Ecologie vraie et réelle..

13 janvier 2020

Trop tard !..Le mal est déjà fait !..

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Trop tard !..Le mal est déjà fait !..

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Le mal est fait, il est déjà..trop tard !..

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Menaces en Mers du Nord

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En mer du Nord et en Baltique, les Alliés ont volontairement coulé des navires transportant des centaines de milliers de tonnes d´armes, chimiques et conventionnelles, produites lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd´hui, ces déversements restent méconnus mais les conséquences environnementales sont graves.
Les barils qui les confinent
mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16% des substances s´échappent pour éradiquer toute forme de vie pendant des siècles. Les scientifiques prédisent une catastrophe sans précédent...
En
Europe, la France est le pays le plus touché pour la période 1914-1918 ; et l´Allemagne pour la période 1939-1945. Entre ces deux pays, les fonds marins qui longent le littoral belge forment un vaste tapis de bombes toxiques.
Alors que les autres pays européens et la Russie commencent à communiquer, pour échapper au cauchemar, la
France refuse de lever le Secret Défense.
Pourquoi et comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment éviter la catastrophe ?

Les immersions..

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Photo ci-dessus prise en 2010.

Menaces en Mer du Nord, et pas que..

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Les dépôts de munitions, tant de la première guerre mondiale et « Grande Guerre » de 1914-1918, comme toutes celles de la seconde guerre mondiale et de 1939-1945, ont été « sauvagement » jetées à la mer..sans scrupules !..

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Aujourd’hui, ces déversements restent méconnus mais les conséquences environnementales sont graves. Les barils qui les confinent mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16 % des substances s’échappent pour éradiquer toute forme de vie pendant des siècles. Les scientifiques prédisent une catastrophe sans précédent... En Europe, la France est le pays le plus touché pour la période 1914-1918 ; et l’Allemagne pour la période 1939-1945. Entre ces deux pays, les fonds marins qui longent le littoral belge forment un vaste tapis de bombes toxiques. Alors que les autres pays européens et la Russie commencent à communiquer, pour échapper au cauchemar, la France refuse de lever le secret défense. Pourquoi et comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment éviter la catastrophe ?

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Des zones à très haut risques !..

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Photo ci-dessus, carte des versements des munitions de la première guerre mondiale de 1914-1918, comme de la seconde guerre mondiale de 1939-1945.

Depuis la Mer Baltique et jusqu’aux côtes Françaises cette opération et forme de pratique a eu lieu presque sans discontinuité et ce jusqu’à une époque proche..

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Photo ci-dessus d’une explosion suite à un déminage en mer Baltique.

Les sites même si..répertoriés, ne l’ont pas été tous..malheureusement !..

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Il y a de quoi..s’inquiéter, tant pour la mer, comme pour la faune et flore sous-marine, mais également, tous les produits de la pêche, et tous les risques encourus sur le plan du tourisme et pas que balnéaire..

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Le Danemark compte les sites les plus pollués, après la Mer Baltique !..

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Cette situation est tragique et..désolante !..

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Il y a eu, et il y avait déjà eu des reportages sur le sujet, sur la chaîne ARTE TV..

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« Menaces en mers du Nord », cauchemar sous-marin..

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Les barils qui les confinent mettent entre 80 et 100 ans à rouiller : ils commencent actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Il suffirait que 16% des ...

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Un dossier inquiétant et..épineux !..

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Il y a, de plus, sous l’eau, des épaves de bateaux de guerre et bâtiments de surface, dont Allemands, qui avaient été coulés, volontairement, et avec, à bord, un tas de munitions embarquées et volontairement stockées dans ce sens et pour cela..

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C’est une bombe écologique à retardement, une catastrophe environnementale qui menace. En mer du Nord et en Baltique, les Alliés ont volontairement coulé des navires transportant des centaines de millions de tonnes d’armes chimiques produites lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. C’était le plus rapide, le plus facile, le moins cher. Et personne ne savait alors comment s’en débarrasser autrement. Dans de belles et impressionnantes images sous-marines, le documentaire nous emmène au milieu des épaves englouties, chargées d’obus chimiques rongés par la corrosion. Ces armes mettent entre quatre-vingt et cent ans à se faire dévorer par la rouille. Elles commencent donc actuellement à diffuser leur poison dans la mer. Selon le laboratoire océanographique de Moscou, il suffirait que 16 % de ces substances toxiques s’échappent en mer du Nord pour y éradiquer toute forme de vie pendant un siècle. Toutes les côtes de la mer du Nord sont touchées.

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Au Danemark, près de 400 pêcheurs de l’île de Bornholm ont été grièvement brûlés par des bombes chimiques rapportées dans leurs chaluts. Sur les sites d’immersion, les poissons sont atteints de tumeurs, ne peuvent plus se reproduire. Toutes les moules de la mer du Nord présentent des traces de toxines. En Europe, la France est le pays le plus touché pour la période de 14-18. Mais les archives sur ces déversements nocifs restent inaccessibles. L’armée refuse toujours de lever le très secret-défense. Impossible de connaître de manière claire les zones concernées. Mais des immersions ont été localisées à Cherbourg (Greenpeace a repéré un site au large), Boulogne et Dunkerque. Quant à celles de munitions classiques, elles n’ont cessé que depuis l’an 2000, après l’explosion de grenades tuant cinq marins en 1997 près de Cherbourg. Une usine* censée détruire ces armes dangereuses devrait déjà être en fonction. Mais, faute de budget, leur élimination par des moyens modernes est toujours remise à plus tard. Trop tard ?

* Ce site dont le dossier avait et a pour nom de code..  « Sécoia »..

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La mer et les fonds sous-marins comme dernier refuge et faux cercueil en stockage !..

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Il y a..des tonnes de bombes immergées, dont munitions chimiques de la première guerre mondiale et à haut risques !..

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Il suffirait que 16 % de ces substances toxiques des navires coulés s’échappent en mer du Nord pour y éradiquer toute forme de vie pendant un siècle. Terrifiant.

Il y a déjà eu des campagnes de récupération et de neutralisation pour les munitions chimiques les plus dangereuses !..

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Un passé peu glorieux, et pas que pour les guerres, mais aussi pour cette attitude comme action menée..

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Les munitions « chimiques » les plus difficiles à manipuler et les plus..dangereuses !..

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Il ne s’agit pas de..cimetière marin, et avec de seules épaves de navires coulés, mais bien de dépôt illégal de munitions de guerre !..

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DÉBAT

VENDREDI 25 OCTOBRE 2019

Mer, sel, coquillages...et armes chimiques

Des centaines de millions de tonnes d’armes chimiques dormiraient dans les fonds marins… du gaz moutarde, de l’arsenic, contenus dans des...

Par Mariétou Bâ

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La règle était de se débarrasser de ces munitions devenues trop contraignantes, sans trop penser au..lendemain !..

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Les munitions immergées ..

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Un triste bilan..catastrophique !..

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Le projet "Secoia"..

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Une usine* censée détruire ces armes dangereuses devrait déjà être en fonction. Mais, faute de budget, leur élimination par des moyens modernes est toujours remise à plus tard. Trop tard ?

*Ce site dont le dossier avait et a pour nom de code..  « Sécoia »..

Sécoia

 SECOIA est un programme français de destruction des munitions chimiques anciennes. C'est l'acronyme de « Site d’Élimination des Chargements d’Objets Identifiés Anciens1 ».

Parmi les séquelles de guerre, des armes chimiques, datant pour beaucoup de la Première Guerre mondiale, réapparaissent régulièrement pour des raisons géologiques et climatiques, lors d'activités agricoles, forestières, de pêche ou de travaux publics ou privés. Il en existe également un grand nombre immergées en mer, où elles peuvent encore poser problème.

Il faut les détruire par sécurité, et pour respecter les obligations de la Convention internationale pour l’interdiction des armes chimiques (CIAC) du 2 mars 1995, entrée en vigueur le 29 avril 1997.

Jusqu’en 1994, les munitions anciennes découvertes en France étaient transportées par les démineurs pour être détruites par "pétardage" en baie de Somme, c’est-à-dire par explosion sans distinction de type (chimiques ou autres) et malgré la présence sur place d’espèces protégées (dont une colonie de phoque en cours de reconstitution).

Ce type de destruction était assimilable à une forme de rejets de déchets toxiques en mer et est maintenant interdit. L’État a donc décidé en 1997 la construction d’une usine (SECOIA), unique en France, qui devait être opérationnelle en 2008, soit 9 ans après la Belgique, 8 ans après l'Allemagne, et 18 ans après les États-Unis.

SECOIA devrait finalement être opérationnel fin 201623. Une enquête publique est prévue dans la Marne et dans l'Aube en mars-avril 20134.

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Débat sur le sujet au sein de l’hémicycle du Sénat..

Déminage

M. Christophe Pezron, 
directeur du programme SECOIA (site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens) à la Délégation générale pour l'armement

M. Jacques LARCHÉ, président

Nous vous accueillons et vous souhaitons la bienvenue. Au sein de la Délégation générale pour l'Armement, vous êtes responsable du programme intitulé SECOIA. J'ai découvert aujourd'hui ce que signifiait SECOIA : site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens.

C'est à l'initiative de notre collègue Monsieur Machet que nous avons décidé d'organiser ces auditions. A l'arrière-plan de l'affaire de Vimy se pose le problème plus général de l'élimination des déchets de la Première et de la Seconde guerre mondiale. Pouvez-vous nous expliquer ce processus ?

M. Christophe PEZRON

Je vais essayer de vous donner un certain nombre de détails qui justifient le coût de cette opération. Je vous préciserai tout d'abord que le fait de retrouver encore des munitions de la première guerre mondiale est lié au grand nombre de munitions tirées, au contrôle qualité sommaire de l'époque et à la nature des terrains particulièrement boueuse qui ne favorisait pas la détonation des munitions. Ces éléments vous expliquent pourquoi nous retrouvons aujourd'hui encore de nombreuses munitions.

Concernant le programme SECOIA, le décret n° 96-1081 du 5 décembre 1996 a donné la responsabilité au Ministère de la Défense de détruire les munitions chimiques anciennes. Cette opération a été confiée au sein du Ministère à la Délégation générale pour l'Armement, et plus particulièrement au service des programmes nucléaires, auquel j'appartiens.

En juin 1997, la délégation a proposé que ce programme soit découpé en trois grandes phases. La phase de faisabilité devait nous permettre d'identifier les principes techniques qui permettraient de démanteler puis de bâtir une première définition de l'installation. La seconde phase consiste à assurer la conception détaillée, la réalisation et la mise en service de ces installations. Enfin, la dernière phase visait à assurer son exploitation régulière.

Le site projeté présente une particularité : il est quasiment unique. Il va devoir détruire 200 à 300 types de munitions différentes. Nous avions fixé initialement sa capacité de destruction à 100 tonnes par an et sa durée de vie à 30 ans.

Quelles sont les grandes fonctions de cette installation ? D'une part, elle doit avoir la capacité d'accueillir les camions du Ministère de l'Intérieur en toute sécurité. Elle doit d'autre part être en mesure de permettre le déchargement des munitions en respectant ces mêmes règles de sécurité. Ceci implique que toutes les opérations de déchargement des munitions seront réalisées à l'intérieur de bâtiments. Ils doivent être capables de résister à une détonation de 30 ou 40 kilos d'explosifs.

Nous réceptionnons les munitions dans un premier temps. Nous allons les identifier à nouveau par un certain nombre de moyens afin de s'assurer que ces munitions sont réellement chimiques. Elles vont ensuite être transportées de manière automatique dans un système qui assurera le démantèlement, c'est-à-dire la séparation de la partie chimique de la partie pyrotechnique. A l'issue de cette opération, le problème sera beaucoup plus facile à traiter. Nous détruirons alors l'ensemble des déchets, qu'ils soient de nature chimique ou pyrotechnique, de manière à ne rien rejeter après le traitement par cette installation.

En juin 1998, nous avons lancé cette phase de faisabilité en notifiant trois marchés. Tout d'abord, nous devions déterminer de quelle manière nous allions détruire ces munitions. Cette question a fait l'objet de nos premiers travaux durant les six premiers mois. Une fois que nous avons identifié les principes les plus efficients et les plus pertinents, nous avons bâti une première architecture de l'installation. Nous avons obtenu ces premiers résultats à la fin de l'année 1999.

Dès lors, il est apparu que cette installation était chère. Sa réalisation était en effet estimée à l'époque à 880 millions de francs. Nous nous sommes aperçus qu'un certain nombre d'aménagements techniques nous permettraient peut-être de l'optimiser et de diminuer son coût. Nous avons alors engagé à cet effet un dialogue très étroit avec le Ministère de l'Intérieur.

J'ajoute que nous avions fixé la capacité d'installation à 100 tonnes de munitions par an. Or nous nous sommes rendu compte, dans le cadre des études de faisabilité, que cette installation avait la capacité de fonctionner en 2x8 ou en 3x8. Cela signifiait qu'une installation initialement prévue pour 100 tonnes avait la capacité intrinsèque de monter jusqu'à 300 tonnes. Toute la question était de savoir si cette capacité était bien dimensionnée par rapport aux besoins de la sécurité civile. Cette question a elle aussi fait l'objet de travaux.

Enfin, nous devions définir les grands principes de l'interface avec le Ministère de l'Intérieur. Ce ministère nous apportait les munitions dans les camions. Nous devions nous mettre d'accord sur le type de camion, sur le conditionnement des munitions et sur la fréquence de livraison de munitions. Toutes ces étapes techniques se sont déroulées au cours de l'année 2000.

A la fin de l'année 2000, on a fixé la capacité de cette installation à environ 25 tonnes par an en vitesse de croisière, ce qui correspond au flux de découverte annuel. Cette capacité sera portée au début du processus à entre 75 à 80 tonnes, pour permettre la destruction du stock existant durant les premières années d'exploitation. La délégation générale pour l'armement a ensuite procédé à l'élaboration de l'ensemble des documents contractuels nécessaires à la nouvelle consultation afin de lancer la phase de réalisation. Elle a fait valider ces documents par la Commission spécialisée des marchés. Nous avons également finalisé le protocole d'accord avec le Ministère de l'Intérieur, et la nouvelle consultation pour le programme a été lancée en juin 2001.

Ce calendrier conduirait à la destruction de la première munition durant l'année 2005 et à une mise en service opérationnelle de l'installation au cours de l'année 2007.

Je souhaite vous dire quelques mots, si vous me le permettez, sur les principes techniques qui seront utilisés, les contraintes que nous avons prises en compte et les calendriers. Nous estimons, d'un point de vue technique, que la destruction des munitions peut être réalisée d'après trois types de solutions. Nous pouvons, première solution, procéder à la destruction des munitions dans un four blindé. Ensuite, nous récupérerons les effluents et les déchets solides pour les neutraliser.

Nous pouvons, deuxième possibilité, utiliser un bain d'acide nitrique chauffé, dans lequel on introduira les projectiles. Puis, nous récupérons et traiterons les effluents gazeux, liquides et solides.

La troisième méthode est couramment réalisée en Belgique et en Allemagne. Elle consiste à effectuer un démantèlement mécanique de la munition pour séparer la partie chimique de la partie pyrotechnique en vue d'une élimination selon des procédés distincts.

Je vous ai présenté les trois grandes démarches actuellement en compétition. Les trois industriels que nous avons consultés choisiront un ou plusieurs de ces principes dans le cadre de la nouvelle consultation.

S'agissant du calendrier, l'expérience en Belgique et en Allemagne montre que le délai de mise au point de ce type d'installation prototype est important. Les Belges ont lancé la construction de leur installation en 1993 sur le principe du démantèlement mécanique. Cette unité de destruction est entrée en service opérationnel en octobre 1999 avec deux ans de retard.

Les Allemands ont lancé en 1995 la construction d'une installation complètement automatisée afin de détruire des terres polluées par des dérivés d'arsenic et par des munitions chimiques. Ils ont rencontré des difficultés de mise au point et ont pris deux ans de retard sur la mise en service de l'installation et semblent en remettre en cause certains principes techniques.

Ces constats conduisent la DGA à envisager une période de mise en service relativement longue. Nous souhaitons en effet nous laisser deux années d'essais. Durant les six premiers mois, nous validerons le principe de fonctionnement de l'installation sur des objets inertes. Ces examens devront nous permettre de nous assurer que l'ensemble des installations fonctionne correctement. A partir de 2005 et dans un deuxième temps, nous commencerons à détruire les premiers obus. Nous détruirons alors tous les types d'obus afin de démontrer que nous sommes capables de le faire en toute sécurité. Une fois que nous aurons prouvé cela, l'installation fonctionnera de manière quasi normale. Nous montrerons alors que l'ensemble de nos exigences sont respectées.

Les données de ce calendrier ont été définies à partir des résultats des études de faisabilité.

J'ai terminé ma présentation.

M. Christophe PEZRON

La DGA considère que cette réalisation est particulièrement complexe. Dès lors, il appartient aux industriels maîtres d'oeuvre de nous proposer une solution technique qui réponde aux objectifs que nous nous sommes fixés. Nous souhaitons à cet égard laisser une liberté totale au maître-d'oeuvre. C'est ensuite à lui d'assumer l'obligation de résultat. Telle est notre position de principe.

La solution du démantèlement mécanique est généralement plus risquée car elle suppose un usinage de la munition. Si cette solution devait être mise en oeuvre, elle serait réalisée dans le cadre de locaux totalement blindés.

La technique du four blindé est très intéressante parce qu'elle permet une capacité de traitement très intensive. Cependant, il reste aujourd'hui à déterminer encore certains éléments techniques, surtout concernant la résistance dans le temps aux agressions des munitions. En effet, un certain nombre de munitions vont détoner dans ce four. Même s'il est blindé, les éclats viendront endommager les parois internes du four. Peut-être faudra-t-il alors changer régulièrement ces parois. Le four constitue donc une solution intéressante, mais il faudra considérer les questions ayant trait à sa résistance et le coût de son maintien en condition.

Enfin, la solution du traitement chimique est intéressante car elle ne requiert aucun four blindé, mais une cuve pour faire tremper les obus, qui seront dissous. Il conviendra toutefois d'approfondir les questions concernant les compatibilités chimiques au sein de ce mélange et la destruction des effluents résiduels, qui pourront se révéler pâteux dans certains cas.

Je pense que ces méthodes présentent toutes des avantages, ont un niveau de risque plus ou moins élevé et sont toutes éligibles en termes de solutions pour l'installation.

M. Christophe PEZRON

Le fait que le four soit chauffé aux alentours de 500 à 600 degrés va détériorer énormément les toxiques. Quel sera le pourcentage de cette destruction ? Cette question devra faire l'objet d'études.

Après traitement, nous ferons passer les effluents gazeux dans une chambre de post combustion à 1 200 ou à 1 300 degrés durant le temps nécessaire pour assurer la destruction complète de tous les produits.

L'acide nitrique va détériorer les composés toxiques en grande partie. Ces derniers seront de toutes façons détruits dans des fours, et les fumées seront traitées dans la chambre de post combustion. Nous avons indiqué aux industriels que cette installation devra se conformer strictement à la législation applicable à une industrie classique en termes de rejet.

M. Christophe PEZRON

Oui.

Les Belges ont appliqué une solution relativement intéressante. Ils ne souhaitaient pas investir dans une installation d'incinération et ont donc décidé de confier les déchets qu'ils généraient à l'industrie pour qu'elle les détruise. Mais les Belges se sont aperçus que dans certains cas les déchets à détruire étaient souillés par de l'explosif, et l'industrie n'a pas voulu les traiter. Ils ne sont donc pas en mesure aujourd'hui de détruire toutes les munitions.

Les Allemands ont opté quant à eux pour une solution différente. Ils ont mis en place deux installations. La première est une installation de démantèlement mécanique. Un four d'incinération a été construit sur le site et détruit les déchets de l'installation. Par ailleurs, ils ont décidé d'investir dans une nouvelle unité pour assurer le traitement des terres polluées, qui a rencontré les difficultés que j'ai évoquées précédemment.

M. Christophe PEZRON

En francs 90, les coûts pour la Belgique sont évalués aux alentours de 100 millions de francs. Mais la Belgique a dû procéder à des aménagements complémentaires afin de mettre l'installation aux normes et de la faire fonctionner, et nous ne connaissons pas le coût de ces dépenses supplémentaires.

S'agissant de l'Allemagne, le coût de l'installation visant à traiter les terres polluées atteint environ 600 millions de francs.

M. Jean-Jacques HYEST

Vous avez indiqué précédemment que la destruction de 25 tonnes correspondait au flux et que si l'on souhaitait éliminer les stocks, il fallait passer en 2X8 ou en 3X8. Bien entendu, les coûts de fonctionnement suivront cette évolution.

M. Jacques MACHET

En Belgique, les personnes transportent les obus à la main à l'intérieur de ces usines.

M. Christophe PEZRON

Ces hommes transportent effectivement les obus à la main. Les opérations de sciage et de découpe sont faites à distance. En revanche, des hommes entrent en scaphandre pour prendre et vider l'obus. Ils récupèrent le toxique au fond de l'obus et le mettent dans un seau. Ils nettoient l'explosif et vont le détruire ailleurs. Il s'agit d'un procédé à caractère artisanal demandant un personnel hautement qualifié, qui permet de détruire certains types de munitions. Toutefois, force est d'admettre que ces procédés artisanaux sont limités en capacité à 10, 15, voire 20 objets par jour.

M. Jean-Jacques HYEST

Je souhaitais vous poser une question qui rejoint votre réponse. Dans l'attente de la mise en place de l'installation française, les usines belges et allemandes sont-elles en mesure de recevoir des munitions françaises ?

M. Christophe PEZRON

Elles n'en ont pas la capacité. Il convient de préciser que les Allemands, qui éliminent les munitions depuis les années 1980, doivent éliminer une centaine de tonnes d'obus encore en stocks. Les Belges sont quant à eux confrontés à un stock d'environ 250 tonnes d'obus, et la capacité de leurs installation actuelle est tout juste suffisante pour détruire les flux découverts. Ils ne parviennent donc pas à résorber leurs stocks. Ils sont en train d'étudier d'autres installations afin d'augmenter leur capacité de destruction. Les Allemands font de même.

M. Jacques LARCHÉ, président

Si je comprends bien, les obus étaient de meilleure qualité durant la première guerre mondiale !

M. Christophe PEZRON

Le site où sont implantées les deux installations se situe sur un grand terrain d'essais au nord de l'Allemagne. Il s'agissait de leur site de production et d'essai. Ils ont connu des accidents majeurs sur ce site. En 1919, un train a explosé et a répandu près d'un million d'obus sur le site. Par ailleurs, lorsque les Américains et les Anglais sont arrivés, ils ont détruit à la va-vite les stocks et les installations. C'est alors que l'ensemble du site a été pollué.

C'est ensuite que les Allemands ont construit ces installations afin d'essayer d'une part de dépolluer au maximum les obus et d'autre part de traiter la terre polluée.

M. Jacques LARCHÉ, président

Les Allemands sont donc confrontés à un problème différent du nôtre. Nous ne rencontrons pas ces difficultés.

M. Christophe PEZRON

Notre pollution des terres n'est en tout cas pas aussi localisée et importante qu'en Allemagne.

M. Robert BRET

S'est-on posé la question en haut lieu d'une réponse au niveau de l'Europe ? Il me semble que ce dossier n'engage pas uniquement la responsabilité de la France. Au regard des coûts de réalisation et de fonctionnement des installations belges et allemandes, est-il encore possible d'envisager une coopération, un partenariat, voire même un projet piloté et pris en charge dans le cadre d'une mutualisation entre les Etats européens ? Ne convient-il pas de se poser ces questions ?

M. Christophe PEZRON

Nous y avons pensé. Les Belges, qui détruisaient leurs munitions par immersion jusque dans les années 1980, ont été les premiers à poser cette question. A cette époque, la France ne rencontrait pas ce type de problème, puisqu'elle effectuait les destructions de ses munitions chimiques en baie de Somme. Les résidus étaient emportés par la marée.

Sous l'impulsion du ministre Belge de la Défense, le principe de la création d'une agence européenne de destruction des munitions chimiques et conventionnelles a été décidé. La première réunion préparatoire s'est tenue à Bruxelles le 4 mai 2001.

Cependant, la construction d'une usine européenne de destruction des munitions poserait le problème du transport de ces objets. Le transport de ces munitions est excessivement dangereux.

En Allemagne, certains Lands s'opposent au transport de ces munitions sur leur territoire. La question du transport de ces objets est complexe et constitue un problème important.

En outre, il faudrait déterminer la localisation de cette installation européenne, qui drainerait l'ensemble des munitions chimiques sur ce lieu. Nous avions envisagé cette possibilité afin de rentabiliser l'installation SECOIA. Nous pensions en effet offrir les capacités de cette installation aux autres pays européens. Quelle aurait été la réaction des populations habitant aux alentours ? Celles-ci risquaient très certainement de rejeter une telle solution.

Aujourd'hui, ces questions sont traitées dans le cadre du projet d'agence européenne. Il convient de préciser que les services belges, allemands et français en charge de ces opérations entretiennent des échanges très étroits en vue de mutualiser l'expérience.

M. Patrice GELARD

Je souhaite formuler quelques remarques. Je constate tout d'abord que nous abordons ce problème bien plus tard que les Allemands et les Belges. Je considère que cette situation est gênante pour la France. Quel budget va assumer les dépenses d'investissement et de fonctionnement de ces usines ? S'agit-il du budget du ministère de la Défense ?

M. Christophe PEZRON

Tout à fait.

M. Patrice GELARD

Cette réalisation se fera donc au détriment de l'équipement des armées.

M. Christophe PEZRON

C'est l'un des soucis du Ministère de la Défense.

M. Patrice GELARD

Imputer ce coût au ministère de la Défense ne me paraît pas raisonnable. Ce coût devrait être assumé par la défense civile, et ne devrait plus être supporté par le ministère de la Défense. Il s'agit des séquelles des guerres précédentes. Je trouve qu'il est regrettable d'assurer cet investissement au détriment de l'équipement des armées.

Je souhaite vous poser une autre question. Avez-vous signé des conventions avec différents laboratoires de recherche afin de tester les différentes phases ou options que vous avez formulées ? Associez-vous les laboratoires du CNRS ou les universités sur les différents processus ou réalisez-vous ces études uniquement dans le cadre de la mission de l'armement ?

M. Christophe PEZRON

Ces questions sont directement traitées par les industriels, qui ont une obligation de résultat. Il leur appartient de s'appuyer sur les entités qu'ils estiment être compétentes afin de répondre à ce problème.

J'ajoute que cette installation est relativement complexe. Dans la mesure du possible, nous chercherons à utiliser des procédés industriels matures. Nous souhaitons nous contenter de financer les adaptations de ces procédés à la spécificité de cette installation. Aujourd'hui, nous recherchons des solutions « sur étagères ».

M. Christophe PEZRON

Lorsque j'ai fait référence à des « solutions sur étagères », je souhaitais dire que dans un souci de limitation des risques et afin d'éviter d'essuyer trop d'échecs quant à la mise au point de nouveaux procédés, nous essayons d'utiliser des procédés qui fonctionnent déjà.

Les problèmes ayant trait au blindage sont assez maîtrisés. Nous nous appuyons par exemple sur des industriels suédois et français pour ce qui est de la conception de nos moyens de transport.

M. Jacques LARCHÉ, président

Le niveau de ces techniques permet-il de considérer qu'elles resteront viables pendant 30 ans ?

M. Christophe PEZRON

Une solution sur 30 ans me paraît difficilement imaginable, d'autant plus que les normes environnementales vont devenir de plus en plus drastiques. Par conséquent, les systèmes d'incinération et les chambres de post combustion seront peut-être obsolètes dans quelques années. Nous essayons de mettre en place un système central stable, mais il connaîtra certainement des évolutions. Des refontes de l'installation seront inévitables. Elles permettront d'avoir une installation plus performante et plus économique. Je rappelle qu'un des enjeux de ce programme est la réduction des coûts d'exploitation, au-delà de la sécurité qui constitue notre souci principal.

M. Jean-Paul AMOUDRY

Sait-on si des expériences analogues sont réalisées sur d'autres continents ? Je pense notamment au Vietnam.

M. Christophe PEZRON

Je n'ai pas d'information sur le Vietnam ou sur le Cambodge. En revanche, j'ai des éléments sur la Chine. Les Japonais ont laissé de très importants stocks de munitions chimiques en Chine. Des discussions entre la Chine et le Japon ont été menées afin de savoir qui devait financer l'élimination de ces stocks. Il semblerait aujourd'hui que cette question soit tranchée : en effet, le Japon devrait financer ces installations. Le Japon recherche actuellement des solutions techniques. Nous pensons que la solution technique qui sera retenue pour la France sera examinée de très près par les Japonais lorsqu'ils devront faire leur choix.

Si l'industriel retenu par la France revendait tout ou partie du process à un autre pays et si ce process avait été développé sur des fonds du Ministère de la Défense, des systèmes de redevance seraient alors mis en place.

M. Jacques LARCHÉ, président

Avez-vous des données chiffrées concernant le nombre d'obus présents en Chine ?

M. Christophe PEZRON

Un débat existait entre les Chinois qui affirmaient qu'il y a avait encore environ 2.000.000 obus et les Japonais qui évoquaient le chiffre de 700.000.

En France, la sécurité constitue l'enjeu fondamental de l'exploitation, et les délais représentent le deuxième enjeu majeur. Nous ferons tout notre possible pour réduire les délais de cette installation, mais aujourd'hui, nous n'envisageons pas de réduire ces délais de mise en service au détriment de la phase de mise au point. Nous figerons le calendrier à l'issue de la nouvelle consultation.

M. Jacques LARCHÉ, président

Qu'en est-il des autorisations de programme ?

M. Christophe PEZRON

Les premières autorisations de programmes seront nécessaires au moment de la notification du contrat, en 2002. 300 millions de francs avaient été budgétés en 1997 afin de concevoir cette installation. Aujourd'hui, 280 millions de francs sont encore disponibles. Le reliquat devra être prévu dans la prochaine loi de programmation.

M. Jacques LARCHÉ, président

Je vous remercie.

 

UNE QUESTION VITALE EN INSTANCE DEPUIS 80 ANS :
LE DÉMINAGE

_____

Un quart du milliard d'obus tiré pendant la Première guerre mondiale et un dixième des obus tirés durant la Seconde guerre mondiale n'ont pas explosé pendant ces conflits.

Depuis 1945, date à laquelle le déminage a été organisé, plus de 660.000 bombes ont été dégagées, de même que 13,5 millions de mines et 24 millions d'obus ou autres explosifs.

En 56 ans, 617 démineurs ont trouvé la mort en service. Chaque année, l'unité de déminage, constituée de 150 spécialistes, qui participe aussi à la sécurité des voyages officiels, intervient sur plus de 2.000 objets suspects, dont 80, en moyenne, contiennent réellement un explosif.

Plus de 80 ans après la fin du conflit de 1914-1918, l'activité du service de déminage reste intensive, comme l'a illustré récemment le transfert urgent des stocks d'obus chimiques de Vimy vers Suippes.

Sur l'initiative du sénateur Jacques Machet, la commission des Lois a procédé, le 27 juin 2001, à l'audition de responsables civils et militaires sur la question du déminage, poursuivant ainsi une réflexion engagée dans ses précédents rapports budgétaires sur la sécurité civile.

Pour alimenter cette réflexion qu'elle entend approfondir ensuite, la commission des Lois a décidé, sur la proposition de M. Jacques Larché, président, de publier le compte-rendu intégral de ces auditions.

Voir le lien ci-dessous :

https://www.senat.fr/rap/r00-429/r00-4294.html

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Projet « Sécoia »..

Prévu pour environ 30 ans, le projet est confié à la DGA1 en 19973. Les munitions seront collectées et rassemblées au camp de Suippes, dans la Marne2, puis conduites à l’usine en camions blindés étanches de 32 tonnes par le ministère de l’intérieur, par les démineurs de la Direction de la défense et de la sécurité civile (DDSCGC). Le ministère de la défense est responsable du stockage, du démantèlement et de l’élimination des déchets toxiques résiduels. A l’horizon 2007, il était estimé que le stock de munitions chimiques terrestre (compte non tenus des stocks sous-marins) serait de l’ordre de 250 tonnes.

En Allemagne et en Belgique, des installations similaires fonctionnent depuis plusieurs années, mais avec des limites en matière de capacité et nécessitant des interventions humaines à proximité des munitions, voire à leur contact. En France, une quinzaine de personnes devraient suffire à faire fonctionner le site en pilotant à distance (100 m environ) les opérations, avec une petite base vie et un secrétariat.

Le site choisi est le camp militaire de Mailly, dans l'Aube, à 70 km au sud de Reims et à 4 km du plus proche village, idem pour le CSIMA (centre de stockage intermédiaire pour munitions anciennes) qui recevra les munitions chimiques (200 tonnes pour fin 2006) dans l’attente de leur destruction. L'usine, classée Seveso bas4, sera construite par Astrium, filiale du groupe EADS5. L'entreprise étant devenu depuis 2014 Airbus Defence and Space et depuis 2016 ArianeGroup (ex Airbus Safran Launchers). La société s’est adjoint les compétences de la société japonaise Kobe Steel, Ltd., spécialiste de la destruction de munitions chimiques par détonation dans une enceinte blindée. Le second partenaire industriel majeur d’Airbus Safran Launchers est la société Trédi, filiale du groupe français groupe Séché Environnement, spécialiste du traitement des déchets chimiques industriels6.

Les installations sont blindées (plafond et murs du bâtiment Process, où aura lieu la destruction, de 60 cm de béton armé ainsi que de portes blindées), traitées à la résine. Toutes les munitions sont manipulées à distance par télé-opération, du débarquement des camions blindés jusqu'à l'évacuation des déchets issus de la destruction des munitions.

Le suivi de l'état des munitions sur le site SECOIA est géré par le logiciel GesMu (Gestion des Munitions), logiciel Web créé par Airbus Safran Launchers.

Voir le lien ci-dessous :

(il s’agit d’un fichier pdf)

https://www.aube.gouv.fr/content/download/5939/38417/file/R%C3%A9sum%C3%A9%20non%20technique%20ASTRIUM.pdf

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La France met en chantier son usine de destruction des armes chimiques

23 novembre 2013 à 10h50

Alors que la Syrie livre son arsenal, le projet Secoia voit enfin le jour en Champagne. Avec quinze ans de retard

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Pendant que la communauté internationale se préoccupe du sort des armes chimiques syriennes, la France vient d'engager les travaux de construction d'une usine où seront détruites les dernières munitions chimiques de la Première guerre mondiale. Les travaux ont commencé, il y a deux semaines, dans le secteur Zoulou du camp militaire de Mailly (Aube). L'établissement, baptisé Secoia, entrera en service en 2016. Trop tard, donc, pour traiter une partie de l'arsenal syrien, qui doit être neutralisé avant juin 2014. D'autant que Secoia est conçu pour traiter les munitions, en l'occurrence des obus remplis de gaz moutarde (ypérite), et non des agents chimiques en vrac - telles que se présentent les armes d'Assad.

Secoia, qui est l'acronyme de « Site d'élimination des chargements d'objets identifiés anciens » pourra traiter jusqu'à 42 tonnes de munitions par an, indique-t-on au ministère de la Défense, qui pilote ce projet. Il reste aujourd'hui 270 tonnes d'obus chimiques de la Première guerre mondiale à éliminer, mais, comme l'explique l'historien Olivier Lepick (1), « on en trouve encore assez régulièrement sur les chantiers de génie civil des anciens champs de bataille du Nord et de l'Est, car les obus chimiques avaient souvent des défauts de détonation ». Une source proche du dossier parle «10 à 20 tonnes par an ».

Jusqu'aux années 1990, les armes chimiques de la Grande Guerre étaient simplement « pétardées » en baie de Somme, mais la législation l'interdit désormais. D'autres stocks chimiques, dont la France s'était dotée après la Première guerre mondiale et jusqu'aux années 1980, ont été détruits dans des conditions sur lesquelles toute la lumière n'a pas été faite, par exemple en les jetant à la mer ou sur le site la poudrerie de Braqueville, à Toulouse.

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Sécoia, une usine dans l'Aube pour en finir avec 14-18

 > Entreprises

Publié le 13 mai 2014 par Frédéric Marais

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Photo ci-dessus, les premiers villages seront situés à 5km tout autour.

EXPLOSIFS. En cette année de commémoration du centenaire de la première guerre mondiale, le projet déjà ancien de destruction des munitions chimiques à une échelle industrielle refait surface.

La direction générale de l’armement a confié à Airbus Defence and Space le soin d’éliminer plusieurs centaines de tonnes d’obus déjà ramassés ou encore enfouis dans le sol du Nord et de l’Est de la France où se déroulèrent les nombreux combats.

L’enceinte du camp militaire de Mailly (Aube) abritera ce site hautement sécurisé. Début des opérations : mi-2016.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Nom de code : Sécoia. Un acronyme très végétal pour une appellation plutôt mystérieuse : Site d’élimination des chargements d’objets identifiés anciens ! Il s’agit en l’espèce de munitions chimiques découvertes ou restant à découvrir sur les champs de bataille de la Grande Guerre, et contenant des agents toxiques tels que l’ypérite, le phosgène ou autres substances irritantes.

Jusqu’en 1994, ces obus et ces grenades à main d’origine française, allemande, anglaise et américaine étaient détruits en baie de Somme, avant que les pouvoirs publics ne renoncent à ce procédé pas très écologique.

Depuis, quelque 250 tonnes de munitions s’entassent au camp militaire de Suippes, dans la Marne, en attendant leur destruction.

L’idée de Sécoia remonte à 1997 et sa localisation est arrêtée depuis 2002, mais un changement de technologie puis de prestataire a retardé le projet.

La DGA (direction générale de l’armement), maître d’ouvrage, a finalement confié à Airbus Defence and Space (ex-Astrium) le soin de débarrasser le pays de cet encombrant héritage.

« Secoia aura une capacité de destruction maximale de 42 tonnes par an, explique le chef de projet Albert Dapra. Cela permettra de résorber le stock existant et les 20 tonnes retrouvées chaque année durant les seize premières années d’exploitation. »

Mais « il y en a pour plusieurs décennies », pronostique un Albert Dapra qui avoue son incapacité à faire une évaluation plus précise tant on ignore le nombre exact d’obus déversés par les belligérants sur le théâtre des opérations.

Selon les estimations, leur nombre se situerait entre 5 et 10 % d'un total de 44 millions de munitions, dont 5 % portant une charge chimique. « Il pourrait y avoir encore 100 000 ou 200 000 munitions enterrées, sachant que le stock de 250 tonnes entreposé à Suippes représente 17 000 munitions. »

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Le blindage intérieur de la chambre de détonation devra être changé tous les dix-huit mois.

Explosion en chambre

Le procédé finalement retenu pour leur destruction consistera à les faire exploser dans une chambre de détonation étanche et blindée à l’aide de charges explosives neuves semblables à celles que l’on utilise dans les mines et les carrières.

« Tout le process sera robotisé et automatisé, depuis le déchargement des camions jusqu’à la destruction finale, souligne le chef de projet. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, les hommes ne seront jamais en contact direct avec les minutions ».

Les différents déchets, solides, liquides et gazeux, seront récupérés à la source et envoyés pour traitement dans des filières spécialisées. L’activité de Sécoia aura un impact négligeable sur l’environnement, affirment ses responsables, et devrait être sans danger pour la population.

Airbus Defence and Space s’est entouré de pointures dans leur domaine pour la partie industrielle du projet, à l’image du Japonais Kobelco pour le procédé de destruction, Français Réel pour la manutention télé-opérée du site et Trédi pour le traitement des déchets.

Une quinzaine d’emplois

Les entreprises régionales du BTP n’ont pas été oubliées. Elles se partagent 25 millions d’€ pour la construction des bâtiments, soit un quart de l’enveloppe globale, qui s’élève à 100 millions.

Les terrassements ont été réalisés fin 2013 et le gros œuvre a commencé. Les infrastructures seront livrées mi-2015 et subiront une année de tests avant d’être opérationnelles.

Le coût de fonctionnement de Sécoia devrait quant à lui approcher 10 millions d’€ par an et l’exploitation du site se soldera par la création d’une quinzaine d’emplois civils, formés de personnels Airbus ou Trédi, non comptés les emplois indirects ou induits.

Outre les entrepreneurs locaux, le territoire dans son entier bénéficiera d’importantes retombées fiscales et a déjà profité des subventions du Fonds pour les restructurations de la défense (Fred) qui ont servi en particulier à aménager une piscine et deux écoles.

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Bien que manipulant des charges pyrotechniques, les installations ne seront pas classées Seveso.

Suffisant peut-être pour amadouer des élus locaux et des riverains quelque peu inquiets à l’idée de voisiner avec une usine de destruction d’obus chimiques.

Le site en lui-même s’étendra sur 6 hectares en zone Zoulou, à la pointe sud du camp de Mailly, sur le finage (*) de la commune de Dampierre.

Sécurité oblige, les bâtiments techniques seront isolés de la zone administrative. L’accès au site sera comme il se doit très réglementé. Et le trafic routier généré par l’exploitation de Sécoia devrait rester limité à « deux ou trois camions par semaine » pour acheminer les munitions jusqu’au centre.

(*) Limites d'un territoire villageois. Images : projet Sécoia.

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Le cas de Verdun..

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Photo ci-dessus, le monsieur qui est en train de soulever un obus au sol est un ami, chasseur, et qui est démineur.

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Partout il existe des munitions de la première guerre mondiale comme de la seconde guerre mondiale..

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Le Musée des munitions de guerre

(je connais bien cet endroit..)

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[ Ce musée est situé du côté de Marly-le-Roi, pour ceux que ça intéresse..]

Lors de défrichage il n’est pas rare de tomber sur des munitions chimiques..

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La récupération de munitions chimiques Syriennes et leur neutralisation..

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La France a produit des armes chimiques à Toulouse !

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Le site, aujourd'hui démantelé, de l'ex centre de production de gaz sarin, doit accueillir une station du futur téléphérique, l'Aérotram reliant l'Oncopole à Rangueil.

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La carte des sites et munitions immergées

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Les « pigeons » de service avec leur rôle ingrat et pas sans risques !..

Ici, c’est en Belgique que cela se passe et se passe..de commentaires aussi..

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Le regroupement dans une carrière isolée avant destruction finale..

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En France, je vous rassure, ce n’est guère mieux..loin de là !..

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Cela va , de puis la frontière Belge, et peu au-dessus de Dunkerque, et ce, jusqu’à la frontière Espagnole !..

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Très peu d’endroits non concerné comme plages aussi !..

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Des équipes de plongeurs démineurs de la Marine Nationale sont également à la manœuvre et réquisitionnés dans ce sens..

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Il y a, bien-sûr aussi, des plongeurs civils..

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On est bien loin de la carte postale et du côté idyllique  en vacances ou encore en plongée de découverte comme d’observation..

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Il existe des plages interdites, mais en fait, peu le sont, réellement, du fait du tourisme et de l’argent que cela génère et surtout..rapporte pour les différentes stations balnéaires, comme ports et complexes touristiques, campings et autres..

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Les écoles de plongée ont encore de beaux jours devant elles, comme en Egypte et dans la Mer Rouge, et dans d’autres endroits, mais pas partout !..

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Au Brésil, c’est le pétrole qui menace certaines espèces..

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L’initiation à la plongée comme découverte depuis la surface est déjà un bon début comme régal..

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Les travaux de relevés en plongée..

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Photo ci-dessus d’une tortue « Punk » qui existe bel et bien et qui a fait le bonheur de « selfies » pour un tas de gens, même si elle va mourir.

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Photo ci-dessus d’une tortue échouée sur la plage et morte.

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En plus de ces pollutions hors norme de munitions tant conventionnelles que nucléaires, il y a également la dégradation du milieu marin comme sous-marin pour toutes les espèces, comme pour certains mammifères terrestres et de surface..

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Tous les mammifères marins sont très sensibles, tant à la pollution de l’eau que des ondes « négatives » très perturbantes..

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Il y a des mammifères marins pour lesquels, le fait de quitter leur élément marin et venir se reposer à terre est un vrai régal aussi ..

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Les Loutres de mer ne sont pas épargnées non plus !..

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Comme les pingouins et manchots et autre..

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La surpêche n’arrange rien non plus !..

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La Loutre terrestre de cours d’eau et rivières a également bien du mal à exister et survivre..

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Sans oublier le cas épineux du..réchauffement climatique, et qui, là-aussi, va créer des catastrophes d’une grande ampleur et aux conséquences non négligeables !..

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Il y a des îles satellites qui vont être peu à peu..submergées..

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Le cas des..Maldives, mais pas que..

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La Baie d’Along est..menacée !..

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Photo ci-dessus de la baie d’Halong.

En Inde comme un peu partout c’est le même constat !..

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Le réchauffement..climatique !..

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Les courants marins et le problème des déchets comme du..plastique !..

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Photo ci-dessus, sur la côte Turque près d’Istanbul.

Il y a également les risques côtiers..

Les risques de submersion existent bel et bien !..

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Tout comme les catastrophes terrestres..

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En France

Le littoral Français..

La pollution de l’eau en mer..

Les routes maritimes..

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Les risques côtiers..

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Sans oublier la pollution liée aux pétroliers géants comme cargos gros porteurs..

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Le cas de Soulac sur mer..

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L’enrochement « artificiel » comme l’apport de sable ne servira à rien !..

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La côte Basque..

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Le Languedoc-Roussillon..

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La propreté des plages comme de l’eau..

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Essayer de sauver les plages et sites remarquables..

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Photo ci-dessus, manifestation en Corse pour la protection du littoral.

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Les zones humides..

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Le réchauffement climatique et les espèces..

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Le réchauffement climatique touche directement les populations d’ours polaires !..

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Il y a même des cas de..cannibalisme entre les animaux !..

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Les ours polaires sont privés de leur source de nourriture et vont jusque dans les poubelles !

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Photo ci-dessus renard polaire.

Les Narvals ou licornes de mer sont également concerné et touché !..

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Photo ci-dessus de narval ou licorne de mer.

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Les rennes sont également menacés..

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Il restera aussi et surtout ce grand problème de nos déchets humains visibles partout à travers le Monde et à la surface des océans !..

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Bref, il ne nous restera plus que..

La nature..pour les rares endroits..encore..préservés !

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La chasse

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La chasse dans une moindre mesure et avec des prélèvements raisonnés..

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A l’approche, à l’affût, comme en battue..

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La pêche

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Tout comme la pêche en rivière..

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Pour les rares rivières encore..préservées !

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Là-aussi, avec une pêche raisonnée et avec des prélèvements modérés.

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La cueillette sauvage

Et sinon, les fruits et baies sauvages..

En forêt comme dans la nature, en général !

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Et pour toutes celles et ceux qui le peuvent encore..

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Un jardin

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Avoir un jardin potager digne de ce nom..

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Des poules aussi !

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Et donc..un poulailler

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Un clapier et des lapins

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Un verger ou quelques arbres fruitiers..

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Pour conclure

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L’homme moderne, issue de l’homo sapiens et homo erectus,  a tellement gaspillé et tout détruit (presque..) sur Terre, que l’on se pose la question légitime du devenir de notre planète tout comme de l’humanité…

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Posté par Janus157 à 04:34 - Commentaires [5] - Permalien [#]


31 décembre 2019

Bonne et Heureuse Nouvelle année 2020 !

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Bonne et Heureuse Nouvelle année 2020 !

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Je vous souhaite, à toutes et à tous, une bonne et heureuse nouvelle année 2020.

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Que cette nouvelle année vous apporte, à chacun, toutes les espérances d’une année meilleure, en tout point.

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Que cette nouvelle année vous apporte à tous, tout d’abord, la santé, le plus important à mes yeux.

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Photo ci-dessus, la joie et le bonheur au travers de la pratique du sport, et réel équilibre mental de l'esprit et du corps.

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Le renforçage du gainage pour la course..

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La course à pied, ou même, seulement, pratique du « Jogging » et/ou « footing suffit..

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Well ! Enjoy with us !..

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La marche à pied, que ce soit en mode « Nordic walking » ou ..Marche Nordique, une très bonne alternative, par rapport à la course à pied..

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La marche nordique ou « Nordic walking » comme en mode « Fast Hiking » ou encore « Speed Hiking », la détente et le côté agréable..

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Que celle-ci permette à tout un chacun de s’y retrouver.

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Que cette nouvelle année apporte du travail pour tout le monde, et surtout pour toutes celles et ceux qui sont en recherche d’emploi.

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Photo ci-dessus, carte de France, avec le temps de trajet domicile – travail.

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Photo ci-dessus, médailles d'honneur du travail.

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Photo ci-dessus, médaille du travail avec diplôme et certificat.

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N’allez tout de même pas jusqu’au point de..rêver de..travail !..

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Que cette année vous apporte également la quiétude et la plénitude dans votre travail comme lieu de travail.

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Photo ci-dessus, le harcèlement verbal, comme sexisme et harcèlement physique exite toujours bel et bien.

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I Love my job !..vous en doutiez ?..

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Comme pour la photo ci-dessus, les clés du bonheur au travail sont parfois de petites choses, mais tellement exhaltantes et rassurantes.

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Que cette année soit une année riche en lecture, en tout genre..

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Que cette année soit une année riche en amour aussi !

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Voilà ! Bonne et Heureuse Nouvelle Année 2020 à toutes et à tous encore…

 

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23 décembre 2019

Un joyeux Noël à toutes et à tous !

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Un joyeux Noël à toutes et à tous !

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Photo ci-dessus – que serait un sapin de Noël sans boules ni guirlandes ?

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Photo ci-dessus d’une boule suspendue à un sapin dehors.

Dans la nuit, une étoile nous guide, comme les bergers, vers la grotte de Bethlehem.

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La grotte de Bethlehem..

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Photo ci-dessus d’une icône représentant la grotte de Bethlehem et La Nativité.

La grotte de Bethlehem et..La Nativité..

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Photo ci-dessus d’un tableau représentant la nativité, avec Marie et Joseph, l’enfant Jésus, l’âne et le bœuf.

La représentativité de la nativité, au travers des âges..

La crèche de Noël

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Photo ci-dessus d’un tableau de Boticelli représentant la nativité, avec Joseph, la Sainte Vierge et l’enfant Jésus, l’âne et le boeuf.

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Photo ci-dessus du tableau de Boticelli représentant la nativité, détail en gros plan de la Vierge Marie et de l’enfant Jésus.

La crèche , une expression et symbolique..

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Photo ci-dessus d’une crèche, composition parfois simple, mais ô combien importante et significative.

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Noël, le sapin et les décorations..

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La féérie du sapin de Noël

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Photo ci-dessus d’un sapin en carton recouvert de paillettes en argent, comme on pouvait en voir sur la plupart des sapins de Noël lorsque j’étais encore un tout petit enfant, en bas-âge.

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Photo ci-dessus d’une étoile en carton recouvert de paillettes en argent, comme on pouvait, également, en voir sur la plupart des sapins de Noël lorsque j’étais encore un tout petit enfant, en bas-âge.

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Sans oublier l’éternel et immuable problème des cadeaux de Noël..

Le plus important reste bien la féérie devant le sapin de Noël recouvert de ses plus beaux atours pour la circonstance, moment de simple émerveillement et de joie..

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Photo ci-dessus, la féérie devant le sapin de Noël.

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Noël, le sapin de Noël, et..les cadeaux..

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Pour les cadeaux, il faut rester simple, et ludique à la fois pour les enfants.

Comme pour mon ami au Japon..

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L’un de mes tous premiers cadeaux de Noël reçu, grâce à mon père et avec son travail à la mine de charbon, a été une boîte avec un petit chalet en bois à monter soi-même.

( je l’ai toujours et bien conservé et j’en garde un souvenir immuable..)

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Photo ci-dessus de cette boîte contenant des pièces en assemblage pour faire et monter soi-même un petit chalet.

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Photo ci-dessus du PC Macintosh 128 k, tout premier PC de la marque.

( Le Macintosh 128K qui constitue le premier succès commercial pour un ordinateur personnel utilisant une souris et une interface graphique. )

L’hiver venu, lorsque la neige est au rendez-vous, tout devient..féérique !

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La neige recouvre les paysages de son long manteau blanc soyeux.

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Les lacs et les étangs, tout comme petits plans d’eau sont recouvert de glace..

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La petite contribution et entraide pour les animaux dehors existe bel et bien..sous toutes ces formes..

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Point est besoin d’aller jusqu’au Canada pour pouvoir trouver et retrouver des paysage enchanteurs !

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Photo ci-dessus d’un exemple de sentier en forêt, comme par chez moi, non loin de la maison, presque à..deux pas.

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Photo ci-dessus, dans des cas extrêmes de neige et de glace, on peut même voir des affûts de chasse, chaise haute ou autre, dans ce décor.

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Photo ci-dessus, d’un petit lac ou grand étang recouvert de glace et de neige, que l’on peut voir dans un rayon de 2 à 15 km autour de chez moi.

Lorsque la neige est au rendez-vous et bien là, les joies de la glisse, en ski de fond sont permis..

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La représentativité de l’hiver et des paysages sous la neige, par les tableaux..

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Photo ci-dessus d’un tableau de Maurice de Vlaminck, paysage sous la neige.

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Photo ci-dessus d’une aquarelle de Louis-Adolphe Riou, paysage de montagne sous la neige.

Noël, la fête de Noël, les cadeaux..réflexions..

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Petit retour en arrière aux origines..

Noël est une fête d'origine romaine célébrée chaque année, majoritairement la nuit du 24 décembre et la journée du 25 décembre, et pouvant avoir une signification culturelle et/ou religieuse. En tant que fête chrétienne, elle commémore la naissance de Jésus de Nazareth.

Avant la christianisation de l'Occident, une fête appelée Dies Natalis Solis Invicti, « jour de la naissance du soleil invaincu » avait été fixée au 25 décembre par l'empereur romain Aurélien en 2741, comme grande fête du culte de Sol Invictus (le soleil invaincu). Aurélien choisit ainsi une date proche du solstice d'hiver, correspondant au lendemain de la fin des traditionnelles Saturnales romaines [réf. nécessaire]mais aussi au jour où la naissance de la divinité solaire Mithra2 est fêtée. Aurélien souhaite en effet unifier religieusement l'empire3,4,5, en choisissant cette date il contente les adeptes de Sol Invictus et du culte de Mithra tout en plaçant la fête dans la continuité des festivités traditionnelles romaines.

La première mention d'une célébration chrétienne à la date du 25 décembre a lieu à Rome en 3366. Le christianisme devient ainsi à son tour un des cultes et religions de l'Empire romain célébrant une festivité pendant cette période de l'année. L'anniversaire de la naissance de Jésus étant inconnu, il est très probable que le 25 décembre ait été choisi afin d'adopter les coutumes liées à cette date « en leur donnant un sens nouveau »7. D'autre part, selon certains8, il est possible qu'un texte attribué à Hippolyte de Rome en 2049,10 ait inspiré le choix de la date.

La célébration de Noël en tant que jour de naissance de Jésus de Nazareth a conduit à la christianisation progressive de certaines traditions liées à la fête de Sol Invictus11,6,12. À la suite de l'édit de Thessalonique interdisant les cultes païens, la fête de Noël chrétienne (du latin Natalis) devient l'unique festivité romaine a pouvoir être célébrée le 25 décembre13 et se diffuse dans l'empire dont le christianisme est devenu l'unique religion officielle. Après la chute de l'Empire romain d'Occident, la fête de Yule est remplacée de la même manière lors de la christianisation des peuples germains et scandinaves. Noël devient une des fêtes chrétiennes les plus importantes durant la période médiévale et est diffusée dans le reste du monde lors de la colonisation et de l'occidentalisation contemporaine. Néanmoins, sa célébration n'étant pas exigée par des sources bibliques et conservant toujours de nombreux éléments païens, elle est rejetée par certains groupes chrétiens comme les Témoins de Jéhovah14, l'Église de Dieu restaurée15, ou les Églises chrétiennes de Dieu (Christian Churches of God)16.

Aujourd'hui, la fête de Noël s'est fortement sécularisée et n'est plus nécessairement célébrée comme une fête religieuse. Le jour de Noël est férié dans de nombreux pays ce qui permet le regroupement familial autour d'un repas festif et l'échange de cadeaux. Le second jour de Noël (26 décembre) est également un jour férié dans plusieurs pays du nord de l'Europe (Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas, pays scandinaves) ainsi qu'en France, dans les trois départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle17. Cela permet également la participation aux messes de Noël pour ceux qui célèbrent la fête sous sa forme religieuse. Après Pâques, Noël est en effet la deuxième fête la plus importante du calendrier liturgique chrétien (la Nativité du Seigneur est une des Douze Grandes Fêtes). Noël est une des trois Nativités célébrées par l'Église catholique, les deux autres étant celle de Jean le Baptiste, le 24 juin, et celle de Marie, le 8 septembre18.

La période entourant Noël est appelée « temps des fêtes » au Canada francophone et « fêtes de fin d'année » (ou plus simplement « les fêtes ») en Europe quand on y inclut les célébrations du Nouvel An19[source insuffisante]. Depuis le milieu du xxe siècle, cette période perd son aspect chrétien tout en maintenant vivante la tradition de la fête. Dans cet esprit, Noël prend une connotation folklorique, conservant le regroupement des cellules familiales autour d'un repas et l'échange de cadeaux autour du sapin traditionnel. Hors des foyers elle donne lieu à l'illumination des rues, maisons et magasins et à l'organisation de marchés de Noël. C'est également une période importante sur le plan commercial.

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Pourquoi fête-t-on Noël, la Saint-Sylvestre et le Nouvel An ?

D’où viennent les célébrations de Noël, de la Saint-Sylvestre, et le Nouvel An ? A-t-on toujours fait la fête, et pourquoi ? Voici quelques éléments de réponses.

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Si les fêtes de Noël, de la Saint Sylvestre et du Nouvel an remontent aux célébrations païennes du solstice d’hiver, l’origine du Bonhomme Noël reste plus flou.

Alors que Noël, la Saint-Sylvestre, et le Nouvel An approchent, nombre d’Aubois s’apprêtent à fêter ces événements calendaires. Mais d’où viennent ces traditions de réveillons, de cadeaux et de banquets gargantuesques ?...

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Origine de Noël : des Saturnales à la fête chrétienne..

On associe généralement Noël à une fête familiale, les cadeaux sous le sapin, la bûche glacée du repas de Noël ou les rues illuminées... ainsi qu'à un jour férié lié à la religion, au même titre que la Toussaint. Mais pourquoi donc Noël a-t-il lieu le 25 décembre ? Qu'est-ce que l'Avent ? D'où vient le Père Noël ? Quelles sont les origines de la crèche, de l'arbre de Noël ou encore de la couronne de l'Avent ? Retour sur l'origine de Noël et de toutes ses festivités.

L'origine de Noël n'est pas clairement établie. Mais on sait que Noël est né dans des temps très anciens, en marge du solstice d'hiver. Une période charnière, pendant laquelle avaient lieu, dès l'antiquité, de nombreuses célébrations vouées au culte du dieu des semailles et de la fertilité, Saturne. Les "Saturnales", qui se déroulaient du 17 au 24 décembre, semblent avoir un lien incontestable avec la "Nativité", née quant à elle avec la chrétienté. Il n'y a en effet aucune certitude quant au jour exact de la naissance de Jésus. La date du 25 décembre n'a été arrêtée qu'en 354, par le Pape Libère...

De Jésus au Père Noël

Chez les Chrétiens, la fête de Noël s'est cristallisée ensuite autour des écrits des apôtres, ainsi que sur d'autres personnages et rites. Nicolas de Myre, alias Saint Nicolas, évêque d'Asie mineure du IVe siècle, va ainsi apporter une pierre importante à l'édifice de Noël. Il va aussi contribuer à la déconnexion de la fête chrétienne et de la fête païenne, en inspirant plus ou moins directement le Père Noëlmoderne. Ce protecteur des enfants va faire l'objet d'un culte et de traditions importantes dans les pays de tradition germanique. Il se dédoublera progressivement en sympathique homme barbu au XXe siècle, notamment sous l'effet de la publicité.

Et le sapin de Noël ?

Quant au sapin de Noël, il faut remonter là encore très loin pour en trouver l'origine. Considéré par les Celtes comme le jour de la renaissance du Soleil, le 24 décembre était en effet associé à l'épicéa, symbole de l'enfantement. C'est en 1521 que l'arbre de Noël, proche de celui qu'on connait aujourd'hui, aurait fait sa première apparition, en Alsace. Dans cette région, les habitants ont commencé à couper les arbres encore verts lors de la Saint Thomas (21 décembre) et à les décorer de roses, de pommes (faisant référence à Adam et Eve), de confiseries et de petits gâteaux dès le XVIe siècle afin de passer de joyeuses fêtes...

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Noël, le Père Noël, et..les cadeaux..

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Le Père Noël a commencé sa tournée..

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Photo ci-dessus du père Noël en traîneau et avec son renne.

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Les rennes du Père Noël..

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Photo ci-dessus de l’un des rennes du Père Noël.

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Pour conclure

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Comme pour Noël et pour la « magie » des cadeaux, il faut toujours avoir un« cœur d’enfant »et garder « un cœur d’enfant », sans cesse« émerveillé », comme dans la vie de tous les jours, et pour pouvoir avancer, sans être encombré par les différents tourments de la vie…

 

 

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16 décembre 2019

ITER..est-on vraiment raisonnable ?..

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ITER..est-on vraiment raisonnable?..

ITER est un gaspillage d’argent public inacceptable.

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La France a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?..

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Stéphane Lhomme: "il faut arrêter de croire que le nucléaire va nous sauver"

L'intégralité du débat avec Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire, qui revient sur un sujet qui divise Français et candidats : l'énergie nucléaire.

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Des..Gouffres financiers !!!

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Il y a déjà eu des cas, et pas..d’école !

Rappelez-vous !

Le tunnel sous la manche et l’EPR de Flamanville, deux cas bien distincts..

 

Le cas du tunnel sous la Manche

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Un gouffre financier..

Le financement du tunnel sous la Manche

Le plan de financement initial du tunnel sous la Manche est bouclé en 1987 pour quelque 60 milliards de francs (9,1 milliards d’euros), dont une réserve de 10 milliards de francs (1,5 milliard d’euros) pour pallier les aléas du chantier. C’est alors le plus important financement d’infrastructure de transport exclusivement privé.

Ce plan de financement est composé d’un capital de 10 milliards de francs (1,5 milliard d’euros) et d’emprunts à hauteur de 50 milliards de francs (7,6 milliards d’euros). Le coût de la construction, évalué à 28 milliards de francs (4,3 milliards d’euros), représente alors moins des deux tiers du total (hors réserve). Le solde comprend les frais financiers et généraux et une provision pour inflation.

Ce plan de financement se révèle très insuffisant pour faire face aux dépassements de coûts et de délais du programme, qui apparaissent dès 1988. Actionnaires et prêteurs doivent augmenter leurs engagements. En 1994le coût total du tunnel sous la Manche s’élèvera en fait à près de 100 milliards de francs (15 milliards d’euros).

Les actionnaires

Les fonds propres sont constitués en mai 1986 (capital 1) par une avance des quinze entreprises de construction et banques fondatrices, puis par des augmentations du capital. Les fondateurs deviennent minoritaires à la suite d’un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels, en octobre 1986 (capital 2). L’introduction en Bourse de 1987 (capital 3), juste après le krach du 19 octobre, lève de justesse les fonds prévus. Enfin, les augmentations de capital de 1990 et 1994 portent les fonds propres d’Eurotunnel à 23 milliards de francs (3,5 milliards d’euros), plus du double du montant de 10 milliards de francs prévu à l’origine.

Dès son introduction en Bourse, Eurotunnel séduit davantage d’actionnaires individuels français que britanniques. Au 1er juin 1994, 430 000 actionnaires étaient français et 200 000 britanniques. Ce déséquilibre va s’accentuer avec les difficultés financières d’Eurotunnel.

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Le lancement du chantier, les débuts comme  financement

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Le tunnel sous la Manche, un vieux rêve. C’est en 1801 que le premier grand projet voit le jour. Mais il faudra attendre près de deux siècles pour que le tunnel devienne une réalité.

C’est Pierre Mauroy, alors Premier ministre de François Mitterrand, qui relance le projet. La construction du tunnel sous la Manche est décidée en 1984 par la France et la Grande-Bretagne.

Quatre candidats présentent un dossier. C’est celui d’Eurotunnel qui est retenu. Cette société franco-britannique prévoit un double tunnel ferroviaire ainsi qu’un tunnel de service. Le projet est estimé à 30 milliards de francs (4,3 milliards d’euros).

Le choix est entériné le 20 janvier 1986 par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher et le Président français François Mitterrand.

Un chantier pharaonique

La construction du tunnel sous la Manche débute en décembre 1987. Il y a 148 km de tunnel à creuser sous la mer à l’aide de tunneliers. La première jonction a lieu le 1er décembre 1990 à 12h12. Elle est réalisée par un ouvrier français, Philippe Cozette , et un anglais, Graham Fagg . Les deux hommes échangent une poignée de main pour symboliser le lien qui unit désormais la France et la Grande-Bretagne.

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Philippe Cozette et Graham Fagg ont relié l'Angleterre et la France

30 000 hommes et femmes travaillent sur ce gigantesque chantier qui va durer six ans. Le 6 mai 1994, le tunnel sous la Manche est inauguré par le Président français François Mitterrand, et la reine d'Angleterre Elisabeth II. Il est mis en service progressivement à partir de juin.

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La Grande-Bretagne n’est plus une île. Elle est désormais reliée au continent grâce à un lien fixe. Le tunnel sous la Manche mesure 50 km et descend jusqu’à 80 mètres de profondeur sous la mer.

Le gain de temps est considérable. Le tunnel permet de traverser la Manche en 35 minutes seulement. Le trajet entre Paris et Londres dure aujourd’hui 2h15. Mais le coût du chantier est pharaonique : 12,5 milliards d’euros.

Les finances déraillent

Eurotunnel est rapidement dans le rouge. Le tunnel sous la Manche a coûté trois fois plus cher que prévu. Et le trafic n’est pas au rendez vous. 7 millions de passagers en 1995 contre les 30 millions prévus.

L’action qui valait 35 francs (5,3 euros) à son lancement en 1987 ne vaut pratiquement plus rien. Un coup dur pour les petits actionnaires qui, pour certains, ont investi les économies de toute une vie.

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Manifestation des petits actionnaires d'Eurotunnel devant la Bourse de Paris en novembre 2003 © Maxppp

La dette de l’entreprise dépasse 9 milliards d’euros. Eurotunnel échappe à la faillite en 2006 et parvient à diviser sa dette par deux. Les banques ont accepté un allongement du remboursement des prêts. En échange, elles prennent plus de parts dans le capital au détriment des petits actionnaires.

Eurotunnel voit le bout du tunnel

En 2008, Eurotunnel réalise son premier bénéfice. L’entreprise dégage 40 millions d’euros, malgré l’incendie du 11 septembre qui rend le tunnel sous la Manche indisponible pendant six mois.

Le gestionnaire du tunnel verse pour la première fois de son histoire des dividendes à ses actionnaires, soit 0,40 euros par action. Il semble avoir sorti la tête de l’eau. En 2013, Groupe Eurotunnel réalise un bénéfice net de 101 millions d’euros.

Le trafic en constante progression

Malgré les déboires financiers, le trafic n’a jamais cessé de progresser. Le tunnel sous la Manche accueillait 7 millions de passagers en 1995. L’an dernier, plus de 20 millions de personnes l’ont emprunté. 80% sont des Anglais. Les navettes ont transporté 2,5 millions de voitures, 65 000 autocars et 1,3 millions de camions.

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Tunnel sous la Manche : l'embarquement des voitures de tourisme à Coquelles dans le Pas-de-Calais © Maxppp

Depuis sa mise en service progressive, à partir du mois de mai 1994, le tunnel sous la Manche a été emprunté par plus de 325 millions de voyageurs. C’est cinq fois la population française.

Les retombées économiques sur la Côte d’Opale

Le tunnel sous la Manche facilite l'installation des Anglais sur la Côte d'Opale. Ils ne sont pas aussi nombreux que les belges, mais 2.500 anglais vivent aujourd'hui dans la région à l'image de Kate Hackett et Donna Spinks.

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Grâce aux terrains dont il dispose autour de Calais, Eurotunnel investit et participe notamment à la création de Cité Europe , un centre commercial qui attire 6 millions de visiteurs par an, notamment des anglais qui viennent pour les parfums et les alcools. Même si ce n'est plus la cohue du début des années 2000, les clients britanniques sont toujours là.

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Cité Europe, un centre commercial inauguré en 1995 à la suite de l'ouverture du tunnel sous la Manche © Radio France

La commune de Coquelles, où se situe le terminal français, a largement profité aussi du tunnel sous la Manche. En 20 ans, elle est passée de 1.000 à 2.500 habitants. Ce n'est pas tout. 6.500 emplois ont été créés sur la commune, notamment grâce à l'ouverture du centre commercial Cité Europe. /node/b345a1ca-d296-11e3-8e9c-005056a87fa3

Après le fameux tunnel sous la Manche, mais également aussi et surtout l’ E.P.R. de Flamanville, en Normandie, vers quelle course à l’énergie nous tournons nous ?..

Le cas de l’ E.P.R. de Flamanville..

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Nucléaire : comment le coût de l'EPR de Flamanville a triplé ?

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Nucléaire : comment le coût de l'EPR de Flamanville a triplé ?..

INDUSTRIE - Le fleuron du nucléaire français aurait dû être terminé en 5 ans pour un coût de 3,3 milliards d'euros. Le chantier devrait finalement coûter au moins 12,4 milliards d'euros et durer au moins 16 ans, jusqu'en 2023.

On est déjà au-dessus de..15 Milliards d’Euros ! pas rien !..

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Guère mieux pour le site de Hinkley-point en Grande Bretagne..

Nucléaire : l’EPR britannique d’ Hinkley Point va coûter plus cher que prévu ! 

La mise en service de la centrale nucléaire va être retardée de 15 mois et avec un surcoût de 2,15 milliards d’euros.

Le « Jackpot » !..

EDF reconnaît que le taux de rentabilité attendu du projet baissera de 9,2 % à 8,5 % et même à 8,2 %, ce qui reste très confortable. En revanche, M. de Rivaz affirme que ce dérapage n’aura « aucune conséquence » sur le contrat signé en 2013 entre le gouvernement britannique et la société exploitant la centrale. Il garantit à EDF et à CGN une rémunération de 92,50 livres (105 euros) par mégawattheure (MWh) durant trente-cinq ans. Le dirigeant assure que ces quinze mois sont « très en deçà » du retard au-delà duquel Londres est en droit de réduire ce prix garanti.

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Nucléaire : l’EPR britannique d’Hinkley Point va coûter plus cher que prévu..

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La mise en service de la centrale nucléaire va être retardée de 15 mois et avec un surcoût de 2,15 milliards d’euros.

Quinze mois de retard et un surcoût de 2,15 milliards d'euros : mauvaises nouvelles pour le chantier des deux réacteurs nucléaires EPR d'Hinkley Point, en Angleterre. Selon EDF, les coûts « sont désormais estimés entre 24,3 et 25,4 milliards d'euros ».

EDF avait déjà évoqué en 2017 ce « risque de report de la livraison » de 15 et 9 mois respectivement pour les deux réacteurs. Ce risque « s'est accentué », indique le groupe qui table désormais sur l'objectif de démarrer la production d'électricité sur le réacteur n°1 à fin 2025.

« Les surcoûts résultent essentiellement des conditions de sol difficiles, ayant rendu les travaux de terrassement plus coûteux que prévu, de la révision des objectifs des plans d'actions opérationnels », explique l'entreprise.

Un radeau d'acier et de béton de 7200 m2

Pourtant, au mois de juin, EDF se félicitait d'avoir réalisé avec succès l'achèvement du « radeau en acier » de son premier réacteur, conformément au calendrier annoncé en septembre 2016.

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En tout, quelque 20 000 mètres cubes de béton ont été coulés sur une superficie de 7200 mètres carrés (l'équivalent d'un terrain de football) dans une structure renforcée par 5 000 tonnes d'acier. Par endroits, l'épaisseur du béton dépasse 5 mètres.

Selon EDF, le taux de rentabilité d'Hinkley Point est estimé entre 7,6 % et 7,8 %. A terme, la centrale accueillera deux réacteurs EPR d'une capacité totale de 3,2 gigawatts et fournira près de 7 % de la consommation d'électricité du Royaume-Uni, soit l'équivalent de plus de cinq millions de foyers.

Un EPR en service en Chine

Dans le même temps, en Chine, le réacteur nucléaire EPR de Taishan 2 est entré en exploitation commerciale début septembre. « C'est un moment important pour la filière française puisque, même si elle intervient sur le sol chinois, il s'agit de la mise en service du deuxième EPR dans le monde, une technologie développée par EDF et Framatome », a réagi Xavier Ursat, directeur de l'ingénierie et des nouveaux projets nucléaires chez EDF, interrogé par l'AFPLe réacteur numéro 1 de Taishan est entré en exploitation commerciale en décembre 2018.

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Nothing is easy !..but..expensive !..

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Rien n’est facile, ni simple, mais..très coûteux !!!

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EPR d’Hinkley Point : l’Etat s’inquiète d’une dérive financière

L’électricien, confirmant une information du « Monde », a annoncé que le coût de la future centrale nucléaire britannique s’alourdissait de 1,8 milliard d’euros. La construction risque aussi de prendre plusieurs mois de retard.

Par Jean-Michel Bezat  Publié le 03 juillet 2017 à 15h49 - Mis à jour le 04 juillet 2017 à 09h07

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A l’issue d’une « revue complète » du projet menée pendant plusieurs mois, EDF a annoncé, lundi 3 juillet, une révision à la hausse (+ 1,845 milliard d’euros) du coût des deux réacteurs EPR que le groupe construit à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre, confirmant une information du Monde (daté 25-26 juin). Cela en portera le coût à 22,4 milliards, soit une hausse de 8 % par rapport au devis initial, a indiqué le directeur général d’EDF Energy, filiale britannique du groupe français. Vincent de Rivaz ne l’a pas ­précisé, mais le surcoût de ce premier dérapage sera partagé au prorata entre EDF, qui finance 66,5 % du projet, et son partenaire China General Nuclear Power Corporation (CGN), qui en finance un tiers, indique la direction de l’électricien français.

EDF reconnaît que le taux de rentabilité attendu du projet baissera de 9,2 % à 8,5 % et même à 8,2 %, ce qui reste très confortable. En revanche, M. de Rivaz affirme que ce dérapage n’aura « aucune conséquence » sur le contrat signé en 2013 entre le gouvernement britannique et la société exploitant la centrale. Il garantit à EDF et à CGN une rémunération de 92,50 livres (105 euros) par mégawattheure (MWh) durant trente-cinq ans. Le dirigeant assure que ces quinze mois sont « très en deçà » du retard au-delà duquel Londres est en droit de réduire ce prix garanti.

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Iter: des dizaines d'années et des milliards d'euros pour un chantier titanesque !..

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Si la maîtrise de la fusion thermonucléaire, pour produire de l’électricité dite « décarbonée », parait être, pour l’heure, une prouesse technoscientifique incertaine, le chantier de construction du réacteur expérimental ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) poursuit, quant à lui, son petit bonhomme de chemin. Depuis 2006, et jusqu’en 2025, ce ne sont pas moins de 500 entreprises et 2 150 personnes (dont 700 ouvriers) qui œuvrent à faire sortir de terre « la plus grande plateforme de recherche au monde sur les énergies alternatives à basse production de CO2 », selon Florence Dubertret, coordinatrice de la communication pour le maître d’ouvrage du projet, Fusion For Energy (F4E), et le maître d'oeuvre, SNC Engage. Coût officiel actuel du projet ITER : 18 milliards d’euros (contre 6 milliards d’euros annoncés initialement).

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Iter: des dizaines d'années et des milliards d'euros pour un chantier titanesque..

Quelque 2.300 ouvriers, un chantier de 42 hectares, un projet lancé il y a 12 ans et une facture estimée à près de 20 milliards d'euros: les chiffres entourant le projet Iter, qui doit permettre de créer un réacteur expérimental à fusion nucléaire, donnent le tournis.

"On va devoir assembler des pièces de plusieurs centaines de tonnes avec une précision du quart de millimètre", déclare Bertrand Bigot, le patron d'Iter Organization, dans une formule qui résume l'ampleur des travaux en cours à Saint-Paul-lès-Durance (Bouches-du-Rhône), à une quarantaine de kilomètres d'Aix-en-Provence.

Sur le chantier --un des plus importants d'Europe-- lancé en 2010, des milliers d'ouvriers s'affairent pour ériger les infrastructures où sera mené l'un des plus vastes et complexes programme de recherches au monde.

Le projet auquel participe 35 pays est ambitieux: recréer l'énergie illimitée qui alimente le soleil dans l'espoir de remplacer les énergies fossiles grâce à la fusion nucléaire.

"Les énergies renouvelables qui proviennent presque toutes du soleil (...) ont intrinsèquement des limites. Ces énergies pourront peut-être produire jusqu'à 50% de l'énergie mondiale dont nous avons besoin. Pour les 50 autres, il faut trouver un substitut aux énergies fossiles et cette option, c'est l'ambition de la fusion", s'enthousiasme Bertrand Bigot.

Au cœur du dispositif, une gigantesque machine inventée par les Russes, un tokamak, où sera produit la réaction de fusion née de la collision des noyaux de deux variantes de l'hydrogène (le deutérium et le tritium) provoquée par des températures de l'ordre de 150 millions de degrés.

"La fusion consiste à reproduire dans une machine les réactions physiques qui se produisent au cœur du soleil et des étoiles. Dans cet espace, on va avoir une machine au cœur de laquelle on va allumer un petit soleil qui va générer de l'énergie pour produire de l'électricité", vulgarise Robert Arnoux, chargé de communication d'Iter Organization.

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"Pas de surcoût considérable"

Pour contenir l'énergie, les ingénieurs ont construit des "arcs-boutants inspirés des cathédrales gothiques, comme les avaient conçus les architectes du Moyen-Âge pour répartir les forces", explique-t-il devant la couronne de béton.

Dix fois plus grand que ses homologues, le tokamak d'Iter qui contiendra les forces exercées dans la cage magnétique est un défi de haute technologie "sans équivalent dans le monde", vante M. Arnoux.

Pour transporter les pièces nécessaires --parfois hautes de 20 mètres et pesant plusieurs centaines de tonnes--, environ 100 kilomètres de route ont été aménagés autour du site accolé physiquement au centre d'études nucléires de Cadarache, avec lequel il n'a aucun lien.

Les giratoires et les routes ont été renforcés pour supporter des poids de 900 tonnes et permettre aux convois exceptionnels, circulant de nuit sur l'autoroute fermée pour l'occasion, d'apporter les pièces fabriquées par les pays partenaires arrivées par voie maritime puis acheminées par barge jusqu'à l'Etang de Berre.

"Le défi le plus grand c'est d'être sûr que le bâtiment sera prêt au printemps 2020 à accueillir tous les grands composants du réacteur" attendus au plus tard en 2021, explique M. Bigot.

Les premiers éléments, trois réservoirs en provenance de Chine et des Etats-Unis ont déjà été positionnés, se réjouit le physicien qui à sa reprise en main du projet, en 2015, avait été contraint de repousser la date des premiers tests à 2025 au lieu de 2020 avec à la clé un triplement du coût estimé depuis à 18,6 milliards d'euros.

"Il n'y pas eu de surcoût considérable, mais le projet avait été totalement sous-estimé. Vous savez, 35 pays qui acceptent de s'engager pour plus de 40 ans, c'est quelque chose d'extraordinaire", préfère souligner le directeur général.

Les premières connexions commercialisables d'une machine productrice de fusion à un réseau électrique sont attendues elles au mieux autour de 2060.

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Ce sont tous..des Gouffres financiers !..

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Iter: des dizaines d'années et des milliards d'euros pour un chantier titanesque..

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PHOTOS - Une nouvelle étape pour le projet ITER à Cadarache

Vendredi 8 novembre 2019 à 6:07 - 

Par Emilie BriffodFrance Bleu Provence

Après six ans de travaux, le groupe Vinci vient de terminer la construction du bâtiment central du projet ITER qui va accueillir le tokamak, le centre de la fusion nucléaire. Une étape cruciale dans la réalisation de ce chantier exceptionnel.

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Une nouvelle étape dans le projet ITER © Radio France - Emilie Briffod

À ce jour, on peut dire que 65 % du projet ITER a été réalisé. Il va maintenant falloir assembler et finaliser cette gigantesque machine qui est au centre de l'un des projets les plus ambitieux au monde dans le domaine de l'énergie.  

Un projet associant 35  pays

ITER est le fruit de la collaboration de 35 pays : l'Europe, mais également la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée, les États-Unis et la Russie. Un projet ambitieux pour démontrer que la fusion nucléaire (l'énergie du soleil) peut être utilisée comme une source d'énergie alternative aux énergies fossiles, aux énergies renouvelables et au nucléaire "classique" .  

L'objectif d'ITER est la production pérenne d'une électricité abondante, sans émission  de CO2 et sans aucun déchet radioactif de haute activité. La production du premier plasma est prévue pour 2025, et dix ans plus tard, en 2035, la pleine puissance de la fusion.

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Le cylindre qui doit accueilleir le Tokamak © Radio France - Emilie Briffod

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Le gigantisme du chantier © Radio France - Emilie Briffod

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Au coeur du futur Tokamak © Radio France - Emilie Briffod

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Photo ITER, base – section.

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Photo ci-dessus de Mr. Bernard Bigot directeur du site, explicant le projet et l'installation.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/une-nouvelle-etape-franchie-pour-le-projet-iter-a-cadarache-1573153125

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Fusion nucléaire : la construction du réacteur ITER achevée à plus de 60%

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Les avantages de la fusion nucléaire sont de taille : l’accès à une source d’énergie non-intermittente, quasi-illimitée et, surtout, très peu polluante.

La maîtrise de ce processus est donc un défi énergétique et technologique qui a donné naissance à de nombreuses initiatives de coopération scientifique au cours des dernières décennies. ITER fait partie des projets de fusion nucléaire les plus prometteurs.

Et selon les dernières estimations, son chantier serait achevé à plus de 60%.

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ITER, un projet de coopération international pour la maîtrise de la fusion nucléaire

ITER est un programme scientifique qui a été officiellement lancé lors du sommet des superpuissances de Genève en novembre 1985. L’idée de la communauté internationale est de mettre en place un ambitieux projet de coopération destiné à dynamiser la recherche sur la maîtrise de la fusion nucléaire.

À partir de 1988 l’Union Européenne, le Japon, l’Union soviétique et les États-Unis se lancent conjointement dans des études de conception et des recherches techniques qui permettront de valider, en 2001, la conception définitive d’un réacteur de fusion industriel.

ITER est aujourd’hui considéré comme un des projets les plus ambitieux au monde dans le domaine de l’énergie. Il regroupe des scientifiques de plus de 35 pays autour d’un objectif commun : démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie propre pour l’humanité.

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Photo ci-dessus datée de janvier 2019.

C’est en France, dans le département des Bouches-du-Rhône, que le réacteur ITER est en cours de construction. Le comité scientifique d’ITER œuvre en effet à la conception d’un réacteur tokamak capable de produire 10 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme au cœur d’un centre de recherche du Commissariat à l’Énergie Atomique située à Saint-Paul-lez-Durance.

Et après une dizaine d’années de grands travaux, la construction du réacteur expérimental de fusion nucléaire international est finalisée à hauteur de 63%.

2020, une étape majeure pour le projet ITER

Les membres du Conseil ITER, organe exécutif de l’organisation internationale ITER, se sont réunis courant juin afin d’évaluer l’avancement de l’ambitieux chantier de Cadarache.

Selon les deux comités consultatifs mobilisés, plus de 73% du génie civil des bâtiments de l’installation seraient d’ores-et-déjà finalisés. La construction des bâtiments de conversion électrique et la conception des éléments principaux des systèmes nécessaires au premier plasma se poursuivent et devraient être achevées d’ici les deux prochaines années.

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2020 marquera une étape importante pour le chantier ITER : le début de l’assemblage du tokamak. Les premiers composants de ce réacteur nouvelle génération, qui en comporte au total plus de 10 millions, arriveront à Cadarache dans le courant du mois de mars. Ces éléments ont été fabriqués aux quatre coins du monde, dans les usines des partenaires du projet.

Ils seront acheminés jusqu’au site de Cadarache jusqu’en 2025.

“L’assemblage du tokamak ITER se fera du bas vers le haut. Les opérations débuteront par la base du cryostat, le composant individuel le plus volumineux et le plus lourd de la machine ITER. Ils se poursuivront avec les composants inférieurs du cryostat, les neuf secteurs préassemblés de la chambre à vide constituant chacun une section de 40° (l’élément préassemblé comprend un secteur de chambre à vide, les boucliers thermiques qui l’entourent et deux bobines de champ toroïdal) et, enfin, par les composants de la partie supérieure de la machine. Pour que celle-ci fonctionne de manière optimale, il est extrêmement important d’en aligner avec précision les éléments, en particulier le système magnétique et les composants internes”.

Prochaine étape : production du premier plasma

Le calendrier de l’ITER Organization a fixé à décembre 2025 les opérations qui mèneront à la production du premier plasma. Considérée comme un évènement majeur dans le timing du programme, la production du premier plasma marquera la fin de la phase de construction et le début du programme opérationnel.

“Lorsqu’un gaz est soumis à des températures extrêmes, les électrons sont séparés des noyaux et le gaz se transforme en plasma, le quatrième état de la matière. Un plasma est un gaz chaud composé de particules chargées (noyaux positifs et électrons négatifs). C’est un environnement ténu, près d’un million de fois moins dense que l’air que nous respirons. Le plasma fournit l’environnement dans lequel des éléments légers peuvent fusionner et générer de l’énergie. Dans le cas d’ITER, la réaction de fusion se produira dans un tokamak, une machine qui utilise des champs magnétiques pour confiner et contrôler le plasma chaud”.

 

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Alors que le premier plasma à base d’hydrogène devrait être généré d’ici l’horizon 2025, il faudra patienter une dizaine d’années supplémentaires pour que le réacteur ITER réussisse à produire la première fusion tritium-deutérium et atteigne son point de fonctionnement nominal. Et en ce qui concerne l’industrialisation du procédé de fusion, les prévisions évoquent, pour l’instant… la fin du siècle.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lemondedelenergie.com/fusion-nucleaire-iter-reacteur/2019/08/24/

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Fusion nucléaire: ITER, l'incroyable réacteur qui veut produire une énergie inépuisable 

 09/11/2019 à 09h00 Mis à jour le 12/11/2019 à 12h17

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Contrairement à nos centrales nucléaires qui fonctionnent sur le principe de la fission, ce projet veut utiliser la fusion nucléaire, comme ce qu'il se passe au cœur du soleil. Vinci a annoncé la livraison d'une partie des bâtiments dans le sud de la France.

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Et si l'avenir de l'humanité se situait à Saint-Paul-lès-Durance, petite commune de 855 habitants, au cœur de la Provence? C'est ici qu'est implanté le Centre de Cadarache, le plus grand centre de recherche et de développement en Europe sur l'énergie nucléaire. Vendredi 8 novembre, le groupe Vinci a annoncé la livraison d'une partie des bâtiments qui vont abriter le futur réacteur à fusion ITER, pour "International Thermonuclear Experimental Reactor".

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Derrière ce nom un peu barbare se cache un programme international qui pourrait permettre, à terme, de fournir une énergie quasi-illimitée. C'est d'ailleurs un des projets les plus ambitieux du monde dans ce domaine. Pas moins de 35 pays se sont engagés pour parvenir à réaliser sur Terre un des mécanismes les plus puissants qui régissent notre univers.

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"Recréer" une étoile

En réalité, il ne s’agit ni plus ni moins que de recréer ce qu'il se passe au cœur du soleil et dans les étoiles. Aujourd'hui, nos centrales nucléaires fonctionnent sur le principe de la fission : on casse des atomes et cela produit de l'énergie.  Pour ITER, on fait l'inverse: on les fusionne en faisant chauffer un gaz à 150 millions de degrés. Il en résulte du plasma, l'un des quatre états de la matière (avec le solide, le liquide et le gazeux) dans lequel les particules vont fusionner en dégageant de l'énergie. Pour résumer : on prend en modèle le soleil, cette immense boule de plasma.

L'avantage de la fusion: il n'y a pas d’uranium. On utilise une réaction deutérium-tritium. Pour obtenir du deutérium, il suffit de distiller de l'eau, même de l'eau de mer. Quant au tritium, il peut s'obtenir à partir de lithium, qui se trouve en abondance dans la croûte terrestre.

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Le Graal énergétique

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En fusionnant, les atomes produisent principalement de l'hélium, un gaz inerte non toxique. Et surtout non radioactif. Donc pas de déchets ni de risque nucléaire puisque "les conditions propices aux réactions de fusion sont difficiles à atteindre ; en cas de perturbation, le plasma se refroidit en l'espace de quelques secondes et les réactions cessent" explique le site internet de l'ITER. Avec à la clé la promesse d'une énergie illimitée, le Graal énergétique.

Pour y arriver, Vinci est chargé de ce chantier pharaonique, avec une cathédrale de béton de 80 mètres de haut et de plusieurs mètres d'épaisseur, équipée de "portes nucléaires géantes" de plusieurs dizaines de tonnes.

Pour quel prix ? Le chantier coûte cher, très cher. A date: un budget estimé à 20 milliards d'euros… Mais ITER est un projet international, financé à un peu plus de 40% par l’Union européenne et le reste par la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Corée et la Russie.

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Projet au long cours

Et le chantier profite aussi aux entreprises françaises : 3,6 milliards de commandes pour Vinci mais aussi pour Daher qui s’occupe de la logistique. A cela, il faut ajouter plus de 400 entreprises sous-traitantes.

Mais il va encore falloir être patient avant d’alimenter les cafetières avec un réacteur à fusion. On estime que cela pourrait avoir lieu aux alentours de 2050 voire 2060. Auparavant, il y aura évidemment de nombreux rendez-vous et phases de tests.

Pour comprendre l'enjeu de ce programme, il faut jeter un œil dans l'histoire. L'ITER a été initié par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev… Et le plus incroyable, c'est que personne ne sait encore si cela va vraiment marcher. En tout cas, tous les espoirs sont permis.

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Photo ci-dessus ITER Octarina.

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Voir le lien ci-dessous:

https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/iter-l-incroyable-reacteur-qui-veut-produire-une-energie-inepuisable-1802467.html

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Projet Iter : quand l'énergie atomique du Soleil prend ses quartiers sur Terre

Corentin Patrigeon, le 12/11/2019 à 17:00

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Un consortium international rassemblant 35 pays, dont 7 partenaires, est à l'origine de la conception, de l'actuelle construction et de la future exploitation de cette installation révolutionnaire. © ESFRiche/ITER

CHANTIER. Le 7 novembre 2019 constitue une date importante pour le chantier de la centrale nucléaire Iter, à Cadarache (Bouches-du-Rhône) : les travaux de génie civil du bâtiment Tokamak, abri du futur réacteur, ont été achevés par Vinci Construction. L'occasion de faire un point d'étape sur ce projet hors-norme, qui ambitionne de reproduire sur Terre le procédé de fusion nucléaire observable à la surface du Soleil.

"Iter, c'est un projet différent par ces enjeux : il touche la frontière de la connaissance de l'Homme, comment il va chercher à maîtriser l'énergie de la fusion nucléaire, durable, non-polluante et totalement sûre." C'est par ces mots que Jérôme Stubler, le président de Vinci Construction, a présenté à la presse l'intérêt du projet Iter : ce concept de réacteur nucléaire d'un nouveau genre ambitionne de reproduire sur Terre le mécanisme de fusion nucléaire - à la différence du procédé de fission nucléaire, déjà employé dans les centrales existantes. Cette réaction physico-chimique ne s'observe pour l'heure qu'à un seul endroit : la surface du Soleil. Un consortium international rassemblant 35 pays, dont 7 partenaires, est à l'origine de la conception, de l'actuelle construction et de la future exploitation de cette installation révolutionnaire.

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Photo ci-dessus du coeur du chantier, vu de dessus.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.batiactu.com/edito/avec-iter-energie-atomique-veut-passer-a-etape-superieure-57958.php

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Les ouvriers évoluent dans un labyrinthe de béton. Aucune fenêtre, des projecteurs diffusent une lumière terne et les engins de chantier s’activent dans la pénombre. Çà et là, certains murs s’étendent sur plusieurs mètres d’épaisseur. Vu de l’extérieur, le bâtiment évoque un gigantesque mausolée dépouillé, haut comme l’Arc de triomphe. Entre Saint-Paul-lez-Durance et Cadarache (Bouches-du-Rhône), nous assistons à la construction d’ITER, l’un des projets nucléaires les plus ambitieux au monde. Jeudi 7 novembre, Vinci a annoncé la fin d’une étape majeure pour les travaux. 105 000 mètres cubes de béton Maître d’œuvre du projet, Vinci pilote la construction des principales structures d’ITER qui compte au total 39 bâtiments. Le groupe français[…]

Voir le lien ci-dessous:

https://www.usinenouvelle.com/article/en-images-vinci-boucle-une-etape-majeure-pour-le-projet-de-recherche-nucleaire-iter-a-cadarache.N901899

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ITER à Cadarache : Le projet pharaonique se dirige vers un fiasco colossal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monstre ITER, pas même sorti de terre, est mal en point. Un projet consternant que les promoteurs de l'atome ne maîtrisent absolument pas, d'où une accumulation de retards, de problèmes et de surcoûts. ITER est un gaspillage d’argent public inacceptable. La France se voyait déjà le nombril du monde et sera plutôt le dindon de la farce. Le projet pharaonique se dirige vers un fiasco colossal. Bilan 2006-2012

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Le monstre ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), pas même sorti de terre, est mal en point. Un projet consternant que les promoteurs de l'atome ne maîtrisent absolument pas, d'où une accumulation de retards, de problèmes et de surcoûts. ITER est un gaspillage d’argent public inacceptable. La France se voyait déjà le nombril du monde et sera plutôt le dindon de la farce. Le projet pharaonique se dirige vers un fiasco colossal.

Pourtant le 6 novembre 2012, l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) émettait un avis favorable à l'installation nucléaire de base ITER à CADARACHE. Et par le décret du 9 novembre, la nouvelle équipe PS-EELV (Europe Ecologie Les Verts) aux manettes de la France, donnait le feu vert décisif pour la création de cette installation nucléaire. Ou en est le projet ?

Du côté des finances

Depuis son lancement, le budget de ITER a explosé. Le coût de la construction a déjà plus que triplé, passant de 4.5 milliards d'euros en 2006 à une prévision de 16 milliards d'euros à ce jour, et ça grimpera encore.

La contribution de l'Union européenne, initialement prévue à 2,28 milliards d'euros est passée à 6,6 milliards d'euros à ce jour. La France devait payer 735 millions d'euros pour la construction; sa part s'élève aujourd'hui à 1,3 milliards d'euros. Les collectivités territoriales PACA ont déboursé de leur côté 467 millions d'euros.

Le 12 décembre 2011, après plusieurs réunions du Conseil ITER et des mois de blocage entre le Parlement européen et les États, une enveloppe supplémentaire de 1,3 milliards d'euros était finalement accordé au projet ITER pour les travaux 2012-2013, une rallonge piochée dans différents pôles budgétaires, au détriment d'autres secteurs.

La Commission européenne, avec le soutien du Parlement et d'autres pays membres, souhaite qu’à partir de 2014, ITER soit financé par les États en dehors du budget européen. Les divers instances réalisent enfin que le projet ITER va couler de nombreux programmes. La France, bien sûr, n'est pas d'accord avec ce choix.

Le 20 avril, le Parlement européen a validé l'attribution de 650 millions d'euros supplémentaires pour l'année 2012. 360 millions d’euros devraient tomber encore en 2013; ils devront faire l’objet d’un débat dans le cadre de la procédure budgétaire 2013.

Du côté des travaux

Rien de très innovant n'est encore sorti de terre : le bâtiment du siège ITER (20 500 mètres carrés de surface, partout ce gigantisme maladif) et un bâtiment d'assemblages.

Les choses sérieuses commencent à peine avec le complexe tokamak  qui comprend le bâtiment Tokamak, le bâtiment Tritium et le bâtiment de Diagnostic. Ils seront bâtis sur un radier* de fondation commun (360 000 tonnes de béton armé, une hauteur de 73 mètres dont 17m sous terre)

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Le coulage du béton dans la fosse à peine démarré, et déjà les premières irrégularités : Des fissures ont été détectées sur les voiles de soutènement de la fosse. Suite à l'inspection du 24 avril 2012, l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) à demandé des explications à "Iter Organization", d'autant plus que ces anomalies n'avaient pas été identifiées par les maîtres d’œuvre.

« Une exigence sur l'étanchéité de ces voiles et du radier inférieur est définie afin d'éviter tout risque associé aux remontées de la nappe phréatique » et le gendarme du nucléaire parle aussi de “culture de sûreté insuffisante“.

C'était la deuxième fois que l'ASN manifestait son mécontentement. Lors de l'inspection du 26 janvier 2012, elle avait déjà indiqué que la gestion des "non conformités" n'était pas satisfaisante.

493 colonnes supportant les plots para-sismiques sont à présent en place. Prochaine étape: le radier supérieur du tokamak, élément d'importance majeure car il constitue une barrière de confinement des substances radioactives.

* le radier : la dalle en béton située sous le réacteur

La politique française

C'est le « Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie » de l'équipe PS-EELV qui, par le décret du 9 novembre 2012, a donné le feu vert pour la création de l'INB ITER à CADARACHE.

Cette coalition nous rappelle le fameux “1 euro pour ITER, 1 euro pour les renouvelables“, résultat de l'accord Verts-PS au Conseil Régional PACA en 2006, une valise de billets en échange d'un vote pour ITER.

Les Verts auraient dû avoir 152 millions d'euros (coût ITER pour le Conseil régional PACA).... Grâce à leur vote, ils ont tout de même reçu 70 millions € pour quelques petits projets écolo.

Les Verts avaient eu aussi la lumineuse idée de faire livrer les énormes éléments de la machine ITER par dirigeable pour ne pas dégrader l'environnement avec un vilain itinéraire routier.

Cette coalition nous fait en ce moment-même son “grand débat national sur la transition énergétique » La Coordination antinucléaire sud-est dénonçait il y a peu la mascarade de ce nouveau "Grenelle de l'Environnement" à la sauce socialo-EELV, où c'est le même lobby nucléaire qui mène la danse macabre.

La France voulait obtenir ITER sur son territoire quel que soit le prix à payer. Elle se voyait déjà le nombril du monde et risque fort de se retrouver le dindon de la farce. Elle fournit le lieu, creuse les trous, monte les murs, paye la plus grosse partie de la facture ( 20% de la part européenne, c'était 10% en 2006) et n'a récupéré aucun des marchés haute-technologie.

Les emplois

Là, on est très loin du gigantisme... Le maximum d'emplois est attendu entre 2014 et 2017, 3000 à 4000 personnes devraient être employées pour les travaux de construction et d'assemblage. Cela reste à vérifier et puis rien de très glorieux compte tenu des millions d'euros d'argent public injectés dans ITER. De plus, ce sera des emplois temporaires, peu rémunérés et sans avenir.

l'exploitation de la machine ITER

Le premier plasma qui doit être généré est repoussé à une date toujours plus lointaine, novembre 2020 à ce jour, mars 2027 pour les opérations avec du tritium. Une consolation dans ce gâchis désolant: les très préoccupants rejets de tritium, ce radionucléide dangereux qui a la fâcheuse propriété de fuir quel que soit la nature du réceptacle qui essaie de le retenir, ne sont pas pour demain !

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Je ne développerai pas ici les énormes problèmes et dangers du réacteur expérimental à fusion nucléaire ITER qui est le contraire de «  une source d'énergie quasi illimitée, sûre, propre, pour le bien de l'humanité » comme le clament ses promoteurs.

Je retranscris ici juste quelques extraits de l'appel signé le 10 mars 2003 par Matatoshi Koshiba (prix Nobel de physique 2002) et Akira Hasegawa (Maxwell Award Winner et ex-président du département physique des plasmas de la Société de Physique américaine) :

« le réacteur nucléaire fondé sur ITER qui brûle du tritium est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale....Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1 mg....Les neutrons produits avec ITER ont une énergie plus de dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission ; ils rendent radioactifs le mur de l’engin ainsi que les matériaux de construction, ce qui engendre 40 000 tonnes de déchets nucléaires. A l’issue de l’expérience, l’engin et la construction ne pourront être éliminés avant plusieurs centaines d’années en raison de leur radioactivité élevée, et seront laissés en attente de leur dégradation. En conséquence, une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, et la zone de contamination augmentera avec le temps, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. Pour ces raisons, en qualité de physiciens experts dans ce domaine, et en conscience, nous sommes très fortement opposés à la candidature du Japon pour recevoir ITER »

DEMO après ITER ?!!

L'objectif théorique de ITER est de "générer une puissance de fusion de 500 Mégawatts (MW) en en injectant 50 pendant plus de 6 minutes".

Après ITER, nos brillants technocrates ont prévu un démonstrateur pré-industriel: DEMO. Essayons d'imaginer l’inimaginable pour tenter de suivre leur scénario.

[Difficile pourtant : le chantier de l'EPR à Flamanville, un réacteur nucléaire qui n'a rien de très nouveau comparé à ceux actuellement en service en France, n'est toujours pas au point, compte déjà cinq ans de retard et un coût multiplié par trois]

Mais bon essayons d'imaginer quand même: l’expérience ITER est un succès ( ce qui tiendrait du miracle; il est plus vraisemblable que l’expérience ITER n'ait jamais lieu) et n'a contaminé ni l'environnement ni la population avec le tritium rejeté ( un miracle, vous dis-je) Nous sommes alors en 2040, prévisions officielles actualisées.

L'étape suivante se met en route: préparation du projet DEMO, recherche de financement, accords internationaux, débat public( ?), etc... et le projet est accepté. Restons dans cet optimisme déraisonné pour tenter un calendrier:

2050-2065 : construction de DEMO
2065-2085 : exploitation

Restons fous: Victoire ça marche encore, et un projet de centrale à fusion industrielle est lancé. Rebelote: recherche de financement, accords internationaux, etc...

2090- 2110: construction d'un ou deux réacteurs à fusion industriels

En étant d'un optimisme qui relève du délire, la production d’électricité par la fusion nucléaire serait pour le XXIIème siècle. En raisonnant de manière sensée, elle ne se fera jamais.

Sachez qu' avec DEMO, la barre est placée bien plus haute que pour ITER: le réacteur serait d'une dimension 15 % supérieur, le plasma 30 % plus dense et DEMO devrait produire 2000 à 4000 MW d'électricité en continu !Et il reste à résoudre tous les problèmes laissés de côté avec ITER, principalement parvenir à produire du tritium à l’intérieur de la machine. Rien que ça !

L'organisation ITER affirme pourtant: " L'exploitation de DEMO devrait commencer au début des années 2030, la commercialisation d'électricité issue de la fusion étant prévue dès 2040 " !!!

Les fanatiques de l'atome sont-ils complètement à côté de la plaque ou se moquent t-ils de nous ?

ITER, un choix irresponsable

467 millions d'euros, notre région aurait mieux fait de mettre cette somme énorme pour dénucléariser d'urgence le site de Cadarache, qui représente une menace mortelle, surtout en cas de séisme. Ce site nucléaire est situé sur la faille sismique la plus active de France et seules 3 des 21 installations nucléaires de Cadarache sont aux normes anti-sismiques

Annoncer haut et fort que l'on va « mettre le soleil en boite » : Que de prétention ! il faudrait que les techno-scientistes sortent de leur boite et lèvent les yeux vers le ciel.

Un beau soleil brille, il est particulièrement généreux chez nous en Provence, et nous n'utilisons qu'une infime partie des possibilités énergétiques qu'il nous offre. Si l'argent de ITER avait été mis dans cette recherche, nous aurions pu avancer concrètement vers une énergie du futur, propre et abondante.

Un vrai projet d'avenir est un projet accessible et utile aux hommes et femmes de tous pays sans mettre en danger les générations à venir. Cela n'a jamais été l'ambition de ITER malgré tous les slogans racoleurs.

Plus c'est compliqué, plus c'est accessible qu'à une minorité d'hommes qui peuvent contrôler, diriger. Le nucléaire, fission et fusion, est une énergie de pays riche, sale, complexe, centralisée, qui provoque prolifération, dépendance, injustice et guerres.

Nous sommes en mesure depuis longtemps de produire une énergie décentralisée (soleil, vent, eau, chaleur de la terre) et d'être autonomes dans nos maisons et immeubles par exemple. Ces choix n'ont jamais été fait.

Tous ces milliards d'argent public de tous pays dilapidés ! Quelle honte, alors qu'on nous bassine avec la crise et les sacrifices à accepter. C'est cette succession de choix insensés et destructeurs qui fait que nos sociétés sont en crise.

ITER, la tromperie

ITER est un honteux joujou expérimental d'hommes riches ayant décidé à notre place, avec notre argent.

ITER a démarré dés le début dans un irrespect total des français avec un débat public en 2006 alors que l'accord international ITER retenant le site de Cadarache avait été signé sept mois plus tôt, le 28 juin 2005 à Moscou, par les membres du programme ITER.

Le débat public a évidemment été une mascarade: Il portait sur l'analyse des risques, les enjeux du projet, …. mais concernant le choix de recevoir ou non ce réacteur nucléaire à Cadarache, ah non, trop tard.

Il faut dire que la concurrence était rude entre pays membres, entre pays d'Europe aussi, pour être le pays hôte ou se construirait ITER. Si la France avait respecté les lois en vigueur, elle se serait fait griller la place.... Faut ce qui faut pour gagner!

ITER a démarré également dans un irrespect total de la nature en rasant 90 hectares d'une belle forêt domaniale pour en faire une plate forme viabilisée, et en dégageant un grand axe routier de 100 kilomètres, pour amener de la mer à Cadarache, le futur monstre ITER en pièces détachées.

Pas très joli comme symbole d'avenir : passage en force et déforestation

Si l'expérience ITER se poursuivait jusqu'à son terme, elle laisserait au moins 30 000 tonnes de déchets radioactifs et une empreinte écologique monumentale.

Pendant ce temps, de jeunes hôtesses font visiter le chantier ITER et font miroiter un monde merveilleux. Le cap de 50 000 visiteurs a été franchi. 3500 scolaires en 2012, du primaire à l'université. Mensonges et bourrage de crâne, c'est ce que le lobby nucléaire sait le mieux faire.

A qui pourrait profiter ITER ?

Ce sont certainement les militaires qui pourraient en tirer des avantages concrets : de nouveaux matériaux résistants à des bombardements de neutrons, c'est bon pour les machines de guerre.

Et surtout le tritium permet d’accroître la puissance des bombes thermonucléaires, ou bombes H, les plus dévastatrices des armes nucléaires. Mais comme le tritium a une période radioactive assez brève (12,3 ans) il faut régulièrement le remplacer dans les têtes nucléaires stockées.

La France produit laborieusement un kilo par an de tritium dans deux réacteurs à Marcoule, mis en service exclusivement pour son arsenal militaire. Et ITER fait miroiter le rêve d'une production massive de tritium, alors les militaires sont tout ouïe (Ils peuvent toujours rêver car on ne sait pas faire, et étudier comment produire du tritium n'est pas au programme ITER)

Pour les militaires, il y a aussi en France un autre gros chantier dédié à la fusion nucléaire: le Laser Mégajoule. Située en Gironde, dans un site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), cette installation recherchera comment mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques. En contravention avec les accords internationaux.

L'illusion ITER

Le mythe ITER voudrait nous faire croire que la solution miracle pour continuer à gaspiller indéfiniment et ne rien changer à nos comportements actuels a été trouvé. La fusion nucléaire n'est certainement pas l'énergie de demain ni d'après-demain.

Économies d'énergie en premier lieu et développement des énergies renouvelables : deux points incontournables. L'avenir n'est pas aux gros monstres énergivores.

Et surtout, si nous voulons qu'il y ait un avenir, les réacteurs nucléaires actuels doivent être arrêter immédiatement avant une prochaine catastrophe. Et pas dans 10, 20 ou 30 ans comme le proposent certains groupes institutionnels qui se rendent complices des promoteurs de l'atome par cette acceptation du danger nucléaire pour un si grand nombre d'années.

Nous devons faire pression de toutes parts afin de mettre fin au plus vite à l'expérience ITER, ruineuse et mensongère. "iter" signifie "voie" en latin.

ITER est une voie sans issue

Antoine Calandra, 5 décembre 2012
coordination Antinucléaire Sud-est

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Voir le lien ci-dessous:

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/12/07/le-projet-de-r%C3%A9acteur-exp%C3%A9rimental-%C3%A0-fusion-nucl%C3%A9aire-ITER-%3A

Le transport de matériels lourds vers le site de l’Iter, une route pas si facile..

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Plus de 10 kilomètres d'infrastructures souterraines s'entremêlent sur le chantier d'Iter.

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Le méga chantier du principal bâtiment d'Iter s'achève

Le consortium mené par Vinci a terminé ce jeudi le gros oeuvre du complexe tokamak de 23. 000 tonnes sur le site de Cadarache. Le bâtiment sera livré en mars prochain pour un premier essai de ce prototype de réacteur capable de produire une énergie similaire à celle du soleil en 2025.

 

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Par Myriam Chauvot

Publié le 8 nov. 2019 à 6h05

Chez Iter à Cadarache (Bouches-du-Rhône), le dernier béton a été coulé ce jeudi en présence des médias. Au terme de cinq ans de travaux, le groupement mené par Vinci (60 %) avec l'espagnol Ferrovial (30 %) et le français Razel-Bec (10 %) vient d'achever le gros oeuvre du principal bâtiment, qui sera livré en mars prochain. Les 35 pays réunis depuis 2006 dans l'organisation Iter sur le projet de réacteur expérimental de fusion nucléaire y feront, en 2025, leur premier essai afin de produire une énergie similaire à celle du soleil, à partir de plasma, ce quatrième état qu'atteint la matière à très haute température (150 millions de degrés).

Dans l'enceinte ronde réalisée par Vinci sera installé le tokamak, l'équipement chargé de faire fusionner des noyaux d'hydrogène pour atteindre l'état de plasma. Le plasma doit fournir, espère Iter, dix fois plus d'énergie que celle injectée pour l'atteindre, et assurera à l'humanité une énergie durable, illimitée et non polluante.

 

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Réalisation des plus complexe

Vu côté BTP, « le bâtiment tokamak constitue une des réalisations les plus complexes que Vinci ait eue à conduire », estime le président de Vinci Construction, Jérôme Stubler. Le tokamak est une installation de 23.000 tonnes à comparer, par exemple, à seulement 3.000 tonnes pour le réacteur d'une centrale nucléaire EPR, comme celle de Flamanville . Afin de supporter une telle charge, le bâtiment, de 60 mètres de haut, a nécessité un béton spécialement armé, contenant 750 kg d'armatures d'acier par mètre cube (contre 350 kg au mètre cube pour un réacteur nucléaire d'EPR).

« Positionner ces armatures au sein du béton a constitué une des principales complexités du projet. C'est à ma connaissance la première fois au monde qu'un scan 3D a été utilisé sur chantier pour contrôler que cette position de l'armature correspondait exactement à celle prévue dans la maquette numérique 3D qui avait été élaborée », commente Jérôme Stubler.

Recours au numérique

C'est ce recours au numérique 3D qui a permis à un chantier si complexe d'être réalisé en cinq ans seulement. Le contrat de 700 millions d'euros du groupement de Vinci (pour neuf bâtiments, dont ceux du complexe tokamak) tire à sa fin, mais« sur un budget de 3 milliards d'euros prévu pour les infrastructures d'Iter d'ici à 2035, il reste 1 milliard d'euros de contrats à attribuer, dont le projet de 500 millions du bâtiment des 'cellules chaudes' », précise le représentant de l'agence Fusion for Energy.

Vinci sera, là aussi, en lice. Iter réalisera son premier essai de production de plasma en 2025, avant une montée en puissance en 2035. Quant à savoir si le plasma constitue ou pas une façon industrialisable de produire de l'énergie pour le monde demain,« les industriels devraient le savoir pour 2045, puisqu'il faudra de l'ordre de dix ans pour produire les équipements », estime le directeur général d'Iter, Bernard Bigot.

 

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Le chantier de construction du futur réacteur thermonucléaire expérimental ITER (« le chemin », en latin) se poursuit. Des travaux d’envergure sont aujourd’hui en cours, comme la création des infrastructures de réseaux – électricité, télécommunication, voiries, etc. – de la future installation. Plusieurs kilomètres de galeries techniques enterrées doivent, entre autres, être réalisés. Un chemin semé d’embûches.

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ITER, mensonges, niaiseries … et fiasco  inéluctable!

  • 12 AVR. 2017

Le réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER à Cadarache, la situation au printemps 2017. Comme prévu le coût d' ITER grimpe encore et les retards s’accumulent. Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros ! ce n’est plus 3 fois mais 4 fois le montant initial ! Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier.

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Le réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER à Cadarache, la situation au printemps 2017

Il est peu question du réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER dans les médias depuis quelques années. La situation n’est pas brillante, et ne l’a jamais été.

Comme prévu le coût du réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER grimpe encore et les retards s’accumulent. Les têtes tombent mais les problèmes restent identiques.

Bernard Bigot est devenu officiellement directeur général d'Iter Organization le 5 mars 2014. Il était administrateur général du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) depuis janvier 2009. C’est le troisième directeur d’ITER ; Il a remplacé le japonais Osamu Motojima.

L’ancien patron du CEA a présenté en mai 2016 le nouveau coût du projet ITER et un nouveau calendrier. 

Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros ! ce n’est plus 3 fois mais 4 fois le montant initial ! Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier.
Chaque jour de retard coûte très cher, environ un million d'euros ! 

Le calendrier initial était « irréaliste », un « calendrier d’annonce politique » affirme Monsieur Bigot. Cette fois, c’est un « calendrier ambitieux mais crédible » assure t-il. Nous pouvons bigrement en douter. Cette date de 2025 suppose qu’aucun imprévu ne vienne provoquer un nouveau retard. Cela tiendrait du miracle !

L'ampleur des nouveaux délais et surcoûts a surpris les 7 pays partenaires du projet (Union européenne, Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud) mais le Conseil ITER a tout de même validé ce plan le 16 juin 2016.

Les pays partenaires vont donc rajouter 4 milliards d'euros durant les dix années à venir, uniquement pour la construction et l’assemblage de la machine. Ils devront rajouter encore 600 millions d'euros pour aller jusqu'en 2035 a précisé Mr Bigot. Soit une rallonge budgétaire de 4,6 milliards d’euros d’argent public.

Pour l'Europe, cela représente un surcoût de 2 milliards d'euros. Ce qui fait 400 millions € pour la France, pays hôte, qui doit y participer à hauteur de 20%.

La participation des collectivités territoriales (conseil général des départements limitrophes et conseil régional PACA) était jusque-là de 470 millions d'euros, dont 152 pour la région PACA. 
En septembre 2016, Christian Estrosi, président de la région PACA, a signé une rallonge de 43 millions d'euros. Ce qui porte à 200 millions la participation de la région. Il a rappelé son « indéfectible soutien à la filière nucléaire ».

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ITER, le point sur les travaux, printemps 2017

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Lors du débat public (2006) la date des premières expériences de fusion était prévue pour 2016, c’est aujourd’hui repoussé à fin 2025, soit 9 ans de retard. 

Plus de 200 convois exceptionnels de Berre à Cadarache (104km) sont prévus pour amener les pièces de la machine réalisées par les différents partenaires internationaux
 
Seuls 15 convois ont parcouru la route à ce jour. Les bâtiments prévus pour accueillir les pièces ne sont pas prêts, ce qui pose de sérieux problèmes.
Alors, pour gérer les arrivages en amont, Iter Organisation a signé avec l’équipementier Daher le 1eroctobre 2016, un bail pour la location de deux cellules de 6 000 m², 3 500 m² de stockage en extérieur, et une option pour 12 000 m² supplémentaires sur la zone de Distriport, à Fos-sur-mer.
D’importants travaux sont en cours pour renforcer la dalle, construire un portique capable de soulever et manutentionner les charges, agrandir la porte pour faire passer les gros colis, jusqu’à 20 mètres de haut, 5 mètres de large et pouvant peser 30 tonnes.

Mais depuis 1 an environ « ITER avance » claironne B. Bigot pour redonner confiance aux partenaires du projet. C’est vrai que de gigantesques bâtiments s’élèvent à présent sur la plate-forme de 42 hectares qui a remplacé la forêt domaniale :

Le Bâtiment d'assemblage (6 000 m²) où seront pré-assemblés les principaux éléments de la machine, est en cours d’équipement. 

Le bâtiment de bobinage (12 000 m²) est aussi en cours d’équipement pour la fabrication des bobines de champ poloïdal du système de confinement magnétique d'ITER. 

Le complexe Tokamak (440 000 tonnes) chambre de confinement magnétique prévue pour l’expérience de fusion nucléaire, est en construction et doit être terminé en 2018. 

L’usine cryogénique est en construction sur une zone de 8 000 m². Elle est prévue pour produire 12 500 litres d’hélium liquide à moins 170 degrés pour assurer le refroidissement des bobines supraconductrices et doit être prête en avril 2017.

Le bâtiment de chauffage RF Attenant au Hall d’Assemblage, ce bâtiment en cours de construction accueillera les systèmes de chauffage du plasma (micro-onde et radiofréquence).

90% des composants sont en cours de fabrication dans les différents pays partenaires et seront progressivement livrés. La phase d’assemblage va bientôt commencer. Les très grandes pièces devront être assemblées sur place. 

Ci-dessous les dates-clés revues fin 2016 :

2014-2021 : Construction du Bâtiment tokamak (accès dès 2019 pour les premières opérations d'assemblage)
2010-2021 : Construction de l'installation ITER et des bâtiments auxiliaires nécessaires au Premier Plasma
2018-2025 : Assemblage 
Déc. 2025 :  Premières expériences de fusion
Fin 2035 : Expériences de fusion à pleine puissance 

ITER et la fusion nucléaire, rappel technique

Le projet ITER a pour objectif de « montrer qu’il est possible de produire de l’énergie propre et abondante grâce à la fusion nucléaire » par confinement magnétique dans un « tokamak », une invention de physiciens soviétiques dans les années 1950-60.
Un tokamak est une machine en forme d’anneau métallique creux. Au centre de cet anneau qui devra être d’une étanchéité absolue, il faudra atteindre une température de 150 millions de degrés (dix fois la température au cœur du soleil !) pour espérer former un plasma afin que les atomes de deutérium et de tritium fusionnent.

Comme aucun matériau ne peut résister à de telles températures, des aimants « supraconducteurs », c’est à dire maintenus à -270°C, sont prévus pour tenter de contenir le plasma à distance des parois, tel un bouclier magnétique.

Du très chaud d’un côté, du froid absolu de l’autre, l‘énergie dépensée pour lancer le processus devra être phénoménale.

Le but d'ITER est de générer une puissance de 500 Mégawatts durant au moins 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Le record actuel est détenu par le tokamak européen JET qui a dégagé une puissance de 16 Mw pour 23 Mw injectés durant une seconde !

Les inconnus technologiques sont tels que la probabilité de réussite de cette expérience est quasiment nulle. Trois problèmes majeurs :

- les tokamaks sont des machines foncièrement instables et il est très difficile d’y maintenir un plasma à très haute température. Des disruptions sont très probables, pouvant mener à la perte totale du plasma en quelques millisecondes et provoquer des dégâts considérables sur la machine.

- La fusion produit des neutrons de très haute énergie qui iront bombarder les parois de l'enceinte de confinement risquant fort de la détériorer et la rendre radio-active. Aucun matériau connu ne peut résister à un tel bombardement.

- Personne ne sait produire du tritium, in situ, à partir de lithium bombardé par les neutrons du réacteur, pour un fonctionnement en continu ; cette partie ne fait pas partie du projet ITER.
Une centrale qui utiliserait la fusion nucléaire aurait besoin d'au moins 50 kg de tritium par an. Le total des réserves mondiales de tritium est  autour de 20 kg.
Et le tritium, isotope de l’hydrogène, est hautement radioactif et impossible à confiner.    

Avant l’expérimentation, le très probable cauchemar de l’assemblage !

Une fois la laborieuse construction achevée, va commencer la phase d’assemblage, un puzzle géant qui a de fortes chances d’être un casse-tête insurmontable.

Pour ne pas prendre trop de retard sur le calendrier, la construction des pièces a démarré alors que des parties importantes étaient  incomplètes au niveau de la conception du tokamak. 

Et il est impossible de retoucher quoi que ce soit, même s’il y a des erreurs sur le plan initial. La fabrication des pièces ayant démarré un peu partout dans le monde, la moindre modification sur un élément de la machine a des répercussions en chaîne insurmontables.

Concernant le complexe tokamak, il faudra que sa construction soit parfaite, car pour conserver une étanchéité absolue, aucune retouche ne sera possible une fois la construction terminée.

Et vu le gigantisme et la complexité de la machine nous pouvons vraiment en douter ! La fabrication des éléments répartie entre les différents partenaires ajoute encore de gros risques d’erreurs et de surprises à l’assemblage.

ITER, mais qui peut gober ce lot de mensonges et de niaiseries !

Qui peut encore croire que ITER et la fusion nucléaire puisse nous apporter « l’énergie propre et abondante de demain » !?
La fusion nucléaire est très loin de devenir une source industrielle d'énergie.
La construction du réacteur ITER est bien plus complexe que celle d’un EPR comme celui de  Flamanville, réacteur à fission nucléaire classique qui a pourtant 6 années de retard, un coût qui a plus que triplé, et n’est toujours pas achevé. 

Le véritable coût d'ITER est impossible à définir. Ce n'est pas seulement une question de finances, mais aussi de technologie. ITER n’est qu’un projet expérimental à l'état de recherche fondamentale, un jouet de riche.

Est prévu ensuite DEMO, un démonstrateur pré-industriel, pour« prouver la faisabilité industrielle de cette technologie vers 2040 et démontrer que la fusion peut, à l'horizon 2050, produire de l'électricité à l'échelle industrielle »  ……. ?!?

Rappelons que pour DEMO la barre est placée bien plus haute que pour ITER : le réacteur devra être d'une dimension 15 % supérieur, le plasma 30 % plus dense, et produire en continu de 2000 à 4000 MW d'électricité !
Et il reste à résoudre les problèmes laissés de côté avec ITER, comme parvenir à produire du tritium à l’intérieur de la machine et trouver les matériaux adéquats.

ITER est de toutes façons une vieillerie des années 50-60, périmée avant d’exister.

Mais quel insoutenable gaspillage d’argent, de temps et de matières premières précieuses. 
Combien de milliards d’argent public vont-ils encore jeter dans ce puits sans fond ?

Le soleil, le vrai, est là au dessus de nous et le solaire ça marche ! La production peut se faire  sur chaque lieu de consommation, ce qui augmente de 50% son efficacité. Le solaire est devenu en 2016 le moyen le moins cher au monde pour produire de l'électricité dans 90% des pays. Il a progressé de 45 % au niveau mondial (mais pas en France) passant de 51 GW installés en 2015 à 74 GW en 2016. 

L’industrie nucléaire est agonisante, à cause de son coût et de ses dangers. En France particulièrement, le lobby nucléaire fait tout pour paralyser tout élan vers des énergies propres. La fusion reste leur ultime espoir de relancer la filière nucléaire.

Toute l’année, de charmantes hôtesses font  visiter le chantier ITER et racontent ce merveilleux projet pour le futur de l’humanité. 115 000 visiteurs depuis 2007. Presque 15 000 personnes en 2016, dont 7 000 écoliers. 
Pour ce qui est mensonges et bourrage de crâne, le lobby nucléaire sait faire.

Les vrais projets d’avenir doivent être économes en énergie et respectueux des générations futures. Le projet ITER ne tient pas la route (iter, la voie en latin) dans sa partie politique comme dans sa partie scientifique. 

ITER est depuis le début une voie sans issue.                  

Antoine Calandra, 8 avril 2017

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Si la maîtrise de la fusion thermonucléaire, pour produire de l’électricité dite « décarbonée », parait être, pour l’heure, une prouesse technoscientifique incertaine, le chantier de construction du réacteur expérimental ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) poursuit, quant à lui, son petit bonhomme de chemin. Depuis 2006, et jusqu’en 2025, ce ne sont pas moins de 500 entreprises et 2 150 personnes (dont 700 ouvriers) qui œuvrent à faire sortir de terre « la plus grande plateforme de recherche au monde sur les énergies alternatives à basse production de CO2 », selon Florence Dubertret, coordinatrice de la communication pour le maître d’ouvrage du projet, Fusion For Energy (F4E), et le maître d'oeuvre, SNC Engage. Coût officiel actuel du projet ITER : 18 milliards d’euros (contre 6 milliards d’euros annoncés initialement).

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Au total, 40 bâtiments industriels, destinés à la recherche scientifique et à la future production d’électricité, seront à terme érigés sur un immense terrain de 42 hectares, à quelques encablures du centre du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Cadarache, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Parmi eux, le complexe Tokamak, le cœur du projet ITER, là où devraient avoir lieu, à compter de 2025, les réactions de fusion thermonucléaire, est actuellement érigé au milieu du site. Bâtiment imposant de 120 m de long, 80 m de large et 80 m de haut (dont 20 m construits sous terre), le complexe, qui abritera le réacteur Tokamak de 23 000 tonnes, présente la particularité de reposer sur une « forêt » de 493 plots antisismiques.

« Aujourd’hui, deux des 40 bâtiments sont livrés. Le reste est en cours de réalisation ou pas encore démarré », précise Florence Dubertret. En tout et pour tout, ce sont 60 000 m3 de béton et 20 000 tonnes d’armatures en acier qui seront mis en œuvre sur ce chantier pharaonique.

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Un « plat de spaghetti » de réseaux enterrés

Parmi les multiples opérations en cours sur le site d’ITER, le chantier des infrastructures de réseaux (électricité, télécommunication, voiries, etc.) n’est pas le moindre. Confiés par F4E au groupement d’entreprises composé de Spie Batignolles TPCI, Valérian, Spie Batignolles Sud-Est et ADF (Agence de Fos), les travaux du lot TB16 consistent à réaliser « les galeries techniques en béton armé, les réseaux d’eaux pluviales, les réseaux sanitaires et industriels, tels que les réseaux métalliques – pour la circulation de l’eau de refroidissement du réacteur –, ainsi que l’aménagement extérieur (voiries, clôtures, éclairage, etc.) », décrit Fabien Lafond, directeur de travaux adjoint pour Valérian, filiale du groupe Spie Batignolles.

Pour permettre la distribution des réseaux électriques et de télécommunication, des galeries de grande section (jusqu’à 7 m x 4 m) doivent notamment être réalisées, à une profondeur maximale de 12 m, dans un sol calcaire particulièrement rocheux. Ces ouvrages enterrés représentent 16 000 m3 de béton – coulé en place ou via des éléments préfabriqués de 10 à 12 tonnes – et 2 100 tonnes d’armatures en acier. « Comme le minage et le micro-minage sont interdits sur le site, du fait de la coexistence de plusieurs autres chantiers, et que les délais de réalisation sont contraints, nous devons travailler via des ateliers de déroctage et d’excavation mobiles, intervenant simultanément en différents endroits de la plateforme », explique Fabien Lafond. En tout, 348 000 m3 de matériaux sont à extraire du sol. Autre difficulté : l’enchevêtrement et l’intrication des réseaux – futurs comme existants – nécessitent une connaissance fine de leur localisation, en phase chantier comme en phase d’exploitation du futur réacteur expérimental.

La tâche n’est donc pas mince pour les équipes du groupement mené par Spie Batignolles TPCI, puisque doivent être créés, en tout, 3 000 mètres linéaires de galeries techniques, 3 900 m de réseaux d’eaux pluviales, 3 600 m de réseaux sanitaires et industriels, 40 000 m de mise à la terre et 224 000 m² de voiries. Estimés à 60,7 millions d’euros, ces travaux ont débuté en janvier 2016 et doivent durer 53 mois, pour une livraison en juin 2020.

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Photo ci-dessus, vue du groupe de batiments de la zone vie.

Voir les liens ci-dessous:

https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/le-mega-chantier-du-principal-batiment-diter-sacheve-1146420

https://mioga.finances.gouv.fr/ITER/public/C2I/documents/events/Belfort_5fev10/C2I_Belfort_5fev10.pdf

Le projet Iter, laboratoire de la recherche publique internationale

http://doc.sciencespo-lyon.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/Cyberdocs/MFE2008/bobillot_t/pdf/bobillot_t.pdf

Le projet Iter, laboratoire de la recherche publique internationale

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Le CEA

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Publié le 22 janvier 2019

Activités de recherche​

Le CEA Cadarache : une plateforme de Recherche et Développement sur les énergies unique en Europe​

Le CEA Cadarache, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, est un centre de recherche sur les énergies « bas carbone », c’est-à-dire peu émettrices de gaz à effet de serre tel que le gaz carbonique. Il s’agit avec ces énergies de construire le mix énergétique pour faire face notamment au réchauffement climatique et à l’épuisement des ressources fossiles. Ses activités sont réparties autour de plusieurs plateformes technologiques de recherche et développement (R&D) sur l’énergie nucléaire de fission et de fusion, sur les nouvelles technologies de l’énergie : solaire, biocarburants 3ème génération, et sur les études d’écophysiologie végétale et de microbiologie environnementale. 

Deux thématiques de recherche principales :​

ENERGIE NUCLEAIRE​

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Dans l’objectif de préserver des ressources naturelles, d’améliorer les performances et la sûreté, et de limiter le risque de prolifération et la quantité de déchets générés, le CEA Cadarache apporte son soutien aux parcs électronucléaires actuels, français ou étrangers, et participe à la R&D des réacteurs du futur et à la démonstration d’ensemble de l’utilisation de la fusion nucléaire comme source d’énergie. 

  • ​​Le réacteur expérimental Jules Horowitz, RJH, en cours de construction, sera un outil de recherche incontournable pour l’étude du comportement des combustibles et des matériaux. Il contribuera également à assurer une part importante de la production mondiale de radioéléments utilisés en médecine nucléaire et en particulier dans le domaine de l’imagerie médicale dans les hôpitaux.
  • Le CEA participe à la recherche sur les réacteurs du futur dit de 4ème génération, avec le développement d’un prototype nommé ASTRID, qui se veut plus économe en ressources naturelles et capable de « brûler » les déchets radioactifs à vie longue.
  • Le projet international WEST : vers une évolution de TORE SUPRA, le tokamak du CEA à Cadarache, pour devenir une plateforme de tests pour d’ITER. WEST permettra d’étudier des composants en tungstène refroidis par circulation d’eau et exposés à des plasmas de fusion de “longue” durée.​

Site de la DEN Direction de l'Energie Nucléaire du CEA

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ENERGIES ALTERNATIVES​

Grâce à la Cité des énergies, dont le premier bâtiment a été inauguré le 12 juin 2013, Cadarache devient une plateforme de recherche énergétique majeure en Europe, selon 3 axes stratégiques : 

  • ​Le solaire : les technologies développées par le CEA dans le solaire, en particulier sur les systèmes à concentration (thermique et photovoltaïque) se révèlent particulièrement compétitives à l’échelle mondiale. MEGASOL est une plateforme d’expérimentations sur de grands démonstrateurs solaires. Ces technologies solaires pourraient permettre aussi la production d’hydrogène ou le traitement de l’eau.
  • L’efficacité énergétique des bâtiments méditerranéens : de grandes voies technologiques sont étudiées, ainsi que le comportement des usagers. 
  • La recherche sur la biotechnologie des microalgues pour la production de biocarburants de 3ème génération. La production d’huiles extraites des microalgues sera compétitive face aux hydrocarbures d’ici une dizaine d’années

En savoir plus sur CEA Tech PACA - Cité des énergies

Biologie végétale et Microbiologie environnementales

Les recherches des biologistes de l'Institut de biosciences et biotechnologies (BIAM) du CEA Cadarache portent sur la compréhension des mécanismes d’adaptation mis en place par les végétaux, les microalgues et les bactéries dans des conditions environnementales très variées (pollutions diverses, rayonnements ionisants, forte lumière, manque d’eau).

Un laboratoire de recherche en micro-électronique à Gardanne (13) sur la Sécurité physique des systèmes électroniques

Le laboratoire Systèmes et Architectures Sécurisés, SAS, est une équipe de recherche commune entre le CEA TECH implantation PACA Cadarache (avec du personnel du CEA Leti de Grenoble rattaché à Cadarache) et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. La mission de ce laboratoire est de garantir l’intégrité des composants électroniques et des données qu’ils contiennent (telles que des clefs de cryptographie, des logiciels, des blocs de propriété intellectuelle, des données en mémoires, etc.) vis-à-vis de manipulations frauduleuses couramment appelées « attaques ». Pour cela, les phénomènes physiques qui permettent ces attaques sont finement modélisés, grâce notamment à des expérimentations menées sur des équipements à l’état de l’art (banc d’injection de fautes par laser, par impulsion électromagnétique). Les modèles développés sont ensuite utilisés pour concevoir des protections et les plus efficaces d’entre-elles sont enfin intégrées dans les flots de conception matérielle ou logicielle (méthode « secure by design »). Le laboratoire est actuellement constitué de 29 personnes (12 permanents, 5 ingénieurs ou chercheurs sur contrat et 12 doctorants) et est localisé à Gardanne (13) au sein du Centre de Microélectronique de Provence.

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Voir le lien ci-dessous:

http://cadarache.cea.fr/cad/Pages/Activites/Presentation.aspx

Le Centre de Cadarache

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Centre de Cadarache

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Centre de Cadarache

 

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Le CEA vu du château de Cadarache (mars 2008)

Type d'installation

Domaine

Installation nucléaire

Localisation

Pays

 France

Coordonnées

43° 41′ 15″ nord, 5° 45′ 43″ est

Vie de l'installation

Autorisée le

26 octobre 1959

Date de mise en service

1963

Production

Géolocalisation sur la carte : France

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  • (Voir situation sur carte : Europe)
  • (Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)

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Le centre d'études de Cadarache est le plus grand centre de recherche et développement en Europe sur l'énergie nucléaire (la fission et la fusion), les nouvelles technologies de l'énergie et la biologie végétale. Il comprend 19 installations nucléaires de base (INB) et une installation de base secrète (INBS) et emploie en moyenne 5 000 personnes1, dont 2 400 salariés du CEA. Le reste de l'effectif est constitué d'agents d'ORANO, de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), et de celui des divers sous-traitants. En outre, le CEA reçoit environ 9 000 visiteurs par an ainsi que 700 stagiaires universitaires et scolaires.

Le site de 1 625 hectares (dont 867 clôturés) se trouve au confluent du Verdon et de la Durance, sur la commune de Saint-Paul-lès-Durance dans les Bouches-du-Rhône, à une quarantaine de kilomètres au nord d'Aix-en-Provence, aux confins de trois autres départements (Alpes-de-Haute-ProvenceVar et Vaucluse).

Les activités du centre du CEA/Cadarache sont réparties autour de plusieurs plates-formes de recherche et développement sur l’énergie nucléaire (fission et fusion) et aussi sur les énergies alternatives aux énergies fossiles (biomasse, bioénergie, solaire photovoltaïque et thermodynamique) et les études sur l'écophysiologie végétale et la microbiologie. Le budget du CEA Cadarache est de l'ordre de 400 millions d'euros annuels (hors masse salariale), majoritairement dépensés en région Sud, Provence-Alpes-Côte d'Azur[réf. nécessaire].

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Histoire

Origines

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Château de Cadarache.

L'hypothèse la plus fréquente sur le nom Cadarache est une origine étymologique grecque proche du mot latin cataracta (chute d'eau, écluse, barrage), le site étant situé au confluent du Verdon et de la Durance.

Le domaine de Cadarache, en partie biens d’émigrés, de la famille de Castellane, fut vendu aux enchères. Puis, sous la monarchie de Juillet, après bien des vicissitudes, les terres partiellement rachetés par la famille de Castellane furent cédées à Jean-Joseph Barthelon, entrepreneur à Toulon et l'un des plus grands propriétaires des Bouches-du-Rhône. Son fils, Eugène (1833-1905) restaure le château et exploite les terres, dont la rentabilité sera sans cesse en déclin. À sa mort, il fait don de tous ses biens à la commune d’Embrun, dont sa famille était originaire. Les revenus de l’exploitation des quelques hectares cultivés et de la location de la chasse étant insuffisants, la commune d’Embrun se décida à mettre en vente le domaine, à la moitié du prix payé par l’entrepreneur1.

En 1919, un seul acheteur se présenta ; ce fut Charles Labro, architecte et homme d’affaires ; il fit l’acquisition de Cadarache et d'une forêt à Moissac-Bellevue dans le Var en vue d’échanger l’essentiel (au total 2 551 hectares, dont 1 809 hectares de Cadarache et 742 hectares de Moissac), contre 493 hectares au Cap Ferret appartenant à l’État (forêt domaniale de Garonne)1. Ce domaine a été complété par l'achat de terrains en 1960, appartenant par le passé principalement à la marquise de La Hamayde (1833-1905), née Anne de Bausset-Roquefort.

À Cadarache, l’État, nouveau propriétaire fut plus efficace que la commune d’Embrun : il pratiqua la culture de plantes à parfums et à essences médicinales. En 1924, création d’un parc de repeuplement de 150 hectares pour le gibier et introduction de cerfs Sika offerts à la France par l'empereur du Japon, puis de mouflons corses en 1935, populations toujours présentes. Les premiers individus de la population de mouflons devaient être offerts en cadeau au roi Alexandre Ier de Yougoslavie lors de sa visite en France en 1934, mais celui-ci fut assassiné après avoir débarqué à Marseille. Quelques chevreuils sont également présents2>. En 1935, l'État a installé dans le château de Caradache l'École nationale des garde-chasses sous l’impulsion du conservateur des Eaux et Forêts Paul Gouilly-Frossard (1882-1967)3, alors directeur des chasses présidentielles.

Le château de Cadarache, restauré par le commissariat à l'Énergie atomique et aux Énergies alternatives (CEA) de 1960 à 1965, est désormais une structure d'accueil pour les travailleurs extérieurs et visiteurs du centre d'études nucléaires (CEA). Ce château du xve siècle, a été inscrit aux Monuments historiques en 19254>.

Après la création du centre CEA et du site ITER, les espaces naturels restants forment la forêt domaniale de Cadarache, qui jouxte le centre de Cadarache, s’étendent actuellement sur 802 hectares5. Elle est composée principalement de taillis de chêne vert et pubescent6>. Le centre de Cadarache est lui-même une surface boisée à 80 %, gérée par l'ONF. La forêt domaniale de Cadarache jouxte également la forêt domaniale de Vinon sur Verdon et forme avec la zone boisée du centre de Cadarache un continuum forestier.

Les travaux réalisés pour la construction du centre ont mis au jour deux nécropoles : une datée de l'âge de fer (vie siècle av. J.-C.) et l'autre gallo-romaine datée du iiie auvie siècle de notre ère. En particulier en avril 1964, est mise au jour une tombe consacrée à l'inhumation d'un sanglier, reposant sur un lit de galets et avec une hache polie à proximité de la tête. Après les fouilles, une partie de ces tombes a été reconstruite et est exposée sur le centre.

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Création du centre CEA de Cadarache : 1959-1963

Entrée du centre

Le centre de Cadarache a été créé par le commissariat à l'Énergie atomique (CEA) le 14 octobre 19598 et inauguré en 1963. C’est le 5e et dernier centre de recherche civile du CEA construit, après Fontenay-aux-Roses (1946), Saclay (1952), Marcoule (1955) et Grenoble (1956). Le CEA prospectait pour un nouveau site depuis 1957 et son choix est fixé en 1958. Il dépêche alors dans la région monsieur Léon Martin qui ouvre un bureau à Marseille. Le décret d'octobre 1959 officialise la création du Centre. René Faure, frère de Maurice Faure, est nommé comme premier directeur du centre et Léon Martin comme son adjoint. Ils le resteront jusqu'en 1973. Les travaux débutent en mars 1960 après l'achat des derniers terrains. Le CEA Cadarache compte alors 88 agents.

La création du site rencontre l'opposition de Jean Giono, originaire de la région et qui réside alors à une dizaine de kilomètres9. La marquise de La Hamayde s'oppose également à la création du centre. Toutefois la création du centre bénéficie de forts soutiens politiques locaux, en particulier celui de Louis Philibert, alors conseiller général du canton de Peyrolles. Lors d'une réunion publique il s'opposera à un avocat parisien embauché par la marquise de La Hamayde en finissant son discours en provençal. Il déclare alors : « Ce monsieur-là, vous ne l'avez jamais vu. Alors regardez bien comment il est fait, parce que tout à l'heure, il va encaisser sa plaidoirie, il va repartir à Paris et vous ne le reverrez jamais plus. Tandis que moi, vous allez me revoir, car je serai à nouveau candidat au conseil général ». En 1961, Louis Philibert est réélu avec 92 % des voix. Il sera député des Bouches-du-Rhône de 1967 à 1989.

Les objectifs initiaux du centre de recherche de Cadarache étaient d'étudier la propulsion nucléaire navale pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), ainsi que la filière des réacteurs à neutrons rapides (RNR). Le premier prototype de ce type de réacteur, Rapsodie, y a été construit puis mis en service en 1967. Le suivant, Phénix, a été construit sur le site de Marcoule, mis en service en 1973 et exploité jusqu'en 2008.

Les premiers travaux de 1960 concernent les ATPu (Ateliers de technologie du plutonium), le prototype à terre (PAT), et le hall d'essai HR1 destiné à la fabrication de composants pour Rapsodie. Une première maquette critique (Peggy) est mise en service en septembre 1961 en même temps que les ATPu. En janvier 1962 débutent les travaux de recherches du réacteur Rapsodie, premier réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium français. La construction de Cabri commence en août. Pegase (réacteur de recherche pour la filière française uranium naturel graphite gaz (UNGG) diverge le 4 avril 1963, Cabri le 24 décembre de la même année. Cabri, en cours de rénovation, est toujours en service en 2016.

Le centre de Cadarache est inauguré le 30 mai 1963 en présence de 400 invités, de Gaston Palewski, ministre de la recherche et de Francis Perrin, alors haut-commissaire à l'Énergie atomique.

Les effectifs du centre passent la barre des 2 000 salariés CEA en 1966 et atteignent un maximum de 3 427 en 1986 (salariés CEA uniquement). En 2016, l’effectif est de 2 100 salariés CEA.

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Prototype de réacteur pour la propulsion nucléaire navale

Article principal : Prototype à terre.

Le général de Gaulle, qui créa le CEA (commissariat à l’Énergie atomique) en 1945, visite le centre, pour la première fois, le 24 septembre 1963. Au cours de la visite du chantier de Rapsodie, il déclare alors « je suis jaloux de ceux qui travaillent ici ». Il revient à Cadarache le 6 novembre 1967. Une grande partie de ces deux visites a été consacrée au prototype de réacteur pour la propulsion nucléaire navale, le prototype à terre (PAT), qui est un des grands objectifs de la création du CEA.

La pile critique Azur (acronyme pour Alliage Zirconium Uranium) qui est une maquette critique du PAT diverge le 9 avril 1962. Le PAT, dont la construction débute en 1960, diverge en 19647>.

Ce réacteur utilisait de l'uranium fortement enrichi (à 90 %). La France ne disposant pas, à l'époque, de capacité d'enrichissement suffisante, la première charge sera fournie par les États-Unis, à condition qu'elle soit réservée à un usage de recherche. Du 20 octobre au 18 décembre 1964, le PAT se lance dans une croisière virtuelle, fonctionnement équivalent à un tour du monde. Ce type de réacteur sera installé à partir de 1971 sur les sous-marins nucléaires lanceurs d'engin français (SNLE), dont le premier est le Redoutable. Lors de son exploitation qui dure jusqu'en octobre 1992, le PAT diverge plus de 3 500 fois et a servi à la formation de 2 800 marins. À partir de 1970 commence la construction d'un modèle de réacteur nucléaire plus compact destiné aux sous-marins d'attaque (SNA) et dénommé Chaudière Avancée Prototype (CAP). Elle diverge en novembre 1974. Après évolution la CAP devient RNG pour réacteur de nouvelle génération, modèle proche du K15 qui équipe les sous-marins de la classe Le Triomphant et le porte-avions Charles de Gaulle.

Les énergies renouvelables

À partir de 1976 les activités du CEA relatives à l'énergie solaire sont transférées à Cadarache à partir des centres de Saclay (solaire thermique) et de Grenoble (solaire photovoltaïque). Les équipes du centre participent alors, à la mise en service de la centrale solaire de Vignola en Corse en 1982. Les activités de recherche sur les énergies renouvelables à Cadarache concernent aussi la bioénergies. En 1980, BP Lavera transfère ses activités sur les micro-algues à Cadarache. On étudie à l'époque le rôle de Botryococcus braunii dans la synthèse du pétrole. La production de polysaccharides par Porphyridium cruentum est également étudiée. Cette activité de production d'algues en photo-bioréacteurs se poursuivra au sein de la société Héliosynthèse puis Thalia Parmaceuticals pour la production de Phorphydium cruentum, utilisée dans le traitement de la dégénérescence maculaire de la rétine.

À partir de 2010, le CEA devient le commissariat à l'Énergie atomique et aux Énergies alternatives et les activités de recherche sur les énergies renouvelables à Cadarache prennent de l'importance. La cité des Énergies développe des programmes de recherche sur l'énergie solaire photovoltaïque et de concentration, sur les bioénergies et en particulier les biocarburants de troisième génération, et sur l'efficacité énergétique des bâtiments méditerranéens. En 2016, la plateforme de recherche Mégasol pour l'étude du solaire photovoltaïque sur une surface de 71 Ha est en cours de construction.

Le centre CEA de Cadarache dans la littérature

En 1980, le centre de Cadarache sert, pour partie, de décor au roman de Dominique Lapierre et Larry Collins, Le Cinquième Cavalier. Dans ce livre, des terroristes envisagent, sans y parvenir, de voler du plutonium à Cadarache pour fabriquer une bombe. Dominique Lapierre s’était documenté pour rédiger son livre et avait visité le centre de Cadarache. La sortie de cet ouvrage entraîna la modification de certaines mesures de sécurité du centre, en particulier celles concernant les laboratoires de stockages plutonium.

Liste des installations

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Site du centre de Cadarache

Sur le site de Cadarache, on trouve installations nucléaires de base et une INBS, celle de la recherche sur la propulsion navale.

Fabrication de combustible MOX (mélange d'oxyde)

Sur le centre du CEA/Cadarache, l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu) a été arrêté en 2003 et est aujourd'hui en cours de démantèlement. Le plutonium qui y était utilisé provenait du retraitement des combustibles de centrales nucléaires réalisé à l'usine AREVA de la Hague. L'ATPu de Cadarache avait été mis en service en 1962 pour fabriquer du combustible, il a ainsi produit, au total, environ 350 tonnes de combustible MOX, mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium, ainsi que le combustible destiné aux centrales Phenix et Super Phenix. Aujourd'hui, c'est l'usine MELOX sur le site de Marcoule qui fabrique ce type de combustible avec une capacité de production d'environ 200 tonnes par an. Après l'arrêt de la production en 2003, avec le programme MOX for peace, l'ATPu a fabriqué à partir de 140 kg de plutonium militaire d'origine américaine, du combustible pour les réacteurs qui produisent de l'électricité. Cette opération a été réalisée pour faire la démonstration de la faisabilité de cette transformation et non de la production industrielle. La masse totale de plutonium militaire à retraiter (entre Russes et Américains) étant estimée à 34 tonnes. L'ATPu a ainsi produit, au cours de cette opération démonstrative, le combustible pour quatre assemblages qui sont actuellement en cours d'utilisation dans la centrale nucléaire de Catawba (États-Unis). À la suite de cet essai, il a été décidé, aux États-Unis, la construction d'une usine de fabrication de MOX sur le site de Savannah River en Caroline du Sud à partir de matière nucléaire militaire.

Prototypes de moteurs nucléaires

Dans le domaine militaire, c'est sur ce site que sont construits les prototypes destinés à l'étude de la propulsion nucléaire, pour équiper les sous-marins nucléaires et les porte-avions. Le site héberge une installation nucléaire de base classée secrète (INBS) consacrée à la propulsion nucléaire exploitée par Technicatome. Il sert aussi de site de formation pour les marins atomistes.

Prototypes de réacteurs nucléaires de fission

Dans le domaine de la recherche dans le domaine de la production électronucléaire, le site de Cadarache dispose de plusieurs réacteurs expérimentaux :

  • Sura : Réacteurs expérimentaux (Cabri & Scarabée)10 [archive] ;
  • Éole : réacteur d'enseignement (de type piscine) ;
  • Minerve : réacteur d'enseignement (de type piscine) ;
  • Masurca : maquette de surgénérateur à Cadarache. Maquette destinée aux études neutroniques pour les réacteurs à neutrons rapides.

Plusieurs anciens réacteurs de recherche sont définitivement arrêtés, actuellement en phase de démantèlement nucléaire terminée ou plus ou moins avancée :

  • Harmonie : ancien réacteur dont le démantèlement total s’est achevé le 5 octobre 200711. Installation déclassée le 26 mai 200912.
  • Rapsodie : pour RAPides SODIum (INB 25) réacteur arrêté depuis avril 1983 et en démantèlement, il a permis des recherches dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides. Il figure sur un timbre édité par la poste en 1965 pour les 20 ans du CEA
  • Phébus : réacteur expérimental utilisé pour des recherches sur la sûreté nucléaire13
  • Pégase : (INB22) ancien réacteur expérimental reconverti pour l'entreposage depuis 1980. Il sert à l'entreposage sous eau de combustibles irradiés et de fûts de sous-produits de fabrication, ceci dans l'attente de leur évacuation.

Un réacteur nucléaire de recherche est en cours de construction, le réacteur Jules Horowitz (RJH). En plus d'être destiné aux tests de composants des futures centrales nucléaires, il est destiné à produire des radio-isotopes à but médical (99Mo en particulier). À terme il doit être en mesure de produire 50 % de la consommation européenne de ces isotopes. Il remplacera en cela le réacteur Osiris de Saclay, lui-même en fin de vie. Le RJH devait être opérationnel en 2020 mais un décret du 12 octobre 2019 a repoussé de 9 ans le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur8. Il représente un budget global supérieur à 1,5 milliard d'euros. Il a été construit en collaboration avec l'Union européenne, la Finlande, la Belgique, l'Inde, le Japon, la République tchèque14 [archive].

Recherches sur la fusion

  • Tore Supra (rebaptisé WEST) : réacteur de fusion Tokamak
  • International Thermonuclear Experimental Reactor (ITER). La décision de construire ITER à Cadarache a été prise lors d'une réunion à Moscou le 28 juin 2005. La construction débute en 2007, sur un terrain de 180 hectares en dehors des limites actuelles de centre de Cadarache. En 2012, les fondations parasismiques sont en construction, et le radier du tokamak est achevé de construction en 2014. Le réacteur est supposé créer son premier plasma en 20259.  
  • CFCa : Complexe de fabrication des éléments combustibles au plutonium.
  • LDAC : Laboratoire de découpe des assemblages combustibles (à l'arrêt).
  • MCMF : Magasin Central des Matières Fissiles (INB 53) destiné à l'entreposage de matières nucléaires non irradiées en attente d'emploi dans d'autres installations, il doit être remplacé par l'installation Magenta.
  • LECA : Laboratoire d'examen des combustibles actifs (INB 55) il est associé au laboratoire STAR et sert à l'examen d'éléments combustibles après irradiation. Ses travaux participent, entre autres, à l'amélioration du taux de combustion, soit le rapport entre l'énergie produite et la quantité de combustible consommée et par la même de déchets produits.
  • LEFCA : Laboratoire d'études et de fabrication expérimentales de combustibles avancés (INB 123) étudie les céramiques combustibles nucléaires principalement à base d'oxyde d'uranium et d'actinides (plutonium, américium, neptunium, etc.). Il fabrique des assemblages expérimentaux destinés à des tests d'irradiation.
  • LPC : Laboratoire de purification chimique.
  • ATUe : Atelier de traitement de l’uranium enrichi (en démantèlement).
  • IRCA : Irradiateur de Cadarache (ex-INB 121) démantelée et déclassée en 2006 et destinée aux études sur le comportement des bitumes sous irradiations. L'ancien bâtiment abrite actuellement l'ICPE à caractère nucléaire TOTEM.

Combustible nucléaire

Déchets radioactifs

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Slogan d'opposition à ITER sur la coopérative de céréales de Reillanne

  • STED : Station de Traitement des Effluents et des Déchets
  • STEL : Station de Traitement des Effluents Liquides
  • AGATE : Atelier de Gestion Avancée et de Traitement des Effluents
  • CEDRA : Conditionnement et entreposage de déchets radioactifs
  • Chicade : R&D sur les déchets nucléaires de faible et moyenne activité
  • La Rotonde : Conditionnement et traitement de déchets TFA (Très Faible Activité)

Les déchets du projet ITER seront entreposés pendant 50 ans dans une installation assurant la décroissance radioactive du tritium, avant un stockage définitif dans les centres de l'Andra. Cette installation pourrait être réalisée à Cadarache pour minimiser les transports, ou sur le centre de Marcoule10.

Impact sur l'environnement

Le site de Cadarache dispose d'autorisations de prélèvements d'eau et de rejets, radioactifs et chimiques, liquides et gazeux. Les rejets gazeux radioactifs des installations nucléaires proviennent pour leur plus grande partie de la ventilation des différents locaux11. Conformément à la loi dite TSN (Transparence et sûreté nucléaire)12, le CEA dresse un bilan annuel de ses rejets, bilan qui fait l'objet d'un rapport et d'une présentation publique.

Le centre de Cadarache est certifié ISO 14001.

La biodiversité à Cadarache

Le nom Cadarache est celui de la forêt domaniale centenaire qui s’étendait sur 1 200 hectares avant le début des travaux d'ITER, maintenant réduite à 802 hectares.

On y dénombre près de 40 espèces protégées sur les 400 espèces présentes telles que13 :

  • le lézard ocellé (il a été déporté hors du site ITER dans un lieu propice à son développement)
  • l’orchidée sauvage (une zone a été préservée lors des travaux du site ITER afin de protéger son milieu de vie)
  • concernant le pique-prune, qui se nourrit de bois mort, un certain nombre d'arbres réservoirs de biodiversité, ont été conservés sur le site ITER. Pour certains autres, ils ont été déplacés et artificiellement greffé sur des arbres vivants afin de permettre le changement d'habitat de ces espèces qui ont une zone de déplacement très limitée.

Pour acquérir ce site, ITER a dû prendre des mesures compensatoires sur le long terme dont l'acquisition d'une surface de 480 hectares (contre 180 hectares pour le site lui-même) d'intérêt écologique équivalent et uniquement destinée à son étude et à sa préservation.

Accidents et incidents

Explosion chimique en mars 1994

Le 31 mars 1994, une violente explosion de sodium a eu lieu lors des opérations de démantèlement du réacteur nucléaire expérimental Rapsodie. Elle a fait un mort et quatre blessés14. Cet accident a été classé en niveau 2 sur l'échelle des incidents nucléaires (échelle INES). Il n'y a pas eu contamination radiologique de l'environnement.

Incendie en novembre 2004

Un départ de feu s'est produit avant d'être maîtrisé sur des pièces radioactives dans le Centre de Cadarache15, ce feu est resté confiné à l'intérieur de l'installation, il n'y a eu aucune contamination de l'environnement.

Panne sur une balance en mars 2006

Le 6 novembre 2006 à l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu), d'Areva NC, des employés d'Areva-NC ont par deux fois chargé un broyeur avec des rebuts de pastilles decombustible MOX (mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium). Une inspection de l'ASN, faite le 16 novembre, a conclu que la balance de contrôle du chargement du broyeur était cassée depuis mars 2006. La « masse critique » (+/- 16 kg de matière fissile) n’a pas été atteinte, mais bien au-delà des 8 kg autorisés, ce sont 13 kg de pastilles, équivalent à 3,9 kg de matière fissile, qui avaient été chargées dans le broyeur. À partir de 16 kg de matière fissile, dans certaines conditions de géométrie et en présence de modérateur, une réaction nucléaire aurait pu spontanément s'enclencher. L'incident a été rendu public par le CEA le 10 novembre 2006. Il n'a donné lieu à aucune contamination de l'environnement.

Ce sont la balance de pesage cassée, mais surtout des consignes « hors procédure » (l'opérateur utilisait une balance à côté du broyeur et non celle en dessous de celui-ci comme prévu) qui ont conduit à cet incident qui a été jugé par le CEA « sans conséquence pour l'environnement ou la santé » et ne nécessitant qu’un classement de niveau 1 sur l'échelle INES. Mais à la suite de « l'accumulation d'erreurs humaines » et aux « défaillances constatées dans les processus d'assurance de la qualité » démontrant des lacunes importantes dans la culture de sûreté de l'exploitant, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire française) a annoncé le mardi 9 janvier 2007 avoir classé l'incident au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires16.

Incendie en octobre 2008

Un incendie s'est produit le 1er octobre 2008 sur une installation non nucléaire17.

Sous-évaluation d'une quantité de plutonium

Le 6 octobre 2009, il est révélé que l'Atelier de technologie du plutonium contient, en rétention, 22 kg de plutonium (le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39 kg), et non 8 kg comme initialement prévu par le commissariat à l'Énergie atomique.

L'Autorité de sûreté nucléaire a classé l'incident au niveau 2 le 15 octobre et a suspendu le démantèlement de cet atelier18. Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une enquête préliminaire sur l'incident19.

À cette occasion, les relations entre l'Autorité de sûreté nucléaire et le CEA ont connu une véritable crise, un affrontement20 au plus haut niveau entre Bernard Bigot, l'administrateur général du CEA et André-Claude Lacoste, le président de l'ASN.

Cette matière résiduelle, constituée de poudres de très faible granulométrie, et très souvent invisible à l'œil nu, est la conséquence du fonctionnement industriel de l'installation entre 1966 et 2004. Dans cette période , il été produit 350 tonnes de combustible. Cette matière, déposée de façon diffuse dans les quelque 450 boîtes à gants de l'installation, a été rendue accessible (et donc mesurable) par les opérations de démantèlement en cours. La densité du plutonium est particulièrement élevée (19,8). Il est ici principalement présent sous forme d'oxyde de densité théorique 11,46. une unité de 20 kg de plutonium représente donc un volume d'environ 2 l, déposé de façon hétérogène dans 450 boîtesà gants, représentant une surface de dépôt potentiel de plus de 2 000 m2.

Sous-évaluation d'une quantité d'uranium faiblement enrichi

À la suite de la sous-évaluation de quantité en rétention constatée aux ATPu, le CEA Cadarache a entrepris une démarche de mesure des quantités de matières en rétention dans les installations en cours d'assainissement. Lors de ces opérations il a été constaté l'existence d'une rétention de l'ordre de 10 kg d'uranium faiblement enrichi (1,65 %) dans la cellule C1 (enceinte blindée) de l'installation STAR. La rétention attendue était estimée à environ 4 kg le risque de criticité existant à partir d'une masse de 184 kg. Cet incident a fait l'objet d'une déclaration à l'ASN le 22 octobre 2009 et fait l'objet d'une déclaration formelle à l'ASN le 25 octobre proposant le classement au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 721

Mise en demeure de l'ASN pour le démantèlement de l'atelier d'uranium enrichi

Le 6 juin 2013, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) met en demeure le commissariat à l'Énergie atomique (CEA) d'achever les opérations de démantèlement de son atelier d'uranium enrichi avant le 30 avril 2014 dans les conditions définies par le décret du 8 février 200622.

Contamination d'un salarié

Le 4 juillet 2016, un communiqué du CEA rend public qu'un salarié a été contaminé par la radioactivité dans l'atelier de technologie du plutonium en démantèlement23. Il a reçu une dose inférieure à la limite réglementaire de 20 mSv/par an.

Risque sismique

Selon le zonage de 2011 la commune de Saint-Paul-lès-Durance est classée au niveau 4 du risque sismique24, soit un niveau moyen au regard de la sismicité sur le globe.

Le site de Cadarache est situé sur la faille dite « faille de la moyenne Durance25 », ou d'Aix-en-Provence - Durance, de direction NNE-SSW, la plus active de France, et à proximité d'une autre, celle de la Trévaresse, de direction E-W, qui a engendré le plus grave séisme jamais enregistré en France métropolitaine, le séisme de 1909 en Provence.

La commune de Saint-Paul-lès-Durance a connu plusieurs épisodes sismiques remarquables dans le passé, le 11 juin 1909 avec une intensité de V et demi (séisme de 1909 en Provence, épicentre à environ 35 km avec une intensité de IX échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, soit une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter à l'épicentre, ce séisme n'a fait aucune victime à Saint-Paul-lès-Durance26) ; le 19 juillet 1963 et le 26 janvier 1967 avec une intensité de IV et demi27 sur l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik. La ville deManosque, située à proximité, a connu deux épisodes sismiques remarquables dans le passé, l’un le 13 décembre 1509 et l’autre le 14 août 1708. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions et sont recensés dans la base de sismicité historique28 avec une intensité de VIII (MSK) à Manosque29.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, six installations du Centre devront être arrêtées pour non-conformité aux normes antisismiques actuellement en vigueur30 :

  • l'Atelier de technologie du plutonium : 2002 (fermé en 2003)
  • la station de traitement des déchets et effluents : 2006
  • Le magasin central des matières fissiles : 2010
  • le parc d'entreposage des déchets : 2015
  • le laboratoire d'examen des combustibles actifs : 2015
  • l'entreposage Pégase : 2015

Selon le CEA, exploitant du site de Cadarache, certains bâtiments, conformes aux normes sismiques de l'époque, doivent être rénovés pour faire face à leur évolution, mais le risque sismique est pleinement pris en compte dans la construction du réacteur de recherche Jules Horowitz, le réacteur d'essai (RES) et dans la conception du projet ITER.

Formation par la recherche

Le centre de Cadarache accueille environ 130 doctorants au sein des laboratoires des différents instituts et entreprises implantés sur le site (CEA, IRSN, Areva). Le centre de Cadarache accueille un centre de formation de l'INSTN, qui délivre le diplôme d'ingénieur de spécialisation en génie atomique et le brevet de technicien supérieur en radioprotection. Il intervient également dans le domaine de la formation continue.

Liste des directeurs du CEA Cadarache

  • Jacques Vayron depuis 201931 ;
  • Christian Bonnet, de 2013 à 2019 ;
  • Maurice Mazière, de 2010 à 2013 ;
  • Serge Durand, de 2006 à 2010 ;
  • Pascale Amenc-Antoni, de 2003 à 2006 ;
  • Hervé Bernard, de 2000 à 2003 ;
  • Marcel Jurien de la Gravière, de 1997 à 2000 ;
  • Michel Suscillon, de 1993 à 1997 ;
  • Gérard Vial, de 1990 à 1993 ;
  • Jean Mégy, de 1987 à 1990 ;
  • André Junca, de 1974 à 1983 ;
  • Claude Moranville, 1973-1974 puis 1983 à 1987 ;
  • René Faure, de 1959 à 1973.

Divers

Le CEA est impliqué dans le pôle de compétitivité Capenergie consacré aux énergies non productrices de gaz à effet de serre. Le président de Capenergie, Christian Bonnet, est également directeur du centre de Cadarache32.

En 2016, le CEA et Cap Vert Énergie signent pour une durée de quatre ans, un projet d’étude concernant la performance d’une plateforme solaire photovoltaïque Megasol dans un but conjoint de recherche et de production électrique.

Une commission locale d'information (CLI) a été mise en place pour favoriser l'information du public33.

Opposition antinucléaire

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Banderole d'opposants à Cadarache

Le premier opposant historique au centre de Cadarache fut l'écrivain Jean Giono. Dans Provence, en 1961, il demande ainsi « … pourquoi ce centre inoffensif n'a-t-il pas été installé tout simplement à Paris, et plus spécialement dans les jardins inutiles de l'Élysée ? »

En décembre 1993, des militants de Greenpeace pénètrent sur le site et déroulent leurs banderoles sur la cheminée du réacteur Phébus, qui devait réaliser son premier essai le lendemain dans le cadre du programme d'expérimentation « Produit de fission » (PF). L'essai eut lieu comme prévu.

Une nouvelle tentative d'intrusion en décembre 2011 s'est soldée par un échec, les militants ayant fui à l'arrivée des gardes en abandonnant une partie de leur matériel. L'opération n'est pas revendiquée par Greenpeace, qui réalise pourtant le même jour deux intrusions dans les centrales nucléaires de Nogent et de Cruas. Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé des peines contre huit militants de 4 à 10 mois de prison avec sursis et près de 70 000 euros de dommages-intérêts34.

Depuis juin 2010, le Collectif Anti-nucléaire 13 a interpellé l'ASN afin d'obtenir des informations sur l'avancement du démantèlement de l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu) du CEA de Cadarache, ainsi que sur les quantités exactes de plutonium qui y seraient détenues35. Le 14 mars 2012, le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a condamné le CEA pour retard dans la déclaration d’incident à l’ASN36.

Deux jours après la catastrophe de Fukushima, une centaine de personnes s'est mobilisée à Cadarache en soutien au peuple japonais et pour dire non au nucléaire37.

En avril 2012, une chaîne humaine d'une centaine de militants antinucléaires s'est formée entre ITER et Cadarache pour arrêter les recherches menées à ITER38.

Voir le lien ci-dessous :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_de_Cadarache

On est bien loin de la sempiternelle réponse avec comme mot magique.. « rentabilité ! »..

 

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Photo ci-dessus, photo-montage.

Pour terminer

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Peu importe..le choix, ou..les choix, il faut pouvoir s’y retrouver.

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Le nucléaire ? ou ..Pas de nucléaire ?..avec ou..sans nucléaire ?..

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Dans tous les cas, il ne s’agit pas simplement de « dépenses de l’Etat », mais également, de coût, du prix coût de revient « global » et d’ensemble, mais également, concernant le portefeuille de toutes les Françaises et les Français, comme citoyen digne de ce nom, et pas galvaudé, que l’on entraîne chaque fois, un peu plus, dans les méandres des choix comme décisions prises par l’Etat..Une fois de plus, pour ne pas dire..Une fois de trop !!!

 

Chacun est libre de penser ce qu'il voudra..mais tout de même !...

 

 

Posté par Janus157 à 21:48 - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 décembre 2019

Réforme des retraites..réveillez-vous !..

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Réforme des retraites..réveillez-vous !..

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LA France EN COLÈRE !

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La colère est dans tous les esprits, et pas que.. « Gilets jaunes »..

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Sur la chaîne BFM/TV:

(dimanche 8 décembre 2019..)

Réactions et réponses apportées par Xavier Bertrand..

Retraites: Il n'y a pas de projet. C'est un "flou" magistral, de la part du gouvernement.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Notre système, aujourd'hui, ne comporte pas assez de justice sociale.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Il faut avoir le courage de dire, à terme, il faudra ou devoir travailer plus longtemps.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: Les Régimes spéciaux, aujourd'hui et demain, ne se justifient plus.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Retraites: En 2030 on ne pourra pas payer les retraites de tout le monde.

(Xavier Bertrand su BFM/TV)

Avec Macron..L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin..

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Le cauchemar de Macron..

La hantise de voir resurgir..Les Gilets Jaunes ! ..

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POWER TO THE PEOPLE !!!

Le Pouvoir au Peuple !

Si le Peuple est uni..il est plus fort !

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Philippe Martinez (CGT) : « Avec la retraite par points, vous ne savez pas combien vous toucherez »

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Précarité et misère chez les retraités !..

Avec l’augmentation de la C.S.G. de 1,7 %, on a appauvri un tas de Françaises et de Français !

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Nombre de retraités vivent avec 400€/mois, les migrants ont le gîte, le couvert, et 513€/mois..

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Photo ci-dessus d’un retraité dans la rue, obligé d’avoir recours à la mendicité.

Article publié le 11.07.2015

France :

Une nation préférant l’étranger aux siens, voilà ce qu’est devenue la France de 2019*. Un pays où l’autochtone pour ne subir ni brimades ni humiliations se doit de s’assimiler à l’autre. Son identité et son éducation française sont bannies car haïes par la horde de primo-arrivants déchainés venant des contrés où l’obscurantisme est érigé en culture d’Etat.

* Cela fait bien 35 ans que cela est comme cela et d'avantage depuis les 20 et surtout..10 dernières années !...

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Réforme des retraites : ces concessions que pourrait faire le gouvernement

Par Julien Chabrout. publié le 06/12/2019 à 18:16

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Entre 800 000 et 1 500 000 de personnes ont manifesté dans toute la France jeudi 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites.afp.com/NICOLAS TUCAT

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/reforme-des-retraites-ces-concessions-que-pourrait-faire-le-gouvernement_2110149.html

Avec cette nouvelle réforme sur les retraites le gouvernement souhaite mettre un frein et éliminer les retraites complémentaires..tout simplement !

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.revolutionpermanente.fr/Reforme-des-retraites

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Le gouvernement pris au piège !..

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Ils veulent faire comme pour les « Gilets jaunes »..

Laisser « pourrir » la grogne, et passer..la vague..

Edouard Philippe dos au mur : Pas de négociation, il faut massifier la grève !

Au lendemain de cette première journée historique de mobilisation, Édouard Philippe a avancé sa prise de parole initialement prévue mercredi prochain. Le premier ministre a cherché à passer la pommade pour mieux chercher à diviser les travailleurs du transport et de l’Education. Encore un diviser pour mieux régner, une tentative qui cache mal les difficultés face au mouvement de grève massif qui se dresse face à lui. Le gouvernement est dos au mur, ce n’est pas le moment de négocier mais d’enfoncer le clou !

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En difficulté, le gouvernement cherche à reprendre l’initiative

Après la journée historique du 5 décembre, le gouvernement cherche à tout prix à reprendre l’initiative. Dos au mur, c’est maintenant le mouvement social, les travailleurs en grève reconductible, qui dictent le calendrier du gouvernement. En avançant sa prise de parole prévue initialement mercredi prochain pour annoncer « l’architecture globale de la réforme », le chef du gouvernement se doit d’occuper le terrain et de répondre à la population qui aujourd’hui rejette très massivement la réforme des retraites et soutien le mouvement de grève par 69 %. Un soutien en hausse.

En ce sens, conformément aux propos d’Emmanuel Macron qui brille par son silence, évitant ainsi de se retrouver dans l’œil du cyclone, le premier ministre a tenté de jouer l’apaisement. Face à la mobilisation extrêmement massive, il s’agissait de prendre acte de l’inquiétude de la population. A en croire Edouard Philippe, les français n’auraient pas bien compris la réforme, se laissant ainsi manipuler par les « fakes news » et autres faux « simulateurs ». En somme, comme le dit Blanquer : « certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout ».

Diviser pour mieux régner

(Une devise chère à..Napoléon !..)

Ensuite le premier ministre a cherché à diviser une nouvelle fois le monde du travail, reprenant encore une fois le diviser pour mieux régner. Entre ceux en grève reconductible comme les grévistes des transports qui perdront leurs régimes spéciaux et les enseignants et professeurs de l’Education pour lesquels il a affirmé qu’il n’y aurait aucune baisse de pension.

D’un côté, les cheminots corporatistes jusque-boutiste se refusant à tout dialogue même autour d’une « transition », de l’autre les travailleurs de l’Education largement manipulée par les faux simulateurs…En somme, le gouvernement cherche à diviser un nouveau front qui s’est montré d’une unité entre les secteurs du transport et de l’éducation par la grève et par la rue. Pour cela, il lui faut déminer la colère qui monte chez les enseignants.

La com*qui masque mal les difficultés du gouvernement

Habitué à être maitre des horloges, le gouvernement doit prendre acte qu’il n’a pas réussi à enjamber le « mur du 5 décembre ». Et pour cause, cette journée historique du 5 décembre est annoncée comme le plus massif démarrage d’un mouvement social, plus fort qu’en 1995.

De la sorte, le gouvernement doit répondre du tac o tac pour éviter de perdre pied et de laisser l’espace aux manifestants qui comptent bien en finir avec cette réforme comme l’illustre le fait que plus de 10% des enseignants sont en grève reconductible ce vendredi 6 décembre. Le danger, c’est que coagule et se massifie la reconductible, qui commence y compris à faire ses adeptes dans le secteur du privé.

Ce qu’illustre cette accélération dans la communication est donc bien l’illustration des faiblesses du gouvernement face au mouvement social qui s’annonce. Il tente de ne pas laisser l’espace aux grévistes qui aujourd’hui exprime une détermination sans faille.

Pas de négociations ! Enfoncer le clou !

Ainsi plutôt que de tergiverser en acceptant des rencontres avec le gouvernement comme l’illustre les directions syndicales, ce dont il s’agirait serait d’enfoncer le clou. Il ne s’agit nullement de trainer dans les salons de Matignon mais d’œuvrer à généraliser la grève. Construire la grève générale pour faire non seulement reculer le gouvernement sur sa réforme des retraites, mais aussi pour en finir avec Macron et son monde !

*La « com »..spécialité de Macron et de ce gouvernement !...

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.revolutionpermanente.fr/Edouard-Philippe-dos-au-mur-Pas-de-negociation-il-faut-massifier-la-greve

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Gilles Raveaud : « La réponse au déficit du régime des retraites, c’est l’emploi : il faut embaucher des jeunes qui cotisent »

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La réforme des retraites se justifie-t-elle ? L’argument du déficit est-il recevable ? Quels financements pour les retraites de demain ? L’économiste Gilles Raveaud, professeur à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8-Saint-Denis, est l’invité de #LaMidinale.

Sur le fonds de réserve des retraites  
« Lionel Jospin avait mis en place un fonds de réserve des retraites avec 35 milliards sur le compte. Et les caisses complémentaires privées, AGIRC et ARRCO qui ont fusionné, disposent de 116 milliards de réserve. Donc on a un total de réserve de 150 milliards. »
« En 2018, le régime général des retraites en France est à l’équilibre. »
« Le déficit annoncé pour 2022/2025 n’est que de quelques milliards. »
« Ce qui se passe, c’est comme si vous aviez 100 euros de découvert à la fin du mois, que vous aviez 15.000 euros d’épargne et que vous paniquiez parce que vous n’allez pas pouvoir finir le mois. »

 Sur la réforme des retraites 
« C’est une réforme machiavélique parce que le montant des retraites va baisser, sans qu’on le dise. L’immense majorité des gens ne décide pas la durée de cotisation. Certains ne peuvent pas bosser davantage, ça ne dépend pas d’eux : ça dépend de leur état physique, de leur santé mentale, des maladies. »
« Le vrai problème qui va venir, c’est la pauvreté des retraités. »
« Il est aberrant de dire qu’il faut que tout le monde bosse plus alors qu’on a aujourd’hui des millions de gens qui sont laissés sur le bord de la route et qui voudraient travailler. »
« Personne ne fait le lien entre le pseudo-déficit des retraites et le chômage - alors que c’est une évidence. »

 Sur le rapport cotisants/retraités 
« L’économiste Jean Gadrey explique que ce qui compte, c’est le rapport entre le nombre de personnes âgées et le nombre de personnes qui travaillent. Il dit aussi qu’il y a moins d’enfants. Or les enfants coûtent très cher à l’éducation. C’est une charge pour une société avant qu’ils ne travaillent. Donc la part des vieux va augmenter mais la part des jeunes va baisser : ça veut donc dire que le rapport entre le nombre de cotisants et de dépendants se dégrade, mais pas tant que ça. »
« La plus grande victoire des libéraux est d’avoir fait croire qu’on était un pays pauvre. C’est d’une indécence totale. Une grande partie de la gauche a intégré ce discours. »
« L’Etat n’est pas la France. Et la Sécurité sociale n’est pas la France. Donc l’Etat peut être en déficit, la Sécurité sociale aussi mais la France reste extrêmement riche. »

 Sur le système de retraite par points 
« La retraite aujourd’hui, c’est la sécurité sociale. »
« Emmanuel Macron est fasciné par l’autorité et la puissance de l’Etat donc le premier changement qui est fait dans cette réforme, c’est que la retraite sera gérée par l’Etat. Donc le point ne vaut rien. Même François Fillon le dit. »
« Légalement, il n’y a aucune garantie sur la valeur du point. Edouard Philippe ne peut pas forcer la personne qui sera à la tête du gouvernement dans cinq ou dix ans de faire quoi que se soit. »
« Cette réforme est une avenue pour les fonds de pension. Mais il faut arrêter de se mentir, ces fonds de pension existent déjà. »
« Le système français de retraite, d’un point de vie économique, est l’une des technologies les plus fantastiques qui existe. »

 Sur le seuil minimum des 1.000 euros de retraites 
« S’ils le font, c’est vrai qu’il y a un petit progrès pour le plus pauvres d’entre nous. »
« Pour les femmes, en général, le fait de prendre en compte l’ensemble de la carrière est beaucoup plus pénalisant que le système actuel. »

 Sur les régimes spéciaux 
« Sur les retraites, Macron avait un argument malin - et qui n’était pas faux - sur l’unification et la simplification du système à cause notamment des 42 régimes spéciaux. Sauf qu’en réalité, on oublie de dire qu’il y a 90% des gens qui sont dans le régime général. »
« Le déficit du régime des retraites de la SNCF est important : il est d’environ 5 milliards d’euros. Mais que s’est-il passé ? Dans les années 1970, il y avait 30.000 personnes qui travaillaient à la SNCF. Ils sont aujourd’hui 150.000. Les anciens employés sont à la retraite et ceux qui bossent sont deux fois moins nombreux donc ils ne peuvent pas financer la retraite des plus âgés. »
« La première réponse au déficit du régime des retraites de la SNCF, c’est d’abord l’emploi : il faut embaucher des jeunes qui cotisent. »
« Il faut que l’Etat s’occupe de ses agents et mette l’argent nécessaire pour la formation. »
« Il faut supprimer les régimes spéciaux (…) : si le peuple est uni et n’est pas divisé en catégories, il est plus fort. »

Voir le lien ci-dessous:

http://www.regards.fr/la-midinale/article/gilles-raveaud-la-reponse-au-deficit-du-regime-des-retraites-c-est-l-emploi-il

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Photo ci-dessus, retraités, en promenade en forêt.

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Réforme des retraites: comment le gouvernement a fabriqué de l’anxiété..

26 novembre 2019 à 06h00

Plus de deux ans après le lancement de la réforme emblématique, les Français n’y comprennent toujours rien ! Le gouvernement veut changer de pied en termes de communication et abandonner les concepts pour des choses plus concrètes.

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Les faits - A quelques jours de la manifestation du 5 décembre contre la réforme des retraites, le Premier ministre reçoit, jusqu’à ce mardi soir, les partenaires sociaux pour les écouter. Edouard Philippe s’est engagé à présenter « avant la fin de l’année » une feuille de route avec des mesures et des « clarifications importantes » sur le projet, a déclaré lundi le président de la CFTC. Les ministres concernés retrouveront les députés de la majorité mardi soir « pour faire de la pédagogie ». Un séminaire gouvernemental se tiendra également dimanche pour caler la feuille de route. Le gouvernement veut axer sa communication sur le thème de la justice sociale.

« On n’y comprend rien », « c’est flou »… Telles sont en substance les réponses qui reviennent le plus souvent dans la bouche des Français quand on les interroge sur la réforme des retraites en préparation. Même les plus informés – à l’image d’Alain Minc,l’essayiste pourtant proche d’Emmanuel Macron – avouent ne pas y voir très clair. C’est qu’à force d’atermoiements, de couacs et autres changements de pied, le gouvernement n’a cessé « d’ajouter de l’anxiété à l’anxiété », selon Geoffroy Roux de Bézieuxle président du Medef.Déjà suffisamment complexe et miné, ce dossier n’avait pas besoin de cela. Le patron des patrons a été reçu le premier, lundi matin, par le Premier ministre, qui voit toutes les organisations patronales et syndicales jusqu’à mardi soir. A la sortie, Geoffroy Roux de Bézieux a redit qu’il fallait « que les grands principes de la réforme soient annoncés le plus tôt possible, avant le 5 décembre, car la communication diverse crée la confusion. »...

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lopinion.fr/edition/economie/reforme-retraites-comment-gouvernement-a-fabrique-l-anxiete-203995

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Grève contre la réforme des retraites : pourquoi 2019 n'est pas 1995 ?

 16h33 , le 6 décembre 2019, modifié à 16h37 , le 6 décembre 2019

Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, la date de 1995 est souvent brandie en référence. Mais la comparaison n'est pas tout à fait satisfaisante.

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Une dizaine de lignes de métro ont été fermées vendredi à Paris. (Reuters)

La référence est dans toutes les têtes. 1995. L'année où les syndicats avaient réussi à faire plier un gouvernement qui voulait toucher aux retraites. A l'époque, Alain Juppé était à Matignon. Cette fois, c'est un juppéiste - Edouard Philippe - qui gouverne depuis l'Hôtel de Varenne. A première vue, les deux mouvements sociaux pourraient sembler comparables. Pourtant, de nombreuses choses ont changé depuis 1995. Le JDD vous explique pourquoi les deux situations ne sont pas aussi similaires qu'on ne le pense.

Lire aussi - Réforme des retraites : une première mobilisation plus forte qu'en 1995, 2003 et 2010

La situation politique est différente

  • Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac choisit pourtant de laisser son Premier ministre Alain Juppé présenter un plan d'économies devant l'Assemblée. Le chef du gouvernement veut repenser le financement de l'Assurance maladie. Surtout, il décide, au dernier moment, d'inclure une réforme des régimes spéciaux de retraite. Le plan est pourtant bien accueilli dans un premier temps. Libération titre "Juppé l'audace". Les syndicats, eux, s'étranglent.
    Contrairement à 1995, la réforme des retraites avait été annoncée par le chef de l'Etat durant la campagne présidentielle. L'exécutif considère donc qu'il a la légitimité pour mener cette réforme, malgré les circonstances particulières de l'élection d'Emmanuel Macron.
  • Autre différence notable. En 1995, l'exécutif avait été pris par surprise par un mouvement de contestation soudain. Cette fois, Emmanuel Macron et Edouard Philippe s'attendaient à une remise en cause de leur projet de réforme et à une forte opposition, après plusieurs mois de manifestations des Gilets jaunes notamment.
  • La stratégie des syndicats est aussi différente. Les syndicats ont lancé des grèves reconductibles sans connaître le projet exact du gouvernement. Ce qui a d'ailleurs pu contribuer au succès de la première manifestation jeudi (800.000 personnes, selon la police, 1,5 million, selon la CGT). Chaque profession craignant d'être lésée par le nouveau régime universel de retraite. En 1995, les partenaires sociaux demandaient le retrait d'un projet de loi qu'ils connaissaient.
  • En 1995, Alain Juppé avait aussi lancé sa réforme en faisant une erreur politique majeure. Au lendemain de la présentation du plan devant l'Assemblée, le Premier ministre déclare en effet à Sud Ouest : "Si deux millions de personnes descendent dans la rue, mon gouvernement n'y survivra pas". Les syndicats relèvent le défi. Le 12 décembre, 2 millions de personnes défilent dans les rues. Alain Juppé est obligé de retirer sa réforme des régimes spéciaux. Le gouvernement actuel n'est pour le moment pas tombé dans cet écueil. Mais une erreur de communication peut facilement embraser la situation. 

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Le pays aura du mal à être bloqué comme en 1995

Le 24 novembre 1995, les syndicats entament l'épreuve de force et parviennent à bloquer le pays pendant 3 semaines. Pratiquement aucun métro à Paris, peu de trains, des embouteillages faramineux, les Franciliens se rendent à leur travail en stop, en vélo ou à pied. Les rollers deviennent aussi populaires. 

Surprise jeudi, pour le premier jour de la grève de 2019, la pagaille annoncée n'a pas eu lieu. Les Franciliens, qui en avaient la possibilité, ont pris leur disposition grâce notamment au télétravail (qui n'existait pas en 1995) ou aux RTT (créés en 1998 au moment de la loi sur les 35 heures). D'autres ont utilisé leur vélo, le Vélib' ou des trottinettes électriques. "Ce qu'on peut constater ce matin c'est que beaucoup de Franciliens ont pu anticiper, prendre des RTT ou télétravailler, du coup il n'y a pas de bousculade sur les quais", a relevé jeudi la ministre de la Transition écologique chargée des transports, Elisabeth Borne.

Contrairement à 1995, deux lignes de métro sont intégralement ouvertes (la 1 et la 14). Depuis la loi de 2008 sur le service minimum, les usagers sont aussi beaucoup mieux informés. En 1995, les Franciliens découvraient les prévisions de circulation sur un tableau écrit à la main, à l'entrée des rares stations encore ouvertes.

Jeudi, le trafic routier était aussi resté très calme autour de Paris. Légèrement au dessus de la moyenne avant 7h, il avait ensuite chuté à des niveaux très faibles pour flirter toute la matinée avec une petite vingtaine de km de bouchons seulement.

Vendredi, le trafic a été beaucoup plus chargé. Plus de 350 kilomètres de bouchons ont été enregistrés vendredi peu avant 8h sur les routes d'Île-de-France. Cette situation est au-delà du niveau qualifié d'"exceptionnel" par Sytadin, l'organe chargé de surveiller le trafic en Ile-de-France. Habituellement, la moyenne enregistrée se situe aux environs de 200 km de ralentissements. La preuve que les Franciliens avaient peut être moins anticipé les difficultés ou ont tenté de prendre la route après avoir vu que les routes étaient dégagées la veille. Les routes restaient, pour le moment, moins embouteillées qu'en 1995.

En 1995, l'économie avait été paralysée pendant des semaines. Cette année, les entreprises de service devraient, a priori, continuer à fonctionner. En 1995, ce sont les grands magasins parisiens qui avaient accusé une chute de 30 à 50% de leur activité. Les commerces de proximité en avaient alors profité. Cette année, ce sont les plateformes de commerce en ligne comme Amazon ou la Fnac qui pourraient sortir gagnants de la grève, au détriment des petits commerces.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lejdd.fr/Politique/greves-sur-les-retraites-pourquoi-2019-nest-pas-1995-3935607

Réforme des retraites : « La colère des Français a été entendue », selon Buzyn [Vidéo]

Publié le 06 décembre 2019 à 08h46

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.letelegramme.fr/france/reforme-des-retraites-la-colere-des-francais-a-ete-entendue-selon-buzyn-video-06-12-2019-12450884.php

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Syndicats : «S’ils font des propositions, ils peuvent retrouver de l’espace»

Par Jérôme Lefilliâtre — 6 décembre 2019 à 20:36

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Yves Veyrier et Michel Beaugas (FO) avec Philippe Martinez (CGT) dans le défilé parisien, jeudi. Photo Albert Facelly pour Libération

Le spécialiste du syndicalisme Jean-Marie Pernot explique la réussite de la journée de jeudi par le fait que la réforme touche tous les Français. Et pointe le risque que les centrales se fassent enfermer dans les régimes spéciaux.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/france/2019/12/06/syndicats-s-ils-font-des-propositions-ils-peuvent-retrouver-de-l-espace_1767822

Comme pour les inondations, il faut..informer, expliquer, mais..La méthode compte aussi !..

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Sacré..Méluche !..

Mr. Mélenchon veut se refaire une santé grâce à la manifestation contre la réforme sur les retraites..

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Toujours aussi..imperturbable..

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Et sinon..élaguer et aller jusqu’à « glaner » des adhérents parmi le « R.N. »..

A Lille..

Ce n'est guère mieux pour..une certaine Martine Aubry..

La maire, toujours en place, à Lille, se montre et veut se montrer quelque peu, en allant dans la rue et en ville, pour faire de la cooptation « détournée » en vue des prochaines élections municipales, où d’ailleurs, et pour lesquelles, elle a annoncée sa candidature..pour un quatrième mandat, tellement le fauteuil doré quelle occupe depuis longtemps déjà, et qui lui avait été « réservé » et.. « chauffé » par Mr. Mauroy, bien avant..lui tien autant à cœur !..

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Stop à la « machine » Macron !

Halte à cette réforme sur les retraites !

Pour les retraites du privé et du public, paroles de salariés en grève le 5 décembre..

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Le 5 décembre, les syndicats jouent gros

AFP, publié le dimanche 01 décembre 2019 à 10h18

Confrontés à la pénibilité, aux évolutions de leurs métiers ou à la crainte d'un déclassement, ils soutiennent la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites: du public comme du privé, des salariés témoignent auprès de l'AFP des  raisons de leur colère.  

- Mireille Mousnier, 57 ans, postière, Paris

"J'ai une tournée de 7km à effectuer entre 9H00 et 13H00, et là où j'avais deux rues autrefois, j'en ai cinq aujourd'hui. Je rentre au bureau lessivée... Quand on est facteur, c'est le contact humain qu'on apprécie mais il est quasi inexistant aujourd'hui. Je ne tiendrai pas jusqu'à 62 ans, j'espère pouvoir partir avant. 

Ca fait dix ans que je suis à temps partiel et quand je fais une simulation de ma retraite sur Internet, j'en pleure. Même avec le complément enfant, je suis à 1.100 euros par mois, je ne sais pas comment je vais faire."  

- David Gimenez, 45 ans, conducteur de bus, Marseille  

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"Les intentions du gouvernement ne sont pas d'aller vers le mieux dans les acquis sociaux. Le gouvernement veut inciter les gens à souscrire à des retraites privées. Il essaie de faire croire qu'il ne s'en prend qu'aux régimes spéciaux, c'est faux. On veut nous faire soit travailler plus, soit cotiser sur des fonds privés. 

Je suis affecté depuis 24 ans à une ligne de bus traversant les quartiers Nord de Marseille et je suis confronté quotidiennement à la violence, aux horaires décalés, au travail le dimanche. J'aspire à une retraite tranquille." 

- Ludovic (prénom modifié à sa demande), 40 ans, enseignant, Paris

"Les enseignants comptent sur le contrat moral lorsqu'ils s'engagent dans la fonction publique. Les salaires sont moindres que dans le privé et on a fait ce choix pour servir le bien public, par vocation, par plaisir. 

Avec cette réforme, il y a clairement une rupture de contrat. Si la retraite est calculée sur l'ensemble de la carrière (comme ce que préconise la réforme), les profs y perdront énormément. Nos débuts de carrière sont difficiles, on reste en ZEP (zones d'éducation prioritaires) contre vents et marées, parfois pendant dix ans: la moindre des choses c'est de nous garantir une bonne retraite. Au final, c'est le service public qui se dégrade et, à force de dégoûter les vocations, on va avoir une baisse de qualité des compétences des professeurs." 

- Frédéric Bruchon Bienfait, 47 ans, conducteur routier, Jura 

"Je suis conducteur routier depuis 25 ans. Nous jouissons du CFA (congé de fin d'activité) qui a été mis en place pour contrebalancer la pénibilité de notre travail et qui nous permet de partir plus tôt à la retraite. C'est un régime plus favorable que les régimes spéciaux mais nous n'avons aucune garantie de sa pérennité au-delà de 2023. 

D'autant que le métier a totalement changé: avant, le rêve d'un routier, c'était de partir en Sicile, de voyager à l'étranger. Aujourd'hui, on ne fait plus de grandes distances car on coûte plus cher qu'un travailleur détaché. On roule beaucoup plus de nuit, on fait davantage d'horaires décalés. Avoir réduit la vitesse à 80km/h nous impacte également: il y a une vigilance de tout instant, accentué par les radars... Cela rajoute un stress phénoménal au conducteur. En conséquence, il y a un grand nombre de cas d'accidents cardio-vasculaires."      

- Alexis Chabrol, 24 ans, RH chez Orange, Marseille

"Pour moi, la retraite c'est loin. Mais ce qui est profondément injuste dans la réforme, déjà, c'est que les fonctionnaires sont bien moins payés que les salariés du privé. Chez Orange, les fonctionnaires touchent une prime tous les mois. Mais ces primes ne seront pas prises en compte par la suite: l'écart des salaires sera fortement ressenti à la retraite. Moi, personnellement, j'ai ouvert un plan épargne retraite, on ne sait jamais."   

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Réformes des retraites : un an après les « gilets jaunes », l'inquiétude des commerçants..

La mobilisation contre le projet de réformes des retraites marque un nouveau front social contre le gouvernement. Un an après le début de l'épisode « gilets jaunes » et alors que s'ouvre la période stratégique des fêtes de fin d'année, le commerce craint une nouvelle saison de manifestations.

Par Lucas Mediavilla

Publié le 6 déc. 2019 à 8h20

Cette année encore, les fêtes de fin d'année risquent d'être marquées du sceau de l'incertitude et de l'inquiétude pour les commerçants. Un peu plus d'un an après le début du mouvement des « gilets jaunes », le gouvernement fait face à un nouveau front social, avec le début des grèves contre son projet de réforme des retraites .

Une fois encore, ce conflit s'ouvre au pire moment, alors que le secteur entre dans la période stratégique de Noël et que beaucoup de marchands n'ont pas encore pansé les plaies des samedis noirs de décembre dernier . « En moyenne, les commerçants ont perdu 30 % de leur chiffre d'affaires, lequel n'a jamais été rattrapé durant l'année », souligne Pierre Goguet, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI). Un chiffre auquel il faut ajouter la facture liée aux dégradations.

« Le commerce de centre-ville ne supportera pas une nouvelle saison de manifestations »

Après la fermeture des magasins du boulevard Haussamn le 8 décembre 2018, et les grosses pertes engendrées par les poids lourds du secteur de la vente de détail (Fnac Darty, Auchan), la perspective d'une nouvelle saison de manifestation tourmente les organisations du secteur.

Incertitude et lassitude

« Il y a un mélange d'incertitude et de lassitude, explique Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce qui regroupe 27. 000 points de vente de mode ou de chaussures.Certains se remettent tout juste de la fin de l'épisode « gilets jaunes » et voilà qu'on parle à nouveau de blocages. Ajoutez à cela les récents débats sur le Black Friday, les mouvements anti-consommation… ». La fin d'année, naguère la plus propice aux commerçants semblerait désormais presque redoutée.

Réforme des retraites : huit questions sur le droit de grève

Problème, nombre d'entre eux n'ont pas le choix. 2019 a mis les comptes à rude épreuve. Dans la mode, secteur qui a perdu 15 % de sa valeur en dix ans, une entreprise sur trois présente un résultat avant impôts négatifs, selon une étude récemment commandée par l'Alliance du commerce à la Banque de France.

Or la période de Noël peut représenter 20 % du chiffre d'affaires total de l'année dans certains secteurs, notamment saisonniers.« Les commerçants ajustent leur demande de stock. S'ils ne réalisent pas leurs chiffres, ils se retrouvent endettés avec des invendus sur les bras. On ne peut pas rater une deuxième année de suite », persiste Yohann Petiot.

Une deuxième année noire ?

Pierre Goguet rappelle aussi que beaucoup de commerçants« commencent tout juste à rembourser l'étalement de charge »permis par l'administration fiscale pour compenser les pertes liées au mouvement des « gilets jaunes ». Une mauvaise saison de plus et c'est le risque d'accumulation de dettes qui se profile. « Il faudra étudier des exonérations complètes de charges pour les commerçants les plus touchés », explique-t-il.

Reste à savoir si le mouvement contre les retraites s'inscrira dans la durée. En Ile-de-France, l'appel de plusieurs syndicats RATP à la grève illimité aura un impact certain, que ce soit sur le nombre de clients dans les magasins ainsi que leurs employés. Alors que certains transporteurs entrent eux aussi dans un mouvement de grève ce week-end , les commerçants pourraient aussi connaître des difficultés d'approvisionnement. Les premiers bilans sont attendus en début de semaine prochaine.

Lucas Mediavilla

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/reformes-des-retraites-un-an-apres-les-gilets-jaunes-linquietude-des-commercants-1154225

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La réforme des retraites..

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"AVEC LA RÉFORME DES RETRAITES, ON N'EST PAS LOIN DE L'ACCIDENT INDUSTRIEL", DÉNONCE BORIS VALLAUD

JEAN-VICTOR SEMERARO , BARTHÉLÉMY PHILIPPE  PUBLIÉ LE 02/12/2019 À 11H05 MIS À JOUR LE 02/12/2019 À 11H54

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Apaydin Alain/ABACA

À quelques jours de la mobilisation sociale du 5 décembre, le député PS des Landes, membre de la commission des affaires économiques, Boris Vallaud a accordé un entretien à Capital. Réforme des retraites, privatisation d'Aéroports de Paris, exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron… Il livre un jugement sévère sur l'action du président et de son gouvernement depuis 2017.

Capital : Nous sommes à quelques jours de la mobilisation contre la réforme des retraites. Comment jugez-vous ce chantier engagé par le gouvernement ?

Boris Vallaud : On ne sait pas où l’on va et pire, on ne sait pas si le gouvernement lui-même le sait... L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin. Qu’en sera-t-il de la pénibilité ? Qu’en sera-t-il de la valeur du point ? Qu’en sera-t-il du taux de remplacement pour les travailleurs pauvres ? Qu’en est-il des enseignants ? À toutes ces questions, nous n’avons pas de réponse. On craint une réforme essentiellement guidée par des considérations d’économies. Le gouvernement utilise le totem de la liquidation des régimes spéciaux pour, soi-disant, sauver le régime général des retraites ! Mais l’argument ne résiste pas aux faits... Les régimes spéciaux représentent seulement 3 à 4% des actifs. Le système de retraite n’est pas menacé. Est-il juste pour autant ? Nous devons d’évidence l’améliorer sur la question de la pénibilité, des carrières des femmes, des carrières discontinues ou des retraités pauvres par exemple...

L'enfumage est permanent et l’accident industriel n’est pas loin.

Capital :  Dans ce cas, pourquoi le gouvernement s’entête-t-il dans cette voie ?

Boris Vallaud : C’est la réforme pour la réforme, tous azimuts même si cela ébranle des compromis républicains patiemment construits et qui ont survécu aux alternances... C’est le grand tort d’une formation politique sans histoire et sans mémoire, elle confond souvent réforme et liquidation. On l’a vu sur la question de la réforme du statut de la fonction publique, même des parlementaires de droite rappelaient les raisons d’être historiques d’un statut conçu dans le sillage du Conseil national de la résistance.  Le risque est d’autant plus grand que le débat démocratique est aujourd’hui défaillant. La concertation n’est souvent qu’un mot.

Capital : Diriez-vous qu’Emmanuel Macron dirige l’État en “défiant” le peuple ?

Boris Vallaud : Le président de la République s’est fait élire sur la promesse d’écouter tout le monde, de gauche et de droite. Or il a fini par n’écouter que lui-même... Ça a sans nul doute été l’un des catalyseurs du mouvement des Gilets jaunes. Toute forme de désaccord est un refus de regarder le monde en face, toute opposition de la basse politique. Quand on n’est pas avec lui, on est contre la France... Ça restreint l’espace de débat avec les parlementaires ou les syndicats mais aussi avec les Français eux-mêmes. Or pour réformer on a besoin de vitalité démocratique, pour construire des compromis, de confiance. Même l’épisode du Grand débat avait quelque chose d’un exercice solitaire dans la mise en scène du Président par lui-même et dans la construction des réponses qui auraient pu être l’occasion d’une grande conférence sociale avec les partenaires sociaux.

Avec le président de la République, toute forme de désaccord est un refus de regarder le monde en face, toute opposition de la basse politique.

Capital : L’année 2020 sera aussi consacrée à une autre réforme sociale majeure, celle du revenu universel d’activité (RUA)... Une bonne idée ?

Boris Vallaud : Vouloir simplifier le nombre d’allocations et généraliser l’automaticité du versement pour lutter contre le non-recours aux droits me semble pertinent car la défiance envers le système de protection sociale vient aussi de son manque de lisibilité. Nous avons nous-mêmes, avec 19 départements, proposé une expérimentation d’un revenu de base. Le gouvernement n’en a pas voulu. Mais ne nous y trompons pas... Nous sommes à un moment de bascule d'un État-providence (welfare state) à un autre modèle dit workfare state, c’est-à-dire où l'attribution des aides sociales est conditionnée, par exemple, à l’acceptation d'un emploi. Ce système, inspiré du modèle anglo-saxon, produit des travailleurs pauvres. Tout dépendra donc du panier des allocations fusionnées, des conditions pour en bénéficier, et des publics concernés, je pense notamment aux jeunes.

 “Les Français attendent que nous luttions avec efficacité contre la fraude sociale"

Capital : Vous soutenez la tenue d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privation d’Aéroports de Paris (ADP). Où en est-on ?

Boris Vallaud : Nous devrions passer le million de signatures de la pétition avant Noël. Le problème, c’est que beaucoup de Français ignorent encore son existence. Nous espérions que le gouvernement allait faire son travail d’information des citoyens sur cette procédure prévue dans la Constitution, mais encore jamais utilisée : on s’est trompés ! Il y a là une grave rupture d'égalité entre les citoyens d'accès à l'information et aux choix qui les concernent. Le seuil actuel -  4,7 millions de signatures - est très exigeant, mais Emmanuel Macron avait lui-même préconisé de l’abaisser à un million pour le rendre vraiment opérant. Nous ne manquerons pas de le lui rappeler dès que la barre sera franchie.

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Photo ci-dessus de Mr. Boris Vallaud, député, dans l'hémicycle.

(c'est l'époux ou compagnon de vie de Mme. Najat Vallaud Belkacem,ex ministre sous le mandat de Mr. françois Hollande..)

Voir le lien ci-dessous:

https://www.capital.fr/economie-politique/avec-la-reforme-des-retraites-on-nest-pas-loin-de-laccident-industriel-denonce-boris-vallaud-1356614

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Retraites: Larcher exige «que le gouvernement fasse enfin preuve de clarté»

Invité de l’émission «Le Grand jury RTL - Le Figaro - LCI», le président du Sénat est revenu sur la réforme des retraites, et a reproché au président de la République «de ne pas avoir dit les choses de manière claire».

Par Marylou Magal

Publié le 1 décembre 2019 à 15:32, mis à jour le 1 décembre 2019 à 15:40

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Gérard Larcher, président du Sénat. DENIS DUPOUY/Le Figaro

«Il y a, depuis maintenant deux ans et demi, un problème de cap et de méthode», a asséné Gérard Larcher sur le plateau du «Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI». À la veille d’une grève de grande ampleur, pour protester contre la réforme des retraites mise en place par le gouvernement, le président du Sénat estime que l’exécutif doit se remettre en question. «Il y a un problème de cap, parce qu’il n’y a pas de cohésion globale des méthodes. Les Français n’y comprennent rien, c’est anxiogène. Il y a également un problème de méthode, qui vient du mode de gouvernance du président, trop vertical».

Sans apporter explicitement son soutien au mouvement de grève du 5 décembre, Gérard Larcher a rappelé: «le droit de grève est un droit constitutionnel, qui permet d’envoyer des alertes». Pour lui, la responsabilité de la colère sociale incombe, d’abord, au gouvernement, qui entretient «l’opacité» sur la réforme des retraites. «Nous participons d’abord à deux colloques, puis on nous parle de l’âge pivot, puis le président évoque dans un avion la clause du grand-père,avant que son premier ministre ne rétropédale. Il faut clarifier les choses, il nous faut un texte, et engager un vrai dialogue», soutient le président du Sénat.

Gérard Larcher demande à ce que «trois réalités soient prises en compte»: l’augmentation des cotisations, la baisse des pensions, et la question du paramètre de l’âge. «Arrêtons de ne pas dire la vérité aux Français, rebondit-il, à ce sujet. La question de l’âge est posée, avec l’augmentation de l’espérance de vie et l’entrée tardive dans le monde du travail. Nous passerons à 63 ans, puis probablement à 64 ans».

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lefigaro.fr/politique/retraites-larcher-exige-que-le-gouvernement-fasse-enfin-preuve-de-clarte-20191201

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Les ouvertures du gouvernement sur la réforme des retraites laissent les cheminots de marbre..

Le préavis de grève, qui commencera le mercredi 4 décembre à 19 heures, a été envoyé par les trois principaux syndicats mercredi.

Avis aux usagers de la SNCF : la grève des cheminots commencera non pas le jeudi 5 décembre 2019 mais la veille, mercredi 4 décembre à 19 heures. C’est ce que précise le préavis de grève « illimitée et reconductible par périodes de vingt-quatre heures » envoyé mercredi 27 novembre à la direction de la SNCF par les trois premiers syndicats représentatifs du groupe public ferroviaire unis pour l’occasion : la CGT, l’UNSA et SUD.

La grande paralysie des trains devrait donc bien avoir lieu. Les ouvertures, ce même 27 novembre, du premier ministre, Edouard Philippe, et de son secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, n’ont pas entamé la détermination des organisations syndicales. « Il y a bien un infléchissement du discours, remarque Florent Monteilhet, secrétaire général adjoint de l’UNSA Ferroviaire. Mais ce n’est certainement pas suffisant pour annuler l’action du 5 décembre. » La direction de la SNCF a la conviction que la grève va démarrer fort puisqu’elle a décidé de geler toutes les réservations sur les TGVInoui, Ouigo et les trains Intercités les 5, 6, 7 et 8 décembre.

« Contrat moral »

M. Philipe avait pourtant laissé entendre qu’il envisageait de discuter avec les organisations syndicales d’un décalage dans le temps de l’application de la réforme des retraites pour certaines catégories qui pourraient justement être les cheminots ou les agents de la RATP. De son côté, M. Djebbari a rencontré les salariés SNCF en compagnie du nouveau patron du groupe, Jean-Pierre Farandou, à la gare Saint-Lazare à Paris, puis à Asnières.

A l’instar du premier ministre, le secrétaire d’Etat aux transports a confirmé que la discussion était ouverte pour trouver un juste milieu entre ceux qui pensent que la réforme doit s’appliquer à tous, et ceux qui disent qu’elle ne doit concerner que les nouveaux entrants. « Sur des sujets, on continue à bosser, et notamment la fameuse “clause du grand-père” », a-t-il poursuivi, estimant qu’on pourrait « converger vers un temps de transition assez long » pour respecter le « contrat moral passé avec les gens qui sont entrés à la SNCF » « Ce n’est pas tout à fait pareil d’être entré [à la SNCF] il y a deux ans et d’y être entré il y a vingt ans. »

« On a le temps »

A huit jours du 5 décembre, M. Djebbari a lui aussi estimé que l’exécutif voulait continuer à discuter de certains points afin de sauver la réforme. « On a besoin de faire une réforme des retraites(…), mais je pense qu’on a le temps de faire la réforme, a affirmé M. DjebbariL’essentiel globalement, c’est qu’à la fin, les cheminots aient des bonnes garanties, que la SNCF soit debout et motivée pour la suite et (…) qu’on retrouve un peu un esprit de conquête collectif. »

Voir le lien ci-dessous:

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/28/les-ouvertures-du-gouvernement-laissent-les-cheminots-de-marbre_6020869_823448.html

Les « Seniors »..obligés de travailler, malgré leurs retraites ?..

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Les discussions et dialogues vont bon train..

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Réforme des retraites : le gouvernement dans le flou

ÉCLAIRAGE - Les récentes déclarations d'Édouard Philippe sur la réforme des retraites ont laissé sous-entendre que le gouvernement était prêt à revoir sa copie, mais n'ont apporté aucune réponse concrète.

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Réforme des retraites : le gouvernement dans le flouCrédit Image : Alain JOCARD / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : 04:29 | Date : 27/11/2019

PUBLIÉ LE 28/11/2019 À 08:50

Édouard Philippe, s'est exprimé, mercredi 27 novembre, sur le sujet brûlant de la réforme des retraites. À l'écoute du Premier ministre, on a compris une intention, mais qui n'était guère précise. Il faut en fait attendre le 9 ou le 10 décembre prochain, au moment où Jean-Paul Delevoye, responsable du dossier au gouvernement, reprendra la parole lui aussi pour présenter les options retenues par l'État.

Ce cirque de concertations, de déclarations successives et contradictoires dure maintenant depuis dix-huit mois, et il n'est pas terminé. La date annoncée est d'ailleurs assez singulière, car il est possible que nous soyons encore en pleine grève des transports publics. 
 
Si je résume les dernières déclarations d'Édouard Philippe, la réforme va se faire, mais on va prendre des gants. Un message soigneusement calibré, non pas pour donner des infos, mais pour indiquer que la viande est maintenant plus tendre. En clair, le gouvernement est prêt à des concessions.

Différents édulcorants

La question clé de la réforme n'est pas quoi, mais quand. Et c'est là qu'on va lâcher du lest. Dans le projet initial, la réforme s'appliquait à partir de la génération née en 1963. Implicitement, le Premier ministre a reconnu que changer les règles pour ceux qui n'étaient qu'à 5 ans de leur retraite n'était pas souhaitable. En particulier pour les mères de famille, dont certaines seront pénalisées par le nouveau système, les mères de famille nombreuse par exemple.

En toute logique, cela veut dire qu'on décalerait le déclenchement de la réforme à la génération née cinq ans plus tard que prévu, voire dix ans plus tard. Et qu'on aménagerait des transitions spécifiques pour chacun des régimes spéciaux ou autonomes. De quoi désarmer une bonne partie des opposants. À quoi s'ajoutent, nous dit le Premier ministre, différents édulcorants : extension de la pénibilité à la fonction publique, garantie pour les carrières des enseignants... La pompe à milliards va se mettre en marche.

Réforme des retraites : le "principal sujet de mobilisation en France depuis 24 ans", dit Duhamel

Les Français travailleront-ils plus longtemps ?

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Au départ, il n'était pas question de travailler plus longtemps. Puis le projet Delevoye a mentionné la mise en place d'un âge pivot à 64 ans. Lequel a été tué par le président Macron lui-même, qui a parlé d'augmenter plutôt la durée de cotisation. En réalité, pour paraphraser un humoriste, travailler plus longtemps, le gouvernement n'est ni pour, ni contre, bien au contraire.

C'est pourtant le seul sujet important qui touche aux retraites, qui découle d'un phénomène puissant et inexorable : le ratio entre les cotisants et les pensionnés ne cesse de se détériorer, à cause du vieillissement de la population. Le comble, ce serait que l'usine à gaz péniblement élaborée par le gouvernement en plusieurs années de tractations laborieuses et de grèves ne traite pas le seul problème qui se pose vraiment, l'allongement nécessaire de la carrière.

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Le premier ministre va réunir ses ministres au sujet de la réforme des retraites, et projet de Mr. Delevoye.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.rtl.fr/actu/politique/reforme-des-retraites-le-gouvernement-dans-le-flou-7799564961

Tout n’est pas..clair !..

Tout n’est pas..gagné non plus..

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Le projet de Loi et réforme sur les retraites..

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On est bien loin du..Gagnant..gagnant !..

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Réforme des retraites : le contenu et le calendrier divisent..

Par Amandine Cailhol et Gurvan Kristanadjaja — 3 septembre 2019 à 20:26

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Jean-Paul Delevoye avec Edouard Philippe et Agnès Buzyn à Matignon le 18 juillet.Photo Kenzo Tribouillard. AFP

Régimes spéciaux, âge légal de départ, introduction de l’âge pivot… Le rapport Delevoye divise au sein des syndicats comme du gouvernement.

Des hésitations, plus qu’un grand changement. Sur le front des retraites, l’exécutif a fait souffler, ces derniers jours, des vents contraires. D’abord sur l’agenda de la réforme, qui doit désormais intégrer une consultation citoyenne, annoncée mi-août. De quoi«incarn[er] le changement de méthode» de l’ère post-gilets jaunes, a assuré Emmanuel Macron, affirmant tenir «à un grand débat».Manière aussi d’étirer lourdement le calendrier de la réforme, craignent des oiseaux de mauvais augures. A commencer par Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, qui table sur une présentation du projet de loi devant les députés après les municipales de mars 2020. Démenti du Premier ministre qui, sans tarder, a répondu que le texte serait à l’Assemblée «dans les mois qui viennent». Sans dissiper totalement le flou.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/france/2019/09/03/reforme-des-retraites-le-contenu-et-le-calendrier-divisent_1749115

 

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L’argent manque..l’argent..manquerait, mais..l’argent est là..

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Allez comprendre..comprenne qui voudra..

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MÊME BFM/TV LE DIT, ON CROULE SOUS LE POGNON. 150 MILLIARDS DE RÉSERVES POUR LES RETRAITES !

5 DÉCEMBRE.

par CHARLES SANNAT

 27/11/2019

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 260,5 MILLIARDS €

La CADES a depuis l’origine repris 260,5 milliards d’euros de dette de la Sécurité sociale.

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Charles arrête ! Yen a marre, tu vas passer pour un horrible coco cégétiste ! Me hurle ma femme depuis hier un rouleau à pâtisserie logotisé Medef dans la main gauche et une batte de Baseball à l’effigie d’en Marche dans la main droite… du coup j’ai peur !

Mais non, je plaisante. Ma tendre épouse est comme moi. Non-violente, et pour le dialogue.

Essayons au contraire d’être objectif.

Et côté objectivité pour parler retraite, j’ai décidé de convoquer à la barre du tribunal populaire de notre petite communauté d’impertinents la chaîne BFM Business !

Même ma femme devant un tel témoin accepte de déposer ses armes (le rouleau à pâtisserie du Medef, et la batte de Baseball En marche).

Nous serons tous d’accord que chez BFM Business et avec Nicolas Doze, nous n’avons pas à faire aux plus communistes des médias !

Bien.

Ceci étant posé et le procès en communisme ne pouvant avoir lieu, attaquons les plaidoiries sur la santé financière de notre système de retraite… en parfaite santé !!

Réserves de 150 milliards d’euros, et dette… remboursée, sans oublier une cagnotte de 24 milliards par an à partir de 2024 !!

D’abord il y a 150 milliards de réserves dans les régimes de retraites… donc il y a tout de même de grosses sommes, très grosses même. Je sais certains pinaillerons en disant c’est les miens, d’autres, « c’est ma cassette », et les derniers… « touchez pas à mon grisbi ». Mais il y a quand même 150 milliards et de quoi faire une réforme juste sur la pénibilité des professions et des métiers et non effectivement par entreprise comme c’est le cas de la SNCF et de la RATP.

Ensuite il y a cette histoire de CADES !

« La Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) est un organisme gouvernemental français créé en janvier 1996, et dépendant de cinq ministères de tutelle (Économie, Comptes publics, et les trois ministères chargés des trois branches de la sécurité sociale, Santé, Travail, Vieillesse). Elle s’est vue transférer le montant de la dette sociale avec pour mission de la rembourser d’ici à 2024. Sa principale ressource est la perception de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), ainsi que d’une partie de la Contribution sociale généralisée (CSG).

Le terme « dette sociale » fait référence au déficit accumulé par le régime général de la protection sociale à la date de promulgation de l’ordonnance créant la CADES. Elle fait partie de la dette publique française au sens du traité de Maastricht, aux côtés de la dette négociable de l’État gérée par le Trésor et de la dette des collectivités locales.

Au total, la CADES a depuis l’origine repris 260.5 milliards d’euros de dette de la Sécurité sociale, et en a déjà amorti 155 milliards à la fin 2018″.

Avec la CSG et la CRDS en très forte hausse depuis leur création, et bien la dette sera remboursée en… 2024, dans 5 ans quoi ! Et dans 5 ans, si nous n’annulons pas la CSG et la CRDS ces recettes seront une manne considérable pour le financement de notre pays ou… de nos retraites !!

Ainsi, nous pouvons conclure, que nous n’avons pas à proprement parler de problème de financement de retraite.

Ensuite si nous augmentions notre niveau d’emploi donc le nombre de cotisants, je ne sais pas moi, par exemple en remettant des droits de douane pour protéger un tantinet nos industries, nous pourrions faire baisser un peu le chômage… nous aurions encore moins de problème de retraite.

Enfin, il est possible de revoir les régimes spéciaux, en douceur et de façon progressive en introduisant une vrai pénibilité métier par métier, car si l’espérance de vie augmente, les disparités sont considérables entre les 71 ans de l’ouvrier et les 82 ans du cadre…

Bref, cette réforme, n’est sans doute pas utile financièrement contrairement à ce que l’on dit, et c’est important de le montrer, de le dire, et pour le coup, Nicolas Doze avec son émission les Experts vient de faire parfaitement le travail !

C’est à partir de 6.30 minutes, et c’est un vrai régal.

Pour une fois, je pense que tous les syndiqués de la CGT et de Sud rail vont regarder BFM Business !

Comme quoi la convergence est en train de se faire hahahahahahahahahahahahaha !

Voir le lien ci-dessous:

https://www.bfmtv.com/static/nxt-video/embed-playerBridge.html?video=6108581334001&account=876450612001

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Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Voir le lien ci-dessous:

http://www.economiematin.fr/news-retraites-argent-public-systeme-reforme-cout-poltiique-sannat

 

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Rappelez-vous !..

La mobilisation contre la réforme des retraites a mobilisé "150 000 manifestants dans toute la France", selon la CGT

Paris, Marseille, Lyon, Nantes... Près de 150 mobilisations étaient prévues un peu partout en France mardi, à l'appel de la CGT.

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Quelque 12 300 manifestants ont défilé à Paris, selon un comptage réalisé par Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP.

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Les raisons de leur colère ? Les syndicats de cheminotsdénoncent la fin de leur régime spécial de retraites, qui sera fusionné dans le nouveau système universel à points à partir de 2025. Mais ils s'inquiètent aussi de la fin du statut pour les nouveaux embauchés en 2020, avec la fin du monopole de la SNCF publique sur le rail

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Après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières, la RATP ou encore Force ouvrière, c'était au tour de la CGT de défiler contre la future réforme des retraites. La mobilisation a rassemblé"150 000 manifestants dans toute la France", avec "166 lieux de manifestations", s'est félicité sur BFMTV le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez.

Une grève à la SNCF. Conséquence d'un appel à la grève de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail, le trafic était perturbé à la SNCF, qui prévoyait la circulation de presque tous les TGV mais deux trains Intercités sur cinq, trois TER sur cinq et un Transilien sur deux en moyenne.

Retraites, vingt-cinq ans de réformes successives..

Analyse 

Du livre blanc de 1991 rédigé sous l’égide du gouvernement de Michel Rocard aux préconisations de Jean-Paul Delevoye en juillet dernier, le chantier des retraites n’a jamais vraiment cessé d’être remis sur le métier. Retour sur vingt-cinq de réformes du système de retraites.

  • Mathieu Castagnet, 
  • le 05/09/2019 à 09:26 

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La réforme « systémique » défendue par Jean-Paul Delevoye, qui ne vise pas à trouver des économies, relève d’une logique différente de celles qui l’ont précédée. Mais elle s’inscrit dans un paysage marqué par trois décennies de réformes « paramétriques » destinées, elles, à rééquilibrer les comptes en bougeant les curseurs comme l’âge de départ en retraite, la durée ou le montant des cotisations, les modalités de calcul des pensions.

Le point de départ de ces réformes peut être fixé à 1991, avec la publication d’un livre blanc sur les retraites, rédigé sous l’égide du gouvernement de Michel Rocard. L’exercice visait à mettre sur la table les difficultés à venir du système de retraite par répartition, chahuté par les changements démographiques et les crises économiques. « Ne..........

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/greve-sncf-trafic-direct-previsions-perturbations-retraites-manifestations_3629583.html

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La réforme des retraites

La France s'engage dans la réforme de son système de retraite. Les concertations devront déboucher en octobre 2010 sur l'adoption d'un projet de loi. L'Express fait le point sur les enjeux de la réforme et les questions qu'elle soulève.

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La France s'engage dans la réforme de son système de retraite. Les concertations devront déboucher en octobre 2010 sur l'adoption d'un projet de loi. L'Express fait le point sur les enjeux de la réforme et les questions qu'elle soulève.

AFP

Voir le lien ci-dessous:

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-reforme-des-retraites_890637.html

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Réforme des retraites : ces 24 milliards qui résoudraient le déficit une fois pour toutes

Par Louis Nadau

Publié le 04/12/2019 à 12:24

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L'expiration de la Caisse d'amortissement de la dette sociale en 2024 libérera 24 milliards d'euros par an pour financer les retraites. - BELPRESS/MAXPPP

Le gouvernement brandit le déficit du système des retraites pour justifier une réforme allongeant la durée de cotisation ou repoussant l'âge de départ. Or ce déficit pourrait être effacé par la réaffectation des 24 milliards d'euros de recettes annuelles de la Caisse d'amortissement de la dette sociale, qui aura comblé le trou de la sécu dès 2024.

Relayée par les détracteurs de la réforme des retraites, qui se sont donnés rendez-vous dans la rue ce jeudi 5 décembre, la séquence connaît son petit succès sur les réseaux sociaux. Le 25 novembre dernier, l'économiste Gilles Raveaud, maître de conférences à l’université Paris-8 Saint-Denis, soutenait sur BFM Business cette thèse hérétique : "En fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites." Comment donc ? Et par quel miracle ? Tout simplement, comme l'explique l'économiste, en réaffectant aux retraites l'argent qui sert aujourd'hui à rembourser la dette de la sécurité sociale, une fois celle-ci expirée.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire l'assurait pourtant encore sur France Inter le 2 décembre : "Notre régime de retraite construit en 1945 est à bout de souffle". "Il faut qu'il y ait un équilibre financier. Vous ne partez pas avec un déficit qui est évalué par le Conseil d'orientation des retraites (COR) entre 7 et 18 milliards d'euros" en 2025, martelait encore le patron de Bercy. De sorte qu'une réforme dite "paramétrique", jouant soit sur l'âge de départ à la retraite, soit sur la durée de cotisation, est selon lui inévitable pour pouvoir mettre en œuvre le système universel promis par Emmanuel Macron.

LE JACKPOT DE LA CADES

Sauf qu'à y regarder de plus près, cette mesure de bon sens est loin d'être évidente. Pour commencer, il n'est pas inutile de rappeler que le déficit des retraites a été artificiellement creusé par la décision du gouvernement, contraire au principe fixé par la loi Veil de 1994, de faire peser sur le budget de la sécurité sociale les dépenses extraordinaires prises pour apaiser les gilets jaunes sans que l'Etat ne les compense. Quand bien même, ce déficit n'a rien d'inéluctable : il pourrait non seulement être ponctuellement allégé par les réserves prévues à cet effet, mais surtout compensé durablement grâce à plusieurs milliards de nouvelles recettes disponibles dès 2024.

C'est Christian Eckert, ancien secrétaire d'Etat chargé du Budget dont Gilles Raveaud reprend l'analyse, qui a le premier mis le doigt sur ce facteur largement ignoré du débat sur les retraites. "On ne nous dit pas tout !", dénonçait le socialiste en septembre dernier sur son blog, dans l'indifférence générale. En l'occurrence : que les fonds de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), créée en 1996 pour gérer le remboursement de la dette de la sécu, pourraient amplement financer les retraites. La Cades, alimentée pour moitié par un impôt spécifique (la Contribution pour le remboursement de la dette sociale, ou CRDS), et pour l'autre par une fraction de la CSG, n'aura plus de raison d'être au plus tard en 2024, sitôt le dernier euro remboursé aux marchés. Mais ses recettes, elles, existeront toujours, à la seule condition de prolonger la CRDS, censée disparaître avec l'expiration de la dette sociale. "Entre la CRDS et la CSG, c'est tout de même une grosse vingtaine de milliards de bel argent sonnant et trébuchant" que l'Etat pourra tout à coup utiliser comme bon lui semble, explique Christian Eckert à Marianne, . "On a peut-être décidé de ne plus faire payer la CRDS en ne la prolongeant pas, mais à ce moment-là il faut le mettre sur la table !", s'indigne l'ancien secrétaire d'Etat de François Hollande.

AU MOINS SIX MILLIARDS DE MARGE

Selon les estimations de Jean-Louis Rey, président de la Cades, le pactole atteindrait les 24 milliards d'euros chaque année à partir de 2024. "Aucun gouvernement ne s’était trouvé historiquement à devoir arbitrer l’affectation d’une telle manne", déclarait d'ailleurs ce dernier en décembre 2018. Contacté parMarianne, Jean-Louis Rey n'a pas souhaité s'exprimer. Il n'en reste pas moins que, même en prenant en compte le scénario le plus pessimiste du Conseil d'orientation des retraites – presque 18 milliards d'euros de déficit en 2025 -, les anciennes recettes de la Cades laisseraient une marge de 6 milliards d'euros à l'Etat.

"Cet argent existe bien, mais il est âprement disputé pour financer la dépendance", tempère cependant Henri Sterdyniak, membre de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour autant, même ce poste de dépense voué à augmenter avec l'augmentation de l'espérance de vie et la stagnation de l'espérance de vie en bonne santé ne semble pas épuiser le trésor de la Cades : remis en mars dernier à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le rapport Libault proposait en effet d'augmenter d'abord la contribution publique de la dépendance de 25 % d'ici 2024, soit 6,2 milliards par an, puis de 35 % à partir de 2030, soit 9,2 milliards d'euros par an.

Et si ce n'était pas encore assez ? Pour compenser le pic de déficit dû au déséquilibre entre un nombre de retraités grandissant par rapport au nombre d'actifs, qui se rééquilibrera "naturellement" avec la disparition de la génération des baby-boomers à partir de 2035-2040, il existe déjà un Fonds de réserve des retraites (FRR), créé par Lionel Jospin en 1999. Alimenté jusqu'en 2011, il finance déjà la Cades à hauteur d’un peu plus de 2 milliards chaque année. En 2024, il restera un peu plus de 20 milliards dans ce fonds. "La question de l’utilisation de ces réserves est posée notamment parce que, dans les scénarios économiques les plus favorables, la part des dépenses de retraite dans le PIB commence à diminuer à partir de 2030", notait d'ailleurs le COR dans son rapport de novembre 2019. Christian Eckert est moins pusillanime : "Les réserves accumulées servent justement à passer ce genre de cap. Il est inutile d'immobiliser de pareilles sommes pour ne jamais s'en servir", plaide l'ancien rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale.

137 MILLIARDS AU CHAUD

Qui plus est, le FFR n'est pas la seule réserve que l'Etat pourrait choisir de mobiliser : en effet, les caisses de retraites complémentaires, comme celles des salariés et des cadres du privé (Agirc-Arrco), ont elles aussi mis de l'argent de côté. Au total, selon le rapport du COR de juin 2019, 137 milliards d'euros gardés au chaud ! Si le COR fait valoir que ces "réserves sont concentrées dans des régimes qui ne connaîtraient pas de besoins de financement à l’horizon 2030", rien n'empêcherait, selon Henri Sterdyniak, que ces ressources soient mutualisées : "Si un jour, on fait un régime unique, cet argent est éventuellement disponible. Il permet de passer les quinze années difficiles jusqu'en 2040", assure-t-il. "A partir du moment où l'on décide de faire un régime universel, on peut décider de capter pour tous les réserves sur lesquelles certaines caisses complémentaires sont assises. Pourquoi ne prendrait-on en compte que les dépenses, et pas les recettes ?", abonde Christian Eckert.

Tous comptes faits, le déficit des retraites est donc un faux problème. Contrairement au niveau de ces dernières, qui devrait considérablement baisser comparativement à celui des salaires. "Rien n'empêche d'augmenter de 0,2 % par an la part de cotisation retraite. Les salaires n'augmenteraient que de 0,8 % au lieu d'1 %, mais cela permettrait de dégager plus de dix milliards d'ici 2025", fait valoir Henri Sterdyniak. Pas sûr que l'idée soit au goût du gouvernement.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.marianne.net/economie/reforme-des-retraites-ces-24-milliards-qui-resoudraient-le-deficit-une-fois-pour-toutes

Le fond de réserve des retraites des « papy boomers.. »

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Retraite : le magot de 165 milliards d'euros qui aiguise les appétits

Plusieurs régimes de retraite ont constitué des provisions pour les temps difficiles. Le débat commence déjà à monter pour savoir s'il faut confier ces réserves au futur régime universel, et selon quelles modalités.

Demain, grâce au régime universel de retraite que le gouvernement entend créer , le système sera censé être plus juste car chaque euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous les assurés. Mais faudra-t-il pour cela confisquer et redistribuer les dizaines de milliards d'euros de réserves que certains des 42 régimes de retraite par répartition ont amassés en prévision des jours difficiles, avec les cotisations de leurs affiliés ?

C'est la logique d'un régime universel. Cependant, cette perspective fait blêmir les gestionnaires de caisse les plus prévoyants. Ils craignent d'être spoliés par les « cigales » du système : le régime de base des salariés du privé (Cnav), la fonction publique d'Etat, la SNCF ou la RATP, qui ne disposent d'aucune réserve. « Les efforts consentis par les entreprises et les salariés du privé au sein de l'Agirc-Arrco ne doivent pas bénéficier au laxisme d'autres régimes »,a ainsi déclaré le négociateur du Medef Claude Tendil . Le régime complémentaire des salariés du privé, géré paritairement, a multiplié les réformes douloureuses et accumulé 71 milliards d'euros de réserves, presque un an de pensions versées à ses adhérents, parce qu'il ne peut pas compter sur l'Etat pour le renflouer en cas de pépin.

Mais il n'est pas le seul. Les indépendants au RCI ont stocké l'équivalent de neuf ans de pensions (16 milliards) et les libéraux à la CNAVPL complémentaire, plus de sept ans (22 milliards). Fin 2016, les réserves accumulées par les régimes par répartition se montent en tout à 129 milliards d'euros. De plus,  le fonds de réserve des retraites , que tout le monde a oublié, est encore assis sur 36 milliards. Soit 165 milliards au total.

Le débat sur le sort des réserves s'ouvrira au second semestre avec les partenaires sociaux, dans l'enceinte du Haut-Commissariat à la réforme des retraites. Vu les montants en jeu, il risque de virer à la foire d'empoigne. D'autant plus que l'effort contributif des assurés devrait demeurer variable selon la profession :  relever d'un coup les cotisations des indépendants au niveau de celles des salariés du privé semble malaisé.

Le futur régime devra à la fois reprendre l'actif et le passif : « Ca va être compliqué de participer au régime si tout le monde ne met pas au pot commun, explique Frédéric Sève, négociateur CFDT. Mais si on transvase les réserves, on doit aussi transvaser les engagements. » A priori, les cotisations au régime universel seront prélevées jusqu'à 10.000 à 13.000 euros de revenu mensuel, alors que l'Agirc a ouvert des droits jusqu'à 26.500 euros de salaire. Pas question que ces suppléments de pension pour les cadres soient écrêtés, explique le syndicaliste.

Une gouvernance « non-technocratique »

Enfin, il y a la question du pilotage. « Notre souci, c'est plutôt de savoir qui gère les réserves, et d'assurer une gestion socialement responsable », souligne Frédéric Sève. La CFDT souhaite que ce trésor de guerre ne tombe pas dans les mains de Bercy : qu'il soit géré « dans l'intérêt des assurés », avec une gouvernance « non-technocratique ». Cela permettrait aux partenaires sociaux et aux représentants professionnels de revenir dans le jeu.

Un système des retraites plutôt riche

Il est souvent question des déficits et des dettes du système de retraite. Mais le Conseil d'orientation des retraites a calculé que les 165 milliards de réserves des régimes par répartition faisaient plus que couvrir les engagements passés du système : en soustrayant les 52 milliards d'euros de dette « retraite » confiés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) et en ajoutant les 3 milliards mis de côté pour équilibrer la fonction publique d'Etat, « la situation patrimoniale nette du système de retraite obligatoire en répartition s'élève à 116,1 milliards d'euros, soit 5,2 % du PIB, à fin 2016 ».

Le système de retraites a-t-il 150 milliards d’euros en réserve ?

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Un économiste affirme qu’il existe une manne destinée aux retraites, pour dénoncer l’« enfumage » de la réforme. Vrai ou faux ?

Par Adrien Sénécat  Publié hier à 18h03, mis à jour hier à 20h00

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Les retraites sont-elles un faux problème ? C’est la thèse, qui peut paraître surprenante, défendue par Gilles Raveaud, un professeur d’économie à l’université Paris-VIII. Il a longuement expliqué, sur BFM Business, le 25 novembre, pourquoi, à son sens, l’équilibre du système ne serait tout simplement pas menacé, car il existerait une manne de l’ordre de « 150 milliards d’euros pour les retraites ».

Ce chiffre englobe le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), « doté de plus de 30 milliards » et les caisses des complémentaires, avec« 116 milliards d’euros ». Et ce sans même compter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui représentera à partir de 2024 une manne supplémentaire de « 24 milliards d’euros »par an.

Selon Gilles Raveaux, « en fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites ». Son intervention a été visionnée des millions de fois sur Facebook et de nombreux sites Internet comme Economiematin.fr ou Planetes360.fr l’ont également relayée pour critiquer la réforme voulue par le gouvernement.

POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ

1. Il existe bien une « cagnotte », mais elle est dispersée

Le constat de départ de Gilles Raveaux est tout ce qu’il y a de plus sérieux : il existe bien des réserves financières considérables dans le système de retraites français à l’heure actuelle. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) le confirme dans son rapport publié le 21 novembre : si l’on compte l’ensemble des réserves et dettes existantes dans les différents régimes ainsi que dans le FRR, il y a globalement 127,4 milliards d’euros de réserves nettes dans le système (déficits déduits). Soit peu ou prou l’équivalent des 150 milliards d’euros évoqués par l’économiste.

Il existe bien une « cagnotte » de 127 milliards d'euros pour financer les retraites

Soldes nets des trois deux grands types de régimes ainsi que du Fonds de réserve pour les retraites et de la CADES fin 2017.

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Ces 127 milliards d’euros représentent une manne considérable, de l’ordre de 5,6 % du PIB, note le COR. Mais il n’est pas si simple pour le gouvernement de les rassembler intégralement dans une seule caisse. L’essentiel de cette somme se situe dans les caisses des régimes de retraite dont la situation financière n’est pas menacée d’ici à 2030, au moins – comme par exemple celui des avocats. Ces régimes voient donc d’un mauvais œil le fait que l’Etat convoite aujourd’hui leurs réserves.

Face à ce sujet sensible, le rapport Delevoye, présenté en juillet, proposait que seule la part des réserves nécessaire à la« soutenabilité financière » du futur système universel y soit affectée. Ces transferts feraient l’objet de négociations entre les organismes concernés et la caisse nationale, à conclure « avant l’entrée en vigueur du système universel », prévue pour 2025.

Ces tractations sont loin d’être accessoires. En conservant une partie de leurs réserves, les caisses de retraite actuelles pourraient réaffecter ces sommes « au bénéfice de leurs assurés », note le rapport Delevoye. Des millions de pensionnaires des régimes concernés ont donc tout intérêt à ce qu’une partie de ces réserves ne soient pas reversées au régime général.

En résumé, on ne sait pas pour l’heure quel serait le montant des réserves pour les retraites que l’Etat pourrait réellement récupérer au profit du futur système.

2. Un chiffre à comparer aux sommes réellement en jeu

Si une manne qui se chiffre en dizaines de milliards n’est pas négligeable, il faut tout de même la comparer aux enjeux. En 2018, les dépenses pour les retraites représentaient 324,9 milliards d’euros. C’est un peu moins de trois fois les réserves totales du système (127,4 milliards). Le « trésor de guerre » n’est donc pas si démesuré qu’on pourrait le croire.

Le système de retraites français n’était déficitaire « que » de 2,9 milliards d’euros en 2018, selon le COR, ce qui pourrait laisser penser que les réserves actuelles suffiraient à le mettre à l’abri pour des décennies. Sauf que les choses sont, là encore, un peu plus incertaines, car les perspectives financières du système sont moins bonnes. Le déficit pourrait atteindre 7,9 à 17,2 milliards d’euros en 2025, année envisagée pour la mise en place du futur régime universel (la fourchette varie selon différentes hypothèses budgétaires). Dans le pire des cas, la cagnotte des retraites n’épancherait alors guère plus que quelques années de déficit.

3. Un débat sur les ressources du système

Lorsqu’on lit le rapport du COR en détail, on s’aperçoit que ce ne sont pas les dépenses liées aux retraites qui risquent d’aggraver le déficit. En effet, celles-ci resteraient stables rapportées au PIB, oscillant entre 13,5 et 14 % de 2018 à 2030, quel que soit le scénario testé dans les prévisions. Et ce malgré le fait que la proportion d’actifs par retraité baisserait sur cette période, passant de 1,7 en 2018 à 1,6 en 2030 environ.

Le « vrai » problème des retraites réside dans les ressources du système, qui ont plutôt tendance à diminuer, en raison des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ou de la suppression du forfait social pour certaines catégories de salariés.

La manne de la Cades est très convoitée

C’est ce qui amène l’économiste Gilles Raveaux à proposer une source de recettes supplémentaires pour le système : celles qui sont actuellement utilisées au profit de la Cades. Cet organisme créé en 1996 pour financer la dette sociale doit en effet disparaître en 2024. A cet horizon, l’Etat devrait récupérer les quelque 15 milliards d’euros de dette de la sécurité sociale restants (à comparer aux 130 milliards qui restaient encore à amortir en 2016).

Mais surtout, la disparition de la Cades pourrait donner des marges financières à l’Etat. Pas moins de 24 milliards d’euros par an à l’horizon 2024, affirmait le dirigeant de la Cades Jean-Louis Rey, en 2018. Environ la moitié de cette somme vient de la CSG (contribution sociale généralisée) et pourra donc être redirigée vers d’autres types de dépenses. Par ailleurs, 9 milliards viennent de la CRDS (contribution au redressement de la dette sociale), un impôt qui doit théoriquement disparaître, mais qui pourrait tout à fait être remplacé par un autre.

Il s’agit, là encore, de sommes très convoitées. Il a été régulièrement envisagé de les utiliser pour financer la dépendance, y compris avant 2025 dans certaines hypothèses. Si la disparition de la Cades dégagera donc des marges de manœuvre financières à l’Etat dans les prochaines années, il est loin d’être acquis qu’elles soient exclusivement reversées au système de retraites.

4. En 2017, Emmanuel Macron estimait que les retraites n’étaient « plus un problème financier »

Au fond, Emmanuel Macron lui-même reconnaissait en 2017 dans son programme que « le problème des retraites [n’était] plus un problème financier. » L’ambition proclamée de sa réforme était plutôt de « clarifier et de stabiliser les règles du jeu, une fois pour toutes, en mettant en place un système universel, juste, transparent et fiable, dans lequel chacun bénéficie exactement des mêmes droits ».

Il précisait cependant dès le départ qu’il était important à ses yeux de garantir « un équilibre sur le long terme » des finances du régime de retraites. Un objectif qu’il a rappelé sur France 2 le 26 août 2019 :

« Ce que je veux, c’est que l’on fasse deux choses. Un, que notre régime, quand il rentre en vigueur en 2025, il soit équilibré financièrement. Et deux, que ce soit juste en termes de cotisations. »

Pour atteindre ces objectifs, le rapport Delevoye préconisait de fixer les dépenses de retraites à 13,8 % du PIB et à un quart du budget de l’Etat. Ces seuils arbitraires visent à empêcher les dérapages financiers, mais sont contestés par bon nombre de critiques de la réforme aujourd’hui, qui remettent en cause les choix budgétaires du gouvernement pour équilibrer les comptes de son futur régime. Le débat dépasse donc la simple existence d’une cagnotte qui permettrait de financer le système pour des décennies.

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/12/06/le-systeme-de-retraites-a-t-il-150-milliards-d-euros-en-reserve_6021973_4355770.html

retraites

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Eric Lombard : « La Caisse des Dépôts peut gérer l'ensemble des régimes publics de retraite »

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INTERVIEW - La Caisse des Dépôts et Consignations est prête à assumer la gestion de la retraite des agents de la fonction publique d'Etat, affirme son directeur général.

Par Étienne LefebvreSolveig Godeluck

Publié le 15 oct. 2018 à 7h23

Mis à jour le 15 oct. 2018 à 12h22

Quel rôle joue la Caisse des Dépôts dans le système de retraites français ?

Nous gérons des retraites depuis 150 ans. A l'origine, nous nous occupions de celles des ouvriers et des paysans. Aujourd'hui, nous couvrons un Français sur cinq, à travers 4 régimes, la CNRACL, l'Ircantec, le RAFP et le FSPEOIE. En fait, ce sont même 23 régimes en ajoutant les supplémentaires en capitalisation, par exemple celui des débitants de tabac. Nous gérons également des régimes spéciaux comme celui de la Banque de France, que nous avons repris en 2017.

Nous sommes l'opérateur d'un système où les partenaires sociaux prennent les décisions, notamment sur la façon dont les fonds sont gérés. Nous avons un vaste savoir-faire technique : répartition et capitalisation, points et annuités, base et complémentaire… Avec 7,5 millions d'actifs et 3,8 millions de retraités dans nos bases, nous gérons aussi bien des régimes en phase de constitution de rente que de versement.

Fortes de ce savoir-faire, nos équipes travaillent déjà avec celle de Jean-Paul Delevoye depuis quelques mois pour préparer la réforme.

Êtes-vous satisfait de la tournure prise par la réforme ?

La méthode est basée sur l'analyse objective des faits et sur le dialogue, ce qui permet de réformer. De plus, le haut-commissaire à la réforme des retraites se donne le temps. Il n'y a en effet pas d'urgence car le système de retraite est dans une situation financière convenable.

En 1990, quand le livre blanc sur les retraites est sorti, j'étais conseiller technique dans le gouvernement de Michel Rocard. Vu l'ampleur du chantier, il avait prophétisé : « Il y a de quoi faire sauter les cinq ou six gouvernements qui seront amenés à s'en occuper ». C'est intéressant de récupérer le ballon 28 ans après ! Entre-temps, les réformes sur l'âge, sur la désindexation, ont rééquilibré le système. Cela nous permet de traiter notre problème, qui n'est pas l'équilibre économique, mais l'équité et la transparence.

Le régime universel par points est-il la solution ?

Cette réforme n'emporte aucune conséquence automatique, mais elle permet de mettre en place des mécanismes d'équité entre les générations et à l'intérieur d'une génération, par exemple en donnant des droits aux mères dès le premier enfant, et des points aux actifs qui ont connu des carrières à trous.

L'équité est une exigence dans un pays égalitaire comme la France. Il est choquant de toucher des pensions différentes malgré des carrières qui se ressemblent. Cela ne veut pas dire qu'il faut avoir les mêmes règles pour tous. Mais il faut des compensations pour les revenus faibles et les carrières à trous.

Combien de temps faudra-t-il consacrer à la transition ?

La transition doit être très progressive. Quand on entre dans l'entreprise, on a un contrat social, qui doit être honoré. C'est d'ailleurs ce qui a été promis par Jean-Paul Delevoye avec la préservation des droits acquis. En 2025, la bascule va commencer, mais la conversion en points va durer longtemps car il faut reconstituer les carrières complètes, ce qui n'est pas facile dans la fonction publique où jusqu'à présent, seuls les 6 derniers mois sont pris en compte. On a une dizaine d'années de travail devant nous.

Quel rôle la Caisse peut-elle jouer dans la réforme ?

Nous employons près de 2.000 collaborateurs dans nos équipes de retraite, et des systèmes d'information capables de gérer la diversité et d'opérer la bascule. Nous piloterons la réforme pour les assurés qui sont déjà chez nous, mais nous pouvons aussi accueillir de nouveaux régimes pour opérer la transition. Et cela sans préjudice de leurs spécificités.

Quels régimes seriez-vous prêts à reprendre en gestion ?

Il existe deux grands ensembles. Les salariés du privé, autour de la CNAV et de l'Agirc-Arrco, sont en cours de rapprochement, mais il faudra du temps pour rapprocher ces équipes de deux fois 12.000 salariés. Nous pouvons être la plateforme d'accueil pour les régimes publics et certains régimes spéciaux. Nous sommes rassurants sur le plan technique et par notre statut d'établissement public.

Nous savons également mener des coopérations techniques, comme nous le faisons déjà pour les systèmes d'information ou les études économiques et actuarielles avec les clercs de notaires, les notaires, l'aviation civile, l'Opéra de Paris, les marins… Nous pouvons aider à construire des briques dans cette réforme qui nécessite de la souplesse et du temps.

Et pourriez-vous aussi gérer les retraites des fonctionnaires d'Etat ?

Nous avons déjà des collaborations avec le Service des retraites de l'Etat (SRE), qui est rattaché à la Direction générale des finances publiques et qui est situé à Nantes. Nous sommes localisés à Bordeaux et Angers, et nous pourrions travailler plus étroitement avec le SRE, sur la base d'un conventionnement par exemple. La logique voudrait que dans un pôle public la plate-forme d'accueil couvre l'ensemble des retraites.

Y aura-t-il de la place pour des retraites par capitalisation dans le nouveau système ?

Dans le privé certainement, puisqu'on estime que 300.000 personnes environ ont des salaires supérieurs à 120.000 euros annuels, seuil au-delà duquel il n'y aura pas de cotisations pour le régime universel. Cela laisse de la place pour des régimes complémentaires ou des produits assurantiels, le sujet est ouvert.

Dans le public, la question du devenir du RAFP, un régime par capitalisation, se pose, puisque les fonctionnaires cotiseront aussi sur leurs primes pour le régime universel par répartition. On pourrait imaginer que les droits accumulés sur les comptes individuels soient transformés en points. Cela représente aujourd'hui près de 30 milliards d'euros d'actifs financiers.

Et quid du Fonds de réserve des retraites ?

Il alimente la Caisse d'amortissement de la dette sociale qui doit s'éteindre en 2024. Au-delà, il faudra décider de l'utilisation de cet actif qui appartient à la collectivité dans son ensemble. Cela peut permettre de constituer des réserves et de lisser les à-coups de la transition.

Français

L’avenir des retraites depuis bien longtemps pose en France un problème, en raison notamment du déséquilibre tendanciel entre le nombre d’actifs cotisant et celui des inactifs âgés. De nombreuses réformes paramétriques ont déjà été adoptées, notoirement insuffisantes pour remédier durablement au problème du financement des retraites. Le président de la République, Emmanuel Macron, a donc annoncé sa volonté d’engager une réforme structurelle visant à remplacer les régimes de base et complémentaires, soit 42 régimes, par un régime unique fonctionnant par points dont la valeur constituerait la principale variable d’ajustement.
Le Haut Commissariat à la réforme des retraites (HCRR) est chargé de mettre en œuvre cette réforme sujette à d’âpres débats. En témoigne ici le point de vue présenté par Jean-Claude Angoulvant qui lui reproche deux défauts majeurs. Le premier est de vouloir unifier tous les régimes, occultant ainsi les disparités et noyant dans cet ensemble des régimes complémentaires autonomes et catégoriels qu’il juge plutôt bien gérés. Le second est de vouloir confier à l’État, piètre gestionnaire sur le long terme, le pilotage du système, au détriment des partenaires sociaux et, au passage, de faire basculer le système de retraite d’une logique assurancielle à une logique « beveridgienne ». Conformément à la logique de notre rubrique Forum, cet article exprime un point de vue destiné à nourrir la réflexion de nos lecteurs sur un projet de réforme encore en débat. H.J.

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Décryptages » 2008- 2018 : ces 10 ans où l’Euro a perdu beaucoup de terrain dans son rêve de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve mondiale

ECONOMIE

08 novembre 2018

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2008- 2018 : ces 10 ans où l’Euro a perdu beaucoup de terrain dans son rêve de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve mondiale

Alors que l’un des objectifs de la monnaie unique européenne avait été de venir concurrencer le dollar comme monnaie de réserve, la position de l’euro s’est affaissée dans ce domaine au cours des 10 dernières années, passant de 28% à 21% du total des ...

Atlantico: Quelles sont les causes de cette situation ?

Michel Ruimy : Tout d’abord, une monnaie internationale comme l’euro peut être recherché pour différentes raisons : comme monnaie de réserve (dans les réserves de change), comme instrument d’épargne (support de thésaurisation, notamment en période de tensions), comme intermédiaire dans les échanges du commerce international (pour régler les exportations ou importations) ou enfin comme un ancrage (près d’une soixantaine de pays, dont les 19 de la zone euro, lient d’une manière ou d’une autre leur propre monnaie à l’euro).

Ensuite, il faut se rappeler que le développement de l’euro comme devise internationale ne fait pas partie du mandat de la Banque centrale européenne (BCE) et dépend uniquement des marchés… ce qui n’empêche pas la banque centrale de suivre de près le sujet. Ainsi, elle estime qu’environ 25% de la valeur des billets en euros sont détenus à l’extérieur de la zone euro. Ce montant représente, en quelque sorte, le plancher de l’estimation de la circulation de l’euro hors de ses frontières car il n’inclue pas d’autres canaux de sorties nettes de billets, comme le tourisme, les transferts de fonds des travailleurs migrants ou l’économie informelle. Ainsi, l’euro semble avoir acquis une place importante au sein du système monétaire international en se constituant un statut de deuxième devise clé derrière le dollar, mais loin devant le yen.

Il faut néanmoins mettre en perspective ces éléments. En dix ans, l’euro a perdu de sa puissance. Aujourd’hui, il arrive tout juste à constituer environ le quart de la demande internationale de devises notamment tant en termes de réserve de change que d’obligations, là où le dollar atteint plus de 60% des réserves de change et dépasse les 50% pour les obligations. 

L’une des raisons pour lesquelles l’euro en est arrivé làréside notamment dans le fait qu’au cours des trois années, depuis le lancement du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE au printemps 2015, les interventions de la banque centrale se sont traduites par un quasi-assèchement du marché de la zone euro c’est-à-dire qu’on observe une baisse tendancielle du volume d’émissions souveraines, nettes de ses achats. En effet, avec ce programme, la BCE est devenue l’un des plus gros acheteurs de detteseuropéennes. Par exemple, la Banque de France, qui est chargée d’acquérir les titres françaispour le compte de la BCE, détient un peu moins de 20% de la dette négociable de l’État - qui s’élève à 1 700 milliards d’euros- alors que sa part était inférieure à 5% à la fin 2014 ! Ces interventions massives de la Banque de France ont complètement modifié la répartition entre détenteurs étrangers et français de la dette d’Etat. Tandis qu’en 2009, la part des non-résidents était de près de 68%, ils ne pèsent plus qu’environ 55% aujourd’hui. Et c’est la même chose pour les autres pays de la zone euro.

En d’autres termes, le recul de la demande des investisseurs en obligations publiques et privées libellées en euros et la baisse de la part de l’euro dans les réserves mondiales ne sont que le reflet du programme de rachats d’obligations par la BCE qui a, en partie, asséché le marché de la zone euro. La pénurie de titres sur le marché qui en a résulté a précipité une grande partie de la courbe des taux dans les différents pays de la zone euro en territoire négatif (Quand le taux baisse, cela signifie que le prix de l’obligation monte, donc qu’il y a beaucoup de demande – tout ce qui est rare est cher).

En quoi la moindre offre de titre de la part des européens, actuelle et sans doute à venir au regard des ambitions de réduction de la dette, pourraient conduire à une poursuite de cette tendance négative ?

Cette année, le marché de la dette souveraine de la zone euro est bien soutenu avec une BCE, omniprésente, qui absorbe encore et jusqu’à la fin de l’année, pratiquement tout le flux des nouvelles émissions.Il se caractérise toutefois par de fortes divergences dans l’offre. Ainsi, les émissions d’obligations souveraines de la France et de l’Italie devraient, en particulier, excéder les achats attendus de la BCE tandis que les émissions nettes de l’Allemagne ou des Pays-Bas devraient demeurer en territoire négatif.

En effet, grâce aux performances de son économie, le gouvernement allemand a pris l’habitude, depuis quelques années, de gérer des budgets presque à l’équilibre - en 2017, ce pays a même enregistré un excèdent budgétaire d’un peu plus de 1% de PIB -, ce qui fait qu’il a émis que très peu de titres sur le marché pour combler un déficit budgétaire, réduit à sa portion congrue.Il faut se rappeler que l’obligation allemande, le Bund, est très recherchée. Elle est, en quelque sorte, une valeur refuge pour les investisseurs et donc, le véritable actif de réserve de la zone euro, ce qui permet à la monnaie unique de rayonner au plan international. Quant aux Pays-Bas, les rentrées fiscalesliées à la reprise économique et les produits de cessions d’actifs ont, dans une certaine mesure, réduit le besoin de financement de l’Etat et ceci devrait se traduire par des émissions nettes négatives pour la troisième année consécutive.

Ainsi, à court terme, la pénurie de dettes, notamment allemandes - cette insuffisance de Bunds risque d’ailleurs de faire plafonner le rendement de ces titres–et la volonté émise par les gouvernements de réduire leurs déficits budgétaires devraient conduire à un moindre volume d’émissions obligataires et, en conséquence, à un rôle international de l’euro moins important. 

Quels en sont les risques pour l’euro ?

Il faut bien comprendre que les conséquences de l’arrêt des achats de la BCE seront probablement bien différentes de celles de l’expérience américaine. En effet, la fin de l’assouplissement quantitatif exercera une pression à la hausse sur les rendements, mais la faiblesse de l’offre provenant de la solide économie allemande va probablement faire contrepoids : la Bundesbank détient près de 30% des titres de créance allemands et, étant donné que l’émission nette du Bund devrait rester proche de zéro, cette proportion devrait rester à peu près inchangée dans les prochaines années. Le prix des obligations allemandes devrait rester proche de celui observé actuellement. Tout ceci signifie que, malgré le retrait prochain de la BCE de la période d'assouplissement quantitatif, les rendements obligataires de la zone euro, en particulier ceux de l’Allemagne, devraient rester faibles.La pénurie de papier allemand et de « gouvernements sûrs » de la zone euro en général, déclenchée par le programme de la BCE restera un facteur clé de la performance du Bund l’année prochaine. 

Mais si les taux faibles voire négatifs affichés par plusieurs obligations d’Étatpeuvent sembler être, dans une certaine mesure, un frein, les principauxobstacles pour accroître l’allocation en euros dans les réserves de change sont les performances économiques européennes en demi-teinte et surtout un accroissement des risques non économiques découlant notamment des évolutions géopolitiques (situations en Italie, en Pologne en Hongrie) qui pèsent sur l’avenir de l’Union européenne,en particulier dans la perspective des élections de mai prochain.

Alors que M. Juncker souhaite renforcer le rôle international de l’euro face au dollar, un des premiers soucis de la Commission européenne serait de renforcer l’Union économique et monétaire, en passant peut être par la création d’un Fonds monétaire européen pour venir en aide aux pays de la zone en difficulté voire un approfondissement de l’Union bancaire, ce qui pourrait donner plus de poids aux marchés financiers de la zone euro et renforcer de manière indirecte la position internationale de l’euro. 

Le rôle de l’euro s’accroîtrait sans doute une fois les chantiers menés à bien car, au final, le poids international d’une monnaie n’est que le reflet de la qualité des institutions et marchés du pays émetteur.

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Agen. Réserve parlementaire : qui a touché quoi ?

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La tour classée de l'église de Hautefage restaurée, en partie, grâce à la réserve parlementaire.

Publié le 13/08/2013 à 03:50 , mis à jour à 09:23

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Retraites : est-il vrai que les fonds de réserve pourraient résoudre le problème de financement ?

Par Luc Peillon 1 décembre 2019 à 12:04

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Les membres du Conseil de surveillance du Fond de réserve des retraites (FRR), participent, le 27 novembre 2002 au ministère des Affaires sociales à Paris, à la réunion pour l'installation du Conseil de surveillance du FRR. Photo Jack Guez. AFP

Selon un économiste, les quelque 170 milliards des différents fonds de réserve pourraient palier le besoin de financement des systèmes de retraite, attendu d'ici quelques années.

Question posée par Madeline le 27/11/2019

Bonjour,

Vous faites référence aux déclarations de Gilles Raveaud, économiste et maître de conférences à l’université Paris-8 Saint-Denis, lundi sur le plateau de BFM Business (à partir de 6’30) : «Les retraites, il se trouve que c’est un sujet où l’action publique a agi. […] Lionel Jospin avait mis en place un fonds de réserves pour les retraites, doté de plus de 30 milliards. […] D’autre part, les retraites complémentaires ont aussi des fonds de réserves qui [selon le président du Conseil d’orientation des retraites atteignent] 116 milliards d’euros. Donc, au bas mot, on a 150 milliards de réserves pour les retraites. […]. [Par ailleurs], qui se souvient de la Cades [caisse d’amortissement de la dette sociale, qui prend en charge la dette sociale, ndlr]? En 2024, la Cades aura fini de rembourser la dette de la sécu et dégagera encore 24 Milliards d’euros […] En fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites.»

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Voir le lien ci-dessous:

https://www.liberation.fr/checknews/2019/12/01/retraites-est-il-vrai-que-les-fonds-de-reserve-pourraient-resoudre-le-probleme-de-financement_1765818

La face cachée de Nicolas Sarkozy

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Jeune, Nicolas Sarkozy a toujours été en première ligne dans les manifestations mais jamais au bon endroit, on le voit  ici chevelure au vent, chemise ouverte, vociférant  avec un brassard blanc dont on ignore la signification faire une contre-manifestation contre les étudiants en grève.... (qui devaient sans doute manifgester pour des classes supplémentaires, ou des moyens supplémentaires ou une loi scélérate en préparation ?). A l'époque déjà, on sentait Nicolas s'esclaffer : "Allez étudier bande de fainéants" !

C'est donc dans la droite lignée de sa vision politique  que Nicolas fera  de ce 1 er mai 2012 une manifestation pour le "vrai travail", car il faut savoir qu'il existe un "faux" travail. On en attend d'ailleurs toujours quelques exemples M. le candidat président !

C'est ce 1er mai que Nicolas, tel l'envoyé d'un medef à l'agonie, peu avant des licenciements programmés après le 6 mai 2012, ira se dresser contre les syndicats avec qui il n'a jamais pu avoir une once de dialogue social, contre la fête du travail et contre cette journée chômée.

C'est ce 1er mai que Nicolas nous annoncera que sous son quinquennat, il y a 1 000 000 de demandeurs d'emploi en plus, qu'il a instauré le bouclier fiscal pour les riches, qu'il l'a quasi supprimé et l'a remplacé par la tva sociale qui n'a de sociale que le nom : il va montrer fièrement son BILAN de 2007 à 2012.

C'est le 1er mai que Nicolas a choisi de dresser les français les uns contre les autres, les travailleurs contre les chomeurs, ceux qui travaillent plus pour gagner plus et ceux qui bon grès mal grè n'ont pas la possibilité de faire des heures supplémentaires, ceux qui sont aux 35 heures. Car en Sarkozie, il est mal venu de toucher le RSA , il faut être en formation pour permettre à ce gouvernement de "maquiller" les chiffres du chômage. Il faut être président pour s'augmenter de 140 % et les députés de 30 %.

C'est ce premier mai 2012 que Nicolas a choisi pour aller parader avec le front national dont il reprend les thèses jusqu'a l'épuisement. C'est ce 1er mai que l'on verra Nicolas Paul Stéphane Sarkozÿ de Nagy-Bocsa nous parler de karachi, de son supposé financement de campagne par l'ex ami Kadhafi . 

Ah ben pour le coup il valait mieux pas l'avoir vivant le colonel ! D'ailleurs le fils, il est où ??

Sarkozy, lui depuis 2005 est passé par toutes les étapes

 

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A la radio..

L’Histoire des retraites..

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Histoire des retraites : de l’acquisition d’un droit à la valse des réformes.

04/12/2019 (MIS À JOUR À 06:16)

Aujourd’hui, les grévistes font bloc contre la nouvelle réforme des retraites qui prévoit l’instauration d’un système universel. Régimes spéciaux, âge légal de départ, durée de cotisation... Ces questions d’actualité occupent les gouvernements depuis la création de la retraite.

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Des manifestants participent à la journée revendicative du 23 septembre 1975 à Paris, demandant le droit à la retraite à 60 ans. En tête de cortège, Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT.  Crédits : AFP

Longtemps, vieillir, c’était avant tout risquer de ne plus pouvoir travailler et, de ce fait, ne plus être en mesure de subvenir à ses besoins. Contre ce funeste destin, le principe de droit à la retraite s’est progressivement imposé, à grands renforts de luttes et de propositions de lois, avec des systèmes très variés. Régimes spéciaux, âge de départ à la retraite, durée de cotisation, pénibilité... Ces questions toujours d’actualité occupent les gouvernements depuis plus d’un siècle. Les réformes des retraites qui se succèdent, l’une repoussant l’âge légal de départ, l’autre allongeant la durée de cotisations nécessaire pour en bénéficier pleinement, suscitent de l’inquiétude, de la colère, et parfois même de la résignation. Aujourd’hui, le gouvernement d’Emmanuel Macron entend faire passer la réforme des retraites censée parachever les précédentes, malgré le conflit social annoncé.

Une pension pour bons et loyaux services maritimes

La création de la retraite en France est le fruit d’une longue histoire dont on peut faire remonter les origines à l’Ancien Régime. En 1673, Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, crée la Caisse des invalides de la Marine : elle assure une pension aux navigateurs, matelots et autres moussaillons qui ne peuvent pas travailler. Concrètement, ceux qui ne sont pas à flot perçoivent une demi-solde tandis qu’un prélèvement leur garantit le versement ultérieur d’une pension complétée par une subvention de l’État. On distingue la pension d’invalidité et celle de vieillesse, attribuée aux marins à l’âge de 60 ans. C’est la première profession à obtenir une compensation en période d’inactivité.

Penser l’économie avec … : Jean-Baptiste Colbert

Progressivement, d’autres corporations au service du roi vont bénéficier de pensions, comme les employés des Fermes générales ou les fonctionnaires de l’État. Est-ce à dire qu’une vague sociale s’empare du pays ? Les historiens évoquent plutôt l’idéologie paternaliste du patron : on utilise les pensions pour recruter puis fidéliser la main d’œuvre. A une époque où la vieillesse est avant tout prise en charge par la solidarité familiale ou la charité. Les pensions ne concernent d’ailleurs qu’une infime partie de la population, comme le rappelait Benoît Carré, chercheur en histoire et auteur d’une thèse sur les pensions de la monarchie, dans La Fabrique de l’histoire en 2010 : “Cela représente environ 0,09% de la population française en 1789, un pays qui alors est le plus peuplé d'Europe et compte 28 millions d'habitants, donc 60 000 personnes environ sont pensionnées, et quelques milliers de retraités qui touchent des pensions.” Le droit à la retraite pour tous est encore une utopie. “Il faut considérer cette pension comme un don du roi, qui octroie aux personnes qui l’ont loyalement servi tout au long de leur vie une pension de retraite”, explique Benoît Carré.

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Jean-Baptiste Colbert visite le bateau du roi dans le port de Marseille, en 1977. Peinture de Jean-Baptiste de La Rose.  Crédits :DeAgostini  Getty-images.

"Jouir du repos du corps..." : l’émergence de l’idée de droit à la retraite

A la Révolution française, le concept du droit à la retraite fait son chemin, comme en témoigne la définition des “Pensions et retraite” de l'édition de 1791 du Supplément Finances de L'Encyclopédie méthodique de Diderot et d'Alembert 

En finance, faire sa retraite, c’est se retirer des affaires pour vivre paisible et dégagé de tous les soins qu’elles entraînent. Demander sa retraite se dit d’un employé qui, après avoir rempli les fonctions attachées à son titre pendant un long espace de temps, désire jouir du calme de l’esprit et du repos du corps, qui sont si nécessaires quand la vieillesse commence à appesantir toutes les facultés. 

Vieillir, mais comment ? Une histoire sociale de la vieillesse ; La vieillesse, entre expérience vécue et représentations

Le droit de redistribution de l’État pour services rendus fait partie des notions développées par certains penseurs des Lumières. C’est surtout l’aristocratie qui se mobilise souligne Benoît Carré : “À cette époque, l'espérance de vie est de 50 à 60 ans pour la masse des Français alors que pour l'aristocratie, elle va jusqu'à 70-80 ans. Ce sont donc eux qui réclament une retraite, puisqu'ils estiment pouvoir en bénéficier.”

Avant que ne s’impose l’idée d’une retraite généralisée à base d’épargne et de subventions, différentes sociétés mutuelles ou systèmes d’assurance ébauchaient leurs propres solutions pour remédier à la pauvreté des populations les plus âgées. Au cours du XIXe siècle, des retraites collectives fondées sur des sociétés de prévoyance ou des régimes d’entreprise se développent. La loi du 9 juin 1853 met en place un régime de pension unifié pour les fonctionnaires civils d’État : ils peuvent percevoir une pension de retraite calculée sur la moyenne des six dernières années de salaire, à partir de 60 ans et au terme de trente années de service. Mais l’État intervient encore très peu sur ces questions, comme soulignait l’historienMichel Dreyfus, spécialiste du mouvement ouvrier et du syndicalisme, au micro de France Culture : 

L’action très tardive de l’État au sujet des retraites et de la protection sociale va favoriser la multiplication de ces régimes qu'on n'appelle pas alors encore "régimes spéciaux", mais qu'on peut appeler des régimes particuliers.

Vieillir, mais comment ? Une histoire sociale de la vieillesse : Assurer la vieillesse, la longue histoire des retraites

De 1884 à 1909, diverses professions se dotent en effet de caisses de retraites spécifiques. Le Comité des Forges (CFF) fonde la Caisse syndicale de retraite des Forges afin de constituer des pensions de retraite pour les ouvriers de la métallurgie. Toujours dans La Fabrique de l’histoire, l’historienne spécialiste des entreprises Danièle Fraboulet faisait remarquer la dimension intéressée de cette initiative : “Il fallait que les ouvriers de métallurgie travaillent au moins douze ans pour en bénéficier. C'était une logique d'assurance, c'est-à-dire que le système de cotisation variait par tranche d'âge. Cette création avait pour objectif de fidéliser la main d'œuvre. La retraite était assimilée à une récompense après des années de bons et loyaux services.” 

Le développement de ces régimes est aussi une conséquence de l’essor de l'industrialisation, observait Élise Feller, historienne auteure de Du vieillard au retraité, la construction de la vieillesse dans la France du XXème siècle (L’Harmattan, 2005), également dans La Fabrique de l’histoire : “Ces systèmes de retraites permettaient d’attirer une main d'œuvre dans des secteurs de pointe, où elle était très exposée. Ce sont les mines d’abord, avec la grande loi 1894. Ensuite, les chemins de fer, où il faut recruter une main d'œuvre extrêmement fiable et facile à faire partir. Puis les secteurs de la sidérurgie, les maîtres de forges, essaient aussi de fidéliser leur main d'œuvre de cette façon. C'était les premiers régimes de retraite. Ils apparaissaient comme un progrès.”

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Le comité des Forges de France, en pleine commission de direction en 1914. Peinture d'Adolphe Déchenaud, en 1914.

Une "retraite pour les morts"

Au début du XXe siècle, la France est cependant encore en retard sur la question de la retraite pour tous. Nos voisins germains ont mis en place un système de retraite obligatoire depuis 1889 déjà, à l’initiative d’Otto von Bismarck. Afin de composer avec le mouvement socialiste et ouvrier qui progressait dans l'empire, le “chancelier de fer” a instauré des caisses de retraites auxquelles cotisaient à la fois les employeurs et les salariés. Elles étaient gérées, conjointement, par les syndicats et les patrons, et permettaient d'obtenir une pension de vieillesse à partir de 65 ans. 

La question de la rémunération des populations âgées devient de plus en plus prégnante en France. DansLes Vieux. De Montaigne aux premières retraites (Fayard, 1989), l’historien Jean-Pierre Bois note que le débat qui s’instaure s’articule autour de certains thèmes  : l’idée de justice réparatrice (il n’est pas juste d’abandonner un citoyen qui a travaillé toute sa vie), la solidarité sociale (le droit à l’assistance devient un service public), et l’utilité de cette assistance, qui éviterait le vagabondage et la misère des personnes âgées.

Les députés de gauche souhaitent aligner le statut de l’ensemble des travailleurs sur celui des catégories professionnelles qui bénéficient déjà d’un système de retraite. En 1906, le ministère formé par Clemenceaudépose un projet de loi concernant la retraite ouvrière et paysanne. Il prévoit l’obligation pour les travailleurs de cotiser chaque année à raison de 2% du salaire, sauf pour ceux qui gagnent moins de 1,50 franc par jour. Le versement patronal était du même montant et l’État complétait la somme afin de pouvoir assurer 360 francs par an à chaque retraité. Le droit à la retraite était reconnu à tout ouvrier ayant atteint les 60 ans et ayant cotisé 30 ans. 

Présidentielle, des choix de société : Faut-il supprimer l’âge de départ à la retraite ?

En 1910, la loi sur les retraites ouvrières et paysannes est enfin votée, mais l’âge de la retraite est repoussé à 65 ans. La cotisation ouvrière est portée à 18 francs pour les hommes, 12 francs pour les femmes, avec une cotisation équivalente pour l'employeur et intervention de l’Etat pour le paiement d’une prime de 60 francs. Les fonds sont gérés par une Caisse nationale des retraites pour la vieillesse ou par la Caisse des Sociétés de secours mutuel. L’adoption de cette loi ne s’est pas faite sans querelle. L’un des principaux griefs concernait déjà l’âge de départ à la retraite. 65 ans alors que l’espérance de vie dépasse alors difficilement les 45 ans, c’est quasiment une “retraite pour les morts” comme la baptisent alors les syndicats ainsi qu’un certain… Jean Jaurès, qui appelle néanmoins à la soutenir.

Camarade, ne vous y trompez pas, ce n’est pas à l’heure où il arrive à l’heure de la retraite, ce n’est pas seulement à 60, 65 ans, que le vieil ouvrier a ce réconfort, c’est quand il voit la suite de la vie. Aujourd’hui, quand l’ouvrier de 40 ans voit passer à côté de lui un vieux de 60 ans sans abri, sans travail, sans retraite, mendiant, (...) il se dit : C’est comme cela que je serai dans quelques années, et il y a vers lui un reflux d’abjection... Dès demain, si vous le voulez, par le vote immédiat de la loi, et par l’effort d’amélioration que nous ferons tout de suite, dès demain, tous les vieux relèveront le front, et tous les jeunes, tous les hommes mûrs se diront du moins que la fin de la vie ne sera pas pour eux le fossé où se couche la bête aux abois. Jean Jaurès, discours du 8 février 1910 à Nîmes lors du Congrès de la SFIO consacré à la loi sur les retraites ouvrières.

La mesure n’a cependant qu'une faible portée : 1, 8 millions de cotisants sur 8 millions de travailleurs concernés. La loi de 1912 instaure une prime de 100 francs versée par l’État, avec majoration de 10% par enfant au-delà du troisième. Il ne faut pas s’y tromper : à cette époque, la politique en faveur de la vieillesse cherche aussi à lutter contre la baisse de la natalité et les effets du vieillissement

Réformes des retraites : les seniors peuvent-ils et doivent-ils travailler à 55 ans passés ?

De la guerre naît la retraite..

C'est à la Libération que le premier système général de retraite est mis en place. Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 instituent la création d’un régime général de Sécurité sociale qui s’accompagne d’une assurance vieillesse à laquelle tous les salariés sont obligatoirement assujettis. Ce système fonctionne par répartition : les pensions des retraités sont payées par les cotisations des actifs qui, ce faisant, se constituent aussi des droits pour leurs futures retraites. Les droits à la retraite sont ouverts à l’âge de 60 ans, après 30 ans d’activité. La pension représente alors 20 % du salaire de référence, à savoir la moyenne des dix meilleures années. Elle augmente de 4 % par année de service supplémentaire, de sorte qu’à 65 ans, le taux est de 40 %

Le principe d’une retraite pour tous est enfin acquis, mais dans les faits, la situation des retraités reste précaire. Pour faire face à l’inflation, les professions indépendantes se dotent de leurs propres caisses de retraites complémentaires : l’Agirc pour les cadres, l’Arrco pour les salariés (les deux ont fusionné début 2019), la CNAVPL pour les professions libérales, la Cancava pour les artisans, l'Organic pour les commerçants et les industriels… Les régimes spéciaux, plus avantageux, sont maintenus. Jusqu’au début des années 1960, le montant des retraites reste faible, car la durée des cotisations de la plupart des retraités n’est pas encore assez longue, comme le rappelait Christophe Capuano, auteur de Que faire de nos vieux, Une histoire de la protection sociale de 1880 à nos jours, (Presses de Sciences Po, 2018) dans Le Cours de l’histoire sur France Culture en septembre 2019 : 

Les personnes âgées constituent la population la plus pauvre de la société française jusque dans les années 1970. Et c'est avec le relèvement du minimum vieillesse, le relèvement des retraites, qu'on va réussir à sortir ces populations de la pauvreté. En 1960, 40 % des personnes âgées touchent le minimum vieillesse. En 2004, ils n’étaient plus que 4% à le toucher.

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Dès octobre, des retraités se mobilisaient contre la nouvelle réforme des retraites.  Crédits : Jacques Demarthon  AFP

Le temps des réformes

L’histoire des retraites est entrée, à la fin du XXe siècle, dans une nouvelle phase : celle des réformes… et des mouvements sociaux qui les accompagnent presque systématiquement. Pour l'économiste et membre du Conseil d’orientation des retraites (CORMonika Queisser, invitée de l’émission Cultures Monde sur France Culture en 2018, ce sont les réformes qui suscitent le plus d’émotion dans l’opinion publique : Une réforme des retraites nécessite un très grand effort pédagogique et de communication. (...) Le grand enjeu de toutes les réformes des retraites, c'est de trouver un équilibre entre les intérêts des jeunes et des plus âgés.” 

Au fondement du système de retraite, il y a en effet une relation de confiance à entretenir. Selon Bruno Palier, directeur de recherches au CNRS et auteur de La Réforme des retraites (PUF), entretenir ce lien est la gageure de toute réforme du système des retraites : “Ce qui est extrêmement difficile à mettre en place, c’est une confiance sur 70 à 80 ans. C'est-à-dire que pendant toute ma vie active, je paye pour les retraités actuels, en échange de la garantie que d’autres gens paieront pour moi. C'est le contrat social et c'est difficile à tenir dans le contexte socio-économique actuel. Beaucoup de jeunes pensent qu'ils n’auront pas de retraites. Beaucoup de gens qui ont des carrières interrompues et chaotiques sur le marché du travail se disent qu’ils auront des retraites relativement basses”.

La Réforme des retraites: Le sujet explosif en France  !

Au nom de l’équilibre financier mais aussi pour faire face au vieillissement de la population, les réformes des retraites menées ces dernières années tournent, schématiquement, autour de trois options. La première : baisser le niveau des retraites. C’est le choix fait par le gouvernement Balladur en 1993, en liant le niveau des pensions non plus sur les salaires mais à l’inflation. La deuxième : augmenter les recettes. Lionel Jospin tente de le faire en 2001, en créant le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), dont la mission était d’accumuler quelques 150 milliards d’euros jusqu’à 2020, afin d’amortir le choc des départs à la retraites des baby-boomers. Mais en juin 2010, cette “cagnotte” est employée pour renflouer la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Enfin, la troisième option : travailler plus longtemps, réduire la période pendant laquelle on touche une pension. Une orientation prise par Nicolas Sarkozy en 2010, en reculant l’âge symbolique du départ à la retraite de 60 à 62 ans, et l'âge permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein de 65 à 67 ans.

Voir le lien ci-dessous:

https://www.franceculture.fr/histoire/histoire-des-retraites-de-lacquisition-dun-droit-a-la-valse-des-reformes

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Retraités : réveillez-vous avant de mourir…

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74 % des retraités auraient donc voté pour Emmanuel Macron. Huit points de plus que pour l’ensemble des suffrages exprimés. Fascination des seniors pour le pas encore quinqua ? Tropisme exercé par celui qui cumule, faute de mandats électoraux, l’avantage d’être à la fois le gendre idéal et le mari qu’on pourrait s’offrir si l’on veut, bien évidemment, faire fi de ces ridicules histoires de frontières intergénérationnelles ? Sans doute. Mais les retraités ont-ils bien lu le contrat que leur présentait le sémillant VRP de la mondialisation heureuse ? Il est vrai que les lunettes sont mal remboursées par la Sécu et que, justement, « Il » a promis d’y remédier…

Ces retraités, notamment les plus aisés – ceux-là mêmes qui, en 2013, débarquèrent par vagues entières de leur train de la banlieue ouest de Paris pour aller agiter, dans les rues de Paris, leurs petits drapeaux roses et bleus -, ont donc, au second tour de la présidentielle, au pire voté Emmanuel Macron, au mieux se sont abstenus, parce qu’il n’était tout simplement pas correct de voter pour Marine Le Pen : rapport au débat…

Et aujourd’hui, on est passé de l’émission de télé-réalité au tirage du loto. « Il faut laisser sa chance à Macron », nous dit-on, dans une sorte de lâche soulagement consensuel. Un lâche soulagement qui prend des airs de « Allons, finissons-en ». Nous eûmes, avec le regretté Pascal Sevran, “La Chance aux chansons”, délicieuse émission vespérale des années Mitterrand pour retraités nostalgiques des « Roses blanches ». Nous avons désormais la chance au Macron. Une chance au grattage – le 7 mai dernier -, une chance au tirage : ce sera les 11 et 18 juin prochains.

Pourtant, les retraités risquent de rapidement déchanter lorsque Macron aura emporté le gros lot, c’est-à-dire une majorité absolue à l’Assemblée. En effet, la petite chanson sur la CSG commence à faire son chemin. Certes, on nous avait bien parlé d’une augmentation de la CSG. De combien ? 1,7. Pas de quoi s’affoler ! Sauf que ce n’est pas 1,7 % mais 1,7 point. Et comme l’immense majorité des retraités d’aujourd’hui ne sont pas allés à l’école de Najat Vallaud-Belkacem, il leur sera aisé de faire leur calcul : 1,7 divisé par 6,6 (taux CSG pour la plus grande partie des retraités), multiplié par 100, ça fait tout de même 25,75 % d’augmentation. 60 % des retraités (ceux percevant plus de 1.200 euros par mois) seront concernés. La majorité, donc. M. Ferrand, l’homme des mutuelles, expliquait récemment que 40 % des retraités ne seraient pas touchés. Tout est question de présentation. On ne dit pas sourd, on dit malentendant, on ne dit pas démolir mais déconstruire. De même, on ne dit pas baisser les pensions, mais augmenter la CSG… Important, l’emballage, chez nos VRP

Mais ça, c’est l’une des deux mâchoires qui vont broyer les retraités. La seconde, c’est évidemment l’augmentation de la taxe foncière qui pend au nez de ces « salauds » de propriétaires, alors même que la meilleure façon de sécuriser sa retraite, tout en répondant à la légitime aspiration de transmettre un bien à ses descendants, est d’être propriétaire. L’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, derrière le fameux « C’est l’État qui paiera », cache évidemment cette sombre perspective.

Avec Emmanuel Macron, les temps s’annoncent donc difficiles pour les retraités. Cela dit, si le gendre idéal s’inspire des idées de son mentor Jacques Attali, les solutions sont d’ores et déjà toutes trouvées pour abréger cette agonie.

“Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en termes de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures…”[ref]in L’Avenir de la vie, 1981[/ref]

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Tous des..profiteurs de l’Etat, mais aussi et surtout..des opportunistes !!!..

Il y a..39 ans déjà..un certain Jacques Atali..

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Il aura duré grâce à la politique et.. « avec » la..politique..jusqu’à la

campagne électorale de Macron, et même..après !

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Pour terminer et..conclure..

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Une question cependant s’impose..

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Après la suppression de la déclaration d’impôts et donc.. le « Prélèvement à la source »

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Vas-t-on voir, le système Français disparaître et les possibilités d’espérance, tant du travail, dans le monde du travail, que de rémunérations convenables, comme de retraites..équivalentes.. comme espérance de vie et surtout vie..digne..s’éloigner, toujours un peu plus..à l’horizon ?...

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04 décembre 2019

La COP 25..pourquoi ?..Pour quoi faire ?..

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La COP 25..pourquoi ?..Pour quoi faire ?..

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COP 25 à Madrid : la planète est dévastée, et ce n’est que le début..

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L'année s'achève sur une décennie de chaleur exceptionnelle, de recul des territoires de glace et de hausse record des niveaux de la mer. Selon l'Organisation météorologique mondiale, 2019 est sur le point d'être la deuxième ou troisième année la plus chaude jamais enregistrée.

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Photo ci-dessus - Au Népal, villageois contraints de quitter leur village en raison de l’impossibilité de faire pousser les cultures, en raison des fontes de glaces © Getty / Taylor Weidman

2019 restera comme l'une des trois années les plus chaudes depuis la moitié du XIXe siècle. La température moyenne de la planète a été environ 1,1 degré supérieure à celle de la période préindustrielle, a annoncé ce mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), à l'occasion de la COP 25 à Madrid

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Les présentations et les festivités peuvent commencer..

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Photo ci-dessus Letizia, en H-M-Conscious-Exclusive, en compagnie de son époux le roi Félippe, à la réception de la COP25.

ESPOIR OU..CAPITULATION ?..

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Photo ci-dessus carte – Infographie plastique à travers le Monde.

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Un tour du Monde inquiétant !

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Photo ci-dessus du voilier "TARA" de cette mission Tara pour le recensement du plastique sur les océans à travers le Monde.

COP 25 à Madrid : "Nous marchons comme des somnambules vers la catastrophe climatique"..

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Photo ci-dessus d'un requin baleine entouré de plastique et ingérant, sans doute, du plastique également.

La COP 25 s'ouvre ce lundi 2 décembre 2019 à Madrid. Pendant dix jours, les pays signataires de l'accord de Paris sur le climat vont tenter de régler leurs points de désaccords et de faire avancer sa mise en oeuvre. Mais il n'est pas évident que les catastrophes climatiques à répétition et les manifestations pour le climat à travers le monde ne soient suffisantes pour accélérer le tempo.

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Photo ci-dessus d'une baleine échouée sur une plage aux Philippines.

(ce n'est pas un..photo-montage..)

"#Time for action": le moment d'agir. Le slogan de cette 25e réunion annuelle de l'ONU sur le climat (COP25) est limpide. "Nous devons accélérer le rythme avec des mesures concrètes", plaide la ministre chilienne de l'Environnement Carolina Schmidt, dont le pays présidera cette COP du 2 au 13 décembre.

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Photo ci-dessus, les risques en bactéries, pour ces personnes exposées sont nombreux.

Les négociateurs entendront-ils le cri des jeunes descendus dans la rue par millions ces derniers mois, inspirés par la jeune militante suédoise Greta Thunberg ?
Nombre d'observateurs craignent que ce rendez-vous, transféré en urgence à Madrid en raison du mouvement social au Chili, ne soit pas à la hauteur de l'urgence. "Cette COP-là risque de ne pas répondre à ces attentes, parce que sur cette question de l'ambition, la réponse ce sera l'an prochain", prédit Lola Valejo, analyste à l'Institut du développement durable et des relations internationale (IDDRI).

L'accord de Paris de 2015 prévoit que les quelque 200 pays signataires révisent d'ici à fin 2020 leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le point de mire de beaucoup d'entre eux est donc pour dans un an. 

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Photo ci-dessus, l'environnement immédiat des plages comme de nombreux pays à travers le Monde s'est très fortement dégradé.

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LA COP 25

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Tant que la Planète sera gérée par la seule « Oligarchie Mondiale » sur les seuls fondements du profit et de l’argent..Aucune amélioration possible, ni..envisageable !..

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COP 25..Les plus gros pollueurs..de la Planète !..

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La Chine, à elle seule, « Number One » on the top parmi les pays les plus pollueurs au Monde !!!

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L’Allemagne, à elle seule, est le sixième pays le plus grand pollueur de la planète, et "premier" plus grand pollueur de l'Europe, grâce à leur extraction comme utilisation d’énergie fossile, en parlant du charbon, ou plutôt..Lignite !!!

En Allemagne, le lignite a encore un avenir..

Le 06 septembre 2010 par Daniel Krajka

Au cœur de la Ruhr, s’étend l’une des plus importants sites à ciel ouvert d’Europe, la mine de Garzweiler dont le lignite assure 6% de la production d’électricité de l’Allemagne. Siemens a fourni les technologies qui permettent de rentabiliser ce combustible sale et peu énergétique.

Le village de Garzweiler dans la commune de Jüchen, maintenant disparu, a donné son nom à la mine de lignite à ciel ouvert Braunkohletagebau Garzweiler, au centre d’un triangle Cologne, Aix la Chapelle , Mönchengladbach.

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RWE Power AG, le grand producteur allemand d’électricité qui gère la mine, entend extraire de 35 à 40 millions de tonnes (Mt) de lignite par an jusqu’en 2045 sur une zone d’exploitation de 48 kilomètres carrés. L’Allemagne est le premier producteur de lignite dans le monde, avec une production annuelle supérieure à 180 Mt. Dotée de réserves évaluées à 56 milliards de tonnes – dont deux tiers dans la région de Cologne, Garzweiler, Hambach et Inden   – elle détient la moitié des réserves européennes, soit 10% du lignite identifié dans le monde. Malgré un pouvoir calorifique inférieur en moyenne de trois fois à celui du charbon, l’exploitation du lignite est indispensable pour maintenir une certaine indépendance énergétique au pays. Ne nécessitant ni importations, ni subventions, les centrales thermiques alimentées par du lignite produisent autant d’électricité que les centrales nucléaires, aime à répéter RWE, le numéro un mondial incontesté du « charbon brun ».

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Durant les 40 prochaines années,   Garzweiler II, entré en service en juin 2006, et les centrales électriques reliées fourniront environ 20 % de l’alimentation en électricité à la Rhénanie-Du -Nord-Westphalie, ce qui correspond à 6 % du total des besoins allemands. Avec un degré d’automatisation particulièrement élevé, cette mine à ciel ouvert est l’une des plus productives d’Europe.

La mine Garzweiler I a été progressivement étendue vers l’ouest, jusqu’à fusionner, avec le site adjacent de Garzweiler II. Contrairement à la plupart des mines à ciel ouvert situés dans d’autres parties du monde, cette mine a été creusée au milieu d’une campagne densément  peuplée. Le déplacement de plusieurs agglomérations – douze villages et leurs 7 600 habitants –, et une autoroute sera nécessaire pour extraire le lignite de Garzweiler II.

Pour rentabiliser un gisement vaste, mais peu rentable, Siemens a fourni ses technologies les plus avancées, tant pour limiter la pollution, optimiser l’extraction, centraliser les opérations et gérer la logistique. Des opérations très primaires – extraire, transporter, remblayer – sont gérées avec une grande sophistication. Située au cœur de l’Allemagne, cette mine est devenue une véritable vitrine du savoir-faire de Siemens.

Sur le site les veines de lignite descendent jusqu’à une profondeur maximale de 210 mètres . Le charbon extrait est ensuite acheminé vers les centrales électriques et les installations de raffinage de charbon – les centrales électriques de Frimmersdorf et Neurath avant tout – par la voie ferrée de RWE, dite « voie ferrée Nord-Sud », ou par des transporteurs à bande contrôlés par un système mis au point par Siemens.

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Un système de convoyage automatisé par Siemens

En 2006, le constructeur allemand a installé 25 sections de convoyage, composées de 60 bandes sur une longueur totale de 85 kilomètres , pour transporter le charbon et le mort-terrain (terre qui ne contient aucune matière utile).

A la station de répartition, charbon et mort-terrain sont distribués aux sections de transport à longue distance. Six têtes de station « avançables » – neuf seront installées au final – sont utilisées pour les transporteurs à bande. Deux systèmes de bande de liaison ont été construits et quatre silos de chaux ont également été installés pour traiter les eaux usées.

Pour assurer l’alimentation en électricité de tous les appareils et systèmes, un appareillage de commutation principal et des lignes aériennes de 110 kV ont été installés. Outre la mise à niveau des installations existantes, Siemens a fourni l’équipement électrique des nouvelles stations d’entraînement des transporteurs.

Le projet englobait aussi la construction d’un système de contrôle des opérations et la connexion finale de l’ensemble des équipements d’automatisation et de conduite de processus. Cette opération a été réalisée en assurant le basculement entre les districts de Garzweiler I et II, sans interrompre la production. Siemens a fourni tout l’équipement d’automatisation pour la surveillance opérationnelle, de même que l’infrastructure de traitement des informations et de communication – depuis la source du signal jusqu’aux applications intranet et SAP. La communication entre les équipements de manutention, les transporteurs à bande et le système de conduite du processus central, transite majoritairement par des câbles de fibres optiques.

Simatic PCS 7 est le système de contrôle de processus de Siemens qui concrétise la vision d'un système universel et totalement intégré. C’est le véritable cerveau central de la mine, contrôlant les différentes phases de son fonctionnement.  

Les convoyeurs à bande de Garzweiler II sont contrôlés par un système de conduite de processus reposant sur Simatic PCS7. Des écrans frontaux ont été programmés pour visualiser les excavateurs, configurer les sections de convoyage et limiter les capacités. L’ensemble des process est visualisé sur onze postes Simatic PCS-7 Multiclients, équipés de deux moniteurs. Les 26 automates programmables Simatic S7-400 contrôlent les 25 voies de roulage et 71 automates programmables sont utilisés dans les 67 contrôleurs de station de transporteur à bande et les quatre appareils de silo. Le système de contrôle est sécurisé contre tout accès non autorisé par un système de droits et de rôles.

Les machines de production et les convoyeurs à bande sont interconnectés par des câbles de fibres optiques reliés au système de contrôle central par un réseau de transmission ouvert (OTN), compatible avec quasiment tous les standards d’interface existants, comme Ethernet industriel, RS 485 et S0. Toutes les informations pour le contrôle de processus, la visualisation et la surveillance sont préparées sous forme de données de processus et d’évaluations. Le cœur de cette évaluation est une image de processus centrale, reprenant toutes les informations   pertinentes de la mine à ciel ouvert. Des valeurs de processus critiques en termes de temps sont enregistrées et archivées dans un cycle de 100 millisecondes. Les systèmes archivent 56 000 messages et 3 300 valeurs analogiques en provenance de toutes les stations de transporteur à bande ainsi que 12 000 messages et environ 600 valeurs analogiques des excavateurs. La fonction d’archivage conserve les données des deux dernières années, permettant à l’opérateur d’établir des prévisions sur la base d’analyses réelles.

Le bâtiment de contrôle des opérations est situé à la station de répartition de Jackerath et constitue le centre névralgique de Garzweiler II. Toutes les informations y sont rassemblées. Le Simatic PCS 7 de Siemens surveille et contrôle tous les processus de convoyage et les mesures de traitement des eaux, assurant qu’ils se déroulent correctement. Grâce au système de contrôle avancé, le système excavateur-convoyeur à bande-épandeur conserve une marge de manœuvre et fonctionne sans à-coup. Toutes les données relatives aux processus, y compris les informations vidéo, sont visualisées sur des postes de travail à terminaux vidéo modernes. Trois espaces de travail affichent les signaux vidéo sur cinq écrans multi-images de 32” . Les signaux sont ainsi affichés dans une grande qualité, conformément aux règles d’ergonomie de l’espace de travail. Les caméras sont également contrôlées à partir de ce centre. Ce projet constitue à l’heure actuelle un des plus grands projets de PCS7 au monde.

Une protection performante des excavateurs

Les excavateurs à roue-pelle utilisés sur les niveaux individuels de la mine à ciel ouvert en terrasse font 240 mètres de long et près de 100 mètres de haut, pour un poids de 13 500 tonnes. Creusant la terre jour et nuit, ils sont manœuvrés par des équipes de quatre à cinq personnes. Le plus grand engin utilisé à Garzweiler II extrait jusqu’à 240 000 mètres cubes par jour. Les déblais et le charbon sont transportés sur des convoyeurs à bande de 2,8 mètres de large jusqu’à la station de répartition. De là, ils sont distribués vers les sections de transport longue distance. Le sable excavé comprend souvent des pierres de différentes tailles et des pièces métalliques. Les bennes de l’excavateur chargent ensuite les déblais sur un transporteur à bande, qui les emporte.

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Détection du métal

En 2007, Siemens a équipé les excavateurs à roue-pelle d’un système de détection de métal et de pierres. Ce système, développé conjointement par RWE et Siemens, est installé directement dans la zone d’impact derrière la roue-pelle. Jusqu’à huit capteurs d’accélération distincts, positionnés sur le mur d’impact, la rampe et les garnitures, détectent l’impact de petites et moyennes pierres projetées contre la tôle. Les capteurs dans les garnitures détectent principalement les grosses pierres, qui ne sont pas projetées contre la tôle en raison de leur poids. Une bobine de détection de métal localise les pièces métalliques. Le système de détection de pierres détermine la position des pierres, qui sont ensuite retirées par un extracteur, ce qui représente un gain de temps et assure une plus grande disponibilité de l’excavateur.

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Détection des pierres

Une automate programmable Simatic S7-400 de Siemens contrôle le système de détection. Un module FM458-1 détecte les points de connexion et les endroits à problème sur la bande, et capte les positions et voies exactes des pierres extraites. Un système WinCC assure la visualisation, affichant les positions précises des découvertes, et archivant les procédures de vérification. Petites et grandes pierres sont triées afin de lancer le calcul et de les diriger vers un extracteur. Cette technique permet un guidage fin des flux de matériaux. Le charbon est charrié vers les centrales électriques, les silos à charbon ou les stations de chargement de train tandis que les mort-terrains sont ramenés vers les épandeurs. C’est l’étape finale du cycle minier. Ils déversent les déblais arrachés à la mine, là où le charbon a été extrait pour préparer la réhabilitation ultérieure du terrain.

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Cependant, une fois le charbon retiré, les déblais ne seront pas suffisants pour combler ce gigantesque trou. La création d’un lac artificiel est une solution classique peu onéreuse pour compléter la remise en état du paysage. Avec une profondeur de 185 m et une superficie de 23 km² on obtiendra un petit lac d’ Annecy (27 km²) d’ici à 2045.

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Photo ci-dessus faussement idyllique, au regard de la réelle situation sur place comme autour.

Une grande partie de la pollution détectée et constatée dans le Nord de la France et une moindre partie dans le nord-est est généré par cette centrale thermique au charbon (Lignite..)comme d'autres..

La COP 25 devait, au départ, avoir lieu au..Chili..

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Là aussi la pollution est bien visible !

Au départ la COP 25 devait se tenir au Chili..

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Mais, comme le pays est sens dessus sens dessous, du fait de manifestations monstres contre le gouvernement, on a préféré tenir le sommet en Espagne et à..Madrid..

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La répression policière avait été critiquée pour la première fois et reconnue par le gouvernement, ce qui n’empêche pas les gens de manifester pour autant !..

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LA COP 25..Les débuts..

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Le secrétaire d’état à l’ONU, en la personne de Mr. Antonio Guttierez, toujours à la manœuvre..

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Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas !

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COP 25 à Madrid : la planète dévastée, et ce n’est que le début..

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Même si les États tiennent leurs engagements de réduction d’émissions, ce sera au moins +3°C d’ici la fin du siècle, alors que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et/ou la fréquence de catastrophes météo comme les canicules, les tempêtes, les sécheresses ou les inondations. En outre, des scientifiques qui travaillent sur de nouveaux modèles climatiques qui serviront de base au prochain rapport du Giec de 2021 laissent présager d’un réchauffement encore plus prononcé que prévu, avec un scénario du pire de +7°C en 2100 (contre des prévisions au pire de +4,8°C précédemment).

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La France..mauvais élève !..

(Elle pollue deux fois plus depuis la COP 21 ! ..)

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COP25, la maison brûle toujours!..

02/12/2019

Les signataires de l'accord de Paris, réunis pour la COP25 à Madrid, sont pressés de toute part d'accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre et espérer encore un peu limiter le dérèglement climatique.

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Le Premier ministre Edouard Philippe à la COP 25 à Madrid• Crédits : Véronique Rebeyrotte

Même si les épisodes méditerranéens dramatiques de ces derniers jours, responsables d'un lourd bilan humain, après des pluies diluviennes et des inondations non moins impétueuses dans le Sud Est de la France ne peuvent être directement attribués au réchauffement climatique, il n'en reste pas moins que la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, tant par leur fréquence que par leur intensité apparaît, bien souvent, comme un signe dramatique supplémentaire de l'urgence à agir aujourd'hui contre le dérèglement climatique. En moins d'un an, pas moins de quatre rapports des scientifiques de l'ONU sur l'état de la planète ont déjà sonné comme de véritables coups de tonnerre, de nature à susciter des appels pressants à des actions aussi immédiates que radicales. Pour ne citer qu'un seul exemple, les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Reste, au-delà ce constat alarmant, à savoir si la vingt-cinquième conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s'est ouverte ce matin à Madrid, offrira autre chose qu'un spectacle médiatisé autour de la reconnaissance, une fois de plus, de la nécessité d'agir.  Pour l'essentiel, cette conférence devra s’assurer que les mesures nécessaires sont bien mises en œuvre pour que l’accord de Paris, signé en 2015, soit respecté. Or, on sait d'ores et déjà que nombre de pays parmi les plus émetteurs de CO2 ne remplissent pas leur part du contrat. Et c'est ainsi que tous les yeux se tournent désormais vers l'Union européenne.

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Véronique Rebeyrotte@VRebeyrotte

"Nous sommes dans un trou profond. Bientôt il sera trop tard pour en sortir". Antonio Gutteres, Secrétaire général de l'ONU.#COP25Madrid

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Photo ci-dessus Mme. Brune Poirson en compagnie du ministre de l’environnement du Gabon Mr. Lee White.

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(je précise en passant que Mme. Brune Poirson aime être "médiatisée" et fait donc la nique à Greta Thunberg de ce fait..)

Elle n'est guère mieux pour cela qu'une certaine Ségolène Royal à une époque !..

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Photo ci-dessus le premier ministre Mr. Edouard Philippe salue le ministre de l’environnement du Gabon Mr. Lee White lors de l’ouverture de la COP 25.

COP25 : LA PLACE DU NUCLÉAIRE DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE MONDIALE

lun 2 déc 2019

NUCLÉAIRE , DÉCRYPTAGE

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Lundi 2 décembre, la COP25 s’ouvre dans un climat tendu à Madrid. Le 28 novembre dernier, le Parlement Européen a décrété l’urgence climatique. Le Parlement appelle la COP25 à “prendre des mesures audacieuses et ambitieuses”. Et la plus ambitieuse de toutes pourrait être une résolution votée en faveur de l’énergie nucléaire. Car avec la mise en place d’un nouveau mix électrique mondial, cette énergie bas carbone* est plus que jamais en bonne position pour devenir le moteur de la transition énergétique.

*Ce n'est absolument pas une énergie "Bas carbone" qu'on se le dise !!!

Le Parlement Européen soutient le nucléaire

Le texte du Parlement Européen revient sur l’importance de l’énergie nucléaire dans le cadre de la transition énergétique et estime que “l’énergie nucléaire peut jouer un rôle dans la réalisation des objectifs climatiques, car elle n’émet pas de gaz à effet de serre et peut également assurer une part significative de la production d’électricité en Europe ; considère néanmoins que, en raison des déchets qu’elle génère, cette énergie nécessite une stratégie à moyen et long terme prenant en compte les avancées technologiques (laser, fusion, etc.) visant à améliorer la durabilité de l’ensemble du secteur”

Valérie Faudon, de la Société Française d’énergie nucléaire (SFEN), François Momboisse, Tristan Kamin et autres experts, consultants ou ingénieurs se sont félicités sur les réseaux sociaux de cette prise de position estimant que le nucléaire est “une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, aux côtés des autres énergies bas carbone.” A l’inverse, Michèle Rivasi, députée européenne, a par exemple expliqué par le biais d’un tweet pourquoi elle a voté contre cette résolution :

 

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Michèle Rivasi 

✔@MicheleRivasi

Alors que la COP25 sur le #climat commence, je vous explique ici pourquoi j'ai dû voter contre la résolution COP25 du Parlement européen en raison d'un amendement pronucléaire. Le #nucléaire ne peut répondre aux enjeux climatiques.https://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/le-nucleaire-nest-pas-une-solution-pour-le-climat …

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Le nucléaire, allié incontournable de la transition énergétique ?

De fait, le mixénergies vertes + énergie nucléaire” est déjà en train de s’imposer dans le paysage énergétique mondial. L’Agence Internationale de l’Energie constate d’ailleurs un surcroît d’intérêt pour l’atome. Elle prévoit qu’en 2040, 36 pays seront alimentés en électricité d’origine nucléaire, contre 31 en 2019.

Les pays à s’engager sur la voie du nucléaire sont plus nombreux que ceux qui en sortent. Parmi ces nouveaux consommateurs, on retrouve des acteurs clés comme la Chine, l’Inde ou encore le Japon. D’autres acteurs historiques (Etats-Unis, Brésil, Afrique du Sud, Russie, Corée du Sud,Royaume-Uni) renforcent leur capacité nucléaire. Et même les pays riches en hydrocarbures (les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite) développent le nucléaire pour produire de l’énergie bas carbone. 2 années d’émissions de CO2 économisées grâce au nucléaire

En 2018, les énergies bas-carbone (nucléaire, hydraulique, solaire, éolien…) ont représenté 32% de la production mondiale d’électricité. Le nucléaire pèse à lui seul 12%. Et pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, cette part devrait encore augmenter. Comme la Société Française de l’énergie nucléaire le souligne, Le secteur électrique explique à lui seul un quart des émissions de gaz à effet de serre.

L’augmentation de la consommation électrique mondiale entraîne une hausse de ces émissions de 3% par an depuis 1990. Pour contrer cette tendance, la SFEN souligne que “Le nucléaire est l’une des rares options disponibles à grande échelle qui permette de réduire les émissions de dioxyde de carbone […]. Depuis sa création, l’énergie nucléaire a permis d’éviter le rejet de 56 gigatonne de CO2, soit l’équivalent de deux années d’émissions.”

En France : 97% d’électricité déjà bas-carbone

Avec le 1er parc nucléaire mondial en proportion de sa population, la France a opté pour une stratégie qui s’avère payante : l’Hexagone a déjà atteint 97% d’électricité bas-carbone grâce à un mix fondé sur plus de 70% de nucléaire et 20% d’ENR. Le nucléaire permet ainsi à la France de respecter les recommandations du GIEC (un mix électrique bas-carbone d’au moins 80% pour contenir le réchauffement climatique).

La SFEN souligne aussi que “La production d’électricité d’origine nucléaire contribue, à son échelle, à ne pas grever le pouvoir d’achat des ménages.” Le prix de l’électricité en France est en moyenne 22% moins cher que dans les autres pays européens. A titre d’exemple, Eurostat observe pour le premier semestre 2019 que les foyers allemands payent un peu plus de 30 centimes d’euros leur KWh ; en France, il est de 17 centimes.

De lourdes attentes sur les épaules de la COP25

“Nous sommes face à une urgence climatique. Nous avons été témoins d’encore plus de désastres climatiques, de l’augmentation des températures et de personnes déplacées à cause des changements climatiques. La jeunesse nous demande une action climatique.” C’est par ces mots que l’ONU a enjoint la COP25 de répondre à l’urgence climatique. Et en effet, les sujets à aborder sont vastes.

La COP25 devra trancher sur la question des marchés carbone, abordée mais non résolue par la COP24. Elle devra aussi évoquer l’assistance aux pays en développement. La COP25 devrait être marquée par les demandes des états du Sud, les plus exposés aux effets du dérèglement climatique. Plusieurs d’entre eux réclament la création d’un fonds pour financer les pertes et dommages subis. L’idée d’une taxe sur les billets d’avions internationaux a déjà été évoquée pour l’alimenter, mais rien n’a encore été décidé.

RÉDIGÉ PAR : LA RÉDACTION

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La méchanceté, gratuite, des hommes politiques, dont gouvernants, tout comme journalistes..aussi et surtout..

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COP25 en Espagne : comment Greta Thunberg peut-elle rejoindre «proprement» l’Europe ?

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Alors qu’elle devait se rendre au Chili depuis les Etats-Unis, Greta Thunberg doit mettre le cap pour Madrid, nouveau pays hôte de la COP25.

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Greta Thunberg, de passage à Los Angeles, recherche un moyen de transport écologique pour rejoindre l’Espagne, en vue de la COP 25.  AFP/J. BROWN

Par Aurélie Sipos

Le 4 novembre 2019 à 16h58, modifié le 4 novembre 2019 à 17h40

Comment traverser l'Atlantique sans exploser son bilan carbone? Greta Thunberg pensait ne pas avoir à se poser la question de façon si précipitée. L'adolescente qui avait rejoint les Etats-Unis en septembre à la voile en vue de la conférence internationale sur le climat doit revoir ses plans. Initialement prévue au Chili, la COP25 est délocalisée à Madrid en raison de la crise sociale qui secoue le pays d'Amérique latine. La jeune fille cherche donc une nouvelle embarcation pour rejoindre l'Europe sans polluer. Un pari compliqué.

« J'ai besoin de trouver un moyen pour traverser l'Atlantique en novembre… Si quelqu'un pouvait me trouver un moyen de transport, je serais extrêmement reconnaissante », a tweeté l'adolescente de 16 ans. « Il s'avère que j'ai traversé la moitié du globe dans le mauvais sens », a-t-elle ironisé.

En avion ?

Évidemment, Greta Thunberg ne veut pas mettre un pied dans un avion pour aller en Espagne. Ce mode transport, jugé trop polluant, émettrait pour le seul trajet Los Angeles- Madrid, en moyenne 2,5 tonnes de C02 selon plusieurs calculateurs en ligne.

En voilier ?

En septembre, Greta Thunberg était arrivée à New York à bord d'un voilier skippé par Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco. Un voyage zéro carbone, « sans énergie fossile et sans émissions », grâce notamment aux panneaux solaires et aux turbines sous-marines installés sur le bateau. Mais c'était s ans compter les billets d'avion pris par l'équipe du voilier, chargée de le ramener en Europe…

En croisière ?

Greta Thunberg pourrait être tentée de se tourner vers une croisière. Sauf que le bilan carbone de ces gigantesques bateaux est loin d'être neutre. Selon le site spécialisé Révolution énergique, le Plan Bleu du Programme des Nations Unies pour l'Environnement a estimé qu'un bateau de croisière qui transporte 5 000 passagers sur un trajet de 9 000 km, émet en moyenne 5 000 tonnes de CO2.

Au mieux depuis Los Angeles par le cap du Panama, le bateau de Greta Thunberg devra parcourir près de 15 000 kilomètres. Par le cap Horn, le parcours grimpe à 25 000 kilomètres. Selon l'itinéraire, le bilan carbone est donc respectivement de 1,66 tonne de C02 ou 2,75 tonnes de C02.

Aller vers la côte est

Seule solution pour réduire le temps de trajet et les émissions, traverser les Etats-Unis pour aller vers la côte est. Depuis Miami par exemple, des croisières proposent de rejoindre Barcelone - un trajet d'environ 8 000 kilomètres - en 15 jours. Mais la encore, il faudra trouver un moyen de transport écologique pour rejoindre l'est. C'est en tout cas l'option que semble privilégier la militante écolo. Sur Twitter, elle annonce être partie depuis vendredi « à travers les beaux états du sud pour rejoindre l'est et espérer trouver un moyen de transport pour la COP25 ».

 

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Greta Thunberg

✔@GretaThunberg

Since Friday afternoon I’ve been traveling east through the beautiful southern states in the USA to get to the east coast and hopefully find a transport to COP25 in Madrid...

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En porte-conteneurs ?

En dernier recours, et comme elle l'avait envisagé dans un premier temps, Greta Thunberg pourrait embarquer dans un porte-conteneurs.Ce mode de transport permet de ne pas engendrer de pollution supplémentaire. Mais c'est le temps qui pourrait jouer contre elle. Une traversée moyenne depuis Los Angeles vers l'Espagne en cargo prend 45 jours, 29 depuis la côte est. Sauf que la COP25 démarre le 2 décembre, jusqu'au 13 décembre.

Bien fait !.. pour les mauvaises langues !..

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Finalement Greta Thunberg accoste à Lisbonne pour assister à la COP25..

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Photo ci-dessus, Greta Thunberg a débarqué à Lisbonne après avoir traversé l’Atlantique à bord d’un voilier pour se rendre depuis les Etats-Unis à la COP 25 à Madrid©KEYSTONE /AP/PEDRO ROCHA

03.12.2019

Greta Thunberg, l'adolescente suédoise devenue l'égérie de la défense de l'environnement, a débarqué mardi à Lisbonne après avoir traversé l'Atlantique à bord d'un voilier pour se rendre depuis les Etats-Unis à la COP 25 à Madrid, a constaté l'AFP.

Après vingt jours en mer, La Vagabonde, le catamaran de 14 mètres dans lequel elle a fait le voyage, a accosté vers 13h45 sur le quai d'une marina de la capitale portugaise, où plusieurs de dizaines de militants écologistes l'attendaient depuis plusieurs heures.

La Suédoise de 16 ans, qui ne prend pas l'avion pour limiter son empreinte carbone et qui a dû faire face à un vent contraire pour entrer dans l'estuaire du Tage, devait s'exprimer devant les médias à l'issue d'une cérémonie d'accueil en présence du maire de Lisbonne, Fernando Medina.

Selon l'un de ses porte-parole, l'adolescente n'a pas encore décidé quand et comment elle quittera le Portugal pour se rendre à Madrid. L'une de ses possibilités est le train de nuit reliant la capitale portugaise à la capitale espagnole.

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Renommée mondiale

Greta Thunberg avait traversé l'Atlantique en bateau une première fois pour se rendre au sommet de l'ONU sur le climat à New York en septembre puis à la COP25 qui devait initialement avoir lieu au Chili.

Mais le pays latino-américain a renoncé à accueillir cette rlisboéunion en raison d'un mouvement social sans précédent et a été remplacé au pied levé par l'Espagne. La Suédoise a donc dû remettre le cap sur l'Europe à bord de La Vagabonde, qui est parti le 13 novembre de Hampton, en Virginie (est des Etats-Unis).

Madrid accueille depuis lundi la réunion annuelle de l'ONU sur le climat COP25, où les représentants des quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris sont pressés de toutes parts d'accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de CO2.

Greta Thunberg a acquis une renommée mondiale après avoir lancé en août 2018 des "grèves de l'école pour le climat", une initiative suivie depuis à travers le globe.

Après le sommet de l'ONU sur le climat en septembre à New York, où elle a dénoncé l'inaction des dirigeants mondiaux, elle a participé à des manifestations organisées dans plusieurs villes d'Amérique du Nord. Elle doit se joindre à la marche pour le climat vendredi à Madrid.

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LA COP 25

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Seulement un rendez-vous entre copains, et sinon..gens biens ?..

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COP 25 : les petits États s'engagent de plus en plus, les gros à la traîne..

par Célia Quilleret publié le 2 décembre 2019 à 6h14

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La COP25 s'ouvre ce lundi à Madrid. Et cette année, si certains petits États font figure de bons élèves, les plus gros pollueurs restent à la traîne dans leurs ambitions. Les pays doivent s'entendre sur des ambitions climatiques revues à la hausse.

Alors que la COP 25 s'ouvre tout juste ce lundi à Madrid, les ONG mettent la pression sur les pays du G20, les plus gros pollueurs de la planète. Elles estiment que cette conférence des parties est "la dernière marche" avant la COP de Glasgow, plus importante encore, l'an prochain. 

En septembre, 68 pays se sont engagés à New-York à réduire encore plus leurs émissions de gaz. Mais ces petits États ne représentent que 8% des émissions mondiales : il s'agit, entre autres du Mali, du Togo ou des Îles Marshall. En face, les pays du G20, qui n'ont pas pris de tels engagements, sont responsables de 80% des émissions. 

"Il nous reste dix ans pour agir et limiter le réchauffement à 1,5°C. Ces pays les plus émetteurs, la Chine, l'Inde, l'Union européenne et les États-Unis doivent augmenter leurs objectifs de réduction d'émissions, ils doivent faire leur part de l'effort. On a besoin de cette réponse urgente et ambitieuse", explique Lucile Dufour, du Réseau action climat.

Les pays du sud attendent de l'aide des pays développés

Paradoxe : les pays du sud sont souvent les principales victimes du dérèglement climatique. L'aide à leur apporter est un autre enjeu de cette COP. Pour Armelle Lecompte, d'Oxfam France, ils sont en droit d'attendre plus d'aide des pays développés : "Le Mozambique a été touché coup sur coup par deux cyclones, ça lui a coûté, en plus des vies humaines, un cinquième de son PIB.C'est l'équivalent de 23 ouragans Katrina qui auraient touché les États-Unis", explique-t-elle. 

Les ONG estiment que les pays en développement ont besoin de 300 à 700 milliards de dollars d'ici 2030 pour compenser les dommages liés au changement climatique.

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L’Afrique compte faire entendre sa voix lors de la COP 25..

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Climat : L’Afrique compte faire entendre sa voix lors de la COP 25 à Madrid 

3 décembre 2019

La 25ème conférence de l’ONU sur les changements climatiques “COP 25” s’est ouverte, lundi 2 décembre à Madrid, avec la participation de 200 pays représentant les différents continents du monde dont l’Afrique, qui semble bien déterminée, cette année, à faire entendre sa voix.

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Photo ci-dessus, le groupe des négociateurs africains vient de formuler une demande spéciale visant à reconnaître l’Afrique comme étant un continent à besoins et circonstances spécifiques.

“Les pays africains réclament aujourd’hui un statut particulier au même titre que les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires reconnus, par l’accord de Paris, comme les régions les plus affectées par les dérèglements climatiques”, explique à l’agence TAP, Mohamed Zmerli, Point focal de la Tunisie pour la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Il s’agit, d’après lui, de mettre l’accent sur la vulnérabilité des pays africains aux changements climatiques outre les problématiques économiques liées à ces dérèglements.

“Ce statut spécifique leur permettra un accès prioritaire à l’appui technologique, au renforcement des capacités ainsi qu’au financement”, fait-il remarquer.

L’inscription de cette demande à l’ordre du jour de la COP 25 et de la réunion des parties à l’accord de Paris (CMA) a attisé certains tensions et clivages avec certains pays qui se sont opposés clairement à cette demande et réclamé, eux aussi, de bénéficier du même statut.

Il s’agit des groupes du groupe de l’Alliance indépendante de l’Amérique latine et les caraïbes (AILAC) présidée par le Honduras et le groupe d’intégrité environnementale (GIE) dirigé par la Suisse.

Des négociations dans l’impasse

A entendre le conseiller du groupe des négociateurs africains, Kamel Djemouai, ces groupes considèrent que certains pays africains comme la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria jouissent d’un certain niveau de développement économique et ne sont donc pas éligibles à certains financements.

Ce qui semble également incompréhensible, renchérit-t-il, est le fait que le président du groupe des pays moins avancés (PMA) qui comprend des pays africains a rejeté notre demande qui, en contrepartie, a été fortement soutenue par l’Arabie Saoudite, chef de file du groupe arabe.

Néanmoins, selon lui, la présidente de la COP 25, Carolina Schmidt Zaldivar, avait annoncé que des consultations informelles seront lancées afin de parvenir un consensus qui permettra à l’Afrique d’être considéré comme un continent à besoins spécifiques, conformément aux dispositions de la CCNUCC.

En somme, les négociations s’annoncent “ardues” et “tendues”, estime Rafik Aini, délégué tunisien et négociateur en chef du groupe africain pour l’agriculture. Cependant, le groupe africain demeure “résolu”, insiste-t-il, à faire valoir ses intérêts et à tirer son épingle du jeu durant ces deux semaines marathon de pourparlers climatiques.

Une demande visant à accorder plus d’attention à l’adaptation dans l’agenda de la COP 25 et de la CMA a également été formulée par notre groupe, souligne-t-il.

“Les pays africains contribuent très peu aux émissions des gaz à effet de serre, mais malgré ça, nous sommes les plus concernés par les effets des changements climatiques”.

Raison pour laquelle, assure-t-il, les pays du groupe africain demandent à ce que les financements soient davantage orientés vers des projets de résilience aux changements climatiques.

Bien que l’ensemble des 54 pays d’Afrique ne contribue qu’à hauteur de 4% aux émissions mondiales de GES (gaz à effet de serre), selon les données de la Banque Mondiale, le continent est très vulnérable aux effets des changements climatiques et de la variabilité météorologique, dont les impacts sont déjà tangibles.

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COP25 : organisation éclair à Madrid..

Par Euronews • Dernière MAJ: 02/12/2019 - 10:42

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Le Centre des congrès à Madrid, où la COP25 est organisée, le 1er décembre 2019. -

CRISTINA QUICLER / AFP

Sauver l'accord de Paris sur le climat. C'est l'un des enjeux de la COP25 qui débute ce lundi à Madrid. Au rythme actuel, l'engagement à maintenir le réchauffement sous la barre des 2, voire des 1,5 %, ne sera pas tenu. C'est donc un relèvement des objectifs qui est attendu.

En amont, Madrid a relevé un tout autre défi : organiser la COP en quelques semaines, après la défection du Chili en proie à un mouvement de contestation. Le Chili n'en présidera pas moins la conférence. Et c'est tout naturellement, confie le diplomate Jose Manuel Albares, que le choix de l'Espagne s'est imposé.

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WMO | OMM

✔@WMO

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#Greenhouse gas concentrations hit a new record high.
Future generations will face increasingly severe impacts of #climatechange, incl rising temperatures, extreme weather, water stress, sea level rise, ocean acidification, disruption to ecosystems. #COP25https://bit.ly/33j132K

« L'élément fondamental a été le souhait du Chili en faveur de l'Espagne, l'amphitryon a décidé que l'Espagne était la mieux placée, explique-t-il. Le deuxième élément a été la proximité, le fait que nous appartenions à la communauté ibéro-américaine. C'était à l'Amérique latine d'accueillir la COP et l'Espagne était la plus proche des Latino-américains. Le troisième facteur a été l'engagement de l'Espagne en faveur du multilatéralisme. »

25.000 participants venus de près de 200 pays sont attendus. Une manne pour l'économie madrilène mais aussi une incitation parmi les entreprises à faire plus pour pour limiter leur empreinte carbone. C'est en tout cas ce qu'assure Cristina Rivero, représentante du patronat.

« Les entreprises de tous les secteurs ont fait un point pour savoir où elles en étaient en termes d'impact climatique, dit-il. C'est que je dis aux consommateurs qui nous interrogent de plus en plus sur le sujet. Et au niveau de la sensibilisation de la population, je crois que c'est aussi important d'accueillir le sommet à Madrid. Depuis l'annonce, on en parle tous les jours aux actualités. Sans cela, le niveau de sensibilisation ne serait pas le même. C'est quelque chose de très positif. »

La COP25 se tient jusqu'au 13 novembre. Elle a été précédée la semaine dernière d'une résolution du Parlement européen sur l'urgence climatique.

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La COP25 commence à Madrid mais l'Accord de Paris, signé lors de la COP21, est loin d'être respecté !..

 02/12/2019 à 11h19

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CARTE - Une étude démontre que les trois quarts des pays ayant signé l'accord de Paris lors de la COP21 ne respectent pas leurs engagements.

La COP25 démarre ce lundi 2 décembre à Madrid, quelques semaines à peine après la décision de ne pas l'organiser au Chili, où elle était initialement prévue.

"Time for action": c'est le slogan de cette 25e réunion annuelle de l'ONU sur le climat. Pourtant, quatre ans après la COP21 qui avait eu lieu en France, l'Accord de Paris signé en 2015 est toujours loin d'être respecté, à en croireune étude réalisée par l'ONG Fundacion Ecologica Universal (FEU).

En regardant au cas par cas les objectifs fixés par chaque pays, la FEU a pu déterminer les "bons" et les "mauvais" élèves. Et le résultat est aberrant. Sur 197 pays, 127 ne les respectent pas, dont des géants comme la Chine, les Etats-Unis ou l'Inde, qui figurent parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Treize autres (dont la Russie, la Turquie, l'Iran...) ne se sont toujours pas engagés à l'heure actuelle. 

L'Europe isolée face à l'urgence climatique

Selon l'étude, seules 36 nations, principalement européennes, respectent pour l'instant leurs engagements. La situation est plus contrastée dans 21 autres pays, dont le Canada, le Brésil ou l'Australie, qui doivent fournir plus d'efforts pour tenir le cap fixé à Paris.

La carte ci-dessous détaille les conclusions de la FEU, qui se basent sur plusieurs critères, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays ayant signé l'accord de Paris respectent-ils leurs engagements?

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source: Universal Ecological Fund •    A Flourish data visualisation

L'Europe semble donc bien seule dans sa lutte dans contre le réchauffement climatique. Seul les Balkans et quelques Etats de l'est du continent (Géorgie, Biélorussie, Arménie...) y font figure de mauvais élèves aux yeux de la FEU.

Quant à la Russie et la Turquie, les deux pays ne se sont pas encore engagés à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre (GES). Une décision qu'aurait probablement pris Donald Trump s'il avait été au pouvoir au moment de la ratification du texte, en 2016.

Les Etats-Unis se retirent de l'accord de Paris... mais ont déjà commencé à augmenter leurs émissions de GES

A l'été 2017, le président américain revenait sur la décision de son prédécesseur Barack Obama, et annonçait sa volonté de se retirer de l'accord de Paris. Le processus de retrait a été officiellement déclenché au début du mois de novembre 2019, mais ne sera pas effectif avant le 4 novembre 2020. 

Un acte symbolique puisque dans les faits, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse aux Etats-Unis cette année, ce qui représente une première depuis 2005.

Bien qu'ils soient les premiers à avoir acté officiellement leur départ, les Etats-Unis sont loin d'être les seuls à bafouer complètement les principes négociés fin 2015.

La Chine et l'Inde augmentent elles aussi leurs émissions de GES

Comme le rappelle L'Express, les émissions de GES chinoises - qui représentent à elles seules un quart des émissions planétaires - ont augmenté de 80% entre 2005 et 2018. Mais le plus inquiétant est à venir car cette progression devrait durer au moins jusqu'en 2030.

L'hebdomadaire pointe également du doigt l'Inde - troisième plus gros émetteur de GES au monde - dont les émissions ont évolué de 76% sur la même période. Elles aussi devraient progresser durant les dix prochaines années.

Une COP25 inutile?

Nombre d'observateurs craignent que la COP25 ne soit pas à la hauteur de l'urgence. Pour que l'espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C, ambition idéale de l'accord de Paris, ne s'envole pas, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l'an prochain et ce jusqu'à 2030. Mais pour l'instant, il n'y a aucun signe laissant penser que ces émissions, qui augmentent chaque année, commenceront à baisser.

Vu l'ampleur de la tâche, "nous ne pouvons pas attendre jusqu'à la COP26", estime Carlos Fuller, négociateur en chef pour le groupe des Etats insulaires, particulièrement vulnérables au dérèglement climatique. La COP26 aura lieu en 2020 à Glasgow, en Ecosse.

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La COP25 à Madrid débute par le constat du retard pris en matière d'objectifs

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La COP25 se déroule à Madrid sous présidence chilienne (logo : Cop25)

ESPAGNE. Madrid accueille du 2 au 13 décembre 2019 la Conférence climat des Nations unies (COP25) avec comme slogan "Time for action". La capitale espagnole s'est substituée à Santiago de Chile au Chili, plongé dans une crise sociale, qui a renoncé à organiser l'événement mais qui en conserve la présidence. Une quarantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement sont présents. 

La COP25 ouvre alors que les 196 pays signataires de l'Accord de Paris en 2015 n'ont plus qu'un an pour respecter leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et se trouvent bien loin des objectifs alors fixés pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°Celsius. Au rythme actuel, la température devrait augmenter de 4 ou 5° d'ici à la fin du siècle. 2019 figurera d'ailleurs dans le Top 5 des années les plus chaudes. 

Dimanche 1er décembre 2019, Antonio Guterres a dénoncé ce retard de la communauté internationale. "L'espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup", a lancé le secrétaire général des Nations unies appelant à mettre fin à cette "guerre contre la nature." Selon lui, "le changement climatique n'est plus un problème à long terme, nous sommes confrontés maintenant à une crise climatique. Le point de non-retour n'est plus loin à l'horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse (...) Les plus fors émetteurs mondiaux (de CO2) ne font pas leur part, et, sans eux, notre objectif n'est pas atteignable.

Seuls soixante-huit pays ont accepté de revoir leurs engagements à la hausse, mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales. 

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La COP25 s'ouvre à Madrid sous le mot d'ordre "#TimeforAction"

La 25e conférence climat de l'ONU, prévue dans un premier temps au Chili, se tient en Espagne pendant deux semaines. 

AFP

INTERNATIONAL  02/12/2019 05:08 CET

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CRISTINA QUICLER VIA GETTY IMAGES

COP25 - L’Humanité, qui subit les assauts du dérèglement climatique, a presque atteint le “point de non-retour”, mais la 25e conférence climat de l’ONU(COP25), à partir de ce lundi 2 décembre à Madrid, risque de ne pas répondre aux appels pressants à des actions immédiates et radicales.

Rapports alarmants des scientifiques, désobéissance civile de citoyens, défilés de jeunes par millions... Depuis un an, les pays signataires de l’accord de Paris sont la cible d’une pression sans précédent que résume le mot d’ordre de ces deux semaines de réunion: #TimeforAction.

“Nous ne pouvons plus remettre à plus tard l’action climatique”, a confirmé la ministre espagnole de l’Environnement Teresa Ribera, dont le pays accueille au pied levé la COP25 après le désistement du Chili, qui assure toutefois sa présidence.

Ce même message a été martelé sans relâche par l’ONU à l’approche du rendez-vous. “Le point de non-retour n’est plus loin à l’horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse”, a déclaré dimanche son secrétaire général Antonio Guterres, dénonçant des engagements “totalement insuffisants” contre le réchauffement. “Depuis des décennies, l’espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup. Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature”, a-t-il lancé.

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António Guterres

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The human species has been at war with the planet.

Now the planet is fighting back.

Climate change has escalated into a global climate emergency.

But my message at #COP25 is not one of despair, but one of hope and successful #ClimateAction. http://bit.ly/2LdemeL

Des mauvais élèves

Quelques jours plus tôt, le Programme de l’ONU pour l’environnement portait un coup aux espoirs d’atteindre l’objectif idéal de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l’an prochain et jusqu’à 2030. Alors qu’il n’y a aucun signe qu’elles commencent à baisser.

Le monde a déjà gagné environ 1°C, entraînant une multiplication des catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire va augmenter l’ampleur des dérèglements.

Or au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu’à 4 ou 5°C d’ici à la fin du siècle. Et même si les États respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3°C.

Ce qui manque toujours, c’est la volonté politique”, a déploré Antonio Guterres, pointant en particulier du doigt, sans les nommer, les pays les plus émetteurs de CO2,qui ne font pas leur part”. “Certains pays comme la Chine et le Japon donnent des signes de leur réticence à augmenter leur ambition”, a estimé Laurence Tubiana, architecte de l’accord de Paris.

Quant aux États-Unis, ils viennent de confirmer leur retrait de cet accord l’an prochain, même si le “peuple américain” est engagé contre le changement climatique, a assuré l’influente présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, qui devrait être lundi à Madrid.

Les pays du Sud attendent plus d’aide

Dans ce contexte, les yeux se tournent vers l’Union européenne et son tout nouvel exécutif qui sera présent lundi, aux côtés d’une quarantaine de chefs d’État et de gouvernements, dont une quinzaine de l’UE.

La Commission européenne, dont la nouvelle présidente Ursula Von der Leyen s’est engagée pour un “green dealeuropéen, “est le nouvel élément politique de la COP25″, note ainsi Laurence Tubiana. Elle espère que, lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les 28 pourront s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Mais même dans ce cas, il faudra encore attendre 2020 pour que l’UE présente une révision de ses ambitions à plus court terme.

Aujourd’hui, seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d’émissions de CO2 en 2020, avant la COP26 à Glasgow. Mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts.

Les décideurs doivent montrer qu’ils se préoccupent des communautés vulnérables les plus à risque, et pas des industries puissantes et motivées par le profit”, a plaidé Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International.

Outre les actions, les pays du Sud attendent de leur côté plus d’aide et de soutien des pays du Nord pour faire face aux impacts du changement climatique.

Nous appelons ceux qui sont le plus responsables de cette crise à honorer leur responsabilité envers les plus vulnérables, en ne sacrifiant pas les États insulaires en voie de développement”, a ainsi plaidé le groupe Aosis, représentant ces petites îles particulièrement menacées par la montée des océans.

COP25 : "Les atolls les plus vulnérables comme mon pays sont déjà dans le couloir de la mort", alerte la présidente des Iles Marshall..

Cette nouvelle conférence environnementale doit permettre des mesures pour respecter l'accord de Paris et limiter l'augmentation moyenne de la température mondiale aussi près que possible de 1,5 °C.

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La présidente des îles Marshall Hilda C. Heine le 23 septembre 2019 à New York. (JOHANNES EISELE / AFP)

La COP25 s'est ouverte, lundi 2 décembre à Madrid, pour deux semaines. La 25e conférence des Nations unies sur le climat se tient au moment où des appels en faveur de mesures politiques décisives contre le réchauffement se font de plus en plus pressants. Les discussions débutent dans un contexte marqué notamment par la multiplication, cette année, des feux de forêts, notamment en Australie et en Amazonie.

 Un espoir porté par la jeunesse. Pour Michal Kurtyka, ministre polonais du Climat qui a dirigé la COP24, les jeunes générations ont pris conscience de l'urgence de la situation : "Ils ont le courage de prendre la parole et de nous rappeler que cette planète nous a été léguée par nos parents et que nous devrons, nous aussi, la léguer aux générations futures."

Objectifs climatiques. La COP25 doit permettre de prendre les dernières mesures nécessaires au respect des engagements pris à Paris en 2015. L'accord, censé maintenir l'augmentation moyenne de la température mondiale aussi près que possible de 1,5 °C, entrera dans une phase décisive l'année prochaine.

 "Une crise climatique globale", selon António Guterres. "Le point de non-retour n'est plus à l'horizon. Il est en vue et fonce vers nous", a prévenu le secrétaire général de l’ONU, à la veille de l'ouverture de cette nouvelle conférence environnementale.

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COP 25 à Madrid : la planète dévastée, et ce n’est que le début !..

A LA UNE ENVIRONNEMENT 

Publié le 27/11/2019 à 7h19. Mis à jour le 02/12/2019 par SudOuest.fr avec AFP.

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Les deux calottes glaciaires, en Antarctique et au Groenland, ont perdu en moyenne 430 milliards de tonnes chaque année depuis 2006. 

TORSTEN BLACKWOOD / AFP

L’Humanité, qui subit les assauts du dérèglement climatique, a presque atteint le « point de non-retour ». La 25e conférence climat de l’ONU (COP25) qui s’ouvre ce lundi à Madrid, risque de ne pas répondre aux appels pressants à des actions immédiates et radicales.

Records de chaleur, multiplication des catastrophes météo, fonte des glaces, déclin de la nature… Les preuves de l’impact dévastateur des activités humaines sur la planète s’accumulent, attestant de l’urgence à agir en particulier contre le dérèglement climatique. En moins d’un an, quatre rapports des scientifiques de l’ONU sur l’état de la planète ont sonné comme des coups de tonnerre réveillant des citoyens du monde entier. Un constat alarmant qui met la pression sur les signataires de l’Accord de Paris sur le climat, réunis à partir de lundi à Madrid pour la COP25. État des lieux.

Records de chaleur

Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Avec notamment le mois le plus chaud de l’histoire en juillet, 2019 devrait rejoindre le top 5 et pourrait même se classer 2e ou 3e, selon l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA. Et ce n’est que le début. Le monde a gagné environ 1°C depuis l’ère préindustrielle. Mais si le mercure continue de grimper au rythme actuel sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre, le seuil de +1,5°C, objectif idéal de l’Accord de Paris, devrait être atteint entre 2030 et 2052, selon les experts climat de l’ONU (Giec).

Même si les États tiennent leurs engagements de réduction d’émissions, ce sera au moins +3°C d’ici la fin du siècle, alors que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et/ou la fréquence de catastrophes météo comme les canicules, les tempêtes, les sécheresses ou les inondations. En outre, des scientifiques qui travaillent sur de nouveaux modèles climatiques qui serviront de base au prochain rapport du Giec de 2021 laissent présager d’un réchauffement encore plus prononcé que prévu, avec un scénario du pire de +7°C en 2100 (contre des prévisions au pire de +4,8°C précédemment).

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Pour conclure

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Il est toujours..minuit moins le quart, qu’on se le dise, qu’on le veuille ou pas, sans efforts sérieux consentis, de part et d’autre, et par tous les pays pollueurs comme émetteurs de gaz à effets de serre, il n’y aura..malheureusement..aucune amélioration !!!...

Aucun retour en arrière..possible !

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02 décembre 2019

Les inondations..une fatalité..mais surtout..prévisible !

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Les inondations..une fatalité..mais surtout..prévisible !

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Le bilan "provisoire" pour l'instant fait état de..6 morts et de personnes également, encore, portées disparues..

Les conséquences du réchauffement climatique !

« Vous êtes en train de paniquer les populations, là ! »

Réchauffement climatique. Dès 1979, le vulcanologue Haroun Tazieff nous avait prévenus..

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Photo ci-dessus, Haroun Tazieff, en 1979, sur Antenne 2, le vulcanologue et directeur de recherche au CNRS, alerte sur les risques du réchauffement climatique /CAPTURE ECRAN/INA.

« Vous êtes en train de paniquer les populations, là ! » le commandant Cousteau vedette du petit écran, se cale dans on fauteuil. Ce mardi 4 septembre 1979, l’émission des Dossiers de l’écran a une atmosphère un peu particulière..

La prédiction du vulcanologue Haroun Tazieff, ce 4 septembre 1979 à la télévision, sur la fonte des glaces et la montée des eaux fait aujourd’hui froid dans le dos… Contredit par le commandant Cousteau, Tazieff est visionnaire. Voici le deuxième volet de notre série consacrée à la mer.

Haroun Tazieff..

Haroun Tazieff, né à Varsovie le 11 mai 1914 et mort à Paris le 2 février 1998, est un ingénieur agronomeingénieur géologue, ingénieur des mines, volcanologue et écrivain de nationalité russe naturalisé successivement belge puis français

Il a été inhumé au cimetière de Passy.

La tombe d'Haroun Tazieff, né à Varsovie le 11 mai 1914 et mort à Paris le 2 février 1998, cimetière de Passy, 11e division

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Photo ci-dessus, vue d’ensemble de la sépulture.

Réchauffement climatique et..inondations..

Nantes. Brice Lalonde : "Vous n'échapperez pas aux inondations"

Jeudi 20 septembre 2018 18:44 - Nantes

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Brice Lalonde "Les communes du littoral sous-estiment les conséquences de la montée du niveau de la mer"© Photo archives PO-NB.

Invité jeudi 19 septembre, au théâtre Graslin à Nantes, de la conférence du RICS* et du Cnam*, Brice Lalonde a alerté les acteurs de l’immobilier des risques du changement climatique.

Le message aux quelques mille participants de la conférence sur l’avenir de l’immobilier délivré par l’ancien ministre de l’Environnement (1988-1992) fait réfléchir. Les conséquences du changement climatique vont obliger les acteurs de l’immobilier et de la construction à changer de stratégie et à adapter leurs réalisations au défi du changement climatique. Extraits de l’intervention de Brice Lalonde.

Le défi de l'écologie
« Mon défi, c’est celui de l’écologie. On parle des greencenters, des préoccupations de mettre la nature dans les bâtiments, comprendre le cycle de l’eau. Mais le plus important et le plus grave, c’est le changement climatique. Nous allons avoir des conditions météorologiques très préoccupantes, des vents à 300 km/h auxquels il est très difficile de résister, surtout par les bâtiments offrant une grande prise au vent. »
Inondations
« Vous n’échapperez pas aux inondations. Méfiez-vous de tout ce qui est en fond de vallée. Construisez les choses à mi-hauteur. Récemment à New York, la mer est montée de 4 mètres. La question du littoral est particulièrement préoccupante. Tous les services informatiques installés dans les sous-sols ont été noyés. Il ne faut pas mettre la gestion active des bâtiments dans les caves. Il va y avoir des pluies absolument incroyables, avec des rivières atmosphériques, chargées d’eau… Il va falloir gérer cette eau. Ce sont des questions nouvelles qu’il faut intégrer dans tout ce que l’on va construire et faire. Il y a aussi un retard dans les villes du littoral avec la montée inexorable du niveau de la mer, phénomène totalement sous-estimé. »

Les maisons qui sont au bord de l'eau comme tout près du littoral, de la mer ou de l'océan, seront inondées..

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Brice Lalonde "Les communes du littoral sous-estiment les conséquences de la montée du niveau de la mer"© Photo archives PO-NB

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Le ciel nous tombe sur la tête..

Comme auraient dit les Gaulois..

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Photo ci-dessus, les embouteillages générés, du côté de La Napoule, par l'information en risques d'inondation.

La taxe « écologique »..

La taxation écologique est..inéluctable, persiste et signe Macron..

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Autrement dit : « il faudrait payer pour les autres, et sinon, les « vrais » pollueurs, comme pour tous les gouvernements qui sont restés dans l’inaction, n’ont rien fait, et surtout..Laisser faire !.. »

Qu’avons-nous fait depuis..40 ans, et pour éviter cela ?..Rien !

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En effet, face à la montée du tourisme, à la fin des années 1960 et 1970, surtout, sur l’ensemble du pourtour  Méditerranéen, il fallait surtout, tout d’abord..attirer les gens, et ensuite..construire..toujours plus..

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Photo ci-dessus du complexe de la Grande Motte en chantier.

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On a surtout..attendu, et sinon..laisser faire !..

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A partir du début des années 1980, il y a eu une frénésie dans l’urbanisation galopante du début, mais surtout de la construction dans le domaine de l’immobilier, avec, tant des immeubles et appartements en proposition, mais également création de lotissements et de zones pavillonnaires, comme maisons individuelles et habitations tout court, pour pouvoir faire face, tant à la demande, que cette attractivité du..toujours plus !..

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Le seul qui s’était opposé à tout cela et surtout au bétonnage à outrance du pourtour Méditerranéen c’est Mr. Brice Lalonde !

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Il n’y avait absolument pas de prise en compte de risque, comme « des » risques, sur le plan de l’urbanisme et des constructions, comme infrastructures routières et ponts, autoroutes, etc..

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Le « seul » qui s’était opposé à cela, en parlant de cet ancien ministre Mr. Brice Lalonde, a vite été écarté et retiré, face au lobbying et lobbyistes du B.T.P. et de la construction

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Un cas particulier en Bretagne..

Saint-Briac. Ouverture du sentier de la discorde devant la maison de famille de John Kerry

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Le manoir des Essarts a été construit dans les années 1920 par l’homme d’affaires américain, James Grant Forbes.

Objet d’une bataille judiciaire depuis 37 ans, le sentier littoral de Saint-Briac-sur-Mer, en Bretagne, qui longe la propriété de la famille de John Kerry et Brice Lalonde, vient d’être ouvert aux randonneurs.

« Le sentier est ouvert : il est beau, le paysage est extraordinaire », s’est réjoui Patrice Petitjean, président des Amis des chemins de ronde d’Ille-et-Vilaine (ACR 35). « Les gens étaient très impatients : ils arrachaient les clôtures pour pouvoir y aller. Il y avait vraiment une attente ».

« Il y avait des intrusions partielles malgré les interdictions, une pression assez forte des usagers autour de la zone en chantier », a confirmé David Harel, directeur adjoint à la mer et au littoral à la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

À LIRE SUR LE SUJETBalades. Ouverture d’un nouveau chemin côtier tant attendu

Ce sentier découle de la loi du 31 décembre 1976 qui fixe le principe d’une servitude de trois mètres sur les propriétés privées en bord de mer, afin que les randonneurs puissent y passer. En cas de mur ou d’obstacle, l’État peut prendre un arrêté pour assurer la continuité du cheminement.

Un arrêté préfectoral avait été signé en 1982 pour autoriser ce cheminement le long de la côte d’Émeraude. Mais il avait été annulé par le Conseil d’État en 1988 pour vice de forme, après les recours de riches riverains.

Parmi les propriétaires concernés, figurent notamment l’héritier d’une grande entreprise de transports routiers (domicilié au Panama), un président de chambre à la Cour des comptes ou encore la famille Forbes, dont sont issus l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry, et l’ancien ministre de l’Environnement Brice Lalonde.

C’est leur grand-père, l’homme d’affaires américain James Grant Forbes, qui avait fait construire le manoir des Essarts dans les années 1920. Et les parents du démocrate américain s’y sont rencontrés avant la Seconde Guerre mondiale, d’après Sean Besanger et Alex Thomas (« John F. Kerry, l’anti-Bush », Alban, 2004).

L’ancien ministre de l’Environnement Brice Lalonde a lui été maire de Saint-Briac de 1995 à 2008. Ce n’est qu’à l’issue de ses deux mandats que le sentier littoral a été relancé. Un nouvel arrêté préfectoral a été pris en 2015, aussitôt attaqué par les riverains, dont la famille Forbes. Deux ans plus tard, il a été partiellement annulé par la justice administrative, pour vice de forme, sur 30 mètres de sentier.

« Inquiet du risque terroriste »

Interrogé sur ce sentierBrice Lalonde s’était dit « inquiet du risque terroriste » visant sa famille, avant de déplorer « les raccourcis et les amalgames cherchant à » le « faire passer pour un adversaire de la loi littorale ». « Je ne me suis jamais opposé au sentier du littoral. Je suis à coup sûr soucieux de la sécurité de l’ancien secrétaire d’État américain. Point », avait-il ajouté sur Twitter.

Un appel contestant l’arrêté préfectoral de 2015 est en cours. Mais, les recours n’étant pas suspensifs, l’État a poursuivi les travaux sur la partie autorisée. « On arrive au terme d’un long processus. C’est symboliquement fort », a souligné David Harel, mettant en avant l’implication du conseil départemental et de la commune.

« C’est une avancée sérieuse, déterminante, mais je ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Si par malheur, la cour d’appel annule l’arrêté du préfet, on sera bien embêté », a pointé Patrice Petitjean.

La dernière partie du sentier, encore en travaux, devrait être ouverte avant l’été.

Brice Lalonde - quand l'écologie s'arrête à la frontière de la propriété: Et pour quelques mètres de sentier au bord de mer à St Briac (L'Humanité, 11 janvier 2019)

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Les vrais débuts de la contestation

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Photo ci-dessus où l’on reconnaîtra aisément Cohn-Bendit, micro à la main, et Brice Lalonde juste dessous à droite.

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Photo ci-dessus, une manifestation contre la guerre du Vietnam.

Le bétonnage à outrance montré du doigt !..

(à juste titre !..)

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Les inondations à répétition inquiètent de plus en plus..

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Le rôle et la réac tion des autorités locales..

24 heures après, seulement, on a entendu Mr. Renaud Muselier, par téléphone, à la télévision..

Puis, peu après, seulement, en direct, toujours à la télévision..Mr. Eric Ciotti..

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Duc côté de Nice..silence radio pour Mr. Estrosi..

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Photo ci-dessus d'un P.C. de crise local.

Les gens sont de plus en plus inquiets et en ont marre !

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Le réchauffement climatique et les dérèglements climatiques vont occasionner de plus en plus de situations identiques et avec des fréquences tant pour les pluies que pour les inondations..

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Le phénomène dit « Cévenol » de plus en plus fréquent, lui aussi !..

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Il n'y a pas que..La Drôme, l'Ardèche, ou encore l'Aude et Le Languedoc-Roussillon, mais également le Var et les Alpes-Maritimes..

Bref, l'ensemble du pourtour Méditerranéen est concerné !..

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Les épisodes "Cévenols" et..Méditerranéens en 2016..

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La concentration en habitants comme en extension de l’urbanisme et donc concentration tant en immeubles que lotissements et zones pavillonnaires et habitations, ajouté à cela le bétonnage à outrance, ont favorisé tout cela pour une grande partie !..

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Le phénomène « Cévenol » ou Méditerranéen..

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Le fait des encombrants dans une rivière, en amont, n'arrange rien et aggrave le risque de crue comme d’inondation !

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Le déroulement de l’écoulement des eaux..

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Lorsque les sols sont engorgés..d’eau..

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Des situations parfois..dramatiques !..

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Le cas de..Roquebrunne-sur-Argens..

Lorsque tout va bien, le soleil brille, et que, de plus, le ciel est bleu, d’un beau bleu clair limpide..

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Photo ci-dessus du Mont Vinaugre à Roquebrunne-sur-Argens.

Comme si le cas de La Faute sur Mer n’avait pas déjà suffit !..

 En rouge les zones innondables !..

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Le fait d’avoir construit, mais aussi et surtout..fait construire en zone inondable a amené à cette catastrophe !..

Des orages violents, des pluies torrentielles, des..inondations, et des crues..

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Photo ci-dessus, orage à Toulon.

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Des consignes strictes ont été données et maintenues..

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Photo ci-dessus, inondation dans le Var, Roquebrunne-sur-Argens plongée dans l’eau – le 24-11-2019.

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Je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout..envie de rire !..

Tout cela me mets fort en colère, tellement je suis là-aussi dégoûté et profondément..écoeuré !..

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Le Var, mais également les Alpes-Maritimes..

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Photo ci-dessus..A qui la faute ?

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Photo ci-dessus, inondation à Nice le 31 octobre 2019.

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Photo ci-dessus prise du côté de Mandelieu La Napoule.

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La Corse n'a pas été épargnée non plus !..

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En 2018

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En 2015

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Photo ci-dessus carte du 7-10-2015.

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Photo ci-dessus, orage sur la côte le 3 octobre 2015.

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Photo ci-dessus, orage sur la côte le 3 octobre 2015.

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Photo ci-dessus du 10-08-2015.

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En 2014

Inondations dans le Var en janvier 2014..

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Photo ci-dessus datée du 10-02-2014.

Inondation Var janvier 2014 - copyright Arnaud Bouissou - Terra

Photo ci-dessus, inondation dans le Var en janvier 2014.

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Photo ci-dessus datée du 10-11-2014.

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Première réelle prise de conscience !..

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Inondations de 2011 et 2012..

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Photo ci-dessus, crue du Var, le 6 novembre 2011.

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Photo ci-dessus, crue du Var, la rivière, le 6 novembre 2011.

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Photo ci-dessus le 2 novembre 2011.

En 2008..

Brice Lalonde, ambassadeur chargé des négociations climatiques, 62 ans

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Par Rédaction Pleine VieLe 29 mai 2008 à 15h15 mis à jour 30 mai 2008 à 12h44

" A la Sorbonne, il fallait nettoyer, nourrir, sécuriser, maintenir l'ordre"

Où étiez- vous en mai 68?

A la Sorbonne où j'étudiais les lettres classiques. J'étais le président de l'Unef- Sorbonne. A l'époque nous avions affaire à une réforme qui nous aurait obligés à repasser nos examens, ce qui a contribué à exaspérer les étudiants. Par ailleurs, l'Unef avait gardé une force acquise dans son combat pour la paix en Algérie. J ai passé beaucoup de temps à organiser les manifestations, à occuper la Sorbonne et la faculté de Censier, toute proche, où il fallait nettoyer, nourrir, sécuriser, maintenir l'ordre, gérer, etc. Sans oublier les discussions, les missions, les rencontres et tout le reste!

Que reste-t-il de ces événements?

La société française a considérablement changé et rien n'est redevenu comme avant. Non seulement la société est plus libérale et ouverte dans ses mœurs, dans les relations entre les sexes et les générations, mais les Français sont devenus consuméristes, européens et ouverts sur le monde, moins portés au respect de l'autorité injustifiée et des hiérarchies héritées. Mai 68 a également marqué l'avènement de la société du savoir où l'éducation de masse joue un rôle primordial.

S.S.

L’époque des radios libres..

1981..

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Jean-Edern Hallier, le dernier agitateur

En 1994..

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Photo ci-dessus, la crue du Var, la rivière, le 5 novembre 1994.

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Photo ci-dessus du 5-11-1994.

Déjà en 1978 !..c’est peu dire !

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Photo ci-dessus, débordement à Roquebrunne-sur-Argens en 1978.

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Photo ci-dessus, débordement à Roquebrunne-sur-Argens en 1978.

Les préventions et..prévisions !..

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Ce sont les « P.P.R.I.I. » ou Plan de Prévention des Risques Inondation Incendie qui doivent être établis dans les règles de l’art, en prévention des risques, et pour prévenir les gens !!!

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Photo ci-dessus, carte établie, pour évaluer un scénarion de type moyen.

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Ce n’est guère mieux en hiver et pour la neige..

En 2018..

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Photo ci-dessus, le Bas-Rhin recouvert de neige.

Sur les routes comme sur les autoroutes..Le chaos total !!!

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Photo ci-dessus, sur les routes comme sur les autoroutes..Le chaos total !!!

Les prévisions n’étaient pas prise au sérieux, ni encore moins..à la lettre..

Pour preuve..

Déjà en..1979 !..

Les prévisions par Haroun Tazieff..

Réchauffement climatique. Dès 1979, le vulcanologue Haroun Tazieff nous avait prévenus

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Photo ci-dessus, Haroun Tazieff, en 1979, sur Antenne 2, le vulcanologue et directeur de recherche au CNRS, alerte sur les risques du réchauffement climatique /CAPTURE ECRAN/INA.

« Vous êtes en train de paniquer les populations, là ! » le commandant Cousteau vedette du petit écran, se cale dans on fauteuil. Ce mardi 4 septembre 1979, l’émission des Dossiers de l’écran a une atmosphère un peu particulière..

La prédiction du vulcanologue Haroun Tazieff, ce 4 septembre 1979 à la télévision, sur la fonte des glaces et la montée des eaux fait aujourd’hui froid dans le dos… Contredit par le commandant Cousteau, Tazieff est visionnaire. Voici le deuxième volet de notre série consacrée à la mer.

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Un dernier conseil:

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N'achetez pas n'importe où, ni..n'importe quoi, en parlant tant de maisons qui sont à vendre, comme de terrains...

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Pour conclure

Quand tout va bien que tout est..rose, ou presque, personne ne s’inquiète, bien au contraire !

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Posté par Janus157 à 23:55 - Commentaires [10] - Permalien [#]

28 novembre 2019

Le « BLACK-FRIDAY »..une Black connerie !

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Le « BLACK-FRIDAY »..une Black connerie !

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Halte à l’exploitation du mensonge et de la tromperie !!!

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Le « Black-Friday » une bonne mauvaise affaire pour les « moutons »aveuglés, et rien d’autre !..

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Oh..mon dieu !..la bonne affaire..

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Le Black Friday, importé des États-Unis, est une opération commerciale de grande envergure qui, depuis 2013, promet des réductions incontournables sur une large gamme de produits allant du maquillage à la tech. Véritables bons plans ou pratique commerciale agressive ? Le Black Friday divise..

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Halte à la..surconsommation !

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Halte au..Gaspillage !

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Le « BLACK-FRIDAY »..une black mauvaise idée !

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Une réflexion profonde s'impose !

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Le “Black-Friday”..pollue la Terre et l’environnement !

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Tout le monde sait qu’il faut 1000 L d’eau pour une seule chemise en coton ! ou non ?..

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Tout le monde sait qu’il faut 10 000 L d’eau pour un seul  de vos « Jeans » ! ou non ?..

Le « BLACK-FRIDAY »..une black mauvaise idée !

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Le “Black-Friday” pollue la Terre et l’environnement !

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Une prédiction et vision précoce..pour l’époque..

Quand Emile Zola prédisait le Black Friday. Dans «Au bonheur des dames», l'auteur décrit le grand magasin au XIXe siècle. Parallèle avec nos soldes actuelles ...

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Ces acteurs de l’outdoor qui boycottent le Black Friday !..

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La grand-messe annuelle de la consommation de masse, le Black Friday, se déroulera ce vendredi 29 novembre. Alors que certains députés français proposent d’interdire les campagnes de promotions pour cet événement, de plus en plus d’acteurs appellent au boycott. Parmi eux, certaines grandes marques de l’outdoor ont décidé de marquer le coup. Tour d’horizon.

Haglöfs, Picture Organic, Patagonia, Osprey, plusieurs grands acteurs de l’industrie de l’outdoor ont annoncé qu’ils

mettraient en œuvre des actions spécifiques pour dénoncer le Black Friday. Alors que les géants de l’e-market, Amazon en tête, se frottent déjà les mains, l’impact environnemental de cet événement devenu mondial – c’est une tradition d’origine américaine – est dévastateur. Production de masse, gaspillage, livraisons, il est le symbole d’une consommation qui a perdu sa boussole.

Dans cette hystérie collective, le secteur de l’outdoor n’est pas en reste. L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde, et la majorité des grandes marques participeront au rendez-vous. Pour autant, et sous la pression des consommateurs, celles-ci tentent de se diriger vers une production plus “responsable”, notamment concernant les matériaux utilisés et les techniques de production. En attestent l’omniprésence des produits estampillés “vert” sur le dernier Outdoor by ISPO, grand rassemblement des professionnels du secteur, pour se rendre compte de l’importance qu’a pris la question environnementale.

Les mouvements “anti” se multiplient

En septembre, Niang Li, entrepreneur à l’origine de « Black for good » – mouvement rassemblant 70 marques qui s’engagent à reverser une partie importante des bénéfices du Black Friday à des associations – écrivait dans un article publié sur sa page Linkedin : “Le changement climatique est l’objectif commun le plus urgent de tous : quelque chose qui ne fait certainement pas de distinction entre le client et l’entreprise.”

Lui prône un engagement à la carte, d’autres préfèrent simplement refuser de proposer des produits soldés ce jour-là, quitte à se passer des clients à la recherche de bonnes affaires. C’est le cas du mouvement “Make Friday green again”, lancé par la marque de vêtements et chaussures éco-responsable Faguo. En un mois celle-ci a réussi à réunir près de 600 sociétés, dont certaines du milieu de l’outdoor comme Picture Organic.

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Des acteurs de l’outdoor suivent la tendance

Picture n’est pas la seule marque à suivre ce mouvement “anti”, qui prend de l’ampleur chaque année. Alors que l’agence américaine National Retail Federationrévélait qu’en 2017 les Américains avaient dépensé à eux seuls 58 milliards de dollars à l’occasion du Black Friday, ce type de mouvements se multiplie parallèlement à de nombreuses actions individuelles. 

Patagonia, l’une des entreprises pionnières en matière d’action environnementale, avait lancé en 2016 la campagne « 100 Percent Today, 1 Percent Every Day » , qui avait permis de récolter 10 millions de dollars à travers le monde (ensemble du chiffre d’affaire réalisé dans les magasins et le site web de la marque ce jour-là), reversés ensuite à des associations environnementales. C’est cette opération qui a inspiré l’année suivante le mouvement français “Green Friday”, qui mène depuis des actions chaque année.

Pour ce vendredi de 2019, l’entreprise fondée par le grimpeur et alpiniste Yvon Chouinard, lance une nouvelle initiative baptisée “The gift of giving”. Pour chaque euro versé à une ONG par le biais de Patagonia Action Works, la marque reversera le même montant.

Planter des arbres vs. doubler les prix

D’autres initiatives ont été prises dans le secteur : Osprey, marque outdoor référence en matière de sacs, s’est associée à l’association World Land Trust pour replanter des arbres pour chaque achat effectué lors du Black Friday. Haglöfs a pris une autre voie puisque l’entreprise suédoise a tout simplement décidé de doubler les prix dans ses magasins et fermera son e-shop ce vendredi. Par ailleurs, tous les revenus de cette journée seront reversés à la Société suédoise pour la protection de la nature. Une méthode un tantinet plus radicale que le reste de ses concurrents.

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Les grands « acteurs », et surtout de l’«e-commerce» derrière tout ça !..

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Des conditions de travail peu enviables, et surtout durant ces périodes de soldes comme de fin d’année !!!

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Une "Uberisation" du travail à..100% !!!

Vers une interdiction définitive de ces journées « Black-Friday » ?..

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 Delphine Batho propose l'interdiction du "Black Friday", les députés donnent leur feu vert

CONSOMMATION

26 novembre 2019

INTERDICTIONS EN RAFALE

Delphine Batho propose l'interdiction du "Black Friday", les députés donnent leur feu vert !..

Les députés sont tombés d'accord, en commission, à l'interdiction des campagnes de promotions du "Black Friday".

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Delphine Batho : la loi doit interdire le Black Friday qui "contourne la législation sur les soldes"..

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Black Friday : Delphine Batho a répondu aux questions d'ID à propos de son amendement. 

©Martin BUREAU / AFP

26/11/2019 - Mise à jour 27/11/2019

Le Black Friday, importé des États-Unis, est une opération commerciale de grande envergure qui, depuis 2013, promet des réductions incontournables sur une large gamme de produits allant du maquillage à la tech. Véritables bons plans ou pratique commerciale agressive ? Le Black Friday divise : d’après la députée Delphine Batho, il est nécessaire de l’interdire. 

 LBlack Friday a de lourdes répercussions sur les consommateurs, mais aussi sur l’environnement. ID s’est entretenu avec la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho qui porte l’amendement au projet de loi anti-gaspillage visant à interdire cette pratique commerciale. Cet amendement dénonce une vaste "opération à la gloire du consumérisme" impactant à la fois le consommateur et l’environnement : "Cette opération se base sur une communication et une publicité tapageuses valorisant le consumérisme avec des formes de pratiques commerciales assez agressives, notamment en direction des jeunes et dans laquelle les citoyens sont perdants dans deux dimensions, lance la députée. La première, c’est que cela induit un certain nombre d’achats complètements inutiles qui participent à la destruction de nos conditions de vie sur terre. La deuxième, c’est que la communication est basée sur l’idée que le consommateur bénéficie d’un avantage spectaculaire, exceptionnel, or ce n’est pas du tout le cas".

Cette opération se base sur une communication et une publicité tapageuses valorisant le consumérisme avec des formes de pratiques commerciales assez agressives - Delphine Batho pour ID

Le Black Friday contourne les règles 

Le Black Friday, loué par certains comme étant une occasion de booster l’économie, s’avère ainsi être une vaste opération de communication ayant pour seul but de pousser à la consommation, selon la présidente de Génération Écologie. Le fait est, d'après cette dernière, que les procédés de publicité ne répondent pas aux règles applicables aux soldes par exemple. Ce serait aussi le cas pour les prix : plusieursétudes ont mis en évidence que la marge de réduction était très faible, et même parfois inexistante. D’après Delphine Batho, "le Black Friday utilise les règles applicables aux promotions pour contourner la législation sur les soldes" : les produits sont mis en évidence avec des prix barrés, obligation imposée aux promotions, qui n’affichent pas le prix de vente réel avant réduction. De cette manière, les commerçants donnent l’impression d’appliquer des réductions "spectaculaires", estime Delphine Batho. Les prix barrés doivent, selon la loi, afficher les prix pratiqués au cours des trente jours précédents la promotion. "Ce sont des pratiques trompeuses : le caractère massif, national, coordonné de l’opération fait qu’on ne peut pas considérer que nous sommes dans le cadre classique de la promotion", souligne la députée.

’’ le Black Friday utilise les règles applicables aux promotions pour contourner la législation sur les soldes - Delphine Batho pour ID’’

Si l'on se réfère au Code de la consommation, une pratique commerciale est trompeuse "lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur". L’amendement #StopBlackFriday, s’il est confirmé en séance, doit contrer cela : "Ces pratiques commerciales agressives sont interdites, le Code de la consommation prévoit des sanctions, rappelle la députée. Il prévoit aussi que tout contrat qui est conclu dans ce cadre est nul et non avenu".

"Un sentiment de frustration permanent"

Les consommateurs assaillis par des e-mails, textos et autres publicités ne sont pas forcément informés de ces abus. La députée insiste sur la nécessité de communiquer : "Je pense surtout qu’il faut leur donner les bonnes informations, parce que l’envers du décor du Black Friday, c’est une pollution absolument massive, l’achat de beaucoup de choses inutiles qui finissent dans des placards, jamais utilisées… Et cette soi-disant baisse des prix qui n’existe pas, c’est une opération basée sur un conditionnement par le biais de la publicité, pour faire croire au consommateur qu’il va bénéficier d’un avantage par rapport à son pouvoir d’achat". Si l’on considère la condition économique de la France et que l’on prend en compte les chiffres mettant en évidence la montée de la pauvreté, on ne peut pas ignorer l’impact de ce type d’opération sur la population. Delphine Batho estime qu’elles "induisent un sentiment de frustration permanent" et qu’"elles conduisent à acheter plus" ce qui peut aboutir à des situation financières dangereuses et "une vie à crédit".

’’L’envers du décor du Black Friday, c’est une pollution absolument massive - Delphine Batho pour ID’’

À l’heure où il est nécessaire de "consommer moins et mieux et à être attentif à ce que l’on achète", la députée insiste sur le fait que cette pratique commerciale pousse plutôt à "faire acheter sans trop se poser de questions". Cet avis est partagé par certaines entreprises qui refusent de participer au Black Friday et se rassemblent pour lutter ensemble. C’est le cas du collectif "Make Friday Green Again", qui réunit 450 marques. Des organisations et associations engagées dénoncent, elles aussi, ces usages, par le biais du contre-mouvement le "Block Friday" ou en proposant l’alternative du "Green Friday". 

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Extinction Rebellion France @xrFrance

J-3 - Vendredi 29/11, c’est le #BlockFriday ! @xrFrance se joint à l’appel de @Youth4Climatefr et d’autres organisations pour occuper/bloquer de manière festive des “temples” de la consommation dans + de 20 villes en !

Infos https://framasphere.org/posts/ad6e3b20f0250137c7662a0000053625 …

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Vendredi 29 novembre, c’est le Black Friday : un jour de soldes intensives et d’achats compulsifs, symbole du capitalisme le plus néfaste. Dévorant notre monde, épuisant ses ressources naturelles, multipliant les écocides, exploitant les plus faibles, et creusant les inégalités sociales au nom du mythe de la croissance infinie. Le consumérisme finira par nous/tout détruire si nous n’agissons pas avant.

Vendredi 29 novembre, c’est le Block Friday : un jour où Extinction Rebellion se joint à l’appel des jeunes pour le climat (YFC). Ensemble, nous nous mobilisons pour occuper de manière festive ou bloquer des “temples” de la consommation dans plus de 20 villes de France. Un seul mot d’ordre : les empêcher de faire du profit sur ce qui ne leur appartient pas : le vivant. Nous voulons leur montrer notre opposition résolue à la future extinction de masse qu’ils programment. Et proposer des alternatives non-marchandes et non-destructrices.

Plus de 20 groupes locaux d’Extinction Rebellion organisent des actions avec Youth For Climate (YFC) les 29 ou 30 novembre. Vous trouverez des formulaires d’inscription dessous.

Rejoignez-nous à Bordeaux : https://framaforms.org/block-friday-bordeaux-bloque-la-societe-de-consommation-1573755262
Rejoignez-nous à Clermont-Ferrand : https://framaforms.org/cueillette-de-radis-noir-1573463616
Rejoignez-nous à Dinan : http://framaforms.org/velorution-et-marche-ecofestif-1572869267
Rejoignez-nous à Lille : https://framaforms.org/tout-va-disparaitre-1572946871
Rejoignez-nous à Lyon : https://framaforms.org/block-friday-lyon-vendredi-2911-et-samedi-3011-1573474070
Rejoignez-nous à Marseille: https://framaforms.org/block-friday-xr-marseille-1573982657
Rejoignez-nous à Nantes : https://framaforms.org/block-friday-nantes-samedi-3011-1572524825
Rejoignez-nous à Paris : https://lc.cx/29-11
Rejoignez-nous à Rennes : https://framaforms.org/block-friday-stop-a-la-sur-production-toxique-1572271924
Rejoignez-nous à Saint-Etienne : https://framaforms.org/action-contre-le-black-friday-1573734326
Rejoignez-nous à Tours : https://framaforms.org/black-friday-tout-va-disparaitre-tours-1573072507

Soyons nombreux et nombreuses !

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Un amendement qui dit "stop au Black Friday"

Delphine Batho, députée écologiste des Deux-Sèvres, a déposé un amendement au projet de loi sur l'économie circulaire pour encadrer le Black Friday. Celui-ci a été adopté et sera examiné par les députés de l'Assemblée nationale à partir du 9 décembre.

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Des marques surfent aussi sur la tendance pour contrecarrer le Black Friday.

"Stop au Black Friday". Ce n'est pas signé des partisans du Green Friday qui appellent à une autre forme de consommation durant cette semaine de promotions intensives, mais de la députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho. Cette dernière a déposé un amendement au sein de la Commission développement durable qui examine en ce moment le projet de loi sur l'économie circulaire […]

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Un amendement de Delphine Batho contre le "Black Friday" adopté en commission à l'Assemblée

Mardi 26 novembre 2019 à 7:53 - 

Par Fanny BouvardFrance Bleu PoitouFrance Bleu

Satisfaction de Delphine Batho, la député écologiste des Deux-Sèvres. Dans la soirée de lundi, son amendement contre le Black Friday, cette journée de réduction massive, a été adoptée en Commission à l'Assemblée nationale.

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Delphine Batho © Radio France - Noémie Guillotin

Ce lundi 25 novembre dans la soirée, l'amendement de Delphine Batho "Stop au Black Friday" a été adopté en Commission à l'Assemblée nationale. "Merci à tous les collègues qui ont voté pour", s'est félicité la député écologiste deux-sévrienne. 

Delphine Batho estime que cette journée de réduction massive, existant en France depuis 2013, pousse "à la surconsommation" et dispose "d'un bilan environnemental désastreux". 

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Des députés veulent en finir avec le Black Friday en France

Pointé du doigt, le Black Friday pourrait peut-être être de l'histoire ancienne en France. C'est en tout cas ce que souhaitent des députés, qui veulent en finir avec cette opération.

Tout comme il existe une honte de prendre l’avion qui s’empare de certains touristes, préoccupés par le dérèglement climatique, ressentira-t-on bientôt un malaise à l’égard des soldes et des campagnes commerciales, comme le Black Friday ? En tout cas, force est de constater que certaines opérations commencent à fédérer contre elles une opposition de plus en plus forte.

Dernier exemple en date, un amendement déposé par la députée non-inscrite Delphine Batho. Rattaché au projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, il vise à en finir avec cette « opération de méga-gaspillage [qui] profite d’un laxisme législatif », selon l’élue. Et justement, cet amendement a été adopté par la commission du développement durable.

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Delphine Batho, en 2013. // Source : Mathieu Delmestre

LE BLACK FRIDAY 2019 PAS CONCERNÉ

Est-ce à dire qu’il n’y aura pas de Black Friday cette année ? Non. Pour deux raisons : d’abord, il faut que cet amendement survive tout au long du processus législatif. Ce n’est que lorsque la loi sera promulguée et publiée au Journal officiel avec cette disposition que celle-ci prendra en effet. Ensuite, l’examen en séance du projet de loi ne commencera que le… 9 décembre, soit bien après le Black Friday.

Cela étant, la mesure pourrait figurer dans la loi. Dans le gouvernement, des voix se sont exprimées pour manifester leur hostilité envers le Black Friday. C’est le cas d’Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et de Brune Poirson, secrétaire d’État. Les deux responsables politiques sont d’ailleurs derrière ce projet de loi — en revanche, Bruno Le Maire, en charge de l’économie, est plus tempéré.

Ce 25 novembre, Élisabeth Borne a déclaré sur le plateau de BFM TV que le Black Friday entraîne une « frénésie de consommation », avec des publicités et des remises qui incite le public à acheter des produits dont il n’a « pas forcément besoin ». La ministre a également mis en balance l’enjeu logistique et les conséquences en termes de pollution : en 2018, le Black Friday a conduit à livrer un million de colis dans Paris.

RIEN NE VA AVEC LE BLACK FRIDAY

Dans son exposé des motifs, Delphine Batho dresse un constat très sévère du Black Friday. Il s’agit d’une « opération à la gloire du consumérisme », venue de l’étranger, qui « utilise le flou encadrant les promotions pour contourner de façon manifeste la législation encadrant les soldes ». En outre, cet évènement présente un « bilan environnemental désastreux », en total décalage avec les efforts demandés.

En somme, rien ne va.

#Stop #BlackFriday j’ai déposé un amendement à la #LoiGaspillage pour mettre fin à cette vaste arnaque à la gloire du #consumérisme #UrgenceEcologie

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Et surtout, et c’est peut-être là le pire, le Black Friday ne serait même pas intéressant sur un plan commercial. « Cette opération repose sur une communication trompeuse  », qui fait miroiter des remises exceptionnelles, écrit la parlementaire. Elle s’appuie sur une analyse des prix conduite par l’UFC-Que Choisir en 2019, qui montre que la moyenne réelle des réductions est inférieure à 2 %.

Bref, en plus de « contribuer au gaspillage des ressources », argue Delphine Batho, le Black Friday est tout simplement «  une arnaque par une publicité trompeuse ». Juridiquement, le droit prévoit un emprisonnement de deux ans et amende de 300 000 euros pour des pratiques commerciales trompeuses. Un montant qui peut être porté à des seuils plus élevés dans certains cas, en marge de peines complémentaires.

La grande braderie et grande messe du nouveau dieu de la consommation..

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Chez « DESIGUAL » cela se passe..autrement..

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Les gens entrent déshabillés et ressortent..habillés !!!..

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Tout le monde sait qu’il faut 1000 L d’eau pour une seule chemise en coton ! ou non ?..

Tout le monde sait qu’il faut 10 000 L d’eau pour un seul  de vos « Jeans » ! ou non ?..

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LES ANNONCES ET EFFETS D’ANNONCE !!!

Black Friday 2019 : tout ce qu’il faut savoir

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Le Black Friday 2019 est en approche : il se déroulera le vendredi 29 novembre prochain. Pour bien en profiter, il faut être bien préparé. Voici tout ce qu’il faut savoir sur l’événement.

Si l’on parle beaucoup des soldes d’été et des soldes d’hiver lorsqu’on évoque les périodes promotionnelles importantes en cours d’année, il y a un autre événement qui est très souvent évoqué : le Black Friday. Cette journée de promotions exceptionnelles, que l’on peut traduire par « vendredi noir », se déroule toujours fin octobre, le lendemain de la fête de Thanksgiving aux États-Unis. Comme cette dernière a toujours lieu le quatrième jeudi du mois, cela signifie que le Black Friday se déroule quant à lui toujours le quatrième vendredi de novembre. Et, cette année, il se positionne particulièrement tard puisqu’il est fixé au 29 du mois. Ce jour-là, des dizaines de milliers d’enseignes à travers le monde vont casser les prix sur leurs catalogues, pour offrir aux consommateurs des centaines de milliers, pour ne pas dire des millions de produits en promotion. Traditionnellement, le Black Friday marque le lancement des achats des fêtes de fin d’année : une perspective qui explique sa popularité, en plus des remises qui peuvent descendre jusqu’à -90 %.

Si le vendredi 29 novembre 2019 est donc un jour à cocher sur votre calendrier, il ne faut cependant pas négliger les journées qui précèdent le Black Friday. En effet, depuis plusieurs années, certains commerçants n’hésitent pas à proposer une véritable Black Week, avec des promotions qui peuvent débuter dès le début de la semaine. Une possibilité à ne pas négliger !

Retour sur l’édition 2018

Le Black Friday est-il réellement un événement qui compte ? Pour répondre à cette question, il est clairement intéressant de se pencher sur les chiffres de l’édition Black Friday 2018, qui en disent long sur le succès de cette opération commerciale mondiale. Si, aux États-Unis, elle fait ses preuves chaque année depuis près de 60 ans, en France, elle est encore très jeune, puisqu’elle n’est concrètement implantée que depuis une demi-douzaine d’années. Son succès progresse d’édition en édition : en 2018 en France, plus de 50 millions de transactions par carte bancaire ont été comptabilisées le jour du Black Friday. À titre de comparaison, en 2017, ce nombre était de 42,7 millions : la progression est donc très importante, et il ne fait aucun doute qu’elle va encore évoluer cette année. Selon l’institut GFK, les Français ont dépensé environ un milliard d’euros à l’occasion des opérations du Black Friday 2018, avec un panier moyen de 132 euros.

Les produits plébiscités

Il n’y a pas de limites en matière de promotions : il y en a pour tous les goûts. Certaines familles de produits tirent cependant leur épingle du jeu. On peut citer les catégories suivantes :

Les consoles de jeux: les PS4 Slim, PS4 Pro, Xbox One X, Xbox One S et Nintendo Switch comptent parmi les stars. Les packs incluant une console de jeux, une manette supplémentaire ainsi que des jeux vidéo sont légion, et affichés à des tarifs souvent très séduisants.

Les aspirateurs Dyson : l’avènement des aspirateurs balais sans fil fait de la marque Dyson l’une des vedettes du marché. Le seul souci, c’est que les aspirateurs de cette marque américaine sont souvent très chers. Mais quand vient le jour du Black Friday, les prix peuvent être divisés par deux, voire plus.

Les enceintes connectées: en période de promotions, Amazon casse systématiquement les prix sur ses enceintes connectées Echo, qui embarquent l’assistant vocal Alexa. Une bonne occasion de s’équiper à petits prix ! Et si vous préférez une enceinte Google Home, vous en trouverez également en promotion durant cette période.

Les smartphones : les terminaux Android des marques Huawei, Xiaomi ou encore Samsung, mais aussi les iPhone d’Apple s’affichent toujours à bons prix pendant le Black Friday. Les promotions concernent même les modèles les plus récents, sortis parfois quelques semaines avant. Le choix est donc vaste !

Les téléviseurs : à l’heure où les TV 4K Ultra HD affichent des prix très compétitifs, le Black Friday est l’occasion parfaite de s’offrir un très grand téléviseur à un bon prix. Une Smart TV Android de 70 pouces peut aisément être acquise pour moins de 1 000 €, par exemple.

Où trouver les bons plans en France ?

Des dizaines de cybermarchands participent au Black Friday en France. Mais certains sont particulièrement incontournables !

Black Friday Cdiscount : il s’agit du cybermarchand français le plus plébiscité par les internautes de l’Hexagone. Son catalogue de plusieurs millions de références affiche des remises très importantes, et aucun rayon n’est oublié. Impossible de passer à côté deCdiscount pendant cette période de promotions intenses.

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Black Friday Amazon : impossible de ne pas citer ce puissant cybermarchand à l’occasion du Black Friday. D’origine américaine, Amazon sait parfaitement comment proposer un dispositif important et intéressant pendant cet événement. Ce sont des dizaines de milliers de produits qui sont en promotion à cette occasion.

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Black Friday La Redoute : si l’on connaît surtout La Redoute pour son offre mode homme, femme et enfant, le commerçant n’est pas à négliger en matière de linge de maison, électroménager et même ameublement. L’offre est vaste et intéressante, et comme La Redoute n’est pas forcément le site auquel on pense en premier, les promotions arrivent à tenir dans la durée.

 Cliquez ici pour découvrir le programme La Redoute & Moi

 Black Friday Darty : si vous cherchez un ordinateur portable, une machine à laver, un téléviseur ou un smartphone à un prix intéressant, vous avez tout à gagner à visiter le site de Darty. Des centaines de références se retrouvent en promotion pendant cette période, et aucun rayon n’est oublié.

 Cliquez ici pour découvrir les avantages Darty +

Black Friday Fnac : avec une offre culturelle conséquente, La Fnac propose de très belles affaires en matière de jeux vidéo, DVD, Blu-ray, CD, vinyles… mais le commerçant propose également beaucoup de petit électroménager, d’informatique, de smartphones et tablettes ainsi que des produits connectés avec des réductions attractives.

 Cliquez ici pour découvrir les avantages Fnac +

Comment bien profiter du Black Friday ?

 Le Black Friday se prépare en avance, pour une expérience d’achat optimale : vous pouvez d’ores et déjà commencer à dresser une liste des articles que vous voudriez acquérir à bon prix pendant cette période, pour vous faire une idée concrète du budget dont vous allez avoir besoin pour vous faire plaisir. En notant les prix actuels des produits qui vous intéressent, vous pourrez également juger très rapidement de la pertinence des promotions le jour J : c’est un très bon réflexe à avoir, pour éviter les mauvaises surprises au moment de passer à la caisse. N’hésitez pas non plus à vous inscrire dès maintenant que les sites qui vous intéressent, pour gagner du temps au moment de passer vos commandes. Vous pouvez aussi vous inscrire aux newsletters, qui permettent de se tenir au courant des offres des cybermarchands

Pendant le Black Friday, est-il nécessaire d’avoir un code promo Amazon ou un code promo Cdiscount ? Les codes promo que proposent les différentes enseignes ne sont pas toujours valables pendant les opérations commerciales et les offres promotionnelles sont disponibles immédiatement sans code promo.

Accès direct aux cybermarchands :

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Le « Fishing » commence déjà..bien avant..pour preuve !

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Black Friday : le meilleur des promotions déjà en cours ce mercredi

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[BLACK FRIDAY] J-2 avant le Black Friday. Des rabais allant jusqu'à plus de 80% attendent les consommateurs. En attendant le vendredi noir, la Black Week bat son plein et les réductions affluent. Découvrez notre sélection des meilleurs bons plans à saisir aujourd'hui.

Plus que deux jours avant le Black Friday. Enfin, officiellement. Car depuis ce lundi 25 novembre et le début de la Black Week, des produits très appréciés des consommateurs tout au long de l'année (iPhone,enceinte connectée avec AlexaPS4...) sont proposés à prix cassés. Le Black Friday, qui, en 2019, tombe ce vendredi 29 novembre, n'a pas encore commencé que déjà les commerçants et e-commerçants (Amazon et Cdiscount bien sûr mais aussi La Fnac, Darty, Boulanger, etc.) rivalisent d'offres promotionnelles. Pour vous aider à discerner les vraies bonnes affaires des faux bons plans au cours du Black Friday 2019, le JDN vous propose sa sélection de deals ayant retenu son attention.

Les 10 meilleurs deals en Black Friday sélectionnés par la rédaction :