Ecologie vraie et réelle..

13 juillet 2016

BLOG EN PAUSE..POUR L'ETE...

BLOG EN PAUSE..POUR L'ETE...

 

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Photo ci-dessus prise lors d'une de mes petites haltes en cours de journée..quelque part, entre Martigny (en Suisse..) et l'Abbaye de Saint-Maurice D'Agaune ( en venant depuis le col du Grand Saint-Bernard après Aoste..), lors de mon pèlerinage à pied, de Milan à Lemberg (chez moi..) en 2007.

 

Comme pour cette photo ci-dessus, je prends une longue pause, pour les vacances d'été, et ou, en effet, comme depuis 2010, nous nous rendons chaque année en camping-car dans les Landes et à Biscarrosse-plage, pour quatre de nos six petits-enfants.

C'est l'avant dernière ligne droite, avec la préparation du camping-car en vue du passage au contrôle technique.

 

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Photo ci-dessus d'un camping-car, modèle identique au nôtre, à savoir, un ''Challenger 102'' de chez Trigano VDL, et de 2005, avec seulement 50 000 km au compteur actuellement..

 

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Photo ci-dessus d'un modèle identique au nôtre, et avec la calandre avant en blanc, comme le nôtre, et non pas noir, comme à l'origine..

C'est un camping-car, sur porteur de type Citroën Jumper 2,8 L HDI de 9 cv fiscaux, et réellement économique, avec une consommation réelle de seulement 9 L/100km, mesuré et vérifié depuis le début.

 

Ensuite, et après le contrôle technique, ce sera la ''vraie'' dernière ligne droite pour les préparatifs et chargements divers, en vue du départ prévue dans la première semaine du mois d'août et ce jusque début septembre.

 

Mon épouse étant à la retraite depuis le 1er janvier de cette année, et moi-même depuis le 1er juin 2015, nous n'avons plus aucune contrainte réelle dans ce sens..normal.

 

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Sur ce modèle, photo ci-dessus, nous bénéficions encore du ''vrai'' coin repas avec banquettes et confortable, de plus, transformable en lit pour trois personnes; j'ai vérifié, dès le début ( je mesure 1,80m..), il reste encore dix centimètres d'espace de bout en bout...

 

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Photo ci-dessus du coin cuisine, avec tout ce qu'il faut, une plaque gaz à trois feux, un évier, et le frigo suffisant ( comme à la maison, on fait les courses deux fois par moi, une fois tous les quinze jours, cela suffit amplement..).. et du rangement, tant sous le meuble évier qu'en hauteur..côté pratique.

 

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Photo ci-dessus de l'emplacement nuit, avec le lit en long à la française, et en hauteur l'emplacement du téléviseur ( nous avons un écran plat pratique et suffisant..), mais, après tout, on ne va pas en vacances pour la télé, non ?

En partie gauche, la porte d'accès à la salle d'eau ou coin toilette, avec un lavabo, les W.C., et une cabine de douche avec porte circulaire coulissante..

 

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Photo ci-dessus de cette petite salle d'eau, coin toilette..avec suffisamment de place, sans être serré pour autant comme un hareng..

 

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Photo ci-dessus, une autre vue d'ensemble de l'intérieur, prise depuis la cabine vers l'arrière..

Arrivés sur place, ce sera, comme chaque année, et depuis 2010, les retrouvailles avec le bassin d'Arcachon et le Cap Ferret et son phare, la dune du Pyla, les bancs d'Arguin, les différents et nombreux lacs, dont celui de Sanguinet que l'on affectionne plus particulièrement, et sans oublier, les nombreuses pistes cyclables, avec des promenades et balades en vélo, à travers la belle et grande forêt des Landes..

 

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Photo ci-dessus d'une vue sur la dune du Pyla, depuis le Bassin d'Arcachon côté nord vers Cap Ferret et la cabane du Mimbeau..

 

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Photo ci-dessus de..l'éternelle et inoubliable Dune du Pyla..

 

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Photo ci-dessus de la Dune du Pyla et sommet que j'ai déjà parcourue de nombreuses fois à pied, en long, aller et retour, en large et en travers, jamais déçu..toujours aussi..émerveillé..

 

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Photo ci-dessus, vue d'ensemble des bancs d'Arguin, prise en long, depuis la sortie du Bassin d'Arcachon, en direction de Biscarrosse-plage..

J'affectionne tout particulièrement ces bancs d'Arguin..

 

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Photo ci-dessus, vue des bancs d'Arguin à travers les pins, du côté de la plage du ''Petit Nice'', peu avant la Dune du Pyla..

Il y a de nombreuses possibilités en vues agréables vers la mer, en venant de Bisacarrosse-plage, au-dessus du camping du Vivier( côté nord..), et en passant par les plages successives de Salies sud, Salies nord et le Petit Nice jusqu'à la Dune du pyla par la piste cyclable..

 

Sur ce..Bonnes vacances à toutes et à tous, à la rentrée..peut-être...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Janus157 à 16:03 - Commentaires [6] - Permalien [#]


22 juin 2016

Je change de sujet un court instant..

Les vins en France sont-ils toujours vraiment bons ?..

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Pas évident de reconnaître les vins, ni les vignobles…

Celui-ci, par exemple : France ou Californie ?

’’ Il s’agit de la Californie.

 

En 2012, le comité régional de tourisme de Picardie s’y est laissé prendre.

 

Il a utilisé pour une grande campagne ventant les côteaux de Champagne

 

de l’Aisne une image de la ’’Napa Valley’’ Californienne ( photo ci-dessus..).’’

Alerter !

Depuis dix ans ( déjà..), la viticulture Française connaît chaque année une affaire de fraude massive, portant parfois sur des millions de bouteilles. Elles ne sont d’ailleurs pas toutes mauvaises, loin de là… Enquête sur un paradoxe.

1 (2)

Raisin, vrai raisin Français où.. ?

Raisin ’’Bio’’ ou..Bio menteur ?

 

VINS

Des fraudes qui font tache..

Apparemment, le documentaire télévisé ’’Vino Business’’ diffusé sur une chaîne télévisée Française, en début d’année 2015, n’a pas suffit…

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Photo ci-dessus de bouteilles de ’’vrai’’ Romanée Conti, bien-sûr !

 

Vous voulez éviter les bouteilles ayant fait l’objet d’une fraude ?

C’est très simple..cessez de boire ! (je ne plaisante pas..).

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Photo ci-dessus, d’un salon de dégustation et vente.

En France où chacun consomme en moyenne plus d’une soixantaine de bouteilles par an ( c’est déjà pas mal..) 1. , il est pratiquement certain que tous, ces dix dernières années ( donc depuis..2005 ), nous avons dégusté du Bordeaux qui n’en était pas (!), du Bourgogne arrangé (!) et du Côte-du-Rhône..Espagnol (!). Pas une année ne s’écoule sans qu’une vaste affaire de fraude ne remonte à la surface.

1. Les Français boivent 43 litres  par an et par habitant (chiffre 2013..)

    Sachant que plus de 30% des adultes déclarent ne pas boire de vin, les

    soixante bouteilles annuelles par buveur sont un minimum. Selon les relevés

    du Wine Institut Californien, nous sommes les plus grands consommateurs

    de vin au Monde, à un verre ou deux des Solvènes, des Croates et des   

    Portugais.

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En 2005 , deux maisons de Bourgogne sont condamnées. Laurent et Cie a « francisé » 16 millions de bouteilles de vins de table..Italiens (!).

Chanson a coupé plus de 700 000 bouteilles de grands Bourgognes avec des vins de l’Hérault (!). En 2005 encore, les dirigeants de la Fruitière vinicole de Pupillin, dans le Jura, sont condamnés pour avoir vendu 350 000 bouteilles

additionnées d’éthanal, un dérivé du pétrole qui renforce le goût de noix caractéristique du célèbre vin Jaune (!).

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  2006, le tribunal correctionnel de Narbonne (11) condamne les dirigeants du négociant Rieux, de Bize-Minervois, pour falsification à grande échelle.

Ils ont vendu l’équivalent de quarante millions de bouteilles sous des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) usurpées (!).

La même année, le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône (69) condamne pour tromperie la société Georges Duboeuf, coupable d’assemblage

d’AOC non autorisées sur quelque 300 000 bouteilles(!).

 

Voir lien ci-dessous..

http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2009/01/26/qui-se-sucre-en-beaujolais.html

 En 2007

http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o8582-soupcon-de-chaptalisation-illegale-dans-le-beaujolais

  2008 , le propriétaire du Château Giscours écope de 25 000 Euros d’amende (seulement ?)

 pour tromperie sur la marchandise( !). Il vendait du Haut-Médoc sous l’étiquette Margaux ( ! ).

Info début 2009..

Georges Duboeuf  lance le Beaujolais millésime 2008 à New York..

http://www.france-amerique.com/articles/2009/04/22/georges-duboeuf-lance-les-autres-beaujolais-2008-a-new-york.html

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Photo ci-dessus de morceaux de sucre..

  2009 , correctionnelle à Villefranche-sur-Saône encore, une cinquantaine de viticulteurs et trois supermarchés sont condamnés dans une affaire de surchaptalisation, pratique qui consiste à rajouter du sucre dans le vin pour faire grimper son niveau d’alcool (!). Il y avait 600 tonnes de sucre en jeu..

On avait déjà pratiqué cela par le passé, entre 1955 et le tout début des années 70, pour augmenter la production et donc rentabilité, sur des vins médiocres, également coupés avec des vins de provenances des pays du Maghreb, pour leur teneur en alcool… (c’est d’ailleurs suite à cette période qu’un tas de gens et de Français, surtout travailleurs, sont décédés à la suite de cirrhose du foie. Puis, on a..enfin..décidé de faire du bon vin..)

Voir lien ci-dessous..

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/28/beaujolais-tendance-sucrette.html

Les grandes surfaces vendaient en masse (le sucre, bien-sûr..), sans facture.

  (donc pas de traces, pas de possibilité de contrôles, tout bénef..)

Elles savaient à quoi servait ce sucre (600 tonnes, tout de même !..) et acceptaient par avance de vendre le Beaujolais ainsi amélioré dans leurs rayons…

  2010 , la cour d’appel de Montpellier juge des vignerons et plusieurs sociétés de négoce, dont Ducasse et Sieur d’Arques : comment ont-ils pu exporter 135 000 hectolitres de Pinot noir du Languedoc en seulement deux ans , alors que la région en a produit seulement 15 000 hectolitres ?  (surprenant..)

  2012 , le procureur de la République de Dijon met en examen un négociant de Beaune pour fraudes aux appellations.

Voir lien ci-dessous..

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/06/13/bourgogne-des-tricheries-a-grande-echelle-chez-un-negociant

  2013 , une enquête est lancée sur une fraude portant sur deux millions de bouteilles de Bourgogne ! Elle concerne la prestigieuse maison Labouré Roi, à Nuits-Saint-Georges.

  Mai 2015 , le patron de la maison Fromont, dans l’Yonne est écroué.

Il vendait du..faux Châblis depuis dix ans au moins (!), en quantité non précisée mais très importante.

 

 

Tout récent..janvier 2016..

http://www.leprogres.fr/beaujolais/2016/01/21/vendangeurs-non-declares-des-vignerons-ecopent-d-un-sursis

 

Même le..Bio..bio menteur n’est pas..épargné..

 

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Lyon-un-vigneron-bio-devant-la-justice

 

LES VINS FRANÇAIS

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Photo ci-dessus de deux bouteilles de crus rares..

CIBLE PRIVILEGIEE DES FAUSSAIRES

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La vinification peut donner lieu à des opérations frauduleuses..

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Photo ci-dessus de l'oenologue Américaine Maureen Downey.

http://www.chaiconsulting.com/about-us/maureen-downey/

https://www.youtube.com/watch?v=yhTK8tfU9lo

https://www.youtube.com/watch?v=zY6_bRdAYA8

L’œnologue Américaine Maureen Downey a publié en 2014 une liste mondiale des seize vins le plus souvent contrefaits. Trois étaient Italiens , treize étaient Français : Domaine de la Romanée Conti ( !), Henry Jayer, Jaboulet. 

La Chapelle-Hermitage, Domaine Dujac, ainsi que les châteaux Cheval BlancPetrus, Lafite-Rothschild, LATOUR, Mouton-Rothschild, Lafleur, Le Pin, La Tour à Pomerol et Rayas.

La contrefaçon est endémique en Chine.

C’est seulement en juin 2015 que le pays a reconnu « Bordeaux » comme une indication géographique, et non comme une appellation générique type « porcelaine chinoise ».

La fraude est parfois grossière, parfois subtile. Maureen Downey a raconté comment elle avait goûté un excellent faux Lafite 1961.

Le faussaire Chinois avait pris un vrai Lafite 1964, se contentant de gratter le dernier chiffre pour transformer le « » en « 1 » final ! Plus connu sous son pseudonyme de Rudy Kurniawan, le courtier Zhen Wang Huang a été arrêté en 2008 et condamné à dix ans de prison aux Etats-Unis. 

 Pendant des années, il a roulé le gotha des amateurs et des œnologues, organisant des ventes sensationnelles de crus rarissimes, avec une prédilection pour les Bourgogne. C’est d’ailleurs le vigneron bourguignon Laurent Ponsot qui l’a arrêté en 2008 et condamné à dix ans de prison aux Etats-Unis. fait tomber, il a voulu savoir comment Kurniawan pouvait proposer aux enchères des bouteilles du Grand Cru Côtes de Nuits Clos Saint-Denis millésimes 1945 à 1971, alors que la famille Ponsot a commencé la production en..1982 ( !).

Le système de Rudy Kurniawan s’est ensuite rapidement effondré. Il a néanmoins écoulé des milliers de fausses bouteilles pour des dizaines de millions de dollars. Ses clients experts et amateurs avertis, n’y ont vu que du feu.

Mais comment savoir qu’un Château LATOUR 1976 est faux si on en boit pour la première fois ?

 

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Photo ci-dessus du producteur Français Laurent Ponsot.

Voir liens ci-dessous..

http://www.lexpress.fr/tendances/vin-et-alcool/cinq-choses-a-savoir-sur-rudy-kurniawan-le-faussaire-de-grands-crus_1308625.html

http://www.france24.com/fr/20131221-faussaire-indonesien-vin--grands-crus-francais-bourgogne-rudy-kurniawan

http://www.internationalwinechallenge.com/fr/judges.html

https://texsom.com/Speakers

 

Qui est Maureen Downey ?

Maureen Downey, DWS, CWE is the owner of Chai Consulting, a private wine collection management firm with offices in San Francisco and London, providing services to clients around the globe. After working in some of NYC’s top restaurants, she worked at brick-and-mortar wine auction houses as a fine & rare wine auction specialist, completing appraisals, inspecting tens of millions of dollars in inventories including authenticating old and rare bottles, and consulting on buying and selling to many of the world's top collectors for over six years.

In 2006, Maureen formed Chai Consulting where she and her team focus on the individual needs and interests of wine collectors. She is passionate about combating wine fraud as an internationally renowned expert in wine authentication and is actively working with collectors and authorities to prosecute counterfeiters and their vendors. She has recently been involved in the Bill Koch v. Greenberg and Charlie Trotter cases and has been critical to FBI investigations such as that of Rudy Kurniawan. She is also a recognized expert in fine and rare wine inventory management, appraisal, valuation and financial trends of global fine wine markets. She is frequently featured in international print and broadcast media, and is an active wine judge. In December 2012, Drinks Business listed Maureen as one of the 50 Most Powerful Women in the World of Wine.

Voir lien ci-dessous..

http://robbreport.com/art-collectibles/slideshow/expert-eye-december-2014

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Photo ci-dessus d’une bouteille de ’’ vrai ’’ Château LATOUR de 1945, classé, Appellation Pauillac.

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Photo ci-dessus, grappes de raisin en pleine maturation.

 

Raisin voyageur

  En 2015 , des Bordeaux A.O.C. fabriqués à partir de raisins du Vaucluse ou du Languedoc ( on croit rêver..) arrivent en magasin. Cette affaire là n’est pas jugée ( Ah ! bon ! ..) et ne le sera peut-être jamais (!), mais la fraude ne fait guère de doute. Printemps pluvieux et été orageux, les vendanges de 2013 ( déjà citées et vus en reportages nombreux dont ’’ Vino Business ’’ ..) ont été Mauvaises dans le Bordelais. Dès août, des viticulteurs de la vallée du Rhône et du Sud-Ouest recevaient des coups de fils empressés. On leur achetait du raisin, peu importe la qualité (!), payable en liquide (donc pas de traces, pas de possibilité de contrôles, tout bénef..) .

Des camions-citernes immatriculés en Gironde(!) sont venus prendre livraison(sic ! ).

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Photo ci-dessus d’un camion-citerne à vin.

Des triches seulement détectables en laboratoire

 

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Photo ci-dessus, laboratoire d’essai du vin.

Les fraudes peuvent être dangereuses. En Italie, les carabiniers ont mis fin, en 2008 , à une véritable industrie du vin de table coupé avec des produits toxiques (!). 70 millions de bouteille ont été écoulées, heureusement sans mort.

En 1986 , déjà en Italie, du vin additionné de méthanol à vocation industrielle avait tué ou rendu aveugle des dizaines de consommateurs.

Heureusement la santé

des consommateurs

n’est pas menacée..

 

Aucun drame sanitaire n’a été signalé en France depuis des décennies ( en dehors de ces affaires de chaptalisation entre 1955 et début 1970..).Ces vignobles que le Monde nous envie connaissent néanmoins chaque annéeune entourloupe comparable à celle des ’’ fameuses ’’ lasagnes dites ’’ pur bœuf ’’ à la viande de cheval qui, elles non plus, n’étaient pas dangereuses (!).

Comme dans le cas des lasagnes, l’acheteur lambda (désolé !) n’y voit que du feu (!).

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Les fraudes au vin Jaune, par exemple, sont insoupçonnables. L’Ethanal de synthèse est la même molécule que l’éthanal issu de l’oxydation naturelle du vin en barrique (!).

Seules des analyses très poussées permettent de distinguer la molécule qui vient du raisin de celle qui sort de la raffinerie, « Les laboratoires ne savent pas tout faire, mais presque », résume Jean-Michel Loubry, ancien directeur du pôle national de traçabilité, créateur de la société Eléphant Conseil.

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Photo ci-dessus d’une collection de bouteilles datées de 1951.

  Pour un Bordeaux, par exemple, les expertises peuvent déterminer la sous-région d’origine à partir des traces de plomb, de cuivre, de lithium, etc.., issues du sol. On peut également savoir si le chêne dont était fait la barrique était sessile (chêne sessile..) ou pédonculé (chêne pédonculé..), et de quelle région il provient.

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Photo ci-dessus, opération de chauffe des tonneaux pour faire durcir le bois des douelles et maintenir les cercles en fer, mais aussi pour détruire le tanin et les xylophages qui pourraient encore exister à l’intérieur du bois.

Dans le cas d’un cru daté de 1945 à 1980, on peut même doser les traces de césium 137 (radioactivité..), un élément inexistant à l’état naturel, qui provient des essais nucléaires atmosphériques (et il y en a eu..).Le coût, évidemment, est prohibitif. Personne ne pense sérieusement à systématiser ces analyses.

« Les fraudes ne tapent pas au hasard, reprend Jean-Michel Loubry.Quand elles lèvent une grosse affaire, c’est sur dénonciation. Les scandales qui éclatent étaient en général connus ou très fortement suspectées dans le milieu. Les interprofessions comptent une immense majorité de professionnels consciencieux qui n’aiment pas trop les brebis galeuses. »

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Photo ci-dessus, d’un camion-citerne avec du vin en provenance d’Espagne, au péage au Perthus..

La pratique d’avoir recours a du vin Espagnol, lors de l’assemblage et pour augmenter le taux et degré en alcool a longtemps été utilisée et pratiquée..

En Espagne, à une époque, il était courant de mettre des copeaux de bois dans les citernes pour faire croire..vieilli en vieux fût de chêne..

Tout comme dans le Bordelais, il y avait eu ce scandale avec du sang de boeuf dans le vin..

Se taire ou..dénoncer

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Photo ci-dessus de tonneaux entreposés dans un chai.

Entre désapprouver et dénoncer, il y a néanmoins un pas. Signaler un voisin à la gendarmerie revient à défendre un Terroir sur la durée, mais en ternissant son image dans l’immédiat.

L’affaire Rieux de Bize-Minervois, entre autres, illustre ce dilemme.

Quand les inspecteurs de la D.G.C.C.R.F. ( Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes ) sont venus perquisitionner, fin 2004 , ils se sont heurtés à un barrage de vignerons qui leur ont interdit l’entrée, sachant trop bien ce que les fonctionnaires allaient découvrir.

C’est seulement à la troisième visite, avec le concours des gendarmes, que la D.G.C.C.R.F. a pu faire son travail (!).

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Photo ci-dessus de vignes malades..ravagées.

En 2004 , la conjoncture était très difficile pour les viticulteurs du Languedoc,qui ne défendaient pas forcément la fraude de gaieté de cœur.

« Des gens ont des problèmes de trésorerie, ils cèdent à la tentation », résume Hervé Lalau, rédacteur en chef de la revue ’’ In Vino Veritas ’’ et animateur du blog Chronique Vineuse.

Dans d’autres cas, il n’est pas question de détresse mais d’appât du gain.

Ducasse et Sieur d’Arques n’étaient pas aux abois quand ils ont vendu massivement du Merlot et du Syrah pour du Pinot Noir du Languedoc.

Ils entendaient simplement tirer un maximum d’argent de l’envolée de la demande aux Etats-Unis, où ce cépage était à la mode il y a cinq ans (donc en 2010..). Les importateurs Américains, E&J Gallo et Constellation Brands, étaient de mèche (!).

S’ils ne se sont pas portés partie civile (se porter partie civile en terme juridique..), c’est parce que à l’évidence, connaissant les vignobles Français, ils étaient au courant d’une supercherie aussi massive. On pourrait d’ailleurs en dire autant de la banque des producteurs, le..Crédit Agricole !

Un des responsables condamnés (un mois de prison avec sursis et 15 000 Euros d’amende seulement .. en appel..une plaisanterie..) était Alain Maurel, vigneron et président du conseil d’administration de la caisse régionale du Languedoc (du..Crédit Agricole..ben, voyons..).

Dans cette affaire, les prévenus ont eu une ligne de défense déconcertante(c’est le moins que l’on puisse dire..), résumée par une formule martelée par leur avocat, Me Pierre Dunac :

« Pour qu’il y ait tromperie, il faut que des gens aient été trompés. »

De fait, aucun consommateur ne s’est plaint. Le Pinot Noir du Languedoc était à la mode, mais c’est à se demander si les amateurs savaient le reconnaître…

 

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Photo ci-dessus, schéma du procédé d’asemblage..

 

Truqué mais pas..mauvais..

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Photo ci-dessus, d’une bouteille de ’’vrai’’ Vosne-Romanée, classé.

La Bourgogne compte une centaine d’A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée..) de prestige variable, concentrée sur une zone qui se traverse en moins d’une heure en voiture. La mosaïque du Bordelais est tout aussi complexe. Dans les Côtes du Rhône ou le Beaujolais, la valeur d’une grappe de raisin est multipliée par quatre(!) si on lui fait traverser une départementale (!).

La tentation de frauder n’est pas irrésistible puisque beaucoup ne fraudent pas, mais elle est forte. Et si personne ne s’en rend compte…

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Photo ci-dessus, bouteille de Château de Meursault-Volnay Clos des chênes.

Au début des années 2000, l’homme d’affaires Belge Roger Geens a fait trembler le Bordelais. Richissime propriétaire d’un millier d’hectares, il avait organisé un circuit de vases communicants entre ses dizaines d’A.O.C. 2., puisant du raisin dans les moins valorisées pour alimenter les plus prestigieuses (!). « Et en plus, Geens, c’était le petit chimiste ! », s’exclame Hervé Lalu. De la fleur d’oranger pour donner du fruité au vin blanc (!), du lait pour adoucir l’acidité du rouge (!), de l’aromatisant pour le boisé (!), bref, il ne reculait devant rien.

« Le conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux ne s’est meêm pas porté partie civile (!), se souvient un magistrat qui a travaillé sur le dossier à l’époque. Les professionnels étaient estomaqués par les additifs de Geens (et qui depuis on fait des émules..)Le raisin voyageur (!), en revanche, je n’ai pas eu l’impression que cela choquait vraiment . »

2. Saint-Georges Saint-Emilion, Château Samion, appellation Montagne

    Saint- Emilion, Château Haut-Cadet, Grand cru de Saint-Emilion,

    Château Tourans, Château Hauterive, etc..

Voir lien ci-dessous..

 http://www.vitisphere.com/actualite-55167-Lourdes-sanctions-contre-les-producteurs-dans-laffaire-du-trafic-de-sucre-en-Beaujolais.htm

 

Quand le tribunal de Villefranche-sur-Saône a condamné les producteurs de Beaujolais sucré en 2009 , l’interprofession les a soutenus.

« Une grosse partie des viticulteurs qui sont là ont dépassé de peu le maximum autorisé, car ils pensaient obtenir une dérogation en raison des mauvaises conditions météorologiques », déplorait, au lendemain de la condamnation, Dominique Cappart, président de l’Interbeaujolais, dans l’hebdomadaire La France agricole du 18 mars 2009.

La chaptalisation n’est pas interdite (!), elle est..encadrée (!) : deux degrés d’alcool en plus dans le Beaujolais, mais 3,5 en Champagne les années difficiles (aussi..)…

On peut rétorquer qu’une appellation, ça se respecte.

En pratique, dans le monde infiniment subtil (c’est le cas de le dire..) du Vignoble Français, certaines bouteilles (beaucoup..) sous deux appellations différentes ( !).

Une tricherie légale (!), en somme. Jusqu’en 2011, dans 91 communes du Beaujolais, sous certaines conditions (lesquelles ?..), assez faciles à remplir,les viticulteurs avaient le droit de revendiquer pour leur vin l’A.O.C. Beaujolais ou l’A.O.C. Bourgogne (!).

L’Institut National des Appellations d’Origine (I.N.A.O.) a réduit ces tolérances qui dataient de 1937, mais sans la supprimer totalement (Ah !bon ! pourquoi ?..) et en accordant une période de transition de 25 ans aux parcelles du Beaujolais exclues de l’appellation Bourgogne ( en somme que des arrangements..).

L’Interprofession Bourgogne a saisi l’I.N.A.O. parce qu’elle reproche au Beaujolais d’avoir sabordé sa propre réputation à coups de pratiques limites mais rémunératrices, pour utiliser ensuite le nom du voisin, protégé par des méthodes plus saines (on a vu ce que ça a donné, à une époque, avec les Juliénas et Saint-Amour, Beaujolais-Village et autres..). Les arômes de bonbon Anglais ou de banane du Beaujolais nouveau, effectivement, ont peut-être fini par ternir le prestige mondial de ce vignoble pluriséculaire…

 

Des pratiques en cave..contestées..

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Photo ci-dessus prise durant une phase d’assemblage..

Ces arômes sont disponibles sur catalogue (on croit rêver..), le plus légalement du monde (!).

Les fournisseurs proposent aux viticulteurs un vaste choix de levures (avec une offre sur mesure pour les vins Bio !) qui permettent de typer les vins : fruité, riche en glycérol, aromatique, etc. Ces levures sont l’objet de débats sans fin entre producteurs. Elles sont indispensables à la vinification (pas forcément..), mais faut-il ou non compléter celles qui se développent spontanément sur le raisin ou dans les caves ?

Photo-château-Soutard

Photo ci-dessus, vraie fermentation au Château-Soutard.

Quand une année a été particulièrement froide et pluvieuse, les levures naturelles risquent de ne pas suffire (c’est ce qui est avancé pour mieux argumenter le recours et l’utilisation à ces levures..chimiques..). Inversement, leur usage systématique pourrait standardiser les vins à outrance.

Idem avec la Cryoextraction ou cryosélection (très utilisée dans le Bordelais, même chez les plus grands châteaux pourtant réputés..). Le vignoble de l’Anjou, qui produit des vins liquoreux (Quart de ChaumeCôteaux du Layon..), a été agité ces dix dernières années par un débat virulent au sujet de cette technique, qui fait remonter le potentiel alcoolique des grappes en gelant seulement les moins mûres (on reprend un peu le procédé des fameux vins dits ’’ Eiswein ’’ ou vins de glace, sauf que pour ceux-ci, la vendange s’effectue en début d’hiver et dans le froid et lorsque les grappes de raisin sur pieds sont gelées..différent..). 

Autorisée aujourd’hui ( !), elle sera interdite à partir de 2020 (qui ira vérifier pour chaque cave et récoltant producteur ?..) dans l’A.O.C. Quart de Chaume.Les viticulteurs qui la défendent soutiennent (pour l’appât du gain..) qu’elle améliore le vin (Ben, voyons !..).

Ceux qui la condamnent considèrent qu’elle le nivelle.Il n’est plus question ici de fraude, puisque ces procédés sont légaux (!), mais de sincérité par rapport au produit et aux consommateurs.

Je me permets d’ajouter ici que l’on a pas fait mieux pour le Champagne et concernant le remuage ou triturage, des bouteilles, effectué à l’époque et jusqu’à une certaine date, de façon..manuelle, et à présent dans des casiers métalliques retournés (quart de tour..) mécaniquement et sinon..automatisés…

On a supprimé ainsi de la main d’œuvre, sur le long terme, et les primes allouées jusque là pour un travail délicat, minutieux et demandant une certaine dextérité..

Seul le dégorgeage s’effectue encore..manuellement…

 Ce souci du consommateur peut d’ailleurs amener à prendre des libertés avec les cahiers des charges très précis des appellations (!) ce que l’on peut faire et doit faire, et ce que l’on a pas le droit de faire..

« Imaginons que vous faites du Corbières, raconte Hervé Lalau. L’A.O.C. vous impose une certaine proportion Carignan/Grenache (raisins issus des cépages d’appellation, puis vins..) dans votre assemblage. Le Grenache est rare ou décevant cette année-là. Vous faites un 100% Carignan. C’est de la fraude, mais il est excellent. En Alsace (toute proche pour moi..), il y a des limites de rendements à l’hectare. Elles sont souvent légèrement dépassées, sans conséquences pour la qualité. Tout le monde ferme les yeux (!).

Revoir les exigences des A.O.C. à la baisse pour réduire les fraudes serait tout de même paradoxal : elles ont été inventées par les vignerons de Châteauneuf-du-Pape (84) dans les années 30 pour rehausser la qualité et lutter contre les fraudes (Alors ?..) !

C’est un succès. Même si la concurrence monte en gamme, les vins Français restent les plus réputés du Monde (et les plus imités, voir plus bas..chapître..).

Une partie de l’ambiguïté actuelle vient peut-être du fait que les A.O.C. ont défini des critères trop drastiques (un comble !..) pour le palais humain.

Les chimistes (et il y en a dans les deux sens..producteurs et..contrôles..) ont fait tant de progrès qu’ils peuvent aujourd’hui dire si les règles sacrées de production de tel ou tel vin ont été respectées à la lettre..

Les simples amateurs ou les œnologues avertis, eux, ne le peuvent pas vraiment (voir encadré..).

Votre vin vous plaît ? Ne cherchez pas forcément à savoir comment il a été fait…

MISE EN GARDE

champagne-rose-selosse

Photo ci-dessus, Monsieur Anselme Selosse au milieu de ses vignes.

Gare au faux Champagne Selosse..

Anselme Selosse, vigneron champenois extrêmement réputé, dont les bouteilles s’échangent facilement à ..400 Euros , a été, en mars 2013 , la ciblede voleurs qui ont emporté non pas du vin, mais des milliers de bouteilles vides, d’étiquettes, de collerettes et de coiffes. De quoi fabriquer en quantité du faux champagne Jacques Selosse ( père d’Anselme, nom de la marque).La maison utilise un verre particulier, noir, quasiment opaque.

Le vigneron a donné un maximum de publicité à cette affaire, afin de « pourrir la vie des voleurs », ils n’ont pas été identifiés.« Dans un premier temps, j’ai pensé à une filière des pays de l’Est, car les jeux olympiques de Sotchi approchaient, commente Anselme Selosse,mais les J.O. sont passés sans rien de suspect. »

Si vous trouvez dans une foire aux vins ou sur internet du «Jacques Selosse »,soyez vigilants, et pas seulement si le prix est trop intéressant pour être honnête.

La production annuelle ne dépasse pas 60 000 bouteilles et elles partent rapidement. Quels qu’ils soient, les voleurs doivent aussi trouver du champagne non déclaré pour remplir leurs bouteilles.

Apparemment ça n’est pas si difficile.

En avril 2015, le tribunal correctionnel de Reims a jugé treize personnes

Pour le vol de 100 000 capsules-congés, ces timbres ronds frappés d’une Marianne qui attestent que le producteur s’est acquitté des droits sur l’alcool.

Leur vente au noir permet d’écouler des stocks non déclarés. Ce n’est pas la première affaire de ce genre. Manifestement des milliers d’hectolitres fantômes hantent les caves de Champagne.

Comme ils n’ont pas d’existence officielle, il n’y a évidemment aucune certitude sur le contenu réel des bouteilles mises en circulation !...

 

Photo-Anselme-Selose-vignes-champagne

Photo ci-dessus, toujours Monsieur Anselme Selosse dans ses vignes.

Reconnaître un vin..

Des expériences confandantes..

Propriétaire du domaine Divem, à Montpeyroux (34), Gil Morrot produit trois vins différents sur 4,5 hectares de vigne, avec des rendements délibérément faibles de 10 à 15 hectolitres à l’hectare.C’est un passionné. C’est aussi un chercheur spécialisé dans les polymères et les arômes au laboratoire CNRS Charles-Coulomb de Montpellier.Il a publié plusieurs études sur la capacité des dégustateurs à reconnaître les vins, ou plutôt sur leur..incapacité !

Photo-Gil-Morrot-viticulteur-Montpeyroux

Selon Gil Morrot (photo ci-dessus), reconnaître un vin

est extrêmement difficile..

 

PREMIER TEST. Dix sommeliers confirmés voient, sentent et

Goûtent 18 vins, afin de les attribuer à six régions

(Bordeaux, Bourgogne, Sud-Ouest, Languedoc, Rhône et Loire).

Le nombre d’erreurs moyen est 13, avec une pointe à 18 erreurs.

Le Bordeaux est pris cinq fois pour un vin de la Loire, le vin du

Rhône passe cinq fois pour un Bordeaux, etc..

 

DEUXIEME TEST. Huit sommeliers doivent classer 18 vins.

17 sont des crus réputés, le dernier est un vin de table considéré

comme bas de gamme. Aucun classement n’est identique.

Le vin de table (bas de gamme) se retrouve souvent en bas de

Tableau, mais une seule fois dernier. Un sommelier l’apprécie et le

Place en septième position.

 

TROISIEME TEST. Un groupe de néophytes et un groupe de sommeliers

Des plus grands restaurants Parisiens sentent trois verres à l’aveugle (un peu comme aux championnats du monde..).

A chaque fois deux verres contiennent le même vin. Le troisième est différent.

Il faut l’identifier. Personne ne réalise de sans faute.

Les testeurs font mieux que le hasard mais les écarts ne sont pas flagrants

entre néophytes et professionnels.

 

QUATRIEME TEST. 54 étudiants en œnologie observent et goûtent un vin blanc et un vin rouge, avant de les décrire : plusieurs trouvent des notes de cassis ou de fraises dans le rouge, de citron et de paille dans le blanc.

A la seconde séance, les mêmes étudiants regoûtent un blanc et un rouge,

qui est en réalité le vin blanc additionné d’un colorant neutre. Et sans surprise,

les qualificatifs attribué au vin blanc coloré dans ce second test sont ceux du rouge. Aucun étudiant n’a relevé la supercherie.

 

CONCLUSION.

«  Les bons sommeliers ont une mémoire olfactive entraînée, ils peuvent

Identifier un vin qu’ils ont bu des mois plus tôt, commente Gil Morrot,

mais l’attribution à un Terroir à partir de la typicité, ça ne marche pas !

Faites goûter un Saint-Chinian, un Faugères ( deux vins de l’Hérault,ndlr)et

un vin Américain des mêmes cépages à des vignerons qui en produisent,

ils vont se tromper dans les attributions.

C’est normal. Divem est en A.O.C. Côteaux-du-Languedoc-Montpeyroux.

J’ai parlé d’introduire des non-Montpeyroux dans les dégustations. Refus !

Trop risqué, on ne va pas les reconnaître. Caractériser une A.O.C. en termes

de’’  fraîcheur ’’ ou ’’ d’authenticité ’’, parler de vins de ’’ Terroir ’’ par

opposition aux vins ’’ technologiques ’’ n’est pertinent pour personne.

On ne sait pas utiliser ces notions. Le meilleur critère, en définitive, est

hédoniste : j’aime..je n’aime pas… »

 

Voilà pour tout ce qui est dit et mis…

Je ne suis ni un..scientifique, ni un..oenologue, encore moins..médecin, mais ce que je sais, je le sais, un point c’est tout.

D’ailleurs, et en ce qui concerne le vin, en général, comme tous les vins, il faut savoir que j’ai également fait (suivi) l’Ecole Hôtelière en 1969 lorsque tous ces grands vins et grands crus étaient encore dignes de ce nom et de leur réelle renommée..Mondiale.

J'ai d'ailleurs une collection de revues de ''Cuisine et Vins de France'', depuis 1969 jusqu'à ce jour, et sinon idem et depuis longtemps pour la revue ''LA REVUE DU VIN DE FRANCE'' et où vous trouvez de ''vraies'' informations sur tous les vins, champagnes et autres..

Il existe, et sinon existait le fameux ''Parker du vin'' ( avec toutes les dérives que cela a occasionné et que l'on connaît depuis, favoritisme,etc..), mais aussi le ''Hachette des vins''..

Comme pour le fameux ''Guide Michelin'' de la restauration et des maisons et restaurants étoilés, il y a également

le ''Guide Pudlowsky''...

Aussi, sans aucune prétentions, je tenais juste à informer, faire partager (c’est bien le but des blogs, après tout, non ?) et éclairer toutes celles et ceux qui pourraient être intéressés de près comme de loin du vin en général, et se trouver confronter un jour au lourd dilemme du choix pour accompagner un repas et/ou se faire plaisir !

Si cela vous intéresse, voici des liens intéressants, à ce sujet..

 http://www.pages-vinsbio.fr/LIENS/Vignerons-Vins-Sud-Ouest-Gaillac-Madiran-Cahors-Jurancon-Buzet.htm

 http://www.vin-bio-ardoneo.com/c-vins-bio-languedoc-roussillon&env=bio&re=9.html

Dans ce cadre, vous trouverez des vins plus que..corrects et bons et à des prix..abordables..

 Il y a des vins rouges comme le..Moulin de Gassac  Guilhem rouge et qui est à 5,50 Euros, entre autres et parmi tant d’autres..

guilhem_rouge_2014

A titre d’exemple, j’insiste, et pas de publicité !

http://www.vinsnaturels.fr/003_viticulteurs/Languedoc-Roussillon.html

http://www.sud-et-bio.com/

http://www.meilleursvinsbio.com/48-languedoc-roussillon

http://www.lacavedelisa.com/boutique/vins-par-distinctions/la-revue-du-vin-de-france/

http://guidedesvinsdefrance.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/08/le-classement-2011-des-meilleurs-vins-du-languedoc-et-roussi.html

 


Tous ces liens sont mis à titre indicatif et d’exemple, chacun est libre, mais il en existe d’autres, attention toutefois pour les sites internet en proposition de vente de vins, méfiez-vous et soyez sûr, pour éviter ainsi de tomber dans le panneau et vous faire piéger.

Qui de nos jours encore, faute de temps disponible, va faire une tournée dans les différents vignobles et s’entretenir avec les vignerons et visiter les caves et les chais ?

 

RIEN N’EST PERDU ..

Il existe et il existera toujours de bons et très bons vignerons, et de bons récoltants et de bonnes caves et caves de bons vins traditionnels, comme Bio ou Bio-dynamique et très sûrs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2016

Henry David Thoreau..réflexions..suite et fin.

Henry David Thoreau..réflexions..suite et fin.

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Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

IMG_3164-X2

 

« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

thoreau-cabin-interior

 

Photo ci-dessus, de l’intérieur très dépouillé de la cabane de Henry David Thoreau à Walden .

 

Comme nous l’avons déjà vu, Henry David Thoreau

était quelqu’un qui militait pour la simplicité,

face au consumérisme naissant aux Etats-Unis,

de plus, il était pour la paix et le respect des gens,

comme pour les Indiens dont il s’était intéressé de très près..

Drawing-Thoreau-Cabin-at-Waldon

 

Photo ci-dessus d’un dessin de la cabane de Walden, avec Thoreau assis devant.

 

Car, il faut savoir que l’on a souvent,

volontairement décimé les troupeaux de bisons,

à l’entrée de l’hiver, et pour..affamer les Indiens..no comment.

 

sioux_chassant_le_bison_dhiver

 

Photo ci-dessus d’un tableau représentant une chasse aux bisons, par des indiens Sioux, durant l’hiver.

Edward S

 

Photo ci-dessus représentant des Indiens Crow, à cheval, apparemment en train de faire du troc ou des échanges.

Photo prise par Edward S.Curtis.

Edward S

 

Photo ci-dessus de trois Indiens Crow surveillant un signal.

Photo, également prise par Edward S.Curtis.

The-Smoke-Signal-F

 

Photo ci-dessus d’un tableau représentant des signaux de fumée en action, tableau de F.Remington.

three_chiefs_piegan

 

Photo ci-dessus de trois chefs Indiens Piegon.

 

Gettysburg1

Photo ci-dessus de la tragédie de la bataille de Gettysburgh.

 

Car, il faut savoir que l’on a souvent, volontairement décimé les troupeaux de bisons, à l’entrée de l’hiver, et pour..affamer les Indiens..no comment.

 

Car, on a..exterminé les Indiens, en les combattant, puis, les..affamant, et en dernier, en leur remettant, à l’intérieur des forts, des couvertures remplies de microbes ( Thyphus, tuberculose..)… !!!

 

Le plan d’extermination et d’éradication des peuples Indiens avait été envisagé, décidé, et conduit, afin de leur subtiliser leurs territoires, en vue des prospections pétrolifères, puis extractions…

 

Voilà pourquoi on s’est dépêché de les mettre dans des réserves, pour pouvoir mieux les contrôler, les empêcher de se rebeller et surtout de pouvoir revendiquer leurs droits sur leurs territoires..

 

Derrière cette machine infernale se trouvaient les futurs riches pétroliers Texans, entre autres..

Photo-chef-Standing Bear-Obama

 

Photo ci-dessus représentant une réunion de chefs Indiens, représentants de diverses tribus ( et réserves..), en présence de Mr. Barack Obama, à l’intérieur de la Maison Blanche à Washington.

Car, tous ces Indiens n'étaient pas

des sanguinaires ou tueurs et assassins,

comme on a voulu nous les dépeindre

et trop souvent décrire, 

pour mieux les combattre et les

exterminer...

Peu à peu, grâce à Henry David Thoreau et tant d'autres à la suite, on a pris conscience de l'importance et de la beauté des paysages et préservation de ces coins de nature sauvage, dont les grandes forêts, en créant des Parcs Nationaux à travers le pays.

Sequioa N

 

Photo ci-dessus du panneau d’entrée du Parc National Sequoia, prise en 1936.

Un peu partout, à travers les Etats-Unis, il y a un engouement et

réel intérêt pour le vécu de Henry David Thoreau et ses

connaissances et prises de positions diverses..

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Photo d’époque, avec un pont sur la rivière Concord, à Concord..

OldManseBoatHouseSM

 

Photo ci-dessus, d’une très ancienne maison, appelée Boat House, à cause de la forme de son toit ( en forme de coque de bateau inversée..) à Concord.

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Photo ci-dessus de cette même maison ’’House boat’’ à Concord, prise récemment.

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Photo ci-dessus de cette même maison ’’House boat’’ à Concord, prise récemment.

Plusieurs photos, ci-dessous, de Walden, plus récentes, à la suite, au travers des saisons et tout au long de l’année..

evening

Photo ci-dessus, prise le soir, à la tombée de la nuit..In the evening..

Photo-etang-walden-1998-3

Photo ci-dessus prise au printemps, fonte de la glace..Ice smelling..

Photo prise en 1998.

Photo-walden_pond_A-2001

Photo ci-dessus, également prise le soir, peu avant le coucher du soleil..In the evening..before the sun goes down..

Walden_Pond_010

 

Photo ci-dessus prise en début de journée avec un ciel couvert..

walden-pond-child

Photo ci-dessus d’un garçon, jeune homme, au bord de l’eau, début de l’automne..

walden-pond-autumn

Photo ci-dessus de l’étang de Walden, début de l’automne, début des couleurs châtoyantes..

Walden_Pond_in_October,_Concord_MA

Photo ci-dessus de l’étang en automne..photo prise en octobre.

Walden-winter

 

Photo ci-dessus de l’étang gelé prise au milieu de la journée en hiver..

waldenspace

Photo ci-dessus, vue par satellite du site de Walden avec l’étang..

Thoreau's_memorial_in_Walden

Photo ci-dessus du panneau, avec un tas de pierres et plus loin l’enclos avec l’endroit où se situait la cabane à l’époque..

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Photo ci-dessus de l’enclos avec l’endroit où se situait la cabane à l’époque..

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Photo ci-dessus de l’enclos avec l’endroit où se situait la cabane à l’époque, avec cette borne indicatrice..

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Photo ci-dessus d’une pierre érigée là, en mémoire de Thoreau..

( ceci n’étant pas l’endroit de sa tombe et sépulture..)

Cette pierre a été érigée de façon commémorative et en reconnaissance..

wilder-pictures-happenings-a-trip-to-sleepy-h-L-5BOoKM

Photo ci-dessus de cette pierre érigée là, en mémoire de Thoreau..

( ceci n’étant pas l’endroit de sa tombe et sépulture..)

Photo-tombe-Thoreau-gravesite-cimetière-Sleepy-Hollow

Photo ci-dessus, de la tombe familiale des Thoreau à Concord et avec l’inscription pour Henry David Thoreau..

et la petite pierre devant pour sa mère..

IMG_4734

Un homme est riche en proportion des choses dont il peut se séparer pour vivre seul..

FREDENBURG

Photo ci-dessus traduisant cette volonté et recherche de paix intérieure et de doux havre de paix en paysage, repos des yeux et du cœur.

En Allemand on dirait: Traumhafte Gelassenheit..

 

Henry David Thoreau a apporté

tant de réflexions qu’il a même suscité

un intérêt particulier auprès de Gandhi..

 

Gandhi_spinning_Noakhali_1946

 

Photo ci-dessus de Gandhi en train de tisser..photo prise en 1946.

Gandhi a lu, en prison, le livre La Désobéissance civile de Thoreau et en a tiré l'idée de résister par la non-violence ou ahimsa en hindi.

Gandhi_and_Indira

 

Photo ci-dessus de Gandhi et Indira.

Le Mahatma Gandhi et Indira Gandhi, vers 1930. 

Cette dernière a écrit un poème en l'honneur de Walden :

Ceux qui vivent
dans la tempête de la vie politique
ont besoin pour survivre
de contacter le lac paisible
au-dedans d'eux-mêmes.


C'est au bord d'un tel lac que vivait Thoreau
1.

Gandhi et sa révolution pour la non-violence.

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Photo ci-dessus d’Indira Gandhi lors de ses discours sur la non-violence.

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Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde !

M. Gandhi.

 

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Il faut savoir, de plus, que cette grande enseigne en distribution de meubles ’’modernes’’, appelée ’’IKEA’’, a toujours fait fabriquer et confectionner ses meubles en tous genres, par des prisonniers politiques en R.D.A, et ce jusqu’en..1992, puis par des prisonniers en Corée..no comment…

" L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu'il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont ".

Sylvain Tesson 

Dans les forêts de Sibérie 

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La vie n'est ponctuée que de détails..simplifiez..simplifiez.

 

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La nature nous a tout donné et tout..apporté, sauf que nous ne lui sommes pas toujours..reconnaissants.

 

Pour vivre heureux il suffit de peu,

sans pour autant devoir manquer

 d’un strict minimum..

 

 

 

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13 juin 2016

Henry David Thoreau..réflexions..suite..

Henry David Thoreau..réflexions..suite..

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Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

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« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

thoreau-cabin-interior

Photo ci-dessus, de l’intérieur très dépouillé de la cabane de Henry David Thoreau à Walden .

Comme nous l’avons déjà vu, Henry David Thoreau était quelqu’un qui militait pour la simplicité, face au consumérisme naissant aux Etats-Unis, de plus, il était pour la paix et le respect des gens, comme pour les Indiens dont il s’était intéressé de très près..

Drawing-Thoreau-Cabin-at-Waldon

 

Photo ci-dessus d’un dessin de la cabane de Walden, avec Thoreau assis devant.

White House ruins, Canyon de Chelly, Arizona, 1873

Photo ci-dessus, ruines de maisons, dans le canyon de Chelly, dans l’Arizona, prise vers 1873, et située également à la Maison blanche à Washington.

Cette photo représente le berceau des populations Amérindiennes.

Barack Obama et le paysage de Thomas Moran (Le Grand Téton)

 

Photo ci-dessus de Mr. Barack Obama, avec Mr. Joe Biden, dans le fameux bureau ovale de la Maison Blanche, et derrière eux deux tableaux dont l’un, de droite, représente un tableau de Thomas Moran, avec le Grand Téton.

Henry David Thoreau s’opposait

à l’idée expansionniste de l’Amérique,

avec, au travers, une seule idée, du

productivisme et consumérisme aïgu..

Photo-tableau-Gast-1872-American-Progress

 

Photo ci-dessus d’un tableau représentant le progrès américain, ’’American Progress’’, de Gast en 1872.

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Photo ci-dessus représentant un convoi de chariots tirés par des bœufs..

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Photo ci-dessus d’un pont en bois pour la ligne de chemin de fer de la Railroad’s Way de La Pacific Union.

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Photo ci-dessus d’une chute d’eau avec de grands arbres.

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Photo ci-dessus de Séquoia géants ( pour comparaison..) lorsqu’ils sont encore debout et qu’ils n’ont pas été coupés. Ceux-ci, fort heureusement se situent dans le Parc National de Yosemite..

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Photo ci-dessus d’une coupe de bois, éclaircie, d’époque, et montrant les dégâts.

Henry David Thoreau se battait contre ces pratiques et pour la sauvegarde d’un maximum des grandes belles forêts, composées de grands arbres majestueux.

-Union Pacific Railroad’s bridge in Green River, Wyoming near the Green River Butte, (Castle Rock) 1868

 

Photo ci-dessus, du pont de la Union Pacific Railroad’s à Green River, dans le Wyoming, non loin de la butte ( en arrière-plan..) de Green River ( Castle Rock..), vers 1868.

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Photo ci-dessus, avec G.Survey, W.H. Jackson, at Red Buttes ( aux buttes rouges..), dans le Wyoming, le 24 août 1870.

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Photo ci-dessus d’un guide indien et d’un trappeur, assis, dans un canoë.

sioux_chassant_le_bison_dhiver

Photo ci-dessus d’un tableau représentant une chasse aux bisons, par des indiens Sioux, durant l’hiver.

 Car, il faut savoir que l’on a souvent, volontairement décimé les troupeaux de bisons, à l’entrée de l’hiver, et pour..affamer les Indiens..no comment...

Edward S

 

Photo ci-dessus représentant des Indiens Crow, à cheval, apparemment en train de faire du troc ou des échanges.

Photo prise par Edward S.Curtis.

Edward S

Photo ci-dessus de trois Indiens Crow surveillant un signal.

Photo, également prise par Edward S.Curtis.

The-Smoke-Signal-F

Photo ci-dessus d’un tableau représentant des signaux de fumée en action, tableau de F.Remington.

three_chiefs_piegan

Photo ci-dessus de trois chefs Indiens Piegon.

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Photo ci-dessus représentant un chef Indien Sioux, Sharp Horn Bull, Dakota du Nord, photo prise par E.S.Curtis vers 1904.

 

Little Wolf

Photo ci-dessus du chef Indien ’’ Little Wolf’’ ( Petit Loup..).

Gettysburg1

 

Photo ci-dessus de la tragédie de la bataille de Gettysburgh.

 

Car, il faut savoir que l’on a souvent, volontairement décimé les troupeaux de bisons, à l’entrée de l’hiver, et pour..affamer les Indiens..no comment.

 

Car, on a..exterminé les Indiens, en les combattant, puis, les..affamant, et en dernier, en leur remettant, à l’intérieur des forts, des couvertures remplies de microbes ( Thyphus, tuberculose..)… !!!

 

Le plan d’extermination et d’éradication des peuples Indiens avait été envisagé, décidé, et conduit, afin de leur subtiliser leurs territoires, en vue des prospections pétrolifères, puis extractions…

 

Voilà pourquoi on s’est dépêché de les mettre dans des réserves, pour pouvoir mieux les contrôler, les empêcher de se rebeller et surtout de pouvoir revendiquer leurs droits sur leurs territoires..

 

Derrière cette machine infernale se trouvaient les futurs riches pétroliers Texans, entre autres..

Photo-chef-Standing Bear-Obama

Photo ci-dessus représentant une réunion de chefs Indiens, représentants de diverses tribus ( et réserves..), en présence de Mr. Barack Obama, à l’intérieur de la Maison Blanche à Washington.

Car, tous ces Indiens n'étaient pas

des sangunaires ou tueurs et assassins,

comme on a voulu nous les dépeindre

et trop souvent décire, 

pour mieux les combattre et les

exterminer...

 

Mercredi la suite, et fin..

 

 

 

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09 juin 2016

Henry David Thoreau..réflexions..

Henry David Thoreau..réflexions..

large1

 

Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

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« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

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Photo ci-dessus de l'intérieur très dépouillé de la cabane de Henry David Thoreau à Walden.

Comme nous l’avons déjà vu, Henry David Thoreau était quelqu’un qui militait pour la simplicité, face au consumérisme naissant aux Etats-Unis, de plus, il était pour la paix et le respect des gens, comme pour les Indiens dont il s’était intéressé de très près..

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Photo ci-dessus, carte simplifiée, du site de Walden.

 

Voici quelques photos, à la suite, prises à Walden, et à l’époque..

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26

 

 

 

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Photo ci-dessus d’un dessin d’élan ou orignal de Henry David Thoreau.

 

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Photo ci-dessus, dessin de la cabane, avec Thoreau, lui-même, assis devant..

 

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Photo ci-dessus du site de Walden, vu d’avion.

 

Il y a eu d’autres explorateurs et personnes fort impliqués dans la reconnaissance et connaissance du pays..

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Photo ci-dessus d’un tableau représentant l’Amérique vu par, Virgil Macey Williams, entre 1830 et 1886, et représentant une vue du Mont Katahdin, depuis la rivière Penobscot.

 

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Photo ci-dessus, d’un tableau  représentant les grandes explorations vers 1905.

 

Il y a ceux qui voyageaitn avec tout le confort..

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Photo ci-dessus du Wagon de Sullivan, appelé aussi wagon aux images et tableaux.

Et ceux qui, pour la plupart, tout comme Henry David Thoreau, voyageaient à pied, à cheval, et en canoê..

comme John Muir et tant d'autres..

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Photo ci-dessus, représentant John Muir, lors d’une de ses expéditions et reconnaissances.

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Photo ci-dessus, représentant un assistant de William Henry Jackson, avec sa mule transportant l’appareil photo avec les plaques.

Carleton E Watkins (1829-1916), Bridal Veil Fall, Yosemite, 1873

Photo ci-dessus de l’entrée de la vallée de Yosemite, déjà citée.

( Bridal Veil Fall, Yosemite, 1873..)

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Photo ci-dessus de la vallée du Yosemite, photo prise par Ansel Adams à l’époque.

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Photo ci-dessus de la rivière Yosemite, prise par Carleton E.Watkins, vue vers l’ouest – sud/ouest.

Canyon de Chelly, Arizona, 1873

Photo ci-dessus du canyon de Chelly, dans l’Arizona, prise en 1873.

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Photo ci-dessus des chutes ‘’Shoshone falls’’, dans l’Idaho, prise par T.O’ Sullivan.

Two men sit looking at headlands north of the Colorado River Plateau in 1872

 

Photo ci-dessus, de deux hommes assis regardant et contemplant un paysage désertique du nord du plateau de la rivière Colorado vers 1872.

White House ruins, Canyon de Chelly, Arizona, 1873

Photo ci-dessus, ruines de maisons, dans le canyon de Chelly, dans l’Arizona, prise vers 1873, et située également à la Maison blanche à Washington.

Cette photo représente le berceau des populations Amérindiennes.

A ce sujet, il existe un livre ( et que j'ai..) qui m'avait été offert par mon frère, en 1972, et dont le titre est:

Le premier Américain, de C.W. Ceram  -  La découverte archélogique de l'Amérique du Nord par l'auteur de:

Des Dieux, des tombeaux, des savants.   Collection Histoire & Documents .

La couverture du livre cité ( photo couleur..) glacé représente la photo ci-dessus..

Livre sorti et édité le 23 février 1972.

Barack Obama et le paysage de Thomas Moran (Le Grand Téton)

 

Photo ci-dessus de Mr. Barack Obama, avec Mr. Joe Biden, dans le fameux bureau ovale de la Maison Blanche, et derrière eux deux tableaux dont l’un, de droite, représente un tableau de Thomas Moran, avec le Grand Téton.

Henry David Thoreau s’opposait

à l’idée expansionniste de l’Amérique,

avec, au travers, une seule idée, du

productivisme et consumérisme aïgu..

 

La suite..Lundi..promis...

 

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06 juin 2016

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois..suite et fin.

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois..suite et fin.

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Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

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Photo ci-dessus, de la cabane reconstituée de Walden de Henry David Thoreau.

« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

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Photo ci-dessus, autre plaque, avec des indications de l'époque, près de la cabane de Thoreau à Walden.

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Photo ci-dessus, panneau avec les dires de Thoreau..

’’ JE M’EN ALLAIS DANS LES BOIS

PARCE QUE JE SOUHAITAIS

VIVRE DELIBEREMENT,

NE FAIRE FACE QU’AUX FAITS ESSENTIELS

ET VOIR

CE QUE LA VIE AVAIT A ENSEIGNER’’

 

   Comme nous l’avons vu, il se déplaçait en canoë, mais aussi et également beaucoup à pied..

 

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Photo ci-dessus, déplacement en canoë, sur la Concord river.

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Photo ci-dessus, construction d’un canoë en écorces, photo prise en 1870.

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Photo ci-dessus, d’un canoë, reconstitution d’un modèle d’époque, en écorces et exposé dans un musée.

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Photo ci-dessus d’un indien au bord d’une rivière.

( photo d'époque..) 

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Photo ci-dessus d’un chef Indien.

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Photo ci-dessus de la vallée du Yosemite, photo prise par Ansel Adams vers 1870.

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Photo ci-dessus du seul gardien, Galen Clark, du parc Yosemite, sous un séquoia géant, photo prise par Carlton E. Watkins vers 1870.

      En canot ou à pied, sous la conduite de guides indiens auprès de qui il s’enquérait des coutumes et de la langue de leurs ancêtres, Thoreau pratiqua ce que l’écrivain Allemand Ernst Jünger* devait nommer « le recours aux forêts ». Un recours qu’il jugeait menacé par le rétrécissement de la sauvagerie originelle et l’invasion des bois par les bûcherons et les chasseurs blancs. Avec dépit, il constatait combien peu nombreux sont ceux qui s’enfoncent dans les forêts à seule fin de contempler la nature, d’en observer les cycles et d’en déchiffrer les lois. Ayant assisté à une chasse à l’orignal, l’élan géant de l’Amérique, il écrivait un texte sévère sur ce qu’il appelait un « meurtre domestique » et une tragédie, jugeant avec mépris que, bien loin d’être une marque de virilité, la chasse de ce « doux géant myope » évoquait à ses yeux le tir sans gloire d’un bétail dans le champ de votre voisin.

   *Qui écrivit entre autre « Les orages d’acier » ( récit du vécu de la guerre de 1914-1918..) et « Sur les falaises de marbre » et « Les amants du Tage ».

La chasse de l’élan ( ci-dessous..), ce ’’doux géant myope’’, évoquait à ses yeux, le tir sans gloire d’un bétail dans le champ de votre voisin..

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Photo ci-dessus d’un élan ou orignal mâle.

La chasse stimulait et

troublait à la fois

ses notions morales..

 

’’ L’Ouest est synonyme de Terre Sauvage.

Mes développements tendent à démontrer

Que la sauvegarde du Monde réside

Dans cette Nature Sauvage..’’

   Les anti-chasse contemporains n’ont pas manqué, en conséquence, d’enrôler Thoreau dans leur croisade. La réalité est un peu plus complexe.

L’homme des bois et des fleuves, admirateur de la culture des peuples chasseurs de l’Amérique précolombienne, était un observateur suffisamment sagace de la vie animale pour s’insurger contre la loi de prédation.

Et son Journal témoigne de l’ambivalence de ses jugements sur la chasse et les chasseurs. « A la campagne, confiait-il, l’amour d’un jeune garçon peut hésiter entre un fusil et une montre ; mais le plus actif et le plus viril choisit le premier. Je revois le moment où j’ai pu tenir un fusil à la main toute la journée, sans qu’il me paraisse trop lourd, bien que je ne m’en sois pas servi une seule fois. Le chasseur nourrit une affection pour le fusil qu’aucun laboureur n’éprouve pour l’outil dont il se sert – sa hache ou sa bêche. » Dans un autre passage, coursant un renard dans la neige, il confesse avoir ressenti l’ardent et joyeux instinct de la chasse, à l’égal d’un prédateur animal. A l’évidence, le paisible contemplateur de la nature était partagé entre deux attitudes : la mort infligée à l’animal sauvage suscitait en lui angoisse et culpabilité, mais aussi une certaine exultation, en tant que l’une des formes de relation de l’homme à la nature. La chasse, à ses yeux, était une activité riche en spiritualité, et elle stimulait et troublait à la fois ses notions morales sur les rapports entre l’homme, l’environnement et la faune. Sur son lit de mort, en 1862, frappé, comme son père, par la tuberculose, les deux derniers mots prononcés par Henry David Thoreau furent : « orignal » et « Indien », les deux emblèmes de la vie sauvage qu’il avait vécue, célébrée, et érigée en ultime recours contre les méfaits de la civilisation matérialiste et consumériste vers laquelle penchait l’Amérique.

   A l’encontre des penseurs des Lumières qui voyaient dans l’Amérique la preuve du bien-fondé de la théorie du ’’ bon sauvage ’’, et des romantiques qui estimaient que l’Europe, en s’industrialisant et en s’urbanisant, est devenue un foyer de corruption, et louaient en l’Amérique le paradis perdu et retrouvé, le creuset d’une nouvelle civilisation appelée à régénérer l’humanité. Henry David Thoreau, refusant tout prosélytisme, ne cherchait pas à enrôler la sauvagerie au service d’une idéologie, mais incitait l’Amérique industrielle à retrouver son identité par le retour à la nature.

   « Ce qui est sauvage, proclame-t-il,s’accorde avec la vie, et le plus souvent est aussi le plus sauvage », tandis que, dans son essai De la marche, il exprime avec force ce qui deviendra l’évangile des écologistes actuels/ « L’Ouest dont je parle n’est qu’un synonyme de terre sauvage, et ce vers quoi tendent mes développements c’est l’affirmation que la sauvegarde du monde réside dans cette nature sauvage. » Longtemps considérées avec un certain dédain – de son vivant ses livres ne furent lus que par quelques centaines de lecteurs, et il ne fut apprécié que de quelques-uns de ses pair, comme Herman Melville et Walt Whitman – l’œuvre et la pensée du ’’célibataire de la nature ’’

n’ont cessé d’étendre leur audience. Parmi ses héritiers, les ’’ Environnementalistes ’’ comme John Muir et Aldo Leopold, les tenants du retour à la nature des années 1960, les apôtres de la résistance civile et de la non-violence comme Lanza del Vasto et Martin Luther King, les contempteurs de la société de consommation, les militants contemporains de la décroissance, les partisans des énergies renouvelables et les adeptes d’une biodiversité durable…Jusqu’à son expérience de la vie dans les bois qui, de temps à autre, incite un écrivain, tel Sylvain Tesson, à se retirer loin du monde au cœur des forêts pour retrouver la vertu qu’ « un homme est riche en proportion du nombre de choses dont il peut se passer *».

A..méditer… !

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Photo ci-dessus, vue d’ensemble du lac ’’Baïkal’’ gelé et de la montagne qui l’entoure en hiver.

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Photo ci-dessus, vue de la cabane,de Sylvain Tesson, prise depuis le lac gelé.

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Photo ci-dessus de la cabane de Sylvain Tesson.

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Photo ci-dessus, vue du lac gelé, prise depuis l’intérieur de la cabane et par la fenêtre.

 

   L’écrivain Sylvain Tesson, dans sa cabane du lac Baîkal où il renoua l’expérience de Thoreau à Walden.

 

Le livre qu’il en tira, ’’ Dans les forêts de Sibérie’’ ( Gallimard..) fut un succès de librairie.

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Photo ci-dessus de Sylvain Tesson, dans sa cabane, assis sur le lit.

 

Pour aller un peu plus loin encore :

 

Henry David Thoreau,

Le célibataire de la nature, de Thierry Gillyboeuf,

Fayard, 490 pages, 22 Euros.

 

Sept jours sur le fleuve, de Henry David Thoreau,

Traduction de Thierry Gilliboeuf,

Fayard, 452 pages, 22 Euros.

 

Sibérie ma chérie, de Sylvain Tesson,

Thomas Goisque et Bertrand et

Bertrand de Mirollas,

Gallimard, 144 pages, 150 illustrations, 19,90 Euros.

 

Après ces deux hommes d’exception que sont pour moi  Jean-Jacques Audubon et Henry David Thoreau ( certes, pas les seuls..), je vous parlerai, un peu plus tard, et un peu plus loin, de deux..femmes d’exception.

 

P.S. : si je devais me comparer à quelqu’un, ce serait, sans hésiter, à ces deux 

           hommes que je ferais référence. Mais des deux, c’est surtout Henry David

           Thoreau ( sans prétentions..) auprès duquel je me sens le plus proche ; car

           depuis ma plus tendre enfance j’étais un ’’ homme des bois et surtout de la

           Nature’’, mais surtout..libre, car, dès l’âge de quinze ans, j’ai pris ma destinée

           en main sur le plan professionnel et du travail, et donc de la vie.

 

Never-Look-Back

 

Je n’ai jamais marché, depuis l’âge de quinze ans, avec un..rétroviseur, ni regardé en arrière.

Il faut se fixer des objectifs et des jalons intermédiaires et successifs, avoir de la volonté et de l’ambition.

Pour avancer dans la vie, il ne faut pas faire fi du passé, ni renier ses propres origines, mais ne pas vivre constamment en s’appuyant sur le passé pour pouvoir avancer…

 

 

 

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03 juin 2016

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois..suite

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois..suite*

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Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

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Photo ci-dessus, de la cabane reconstituée de Walden de Henry David Thoreau.

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Photo ci-dessus, dessin – plan, de la cabane de Henry David Thoreau.

« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

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Photo ci-dessus, de la cabane reconstituée, en hiver..

   En 1846, alors qu’il habitait sa cabane de Walden, Henry David Thoreau fut arrêté pour refus de payer l’impôt, au motif que celui-ci était destiné à financer la guerre contre le Mexique et à maintenir un Etat resté esclavagiste. Alors que l’on s’offrait à payer pour lui la taxe, Thoreau refusa et choisit de rester en cellule, expliquant que, « sous un gouvernement qui emprisonne un seul être injustement, la juste place du juste est aussi la prison ». Sa famille s’étant cotisée pour régler l’impôt, il fut libéré le lendemain, à son corps défendant.

« Ce fut le seul prisonnier que j’aie eu, confia son gardien, qui refusât de partir quand il le pouvait» De son emprisonnement, le philosophe devait tirer la matière d’un court essai voué à un grand retentissement, la Désobéissance civile, et de deux conférences qui complétaient sa théorie, ’’ Rapports de l’individu à l’Etat ’’ et ’’ Droits et devoirs de l’individu ’’. Au nom de la justice et du droit de la conscience, il proclamait  « le droit à la révolution, c’est-à-dire le droit de refuser l’allégeance au gouvernement, et celui de lui résister, quand sa tyrannie ou son inneficacité sont grandes et insupportables ». Cette pétition de principes va bien au-de-là de la simple objection de conscience et postule une ’’ révolution pacifique ’’, obligation qui s’impose à tout citoyen dès lors qu’il estime qu’un gouvernement agit injustement et bafoue le respect du droit, lequel prime celui de La Loi.

   Dix ans plus tard, en 1859, une autre occasion fut donnée à Thoreau d’affirmer cette volonté têtue de mettre en harmonie ses principes et ses actes, et de mettre en application ses théories. Non content de recueillir des esclaves en fuite et de les aider à passer la frontière, il prit fait et cause pour le capitaine John Brown, coupable de s’être emparé d’un arsenal militaire et d’avoir incité les esclaves à se révolter. Blessé et capturé, Brown fut condamné à mort et exécuté. Contre son propre camp, qui jugeait irresponsable et malencontreuse l’action de Brown, Thoreau prononça un plaidoyer public en sa faveur, où il justifiait l’usage des armes par les abolitionnistes : « Pour une fois, les fusils et les revolvers ont servi à une juste cause» Quand à Brown, il n’hésitait pas à saluer en lui « un nouveau saint, dont il n’y eut jamais d’exemple plus pur et plus courageux, poussé par l’amour des hommes dans le combat et vers la mort ».

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Photo ci-dessus, dessin fait par Thoreau, d'une feuille d'érable, en automne.

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Photo ci-dessus d’un dessin d’écureuil, comme Thoreau en apercevait lors de

ses nombreuses promenades autour du lac de Walden et ailleurs.

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Photo ci-dessus d’un dessin d’oiseau dans les vignes, comme Thoreau en apercevait

lors de ses nombreuses promenades autour du lac de Walden et ailleurs.

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Photo ci-dessus d’un dessin de hiboux, comme Thoreau en apercevait lors de ses

nombreuses promenades autour du lac de Walden et ailleurs.

 

’’ Le grand Dieu Pan n’est pas mort […]

Et c’est à son sanctuaire que

Je suis le plus fidèle’’

  Après cette incursion tonitruante mais sans succès dans l’arène publique et les affaires du temps, le philosophe retourna à sa vie obscure mais féconde au sein de la nature, dans ce microcosme de Concord qui fut pour lui une fenêtre ouverte sur le vaste monde. Après avoir quitté l’université, il avait, avec son frère aîné, fondé une école privée, où il entendait mettre en œuvre les principes pédagogiques et les conceptions inspirés du transcendantalisme. Mais les temps n’étaient pas mûrs et il dut la fermer en 1841. Après une brève expérience de précepteur à New York, il revint s’installer à Concord, sans exercer de vraie profession, si ce n’est celle d’homme à tout faire pour ses amis et voisins, puis, plus tard, en aidant à la bonne marche de l’entreprise paternelle, qui produisait les meilleurs crayons d’Amérique. En 1848, il entama une activité d’arpenteur géomètre qu’il exerça jusqu’à sa mort. Elle lui permettait de concilier les moyens de subvenir à ses modestes besoins et de vivre toute l’année en plein air, engrangeant ses observations sur la flore et la faune, matière d’une histoire naturelle de l’Amérique, projet qu’il ne put mener à bout, de même qu’il ne put composer, à partir de la multitudes de notes prises sur l’ethnologie des Indiens, l’histoire de l’Amérique précolombienne qu’il avait envisagée. La majeure partie de son temps était dédiée à de longues promenades autour de Concord, au cours desquelles il collectait des spécimens pour les naturalistes, récoltait des plantes pour son herbier, et célébrait le culte panthéiste de la nature : « car le grand dieu Pan n’est pas mort, contrairement à la rumeur. Aucun dieu ne meurt jamais. De tous les dieux de la Nouvelle-Angleterre et de la Grèce antique, c’est sans doute à son sanctuaire que je suis le plus fidèle ».

 

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Photo ci-dessus, portrait de Thoreau en naturaliste civilisé.

D’ordinaire, l’homme des bois et des fleuves était vêtu de vieilles fripes plus adaptées à ses courses dans la nature..

 

   Vêtu d’un manteau gris élimé, coiffé d’un chapeau informe, chaussé de godillots cloutés, il partait en expédition avec une longue-vue, une boussole, un mètre, un livre pour presser les plantes, une boîte de thé et une tranche de gâteau aux prunes qui lui tenait lieu de déjeuner, notant et enregistrant, comme le rapporte l’un de ses premiers biographes, « les habitudes des animaux, les traces du renard et de la loutre, les migrations et les chants des oiseaux, le coassement des grenouilles et las stridulation des grillons, le frai et les nids des poissons, la floraison, la chute des feuilles, la hauteur de la rivière, la température des étangs et des sources, et d’innombrables autres phénomènes de la vie en plein air ».

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Photo ci-dessus d’un dessin de faucon..

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Photo ci-dessus d’un dessin de perche..

   A plusieurs reprises, le philosophe péripatéticien, qui estimait qu’ « un homme pense autant avec ses jambes et ses bras qu’avec son cerveau », se lança dans de plus amples expéditions en compagnie de proches ou d’autres naturalistes. 

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Photo ci-dessus, déplacement en canoë, sur la Concord River.

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Photo ci-dessus, la Merrimack River.

   Dès 1839, son frère et lui avaient remonté en canoë la Concord River et la Merrimack River, et cette navigation de deux semaines lui fournit le thème de son premier livre, récemment traduit en Français sous le titre Sept jours sur le fleuve, où le récit de voyage est prétexte à une sorte de navigation intérieure, jalonnée de poèmes, de rêveries, et de disgressions à propos de la littérature, de l’amitié, de la religion, des textes sacrés, de la primauté des mythes, de l’histoire de la Nouvelle-Angleterre et de la confrontation entre immigrants et Indiens.

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Photo ci-dessus d’un groupe d’Indiens Miwok , à l’époque de Henry David  Thoreau.

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Photo ci-dessus d’un chef ( Big Thunder..) .

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Photo ci-dessus d'un indien vêtu d'une fourrure de peau d'ours.

   Par la suite, entre deux tournées de conférences, il entrepris l’ascension du mont Wachusset, puis des randonnées dans le New Hampshire, le Massachussetts et les Catskills. Entre 1846 et 1857, il parcourut à quatre reprises les forêts du Maine, et fit quatre voyages au promontoire de Cap Code. Enfin, l’année précédant sa mort, il mena une dernière équipée dans le Minnesota. 

 

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Photo ci-dessus de montagne, à l'époque de Thoreau.

 

Carleton E Watkins (1829-1916), Bridal Veil Fall, Yosemite, 1873

 

Photo ci-dessus de l'entrée de la vallée du Yosemite, à l'époque de Thoreau.

La suite, plus tard..lundi..promis.

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01 juin 2016

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois.

Henry David Thoreau..L’homme des fleuves et des bois.

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Photo daguerréotype de Henry David Thoreau, Américain hors normes, adversaire de la civilisation industrielle, du consumérisme, de l’empire de l’Etat sur l’individu et de l’esclavage.

Après Jean-Jacques Audubon, je vais vous parler à présent d'un autre homme..exceptionnel..

en la personne de Henry David Thoreau.

 

Il s’efforça, sa vie durant, de mettre en harmonie sa vie publique

et privée et ses théories philosophiques.

 

UNE BIOGRAPHIE ET LA PREMIERE

TRADUCTION DE

’’SEPTJOURS SUR LE FLEUVE’’

RAPPELLENT LE SOUVENIR

DE HENRY DAVIDTHOREAU,

ECRIVAIN ET NATURALISTE

AMERICAIN DU XIX°SIECLE,

PRECURSEUR DE L’ECOLOGIE.

   Au printemps de l’année 1845, non loin de la petite ville de Concord dans l’état du Massachusetts, un émule américain de Diogène entreprend de construire une cabane au milieu des bois, sur la berge de l’étang de’’ Walden’’.

A coups de hache, il abat des sapins et entaille les troncs, cloue des planches, dresse la charpente, assemble un plancher rudimentaire au-dessus du vide sanitaire.

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   Quatre semaines plus tard, sa ’’maison dans les bois’’ est achevée.

Longue de quinze pieds, large de dix, percée de deux fenêtres et d’une porte sans serrure, elle n’est meublée que d’un lit, une table, un bureau, un miroir et trois chaises : une pour la solitude, deux pour l’amitié, trois pour la société.

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« Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face. »

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Photo ci-dessus de l’intérieur de la cabane ( cabane reconstituée à l’origine..) de ’’ Walden’’ de Henry David Thoreau.

 

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Photo ci-dessus du mobilier se trouvant à l’intérieur de cette cabane.

En dehors du lit et de la table de chevet, une seule table et trois chaises ainsi qu’un bureau et un ’’ Rocking chair’’.

 

’’ JE M’EN ALLAIS DANS LES BOIS

PARCE QUE JE SOUHAITAIS

VIVRE DELIBEREMENT,

NE FAIRE FACE QU’AUX FAITS ESSENTIELS

ET VOIR

CE QUE LA VIE AVAIT A ENSEIGNER’’

 

L’expérience initiatrice

 DE LA SOLITUDE VOLONTAIRE , ET DU NATURALISME CHOISI

 

Reconstitution de la cabane que Thoreau construisit de ses mains dans les bois de Walden, aux environs de la ville de Concord, dans le Massachusetts en 1848. Il y vécut deux ans et y écrivit les deux seuls livres publiés de son vivant,’’Sept jours sur le fleuve ’’ Et   ’’Walden ou la vie dans les bois’’.

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Photo ci-dessus de la cabane reconstituée actuelle.

Sur les deux arpents de terrain alentour, défrichés et labourés par ses soins, le nouvel ermite sème pommes de terre, maïs, haricots, fèves et navets, pour assurer sa subsistance. Car le dessein du jeune homme de 28 ans et de prouver qu’un intellectuel peut s’auto-suffire et vivre en marge de la société et de ses lois en se contentant du minimum vital. « Je m’en allais dans les bois parce que je souhaitais vivre délibérément, ne faire face qu’aux faits essentiels de la vie et voir si je ne pouvais pas apprendre ce qu’elle avait à enseigner, et non découvrir, quand je viendrai à mourir, que je n’avais pas vécu », écrivait-il dans son journal.

   En réalité, la vie qu’il mena dans les bois de ’’Walden’’ n’était pas vraiment une vie d’ermite. Henry David Thoreau n’entendait pas se couper du monde mais le tenir à distance.

Durant les deux ans qu’il vécut sur la berge de l’étang de ’’Walden’’, il reçut nombre de visites, d’amis, comme les écrivains Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, William Channing, qui avait, avant lui, vécu en autarcie dans une cabane de l’Illinois, mais aussi de curieux, de chemineaux, de pêcheurs et de chasseurs, de badauds ou de promeneurs du dimanche.

Ces visites, cependant, étaient suffisamment espacées pour ne pas empiéter sur la règle de vie qu’il avait adoptée, alternance d’occupation manuelles – sarcler son potager, récolter ses légumes, cuisiner, cuire son pain, pêcher dans l’étang – de travaux intellectuels, lectures et écriture, et de longues promenades au cours desquelles il observait les cycles de la nature et la vie quotidienne de ses ’’voisins inférieurs’’, les animaux, qu’il consignait dans les dizaines de carnets qu’il laissa après sa mort.

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Photo ci-dessus de l’intérieur, très dépouillé, de la cabane de ’’ Walden’’.

   C’est dans sa cabane de ’’Walden’’ que Thoreau composa les deux seuls livres qui parurent de son vivant, Sept jours sur le fleuve et Walden ou la vie dans les bois, livres qui lui valurent une notoriété relative, très inférieure à l’écho qu’ils rencontrèrent quand il ne fut plus de ce monde.

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Photo ci-dessus, couverture du livre ’’Walden ou la vie dans les bois’’.

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 Photo ci-dessus, couverture du livre ’’Walden ou la vie dans les bois’’.

( réédition plus récente..)

Au terme d’un séjour de deux ans et deux mois, le 26 septembre 1847, Henry David Thoreau fit ses adieux définitifs à son ermitage pour retourner vivre à Concord, parmi la société des hommes. Quelques temps après, il écrivait à un ami : « Je quittais les bois pour une aussi bonne raison que quand j’y étais venu. Peut-être me semblait-il que j’avais plusieurs autres vies à vivre, et que je ne pouvais passer plus de temps dans celle-ci. C’est remarquable comme nous tombons aisément et insensiblement dans une routine, et comme nous nous traçons nous-même un sentier battu […]. J’ai appris ceci, au moins, de par mon expérience : si quelqu’un avance avec confiance dans la direction de ses rêves et essaie de vivre la vie qu’il avait imaginée, il trouvera des succès innatendus et des moments ordinaires. »

   Pour Thoreau, les ’’moments ordinaires’’ se confondirent avec la ronde des habitudes, finissant par susciter l’aspiration au changement. Le succès fut sans doute la conversion définitive à une philosophie de l’existence fondée sur la coïncidence absolue de la pensée et des actes. Avant Nietzsche, l’écrivain américain, pour qu’il existait, de son temps, « des professeurs de philosophie, mais de philosophie, point », affirmait que le seul penseur digne de ce nom est celui dont la vie illustre les théories. L’auteur de Walden, philosophe non salarié, tenait, selon Michel Onfray, préfacer del abiographie signée par Thierry Gillyboeuf, qu’en « la vie frugale et libre, l’éthique incarnée, la résistance civile, la solitude méthodique, le célibat volontaire, le stérilité choisie, le naturalisme quotidien » résidaient les plus hautes valeurs. Et c’est ainsi qu’il vécut, non en professeur de sagesse et de vertu, mais en disciple des cyniques grecs, des ascètes orientaux et des premiers habitants de l’Amérique, ces Indiens dépouillés de leur terres, puis exterminés au nom du progrès et de la civilisation par la démocratie américaine.

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Photo ci-dessus, maison familiale des Thoreau en 1860.

   Comme son nom le laisse supposer, Henry David Thoreau était né, en 1817, dans une famille d’origine Française ( !), des protestants du Poitou qui s’étaient exilés à Jersey avant que le grand-père de l’écrivain ne gagne l’Amérique à la fin du XVIII° siècle. Débarqués à Boston, il s’engagea sur un navire corsaire, participa à la guerre d’Indépendance, et mourut précocement de la tuberculose à 47 ans. De sa femme, Jane Burns, fille d’un émigrant écossais , il eut huit enfants, dont John, le père de Henry David, qui épousa Cinthia Dunbar, fille d’un pasteur de Salem. Peu doué pour les affaires, John Thoreau, après plusieurs mésaventures commerciales, finit par ouvrir une fabrique de crayons à Concord, gros bourg du Massachusetts, où ses enfants bénéficièrent d’une excellente éducation.

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Photo ci-dessus, plaque hommage à Henry David Thoreau, mais aussi pour son père avec sa célèbre fabrique de crayons, les meilleurs au monde à l’époque..

 A l’âge de 16 ans Henry David, second des fils Thoreau, fut admis à Harvard, la plus ancienne université des jeunes Etats-Unis d’Amérique, où il se fit remarquer par son naturel associal, son caractère frondeur, et son dédain pour l’enseignement académique. Il devait affirmer, plus tard, qu’il avait davantage appris dans le livre de la nature que sur les bancs de l’université. Orgueilleuse posture d’autodidacte ! En réalité, le jeune Thoreau y acquit une solide culture générale tandis qu’il y développait d’évidentes aptitudes intellectuelles. Mais déjà perçait en lui, à rebours de l’utilitarisme et du goût de la réussite matérielle typiquement américains, un penchant prononcé pour le loisir, un mépris affiché pour le culte du travail, de l’argent et pour les conventions sociales.

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Photo ci-dessus, d’un tableau de Christian Schussele, représentant l’écrivain

Washington Irving recevant dans sa propriété de Sunnyside près de New York

Les principaux auteurs Américains de son temps parmi lesquels,

Nathaniel Hawthorne, Ralph Waldo Emerson et Fennimore Cooper.

 

   De retour dans sa famille, Thoreau affirma son affranchissement en rompant avec l’Eglise, en refusant de voter, et en inversant l’ordre de ses prénoms.

Un Homme nouveau venait de naître, un homme libre, décidé à être l’auteur de ses propres actes, de penser sa propre pensée et de vivre sa propre vie.

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Photo ci-dessus, d’un tableau d’époque représentant la ville de Concord, vers

1889, alors gros village ou bourg..

 

Disciple du philosophe Emerson, il dépassa son maître..

 

Hasard ou prédestination, la petite ville de Concord se trouvait être l’aile d’un penseur en qui le jeune Thoreau découvrit bientôt des idées très proches des siennes. De quatorze ans plus âgé que Thoreau, Ralph Waldo Emerson avait achevé de brillantes études à Harvard avant d’entreprendre des études de théologies et d’être ordonné pasteur. La mort de sa jeune femme le plongea dans une crise profonde qui le détermina à abandonner son ministère et à partir pour l’Europe où il rencontra l’économiste Stuart Mill, les poètes Samuel Taylor Coleridge, William Wordsworth, et surtout le bouillonnant essayiste et historien écossais Thomas Carlyle, avec qui il allait entretenir une correspondance régulière durant une quarantaine d’années.

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Photo ci-dessus, portrait de Ralph Waldo Emerson.

A son retour, Emerson fonda avec trois anciens condisciples de Harvard, tous imprégnés d’une conception romantique de la religion – fondée non sur les dogmes mais sur le sentiment et la communion individuelle avec Dieu – un cercle intellectuel baptisé The Transcendantal Club, où s’élabora une originale philosophie morale et esthétique : le transcendantalisme. Si elle puisait sa source dans l’idéalisme Kantien, cette philosophie hétéroclite empruntait également à des penseurs aussi différents que Platon, Plotin, Confucius, Swedenborg ou Fourier. Dans l’excellent chapitre qu’il a consacré à Thoreau dans les radicalités existentielles, tome 6 de sa Contre-histoire de la philosophie, Michel Onfray définit le transcendantalisme en sept thèses : la croyance en un esprit universel, un dieu identique à l’énergie de la nature et à la force cosmique ; la célébration de l’intuition et de l’empathie comme moyen d’accès à la vérité ; la nécessité de se tenir à l’écart des foules, incapables de communier avec l’infini ; la conviction de tout ce qui favorise la confiance en soi et l’expansion de l’individu est conforme à la providence ; l’affirmation que la contemplation de la nature conduit à la vérité, et donne accès à Dieu ; enfin, qu’il n’y a rien à attendre de la politique et des gouvernements, que seuls comptent la réforme individuelle et la construction de soi.

 

   On peut comprendre que dans l’Amérique puritaine de la première moitié du XIX é siècle ce dévergondage philosophique ait suscité une certaine panique et que ses adeptes aient été stigmatisés comme de dangereux anarchistes ou des hurluberlus mûrs pour l’asile, jugement corroboré par les extravagances de quelques disciples. D’abord séduit par la secte et lecteur admiratif des écrits d’Emerson, Nature et l’intellectuel américain, Thoreau, tout en continuant de fréquenter Emerson et sa maisonnée – il fut le factotum du ’’ Maître ’’ et le sigisbée de sa seconde femme, quand le philosophe voyageait pour des tournées de conférences en Europe – ne tarda pas à prendre quelques distances. Alors qu’Emerson se contentait de prêcher sa doctrine dans son cabinet, Thoreau entendait, pour sa part, la vivre, loin des salons et des bibliothèques , sur le terrain, dans les bois, les prairies, et sur les fleuves.

 

Au sein de la Nature qui fut la seule épouse de ce célibataire autosuffisant – « La société des jeunes femmes est, de toutes celles que j’ai essayées celle dont j’ai tiré le moins de profit », tranchait-il, sans avoir, semble-t-il, connu bibliquement le sujet -, convaincu que femme et enfants ne sont que des obstacles dans l’accomplissement d’une vie authentiquement philosophique.

LES 6000 PAGES DE SON JOURNAL

NE PARURENT QU’APRES SA MORT..

 

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Photo ci-dessus, d’une plaque explicative situé juste peu avant la cabane reconstituée de Walden..

   Dès la fin des années 1830, sur la recommandation d’Emerson, notre Diogène américain avait commencé de tenir un Journal quotidien. Durant un quart de siècle, il noircit trente-neuf cahiers totalisant quelques six mille pages, qui ne furent publiées qu’à partir des années 1880, après sa mort. « Le poète, plaidait-il, n’est-il pas obligé d’écrire sa biographie ? Y a-t-il pour lui une autre œuvre qu’un bon Journal ? Nous ne tenons pas à savoir comment a vécu son héros imaginaire, mais comment, lui, le héros réel, a vécu au jour le jour ». Curieux Journal, où les confidences personnelles, à rebours des modèles du genre comme le Journal d’Amiel, sont quasi absentes, mais qui abonde en notations sur l’économie de la nature, le comportement des animaux, l’ethnologie indienne, la gamme des émotions éprouvées lors de ses promenades, mais aussi les réactions de l’auteur au spectacle des événements politiques de son temps.

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Photo ci-dessus d’une borne indicatrice, de l’enclos matérialisant l’emplacement exact de la cabane d’origine de Henry David Thoreau, sur place à Walden.

   Car Thoreau, loin d’être un ermite retranché dans sa tour d’ivoire, absorbé par la sculpture de son moi, s’engagea avec détermination dans les combats politiques qu’il jugeait nécessaire, notamment la lutte pour l’abolition de l’esclavage ( bien avant Martin Luther King..) et la défense de l’individu contre l’emprise de l’Etat. Au cours d’une existence que l’on pourrait juger monotone et confinée, ses engagements illustrent sa conception existentielle d’une philosophie vécue au quotidien. Avec l’expérience de la retraite dans les bois de Walden, l’épreuve de la prison et la participation à l’exfiltration  d’esclaves en fuite vers le Canada, ainsi que la défense du capitaine John Brown, militant abolitionniste condamné à la pendaison, furent les temps forts de sa vie.

 

La statue de l’écrivain devant la cabane reconstituée de Walden, et, en

dessous, la plaque commémorative indiquant l’emplacement exact de sa cabane originelle.

 

Thoreau n’entendait pas vivre en ermite, mais se mettre à distance du Monde.

 

Entre deux randonnées, où il récoltait des spécimens de la flore et de la faune, il y reçut nombre de visites.

 

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Photo ci-dessus, représentant la réplique de la cabane de Henry David Thoreau, et juste peu avant, la statue en bronze érigée en son honneur.

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Photo ci-dessus montrant, une partie, de l’enclos matérialisant l’emplacement exact de la cabane d’origine, avec cette plaque au sol, de Henry David Thoreau, sur place à Walden.

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Photo ci-dessus montrant cette plaque au sol de l’emplacement exact de la cabane d’époque de Henry David Thoreau.

 

 

Après-demain, la suite..promis..

 

 

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27 mai 2016

La Colombie Britannique..autre paradis..encore, suite et fin.

La Colombie Britannique..autre paradis..encore, suite et fin.

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A tous les détracteurs éventuels ou autres, il faut savoir qu’il y a plus de destruction et d’avantages de dégâts occasionnés par la main de l’homme dans le domaine du déboisement seul et de l’extraction de matières premières et surtout matières carbonées à travers le monde qu’on se le dise !

 

Voici quelques photos..d’époque, et depuis, dans la grande et belle forêt Canadienne comme en Colombie Britannique..

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Photo ci-dessus montrant la taille d’un arbre adulte et âgé, en comparaison de la taille de ces deux hommes, bûcherons..

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Voici pour preuve, une photo d’un Séquoia géant, en début de phase d’abattage..

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Photo ci-dessus de plusieurs arbres regroupés..

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Photo ci-dessus, ancienne petite scierie en forêt.

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Photo ci-dessus, d’une grande scierie d’époque..

 

Et voici des photos de coupes en éclaircies ( appelées par chez nous..à blanc étoc..)..

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Sur cette photo d’une éclaircie, on comprend bien l’ampleur des dégâts occasionnés en comparaison à la taille humaine d’un seul être vivant..

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On voit bien sur cette photo ci-dessus, la trace ou vide laissé par une éclaircie en coupe à flanc..

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Photo ci-dessus d’une éclaircie ( coupe à blanc..) et des dégâts occasionnés..

 

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Photo ci-dessus d’un brûlis occasionné à l’issue d’une éclaircie..no comment !

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Photo ci-dessus, détail du reste d’un arbre, souche géante d’un Douglas ou Red Cedar parmi les dégâts occasionnés et qui jonchent le sol..

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Autre photo, ci-dessus, détail du reste d’un arbre, souche géante d’un Douglas ou Red Cedar..

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Autre photo, ci-dessus, détail du reste d’un arbre, souche géante d’un Douglas ou Red Cedar..

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Le triste résultat d’une éclaircie..d’ampleur !

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Photo ci-dessus montrant la taille de l’arbre coupé manquant, avec cet homme debout dans la souche..

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Photo ci-dessus de deux personnes adultes debout sur les restes d’une souche de Douglas géant..

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Photo du triste résultat d’une éclaircie..

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Photo montrant à nouveau la taille d’une souche d’un douglas géant par rapport à un homme, accroupi dessus.

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Photo d’un arbre abattu et coupé de Douglas géant ou Red Cedar..

 

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Photo ci-dessus d’un adulte posant à côté d’un arbre abattu, donnant la taille, ou plutôt la circonférence et diamètre à la base..

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Photo ci-dessus montrant un engin chenillé utilisé pour créer les chemins de débardages pour enlever les troncs d’arbres coupés et abattus..

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Photo ci-dessus montrant un engin chenillé ( au fond.. ) utilisé pour créer les chemins de débardages pour enlever les troncs d’arbres coupés et abattus..

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Photo ci-dessus du résultat et de l’ampleur des dégâts occasionnés pour une éclaircie..

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Photo ci-dessus du résultat et de l’ampleur des dégâts occasionnés pour une éclaircie..

On apperçoit les chemins..routes à flanc, pour le chargement des grumes..

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Photo ci-dessus d’un chargement de troncs d’arbres à l’aide d’une grue sur un camion..

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Photo ci-dessus d’un camion transportant des grumes ou troncs d’arbres pour les livrer dans une scierie..

 

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Une autre photo montrant la taille, diamètre à la base, d’un arbre abattu, douglas, en comparaison d’un adulte..

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Photo montrant un jeune homme dépité sur une souche de tronc d’arbre coupé et signifiant ainsi son mécontentement au regard des dégâts occasionnés..

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Photo ci-dessus du résultat et de l’ampleur des dégâts occasionnés pour une éclaircie..photo prise durant l’hiver.

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Photo montrant une pancarte en signe de protestation contre ces éclaircies et les dégâts occasionnés, lieu de prédilection et zone habituelle de l’ours..

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Photo montrant un groupe et une pancarte en signe de protestation contre ces éclaircies et les dégâts occasionnés, lieu de prédilection et zone habituelle de l’ours..

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Photo ci-dessus montrant trois individus regardant les places d’éclaircies visibles au loin, et au milieu de l’immensité de la forêt canadienne..

La question reste posée : que restera-t-il de nos forêts si l’on continue à la déforestation  à ce rythme ?

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Photo ci-dessus d’une affiche très claire, au sujet de la Terre et de son avenir, son..devenir…

Toutes ces dégradations honteuses, au nom du profit et de l’argent, se déroulent dans l’indifférence mondiale… !

Ci-dessous quelques liens..

https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1423075088981/1423075164050

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2015/11/impact-rechauffement-climat-foresterie/

 

http://www.rncan.gc.ca/environnement/ressources/publications/impacts-adaptation/rapports/evaluations/2008/ch8/10396

 

https://www.registrelep-sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=09D1BEB8-1

 

http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2014/06/30/003-industrie-forestiere-reboisement-coupe-a-blanc.shtml

 

 

 

https://www.ancientforestalliance.org/photos.php?gID=9

 

 

http://vancouverislandbigtrees.blogspot.fr/2013_08_01_archive.html

 

Souhaitons-nous vraiment voir la Terre..Notre Planète ressembler à cela ?

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Voila ce à quoi ressemble une grande partie du Dakota nord, suite à l'extraction de pétrole avec le principe et procédé par fracturation hydraulique ...

Cela ressemble fort à un gruyère géant...

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Le fleuve Mississipi est pollué à mort depuis la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, et ce jusqu"au centre des Etats-Unis au nord - nord/est de New-York et Washington !!!

Bonnes réflexions et surtout méditations...

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23 mai 2016

La Colombie Britannique..autre paradis..

La Colombie Britannique..autre paradis..

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Au matin du 8e Jour..

En Colombie-Britannique au milieu de paysages que

 

n’aurait pas désavoué Jack London, nous sommes allés traquer sur les méandres de la rivière

Parsnip l’élan du canada.

A la fois végétal et aquatique, et de ce fait souvent impénétrable, le domaine de l’élan du Canada réserve au chasseur bien des embûches…

Récit de chasse..

Colombie-Britannique !

Ce nom aux consonances exotiques désigne l’une des deux provinces les plus à l’ouest du Canada, avec le Yukon, situé au nord de celle-ci. Essentiellement montagneuse, elle abrite le long du littoral de la chaîne côtière du Pacifique qui s’étire de l’Alaska au Mexique. Sur son versant est, presque tout au long et à cheval sur sa frontière avec l’Alberta, la Colombie-Britannique est traversée par l’immense chaîne des Rocheuses ( Rocky Moutain..) qui s’étire depuis le Nouveau-Mexique aux Etats-Unis jusqu’au nord de la Colombie-Britannique.

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   Entre les deux chaînes de montagne, recouvertes pour l’essentiel de forêts denses, s’étend dans la moitié sud de la province un vaste plateau connu sous le nom de plateau intérieur.

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Photo ci-dessus, tableau du paysage de ce plateau intérieur évoqué.

Presque dépourvu de relief, il abrite des milliers de lacs de tailles diverses et d’innombrables rivières.

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Photo ci-dessus d’une de ces nombreuses et belles rivières, avec une vue et des couleurs à couper le souffle.

Y alternent de vastes zones de steppes presque rases, d’immenses forêts qui déclinent en automne d’inoubliables camaïeux de jaunes orangés et de rouges flamboyants, ou bien encore des régions de tourbes et de marécages.

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Photo ci-dessus d’un paysage presque de steppes quasi désert.

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Photo ci-dessus de ce même paysage avec cette gorge visible.

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Photo ci-dessus, vue d’une rivière et de la végétation luxuriante qui l’entoure.

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Photo ci-dessus d’une chèvre des Rocheuses ou..Oreamnos americanus

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Photo ci-dessus montrant les difficultés de ctte chasse en hiver..

   Nous avions déjà évoqué ce paradis cynégétique et fait le récit de deux des plus belles chasses que l’on peut y pratiquer : celle de la chèvre des Rocheuses et celle de l’élan, que les Anglos-Saxons désignent sous le nom de ’’Moose’’. L’une et l’autre avaient pris place au sud de la province, non loin de la frontière avec les Etats-Unis et sur les berges de la Bull River qui pousse ses eaux limpides et glacées au milieu d’un décor de sombres forêts d’où émergent les cimes enneigées et tourmentées de la chaîne des Rocheuses.

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Photo ci-dessus, d’une partie de la chaîne des Rocheuses, en hiver !

Cette fois, c’est à une chasse à l’élan que je vous invite, au travers de ces lignes.

 

Mais délaissant les rives de la Bull River et les contreforts enneigés des mystiques Rockies, on remonte cette fois vers la frontière septentrionale de la province et on pousse jusqu’à ’’Bear Lake’’ situé presque en son centre.

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Photo ci-dessus, vue d’ensemble du Bear Lake.

Ici, point de maison, mais la réunion de quelques dizaines de ces gigantesques ’’ Motor – homes’’ qui, à leur façon, concourent aussi à la légende de l’Amérique du Nord.

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Photo ci-dessus d’un de ces Motor-home.

Il est vrai que les Américains nous ont habitués à ce qu’il y a de plus grand ou..Big !

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Photo ci-dessus du Bear Lake avec des emplacements saisonniers pour les vacanciers.

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Sur cette même photo, du Bear Lake,  des emplacements saisonniers pour les vacanciers, mais cette fois..occupés.

Les hommes et les femmes qui y vivent sont employés dans l’immense scierie dont la sourde respiration ne cesse jamais et qui, de jour comme de nuit, tranche des millions de planches de bois arraché aux forêts environnantes.

 

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Photo d’une scierie de la région décrite.

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Photo ci-dessus d’un dépôt d’une scierie où sont entreposées les grumes ou troncs d’arbres avant débitage en poutres, madriers ou planches, etc..

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Photo ci-dessus de madriers débités et découpés aux dimensions prévues..

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Photo ci-dessus montrant que ce travail n’est pas de tout repos, surtout en hiver.

C’est dans cette étonnante bourgade que notre ami …., qui nous avait déjà proposé les deux magnifiques expéditions précédemment citées, a établi la base arrière de sa société de chasse. En compagnie de Xavier, nordiste sympathique, faux timide et pince-sans-rire qui vient d’arriver de France pour cette chasse à l’élan du Canada de l’Ouest ( ’’Alces alces anderson’’..), ….nous fait les honneurs de l’immense caravane où se mêlent, dans un franc et joyeux capharnaüm, guides, chasseurs et les aînées de ses enfants.

 

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Photo ci-dessus du chemin et piste emprunté avec un de ces nombreux ponts enjambant une rivière.

Mais nous ne sommes pas destinés à installer nos pénates dans le’’motor-home’’. Avec Xavier et Steeve, qui sera notre guide, nous reprenons la route à destination du camp situé à une bonne heure de voiture de Bear Lake et empruntons une longue piste qui s’enfonce à travers la forêt canadienne.

 

 

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Photo ci-dessus, à titre d’exemple, d’un de ces gros grumiers ou camions transporteurs de troncs d’arbres vers les scieries..

Ce trajet, que ponctue parfois la rencontre avec quelque énorme semi-remorque chargé de grumes nous donne un premier aperçu du biotope dans lequel nous allons évoluer. Essentiellement composé de résineux de diverses espèces, épicéas, pruches, pins ponderosas et autres sapins de douglas, la forêt de cette mi-septembre se pare d’innombrables zones colorées où se mêlent les jaunes vifs, les rouges sang et les oranges violents de bosquets d’érables et de bouleaux, voire de quelques peupliers de l’Ouest ( ’’ Populus trichocarpa’’..). De place en place, le forêt s’efface devant de vastes espaces marécageux dépourvus d’arbres. Sur ces étendues couvertes d’eau, d’herbes et de roseaux pousse toutefois cette variété d’aulnes que l’on retrouve sur la totalité du territoire canadien et jusqu’en Alaska.

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Les branches de ces arbres s’entremêlent à celles des arbustes voisins et forment alors, parfois sur des centaines de mètres de profondeur, une muraille impénétrable et que l’on ne franchit pourtant, pour peu que l’on y soit contraint par les aléas de la chasse, qu’aux prix d’efforts épuisants.

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Photo ci-dessus d’un paysage caractéristique, d’étang et de zone marécageuse.

   Ces zones de marécages sont un des terrains de prédilections des élans. Ils s’y rendent plus volontiers à l’aube et au crépuscule, afin de s’y nourrir de longues heures durant d’herbes aquatiques qu’ils savent y trouver en abondance, n’hésitant pas, pour ce faire, à s’immerger complètement dans l’eau des rivières ou des lacs.

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Photo ci-dessus d’un élan sortant de l’eau, après y avoir été pour se nourrir de plantes aquatiques et herbes.

On remarquera que ses bois sont en velours, stade avant le dépouillement de ce même velours et trophée final.

 

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Photo ci-dessus d’un élan presque en immersion et en quête de nourriture.

Ces bois sont également sous velours..

 Aussi redoublons-nous d’attention lorsque nous longeons l’une de ces plaines dans l’espoir d’apercevoir l’imposant cervidé que nous sommes venus chasser. ’’Alces alces andersoni’’ arbore en effet un trophée dont les mensurations moyennes, si elles n’atteignent pas l’ampleur de celles de son cousin ’’Alces alces gigas’’ qui hante les immensités du Yukon et de l’Alaska voisins, n’en présentent pas moins des dimensions fort respectables. Si elles oscillent entre 45 à 55 pouces, elles peuvent en effet atteindre 60 pouces ( 152,40 centimètres.. !).

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Photo ci-dessus d’un élan avec un port de bois conséquent !

   La piste que nous empruntons, si elle est constellée de nids-de-poule, l’est aussi, dans une moindre mesure certes, de laissées de l’ours noir ou de grizzlys ! Leur fréquence est néanmoins un formidable indicateur de la densité extraordinaire de ces animaux dans la région que nous découvrons. Cette densité n’est pas sans poser des problèmes de cohabitation aux conséquences dramatiques entre les plantigrades et les hommes. Ainsi notre guide nous apprend-il qu’au cours de la semaine qui a précédé notre arrivée pas moins de sept attaques de grizzlys ou d’ours noirs ont été dénombrées dans la région à l’encontre des chasseurs, de pêcheurs ou plus simplement de randonneurs.

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Photo ci-dessus de l’un de ces ours que l’on peut rencontrer en Colombie Britannique..

Heureusement sans conséquences fatale cette fois-ci, mais dans la plupart des cas au prix de blessures graves. Aussi notre guide en profite-t-il pour nous prodiguer quelques conseils en matière de sécurité. Le moindre n’est pas celui de redoubler de prudence en cas de succès de notre chasse au moose et lors du dépeçage de l’animal. 

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En effet, à l’instar de bien des prédateurs, les ours ont appris ( très vite..) à associer coup de carabine et charogne. Et l’on ne compte plus les incidents mettant aux prises des ours et des chasseurs occupés à dépecer un animal, ou surpris au cours du transport des parties ( morceaux découpés..) d’un autre. 

Ne tenant nullement à alimenter la rubrique des faits divers, nous nous le tenons pour dit.

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Situé au cœur d’une clairière à quelques centaines de mètres de la piste principale, notre camp présente toutes les caractéristiques que l’on est en droit d’attendre d’un camp de chasse construit au cœur de la grande forêt canadienne. Une demi douzaine de cabanes de rondins et de planches s’élève au milieu desquelles trône le lodge commun où nous nous réunissons chaque soir pour les repas et ces interminables palabres d’après-chasse sans lesquelles elle ne serait pas complète. Bientôt installés, nous prêtons la main à la préparation du dîner et Xavier n’est pas le dernier à se proposer aux fourneaux où à la plonge avec cette spontanéité et cette ’’simplicité’’ qui est la marque des vrais voyageurs. Nous faisons ainsi la connaissance d’Alfred, plus connu sous le diminutif d’ ’’Alfy’’.

Les hasards d’une vie riche en aventures, de l’Australie à l’Afghanistan en passant par Bornéo, la Thaïlande et la Malaisie entre chasses, captures d’animaux vivants et mystérieuses exploitations minières, ont conduit il y a une quinzaine d’années au Canada ce vieil Autrichien de 75 ans.  Préposé à la garde et à l’entretien du camp, Alfy ne dédaigne pas d’accompagner parfois les chasseurs d’élan de passage auprès desquels son extraordinaire connaissance des mœurs du grand cervidé, mais surtout sa formidable aptitude à en imiter l’appel font paraît-il  merveille. Il s’apprête d’ailleurs à partir avec une équipe pour une semaine de camp ’’volant’’ à plusieurs heures du camp principal.

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   Après une nuit de sommeil réparateur, nous nous retrouvons à nouveau le lendemain en compagnie de Xavier et Steeve aux premières heures du jour autour du poêle à bois qui trône au milieu de la vaste salle commune et qui dispense dans un ronflement de bon aloi une chaleur bienfaisante. La dernière bouchée d’œufs au bacon avalée, nous procédons à l’incontournable test des carabines auxquelles les longs voyages en avion et les chocs répétés qu’ils occasionnent ne sont guère favorables. Le temps est au beau fixe et la température est étonnamment clémente pour cette mi-septembre. Aussi notre guide décide-t-il d’entamer notre chasse par une incursion sur la rivière ’’ Parsnip’’ qui serpente à trois quarts d’heure de voiture du camp.

 

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Photo ci-dessus, vue en tableau d’une partie de cette Parsnip river.

   Comme beaucoup de chasse d’élan de part le monde, de l’Alaska au Kamtchatka en passant par la Sibérie, la nôtre dans cette partie de Colombie Britannique, du fait des mœurs aquatiques de l’animal et du biotope où il vit, se conduit en effet autant sur la terre ferme que sur l’eau. Cette dernière jouant bien souvent un rôle prépondérant dans le succès de la quête. Nous sommes bientôt à nouveau sur la piste de terre que nous avons empruntée la veille. L’énorme pick-up de Steeve tracte derrière lui une longue remorque sur laquelle est arrimé un canot automobile métallique à fond plat. Il est équipé d’un moteur de type hydrojet qui propulse l’embarcation. Dépourvu d’hélice et grâce à son fond plat, le canot peut en cas de nécessité naviguer même à grande vitesse sur des profondeurs d’eau extrêmement réduites, de l’ordre de quelques dizaines de centimètres tout au plus. La rivière Parsnip à cet endroit ne dépasse pas cinquante mètres de large ( partie amont..) et ses eaux charrient limon épais qui lui donne une couleur brunâtre peu engageante.

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   Nous filons bientôt à pleine vitesse vers l’amont du cours d’eau à la recherche d’un endroit propice et surélevé d’où nous pourrons jumeler et appeler les élans. La densité de végétation en cette région ne permet guère de mener de longues incursions à pied. L’omniprésence de l’eau, les nombreux lacs, marécages ou ruisseaux sont aussi une difficulté supplémentaire voire une entrave à toute incursion terrestre un tant soit peu poussée et prolongée. 

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Photo ci-dessus montrant ce qui peut arriver avec un bateau lorsque la rivière charrie des troncs d’arbres suite aux crues..

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Aussi l’observation de longues heures durant des zones déboisées où l’animal s’aventure en quête de nourriture ou d’eau est une composante essentielle de cette chasse. Aux appels qui s’efforcent d’imiter le brame de l’élan ou au cri de la femelle, sorte de bref jappement, se combinent d’autres méthodes.

Ainsi Steeve frotte-t-il une petite patte d’élan contre les branches des arbres ou des arbustes afin d’imiter le bruit que produit le trophée d’un élan mâle lorsque l’animal se déplace dans la végétation. Une autre technique consiste à frapper, à une ou deux reprises, le tronc d’un arbre au moyen d’un gourdin.

Le claquement qui en résulte imite à la perfection le bruit que produit le trophée de l’élan lorsqu’il frappe un tronc en signe de défi pour les autres mâles et pour marquer sa présence. La méthode a fait ses preuves ! Nous gardons en effet en mémoire la charge de cet immense élan d’Alaska qui, dissimulé dans la végétation à moins de cent mètres et abusé par une imitation parfaite, avait déboulé sur nous à la vitesse d’une locomotive !

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  Nous accostons au bout d’une heure de navigation en bordure de l’une de ces immenses plaines marécageuses qui s’étirent de part et d’autre de la rivière, et que recouvre une courte mais dense végétation. Non loin de la rive s’élève une suite de collines boisées et nous nous installons au sommet de l’une d’elles pour une longue matinée, voire plus, d’observations et d’appels. Les heures passent, que nous agrémentons de quelques reconnaissances prudentes dans les environs car l’apparition inopinée d’un ours reste toujours possible.

 

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Mais nous devons nous rendre à l’évidence : aucun élan n’est au rendez-vous de cette première matinée de chasse.

 

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Steeve nous propose de mettre en œuvre une autre technique qui consiste à se laisser dériver, moteur éteint et à la rame, en observant les berges à la recherche de traces fraîches ou dans l’espoir de surprendre un élan sur celles-ci. Mais cette lente et silencieuses navigation qui nous conduit presque à la fin du jour ne nous apporte pas le résultat escompté.

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Photo ci-dessus de la Parsnip river..

   Les jours suivants la météo et les éléments semblent se liguer contre nous. Aux périodes de beau temps et aux températures presque estivales qui nous voient chasser en manches de chemise, succèdent des trombes d’eau ininterrompues. Ces températures trop douces sont un frein sérieux à la mise en place du rut des élans et à leur quête de femelles et, pour ces dernières, de mâles, et aux échanges d’appels qui en résultent qui devraient en cette saison résonner dans la forêt. Nous n’en poursuivons pas moins notre exploration de la zone de chasse qui couvre plusieurs centaines de milliers d’hectares. Des reconnaissances en 4X4 alternent avec les sorties fluviales. Nous passons de longues heures ainsi cachés dans la végétation à scruter le flanc des collines.

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Nous explorons les berges de quelque lac parmi les centaines qui parsèment la région. Dissimulés dans l’ombre des basses branches des sapins, nous restons là dans un silence presque total que trouble le ‘’plouf’’ des truites qui, dans un éclair argenté, happent au vol moustiques qui pullulent à la surface des eaux.

 

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Un soir, c’est au bord de l’un de ces lacs que nous avons la chance d’apercevoir et de voir un de ces loups qui peuplent cette contrée et dont les traces dans la boue des chemins. L’animal nous a vus le premier en dépit de la pénombre mais nous avons le temps de l’observer de longues secondes avant qu’il ne disparaisse aussi furtivement qu’il est apparu. Un autre jour, nous observons un grizzly de belle taille, puis un ours noir. Enfin, un après-midi, nos cœurs bondissent à l’unisson en découvrant dans les taillis la masse sombre d’un élan..femelle.

 

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Photo ci-dessus d’une femelle ours avec ses deux petits ( cas de situation dangereux en cas de rencontre..).

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Photo ci-dessus d’un élan femelle.

 Au soir du cinquième jour, nous sommes accueillis au camp par les cris de joie et les éclats de voix de la seconde équipe de chasse qui vient de rentrer après avoir tiré la matin même un élan au trophée de 60 pouces ! 

 

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Photo ci-dessus de l’élan tiré par un membre de l’autre équipe.

 Les commentaires du chasseur et de son guide sont unanimes à vanter les qualités d’appeleur d’Alfy aussi décidons-nous de faire appel à ses talents et de monter pour la circonstance et en sa compagnie un camp volant à notre tour. Mais le vieil homme en dépit de son allant, après quatre nuits passées à la dure a besoin de repos. Aussi reportons-nous notre expédition au surlendemain.

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Photo ci-dessus de la Parsnip river, le soir, au crépuscule..

    Au matin de l’avant dernier jour, nous entamons une longue remontée de la rivière Parsnip. Après plus de deux heures de navigation, passé un pont de madriers et de ciment que traverse une piste, nous parvenons à un promontoire rocheux. Ses pentes abruptes sont recouvertes par une forêt dense et le sol par une végétation épaisse dont nous avons bien du mal à nous extirper pour parvenir au sommet. Alfred ( Alfy..) prend alors les choses en main. Il nous enjoint de nous dissimuler parmi les arbres dont les troncs serrés nous masquent toute vue au-delà de quelques dizaines de mètres et, une fois le silence revenu, le vieux chasseur entame une série d’appels qui nous semblent assez convaincants et qu’il agrémente de quelques violents coups de bâton sur le tronc d’un arbre.

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Photo ci-dessus d’une vue d’ensemble avec les étendues de forêts..

    Brusquement le miracle se produit !

Le vieil homme se fige, pointe un doigt devant lui et murmure « moose »…Nous intimant le silence le plus absolu, ses appels se font d’un coup plus circonspects, plus espacés. Nous sommes tendus dans l’attente de l’apparition de l’élan tant espéré, et nos regards s’efforcent de percer la barrière des troncs d’arbres qui nous entourent. Mais rien ne se produit. Le jour décline et la forêt se pare lentement des reflets dorés du soleil qui descend. Alfy entraîne Xavier dans une dernière reconnaissance pendant que Steeve et nous-même allons dresser notre camp pour la nuit à proximité du vieux pont.

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Photo prise en fin d’après-midi..

    La nuit nous réunit à nouveau tous les quatre pour un dîner de grillades.

Notre déception est palpable mais, en dépit de celle-ci, Xavier ne se dépare pas de sa bonne humeur et de cette forme de compréhension et d’acceptation des aléas d’une chasse authentique. Bientôt chacun rejoint son couchage et la pluie qui nous avait laissés en paix tout au long de la journée ne tarde pas à crépiter sur la toile de nos abris. Au petit matin, nous émergeons de ceux-ci, transis et percés par le froid et l’humidité. La nuit se retire d’autant plus lentement que le ciel est bas, sombre et menaçant. Après un rapide café tiède, nous démontons notre bivouac tout en échafaudant des plans pour cette dernière journée. Alfy, dans cet anglais un peu guttural qui est le sien et auquel se mêlent sous le coup de l’excitation des mots d’allemand qui lui échappent, n’a de cesse de répéter : » The gross moose is there ! zum Teufel ! » ( ’’Le grand élan est là-bas. Que diable !’’). Et d’indiquer une direction en aval de la rivière et de notre campement. Aussi décidons-nous d’entreprendre la descente moteur coupé et dans le silence le plus complet.

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Photo ci-dessus de la Parsnip river, non loin de là, un peu plus sur la droite se trouvait l’élan aperçu, juste au bord.

    Une pluie fine et persistante se remet à tomber quand notre embarcation s’arrache lentement à la boue visqueuse de la berge. Afin d’éviter les chocs et les bruits, nous renonçons à accompagner la lente descente au moyen des pagaies. Une centaine de mètres défilent ainsi, puis une première courbe de la rivière nous masque le pont. Encore cent mètres, une autre courbe, une longue glissade, cent mètres encore, une courbe à nouveau et, soudain, l’élan est là ! Enfoncé des quatre pattes dans l’eau et la boue au beau milieu du lit de la rivière, tête baissée, à moins de quatre-vingt mètres, l’animal ne nous voit ni ne nous entend. Brusquement il lève la tête et, en trois enjambées de ses immenses pattes, il atteint la berge. La première balle de Xavier le cueille, avant qu’il n’ait eu le temps de poursuivre. Bientôt, une seconde balle le fait hésiter un court instant, mais le formidable animal disparaît enfin dans les broussailles. Nous accostons, encore sous le coup de cette rencontre tant attendue, mais nous laissons passer un long moment avant de nous lancer sur ses traces. Enfin, en file indienne derrière Alfy, nous nous élançons. Les taillis sont si denses et les traces si nombreuses et fraîches que nous avons toutes les peines du monde à identifier la bonne. En outre, nous sommes complètement désorientés par l’absence totale de sang, certains pourtant qu’au moins un des coups de carabine a porté.

   Plus de vingt longues minutes s’écoulent. Dépité, Steeve s’en retourne au bateau. Alfy, quand à lui, s’acharne sur une trace qui ne nous convainc pas.

Aussi entraînons-nous Xavier à notre suite et débouchons-nous au bout de quelques dizaines de mètres sur une vaste plaine presque dépourvue d’arbres mais où s’élève toutefois à une centaine de mètres un bosquet de bouleaux. Nous nous figeons alors tétanisés par un souffle rauque et profond qui semble venir de nulle part.

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Xavier nous souffle alors : » Il est là ! ». L’élan est en effet là et nous fait face, à moins de cent mètres. Soutenu par le tronc d’arbre d’un bouleau, il nous regarde sans un mouvement  et comme résigné.

Deux coups de carabines claquent enfin auxquels font écho non loin les cris de Steeve et d’Alfred… »der grosse Elch starb » (’’le grand orignal est mort ’’)… 

 

Dans la Nature, la chasse fait partie de l’écologie, au même titre que la pêche, ou la pratique du sport, randonnées et autres.

 

 Il est plus important  de respecter les animaux vivants en ne prélevant que le strict nécessaire, sans aller dans la trophéite aigüe !

 

 Chaque chasseur, quel qu’il soit, passionné ou autre, devrais comprendre qu’il n’est pas nécessaire de prélever plus d’un grand animal d’une seule espèce dans une vie..

 

A tous les détracteurs éventuels ou autres, il faut savoir qu’il y a plus de destruction et d’avantages de dégâts occasionnés par la main de l’homme dans le domaine du déboisement seul et de l’extraction de matières premières et surtout matières carbonées à travers le monde qu’on se le dise !

 

Posté par Janus157 à 18:03 - Commentaires [2] - Permalien [#]