Ecologie vraie et réelle..

14 mars 2019

La coupe de bois..de chauffage..

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La coupe de bois..de chauffage..

Cette photo ci-dessus, en en-tête, d’une statue, à la cathédrale de Rouen, et représentant un homme avec une scie, car se sont les charpentiers qui, avec les tailleurs de pierres et compagnons du devoir ont œuvré pour l’édification des cathédrales, basiliques et autres.

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Photo ci-dessus d’une enluminure avec un bûcheron au moyen-âge abattant un arbre à la hache.

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Photo ci-dessus d’une enluminure au moyen-âge avec le coin du feu.

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Mon mode de chauffage, en choix et pour notre maison, et ce depuis le début, il y a bien 35 ans de cela maintenant, est le chauffage au bois bûches, et bien avant tous ceux qui, politiques et autres, se disent écologiques, je l’étais bien avant, et ce dans le sens noble et louable du terme, et non pas « galvaudé » !!!

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Comme tous les ans, je dois renouer avec des traditions ancestrales, je veux dire par là, la coupe du bois, bois de chauffage, en vue de l’hiver.

Le travail en forêt de la coupe et de l’abattage d’arbres, comme débitage et coupe du bois en stères empilés, puis bûches de 50 cm..

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Lorsque j’étais encore un jeune garçon de 9 ans à peine, j’avais déjà l’habitude d’accompagner ma grand-mère maternelle pour aller faire du bois en forêt, dans la forêt communale de notre village.

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Photo ci-dessus des outils d'époque pour le bois.

A cette époque, il n’y avait pas de tronçonneuse comme de nos jours, bien-entendu.

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Aussi, le travail s’effectuait avec beaucoup de difficulté et surtout pénibilité.

Nos seuls outils étaient, somme toute, composés de deux scies, d’une hache d’abattage, d’une masse et de coins en fer forgés, faits main par le forgeron local.

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Photo ci-dessus des outils traditionnels pour l’abattage et la coupe des arbres et troncs d’arbres.

Pour pouvoir tronçonner et couper les troncs d'arbres abattus, en morceaux d'un mètre de longueur, il y avait une autre et deuxième scie.

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Sur les deux photos ci-dessus, on peut voir qu'il manque un morceau de la lame qui est cassée à l'une de ses extrémités.

Or, cette scie, comportait, à l'une de ses extrémités une poignée ajourée (que l'on aperçoit..), et à l'autre bout, une autre poignée, mais cette fois droite, comme sur la scie passe-partout.

Les différentes scies de coupe et de refente..

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Voici une photo, ci-dessus, avec deux scies traditionnelles, pour ce genre de travail.

La scie de droite était celle, à l’usage, pour l’abattage des arbres et coupe.

Celle de gauche, en fait, ne servait qu’après, une fois le bois rentré, et pour découper les morceaux d’un mètre de longueur, en morceaux de 33 cm environ et sur un chevalet fait pour cela.

Lorsque les morceaux de bois d'une longueur d'un mètre, issus des stères de bois empilés en forêt, étaient amenés à la maison, ils étaient ensuite coupés, à l'aide d'une scie, comme celle de gauche, sur la photo du dessus, et sur un support adapté et prévu pour cela.

Le chevalet de coupe

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En avançant dans le temps, les scies avaient changées..

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Mais pas la méthode pour la coupe..

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Puis, après avoir coupé et scié ces morceaux d'un mètre sur le chevalet, il fallait ensuite, après sèchage à l'air libre, les fendre sur un billot, puis les laisser tel quel, au-dehors, pour, là-aussi, les laisser sècher à l'air libre, avant de pouvoir les rentrer, au sec et à l'abri..

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Les morceaux les plus réticents, avec des noeuds ou autre, étaient fendu à l'aide la masse et d'un coin..

(il n'y avait pas de "merlin"..à l'époque..)

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Le "Passe-partout"

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Photo ci-dessus de cette scie appelée passe-partout.

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Les plus "malins", après la seconde guerre mondiale (fin 45..) s'étaient procurés (ou volés ?..qui sait..), des scies des unités de pionniers du génie de l'armée américaine ou même allemande..

 

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Cette scie pouvait servir en toute circonstance, mais était, avant tout, réservée à la coupe pour l'abattage d'arbres.

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Photo ci-dessus d'une scie en mauvais état et non entretenue, et deplus, avec une lame rouillée.

Puis, les gens se sont équipé de scie circulaire à moteur

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A cette époque, et même peu avant, on utilisait souvent, et encore, les vaches, pour débarder, autrement dit, sortir les troncs d’arbres de la forêt pour les amener près d’un chemin d’accès.

Oui, j’ai bien dit, les vaches, même si cela pourrait faire sourire ou sembler mensonger, que neni.

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Photo ci-dessus, de vaches ou bœufs tirant l’attelage traditionnel pour le transport du bois, mais surtout de troncs d’arbres coupés.

Ces vaches, puis ces bœufs étaient ferrés, oui, j’ai bien dit ferrés..

On procédait à la mise en place de fers, un peu comme des patins, sous chaque sabot. Et pour cela, on disposait d’un appentis, un peu particulier, avec un appareil, pour immobiliser et maintenir, la vache, ou le bœuf, pour pouvoir poser ces fers.

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Photo ci-dessus de cet appentis et appareil pour ferrer les vaches, puis, les bœufs.

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Photo ci-dessus de l’exacte correspondance de ces fers avec les clous.

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Photo ci-dessus d’un de ces appentis et appareil pour ferrer les vaches, les bœufs, puis, enfin, les chevaux.

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C’est un de ces nombreux appareils que j’ai eu l’occasion de voir de près lors de mes différents pèlerinages, en France, et surtout, en Auvergne et dans l’Aubrac. Mais, il en existe un peu partout, encore visible, comme chez nous en Moselle, extrémité nord-est et est, peu avant l’Alsace et le Bas-Rhin.

 Ces vaches, puis, ces boeufs, étaient la seule force, animale, disponible alors, bien avant le tracteur, et pour ce genre de travail, pour n’importe quel paysan ou petit agriculteur traditionnel d’alors.

( c'est comme pour les fours à pain, et lorsque je demandais où se situait le four à pain, et que l'on me scrutait avec des yeux éberlués !..)

A présent, tout a bien changé..

Avec la tronçonneuse, le travail.. d’abattage et de coupe a été rendu moins pénible, mais pas pour le reste…

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Pour cela, je dispose de deux tronçonneuses d’abattage et de découpe pour le débitage.

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Photo ci-dessus d’une tronçonneuse STIHL - MS 170 (côté droit ).

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Photo ci-dessus d’une tronçonneuse STIHL - MS 170 (côté gauche ).

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Photo ci-dessus d’une tronçonneuse STIHL - MS 180 (côté gauche ).

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Ces deux modèles présentés ci-dessus sont largement et amplement suffisant pour un bon travail de bûcheron en forêt, abattage comme découpe et débitage.

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Photo ci-dessus, entaille en préparation de la  découpe d’un arbre en vue de l’abattage.

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Photo ci-dessus, entaille et découpe d’un arbre en vue de l’abattage.

En forêt, il existe plusieurs possibilités de faire du bois :

 1.    L’abattage,

 2.    Le façonnage.

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Photo ci-dessus, d’un bûcheron procédant à l’entaillage en vue de la coupe et abattage d’un arbre.

 Voir le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=enCMYHRadro

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Photo ci-dessus, d’un bûcheron, procédant à l’ébranchage d’un tronc d’arbre abattu, en vue de le tronçonner et débiter en plusieurs morceaux d’un mètre de long.

1. L’abattage :

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Il y a..l’abattage, à proprement parler, c’est-à-dire la coupe de troncs d’arbres entiers et debout.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=GagpM-EDndw

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Photo ci-dessous de la phase d’entaille et de découpe du tronc à la base en vue de l’abattage.

Ce qu’il faut éviter de faire..

Engagement de la taille, trop haute, et surtout..aucune protection..à éviter à tous prix !

Voir le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=pW8ozUTNbE4

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Photo ci-dessus d’une phase délicate, et à éviter si l’on peut.

Il est toujours délicat et fort risqué de procéder au tronçonnage, comme ici, avec la tronçonneuse tenue à bout de bras et en hauteur.

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Photo ci-dessus pour bien montrer la zone de replis par rapport au sens de chute de l’arbre – sens prévu.

Pour se faire, on procède tout d’abord à un examen très rapide, mais nécessaire, de l’ensemble de l’arbre, depuis le sol jusqu’à la cime, ramure comprise et branches principales.

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Photo ci-dessus avec les deux entailles - entaille directionnelle et entaille de chute.

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On étudie la forme générale de la masse et sur l’ensemble du tronc ou fût.

Cela va permettre de savoir comment l’arbre va tomber et dans quelle direction, bien-sûr, en fonction des différents traits, de coupe et d’abattage.

comment abattre un arbre en image

Voir le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=ad_oI_c5uOo

 L’abattage directionnel 

L’abattage directionnel exige une grande précision. L’entaille directionnelle détermine la direction de la chute de l’arbre et l’entaille de coupe permet de le faire tomber. Entre l’entaille directionnelle et le trait d’abattage, on laisse ce qu’on appelle communément la charnière. Elle est nécessaire au guidage de l’arbre pendant sa chute.

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Photo ci-dessus de la phase d’entaille, en vue de la coupe pour l’abattage.

L’entaille directionnelle

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L’entaille directionnelle peut se faire de plusieurs manières. Les propriétés de l’arbre, le terrain et la tradition font varier le dessin de l’entaille directionnelle. Évitez de réaliser une entaille directionnelle trop profonde. Elle ne doit pas être supérieure à 15 à 20% du diamètre du tronc.

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Les entailles directionnelles les plus courantes sont l’entaille directionnelle ouverte en deux versions (A et B) avec entaille à grand angle et l’entaille inverse (Humboldt). Nous recommandons l’entaille directionnelle ouverte (version A), car elle peut être utilisée dans la plupart des cas et elle est la plus facile à apprendre.

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L’entaille directionnelle ouverte avec son grand angle d’ouverture offre un avantage sur un terrain plus en pente où l’on souhaite que la charnière demeure intacte plus longtemps en raison de la pente. L’entaille directionnelle inverse s’utilise largement sur des terrains escarpés, et sur les essences qui éclatent facilement.

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L’entaille directionnelle se fait en deux temps: Le trait supérieur et le trait inférieur. L’ouverture de l’entaille directionnelle dépend de la méthode employée, voir ci-contre. Faites en sorte que les traits soient aussi près que possible du sol, ceci pour une meilleure maîtrise et une plus grande stabilité au moment de la chute de l’arbre. Parfois, il est nécessaire de couper les racines superficielles gênantes avant de pratiquer l’entaille directionnelle.

Pour la suite de cette explication, nous avons choisi l’entaille directionnelle ouverte.

Entaille directionnelle ouverte,

version A

Coupez les racines superficielles gênantes avant de pratiquer l’entaille directionnelle. Il est souvent utile de couper l’écorce sur les côtés du tronc au niveau des entailles d’abattage directionnel prévu, de manière à dégager les entailles.

Entaille supérieure : visée

1. Penchez-vous en mettant votre épaule gauche au contact du tronc. Tenez-vous les jambes écartées ou posez le genou droit au sol, de façon à être bien d’aplomb. Tenez la tronçonneuse inclinée de manière à pouvoir réaliser l’angle d’ouverture recommandé en arrivant à hauteur de souche.
2. Visez un point où vous voulez que l’arbre tombe. Le point doit coïncider avec les lignes de visée de la tronçonneuse.
3. Orientez le guide-chaîne et commencez à scier. Vérifiez de temps en temps que vous maintenez la position initiale.

Entaille inférieure, toujours horizontale

4. Pratiquez l’entaille inférieure de façon à ce qu’elle coïncide exactement avec l’entaille supérieure. Attention à ne pas faire l’entaille inférieure trop profonde. Si les entailles supérieures et inférieures ne se rejoignent pas parfaitement, vous n’aurez pas une maîtrise suffisante de l’abattage. Il est aussi important de maintenir la tronçonneuse bien horizontale lors de cette opération.
5. Lorsqu’on abat un arbre de gros diamètre, il peut s’avérer nécessaire, suivant la longueur du guide-chaîne, de compléter l’entaille supérieure en attaquant l’arbre de l’autre côté.

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Entaille directionnelle ouverte, version A

• Terrain plan, légèrement incliné
• Ouverture de l’entaille 60
 à 80°
• Réalisez d’abord l’entaille supérieure, elle détermine la direction
• L’entaille inférieure a le même angle que le trait d’abattage
• Le trait d’abattage est au même niveau ou légèrement au-dessus de l’entaille directionnelle
+ La méthode la plus simple
+ Souche basse
- La charnière se casse avant que l’arbre ne touche le sol

Entaille directionnelle ouverte,

version B

Coupez les racines superficielles gênantes avant de pratiquer l’entaille directionnelle. Il est souvent utile de couper l’écorce sur les côtés du tronc au niveau des entailles d’abattage directionnel prévu, de manière à dégager les entailles.

Entaille supérieure: visée

1. Maintenez le guide-chaîne horizontalement à la hauteur de souche souhaitée.
2. Visez un point où vous voulez que l’arbre tombe. Le point doit coïncider avec les lignes de visée de la tronçonneuse.
3. Commencez à scier à plein régime tout en vérifiant la direction.
4. Lorsqu’on abat un arbre de gros diamètre, il peut s’avérer nécessaire, suivant la longueur du guide-chaîne, de compléter les entailles inférieure et supérieure en attaquant l’arbre de l’autre côté.
5. Pratiquez l’entaille supérieure de façon à ce qu’elle coïncide exactement avec l’entaille inférieure. Si les entailles supérieures et inférieures ne se rejoignent pas parfaitement, vous n’aurez pas une maîtrise suffisante de l’abattage.

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Entaille directionnelle ouverte, version B

• Terrain plan, légèrement incliné
• Ouverture de l’entaille 45
 à 55°
• Réalisez d’abord l’entaille inférieure, elle détermine la direction
• L’entaille inférieure a le même angle que le trait d’abattage
• Le trait d’abattage se trouve légèrement plus haut que l’entaille d’abattage
+ Souche basse
- La charnière se casse avant que l’arbre ne touche le sol
- Il est plus difficile de voir la largeur de la charnière
- Risque d’éclatement à l’endroit où les fibres au niveau des racines sont asymétriques

Le trait d’abattage

Dès que vous avez achevé l’entaille directionnelle, vous pouvez procéder au trait d’abattage proprement dit. N’oubliez pas de laisser une charnière d’une épaisseur suffisante! Le trait d’abattage se situe normalement à niveau ou quelque peu au-dessus du niveau de l’entaille directionnelle (voir ci-dessous). La méthode de coupe du trait d’abattage dépend de l’épaisseur du tronc et de la longueur de votre guide-chaîne. Pour de plus amples informations, reportez-vous à la section Les différentes méthodes d’abattage, pages 34 à 39.

Utilisez des leviers ou des coins pour un abattage en toute sécurité. Ils empêchent aussi le pincement du guide-chaîne dans le trait d’abattage. Pour de plus amples informations, voir la section Les outils d’abattage, page 41. Assurez-vous en outre que le réservoir de la tronçonneuse contient suffisamment de carburant. Tomber en panne au milieu de l’opération peut s’avérer dangereux.

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L’importance de la charnière

Entre l’entaille directionnelle et le trait d’abattage, on laisse ce qu’on appelle communément la charnière. C’est autour de cette charnière que l’arbre pivote lors de sa chute. La charnière est un élément essentiel de sécurité et de maîtrise de l’abattage. Elle est nécessaire au guidage de l’arbre pendant sa chute. La charnière doit être d’épaisseur égale et avoir une longueur égale aux huit dixièmes du diamètre du tronc à hauteur d’homme. La charnière doit avoir une épaisseur constante d’au moins un dixième du diamètre du tronc, à hauteur d’homme. Pour les arbres de petites dimensions (moins de 30 cm), il est recommandé avoir une charnière d’environ 3 cm. L’angle d’ouverture de l’entaille directionnelle détermine quelle longueur de charnière restera intacte. Plus l’angle est petit, plus vite la charnière se brisera. Les différentes entailles directionnelles sont décrites ci-après.

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Photo ci-dessus montrant un coin en fer forgé resté coincé au moment de l’abattage.

Parfois la tronçonneuse peut elle-même rester bloquée avec  le guide chaîne et la chaîne..

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Photo ci-dessus pour montrer cet incident, pas si rare que cela.

Ces cas et attitudes sont à éviter, à tout prix et lorsqu’on le peut.

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Pour cela, il faut toujours disposer de plusieurs coins en plastique  et sinon d’un coin en bois renforcé d’une couronne en fer.

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2. Le façonnage :

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On entend par là, le travail (coupe) du bois, déjà au sol, après abattage, et entreposé, ci et là, parfois de façon désordonnée et pêle-mêle.

Généralement pour se travail, on parlera de..’’fonds de coupes’’.

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Pour ce travail de "fonds de coupe", il s'agit souvent de l'extrémité du tronc, dans sa partie haute, laissée au sol, ainsique la ramure et les branchages.

En dehors de l’abattage, en parlant du façonnage, il s’agit de couper les restants de troncs, laissés au sol, et branches principales ou maîtresses, et celles, moins conséquentes, de la ramure sommitale ou couronne.

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Photo ci-dessus d’un bûcheron procédant à l’ébranchage ou coupe des branches tout le long du tronc d’arbre.

Il se peut que la chaîne de votre tronçonneuse s’use et devienne moins coupante et mordante.

Il faut alors procéder à l’aiguisage de celle-ci.

Comment aiguiser sa chaîne :

https://www.youtube.com/watch?v=AQEjb6Qy_ko

https://www.youtube.com/watch?v=AQEjb6Qy_ko

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Sur cette photo ci-dessus, on a l’exemple à ne pas faire.

A savoir, être assis sur le tronc lui-même pour procéder à l’ébranchage !..

De plus, comme on le voit bien sur la photo, la position est réellement dangereuse du fait de la mauvaise tenue de la tronçonneuse, près de la jambe gauche, et avec un risque de glissement, en cas de mauvais mouvement ou effet rebond, de la lame (guide chaîne ) et de la chaîne, contre le haut de la cuisse, avec les conséquences que cela laisse supposer !!!

Pour tronçonner l’arbre et le débiter ainsi en morceaux d’un mètre de longueur, il existe également, pour cela, des coins plastiques pour éviter de coincer le guide-chaîne et la chaîne dans le tronc au moment de la découpe ou débitage.

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Tout d’abord, on procède à la coupe de morceaux de 1 m de longueur pour le débitage, tout en les laissant pêle-mêle sur place à l’endroit de la coupe.

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Puis, et en fonction du diamètre, on va devoir fendre les plus grosses bûches, pour arriver à des morceaux plus malléables pour le transport ( poids ), mais aussi pour le rangement en stère, unité de mesure, pour le garde-forestier et pour pouvoir évaluer le comptage en vue du paiement.

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Photo ci-dessus avec les principaux outils pour fendre les morceaux débités.

A savoir, un merlin ou masse hache, et des coins de fer.

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Photo ci-dessus avec la mise en place du coin de fer, correctement posé à l’une des extrémités du morceau de bois, et en partie haute, avant de fendre celui-ci.

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Photo ci-dessus avec le coin disposé, à plusieurs endroits, le long du morceau, pour faciliter la fente en deux de celui-ci.

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Photo ci-dessus montrant les différents morceaux à l’issue de la fente du morceau de départ.

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Photo ci-dessus de l’ensemble des morceaux de bois issus de la fente des morceaux de départ d’un mètre de long et d’un diamètre conséquent au départ.

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Le rangement :

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Je l’ai dit plus haut, il s’agit d’entasser, au fur et à mesure, chaque morceau de bois coupé, d’un bon mètre de longueur et d’un diamètre correspondant au besoin pour la cheminée ou le poêle à bois ( les morceaux n’excédant pas toutefois 20 cm de diamètre ).

L’empilement de ces morceaux de bois est un travail minutieux, si l’on veut éviter que par la suite tout s’écroule…

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Photo ci-dessus de stères de bois bien rangés.

L’enlèvement :

Il s’agit, en fait, de la récupération définitive de vos morceaux de bois mis en stère pour le transport et les ramener à la maison.

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Il y a plusieurs possibilités..

En fonction,  et en accord, avec le garde-forestier qui lui seul décide, vous avez plusieurs possibilités.

Première solution :

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La première concerne l’abattage proprement dit, dans ce cas, on peut vous proposer et autoriser à enlever les troncs d’arbres débités sur une certaine longueur pour les mettre sur une grande remorque et les emmener ainsi directement chez vous et les débiter sur place chez vous.

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Deuxième solution :

Il s’agit cette fois, soit du débitage sur place, des troncs d’arbres abattus, ou encore du bois de façonnage coupé sur place.

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Photo ci-dessus d'un Citroën C15, identique à celui que je possède, comme pour la couleur.

(le mien est en très bon état)

Donc, pour cela, j'utilise mon véhicule de type utilitaire, à savoir une mini fourgonnette Citroën C15.

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Photo ci-dessus d’une remorque quelque peu identique à celle que je possède et utilise pour cela.

On pourra, soit, mettre les troncs d’arbres abattus et coupés, en morceaux d’une longueur d’un mètre et entassé en stère, directement sur une remorque adaptée et les enlever ainsi pour le transport et les ramener à la maison, soit, comme je procède personnellement, c’est-à-dire, une fois tous les morceaux coupés et entassés en stère, je les recoupe, directement sur place et avant enlèvement, en deux et au centre, pour avoir ainsi des morceaux définitifs de 50 cm de longueur ( un peu moins au regard du trait de coupe..) et les mettre ensuite dans la remorque pour le transport et les ramener à la maison directement.

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Ma solution a l’avantage de ne plus avoir de travail supplémentaire inutile à la maison, et surtout, un gain dans le sens de la propreté (sciure, copeaux, etc..).

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Avec ma méthode, et ma seule remorque ainsi que mon véhicule, mini fourgonnette Citroën de type C15, j’amène à chaque fois, deux stères de bois.

(parfois, un tout petit plus, mais sans jamais..surcharger !..)

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J'ai un attache remorque, à l'arrière, et pas comme sur cette photo ci-dessus.

(je l'ai installé moi-même, et avec la partie électrique en raccordement pour les feux..)

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Ainsi, avec dix voyages (aller plus retour ), j’arrive, aisément, au bout du compte à transporter et entreposer chez moi mes 21 stères de bois.

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Donc, tous les ans, et depuis longtemps déjà, je fais mes..21 à 25 stères  de bois de chauffage et pour la maison.

Conclusion :

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Pour qu’un bois chauffe bien et correctement (montée en température, chaleur ), et sans saleté ou suie, il faut qu’il soit bien sec, facile à dire me direz-vous..

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Le bois coupé doit être entreposé à l’abri des intempéries, pluie, neige..

Pour cela, il faut qu’il soit couvert et bâché, mieux, complètement à l’abri avec une sorte d’abri à bois confectionné de façon simple mais efficace.

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Photo ci-dessus d'un testeur d'humidité, comme j'en possède un.

J’allais oublier, un bois sec et qui chauffe bien, ne doit pas présenter plus de 12% à 14% d’humidité contenu à l’intérieur, 10% c’est mieux !

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Il existe pour cela, un petit appareil, un peu comme un G.P.S., avec une fenêtre pour la mesure et deux tiges plots de contact pour vérifier sur le bois même.

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Photo ci-dessus d'un hygromètre, modèle "Stihl" pour tester l'humidité du bois.

Cet appareil reste à un prix abordable.

 EUR 22,85 

Sécurité

Il ne faut surtout pas négliger ni oublier la sécurité.

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Elle est double :

Au départ, et avant de commencer, par le port d’une tenue adaptée et des vêtements de sécurité pour pouvoir travailler le bois en forêt.

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Pour cela, il existe une veste ( haut ), et un pantalon ( bas ).

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La veste comme le pantalon sont faits dans une structure de tissus croisés tissés afin de permettre le blocage immédiat de la chaîne de tronçonneuse encas de gestes brusques non volontaires, sur les bras ou jambes.

Les chaussures..

Il y a également les chaussures qu’il ne faut pas négliger, avec des renforts dans les embouts.

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A cela, il faut ajouter les gants..

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Et bien sûr le casque..

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Ainsi, on est paré et prêt, en toute sécurité et tranquillité pour soi-même et pour les siens..

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Sécurité en action :

La sécurité, en action, oblige, en des gestes simples et précis, l’entaille, la découpe et abattage d’arbres, mais aussi lors du tronçonnage et de l’ébranchage, pour éviter tout accident, mais aussi et surtout, blessures inutiles et que l’on peut aisément éviter, en restant toujnours prudent et sur ces gardes.

Bien avant :

Pour cela, il existe des formations organisées sous l’égide de l’O.N.F. et avec des bûcherons professionnels comme instructeurs et moniteurs conseillers.

J’ai fait et suivi ce stage.

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Photo ci-dessus d’une leçon de coupe.

Voir liens ci-dessous :

http://static.stihl.com/security_data_sheet/downloads/safety-manual-ms-fr.pdf

http://www.stihl.fr/p/media/download/fr-fr/brochure-abattage-2013.pdf

http://www.stihl.fr/p/media/download/fr-fr/Le_travail_avec_la_tronconneuse_dans_les_jardins_et_les_vergers.pdf

Lorsque je suis en forêt je ne me laisse pas distraire durant mon travail, sécurité oblige..

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Par contre, je n’ai jamais rencontré, non plus, de bûcheronne, comme sur cette photo ci-dessus.

Point de vue à part..

Il y a des gens qui ont fait des choix de vie, et qui pour d’autres semblent être en dehors de la société et reclus..

Mais, bien au contraire, ils ont fait un choix de vie, le leur !

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L’hiver en forêt apporte également toute sa beauté..

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Pour terminer

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Certes, il convient d’admettre que le travail du bois en forêt, n’est pas de tout repos, en parlant tant de la coupe et de l’abattage, tout comme ensuite de tronçonner et découper chaque tronc en morceaux, petites billes rondes de un mètre, mais, force est d’admettre et de reconnaître que l’on a rien sans rien.

Pour moi, c’est un plaisir double d’être en forêt et au contact de la nature, tout en oubliant jamais le maître mot..La sécurité !

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Pour conclure

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Avec ma cheminée, identique, comme pour ces deux photos ci-dessus, je peux mettre et brûler des buches de 50 cm de longueur et même 60 cm, sans abuser.

La réalité, en parlant du chauffage pour une maison est toute autre !

Après avoir connu le chauffage au bois, au tout début (avec mes grands-parents, puis parents..), puis le charbon (avec mes parents..), avec les mines de charbon(mon papa avait travaillé toute sa vie durant à la mine de charbon et au fond !..), ensuite le fioul domestique (guère mieux pour le prix..), force est de reconnaître là-aussi, que par la suite, et avec l’arrivée de nos centrales nucléaires pour l’électricité, et les propositions alléchantes qui allaient avec, en parlant du chauffage électrique (une hérésie !..), les prix, en possibilités diverses pour le chauffage, allaient en augmentant (une réalité et un amer constat !..)…

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Photo ci-dessus de madame Dominique Voynet, lors d’une démonstration anti EPR à Toulouse le 17-03-2007.

(tout ça pourquoi ?..)

Alors, après toutes ces propositions diverses et variées, sur le plan national, et avec le gaz, en prolongement, il faut admettre que tout n’est que leurre et dépendance, dans le sens de l’Etat et sinon des gros consortiums et fournisseurs, et avec des formes de main mise et dépendances des consommateurs que nous sommes, hélas !

Lorsque j’avais construit, il y a 35 ans de cela déjà, j’avais de suite prévu le coup, pour éviter cette forme de dépendance et main mise diverses, en faisant le choix du chauffage au bois, et à l’aide d’une cheminée, mon choix, mais..bon choix, en ce qui me concerne..

Je ne regrette rien, bien au contraire, ni dans l’ardeur de la tache, ni dans les formes de faux aléas que cela semble occasionner, vu par d’autres…

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Posté par Janus157 à 12:36 - Commentaires [8] - Permalien [#]


07 mars 2019

5G..Plus connecté..tumeur ?..

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5G..Plus connecté..tumeur ?..

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Les conséquences sur le cerveau..

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Photo ci-dessus, images IRM de l’évolution des effets dus aux ondes électromagnétiques sur un enfant de 5ans, de 10 ans, et..un adulte..

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Le réseau 5G pourrait transformer des millions de vie en cauchemar !...

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Le choix de développer la téléphonie 5G est basé sur une vitesse accrue du réseau, mais ses conséquences sur la santé ne sont pas prises en compte !

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Préambule

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  EN CES TEMPS OU L’HYPERCONNEXION EST LA NORME , l’information 2.0 fait irruption à tout moment dans nos vies, nous maintenant dans l’attente fébrile et incessante de nouveaux développements dans le fil intarissable de l’actualité globalisée. Mais s’agit-il toujours de nous informer ?

Rumeurs, théories du complot, approximations politiciennes, greenwashing, canulars, insinuations climatosceptiques, falsifications prétendument scientifiques, bidonnages journalistiques, publicités déguisées, prêches apocalyptiques…

Difficile de trouver des repères fiables dans cette cacophonie.

N’importe qui aujourd’hui peut nous adresser « du contenu », sans le moindre filtre ou presque. L’information est ainsi devenue pour certain un matériau ductile, façonnable à l’envi par la magie de la post-vérité, du buzz ou de la pseudo déconnade, l’enjeu étant pour ces manipulateurs de tout poils de capter notre attention et d’emporter notre adhésion – en jouant le plus souvent avec nos émotions – ou de susciter le soupçon en semant dans notre esprit les germes du doute…

La course à l’audience et au profit conduit chacun à publier tout et n’importe quoi.

L’état de notre planète et celui de notre société, qui se dégradent rapidement, nous invitent pourtant à procéder à des choix éclairés. Pour cela, nous devons faire preuve de vigilance vis-à-vis des messages qui nous sont envoyés, d’où qu’ils proviennent et aussi fascinants qu’ils puissent paraître. Il nous faut prendre le temps de la réflexion et de l’analyse critique, du débat aussi, toujours fécond. Nous garder de diffuser à notre tour des nouvelles dont nous n’avons vérifié ni l’origine, ni la véracité. Nous appuyer, enfin, sur des médias bien identifiés, de qualité et indépendants des enjeux de pouvoir et d’argent…

Pour ne plus être les marionnettes de ce jeu de dupes.

Par Stéphan Ferry.

(je tiens à préciser  que ce texte ci-dessus a été repris dans l’éditorial de la revue La Maison écologique n°109 de février-mars 2019)

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Il ne fait pas bon vivre à proximité immédiate des antennes relais..

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Un mât d'antenne relais à Paris en 2010 Photo Loïc Venance. AFP

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La cohabitation avec les antennes relais ne fait pas bon ménage..

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Déjà au début, et après les premières évolutions lentes, en parlant de 2G, puis 3G, tous les moyens étaient bons pour attirer et prendre une forme de clientèle et clients, de la part de certains opérateurs..

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Photo ci-dessus d’une affiche publicitaire « agressive » visant même une population très jeune.

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Remarque

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Chacun peut d'ailleurs remarquer l'omniprésence du portable lorsque l'on indique son numéro de téléphone fixe à un contact, en précisant que l'on serait joignable sur le fixe, il y a 9 chances sur 10 pour qu'on vous appelle tout de même sur le portable sans même essayer le téléphone fixe par la suite ! Pour peu que vous soyez un modéré du portable, il peut vous arriver de manquer quelques rendez-vous ! Parfois, votre interlocuteur oubliera l'information essentielle et vous dira : "vous n'êtes pas là... merci de rappeler...". Sous entendu, "vous souhaitiez être rappelé mais êtes absent, c'est donc votre faute"... Vous étiez peut-être en voiture et avez eu la bonne idée de ne pas répondre ! 

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« Si tu veux parler à Dieu, arrête-toi, choisis un endroit calme et parle-Lui...

Si, par contre, tu veux Le voirenvoie-Lui un SMS en conduisant. » *

 * Lu sur une affiche le long de la route en Floride....

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Introduction

Plus connecté tumeur ?..

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Photo ci-dessus le rapport dangereux entre le téléphone mobile connecté et le cerveau d’un enfant.

Dans un rapport rendu public début novembre, le National Toxicology Program (programme national de toxicologie des Etats-Unis) conclut à la dangerosité des radiofréquences employées pour la 2G et la 3G. Les recherches menées depuis dix ans ont notamment permis aux scientifiques d’établir un lien clair entre des tumeurs cancéreuses au cœur apparues chez des rats et leur exposition intensive à ce type d’ondes (il faut rappeler que pour la comparaison, l’espèce rat, dans le cadre d’études menées, dont en laboratoires, est celle qui s’apparente et sinon peut se comparer à l’être humain pour les effets sentis ou ressentis). Un résultat qui, s’il n’est pas forcément transposable à l’humain, devrait cependant inciter à la prudence. Cela tend en tout cas à bousculer l’hypothèse selon laquelle les ondes électromagnétiques ne poseraient pas problème tant qu’elles ne chaufferaient pas significativement les tissus. Les chercheurs ont l’intention de poursuivre leurs recherches et de s’intéresser aux technologies plus récentes telles que la 4G, la 5G et le wifi..

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TÉLÉPHONIE MOBILE : LE DANGER DISSIMULÉ !

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Le choix de développer la téléphonie 5G est basé sur une vitesse accrue du réseau, mais ses conséquences sur la santé ne sont pas prises en compte !

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Le réseau 5G pourrait transformer des millions de vie en cauchemars…

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…Pas uniquement des ÉLECTROSENSIBLES !

MAIS TOUTES VIES ;

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Et si on ne perd pas de vue l’objectif des psychopathes aux manettes qu’ils ont fait graver sur les Georgia Guide stones vers 1980 Ap.J.C. 10 commandements dont le premier stipule que la population mondiale ne devra jamais dépasser les 500 millions d’individus, ce qui représente une projection de réduction de la population mondiale de l’ordre de 95% . Et alors que nous avons pu déterminer qu’il n’y avait pas plus de « surpopulation » mondiale que de réchauffement climatique anthropique ou de beurre en branche… Tout ceci n’étant que pure  propagande eugéniste pour amener les peuples à accepter docilement leur mise sous tutelle et sous esclavage total ► La France soumise à l’Expérience de Milgram grandeur nature…

Une question à ceux qui sont d’accord que « nous sommes trop nombreux » : Qui va décider si vous aller vivre ou mourir ? Accepterez-vous de partir dans le train à destination de la Camarde ? 95% de réduction (pas sur le prix du billet hein ?..),  ça vous laisse très très peu de chance de vivre. Ça vous va ? Question posée par Résistance 71 il y a fort longtemps et dont vous pouvez lire l’importante mis à jour sur ce dossier en suivant ce lien ► https://resistance71.wordpress.com/2019/02/28/compteurs-gazpar-risques-averes-dexplosion/

Et que j’ai traité pour ma part, dans ce billet ► Linky, Gazpar & Cie ; Ce n’est pas fini ! en appelant toute personne à REFUSER TOUS LES COMPTEURS COMMUNICANTS  aussi bien que la 5G qui induit la désertification des campagnes vers des mégalopoles type Métropolis ou Smart-cities / Villes connectées, dont Nice se vantait d’en être la 4ème au monde et alors qu’elle va tester la reconnaissance faciale lors de son prochain Carnaval et malgré les molles protestations de la CNIL ; ICI

Alors que, dans le même temps, Cédric Villani, Député LaREM, Mathématicien spécialisé dans l’IA, et candidat à la Mairie de Paris, veut faire de Paris, petite et grande couronne la 1ère SMART-CITY de la Planète, puisque la devise de son Grand Maître : Macron alias Jupiter alias le Champion de la Terre est ► Make Our Planet Great Again !

▼▼▼

Aussi, je vous propose de prendre connaissance des termes de la lettre d’information gratuite publiée ce jour par le site Néo-nutrition (source anonyme) ;

Le réseau 5G pourrait transformer des millions de vie en cauchemars

Chère lectrice,

Cher lecteur,

Savez-vous ce que vivent les personnes sensibles aux ondes téléphoniques et Internet ?

« J’ai senti une vague qui m’a traversé, avec une perte de mémoire immédiate, et une perte de concentration… », victime anonyme

« J’ai soudainement perdu le contrôle de mes jambes et me suis écroulé. », Nicolas [1]

« Je ne pouvais progressivement plus parler, argumenter et même comprendre mes interlocuteurs en réunion. », Jean-Michel, 55 ans [2]

« Je sais aujourd’hui qu’à 3 heures les opérateurs téléphoniques « rebootent » les antennes relais. De fait, elles crachent un maximum d’ondes. […] Je ne peux même plus dormir avec mon mari dans notre chambre. Sinon, chaque nuit, comme c’est le cas depuis 2003, je me réveille pile à 3 heures. », Véronique, ancienne enseignante [3]

« On a mal à la tête toujours, toujours, toujours… », victime anonyme

« Je me suis sentie de plus en plus brûlée, attaquée. J’ai eu les poumons vraiment brûlés.», victime anonyme

« J’étais au restaurant avec ma femme… Soudain mon cerveau s’est mis à grésiller et ma peau à brûler, littéralement. Par la suite, j’ai ressenti des vertiges, de très violents maux de tête, des acouphènes et des troubles digestifs. », Léon, 63 ans [4]

« Comme des brûlures d’orties partout dans les bras. […] Je ne peux plus réfléchir tellement les douleurs sont fortes. […] Selon l’intensité, j’ai besoin de plusieurs jours pour me remettre », Eva, 40 ans [5].

« Je dois m’y reprendre à dix fois pour lire un article de magazine » [6]

« Des douleurs partout, avec de temps en temps des acouphènes, mais tout le temps mal à la tête… plus ou moins fort… mais sans interruption », victime anonyme

« Comme un monde où n’existeraient pas les zones non-fumeurs. », Christophe, 31 ans.

« Je me sens électrifié », victime anonyme

« À plusieurs reprises, je me suis perdue entre chez moi et la boulangerie. » [7]

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’électrosensibilité. C’est un syndrome qui touche déjà 8% de la population (selon les estimations) [8]. Mais il est difficile de connaître le chiffre réel, car ce syndrome n’est pas toujours reconnu par les autorités sanitaires [9] [10].

« On m’a déclaré en burn-out. Un autre médecin a utilisé le terme de dépression avec névrose obsessionnelle, pour vous dire jusqu’à quel point ça va. » [11]

Les personnes atteintes d’électrosensibilité voient leur vie basculer. C’est le cauchemar :

Elles ne peuvent plus travailler. Leur carrière s’arrête brutalement.

Combinaison et gants pour bloquer les champs électromagnétiques non-ionisants. Crédits : J.-B. Besençon [12]

Elles ne peuvent plus dormir, à moins d’installer leur lit dans une cage de Faraday en grillage métallique qui bloque les ondes :

Elles ne peuvent plus voyager [14].

Elles sont souvent obligées de quitter leur logement en ville pour échapper au brouillard électromagnétique.

Elles doivent investir dans des équipements coûteux pour se protéger des ondes.

Elles sont atteintes de maux pénibles : vertiges, maux de dents et de gencives, troubles du rythme cardiaque, acouphènes, douleurs articulaires, irritabilité, insomnie, dépression, fatigue permanente, difficulté à se concentrer [16].

J’entends ceux qui disent « Je suis résistant, ça ne m’arrivera jamais ».

Mais voilà, on a observé que l’électrosensibilité fonctionnait avec un effet de seuil [17] .

Il suffirait de quelques ondes en plus pour que des millions de personnes basculent dans l’électrosensibilité !?!

Voici comment fonctionne l’effet de seuil : Vous supportez bien les ondes jusqu’au jour où une dose supplémentaire vous fait basculer dans l’électrosensibilité (comme une allergie qui se déclare du jour au lendemain).

La dose supplémentaire qui vous fait basculer, ça peut être l’installation d’un compteur intelligent Linky, comme c’est arrivé à Sonia, 44 ans [18].

Après le basculement, les personnes électrosensibles découvrent qu’elles souffrent désormais de petites doses d’ondes qui ne leur faisaient rien auparavant.

Ici, on parle de victimes du compteur Linky, du wifi et de la 4G (des technologies qui opèrent en général autour de 2,5 GHz)… Alors imaginez l’épidémie de personnes d’électrosensibles que provoquerait l’arrivée de la 5G (fin 2019) qui va jusqu’à 300 GHz !

C’est de la folie.

J’ai besoin de votre aide

Pour éviter des millions de nouvelles victimes, nous devons lancer une mobilisation populaire pour faire réagir les responsables politiques.

Je vous invite à signer cette GRANDE PÉTITION NATIONALE CONTRE LA 5G.

Un grand merci,

Bien à vous,

 Lettre d’Information du 1er mars  2019 de Néo Nutrition

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Comme l’avait défini Emma Goldman : Si voter changeait quelque chose, ils (le 0.00001% ou les zélites) l’auraient rendu illégal.

Plutôt que de pétitionner, de voter, de cahierdedoléanciariser, de participer au grand Blabla voire même de quémander le RIC, et à la veille de l’Acte XVI du Mouvement des Gilets Jaunes  et puisque Macron et tout son orchestre nous démontrent qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais ;

Plus que jamais ;

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi :

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

BOYCOTT TOTAL !

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Lectures complémentaires ad hoc & connexes ;

L’abandon en 2022 du réseau téléphonique commuté, dit RTC ► 1 souci de + pour les électro-hypersensibles !

L’entreprise Crown Castle et la bête du 5G par Dean Henderson page 132 du PDF N° 81 de 136 pages

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En Suisse

Info générale

Scientifiques et médecins alertent sur les effets de la 5G..

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L'eau monte dangereusement. Photo: Marsel van Oosten - squiver.com

Plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G – cinquième génération de téléphonie mobile – jusqu'à ce que des études d'impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées préalablement à toute mise sur le marché. La 5G s'ajoutera au brouillard électromagnétique déjà produit par la 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, etc., exposition dont il a été prouvé qu'elle est nocive pour les humains et pour l'environnement. Article tiré d'un Communiqué de Presse par Etienne Cendrier, Porte-Parole de Robin des Toits, Paris, le 13 Septembre 2017.

Le déploiement de la 5G conduirait à une augmentation générale et massive de l'exposition aux ondes du sans-fil alors que les dangers de ces technologies sont établis. La technologie de la 5G est efficace sur des petites distances seulement. Elle se transmet mal à travers les solides. Il faudra beaucoup de nouvelles antennes-relais, et la nouvelle architecture du réseau exigera une nouvelle antenne toutes les 10 ou 12 maisons en zone urbaine créant de fait une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire.

Le déploiement de nouveaux transmetteurs pour la 5G (on les trouvera également dans les foyers, les boutiques, les hôpitaux) devrait générer selon les estimations entre 10 et 20 milliards de connexions (réfrigérateurs, machines à laver, caméras de surveillance, voitures et bus sans conducteur) et constituera l'Internet des objets. Tout cela augmentera substantiellement l'exposition permanente de l'intégralité de la population européenne aux champs électromagnétiques des technologies du sans-fil. Les dangers de l'exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) sont déjà démontrés. Plus de 230 scientifiques de plus de 40 pays ont exprimé leur «préoccupation sérieuse» concernant l'accroissement permanent et universel de l'exposition aux champs électromagnétiques par les technologies du sans-fil avant l'ajout du déploiement de la 5G. Ils font référence aux «nombreuses études scientifiques récentes qui ont démontré que ces champs électromagnétiques affectent les organismes vivants à des niveaux d'exposition bien en-dessous des valeurs limites internationales». Ces effets accroissent le risque de cancer, le stress cellulaire, augmentent l'apparition de radicaux libres nocifs, de dommages génétiques, de changements structurels et fonctionnels du système reproductif, de déficits d'apprentissage et de mémoire, de désordres neurologiques et d'impacts négatifs sur le bien-être. Ces dommages n'affectent pas seulement l'homme mais aussi la faune et la flore selon un nombre croissant d'études.

Pour Etienne Cendrier, porte-parole: "Robin des Toits soutient cet appel de scientifiques et de médecins de grand renom pour que la 5G ne soit pas mise sur le marché: il serait irresponsable et criminel de traiter la population en cobaye alors que les radiofréquences sont peut-être cancérigènes d'après l'OMS ..."

Etienne Cendrier
Porte-Parole national
etienne@robindestoits.org

Nous sommes plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays à demander un moratoire sur le déploiement de la 5G – cinquième génération de téléphonie mobile – jusqu'à ce que des études d'impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées préalablement à toute mise sur le marché. La 5G augmentera considérablement l'exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) et s'ajoutera au brouillard électromagnétique déjà produit par la 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, etc., exposition dont il a été prouvé qu'elle est nocive pour les humains et pour l'environnement.

La 5G conduira à une augmentation générale massive de l'exposition aux ondes du sans-fil

La technologie de la 5G est efficace sur des petites distances seulement. Elle se transmet mal à travers les solides. Il faudra beaucoup de nouvelles antennes-relais et la nouvelle architecture du réseau exigera une nouvelle antenne toutes les 10 ou 12 maisons en zone urbaine créant de fait, une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire. Le déploiement de nouveaux transmetteurs pour la 5G (on les trouvera également dans les foyers, les boutiques, les hôpitaux) devrait générer selon les estimations entre 10 et 20 milliards de connexions (réfrigérateurs, machines à laver, caméras de surveillance, voitures et bus sans conducteurs) et constituera l'Internet des objets. Tout cela augmentera substantiellement l'exposition permanente de l'intégralité de la population européenne aux champs électromagnétiques des technologies du sans-fil.

Les dangers de l'exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) sont déjà démontrés

Plus de 230 scientifiques de plus de 40 pays ont exprimé leur «préoccupation sérieuse» concernant l'accroissement permanent et universel de l'exposition aux champs électromagnétiques par les technologies du sans-fil avant l'ajout du déploiement de la 5G. Ils font référence aux «nombreuses études scientifiques récentes qui ont démontré que ces champs électromagnétiques affectent les organismes vivants à des niveaux d'exposition bien en-dessous des valeurs limites internationales». Ces effets accroissent le risque de cancer, le stress cellulaire, augmentent l'apparition de radicaux libres nocifs, de dommages génétiques, de changements structurels et fonctionnels du système reproductif, de déficits d'apprentissage et de mémoire, de désordres neurologiques et d'impacts négatifs sur le bien-être. Ces dommages n'affectent pas seulement l'homme mais aussi la faune et la flore selon un nombre croissant d'études.

Depuis l'appel de scientifiques de 2015 de nouvelles recherches ont confirmé de manière convaincante les graves risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM). L'étude officielle américaine du National Toxicology Program (NTP) qui a coûté 25 millions de dollars, montre un accroissement statistiquement significatif de cancer du cerveau et du cœur chez des animaux exposés à des niveaux de champs électromagnétiques bien inférieurs aux valeurs limites préconisées pas la Commission Internationales de Protection contre les Champs Électromagnétiques (ICNIRP) et en vigueur dans la plupart des pays. Ces résultats sont corroborés par des études épidémiologiques sur les risques de cancers du cerveau chez les humains exposés aux radiofréquences des technologies sans-fil. Un grand nombre d'études publiées dans des revues scientifiques à comités de lecture démontrent les dangers de ces expositions à ces radiofréquences pour l'homme.

Le Centre de Recherche International contre le Cancer (CIRC) qui fait partie de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classifié les radiofréquences de 30KHz – 300 GHz en «Peut-être Carcinogènes pour l'Homme» Groupe 2B. Cependant, des études parues depuis, comme celle du NTP mentionnée plus haut ainsi que plusieurs études épidémiologiques incluant les études les plus récentes sur la téléphonie mobile et risques de cancer associés confirment que les champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) sont cancérigènes.

Les préconisations de l'EUROPAEM-EMF 2016 précisent que «les preuves s'accumulent qui montrent que l'exposition permanente à certains champs électromagnétiques est un facteur de risque pour des affections telles que le cancer, la maladie d'Alzheimer, l’infertilité humaine... Les symptômes de l'Electrohypersensibilité (EHS) qui comportent : céphalées intenses, troubles de la concentration, troubles du sommeil, épuisement ainsi que des symptômes similaires à ceux de la grippe».

Or une part croissante de la population européenne est affectée par des symptômes de mal-être associés depuis des années à l'exposition croissante aux ondes des technologies sans-fil dans la littérature scientifique. La Déclaration Internationale sur l'Electrohypersensibilité (EHS) et la Sensibilité aux Produits Chimiques Multiples (MCS) de Bruxelles en 2015 stipule que :

«Au vu de nos connaissances scientifiques actuelles, nous appelons instamment tous les organismes et institutions nationaux et internationaux (...) à reconnaître l'EHS et le MCS comme de vraies pathologies considérées comme des maladies sentinelles annonciatrices d'un problème de santé publique majeur dans les années à venir dans le monde entier: c'est-à-dire dans tous les pays autorisant l'utilisation sans restriction de technologies électromagnétiques sans-fil et la commercialisation de substances chimiques. L'inaction a un coût pour la société désormais et n'est plus une option.(...) Nous appelons tous les organismes et institutions nationaux et internationaux à prendre conscience de ce problème majeur de santé environnementale (...) et que les mesures majeures de prévention primaires soient adoptées et priorisées, dans la perspective de cette pandémie mondiale».

Principe de Précaution

Le Principe de Précaution (UNESCO) fut adopté par l'Union Européenne en 2005: «l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles (...)».

Résolution 1815 (Conseil de l'Europe 2011) : «Prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l'exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l'exposition des enfants pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent plus élevés (...) D'appliquer le principe ALARA  c'est-à-dire le niveau le plus faible aussi raisonnablement que possible, à la fois pour ce qui est des effets thermiques et des effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements électromagnétiques (...) d'améliorer les critères d'évaluation des risques et la qualité de cette évaluation (...)».

Le code de Nuremberg (1949) s'applique à toutes les expérimentations sur des humains, incluant de fait, le déploiement de la 5G qui augmentera mécaniquement l'exposition aux champs électromagnétiques. Ces expérimentations «doivent résider dans les résultats d'expériences antérieures faites sur des animaux (...) L'expérimentation ne doit pas être tenté lorsqu'il y a une raison a priori de croire qu'elle entraînera la mort ou l'invalidité du sujet, à l'exception des cas où les médecins qui font les recherches servent eux-mêmes de sujets de l'expérience».

L'Agence Européenne de l'Environnement (AEE) alerte sur «Les risques liés à l'exposition aux rayonnements provenant des appareils du quotidien» même si le niveau d'exposition est bien inférieur aux valeurs limites de l'ICNIRP. L'AEE conclue «Il y a de nombreux exemples par le passé de la non application du principe de précaution qui ont eu pour résultats des dommages graves et parfois irréversibles pour la santé et l'environnement. Des expositions nocives peuvent se répandre largement avant qu'il n'y ait d'explications scientifiques des mécanismes biologiques».

Les Valeurs Limites d'Exposition protègent l'Industrie - pas la santé

Les valeurs limites de l'ICNIRP en vigueur sont obsolètes. Toutes les preuves de dommages sanitaires exposées plus haut surviennent bien en-dessous de ces valeurs. Il faut donc en établir de nouvelles. L'inadéquation des valeurs limites de l'ICNIRP résulte des conflits d'intérêts de ses membres qui sont en lien avec l'Industrie ce qui met à mal l'impartialité qui devrait être la règle lorsqu'on fixe les seuls d'exposition aux rayonnements non-ionisants. De plus lorsqu'on évalue des risques cancérigènes, il est indispensable de disposer de scientifiques ayant des compétences en médecine et singulièrement en oncologie.

Les valeurs limites actuelles sont basées sur l'hypothèse dépassée que les seuls effets critiques pour la santé de l'exposition aux champs électromagnétiques sont de nature thermiques alors que de nombreux scientifiques ont démontré qu'il y avait bien des affections et effets qui n'ont absolument rien à voir avec les effets thermiques (effets non thermiques ou spécifiques) à des niveaux très inférieurs aux seuils d'exposition mis en place par l'ICNIRP.

Nous demandons à l'Union Européenne:
  1. De prendre toutes les mesures raisonnables pour suspendre tout déploiement de la 5G jusqu'à ce que des scientifiques indépendants puissent assurer que la 5G et les champs électromagnétiques générés par les technologies sans-fil (5G ainsi que les 2G, 3G, 4G et le WI-Fi) ne présentent aucun danger pour la population européenne, particulièrement les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes ainsi que pour l'environnement.
  2. Que tous les pays de l'Union et leurs agences de sécurité sanitaire adoptent la Résolution 1815 et informent leurs populations, leurs corps enseignants et leurs corps médicaux des risques induits par l 'exposition aux champs électromagnétiques des technologies sans-fil. Comment et pourquoi il faut s'en prémunir singulièrement dans les centres de soins, les écoles, les foyers, les lieux de travail; les hôpitaux et maisons de retraite.
  3. De mettre en place sans attendre des comités scientifiques dont l'indépendance sera garantie par l'absence de liens avec l'industrie pour réévaluer le niveau de risque et
    a) de mettre en place de nouveaux seuils d'exposition vraiment protecteurs pour l'exposition aux ondes des technologies du sans-fil au sein de l'Union;
    b) d'étudier les effets cumulatifs de l'exposition affectant la population européenne;
    c) de mettre en place des règles légales au sein de l'Union sur les façons d'éviter une exposition supérieure aux nouvelles valeurs limites afin de protéger la population particulièrement les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes.
  4. D'empêcher l'industrie des télécommunications sans-fil via ses lobbies d'influencer les décideurs de l'Union à autoriser de nouvelles technologies propageant des champs électromagnétiques de radiofréquences ceci incluant la 5G.
  5. De privilégier et de mettre en place des télécommunications filaires plutôt que sans-fil.

Nous attendons une réponse au plus tard au 31 octobre 2017 aux deux premiers signataires sur les mesures que vous prendrez pour protéger la population européenne des champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) et singulièrement de la 5G. Cet appel ainsi que votre réponse seront rendus publics.

Respectueusement,

Rainer Nyberg EdD, professeur émérite (Åbo Akademi), Vasa, Finlande

Lennart Hardell MD, PhD, Professeur (assoc) Département d'Oncologie, Faculté de Médecine et Santé, Hôpital Universitaire,
Örebro, Suède

Texte original en anglais

5g

Réseau 5G: l’angoisse des antennes !

LUNDI, 19.03.2018

Jacques Neirynck*

L’utilisateur suisse du téléphone mobile réclame le téléphone pour lui-même et refuse l’antenne pour les autres. Or, il y a de plus en plus d’utilisateurs.

En 2014, il y avait dans le monde 7,175 milliards d’habitants et 6,915 milliards d’abonnements téléphoniques au mobile, ce qui correspond à un taux de pénétration global de 96%, qui atteint en Suisse 136%.

Aucun appareil n’a effectué une percée aussi fulgurante en un quart de siècle. Le superflu est toujours plus attrayant que le nécessaire. Les frais de santé n’ont pas cru dans la même proportion, mais c’est toujours trop.

Or sans antenne, il n’est point de téléphonie sans fil. Peu d’antennes de faible puissance signifie des communications aléatoires, plus lentes que celles possibles avec un réseau 5G. Or l’usager suisse est exigeant. Le volume total des données par accès du mobile à Internet a été multiplié par 30 entre 2009 et 2016.

La population méfiante attribue aux antennes une nocivité d’autant plus inquiétante qu’elle est mal définie. En dehors d’un effet thermique identique à celui des fours microondes, le rayonnement est accusé de maux divers, insomnies, maux de têtes, etc.

Bien que les symptômes soient reconnus, ce lien de causalité n’est pas confirmé. Les essais cliniques, où les patients sont exposés à des champs tantôt réels, tantôt factices, ont démontré que les personnes hypersensibles étaient incapables de les distinguer. Aucune étude publiée ne permet de conclure à l’existence d’un lien de causalité entre ces troubles revendiqués et les ondes. Leur cause est sans doute l’angoisse de les éprouver.

L’usager s’expose à un risque supplémentaire lorsqu’il porte l’appareil à son oreille au lieu d’utiliser une oreillette. Une étude, dont les premiers résultats ont été publiés en mai 2010,ne montre pas de corrélation entre l’utilisation du téléphone mobile et le risque de tumeurs au cerveau.

En 2007 une étude israélienne financée en partie par l’OMS a par contre mis en évidence un risque de tumeur de la glande parotide accentué chez les personnes utilisant leur téléphone mobile plus de 45 minutes par jour.

Une ordonnance suisse du 1 février 2000 limite les émissions des champs électriques et magnétiques, générées par des installations stationnaires dans une gamme de fréquence allant de 0 Hz à 300 GHz, à une norme dix fois plus faible que celles de l’UE. Le Conseil des Etats a refusé de relever cette norme, soutenu par la FMH. On se retrouve donc dans la situation du moratoire des OGM. Le peuple souverain veut le beurre et l’argent du beurre, la jouissance de la technique de pointe sans courir aucun risque. Puisque tel est son caprice, on ne peut que s’incliner.

Néanmoins il faudrait lui expliquer que toute technique comporte des avantages, y compris en matière de santé, de sécurité et de longévité, mais aussi des dangers. Peut-être certaines personnes sont-elles vraiment hypersensibles aux rayonnements, comme d’autres aux pesticides, aux métaux lourds et à la fumée passive.

Aucune étude statistique ne peut mettre en évidence ces effets marginaux. Pour préserver quelques individus, on peut maintenir des normes très strictes.  La question insoluble est de savoir s’il le faut, et jusqu’où il faut aller. Ne périssons-nous pas tous un jour par une cause aléatoire, imprévue, mais fatale?

* Professeur honoraire EPFL

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Photo ci-dessus - application "Instagram" sur Smartphone.

Comment la 5G va nous faire basculer dans le monde de l'internet des objets

Par Natacha Delmotte I Publié le 18 Mai 2016

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Alors que la 4G ne s'est pas encore totalement déployée, le prochain standard de connexion mobile est déjà en cours de développement. Visant à assouvir des besoins de connexion en hausse constante, la 5G permettra à tous les objets connectés d'interagir en temps réel. Décryptage.

Imaginez un monde dans lequel vous pouvez télécharger un film en ultra HD en une seule seconde. Un monde où tous les objets communiquent entre eux en temps réel et dans lequel réseau mobile, Wifi et Bluetooth ne font plus qu'un. Ce monde, c'est la 5G... ou plutôt ce sera. 

Ce standard de connexion n'existe pas encore et pourtant, il ne cesse de battre des records. Le 11 mai, une équipe d’ingénieurs des universités de Bristol (Royaume-Uni) et de Lund (Suède) ont réussi à multiplier par 22 l’efficacité du spectre actuel de la 4G dans le cadre de leurs recherches sur la 5ème génération de standard pour la téléphonie mobile

Si ces informations paraîtront un peu obscures au néophyte, elles signifient en tout cas que les recherches sur la 5G vont bon train. Et la France n’est pas en reste. Jusque fin juin, Orange effectue des expérimentations dans le territoire de Belfort sur des fréquences encore jamais utilisées pour le réseau mobile. 

Alors que la 4G ne s’est pas encore déployée sur l’ensemble du territoire, la course à la 5G est donc lancée. Mais pour l’instant, on ne sait pas exactement quelles seront les caractéristiques de cette 5ème génération de standards pour téléphonie mobile

Pour s'en faire une idée, il suffit d'observer le monde qui vient. Un monde où de plus en plus d’objets sont connectés, faisant exploser la demande en matière de connexion... Le réseau devra être en mesure de la satisfaire, grâce à de nouveaux standards dont la conception relève du défi technologique. 

LES CARACTÉRISTIQUES RÊVÉES DE LA 5G

Comme pour le passage de la 3G à la 4G, la rapidité du réseau sera la première caractéristique "révolutionnaire" du réseau 5G. Sauf que, cette fois, on nous promet une accélération encore plus forte. 

Instituts de recherche et multinationales ne cessent de battre des records en terme de débit. Nokia est parvenu à transférer des données à la vitesse de 10 gigabits (Gb) par seconde, quand l’université du Surrey (Royaume-Uni) l'a fait à 1 Térabit par seconde en laboratoire, soit 1 000 Gb ! 

En conditions réelles, Huawei a obtenu la vitesse de 3,6 Gb par seconde : dix fois plus rapide que la 4G. À terme, les grands acteurs des nouvelles technologies tableraient sur une vitesse de 5G à 10 Gb par seconde pour la 5G. Près de 30 fois la vitesse de la 4G

La 5G n'aura pas pour seule caractéristique son haut débit. Prévue pour 2020, elle va devoir s'inscrire dans le monde de l'Internet des objets Entre 50 et 200 milliards d’objets connectés, à l'image des instruments de mesures médicaux ou des voitures autonomes, échangeront alors des données et réagiront en conséquence. 

Pour répondre à un tel besoin de réactivité, les ingénieurs de la 5G vont devoir considérablement réduire le temps de latence, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre le moment où on donne un ordre et son exécution. Ce délai devrait être d'une milliseconde, contre une demi-seconde aujourd'hui avec la 4G.  

L'Internet des objets implique aussi que la couverture réseau soit la même partout, avec une capacité de réponse importante, sans risquer la saturation en ville. Un réel défi sur le plan technique. 

DÉFIS TECHNOLOGIQUES

Pour être capable de transférer de tels flux de données, plusieurs technologies sont envisagées. Mais la 5G ne serait pas supportée par une technologie unique, mais par différentes technologies adaptées à différents usages, comme l'explique Numerama . Contrairement à la 4G, qui est un simple standard de connexion, elle sera un écosystème de connexions. 

Parmi les technologies pressenties aujourd'hui, les ondes millimétriques, notamment celles à très hautes fréquences. Jusqu’à présent, elles étaient principalement réservées à des usages militaires et pas suffisamment fiables à grande échelle. 

Mais cette technologie présente un inconvénient : plus la fréquence est grande, moins la portée est élevée. La 5G donc se propagera seulement sur quelques centaines de mètres avant de rencontrer des obstacles... l'empêchant de continuer son chemin. 

D'où la nécessité d'une une nouvelle architecture du réseau. Pour être efficace, la 5G devra être associée à de petites antennes, tous les 100-200 mètres, là où celles d'aujourd'hui émettent sur de vastes étendues. Les “small cell ” pourraient aussi être une réponse à cette difficulté technique. Installées dans le mobilier urbain, ces petites antennes de télécommunication pourraient assurer la couverture régulière de la ville. 

Quant aux zones rurales, Google et Facebook sont en train de réfléchir à la possibilité d’y amener le réseau par drones. En attendant, leurs habitants devront s’adapter aux ondes plus basses fréquences comme celles utilisées pour la 4G et la 3G, qui cohabiteront, au moins un temps, avec celles utilisées pour la 5G.

Tous les objets connectés n’ont pas les mêmes besoins. Pour permettre à leurs usagers des économies d’énergie, la 5G pourrait déterminer la technologie la plus appropriée en fonction des usages. 

“Il y a une plus grande variété de besoins, il y aura donc plus de bandes de fréquences utilisées”, explique Nicolas Demassieux, directeur des Orange Labs, au Journal du Net. “Dans ce contexte, il faudra donc aussi mettre au point les bons algorithmes pour utiliser la bonne fréquence, au bon moment”.

DES RISQUES POUR LE CONSOMMATEUR ?

A l’échelle du consommateur, l’arrivée annoncée de la 5G se veut révolutionnaire. L'instantanéité, l'ultra-rapidité doit permettre de rendre rendre tous les contenus - y compris les plus volumineux, comme les vidéos HD - en quelques secondes tout au plus. Elle permettra aussi de contrôler sa maison à distance, rendra "intelligent" l'électroménager et réduira la consommation énergétique villes, notamment grâce à des solutions d'éclairage connecté. 

Elle posera aussi plusieurs questions. D'abord celle du prix. La 5ème génération de standard pour la téléphonie mobile est susceptible de mettre fin à la connexion"gratuite" à Internet que permet aujourd’hui le Wifi, par exemple. Le bluetooth, le Wi-Fi, la 4GTout serait fusionné en un seul réseau, dont l'accès, évidemment, serait tarifé.

Les conséquences de la 5G sur la santé sont aussi source d’interrogation. La multiplication des ondes transmises entre les objets connectés va nous exposer de plus en plus, et personne ne peut prévoir les conséquences que cela aura sur la santé. 

En Nouvelle-Zélande, l’université Massey va lancer une étude pour évaluer les effets de l'exposition aux ondes électromagnétiques l'intensité des futures technologies de connexion. Les recherches vont débuter en 2017. À la tête de cette étude, un chercheur, Faraz Hasan, qui en résume l'enjeu : 

“Si on découvre que les futures transmissions sans fils sont sans danger pour la santé, la confiance du consommateur dans les futurs services de télécommunications n’en sera que renforcée. Cependant, si le projet montre que le réseau 5G a, ou pourrait, avoir des conséquences sur la santé, il faudrait que les industriels modifient ces technologies sans fil pour s’assurer du bien-être de l’humanité.” 

Le calendrier précis de développement de la 5G n'est pas arrêté. Mais la plupart des institutions et multinationales se fixent comme objectif de la rendre disponible dès 2020

La course a déjà commencé. La Corée du Sud a annoncé vouloir installer les premières installations pour les JO de 2018 à PyeongChang. Le Japon la veut dès 2020 pour les JO de Tokyo. En France, Orange a annoncé que la 5G serait déployée à partir de… 2025, le temps pour l'entreprise de rentabiliser la 4G

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Telephone operators, 1952 (Crédit : Seattle Municipal Archives/Flickr)

Volet important !

Le tout connecté et la dépendance du téléphone portable..

Les Smartphones, pas sans risques !..

Tour d’horizon

L’ I-Phone c’est..Apple

Comme pour Microsoft, il faut penser..N.S.A. pour les deux..

Samsung c’est..Japonais.

Huawei c’est..Chinois..

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Photo ci-dessus du Huawei P9 Lite double sim.

En parlant de Huawei

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Photo ci-dessus du Huawei Mate 10 Pro.

Huawei vante ses progrès dans la 5G lors de la Conférence mondiale de l’internet à Wuzhen, en mars 2018.

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Photo ci-dessus du Huawei Mate 20 Pro.

Huawei nouveau cheval de Troie pour l’espionnage sous toutes ses formes ?

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Huawei le cheval de Troie des espions..Chinois !

Huawei a-t-il noyauté les réseaux mobiles du monde entier au profit des services chinois ? Le soupçon ne date pas d’hier : la plupart des pays occidentaux sont persuadésque le géant  de Shenzhen est en réalité un sous-marin de l’armée chinoise, chargé de collecter des informations en se servant de ses installations et de ses produits largement présents dans le monde.

La Chine a d’ailleurs adopté en 2017 une loi nationale sur le renseignement obligeant tout citoyen ou organisme chinois à collaborer avec les services secrets.

  En juillet 2018, la réunion annuelle des chefs espions de plusieurs pays occidentaux s’achève sur un constat glaçant : Huawei est devenu un risque vital pour les démocraties. Sous la férule de Pékin qui a décidé d’en faire le « champion » des télécoms, il a acquis une énorme avance dans la technologie 5G.

  Au moment où le monde s’apprête à basculer dans ce nouvel écosystème*, Huawei se révèle être la seule firme capable d’en maîtriser tous les segments, des antennes-relais aux puces de microprocesseurs en passant par les serveurs et les Smartphones. Le voilà donc idéalement placé pour façonner les nouveaux standards, décrocher de juteux contrats, et diffuser très largement son matériel.

  Or, c’est là que le bas blesse : Huawei, qui a la possibilité de planter dans ses appareils des backdoors, des accès secrets, pourrait donc être à même d’intercepter les données, ou de perturber les réseaux. Le système sera d’autant plus vulnérable que grâce à sa vitesse (100 fois supérieure à celle de la 4G), la 5G permettra aux machines d’échanger entre elles, générant encore plus de données. Ce que l’on appelle l’ « internet des objets », dont l’usage sert à la fois civil et militaire

  Les grands pays démocratiques, après avoir laissé à Huawei la bride sur le cou, ont finalement pris conscience de la nécessité de limiter les risques. D’où les nombreux ennuis que rencontre aujourd’hui le géant chinois (1).

*Un téléphone portable, au regard de ces différents composants, dont matières premières rares extraites du sol, comme cette technique 5G est tout sauf un..  « écosystème » au sens louable du terme !!!

(1) En effet, l’Allemagne avait déjà soulevé ce problème en amont, durant l’année 2017 et surtout 2018, avec ce risque en « crash bug total », non négligeable et à prendre en compte de façon sérieuse !

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Photo ci-dessus de trois Smartphones Huawei.

Après la Nouvelle Route de la soie voulue par le gouvernement chinois, pas rien, car il s’agit d’un projet gigantesque de l’ordre de un trillion de dollars ! La Chine s’est lancée dans un grand et vaste programme de conquête mondiale !

Le programme « Huawei » et la nouvelle 5G sont la 11ème nouvelle cible parmi les 15 nouvelles cibles, au total, de l’empire chinois !!!

Il faut se rappeler que tout début décembre 2018, les Etats-Unis font arrêter la directrice financière de Huawei et qui n’est autre que la fille du fondateur du groupe..

La directrice financière du géant chinois Huawei, fille de son fondateur, a été arrêtée au Canada, à la demande de Washington. Un nouvel épisode du bras de fer entre la Chine et les Etats-Unis pour la suprématie dans le secteur des hautes technologies.

Nouveau bras de fer en vue entre Washington et Pékin. Meng Wanzhou, directrice financière du groupe chinois Huawei, a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver, au Canada, et risque une extradition vers les Etats-Unis, a annoncé mercredi le département canadien de la Justice, sans donner davantage de précision sur les motifs de cette arrestation. Cette arrestation est liée à une violation des sanctions contre l'Iran instaurées par Washington, a déclaré une source informée de la situation. Reuters n'a pu vérifier la nature exacte des accusations portées contre Meng Wanzhou.

Huawei a confirmé l'arrestation de sa dirigeante et a déclaré que peu d'informations lui avaient été fournies concernant les accusations portées contre elle. Dans un communiqué, l'équipementier télécoms chinois a ajouté "n'être au courant d'aucun agissement répréhensible" de la part de Meng. L'ambassade de Chine au Canada a dit s'opposer à cette arrestation et a demandé la libération immédiate de Meng. Aucun commentaire n'a été effectué par le département américain de la Justice. Un porte-parole du parquet de Brooklyn, à New York, qui est selon des sources en charge de l'enquête, n'a pas fait de déclaration.

Des sources ont déclaré en avril à Reuters que les autorités américaines enquêtaient sur Huawei depuis au moins 2016, soupçonnant le groupe chinois de livrer des produits d'origine américaine en Iran et dans d'autres pays en violation aux règles et sanctions instaurées par Washington. Cette affaire rappelle le cas d'un autre équipementier de télécommunications chinoise, ZTE, qui a plaidé coupable en mars 2017 d'avoir fourni illégalement à l'Iran des technologies américaines. Washington a sanctionné ZTE en interdisant en avril dernier aux sociétés américaines de vendre des composants à l'équipementier télécoms. Celui-ci a passé en juin un accord avec l'administration américaine pour lever cette interdiction en échange d'une amende d'un milliard de dollars (845 millions d'euros).

En janvier 2013, Reuters rapportait les liens très étroits entre Huawei et la firme Skycom Tech, basée à Hong Kong, qui avait tenté de vendre du matériel informatique Hewlett-Packard sous embargo au principal opérateur téléphonique d'Iran. Meng Wanzhou a siégé au conseil d'administration de Skycom entre février 2008 et avril 2009, selon les dépôts au registre de la firme à Hong Kong. Plusieurs anciens et actuels directeurs de Skycom semblent avoir des liens avec Huawei. L'annonce de l'arrestation de Meng intervient quelques heures après que l'opérateur télécoms britannique BT a annoncé qu'il retirait les équipements de Huawei du coeur de ses réseaux 3G et 4G et ne les utiliserait pas non plus sur les parties centrales de son réseau de téléphonie mobile 5G.

Selon le communiqué de Huawei, Meng Wanzhou a été arrêtée lors d'une correspondance au Canada entre deux vols. La firme a déclaré se plier à toutes les règlementations et sanctions décidées par les Etats-Unis, ainsi qu'à toutes les autres règlementations. Selon les observateurs, l'arrestation de la dirigeante de Huawei serait une nouvelle tentative de Washington de brider les ambitions de la Chine dans les hautes technologies, Huawei constituant un des principaux étendards de l'Empire du milieu dans ce domaine. Pékin compte en effet sur son fleuron pour imposer des normes chinoises dans la 5G.

Le bras de fer, entre la Chine et les Etats-Unis, continue, au sujet du groupe Huawei et surtout de la 5G…

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L’Hyper- dépendance !

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Pour terminer

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Cela fait maintenant bien quelques années déjà que l’ADEME mets en alerte et prévient des méfaits engendrés par ces ondes électromagnétiques, comme des risques encourus sur le plan cancérogène, et ce, depuis l’apparition de la 3G..

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Pour conclure

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Force est de constater que malgré les différentes campagnes de sensibilisation comme préventions au regard du public, de la part de l’ADEME tout comme dans la revue UFC QUE CHOISIR, les différentes informations fournies de par et d’autre ne semblent en rien affecter la soif toujours plus grande du « tout connecté », en permanence, comme du modèle de « smartphone », de préférence « dernier cri », sans oublier cette norme 5G, en transfert et débit

 

 

Posté par Janus157 à 22:08 - Commentaires [16] - Permalien [#]

01 mars 2019

L'hiver..s'estompe..Prémices du..Printemps ?..

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L'hiver s'estompe..prémices du..Printemps ?..

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Photo ci-dessus d'un chalet, avec un tas de bois, bûches bien rangées.

Comme sur cette photo, avec ce tas de bois, mon tas de bois, juste à côté de notre maison, côté nord-est, a quelque peu diminué.

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Cependant, il reste encore bien la valeur de 8 bons stères de bois, je rassure, et donc de quoi tenir jusqu'au printemps officiel, pas seulement sur la date du calendrier, mais par chez nous, après Pâques..

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Il n'est pas rare, bien au contraire, de croiser ou rencontrer des animaux en forêt, comme ici, pour ces deux chevreuils, en quête de nourriture, et à la sortie de l'hiver.

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A présent, ce sont les perce-neige, premières sentinelles de la nature, et qui nous annoncent la fin progressive de l'hiver, et l'arrivée pas à pas, du Printemps, et c'est tant mieux !

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Là aussi, bien souvent, on peut découvrir et/ou apercevoir, ci et là, des perce-neige, encore dans la neige, sous la neige ou recouvert de neige.

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Photo ci-dessus de ''Galanthus nivalis'', autrement dit perce-neige.

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Photo ci-dessus d'une fleur de perce-neige.

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Photo ci-dessus, détail d'une fleur de perce-neige.

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Photo ci-dessus d'un petit bouquet de perce-neige.

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Photo ci-dessus de perce-neige que l'on peut rencontrer en forêt.

Cela fait maintenant bien sept à dix jours que l'on peut voir les perce-neige, avec leur clocheton si particulier.

J’ai également eu droit à mon premier ballet de mésanges charbonnières qui s’en donnaient à cœur joie dans nos arbres fruitiers, juste derrière la maison.

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J’ai aussi vu mon premier papillon de l’année, le dimanche 17 février au matin, en me rendant à pied à la boulangerie.

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Photo ci-dessus du nacre de la canneberge.

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Photo ci-dessus du nacre de la canneberge.

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Photo ci-dessus du damier de la succise .

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Photo ci-dessus d'un papillon appelé "Belle-Dame", pour la comparaison.

En tout cas, je ne saurais dire, encore moins préciser, s’il s’agissait du nacre de la canneberge ou encore du damier de la succise, car, je ne suis pas entomologiste, même si je connais pourtant bien la plupart de nos papillons de France, tout comme ceux de la région et du département où dans et autour de notre localité.

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D’habitude, ceux que j’aperçois en tout premiers sont le citron et la piéride ou encore le paon du jour.

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Photo ci-dessus d’un citron, papillon caractéristique par sa couleur jaune citron, bien reconnaissable parmi d’autres.

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Photo ci-dessus du papillon appelé- péris - brassicae, ou de la piéride des choux.

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Photo ci-dessus d'un autre papillon - piéride des choux.

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Photo ci-dessus du paon du jour.

Par contre depuis ce lundi passé le 25, j’ai eu l’occasion de voir des paons du jour.

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Et même un citron.

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Et pour..terminer..

Avec le retour des beaux jours..

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Photo ci-dessus de..Scarlett Johansson, en train de s'épiler les jambes..

Serait-ce..là, un signe..avant-coureur de l'arrivée du Printemps ?

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C’est là d’ailleurs la meilleure occasion de pouvoir vérifier son acuité visuelle et sinon la qualité optique des verres de lunettes..

N'allez-pas vous..brûler les yeux trop vite, ni de suite..

Bon weekend à toutes et à tous !

 

 

Posté par Janus157 à 13:27 - Commentaires [15] - Permalien [#]

27 février 2019

Taxe carbone..et vraie pollution..

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Taxe carbone..et vraie pollution..

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Pollution, la face cachée des paquebots..

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Un paquebot de croisière émet autant de particules fines qu'un million de voitures

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Un bateau de croisière peut émettre en une journée autant de particules fines qu'un million de voitures, d'après un reportage d'investigation diffusé sur la chaîne britannique Channel 4 pour l'émission Dispatches. Une information qui prend un certain sens, dans le cadre des surtaxes sur le diesel, pour raison écologique, affectant le diesel...

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Photo ci-dessus - Projet de surveillance - pollution bateaux - en Mediterranée.

Les passagers de paquebots de croisière pensent souvent respirer un air marin et pur, mais ils inhalent en réalité une grande quantité de particules très fines. 

Autant de particules fines qu'un million de voitures

Le niveau de pollution sur le pont de certains bateaux est parfois même pire que celui des mégalopoles les plus polluées du monde. Les journalistes ont mené l'enquête sur des paquebots de la compagnie P&O Cruises, le plus grand opérateur de croisières en Grande-Bretagne

Les conclusions de ce reportage sont sans appel : un seul paquebot peut émettre autant de particules qu'un million de voitures. Des chiffres qui ne peuvent qu'inquiéter, quand on sait que les Britanniques sont aujourd'hui près de 2 millions à partir chaque année en croisière, pour plus de 615 000 Français

L'enquête démontre également que trente bateaux de croisières produisent autant de pollution que toutes les voitures en service au Royaume-Uni

Un air aussi pollué qu'à New-Delhi ou Shanghaï

A l'aide d'un outil de mesure de la pollution placé sur un navire pouvant transporter plus de 2000 passagers, les auteurs de l'enquête ont pu déterminer que le volume de particules fines sur le pont du bateau s'élevait à 84 000 par cm³. Pire, les mêmes mesures ont établi que le taux de particules fines atteignait les 144 000 par cm³ près des cheminées, avec un pic à 226 000 ! Un tel volume de particules fines constitue le double de celui du quartier de Piccadilly Circus, à Londres

« On pourrait relever de tels volumes dans les villes les plus polluées du monde comme Shanghaï ou New Delhi » s'alarme le docteur Matthew Loxham dans le reportage. « Une exposition de courte durée peut causer des problèmes respiratoires, notamment chez les personnes asthmatiques ou celles souffrant de maladies cardiovasculaires », prévient-il. Quant aux membres d'équipage, exposés régulièrement à ces particules, ils pourraient présenter des symptômes que « nous commençons juste à comprendre », termine le docteur Loxham.

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Photo ci-dessus du paquebot « Azura » aux Pays-Bas.

Fait suite un commentaire « pêché » sur Agoravox..

Commentaire de Legestr glaz 

sur Monsieur Macron invente un Watergate Machiavélique

Legestr glaz 23 octobre 2018 10:25

@troletbuse

Vous avez oublié les « paquebots » de croisière à quai. Ils polluent comme des damnés, dans la plus grande impunité.

Un bateau de croisière peut émettre en une journée autant de particules fines qu’un million de voitures

«  Piscine, restaurants, sorties balcons, bars… à quai, ils doivent pouvoir continuer à couvrir leurs besoins en électricité à bord : « Or un paquebot pollue autant qu’un million de voitures, en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote », explique Michel Bromel de France Nature Environnement (FNE). C’est ce qu’avait mesuré cette association, il y a trois ans, à Marseille. »

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https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-pollution-grand-large-une-croisiere-en-paquebot-ca-vous-tente-revenez-avec-un-cancer-du-poumon-136865

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0302152952941-pollution-la-face-cachee-des-paquebots-2202464.php

Ces paquebots de croisière qui continuent à polluer en toute impunité !!!

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Pollution, la face cachée des paquebots

05/09/18 

Un navire de croisière à l’arrêt pollue autant qu’un million de voitures !

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Si la préservation de la création devrait être une préoccupation sincère des patriotes, l’écologie s’est transformée en prétexte moral pour culpabiliser et rançonner facilement les Français… Le niveau de pollution de ces gros navires de croisière, montre que les mesures de rétorsion contre les voitures particulières, ne sont qu’une vaste fumisterie inefficace…  Même à l’arrêt, les navires de croisière ne s’arrêtent jamais. L’association France nature environnement (FNE) a mesuré qu’un paquebot à l’arrêt polluait autant qu’un million de voitures, en termes d’émission de particules fines et de dioxyde d’azote. Lundi 20 juillet, l’ONG a démarré une action de sensibilisation dans le port de Marseille pour alerter sur la pollution de l’air générée par les bateaux restés à quai. Chaque jour, des dizaines de navires de croisière transportant des miliers de passagers stationnent dans la cité phocéenne le temps d’une escale, ou avant embarquement. Problème : même à quai, les moteurs des navires continuent de tourner pour alimenter en électricité les cuisines, les restaurants, les salles de loisirs ou l’air conditionné… « Hier, c’est un paquebot pouvant embarquer 6 000 passagers et 2 000 membres d’équipage qui stationnait au port, décrit au Parisien Adrien Brunetti, chargé de mission santé au sein de FNEL’équivalent d’un village de 8 000 habitants. » Le nature du carburant en cause L’ONG allemande Nabu, chargée de mesurer les émissions de particules fines de ces navires, a démontré que plus de 60 000 particules extrafines par centimètre cube ont été mesurées près du terminal croisière de Marseille, contre 3 000 particules par centimètre cube au parc du Pharo, près du Vieux-Port, qui sert de référence. Cette la différence s’explique par la nature du carburant utilisé par les navires de croisière : « Le fioul lourd des navires est très polluant et possède une teneur en soufre plus de 3 500 fois supérieure à celle du diesel des voitures », indique Adrien Brunetti. Son impact sur le santé est majeur. Il peut à long terme engendrer des maladies respiratoires, des décès prématurés ou des cancers des poumons. Selon le site Consoglobe, les croisières émettent aussi de nombreux déchets rejetés directement dans l’océan, comme les eaux usées. France nature environnement souhaite qu’une zone de contrôle des émissions de soufre en Méditerranée soit mise en place, comme c’est déjà le cas en mer Baltique, dans la mer du Nord ou dans la Manche. Les gestionnaires du port de Marseille ont prévu d’installer, d’ici la fin d’année, un dispositif d’alimentation électrique qui éviterait de faire tourner les moteurs.
Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com

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Pour la première fois en France, le capitaine d’un navire de croisière condamné pour pollution de l’air !

Le capitaine d'un bateau de croisière au tribunal pour pollution atmosphérique

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L’Azura dans le port de Stockholm. (Illustration) Wikicommons/Ludovic Péron.

C’est ce qui est arrivé pour le paquebot Azura..

Selon le tribunal correctionnel de Marseille, le croisiériste «savait pertinemment le caractère irrégulier du fioul brûlé».

Il avait été épinglé fin mars à Marseille avec du fioul trop polluant. Evans Hoyt, le capitaine américain de l’Azura, un paquebot de croisière long de 300 mètres, a été condamné lundi à 100 000 euros d’amende pour avoir enfreint les normes anti-pollution de l’air.

Une partie de l’amende pénale qui lui a été infligée, à hauteur de 80 000 euros, devra être réglée par son employeur, le groupe Carnival, maison-mère de P & O Cruises.

Cette condamnation est conforme aux réquisitions du parquet, à l’origine de ces poursuites inédites en France.

Carnival, leader mondial du secteur de la croisière, « a souhaité économiser de l’argent au mépris des poumons de tout un chacun, dans un contexte de pollution majeure de l’air causée pour partie par les croisières » dans le premier port de France, avait cinglé le procureur Franck Lagier à l’audience du 8 octobre.

Un carburant plus polluant mais moins cher

Le fioul brûlé par le paquebot que ce capitaine de 58 ans commandait avait été contrôlé le 29 mars dans le port de Marseille, dépassant les valeurs limites en souffre des normes européennes antipollution, à 1,68 % quand la limite était fixée à 1,50 %.

Le capitaine avait été auditionné quelques jours plus tard lors d’une escale dans le Var et il avait reconnu les faits. L’emploi de fioul ne respectant pas les normes en vigueur permet en général aux compagnies de limiter leurs coûts. En annonçant en avril engager des poursuites à son encontre, le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, avait frappé un coup en matière de lutte contre la pollution atmosphérique.

Le tribunal a rejeté toutes les nullités invoquées par la compagnie, dont les avocats remettaient en cause la législation française et les normes antipollution, décidées au niveau européen, qu’elle considérait comme trop floues.

Parties civiles, France Nature Environnement, Surfrider Foundation et la Ligue de protection des oiseaux ont obtenu chacune 5 000 euros de dommages et intérêts. Selon ces associations, les émissions polluantes des navires de croisière peuvent être 1 500 fois supérieures à celles des véhicules particuliers.

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Pour la première fois en France, un navire de croisière est condamné pour pollution de l’air !

Le capitaine de l’« Azura » et son armateur paieront 100 000 euros pour avoir utilisé un carburant trop riche en soufre.

Par Stéphane Mandard Publié le 26 novembre 2018 à 10h31 - Mis à jour le 26 novembre 2018 à 14h58

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Photo le paquebot « Azura » aux Pays-Bas, le 29 mai. TOMI FÜLESI / PUBLIC DOMAIN MARK 1.0

C’est un coup de semonce dans le monde feutré de la croisière, et une première judiciaire en France. Le leader mondial du secteur, le groupe américain Carnival a été condamné, lundi 26 novembre par le tribunal correctionnel de Marseille, pour avoir enfreint les normes antipollution. Evans Hoyt, le capitaine de l’Azura, un géant des mers qui faisait escale dans la cité phocéenne en mars, a été condamné à 100 000 euros d’amende. Le jugement précise que l’armateur devra s’acquitter de 80 000 euros, correspondant à 80 % de cette amende. Contacté par Le Monde, Me.Bertrand Coste, qui avait demandé la relaxe pour son client, indique qu’il va faire appel.

Le capitaine américain de l’Azura et le groupe Carnival étaient poursuivis pour « utilisation, par un navire en mer territoriale, de combustible dont la teneur en soufre est supérieure aux normes autorisées en matière de pollution de l’air ». Le paquebot avait été contrôlé le 28 mars par le Centre de sécurité des navires lors d’une escale dans le port de Marseille. Les inspecteurs avaient constaté qu’il utilisait un carburant avec une teneur en soufre de 1,68 %, supérieure à la limite autorisée (1,5 %).

« Economiser de l’argent au mépris des poumons »

La décision du tribunal était très attendue. Marseille, qui doit accueillir cette année 530 escales, vise la place de premier port de croisière du bassin méditerranéen – avec 2 millions de passagers à l’horizon 2020. Avec ses 290 mètres de long, 1 557 cabines et quatorze ponts, l’Azura fait partie de ces géants des mers qui libèrent quotidiennement leur flot de touristes dans la cité phocéenne, mais aussi leurs immenses panaches de fumée« Le marché de la croisière est en pleine expansion, en particulier en Méditerranée, générant des nuisances toujours plus importantes », avait insisté le procureur de la République, Franck Lagier, lors du procès, le 8 octobre. Lors de ses réquisitions, suivies par le tribunal, il avait accusé l’armateur d’avoir voulu « économiser de l’argent au mépris des poumons de tout un chacun dans un contexte de pollution majeur de l’air causée pour partie par les croisières ».

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Le contrôle pratiqué sur l’Azura avait mis en évidence qu’avant de faire escale à Marseille, le navire avait chargé la veille à Barcelone (Espagne) un carburant avec une teneur en soufre de 1,75 %. Le prix de la tonne de carburant à taux de soufre élevé (1,72 %) est de 379 dollars (329 euros), contre 614 dollars pour un fioul moins soufré (0,09 %). Dans la capitale catalane, le capitaine de l’Azura avait reçu une livraison de 900 tonnes pour environ 341 100 dollars. Elle lui aurait coûté 552 400 dollars s’il avait privilégié un carburant moins sale.

Le récit : Marseille, asphyxiée par les bateaux de croisière

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Pour des raisons d’économies, les navires utilisent un fioul lourd, peu raffiné, dont les émanations sont beaucoup plus toxiques que celles du diesel. Ainsi, les teneurs en soufre sont 1 500 fois plus élevées que celles autorisées pour le diesel des voitures (0,001 %). Un bateau de croisière consommant en moyenne 2 000 litres par heure en mer et 700 litres à quai, on estime qu’il polluerait autant qu’un million de voitures. Selon les travaux de l’université de Rostock, les émissions du transport maritime seraient ainsi responsables chaque année de près de 60 000 décès prématurés et coûteraient environ 58 milliards d’euros en dépenses de santé (maladies respiratoires et cardio-vasculaires) à l’échelle de l’Europe.

Parmi les gaz recrachés par les paquebots, l’oxyde de soufre accélère la formation de particules fines et ultrafines, les plus dangereuses pour la santé. Ces conséquences ont conduit l’Organisation maritime internationale à durcir les normes antipollution à partir de 2020, avec une teneur en soufre abaissée à 0,5 % pour tous les types de navires.

« Mettre fin au sentiment d’impunité des armateurs »

En juillet 2017, l’association France Nature Environnement (FNE) avait relevé des taux de particules fines 100 fois plus élevés à proximité du port qu’ailleurs dans Marseille. Partie civile dans la procédure contre l’Azura, FNE se félicite du jugement. « C’est un signal envoyé à tous les pollueurs. Le fait que la responsabilité de l’armateur soit engagée va peut-être mettre fin à leur sentiment d’impunité et les obliger à changer de carburant ou à trouver des solutions technologiques pour arrêter de polluer », réagit la coordinatrice de son réseau santé & environnement, Charlotte Lepitre.

L’association espère également que cette première judiciaire mettra fin à une autre « injustice » : contrairement aux riverains de la Manche, de la mer du Nord et de la Baltique, les Marseillais ne bénéficient pas d’une zone d’émission contrôlée de soufre (SECA, pour Sulphur Emission Control Area, en anglais), qui contraint depuis 2015 les navires à utiliser un carburant dont la teneur en soufre ne peut pas excéder 0,1 %. Le gouvernement a mis en place un comité de pilotage pour envisager le classement de la Méditerranée en SECA. Mais les négociations se heurtent aux résistances de certains pays, comme la Grèce ou Malte, escales importantes pour faire le plein de carburant.

Stéphane Mandard

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Réflexion

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Alors que l’Etat était prompt et prêt à assommer le consommateur, en parlant de cette augmentation de la taxe sur les carburants ou « T.I.C.P.E. », le gouvernement tend un drapeau rouge aux conducteurs et propriétaires de voitures « Diesel » surtout (et non pas drapeau à damiers comme pour les course automobiles..), pensant par là même jeter le discrédit sur tous les possesseurs de voitures diesel, soit disant polluantes, pour pouvoir mettre un frein aux voitures « diesel » et ainsi mettre en place son nouveau projet avec les voitures électriques, liées en ça aux nouvelles centrales nucléaires et aux futurs et nouveaux « E.P.R. » à venir, mais sans tenir compte des vrais pollueurs que sont les avions transporteurs de grandes lignes comme aussi et surtout paquebots de croisière, sans oublier, en passant tous les gros cargos, très pollueurs pour le fret !

Pour terminer

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Photo ci-dessus - quatorze escales prévues à Bordeaux dans l'année.

On préfère « sanctionner » faussement les petits, petits consommateurs, comme petits propriétaires de petites voitures « diesel », pour pouvoir se rendre au travail et faire les courses, par rapport à toutes ses berlines de luxe, de plus polluantes, dont celles du parc automobile de l’Etat et des ministères..dixit..

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Photo ci-dessus - paquebot de croisière à Marseille.

Pour conclure

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Tant que l’on s’acharnera faussement sur l’ensemble des citoyens, au détriment des vrais pollueurs, on ne résoudra rien, surtout pas le vrai problème de la pollution comme qualité de l’air

 

 

Posté par Janus157 à 19:17 - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 février 2019

Greta Thunberg..jeune militante Danoise..le cri du cœur !..

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Greta Thunberg..jeune militante Danoise..le cri du cœur !..

Une situation critique et controversée sans grands résultats !!!

Ces 25 dernières années, un nombre incalculable de gens sont intervenus lors de conférences de l’ONU sur le climat. Ils demandaient aux dirigeants du monde d’arrêter les émissions de gaz à effet de serre. Cette méthode n’a visiblement pas fonctionné puisque les émissions continuent toujours d’augmenter.

Le visage de la jeunesse et de l’insouciance..cependant..

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Je vois le monde autrement, avec une autre perspective. Je fixe mon attention sur un sujet en particulier. C'est commun avec les personnes comme moi !"

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Ce petit bout de chou est très déterminé et mérite le respect en tout cas !

Discours de Greta Thunberg à António Guterres, secrétaire général des nations unies lors de la COP 24 en Pologne :

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Alors moi, je ne vais pas demander aux dirigeants du monde de faire quelque chose.

En revanche, je vais demander aux médias de commencer à traiter la crise telle qu’elle est.

Je vais demander aux gens du monde entier de se rendre compte que nos dirigeants politiques nous ont trahis.

Nous faisons face à une menace existentielle et nous n’avons plus le temps de continuer à suivre ce chemin absurde.

Les pays riches comme la Suède doivent réduire annuellement leurs émissions d’au moins 15 pourcents pour arriver au but — une hausse de température maximale de deux degrés. On pourrait s’imaginer que les médias et les politiciens ne parlent que de cela.

Mais non, personne n’en parle.

Personne ne parle du fait que nous avons commencé la sixième extinction de masse et du fait que jusqu´à 200 espèces disparaissent chaque jour.

En outre, la chose la plus importante, c’est que personne ne parle de la portée juridique qui est explicitement formulée dans l’accord de Paris sur le climat. L’aspect juridique est une condition sine qua non pour que l’accord fonctionne au niveau global.

Cela implique que les pays riches comme la Suède doivent ralentir le rythme de leurs émissions de gaz à effet de serre pour ne rien émettre dans 6–12 ans. Il faut que les gens dans les pays moins riches aient la possibilité d’élever leurs niveaux de vie, en construisant des infrastructures que les pays riches ont déjà construites. Hôpitaux, électricité et eau potable par exemple.

Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que des pays comme l‘Inde, la Colombie et le Nigéria s’intéressent à la crise climatique quand nous, qui avons déjà tout, ne prenons pas la responsabilité de nos promesses qui sont formulées dans l’accord de Paris sur le climat.

Lors de la rentrée scolaire en août de cette année, je me suis assise devant le parlement de Suède pour faire une grève scolaire à cause de la situation climatique.

Certains disent que je ferais mieux d’aller à l’école. D’autres disent que je devrais faire des recherches sur le climat pour pouvoir « résoudre » le problème de la crise climatique. Mais le problème de la crise a déjà été résolu. Nous avons toutes les données et toutes les solutions.

Pourquoi ferais-je des études pour un avenir qui bientôt n’existera plus ?

Pourquoi en savoir plus sur les données climatiques quand notre société les nie ?

Aujourd’hui, nous consommons plus de 100 millions de barils de pétrole chaque jour. Il n’existe pas de mesures politiques pour changer cette consommation excessive. Il n’existe pas de règles pour laisser le pétrole dans le sol.

Nous ne pouvons pas sauver la planète en respectant les règles existantes, car ce sont les règles qui doivent changer.

Nous ne sommes pas venus ici pour demander aux dirigeants du monde de s’intéresser à notre avenir. Ils nous ont toujours ignorés et ils continuent de le faire.

Nous sommes venus ici pour leur dire qu’un changement est en route, qu’ils le veuillent ou non. Les gens vont se dresser et relever les défis auxquels nous faisons face. Comme nos dirigeants politiques se conduisent comme des enfants, nous devrons prendre la responsabilité qu’ils auraient dû prendre depuis longtemps.

Greta Thunberg est très soucieuse et de plus inquiète, à juste titre pour la planète..

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Elle se demande si tous les grands dirigeants de ce monde ont pris la mesure de l’ampleur et des dégâts..

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Elle est soucieuse et inquiète..

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Greta Thunberg a pris part à la manifestation pour le climat à Paris, ce vendredi.

SAVE THE CLIMATE ! SAVE OUR PLANET !

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Les jeunes parisiens sèchent l’école avec Greta Thunberg  pour le climat..

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Lors de la COP 24 en Pologne elle avait surpris tout le monde et fait grande impression !..

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Je me demande, après tout, si les grands de ce monde ne se moque pas de moi..de nous !..

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Et si les jeunes faisaient bouger nos dirigeants sur le climat ?

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06/12/2018

Elle fait parler d'elle depuis quelques semaines, et sa démarche maintenant incite d'autres jeunes à faire de même. La suédoise Greta Thunberg, 15 ans, est bien déterminée à convaincre nos dirigeants à changer la donne sur le climat. 

"Nos dirigeants se comportent comme des enfants, alors nous n'avons pas le choix que d'endosser les responsabilités qu'ils auraient du prendre il y a bien longtemps" a déclaré cette jeune adolescente le 4 décembre dans le cadre d'une conférence qui s'est déroulée à la COP24, en Pologne. "Aucune politique ne peut changer cela pour l'instant. Aucune politique ne laisse le pétrole dans le sol. Nous ne pouvons sauver le monde en respectant les règles actuelles, car les règles doivent changer" a-t-elle encore ajouté en prenant la parole aux côtés de du secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Une obsession

Déterminée, la jeune activiste a fait parler d'elle pour sa manière de prendre position : touchée par les incendies qui ont eu lieu dans son pays, la jeune suédoise a décidé de faire le pied de grue devant le parlement suédois jusqu'à la tenue des élections, le 9 septembre. Depuis, elle s'y rend tous les vendredis en continuant àexiger que le gouvernement réduise ses émissions de CO2 conformément aux exigences de l'accord de Paris, signé en décembre 2015 lors de la COP21.

Usant des hashtags #Klimatstrejka, #ClimateStrike et #FridaysforFuture sur son fil twitter, elle a aussi participé à la mobilisation climat organisée devant de le parlement européen à Bruxelles et lors de la manifestation organisée à Londres fin octobre.

Début Octobre, le NewYorker relayait déjà son action en revenant sur ses racines familiales (son père Svante Thunberg est acteur et sa mère, Malena Ernman, une chanteuse d'Opéra renommée) et le livre publié par sa mère au sujet de ses filles, toutes deux atteintes d'autisme, du syndrome Asperger. "Aujourd'hui, la mobilisation de Greta sert un double message" estime Masha Gessen pour le New Yorker, "cela attire non seulement l'attention sur le changement climatique, mais aussi sur le potentiel politique des différences neurologiques".

Je vois le monde autrement, avec une autre perspective. Je fixe mon attention sur un sujet en particulier. C'est commun avec les personnes comme moi !"

Greta Thunberg focalise donc son attention sur le changement climatique depuis l'âge de neuf ans. "On nous demandait sans cesse d'éteindre les lumières, d'économiser l'eau, de ne pas gaspiller la nourriture, etc. Mais on m'a expliqué que cela était lié au changement climatique je n'ai pas compris pourquoi on ne parlait pas que de ça" a encore expliqué la jeune femme au journal Américain. Depuis, elle n'a eu cesse de lire sur le sujet, de convaincre ses parents de cesser de prendre l'avion, de se déplacer en vélo, et d'installer des panneaux solaires sur le toit de leur maison... Mais le combat est désormais politique à ses yeux, alors qu'elle estime que son pays n'est pas le pays modèle qu'on veut bien croire...

Un effet boule de jeunes ?

En attendant, sa mobilisation fait mouche : plusieurs jeunes du monde entier la suivent et des milliers d'étudiants l'ont copiée en manifestant, en Australie notamment,il y a quelques jours :

Là où la jeune fille entamait une "protestation solitaire pour le climat", elle est maintenant suivie par des jeunes de 270 villes dans le monde, en Australie donc, mais aussi au Royaume Uni, en Belgique, aux Etats-Unis et au Japon explique le Guardian.

En France dans les marches pour le climat de septembre et octobre, il y avait déjà beaucoup de jeunes. Alors qu'une nouvelle marche doit se tenir ce samedi 8 décembre, de jeunes Français vont-ils bientôt se mettre à faire la grève d'école pour inviter le président Macron et son gouvernement à agir - et ce alors que le G20 et les manifestations des gilets jaunes les "empêchent" de se rendre à la COP24 en Pologne...? Il s'agit assurément d'une affaire à suivre de près chers dirigeants...

Discours de Greta Thunberg à António Guterres, secrétaire général des nations unies..

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We Don’t Have TimeFollow

Dec 21, 2018

Ces 25 dernières années, un nombre incalculable de gens sont intervenus lors de conférences de l’ONU sur le climat. Ils demandaient aux dirigeants du monde d’arrêter les émissions de gaz à effet de serre. Cette méthode n’a visiblement pas fonctionné puisque les émissions continuent toujours d’augmenter.

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Alors moi, je ne vais pas demander aux dirigeants du monde de faire quelque chose.

En revanche, je vais demander aux médias de commencer à traiter la crise telle qu’elle est.

Je vais demander aux gens du monde entier de se rendre compte que nos dirigeants politiques nous ont trahis.

Nous faisons face à une menace existentielle et nous n’avons plus le temps de continuer à suivre ce chemin absurde.

Les pays riches comme la Suède doivent réduire annuellement leurs émissions d’au moins 15 pourcents pour arriver au but — une hausse de température maximale de deux degrés. On pourrait s’imaginer que les médias et les politiciens ne parlent que de cela.

Mais non, personne n’en parle.

Personne ne parle du fait que nous avons commencé la sixième extinction de masse et du fait que jusqu´à 200 espèces disparaissent chaque jour.

En outre, la chose la plus importante, c’est que personne ne parle de la portée juridique qui est explicitement formulée dans l’accord de Paris sur le climat. L’aspect juridique est une condition sine qua non pour que l’accord fonctionne au niveau global.

Cela implique que les pays riches comme la Suède doivent ralentir le rythme de leurs émissions de gaz à effet de serre pour ne rien émettre dans 6–12 ans. Il faut que les gens dans les pays moins riches aient la possibilité d’élever leurs niveaux de vie, en construisant des infrastructures que les pays riches ont déjà construites. Hôpitaux, électricité et eau potable par exemple.

Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que des pays comme l‘Inde, la Colombie et le Nigéria s’intéressent à la crise climatique quand nous, qui avons déjà tout, ne prenons pas la responsabilité de nos promesses qui sont formulées dans l’accord de Paris sur le climat.

Lors de la rentrée scolaire en août de cette année, je me suis assise devant le parlement de Suède pour faire une grève scolaire à cause de la situation climatique.

Certains disent que je ferais mieux d’aller à l’école. D’autres disent que je devrais faire des recherches sur le climat pour pouvoir « résoudre » le problème de la crise climatique. Mais le problème de la crise a déjà été résolu. Nous avons toutes les données et toutes les solutions.

Pourquoi ferais-je des études pour un avenir qui bientôt n’existera plus ?

Pourquoi en savoir plus sur les données climatiques quand notre société les nie ?

Aujourd’hui, nous consommons plus de 100 millions de barils de pétrole chaque jour. Il n’existe pas de mesures politiques pour changer cette consommation excessive. Il n’existe pas de règles pour laisser le pétrole dans le sol.

Nous ne pouvons pas sauver la planète en respectant les règles existantes, car ce sont les règles qui doivent changer.

Nous ne sommes pas venus ici pour demander aux dirigeants du monde de s’intéresser à notre avenir. Ils nous ont toujours ignorés et ils continuent de le faire.

Nous sommes venus ici pour leur dire qu’un changement est en route, qu’ils le veuillent ou non. Les gens vont se dresser et relever les défis auxquels nous faisons face. Comme nos dirigeants politiques se conduisent comme des enfants, nous devrons prendre la responsabilité qu’ils auraient dû prendre depuis longtemps.

Translated by: Moa Kemi


This is the original blog post from Greta Thunberg that the above text was translated from. If you want to add a language that is native to you, please send a mail to marten@wedonthavetime.org.

Greta’s initiative is best known as #FridaysForFuture. Every Friday we are all invited to join her and people globally in a local strike to mitigate and put the spotlight on the climate crisis. There will also be a global climate strike on March 15, 2019. Use the #FridaysForFuture hashtag go get involved and follow Greta on Twitter.


Facts about We Don’t Have Time

We Don’t Have Time are currently building the world’s largest social media network for climate action. Together we can solve the climate crisis. 
But we are running out of time.

Join us: www.wedonthavetime.org

Elle avait commencé par militer chez elle, dans son pays, au Danemark..

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Chez elle, elle se mettait en place avec son panneau..grève de l’école pour le climat !..

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Beaucoup de grands et beaux parleurs pour peu de résultats..

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Pour terminer

Les manifestations diverses pour la sauvegarde de notre planète sont une noble cause et une bonne et belle chose !

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Pour conclure

S’il n’y a pas de réelle volonté politique, et surtout de la part de tous les dirigeants de ce Monde, alors toutes ces manifestations ne serviront à rien, et n’aurons servis à rien !!!...

 

 

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22 février 2019

Faut-il interdire l’anonymat sur Internet ?..

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Faut-il interdire l’anonymat sur Internet ?..

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La liberté d'expression bafouée !..

Les chaînes télévisées au service du gouvernement et des politiques..

Les stations radios guère mieux..

La presse égelemnt "muselée" et au service du gouvernement et des politiques..

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Il ne reste plus que l'expression de la rue..

Il ne reste plus que les manifestations..

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Malheureusement, la seule réponse de ce gouvernement face à ce mouvement des "Gilets jaunes", de plus..pacifiste, c'est la répression et la violence, l'usage de la force !

La seule réponse apportée en guise de faux dialogue c'est..LBD40..Les Flashball !

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Racisme, sexisme, homophobie, fake news... Faut-il lever l'anonymat sur Internet, comme le propose Emmanuel Macron?

VOUS TEMOIGNEZ  Le chef de l’Etat s’est prononcé pour la levée de l’anonymat sur le Web. Une revendication de longue date qui dépasse les clivages politiques. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Nils Wilcke

Publié le 22/01/19 à 16h12 — Mis à jour le 24/01/19 à 17h57

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Emmanuel Macron veut une «levée progressive de tout anonymat» sur le Web. — LUDOVIC MARIN / AFP

Indispensable à la liberté d’expression pour les uns, dangereux pour la démocratie pour les autres. L’anonymat sur le web et en particulier sur les réseaux sociaux, prisé par de nombreux internautes, pourrait être remis en cause.

Emmanuel Macron s’est prononcé pour une « levée progressive de tout anonymat » sur le Web, lors de sa visite surprise devant les maires pour le second épisode du Grand débat national, le 18 janvier dernier. Raison invoquée par le chef de l’Etat : redonner une « hygiène démocratique du statut de l’information ». « On a beaucoup d’informations, tout le temps, mais on ne sait pas d’où elles viennent », a-t-il ajouté.

« Distinguer le vrai du faux »

Emmanuel Macron n’a pas donné de détails concernant les moyens pour mettre un terme à l’anonymat en ligne. Il a simplement évoqué un « processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ». Ses propos emboîtent le pas à une revendication soutenue par Nicolas Sarkozy puis par François Hollande pendant leurs quinquennats respectifs.

Cette annonce dépasse les clivages politiques : l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot a fait part de son soutien à cette mesure. Un choix qui ne plaît pas à tout le monde, comme en témoignent certains internautes.

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#BourdinDirect "Je suis favorable à la levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux". "Il faut assumer ce qu'on dit, c'est trop facile de se cacher derrière un compte anonyme" dit @yjadot https://www.pscp.tv/w/1YqKDywjLnLGV 

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08:45 - 21 janv. 2019

424 personnes parlent à ce sujet

 

Myriam CAU@myricau

 · 22 janv. 2019

En réponse à @BFMTV @yjadot

Je crains que cela ne soit juste pas possible @yjadot ... Est ce même souhaitable ? Il faut trouver d’autres types de garde-fous @EELV

 

Christophe LAMARRE@doclamarre

Ça m’a fait hurler, surtout lorsque ça sort d’une bouche #EELV!
Pourtant ni toi ni moi ne sommes sous pseudo
Je n’ai rien à cacher, même mon ordi pourrait être en accès libre (les codes bancaires sont sur celui de ma femme) mais je veux pouvoir le faire quand je veux.#Liberté

5

13:53 - 22 janv. 2019

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Voir les autres Tweets de Christophe LAMARRE

 

’’ Cool, on ne pourra plus s'exprimer et discuter sur le web de peur dêtre viré par son employeur. Brillante idée que voilà.

— Appelez Moi Lili (@AppelezL) January 22, 2019

>> Et vous, que pensez-vous de l’anonymat sur le web de manière générale et en particulier sur les réseaux sociaux ? Considérez-vous que l’anonymat est nécessaire à la liberté d’expression ? Ou au contraire, pensez-vous que cette mesure est salutaire pour faire reculer les messages de haine et les fake news ? Faites-nous part de votre avis en envoyant un mail à temoignez@20minutes.fr. Vos témoignages serviront à la rédaction d’un futur article.

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VIDEO. Les sites de rencontres sont-ils propices au racisme?

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Macron : « Je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet »

Le Président français confirme qu'il veut bien la fin de l'anonymat en ligne

Le 8 février 2019, par Michael Guilloux

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« Moi je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet », a insisté le Président français le 7 février, dans le cadre du grand débat après qu'une jeune fille lui a demandé comment il comptait s'attaquer au problème de harcèlement en milieu scolaire. Ces propos d'Emmanuel Macron montrent qu'il pensait vraiment ce qu'il disait la première fois sur l'anonymat en ligne, et en même temps balaient du revers de la main les explications données par Mounir Mahjoubi dans une tentative de faire croire que Macron ne parlait pas de l'anonymat en général.

Comme nous l'avons rapporté, le 18 janvier, Emmanuel Macron avait plaidé en faveur d'une « levée progressive de tout anonymat » devant les maires réunis pour le deuxième acte du grand débat national au Palais des congrès de Souillac (Lot). Le Président français a déclaré que pour améliorer la qualité de la démocratie participative, l'on « doit aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat » en faisant mention de « processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ». Macron pense que cela est nécessaire étant donné qu'aujourd'hui, « on a beaucoup d’informations, tout le temps, mais on ne sait pas d’où elles viennent. »

Avec de tels propos, le Président français n'a pas échappé aux critiques des internautes et des défenseurs des droits et libertés des citoyens sur Internet, comme la Quadrature du Net. Mais Mounir Mahjoubi, le Secrétaire d'État chargé du Numérique, invité sur RMC quelques jours plus tard, a essayé de clarifier les déclarations de Macron. Selon lui, le Président français ne voulait pas parler de l’anonymat en général, mais plutôt de l’anonymat lié à la démocratie participative en ligne. Sur les réseaux sociaux, Mounir Mahjoubi dit souhaiter qu'on ne mette pas fin à l’anonymat. « Sur un site de rencontres, je veux bien que tout le monde s’appelle Robert234 ou Angeline2828. Chacun doit pouvoir choisir son pseudo et sa vie virtuelle. Mais quand on est sur un site de démocratie participative, notamment les dispositifs numériques pour que les citoyens puissent s’exprimer régulièrement, faire des pétitions légales, je ne veux plus que ce soit anonyme », disait-il.

Que faut-il penser à présent avec les nouvelles déclarations de Macron ? Interpelé dans le cadre du grand débat sur la question du harcèlement en milieu scolaire, le Président s’est à nouveau attaqué, et en des termes très clairs, à l’anonymat sur Internet. « On se bat contre », dit-il à propos du harcèlement en milieu scolaire. « On va continuer à travailler avec les plateformes Internet, pour sanctionner ce qui est fait sur ces plateformes. Moi je ne veux plus de l’anonymat sur les plateformes Internet, et je veux une vraie responsabilité des parents et l’interdiction, c’est le seul moyen », a-t-il ajouté.

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On peut donc mieux comprendre pourquoi des députés LREM ont récemment proposé d'imposer une pièce d'identité à la création de comptes sur les réseaux sociaux, alors que le Secrétaire d'État chargé du Numérique disait quelques jours plutôt qu'il n'y était pas favorable. « Nous proposons que soit envisagée l’hypothèse de créer une obligation légale de recueil des pièces d’identité à l’occasion de la création de comptes sur les réseaux sociaux, à l'image de ce qui existe sur d'autres plateformes telles que AirBnb », avaient suggéré les députés Laurence Vanceunebrock-Mialon, Raphael Gérard et Gabriel Serville, en rebondissant sur les agressions qu'a connues le chanteur LGBT Bilal Hassani sur Twitter. Leur proposition fait bien écho de la position d'Emmanuel Macron sur la fin de l'anonymat en ligne. Ainsi, comme pour la loi sur la manipulation de l'information en période électorale, les élus vont-ils entamer un processus législatif pour la suppression de l'anonymat en ligne ?

Devinez qui c’est..

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Pour Emmanuel Macron, l'anonymat sur Internet nuit à la démocratie

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Catégorie parente: Actualités françaises

Catégorie : Actualités françaises

 Publication : 23 janvier 2019

Création : 23 janvier 2019

Écrit par folamour

 Affichages : 625

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Cet homme est un fasciste, et il commence à montrer son vrai visage. Doutez-vous encore que nous soyons dans une « dictature soft » ? Prenez notre cas à nous, car c'est du concret, si nous pouvons attirer votre attention sur des dossiers sensibles, c’est bien parce que nous sommes anonymes, ce qui nous évite des pressions et des représailles. Du reste, cela n’a pas empêché l’avocat d’Emmanuel Macron de nous contacter pour nous imposer (sous menace de poursuite judiciaire) le retrait d’un article concernant le financement de sa campagne présidentielle. De plus, les personnes qui dérape sur Facebook ou Twitter et consorts sont vite retrouvés et poursuivis, c’est donc une « petite phrase » de plus de notre éminent président. L’anonymat, au contraire, est bénéfique pour les démocraties, car cela permet aux lanceurs d’alerte de s’exprimer, ce qui évidemment n’est pas du goût de tout le monde… Enfin, je vous rassure, ce n’est pas Emmanuel Macron dans son petit coin qui va décider des lois qui régissent Internet. Heureusement le réseau est mondial, ce qui le protège des dérives de certains pays.

Update 23.01.2019Un député LREM veut sanctionner les « lanceurs numériques » de manifestations violentes(Nextinpact.com)

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Emmanuel Macron s'est exprimé devant une assemblée composée de maires et s'est positionné contre l'anonymat, sous toutes ses formes. Selon lui, il faciliterait la propagation de fausses informations, en mettant toutes les paroles sur un pied d'égalité.

Vendredi dernier, à Souillac, dans le cadre du grand débat national, le président Emmanuel Macron s'est attaqué aux fake news. Pour lutter contre ce phénomène, l'État doit, d'après lui, mettre en place « une forme d'hygiène démocratique du statut de l'information ». Qui passerait par la fin de l'anonymat, en particulier sur les réseaux sociaux. 

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Démocratie participative: Emmanuel Macron souhaite "une levée progressive de toute forme d'anonymat"

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21:37 - 18 janv. 2019

762 personnes parlent à ce sujet

 

L'anonymat nuirait à la transparence de l'information

Car, pour le chef de l'État, ce statut laisserait penser que « toutes les paroles sont égales ». Alors qu'il faudrait plutôt faire davantage confiance aux propos d'experts, sur chaque sujet. Le président a résumé sa conviction de la manière suivante : «Toutes les expressions sont légitimes, mais les paroles ne se valent pas toutes. » (Ndlr. Liberté, égalité, fraternité ,version Macron)

Conséquence de cette croyance, selon lui : aujourd'hui, « beaucoup d'informations fausses, relatives, décontextualisées circulent », ce qui entraînerait une défiance des individus envers les décideurs politiques.

Pour une meilleure transparence de l'information, Emmanuel Macron estime donc qu'il faut « aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat », pour identifier clairement l'origine de chaque prise de parole.
 

Une attaque contre la liberté d'expression ?

Comme le relève NextInpact, cette prise de position n'est pas nouvelle pour le président de la République. Il s'était ainsi déjà exprimé contre l'anonymat en novembre dernier, mais plutôt pour lutter contre la criminalité et le terrorisme. Il semble cette fois avoir élargi son propos à tous les citoyens français.

Cette initiative ne serait toutefois pas une première dans le monde. Nos confrères de 01net mentionnent ainsi plusieurs exemples de gouvernements bannissant l'anonymat : Russie, Chine, Venezuela... Des pays souvent pointés du doigt pour un manque de liberté d'expression.

Quoi qu'il en soit, si le président Macron entend lancer un débat sur le sujet, sa conviction affirmée va à l'encontre d'un rapport des Nations Unies en 2015. Celui-ci considérait en effet le chiffrement et l'anonymat comme « nécessaires à l'exercice du droit à la liberté d'opinion et d'expression à l'ère numérique ».

Source : Clubic.com

Informations complémentaires :

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Anonymat sur Internet : les internautes de 20 Minutes très divisés : « Il faut protéger le droit à ne pas s’exposer »

VOUS TEMOIGNEZ Emmanuel Macron s’est prononcé pour la levée de l’anonymat sur le Web. Une revendication de longue date qui dépasse les clivages politiques. Mais qui divise nos internautes…

Nils Wilcke

Publié le 24/01/19 à 11h52 — Mis à jour le 24/01/19 à 17h56

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Photo d'illustration : l'anonymat sur le web. — pixabay

  • Emmanuel Macron s’est prononcé pour la « levée progressive de l’anonymat sur Internet » pour restaurer le « statut de l’information ».
  • La question divise les internautes de « 20 Minutes ». Certains sont pour afin de lutter contre les fake news et les discours de haine.
  • D’autres rappellent que l’anonymat permet aux personnes et notamment aux victimes de témoigner librement sur Internet.

« Lever l’anonymat serait pour moi une atteinte fondamentale à notre droit d’expression à toutes et tous », avance Ray en réponse à notre appel à témoignages. Comme lui, de nombreux internautes s’inquiètent d’une éventuelle interdiction de l’anonymat surInternet évoquée par Emmanuel Macron le 18 janvier dernier.

Lutter contre les fake news

Le chef de l’Etat s’est en effet prononcé pour une « levée progressive de tout anonymat » sur le Web, lors de sa visite surprise devant les maires pour le second épisode du grand débat national. « En théorie, il serait possible d’obliger les internautes à pointer au commissariatpour leur donner un permis leur permettant d’utiliser Internet », explique Arthur Messaud, de la Quadrature du Net, une association de défense des libertés en ligne. Dans certains cas, Facebook demande déjà depuis 2015 ses utilisateurs de prouver leur identité sous peine de perdre leurs comptes.

Raison invoquée par le chef de l’État ? Redonner une « hygiène démocratique du statut de l’information ». Autrement dit, l’anonymat permettrait aux fake news de prospérer. Un argument largement partagé par les internautes qui réclament plus de transparence, notamment dans la diffusion des informations. « Les fake news tuent notre démocratie », juge Hélène, qui a répondu à notre appel. « Combien de personnes ont le réflexe de vérifier la véracité de ce qu’ils ont lu sur internet ? », s’interroge Cécile. A l’inverse, d’autres internautes estiment que les fausses nouvelles ne vont pas forcément de pair avec l’anonymat. Donald Trump promettait qu’il n’avait « jamais bu un verre d’alcool » de sa vieavant d'être rattrapé par ses déclarations.

« Il est urgent d’interdire l’anonymat »

La fin de l’anonymat sur le Net est une revendication portée de longue date par les politiques. Lors de la dernière présidentielle, les messageries instantanées cryptées étaient dans le viseur du candidat Macron qui voulait les contraindre à livrer leurs clefs de chiffrement aux autorités dans le cadre de la lutte antiterroriste. Plus récemment, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot a fait part de son soutien à la levée de l’anonymat au nom de la lutte contre les discours de haine, notamment sur les réseaux sociaux.

Un avis partagé par de nombreux internautes. « Il est urgent d’interdire l’anonymat, cela pourrait endiguer au moins partiellement cette marée de haine qui déferle à flots continus », selon Vivian. « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher », tranche Yves de son côté. « C’est trop facile d’insulter ou de mentir de façon anonyme. Je suis scandalisé par ce que je peux lire malgré moi », affirme Hugues.

Mais les réseaux sociaux permettent aussi aux victimes de se parler et de s’entraider. De nombreux témoignages reçus par 20 Minutes défendent l’utilisation d’un pseudo sur les réseaux sociaux pour des raisons variées. Victimes de harcèlement, lanceurs d’alerte au travail

Protégés par le pseudonymat

L’utilisation d’un pseudonyme permet de s’exprimer en toute liberté. « Si j’utilisais mon véritable nom, mon ex me harcèlerait, confie Tara. Cela fait quinze ans qu’il répand ses calomnies, j’aimerais bien en être enfin débarrassée ». « Le pseudonymat m’est impératif pour défendre mes idées politiques, radicalement opposées à celles de la majorité de mon milieu professionnel », explique Thaliane. « Interdire l’anonymat sur Internet, c’est la mort de la démocratie », tranche Charles qui a pu trouver un soutien en ligne face à des difficultés avec son employeur. « Il faut protéger le droit à ne pas s’exposer. »

D’autant que l’idée selon laquelle l’anonymat favoriserait les trolls, les agresseurs et les discours de haine est battue en brèche par plusieurs études. En 2016, des chercheurs de l’université de Zurich ont analysé pendant trois ans les commentaires d’une plateforme de pétitions. Verdict : les personnes les plus agressives ne s’exprimaient pas sous pseudonyme. Bref, le débat ne fait que commencer.

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L'anonymat sur internet en voie d'extinction ?

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Les géants du web Facebook et Google plaident pour la disparition de tout anonymat sur internet. Une fausse bonne idée ?

Par Boris Manenti

Publié le 01 août 2011 à 18h02


"Je pense que l'anonymat sur internet doit disparaître." Le message de Randi Zuckerberg, directrice marketing de Facebook et sœur du PDG du réseau social, est très clair.

Elle estime que "les gens se comportent beaucoup mieux lorsque leur véritable nom est visible... Je pense que les gens qui se cachent derrière l'anonymat ont le sentiment de pouvoir dire ce qu'ils veulent derrière des portes closes".

De quoi relancer le débat sur anonymat et internet.

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"Un manque d'intégrité"

Mark Zuckerberg n'a jamais caché sa volonté d'en finir avec les pseudonymes au profit de l'usage du véritable patronyme de l'internaute. "Nous allons vers un monde de plus en plus transparent", explique le fondateur et PDG de Facebook dans le livre "The Facebook Effect". "Vous n'avez qu'une seule identité. Avoir deux identités de vous-même, c'est l'illustration d'un manque d'intégrité."

Une philosophie qui s'illustre avec l'outil de commentaires made inFacebook, qui impose de se connecter avant de pouvoir réagir à un texte. Un outil déjà mis en pratique sur de nombreux sites ou blogs.

Google est sur la même ligne avec son nouveau réseau social Google +qui interdit tout pseudonyme, sous peine de voir son compte suspendu. "Les profils Google sont conçus pour être des pages publiques sur le web, destinées à aider à trouver de vraies personnes dans le monde réel", argue Katie Walson, responsable communication de Google.

De même, l'ancien patron de Google Eric Schmidt a toujours affiché son opposition à l'anonymat, plaidant pour "une vraie transparence". "La vie privée n'est pas la même chose que l'anonymat. Si vous essayez de commettre un terrible crime, il n'est pas normal que vous puissiez le faire dans l'anonymat le plus complet", a-t-il déclaré.

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"Facebook n'est pas internet"

L'anonymat sur internet, "un concept en voie de disparition sur internet" ? C'est ce qu'estime Guillaume Champeau, rédacteur en chef du site spécialisé Numerama. "Avant, l'usage pseudonyme était la règle, désormais, avec l'avènement des réseaux sociaux, c'est l'exception", souligne-t-il au "Nouvel Observateur".

Reste que "Facebook n'est pas internet", tempère Jean-Baptiste Soufron, directeur du think tank Cap Digital, interrogé par "le Nouvel Observateur". "Ce n'est pas parce qu'un jeune patron veut identifier tout le monde, qu'il faut lui céder. Le principe de liberté de conscience, induit par l'anonymat, est bien plus important que les intérêts commerciaux de Facebook", plaide-t-il.

Pour Jean-Baptiste Soufron, supprimer l'anonymat pour améliorer les débats n'est qu'"un argument de forme", la véritable raison étant : "faciliter l'analyse et le traitement des données personnelles, soit dudata mining, avec l'objectif publicitaire".

Même son de cloche chez un ténor du web underground : Christopher Pool, fondateur du forum 4chan. "[Mark] Zuckerberg a tout à fait tort quand il dit que l'anonymat est une lâcheté totale. L'anonymat c'est l'authenticité, il vous permet de vous exprimer sans fard", a-t-il plaidé lors d'une conférence.

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"Un moyen pour libérer la parole"

Pour autant, les internautes ne semblent pas prêts à renoncer à leur anonymat en ligne. Le géant du jeu vidéo Blizzard (notamment connu pour son "World of Warcraft") a ainsi tenté de supprimer l'utilisation des pseudonymes sur ses forums officiels, avant de se rétracter après la levée de boucliers des fans.

Même chose à l'échelle législative où la proposition de loi du sénateur Jean-Louis Masson visant supprimer tout anonymat sur les blogs a été rejetée.

Jean-Baptiste Soufron rappelle que "sur internet, on est beaucoup moins anonyme que dans la vie réelle : il est très facile pour les enquêteurs de remonter des adresses IP jusqu'à une personne. On est toujours identifiable. La preuve avec les récentes arrestations dans les groupes Anonymous et LulzSec... Pour autant, doit-on être 'tous fichés' comme le réclame Facebook ?", interroge-t-il.

Guillaume Champeau pointe également un risque sur les "appels à témoigner". "L'anonymat est un moyen pour libérer la parole. Que restera-t-il sur les forums dédiés à certaines maladies, aux employés en souffrances ou aux débats politiques si l'anonymat disparaît ?", tonne-t-il.

Enfin, la disparition de l'anonymat repose la question du droit à l'oubli vis-à-vis d'un internet où "tout ce qui est publié est indexé et archivé". Quid alors d'un commentaire vieux de dix ans ou d'une vidéo ridicule postée par un(e) adolescent(e) (le Star Wars Kid ou la groupie de DSK) ?

Boris Manenti - Le Nouvel Observateur

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Boris Manenti

Journaliste

Macron et les dérives..

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Pour terminer

Allons-nous connaître, à notre tour, la dictature, sous sa forme la plus répressive ?..

Tous espionnés.. Tous contrôlés ?..

A force d’avoir fustigé Mr. Victor Oraban, tout comme Mr. Matteo Salvini, tout en félicitant un certain Jair Bolsonaro, Mr. Macron joue un jeu dangereux qui laisse entrevoir le pire !..

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Pour conclure

Il ne faudrait cependant pas être trop spontané dans l’analyse pour évoquer cette forme de risque vers une forme de dictature ou dictature déguisée, cependant, on est en droit de se poser la question de façon légitime…

 

 

Posté par Janus157 à 11:05 - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 février 2019

Amalgame..Casseurs et Gilets jaunes..provocation !..

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Amalgame..Casseurs et Gilets jaunes..provocation !..

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..voir ce que l’on croit et croire ce que l’on voit !..

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Le gouvernement "monte en épingle des fake news"

Les propos d'Aude Lancelin, directrice du "Média", le site lancé par LFI, font également polémique. Samedi, elle a regretté que le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux déclare qu'Alain Finkielkraut avait été hué "aux cris de sale juif". "Sale juif ? Cette phrase est inaudible dans la vidéo. Tous les samedis, le porte-parole du gouvernement Griveaux invente un nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays. Ces gens ne se battent pas loyalement. Ils sont indignes", s'est indignée la journaliste sur Twitter. Sur Facebookelle accuse le gouvernement de "monter en épingle des fake news à base d'antisémitisme". 

https://twitter.com/alancelin/status/1096830846487670785

C'est..Malhonnête de faire l'Amalgame entre Tous les "Gilets jaunes" et l'Antisémitisme..

Paul-Adrien@Pauladrien

C'est malhonnête de faire des amalgames entre TOUS les gilets jaunes et l'antisémitisme. N'est-ce pas être idiot ou "faire l'autruche" de croire que la bêtise humaine s'arrête à la seule couleur d'un gilet ? #StopAntisemitisme #AlainFinkielkraut

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13:25 - 17 févr. 2019

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Voir les autres Tweets de Paul-Adrien

 

Pourtant, certains ont souligné sur Twitter que l'antisémitisme n'était pas le seul problème de la société et que d'autres questions méritaient également d'être discutées.

Ian Brossat

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✔@IanBrossat

On peut détester les idées de Finkielkraut. Rien ne peut justifier qu'on s'attaque à lui en tant que juif.
L'antisémitisme est une plaie. Il doit être combattu sans relâche.

2 294

19:09 - 16 févr. 2019 · Noisy-le-Roi, France

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788 personnes parlent à ce sujet

Jean-Christophe Lagarde

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✔@jclagarde

L’agression d’Alain #Finkielkraut en pleine rue est infâme : face à l’humanité perdue que représente l’antisémitisme, la seule exactitude est de mettre un terme à cette défaite de la pensée.

Laurent Wauquiez

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✔@laurentwauquiez

D'abjects crétins... Révoltante confirmation de ce qu'Alain Finkielkraut a pointé lui-même : l'antisémitisme se drape dans les habits de l'antiracisme et se nourrit de la chasse aux prétendus islamophobes. Quand ouvrirons-nous les yeux ?

N. Dupont-Aignan

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✔@dupontaignan

#StopAntisemitisme : comme tout racisme, je déteste l'antisémitisme. Le PS ne m'a pas invité à la marche contre l'antisémitisme.
Cette gauche qui a laissé le pays dans un Etat lamentable est en partie responsable de l'essor de l'antisémitisme en France !#DimPol @France3tv

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12:37 - 17 févr. 2019

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164 personnes parlent à ce sujet

Marine Le Pen

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✔@MLP_officiel

L’agression d’Alain #Finkielkraut aujourd’hui est un acte détestable et choquant, qui illustre la tentative d’’infiltration du mouvement des #GiletsJaunes par l’extrême-gauche antisémite.

On attend des condamnations exemplaires et non le laxisme judiciaire habituel. MLP

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20:54 - 16 févr. 2019

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2 038 personnes parlent à ce sujet

LICRA

✔@_LICRA_

Une honte absolue. Des méthodes fascistes d’intidmidation. Soutien à Alain Finkielkraut.

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Francis Kalifat, président du CRIF: "J'apporte toute ma solidarité, sans aucune réserve, à Alain Finkielkraut"

par BFMTV

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Francis Kalifat, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France était invité sur BFM Story. Il réagissait aux injures antisémites de gilets jaunes à l'encontre d'Alain Finkielkraut et apporte toute sa solidarité à ce dernier.

Une autre réaction..

Au Bistrot des Mots@Chaoticien

Insulter un juif, c'est insulter la France.
Insulter un arabe, c'est insulter la France.
Insulter un noir, c'est insulter la France.
Insulter une femme, c'est insulter la France.
Insulter plus fragile que soi, c'est insulter la France.#StopAntisémitisme #AlainFinkielkraut

1 382

10:45 - 17 févr. 2019

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651 personnes parlent à ce sujet

FRANCK-ABED-GILETS-JAUNES-BAGARRES

Pourtant, rappelez-vous..

Le seul responsable c’est moi !

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On..je veux dire l’Etat..mélange tout !!!..

L’Etat opère toujours en contrefeu face à ce mouvement des « Gilets jaunes »..

Tous les moyens sont bons..pour fustiger..ternir comme salir ce mouvement quitte à les comparer aux vrais casseurs et pas gilets jaunes ceux-là, quitte à faire l’amalgame avec ces provocateurs antisémites, Islamistes et Salafistes, pourtant connus !!!

oreilles

Macron et les gilets jaunes : « cause toujours.. »

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La malhonnêteté de ce gouvernement comme de Macron reconnue par tous les Français depuis belle lurette !

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Macron-Benalla

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..voir ce que l’on croit et croire ce que l’on voit..

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L’agresseur du philosophe Alain Finkielkraut aux propos antisémites..connu !

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Il est connu des renseignements, écrit Le Parisien ce lundi matin, car il aurait fréquenté en 2014 la mouvance radicale islamiste. BFMTV évoque de son côté la mouvance salafiste. Cependant, il n'a jamais fait l'objet d'un suivi au titre du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Dimanche soir, ce manifestant n'avait pas encore été interpellé, ni aucun de ceux qui ont insulté le philosophe, qui a décidé de ne pas porter plainte. L'écrivain et académicien a expliqué sur BFMTV "vouloir comprendre et non punir".

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Alain Finkielkraut a été agressé dans la rue par des propos antisémites tenus par un islamiste, salafiste..pourtant connu !..

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"Tu es un haineux. Tu vas mourir. Tu vas aller en enfer", l'entend-on notamment crier à Alain Finkielkraut sur une vidéo diffusée par Yahoo!Actualités. Samedi, en marge de la manifestation parisienne, acte 14 des "gilets jaunes", le philosophe et écrivain a été victime d'insultes antisémites. Parmi les personnes qui l'ont insulté, un homme barbu, visage découvert, lui adresse, entre autres, ces propos. 

Selon "le Parisien", un des manifestants qui a lancé des insultes antisémites au philosophe, samedi, a été identifié comme étant connu des renseignements.

Pas encore interpellé 

Gilets-jaunes-la-mobilisation-repart-en-region-le-gouvernement-promet-la-fermete-sur-les-ronds-points

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a ensuite annoncé sur Twitter qu'un suspect, "reconnu comme le principal auteur des injures", avait été "identifié" par ses services.

Selon "le Parisien", l'homme barbu, qui aurait été identifié par un policier, est "connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste". Le quotidien précise toutefois qu'il n'a jamais été suivi au titre du FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Dimanche soir, toujours selon le quotidien, cet homme, ni aucun autre auteur d'insultes, n'avait été interpellé.

Dimanche, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion" après les insultes antisémites dont Alain Finkielkraut a fait l'objet. L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Le philosophe, se considérant comme "ni victime ni héros", a dit qu'il ne porterait pas plainte. "J'ai ressenti une haine absolue, et malheureusement, ce n'est pas la première fois", a-t-il par ailleurs notamment témoigné auprès du "JDD".

La Licra va saisir la justice

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, la Licra, a quant à elle annoncé son intention de saisir la justice.

Interrogé par "le Parisien", l'avocat et président de la Licra David-Olivier Kaminski a déclaré : 

"L'injure publique à caractère antisémite ou raciste est punie par la loi du 29 juillet 1981. [...] Il est aujourd'hui grand temps qu'un plan Marshall contre l'antisémitisme stoppe ce cancer qui fait mal à la France."

Alain Finkielkraut a été agressé dans la rue par des propos antisémites tenus par un islamiste, salafiste..pourtant connu !..

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Insultes contre Alain Finkielkraut : l'agresseur le plus vindicatif serait un islamiste radical !

Un homme qui a copieusement injurié Alain Finkielkraut samedi à Paris est connu des services de renseignement. Il a été reconnu par un policier et serait uradicalisé, selon Le Parisien.

"La France, elle est à nous" ; "Tu vas aller en enfer" ; "Tu es un haineux et tu vas mourir" ; "Grosse m..." ! Ce torrent de paroles violentes a été prononcé par un seul et même individu à l'encontre d'Alain Finkielkraut samedi à Paris lors d'une manifestation de "gilets jaunes".

Gilet jaune sur son manteau, visage découvert, cet homme a été reconnu par un policier. Cette information a été dévoilée dimanche midi par le ministre de l'Intérieur sur Twitter : "Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services".

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Selon "le Parisien", un des manifestants qui a insulté le philosophe et écrivain, samedi, aurait été identifié comme étant connu des renseignements. https://www.nouvelobs.com/societe/20190218.OBS0328/injures-contre-finkielkraut-un-suspect-qui-a-evolue-dans-la-mouvance-islamiste-radicale.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1550480266 …

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9:59 AM - Feb 18, 2019

Pas encore interpellé 

« Sale sioniste de merde »« sale race »« sale merde »« barre-toi ! »« rentre chez toi »« elle est à nous la France », le philosophe a essuyé une copieuse salve d’insultes antisémites venues d’un groupe de manifestants particulièrement véhément.

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En cause, peut-être, son récent entretien au Figaro. S’il se déclarait, au départ, favorable aux « gilets jaunes », le philosophe a récemment émis des réserves vis-à-vis du mouvement et exprimé sa réticence face à la tournure que prennent les évènements. « Les différents leaders de cette révolte protéiforme ont été accueillis à bras ouverts sur tous les plateaux de télévision. Ils sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l’arrogance a changé de camp », avait-il notamment confié au journal. 

Pourtant Monsieur Alain Finkielkraut ne s’était pas laissé endormir, il y a quelque temps déjà, et avait réagi de façon justifiée..

Excellente remarque d’Alain Finkielkraut, samedi dernier sur France 2, signalée par l’hebdomadaire Minute et reprise par le Salon Beige… « En 1983, il y avait 900 lieux de culte musulman...

Finkielkraut, l’islamophobie et la christianophobie…

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Excellente remarque d’Alain Finkielkraut, samedi dernier sur France 2, signalée par l’hebdomadaire Minute et reprise par le Salon Beige

« En 1983, il y avait 900 lieux de culte musulman en France. Aujourd’hui, il y en a 2300. En Seine-Saint-Denis, il y a aujourd’hui 145 lieux de culte musulman contre 117 lieux de culte catholiquePour un pays islamophobe, la performance est intéressante. Pendant ce temps-là, dans tous les pays de l’arc arabo-musulman, les chrétiens sont contraints à fuir et les églises sont attaquées ou détruites ! »

On peut ne pas aimer monsieur Alain Finkielkraut, cependant, cela ne justifie aucun cas des agressions et propos antisémites à son encontre !!!

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Il faut savoir, de plus, que Mr. Alain Finkielkraut fait partie de l’Académie Française qu’on se le dise !!!

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Alain Finkielkraut injurié: une enquête ouverte, un suspect identifié

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«Ni victime ni héros», mais d'abord «inquiet pour tous les Juifs de France». Cible, samedi, de virulentes insultes antisémites, en marge d'une manifestation de «gilets jaunes» à Paris, le philosophe Alain Finkielkraut ne porte pas plainte, mais «souhaite connaître l'identité des agresseurs»: «Ce n'est pas l'esprit de vengeance qui m'anime, mais j'ai envie de contribuer à la prise de conscience, explique l'académicien au Figaro. Il s'agit aujourd'hui de réfléchir à ce qui nous arrive, pour trouver la meilleure des parades.»

Le parquet de Paris a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête pour «injures publiques en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion». Un suspect, «le principal auteur des injures», selon le ministre de l'Intérieur, a été identifié. D'aprèsLe Parisien , l'homme serait «connu des services de renseignement».

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C'est un effroyable torrent de haine qui s'est déversé samedi après-midi sur le philosophe, alors qu'il rentrait chez lui après avoir raccompagné sa belle-mère. À tel point que des policiers ont dû s'interposer pour le protéger. «Barre-toi, sale sioniste de merde!», «Tu vas mourir», «Sale race», «Palestine!», «Rentre chez toi à Tel-Aviv!», peut-on entendre dans plusieurs vidéos tournées auprès de manifestants qui défilaient boulevard du Montparnasse. «Elle est à nous, la France!», vocifère un jeune homme barbu en agitant ostensiblement son keffieh palestinien. «Nous sommes le peuple!», renchérissent d'autres «gilets jaunes».

«Parce que la France ne leur appartient pas, qu'elle n'est pas cette haine, une enquête a été ouverte, a tweeté dimanche Christophe Castaner.

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Christophe Castaner

✔@CCastaner

« Barre-toi sale sioniste de merde, tu vas mourir. La France, elle est à nous ! »
Parce que la France ne leur appartient pas, qu'elle n'est pas cette haine, une enquête a été ouverte.
Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services.

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11:28 - 17 févr. 2019

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«C'est la version hideuse de la convergence des luttes.»

Selon nos informations, le groupe d'étude sur l'antisémitisme de l'Assemblée nationale va organiser une réunion de son bureau mardi soir pour revenir sur ces événements. Emmenés par leur président, Sylvain Maillard (LREM), les députés réclameront «la reconnaissance officielle de l'antisionisme comme antisémitisme».

Alain Finkielkraut, lui, a «simplement besoin de savoir qui sont ces gens et ce qu'ils veulent». «Il ne faut pas tout confondre, insiste-t-il. Nous ne vivons pas le retour des années 30. C'est à un nouveau type d'antisémitisme que nous devons faire face. Ce sont des gens qui ont crié “Palestine”, qui m'ont traité de sioniste. Il y en a un avec une légère barbe qui me dit “Dieu va te punir”: ça n'est pas tout à fait le langage de l'extrême droite, c'est même la rhétorique islamiste.»«Peut-être y a-t-il des gens d'extrême droite qui s'accrochent aux wagons, comme des soraliens (proches de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral, NDLR), qui rêvent d'agréger une France black-blanc-beur autour de la haine des Juifs, analyse-t-il. C'est la version hideuse de la convergence des luttes.» Ce n'est pas la première fois que le philosophe se fait agresser: «Cela m'était déjà arrivé en 2014 lors d'un rassemblement pro-palestinien, rappelle-t-il, ainsi qu'en 2016, lors d'une Nuit debout, où je me suis fait cracher dessus: c'était la même haine!»

La classe politique a, unanimement ou presque, exprimé son indignation. Jusqu'au chef de l'État: «Fils d'émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n'est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun, a tweeté Emmanuel Macron.

L’AGRESSEUR D’ALAIN FINKIELKRAUT EST UN ISLAMISTE..

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«la France, elle est à nous»

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L’un des individus qui a agressé samedi le philosophe Alain Finkielkraut a été identifié selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Il est connu des services de renseignement pour radicalisation islamiste. Son nom n’est cependant toujours pas dévoilè, et il n’a pas encore été arrêté.

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Le ministre de l’Intérieur a indiqué dimanche midi sur Twitter qu’un des individus qui avaient insulté Alain Finkielkraut samedi à Paris avait été identifié. «Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services», a écrit Christophe Castaner. Il n’était pas encore arrêté à lundi a 7:00 alors que de boxeurs Christophe Dettinger, dont le nom a rapidement circulé, était arrêté 48 heures après avoir boxé un policier.

Pourquoi Christophe Castaner ne dévoile t-il pas le nom de cet individu ?

Selon plusieurs médias, qui ont supprimé l’information depuis, le suspect serait connu pour radicalisation islamiste.

Selon les informations du Parisien, cet homme qui aurait été identifié par un policier est connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste. Mais il n’a jamais fait l’objet d’un suivi au titre du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)

«la France, elle est à nous»

«Barre-toi, sale sioniste de merde», «grosse merde sioniste», «nous sommes le peuple», «la France, elle est à nous», «sale race», «Dieu va te punir» avaient notamment crié plusieurs manifestants face au philosophe.

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une enquête ce dimanche à la suite de l’agression verbale subie samedi par le philosophe Alain Finkielkraut.

Mensonge des médias et mélange des genres..amalgame..

Déjà on confond et désigne les gilets jaunes comme étant ces agresseurs islamistes et salafistes..

Mélange des genres..


Yahoo Actualités

✔@YahooActuFR

Quand les #GiletsJaunes croisent le philosophe Alain #Finkielkraut boulevard du Montparnasse, à #Paris, et l'insultent copieusement.#Acte14 #ActeXIV

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15:50 - 16 févr. 2019

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politique..

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Le ministère de l'intérieur en réaction..immobilisme et réaction contenue..aucune mesure !!!

Christophe Castaner

✔@CCastaner

« Barre-toi sale sioniste de merde, tu vas mourir. La France, elle est à nous ! »
Parce que la France ne leur appartient pas, qu'elle n'est pas cette haine, une enquête a été ouverte.
Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services.

5 132

11:28 - 17 févr. 2019

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2 432 personnes parlent à ce sujet

Que fait l’Etat que fait la police, mais aussi et surtout le ministre de l’intérieur, monsieur Castaner, tout comme monsieur Nunez, face à ces individus reconnus et parfaitement identifiés et connus, de plus, des services d’ordre comme du ministère de l’intérieur et de la D.G.S.I. ???.. 

RIEN !!!

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L’Etat et les..Fake-news..

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Ce sont les médias..eux-même, comme chaînes télévisiées et journalistes qui organisent des « Fake-news ».. à l’encontre des gilets jaunes et de ce mouvement !!!..

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Que fait l’Etat que fait la police, mais aussi et surtout le ministre de l’intérieur, monsieur Castaner, tout comme monsieur Nunez, face à ces individus reconnus et parfaitement identifiés et connus, de plus, des services d’ordre comme du ministère de l’intérieur et de la D.G.S.I. ???.. 

RIEN !!!

L’indicible provocateur..

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Alain Finkielkraut a été agressé dans la rue par des propos antisémites tenus par un islamiste, salafiste..pourtant connu !..

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Agression d'Alain Finkielkraut : "Toute injure fondée sur la haine, la religion, l'appartenance ethnique est condamnable", rappelle Nicole Belloubet.

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Nicole Belloubet, ministre de la Justice, est l'invitée des "4 Vérités" de France 2, lundi 18 février. Elle revient sur l'agression dont a été victime le philosophe Alain Finkielkraut samedi.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-agression-d-alain-finkielkraut-toute-injure-fondee-sur-la-religion-l-appartenance-ethnique-est-condamnable-rappelle-nicole-belloubet_3195927.html

La France c’est  nous…

«la France, elle est à nous»

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L’AGRESSEUR D’ALAIN FINKIELKRAUT EST UN ISLAMISTE..

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Cet individu, membre salafiste, de plus, connu des services de police, n’est nullement inquiété, ni arrêté, jugé et même emprisonné, pour autant !..

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Ce que souhaiterait et voudrait Macron, aidé en ça par les médias et chaînes étélévisées..

Agression d’Alain Finkielkraut: la défaite des gilets jaunes..

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L'esprit des ronds-points piétiné

Certainement pas !!!..

Croisant hier après-midi quelques gilets jaunes, Alain Finkielkraut a dû affronter les cris de « sioniste de merde », « sale juif », « la France elle est à nous », « dégage », « tu vas mourir »… Loin de la France des ronds-points qui forme le gros des gilets jaunes, ses agresseurs présentent un profil plutôt soralien, dieudonniste, indigéniste, islamo-gauchiste, voire décolonialiste.

Ces expressions « formulées » ci-dessus ne sont que la modification de journalistes et médias « manipulateurs » et rien d’autre..

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Une autre réaction cette fois sur France Culture :

Agression d'Alain Finkielkraut : voir ce que l’on croit et croire ce que l’on voit..

Est-ce qu’il a dit « sale juif » ? C’est effectivement l’une des questions qui a agité les stars du commentaire ce weekend. Notre camarade Alain Finkielkraut a-t-il été agressé aux cris de « sale juif » ou pas ?

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Alain Finkielkraut• Crédits : Joël SAGET  AFP

Lui ne l’a pas entendu, check news non plus, le caractère antisémite de cette agression peut-il pour autant être nié ? Peut-être le « rentre chez toi en Israël » était-il une invitation au voyage ? Cette controverse montre une fois de plus de plus que les images brutes ne disent rien ou pas grand-chose, on a beau désormais tout filmer ou presque, cela n’a pas, mais alors pas du tout, mis fin aux querelles d’interprétations

Entre agressions de policiers, de manifestants, et là l’agression d’Alain Finkielkraut, l’affrontement est finalement toujours le même : faut-il croire ce que l’on voit, première proposition, célèbre depuis un saint célèbre, une proposition qui doit être immédiatement retournée, faut-il voir ce que l’on croit ? Car finalement, dans l’utilisation de ces deux verbes, voir ce que l’on croit et croire ce que l’on voit, on trouve la base de la plupart des polémiques qui nous ont occupé ces derniers temps

Croire ce que l’on voit, autrement dit considérer que l’information n’a pas été manipulée, qu’il n’y a pas eu d’éléments hors contexte qui auraient été masqués ou seraient demeurés masqués, lesquels auraient pu changer le sens à donner à la scène. Mais, autre perspective, voir ce que l’on croit, formule de base de l’idéologie, une manière de considérer que le réel vérifie toujours les croyances, comme la vieille boutade chérie des épistémologues, ces philosophes qui travaillent sur la validité de la connaissance scientifique, si les faits contredisent la théorie, eh bien changeons les faits

Comme vous peut-être, j’ai regardé mille fois cette scène, ce qui est probablement une mauvaise idée, et je crois avoir vu la haine à l’état pur, une haine que ne justifie en rien le désaccord, tout désaccord que l’on peut avoir avec Alain Finkielkraut ou un autre, une haine où justement il n’est pas question de laisser l’autre voir ce qu’il croit.

Alors qui pourrait nous mettre d’accord ? Peut-être Péguy, écrivain qu’Alain Finkielkraut affectionne pour qui, « la liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre (au fond, à exiger), que le voisin aussi croie à ce qu’il croit ». 

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Récupération politique et manipulation..

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Il n'a pas été entendu ni proféré de terme ou d'expression de "sale juif" qu'on se le dise !..

Benjamin Griveaux

✔@BGriveaux

La haine à l’état brut dans les rues de Paris contre Alain #Finkielkraut hué aux cris de « sale Juif ».

La bête immonde tapie dans l’anonymat d’une foule.

Ceux qui insultent ont le visage découvert. J’espère qu’ils seront identifiés, poursuivis et lourdement condamnés. #Acte14

"Quand on insulte un Juif, on insulte la République", assure Benjamin Griveaux sur RTL

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INVITÉ RTL - Alain Finkielkraut a été la cible d'injures à caractère antisémites, en marge de l'acte XIV de la manifestation des "gilets jaunes".

 Le philosophe et académicien Alain Finkielkraut a été injurié et sifflé, samedi 16 février, en marge de la manifestation des "gilets jaunes" dans le quartier de Montparnasse à Paris, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Une vague d'indignation a eu lieu au sein de la classe politique, beaucoup dénonçant des propos à caractère antisémite. 

Invité du Grand Jury RTL Le Figaro, LCI ce dimanche 17 févrierBenjamin Griveaux s'est exprimé sur les insultes à caractère antisémite contre le philosophe"Quand on insulte un Juif, on insulte la République", a déclaré le porte-parole du gouvernement qui a dénoncé des "actes odieux".

"Depuis des semaines, il y a un antisémitisme qui frappe en France(...) Ça n'est pas uniquement lié aux 'gilets jaunes' mais force est de constater qu'à l'intérieur de ces cortèges, de manière minoritaire, vous avez des éléments d'extrême gauche ou d'extrême droite qui font preuve d'un antisémitisme crasse", ajoute-t-il.

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L’Etat tien un double langage et fustige tant l’opposition que les gilets jaunes !..

Le gouvernement envoie "Miss Marpel" à la rescousse !..

Agression d'Alain Finkielkraut : Agnès Buzyn critique "le double-jeu" de Marine Le Pen et "le naufrage" de Jean-Luc Mélenchon

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TACLES - Invitée de l'émission "En toute franchise" ce dimanche après-midi sur LCI, la ministre de la Santé a vertement critiqué les réactions de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon après les insultes antisémites dont le philosophe Alain Finkielkraut a été victime la veille à Paris.

Du "dégoût". C'est ce qu'Agnès Buzyn a ressenti en découvrant les injures subies par Alain Finkielkraut samedi, en marge d'une manifestation de Gilets jaunes. Pour la ministre de la Santé, invitée dimanche soir sur LCI, ces incidents illustrent une "radicalisation" du mouvement. Des incidents qui ont par ailleurs donné l'occasion à la ministre de vertement critiquer Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

"Le mouvement s'est profondément transformé. Il est en train de dériver. On voit la violence, de semaine en semaine, qui se radicalise, qui est contre les institutions de la République, l'Assemblée nationale, les ministères, les élus, (avec) des propos antisémites régulièrement", a d'abord estimé Agnès Buzyn sur LCI

Rappelez-vous, c’était en 2016..

L’affaire DPDA du 24 janvier 2016..

Est-ce que l’Etat s’en souvient ?..

Est-ce que l’Etat a réagi ou fait quelque chose ?

Pas d’avantage.. 

Finkielkraut interpellé à DPDA : le silence gêné face aux idéologues de banlieue..

Posté le 24 janvier 2016 par admin — 10 commentaires ↓

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Photo d'Alain Finkielkraut se faisant sermoner et vertement insulter par Wiam Berhouma professeur d’anglais à Noisy-le-Sec qui a pu vilipender Alain Finkielkraut médusé auquel on n’a concédé le droit de répondre que tardivement.

Chaque semaine, Philippe Bilger prend la parole, en toute liberté, dans FigaroVox. Il est magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole. Il tient le blog Justice au singulier et est l’auteur de Ordre et désordres paru aux Éditions Le Passeur en avril 2015.

Quelle sale béatitude que d’entendre Alain Finkielkraut être insulté comme il l’a été à l’émission animée par David Pujadas sur France 2 : Des Paroles et Des Actes.

Wiam Berhouma professeur d’anglais à Noisy-le-Sec a pu, au cours d’une interminable intervention puis d’une reprise de parole, tout à son aise énoncer un certain nombre de partialités et, en adoptant un ton autoritaire – il ne fallait pas l’interrompre alors qu’elle n’en finissait pas -, vilipender Alain Finkielkraut médusé auquel on n’a concédé le droit de répondre que tardivement.

Pour lire la suite, cliquer sur le lien

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/23/31003-20160123ARTFIG00111-finkielkraut-agresse-a-dpda-le-silence-gene-face-aux-ideologues-de-banlieue.php?m_i=OklOjb3kQ7ia79Vi3OSK8SIxsvsfvhqP1QxiX5jKDQt_IAUybgMs3xQEPBkXKpx7JpUYXFA%2BbJt13KYmxpTI8CscXhet2RythDted_ih&a2=20160124115937&a3=763-357764-885263#xtor=EPR-300-[actualites]-20160124

Macron et les cultes..

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Photo ci-dessus lors des voeux de 2018.

Il ne s’agit pas, ici, de dénoncer et critiquer fermement toute forme d'agression antisémite comme propos allant dans ce sens, mais bien de faire le jeu politique de ce gouvernement..une honte !..

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Nicolas Dupont-Aignan participera à la marche contre l'antisémitisme à Paris

par BFMTV

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Le rassemblement et manifestation  en marche silencieuse prévu ce mardi n’est qu’une manipulation de plus et récupération politique, par ce biais, du gouvernement, rien de plus !..

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Le président, Emmanuel Macron, ne prendra pas part à cette manifestation et marche silencieuse de protestation face aux agressions et propos antisémites..

Car il sera au « C.R.I.F. » ..

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Photo ci-dessus de monsieur Emmanuel Macron lors du dîner annuel du "C.R.I.F.".

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Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Alain Finkielkraut insulté par des "gilets jaunes" : le CRIF attend du gouvernement "de véritables mesures qui puissent enrayer la vague antisémite"

Le philosophe Alain Finkielkraut a été insulté samedi lors de la manifestation parisienne des "gilets jaunes". Le CRIF dénonce "une attaque antisémite" et "une haine qu'on ne peut plus accepter dans notre pays". A quelques jours de son dîner annuel en présence d'Emmanuel Macron et de la marche contre l'antisémitisme, il appelle à un sursaut national.

Les insultes proférées à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut par des "gilets jaunes" samedi sont l'expression d'un "antisémitisme d'origine islamo-gauchiste" de personnes venues "pour régler des comptes, pour crier des slogans anti-juifs à travers un antisionisme virulent", déclare Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) dimanche 17 février sur franceinfo.

franceinfo : Pensez-vous qu'Alain Finkielkraut a été visé en tant que Juif ?

Francis Kalifat : Sans aucun doute. Les attaques qui étaient dirigées vers Alain Finkielkraut étaient des attaques antisémites et nous voyons d'ailleurs à travers les insultes qui lui ont été adressées puisqu'il a été traité de 'sale sioniste', de 'sale race'. Nous voyons bien le lien qu'il y a entre la haine des juifs et la haine d'Israël. Je crois que c'est ce qui s'est passé hier à l'encontre d'Alain Finkielkraut, et je voudrais profiter de l'occasion pour exprimer ma solidarité pleine entière et sans aucune réserve avec Alain Finkielkraut. Je crois qu'après avoir vu ces images je suis dans un sentiment de dégoût et d'horreur parce que ce sont des attaques abjectes exprimées à visage découvert avec une haine qu'on ne peut plus accepter dans notre pays.

Cette semaine, plusieurs incidents antisémites ont été recensés, notamment des tags sur des portraits de Simone Veil. Qu'est-ce que cela vous évoque ?

L'antisémitisme dans notre pays est malheureusement protéiforme, nous le savons depuis longtemps. Nous savons depuis longtemps que nous avons un fort antisémitisme d'extrême droite traditionnel, que nous avons aussi un antisémitisme très fort d'extrême gauche, et puis un antisémitisme d'origine islamo-gauchiste qui s'est exprimé hier. (…) Ce mouvement des "gilets jaunes"; qui au départ avait une légitimité sociale que tout le monde a compris, que tout le monde a accepté, est aujourd'hui un mouvement qui s'est radicalisé, qui a été infiltré par les mouvements d'extrême gauche et d'extrême droite qui profitent de ces manifestations pour exprimer leur haine des juifs mais pas que, parce qu'ils expriment aussi la haine de la République, la haine des valeurs républicaines et je crois que c'est ça tout le danger. Nous sommes aujourd'hui dans une société qui est complètement remise en cause par des minorités extrémistes qu'il faut combattre et condamner.

Espérez-vous qu'il y ait davantage de participants à la marche contre l'antisémitisme mardi à Paris après cet incident ?

Je le souhaite. J'ai salué l'initiative qui avait été prise par les 14 partis républicains de notre pays et j'ai appelé à ce que le maximum de Français, car il ne s'agit pas aujourd'hui de faire un appel particulier, ce sont les Français dans toute leur composante et dans toutes leurs croyances qui doivent prendre l'occasion de ce rassemblement pour donner le point de départ de ce sursaut national que nous attendons.

Emmanuel Macron est l'invité d'honneur de votre dîner annuel mercredi. Qu'attendez-vous de lui ? 

Ce que nous attendons, au-delà de la dénonciation des actes antisémites, c'est de véritables mesures qui soient des mesures qui puissent enrayer la vague antisémite. La loi suffirait si elle était appliquée, il se trouve qu'aujourd'hui le constat que nous faisons c'est que dans ce domaine la loi est très peu appliquée et ce que nous attendons du gouvernement c'est (…) qu'on sorte du déclaratif pour passer à l'action.

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Photo ci-dessus, après l'affaire Benalla, Macron veut réorganiser l'Elysée.

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Des propos qui indignent Bernard-Henri Lévy. " Quand je vois certains leader politiques comme Jean-Luc Mélenchon dire des choses absolument ahurissantes : antisémitisme instrumentalisé, comme s'il fallait l'opposer à un antisémitisme franc et loyal", a-t-il regretté lundi sur Europe 1. "Quand un juif se fait agresser parce qu'il est juif, il est interdit de se demander si l'on est d'accord ou pas avec lui, estime le philosophe. On commence par dénoncer et dire qu'en 2019, l'antisémitisme, les mots d'ordre nazis qui balafrent nos rues, qui souillent la conversation nationale, sont inacceptables. Il n'y a pas de mais." 

Marche pour Mireille Knoll : Mélenchon et Le Pen étaient trop «intolérants» selon le Crif..

Donc, c'est le "C.R.I.F." qui décide pour le gouvernement comme les différents représentants politiques ?..

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La France est plus que..divisée !!!..

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Mais la France a également été plus que..Islamisée !!!...

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De plus, monsieur Castaner a dit aux musulmans qu'il souhaitait qu'il se lancent à leur tour dans le Grand débat national !..

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A cela il faudra ajouter le retour en France de ces 135-150 Jihadistes souhaité par le gouvernement et Macron !..

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Avec le retour de ces jihadistes dont enfants, nous aurons des terroristes "potentiels" en nombre !!!...

L'éternel problème des banlieues et des cités !..

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Photo ci-dessus du président François Hollande visitant le centre de Ballard, en présence du général de Villiers.

Si les forces de l’ordre, gendarmes comme policiers, avaient fait seulement le quart de ce qu’ils ont fait aux gilets jaunes, aux casseurs et semeurs de merde des banlieues, et effectueraient leur travail de sécurisation publique réelle à l’intérieur de ces même banlieues, le pays serait à feu et à sang depuis belle lurette !!!..

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Photo ci-dessus du président François Hollande se faisant expliqer certaines choses par le général de Villiers.

Le général de Villiers avait dit, à l'époque, à son frère Philippe de Villiers que si ça pétait dans les banlieues, il n'y aurait pas assez de gens disponibles dans les forces de l'ordre pour contenir le chaos !!!...

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Pour terminer

Le pays, je veux dire..La France, est dans une situation indescriptible, et dans un imbroglio politico-judiciaire, de plus, avec cette affaire Benalla, à rebondissements, qui sert de diversion face à l’opinion politique et fausse l’attitude de ce gouvernement face aux gilets jaunes et face à ses responsabilités sur le plan politique comme social..

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Pour conclure

Le président Macron est empêtré, avec cette affaire Benalla dont il se serait bien passé, mais également avec ce mouvement des « Gilets jaunes » dont il n’arrive pas à trouver une issue face aux attentes légitimes comme colère d’un tas de Françaises et de Français qui en ont ras le bol..

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13 février 2019

Affaire Benalla..Saison 3..

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Alexandre Benalla passant la soirée au Lotus, à Marrakech, vendredi 8 février 2019. © Document Mediapart

Affaire Benalla..Saison 3..

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Affaire Benalla Mars et Velours International, deux sociétés au cœur de l’enquête..

Le Parquet national financier a ouvert une enquête pour « corruption » sur le contrat de sécurité privée signé par des proches d’Alexandre Benalla.

Par François Krug Publié le 08 février 2019 à 12h09

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Un sous-officier en poste au très sensible commandement des opérations spéciales, et compagnon de la commissaire chargée de la protection du premier ministre. Un agent de sécurité de La République en marche (LRM), qui donnait des cours de sport de combat à Alexandre Benalla à l’Elysée. Ou un ancien parachutiste soupçonné d’être aujourd’hui le prête-nom du même Benalla… C’est une étonnante équipe de gardes du corps, très proches de l’ancien adjoint au chef de cabinet du président de la République, qui avait été constituée pour protéger la famille d’Iskander Makhmudov, un oligarque russe réputé proche du Kremlin.

Alexandre Benalla assure n’avoir joué aucun rôle dans ce contrat privé, signé par son ami Vincent Crase. Ni dans la négociation, malgré sa proximité avec l’homme d’affaires Jean-Louis Haguenauer, intermédiaire de M. Makhmudov, ni dans sa conclusion. Selon nos informations, au printemps 2018, M. Benalla aurait pourtant participé à un rendez-vous entre M. Crase et les dirigeants du futur sous-traitant du contrat, Velours International. La rencontre aurait eu lieu au Damas Café, un bar à chicha proche de l’Elysée où Vincent Crase et lui avaient leurs habitudes.

Lire aussi  Affaire Benalla : la chef de la sécurité du premier ministre a démissionné

Sans sous-traitant, pas de contrat pour Vincent Crase. L’autorité de tutelle, le conseil national des activités privées de sécurité, lui a en effet refusé l’agrément nécessaire pour diriger une entreprise dans le secteur, en raison d’un dossier incomplet. Pour emporter le marché, la petite société de M. Crase, Mars, doit trouver un partenaire. Ce sera Velours, un acteur discret du marché mais qu’Alexandre Benalla connaît bien pour en avoir été salarié entre 2014 et 2015.

Une fois le partenariat conclu, Vincent Crase aurait lui-même fourni au sous-traitant une liste des gardes du corps à recruter. Parmi les sept recrues, un gendarme, un ancien parachutiste de l’infanterie de marine ou un ancien fusilier marin basé au Maroc, chargé de veiller sur les Makhmudov, mais aussi trois bonnes connaissances d’Alexandre Benalla.

« Nous nous sentons trahis »

Vincent Crase impose dans le dispositif Chokri Wakrim, le sous-officier du commandement des opérations spéciales et dont la compagne, Marie-Elodie Poitout, dirigeait encore le groupe de sécurité du premier ministre. Selon Libération, M. Wakrim était chargé de protéger les Makhmudov lors de séjours à Monaco. Autre recrue du dispositif, Yoann Petit, un ancien parachutiste, est devenu depuis le président de la société discrète qui a rémunéré ces derniers mois Alexandre Benalla, France Close Protection.

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Affaire Benalla : Ismaël Emelienle CD-ROM et le mystérieux Tweet de FrenchPolitic..

Dans la nuit du 18 au 19 juillet, un Tweet, dont l’auteur reste inconnu, diffuse la vidéo du couple de la Contrescarpe lancer des bouteilles sur les forces de l’ordre, peu avant son interpellation musclée.

Par Ariane Chemin Publié aujourd’hui à 11h11, mis à jour à 11h11

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Ismaël Emelien, le « penseur » du macronisme, était aussi en charge de la veille des médias et de la riposte aux informations pouvant menacer le chef de l’Etat – ce qu’on appelle la « com de crise ». Durant la nuit du 18 au 19 juillet, juste après la mise en ligne d’un article du Monde identifiant le « garde du corps » d’Emmanuel Macron molestant, casque de police et brassard au bras, un couple de jeunes gens, le 1er-Mai, le conseiller spécial du président est sur le pont. Avec un autre conseiller qu’il a lui-même entraîné dans l’aventure macronienne : Ludovic Chaker, dont le nom n’apparaît pas dans l’organigramme public du palais et dont certains diplomates et militaires de l’Elysée rêvent aujourd’hui de se débarrasser, il est même l’un des principaux interlocuteurs d’Alexandre Benalla.

 Lire aussi  Emmanuel Macron remanie sa garde rapprochée à l’Elysée

Cette nuit de juillet, de zélés fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris repèrent dans la vidéosurveillance du 1er-Mai des images susceptibles d’aider Benalla : on y voit le couple, peu avant son interpellation musclée, lancer des bouteilles sur les forces de l’ordre. De quoi rééquilibrer le récit des faits et contrebalancer la vidéo à l’origine du scandale.

Examen des « fadettes »

En toute illégalité, les images sont extraites des serveurs et gravées sur un CD-ROM. Vers minuit, l’officier de liaison entre la Préfecture de police et l’Elysée vient apporter le boîtier transparent à M. Benalla, qui l’attend au Damas café, à 500 mètres du Château. Tout au long de la soirée, ce policier est aussi pendu au téléphone avec Ludovic Chaker. Or, au beau milieu de la nuit, à 3 h 59, un compte Twitter soutenant LRM, @FrenchPolitic, diffuse la vidéo figurant sur le CD, avant de s’autodétruire.

Soit Benalla est l’auteur de ce Tweet nocturne, soit il a confié le disque à quelqu’un. L’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron a dit aux juges le 3 octobre être rentré chez lui à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) sans regarder le disque et ne l’avoir remis qu’« à 8 h 30 environ » à M. Emelien, afin d’« assurer [sa]défense » et de « confirmer que [les deux jeunes gens] n’étaient pas des gentils mangeurs de crêpes mais des casseurs ». A-t-il remis ce CD « à la demande de M. Emelien », lui demandent les juges ? Alexandre Benalla a refusé de répondre.

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L’examen des « fadettes » (relevés téléphoniques) de M. Benalla révèle que, cette nuit-là, le conseiller spécial du président échange des textos avec M. Benalla jusqu’à 2 h 28, puis à nouveau aux aurores, peu après 5 heures. Les enquêteurs notent aussi qu’au cœur de la nuit, un seul téléphone parmi les nombreux correspondants d’Alexandre Benalla « borne » entre le Damas café et l’Elysée : celui d’Ismaël Emelien.

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Le sous-marin Benalla au milieu des eaux troubles de l’Elysée..

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Benalla saison 3 ou « la vie des autres » version française

Il y a 1h

Chronique du vendredi 8 Février

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/2019822

JC bonjour.

Bonjour.

Alexandre BENALLA pourquoi ce sujet ce soir ? Eh bien tout simplement parce qu’il y a eu de nouvelles révélations faites par Mediapart, c’était le 31 janvier et puis ces dernières heures l’actualité s’est bousculée à la suite de ces révélations, qui ont eu des répercussions et des effets boules de neiges. D’abord, on a eu la connaissance de nouveaux épisodes dans l’affaire BENALLA avec des enregistrements, est-ce qu’on peut rappeler les faits ?

Eh bien, la saison 3 ouvre par la divulgation d’enregistrements. Des enregistrements dont on ne sait d’ailleurs pas très bien si ce sont des écoutes téléphoniques ou plus probablement la sonorisation d’une pièce ou bien évidemment Benalla et l’un de ses comparses se préparent à arranger le coup et à contourner les contrôles judiciaires qu’il a enfreints et un certain nombre de choses qu’il ne voudrait pas voir révélées…

Avant…

Dont la plus importante est qu’il est directement impliqué dans un contrat de protection entre un oligarque Russe et une maison de sécurité dans laquelle, si l’on peut dire, il fait des ménages et il est même un peu le patron.

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Le principal personnage de « La vie des Autres », c’est finalement celui qui écoute…

Avant que vous ne continuiez de développer les faits JC, c’est vrai que c’est important cette différence de l’enregistrement selon les méthodes téléphoniques ou seulement si ça été pris dans un appartement ?

Eh bien, je crois qu’en fait il y a pas beaucoup de différence, c’est d’ailleurs extrêmement dommage que personne ne s’offusque que des gens puissent être écoutés dans un lieu privé et qu’on retrouve cela sur la place publique, ce qui est un déni de démocratie et de protection des droits individuels, qu’il s’agisse de Benalla ou de quelqu’un d’autre. La première chose c’est que des enregistrements, s’il s’agit d’écoute judiciaire, par exemple sont destinés à la justice et non pas à se retrouver sur la place publique, car on verra plus tard dans d’autres affaires que les capacités techniques actuelles d’imitation de la voix vont permettre de faire raconter n’importe quoi à n’importe qui.

Et ça veut dire qu’on n’a pas de logiciel assez puissant, assez performant aujourd’hui pour vraiment détecter à 100 % une voix ?

Non. Les logiciels sont autant capables d’imiter une voix que de la détecter.

JC, si ces enregistrements se sont retrouvés sur la place publique c’est qu’ils contiennent certainement des choses que certains ont intérêt de divulguer ou intérêt à faire connaitre. Alors que contiennent ces enregistrements ?

Ces enregistrements contiennent la révélation d’abord que Benalla et ses comparses enfreignaient le contrôle judiciaire qui les empêchait de se rencontrer et qu’ils s’efforçaient de faire le ménage de choses qu’ils supposent compromettantes au siège de LREM. Et surtout l’existence d’au moins un contrat, on ne sait pas s’il y en avait d’autres, de protection de personnes pour un oligarque Russe et qui semble avoir été négocié par Benalla alors qu’il était à l’Élysée, ce que les deux comparses s’efforcent de masquer pour que cette chose-là ne saute pas aux yeux des services de sécurité.

JC, des enregistrements révélés au grand jour et derrière effet boule de neige, patatras, tout le monde est chamboulé.

Et bien, d’abord, je pense qu’il y a un arrière-plan qui n’est pas totalement élucidé, c’est où ça se passe et pourquoi c’est enregistré et par qui ? Et on s’aperçoit qu’est impliqué dans l’affaire quelqu’un des services spéciaux, qui est le compagnon de la responsable de la sécurité de Matignon, c’est-à-dire du Premier ministre. Donc pour l’instant, on avait BENALLA comme zouave, si je puis dire à la sécurité présidentielle et là maintenant on voit que le même groupe ou la même bande fonctionne également à Matignon. Alors là, cela a déclenché des choses en cascade. D’abord celui qui est dans les services spéciaux a été mis à pied immédiatement par le ministre des Armées, tandis que la commissaire divisionnaire a été priée de démissionner. Elle attend donc une autre affectation sans plus, j’allais dire, de dommage pour elle pour l’instant.

Ça pose quand même un problème de responsabilités tout ça ?

D’une part cela pose le problème de la surveillance par les services de sécurité. Il est très anormal que les services de sécurité n’aient pas repéré tout cela. Alors il y a deux possibilités : soit ils ne l’ont vraiment pas repéré, ça serait très dommage, soit ils ont préféré regarder ailleurs en sachant que Benalla était extrêmement protégé.

Parce que normalement, ce qui aurait dû se passer, c’est que les services de sécurité auraient fait un rapport qu’ils auraient confié au coordinateur du renseignement, Pierre Bousquet de Florian et que celui-ci, quand il rencontre en tête à tête le Président de la République, lui aurait sorti la feuille et l’aurait informé. Ensuite des mesures auraient été prises, peut-être pas spécialement spectaculaires, car il aurait été beaucoup plus intéressant de laisser les différents services étrangers – je suis sûr qu’il n’y a pas que les Russes qui tournaient autour des deux zouaves, ou des trois zouaves ou les quatre zouaves faisant des ménages – faire des propositions et penser tenir ces gens pour pouvoir à l’inverse les intoxiquer au besoin. Mais la solution la plus simple aurait été de faire table rase de toute la bande immédiatement. Et ce n’est pas ce qui s’est passé, Pierre Bousquet de Florian n’aurait certainement pas fait de cachotteries et le Président une fois informé n’aurait certainement pas pu ne rien faire. On retombe à nouveau dans le fait qu’on a une équipe dirigeante qu’on dira, au minimum, peu expérimentée et des services spéciaux qui, finalement comme la police, font un petit peu, non pas la grève ou la grève du zèle, mais attendent parce que pourquoi dire quelque chose au sujet de gens, pour des choses graves, pour lesquels on n’a rien voulu faire quand ils ont indiqué des choses bénignes.

Mais aujourd’hui est-ce qu’on n’est pas dans un engrenage en cascade pour l’ensemble du personnel ?

Pour tout ce petit monde, il va quand même y avoir des éléments de cascade. D’abord parce que la police ne peut qu’enquêter à plusieurs niveaux. La brigade financière est saisie. Du point de vue « sécurité » il y a certainement aussi des choses. Et la justice va se retrouver avec une série de plaintes, ne serait-ce que parce que Benalla a commis l’imprudence, à mon avis, d’accepter de témoigner devant la commission sénatoriale. La commission sénatoriale on n’a pas le droit d’y mentir et…

Restez avec nous JC…

Normalement quelqu’un qui est mis en examen peut très bien dire que comme il est en examen ou comme témoin assisté, il a le droit de mentir, il a le droit de ne pas tout dire au juge et il ne peut pas se retrouver dans deux structures à la fois, l’une où il est tenu de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité et l’autre où il a le droit de se défendre. On n’est pas dans un système anglo-saxon où le mensonge est la pire des choses. Dans le système français, on sait que l’accusé fait ce qu’il peut pour s’en sortir. Et il y a une contradiction de lois. Benalla a commencé par aller devant la commission parlementaire et il a raconté un certain nombre de choses puis ensuite dans son dernier passage il a expliqué qu’il ne  fallait peut-être mieux pas. Mais il aurait peut-être dû le faire depuis le début parce qu’il se retrouve coincé avec des éléments de parjure, c’est une situation rare en droit français, parce que d’habitude l’accusé ne peut pas être… Le mis en cause, maintenant on ne dit plus l’accusé, ne peut pas être poursuivi pour parjure. Eh bien lui il a réussi dans la catégorie pieds nickelés, à pouvoir être poursuivi pour parjure, ce qui va lui arriver.

JC, très rapidement est-ce que ça ne met pas aussi le Président Emmanuel Macron, déjà bousculé par d’autres crises, notamment les mouvements des gilets jaunes que l’on a évoqués largement avec vous sur les antennes de RCF. Est-ce que le Président n’est pas là aussi dans une impasse avec quelqu’un qui était un des très proches de…

C’était manifestement son majordome pendant longtemps. Mais surtout ce qu’on va avoir maintenant, c’est un jeu de quilles successif de tout un personnel de l’Élysée qui donc, soit a travaillé avec lui avec légèreté, soit s’est fait berner. Dont plusieurs responsables considérés comme importants, dont j’aurai la charité de pas établir la liste aujourd’hui: vous la trouverez dans les épisodes suivants de la saison 3.

Elle sera peut-être trop longue à établir.

Tous ces gens-là vont avoir à mon avis des misères. Parce que je ne vois pas comment le Président pourrait faire l’économie d’un grand coup de torchon, s’il ne veut pas lui-même être atteint.

Au fait pourquoi ce titre « la vie des autres »?

En souvenir des atteintes à la vie privée par la Stasi en RDA autrefois. Non pas pour comparer. Mais pour constater que comme disait Karl Marx, les choses qui se déroulent la première fois en tragédie, se répètent en farce

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La Vie des Autres, version Stasi. La série en VF est beaucoup plus cocasse… 

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Affaire Benalla..la suite !..

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Car, ce n’est pas terminé..

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Démission d’Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron et mis en cause dans l’affaire Benalla

Il y a 13h

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L’Elysée a confirmé ce lundi soir à BFMTV le départ d’Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron à L’Elysée et mis en cause dans l’affaire Benalla. Selon une information initiale du Point, confirmée par BFMTV, le départ de ce dernier était acté depuis la mi-novembre et devrait être effectif le mois prochain.

Cliquez ici pour lire la suite

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Démission d’Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron et mis en cause dans l’affaire Benalla

il y a 1j

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«Les millions des contrats russes»: nouvelles révélations de Mediapart sur Benalla

© AFP 2018 Alain JOCARD

France

16:38 11.02.2019(mis à jour 17:23 11.02.2019) URL courte

23573

Mediapart avait affirmé qu’un «contrat russe» de 300.000 euros avait été passé entre Mars, la société de Vincent Crase et le Russe Iskander Makhmoudov, sans preuves directes. Ce média a publié de nouveaux faits à ce sujet, impliquant directement Benalla, qui avait nié y être lié devant le Sénat, et portant cette fois sur plus de 2 millions d’euros.

Mediapart a publié ce lundi de nouvelles révélations liées à l’affaire Benalla. Le journal affirme qu’il est question non de 300.000 euros comme supposé auparavant, mais de plusieurs millions. Dans les enregistrements publiés le 31 janvier, Vincent Crase et Alexandre Benalla évoquent un contrat, sans pour autant mentionner le nom d’Iskander Makhmoudov. Mediapart avait estimé qu’il s’agissait de cet homme d’affaires russe.

Dans ses nouvelles révélations, le journal indique qu’un autre oligarque russe est lié à l’affaire. Il s’agit de Fahkad Akhmedov.

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© AP Photo / Christophe Ena

Mediapart publie de nouvelles révélations choc sur la relation Benalla-Macron

L’article ajoute que ce sont 2.200.000 euros de contrats qui ont été passés avec ces hommes d’affaires.France Close Protection serait le nom de la nouvelle société de sécurité d’Alexandre Benalla et consorts afin de maquiller les pistes. C’est cette société qui a récupéré de nouveaux contrats avec ces oligarques russes.

Mediapart rappelle que lors de la négociation des premiers contrats, Alexandre Benalla était habilité Secret défense en tant que proche d’Emmanuel Macron.

Une partie des fonds aurait été perçue par Benalla au Maroc.

Devant les sénateurs réunis en commission, Alexandre Benalla avait affirmé qu’il n’avait aucun lien avec ce contrat de la société de Vincent Crase. Pour rappel, le parjure devant une commission est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal.

Ce serait l’adjoint du chef de cabinet d’Emmanuel Macron qui a appellé Jean-Maurice Bernard, le patron de Velours, où Benalla a travaillé en 2015. Cette société deviendra sous-traitante de la société Mars. Il aurait proposé un possible marché avec «un ami». Une réunion aurait été organisée, mi-mars, au Damas Café, un bar à chicha à deux pas de l’Élysée, dont Benalla a fait son quartier général.

Le fondateur de Velours, Jean-Maurice Bernard, confirme aujourd’hui à Mediapart: «Les faits s’imposent. Il n’y a qu’une réalité. Elle est aussi simple qu’incontestable. Alexandre Benalla nous a demandé de ne pas rompre le contrat nous liant à la société Mars. Contrat pour lequel il nous a sollicité. Contrat dont il a assisté la négociation. Contrat dont il a suggéré les noms.»

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CC0 / Pixabay

Benalla, «contrat russe»: la justice aurait ouvert une enquête pour «corruption»

Le patron de Velours «appelle chacun à s’honorer à assumer ses responsabilités». «Pour ma part, je n’ai rien à cacher. Je n’ai rien à me reprocher si ce n’est de ne pas avoir anticipé la trahison dont nous allions être victime», dit-il.Le parquet national financier a ouvert une enquête pour corruption suite aux précédentes révélations de Mediapart.

Sputnik France n’a pas pu trouver de preuves permettant d’affirmer qu’Iskander Makhmoudov est un proche de Vladimir Poutine.

https://fr.sputniknews.com/france/201902111039990478-mediapart-nouvelles-revelations-benalla/

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Macron à Benalla : « Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux » (Mediapart)

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Le site Mediapart dévoile le contenu sonore d’un échange entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, les deux mis en examen dans l’affaire des violences commises…

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Affaire Benalla, "pognon de dingue"... Les raisons du départ d'Ismaël Emelien posent question

Le conseiller spécial d'Emmanuel Macron a annoncé sa démission, expliquant vouloir se consacrer à des projets personnels. Mais cela ne convainc pas l'opposition, qui lie ce départ à l'affaire Benalla. 

 

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Ismaël Emelien (à gauche), quand il était conseiller spécial d'Emmanuel Macron, avec le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, le 17 janvier 2018 à l'Elysée à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Il était l'homme de l'ombre d'Emmanuel Macron. Le conseiller spécial du président de la République, Ismaël Emelien, a annoncé sa démission de l'Elysée, lundi 11 février. Auprès du Point, il a justifié son départ – qui prendra effet au mois de mars – en affirmant vouloir se consacrer à des projets personnels, notamment la sortie d'un livre.

Une explication qui ne convainc pas l'opposition. "Soit il rentre en politique parce qu'il y a un affaiblissement du personnel d'En Marche pour jouer d'autres rôles, soit il est pris dans l'affaire Benalla", affirme le député LFI Alexis Corbière, interrogé par franceinfo. Même son de cloche pour Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris, membre de la commission des Lois, qui enquête sur l'affaire Benalla. "Il doit y avoir des raisons. Personne ne part pour un livre", ajoute la sénatrice, soupçonnant que la démission d'Ismaël Emelien est due à la crainte d'une prochaine mise en examen. Franceinfo passe au crible les dossiers gênants pour le futur ex-conseiller.

Les polémiques suscitées par ses formules

On doit à Ismaël Emelien la paternité de beaucoup de formules d'Emmanuel Macron, dont le célèbre "Make our planet great again". Il est aussi à l'origine du moins heureux "premiers de cordée", expression prononcée en 2017 pour justifier la suppression de l'ISF, qui lui a valu les critiques de ceux qui y ont vu les mots d'un "président des riches".

Emmanuel Macron

✔@EmmanuelMacron

Je demande à ceux qui réussissent d'être des premiers de cordée, de s'engager pour la société.#LeGrandEntretien #TF1EMacron

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20:37 - 15 oct. 2017

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 "Le président achète ou pas, mais Ismaël doit être capable de faire une palette de propositions qui pousseront le curseur de l’audace et du risque au maximum", avait justifié auprès du Monde, son ami Stanislas Guerini, actuel patron de La République en marche.

Installé au deuxième étage de l'Elysée, dans l'ancien bureau d'Emmanuel Macron quand il était secrétaire général adjoint de François Hollande, Ismaël Emelien était la boîte à idées du chef de l'Etat. Jusqu'à la provocation, lorsqu'il suggère en juin la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo où Emmanuel Macron parle des aides sociales qui coûtent, selon lui, "un pognon de dingue".

Ismaël Emelien, qui a fait ses classes auprès du directeur des études de l'agence de communication Havas, Gilles Finchelstein, est allergique aux projecteurs. "Ismaël a théorisé son métier comme un métier de l'ombre. C'est à la fois une question de conviction et de prédisposition", souligne un ami, interrogé par l'AFP. Un autre proche complète : "Il considère qu'il ne faut pas révéler les cuisines, que l'on ne montre pas ce qu'il y a derrière le rideau".

L'affaire de la vidéosurveillance du 1er mai

Ismaël Emelien a été directement mis en cause depuis qu'Alexandre Benalla a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement. Tout commence le 18 juillet, lorsque Le Monde révèle la participation d'Alexandre Benalla à l'agression de deux manifestants, le 1er-Mai, sur la place de la Contrescarpe. Dans la soirée, un policier remet à Alexander Benalla desimages de vidéosurveillance montrant la scène sous un autre angle, pour riposter aux accusations du journalDans la soirée, ces images ont été diffusées sur Twitter par plusieurs comptes soutenant La République en marche avant d'être supprimées.

Comment ces images se sont-elles retrouvées sur les réseaux sociaux ? Interrogé par Le Monde, Alexandre Benalla a reconnu avoir remis une copie de la vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe à "un conseiller communication" du Palais, avant d’ajouter : "Je crois qu’ils ont essayé de la diffuser et de la fournir à des gens, pour montrer la réalité des faits."

D'après Mediapart (article payant), le bornage téléphonique laisse penser qu'Ismaël Emelien est la personne qui a récupéré ce fameux CD-ROM dans la nuit du 18 au 19 juillet. Si l'enquête le confirme, l'ancien conseiller spécial d'Emmanuel Macron pourrait être mis en examen – comme c'est déjà le cas d'Alexandre Benalla – pour "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection" et "recel de violation du secret professionnel". Des faits punis d'un maximum de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.

L'affaire des enregistrements de Benalla

Jeudi 31 janvier, Mediapart publie des enregistrements d'une discussion entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, tous deux mis en examen pour les violences de la place de la Contrescarpe et cités dans l'affaire du contrat russe. D'après le site d'information, la conversation a eu lieu le 26 juillet dernier, alors que leur contrôle judiciaire interdisait aux deux hommes d'entrer en contact.

Sur les bandes, Alexandre Benalla se targue d'être soutenu par Emmanuel Macron et Ismaël Emelien, qui le "conseille sur les médias et compagnie."Après la révélation de ces enregistrements, l'Elysée a démenti qu'Ismaël Emilien ait géré la communication de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron.

Cette affaire a connu un retentissement inédit, au début du mois de février, quand des policiers ont tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart. Cette perquisition a été menée dans le cadre d'une enquête du parquet de Paris pour"atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", autrement dit sur les conditions dans lesquelles ces enregistrements ont été réalisés. Les journalistes ont refusé la perquisition, dénonçant une "manœuvre (...) pour trouver les sources de Mediapart et les tarir !"

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Démission d’Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron et mis en cause dans l’affaire Benalla

31 janv. 2019

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Le site Mediapart dévoile le contenu sonore d’un échange entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, les deux mis en examen dans l’affaire des violences commises en marge de la manifestation parisienne du 1er mai. L’ancien conseiller d’Emmanuel Macron assure avoir le soutien du président de la République malgré les faits qui s’accumulent.

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Démission d’Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron et mis en cause dans l’affaire Benalla

il y a 5j

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Elle avait été entendue mercredi dans le cadre de l’enquête sur les conditions d’enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, diffusée par Mediapart.

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Derrière Benalla-Crase, qui sont les 14 barbouzes de l’Élysée ?

Il y a 13h

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Je me suis intéressé à l’affaire Benalla-Crase sous son angle militaire, à savoir le recrutement d’espions pour une ou plusieurs puissances étrangères, autant manger à tous les râteliers. On est dans le registre haute trahison, qui valait le peloton à d’autres époques. On retiendra prioritairement le Maroc, Israël, et la Russie avec cet étrange oligarque qui fait garder sa progéniture pour 300 000 €.

Dans cette affaire à tiroirs, apparaît Chokri Wakrim, chéri de la commissaire divisionnaire chargée de la sécurité à Matignon, exfiltrée dare-dare par démission, du fait qu’elle a reçu chez elle Benalla, avec soupçons de connivences. Il est présenté comme un « militaire ». Ce serait un copain d’enfance de Benalla, quartier de la Madeleine à Évreux, repaire de fichés S et probablement de combattants de Daech. Comme Benalla, a t-il été recruté par Vincent Crase dans la réserve de gendarmerie de l’Eure ?

Le sergent-chef Chokri Wakrim (officiellement), aurait été suspendu « à titre conservatoire » mercredi par le ministère des Armées, après avoir été auditionné par la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD). On ne sait donc pas encore s’il était en service dans la gendarmerie ou pas, ou réserviste dans l’armée de terre.

Wakrim faisait-il partie des 14 « réservistes-barbouzes » de Crase ?

Autre hypothèse : Matignon est gardé par le 2e régiment de la Garde (comme le Sénat, l’Assemblée nationale et certains ministères). L’opération taupes-réservistes au 1errégiment de la Garde était-elle en duplication au 2e ?

Le cas s’aggrave, on rentre dans « l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », 30 ans, 450 000 € d’amende.

J’avais écrit au président de la commission du Sénat, Philippe Bas, pour lui indiquer comment techniquement Vincent Crase a pu recruter des « réservistes » pour servir au 1er régiment de la Garde à l’Élysée. Celui-ci, c’est un lapsus, a évoqué avec insistance ces 14 réservistes lors de sa dernière comparution devant la commission du Sénat. Où le contrat de 300 000€ avec un « oligarque russe » a également été cité (une source m’indique qu’il s’agirait en fait d’un ancien du KGB ou équivalent).

Le général Bio-Farina a aussi approuvé ce type de recrutement (voir son audition).

Il est probable que le général Lizurey, qui a nommé Benalla lieutenant-colonel était forcément au courant, puisque Crase a formé les 14 dans un centre de formation de la Gendarmerie.

Comme je l’explique à M. Bas, il y a un moyen de faire semblant de recruter des réservistes au hasard (futurs espions ?), c’est de choisir des réservistes affectés dans les unités de gendarmerie départementales et de les faire muter au 1er régiment de la Garde, puis ensuite de les « sélectionner ».

Benalla et Crase étaient selon moi, avec la bénédiction de Jupiter, en train de monter une milice tout à fait similaire à celles ayant cours à une certaine époque pendant les « heures sombres ».

Essentiellement, il convient d’identifier ces 14 gendarmes réservistes, de vérifier comment ils ont été recrutés, quels sont leurs parcours et spécialités dans le civil comme dans la réserve. Comme je l’ai écrit à M. Bas, on risque d’avoir des surprises.

Vous trouverez ci-joint une copie (réactualisée en fonction des informations sorties depuis), du courrier adressé au Sénat, reçu en RAR le 05.10.2018.

Colonel Napoléon de Guerlasse

À l’attention de Monsieur le Sénateur Philippe BAS

Monsieur le Président,

J’ai suivi attentivement vos auditions concernant l’affaire Benalla-Crase. Car leurs déclarations et celles du général Bio Farina montrent que les deux sont bel et bien des compères.

Je suis officier – capitaine – et j’ai servi la France pendant 21 ans dont 8 dans la gendarmerie, en tant que réserviste, sans avoir été professionnel (je suis un citoyen-soldat). J’ai donc une certaine connaissance du milieu.

Il apparaît clairement que M. Benalla s’était affranchi des règles d’usage régissant la sécurité de la présidence de la République. Ne pouvant agir seul, il conviendrait de vérifier, si cela n’a pas été fait par votre commission, s’il a fait embaucher des personnels à sa main.

C’est le commandant Crase qui a formé le brigadier Benalla dans la réserve de gendarmerie de l’Eure (mais aussi probablement son ami Chokri Wakrim).

Il est possible que le général Bio Farina ait eu en premier l’idée d’intégrer des réservistes dans la Garde républicaine, une vingtaine (en fait quatorze), il indique toutefois que « cette cellule de réservistes était un souhait du président, pour servir au plus haut niveau ».

Ou cela lui a été suggéré par MM. Benalla et Crase. Ce point est à vérifier.

Le général Bio Farina précise que M. Crase lui a été « suggéré » par M. Benalla (qui n’a pas présenté d’autre personne).

Selon les dires de M. Crase, les fameux réservistes ont été recrutés par ses soins dans « le 1er régiment d’infanterie ».

Le général Bio Farina parle bien du « 1er régiment d’infanterie de la Garde », qui est effectivement le régiment de gendarmerie qui assure la sécurité de l’Élysée. Rappelons que M. Benalla a été nommé un moment lieutenant-colonel de gendarmerie du fait de ses « compétences ». Tout se tient.

Les gendarmes professionnels de la garde sont à mon avis habilités « secret défense », même aux grades inférieurs.

M. Crase indique que son équipe de réservistes est composée de brigadiers, caporaux, soldats, voire de « moquettes » à la formation militaire en cours.

Il signale qu’il a fait lui-même l’instruction de ces 14 (?) réservistes, en Bourgogne, pendant 15 jours de « stage », dans une caserne… de gendarmerie.

C’était lui qui « gérait cette petite équipe », d’où ses fréquentes « périodes » (rémunérées) à l’Élysée (40 selon lui).

Bref, tout cela nous est présenté comme une petite bande de copains sympathiques.

Mais vu le comportement de MM. Crase et Benalla et leurs fréquentations passées, sans parler de milice « perso », la dérive vers une troupe à la botte était et est à craindre. Étant donné les déclarations très ambiguës de M. Benalla sur son habilitation secret défense (voir en post scriptum), il y a lieu de se poser la question des renseignements que peuvent glaner ces réservistes pendant leurs périodes.

À noter que les réservistes peuvent faire l’objet de mutation (ce qui fut mon cas), et M. Crase a pu par ce biais faire muter des gendarmes ou militaires de réserve de sa connaissance au 1er régiment de la Garde au préalable, avant de les « sélectionner » ensuite. Avec pour avantage un contrôle moins rigoureux en matière de secret défense.

Il convient donc de vous faire communiquer les curriculum de tous les réservistes qui ont pu entrer à l’Élysée par cette petite porte pratique et discrète.

Vous allez à mon avis avoir des surprises.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, mes respectueuses salutations.

PS : Les étranges déclarations de Mr Benalla.

Manifestement, il connaît son métier et les rouages administratifs de l’État au plus haut niveau et a bien été préparé par les coachs en com’ de l’Élysée.

Interrogé sur son habilitation secret défense, il a bien décrit le processus, puisque lors de mon passage dans la gendarmerie j’ai dû m’y soumettre.

C’est la DGSI, selon ses dires, qui a été sollicitée. Quand on connaît les exploits de la maison avec les fichés S, on ne peut qu’avoir quelques doutes.

(ajouté le 06.02.2019) La même DGSI ne semble pas avoir eu connaissance des relations de MM. Benalla et Crase avec un certain oligarque russe.

Il nous dit : « l’enquête porte sur qui sont vos proches (la fameuse Myriam qu’il devait épouser est toujours dans la nature, avec le coffre), qui sont vos parents (père au Maroc, mère pour le moment inconnue au bataillon), qui sont vos frères, quel est votre entourage (dont le fiché S avec lequel il s’est fait pincer à Londres, etc.).

La DGSI émet un avis négatif ou positif. Négatif si on pense qu’il y a une faille. La faille ce peut être quoi ? Proximité avec un service de renseignement étranger, problème financier, qui font qu’à un moment vous allez être en position de vous compromettre et vous allez être un danger pour la République.

C’est le fameux « effet Mice » (acronyme anglo-saxon) Money (argent), Idéologie (communisme, religion, empathie…), Coercition (chantage, torture, menaces, sexe déviant, drogue… ), Ego (Mr Benalla est typique). C’est grâce à un de ces leviers (voire plusieurs) qu’on recrute des espions.

La proximité avec un service étranger lui est sorti de la bouche en premier, son inconscient a parlé : C’EST UN ÉNORME LAPSUS.

Pour moi, c’est bien un agent d’un (ou plusieurs) service étranger. Sa présence récente à une réception à l’ambassade d’Arabie saoudite est tout de même révélatrice.

Il est bien au courant des conséquences s’il se fait démasquer : 20 ans de prison.

Colonel de Guerlasse

Derrière Benalla-Crase, qui sont les 14 barbouzes de l’Élysée ?

(Source : Riposte laïque)

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On nage en eau trouble..à vue..

Les millions russes d’Alexandre Benalla: Alexandre Benalla a bien été l’architecte, depuis l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec un proche de Poutine, soupçonné de liens mafieux. L’ancien conseiller de Macron a également fait affaire, en décembre dernier, avec un second oligarque russe. Au total, ces contrats s’élèvent à 2,2 millions d’euros. Une partie des fonds a été perçue par Benalla au Maroc.

il y a 1j

Les millions russes d’Alexandre Benalla

11 FÉVRIER 2019 PAR FABRICE ARFIANTTON ROUGET ET MARINE TURCHI

Une nouvelle enquête de Mediapart permet aujourd’hui d’affirmer, preuves à l’appui, qu’Alexandre Benalla a bien été l’architecte, depuis l’Élysée, d’un contrat sécuritaire avec un proche de Poutine, soupçonné de liens mafieux. L’ancien conseiller de Macron a également fait affaire, en décembre dernier, avec un second oligarque russe. Au total, ces contrats s’élèvent à 2,2 millions d’euros. Une partie des fonds a été perçue par Benalla au Maroc.

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Le ministre de l’intérieur ne voit pas où est le problème. Christophe Castaner a tenté de déminer, dimanche 10 février, les révélations de Mediapart sur le volet russe du scandale Benalla, désormais au cœur d’une enquête pour « corruption » ouverte par le parquet national financier. « Pas une affaire d’État » mais une « affaire de cornecul », a raillé le « premier flic de France », qui voyait déjà l’été dernier en Alexandre Benalla un simple… bagagiste.

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Sibeth Ndiaye, la conseillère communication de l’Élysée, Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, le 12 avril 2018. © Reuters

De fait, l’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, qui met depuis des semaines en panique plusieurs services de l’État, a caché beaucoup de secrets dans ses valises. Mediapart publie aujourd’hui les résultats d’une nouvelle enquête, basée sur de nombreux témoignages et documents inédits, qui donnent une nouvelle ampleur à l’affaire du contrat russe.

  • Alors qu’il travaillait à l’Élysée, où il était habilité « secret défense », Alexandre Benalla a personnellement négocié de bout en bout un contrat de sécurité de 294 000 euros avec un oligarque proche de Vladimir Poutine, confirme à Mediapart l’ancien policier Jean-Maurice Bernard, dont la société Velours a été sous-traitante du marché. Les négociations, commencées début 2018, se sont tenues dans un café proche de l’Élysée mais aussi dans les locaux du parti présidentiel, La République en marche (LREM).
  • Depuis qu’il a été licencié de la présidence à la suite de la révélation de l’affaire des violences du 1er-Mai, Alexandre Benalla anime en sous-main une société baptisée France Close Protection, qui a récupéré en octobre dernier le contrat de l’oligarque Iskander Makhmudov, soupçonné de liens avec la mafia. Montant total de ce nouveau contrat : 980 000 euros. Au moins 300 000 euros ont été versés depuis une société à Monaco.
  • Pendant qu’il faisait le tour du monde avec ses passeports diplomatiques, Alexandre Benalla a par ailleurs signé en décembre 2018 un second contrat de sécurité avec un autre oligarque russe proche de Poutine, Farkhad Akhmedov, d’un montant total de 980 000 euros. Plus de 350 000 euros ont d’abord été versés en France. La somme a ensuite été récupérée à l’euro près par Alexandre Benalla au Maroc.

Au total, les deux contrats russes négociés par l’ancien collaborateur du chef de l’État français, avant et après son départ de l’Élysée, s’élèvent donc à 2,2 millions d’euros.

Depuis les premières révélations de Mediapart mi-décembre sur le contrat russe, la présidence de la République continue, à l’instar du ministre de l’intérieur, de faire l’autruche.

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Alexandre Benalla passant la soirée au Lotus, à Marrakech, vendredi 8 février 2019. © Document Mediapart

En revanche, sur impulsion de Matignon, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « atteinte à la vie privée », dont personne ne se plaint pourtant dans cette affaire. Le premier acte du procureur de Paris, Rémy Heitz, a été d’envoyer deux magistrats et trois policiers, dont un commissaire de la brigade criminelle, perquisitionner Mediapart et, ainsi, de mettre en danger les sources d’un journal. Cette tentative de perquisition a été unanimement dénoncée comme une atteinte à la liberté d’informer.Pendant ce temps-là, Alexandre Benalla a pu rejoindre l’étranger sans encombre, où il coule des jours paisibles, en dépit des révélations de Mediapart sur la violation de son contrôle judiciaire, ses parjures devant le Sénat et ses mensonges sur le contrat russe. L’ancien collaborateur de Macron a notamment été vu, en fin de semaine dernière, dans un cabaret de Marrakech, le Lotus Club, où il a pris du bon temps, comme en témoigne une photo obtenue par Mediapart (voir ci-contre).

Révélations sur une affaire qui réunit désormais tous les ingrédients du scandale d’État.

I. Les secrets d’une négociation depuis l’Élysée

C’est un courrier dont les dirigeants de la société de sécurité Velours n’ont pas immédiatement compris le sens. Début 2018, les patrons de Velours reçoivent une carte de vœux inattendue. Expéditeur : la présidence de la République, ou plutôt l’un de ses collaborateurs, Alexandre Benalla. La lettre les étonne, Benalla ne travaillant plus pour Velours depuis 2015.

Quelques semaines plus tard, l’adjoint du chef de cabinet d’Emmanuel Macron appelle Jean-Maurice Bernard, le patron de Velours, un ancien policier de l’anti-gang, pour lui soumettre un possible marché avec « un ami ». Une réunion est organisée, mi-mars, au Damas Café, un bar à chicha à deux pas de l’Élysée, dont Benalla a fait son quartier général.

Alors collaborateur du chef de l’État, Alexandre Benalla se présente au rendez-vous accompagné du gendarme Vincent Crase, qui travaille lui aussi à l’Élysée (comme réserviste du commandement militaire) et assure la sécurité de La République en marche, le parti présidentiel.

L’objet du rendez-vous est dévoilé : il s’agit d’assurer la protection d’une riche famille étrangère qui a des attaches en France. En l’occurrence celle d’Iskander Makhmudov, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine et suspecté par plusieurs magistrats européens d’être lié à la mafia.

Comme Mediapart l’a déjà raconté, c’est l’homme d’affaires Jean-Louis Haguenauer, représentant français de l’oligarque, qui a joué les intermédiaires et rencontré à plusieurs reprises Alexandre Benalla. Haguenauer nous a confirmé que Benalla avait désigné Crase pour mettre en œuvre ce contrat.

Velours envoie une proposition commerciale à Vincent Crase par mail, le 22 mars, toujours sans donner de détails sur la famille à protéger.

En juin, le dossier s’accélère, les rendez-vous s’enchaînent au Damas Café. Mais les dirigeants de Velours s’entretiennent aussi avec Vincent Crase tout seul, entre le 15 et le 25 juin, au siège de LREM, selon des sources informées du contrat.

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Alexandre Benalla et les oligarques Iskander Makhmudov et Farkhad Akhmedov. © DR

Alexandre Benalla propose enfin les noms des agents pouvant travailler sur le contrat. Il faut sept officiers de sécurité fiables, issus de la formation militaire, pour assurer la protection de la famille par tranche de 15 jours. Cela tombe bien : une première filière conduit au 1er RPIMa, le régiment de parachutistes basé à Bayonne.

Jean-Noël B., Thierry H-L. et Jérôme R. sont employés en CDD par Velours. Deux anciens de la Marine, Jean-Marc F. et Michael A., sont aussi recrutés. Yoann Petit, qui fut réserviste du 92e régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand, rejoint l’équipe.

Juste avant le début de la mission, fin juin, un nouveau rendez-vous est organisé au Damas Café pour recruter Choukri Wakrim, un autre militaire officiant dans les forces spéciales. Ce dernier, en couple avec la patronne du service de protection du premier ministre (GSPM) – qui a démissionné depuis –, est alors en permission : il avait déposé des congés sans solde et une demande pour quitter l’armée, selon nos informations.

Enfin, Velours prépare le contrat de Reynald Chevallier, une autre connaissance de Benalla, que ce dernier présente comme « prof de sport à l’Élysée ». Mais l’intéressé, qui travaille pour LREM, se désiste au dernier moment.

L’équipe est désormais au complet. L’accord de sous-traitance liant Mars – la société de Vincent Crase – et Velours est signé le 25 juin. L’équipe de militaires entre en action trois jours plus tard. Elle est surqualifiée pour réaliser la mission, qui consiste uniquement en la protection de la compagne d’Iskander Makhmudov et des trois enfants du couple, des triplés âgés de 7 ans. Pendant toute la période, le Russe ne mettra pas un pied en France.

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Le paiement de la première tranche du contrat (294 000 euros par trimestre) atterrit le 28 juin sur le compte de Mars à la Société générale. Une partie (172 200 euros) est reversée le 6 juillet à Velours, qui prend en charge les salaires (entre 2 500 euros et 4 500 euros net) et les frais. L’entreprise dit réaliser une marge de moins de 15 % sur ce contrat. Par contre, Mars a bénéficié d’une commission hors norme de 122 000 euros, soit 40 % du contrat.Qu’est-ce qui justifie une telle plus-value ? Impossible de le savoir, Vincent Crase et Alexandre Benalla n’ayant pas répondu à nos questions.

Un caillou fait finalement dérailler le plan. Le 18 juillet, Le Monde révèle que Benalla et Crase ont commis des violences sur des manifestants le 1er-Mai. Les deux hommes sont mis en examen le 22 juillet. Velours dénonce le contrat par lettre recommandée. La cellule « risques » de la Société générale réclame de son côté une copie du contrat Makhmudov, étant donné le montant élevé du virement et sa provenance – un compte à Monaco.

Malgré leur contrôle judiciaire qui leur interdit tout contact, Benalla et Crase se rencontrent en urgence à Paris, le 26 juillet. « Là il faut couper la branche », préconise le premier, selon les enregistrements publiés le 31 janvier par Mediapart. Le collaborateur de l’Élysée est furieux contre ses amis : « Velours […], ils vont se faire enculer hein, moi je m’en bats les couilles. » « Moi les rats qui quittent le navire, j’aime pas trop », renchérit Vincent Crase.

« Faut changer de portage, faut faire ce qu’on avait prévu de faire et transférer… […] Faut que tu disparaisses de la boîte, dit Benalla à Vincent Crase. […] Donc faut qu’on trouve un mec… […] Enfin j’ai une idée en tête, mais faut qu’on mette la boîte au nom d’un autre mec… Parce que sinon […] ils vont faire des saisies conservatoires et ils vont mettre un stop à la boîte […] », ajoute-t-il.

En août puis en septembre, Alexandre Benalla se rend au siège de Velours pour leur demander de garder le silence sur le contrat, selon les éléments recueillis pour notre enquête.

Le fondateur de Velours, Jean-Maurice Bernard, confirme aujourd’hui à Mediapart : « Les faits s’imposent. Il n’y a qu’une réalité. Elle est aussi simple qu’incontestable. Alexandre Benalla nous a demandé de ne pas rompre le contrat nous liant à la société Mars. Contrat pour lequel il nous a sollicités. Contrat dont il a assisté la négociation. Contrat dont il a suggéré les noms. »

Le patron de Velours « appelle chacun à assumer ses responsabilités »« Pour ma part, je n’ai rien à cacher. Je n’ai rien à me reprocher, si ce n’est de ne pas avoir anticipé la trahison dont nous allions être victime », dit-il.

 II. Les poupées russes, saison 2

Cela ressemble furieusement à un système de poupées russes. Pensant mettre le contrat Makhmudov à l’abri des curiosités de la police et de la justice, Alexandre Benalla a participé à la mise sur pied d’une nouvelle société, destinée à être la future récipiendaire de l’argent de l’oligarque.

Le montage choisi ne manque pas de surprendre. Alexandre Benalla, qui est à la manœuvre comme le prouvent les enregistrements rendus publics par Mediapart, n’apparaît nulle part officiellement dans la nouvelle structure, baptisée France Close Protection. Mais comme le Petit Poucet, l’ancien collaborateur de Macron a laissé des indices un peu partout sur son chemin.

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Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, le 24 février 2018. © Reuters

France Close Protection est officiellement dirigée par un ancien militaire de 44 ans, Yoann Petit, que Benalla avait introduit dans la première mouture du contrat russe, période Velours. Contacté, Yoann Petit n’a pas donné suite à nos sollicitations. Sa société n’a qu’un seul actionnaire, un homme de 18 ans habitant en Normandie, dont sont originaires Alexandre Benalla et Vincent Crase.

La chronologie parle d’elle même. Les statuts de France Close Protection, qui prévoient d’assurer en France et à l’étranger « la protection » de personnes mais aussi de réaliser du « conseil pour les affaires », sont déposés le 2 octobre. Une semaine plus tard, le gendarme Vincent Crase ferme le compte bancaire de sa société Mars. Benalla et ses amis pensent avoir réalisé le tour de passe-passe parfait.

C’était compter sans l’obtention par Mediapart de nouveaux documents qui prouvent désormais de manière incontestable que France Close Protection n’est rien d’autre que le nouveau paravent du marché russe de Benalla & Cie avec Iskander Makhmudov.

Le nouveau contrat prévoit toujours la protection rapprochée d’Iskander Makhmudov et de ses proches, notamment de ses enfants. Il est notamment question, d’après les termes du contrat, de services de protection rapprochée, de surveillance et d’accompagnement lors de séjours en France ou à l’étranger. Plusieurs officiers de sécurité sont affectés au contrat. Parmi eux, un chauffeur qui, outre la sécurisation des trajets et le confort de la famille Makhmudov, doit s’assurer de la disponibilité de matériel de secours et d’un défibrillateur pour le client.

Contractuellement, la garde rapprochée de Makhmudov doit également s’occuper de l’inspection des lieux visités par le milliardaire russe, l’identification des potentielles menaces qui pourraient peser sur lui, voire assurer les passages aéroportuaires si besoin.

Côté gestion, c’est une société répondant au nom de Gaia Monte Carlo 2015 qui représente les intérêts de Makhmudov. La société est basée à Monaco, où le milliardaire a transféré l’intégralité de son patrimoine français début 2018. Jusque-là, les sociétés propriétaires de son château en Sologne, de ses chasses ou de sa villa à Ramatuelle étaient domiciliées en France, même si elles étaient financées par un système d’emprunts transitant par des sociétés offshore à Chypre.

La société Gaia Monte Carlo 2015 est gérée par un certain Ian A. Lubcke, un homme qui apparaissait déjà dans les montages de Makhmudov en France. D’après les éléments recueillis par Mediapart, Ian A. Lubcke s’adresse directement à Alexandre Benalla pour l’exécution du contrat.

Les sommes en jeu sont toujours plus vertigineuses. Le montant total de la nouvelle mouture du contrat Makhmudov s’élève à 980 000 euros (hors taxes). Sur cette somme, 294 000 euros ont été versés au mois d’octobre dernier à France Close Protection. Laquelle société a ensuite payé Alexandre Benalla, en novembre et décembre, pour plusieurs dizaines de milliers d’euros, partie visible de sa rémunération sur le contrat russe.

Devant la commission d’enquête du Sénat, l’ancien collaborateur d’Emannuel Macron a refusé de dire ce que recouvraient ces prestations pour le compte de France Close Protection. On comprend mieux pourquoi désormais : c’était la poursuite du contrat russe noué du temps où Alexandre Benalla était, par la fonction qu’il occupait à l’Élysée et son lien personnel avec le chef de l’État, dépositaire d’informations confidentielles de la présidence de la République.

III. Pas un, mais deux contrats avec des oligarques russes !

Un oligarque peut en cacher un autre. Quelques jours après qu’Emmanuel Macron a réclamé, sur Europe 1, de « l’indulgence » pour son ancien collaborateur, témoignant d’une proximité maintenue au sommet de l’État, Alexandre Benalla a négocié, pour le compte de France Close Protection, un deuxième contrat russe avec un autre oligarque : le milliardaire Farkhad Akhmedov.

Signé le 2 décembre 2018, ce contrat prévoit la protection de l’homme d’affaires et de ses enfants lors de ses séjours en France, en Suisse et dans différents pays d’Europe. Un chauffeur, un chef d’équipe et cinq officiers de sécurité sont prévus dans ce contrat. Montant total (hors taxes) : 980 000 euros.

Quelques jours plus tard, un premier virement de 353 000 euros arrive sur le compte de France Close Protection. Dans la foulée, ces fonds sont transférés sur le compte d’Instra Conseil, une toute nouvelle société domiciliée à Marrakech. L’ayant-droit de cette entité n’est autre qu’Alexandre Benalla lui-même. Créée le 2 novembre 2018, cette société propose, d’après ses statuts signés de la main de Benalla, du « conseil en sécurité à l’export » et de la « formation ».

Comme Iskander Makhmudov, Farkhad Akhmedov est étiqueté dans la presse comme un proche du Kremlin. En janvier 2018, il est apparu dans la « Putin list », un inventaire de plus de 200 noms de l’élite russe (114 politiciens russes et 96 oligarques) compilé par le Trésor américain, en marge d’une loi de sanctions visant alors à punir la Russie, accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. L’oligarque avait fermement contesté cette liste, un copier-coller du « magazine [américain – ndlr] Forbes », avait-il protesté auprès de l’agence russe RBC, en annonçant qu’il comptait défendre son « honneur » et sa « réputation » dans un tribunal américain.

https://www.superyachttimes.com/yacht-news/the-luna-story-a-refit-redefined

Farkhad Akhmedov devant son yacht, le « Luna ». © dr

D’origine azerbaïdjanaise, Farkhad Akhmedov, 63 ans, a bâti sa fortune avec le groupe Northgas, une société pétrolière et gazière russe, dont il a revendu ses parts en 2012. Akhmedov a aussi fait une incursion en politique, en siégeant entre 2007 et 2010 au Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, où il représentait la région de Krasnodar, dans le sud du pays.

L’oligarque affiche une fortune de 1,2 milliard d’euros, selon Forbes. Son divorce médiatique a fait apparaître l’étendue de sa fortune et de ses biens : des hélicoptères, de luxueuses villas (l’une à Saint-Jean-Cap-Ferrat), une collection de fusils de chasse vintage, une Aston Martin, une collection d’œuvres d’art moderne, et le Luna, deuxième plus grand yacht au monde, une véritable villa flottante amarrée à Dubaï qu’il avait rachetée à un autre oligarque proche du Kremlin, Roman Abramovich.

Sollicité par le truchement de son porte-parole, l’homme d’affaires n’a pas démenti les informations de Mediapart sur son contrat avec France Close Protection, se contentant d’un pudique « no comment ». Sans démentir non plus sa proximité avec le Kremlin, il a précisé qu’il n’avait « pas fait l’objet de sanctions américaines ».

Un scandale d’Etat que l’on cherche à étouffer à tout prix !..

L’affaire Benalla, un véritable scandale d’État

il y a 1j

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Qu’appelle-t-on une affaire d’État ? C’est une affaire  qui implique les membres d’un gouvernement, lesquels profitent de leur position pour se livrer à des actes très, très délictueux. Bref c’est une affaire pourrie. Dès lors que l’affaire est portée sur la scène publique, ces gouvernants tentent tout pour l’étouffer, se livrent à la censure ou à l’oppression de ceux qui l’ont dévoilée, et peuvent aller jusqu’au meurtre. Une affaire d’État, c’est grave, car elle est le symptôme d’un système qui déraille.  Et, oui, aujourd’hui, le système a déraillé avec, entre autres, l’affaire Benalla. Je dis entre autres,  car ce n’est hélas pas tout ce que le peuple avait à reprocher à ses gouvernants. Mais celle-ci est suffisante pour caractériser ce régime.

En réalité, l’affaire avait commencé bien avant que Benalla ne se fasse prendre pour sa violence du 1er mai 2018. Ce type pas très net, qui avait commencé sa carrière à 15 ans par des stages scolaires de garde du corps ( ! ) avait fait son trou dans ce domaine. Tout en faisant des études de droit, il avait travaillé pour la société Velours, fondée par d’anciens policiers et spécialisée dans la protection de personnalités.   Malin, il avait aussi  intégré à Évreux l’association des Marocains de France, présidée par Najat Vallaud Belkacem, non encore ministre, qui le fit entrer au sein  du parti socialiste et l’aida à intégrer le service de protection des hautes personnalités, d’abord pour Martine Aubry puis pour François Hollande. Ce qui lui ouvrit en 2012  le poste de chauffeur d’Arnaud Montebourg, alors ministre.  Renvoyé au bout d’une semaine pour faute grave (il avait voulu prendre la fuite après avoir provoqué un accident de voiture), il n’avait pas pour autant disparu de la circulation, ce que Algérie patriotique a expliqué en le déclarant agent des services secrets marocains. Comme quoi nous pouvons chaudement féliciter nos propres services secrets pour leur compétence ! Ils sont bien meilleurs pour s’en prendre aux Gilets jaunes qui, eux, sont d’authentiques patriotes. (Ici se pose un gravissime problème d’allégeance).

Très doué pour la communication et fort de ses puissants soutiens, nous retrouvons Benalla participant  à la fin de l’année 2017 à des négociations concernant des problèmes de sécurité entre le sulfureux homme d’affaires russe Iskander Makhmudov et le gendarme Vincent Crase, chargé de sécurité à La REM. Ce qui n’empêchera pas Benalla, par la suite, de déclarer devant la commission d’enquête du Sénat, le 21 janvier 2018, n’avoir jamais rencontré l’homme d’affaires russe. Mais nous le verrons, il n’est pas à un parjure près. Quand on cherche à s’enfuir après avoir provoqué un accident, cela démontre le genre d’homme que l’on est.  Comment ce type se trouve-t-il par la suite, à l’âge de 26 ans, promu lieutenant- colonel de gendarmerie et doté d’un énorme salaire et d’un appartement quai Branly dans l’annexe élyséenne, cela est un mystère. Mystère qui pourrait trouver sa source dans l’incapacité de Macron à s’entourer de gens tout simplement corrects et à éprouver beaucoup de goût pour les voyous, comme nous l’ont honteusement montré sa fête de la musique à l’Élysée ou son embrassade répugnante avec des gibets de potence des îles. En juillet 2017, Benalla se fait remettre par Macron un badge d’entrée à l’Assemblée nationale, bien qu’il soit d’usage que le chef de l’État ne soit pas admis au sein de l’Assemblée, ainsi que ses collaborateurs.  Non qu’il n’y ait eu des protestations d’élus, que François de Rugy a su faire taire. « C’est à la demande du directeur du cabinet de la présidence de la République qu’un badge a été attribué à M. Benalla en juillet 2017, en sa qualité de chargé de mission auprès du chef de cabinet du président de la République », a fini par déclarer l’Assemblée nationale.

Voilà pour l’homme Benalla, aussi la suite ne nous étonnera pas.

Devenu très proche de Macron, dont il assure la protection, se plaçant même au-dessus du service de protection légal de l’Élysée, auquel il se permet de donner des ordres, Benalla croit jouir de l’impunité la plus absolue, ce qui lui permet d’assouvir sa violence naturelle en prétendant vouloir donner un coup de main à la police. Le 1er mai, il s’en prend violemment à des manifestants, aidé en cela par son compère Crase, et fort malheureusement pour lui, il est pris dans une vidéo qui permettra par la suite de l’identifier formellement. Les faits sont connus et dénoncés à l’interne dès le 2 mai. Sans conséquence pour les deux hommes frappés d’une  mise à pied de deux semaines, sans retenue sur leur salaire. Le 18 juillet, Mediapart qui a analysé des dizaines de vidéos, reconnaît sur l’une d’elle les deux hommes et l’affaire sort au grand jour. Macron s’arrache les cheveux, et dans un SMS, on verra Benalla déclarer « le patron est comme un fou »,  se vantant de ses relations particulières avec Macron et son conseiller spécial Ismaël Émelien, et ajoutant  « Ah bah, il fait plus que nous soutenir. […] il m’a dit: Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux ».

L’affaire est reprise par l’ensemble des médias, en particulier par le journal Le Monde,  et devient une affaire publique reprise dans tous les pays. Lorsqu’une affaire devient à ce point médiatisée, il est difficile d’en cacher certains aspects, et l’on apprend que le jour où Benalla sait qu’il a été identifié sans contestation possible sur la vidéo, il alerte son réseau. C’est l’affaire du Damas café, un café à chicha des Champs-Élysées qui par la suite changera son nom en « Shamyat restaurant ».  Ce 18 juillet, entre 20h30 et 2h28 du matin, Benalla y contacte pas moins de 33 personnes, ce que l’analyse des fadettes a révélé. Le 4 février dernier, le journal 20 minutes a raconté cette folle soirée de Benalla et de son compère Crase, semble-t-il. Et l’on y voit d’une part que Benalla s’est quelque peu affolé, mais qu’il a trouvé de nombreux soutiens dont certains très étonnants. Dans certains milieux assez opaques, on se serre les coudes, sait-on jamais. Et puis, il faut sauver Benalla parce que le « patron suprême » s’inquiète du battage médiatique et toute aide entraînera certainement une récompense. Ainsi verra-t-on un commissaire de police de la préfecture visionnant des quantités de vidéos afin de prouver que les deux personnes agressées par Benalla méritaient le traitement qu’ils ont subi.  Au demeurant, le 6 février 2019, ils seront condamnés par une justice toujours aux ordres. Non mais ! Pour ce faire, le commissaire en question, Maxence Creusat, encouragé par son supérieur Laurent Simonin,  entre dans l’illégalité puisqu’il se permet de sortir une vidéo des locaux afin d’en faire une copie, ce qui est totalement interdit. C’est dire le poids de Benalla auprès de Macron. Mais la copie ayant échoué, c’est l’original que sera remis à Benalla directement au Damas Café  par Jean Yves Hunault, officier de liaison Élysée/préfecture. Un beau sac de nœuds. Le journal 2o Minutes révèle également que Benalla reçoit les « conseils » de Arno Kmlarsfeld (on se demande ce qu’il vient faire dans cette galère), de Yacine Belattar,  d’un général de gendarmerie, d’un ancien boxeur (sic !), et de Jimmy Reffas, l’ancien garde du corps de Johnny Hallyday qui va rejoindre Benalla au café.  Celui-ci va également recevoir des SMS du médecin-chef du président (re-sic !), de son chef de cabinet FX Lauch, d’Ismaël Émelien, et un appel téléphonique long du commandant militaire en second de l’Élysée , JL Minet… avant que celui-ci ne lui interdise  le lendemain l’entrée à l’Élysée.

Malgré cela, car point trop n’en faut, on laissera, lors de la perquisition ordonnée, le coffre-fort de Benalla disparaître dans la nature, malgré les scellés mis sur son appartement. Ça devait être beau, ce qu’il contenait. Benalla conserve en outre son badge d’accès à l’Assemblée nationale et n’hésite pas à l’utiliser. Mais il est vrai que tant de gens incompétents, élus et non, hantent ces lieux qui n’ont plus rien de sacré. Un repaire d’incompétents notoires, là uniquement pour profiter de la soupe au caviar. Benalla n’avait pas à s’en faire : Belloubet déclarait ce même 18 juillet  que « tout ce qui touche à la fonction présidentielle ne saurait faire l’objet d’une commission d’enquête […] Cela reviendrait dans les faits à rendre le chef de l’État (…) responsable devant le Parlement. La Constitution l’interdit formellement. ». La dictature n’est pas un vain mot dans la France d’aujourd’hui, et le fait du prince est devenu sacralisé. Dérive autoritariste d’un État qui s’effondre.

Le 20 juillet, Benalla et Crase sont placés en garde à vue et le 22 mis en examen. Cela pour calmer le bon peuple, et deux commissions d’enquête, parlementaire et sénatoriale, sont diligentées, tandis que le journal Le Monde publie article sur article. Toute la presse s’y met. On a pris conscience que le président préfère ses barbouzes à sa propre police, et que l’Élysée ment effrontément en affirmant la non-présence de Benalla auprès de Macron les 13 et 14 juillet alors que des photos démontrent le contraire. Pourquoi ces mensonges ? Pourquoi cette effarante protection ? Tous s’interrogent alors que la réponse est évidente. On  reviendra.

Étonnant, en septembre, Benalla déclarait à la police, malgré les soupçons pesant sur lui : « J’ai sous ma responsabilité la mise en place d’une boutique en ligne et le projet d’une boutique physique ayant pour objet la vente de produits dérivés. ». Incroyable ! Benalla était partout, faisait tout, était responsable de tout.

Le 20 septembre, Alexandre Langlois, du syndicat de police Vigi, révélait qu’on avait vu Benalla à Londres en compagnie d’un fiché S. Mais lorsqu’on a un président qui inonde la France de terroristes, comment nous en étonnerions-nous ? Et pourquoi Benalla, fort d’un si puissant soutien, ne se gênerait-il pas pour mentir effrontément ? le 20 septembre 2018, devant la commission d’enquête, il déclare ne jamais avoir été le garde du corps d’Emmanuel Macron, ce que démentent des centaines de photos, et le 22 septembre, il prétendait avoir obtenu un port d’armes pour sa défense personnelle, ce que démentait le même jour Yann Drouet, directeur de cabinet du préfet de police : « C’est dans le cadre de ses missions, de sa fonction, de la mission qu’on a considérée comme étant une mission de police et du fait qu’il est, dans le cadre de ses fonctions, manifestement exposé à des risques d’agression. ». De quoi embrouiller tout le monde. D’autant que Mediapart, qui veille, publie le 25 septembre  une nouvelle photo prise entre les deux tours de la présidentielle dans un restaurant de Poitiers sur laquelle Benalla apparaît armé, un doigt sur la queue de détente d’un pistolet proche du visage de la barmaid. Et Mediapart de rappeler que le lendemain 26 septembre, il déclarait au Monde ne pas posséder de permis l’autorisant à utiliser une arme en dehors du PC d’En Marche. Au demeurant, interrogé par la Commission parlementaire, le ministre de l’Intérieur déclarera que Benalla n’avait obtenu un port d’arme que le 13 octobre 2017 et qu’il lui avait été retiré après le 1er mai 2019. Infraction grave donc, que ce 25 septembre 2018. Mais qu’importe : Benalla fait ce qu’il veut sous la haute protection de Macron et de ses sbires !

Une nouvelle bombe éclata lorsque Le 27 décembre, Mediapart révéla que Benalla continuait d’utiliser son passeport diplomatique et en donnait le numéro et la limite de validité. Pire, qu’il s’en était servi pour se rendre au Tchad, et qu’il avait rencontré plusieurs présidents. Contredit par l’Élysée qui affirma haut et fort que Benalla, toujours libre,  n’était pas son émissaire. Le 28 décembre, Edwy Plenel, pourtant promacroniste,  demandait à ce que la clarté soit faite sur cette affaire. Il fallait qu’on sût ce qu’elle cachait. Comme si cela n’allait pas de soi. Il semble fort que Benalla, barbouze absolu, protégé, détenteur de plusieurs passeports dont deux diplomatiques et d’un téléphone hautement sécurisé, crypté secret défense, est un porteur de valise. Et tout le monde sait ce qu’il y a dans les valises : de l’argent, des trésors propres à acheter des chefs d’État étrangers, des parts dans des sociétés pétrolières et des mines.  Tout cela au seul profit de ses employeurs qui touchent dans des pays étrangers, voire des paradis fiscaux, d’énormes ristournes. C’est cela, la haute politique. Vous imaginez, vous, qu’une simple barbouze puisse se déplacer en avion privé, avec toute une équipe, et rencontrer ainsi des chefs d’État sans que de très gros intérêts soient en jeu ? Cette version, je l’ai entendue de nombreuses fois parmi mes interlocuteurs, et je dois dire que j’y adhère totalement. Elle est la seule qui explique la protection dont jouit ce Benalla. Une colossale affaire de sous, ni plus ni moins.

C’est pourquoi le 1er janvier dernier, Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale,  s’opposait fermement aux députés socialistes qui insistaient pour que l’affaire des passeports soit enfin éclaircie. Ils peuvent attendre longtemps. 70 ans, pour être exact. Le temps nécessaire au déclassement d’une affaire. Quant à la commission des lois du Sénat, qui avait les mêmes exigences, elle peut aller se faire brosser. Benalla et l’Élysée peuvent continuer à nous embrouiller et à se renvoyer la balle dans un ballet bien orchestré. J’ai remis mes passeports à l’Élysée. – Non ce n’est pas vrai, il ne l’a pas fait – Si mais ils me les ont rendus – Mais il ne devait pas les utiliser – etc.  Qu’importe alors que l’on ait découvert que Benalla a utilisé ses passeports diplomatiques une vingtaine de fois  entre le 1er août 2018 et le 31 décembre ? Ou que sa compagne, Myriam B., travaillait pour l’Élysée ? Ou que le Drian, aussi bien que Macron, prétendent avoir tout ignoré de ces passeports, ce que personne ne croit dans ce pays ? Ou que Benalla était en relation étroite avec Marie Élodie Poitou, commissaire divisionnaire de police qui dirigeait jusqu’à sa démission  le groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM) ? Ou que le compagnon de madame Poitou n’était autre que le militaire Chokri Wakrim, proche de  Vincent Crase ? Ou que la société Velours, dans laquelle Benalla avait commencé sa rapide ascension,  et qui travaillait avec Crase, ait dénoncé la trahison de plusieurs de ses employés ?

Sénateurs, vous pouvez bien sommer l’Élysée de s’expliquer autant qu’il vous plaira, vous n’obtiendrez rien. Aux yeux de Macron et de ses sbires, vous ne valez pas davantage que les Gilets jaunes. Que ceux-ci s’agitent, je m’en fous éperdument, pense l’Élysée. Mais de vous aussi, sénateurs. J’ai le soutien des oligarques, alors vous ne ferez jamais le poids. Tout le reste, c’est comme le Ric. C’est de l’enfumage.

Louise Guersan

L’affaire Benalla, un véritable scandale d’État

(Source : Riposte laïque)

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Benalla : cette affaire d’Etat que l’on cache aux Français, Lydia Guirous «Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits ?»

8 janv. 2019

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A lire aussi : Mohamad Izzat Khatab, le sulfureux bienfaiteur de Benalla. Ce riche Syrien, impliqué dans des escroqueries, s’affichait avec Macron et Hollande

La porte-parole de LR Lydia Guirous estime que l’Etat de droit est bafoué avec l’affaire Benalla. «Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits ?», s’interroge-t-elle.

Point de situation : acte 8 des Gilets jaunes, que la communication macroniste cherche à minimiser en se positionnant, par un mensonge éhonté sur la nature profonde de ce mouvement, en leader de la lutte contre les extrêmes et les populismes… et acte 2 de l’affaire Benalla, où les mêmes macronistes ont opté pour le shutdown médiatique afin de ne pas réveiller le scandale, qui pourrait ébranler leur leader, décidément, au si petit pied.

Voilà où en est la France avec notre jeune startuper : à travers la crise des Gilets jaunes, la démocratie et le peuple sont méprisés ; à travers l’affaire Benalla, c’est l’Etat de droit qui est bafoué.

Etat de droit bafoué, car ce deuxième épisode nous apprend non seulement que Benalla fait du business en se servant de passeports diplomatiques délivrés par le ministère des Affaires étrangères (MAE) sur les instructions de l’Elysée et en usurpant une qualité de conseiller qu’il a pourtant perdue au printemps. Mais mieux encore, on apprend qu’en dépit de la demande de restitution du MAE, les passeports diplomatiques ont été remis avec d’autres documents officiels par des proches conseillers de Macron à côté de l’Elysée, avec l’instruction «d’en faire bon usage».

Cerise sur le gâteau, on apprend, de la bouche de ce même Benalla, qu’il conseille encore officieusement Macron et des proches collaborateurs sur la crise des Gilets jaunes ou sur des questions de sécurité… Il ne faut pas s’étonner que notre pays soit tombé dans la     « chienlit », comme le disait le Général !

Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits, tout en étant pourtant sous les feux médiatiques et judiciaires ? N’importe quel citoyen ferait profil bas… pas lui, comme s’il ne craignait personne, persuadé que le système macroniste couvrira toutes ses frasques…

« A-t-on déjà vu un porteur de valises ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ? »

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Par ailleurs, on se souvient de monsieur Castaner, qui nous expliquait ne pas vraiment connaître monsieur Benalla et que celui-ci n’était qu’«un porteur de valises»…A-t-on déjà vu porteur de valises, ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ? Comment un simple agent de sécurité, pourtant appelé chef de cabinet adjoint par l’Elysée à l’époque, peut-il rebondir aussi vite dans le business, très fermé, de la sécurité des chefs d’Etat ? Monsieur Castaner, tout comme son maître à penser, s’est encore une fois moqué de nous, tout comme il avait sans doute oublié qu’il avait embauché la femme de Benalla à La République en marche, et que celle-ci continuait d’y exercer après le mois de mai…

Nous ne sommes qu’au début de l’affaire Benalla, et il y a fort à parier qu’il y aura un acte 3 qui pourrait être fatal à notre président startuper tant les mensonges d’Etat s’accumulent. Jupiter descendu de l’Olympe par un «simple porteur de valises», qui l’eût cru !

Lydia Guirous

Lydia Guirous est porte-parole des Républicains et essayiste. Son dernier ouvrage est «Ça n’a rien à voir avec l’islam ?», aux éditions Plon.

Benalla : cette affaire d’Etat que l’on cache aux Français, Lydia Guirous «Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits ?»

(Source : Europe-Israël)

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Benalla le faux tout puissant qui évite la justice et la prison..

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Benalla : le bodyguard qui voulait tutoyer les puissants

Il y a 15h

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Qui est Alexandre Benalla et de quoi l’accuse-t-on ? L’affaire est aussi fameuse qu’embrouillée. Tentative pour s’y retrouver.

Avec les enregistrements publiés par Mediapart le 31 janvier dernier, l’affaire Benalla rebondit de plus belle car ils nous confirment que l’ex-membre du cabinet du Président de la République n’est pas à un petit mensonge ni à une petite infraction près. Mais aurait-elle rebondi aussi haut si le parquet de Paris s’était abstenu de diligenter une perquisition dans les locaux de Mediapart pour essayer d’identifier les sources du journal ? Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes de cette affaire.

On imagine sans peine que l’Elysée a tout intérêt à ce que « l’affaire Benalla » reste bien l’affaire de M. Benalla et lui seul – et à vrai dire, c’est ce que je me suis dit quand j’ai pris connaissance des nouveaux éléments apportés par l’article de Mediapart. Mais avec la tentative de perquisition réalisée quelque jours plus tard dans des conditions qui ont surpris magistrats et avocats, le regard se tourne inévitablement vers l’exécutif.

On se rappelle que le procureur de Paris, Rémy Heitz, a été nommé cet automne selon une procédure inhabituelle qui n’est pas de nature à renforcer l’indépendance du parquet et on ne peut s’empêcher de constater qu’il a agi suite à un courrier du Premier ministre faisant état « d’allégations » circulant sur l’origine des enregistrements – en l’occurrence, au domicile de Marie-Élodie Poitout, la commissaire de police qui dirigeait le Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), ce qu’elle a formellement démenti avant de démissionner afin d’ « écarter toute polémique ».

Pas d’ordre direct, donc, mais un empressement du parquet aussi malvenu que mal argumenté juridiquement à s’enquérir des sources des journalistes alors qu’on attend de la justice qu’elle s’occupe plutôt d’enquêter sur les mis-en-examen de cette affaire.

En réalité, c’est bien ce qu’elle fait : avant même l’arrivée de l’équipe de perquisition dans ses locaux, Mediapart avait déjà accepté de répondre favorablement à la demande de réquisition des enregistrements formulée par les magistrats qui instruisent l’affaire des violences commises par Benalla et son comparse Vincent Crase lors des manifestations du 1er mai 2018, jour où tout a commencé.

Il est donc certain que l’affaire Benalla connaîtra au moins un nouvel épisode, ne serait-ce qu’au moment où la justice rendra ses conclusions, sans compter tous les rebondissements qui pourraient encore intervenir d’ici là. Pour ne pas perdre le fil de cette affaire aussi fameuse qu’embrouillée, je vous propose de la dérouler aussi factuellement que possible depuis ses débuts.

Quand on songe que Benalla n’avait que 26 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, on peut se permettre de commencer par sa biographie. On y apprend qu’il est né en 1991 à Evreux (Eure) de parents enseignants originaires du Maroc. Et c’est là qu’on réalise qu’il se passionne pour tout ce qui est sécurité et protection des personnalités depuis très longtemps.

Sa première expérience se concrétise en 2006 alors qu’il est en classe de 3ème : il effectue son stage d’observation(1) auprès du Service de protection des hautes personnalités. En 2007, lycéen, il décroche un job dans la sécurité au Festival du film de Cabourg où on le voit assurer la protection rapprochée de Marion Cotillard. Remarquez son sérieux, remarquez sa main protectrice. Il a 16 ans, il arpente le monde avec les stars et ça lui plaît beaucoup :

Du côté des études supérieures, il a une licence de droit de l’Université de Rouen (2013) et il a effectué une année de master en sécurité publique à l’université de Clermont-Ferrand (2014), mais il n’a pas continué. « C’était un étudiant quelconque » dit de lui un professeur qui l’a connu à cette époque.

Tout en participant à des stages de gendarme réserviste sous le commandement de Sébastien Lecornu, ancien élu UMP de l’Eure et actuel ministre dans le gouvernement Philippe, Benalla rejoint le Mouvement des jeunes socialistes en 2010.

Au même moment, il contacte le responsable national du service d’ordre du PS, Eric Plumer, qui le forme à la sécurité politique puis le recrute dans son service dès 2011. C’est ainsi qu’il assure la protection de Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011, puis celle de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.

L’émission Quotidien de Yann Barthès a retrouvé de nombreuses images qui le montrent en première ligne auprès de Hollande, quand celui-ci se fait enfariner, et même le soir de son triomphe électoral à la Bastille (vidéo, 02′ 16″). « Il est partout » s’exclament les journalistes de Quotidien.

C’est en effet l’impression qu’il donne. Il est partout, toujours devant, toujours près des puissants. Eric Plumer souligne son ambition, mais la qualifie positivement :

« Il est très estimé par l’ensemble des dirigeants politiques parce qu’on voit sa capacité de travail et qu’on voit qu’il a envie d’y arriver. Il a envie de monter des échelons au sein d’un service d’ordre. »

Mais d’autres responsables(2) du PS sont moins élogieux. L’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant dit avoir tenté d’avertir le staff de l’équipe Macron au moment de son recrutement par En marche ! :

« C’est de source policière qu’on m’avait alerté qu’il fallait être prudent à l’égard de ce monsieur. »

Le souvenir qu’il a laissé en Normandie n’est pas impérissable non plus. Selon l’un de ses co-équipiers au rugby :

« C’était surtout pour s’imposer aux autres et auprès des filles. Il rêvait d’être indispensable aux stars. »

Il n’en demeure pas moins que fin 2016, alors qu’Emmanuel Macron annonce sa candidature à la présidence de la République, Benalla se rapproche d’En Marche ! et devient directeur de la sécurité de la campagne sur recommandation d’un certain Ludovic Chaker, l’un de ces hommes de l’ombre de l’Elysée, ces « mecs out of the box »dont la Macronie raffole, comme le rapporte Ariane Chemin dans Le Monde.

Après l’élection, Benalla est nommé chargé de mission au sein du cabinet du nouveau Président sous la direction du directeur de cabinet Patrick Strzoda et du chef de cabinet François-Xavier Lauch.

Devant la commission d’enquête sénatoriale, ce dernier a expliqué que les missions de M. Benalla consistaient à organiser et synchroniser les déplacements nationaux du Président et les événements à l’Elysée, ainsi qu’à coordonner les deux services de sécurité. Il pouvait intervenir aussi dans l’organisation de déplacements non officiels du Président, mais aucune mission de police n’entrait dans ses attributions (vidéo, 02′ 47″) :

Dès les premiers jours, Benalla ne peut s’empêcher de jouer de son pouvoir tout neuf et d’en agiter frénétiquement les symboles : il parvient à obtenir une arme du ministère de l’Intérieur, alors que toutes ses demandes antérieures lors de la campagne avaient été refusées, et il dispose d’une Renault Talisman de fonction équipée d’un gyrophare bleu et d’un pare-soleil « police ».

De plus en plus infatué par sa position auprès du chef de l’Etat, il sait se rendre serviable et indispensable, n’acceptant d’ordres que d’Emmanuel Macron. Lors de la soirée organisée pour remercier tous les bénévoles de la campagne, il pointe les invités qui arrivent, accepte les uns, refuse les autres, sous l’oeil de gendarmes étonnés de ses initiatives. Ariane Chemin indique même que du haut de ses 26 ans il aurait eu l’audace de demander à Patrick Strzoda de reformuler sa lettre de mise à pied plus à sa convenance…

Privilèges et avantages s’accumulent à ses pieds : il avait ses petites entrées à l’Assemblé nationale pour bénéficier de la salle de sport et il était sur le point de se voir octroyer unappartement de fonction pour lui et sa famille sur les 63 dont dispose l’Elysée dans un immeuble du quai Branly à Paris.

Et voici qu’éclate « l’affaire Benalla » :

· Le 18 juillet 2018, le journal Le Monde révèle une vidéo montrant un chargé de mission de l’Elysée équipé d’un casque à visière et d’un brassard de police en train de frapper des manifestants place de la Contrescarpe le 1er mai 2018 à Paris. Il s’agit d’Alexandre Benalla. Il est entouré de policiers qui le laissent agir.

· Les diverses investigations qui se déclenchent suite à ces révélations mettent au jour d’autres vidéos de la scène, elles nous apprennent que Benalla était en compagnie de son ami et comparse Vincent Crase, ancien gendarme de réserve employé dans le service de sécurité de LREM, que sa présence avec les forces de l’ordre était prévue – il avait reçu une invitation de la préfecture de police suite à un intérêt qu’il avait exprimé à ce sujet – mais qu’il devait se cantonner à observer les opérations de maintien de l’ordre.

· On apprend également qu’Alexandre Benalla a été sanctionné par Patrick Strzoda dès le lendemain 2 mai par une mise à pied de 15 jours et une rétrogradation assortie d’une lettre d’avertissement qui vaudrait licenciement en cas de récidive. C’est pourquoi on le voit lors de l’hommage à Simone Veil le 5 juillet ou lors de la réception des « Bleus » à l’Elysée le 16 juillet.

· Le 30 juillet, Mediapart publie deux vidéos qui impliquent Benalla et Crase dans des violences similaires à celles de la Contrescarpe, mais cette fois au Jardin des plantes. Suite à la publication par Libération d’une première vidéo peu lisible, Benalla avait d’abord nié toute implication.

· Toujours à propos des événements du 1er mai, des policiers de la Préfecture de police ont transmis à Benalla des images de vidéo-surveillance qui pouvaient être utiles à sa défense. Il s’agit d’une vidéo « du gars et de la fille en train de jeter des projectiles sur les CRS ».

· Le 20 juillet 2018, l’Elysée a annoncé avoir engagé une procédure de licenciement à l’encontre d’Alexandre Benalla. Le motif utilisé est celui de la vidéo-surveillance évoquée ci-dessus. Vincent Crase a été licencié de LREM fin juillet.

→ Suite à tout cela, Alexandre Benalla a été mis en examen 3 fois : pour les violences de la Contrescarpe et du Jardin des plantes (y compris port d’un brassard de police sans autorisation) et pour recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection.

→ Le « gars et la fille » de la Contrescarpe interpelés violemment par Benalla et Crase ont été condamnés vendredi 8 février dernier à 500 € d’amende pour avoir jeté des projectiles (carafe d’eau et cendrier) sur les policiers le 1er mai 2018. Ils avaient reconnu les faits.

· Le 27 décembre 2018, Mediapart révèle que Benalla voyage avec un passeport diplomatique qui lui a été délivré par le Quai d’Orsay (affaires étrangères) le 24 mai 2018, soit après sa mise à pied. Il l’a utilisé à plusieurs reprises après son licenciement (environ 20 fois d’après Patrick Strzoda) pour se rendre à Londres, en Afrique (Tchad, notamment) et en Israël. Pourquoi un passeport diplomatique ? Un passeport de service aurait dû lui suffire.

· Pour sa défense, Benalla invoque ses activités de consulting en diplomatie et sécurité privée qui le font rencontrer les plus hauts dirigeants africains. Il présente le passeport diplomatique comme un simple outil facilitant ses déplacements. En voyage au Tchad peu après, Emmanuel Macron a tenu à faire savoir au Président tchadien qu’Alexandre Benalla « n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel » de la Présidence française.

· Les révélations de Mediapart en entraînent d’autres. Le Quai d’Orsay indique qu’il a demandé par deux fois à Benalla (juillet et septembre 2018) de restituer non plus un mais deux passeports diplomatiques. De plus, Patrick Strzoda l’accuse d’avoir produit un faux document à en-tête du chef de cabinet de l’Elysée pour obtenir un passeport de service.

→ Benalla a finalement rendu ses deux passeports diplomatiques le 9 janvier 2019.

→ Il a été mis en examen le 18 janvier 2019 pour usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle et il a été placé sous le statut de témoin assisté pour faux et usage de faux document administratif.

· Et nous voici arrivés aux enregistrements de Mediapart. Publiés le 31 janvier 2019, ils montrent d’abord que Crase et Benalla se sont rencontrés le 26 juillet 2018 en rupturetotale du contrôle judiciaire qui leur interdisait de se contacter.

· Ils montrent ensuite que Benalla, alors qu’il travaillait encore à l’Elysée, était bien partie prenante d’un contrat de sécurité privée noué en juin 2018 par Vincent Crase (qui, lui, travaillait encore à LREM) via sa société « Mars » avec un oligarque russe passablement sulfureux et proche de Poutine du nom de Iskander Makhmudov. Benalla avait affirméen janvier 2019 devant la commission d’enquête sénatoriale qu’il était au courant des activités de Vincent Crase mais qu’il n’y avait aucune part.

· Au ton employé par Benalla, on a même la vive impression qu’entre Crase et lui, c’est lui le chef. Crase est inquiet et Benalla lui donne la procédure à suivre pour dissimuler des preuves afin de brouiller les pistes.

· Dans ces enregistrements, Benalla se prévaut de plus du soutien du Président de la République (le « patron ») en parlant d’un message qu’il aurait reçu :

— Vincent Crase : « Donc le “patron” nous soutient ? »
— Benalla : « Ah bah, il fait plus que nous soutenir […]. Il est comme un fou […]. Et il a dit comme ça, il a dit, il m’a dit : “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux.” C’est énorme quand même. »

L’Elysée dément l’existence de ce SMS. Il ne serait pas impossible que Benalla cherche par ce biais à rassurer Crase, dont le ton est clairement inquiet, et à maintenir la pression sur lui.

Voici quelques extraits des enregistrements tels que reproduits dans l’émission Quotidiende Yann Barthès (vidéo, 04′ 41″).

→ Concernant le « contrat russe », le parquet national financier a ouvert une enquête pour corruption.

→ Benalla risque des poursuites supplémentaires pour dissimulation de preuve et mensonges devant une commission d’enquête.

· Véritable feuilleton à tiroirs, l’affaire Benalla présente de multiples autres curiosités :

– il n’a rendu son téléphone Teorem secret-défense que six mois après son départ de l’Elysée ;
– lorsque la police a voulu perquisitionner son domicile d’Issy-les-Moulineaux, le coffre-fort était vide ;
– un troisième homme aurait été présent lors de la conversation enregistrée entre Benalla et Crase, et cet homme, impliqué dans le « contrat « russe », ne serait autre que le compagnon de Marie-Élodie Poitout, l’ex-chef du GSPM dont j’ai parlé plus haut !

Reste maintenant à la justice à trancher tout cela.

Chez Benalla, se dessine nettement le parcours d’un ambitieux peu scrupuleux et affabulateur, trop convaincu que sa proximité avec les puissants lui vaut impunité totale.

Chez Macron, qui est le puissant, même histoire d’ambition, même ivresse des sommets, avec en plus la terreur de la solitude du pouvoir et la difficulté de faire confiance, d’où la propension à vouloir tout contrôler tout en se rapprochant d’individus « out of the box » censés lui garder les pieds sur terre et le protéger de la toute-puissance de la haute administration mais qui, par leurs ambitions propres, le détachent encore plus de la réalité.

On attend la suite.


(1) Stage que les collégiens doivent effectuer en fin de collège afin de découvrir le milieu de l’entreprise et faire leurs choix d’orientation.

(2) Arnaud Montebourg qui l’a eu comme chauffeur en 2012 a raconté qu’il s’en était séparé au bout d’une semaine parce qu’il avait provoqué un accident de voiture en sa présence et voulait prendre la fuite. Mais selon Closer, le renvoi (au bout de 3 mois) serait dû au fait que Benalla aurait raconté au chef de cabinet de Montebourg qu’il avait dû suivre le ministre alors que ce dernier circulait à vélo sur le périphérique…


Sur ce sujet, voir aussi l’article : Benalla : pas une affaire d’Etat mais une affaire de trop d’Etat (26 juillet 2018)


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Illustration de couverture : Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat le 19 septembre 2018. Photo AP.

L’affaire Benalla n’a pas fini de faire parler d’elle..

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Catégorie : AFFAIRE BENALLA

Affaire Benalla : rebondissements, le policier Alain Gibelin qui s’était rétracté en soins intensifs !

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Pourquoi se refusent-ils à dire ce qui est arrivé à Alain Gibelin ? Maladie ? Accident ? Tentative de suicide ? Suicidé ? 

Avec Macron au pouvoir on sait que tout est possible. On sait aussi que l’affaire Benalla qui devrait être simple, est trop complexe pour être honnête et que les enjeux en sont plus qu’importants pour Macron… Est-ce un hasard si des gens très impliqués dans l’affaire Benalla ont des petits -ou grands- soucis ?  C’est le cas de Gibelin…

Difficile de s’y retrouver et de comprendre quoi que ce soit dans l’affaire Benalla… Dépositions, rétropédalages, confusions…

En juillet dernier c’est carrément Benalla qui remettait en cause les dépositions du Directeur de l’ordre public (fort drôle, ce titre, avec Macron au pouvoir) et de la circulation de la Préfecture de police de Paris.

Et on assistait à des volte-face de Gibelin pratiquement chaque jour… Retour devant l’Assemblée nationale pour le directeur de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris. Après un premier passage ce lundi, où il avait semblé fragiliser la version de l’Élysée, Alain Gibelin était revenu sur ses dires le lendemain. Cela n’avait pas suffi pour la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, qui a souhaité le réentendre ce jeudi. Dans une ambiance de plus en plus tendue entre les députés. «C’est l’honneur d’un homme qui est en jeu!» C’est un Alain Gibelin à fleur de peau qui s’est présenté face à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Le chef de la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de Police a tenu à assurer les députés de sa«bonne foi» lors de sa deuxième apparition face à eux, ce jeudi, dans le cadre de l’affaire Benalla.

Lors de sa première audition, le haut gradé avait laissé entendre qu’Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurité durant sa période de suspension, après les événements du 1er-Mai. Après des démentis de l’Élysée, c’est Alain Gibelin lui-même qui, dans une lettre à la présidente de la commission d’enquête, Yaël Braun-Pivet, avait expliqué s’être trompé dans les dates. Le DOPC a ensuite refait le point sur les dates précises auxquelles il avait pu participer à des réunions en présence de M. Benalla. Entre le 2 et le 18 mai, il a affirmé que cela ne s’était présenté à «aucune» reprise. En revanche, du 18 mai au mois de juillet, de telles réunions ont eu lieu «plusieurs fois», à différentes occasions officielles comme la «panthéonisation»de Simone Veil. Ce qui contredit la version donnée par l’Élysée, par l’intermédiaire de son porte-parole Bruno Roger-Petit, n’a pas manqué de relever le co-rapporteur de la commission, Guillaume Larrivé (LR).

Le commandant militaire de l’Élysée, Eric Bio-Farina, a révélé dans son audition de ce mercredi qu’il avait participé, le 25 avril, à un déjeuner avec Alain Gibelin et Alexandre Benalla. Le DOPC et le chargé de mission de l’Élysée auraient alors échangé sur le statut d’observateur lors de manifestations, comme celle à venir du 1er-Mai. Une information confirmée par Alexandre Benalla lui-même, dans un entretien fleuve avec Le Monde, où il traite M. Gibelin de «menteur». Alain Gibelin a confirmé l’existence de ce déjeuner. Et s’il a reconnu avoir évoqué le statut d’observateur avec M. Benalla, il a également réaffirmé qu’il lui avait précisé qu’une « autorisation de la préfecture» était indispensable à l’obtention de ce statut, et qu’une telle demande ne lui était jamais parvenue entre ce déjeuner et le 1er-Mai.

De la même manière, il a assuré ne pas savoir comment Alexandre Benalla s’était procuré son brassard et sa radio de policier.

https://www.ouest-france.fr/politique/affaire-benalla/affaire-benalla-alain-gibelin-reconnait-son-erreur-et-defend-son-honneur-dans-sa-deuxieme-audition-5897618

La veille il avait juré, croix de bois croix de fer que sa parole avait plus de poids que celle de Benalla… Affaire Benalla : la délicate situation d’Alain Gibelin

Le témoignage du patron de la direction de l’ordre public et de la circulation est mis en cause par l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron.

Parmi tous les fonctionnaires de police ou de gendarmerie qui ont défilé devant les parlementaires depuis le 23 juillet pour être auditionnés dans le cadre de l’affaire Benalla, Alain Gibelin, le directeur de la puissante direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police de Paris, est sans doute l’un des moins hauts placés. Mais son témoignage est aujourd’hui l’un des plus vivement contestés. En particulier par Alexandre Benalla, dont Le Monde a publié la version des faits, jeudi 26 juillet.

Une situation très inconfortable pour ce policier, visiblement ému au moment de sa deuxième audition. M. Gibelin a tout fait pour défendre sa bonne foi, jeudi, alors qu’il était de nouveau interrogé, à sa demande, par les députés, afin de rectifier sa première audition au cours de laquelle il avait fait une « erreur » en indiquant que M. Benalla avait participé à des réunions de travail durant la période où il était suspendu. Une affirmation aussitôt démentie par l’Elysée et puis par M. Gibelin lui-même, qui s’était ensuite excusé par écrit auprès de la commission d’enquête. Le patron de la DOPC a confirmé jeudi devant les parlementaires qu’il avait « mal entendu »la question de Marine Le Pen et commis de ce fait une confusion de date dont les députés lui ont donné acte. « Cela fait trente-trois ans que je me suis engagé au service de la République (…), c’est mon honneur qui est en jeu ! », s’est-il justifié.

Version réitérée

Mais à l’occasion de cette seconde audition, M. Gibelin a dû affronter une autre difficulté. Au cœur du litige cette fois : un déjeuner de travail. Selon Alexandre Benalla, aujourd’hui mis en examen notamment pour violences en réunion, M. Gibelin a menti aux parlementaires. Pour le jeune homme de 26 ans, le patron de la DOPC était bien informé de sa venue à la manifestation du 1er-Mai, puisqu’il en avait parlé lors de ce fameux déjeuner de travail. « On a déjeuné quelques jours avant avec le général Bio-Farina au 2, rue de l’Elysée. C’était une réunion de travail à propos des policiers qui font la sécurité autour du palais. A la fin de ce déjeuner, [M. Gibelin] m’a demandé si je venais toujours le 1er-Mai et si j’avais reçu l’équipement que je devais recevoir », a déclaré au Monde M. Benalla.

Lors de sa première audition, M. Alain Gibelin avait mentionné que M. Benalla s’était certes enquis de savoir s’il pourrait participer à une manifestation, mais sans « flécher » directement le 1er-Mai. Et qu’« en aucun cas [il] s’était enquis de son équipement ». Une version qu’il a réitérée jeudi. Seule la justice devrait pouvoir trancher désormais ce « parole contre parole ». M. Gibelin a bien tenté de faire valoir jeudi que son témoignage sous serment avait plus de valeur qu’une interview de presse… Lire la suite( réservée aux abonnés)  ici :

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/27/affaire-benalla-la-delicate-situation-d-alain-gibelin_5336590_1653578.html

En Novembre, Gibelin était nommé Officier de l’Ordre National du Mérite par Macron…

« Pendant des jours, on a expliqué que c’était une affaire d’État. Mais quelle affaire d’État ? (…) Un, l’Élysée n’a rien caché », Emmanuel Macron Président de la République le 6 novembre sur Europe 1.   L’Elysée n’a rien à cacher ?  Ce n’est pas l’avis du Sénat.

« Il y a une thèse officielle qui ne correspond pas à la réalité des faits. » Sénateur de la commission d’enquête François GROSDIDIER.

« Cette affaire a révélé un sentiment d’impunité de l’Elysée. » Sénatrice de la commission d’enquête Marie-Pierre de LA GOINTRIE.

D’ailleurs Monsieur le Président de la République Emmanuel MACRON a fait nommer un parjure, Monsieur Alain GIBELIN, Directeur de la DOPC, par un autre parjure, Monsieur Michel DELPUECH, Préfet de Police, au grade d’officier de l’ordre national du mérite.

Après le colonel LAVERGNE, chef du GSPR passé général en une semaine, le Procureur MOLINS nommé à la Cours de Cassation, le 7 novembre 2018 a donc vu une nouvelle promotion d’un des acteurs de l’affaire BENALLA-MACRON.

Monsieur le Président de la République a déclaré : « je crois dans une République du mérite ».

Le mérite est-ce d’être fidèle au « chef » ?   Lire la suite ici :

http://www.wikistrike.com/2018/11/affaire-benalla-alain-gibelin-nomme-officier-de-l-ordre-national-du-merite-sur-ordre-de-macron.html

Et le voici en soins intensifs, le pauvre homme…

Bien malin qui pourra retrouver ses petits… et la vérité dans ce désordre délibérément entretenu, et par la presse et par l’Elysée, et par la Commission parlementaire.

Note d’Amélie Poulain

En tous les cas, il parait que Benalla coule des jours heureux à l’étranger avec sa famille (femme et enfant) … J’ai vu cette info aujourd’hui sur Le Point mais bizarrement, alors que j’ai pu lire l’article en entier, il est réservé aux abonnés…. Il serait, d’après les commentaires en Angleterre. Je croyais qu’on n’avait pas le droit de quitter la France quand on est sous le coup de procédures judiciaires….

https://www.lepoint.fr/politique/exclusif-la-nouvelle-vie-d-alexandre-benalla-30-01-2019-2290014_20.php

Affaire de BARBOUZES

Diffusé, par l’ASSOCIATION : PRENDRE DEUX TEMPS d’AVANCE

« Non, au retour de COLLOMB à LYON »

Mail : prendre2tempsdavance@gmail.com

Blog : https://prendre2tempsdavance.wordpress.com

 C’était en 2018..

Macron, an II : Jupiter sent le sapin …

16 oct. 2018

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Un an après le triomphe, voici déjà le temps des disputes et des ambiances de fin de règne

CAUSEUR:      Slobodan Despot – 15 octobre 2018

J’ai dépeint, dans un article précédent, l’actuel occupant du palais de l’Élysée sous les traits vaguement démoniaques du Nécronomacron. J’y relevais avant tout l’inconsistance du personnage. L’affaire Benalla et ses conséquences viennent de mettre à nu son néant d’une profondeur… métaphysique.

Comment va-t-il tenir ?

« Il n’est qu’un oxymore en rotation, une contradiction absolue. Ce gouffre n’a aucune profondeur. Cette fraîcheur n’a pas d’âge. » Le démon que je décrivais alors sentait le soufre ; celui d’aujourd’hui sent déjà le sapin. Un an et demi après le triomphe de Jupiter, voici le temps des disputes qui résonnent dans les couloirs, des palais qui se vident, des spadassins qui désertent et des ambiances de fin de règne. Les mêmes qui nous annonçaient un irrésistible souffle de renouveau censé tourner définitivement une page poussiéreuse de la politique française se demandent aujourd’hui comment le jeune prodige va tenir jusqu’à la fin de son mandat.

Les semaines qui viennent de s’écouler depuis le milieu de l’été ont quelque chose d’onirique. L’effondrement du château Macron aura été aussi surnaturel que le fut son érection. C’est en somme dans l’ordre des choses. Mais si le commandeur de carton-pâte s’effiloche par sa propre vacuité, son avènement à la tête de la troisième puissance nucléaire mondiale résulte de l’inconsistance de tout le système environnant. Macron n’était qu’une plume au vent, mais la France de 2017 n’avait rien à offrir de plus dense. L’interaction de ces deux néants – l’homme et le contexte – dessine la typologie d’un nouveau « héros de notre temps » dont la destinée ne se forge plus par sa confrontation avec les vicissitudes de l’époque, mais par sa capacité à s’en accommoder. Dans un pays où la communication a remplacé la parole, l’opportunisme tient lieu de force d’âme.

Macron a laissé le scandale Benalla le déshabiller publiquement 

Alors que les éditorialistes se pâmaient sur le « calibre » du jeune prodige de la finance, sur sa culture philosophique, sa science manœuvrière et même sur son anglais – qu’on ne pouvait taxer d’ « impeccable » que dans un pays profondément sourd aux langues étrangères -, j’avais osé relever son regard « désespérément stupide » et sa propension à la « sottise, qui est comme sa signature »comme disait René Guénon en parlant du Diable. Quoi qu’il en soit, la nation qui incarna des siècles durant l’intelligence se retrouve présidée aujourd’hui par un être immature et dépendant qui alterne les crises de mégalomanie et les accès de panique en les ponctuant de gaffes.

Après avoir, pour ainsi dire, confié les rênes de l’Élysée à une barbouze lymphatique de 26 ans dotée d’un grade d’opérette, lui laissant la haute main sur tout, depuis la privatisation de la sécurité présidentielle jusqu’à la vente des mugs du palais (bidons eux aussi), Macron a laissé le scandale Benalla le déshabiller publiquement jusqu’au tréfonds de son non-être. Le voici qui s’enferme avec ses propres troupes (hâtivement assemblées de groupies et de dilettantes au lendemain de sa victoire au loto) en défiant quiconque de venir le « chercher », mais n’osant pas s’expliquer devant l’Assemblée etmultipliant les pressions maladroites pour étouffer une enquête qu’il savait inévitable. Le voici proclamant – sans qu’on ne lui ait rien demandé – que Benalla n’est pas son amant comme pour officialiser la rumeur, sans comprendre que l’ambiguïté de leurs relations, à cet échelon du pouvoir, se situe bien au-delà des questions de mœurs. Le voici, indifférent au danger autant qu’au protocole, nommant un mignon ici, caressant un torse là, confondant les territoires d’outre-mer avec les Indes galantes.

Plus que trois ans et demi à tirer

Daniel Schneidermann, à Arrêt sur images, a décortiqué plan par plan l’épisode du selfie aux torses nus et au doigt d’honneur à Saint-Martin qui a fait hurler d’épouvante la presse de droite. Il s’est creusé la tête pour comprendre à quelle « stratégie » de « communication » pouvait correspondre cette pavane canaille. Et aboutir à la conclusion la plus terrible, s’agissant d’un chef d’État en exercice : nihilisme, inconscience et « Narcisse aux commandes »« Que veut nous dire Manu ?Vraisemblablement, il ne le sait pas lui-même. Il est possible qu’il ne veuille pas montrer grand-chose. Il est possible qu’il ait simplement ouvert les vannes. Il est possible qu’il ait conclu à la vanité du surcontrôle : jusqu’ici rien n’a réussi, autant laisser Narcisse s’emparer des commandes, appuyer sur le champignon, et advienne que pourra. »

Plus que trois ans et demi à tirer, Manu (tu ne m’en voudras pas de te tutoyer: c’est toi qu’as commencé !). Et maintenant, que vas-tu faire – pour paraphraser Bécaud – de tout ce temps que sera ta vie à la tête d’un grand vieil État et sous les feux des projecteurs ?

Réhabiliter l’autorité présidentielle que tu as ridiculisée – avec l’aide, il est vrai, d’au moins deux de tes prédécesseurs -, t’attaquer réellement aux doléances des démunis et des chômeurs à qui tu jurais qu’il suffisait de « traverser la rue » pour retrouver de l’emploi ? Ou t’enfermer dans ton narcissisme néronien et laisser la France glisser dans la guerre civile, comme l’a laissé entendre le flic à la tête de vieux Mohican infiniment fatigué qui a décarré sans te demander ton avis – mais qui était ton dernier mentor avant le huis clos glaçant avec Maman ?

Young Rastignac of rien du tout

Il serait trop facile de mettre la dérive ubuesque de l’État français sur le compte du seul «Manu». Après tout, il n’est pas arrivé là tout seul. Il y a été amené en connaissance de cause par une partie de l’establishment trop heureuse de promouvoir un Rastignac sans parti ni expérience qu’il serait commode de manipuler. Il s’est engouffré dans l’autoroute laissée au centre droit par la guerre civile anachronique, abrutie et néanmoins constante que se livrent les forces politiques françaises. Il a été adulé au-delà de toute mesure par une caste médiatique aux ordres de ses sponsors milliardaires, mais dont la servilité n’était pas en l’occurrence la seule vertu. Pour lui tailler un costume aussi démesuré, y fallait aussi l’ignorance, la jacasserie, la frivolité et l’inculture.

Qui, dans l’ensemble des médias français, a eu l’idée de comparer le profil et les œuvres de ce « puceau de la pensée » (selon Emmanuel Todd) au modèle des jeunes cavaliers de l’Apocalypse qui ont fondu sur les pays d’Europe de l’est au lendemain de la chute du socialisme en 1989 ? Young leaders pourtant beaux et sûrs d’eux, imbus de libéralisme et de « société ouverte », jongleurs à millions, incultes comme agents d’assurances et porteurs, telles des machines infernales, d’une mission unique et simple: délester sous prétexte de « transition » les États et les peuples de leur patrimoine national au profit des prédateurs privés. Cela a bien marché – un temps – en Pologne, en Hongrie, en ex-Yougoslavie, si bien même qu’ils ont disparu avec leurs magots dans les brumes de l’histoire en préparant la voie aux mouvements populistes capitalisant sur le ressentiment populaire et le néant intellectuel, moral et humain qui définit le macronisme en tant que psychologie des élites d’un Occident en phase terminale.

Emmanuel Macron® n’était peut-être qu’un produit de synthèse sous marque déposée, au même titre que le Nylon ou le Gore-Tex.

Qu’il ait été, comme avant lui les jeunes loups de Soros, de Goldman Sachs et du German Marshall Fund préparé et propulsé en vue d’une mission précise – et que la voie ait été brossée devant lui comme la glace devant une pierre de curling – ne semble plus faire beaucoup de doutes. S’il a des hauts faits incontestables à son actif, ils tiennent à la privatisation d’une dizaine d’atouts stratégiques de l’industrie française, à commencer par les mensonges qui ont justifié la cession d’Alstom aux Américains en 2015.

Produit de synthèse 

C’est là que le produit Macron® cesse d’incarner uniquement son propre naufrage et devient l’emblème d’une société et d’un temps. Comment se fait-il que dans cette vieille démocratie il ne se soit trouvé personne pour faire barrage à cette « hallucination collective » (©Todd) ? Qui aurait pu le faire ?

Fillon, le boutiquier de province acheté et soldé pour le prix de deux costumes ?

Le Pen, l’héritière bougonne et obtuse d’une boutique d’opposition familiale, qui a implosé au moment crucial, conformément au modèle d’insuccès qui constitue son ADN politique ?

Le fort en gueule Mélenchon, gauche sans filtre et montres de prix, ravi de se rabibocher voici quelques jours avec l’ex-employé de Rothschild au gré d’une rencontre « impromptue » où l’on a vu qu’il ne savait pas seulement montrer ses crocs, mais encore et tout aussi bien remuer la queue ? Pour quelle hypothétique part de gâteau ?Boutiquier label rouge, boutiquier quand même.

Sans l’assentiment populaire

Vu de l’extérieur, on a l’impression que tout le système français a comploté pour amener ce démon de petite envergure sur le trône. Et c’est ici que la sociologie et la métaphysique se rejoignent, que le Nécronomacron et le Macronomicron ne font plus qu’un. Et ce un, de quoi est-il le nom ?

La démocratie, même détournée, même confisquée, même évidée, reste démocratique aussi longtemps qu’elle jouit de l’assentiment des masses. Le seul indice de non-démocraticité d’un régime est son rejet et son renversement. Même s’il a réussi la prouesse de trouer le plancher d’impopularité établi par Hollande, Macron reste le président des Français et le commandant en chef de leurs forces armées. Une nation minée par la censure et l’hypocrisie, l’irresponsabilité individuelle héritée de deux siècles de socialisme et la dictature des convenances et de la sociabilité creuse, une société régie par des « élites » surannées, imbues de leurs prérogatives et sans aucun contact avec la terre ferme, pouvait-elle produire autre chose que cet ordonnateur de rituels désincarnés et ce prince du faux-semblant ? La tribu des paons sans queue qui régit la France a reconnu et intronisé le plus typique de ses représentants.

La répression et la violence seule réponse de Macron !..

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Douce France : la Brute !

il y a 1j

  « Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire. »
Macron, le 13 février 2018, devant la presse présidentielle.

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   Certes, l’Etat définit bien ce Moloch qui dispose du monopole de la violence légale: mais pour quoi faire? Sauf irénisme radical, la nature humaine étant ce qu’elle est, il n’est en effet pas question d’imaginer un monde dans lequel on n’aurait plus besoin d’armée ou de police, de tribunaux ou de prisons, de loi et de droit. Si l’on estime qu’un violeur n’est pas un violé, un agresseur un agressé, un voleur un volé, un pilleur un pillé, un frappeur un frappé, il faut bien qu’une série de mécaniques sociales permette d’appréhender le violeur, l’agresseur, le voleur, le frappeur, afin de le déférer aux tribunaux qui jugent des faits en regard de la loi et du droit, et envoient la personne jugée coupable purger sa peine au nom de la réparation du violé, de l’agressé, du volé, du pillé, du frappé, mais aussi dans la perspective de protéger d’autres citoyens de la dangerosité de ces délinquants. Qu’il existe des circonstances aggravantes ou atténuantes, que chacun, quel que soit ce qu’on lui reproche, ait droit à la défense, puis à la réparation une fois la peine accomplie, tout cela est acquis.
   
   La violence légale suppose qu’elle puisse être utilisée afin de maintenir la légalité -ce devrait être une lapalissade… Or, quand, mi-septembre 2018, les gilets-jaunes font savoir, au début de leur colère, que leur pouvoir d’achat ne leur permettra pas de payer des taxes supplémentaires que le pouvoir inflige en augmentant le prix des carburants à la pompe, ils ne mettent pas en péril la démocratie et la République puisqu’ils en appellent aux articles 13 et 14 de la Déclaration des droits de l’homme et, ne l’oublions pas, du citoyen. Par leur mouvement, ils revendiquent l’un de ces droits que ce texte majeur leur accorde. Je l’ai déjà signalé, mais rappelons en effet que l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme dit ceci: « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses de l’administration, une contribution commune est indispensable; elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » Et l’article suivant, ceci: « Les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. » Les gilets-jaunes n’ont pas refusé l’impôt, comme la propagande médiatique le rabâche depuis des semaines afin de les assimiler aux populismes fascisants, mais ils font juste savoir qu’ils n’ont plus financièrement les moyens de les payer! D’un point de vue gouvernemental, une réponse appropriée aurait permis d’étouffer la colère dans l’œuf. Au lieu de cela, la riposte a été tout de suite belliqueuse: c’est l’origine de la violence.

  Ce bellicisme a pris la forme que l’on sait: des éléments de langage du pouvoir macronien ont été fournis puis abondamment relayés par les « élites »: le mouvement des gilets-jaunes était une jacquerie d’extrême-droite, une revendication populiste qui sentait sa chemise brune, un mouvement qui puait le « facho ». BHL le fit savoir illico en même temps que… Mélenchon et Clémentine Autain, Coquerel et la CGT qui rejoignaient ainsi dans leur concert populicide tous les éditorialistes de la presse maastrichtienne.

   Macron n’est pas bien malin, car Pompidou mit fin à Mai 68 avec un cynisme qui aurait pu l’inspirer: deux inconnus à l’époque, il s’agit d’Henri Krasucki de la CGT, donc du PCF, et Jacques Chirac, alors secrétaire d’Etat à l’emploi auprès du ministre des Affaires sociales, se rencontrent dans le cabinet d’un avocat communiste. Chirac dira qu’il s’agissait d’une chambre de bonne et prétendra qu’il s’y était rendu armé… Il y aura plusieurs réunions avant qu’officiellement le sécrétaire général de la CGT, Georges Séguy, et les autres syndicats ne rencontrent Chirac et… Balladur, alors conseiller de Chirac, pour préparer ce qui deviendra les Accords de Grenelle. La négociation a grandement payé: hausse des salaires spectaculaires, augmentation du SMIC sans précédant, réduction de la durée hebdomadaire du temps de travail, élargissement du droit syndical, coup de pouce aux allocations familiales, augmentation de la prestation offerte aux personnes âgées, paiement des journées de grève, baisse du ticket modérateur de la sécu. La CGT revient auprès de sa base avec ces propositions: les ouvriers refusent; les accords signés unilatéralement par le pouvoir sont tout de même appliqués -déjà la collusion des pouvoirs gouvernementaux et syndicaux, les fameux corps intermédiaires. Le travail reprend quelques jours plus tard. Le pouvoir joue sur l’inflation: deux ou trois ans après, les avantages consentis disparaissent avec l’augmentation du coût de la vie. Exit Mai 68! Leçon de cynisme politique, mais également leçon sur le cynisme de ce qu’il est donc convenu d’appeler les corps intermédiaires: le pouvoir néo-gaulliste et le pouvoir néo-communiste se séparaient moins sur leurs options politiques qu’ils ne se rassemblaient sur ce fromage qu’est toujours la représentation qui permet de laisser croire au peuple qu’on travaille pour lui alors qu’on œuvre bien souvent à ses dépens pour sa seule boutique.

   Revenons aux gilets-jaunes: Macron fait annoncer par son premier ministre un moratoire sur le prix de l’essence début décembre. Mais un moratoire est la formule qui permet de reculer pour mieux sauter -en l’occurrence: sauter par-dessus les élections européennes pour lesquelles, chacun l’a désormais bien compris, le président de la République est en campagne. C’est la raison pour laquelle il instrumentalise la crise des gilets-jaunes pour son propre compte et celui du camp maastrichtien. Il n’y a pas d’autres raisons à son Grand Débat national puisqu’il a bien pris soin d’en donner la règle du jeu dès le départ: on parle -enfin: il parle-, mais pas question de changer de cap. Pourquoi donc parler? A quoi bon? Pour quoi faire?

   Après l’annonce d’un moratoire pour signifier qu’on accorde un délai avant d’actionner tout de même la guillotine, première violence symbolique, il y a eu l’assimilation par le président de la République des gilets-jaunes à « une foule haineuse » constituée d’antisémites, d’homophobes, de racistes lors des vœux de 2019, ce fut la deuxième violence symbolique. Elle a été suivie par une troisième avec cette annonce de LA solution avec un Grand Débat national doublé du refus d’un changement de cap. D’autres violences sont depuis régulièrement infligées. Ainsi avec cette série de gifles distribuées au grès de ses apparitions publiques: une quatrième à la galette des rois quand le prince fait savoir que tous les Français n’ont pas le goût de l’effort en laissant entendre que c’est le cas des gilets-jaunes (11 janvier 2019); une cinquième lors d’un meeting présenté comme un débat, quand il affirme, que, parmi certains qui touchent les minimas sociaux, « il y en a qui déconnent »  (15 janvier 2019) en n’ignorant pas que cette catégorie sociologique est surreprésentée chez les gilets-jaunes; une sixième en faisant savoir de façon quelque peu méprisante, toujours lors d’un de ces meetings de campagne maastrichtien, que « la vraie réforme, elle va avec la contrainte, les enfants! C’est pas open bar. Le bar, c’est le nôtre. »  (24 janvier 2019 à Bourg-de-Péage) -la vraie réforme, c’est donc la sienne, pas celle des gilets-jaunes; les « enfants » qu’on toise de façon méprisante, ce sont ces mêmes gilets-jaunes; et la mention du bar, c’est encore aux GJ que l’image s’adresse, on ne peut mieux dire que, pour le chef de l’Etat, les gilets-jaunes sont de faux réformateurs qui pensent comme des enfants assimilés à des piliers de bistrot…  

   Ces violences symboliques sont copieusement démultipliées par le pouvoir médiatique maastrichtien. On l’a vu. Il s’agit d’assimiler les gilet-jaunes à des gens violents et tout ce qui peut illustrer cette thèse se trouve savamment mis en images et en mots par les médias qui se contentent de relayer les éléments de langage venus de la cellule communication de l’Elysée, de celle de Matignon ou bien encore de celle du ministère de l’Intérieur. Macron est un enfant-roi colérique et intolérant à la frustration, Edouard Philippe un animal à sang froid bien cravaté, propre sur lui et poli, Castaner un gouailleur ayant gardé quelques habitudes de son ancienne fréquentation du milieu marseillais, mais c’est le même discours: les gilets-jaunes sont violents, ils attaquent la République, y compris avec un transpalette moins gros qu’une voiture sans permis, ils mettent en péril la démocratie, ils annoncent une révolution néo-fasciste… BHL prête sa chemise à ces discours. Les éditorialistes pensent comme cette chemise. D’autres « intellectuels » offrent une partie de leur anatomie à cette même chemise.

   Cette violence symbolique, dont le bras armé est constitué par les médias du système, se double d’une violence policière. On sait que les mots tuent, mais pour ce faire, il leur faut  des acteurs violents: le pouvoir en dispose avec un certain nombre de gens de justice et de gens de la police qui, sachant qu’ils bénéficient d’une couverture venue du ministère de l’Intérieur, donc de Matignon, donc de l’Elysée, donc d’Emmanuel Macron, s’en donnent à cœur joie.

   Je me suis retrouvé sur un plateau de télévision avec Jean-Marc Michaud, qui a perdu un œil à cause d’un tir de flash-ball. Il a dit toute sa colère contre le tireur -et je le comprends. C’est le premier mouvement, quand on a été violenté, de vouloir riposter de la même manière. On reçoit un coup, on n’a pas envie d’autre chose que de le rendre au centuple. Le cerveau reptilien fait la loi tant que le cortex n’effectue pas son travail.

   Certes, il y  a une responsabilité du tireur: mais si ce tireur sait qu’il aura des comptes à rendre à la justice si sa hiérarchie lui reproche de s’être mal comporté en ne respectant pas les procédures -dont celle, majeure, de ne jamais viser la tête…-, alors il se comportera probablement autrement.

   Mais, quand on sait pouvoir bénéficier de l’impunité du pouvoir, alors on tire ou on tabasse sans état d’âme et, pour l’avoir constaté par moi-même à Caen, avec certains spectateurs de ces opérations, une jubilation non feinte à cogner, taper, tabasser, projeter violemment au sol, menotter, mais aussi, dans certains cas sur lesquels je me penche ces temps-ci: dénuder et palper…

   J’ai déjà dit ailleurs que je supposais que certains policiers noyautaient les casseurs pour nourrir la thèse du pouvoir selon laquelle tous les gilets-jaunes sont violents. Après que j’ai donné cette information, d’aucun parmi les gilets-jaunes m’ont fait savoir par courrier qu’ils en détenaient les preuves. Je reviendrai sur ce sujet le moment venu.  

   Mais sans se focaliser sur ce cas particulier, il suffit de lire, sous la plume du maire divers droite, donc pas un gauchiste, Xavier Lemoine, une intéressante information. Il affirme dans Le Figaro qu’en tant que maire de Montfermeil, il a constaté que « la police a moins réprimé les émeutes en banlieues en 2005 que les Gilets Jaunes »  (29 janvier 2019). Tout est dit. 

   Le maire constate qu’en 2005 il n’y a eu aucun mort et peu de blessé parmi les émeutiers bien que ces derniers aient choisi la violence comme unique moyen d’expression. Il en donne la raison: la police avait alors choisi une opération de maintien de l’ordre et non, comme Macron, une logique de répression. Or, maintenir l’ordre n’est pas réprimer. Ce sont deux choix politiques extrêmement différents idéologiquement, politiquement, stratégiquement, tactiquement -et aussi moralement. Emmanuel Macron a sciemment choisi de réprimer et non pas de maintenir l’ordre. Le chef de l’Etat n’a donc pas voulu contenir les violences revendicatives mais déchaîner les violences d’Etat. C’est à dessein.

  Xavier Lemoine constate que le choix du maintien de l’ordre vise, comme les mots l’indiquent, à chercher avant tout à maintenir l’ordre, donc à éviter le désordre. J’y reviens: on ne me fera pas croire que laisser dépaver l’avenue des Champs-Elysées sous les objectifs des caméras de BFMTV pendant presque une heure ne témoigne pas du fait que le forces de l’ordre n’avaient pas eu pour consigne d’empêcher le désordre, c’était facile à faire sans violence, mais, au contraire, de le favoriser en laissant ces pavés devenir des projectiles en attente de leurs cibles humaines ou matérielles…

   Parlant de sa ville, Xavier Lemoine dit: « En 2005, la totalité (sic) des revendications se sont exprimées par la violence. Or, à l’époque, les forces de l’ordre ont adopté le mode d’intervention le plus approprié qui soit pour faire retomber cette violence. D’un point de vue technique, leur attaque a été souple et remarquable. Alors qu’ils étaient pris pour cibles par les émeutiers, policiers et gendarmes ont montré une grande retenue dans l’usage de la force. Aujourd’hui, au contraire, nul ne peut prétendre que toutes les revendications des ‘gilets jaunes’ s’expriment par la violence. En outre, en 2005, il n’y avait aucune femme parmi les émeutiers, alors que les femmes sont présentes massivement dans les rangs des ‘gilets jaunes’. Ne pas le prendre en compte, c’est se priver d’un élément d’analyse fondamental. Contrairement à ce que la puissance des images peut laisser penser, la majorité des ‘gilets jaunes’ ne participe pas aux violences condamnables commises lors de ce mouvement. Pourtant, depuis le samedi 8 décembre, les forces de l’ordre privilégient la répression, et non le maintien de l’ordre. » Au journaliste qui lui demande de préciser ce qui distingue maintien de l’ordre et répression, Xavier Lemoine répond: « Le maintien de l’ordre consiste d’une part à permettre à une manifestation de s’écouler de la manière la plus pacifique qui soit, et d’autre part contenir la violence en vue de la faire diminuer. Cet objectif n’interdit pas aux policiers d’intervenir contre des personnes déterminées à des actes de violence » -je songe à ceux qui dépavent l’avenue des Champs Elysées… Il poursuit: « Mais il est toujours laissé aux manifestants pacifiques des portes de sortie. Les intéressés peuvent ainsi quitter les lieux quand ça dégénère. La répression, elle, consiste à en découdre contre des groupes sans faire nécessairement la distinction entre les individus violents et les manifestants paisibles, qui peuvent se trouver loin d’eux. Or, dans la crise actuelle, les forces de l’ordre recourent trop souvent aux ‘nasses’, qui l’empêchent les personnes encerclées de quitter les lieux. Il est facile alors de faire des amalgames entre des manifestants très différents. Parmi les éborgnés, combien avaient cassé des vitrines, retourné des voitures, pillé des magasins? De même, le souci de différencier les casseurs ‘confirmés’ et les primo-délinquants devrait être beaucoup plus net. » Pour Xavier Lemoine, les forces de l’ordre obéissent à un pouvoir qui a choisi la répression et la brutalité. Elles obéissent. Le responsable, donc le coupable, est celui qui donne l’ordre. Et, comme on ne peut imaginer que Castaner ou Philippe prennent la décision seuls, c’est au chef de l’Etat qu’il faut imputer le choix de la répression, donc chaque blessure infligée. Quand ce même chef de l’Etat affirme éhontément en Egypte que les forces de l’ordre n’ont causé aucun mort alors qu’on leur doit celle de madame Redoine à Marseille, il ment. Et il est personnellement responsable de cette mort [1]. La brute, c’est lui.

   Lisons encore Xavier Lemoine: « Je n’incrimine en rien les forces de l’ordre, qui obéissent, comme il est naturel, aux instructions du ministre de l’Intérieur. Mais je blâme ces instructions, qui me paraissent traduire une volonté de monter aux extrêmes, d’accroître la violence pour justifier une répression. Je n’ai aucune complaisance pour les violences préméditées des casseurs ou des groupuscules extrémistes. Mais la responsabilité du politique est aussi de savoir désamorcer un cri de détresse, au lieu de l’alimenter en diabolisant les ‘gilets jaunes’. Jamais les gouvernants, en 2005, n’ont tenu des propos aussi méprisants envers les émeutiers d’alors. Actuellement, une partie importante des violences émane de manifestants sans casiers judiciaires, désespérés et chauffés à blanc. Ils se sentent provoqués par la rigidité de la riposte de la police. La dynamique de foule aidant, ils se ‘radicalisent’. Leur réflexe vital s’exprime de façon brutale. En 2005 aucune manifestation n’avait été déclarée en préfecture et toutes dégénéraient en émeutes. Pourtant, à l’époque, en Seine-Saint-Denis, il n’y a eu aucune charge de CRS, ni de policiers à cheval. Aujourd’hui, si. Voilà quatorze ans, les forces de l’ordre n’ont pas recouru au tir tendu, à l’horizontal, à face d’homme et à courte distance. Aujourd’hui, si. Pourquoi ces deux poids, deux mesures de l’Etat entre les émeutes urbaines de 2005 et les scènes d’émeutes des ‘gilets jaunes ‘? Je ne juge pas que les forces de l’ordre ont été laxistes en 2005 ; j’affirme qu’elles sont trop ‘dures’ aujourd’hui. »

   Que le président Macron ait choisi la ligne dure de la répression contre la ligne républicaine du maintien de l’ordre est donc avéré. Il a donc à son service la presse maastrichtienne, autrement dit les médias dominants, dont ceux du service public audiovisuel, il a mis à son service la police, l’armée, donc les forces de l’ordre, il a également essayé d’y adjoindre la machine judiciaire. Ce dont témoigne un article du Canard enchaîné (30 janvier 2019) intitulé « Les incroyables consignes du parquet sur les gilets jaunes », qui rapporte dans le détail comment le ministère dit de la Justice a communiqué par courriel avec les magistrats du parquet de Paris sur la façon de traiter les gilets-jaunes: après une arrestation, même si elle a été effectuée par erreur, il faut tout de même maintenir l’inscription au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), y compris « lorsque les faits ne sont pas constitués ». Le courrier précise également qu’il faut ficher, même si « les faits sont ténus » et même dans le cas avéré « d’une irrégularité de procédure »! Dans ces cas-là, arrestation par erreur, infraction non motivée, irrégularité de procédure, il est conseillé de maintenir les gardes à vue et de ne les lever qu’après les manifestations du samedi afin d’éviter que les citoyens fautivement interpellés puissent exercer leur droit de grève, faut-il le rappeler, un droit garanti par la Constitution? Alinéa 7 du préambule…  

   Ajoutons à cela que le projet de loi dit « anti casseurs » proposé par Macron se propose purement et simplement d’instaurer une présomption de culpabilité à l’endroit de quiconque serait suspecté d’être sympathisant de la cause des gilet jaune.  Suspecté par qui? Par la même justice à laquelle le pouvoir demande, premièrement, de conserver en garde à vue une personne même arrêtée par erreur, deuxièmement, de ne la relâcher qu’après la fin des manifestations, troisièmement, d’agir de même y compris dans le cas d’une erreur de procédure, quatrièmement, de ne pas se soucier du fait que les faits soient avéré, la ténuité suffisant pourvu que la justice macronienne soutenue par la police macronienne elle-même au ordre de l’idéologie macronienne, qui est purement et simplement celle de l’Etat maastrichtien, aient décidé qu’il en soit ainsi. Mélenchon a pu parler à ce propos du retour de la lettre de cachet, il n’a pas tort sur ce sujet.

   La violence généalogique, celle qui s’avère fondatrice des premières revendications des gilets-jaunes, c’est d’abord et avant tout celle qu’impose le système politique libéral installé de façon impérieuse par l’Etat maastrichtien depuis 1992. Quand Macron dit que les racines du mal sont anciennes, il ne le sait que trop, car il est l’un des hommes dont la courte vie a été entièrement consacrée à l’instauration de ce programme libéral qui s’avère fort avec les faibles, on le voit dans les rues depuis douze semaines, et faible avec les forts, on le constate avec la législation qui leur est favorable -de la suppression de l’ISF au refus de s’attaquer aux paradis fiscaux en passant par la tolérance du fait que les GAFA échappent à l’impôt.

   La violence de cet Etat maastrichtien sur les plus faibles, les plus désarmés, les moins diplômés, les plus éloignés de Paris ou des mégapoles françaises; la violence de cet Etat maastrichtien sur les plus précaires en tout, sur les gens modestes qui portent tout seul le poids d’une mondialisation heureuse pour d’autres qui les conchient à longueur d’apparitions médiatiques; la violence de cet Etat maastrichtien sur les oubliés des nouvelles compassions du politiquement correct; la violence de cet Etat maastrichtien sur les femmes seules, les mères célibataires, les veuves aux pensions de retraite amputées, les femmes contraintes de louer leur utérus pour qu’on y dépose un sperme mercenaire, les victimes des violences conjugales surgies de la misère, les jeunes garçons ou les jeunes filles qui se prostituent pour payer leurs études; la violence de cet Etat maastrichtien sur les ruraux privés jour après jour du service public que leurs impôts indirects financent pourtant; la violence de cet Etat maastrichtien sur les paysans qui se pendent tous les jours parce que la profession de foi écologiste des maastrichtiens urbains ne s’encombre pas d’écologie quand il s’agit de l’assiette des Français qu’ils remplissent de viandes avariées, de produits toxiques, de chimie cancérigène, d’aliments en provenance du bout de la planète sans souci de la trace carbone et qui peuvent même être bios; la violence de cet Etat maastrichtien sur les générations d’enfants crétinisés par une école qui a cessé d’être républicaine et qui laisse aux seuls filles et fils de la possibilité de s’en sortir non pas grâce à leur talents, mais avec l’aide du piston de leurs familles bien nées; la violence de cet Etat maastrichtien qui a prolétarisé des jeunes n’ayant plus pour seul espoir que la sécurité de l’emploi du policier, du gendarme, du militaire ou du gardien de prison et dont le métier consiste à gérer par la violence légale les déchets du système libéral; la violence de cet Etat maastrichtien sur les petits patrons, les commerçants, les artisans qui ignorent les vacances, les loisirs, les week-end, les sorties -ces violences là, oui, sont les violences premières. Ce sont celles qui n’ont pas généré de violence, mais juste une première manifestation contre l’augmentation du plein d’essence. 

   La réponse du pouvoir, donc de Macron, à cet aveu de pauvreté des pauvres a été tout de suite la criminalisation idéologique. Les médias aux ordres ont crié au loup fasciste. Depuis plusieurs mois, c’est leur pain quotidien: selon les riches qui les gouvernent, les pauvres seraient donc antisémites, racistes, homophobes, violents, complotistes -« salauds » dit-même BHL chez Ruquier. C’est la vielle variation sur le thème: classes laborieuses, classes dangereuses. C’est l’antienne de tous les pouvoirs bourgeois quand ils ont peur.

   Le pouvoir de l’Etat maastrichtien manœuvre assez bien pour que, jusqu’à ce jour, sa responsabilité ne soit jamais mise en cause! C’est pourtant lui le problème! C’est tellement lui le problème que Macron veut en faire la solution en expliquant que le problème de l’Europe libérale; c’est qu’il n’y en a pas assez alors que les gilets-jaunes lui disent justement qu’il y en a trop -non pas d’Europe, mais de libéralisme.

   Dès lors, le chef de l’Etat mobilise les médias qui désinforment, la police qui traque le manifestant, la justice qui les coffre sévèrement, la prison qui les parque quand l’hôpital ne les soigne pas après tabassages. A partir de quel moment comprendra-t-on que nous disposons là des pièces d’un puzzle despotique?

Michel Onfray

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[1] Pour mémoire :
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-ce-que-l-on-sait-de-la-mort-d-une-octogenaire-blessee-par-une-grenade-lacrymogene-a-marseille_3084379.html

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EN BANDE SON : 

Un philosophe franc maçon s’en mêle..

Douce France : Butez-les jusque dans les chiottes !

9 janv. 2019

Butez-les jusque dans les chiottes

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Lors de son allocution télévisée le soir du dernier jour de l’année 2018, alors que sa fonction consiste idéalement à rassembler les Français, et non à les diviser au nom d’intérêts partidaires, le président de la République a pris un soin malin et pervers à les déchirer comme s’il était un vulgaire chef de parti en quête d’une élection à l’Élysée. Ce chef de parti s’est comporté en chef de bande, ce dont témoigne cette prise de parole avec laquelle il fait de la totalité des gilets-jaunes une « foule haineuse », homophobe, raciste, antisémite, putschiste, néofasciste!

   Comment comprendre que le premier des Français, qui devrait fédérer derrière sa personne, considère les gilets-jaunes de façon monolithique en disant: « Certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple -mais lequel? D’où? Comment?- et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France! » Macron jette de l’huile sur le feu en toute inconscience alors que sa fonction lui intime d’éteindre les incendies.

   Autrement dit, les centaines de milliers de gilets-jaunes -deux millions et demi, disaient il y a quelque temps les comptages des réseaux sociaux après croisements- sont tous haineux, tous ennemis des élus, tous ennemis de la police ou de la gendarmerie, des journalistes, des juifs, des étrangers, des homosexuels, et tous… nient la France! Comment, quand on prétend être trop intelligent pour être véritablement compris, peut-on montrer qu’on l’est si peu alors qu’on est très bien compris, trop bien même? C’est une énigme, sauf à regarder de plus près au psychisme de ce jeune homme décidément immature en tout.

  Le voilà qui envoie au front son premier ministre porter sa parole présidentielle: courageux mais pas téméraire, le Jupiter! Édouard Philippe, en bon juppéiste, se montre le meilleur avaleur de couleuvres de sa génération! Voilà qui force le respect… Droit dans des bottes qui ne sont pas les siennes -c’étaient, d’occasion, celles de Juppé-, le voilà qui délivre la substantifique moelle de la pensée complexe du président de la République. Je résume pour les esprits simples:  « De la matraque, rien que de la matraque, toute la matraque ». On comprend qu’avec une pensée aussi subtile, Macron ait raté deux fois le concours d’entrée à l’École normale supérieure pourtant pas bien regardante sur la pensée complexe de ses impétrants à qui l’on enseigne ensuite une pensée simpliste!

   Que propose en substance le premier ministre? Abracadabra et voilà un bon vieux fichier de ce qu’il est convenu de nommer en français courant des délinquants politiques: c’est clairement le retour aux bonnes vieilles méthodes de la police politique -flicages, fichages, écoutes, surveillances, arrestations préventives, détentions des opposants politiques. Avec les moyens modernes, ce traitement qui a récemment été infligé à Julien Coupat, suivi, espionné, arrêté, mis en examen sur simple suspicion, va se trouver étendu à tout réfractaire au libéralisme de l’État maastrichtien. Il nous faut lire ou relire Orwell d’urgence…

   Et puis, coup de tonnerre, cette information dont je me demande si, juste après la lecture du titre, elle n’est pas un fake news ou une pochade de l’excellent « Gorafi »: « Luc Ferry appelle à tirer sur les gilets jaunes et veut l’intervention de l’armée »!  Très drôle… Je vérifie: pas drôle du tout, c’est une véritable information, elle se trouve sous ce titre dans « France-Soir » du mardi 8 janvier.

   A Radio-Classique, où il est éditorialiste, le philosophe a en effet vraiment dit: « Évidemment qu’on est tous contre les violences, mais ce que je ne comprends pas c’est qu’on ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. » Lui fait-on remarquer qu’il existe des risques qu’il répond: « Et alors? Écoutez franchement, quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier qui est par terre. Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit! » Il continue en affirmant: « On a la quatrième armée du monde elle est capable de mettre fin à ces saloperies. » Luc Ferry souhaite donc qu’on tire comme des lapins ceux « qui viennent taper du policier », mais aussi « ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite, d’extrême gauche et des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ». Selon le philosophe, « il y en a eu beaucoup, après les manifestations, il y avait des bandes des quartiers qui venaient se servir ».

   Donc il faut buter les gilets-jaunes et les gamins des banlieues venus piller le magasin de souvenirs de l’Arc de Triomphe sans que la police ait cru bon de les en empêcher -de la même manière qu’avec une longue séance de dépavage, les journalistes ont pu filmer sans grands problèmes des scènes que les forces de l’ordre pouvaient empêcher, mais dont le pouvoir avait besoin afin d’associer les revendications des gilets-jaunes à la violence urbaine…

   Luc Ferry qui, jadis, fut traducteur de Horkheimer et de Kant avant de devenir ministre de Jacques Chirac, va désormais avoir du mal à critiquer Marine Le Pen en la faisant passer pour une ennemie de la République et de la démocratie! Même BHL, qui pense probablement pareillement, n’a pas osé -ni Joffrin, ni Quatremer, etc.

   A son corps et à son âme humaniste défendant, Luc Ferry mérite les félicitations car il dit tout haut ce que pensent tout bas les acteurs de l’État maastrichtien -leurs journalistes et leurs éditorialistes, leurs consultants et leurs intellectuels, leurs artistes et leurs comédiens, leurs économistes et leurs lobbyistes.   

   A la faveur de cet aveu très kantien (lire ou relire la « Doctrine du droit »), on découvre enfin à visage découvert la véritable nature de ce pouvoir économiquement libéral et politiquement autoritaire. Les choses sont claires. Grattons un peu et l’on découvre sous la croûte la véritable nature de ce pouvoir: il réunit tout ce monde faisandé qui méprise le petit peuple dans ses dîners parisiens. Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, Édouard Philippe, Luc Ferry, BHL, Joffrin, Quatremer & C°, font bien leur boulot, chacun à sa place: tout est désormais en ordre de marche pour que la suite s’écrive avec du sang.     

Michel Onfray

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/butez-les-jusque-dans-les-chiottes-

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EN BANDE SON : 

Le vrai fauteur de trouble derrière tout ça !..

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Paris incendié par des casseurs payés… Comment le pouvoir néo-totalitaire (Halimi) de la démocratie-marché a piégé les gilets jaunes pour mieux les faire insulter par la presse à sa solde : par Lucien Cerise (interview sur Tarnac), Pierre Jovanovic et Michel Onfray

28 nov. 2018

Paris incendié par des casseurs payés… Comment le pouvoir néo-totalitaire (Halimi) de la démocratie-marché a piégé les gilets jaunes pour mieux les faire insulter par la presse à sa solde : par Lucien Cerise (interview sur Tarnac) et Pierre Jovanovic.

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By Nicolasbonnal, nicolasbonnal.wordpress.com novembre 28, 2018

En termes hégéliens, la thèse produit elle-même son antithèse ; de la sorte, la thèse est sûre de garder le contrôle de sa propre contradiction antithétique ; elle est donc sûre de ne jamais être contredite fondamentalement, seulement à la marge, et de garder le contrôle tout court. Le Pouvoir en vient donc à organiser lui-même sa propre contestation. Il met en scène de la pseudo incertitude, avec des faux terroristes (Tarnac, 11 Septembre, etc.) et des faux mouvements d’opposition. Par exemple, en France, le Ministère de l’Intérieur ne se contente pas d’infiltrer les milieux gauchistes, il organise lui-même les grèves et les manifestations au moyen de ses indicateurs et agents doubles (naguère trotskistes, aujourd’hui plutôt libertaires). Depuis les grandes grèves de 1995 et le « Plus jamais ça ! » de Juppé, de gros moyens ont été déployés. Toute l’extrême gauche, que je connais bien, est aujourd’hui complètement sous influence, noyautée et infiltrée par la police. J’en ai eu des preuves au fil du temps. On en voit la conséquence dans l’inefficacité totale du syndicalisme révolutionnaire, qui a complètement cédé sa place au syndicalisme de cogestion réformiste. Le seul type de grève vraiment efficace serait une grève pendant laquelle on ne perd pas d’argent. On peut ainsi la poursuivre indéfiniment. C’est une « grève durable », ce qu’on appelle généralement une grève du zèle. On vient au travail, mais on ne fait rien, ou presque, et surtout on organise collectivement cette absence de travail, évidemment sans préavis de grève ni aucune déclaration officielle. Ce ne serait guère que de la désobéissance civile de bon aloi. Arriver à cette conclusion et commencer à la mettre en pratique est juste du bon sens, mais tout est fait au niveau des directions syndicales pour qu’on n’y arrive jamais.

Jovanovic Pierre :

Autre erreur, les canons à eau: cela a forcé immédiatement les manifestants à prendre tout ce qui se trouvait à portée de mains pour empêcher ce camion d’avancer. Résultat: les Champs, ainsi que l’avenue de la Grande Armée, Hoche, Mac Mahon, etc., ont été mis à sac (et à sec par la même occasion avec les barrages). 

J’ai pris ces photos après être rentré de la dédicace dans l’Essonne. Comme vous pouvez le voir avec les décombres encore fumants, le mouvement a maintenant pris une orientation carrément insurrectionnelle. Je regrette que 22 tentes (sur 80 environ) des antiquaires installés comme chaque année sur la Grande Armée aient été dépouillées par les casseurs, venus exprès pour cela. Ils se sont servis des tentes pour dresser les barrages, et certains antiquaires ont vu leur marchandise soit être volée, soit être brûlée sur l’avenue (photos) ce que m’ont confirmé les responsables sécurité du salon temporaire. Triste, mais notez au passage qu’il n’y avait aucun policier à ce moment pour les protéger ainsi que leurs bien fragiles tentes en plastique.

Autre preuve de la manipulation de Mr Castaner: il n’a pas fermé la station Etoile.

Evidemment. Du coup, il a obtenu le massacre des avenues donnant sur l’Etoile pour discréditer, ENFIN…, le mouvement des Gilets Jaunes. Il a été aidé pour cela par BFM qui a invité pour commenter les images de la matinée un député En Marche (!!!) et un autre communiste (ça existe encore ?!!). Pas un député de NDA ou du RN, évidemment. Le communiste a même osé désigner les black-blocks de gauche comme étant des casseurs de la droite extrême !!!

Mieux vaut entendre ça que d’être sourd comme on dit. Communiste devrait être définitivement remplacé par Crétin.

Et pour finir, soulignons la tentative désespérée des médias de salir les Gilets Jaunes disant qu’il n’étaient plus que 106.000 à manifester dans tout le pays. Voici ce qu’a donné le syndicat France-Police:

« A 15h, France Police – Policiers en colère annonçait environ 1500 points de blocage partout en France. A 19h25, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, annonçait 1619 lieux d’actions. Notre estimation de 15h était donc particulièrement précise et même légèrement minorée.

En revanche, nous contestons formellement le chiffre de 106.301 gilets jaunes. Comme samedi dernier, les points de blocage ont rassemblé en moyenne 250 gilets jaunes. Pour tenir sur une plage horaire de 10 à 12 heures, les postes ont été doublés soit environ 500 manifestants en moyenne par point. Très approximativement : 1619 points x 500 gilets jaunes = 809.500 manifestants.

En outre, notre syndicat est totalement scandalisé d’entendre notre ministre se vanter d’avoir fait pression sur les Parquets en leur donnant des consignes de fermeté pour influencer leur appréciation des affaires en liens avec les gilets jaunes. Les procureurs ne sont pas à la botte du ministre de l’Intérieur« .

Wouaa… Encore une bévue de Mr « Castagnette » qui n’a pas encore bien compris son rôle et que la justice était indépendante de la police!!!

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2018/11/28/paris-incendie-par-des-casseurs-payes-comment-le-pouvoir-a-piege-les-gilets-jaunes-pour-mieux-les-faire-insulter-par-la-presse-a-sa-solde-par-lucien-cerise-interview-sur-tarnac-et-maurizio-blon/

Pour finir, laissons la parole à Michel Onfray, toujours aussi saignant, dans son dernier billet intitulé « Une semaine en jaune » (à écouter ici) :

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Tout à leur entreprise de désinformation, les chaînes qui tournent en boucle leur propagande anti-Gilets jaunes ont commencé la semaine en faisant savoir que, le lundi, la mobilisation avait beaucoup baissé, que les occupations étaient moins nombreuses, etc, etc. Faut-il préciser à ces néo-journalistes que ce petit peuple exprimant sa souffrance ne peut manifester sur la longue durée comme peuvent le faire les fonctionnaires ? Certes les agents de l’Etat perdent de l’argent (quand le syndicat ne négocie pas, c’est parfois dans son plan, un paiement du temps de certains jours de grève…), mais jamais leur travail. Alors que les Gilets jaunes perdent et de l’argent et leur travail s’ils s’installent durablement sur les ronds-points parce qu’ils ont une profession modeste, voire un employeur qui n’hésiterait pas à les licencier si d’aventure ils ne venaient pas travailler. Pour les Gilets jaunes, c’est la double peine. Mais les néo-journalistes préfèrent titrer sur « le mouvement qui s’essouffle » dès le premier jour de la semaine.

Ensuite, ils insistent sur les accidents causés par les Gilets jaunes. Là aussi, là encore, il s’agit de discréditer le mouvement. Il ne vient pas à l’idée de ces néo-journalistes que ce sont la plupart du temps non pas des accidents causés par les Gilets jaunes mais par ceux qui refusent les Gilets jaunes ! Car le filtrage, et non l’immobilisation, exige des gens un peu de leur temps et non, comme il fut dit, des nuits passées dans des véhicules. De sorte que ceux qui s’énervent parce qu’on les ralentit et le font savoir de façon agressive, parfois en fonçant dans la foule, font naître l’énervement des Gilets jaunes. Il y a toujours un internaute bien inspiré qui filme et met en ligne afin de faire savoir que tel incident dans tel endroit est représentatif de la totalité du mouvement de revendication. La création d’un hashtag pour mettre en ligne toutes ces scènes bout-à-bout fait les choux gras de cette télévision qui jouit de relayer les éléments de langage venus de l’Elysée et du ministère de l’Intérieur : ce mouvement est entièrement raciste, totalement antisémite et absolument homophobe !

Par ailleurs, la valse des récupérations ayant commencé, il est de bon ton d’associer ce mouvement qui n’a pas de chef, pas de tête, donc pas de leader à acheter ou à qui proposer un poste dans une commission, une entrée au Conseil d’Etat ou un statut de chargé de mission très bien rémunéré, on souligne, surligne, puis souligne et surligne encore, que le mouvement procède de Marine Le Pen, donc, à l’aide de force joffrinades, du nationalisme, du vichysme, du pétainisme, du fascisme.

C’est dans cet ordre d’idée que BHL commente le mouvement. Il tient les mêmes propos que Castaner. Dans une dégustation à l’aveugle, on pourrait douter de qui est qui ! A part dans les dictatures brunes ou rouges, c’est un cas rare de philosophe qui se fait le ventriloque d’un ministre de l’Intérieur –ou l’inverse.

En clôture de la convention nationale du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), BHL a expliqué « qu’il s’est là incontestablement passé quelque chose ». Nous étions le dimanche 18 novembre, la veille, il avait pourtant écrit dans un tweet : « Poujadisme des Gilets jaunes. Échec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo. » (17 novembre 2018) Il est vrai que le lendemain, il écrivait aussi : « Il s’est passé quelque chose de très important. Parce qu’un mouvement est inorganisé, auto-organisé, sans chef, il serait sans lendemain, sans identité politique ? Je ne crois pas. S’est produit, hier, un événement politique majeur. » Le 17, ce mouvement était un « échec » ; le lendemain, il est « majeur »… C’est sur cette ligne que BHL continue. Son discours mobilise la Critique de la raison dialectique de Jean-Paul Sartre et Mythologies de Roland Barthes, L’Iliade d’Homère et l’Ethique à Nicomaque d’Aristote, le Gorgias de Platon et la Septante, l’Ancien Testament et le Talmud, Les Passions de l’âme de René Descartes (« de mémoire l’article 202 », dit-il car, bien évidemment, il en connaît les 212 articles par cœur…), l’Ethique de Baruch Spinoza et le Léviathan de Thomas Hobbes, Jean-Claude Milner et Drieu la Rochelle, pour accoucher d’une souris phénoménologique : les Gilets jaunes, ce sont les ligueurs fascistes de 1934…

Or ces Gilets jaunes sont juste des gens qui, quand les casseurs ne les infiltrent pas avec la bénédiction du pouvoir, sont juste des gens modestes qui font savoir qu’à l’approche de Noël ils vont avoir du mal à offrir des cadeaux à leurs enfants ou à leurs petits enfants. Sont-ce des fascistes qui veulent abolir la République ? Non. Ce ne sont rien d’autres que des citoyens qui veulent la restaurer depuis que l’Etat maastrichtien l’a abolie…

On ne me fera pas croire que le pouvoir n’apporte pas son soutien aux casseurs. Car, la chose était visible sur toutes les télévisions qui retransmettaient l’événement en direct : ce pouvoir a laissé certains individus dépaver l’avenue des Champs-Elysées sans intervenir et ce, comme par hasard, devant les caméras de télévision ! Il me semble que, si l’on voit des gens desceller des pavés, ça n’est pas pour emporter un souvenir de Paris chez eux mais, comme la suite l’a montré, pour les envoyer sur la police. Le mieux, pour éviter qu’un pavé ne parvienne sur le visage d’un CRS, c’est de le laisser là où il est, à savoir dans la rue, et d’empêcher les dépaveurs de préparer leur forfait en présence des caméras de BFM ! Par ailleurs, on ne parviendra pas à me convaincre que les forces de l’ordre ne pouvaient pas encercler ces manifestants violents afin de les interpeller si l’ordre leur avait été donné. Ils ne l’ont pas fait, c’est donc que le pouvoir voulait que ceux-là dépavent et jettent ensuite leurs pavés sur les forces de l’ordre et sur les magasins. Le lendemain d’ailleurs, les chaînes que l’on sait faisaient des micros-trottoirs devant les boutiques de luxe dont les vitrines avaient été cassées –probablement au pavé…– pour ne sélectionner que des témoignages de déploration ! « C’est une honte ! », « Quelle image donne-t-on à l’étranger ? », « Quelle misère de détruire ainsi des instruments de travail ! », etc.

Le pouvoir veut discréditer le mouvement, c’est entendu. Cachant mal leur joie, les journalistes n’ont cessé de poser la question : « Est-ce que le mouvement qui bénéficie d’un fort soutien dans la population conservera cette faveur après ce déchaînement de violence ? », comme il fut dit d’une chaîne l’autre. On voyait bien que les néo-journalistes se retenaient d’ajouter : « On espère bien qu’il va le perdre, ce soutien, d’ailleurs on fait tout pour ça, c’est notre boulot et on est payés pour ça… »

Tous ceux qui veulent absolument fasciser le mouvement n’imaginent pas ce qu’est une vie modeste ou une vie de pauvre. Gérald Darmanin, par exemple, qui endosse la soutane de l’abbé Pierre pour mieux cacher sa peau de requin de la politique politicienne, feint de comprendre que la vie est dure pour les gens puisque la note moyenne d’un restaurant parisien est de 200 euros sans les vins –ça, ce sont les cantines du patron de Libé ou de BHL, sinon du journaliste Maurice Szafran [1], mieux connu pour ses notes de frais que pour son œuvre complète…

Il y eut ensuite Nicolas Hulot effectuant « sa rentré politique » comme il fut dit –ce qui paraît bien étrange de la part de quelqu’un qui a fait savoir qu’il ne faisait pas de politique et qu’il continuerait à ne pas en faire ! Cet homme qui prophétise la fin de la planète à cause du moteur de voiture des pauvres possède neuf véhicules : six voitures, une moto, un bateau, un scooter. Détaillons : une grosse cylindrée BMW, une Volkswagen, un Peugeot Boxer, autrement dit un petit camion, un très polluant Land Rover, une vieille 2 CV qui pollue comme à l’époque et un autre véhicule non précisé. Son bateau est à moteur, sa moto BMW n’est pas à voile et son scooter, parce qu’il est électrique, fonctionne à l’énergie nucléaire –donc avec l’aide des centrales atomiques… Il comprend bien la misère des gens (ça, c’est pour rester dans le Top 10 des Français préférés, à choisir dans une liste de dix noms de Français préférés…), mais il comprend mieux encore la misère de la planète. Faut-il lui rappeler, à monsieur l’ex-ministre, qu’une infime partie seulement des taxes prélevées sur le plein d’essence des Français pauvres ira à la transition écologique ?

Que deviendra le restant [2] ? Il servira à équilibrer le budget exigé par l’Etat maastrichtien. Après avoir fait des cadeaux aux riches et s’être ainsi privé des ressources de l’impôt sur la fortune, le président Macron doit bien prendre de l’argent quelque part, d’où le racket sur les pompes à essence : ce sont en effet les pauvres qui paient à la place des riches –on comprend que les riches et leurs amis éditorialistes et journalistes qui mangent dans les restaurants où l’on croise Gérald Darmanin aient intérêt à expliquer en long, en large et en travers que ces salauds de pauvres qui aimeraient pouvoir acheter des cadeaux à leurs enfants au prochain Noël sont assimilables aux ligueurs fascistes de 1934 !

Cette semaine s’est donc terminée avec la manifestation des Champs-Elysées. On a vu combien le pouvoir et la presse, le pouvoir de la presse et la presse du pouvoir, ont passé leur temps à discréditer le mouvement. Il y eut un moment de vérité sidérant sur BFM, où un journaliste a clairement commenté les chiffres donnés par Castaner : « Ces chiffres sont ceux du ministère, a priori (sic) il n’y a aucune raison de les contester ! » Il était 18h30, il fallait siffler la fin de la récréation : la journée fut donc bel et bien une affaire d’extrémistes de droite et de gauche. Comme les médias et les politiciens ont abondamment usé de l’élément de langage « extrême-droite » et qu’on ne sait plus comment nommer la véritable extrême-droite, on se met désormais à parler d’ »ultra-droite » ! La journée avait donc été une journée parisienne de violence à cause de l’ultra-droite elle même pilotée par l’extrême droite. C’était donc encore un coup du maréchal Pétain –BHL nous avait prévenus…

Pour ma part, je n’ai jamais eu confiance dans les chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur ou par les organisateurs des manifestions. Castaner ose tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnaît. S’il avait pu dire qu’il y avait eu cent-trente personnes dans toute la France, et ce sur vingt-sept ronds-points seulement, il l’aurait fait… Il y a mis les formes et donne un comptage à la dizaine près sans imaginer une seule seconde que pareil détail prouve que le chiffre est faux…

Michel Onfray

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/une-semaine-en-jaune

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Macron s’est mis toute l’Europe à dos !..

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Comme à Prague en 1618, Orban et Salvini finiront-ils par défenestrer Macron et Merkel ?

25 janv. 2019

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Le 24 octobre 1648, ce fut la paix de Westphalie…Cette année, on célèbre aussi les 400 ans de la défenestration de Prague.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Défenestration_de_Prague

Merkel et Macron bientôt défenestrés par Orban et Salvini pour l’occasion ?

L’Histoire ne se répète pas, mais il lui arrive de bégayer. Nous assistons bien actuellement à une forme de retour du nazisme avec un nouvel antisémitisme, une nouvelle homophobie, de nouveaux clivages comme à l’époque de l’affaire Dreyfus mais avec un contexte social tout à fait différent et en quelque sorte un renversement des rôles (ce sont des républicains qui passent pour être trop intolérants lorsqu’ils luttent contre ces fléaux).

Arte consacre de très nombreux documentaires actuellement à la guerre de trente ans pour cette raison. Ils semblent dans l’ensemble objectifs et bien faits.

Il y eut d’abord une série de 6 documentaires d’une heure qui frise parfois la série historique avec tout ce qu’elle comporte de fiction, plus deux autres de 1 heure 30, le premier consacré à la défenestration de Prague de 1618 qui marqua le début du conflit et la dernière à la paix de Westphalie de 1648.
https://www.arte.tv/fr/videos/066284-000-A/1648-la-paix-de-westphalie/
https://www.arte.tv/fr/videos/065304-000-A/1618-la-defenestration-de-prague/
Il aura donc fallu trente ans et 4 millions de morts pour arriver à la paix au niveau européen.

L’un des historiens qui intervient estime que le Saint Empire romain germanique avait beaucoup de ressemblances avec notre Union européenne.
A l’heure où le pape François embrasse les pieds des migrants, j’aurais presque envie d’embrasser les pieds de ce savant qui nous met peut-être sur la bonne voie : la défenestration de Prague est encore d’actualité ! En effet, les protestants de Bohème avaient, exaspérés par la politique outrancièrement provocatrice des catholiques remettant en cause leurs libertés, envoyé par-dessus bord trois représentants de l’Empereur qui finirent dans un tas de fumier, auquel ils durent de conserver la vie car il amortit leur chute.
La Bohème était une province de cet Empire un peu comme l’Italie et la Hongrie sont considérées par les européistes comme des provinces de l’UE.
Alors sait-on jamais, puisqu’un rapprochement est autorisé scientifiquement, peut-on exclure qu’excédés par la politique migratoire des européistes Macron et Merkel, Salvini et/ou Orban, à l’occasion de quelque sommet ou réunion ne sente plus ses nerfs et défenestre l’un ou l’autre ? voire les deux… et comme il y eut trois défenestrations, Juncker pourrait être le troisième à faire les frais d’une politique européenne provocatrice.

« La défenestration de Prague… qui a eu lieu le 23 mai 1618 au château de Prague… marque le paroxysme de la fronde des nobles de Bohême contre la monarchie des Habsbourg, qui depuis un siècle s’était établie à la tête de ce royaume. Conséquence des antagonismes religieux, économiques et politiques qui déchiraient l’Europe centrale au début du XVIIe siècle, cet événement fut l’une des causes immédiates de la guerre de Trente Ans ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9fenestration_de_Prague_de_1618

Les conséquences de cet acte furent terribles, mais c’était le seul moyen pour des protestants se heurtant à des catholiques agissant contrairement à la doctrine du Christ de montrer leur capacité à se rebeller. Au nom de leur honneur et de leur liberté, face à une sorte de coup d’Etat, de violation de leurs droits à la tranquillité dans l’exercice de leur culte, qui ne constituait pas une menace pour l’ordre public, face à l’intolérance des catholiques, ils s’exposèrent à une guerre fratricide parce qu’ils n’avaient plus d’autre choix.
Les protestants de Bohème voyaient leur culture remise en cause : leurs livres étaient détruits, leurs temples brûlés. Leur liberté de culte était niée et des conversions forcées leur étaient imposées. La paix fut conclue finalement dans deux villes de l’actuelle Allemagne, Münster et Osnabrück.

Par sa politique migratoire, Angela Merkel s’est montrée indigne des diplomates qui sont parvenus à une paix dans ces deux villes de son pays et auquel le second documentaire d’Arte sur la paix de 1648 rend hommage. En effet, cette politique a accru les tensions entre pays européens face à la légitime opposition des patriotes européens dans un contexte de terrorisme djihadiste et d’affaiblissement du lien social dans les nations européennes en raison du défaut d’intégration d’une partie de la population de ces Etats.

La paix de Westphalie a mis fin à un conflit certes sanglant et désastreux sur les plans économique et démographique. Mais elle a permis de mettre l’Europe sur la voie d’une tolérance bien comprise qui débouchait, un siècle et demi plus tard, sur la Révolution de 1789 et la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

Ce fut surtout le début d’un droit des Nations. Les traités de Westphalie ont été honnis par les nazis pour cette raison : il leur semblait que la faiblesse du « Reich » provenait d’un morcellement de l’Europe en nations dans le respect de la diversité culturelle de chacune, de la cohérence à la base de la notion de nation, qui oppose l’autre à soi-même. Or, on assiste sous l’influence de Merkel et Macron à une même haine de la Nation, au profit d’un paneuropéisme multiculturel, où se greffe aussi une culture d’origine extra-européenne, arabo-islamique, où les « Gaulois réfractaires » sont moqués par un Président qui aime dire du mal de ses concitoyens – une attitude symptomatique de sa mentalité : plutôt que les percevoir comme des concitoyens et de s’inclure dans leur groupe, il paraît en faire des sujets dont il se distingue.

Les traités de Westphalie ont concouru à une définition moderne de la souveraineté aussi, conçue comme une souveraineté nationale ayant aussi des aspects internationaux permettant de l’opposer aux autres nations.

Plus que jamais, ces traités sont donc d’actualité et implicitement remis en cause par le pouvoir politique dominant. Ce n’est pas dire qu’en 2018, quatre cents après la défenestration de Prague, cette dernière est hors de propos, c’est une autre histoire… Les protestants de Prague étaient des gens raisonnables, mais à force de provocation et d’humiliation subies, l’homme le plus calme est capable du pire. Et il n’est pas sûr que cette fois-ci un tas de fumier ait la grâce d’amortir la chute des défenestrés.

Association PRENDRE DEUX TEMPS d’AVANCE

Non au retour à LYON de la MAFIA COLLOMB / KIMELFELD

Mail : prendre2tempsdavance@gmail.com

Blog : https://prendre2tempsdavance.wordpress.com

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Comme l’a si bien dit Mr. Jean-Yves Le Drian,  le ministre des affaires étrangères :

« On se tourne vers le Quatar..normal..fric oblige !.. »

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La dette publique..La dette du budget de fonctionnement de l’Etat..

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Ces économies que l’Etat se refuse de faire..

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Osons diminuer les dépenses publiques !

12 déc. 2018

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Diminuer les dépenses publiques ! Seule SOLUTION le reste c’est du PIPO

Les Français sont écrasés de prélèvements divers (record mondial), cause d’une révolte spontanée approuvée par une grosse majorité de la population. Pour autant, le train de vie de l’État ne diminue pas et la dette publique augmente toujours (+ 5 milliards au deuxième trimestre 2018). Où va notre argent ? Le gouffre se creuse : Les dépenses liées à une immigration folle ne font que croître et le lien avec la délinquance terroriste ne peut plus être nié (le tueur de Strasbourg s’appelle Cherif Chekall).  On nous annonce, par ailleurs, une « transition climatique » extrêmement onéreuse, alibi de la mondialisation et du règne de la finance, fondée sur des postulats pseudo-scientifiques douteux.

Où sont les économies et les mesures indispensables pour redresser nos comptes publics et répondre aux revendications légitimes de la population ?

Comment va-t-on financer les promesses ?

Le slogan démagogique « taxez les riches », évoqué pour rétablir l’ISF, est une absurdité économique. Et si on commençait par travailler un peu plus ?

Qui osera remettre en cause la semaine de 35 heures (cadeau de Martine Aubry) et la retraite à 60 ou 62 ans (67 en Allemagne) ?

Et si on supprimait un jour férié ou deux (mesure prise par Giscard et annulée par Mitterrand) ?

Et si on mettait à la diète une Administration obèse, tatillonne et inefficace comme Météo-France par exemple ou les services de l’Aviation Civile, bien après les services des Finances et du Trésor Public ?

Et si on durcissait les conditions d’attribution des primes, allocations, subventions, avantages et privilèges en tous genres, qui transforment les Français en assistés chroniques ?

Qui osera ? 

En 1968, il y avait de l’argent dans les caisses et on pouvait dévaluer la monnaie pour absorber les augmentations de salaires… Ce que fit Pompidou 18 mois après le psychodrame de mai. Aujourd’hui, ce n’est plus possible et les caisses sont vides.

Voici ce qu’en dit l’association « Contribuables associés » :

 » Il faut que les Français se libèrent du complexe pavlovien et des appels simplistes à taxer les riches. Macron a fait une chose intelligente en supprimant cet impôt imbécile. L’ISF rapportait entre cinq et sept milliards par an à l’État, mais il engendrait un manque à gagner fiscal en impôts classiques de trente milliards par an. Supprimer l’ISF amènerait donc l’État à ponctionner encore davantage les pauvres et les riches restant en France de 24 milliards d’impôts supplémentaires. Il n’y a qu’en France qu’on veut punir bêtement le riche au lieu de chercher à l’attirer pour créer des richesses et des emplois !

Si taxer les riches était la solution, la France serait déjà un pays de cocagne, puisque c’est le seul pays au monde à avoir introduit l’ISFIl faut, au contraire, faire venir les riches. De même, demander une hausse du SMIC – déjà très élevé en France par rapport aux autres pays européens -, c’est entraîner des hausses de prix, la perte de notre compétitivité avec encore davantage d’emplois qui disparaissent (…) Avant de s’en prendre aux riches, il faut donc commencer par supprimer toutes les dépenses sociales provoquées par l’immigration folle (allocations familiales pour les familles d’origine immigrée, AME, coût régalien de l’accueil des immigrés légaux et clandestins…).

(…) Les impôts et taxes excessifs sont la simple conséquence de dépenses publiques excessives. Cela fait trop longtemps que la France est championne du monde des dépenses publiques, des taxes et des impôts. En achetant du carburant chez son pompiste, l’automobiliste paye non pas de l’essence mais essentiellement des dépenses publiques ! » Fin de citation.

http://www.bvoltaire.fr/diminuer-les-depenses-publiques-au-lieu-de-taxer-les-riches-et-les-pauvres/?mc_cid=da57977f8a&mc_eid=c27058ca02

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Pour conclure

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La France est dans une drôle de situation et l'Etat avec, et pas seulement..

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Avec cette affaire Benalla, les dessous des paravents des alcôves de l'Elysée ont fait resurgir un vieux serpent de mer que l'on croyait endormi..Magouilles..Corruption à tous les étages, et..Manipulations !!!

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Posté par Janus157 à 17:24 - Commentaires [16] - Permalien [#]

11 février 2019

Sacrée dégringolade !..

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Sacrée dégringolade !..

Notre société va mal..de plus en plus mal !

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La société..dégradée..dégradante..

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Diplômes dévalorisés, chômage, bas salaires, difficulté à se loger…

 

La classe moyenne se paupérise, alerte le sociologue Louis Chauvel.

 

Une menace pour notre modèle démocratique.

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Dix ans après Les classe moyennes à la dérive, Louis Chauvel persiste et signe.

Et son diagnostic est de plus en plus inquiétant : notre société refuse de regarder la réalité en face, au risque de voir emporté son modèle démocratique, fondé sur la prospérité des classes moyennes.

Dans La Spirale du déclassement, essai sur la société des illusions, le sociologue, professeur à l’université du Luxembourg, revient ainsi pour la troisième fois (son premier livre date de 1998) sur une question aujourd’hui du débat politique, qui sera à coup sûr un des enjeux de la campagne présidentielle.

[Je tien à préciser de suite que cet écrit, en condensé, date de 2016..]

De livre en livre, vous êtes plus alarmiste.

La situation s’aggrave ?

  Même s‘il est désagréable, le diagnostic est clair : les inégalités se creusent, les classes moyennes qui constituent le noyau central de notre société, se paupérisent, la fracture générationnelle s’accentue, le déclassement devient systématique. Mais le plus inquiétant est que la prise de conscience de la situation me paraît régresser. Depuis presque vingt ans (quand paraissait mon premier livre..dixit l’auteur), nous sommes dans le déni. La réalité empire à cause du temps qui passe, et les difficultés s’enkystent faute de les regarder en face.

« Les inégalités vertigineuses sont de retour », écrivez-vous. Pourquoi ?

  Du point de vue des inégalités, la France pourrait presque avoir l’air d’être le pays qui se porte le mieux en Europe. Si l’on s’en tient au coefficient de Gini, un indice qui mesure les disparités de richesse, en effet, les statistiques sont plutôt rassurantes : elles fluctuent sans tendance évidente. La redistribution (impôts et transferts sociaux) joue à cet égard un rôle important. Mais ces statistiques ne concernent que les revenus. En se focalisant sur eux, on ne voit pas le principal facteur d’inégalité aujourd’hui : le patrimoine. Si les classes moyennes salariées du XXè siècle se sont construites dans un processus de perte de vitesse du patrimoine et dans un idéal méritocratique de réalisation de soi par le travail, la situation a totalement changé. La reconstitution de l’accumulation patrimoniale, depuis les années 1990, crée à nouveau une inégalité massive entre ceux qui disposent par héritage d’un patrimoine et ceux qui ne peuvent compter que sur les revenus de leur travail. Ainsi, si l’on tient compte de l’explosion de la valeur des biens immobiliers, en particulier depuis le début des années 2000, on passe d’une société française plutôt égalitaire comparée à ses voisines européennes à un pays nettement plus inégalitaire que l’Allemagne, par exemple. Cette évolution s’est faite en sourdine, mais elle est évidente pour ceux qui, ne disposant pas d’un patrimoine, essaient simplement de se loger. L’écart leur apparaît béant entre le niveau de leur salaire, ou du revenu de leur travail, et le prix des appartements.  Certains avanceront que cela concerne surtout Paris, mais le phénomène s’observe dans toutes les villes de plus de cent mille habitants. Cette repatrimonalisation produit ainsi des tensions nouvelles au sein des classes moyennes, où se reconstitue une classe d’héritiers-rentiers séparée de ceux dont le sort est de n’avoir que leur salaire pour vivre.

A LIRE

La Spirale du déclassement. Essai sur les sociétés d’illusions, de Louis Chauvel, éd. du Seuil, 220p..16 Euros.

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« Chaque génération a connu au fil des années une situation pire que la précédente. »

Comment définissez-vous précisément les classes moyennes ?

  Ce n’est effectivement pas une appellation d’origine contrôlée. Le propre des structures sociales est d’être marquées par de subtiles discontinuités.

Celles-ci se voient parfois, notamment en sociologie urbaine quand, au coin d’une rue, on franchit à l’évidence une ligne d’un quartier à un autre. Pour les frontières sociales, en revanche, c’est beaucoup moins clair.

On passe ainsi par des dégradés infinis, des classes populaires aux classes populaires qualifiées, puis à l’aristocratie de la classe ouvrière jusqu’aux fractions inférieures des classes moyennes.

La pensée Française, extrêmement cartésienne, a de ce fait du mal à produire une science sociale des classes moyennes. La question qui vient immédiatement chez nous est celle des limites : où sont précisément les frontières ? En Allemagne ou dans les pays anglo-saxons, on est plus pragmatique : on s’intéresse aux centres, aux différents noyaux qui forment les classes moyennes. En procédant dans ce cas on voit bien que « les » classes moyennes sont plurielles, prises entre les cadres et professions intellectuelles supérieures d’un côté et les classes moyennes inférieures de l’autre, ouvriers et employés qualifiés et protégés statutairement, tels les cheminots ou les agents de la Poste. Avec, entre ces deux fractions, les classes moyennes intermédiaires : techniciens, infirmiers, instituteurs, contremaîtres, catégorie B de la fonction publique, etc.

Celles-ci, à partir des années 1960, ont constitué le noyau central de la société marquée par le travail salarié, la protection sociale, le développement de la consommation, jusqu’à devenir le fer de lance d’une civilisation de classe moyenne au cœur du projet des démocraties modernes. Celle-ci est aujourd’hui en danger, les catégories intermédiaires se trouvant menacées à leur tour par des maux qui, il y a quinze ans encore (2001), restaient confinées aux catégories populaires.

En premier lieu, la stagnation des salaires et la montée du chômage…

  La situation des classes populaires est difficile depuis longtemps, tout le monde s’accorde sur ce point. En revanche, selon certains, les classes moyennes auraient maintenant leur position. « Elles n’ont jamais été aussi fortes », écrivait Dominique Gous et Eric Maurin, en 2012, dans Les Nouvelles Classes moyennes. Si l’on observe pourtant l’ensemble des indicateurs disponibles, on constate que le pouvoir d’achat des professions intermédiaires, qui se situaient en 1970 à plus de 120% au-dessus de celui des catégories populaires, est tombé en 2010 à seulement 37%. Et dans le même temps ces catégories intermédiaires connaissent une régression régulière par rapport à la catégorie de niveau supérieur, celle des cadres. Du point de vue de l’emploi, on ne peut pas dire non plus que les professions intermédiaires soient protégées, puisqu’elles connaissent aujourd’hui le même taux de chômage que les ouvriers au milieu des années 1980, à un niveau (7%) alors jugé insupportable. La peur du déclassement que connaissent aujourd’hui les classes moyennes intermédiaires n’a rien d’irrationnel.

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« Le principal facteur d’inégalité aujourd’hui : le patrimoine. »

Vous insistez aussi sur la dévalorisation des diplômes, qui étaient jusqu’à présent pour les classes moyennes le passeport vers l’élévation sociale

  Ce qui est intéressant, c’est la difficulté à débattre avec lucidité sur cette question. Le constat est pourtant clair : l’obtention du baccalauréat représentait encore au milieu des années 1970 la quasi-certitude d’intégrer la classe moyenne intermédiaire. Ce diplôme suffisait pour devenir instituteur. Et même s’il ne permettait pas d’être avocat, il ouvrait les portes de bonnes carrières dans les services, l’assurance par exemple, ou l’industrie. Aujourd’hui, quand 80% d’une classe d’âge obtient le bac, tous ses titulaires ne peuvent pas devenir cadres moyens. De même, quand on passe de cinq cents diplômes de doctorat délivrés chaque année à plusieurs milliers, tous ses détenteurs ne pourront pas devenir professeurs d’université. Certains soulignent que les classes moyennes intermédiaires bénéficient d’un meilleur niveau de diplôme. Mais que signifie un diplôme supérieur pour ceux qui n’en ont ni le statut ni le salaire ? Les universités, qui étaient rares et sélectives, accueillent maintenant quatre cents étudiants dans des amphis prévus pour cent cinquante : on a favorisé une croissance massive de l’accès à l’éducation – et c’est très bien – mais sans donner les moyens de la qualité. Si l’on rapporte la dépense d’éducation au nombre d’étudiants en place, on constate en effet une forte baisse du niveau d’investissement par étudiant. En Allemagne, en Suisse, dans les pays nordiques, la croissance  numérique a été accompagnée d’une croissance de l’investissement et surtout d’un travail sur la transition de l’école et de l’université vers l’emploi, en favorisant les stages en entreprise. Il y a une vingtaine d’années, en France, ces constats faisaient l’objet d’un refus catégorique de prise en considération. Aujourd’hui, on est passé du déni à l’acceptation fataliste. De nombreux étudiants sont ainsi frustrés, plein de ressentiment à l’égard d’une société où ils ne trouent pas leur place.

Le déclassement des catégories intermédiaires se double ainsi d’une fracture générationnelle qui, selon vous, ne cesse de s’élargir

  La crise que nous traversons (toujours) est en partie demeurée invisible aux élites politiques et sociales bien intégrées parce qu’elles en étaient protégées. Ceux qui ont bénéficié de la civilisation de classe moyenne dans les années 1980, en particulier les cadres et professions intellectuelles supérieures, ne l’ont pas vu venir. Ce sont les nouvelles générations qui en ont été la variable d’ajustement. Chacune d’entre elles a connu au fil des années une situation pire que la précédente du point de vue de la dévalorisation des diplômes, de l’accès à l’emploi, du niveau de salaire, de la difficulté à se loger. Pour ceux qui ont eu 20 ans en 1968, trouver un emploi n’était pas difficile : si une porte se refermait, cinq autres s’ouvraient par ailleurs. Pour ceux qui ont 20 ans aujourd’hui, l’accès à un CDI relève du parcours du combattant. Et la situation s’aggrave, car la plupart des réformes de ces quinze ou vingt dernières années touchent de plein fouet ceux qui entrent dans le monde du travail. C’est évident par exemple avec les réformes de la retraite, qui sacrifient les droits à long terme de ceux qui débutent, les exigences étant de plus en plus grandes en termes d’âge de départ à la retraite et de valorisation de carrières. Tout cela ne brosse pas simplement le portrait de générations sacrifiées, mais aussi celui d’une civilisation de classe moyenne profondément déstabilisée.

Quelles peuvent être les conséquences de ce déclassement que vous qualifiez de « systémique » ?

  Toutes proportions gardées, ce que je vois, c’est ce que voyait Théodor Geiger, le sociologue allemand qui, dans un article prophétique de 1930, intitulé « Pank im Mitelstand » (« panique dans la classe moyenne »), soulignait l’extrême fragilité de la classe moyenne face aux récessions. On sait quelles en furent les conséquences. La lente dégradation de notre civilisation de classe moyenne, pourrait avoir, aujourd’hui encore, des conséquences politiques désastreuses. Si l’on ne soigne pas notre société malade, ce risque pourrait même devenir réalité.

Propos recueillis par Michel Abescat

Illustrations Marlon Barraud

pour Télérama.

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(d’où ce mouvement des « Gilets jaunes », entre autre, mais pas seulement..)

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Louis Chauvel

1967

Naissance à Paris.

1997

Doctorat de sociologie à l’université Lille-I.

1998

Le destin des générations.

(PUF)

2008

Les classes moyennes à la dérive.

(Seuil)

2016

La spirale du déclassement, essai sur la société des illusions.

La crise qui a changé le monde !..

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Les quatre présidents apocalyptiques !..

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Sans oublier pour autant le quinquennat Hollande, ni les 18-20 mois sous Macron..

L’Affaire de la chute de Lehman Brothers..

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Cinq questions (pas si) bêtes sur la chute de Lehman Brothers

Comment une banque aussi importante peut-elle s’effondrer ? Pourquoi les autorités ne l’ont-elles pas sauvée ? Tous les éléments pour comprendre les implications de cet événement historique.

Le 15 septembre 2008, un des grands groupes bancaires états-uniens s’effondre à la surprise de tous les connaisseurs de Wall Street :Lehman Brothers Holdings Inc., 27 000 employés, se place sous la protection du chapitre 11 de la loi des Etats-Unis sur les faillites.

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2007-2017 : au cœur de la crise qui a changé le monde

La plus grande crise financière du XXIe siècle – à ce stade – a commencé à l’été 2007. Un an avant la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, personne n’a voulu voir que la bulle économique largement créée par la spéculation immobilière était sur le point d’exploser. Dix ans après, l’Europe se remet à peine de cataclysme qui a plongé l’économie mondiale en récession et déclenché la crise des dettes européennes.

Quand la crise a-t-elle exactement commencé ?

Les premiers signes d’une crise apparaissent quand le marché immobilier outre-Atlantique commence à ralentir. Mais le début de la crise est situé historiquement en Europe : le 9 août 2007, BNP Paribas gèle trois fonds luxembourgeois liés aux « subprimes », un signal que les investisseurs de ces fonds ne pourront pas récupérer leur mise.

La bulle immobilière américaine, née de la déréglementation du crédit, éclate en 2006 : les taux d’intérêt (variables) grimpent, les emprunteurs sont alors étranglés par leur dette. Concédés par des sociétés de crédit peu regardantes à des ménages pas toujours solvables, et malgré une notation complaisante des agences officielles (Standard & Poors, Moody’s…), les « subprimes » commencent à révéler leur vrai visage, celui d’une gigantesque arnaque.

Les maisons ne valant plus rien, les créditeurs ne peuvent même plus se rembourser sur la revente des maisons. Sauf qu’entre-temps les « subprimes » ont été transformés (titrisés) en produits financiers complexes, eux-mêmes rachetés par les banques du monde entier ; le risque se retrouve ainsi disséminé sur l’ensemble de la planète.

Certains investisseurs comme Lehman paieront cette erreur au prix fort, mais des banques comme Goldman Sachs ont engrangé d’excellents résultats en 2007 en spéculant pour leur compte propre sur la baisse du marché des crédits immobiliers.

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Pour terminer

Je tenais à mettre ce condensé en écrit et propos recueillis, pour bien faire comprendre l’évolution de notre société depuis la fin des années 1960 et des années 1970, puis, des années 1980, avec ensuite, cette évolution, peu après le début des années 1990  (se rappeler de la chute du mur de Berlin tout comme du fameux rideau de fer..), et enfin, à partir du début des années 2000 (avec, ne l’oublions pas, la mise en place de l’Euro..comme monnaie unique..), puis, cette crise financière d’août 2007, et, peu après, crise économique, de févriermars 2008 et jusqu’en juillet-août 2010, et qui inlassablement se poursuit depuis, et avec une croissance à la baisse, et qui de plus, n’est pas..n’est plus au rendez-vous, sans oublier..la récession qui nous guette..

Pour conclure

Force est de constater que les leçons apprises du passé n’on pas servi ou peu, et sinon à pas grand-chose, concernant tous nos gouvernements successifs comme gouvernants, et classe politique dirigeante…

 

 

Posté par Janus157 à 11:20 - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 février 2019

Affaire Carlos Ghosn..des dessous très..opaques !..

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Affaire Carlos Ghosn..des dessous très..opaques !..

Des sociétés opaques mises à profit par le système Ghosn..

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Photo ci-dessus de la direction (quartier-maître..) du groupe à Amsterdam aux Pays-Bas.

Renault-Nissan: la nébuleuse des filiales aux Pays-Bas..

Pourtant, c'est bien le gouvernement français et sous Mr. François Hollande (en 2012..), et avec Bercy (dont un certain Cahuzac..) qui avait autorisé, et donné le "feu vert" pour le transfert fiscal du siège aux Pays-Bas, qui est également un paradis fiscal, de plus, à l'intérieur de l'Europe!!!...

Où vas-t'on ?..

Rachida Dati aurait touché 600 000 euros de Renault-Nissan !..

Par Laurent Léger et Béatrice Mathieu, publié le 04/02/2019 à 11:50 , mis à jour à 12:07

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L'ancienne ministre UMP, Rachida Dati, le 6 octobre 2014

afp.com/Lionel Bonaventure

Alors qu'elle était eurodéputée, l'ancienne ministre était rémunérée via une filiale d'Amsterdam pour ses conseils d'avocate.

L'audit indépendant mené conjointement depuis quelques jours par Renault et Nissan sur le fonctionnement et l'utilisation des fonds de sa filiale RNBV, censée chapeauter l'Alliance et basée aux Pays-Bas, pourrait réserver bien des surprises. Ainsi, l'eurodéputée Rachida Dati a été rémunérée par cette "boîte noire" entre novembre 2009, soit quatre mois après son départ du gouvernement de François Fillon, premier ministre de Nicolas Sarkozy, et février 2013, d'après les informations révélées par Bloomberg. Un travail non pas de consultante mais d'avocate, a précisé Olivier Pardo, l'avocat de l'ancienne ministre. Tenue au secret professionnel de l'avocat, cette dernière n'est pas obligée de rendre public le nom de ses clients. En tant qu'avocate, Dati n'a pas à justifier la matérialité de ses conseils prodigués à ses clients.  

Selon les informations recueillies par L'ExpressDati aurait perçu la somme de 600 000 eurospayés en quatre fois. Petit problème : dans la déclaration d'intérêts qu'elle a dû remettre le 31 décembre 2014, en tant que députée européenne, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publiqueRachida Dati n'a déclaré aucune activité professionnelle sur l'année 2009 en tant qu'avocate, alors même qu'elle travaillait déjà pour l'Alliance. Sa convention d'avocat a effet été conclue en novembre 2009, et a pris fin en février 2013. "Sa convention a bien été signée en novembre 2009, l'activité a démarré en 2010. Il est inscrit dans la convention qu'elle ne devait prendre effet qu'à compter et sous la condition suspensive de l'inscription au barreau de Paris", nous assure Olivier Pardo. Sa déclaration d'intérêts révèle des honoraires hors taxe de 625 000 euros pour 2010, 539 000 euros pour 2011, 704 000 euros pour 2012 et 205 000 euros pour 2013

Des frais de consultants et d'avocats énormes

Selon un interlocuteur proche de l'Alliance , le travail de l'ancienne ministre aurait toutefois démarré dès "2009", affirme-t-il. La mission de l'ancienne ministre de la Justice était, selon nos informations, d'aider l'Alliance à développer son business au Proche Orient et en Afrique du Nord. Elle devait assister à des meetings tenus avec Carlos Ghosn, voire le représenter à l'occasion.  

Combien de consultants extérieurs ont travaillé pour RNBV ? Les dépenses liées à ces missions extérieures apparaissent dans les comptes de l'Alliance sous une seule ligne et pour un montant de 20 millions d'euros sur la seule année 2015, voire plus, alors que le budget global de cette société pour 2018 n'est que de 60 millions d'euros. L'année dernière, RNBV a ainsi réglé 12,4 millions d'euros en consultants et frais d'avocats.  

LIRE NOTRE DOSSIER COMPLET

Le constructeur automobile Renault

Comme L'Express l'a révélé récemment, cette filiale néerlandaise financée à moitié par Renault et à moitié par Nissan a rémunéré l'expert en sécurité et ami des gouvernements de droite et de gauche, Alain Bauer, alors qu'il avait été recruté par Carlos Ghosn pour réparer l'affaire dite des "faux espions" de Renault. A Bloomberg, il a assuré la semaine dernière que RNBV l'avait recruté sur recommandation de Louis Schweitzer, le prédécesseur de Ghosn à la tête de Renault. Le consultant payé 200 000 euros par an par la filiale néerlandaise nous a confirmé avoir oeuvré pour l'Alliance. Mais "la confidentialité" qui s'impose à lui l'empêchait de nous en dire plus, arguait-il. La confidentialité de l'expert et le secret de l'avocat: impossible de savoir ce que ces conseils de luxe ont réellement apporté à Renault-Nissan! 

© L'Express - 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/enquete/affaire-ghosn-alain-bauer-consultant-paye-aux-pays-bas_2058399.html

Affaire Ghosn: Alain Bauer, consultant payé via les Pays-Bas..

Par Laurent Léger, publié le 22/01/2019 à 11:00 , mis à jour à 13:51

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Alain Bauer, le 13 février 2017 à New York.

AFP

Pour ses conseils à Renault, Alain Bauer était payé par l'alliance Renault-Nissan, via une société logée à Amsterdam.

Il conseille des présidents français et dispose d'importants réseaux en politique et dans la police, mais pas seulement : Alain Bauer, à part ses habits de franc-maçon assumé (il a été grand maître du Grand Orient de France), se dit aussi consultant pour des dizaines de grosses sociétésprincipalement appartenant au CAC 40. Appelé en 2011 à la rescousse par Carlos Ghosnalors tout-puissant patron du numéro un mondial de l'automobile, après l'affaire dite des "faux espions" (une manipulation basée sur des infos bidon visant trois hauts cadres du constructeur), Alain Bauer avait accepté la mission de revoir de fond en comble la direction de la sécurité et de la protection du patrimoine de l'entreprise. Accessoirement, recourir aux bons services de celui qui a alors l'oreille de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'État, était un bon calcul : la crise des faux espions avait fortement déplu à l'Elysée... 

LIRE AUSSI >> Carlos Ghosn: itinéraire d'un patron (trop) gâté 

Bauer avait alors oeuvré sur la rédaction d'une charte d'éthique et sur cette restructuration en binôme avec un ancien responsable du renseignement à la DGSE,Alain Juillet, et le duo était assisté d'un troisièmeEric Delbecque. C'est ainsi que le nouveau service de sécurité a vu le jour au sein de Renault, ainsi qu'une cellule d'inspection générale, le tout précédant la mise en place d'un dispositif éthique destiné à l'ensemble du groupe.  

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Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris.

afp.com/ERIC PIERMONT

Mais s'il a été appelé par Carlos Ghosn pour venir en aide à Renault, c'est au final la société qui chapeaute l'alliance Renault-Nissan qui a réglé l'addition. Chaque année, comme peut le révéler L'ExpressAlain Bauer perçoit via sa société AB Conseil 200 000 euros d'honoraires de la structure RNBV, installée à Amsterdam. En parallèle, deux autres sociétés du groupe Renault payent à AB Conseil, chaque année, 40 000 euros chacune, notamment Renault Algérie. En tout, Alain Bauer est donc payé 280 000 euros par an

Pourquoi Bauer a-t-il été rémunéré par l'alliance Renault-Nissanfinancée à moitié par les Français de Renault et par les Japonais de Nissan, ce qui équivaut à faire supporter aux Japonais comme aux Français des dépenses bénéficiant a priori uniquement au constructeur tricolore ? Mystère. Répondant à L'ExpressAlain Bauer, dont la première réaction avait été d'invoquer ses conseils liés au "Renaultgate" de 2011, est revenu vers nous avec une autre justification, assurant avoir au sein du groupe divers "interlocuteurs", selon les "pays et missions concernées". Il nous cite alors "Renault,RNBV...". 

En 2015, 22 millions de frais de consultants payés aux Pays-Bas

Après le scandale des faux espions, "nous avons accompagné Renault dans la mise en place, le développement et le suivi de ce dispositif [d'éthique] en France et à l'étranger", précise Bauer, dont la longévité aux côtés de Renault étonne. Le conseiller chèrement payé est toujours rémunéré par le constructeur : "Sur la période 2017-2018, 43 missions ou interventions ont été réalisées couvrant une dizaine de pays", dit-il encore, mais la "confidentialité" qui s'impose à lui l'empêche de nous en dire plus. La veille, l'intéressé nous avait simplement expliqué: "Je suis arrivé avec Alain Juillet suite à l'affaire dites des "espions" pour un audit du service de sécurité de l'époque puis chargé de mettre en place l'outil qui l'a remplacé, notamment en matière d'éthique pour Renault". 

Carlos Ghosn, qui avait recruté sa propre soeur comme conseillère d'un hypothétique "comité des donations" de Nissan, a-t-il embauché Alain Bauer pour se mettre des politiques dans la poche ? Peut-on imaginer qu'il aurait utilisé les structures installées aux Pays-Bas comme une cagnotte discrèteune tirelire utilisée pour rémunérer des consultants à sa guise, voire régler des dépenses secrètes ? 

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Le vrai faux scandale d'espionnage chez Renault

L'enquête du procureur de Tokyo le dira, ainsi que les investigations internes de Nissan au Japon. En tout cas, RNBV, créée en 2002 et dont L'Express a décortiqué le fonctionnement dès le 28 novembre 2018, dispose dans son budget d'une ligne "frais de consultants" non négligeable: en 2015, 22,022 millions d'euros ont été réglés, et 19,15 millions en 2016. On sait désormais qu'une infime partie de ces sommes a été versée à la société d'Alain Bauer. Mais le reste ? 

© L'Express - 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/enquete/renault-nissan-la-nebuleuse-des-filiales-aux-pays-bas_2060283.html

Renault-Nissan: la nébuleuse des filiales aux Pays-Bas..

Par Laurent Léger, publié le 05/02/2019 à 12:45

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Le quartier général de Renault-Nissan-Mitsubishi à Amsterdam où RNBV ainsi qu'une dizaine d'autres sociétés liées au groupe sont installées.

REUTERS

Des sociétés opaques mises à profit par le système Ghosn se sont glissées parmi celles créées sur place par le groupe.

C'est là, à Amsterdam, aux Pays-Bas, en ces terres nordiques froides et discrètes, quel'affaire qui a provoqué la chute du patron emblématique Carlos Ghosn a pris racine. Là, dans des bâtiments sans âme entourés d'eau, dans une zone industrielle ou au bord d'une autoroute. Le puissant patron à la tête du premier constructeur mondial d'automobiles s'est pris de passion pour les Pays-Bas pour deux raisons bien précises :sa douceur fiscale et la discrétion sur laquelle peuvent compter les sociétés locales.  

L'Express a ainsi dénombré une quarantaine de structures créées là-bas dans l'orbite Renault-Nissan-Mitsubishi, les trois constructeurs alliés sous la houlette du puissant patron. Précisons que la plupart d'entre elles sont de véritables entreprises - assurant production, services ou import-export. Tout comme AirbusEngieThales ou de nombreuses autres sociétés implantées sous le ciel bas néerlandais, elles profitent des avantages fiscaux locaux : impôts réduits sur les bénéfices, absence de taxation des flux financiers transitant sur le territoire, emprunts moins imposés, souplesse comptable.  

 

Pour conclure

Répétez tout après..corruption et..corruption organisée...

 

 

Posté par Janus157 à 13:49 - Commentaires [5] - Permalien [#]