde plus grosse banque du monde. Midland est partiellement la propriété de la monarchie al-Sabah du Koweït. Les deux autres fixeurs du prix de l’or sont Johnson Matthey et N.M. Rothschild, ces deux firmes ont des comités directeurs inter-reliés avec l’Anglo-American et la HSBC.

L’Anglo-American est la troisième compagnie minière mondiale. Elle est contrôlée par les Rothschild et la famille Oppenheimer d’Afrique du Sud. Elle possède Engelhardt, qui possède un quasi monopole sur la fabrication de l’or mondial, ainsi que le monopole diamantaire DeBeers. Le PDG actuel de DeBeers est Nicky Oppenheimer. DeBeers fut accusée en 1994 de truquer les cours et mis devant la justice des Etats-Unis. Jusqu’à aujourd’hui, les officiels de cette entreprise ne mettent jamais un pied sur le territoire des Etats-Unis de peur d’être arrêtés par les autorités.

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© Lithograph, 1828
Le Président Jackson détruisant la Banque des Etats-Unis.

Commentaire : En 1824, dans une lettre à L.H. Coleman of Warrington, le président des Etats-Unis Andrew Jackson écrivait :

« Je suis l’un de ceux qui ne croient pas que la dette nationale soit une bénédiction… C’est une manœuvre destinée à ériger autour de l’administration une aristocratie de l’argent, dangereuse pour les libertés du pays. »

Les Rothschild contrôlent aussi BHP Billiton et Rio Tinto, les deux plus grosses compagnies minières au monde, ainsi que la Royal Dutch/Shell et la Bank of America. Comme l’a dit le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre George Blunden :

La peur est ce qui rend les pouvoirs de la banque si acceptables. La banque est capable d’exercer son influence lorsque les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges ou lorsqu’ils sont terrifiés.

Meyer Amschel Rothschild a vendu au gouvernement britannique les mercenaires allemands hessianiques pour combattre contre les révolutionnaires étasuniens, faisant passer les gains à son frère Nathan à Londres où la banque N.M. (Nathan & Mayer) Rothschild & Sons était établie. Mayer était un élève très studieux de la Cabale et lança sa fortune sur de l’argent volé, extorqué de Guillaume IX, l’administrateur royal de la région Hesse-Kassel et important franc-maçon.

La firme Barings contrôlée par les Rothschild finança les commerces chinois de l’opium et de la traite des noirs africaine.Elle finança l’achat de la Louisiane (à Napoléon). Lorsque plusieurs états firent défaut sur leurs emprunts, Barings soudoya Daniel Webster pour qu’il fasse des discours insistant sur les vertus du remboursement des dettes. Les états maintinrent leur position, ainsi la maison des Rothschild coupa les vivres en 1842, plongeant les Etats-Unis dans une énorme dépression économique. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschild dépendait de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild n’a t’il pas dit :

Je ne me soucie pas de qui contrôle les affaires politiques d’une nation tant que je contrôle sa monnaie.

La guerre fit aussi fructifier la fortune de la famille. La maison des Rothschild a financé la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de reprendre le canal de Suez aux Français.Nathan Rothschild fit un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo tout en finançant également le duc de Wellington et sa campagne péninsulaire contre Napoléon. La guerre contre le Mexique et la guerre de sécession furent des mines d’or pour la famille.

Une biographie familiale des Rothschild mentionne une réunion à Londres d’un « syndicat international banquier » qui décida de lancer le nord des Etats-Unis contre le sud et ce comme partie intégrante d’une stratégie de « diviser pour mieux régner ». Le chancelier allemand Otto von Bismarck a dit :

La division des Etats-Unis en fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre de sécession. Ces banquiers avaient peur que les Etats-Unis finissent par contre-carrer leur domination fnancière du monde. La voix des Rothschild a prévalu.

Le biographe des Rothschild, Derek Wilson, dit que la famille était le banquier européen officiel du gouvernement des Etats-Unis via le précurseur de la banque fédérale, la Bank of the United States. Le biographe familial Niall Ferguson note « un vide substantiel et inexpliqué » dans la correspondance des Rothschild entre 1854 et 1860. Il dit que toutes les copies des lettres envoyées par les Rothschild de Londres pendant la période de la guerre de sécession « furent détruites aux ordres d’associés successifs ».

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© portrets.ru
Alexandre II de Russie, dit « Le Libérateur »

Les troupes françaises et britanniques avaient encerclé les Etats-Unis à la fin de la guerre de sécession. Les britanniques envoyèrent onze mille soldats dans le pays contrôlé par la Couronne qu’est le Canada, qui donna refuge aux agents confédérés. La France de Napoléon III avait installé sa marionnette autrichienne des Habsbourg l’archiduc Maximilien, comme empereur du Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière avec le Texas. Seul, le déploiement in-extremis d’une flotte russe du tsar Alexandre II, allié des Etats-Unis, sauva le pays de la re-colonisation. (NdT :disons plutôt un changement de main colonial car les Etats-Unis étaient et sont toujours un pays colonial dont la terre a été volée aux peuples et nations autochtones…). Cette même année le Chicago Tribune titrait « Belmont et les Rothschild ont acheté des obligations de guerre confédérées » (Auguste Belmont était un agent des Rothschild aux Etats-Unis, qui eut un cheval de course de la Triple Couronne nommé en son honneur).

Commentaire : Il serait peut-être bon pour l’humanité que les étasuniens relisent l’Histoire, car – vu de nos jours – ce sauvetage des Etats-Unis par les Russes est croustillant…

Le président Abraham Lincoln, maintenant au courant de la Bank of United States contrôlée par les huit familles, contra la tactique en faisant émettre des « Greenbacks » par la trésorerie fédérale. Les banquiers de Londres fulminaient. Salomon Rothschild commenta dérisoirement au sujet du président Lincoln :

Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut dire que des histoires de comptoir.

Lincoln fut assassiné par John Wilkes Booth, qui fut extirpé du théâtre Ford par des membres de la société secrète des Chevaliers du Cercle d’Or. La petite fille de Booth écrivit plus tard : « Cet acte de folie », dans lequel elle détaille les contacts de son grand-père Booth avec de « mystérieux Européens » juste avant l’assassinat de Lincoln.

Le baron Jacob de Rothschild fut également flatteur envers la citoyenneté étasunienne. Il commenta à un ministre étasunien en visite en Belgique Henry Sanford au sujet du plus d’un demi million d’étasuniens qui moururent durant la guerre de sécession que :

Lorsque votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures de désespoir, y compris la saignée.

Salomon et Jacob ne faisaient que perpétrer une tradition familiale. Quelques générations auparavant, Mayer Amschel Rothschild se vantait de sa stratégie d’investissement en ces termes :

Lorsque le sang inonde les rues de Paris, j’achète.

Commentaire :Aujourd’hui, Rothschild est en première place du classement des banques d’affaires 2015 et les fusions-acquisitionsbattent le record mondial de 2007. De son côté, Ariane de Rothschild, qui a pris la direction du groupe suisse Edmond de Rothschild
déclame : « Il faut arrêter d’être timoré, il faut être fier d’être banquier ! ».

Les fils de Mayer Rothschild sont connus sous le nom des cinq de Francfort. Amschel gérait la banque familiale de Francfort avec son père, tandis que Nathan gérait l’opération banquière de Londres . Le plus jeune des fils Jacob s’installa à Paris, tandis que Salomon s’occupait de la succursale de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschild pesaient plus de dix milliards de dollars. Le vieil axiome « l’argent appelle l’argent » est certainement vrai. Les chercheurs croient que la fortune des Rothschild aujourd’hui excède les cent mille milliards de dollars.

Les Warburg, Kuhn Loeb, Goldman Sachs, Schiffs et Rothschild se sont mariés entre eux au sein d’une énorme grande famille banquière. La famille Warburg, qui contrôle la Deutsche Bank et la Banque Paribas, se sont alliés avec les Rothschild en 1814 à Hambourg, tandis que la maison Kuhn Loeb et celle de Jacob Schiff partagèrent leurs quartiers avec les Rothschild dès 1785. Schiff émigra aux Etats-Unis en 1865. Il joignit ses forces avec Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn marièrentde l’un l’autre les sœurs et la dynastie Kuhn-Loeb vit le jour. Felix Warburg maria la fille de Jacob Schiff. Deux filles Goldman se marièrent avec deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild épousa l’aînée des filles de Levi Barent Cohen, un important financier de Londres. La famille Cohen faisait donc maintenant partie du club.

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© Inconnu

En anglais, les trois mots « Gold, Oil et Diamond » forment l’acronyme GOD qui veut aussi dire Dieu.

Aujourd’hui, les Rothschild contrôlent un gigantesque empire financier, qui inclut des parts majoritaires dans presque toutes les banques centrales du monde. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la Rothschild Bank AG de Zürich. La famille de Jacob de Rothschild est propriétaire de la puissante Rothschild Italia de Milan. Ils sont membres du club exclusif du Club des Îles, qui fournit le capital au Quantum Fund NV de George Soros pour qu’il réussisse un « coup » en 1997-98 en détruisant les monnaies de la Thaïlande, de l’Indonésie et de la Russie. Soros fut un actionnaire important de la compagnie pétrolière de George W. Bush Harken Energy.

Commentaire : Voir aussi sur George Soros :

Quantum NV gère de onze à quatorze milliards de dollars en investissements et en biens et opère depuis l’île hollandaise de Curaçao, dans l’ombre des énormes raffineries de la Royal Dutch/Shell (Rothschild) et Exxon-Mobil (Rockefeller)Curaçao a été récemment cité par un comité spécial d’enquête de l’OCDE sur le blanchiment d’argent comme étant une des nations principales blanchissant l’argent de la drogue. Le groupe du Club des Îles qui finance Quantum NV est mené par les Rothschild et inclut la reine Elizabeth II d’Angleterre et bien d’autres aristocrates européens et de la noblesse noire. Le financier suisse fugitif et homme de paille du Mossad Marc Rich, dont les affaires ont été récememnt récupérées par la mafia russe du Groupe Alpha, fait aussi partie du réseau Soros. Rich a été amnistié par le président Bill Clinton juste avant son départ de la Maison blanche.

Les liens avec l’argent de la drogue ne sont pas nouveaux pour les Rothschild. N.M. Rothschild & Sons était à l’épicentre du scandale de la banque de la CIA la BCCI, mais échappa aux feux de la rampe lorsqu’un hangard plein de documents prit feu de manière providentielle au moment où la banque d’Angleterre contrôlée par les Rothschild ferma la BCCI. La Bank of America des Rothschild avait fourni l’argent de départ pour lancer la banque BCCI (NdT : la banque de couverture des actions criminelles de la CIA dans le monde, notamment le blanchiment et recyclage d’argent de la cocaïne en provenance de Colombie, d’héroïne d’Afghanistan et du triangle d’or, du trafic d’armes et d’êtres humains…)

Sans doute la plus grande réserve de richesse des Rothschild aujourd’hui est la Rothschilds Continuation Holdings AG, une holding banquière suisse très confidentielle. A la fin des années 1990, les scions de l’empire Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne. Evelyn est le président de la revue The Economist.

Si nous voulons faire du monde un endroit meilleur et pousser une nouvelle conscience, nous devons étudier, discuter et exposer la source de toutes les guerres au monde, des plans de dépopulation de la planète, de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement. La tête du serpent est la Maison des Rothschild.

Commentaire : Et pour la situation actuelle et selon Paul Craig Roberts :

A mon avis, je pense que Poutine devrait se concentrer sur l’Europe et lui faire prendre conscience que la Russie s’attend à une attaque américaine et qu’elle n’aura pas d’autre choix que de faire disparaître l’Europe en réponse. Poutine devrait encourager l’Europe à sortir de l’Otan afin d’empêcher la Troisième Guerre mondiale.

 

L’Iran est le seul pays dont la banque n’est pas sous contrôle de la famille De Rothschild..

 

Oligarchie, état profond et nouvel ordre mondial… L’héritage de David Rockefeller

Balzac faisait dire à un de ses personnages: « derrière chaque grande fortune se cache un crime », dans le cas de l’ordure David Rockefeller, il s’agit d’une forêt de crimes…

~ Résistance 71 ~

 

A lire: « Le dossier Rockefeller »

et notre « nécrologie nécessaire » d’une ordure de plus en moins

 

L’horrible héritage de David Rockefeller

 

F. William Engdahl

26 mars 2017

 

url de l’article :

http://www.veteranstoday.com/2017/03/30/neo-david-rockefellers-gruesome-legacy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La mort de David Rockefeller, le de facto patriarche de l’establishment américain à l’âge de 101 ans, est encensée par les médias de ce même establishment comme celle de la mort d’un grand philanthrope et mécène. J’aimerai si vous me le permettez, contribuer à une image un peu plus honnête de la personne en question.

Le siècle américain Rockefeller

En 1939, avec ses quatre frères Nelson, John D. III, Laurence et Winthrop, David Rockefeller et leur Rockefeller Foundation financèrent le top secret secret War & Peace Studies at the New York Council on Foreign Relations, le plus influentiel think-tank de politique étrangère privé des Etats-Unis, qui était aussi contrôlé par les Rockefeller.

Une équipe d’universitaires américains se réunit bien avant le début de la seconde guerre mondiale pour planifier un empire de l’après-guerre, ce que l’initié de l’intérieur de Time-Life, Henry Luce, a appelé le Siècle Américain.

Ils établirent un modèle pour prendre en compte un empire mondial depuis un Royaume-Uni en banqueroute, mais décidèrent minutieusement de ne pas l’appeler “empire”. Ils l’appelèrent plutôt “la démocratie contagieuse, la liberté, le mode américain de la libre entreprise”…

Leur projet observa la carte géopolitique du monde et planifia le comment les Etats-Unis remplaceraient l’empire britannique comme le de facto empire dominant. La création de l’ONU en était un des points clef.

Les frères Rockefeller donnèrent un terrain de l’île de Manhattan pour qu’ils deviennent le QG de l’ONU (et dans le processus, ils firent des milliards de dollars de bénéfices avec la hausse des prix immobiliers de tous les terrains adjacents qu’ils possédaient aussi…). Ceci représente la méthode philanthropique Rockefeller. Chaque don fait est calculé pour qu’en retour cela augmente la richesse familiale et son pouvoir.

Après la guerre, David Rockefeller domina la politique étrangère des Etats-Unis et les innombrables guerres en Afrique, an Amérique Latine, et en Asie. La faction Rockefeller a créé la guerre froide contre l’URSS ainsi qu’a créé l’OTAN afin de maintenir une Europe résurgente sous le statut de vassale des Etats-Unis. Comment ils le firent a été documenté par moi-même en détail dans mon livre-recherche, “The Gods of Money”. Je considère ici plusieurs exemples des crimes de David Rockefeller contre l’humanité.

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La recherche Rockefeller en biologie: “Contrôler les gens”…

Si la philanthropie devait être motivée par l’amour de son prochain, les dons de la Fondation rockefeller, eux, ne le sont aucunement. Prenez par exempe la recherche médicale. Pendant la période jusqu’à 1939 et la seconde guerre mondiale, la Fondation Rockefeller a financé la recherche biologique du Kaiser Wilhem Institute de Berlin. Ce fut la période de l’eugénisme nazi ou du comment générer une race supérieure et comment tuer ou stériliser ceux qui étaient estampillés comme “inférieurs”.

Les Rockefeller ont financé l’eugénisme nazi. (NdT; de fait, l’eugénisme nazi s’est beaucoup inspiré de l’eugénisme des Etats-Unis et des expériences de camps, de ségrégation et de contrôle des populations indésirables comme les peuples autochtones et descendants de l’esclavage, qui étaient menées aux Etats-Unis mêmes...) L’entreprise des Rockefeller de la Standard Oil (NdT: aujourd’hui Exxon-Mobil) a aussi violé la loi états-unienne en suppléant secrètement l’armée de l’air nazie avec du carburant pendant la guerre (NdT: de fait, la Standard Oil a fourni les ingrédients chimiques pour la fabrication de carburants synthétiques et l’augmentation du taux d’octane, que les Allemands n’avaient pas en quantité suffisante loin s’en faut. Cf à ce sujet nos traductions des recherches de l’historien Antony Sutton sur le sujet, compilées dans son livre “Wall Street et la monté d’Hitler”…)

Après la guerre, les frères Rockefeller arrangèrent pour que les meilleurs scientifiques nazis impliqués dans des expériences sur des humains, soient amenés aux Etats-Unis et au Canada sous des identités secrètes épurées afin qu’ils continuent leurs recherches eugénistes (NdT: cette opération de l’OSS porta le nom “d’operation paper clip” ou “opération trombone”…). Beaucoup travaillèrent pour la CIA sur le projet top secret de MK Ultra ou “Mind Kontrol” Ultra. (NdT:l’université McGill de Montréal en fut un des fleurons, cf le livre de Naomi Klein “La thérapie du choc” dans lequel figure un chapitre époustoufflant sur les expériences menées par la CIA dans l’unité psy de McGill, ainsi que notre traduction du contre-rapport à la CVT canadienne: Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” par le TIDC)

Dans les années 1950, les frères Rockefeller fondèrent le Conseil pour la Population afin de faire avancer l’eugénisme, le tout sous le déguisement de recherche démographique et sur le contrôle de la natalité. Les frères Rockefeller furent responsablaes dans les années 1970 d’un projet top secret du gouvernement américain dirigé par le Conseiller National à la Sécurité des Rockefeller: Henry Kissinger, qui fit publier le NSSM-200 (ou National Security Special Memorandum-200) intitulé: “Implications of Worldwide Population Growth for US Security and Overseas Interests.”

Ce memo (déclassifié il y a quelques années) argumentait que le taux croissant de démographie dans les nations en voies de développement ayant des matières premières stratégiques comme le pétrole, le gaz ou les minerais, étaient une “menace à la sécurité nationale des Etats-Unis”, car plus de population demande une croissance économique avenante, utilisant ces ressources de manière interne (sic !!). Le NSSM-200 créa des programmes de réduction des populations et fit de la politique de contrôle démographique une condition sine qua non pour obtenir de l’aide américaine.

Dans les années 1970, la Fondation Rockefeller pilotée par David Rockefeller a aussi financé avec l’OMS, le développement d’un vaccin antitétanique spécial qui limitait les populations du tiers monde en rendant les femmes fécondes incapables de mener à terme toute grossesse désirée ou non. Cette opération s’en prenait directement au processus même de la reproduction humaine.

La Fondation Rockefeller a créé l’ensemble du domaine de la génétique et de sa manipulation (NdT: en remplacement de l’eugénisme dont le terme avait pris une sévère claque depuis les atrocités menées par les nazis et les Japonais durant la seconde guerre mondiale…) par sa prise majeure de participation dans l’entreprise Monsanto et en finançant la recherche biologique universitaire pour créer le “gene cannon” et autres techniques afin d’altérer artificiellement l’expression génétique d’une plante donnée.

Le but des OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés, depuis le désastreux Philippine Golden Rice project financé par les Rockefeller, a été d’utiliser les OGM pour contrôler la chaîne alimentaire animale et humaine. Aujourd’hui. Plus de 90% du soja cultivé aux Etats-Unis est OGM et plus de 80% du maïs et du coton émanant de ce pays le sont également et pourtant, ces produits eugénistes ne sont pas étiquetés…

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‘Contrôlez le pétrole”…

La fortune des Rockefeller est fondée sur le pétrole autour de compagnies comme Exxon-Mobil, Chevron/Texaco et d’autres. Le conseiller politique des Rockefeller depuis 1954, Henry Kissinger, fut impliqué dans tous les projets majeurs des Rockefeller. Kissinger a secrèteement manipulé la diplomtaie du Moyen-Orient en 1973 afin de déclencher un embargo pétrolier arabe à l’OPEP.

Le choc pétrolier de 1973-74 fut orchestré par une organsisation secrète que David Rockefeller créa dans les années 1950 appelée le Bilderberg Group (NdT: 1ère réunion au Bilderberg Hotel en Hollande en 1954…). En Mai 1973, David Rockefeller et les chefs des plus grandes entreprises pétrolières américaines et britanniques se rencontrèrent à Saltsjoebaden, en Suède, durant la réunion annuelle du Bilderberg, afin de planifier le choc pétrolier.

Celui-ci serait alors blâmé sur les “veules sheikhs du pétrole arabe”. Ceci sauva la faiblesse du dollar et rendit les banques de Wall Street, incluant celle des Rocckefeller, la Chase Manhattan Bank, parmi les banques les plus puissantes du monde. L’auteur de ces lignes possède le protocol “confidentiel” de cette réunion spéciale où la stratégie de l’augmentation du prix du pétrole y est décrite six mois avant la guerre israélo-arabe.

Veuillez lire mon livre pour plus de détails,”Un siècle de guerre”. Dans les années 1970, Kissinger résuma la stratégie mondiale de Rockefeller: “si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ; si vous contrôlez la nourriture, vous contrôlez les peuples, si vous contrôlez l’argent, vous contrôlez le monde.

‘Contrôlez l’argent…’

David Rockefeller fut longtemps le président de la Chase Manhattan Bank, la banque familiale. Il fut responsable de l’accession d’un des vice-présidents de la banque, Paul Vockler, comme président de la Fed, ou banque de la réserve fédérale sous le régime de Jimmy Carter, afin de faire des taux d’intérêt de Vockler un nouveau choc, comme celui du pétrole, ce qui sauva le dollar mollissant et les bénéfices des banques de Wall Street, incluant bien sûr ceux de la Chase Manhattan et ce aux dépends de l’économie mondiale.

La “thérapie du choc” des taux d’intérêt de Vockler d’octobre 1979, soutenue par Rockefeller, a créé la “crise de la dette du tiers monde” des années 1980.

Rockefeller et Wall Street utilisèrent la crise de la dette pour forcer des privatisations de biens d’état et de grosses dévaluations de la monnaie nationale dans des pays comme l’Argentine, le Brésil, le Mexique. Rockefeller et certains de ses amis comme Georges Soros saisirent alors le gros du butin de ces nations pour des queues de cerises.

Le modèle d’attaque fut très similaire à celui utilisé par les banques britanniques dans l’empire ottoman après 1881 lorsqu’elles prirent de facto le contrôle des finances du Sultan en contrôlant tous les impôts sur les revenus au travers de l’ Ottoman Public Debt Administration (OPDA). Les intérêts Rockefeller utilisèrent la crise de la dette des années 1980 pour piller la vaste majorité des pays endettés en Amérique du Sud et en Afrique, utilisant le FMI comme leur flic.

Davis Rockefeller était un ami personnel de quelques uns des plus sadiques dictateurs militaires d’Amérique Latine incluant le général argentin Jorge Videla ou aussi le général Pinochet du Chili, les deux devant leur pouvoir à des coups d’état de la CIA, arrangés par le ministre des affaires étrangères d’alors: Henry Kissinger au nom des intérêts de la famille Rockefeller en Amérique du Sud.

Au travers d’organisation telle que la Commission Trilatérale, Rockefeller fut l’architecte le plus important de la destruction des économies nationales et de l’avancement de la soi-disante mondialisation, une politique qui bénéficie principalement aux plus grosses banques de Wall Street et de la City de Londres et quelques entreprises transnationales sélectionnées, les mêmes qui sont des membres invités de sa commission trilatérale.Rockefeller créa cette commission en 1974 et donna à son protégé et ami Zbigniew Brzezinski la tâche de choisir ses membres en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.

Si nous parlons d’un réseau invisible et puissant que certains appellent l’état profond, alors nous pouvons aussi dire que David Rockefeller s’est vu comme le patriarche de cet état profond. Ses véritables actions méritent d’être honnêtement vues pour ce qu’elles sont: des actions misanthropes et en rien philanthropes…

Les Rothschild..David..

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A présent, c’est le fils – Alexandre-de-Rothschild qui tient les rennes

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L’Europe..cette grande Europe..qui n’en est plus une..

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Mr. Barroso a réussi à se faire « happer » par la banque « Goldman&Sachs » pour un poste, celle-là même par qui le sacandale financier est arrivé !

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Mr. Mario Draghi, avant d’être à la tête de la B.C.E. ou Banque Centrale Européenne, avait lui-même travaillé à la..Goldman&Sachs..

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En France nous avons aussi notre oligarchie dominatrice

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Macron – Renzi une comparaison pas si idiote que ça

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Entre les deux tours et après les résultas du premier vote

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Photo ci-dessus de Macron félicité par ahmed-eddarraz-31-ans-qui-a-aussi-ete-conseiller-municipal.

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L’Oligarchie Médiatique

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Lorsque Hollande remettait la Légion d’Honneur au prince héritier d’Arabie Saoudite

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Le coup d’état Saoudien et le reset du Nouvel Ordre Mondial

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Le coup d'État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial

Par Brandon Smith – Le 15 novembre 2017 – Source alt-market.com Depuis des années, j'ai mis en garde contre la relation d'interdépendance entre les États-Unis et l'Arabie saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par...

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Depuis des années, j’ai mis en garde contre la relation d’interdépendance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par extension, pour le statut de réserve mondiale du dollar. Dans mes récents articles « Les mensonges et les distractions entourant l’atterrissage du pétrodollar » et « La fin du jeu économique continue », je souligne que la mort du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale est en fait un objectif primordial pour les globalistes de l’establishment. Pourquoi ? Parce que, dans un effort pour réaliser ce qu’ils appellent parfois la« réinitialisation économique mondiale » ou le « nouvel ordre mondial », une économie mondiale centralisée mieux acceptée publiquement et un cadre monétaire sont primordiaux. Et, cela signifie la mise en œuvre éventuelle d’une monnaie unique et d’une seule autorité économique et politique mondiale, au-dessus et au-delà du système dollar.

Mais, il ne suffit pas de procéder dans le vide à de tels changements socialement et fiscalement douloureux. Les puissances bancaires ne sont pas intéressées à prendre le blâme pour les souffrances qui seraient infligées aux masses au cours de l’inévitable bouleversement (ou pour la souffrance qui a déjà été causée). Par conséquent, un récit crédible doit être conçu. Un récit dans lequel l’intrigue politique et la crise géopolitique font du « nouvel ordre mondial » une NÉCESSITÉ ; une de celles que le grand public accepterait ou exigerait même comme solution à l’instabilité et au désastre existants.

C’est-à-dire que les globalistes doivent façonner une histoire de propagande utilisable dans le futur, dans laquelle les États-nations « égoïstes » abusent de leur souveraineté et créent les conditions de calamités, et où la seule solution serait de mettre fin à cette souveraineté pour la remettre dans les mains d’un petit nombre d’hommes « sages et bienveillants » choisis pour le plus grand bien du monde.

Je crois que la prochaine phase de la « réinitialisation économique mondiale »commencera en partie avec la rupture autour de la domination du pétrodollar. Un élément important de mon analyse sur le changement stratégique par rapport au pétrodollar a été la symbiose entre les États-Unis et l’Arabie saoudite. L’Arabie saoudite a été la clé la plus importante du dollar en tant que pétro-monnaie, depuis le début.

Le premier contrat d’exploration et d’extraction de pétrole en Arabie saoudite était espéré par tous les vastes cartels pétroliers internationaux comme Royal Dutch Shell, la Near East Development Company, l’Anglo-Persian, etc., mais il est tombé entre les mains de la Standard Oil de Rockefeller. La sombre histoire de la Standard Oil mise à part, cela a signifié que les affaires saoudiennes seraient traitées principalement par des intérêts américains. Et la soif occidentale de pétrole, surtout après la Première Guerre mondiale, a gravé dans le marbre notre relation avec la monarchie régnante.

Membre fondateur de l’OPEP, l’Arabie saoudite était l’un des rares pays producteurs de pétrole primaire à maintenir un oléoduc qui accélérait le traitement et contournait le canal de Suez. (Le pipeline a été fermé, cependant, en 1983). Cela a permis à la Standard Oil et aux États-Unis de contourner l’instabilité interne de l’Égypte, frappée à l’époque par un conflit qui a finalement culminé avec la guerre civile de 1952.

Considérés à ce moment-là comme des marionnettes de l’Empire britannique, les Frères musulmans ont renversé les élites dirigeantes en Égypte, ce qui a conduit à la disparition de la livre sterling britannique en tant que première pétro-monnaie et monnaie de réserve mondiale. L’économie britannique a vacillé et n’a jamais retrouvé son ancienne gloire.

Peut-être voyons-nous des parallèles ici ?

La guerre civile peut ne pas être à l’ordre du jour pour l’Arabie saoudite ; jusqu’à présent, ce coup d’État discret a été assez efficace pour changer complètement la base de domination de cette nation, au pouvoir ces dernières années. Le principal bénéficiaire de ce changement a été le prince héritier Mohammed Bin Salman, qui ne répond qu’au roi Salman, un souverain de 81 ans à peine impliqué dans le leadership.

Pour comprendre à quel point ce coup d’État a été radical, considérez ceci : pendant des décennies, les rois saoudiens ont maintenu l’équilibre politique en distribuant les postes clés du pouvoir à des successeurs soigneusement choisis, des positions telles que le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur et le chef de la garde nationale. Aujourd’hui, Mohammed Bin Salman contrôle les trois positions. La politique étrangère, les questions de défense, les décisions pétrolières et économiques et les changements sociaux sont maintenant entre les mains d’un seul homme.

Mais la vraie question est : qui est derrière cet homme ?

Eh bien, la récente purge politique de divers Saoudiens liés aux « néoconservateurs »pourrait amener certains à croire que le prince Mohammed cherche à mettre fin au contrôle globaliste du pétrole et de la politique saoudiens. Ces gens auraient tort, et ceci pour un certain nombre de raisons.

La vision révolutionnaire du prince Mohammed, « Vision pour 2030 », développée au moment de son accession au pouvoir, était présentée comme un moyen de mettre un terme à la dépendance de l’Arabie saoudite vis-à-vis des revenus pétroliers pour soutenir la stabilité économique. Cependant, je crois que ce plan N’EST PAS de mettre fin à la dépendance au pétrole, mais de mettre fin à la dépendance au dollar américain. En fait, le plan indique un éloignement du dollar en tant que pétro-monnaie mondiale et l’arrêt de l’arrimage entre le riyal et le dollar.

Le prince Mohammed a également établi des liens beaucoup plus profonds avec la Russie et la Chine, créant des accords bilatéraux qui pourraient finir par retirer au dollar son rôle de monnaie d’échange dans le commerce du pétrole entre les nations.

On pourrait penser que ce genre de stratégie serait très préjudiciable pour l’Occident et les intérêts américains en particulier et que l’establishment ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l’arrêter. Cependant, ce n’est pas du tout le cas. En réalité, l’establishment globaliste est entièrement derrière la « Vision pour 2030 » de Mohammed Bin Salman.

Des géants du secteur tels que Carlyle Group (famille Bush, etc.), Goldman Sachs,Blackstone et Blackrock soutiennent TOUS la « Vision pour 2030 » et le Prince Mohammed à travers son Fonds d’Investissement Public (FIP), dont il est le président.

Des milliers de milliards de capitaux circulent à travers le FIP, la plupart venant des coffres des entreprises des globalistes. Une fois de plus, je fais remarquer que la soi-disant « division Est / Ouest » et « l’opposition » orientale aux globalistes est complètement absurde ; les élites bancaires et les globalistes sont la véritable influence derrière la fin du pétro-dollar, comme le montre l’exemple saoudien et cette« Vision pour 2030 ». La fin du dollar en tant que réserve mondiale fonctionne en leur faveur – c’est planifié.

Cela ne se termine pas avec la mort du pétro-statut du dollar, cependant. Ces types de perturbations dans la dynamique du pouvoir conduisent invariablement à la guerre. La guerre agit comme une sorte de nettoyage du dossier historique ; elle tend à détourner l’attention du public, pour des générations, de ceux qui bénéficient réellement des conflits géopolitiques et économiques.

Le prince Mohammed a déjà déclenché des conflits avec le Yémen et le Qatar, mais cela semble n’avoir été que le préliminaire à une plus grande démonstration de force armée. La prochaine cible semble être le Liban, et finalement l’Iran et la Syrie.

Le premier signal est venu avec la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 4 novembre, une démission que le Hezbollah prétend avoir été faite sous la contrainte du gouvernement saoudien. Fait intéressant, Saad Hariri a enregistré son annonce télévisée en Arabie saoudite.

Cette immixtion choquante dans l’appareil politique libanais a été suivie d’une escalade de coups de menton de l’Arabie saoudite contre le Hezbollah (qui est considéré par beaucoup comme une simple organisation fantoche du gouvernement iranien). Si l’on en croit les sondages officiels, la population libanaise est en extrême désaccord sur l’Iran et le Hezbollah, ce qui pourrait aggraver les divisions internes et la guerre civile si les tensions continuent à augmenter. Ajoutez à cela la « visite secrète » présumée (mais niée officiellement) du prince Mohammed en Israël en septembre, et la nouvelle « amitié » entre les deux nations dans les mois qui ont suivi, et nous avons une dynamique qui se met doucement en place pour une guerre au Liban.

La question est la suivante : une guerre entre l’Arabie saoudite et peut-être Israël contre le Hezbollah au Liban restera-t-elle une guerre par procuration, ou va-t-elle déclencher un conflit plus large entrainant l’Iran, la Syrie et peut-être même les États-Unis ?

Tout d’abord, gardez à l’esprit que le prince Mohammed a déjà gelé et / ou confisqué environ 800 milliards de dollars d’actifs à ses ennemis politiques emprisonnés. C’est plus que suffisant pour financer une campagne de guerre pendant plusieurs années, peut-être même une guerre élargie contre l’Iran.

La rhétorique de Trump contre l’Iran et son rétablissement des sanctions semblent coïncider avec la tension croissante entre les Saoudiens et le Hezbollah. Israël a tenté une invasion du Liban en 2006 et a été vaincu sans appel et avec embarras. Mais le gouvernement israélien montre encore une volonté d’entamer une guerre terrestre dans la région, et avec les forces combinées des Saoudiens et des Israéliens, nous pourrions avoir un résultat différent. L’Iran serait obligé d’intervenir.

La Syrie sous le régime d’Assad serait également très probablement attirée dans la bagarre par son pacte de défense mutuelle avec l’Iran.

Je crois que les puissances majeures comme les États-Unis et la Russie ne seront probablement pas impliquées dans un sens plus large, mais continueront à insérer des forces cachées dans la région et à soutenir les nations adverses par le financement et les armements. Comme avec la Corée du Nord, je ne m’attendrais pas à ce qu’une « guerre mondiale » à l’échelle d’une conflagration nucléaire se développe au Moyen-Orient.

Ce que j’attends, c’est quelque chose de bien plus dévastateur – à savoir une désintégration accélérée de notre structure économique déjà effondrée à mesure que la guerre éclate à l’étranger et que la perte du statut de monnaie de réserve mondiale et de pétro-monnaie du dollar nous frappe durement. Jusqu’à présent, à mon avis, il semble que la folie en Arabie saoudite (comme avec les tambours de guerre appelant en continu contre la Corée du Nord), est un point de déclenchement parfait qui fournirait un catalyseur pour une distraction des masses.

La guerre économique mondiale est le vrai nom du jeu ici, car les globalistes jouent les marionnettistes à l’Est comme à l’Ouest. C’est une crise géopolitique qu’ils auront créée pour obtenir le soutien du public à une solution qu’ils ont prédéterminée.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Le prince Mohammed a déjà  déclenché des conflits avec le Yémen et le Qatar, mais cela semble n’avoir été que le préliminaire à  une plus grande démonstration de force armée. La prochaine cible semble être le Liban, et finalement l’Iran et la Syrie.

 

Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial

Depuis des années, j’ai mis en garde contre la relation d’interdépendance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par extension, pour le statut de réserve mondiale du dollar. Dans mes récents articles « Les mensonges et les distractions entourant l’atterrissage du pétrodollar » et « La fin du jeu économique continue », je souligne que la mort du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale est en fait un objectif primordial pour les globalistes de l’establishment. Pourquoi ? Parce que, dans un effort pour réaliser ce qu’ils appellent parfois la « réinitialisation économique mondiale » ou le « nouvel ordre mondial », une économie mondiale centralisée mieux acceptée publiquement et un cadre monétaire sont primordiaux. Et, cela signifie la mise en Å“uvre éventuelle d’une monnaie unique et d’une seule autorité économique et politique mondiale, au-dessus et au-delà  du système dollar.

Mais, il ne suffit pas de procéder dans le vide à  de tels changements socialement et fiscalement douloureux. Les puissances bancaires ne sont pas intéressées à  prendre le blà¢me pour les souffrances qui seraient infligées aux masses au cours de l’inévitable bouleversement (ou pour la souffrance qui a déjà  été causée). Par conséquent, un récit crédible doit être conu. Un récit dans lequel l’intrigue politique et la crise géopolitique font du « nouvel ordre mondial » une NÉCESSITÉ ; une de celles que le grand public accepterait ou exigerait même comme solution à  l’instabilité et au désastre existants.

C’est-à -dire que les globalistes doivent faonner une histoire de propagande utilisable dans le futur, dans laquelle les États-nations « égoà¯stes » abusent de leur souveraineté et créent les conditions de calamités, et où la seule solution serait de mettre fin à  cette souveraineté pour la remettre dans les mains d’un petit nombre d’hommes « sages et bienveillants » choisis pour le plus grand bien du monde.

Je crois que la prochaine phase de la « réinitialisation économique mondiale » commencera en partie avec la rupture autour de la domination du pétrodollar. Un élément important de mon analyse sur le changement stratégique par rapport au pétrodollar a été la symbiose entre les États-Unis et l’Arabie saoudite. L’Arabie saoudite a été la clé la plus importante du dollar en tant que pétro-monnaie, depuis le début.

Le premier contrat d’exploration et d’extraction de pétrole en Arabie saoudite était espéré par tous les vastes cartels pétroliers internationaux comme Royal Dutch Shell, la Near East Development Company, l’Anglo-Persian, etc., mais il est tombé entre les mains de la Standard Oil de Rockefeller. La sombre histoire de la Standard Oil mise à  part, cela a signifié que les affaires saoudiennes seraient traitées principalement par des intérêts américains. Et la soif occidentale de pétrole, surtout après la Première Guerre mondiale, a gravé dans le marbre notre relation avec la monarchie régnante.

Membre fondateur de l’OPEP, l’Arabie saoudite était l’un des rares pays producteurs de pétrole primaire à  maintenir un oléoduc qui accélérait le traitement et contournait le canal de Suez. (Le pipeline a été fermé, cependant, en 1983). Cela a permis à  la Standard Oil et aux États-Unis de contourner l’instabilité interne de l’Égypte, frappée à  l’époque par un conflit qui a finalement culminé avec la guerre civile de 1952.

Considérés à  ce moment-là  comme des marionnettes de l’Empire britannique, les Frères musulmans ont renversé les élites dirigeantes en Égypte, ce qui a conduit à  la disparition de la livre sterling britannique en tant que première pétro-monnaie et monnaie de réserve mondiale. L’économie britannique a vacillé et n’a jamais retrouvé son ancienne gloire.

Peut-être voyons-nous des parallèles ici ?

La guerre civile peut ne pas être à  l’ordre du jour pour l’Arabie saoudite ; jusqu’à  présent, ce coup d’État discret a été assez efficace pour changer complètement la base de domination de cette nation, au pouvoir ces dernières années. Le principal bénéficiaire de ce changement a été le prince héritier Mohammed Bin Salman, qui ne répond qu’au roi Salman, un souverain de 81 ans à  peine impliqué dans le leadership.

Pour comprendre à  quel point ce coup d’État a été radical, considérez ceci : pendant des décennies, les rois saoudiens ont maintenu l’équilibre politique en distribuant les postes clés du pouvoir à  des successeurs soigneusement choisis, des positions telles que le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur et le chef de la garde nationale. Aujourd’hui, Mohammed Bin Salman contrôle les trois positions. La politique étrangère, les questions de défense, les décisions pétrolières et économiques et les changements sociaux sont maintenant entre les mains d’un seul homme.

Mais la vraie question est : qui est derrière cet homme ?

Eh bien, la récente purge politique de divers Saoudiens liés aux « néoconservateurs » pourrait amener certains à  croire que le prince Mohammed cherche à  mettre fin au contrôle globaliste du pétrole et de la politique saoudiens. Ces gens auraient tort, et ceci pour un certain nombre de raisons.

La vision révolutionnaire du prince Mohammed, « Vision pour 2030 », développée au moment de son accession au pouvoir, était présentée comme un moyen de mettre un terme à  la dépendance de l’Arabie saoudite vis-à -vis des revenus pétroliers pour soutenir la stabilité économique. Cependant, je crois que ce plan N’EST PAS de mettre fin à  la dépendance au pétrole, mais de mettre fin à  la dépendance au dollar américain. En fait, le plan indique un éloignement du dollar en tant que pétro-monnaie mondiale et l’arrêt de l’arrimage entre le riyal et le dollar.

Le prince Mohammed a également établi des liens beaucoup plus profonds avec la Russie et la Chine, créant des accords bilatéraux qui pourraient finir par retirer au dollar son rôle de monnaie d’échange dans le commerce du pétrole entre les nations.

On pourrait penser que ce genre de stratégie serait très préjudiciable pour l’Occident et les intérêts américains en particulier et que l’establishment ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l’arrêter. Cependant, ce n’est pas du tout le cas. En réalité, l’establishment globaliste est entièrement derrière la « Vision pour 2030 » de Mohammed Bin Salman.

Des géants du secteur tels que Carlyle Group (famille Bush, etc.), Goldman Sachs [photo du siège à  Manhattan], Blackstone et Blackrock soutiennent TOUS la « Vision pour 2030 » et le Prince Mohammed à  travers son Fonds d’Investissement Public (FIP), dont il est le président.

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Des milliers de milliards de capitaux circulent à  travers le FIP, la plupart venant des coffres des entreprises des globalistes. Une fois de plus, je fais remarquer que la soi-disant « division Est / Ouest » et « l’opposition » orientale aux globalistes est complètement absurde ; les élites bancaires et les globalistes sont la véritable influence derrière la fin du pétro-dollar, comme le montre l’exemple saoudien et cette « Vision pour 2030 ». La fin du dollar en tant que réserve mondiale fonctionne en leur faveur “ c’est planifié.

Cela ne se termine pas avec la mort du pétro-statut du dollar, cependant. Ces types de perturbations dans la dynamique du pouvoir conduisent invariablement à  la guerre. La guerre agit comme une sorte de nettoyage du dossier historique ; elle tend à  détourner l’attention du public, pour des générations, de ceux qui bénéficient réellement des conflits géopolitiques et économiques.

Le prince Mohammed a déjà  déclenché des conflits avec le Yémen et le Qatar, mais cela semble n’avoir été que le préliminaire à  une plus grande démonstration de force armée. La prochaine cible semble être le Liban, et finalement l’Iran et la Syrie.

JdN: Photo caricaturale montrant les chefs iranien et syrien comme des “Nazis”

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Photo ci-dessus de Mr. Saad Hariri, premier ministre Libanais.

Le premier signal est venu avec la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 4 novembre, une démission que le Hezbollah prétend avoir été faite sous la contrainte du gouvernement saoudien. Fait intéressant, Saad Hariri a enregistré son annonce télévisée en Arabie saoudite.

Cette immixtion choquante dans l’appareil politique libanais a été suivie d’une escalade de coups de menton de l’Arabie saoudite contre le Hezbollah (qui est considéré par beaucoup comme une simple organisation fantoche du gouvernement iranien). Si l’on en croit les sondages officiels, la population libanaise est en extrême désaccord sur l’Iran et le Hezbollah, ce qui pourrait aggraver les divisions internes et la guerre civile si les tensions continuent à  augmenter. Ajoutez à  cela la « visite secrète » présumée (mais niée officiellement) du prince Mohammed en Israà«l en septembre, et la nouvelle « amitié » entre les deux nations dans les mois qui ont suivi, et nous avons une dynamique qui se met doucement en place pour une guerre au Liban.

La question est la suivante :

une guerre entre l’Arabie saoudite et peut-être Israël contre le Hezbollah au Liban restera-t-elle une guerre par procuration, ou va-t-elle déclencher un conflit plus large entrainant l’Iran, la Syrie et peut-être même les États-Unis ?

Tout d’abord, gardez à  l’esprit que le prince Mohammed a déjà  gelé et / ou confisqué environ 800 milliards de dollars d’actifs à  ses ennemis politiques emprisonnés. C’est plus que suffisant pour financer une campagne de guerre pendant plusieurs années, peut-être même une guerre élargie contre l’Iran.

La rhétorique de Trump contre l’Iran et son rétablissement des sanctions semblent coà¯ncider avec la tension croissante entre les Saoudiens et le Hezbollah. Israà«l a tenté une invasion du Liban en 2006 et a été vaincu sans appel et avec embarras. Mais le gouvernement israélien montre encore une volonté d’entamer une guerre terrestre dans la région, et

avec les forces combinées des Saoudiens et des Israéliens, nous pourrions avoir un résultat différent. L’Iran serait obligé d’intervenir.

La Syrie sous le régime d’Assad serait également très probablement attirée dans la bagarre par son pacte de défense mutuelle avec l’Iran.

Je crois que les puissances majeures comme les États-Unis et la Russie ne seront probablement pas impliquées dans un sens plus large, mais continueront à  insérer des forces cachées dans la région et à  soutenir les nations adverses par le financement et les armements. Comme avec la Corée du Nord, je ne m’attendrais pas à  ce qu’une « guerre mondiale » à  l’échelle d’une conflagration nucléaire se développe au Moyen-Orient.

Ce que j’attends, c’est quelque chose de bien plus dévastateur “ à  savoir une désintégration accélérée de notre structure économique déjà  effondrée à  mesure que la guerre éclate à  l’étranger et que la perte du statut de monnaie de réserve mondiale et de pétro-monnaie du dollar nous frappe durement. Jusqu’à  présent, à  mon avis, il semble que la folie en Arabie saoudite (comme avec les tambours de guerre appelant en continu contre la Corée du Nord), est un point de déclenchement parfait qui fournirait un catalyseur pour une distraction des masses.

La guerre économique mondiale est le vrai nom du jeu ici, car les globalistes jouent les marionnettistes à  l’Est comme à  l’Ouest. C’est une crise géopolitique qu’ils auront créée pour obtenir le soutien du public à  une solution qu’ils ont prédéterminée.

Brandon Smith

Une prison de luxe en Arabie Saoudite..

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L'hôtel Ritz-Carlton fait actuellement office de prison pour les personnalités saoudiennes arrêtées.

 

Les objectifs de Donald Trump : détruire l’Etat islamique puis endiguer l’Iran

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L’accord énergétique iranien avec la Russie a tué quatre oiseaux avec une seule pierre

 

L’accord énergétique gigantesque de 30 milliards de dollars entre la Russie et l’Iran a simultanément atteint quatre objectifs essentiels aux grands objectifs stratégiques derrière le « Pivot vers l’Oumma » de Moscou.

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Rencontre trilatérale entre Vladimir Poutine, le président iranien Hassan Rouhani et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev à Téhéran, le 1er novembre 2017 (PHOTO: KREMLIN.RU)

Le PDG de Rosneft, Igor Sechin, a annoncé que sa société avait signé une feuille de route pour investir 30 milliards de dollars dans le secteur iranien de l’énergie suite à la visite en République islamique du président Poutine pour entamer des pourparlers tripartites avec l’Azerbaïdjan. Ce coup de maître de la diplomatie énergétique n’aurait pas été possible sans Trump, qui aura éloigné les investisseurs occidentaux de l’Iran et poussé le pays à se rapprocher de la Russie. Cela a complètement inversé la dynamique prévuepar l’administration Obama qui cherchait à réorienter l’Iran dans la direction opposée à travers les multiples concessions offertes à travers l’accord nucléaire de l’été 2015. Les « progressistes » de la politique étrangère de la Russie font des progrès rapides dans la réalisation de leur grand objectif stratégique du XXIe siècle : positionner Moscou comme la force d’équilibre suprême du supercontinent eurasien, accélérant ainsi la transition mondiale vers un ordre mondial multipolaire.


Afin d’apprécier à quel point le mouvement géostratégique que Moscou a accompli cette semaine est particulièrement significatif, il ne faut pas aller plus loin que les quatre objectifs qui ont été immédiatement avancés dans la feuille de route énergétique russo-iranienne.

Dévoilement d’un pipeline trans-azéri

La Russie a l’intention de construire un oléoduc trans-azéri vers l’Iran, qui renforcera non seulement les relations bilatérales russo-iraniennes et leur expansion trilatérale avec l’Azerbaïdjan, mais démontrera également le succès du récent rapprochement russo-azéri de l’année dernière. Moscou considère Bakou comme un pays intégrationniste dans le sens où il facilite l’objectif transcontinental de la Russie et de la Chine de réunir les masses continentales, tandis que l’Arménie, un allié traditionnel de la Russie, est perçue comme un pays pro-occidental avec une politique d’obstruction, et devenue soudainement un partenaire égaré.


Cela ne devrait pas être interprété comme une coïncidence si cette nouvelle étape énergétique dans les relations russo-azerbaïdjanaises a eu lieu quelques semaines avant la signature prévue du « nouvel accord global et renforcé » de l’Arménie avec l’UE. La dichotomie de l’Azerbaïdjan se rapprochant de la Russie au moment même où l’Arménie dérive vers l’Occident devrait avoir de sérieuses implications pour le processus de paix au Nagorni-Karabakh car cela suggère que Moscou pourrait soutenir plus fermement la solution avancée par Bakou dans ce conflit. Cette solution suivrait le droit international alors que l’Occident (fortement influencé par le puissant lobby arménien basé aux États-Unis) pourrait soutenir l’occupation continue de la région par Erevan.

Démarrage du flux sud-asiatique

L’autre résultat important de ce sommet trilatéral est que la Russie a également annoncé qu’elle avait l’intention de construire un oléoduc entre l’Iran, le Pakistan et l’Inde, ce qui pourrait signifier, et l’auteur en a récemment parlé,  que la Russie a réussi à réduire le soutien de l’Inde au terrorisme Baloutche contre le Pakistan en raison du nouvel intérêt personnel de New Delhi à la stabilité de cette région transnationale, à cause ducourant sud-asiatique. S’elle réussit avec cette stratégie, Moscou pourrait prouver qu’elle est en effet la seule force d’équilibre capable de maintenir la stabilité dans la région pivot du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud, en raison de l’influence que la Russie peut encore exercer en«  modérant» le pivot pro-occidental que l’Inde a engagé ces dernières années.

Neutraliser l’Iran en tant que concurrent européen

Conformément à la stratégie, mentionnée ci-dessus, de l’administration Obama pour faire entrer doucement l’Iran et son gouvernement « modéré »dans le giron occidental, une grande partie de la vision avait à voir avec l’utilisation des investissements occidentaux pour finalement transformer le pays en un formidable concurrent de la Russie sur le marché européen. Tout ce plan a été neutralisé à cause de l’agression de Trump contre la République islamique et la mission de sauvetage des investissements énergétiques russes maintenant engagés pour sauver l’économie du harcèlement anti-iranien de ses partenaires occidentaux (en dépit du déni public du président). Ce harcèlement semble prendre la forme de sanctions sectorielles imminentes contre ses ressources. Dans ces circonstances, qui mettent en mouvement des stratégies reformatées depuis des années par toutes les parties, il est pratiquement impossible que les États-Unis puissent orienter l’Iran dans la direction voulue pour en faire un concurrent sérieux de la position de la Russie sur le marché européen.

Rassurer Téhéran sur le rapprochement russo-saoudien

Enfin, l’Iran avait toutes les raisons d’être préoccupé par le rapprochement russo-saoudien si ses décideurs le considéraient sous un angle néo-réaliste à somme nulle, même si l’intention de Moscou était de forger une solution gagnant-gagnant conservant la paix d’État à État au Moyen-Orient. Mais toutes ces craintes ont été apaisées après l’annonce des plans d’investissement énergétique de 30 milliards de dollars de Rosneft en République islamique. Téhéran peut maintenant être assuré que Moscou ne « se vend » pas aux Saoudiens, mais tente en réalité de trouver un équilibre dans les relations interétatiques complexes du Moyen-Orient, d’où le succès de la visite du président Poutine en Iran pour prouver le succès du Pivot de l’Oumma de la Russie, qui se profile.

Andrew Korybko

Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial

28NOV

 

Depuis des années, j’ai mis en garde contre la relation d’interdépendance entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par extension, pour le statut de réserve mondiale du dollar. Dans mes récents articles « Les mensonges et les distractions entourant l’atterrissage du pétrodollar » et « La fin du jeu économique continue », je souligne que la mort du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale est en fait un objectif primordial pour les globalistes de l’establishment. Pourquoi ? Parce que, dans un effort pour réaliser ce qu’ils appellent parfois la « réinitialisation économique mondiale »ou le « nouvel ordre mondial », une économie mondiale centralisée mieux acceptée publiquement et un cadre monétaire sont primordiaux. Et, cela signifie la mise en œuvre éventuelle d’une monnaie unique et d’une seule autorité économique et politique mondiale, au-dessus et au-delà du système dollar.


Mais, il ne suffit pas de procéder dans le vide à de tels changements socialement et fiscalement douloureux. Les puissances bancaires ne sont pas intéressées à prendre le blâme pour les souffrances qui seraient infligées aux masses au cours de l’inévitable bouleversement (ou pour la souffrance qui a déjà été causée). Par conséquent, un récit crédible doit être conçu. Un récit dans lequel l’intrigue politique et la crise géopolitique font du « nouvel ordre mondial » une NÉCESSITÉ ; une de celles que le grand public accepterait ou exigerait même comme solution à l’instabilité et au désastre existants.

C’est-à-dire que les globalistes doivent façonner une histoire de propagande utilisable dans le futur, dans laquelle les États-nations « égoïstes » abusent de leur souveraineté et créent les conditions de calamités, et où la seule solution serait de mettre fin à cette souveraineté pour la remettre dans les mains d’un petit nombre d’hommes « sages et bienveillants » choisis pour le plus grand bien du monde.

Je crois que la prochaine phase de la « réinitialisation économique mondiale » commencera en partie avec la rupture autour de la domination du pétrodollar. Un élément important de mon analyse sur le changement stratégique par rapport au pétrodollar a été la symbiose entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite. L’Arabie Saoudite a été la clé la plus importante du dollar en tant que pétro-monnaie, depuis le début.

Le premier contrat d’exploration et d’extraction de pétrole en Arabie Saoudite était espéré par tous les vastes cartels pétroliers internationaux comme Royal Dutch Shell, la Near East Development Company, l’Anglo-Persian, etc., mais il est tombé entre les mains de la Standard Oil de Rockefeller. La sombre histoire de la Standard Oil mise à part, cela a signifié que les affaires saoudiennes seraient traitées principalement par des intérêts américains. Et la soif occidentale de pétrole, surtout après la Première Guerre mondiale, a gravé dans le marbre notre relation avec la monarchie régnante.

Membre fondateur de l’OPEP, l’Arabie Saoudite était l’un des rares pays producteurs de pétrole primaire à maintenir un oléoduc qui accélérait le traitement et contournait le canal de Suez. (Le pipeline a été fermé, cependant, en 1983). Cela a permis à la Standard Oil et aux États-Unis de contourner l’instabilité interne de l’Égypte, frappée à l’époque par un conflit qui a finalement culminé avec la guerre civile de 1952.

Considérés à ce moment-là comme des marionnettes de l’Empire britannique, les Frères musulmans ont renversé les élites dirigeantes en Égypte, ce qui a conduit à la disparition de la livre sterling britannique en tant que première pétro-monnaie et monnaie de réserve mondiale. L’économie britannique a vacillé et n’a jamais retrouvé son ancienne gloire.

Peut-être voyons-nous des parallèles ici ?

La guerre civile peut ne pas être à l’ordre du jour pour l’Arabie Saoudite ; jusqu’à présent, ce coup d’État discret a été assez efficace pour changer complètement la base de domination de cette nation, au pouvoir ces dernières années. Le principal bénéficiaire de ce changement a été le prince héritier Mohammed Bin Salman, qui ne répond qu’au roi Salman, un souverain de 81 ans à peine impliqué dans le leadership.

Pour comprendre à quel point ce coup d’État a été radical, considérez ceci : pendant des décennies, les rois saoudiens ont maintenu l’équilibre politique en distribuant les postes clés du pouvoir à des successeurs soigneusement choisis, des positions telles que le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur et le chef de la garde nationale. Aujourd’hui, Mohammed Bin Salman contrôle les trois positions. La politique étrangère, les questions de défense, les décisions pétrolières et économiques et les changements sociaux sont maintenant entre les mains d’un seul homme.

Mais la vraie question est : qui est derrière cet homme ?

Eh bien, la récente purge politique de divers Saoudiens liés aux « néoconservateurs » pourrait amener certains à croire que le prince Mohammed cherche à mettre fin au contrôle globaliste du pétrole et de la politique saoudiens. Ces gens auraient tort, et ceci pour un certain nombre de raisons.

La vision révolutionnaire du prince Mohammed, « Vision pour 2030 », développée au moment de son accession au pouvoir, était présentée comme un moyen de mettre un terme à la dépendance de l’Arabie Saoudite vis-à-vis des revenus pétroliers pour soutenir la stabilité économique. Cependant, je crois que ce plan N’EST PAS de mettre fin à la dépendance au pétrole, mais de mettre fin à la dépendance au dollar américain. En fait, le plan indique un éloignement du dollar en tant que pétro-monnaie mondiale et l’arrêt de l’arrimage entre le riyal et le dollar.

Le prince Mohammed a également établi des liens beaucoup plus profonds avec la Russie et la Chine, créant des accords bilatéraux qui pourraient finir par retirer au dollar son rôle de monnaie d’échange dans le commerce du pétrole entre les nations.

On pourrait penser que ce genre de stratégie serait très préjudiciable pour l’Occident et les intérêts américains en particulier et que l’establishment ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l’arrêter. Cependant, ce n’est pas du tout le cas. En réalité, l’establishment globaliste est entièrement derrière la « Vision pour 2030 » de Mohammed Bin Salman.

Des géants du secteur tels que Carlyle Group (famille Bush, etc.), Goldman SachsBlackstone et Blackrock soutiennent TOUS la « Vision pour 2030 » et le Prince Mohammed à travers son Fonds d’Investissement Public (FIP), dont il est le président.

Des milliers de milliards de capitaux circulent à travers le FIP, la plupart venant des coffres des entreprises des globalistes. Une fois de plus, je fais remarquer que la soi-disant « division Est / Ouest » et « l’opposition » orientale aux globalistes est complètement absurde ; les élites bancaires et les globalistes sont la véritable influence derrière la fin du pétro-dollar, comme le montre l’exemple saoudien et cette « Vision pour 2030 ». La fin du dollar en tant que réserve mondiale fonctionne en leur faveur – c’est planifié.

Cela ne se termine pas avec la mort du pétro-statut du dollar, cependant. Ces types de perturbations dans la dynamique du pouvoir conduisent invariablement à la guerre. La guerre agit comme une sorte de nettoyage du dossier historique ; elle tend à détourner l’attention du public, pour des générations, de ceux qui bénéficient réellement des conflits géopolitiques et économiques.

Le prince Mohammed a déjà déclenché des conflits avec le Yémen et le Qatar, mais cela semble n’avoir été que le préliminaire à une plus grande démonstration de force armée. La prochaine cible semble être le Liban, et finalement l’Iran et la Syrie.

Le premier signal est venu avec la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 4 novembre, une démission que le Hezbollah prétend avoir été faite sous la contrainte du gouvernement saoudien. Fait intéressant, Saad Hariri a enregistré son annonce télévisée en Arabie Saoudite.

Cette immixtion choquante dans l’appareil politique libanais a été suivie d’une escalade de coups de menton de l’Arabie Saoudite contre le Hezbollah (qui est considéré par beaucoup comme une simple organisation fantoche du gouvernement iranien). Si l’on en croit les sondages officiels, la population libanaise est en extrême désaccord sur l’Iran et le Hezbollah, ce qui pourrait aggraver les divisions internes et la guerre civile si les tensions continuent à augmenter. Ajoutez à cela la « visite secrète » présumée (mais niée officiellement) du prince Mohammed en Israël en septembre, et la nouvelle « amitié » entre les deux nations dans les mois qui ont suivi, et nous avons une dynamique qui se met doucement en place pour une guerre au Liban.

La question est la suivante : une guerre entre l’Arabie Saoudite et peut-être Israël contre le Hezbollah au Liban restera-t-elle une guerre par procuration, ou va-t-elle déclencher un conflit plus large entrainant l’Iran, la Syrie et peut-être même les États-Unis ?

Tout d’abord, gardez à l’esprit que le prince Mohammed a déjà gelé et / ou confisqué environ 800 milliards de dollars d’actifs à ses ennemis politiques emprisonnés. C’est plus que suffisant pour financer une campagne de guerre pendant plusieurs années, peut-être même une guerre élargie contre l’Iran.

La rhétorique de Trump contre l’Iran et son rétablissement des sanctions semblent coïncider avec la tension croissante entre les Saoudiens et le Hezbollah. Israël a tenté une invasion du Liban en 2006 et a été vaincu sans appel et avec embarras. Mais le gouvernement israélien montre encore une volonté d’entamer une guerre terrestre dans la région, et avec les forces combinées des Saoudiens et des Israéliens, nous pourrions avoir un résultat différent. L’Iran serait obligé d’intervenir.

La Syrie sous le régime d’Assad serait également très probablement attirée dans la bagarre par son pacte de défense mutuelle avec l’Iran.

Je crois que les puissances majeures comme les États-Unis et la Russie ne seront probablement pas impliquées dans un sens plus large, mais continueront à insérer des forces cachées dans la région et à soutenir les nations adverses par le financement et les armements. Comme avec la Corée du Nord, je ne m’attendrais pas à ce qu’une « guerre mondiale » à l’échelle d’une conflagration nucléaire se développe au Moyen-Orient.

Ce que j’attends, c’est quelque chose de bien plus dévastateur – à savoir une désintégration accélérée de notre structure économique déjà effondrée à mesure que la guerre éclate à l’étranger et que la perte du statut de monnaie de réserve mondiale et de pétro-monnaie du dollar nous frappe durement. Jusqu’à présent, à mon avis, il semble que la folie en Arabie Saoudite (comme avec les tambours de guerre appelant en continu contre la Corée du Nord), est un point de déclenchement parfait qui fournirait un catalyseur pour une distraction des masses.

La guerre économique mondiale est le vrai nom du jeu ici, car les globalistes jouent les marionnettistes à l’Est comme à l’Ouest. C’est une crise géopolitique qu’ils auront créée pour obtenir le soutien du public à une solution qu’ils ont prédéterminée.

Brandon Smith

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5 DÉCEMBRE 2017 PAR ADMIN

Tous les systèmes du vieux monde sont délibérément détruits

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À l’approche de la saison des Fêtes, de nombreuses personnes tournent leurs pensées vers la tradition, l’héritage, les principes, le devoir, l’honneur et la famille. Elles considèrent les réalisations et même les échecs du passé, mais aussi là où nous nous dirigeons dans le futur. Pendant la majeure partie de l’année, l’Américain moyen gardera la tête dans les sables de la monotonie, de la décadence et de la distraction. Mais pendant cette période, au milieu même de la frénésie de consommation dans laquelle ils ont été moulés, les gens ont tendance à réfléchir. Ils trouvent de la joie et ils trouvent de l’inquiétude.

Ce qui ne vient peut-être pas très souvent à l’esprit, ce sont les institutions et les structures qui assurent la « stabilité » par laquelle notre société peut continuer de manière prévisible. Bien que bon nombre de ces institutions ne soient pas conçues pour le bien du public, elles assurent souvent indirectement une base sur laquelle on peut compter, pendant deux ou trois générations, tout en assurant le pouvoir de l’establishment. Le problème est que l’establishment n’est jamais satisfait d’un système statique ou semi-pacifique pendant très longtemps. Ses membres ne sont pas satisfaits d’être GLOBALEMENT au contrôle. Ils cherchent un contrôle total. Ainsi, ils sont souvent disposés à créer le chaos et des crises et même à détruire les vieilles structures qui les ont avantagés afin d’obtenir quelque chose d’encore plus grand (et de plus oppressif pour le reste d’entre nous).

La fête officielle de Thanksgiving, par exemple, n’a pas vraiment commencé comme un hommage aux colons et aux pèlerins à l’origine de la naissance de l’Amérique et de leurs luttes pour se construire une nouvelle vie. Alors que George Washington proclamait un « Jour d’actions de grâce » en 1789, l’idée moderne de Thanksgiving apparut bien plus tard, en 1863, alors que la guerre civile faisait rage. C’est la guerre civile qui bouleversa l’équilibre traditionnel des pouvoirs entre les États et le gouvernement fédéral, annihilant presque la nation et affirmant le pouvoir fédéral comme indiscutable pour les décennies à venir. Un moment de grand chaos qui a détruit les vieilles institutions (comme le Dixième amendement) mais a donné finalement à l’establishment élitiste encore plus de contrôle.

Dans la proclamation d’Abraham Lincoln pour la fête de Thanksgiving, il déclara : « Au milieu d’une guerre civile d’une ampleur et d’une sévérité inégalées (…) la paix a été préservée avec toutes les nations, l’ordre a été maintenu, les lois respectées et l’harmonie a prévalu partout sauf sur le théâtre du conflit militaire. »

Cela peut sembler une affirmation plutôt délirante de la part de Lincoln si nous remontons à cette période, en particulier pour ceux qui comprennent à quel point la liberté a été réellement perdue dans le processus. Mais c’est ce que fait l’establishment. Il assure une certaine sécurité et une certaine stabilité pendant un certain temps, puis le déchire soudainement afin d’effrayer les masses pour les forcer à se conformer à une centralisation accrue, puis il redonne la sécurité et la stabilité en récompense de notre conformité.

En 1864, Lincoln a fait une deuxième proclamation pour une fête de Thanksgiving, déclarant que : « Je recommande en outre à mes concitoyens susdit qu’à cette occasion, ils se prosternent révérencieusement dans la poussière. » Maintenant, je me demande parfois si Lincoln faisait allusion à la révérence pour Dieu, ou au respect de la structure du pouvoir qui était sur le point de rendre une partie de la prévisibilité et de la tranquillité qu’elle avait emportées.

Ensuite, l’Amérique a connu une autre période de calme relatif en termes de paix institutionnelle et la plupart des citoyens se sont plutôt habitués à l’idée que ce calme est en quelque sorte la norme. Cependant, il devient de plus en plus clair qu’un autre choc pour le système est à venir, cette fois à travers des événements nationaux et internationaux, et certaines des structures du vieux monde que nous avons l’habitude de voir pourraient ne plus exister après. En voici quelques-unes…

OTAN

L’alliance de défense de la guerre froide liant plusieurs nations occidentales est sur le point de se briser. La Turquie, un allié clé de l’OTAN dans la projection du pouvoir à travers le Moyen-Orient, a subi un changement dramatique et agressif vers un totalitarisme accru récemment. Tout cela a été fait au nom de l’arrêt d’un « coup d’État », ce qui est plutôt déconcertant, car il n’y a pratiquement aucune preuve qu’un coup d’État ait été effectivement planifié ou tenté.

Depuis lors, la Turquie a lancé une campagne de sentiments anti-occidentaux et resserre des liens économiques et militaires plus étroits avec la Russie. Le conseiller en chef de Recep Erdogan a demandé publiquement que l’adhésion de la Turquie à l’alliance de l’OTAN soit reconsidérée.

En même temps, deux douzaines de nations européennes ont signé un pacte de défense ce mois-ci, cherchant à construire une armée européenne centralisée et à dépendre définitivement des États-Unis et de l’OTAN.

L’ordre militaire du vieux monde est en train d’être bouleversé. Mais pour quel but ? Comme indiqué plus haut, l’establishment bouscule nos conceptions de ce qui est sûr et sécurisé. Il retire la carotte pour faire place au bâton. En fin de compte, le but serait une interdépendance renouvelée entre les nations à un degré plus élevé et une population américaine réduite et entravée plus facilement effrayée dans la soumission.

OPEP

Comme je l’ai longuement analysé dans mon article Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial, la dynamique au Moyen-Orient des piliers de l’OPEP comme l’Arabie saoudite connait un grand changement. L’ancien ordre du commerce et de la stabilité du pétrole est sur le point de s’effondrer et d’être remplacé par quelque chose de beaucoup moins agréable pour l’économie américaine.

Il est important de se rappeler que même si le pétrole et le gaz ne représentent que 10% du commerce international, ce sont peut-être les produits les plus importants du monde industriel. L’énergie provenant des sources pétrolières est la base qui alimente TOUS les autres échanges et productions. Le fait que le dollar ait été inexorablement attaché à cette énergie et à cette production a permis aux États-Unis d’obtenir un avantage économique peut-être sans précédent.

Alors que plusieurs pays de l’OPEP commencent à s’interroger sur la validité du dollar comme devise et que l’Arabie saoudite ouvre la voie à des accords bilatéraux avec la Russie et la Chine, il est impératif de se demander sur quelle stabilité nous pouvons compter à l’avenir pour notre monnaie. Nous devons également examiner les systèmes mis en place pour prendre le relais du dollar, y compris le système de panier de devises DTS du FMI, et nous demander qui bénéficie réellement du déraillement de la domination du vieux dollar sur le monde.

Cash et anonymat

Alors que les systèmes de monnaies fiduciaires sont une création odieuse qui détruit lentement les économies au fil du temps, cet argent a au moins l’avantage d’être anonyme et d’exister dans un espace physique – j’espère que vous en avez dans votre poche. Malheureusement, les tendances actuelles indiquent que même ces petites consolations sont sur le point de disparaître.

Au cours des dernières années, les crypto-monnaies basées sur la technologie blockchain ont été vantées dans le mouvement de la liberté comme la solution à la corruption et au contrôle par la banque centrale. Elles allaient tout décentraliser et peut-être même faire effondrer le système bancaire tel que nous le connaissons. Ces fantasmes n’ont jusqu’ici prouvés n’être que cela, des fantasmes. Les principaux investisseurs et partisans de la technologie blockchain et des cypto-monnaies se sont révélés être les banques internationales elles-mêmes. Les piliers globalistes tels que Goldman Sachs et JP Morgan travaillent avec acharnement pour provoquer les différentes incarnations de la blockchain, et l’objectif devient de plus en plus clair : éliminer toutes les transactions physiques dans un proche avenir et faire des systèmes numériques la méthode prééminente du commerce.

Je ne pense pas que beaucoup de gens se rendent compte à quel point ce développement sera catastrophique et changera le monde s’il est autorisé à se poursuivre. Les crypto-monnaies ont été promues comme un moyen d’arrêter le pouvoir bancaire international, et maintenant elles représentent un tout nouveau niveau de centralisation. La mort de l’anonymat dans le commerce signifie la mort de la liberté individuelle. C’est aussi grave que cela.

Ordre économique Est–Ouest

La plupart des analystes alternatifs ont observé un changement au sommet du pouvoir économique au cours des dix dernières années, basculant de l’Ouest vers l’Est. La Chine est maintenant le plus grand exportateur / importateur au monde et devrait dépasser les États-Unis en tant que première économie de la planète au cours des deux prochaines années. Nous avons également observé un découplage lent mais méthodique du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale. Mais ce que beaucoup d’analystes considèrent comme un « mouvement positif » à l’Est, loin du contrôle de l’Occident, c’est en fait un démantèlement délibéré de l’ancien ordre monétaire par l’establishment globaliste avec l’intention de créer un nouvel ordre mondial.

Comme je l’ai souligné et abondamment mis en évidence dans de nombreux articles, les puissances orientales comme la Russie et la Chine ont ouvertement et publiquement exprimé leur désir d’un nouveau système monétaire, non sous leur contrôle, mais sous le contrôle du FMI utilisant le panier des DTS comme un pont. Une fois de plus nous voyons que la déconstruction de l’ancien est presque toujours poursuivie au profit des mêmes personnes qui ont toujours été aux commandes.

Société civile américaine

Ici, aux USA, les divisions sont devenues extrêmement prononcées au cours de ces dernières années. Il y a quelque temps, et ce n’est pas si loin, l’intention première des idéologues politiques était simplement de « gagner des élections » et d’avoir une influence sur les normes sociétales par la législation. Aujourd’hui, l’objectif des idéologues est de détruire purement et simplement leurs opposants politiques par tous les moyens nécessaires, y compris les mensonges, la violence et les subterfuges. La gauche politique, en particulier, a, à mon avis, atteint un point de non-retour à cet égard.

Le niveau de zèle atteint par la propagande des « social justice warriors » et le marxisme culturel est stupéfiant. Il n’y a pas de logique ou de raisonnement avec ces gens. Ils sont essentiellement engagés dans un culte. Et tandis qu’un grand pourcentage de gauchistes affirment qu’ils ne sont pas nécessairement d’accord avec la méthodologie de ces adeptes, ils ne font rien pour les arrêter et vont souvent de pair avec leurs objectifs.

Ce zèle et cette folie conçus pour étouffer les principes conservateurs et faire des ravages dans le patrimoine américain sont dangereux. Non pas parce qu’ils seront victorieux, en soi, mais parce qu’ils ont le potentiel de conduire les conservateurs à des extrémités opposées pour finir dans les bras d’une réponse totalitaire du gouvernement.

Quand un côté atteint un point de tolérance zéro pour ses idéaux, où même la question de l’existence de l’autre est posée, il y a un potentiel d’agitation civile. Lorsque les deux parties atteignent un point de tolérance zéro au sujet de l’existence de l’autre, la guerre est en marche.

Bien sûr, il ne devrait pas y avoir « deux côtés », mais autant de côtés qu’il y a d’individus. En observant simplement le principe de non-agression et en refusant d’appliquer des méthodes coercitives aux autres, sauf en cas de légitime défense, la plupart de ces divisions pourraient être désamorcées. Mais présenter cette solution est facile, en faire un pilier de notre culture est tout autre chose.

Le passé et l’avenir nous appartiennent

Ces vacances ne devraient pas être une célébration de la bonne fortune, ce qu’elles sont devenues. Nous ne devrions pas être reconnaissants pour une année de plus sans crise totale parce que l’establishment nous l’a permis. Si quelque chose de « nouveau » doit être construit dans notre cadre sociétal, alors il devrait y avoir un changement dans notre mentalité quant à la façon dont nous considérons la stabilité du vieux monde.

Ces vacances devraient devenir une célébration de notre propre confiance en nous et de notre indépendance. Une réflexion sur la façon dont nous fournissons notre propre stabilité et perpétuons nos traditions. Les structures élitistes existantes et prévues ne devraient jouer aucun rôle dans la façon dont nous réfléchissons et fixons notre voie. Ces systèmes ne devraient pas avoir d’importance. Nous ne devrions pas en avoir besoin.

Qu’est-ce qui compte ? Conscience, liberté, famille, responsabilité, confiance en soi et intégrité. Les meilleures traditions sont construites sur ces choses. Tout le reste n’est qu’une fiction, l’illusion d’une base solide sous nos pieds qui peut être emportée à tout moment par des gens qui voudraient que nous abandonnions tout ce qui compte uniquement pour sauter sur ce sol empoisonné.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

L'alliance Israël/arabie saoudite à visage découvert

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Un signe de plus de l'alignement de la monarchie saoudite sur les dirigeants israéliens : le quotidien saoudien Aylaf, édité à Londres, donne carte blanche, jeudi, au général Gadi Eisenkot, numéro 1 de l'armée d'occupation de la Palestine.

Le militaire y déclare notamment que « l'Arabie Saoudite et Israël sont complètement d'accord sur leur évaluation des intentions de l'Iran », et qu'Israël « est prêt à partager avec l'Arabie Saoudite les renseignements secrets qu'il détient sur l'Iran ».

CAPJPO-EuroPalestine

europalestine.com

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Révélation : Les Saoudiens envisageraient d'abandonner la Palestine en échange d'une guerre contre l'Iran

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Les tyrans de l'Arabie Saoudite ont le projet de vendre la Palestine. Cela leur semble le seul moyen d'obtenir le soutien des États-Unis pour leur campagne fanatique contre l'ennemi iranien.

Un mémorandum interne saoudien transmis au journal libanais Al-Akhbar, en révèle les principaux éléments.

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Par Moon of Alabama Novembre 14, 2017

Les tyrans de l'Arabie Saoudite ont le projet de vendre la Palestine. Cela leur semble le seul moyen d'obtenir le soutien des États-Unis pour leur campagne fanatique contre l'ennemi iranien.

Un mémorandum interne saoudien transmis au journal libanais Al-Akhbar, en révèle les principaux éléments. (Note: L'authenticité du mémo n'a pas été confirmée. En théorie, il pourrait s'agir d'un « faux » envoyé au journal par un autre camp, mais Al-Akhbar a la réputation de publier de vrais documents fuités et je fais confiance au jugement de ses éditeurs.)

Selon le mémo, les Saoudiens sont prêts à renoncer au droit du retour des Palestiniens. Ils renoncent aussi à la souveraineté palestinienne sur Jérusalem et n'insistent plus sur la création d'un véritable Etat palestinien. En échange, ils demandent une alliance (militaire) américano-saoudo-israélienne contre leur soi-disant ennemi de l'est du golfe Persique.

Il y a eu des négociations sur la question entre les Saoudiens et les sionistes sous l'égide des États-Unis. Le « conseiller » que Netanyahou et Trump « partagent, l'enfant prodige, Jared Kushner », est le pivot de ces négociations. Il a fait au moins trois voyages en Arabie Saoudite cette année, le dernier très récemment.

Les opérations saoudiennes du mois dernier, à la fois contre l'opposition interne du clan Salman et contre le Hezbollah au Liban, doivent être analysées dans le contexte de la préparation d'un plan plus large. Pour récapituler:

  • La semaine dernière, l'actuel chef des Palestiniens, Mahmoud Abbas, a été convoqué à Riyad. Là, on lui a dit d'accepter tout ce qui sera présenté comme un plan de paix américain ou de démissionner. On lui a ordonné de couper tous les liens palestiniens avec l'Iran et le Hezbollah:

Depuis ces mises en garde qui pourraient menacer le nouvel accord d'unité palestinienne signé par le Fatah et le Hamas soutenu par l'Iran dans la bande de Gaza, les médias palestiniens ont manifesté une rare unité en attaquant tous l'Iran dans leurs colonnes.

  • Le 6 novembre, une lettre du Premier ministre israélien Netanyahou aux ambassades israéliennes a été intentionnellement « fuitée ». Dans ce document, Netanyahou commande à ses diplomates de solliciter partout le total soutien aux projets saoudiens contre le Liban, le Yémen etc. Le même jour, Trump a tweeté :

Donald J. Trump @realDonaldTrump - 15:03 - 6 nov. 2017

J'ai toute confiance dans le roi Salman et le prince héritier d'Arabie Saoudite, ils savent exactement ce qu'ils font...

(Le tweet a fait l'objet d'une énorme promotion de la part des bots Twitter saoudiens.)

Le tyran saoudien a enlevé le premier ministre libanais, Saad Hariri, et déclaré la guerre au Liban. Son but est de chasser ou isoler le Hezbollah, la résistance chiite du Liban qui est alliée à l'Iran et s'oppose aux projets saoudiens pour la Palestine.

  • Le 11 novembre, le New York Times a mentionné la rédaction d'un « plan de paix » par les États-Unis, mais il a fourni peu de détails. Les chances de réussite d'un tel plan sont considérées comme faibles.

Le journal libanais de gauche Al-Akhbar s'est procuré une copie du plan (en arabique) sous la forme d'un mémorandum du ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Jubeir au prince-clown saoudien Mohammed Bin Salman (traduction automatique en anglais):

Le document, qui est dévoilé pour la première fois, prouve tout ce qui a été divulgué depuis la visite du président Trump en Arabie Saoudite en mai dernier sur les efforts américains pour qu'un traité de paix soit signé entre l'Arabie saoudite et Israël. On a eu ensuite des informations sur les rencontres entre Riyad et Tel Aviv, la plus importante étant la visite du prince héritier saoudien à l'entité sioniste.

Le document révèle l'importance des concessions que Riyad a l'intention de faire pour aider à liquider la question palestinienne, et son souci d'obtenir en retour de l'aide contre l'Iran et la résistance menée par le Hezbollah.

La note du ministère saoudien des Affaires étrangères commence par un exposé de la stratégie prévue:

Pour contrer l'Iran en augmentant les sanctions contre les missiles balistiques et en reconsidérant l'accord nucléaire, le Royaume a affirmé dans l'accord de partenariat stratégique avec le président américain Donald Trump qu'un effort conjoint américano-saoudien était la clé du succès. [..].

Le rapprochement de l'Arabie Saoudite avec Israël comporte le risque de mécontenter les peuples musulmans du Royaume, car la cause palestinienne est un héritage spirituel, historique et religieux. Le Royaume ne prendra pas ce risque à moins d'être sûr que les États-Unis partagent sincèrement leur approche envers l'Iran qui déstabilise la région en parrainant le terrorisme, en menant des politiques sectaires et en s'ingérant dans les affaires des autres.

Le document saoudien décrit les étapes du processus vers un accord en cinq points:

Premièrement: les Saoudiens exigent la « parité des relations » entre Israël et l'Arabie Saoudite. Sur le plan militaire, ils exigent qu'Israël renonce à ses armes nucléaires ou que l'Arabie saoudite soit autorisée à en acquérir.

Deuxièmement: En échange, l'Arabie saoudite utilisera son pouvoir diplomatique et économique pour faire accepter le « plan de paix » entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes concocté par États-Unis. Les Saoudiens feront pour cela des concessions extraordinaires, selon le mémo:

  • La ville de Jérusalem ne deviendrait pas la capitale d'un Etat palestinien mais serait soumise à un régime international spécial administré par les Nations Unies.
  • Le droit au retour des réfugiés palestiniens qui ont été violemment expulsés par les sionistes serait abandonné. Les réfugiés deviendraient citoyens des pays où ils résident actuellement (aucune demande d'une pleine souveraineté pour un État palestinien n'est mentionnée).

Troisièmement: lorsque l'Arabie Saoudite et les États-Unis (Israël) se seront mis d'accord sur les « principes généraux de la solution finale » pour la Palestine, une réunion de tous les ministres des Affaires étrangères de la région serait organisée pour qu'ils les soutiennent. Des négociations finales suivraient.

Quatrièmement: En coordination et en coopération avec Israël, l'Arabie saoudite utiliserait son pouvoir économique pour convaincre le public arabe d'accepter le plan. On trouve dans le texte une remarque exacte : « Au début de la normalisation des relations avec Israël, la normalisation ne sera pas acceptée par l'opinion publique dans le monde arabe. » Le plan consiste donc essentiellement à soudoyer les Arabes pour qu'ils l'acceptent.

Cinquièmement: Le conflit palestinien détourne l'attention du vrai problème que les dirigeants saoudiens ont dans la région, à savoir l'Iran: « Par conséquent, les parties saoudienne et israélienne sont d'accord sur ce qui suit:

1-Contrecarrer toutes les activités qui servent les politiques agressives de l'Iran au Moyen-Orient. L'affinité de l'Arabie saoudite avec Israël doit s'accompagner d'une position américaine sincère contre l'Iran.

2-Augmenter les sanctions américaines et internationales liées aux missiles balistiques iraniens.

3-Augmenter les sanctions contre le financement iranien du terrorisme dans le monde.

4-Réexaminer le groupe (cinq + 1) dans l'accord nucléaire avec l'Iran pour assurer la mise en œuvre littérale et stricte de ses dispositions.

5-Limiter l'accès de l'Iran à ses actifs gelés et exploiter la détérioration de la situation économique iranienne pour augmenter la pression intérieure sur le régime iranien.

6-Une coopération intensive en matière de renseignement dans la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue de l'Iran et du Hezbollah. »

« Le mémo est signé par Adel al-Jubeir. (Mais qui étaient les « conseillers » qui le lui ont dicté?)

Le plan américain pour la paix en Palestine est de contraindre les Palestiniens et les Arabes à faire tout ce que veut Israël. Les Saoudiens accepteront tout, en posant de très légères conditions, si les États-Unis et Israël les aident à se débarrasser de leur ennemi juré, l'Iran. Mais tout cela est impossible. Ni Israël ni les États-Unis n'accepteront une « parité de relations » avec l'Arabie saoudite. L'Arabie Saoudite n'a rien de ce qu'il lui faudrait pour devenir un État dominant du Moyen-Orient arabe. L'Iran ne peut pas être vaincu.

L'Iran est au cœur du mouvement chiite et au cœur de la résistance à l'impérialisme « occidental ». Les populations chiites et sunnites au Moyen-Orient (ex-Égypte) sont d'importance à peu près égale. L'Iran a environ quatre fois plus de citoyens que les Saoudiens. Il est beaucoup plus ancien et lettré que l'Arabie Saoudite. Il a une population éduquée et des capacités industrielles bien développées. L'Iran est une nation, pas un conglomérat de tribus du désert comme l'est la péninsule arabique sous al-Saoud. Sa position géographique et ses ressources le rendent invincible.

Pour vaincre l'Iran, les Saoudiens ont lancé des guerres par procuration en Irak, en Syrie, au Yémen et maintenant au Liban. Ils avaient besoin de soldats au sol pour gagner ces guerres. Les Saoudiens ont recruté et envoyé se battre les seuls mercenaires qu'ils ont trouvé. Leurs hordes de fanatiques d'al-Qaïda et de l'EI ont été vaincues. Des dizaines de milliers d'entre eux ont été tués sur les champs de bataille en Irak, en Syrie et au Yémen. Malgré une campagne de mobilisation mondiale, presque toutes leurs forces disponibles ont été vaincues par les résistances locales sur le terrain. Ni l'Etat colonial, ni les Etats-Unis, ne sont disposés à envoyer leurs soldats se battre pour la suprématie saoudienne dans la région.

Le plan de l'administration Trump pour parvenir à la paix au Moyen-Orient soulève beaucoup d'espoir mais il ne tient pas compte de la situation concrète. Les Saoudiens promettent de soutenir le plan américain si l'Administration de Trump accepte de combattre leur ennemi juré, l'Iran. Mais les deux chefs sont aussi limités qu'impulsifs et leurs plans ont peu de chance de réussir. Ils tenteront quand même de les mener à bien en faisant énormément de dommages collatéraux. L'entité sioniste n'a nullement besoin de faire la paix. Elle montre déjà peu d'empressement à accepter ce plan de paix et elle essaiera uniquement d'en tirer un profit personnel.

Par Moon of Alabama Novembre 14, 2017

Article original:moonofalabama.org

Traduction : Dominique Muselet

Source: arretsurinfo.ch

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La suspension de l'accord russo-américain sur la destruction du surplus de plutonium..

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé le principal point qui a émergé du sommet trilatéral de deux heures entre la Russie, l'Iran et la Turquie à ...

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Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

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Photo ci-dessus de Bachar Al Assad lors d’un interview sur un risque de troisième guerre Mondiale possible.

 

Donald Trump a dû redescendre du piédestal sur lequel il était monté il y a quelques jours en rassemblant une force militaire imposante et une puissance de feu rappelant « l’opération Tempête du désert », sans toutefois engager les forces terrestres. Le « plan A » prévoyait une attaque dévastatrice sur la Syrie afin de détruire son armée, le palais présidentiel, ses centres de commandement et de contrôle, ses troupes d’élite, ses entrepôts militaires et de munitions stratégiques, ses radars, ses systèmes de défense et les institutions de ses dirigeants politiques.

Le rôle de la Russie avant et après, l’attaque des USA, du Royaume-Uni et de la France, révélé

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Avant la triple attaque contre la Syrie par les USA, la Grande-Bretagne et la France, la Russie et le président Vladimir Poutine, en personne, ont maintenu des contacts intensifs jusqu’à 4 heures du matin, afin de réduire la portée de l’attaque et passer à un « plan B » sans conséquence. Dans ses prises de contact avec plusieurs chefs d’État, la Russie a rejeté toute frappe susceptible de paralyser l’armée syrienne, et a informé les dirigeants de Damas que l’Occident allait dorénavant mûrement réfléchir avant de changer radicalement l’équilibre du pouvoir au Levant.

Mais quelle est la véritable raison de ces frappes ? Est-ce la prétendue « attaque chimique » à Douma ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques était déjà à Damas et ses membres sont allés à Douma samedi pour inspecter le lieu où l’attaque chimique en question aurait eu lieu. Pourquoi alors n’ont-ils pas attendu de connaître les résultats avant de frapper ?

Des sources à Damas expliquent qu’avant l’intervention militaire des USA, du Royaume-Uni et de la France, l’armée syrienne et ses alliés, avec l’appui de la Russie, étaient en train de mener une attaque d’envergure dans la région rurale d’Idlib et avaient atteint l’aéroport d’Abou al-Duhur lorsque subitement ils ont cessé leur opération pour ce diriger vers la Ghouta.

En effet, la Russie avait informé les dirigeants syriens d’un grand rassemblement de troupes sur la base militaire occupée par les USA à Al-Tanf, à la frontière syro-irakienne, où des dizaines de milliers de mandataires des USA suivent un entraînement militaire continu. Les Russes avaient décelé des mouvements inhabituels et compris que les USA se préparaient à dépêcher leurs mandataires vers la Ghouta orientale, afin d’établir un lien avec les quelque 30 000 djihadistes qui se trouvaient encore dans la Ghouta. Une attaque était planifiée en même temps qu’une diversion provenant de Daraa, au sud de la Syrie, de façon à attaquer le sud de Damas pour duper l’armée syrienne et ses alliés en les amenant à réduire le nombre de leurs combattants autour de la capitale.

Selon les sources, le plan consistait à soutenir leurs mandataires et les djihadistes de la Ghouta pour qu’ils atteignent Damas et en prennent le plein contrôle. Sauf que le déplacement de l’opération militaire de la région rurale d’Idlib à la Ghouta a contrecarré le plan américain qui consistait à imposer à la Russie un confinement forcé à Lattaquié et Tartous pour parvenir enfin à un changement de régime. Ce « plan de génie » aurait gâché tous les efforts déployés par la Russie après presque trois ans de participation soutenue à la guerre en Syrie, tout en permettant aux USA de prendre le dessus, au moment même où Moscou et l’armée syrienne étaient sur le point de mettre fin à la guerre en Syrie, il ne reste que quelques poches de résistance à libérer.

La riposte de la Russie dans la Ghouta a réduit le plan des USA en miettes, en imposant le retrait de dizaines de milliers de militants de la Ghouta avec leurs familles, vers le nord de la Syrie. La capitale est dorénavant beaucoup plus sûre et il ne reste plus qu’une zone au sud de Damas occupée par al-Qaeda et le groupe armé « État islamique » (Daech), au camp de Yarmouk et à al-Hajar al-Aswad.

Aujourd’hui, la Russie a vidé la frappe des USA, du Royaume-Uni et de la France de son contenu et de son objectif en imposant une « attaque restreinte » sans valeur, qui a très peu de chance de changer quoi que ce soit sur le terrain en Syrie.

Lorsque la Russie a promis d’abattre tout missile lancé contre la Syrie, Trump a répondu ceci : « Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ». Après la frappe, la Russie a répliqué : « Nous avons utilisé de vieux systèmes de défense antiaérienne soviétique contre ces missiles intelligents, nouveaux et très coûteux lancés par les Américains ». Mais ce n’est pas tout. Les frappes des USA et du Royaume Uni.ont atteint des objectifs qu’Israël bombarde pratiquement à partir d’une base régulière. En ayant réussi à intercepter les deux tiers des missiles, comme l’a affirmé la Russie, la Syrie perçoit l’attaque comme une sorte « d’entraînement avec des munitions réelles, en préparation à une éventuelle attaque israélienne sur le territoire syrien ». Israël est très déçu et ne semble pas du tout apprécier le résultat final.

Faisant preuve de retenue et de maîtrise de soi, le secrétaire à la Défense James Mattis, qui avait dit « le Pentagone n’a toujours pas de preuves indépendantes pour confirmer qu’il y a eu une attaque chimique en Syrie la semaine dernière », a signalé que toute attaque de grande envergure en Syrie pouvait provoquer un engagement direct de la Russie et une riposte mortelle contre des objectifs des USA. Mattis a accepté une « frappe honorable » pour sauver la face de son patron inexpérimenté. La frappe du trio en Syrie semble avoir redoré le blason du président syrien Bachar al-Assad. Les gens sont sortis célébrer dans les rues de Damas, en se moquant de l’attaque de l’Occident contre leur pays !

Le trio a évité de provoquer directement la Russie, en contournant les bases et les théâtres opérationnels des Russes au lieu de les survoler. La Russie a imposé sa présence et a provoqué la marine américaine et la marine française en effectuant des simulations d’attaques aériennes, afin de montrer qu’elle était prête à rétorquer. La marine russe était positionnée à l’opposé de la côte libanaise afin de couvrir cette partie et d’éviter les angles morts.

Moscou est parvenu à éviter une confrontation directe avec Washington à l’extérieur de son territoire. La Syrie est entourée de bases militaires US (Israël, Jordanie, al-Tanf, Hassaké, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn, Irak, Turquie). La Russie se souvient comment Leonid Brejnev est tombé dans le piège que lui avait tendu la CIA en 1979, en soutenant les moudjahidines six mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Zbigniew Brzezinski a dit que l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques avait été délibérément provoquée par les USA : « C’était une excellente idée. Elle a entraîné les Soviétiques dans la guerre afghane et nous leur avons procuré une guerre du Vietnam. » Presque 40 ans plus tard, Poutine a évité de tomber dans le même piège. Quelle sera la prochaine étape ?

Maintenant que la sécurité de Damas est assurée, tous les yeux sont tournés vers la ville d’Idlib, au nord de la Syrie, qui est sous le contrôle d’Al-Qaeda. Pourquoi Idlib?

La situation dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, semble liée directement à celle qui prévaut à Foua et Kafraya. Lors des négociations de Zabadani, Al-Qaeda et les alliés de Damas se sont entendus pour qu’al-Yarmouk d’une part, et les deux villes assiégées au nord de la Syrie d’autre part, ne soient pas attaquées. Cependant, Damas fait pression pour nettoyer la capitale complètement, en tentant de persuader ses alliés de revenir sur leurs engagements précédents.

En ce qui concerne Daraa et Quneitra dans le sud, il semble que personne en Syrie n’est prêt à provoquer les USA et Israël en ce moment de tension. Il se pourrait qu’ils ne s’en occupent qu’à la toute fin. Dans la Badia (les steppes syriennes), Daech est complètement encerclé et n’a d’autre choix que d’attendre son extermination dans les prochains mois.

Idlib demeure un problème malgré l’entente économique et financière entre les Turcs, les Russes et les Iraniens. Il ne fait aucun doute que des différences marquées de nature économique existent entre ces partenaires à propos de la Syrie.

Le président turc Erdogan a exprimé son soutien, puis sa satisfaction, à l’égard des frappes américaines en Syrie. La Russie a répondu en lui demandant de remettre la ville d’Afrin au gouvernement syrien. L’envoyé spécial iranien pour les affaires syriennes, Ali Akbar Velayati, a dit ouvertement qu’Idlib est le prochain objectif. Il est donc possible que la Turquie se retire des dizaines de postes d’observation qu’elle possède autour d’Idlib, comme les Russes l’ont fait à Afrin avant l’attaque turque. La Russie s’attend aussi à ce qu’Erdogan annule d’un jour à l’autre la vente précédemment convenue de missiles S-400.

Ainsi, l’aiguille de la boussole pointe vers Idlib, Rastan et Jisr al-Shoughour et les forces armées syriennes se rassemblent dans la région rurale de Lattaquié, en étant prêtes à diviser Idlib après avoir libéré les nombreux villages qui l’entourent.

Ce qui nous amène à la prochaine représentation d’une « attaque chimique » sur le théâtre opérationnel de l’armée syrienne et de ses alliés. Les USA vont-ils défendre Al-Qaeda ? Pourquoi pas ? Il n’a jamais vraiment été question d’utilisation d’armes chimiques, puisque ce sont les USA, eux-mêmes, qui possèdent le plus gros arsenal d’armes chimiques au monde. Le véritable enjeu, c’est la défaite des USA et la domination du Levant par la Russie.

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Sans la Russie et Poutine tout aurait changé et déjà « basculé » depuis bien longtemps !

 

Déjà en 2013..

L'impérialisme, la Syrie et le risque d'une guerre mondiale

Dimanche 2 Juin 2013

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La guerre par procuration des États-Unis pour faire tomber le président syrien Bashar el-Assad entre dans une phase nouvelle et dangereuse. La possibilité d'une guerre internationale majeure, aux conséquences incalculables pour la population mondiale, est bien réelle. 
Hier, la chaîne libanaise Al Manar a cité Assad qui disait que la Syrie avait « reçu le premier envoi de roquettes anti-aériennes russes S-300. Tous nos accords avec la Russie vont être appliqués, et une partie d'entre eux l'ont déjà été. » Ces missiles, que la Russie a promis de livrer pour défendre la Syrie contre d'éventuelles frappes aériennes américaines, ont provoqué une crise internationale. Les responsables israéliens ont déclaré qu'ils attaqueront les livraisons de missiles. 
Si Israël mettait à exécution une telle menace, si des vies russes étaient perdues, et si la Russie menait des attaques de représailles contre des cibles israéliennes, le monde serait rapidement confronté à un conflit entre la Russie et les États-Unis, situation qui ne s'est pas produite depuis plus d'un demi-siècle, depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. 
Assad a également annoncé des victoires majeures dans le Sud de la Syrie après l'intervention de la milice libanaise chiite du Hezbollah, aidé par des troupes iraniennes d'après certains reportages, en soutien à l'armée syrienne. Ces forces ont rapidement vaincu l'opposition sunnite soutenue par les États-Unis, révélant le manque de soutien populaire pour les éléments liés à Al-Qaïda qui constituent l'essentiel de l'opposition. 
Au moment où les attentats terroristes et les combats entre les forces sunnites soutenues par les États-Unis et les forces chiites soutenues par l'Iran débordent de la Syrie vers le Liban et l'Irak, la guerre en Syrie se révèle être le centre d'une guerre sectaire plus large. Le gouvernement Obama et ses alliés se servent des forces les plus réactionnaires pour restructurer tout le Moyen-Orient. Le conflit qui en résulte devient toujours plus sanglant et dangereux, les puissances impérialistes manoeuvrant pour consolider la position en déclin de l'opposition en accentuant leur propre intervention. 
Dans un commentaire publié dans le New York Times, « En Syrie, il faut vraiment y aller ou rester chez soi, » Ray Takeyh du département américain des relations étrangères a exprimé la pensée de sections importantes de la classe dirigeante américaine : « Le type d'intervention nécessaire pour aboutir à une victoire décisive des rebelles exigerait plus que des zones d'interdiction aérienne et des armes. Il faudrait neutraliser la puissance aérienne de Monsieur Assad et intervenir au sol […] de plus, au lieu d'intimider l'Iran, une intervention américaine peu décisive ferait tout le contraire : elle convaincrait les dirigeants iraniens que l'Amérique n'a pas envie de s'engager dans une guerre d'envergure dans la région. » 
Les commentaires de Takeyh détaillent les implications de cette politique, partagée par Washington et ses principaux alliés européens, qui consiste à menacer constamment l'Iran, la Syrie et d'autres régimes du Moyen-Orient en disant que toutes les options, dont la guerre, sont « envisageables. » Ayant absolument besoin de contrôler une région riche en pétrole, et géo-stratégiquement essentielle qui est déchirée par des décennies de guerres et d'interventions américaines, les puissances impérialistes sont poussées à lancer des menaces et des guerres toujours plus téméraires. 
Certaines sections de la classe dirigeante aux États-Unis et en Europe envisagent sérieusement les possibilités d'augmenter massivement les effectifs de leurs troupes. Un autre commentaire du New York Times, « Les Américains et leur armée, le désamour » défend l'idée de rétablir le service militaire obligatoire par tirage au sort, un moyen permettant de trouver la chair à canon requise pour les guerres que les États-Unis préparent au Moyen-Orient et au-delà. 
La Russie et la Chine, grandes puissances contre lesquelles Washington et l'Europe cherchent à prévaloir au Moyen-Orient, peuvent elles-mêmes devenir des cibles pour les guerres et les changements de régimes. Les mêmes méthodes, des provocations s'appuyant sur le renforcement des conflits ethniques et sectaires en Tchétchénie pour la Russie, et au Tibet pour la Chine et ailleurs, pourraient aisément être dirigées contre le gouvernement de ces pays ou de tout autre puissance dont les intérêts entrent en conflit avec ceux de Washington et de ses alliés. 
Il serait profondément négligent de minimiser les risques immenses auxquels la classe ouvrière internationale est confrontée. Les intérêts sociaux qui dictent la politique des centres de l'impérialisme sont, à tout le moins, encore plus prédateurs et téméraires que ce qu'ils étaient il y a cent ans quand ils ont déclenché deux guerres mondiales qui ont tué des dizaines de millions de gens. 
La lutte contre l'impérialisme dépend de la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre toutes les forces de la politique bourgeoise. L'establishment politique en Amérique du Nord et en Europe s'est montré complètement imperméable au refus massif de la guerre dans la population, sentiment qui n'a fait que s'amplifier depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003. 
Les organisations de la pseudo-gauche sont un élément essentiel du bloc politique va-t-en-guerre. L'International Socialist Organisation aux États-Unis, le Nouveau Parti anticapitaliste en France, et des groupes du même type dans tous les pays ont présenté favorablement la guerre en Syrie comme étant une « révolution. » Ces partis, qui expriment les idées d'une section privilégiée des classes moyennes supérieures, ont œuvré tout à fait consciemment à étouffer l'opposition à la guerre, tout en devenant la voix des agences de renseignement impérialistes. 
Ils ont soutenu la guerre de l'OTAN en Libye en 2011, qui a servi de banc d'essai pour l'intervention voulue par les États-Unis en Syrie. Lorsque les forces de l'OTAN sont intervenues pour soutenir les milices islamistes de l'opposition qui luttaient contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, les partis de la pseudo-gauche ont exigé que les puissances impérialistes arment l'opposition. 
Ils ont soutenu la destruction du régime de Kadhafi, par la saisie de l'industrie pétrolière de la Libye, la confiscation de ses revenus pétroliers, les bombardements de grande envergure contre des villes libyenne importantes comme Tripoli et Syrte, et finalement le meurtre de Kadhafi. Ils ont ensuite présenté favorablement le même type de forces islamistes en Syrie tandis que les puissances de l'OTAN pointaient leurs viseurs sur Assad. 
Dans ses déclarations les plus récentes, l'ISO applaudit l'intervention de plus en plus ouverte des impérialistes en Syrie comme une « révolution du peuple pour la liberté et la dignité. » 
L'évolution de ces forces souligne le fait que la principale force sociale capable de s'opposer à la guerre est la classe ouvrière, aux États-Unis, en Europe et partout dans le monde. Près de cinq ans après le krach de 2008, la crise grandissante du capitalisme mondial qui se développe est en train d'exacerber immensément les tensions internationales. 
La classe dirigeante, emmenée par les États-Unis, met une fois de plus le monde au bord de la catastrophe. Pour empêcher cela, il faut construire un mouvement socialiste international contre l'impérialisme et la guerre. 

La Syrie et la mer de Chine méridionale, deux poudrières pour une guerre mondiale

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«Dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait». Des experts du nucléaire abordent les dangers d'une guerre entre les États-Unis et la Russie.

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L'affrontement russo-américain en Syrie et le risque d'une guerre mondiale..

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Si proche d'une Troisième Guerre mondiale...

Les États-Unis doivent mettre un frein aux ambitions de la Russie et de la Chine avant qu’il ne soit trop tard. Les laisser décider de leurs sphères d’influence ne peut que mener à la catastrophe.

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Il existe deux principales tendances dans le monde d’aujourd’hui. L’une prend la forme de l’ambition et de l’activisme croissants des deux grandes puissances révisionnistes, la Russie et la Chine. L’autre s’incarne dans le déclin de la confiance, de capacité et de la volonté du monde démocratique, et tout particulièrement des États-Unis, à maintenir la position dominante qu’il occupait dans le système international depuis 1945. Lorsque la volonté et la capacité déclinantes des États-Unis et de leurs alliés à maintenir l’ordre mondial finira par croiser le désir et la capacité croissants des puissances révisionnistes à le changer, nous atteindrons le moment où l’ordre actuel va s’effondrer et où le monde va plonger dans une phase d’anarchie violente, comme il l’a déjà vécu par trois fois au cours des deux derniers siècles. Le coût de cette descente aux enfers, en matière de vies et de richesses, de libertés et d’espoirs perdus, défiera l’entendement.

Les Américains ont tendance à considérer la stabilité fondamentale de l’ordre international comme une chose acquise, tout en se plaignant du fardeau qu’ils sont contraints de supporter pour préserver cette stabilité. L’histoire nous enseigne que les ordres mondiaux s’effondrent un jour ou l’autre et que lorsque cela arrive, c’est souvent de manière inattendue, rapide et violente. La fin du XVIIIe siècle a été l’apogée des Lumières en Europe, avant que le continent ne sombre brusquement dans l’abîme des guerres napoléoniennes. Dans la première décennie du XXe siècle, les cerveaux les plus intelligents avaient prédit la fin des conflits entre grandes puissances à mesure que les révolutions des communications et des transports rapprochaient les économies et les peuples. La guerre la plus dévastatrice de l’histoire eut lieu quatre ans plus tard. Le calme apparent des années 1920 s’est transformé en crise des années 1930, puis en une autre guerre mondiale. Où nous en sommes exactement dans ce scénario classique aujourd’hui, à quelle distance du point d’intersection se trouvent les deux tendances dominantes du monde actuel, c’est, comme toujours, impossible à déterminer. Sommes-nous à trois ou à quinze ans d’une crise mondiale? Ce qui est sûr, c’est que nous sommes engagés dans cette direction.

Et s’il est encore trop tôt pour savoir quels effets la présidence de Donald Trump aura sur ces tendances, des premiers signaux indiquent que la nouvelle administration est davantage susceptible d’accélérer l’arrivée de la crise que de la ralentir ou de renverser la vapeur. Le rapprochement américain avec la Russie ne peut qu’enhardir Vladimir Poutine, et le durcissement des rapports avec la Chine va probablement inciter Beijing à tester la détermination militaire de la nouvelle administration. Le président est-il prêt pour une telle confrontation? Mystère total. Pour l’instant, il ne semble pas avoir beaucoup réfléchi aux futures ramifications de ses discours et de ses actes.

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Pour terminer

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Citations

Il ne faut pas combattre l'obscurité, il faut apporter la lumière

" Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements "

Honoré de Balzac

 

" Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns. "

André Gide

 

" Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire "

George Orwell

 

" Des centaines de milliards de dollars sont dépensés chaque année pour contrôler l'opinion publique. "

Noam Chomsky

 

" L'individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu'il
ne peut croire qu'elle existe. "

J. Edgar Hoover.

" Il n'y a pas de mauvais peuple, il n'y a que des mauvais bergers. Un peuple ne se trompe pas, il est trompé."

Jean-Jacques Servan-Schreiber

 

" Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau "

Benjamin Disraeli

" Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin."

Henry Ford

 

" La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étends ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations. "

John F. Kennedy

" Le summum de l'orgueil humain est de croire qu'il est seul dans un univers infini. "

Anonyme

 

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La haine, la rancœur, et les affrontements seront le noyau servant à alimenter les catastrophes à venir et le futur chaos et désordre Mondial…

 

2019-2022 :

 

INSTAURER LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ?..

 

 

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23 mai 2018

Israël et le contexte du voisinage Arabe..

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Israël et le contexte du voisinage Arabe..

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Photo ci-dessus de la rencontre du grand Mufti avec Adolphe Hitler.

Israël et son voisinage arabe: Délire sioniste (1) et huburisité (2) de l’inimitié

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Photo ci-dessus de la déclaration d’indépendance d’Israël avec Ben gourion.

Sommaire
Divagation
I- La Palestine comme scène originaire
I.1. Le Palestinien: de l’«ennemi absolu» ou du «Terroriste»
I.2. Des pratiques de l’inimitié
I.2.1. De la guerre dans la guerre : expulsions massives et bains de sang
·         Des expulsions massives
·         Des bains de sang
I.2.2. De la guerre dans la non-guerre ou de l’«état de guerre»: sociocide et sacérisation
·         Du sociocide
·         De la sacérisation
I. Les scènes arabes
II.1. Les Etats arabes du Bassin palestinien: de l’«ennemi proche» ou de l’«ennemi réel»
II.2. Les Etats arabes du Bassin du Golfe: de l’«ennemi lointain» ou de l’«ennemi diplomatique»
II.3. La «Rue arabe»: de l’«ennemi passif»
III- Les scènes islamiques
III.1. La scène sunnite: de l’«ennemi en pointillé» ou de l’«ennemi virtuel»
III.2. La scène chiite après la révolution khomeyniste: de l’«ennemi proche et lointain» [Hezbollah et Iran]» mais néanmoins «ennemi existentiel»
Encadré: Déni, dénégation ou forclusion?

 

« Quelle est la chose la plus difficile ? Celle qui te semble la plus facile : de voir de tes yeux ce qui se trouve devant tes yeux. » Goethe.

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Photo ci-dessus d’un paquebot en feu du côté de la plage de Tel-Aviv.

«Mal absolu», «ennemi naturel», «ennemi existentiel», «ennemi (géo)politique», «ennemi objectif», «ennemi réel», «ennemi religieux», «ennemi héréditaire», «ennemi idéologique», «ennemi virtuel/potentiel», «ennemi diplomatique», «ennemi proche»/«ennemi lointain», …

Il semble qu’Israël ait rempli tout le spectre des relations d’inimitié et qu’elles les aient toutes pratiquées contre ses voisins proches et lointains. Nul procès d’intention, quoiqu’il serait légitime de le dresser comme l’on dresse un procès-verbal !

Israël a cheminé vers l’inimitié de son voisinage proche et lointain, tout «naturellement» entraîné qu’il fut – et qu’il l’est toujours – par la logique de sa situationi – et dans le cas qui nous occupe, une situation belligène – où le place «son retour à Sion», quand bien même cette inimitié se réaliserait, au gré des circonstances, en des figures et selon des modalités différentes.

Une logique de situation réduite à sa plus simple expression puisqu’elle ne met en jeu que deux positions dans une relation de voisinage hostile : le Palestinien (~ l’Arabe ou le Musulman) d’un côté et l’Israélien de l’autre. Or il n’a jamais été simple d’avoir des voisins. C’est même toute une histoire ! D’autant que le «voisin» en l’occurrence, n’a jamais été pensé, par Israël, en termes de voisinage mais toujours en termes d’ennemi/s, non parce qu’il [l’Israélien] serait pervers par nature mais parce qu’il n’avait et n’a toujours pas le choix: sur cette Terre, ce sera ou lui ou le Palestinien. Montée aux extrêmes garantie.

Certes, Israël a pu, après quarante ans d’inimitié totale, changer de statut et, sinon passer à la case «ami», réussir quand même à devenir, après le voyage de Sadate à Jérusalem, un partenaire -un adversaire plutôt qu’un ennemi- pour nombre d’Etats arabes; pendant qu’à l’encontre des Palestiniens, perdure sa politique d’inimitié absolue, se radicalisant de plus de plus avec l’arrivée des temps prophétiques qui enveloppent désormais Israël.

Avec les Etats arabes, officiellement ou officieusement, des négociations entre ces anciens ennemis jurés, ont été et sont en cours ; pendant qu’avec les Palestiniens, la seule négociation (Oslo, 1993 et ses suites) qui a commencé d’avoir lieu a été sabotée par la logique de la situation et n’a abouti, en fin de compte, qu’à exacerber la pratique de l’inimitié. Oslo, une parenthèse vite fermée.

Deux poids, deux mesures ? Non ! Deux espèces d’ennemis -et même trois-, mais n’anticipons pas. C’est que dans le voisinage proche et lointain d’Israël, s’il y a ennemi et ennemi il y a d’évidence un Ennemi et des ennemis.

Dieu januséen, l’ennemi peut se désigner lui-même ennemi d’un tiers ou bien être soi-même désigné comme tel par un autre. Mais relation par définition réversible, la désignation qu’elle soit de soi ou d’un autre, fait qu’ipso facto, soi-même ou cet autre en fera de même.

Quand l’Israël sioniste a eu brutalement surgi dans le ciel oriental, il s’est lui-même désigné ennemi des Palestiniens, des Arabes ou des Musulmansii, obligeant les autochtones -Etats, «peuples» et sociétés confondus- à se focaliser contre lui. Les gens d’ici, Palestiniens, Arabes ou Musulmans n’ont pas choisi de faire d’Israël leur ennemi, il leur est tombé dessus dans la foulée de l’exécution de l’Empire ottoman, du Mandat britannique, du génocide nazi perpétré en Europe contre les Juifs et du «concert des Nations» [sic].

C’est donc avant qu’Israël ne devienne leur ennemi que les Palestiniens au moment de leur mise sans terre de par l’occupation de leur terre, que les Arabes, au moment de son établissement en Etat fort puis hégémon lors de la Guerre froide, et enfin que les Musulmans, face à la «judaïsation» de leurs signes et symboles sacrés – en partie partagés ; bien avant donc que l’Israël-sioniste fut leur ennemi, c’est lui qui s’est ainsi, ab origine, désigné.

Et dès lors qu’il les désignait comme tel, l’Israël-sioniste établissait l’épreuve de force comme seul horizon possible de leur relation, laquelle ne tire sa signification que de la permanence de l’éventualité de l’affrontement et donc de la guerre. De cet acte de désignation, Israël est donc, de plein droit et dans les faits, l’énonciateur originaire; mais inimitié en miroir, il reste que Palestiniens, Arabes et Musulmans n’en sont que des énonciateurs par ricochet, en second, contraints à l’hostilité par effet de retour à l’envoyeur.

Divagation: A propos de la «culture de la bible»

Une telle affirmation est difficile à admettre pour les esprits contaminés iii ou subjugués par la «culture biblique». Que la Palestine soit la «Terre promise» des Juifs iv n’en est-il pas le fond commun, bien avant même le génocide perpétré par les Nazis?

L’acceptabilité du «fait israélien» par les Grandes puissances qui l’ont imposé, ne procède-t-elle pas de cette croyance, qui se confond avec une évidence immémoriale, ancrée qu’elle est dans la Mémoire de leur lieu: «Dieu a promis et donné cette terre aux Juifs?» Certes, les Palestiniens étaient déjà-là, mais sur le mode de «ce qui n’existe pas»: «…parce que, comme le relève Edward Saïd, la terre était la Palestine, [et qu’]elle était contrôlée dans l’esprit occidental non par ses réalités et ses habitants actuels, mais par son passé [biblique] grandiloquent et le potentiel de son avenir.»

«La Terre promise»! Assertion toujours-déjà-là, rien ne pourrait la prendre en défaut. L’impunité manifestée, la complaisance -cette prédisposition à s’accommoder aux desiderata d’Israël pour lui plaire, toujours recommencée depuis 1948-, ne découlent-elles pas de ce sous-entendu pensé, su mais pas toujours dit? Comment contester dès lors la légitimité de l’Etat d’Israël bibliquement établie en Palestine? v

Aussi ne revenait aux gens d’ici qu’à accepter le fait accompli et ne point faire d’Israël leur ennemi. Car, pendant que lui en fait ses ennemis, eux doivent en retour l’accepter comme ami ou presque! vi

Et c’est bien évidemment cette «culture de la Bible» qui fait le fond du délire sioniste et de son discours institué dans toutes ses modalités. Que ce discours soit laïc -celui des pères fondateurs, sionistes de gauche, de droite ou socialistes- discours qui a définitivement viifait naufrage après entre la Guerre des Six-Jours de 1967 et la Guerre d’Octobre de 1973-:

Ou du discours religieux/messianique qui le relaya pour se radicaliser de plus en plus, quand bien même sur le mode de la dénégation dans sa mouture laïque viii, ou sur le mode affichée dans le discours religieux/messianique, de l’un à l’autre, ce qui change, ce n’est pas le contenu même du discours sioniste, son «dit» qui est le même: «retour à la Terre sacrée», quitte à ce que retour nécessitât et nécessite toujours d’expulser un peuple de sa terre natale (son «non-dit» [bien que «dit»]), d’en exciser les autochtones pour y prendre place et racine comme le programmait leur emblématique «Un peuple sans terre pour une terre sans peuple» qui leur a servi en fait de mot d’ordre;

Ni non plus son référent n’a changé: dans les deux cas, la Bible ix. Ce qui change et seulement, c’est leur «mode de dire»: en termes modernes laïques, socialistes ou nationalitaires dans le premier discours; prophétiques/messianiques dans le second.

Concept antagoniste par excellence, l’ennemi se pense donc selon la catégorie de la relation: il semble ne pouvoir exister par lui-même mais toujours dans son rapport à autrui puisqu’on est toujours l’«ennemi de». Tirant sa consistance de cette mise en rapport hostile à l’encontre d’autrui, quel serait l’«autrui» d’Israël, son ennemi?

Se déclinant au pluriel et non plus au seul singulier, l’«autrui/ennemi» d’Israël désigne des «autrui/s» qui se présentent comme une suite réglée d’ennemis: les Palestiniens, les Arabes, les Musulmans, qui s’enchâssent, se chevauchent et s’articulent entre eux sans participer néanmoins de la même espèce, n’accouchant donc pas de la même «inimité»: dans tous ces cas de figure, si c’est toujours le même ennemi, ce n’est pourtant pas le même, puisque, de l’un à l’autre, ce n’est pas la même espèce d’hostilité que voue Israël aux uns et aux autres, ni ne pratique ou ne met en œuvre la même relation d’inimitié.

Pour démêler l’écheveau complexe de ces relations, à cette première discrimination «culturelle» (nation, ethnie, religion/Palestiniens, Arabes, Musulmans), on ajoutera une seconde qui lui est corrélative et a trait à la géographie. Qu’elle soit une géographie de voisinage qui désigne alors l’«ennemi proche»: territorial et géographique dans le cas palestinien, géopolitique/idéologique dans celui des Etats arabes, ou qu’elle soit une géographie de la distance comme peut l’être l’ennemi islamique, qui désigne alors l’«ennemi lointain», comme «en pointillé»;

Or pendant que l’hostilité s’inscrit en termes de guerre dans le proche voisinage il ne s’inscrit plus dans un horizon de guerre dans le lointain voisinage; ainsi le voisinage géographique transforme-t-il la relation d’inimitié en «acte d’hostilité», en guerres et autres «opérations guerrières/policières» pendant que la distance géographique la convertit en «sentiment d’hostilité», en manifestations, sit-in et autres «politiques de la rue».

Si les traits retenus sont nécessaires pour s’y retrouver, ils ne sont pas suffisants à eux seuls pour s’y retrouver pleinement: s’y néglige la perspective de l’histoire politique de par laquelle s’est tramée cette relation d’hostilité qui a fait que certains des ennemis d’hier ne le sont plus, pendant d’autres ne peuvent -et ne pourront jamais (?)- changer leur statut, voués ad vitam aeternam à rester des ennemis.

Ainsi, et pour déterminer ces espèces d’inimité, faudra-t-il qualifier les espèces de relation d’hostilité mises en pratique, le pourquoi de leurs mises en jeu, mais le faire selon une perspective géographique et historique de la région, voire au-delà. Tout un programme!

La Palestine comme scène originaire

«Qui puis-je donc reconnaitre enfin comme mon ennemi? Manifestement celui-là seul qui me met en question. En tant que je le reconnais comme mon ennemi, je reconnais qu’il me met en question. Mais qui peut véritablement me mettre en question?» Carl Schmitt, La Notion de politique, «Préface»x.

«Il n’y a pas de peuple palestinien. Ce n’est pas comme si nous arrivions et les chassions de leur propre pays. Ils n’existent pas ! » Golda Meir, Sunday Times, 15 Juin 1969.

« »Dépouillez le sionisme du principe territorial et vous avez détruit son caractère et effacé ce qui le distingue des périodes précédentes ». C’est ainsi que l’essayiste Jacob Klatzkin (1882-1948) définit l’originalité de l’entreprise sioniste: la reconstruction de la nation juive passe par son regroupement territorial, à l’intérieur d’un espace souverain. Le sionisme se présente, ainsi, comme un projet avant tout géographique.» Alain Dieckhoff, «Quelles frontières pour l’État d’Israël?», CERISCOPE Frontières, 2011, [en ligne], URL: http://ceriscope.sciences-po.fr/content/part3/quelles-frontieres-pour-letat-disrael, consulté:25/01/2018.

«Seuls quelques-uns ont admis le fait que l’histoire du retour, de la rédemption et de la libération de leurs pères fut une histoire de conquête, de déplacement, d’oppression et de mort.» Yaron Ezrachi, Rubber Bullets, cité par Dominique Vidal, «L’expulsion des Palestiniens revisitée par des historiens israéliens», Le Monde diplomatique, décembre, 1997.

«Dans un texte publié le 30 décembre, « On Gaza », l’activiste altermondialiste américaine Starhawk écrit : « Je suis juive, de naissance et d’éducation, née six ans après la fin de l’Holocauste, élevée dans le mythe et l’espoir d’Israël. Le mythe dit ceci: « Pendant deux mille ans nous avons erré en exil, nulle part chez nous, persécutés, presque détruits jusqu’au dernier par les nazis. Mais de toute cette souffrance est sortie au moins une bonne chose: la patrie à laquelle nous sommes revenus, enfin notre propre pays, où nous pouvons être en sécurité, et fiers, et forts ». C’est une histoire puissante, émouvante. Elle ne présente qu’un seul défaut : elle oublie les Palestiniens. Elle doit les oublier, parce que, si nous devions admettre que notre patrie appartenait à un autre peuple, elle en serait gâchée. Le résultat est une sorte d’aveuglement psychique dès qu’il s’agit des Palestiniens.» Mona Chollet, «Des « barbares » bombardés à Gaza», 1er janvier 2009, URL: http://www.peripheries.net/article321.html, consulté: 21/12/‎2016.

Or donc, au commencement était la Palestine, parce que la Terre d’Israël n’a pu se construire qu’en déconstruisant la Terre de Palestine [Cf. Encadré: «Déni, dénégation ou forclusion»].

Sur cette scène, l’ennemi palestinien n’est pas un «ennemi proche» n’étant pas, aux yeux de l’Israël-sioniste, un «voisin proche» et encore moins un «proche voisin». Il habite sa terre natale qu’Israël lui dispute et dont il veut l’expulser pour se l’approprier.

Ici, l’ennemi palestinien n’est pas, dans la terminologie de Schmitt, un «ennemi réel». «Ennemi tellurien», ennemi «autochtone» et, comme tel, «ennemi existentiel», le Palestinien est un «ennemi absolu»xi.

Pour le contraindre à rompre avec sa terre, contre lui la guerre se fait en continu. Guerre non-stop, elle se conduit en termes de guerre en temps de crise, et se décline en métaphore de la guerre -au demeurant tout aussi violente que la vraie- par temps de non crise; guerre aux mille visages qui a commencé avec le délire sioniste du «retour à Sion», en Terre de Palestine, guerre qui se poursuit depuis et se poursuivra tant que les Palestiniens n’auront pas rompu avec leur terre, consentant à la céder, à en décamper ou se résigner à y vivre en étrangers, exilés de chez eux chez eux.

Car les Palestiniens appartiennent à la part de feu, cette part qu’on réserve à la destruction, qu’on réduit en cendres, part avec laquelle on ne peut ni ne veut vivre et dont on fait un incendie éternel.

Le Palestinien en «ennemi absolu»/«Terroriste»

Et pourtant, le «terroriste» c’est le Palestinien ! Comment penser ce renversement? Comment penser cette nomination qui converti le Palestinien en «Terroriste»/«ennemi absolu»? Il est plausible d’en trouver une explication dans ce qu’attaque et menace le Palestinien et comment Israël s’en défend par cette appellation … «Car si on nie ce qui nie la négation de mon existence en désignant l’ennemi réel, on nie ce qui se nie en désignant l’ennemi absolu et l’on ne peut élever cela à une opposition donc une certaine réciprocité », comme commente Etienne Besse dans « Désigner l’ennemi»xii.

Par-delà l’explication habituelle de la diabolisation, de la déshumanisation ou de la stigmatisation -qui toutes se jouent effectivement dans cette nomination-, ce qui la singularise néanmoins et la distingue des autres du même genre, c’est le fait que, dans le cadre de la relation du nommeur Israélien au nommé Palestinien, l’appellation «Terroriste» offre au nommeur l’inestimable opportunité d’une surdétermination de sens à gommer, notamment l’inappréciable fait de passer sous silence et le nom du nommé et les causes de son «terrorisme»xiii ;

Ou comme, en plus de taire le nom, l’acte de le nommer ainsi sonne comme un acte de déchéance absolue, ce nom affublé servant non seulement à donner une autre identité au nommé, mais aussi à le condamner à n’être que ce par quoi il est nommé; ou encore comme d’inscrire la violence de la résistance des Palestiniens dans le registre de l’illégitime et, par glissement métonymique, de l’illégitimité de la violence à l’illégitimité de la cause; tout comme de l’inscrire dans le registre de l’illégalité qui permet de ranger l’ainsi nommé du côté de la part de feu dès lors que, comme «Terroriste», ce n’est qu’un criminel de droit commun et non un «Résistant» de droit politique, qui perd de ce fait sa qualité d’«ennemi», autrement dit sa qualité d’interlocuteur politique pour ne devenir qu’un assassin, aussi l’action menée contre lui est-elle la simple exécution d’une sentence, comme «les attentats ciblés»: une simple mesure pour mettre hors d’état de nuire un être malfaisant que l’on se doit d’abattre, au titre non seulement d’«ennemi absolu» d’Israël, mais celui de l’Humanité comprise universellement qu’il met en danger par son «Terrorisme» aveugle.

Une nomination comme acte de guerre. Ici, pas de quartier! Contre l’ennemi palestinien, l’enjeu, la Terre, est un enjeu «non négociable»: cette Terre il faut la prendre sans avoir à la restituer ou la partager.

C’est ainsi qu’on en arrive à une «guerre totale»xiv, une guerre à somme nulle. Un duel à mort dans laquelle guerre vaincrel’ennemi, le défaire, c’est le dé-faire et en dé-faire les traces de la mémoire de ces lieux.

I.1. Des pratiques de l’inimitié

«Jamais la face voilée d’Israël ne se déparera de son obscurité!»

I.2.1 .De la guerre dans la guerre: Expulsions massives et Bains de sang

Pour vider cette Terre habitée, au creux de la stratégie de conquête et d’expulsion de l’Israël-sioniste, a pris pied une machine de guerre qui s’est mis à l’ouvrage selon quatre grammaires de violence qui se sont souvent croisés, se sont chevauchés, se sont réitérés conjuguant leurs effets délétères. Au gré des circonstances, elle prit la forme des expulsions massives, des bains de sang, ainsi que, pour les temps de non-guerre, l’instauration d’un «régime de guerre» par le sociocide et la sacérisation des Palestiniens.

Des expulsions massives

Avec les expulsions massives, en passant donc à l’acte, le discours sioniste sur le «transfert» (sic) révéla sa force performative. Leur inadmissibilité morale aidant -surtout pour qui prétendait ne pratiquer politique et guerre que sous le signe de la Morale et de la «pureté des armes»-, la pratique des expulsions massives se contenta de ne se donner suite qu’en temps de guerre, quand les évènements polarisent l’attention ailleurs.

C’est lors de la première de ses guerres (1947-1949), qui opposa l’appareil militaire israélien de l’époque (Haganah, Irgoun, Levi/Stern) à la société palestinienne que fut mis en œuvre -par la Haganah et l’Irgoun réunis sous l’étendard de Tsahal- le Plan Daleth qui «prévoyait, selon Ilan Pappé, leur expulsion totale et systématique [des Palestiniens] de leur patrie». Et effectivement, bien avant que les armées arabes n’entrent en guerre (mai-juin 1948), la mise en marche du Plan Daleth purifia ethniquement les zones dévolues aux Israéliens par le Grand partage de la Palestine.

Résultat: de 700 à 800 000 Palestiniens mis «hors-Terre», chassés de leurs villes et villages hors des frontières de la Palestine/Israël. Non, il n’est pas vari comme il est dit et cru de par le délire sioniste (qui a institué son discours), que la Nakba soit le fruit des circonstances ou conséquence malheureuse d’une guerre mais l’aboutissement d’un plan systématique d’une expulsion en masse, par la terreur toujours, par les massacres souvent xv.

Bilan du premier passage à l’acte, la Nakba de 1948: fin 1947, quand l’ONU exécuta le Grand partage de la Palestine en deux États, juif et arabe, la Palestine est habitée par un tiers de Juifs et deux tiers de Palestiniens. Un an plus tard, 80% des Palestiniens natifs de la «Palestine-devenue-Israël» [désormais: Palestine/Israël] vivent en exil dans des camps de réfugiés, plus de 500 villages et 11 quartiers de villes ont été détruits, rasés et dénommés xvi. Début 1947 les colons juifs ne possédaient que 7% des terres de la Palestine mandataire, trois années plus tard, fin de l’année cinquante, ils en possédaient 92%.

Bilan du second passage à l’acte: la Naksa de 1967. Dix-neuf ans après la Nakba, lors de la guerre de 1967 (dite des Six-Jours), Israël réitéra sa geste expulsive: dans les 600 000 Palestiniens furent chassés, respectivement 280 000 et 325 000 de la Cisjordanie et de Gaza, des dizaines de villages rasés, les camps de réfugiés de ‘Aqabat Jabr et de ‘Ein Sulṭān vidés, les habitants de la zone du Latroun (Jérusalem-Est) et de la vallée du Jourdain, mis «hors terre» vers la Jordanie.

Les dirigeants sionistes peuvent être en désaccord sur de nombreux points, ils partagent néanmoins, certes pour des raisons différentes -d’ordre stratégique pour certains, religieux pour d’autres, ethniques pour d’autres encore, sécuritaires pour d’autres enfin-, ils partagent néanmoins, tous sans exception, l’idée de la nécessité du nettoyage ethnique. D’ailleurs l’idée d’un «transfert forcé» n’avait-elle pas été adoptée en 1937 par la Commission Peel sur la Palestine? L’Israël-sioniste s’est contenté tout juste d’actualiser, de faire passer de l’état discursif de la recommandation de la Commission, à l’état réel.

Des bains de sang

Avec les bains de sang on change de registre sans en changer vraiment. Si l’effet d’annonce des expulsions massives («On vous expulse») se signifiait dans le passage à l’acte, dans l’acte même d’expulser, l’effet d’annonce des bains de sang («Expulsez-vous avant qu’on vienne vous tuer/expulser) s’affiche toujours en un passage à l’acte (les bains de sang proprement dits), mais aux fins d’une rhétorique de la terreur au service de l’expulsion: «Je tue ceux-là pour que les autres « fuient »».

Par lui-même, le bain de sang ne vaut pas grand-chose: une centaine de victimes! bien insuffisants pour débarrasser la Palestine de ses Palestiniens; sa valeur persuasive vient, comme l’a si bien expliqué Begin à propos de Deir Yassine, de par ses effets et ses retombées:

«La légende de Deir Yassine nous aida en particulier à sauver Tibériade et conquérir Haïfa… Toutes les forces juives se mirent à avancer dans Haïfa comme un couteau dans du beurre. Les Arabes [Palestiniens] se mirent à fuir affolés en criant « Deir Yassine» xvii.

La pratique des bains de sang, comme celle des expulsions massives, exigeant des conditions propices pour les faire passer sans tollé ni entacher la symbolique de la «pureté» israélienne, les bains de sang furent exécutés eux aussi lors des trois guerres de 1948, 1956, 1967.

Mais l’Israël-sioniste dut, dans l’intervalle qui sépare 1948 de 1956, y recourir contre ce qu’il appelait les «Infiltrés» (Mistanenim), lors de la période dite des «infiltrations frontalières», quand, après la Grande expulsion de 1948, les Palestiniens, chassés de chez eux, repassaient la frontière, bravaient les interdits pour s’en retourner chez eux, en solitaire ou en petit groupe.

Les plans israéliens d’installation des nouveaux immigrants furent mis à mal par les menées de ces «infiltrés». On aurait ainsi décompté, chaque année, entre 10 000 et 15 000 incidents. Au total, ils provoqueront la mort de plus de 200 Israéliens et entre 2 700 et 5 000 infiltrés/Palestiniens.

Pour y mettre fin, le commandement israélien mit sur pied, en 1953, un détachement militaire, la fameuse Unité 101 sous commandement d’Ariel Sharon. Pour sa première opération, qui se voulait exemplaire, l’Unité 101 attaqua le village jordanien de Qibiya xviii, fit sauter quarante et une maisons et une école -soixante-neuf civils Palestiniens trouvèrent la mort sous les décombres-, puis, pour clore en beauté l’opération, elle abattit de sang-froid quarante-deux hommes, femmes et enfants xix.

Pourquoi ce bain de sang? Parce que l’opération de Qibiya devait initier une nouvelle forme de représailles, des massacres en masse qui frapperaient si fort les esprits qu’ils inciteraient les autres à «fuir» ou, à tout le moins, à se résigner à l’inacceptable. Des bains de sang donc pour produire un effet maximal de terreur, créer un état de confusion ou d’affolement total, apporter la terreur d’une fin imminente, déchaîner une peur-panique, conduire les Palestiniens à l’égarement complet et à la fuite débridée. Kafr Qassem, Qibiya, Deir Yassine, Rafah et beaucoup, beaucoup d’autres! Terroriser, comme l’on sait, nécessite de faire se représenter la terreur.Suivra

dims

Photo ci-dessus de Palestiniens quittant Israêl pour aller se réfugier quelque part.

( c’était avant le tout d ébut de la bande de GAZA..)

Notes et Références
i1 – Une logique de situation correspond à une logique de la nécessite. Elle ne prescrit pas fatalement un destin obligé ni non plus des sentiments assujettis; elle ne les prescrit que si fait défaut à ceux qui y sont pris la mise à distance réflexive. C’est le cas de l’Israël-sioniste quant à la Palestine et aux Palestiniens.

ii2 – Je sais très bien que c’est une minuscule qu’il faudrait. Certes, mais en vertu de quelle règle grammaticale sinon d’une règle de la grammaire «moderne» du français, lorsque la France postrévolutionnaire et farouchement laïque, a eu fini d’identifier les groupes humains en raison de leur religion pour lui substituer le principe «nationalitaire». C’est ainsi que Français, Arabe, Américain … s’écrivent avec une majuscule pendant que juif, musulman, chrétien …, avec une minuscule. Le juste ne serait-il pas de qualifier toutes les nominations des groupes humains de la même manière, majuscule ou minuscule ?

iiiE3Honni soit qui mal y pense! «Contaminé» est ici pris en un sens «littéraire»: changer la nature de quelque chose, sans idée d’altération péjorative. (Les dictionnaires).

iv  Comme il est, entre autres, écrit dans la Genèse (XV, 18-21): «Le Seigneur conclut une Alliance avec Abraham en ces termes : « C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate »», ou dans le Deutéronome [Devarim I]: «Voyez, Je vous livre ce pays ! Allez prendre possession du pays que le Seigneur a promis à vos Pères, Avraham, Itzhak et Yaacov, à eux et à leur postérité après eux.»

v Voir Louis-Jean Duclos, «Les problématiques légitimations de l’Etat d’Israël», Revue d’études Palestiniennes, n0 105, «Nouvelle série», automne 2007. Article qui explicite les soubassements de cette «culture biblique» bien que l’auteur n’utilise pas cette expression.

vi Comme ceci n’appartient pas en propre à mon propos, je n’en parle que dans cette «Parenthèse».