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COVID 19..La Liberté..vraie..Liberté..réduite !..

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Liberté !..La Liberté !..

Comme pour cette photo, ci-dessus, reprise du fameux film « Easy Rider » et que j’aimais beaucoup, car, j’aspirais à cette liberté, soif de liberté, au grand air, sans contraintes ni autre..

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On a que la..Liberté que l’on se donne, et que l’on a..choisie !

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Une attitude singulière, non pas de désinvolture ou d’arrogance, mais bien de..Liberté !

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La mythique et légendaire moto « Chopper » de Fonda dans le film..

Cette moto avait été surnommée « Captain America »..pas rien !

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Photo ci-dessus de l’ensemble du bloc moteur de cette moto.

Il ne s’agit pas simplement de..Liberté..affichée, mais bien de ..Liberté..choisie.

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Photo ci-dessus de Dennis Hopper, à gauche, et à droite, Peter Fonda sur sa célèbre moto de type « chopper » surnommée« Captain America », avec, assis à l’arrière, Jack Nicholson.

Le film « Easy Rider » traduit bien ce sentiment de liberté et recherche de vraie liberté profonde.

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Photo ci-dessus de Dennis Hopper, à gauche, et à droite, Peter Fonda sur sa célèbre moto de type « chopper » surnommée« Captain America », avec, assis à l’arrière, Jack Nicholson.

No pain no gain !..

(mais sans travail..pas de gain !..)

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Photo ci-dessus de Peter Fonda, à gauche, et sur sa célèbre « Captain America », et à droite, Dennis Hopper l’acteur et réalisateur du film lui-même.

La légendaire et mythique moto, de type « chopper », de Peter Fonda, dans le film « Easy Rider »..

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Peter Fonda et la moto « Captain America »..

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Photo ci-dessus, de Peter Fonda, lui-même, et assis sur une moto identique à celle du film « Captain America », lors d’une de ses sorties en moto.

(Ce modèle, quelque peu différent, et visible sur la photo, possède des freins à l’avant et un garde-boue, tous deux absents sur le modèle original et du film..)

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En juillet 2009, à l’occasion du festival automobile de Goodwood en Angleterre, Peter Fonda était arrivé juché sur une réplique de la moto qu’il enfourchait lors du tournage de ce film « Easy Rider »..

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En juillet 2009 à l'occasion du festival automobile de Goodwood, en Angleterre, Peter Fonda était arrivé juché sur une réplique de la moto qu'il enfourchait quarante ans plus tôt dans "Easy Rider"

afp.com/MAX NASH

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Photo ci-dessus de Peter Fonda à Toronto au Canada en 2010.

Peter Fonda en 2010 à Toronto au Canada. Photo Sonia RECCHIA/AFP

Il y a de nombreux adeptes et « Afficionados », en engouement, pour ce type de moto et modèle..

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Des versions..copies conformes..existent bel et bien.

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Sur cette photo ci-dessus, on peut appercevoir en arrière-plan, une moto identique à celle utilisée par Dennis Hopper dans le film.

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Photo ci-dessus, et pour ce modèle, on remarquera la clé de contact et de démarrage, qui n’existe pas sur le modèle original et avec un kick au pied en démarrage et qui était dur et parfois capricieux.

Now let’s go for Liberty and free ride !..

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Photo ci-dessus de Peter Fonda, assis en selle, avec cette position si caractéristique du modèle « Chopper ».

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Photo ci-dessus de Peter Fonda, assis en selle, avec cette position si caractéristique du modèle « Chopper ».

Le modèle s’est même transposé un peu partout, comme en Inde..

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Photo ci-dessus, d’un heureux propriétaire Indien, pour cette moto en réplique conforme, mais cependant bien avec freins à l’avant et garde-boue.

(Le réservoir, pour ma part, est un peu petit et réduit, en contenance, par rapport au modèle initial, pour ne pas dire..rikiki..)

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Il y a même eu des modèles mis en vente, mais à quel prix ?..

(Les prix affichés et proposés étaient bien au-delà de la simple valeur symbolique !..)

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Le musée dédié au film « Easy Rider » et au deux célèbres motos dont la « chopper » Captain America.

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Il y a même eu un modèle, en réplique, et qui s’est vendue à..1,35 millions de dollars !!!

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L’engin, baptisé Captain America en référence au héros de comics Marvel avait été conçu à partir d’un modèle HD d’après les spécifications donnée par Peter Fonda, c’est ce que ce dernier avait laissé entendre après sortie du film et son succès en 1969 mais, nous verrons que c’est inexact. Il fut par contre le producteur, mais aussi coscénariste avec Dennis Hopper, le réalisateur.

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On ne peut parler de Captain America sans faire référence à l’histoire racontée par ce film. Il s’agit d’un sujet anticonformiste, remettant en cause le mode de vie classique des Américains, mais aussi celui des communautés hippies.

Cette moto est un peu le fer de lance anticonformiste de ce  film culte réalisé avec un  petit budget.
Fonda et Hopper était les deux héros. 
Ce  road movie raconte le voyage deux jeunes motards, Wyatt et Billy, qui après avoir vendu une grosse quantité de drogue, décident de quitter Los Angeles et d’aller participer à la célébration du carnaval de la nouvelle Orléans avec l’argent gagné. Ce faisant, ils traversent  l’Amérique d’Ouest en Est, séjournent dans une communauté, croisent un avocat déçu qui sort de prison, ingurgitent  des hallucinogènes dans un cimetière en compagnie de deux putes et finissent leur périple dans la violence et la mort.
Ce film de contre culture, évoque ainsi la quête de la Liberté à travers une odyssée à moto dans les grands espaces du Sud-Ouest américain.

Le nom du film « Easy Rider » qu’on pourrait traduire par “motard cool” aurait été donné en hommage à une chanson de Mae West “i wonder where my easy rider’s gone “ de 1933.

Deux motos, absolument identiques, furent montées afin de pallier à une éventuelle défaillance mécanique. Mais l’une des deux, volée  après le tournage ne fut jamais retrouvée. C’est donc l’exemplaire que l’on voit brûler à la fin du film qui à été vendu. Il avait été restauré par un ancien acteur nommé DAN HAGGERTY, qui était chargé de  l’entretien de la bécane pendant le tournage, et en devint juste après l’heureux propriétaire. La moto connu ensuite deux autres possesseurs, avant de finir en salle des ventes en 2014 au prix jamais atteint par une moto jusqu’alors, de 1,35 million de dollars.
Sauf que l’authenticité de ladite pétrolette est fortement remise en cause par  le propriétaire texan d’une autre Captain America, également achetée à Dan Haggerty avec un certificat d’authenticité en bonne et due forme , comme la première…
Or, Peter Fonda, qui à apposé sa signature sur le réservoir de l’engin  reviendra sur ses premières déclarations, pour avouer que le concept de la moto, tel que réalisé,  n’était pas de lui. Alors, laquelle est la vraie, où se trouve celle qui a disparu ?
Colombo, tu as encore du pain sur la planche et tu vas pouvoir ressortir ta 403 !

Mais revenons à la genèse de l’idée de la moto elle-même. La moto ou plutôt les motos sont réalisées  en réalité par Cliff Vaughs et Ben Hardy, deux afro-américains. Hardy  tient un petit atelier de réparation de motos dans le quartier de Watts au sud de Los Angeles, et se fait aider par un mécanicien nommé Larry Marcus. Cliff, au caractère rebelle et contestataire, défendant les droits de la communauté noire, était diplômé en art de l’Université de Mexico, mais  pour gagner sa vie assurait des reportages (films ou photos) et travaillait pour une station radio. En 1966, il couvre le procès du fils d’Henri Fonda accusé de possession de marijuana. Une amitié entre Peter et Cliff se forme sur fond de moto et de cinéma. Easy Rider est en route !
Vaughs, comme beaucoup de jeunes Biker de cette époque cherche des motos légères et rapides ce qui l’amène à réaliser ses premiers choppers.

 Lors de ses rides, comme Jack Nicholson dans le film, qui joue un avocat des  droits civiques, il lui arrive de passer  par la case prison…
Certains “Red necks ” (cous rouges pour les noirs)  le prennent en chasse et parfois lui tire dessus. À l’évidence, les aventures de Vaughs dans les États du Sud ne sont pas sans rappeler certaines scènes du road-movie.

Origine matérielle des motos:

 Suite aux discussions précédentes, les deux hommes, Cliff et Ben, achètent en 1967, quatre Hydra Glide réformées du  fameux LAPD , (Los Angeles Police Départment) pour la somme de 500 dollars pièce à une vente aux enchères. Elles seront construites en un mois avec l’aide du mécanicien et facturées 1250 dollars chacune à la production.

Par la suite, la Columbia reprend en main la destinée du film, Hopper  n’ayant plus les moyens, et il semble qu’une clause de confidentialité ait été signée entre Cliff Vaughs et le studio car au final, Cliff et Ben disparaissent du générique et tombent dans l’oubli le plus complet. Ils seront réhabilités en 2014 au moment de la fameuse vente.

Dans le film, la « Billy bike » que chevauche Dennis Hopper est un chopper relativement traditionnel pour l’époque. La Captain America que pilote Wyatt ( Peter Fonda) est tout autre. On n’avait jamais vu une moto de la sorte !  L’angle de chasse du cadre Buchanan  incroyablement ouvert répond  a une fourche d’une longueur imaginable…

Ce type de fourche est une des caractéristiques des  choppers. Les choppers sont nés dans les États-Unis des années 60. Les HD étant trop lourdes, les jeunes Américains se sont mis à chopper, c’est-à-dire enlever ( passer au hachoir) toutes les parties non nécessaires au bon fonctionnement de la moto. Cela incluait le garde-boue avant, l’arrière (découpé), le frein avant, les sacoches, les phares additionnels, le pare-brise, les grosses selles.  Ainsi naquirent les Bobbers. Les choppers avaient en plus la susdite longue fourche, un cadre rigide (pas de suspension), un embrayage suicide (au pied) et un levier de vitesse à la main.

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Caractéristiques techniques de Captain America:
Fourche rallongée de 12 pouces pour en faire une fourche télescopique à inclinaison de 45 degrés
Suspension arrière hard tail ( queue dure)
Roue avant de 24 pouces
Roue arrière 16 pouces, pneu arrière 120 mm
Frein arrière à tambour
Moteur HD 74 cubic inch (1212 cc), Pan Beam  1951 (caches culbuteurs en forme de poêles  retournées )
Peinture et échappement de Cliff Vaughs 
Transmission 4 vitesses
Cadre HD de 1951 chromé
Guidon de type Ape Angers (accroche singe… je n’invente rien !)
Sortie de pot fish  tail  (queue de poisson)

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Réservoir d’essence peanut (cacahuète) à la bannière étoilée – passages à la pompe fréquents !

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Très grand sissy bar (bar pour chochotte)
Démarreur au kick pour les vrais mecs…

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Voilà donc l’histoire, un peu tumultueuse de ”Captain America” qui reste une des motos les plus fascinantes du monde, en tant que symbole   de liberté,  d’espace, et  d’un nouveau mode de vie pour les Harleyistes.

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  • Quatre motos ont été customisées (en chopper) pour le film : l'une a été brûlée durant le film, les trois autres ont été volées avant que le film ne soit terminé.
  • Durant la scène de la veillée nocturne autour du feu, Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson ont réellement fumé du cannabis (marijuana).
  • Pour écrire ce film, Peter Fonda et Dennis Hopper se sont inspiré du Fanfaron (II sorpasso) de Dino Risi, film italien de 1962. (source Wikipédia)

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Les deux motos étaient conçues à partir du modèle 1950’s Harley-Davidson Panhead engine.

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La Harley-Davidson d'"Easy Rider" adjugée 1,35 million de dollars

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Los Angeles - La mythique Harley-Davidson chevauchée par Peter Fonda dans le film "Easy Rider", réalisé par Dennis Hopper en 1969, a été vendue aux enchères pour 1,35 million de dollars ce week-end en Californie, ont annoncé les organisateurs de la vente dimanche.

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Le 18 septembre 2014, la mythique Harley-Davidson conduite par Peter Fonda (sa signature sur le réservoir) dans le film "Easy Rider" réalisé par Dennis Hopper en 1969 avant sa vente aux enchères à Calabasas, en Californie

afp.com/Mark Ralston

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Une position et attitude singulière, mais pour un pur bonheur et réel sentiment de vraie liberté..

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La moto du film « Easy Rider », et du type « Chopper », a gardé un réel engouement aux Etats-Unis, et pas que..

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L’HISTOIRE DU CHOPPER CAPTAIN AMERICA

 Le 2 juillet 2016 disparaissait dans un quasi-anonymat Cliff « Soney » Vaughs à l’age de 79 ans dans la ville de Templeton (Californie).

Pourtant Cliff Vaughs est un personnage de première importance dans l’histoire de la moto puisqu’il imagina une machine de légende : La Captain America pilotée par Peter Fonda dans le road movie « Easy Rider ».

Les lignes extravagantes de cette machine sont devenues le symbole même du chopper dans l’imaginaire collectif de tout un chacun.

LA MOTO : TOUT LE MONDE LA CONNAIT

Les choppers du road movie ont pour base quatre Hydra-Glide réformées et achetées au fameux L.A.P.D (Los Angeles Police Department) pour la somme de 500 $ pièce par Cliff Vaughs et Ben Hardy.

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Cela permettra de construire deux exemplaires de la Captain America et également deux de la moto de Billy afin de parer aux aléas du tournage. Les quatre choppers seront construits en moins d’un mois et facturés 1250 $ chacun à la Columbia.

Cliff Vaughs sera épaulé par un autre afro-américain Ben Hardy (mort en 1994) et par le mécanicien automobile Larry Marcus.

Le moteur Panhead de la Captain America est placé dans un cadre Wishbone de chez Buchanan doté d’un angle de chasse incroyablement ouvert de 35° . Il permet le montage d’une fourche télescopique allongée de 30 cm (sic) dépourvue de frein avant.

Dans le film, la moto de Billy que chevauche Dennis Hopper (également à la réalisation et décédé en 2010) est un chopper conventionnel qui conserve un cadre d’Hydra-Glide non modifié.

Il n’en va pas de même pour la moto pilotée par Peter Fonda (Wyatt) . Personne n’avait jamais vu un chopper aussi extravagant à l’époque même en Californie !

Les accessoires sont du même acabit avec un imposant sissy bar qui tutoie le ciel, un guidon ape-hanger et des pots d’échappements relevés finissant par des embouts en forme de queue de carpe.

Mais, la Captain America ne serait rien sans sa fameuse peinture exécutée sur le peanut tank aux couleurs du drapeau américain par Dean Lanza. La selle King and Queen de la moto de Peter Fonda est réalisée par Larry Hooper.

Le nom « Captain America » fait référence au super héros du Comics Marvel créé sur commande du Pentagone afin de soutenir le moral des troupes durant la seconde guerre mondiale.

LA DEXTÉRITÉ DE FONDA

Beaucoup et notamment en Europe se demanderont par quel miracle Peter Fonda réussit à tenir l’équilibre sur un tel engin.

L’acteur avait joué en 1967 dans « The Wild Angels » de Roger Corman (« Les Anges Sauvages » en VF), un genre très à la mode dans le Hollywood de l’époque.

Dans ce biker movie, Fonda pilote un chopper de facture classique ce qui s’avérera être un excellent entrainement pour manier l’imposant Captain America.

SON HISTOIRE EST ÉGALEMENT LÉGENDAIRE

Suite au succès mondial d’Easy Rider, Peter Fonda et Dan Hagerty , qui a un petit rôle («Grizzly Adams ») dans le film mais qui entretient les quatre choppers durant le tournage, vont se déchirer à propos de la paternité des motos.

De son coté et dès 2011, Dennis Hopper affirmera sans ambiguïté que c’est Cliff Vaughs et Ben Hardy qui ont construit les machines du road movie.

QU’EST-IL ARRIVÉ AUX MOTOS ?

Trois des quatre choppers seront volés avant même la fin du tournage. Dan Hagerty aurait récupéré la moto ayant fini dans un fossé et qui prend feu à la toute fin du film. Hagerty qui héritera de l’épave, l’aurait retapée des décennies plus tard.

L’affaire tourne au comique lorsque deux collectionneurs affirment avoir achetés chacun un exemplaire « la » Captain America à Hagerty. L’un de ces choppers fait d’ailleurs partie des motos la plus chère au monde !

Le mystère planera à tout jamais sur ces deux Panhead puisque Dan Hagerty est décédé avant ces révélations.

CLIFF « SONEY » VAUGHS

LE BIKER ACTIVISTE

Vous ne pouvez pas aborder la vie de Cliff Vaughs sans évoquer le fait qu’il est un jeune afro-américain (donc pauvre) du milieu des année 60 diplômé en art de l’université de Mexico.

Originaire de Boston et ayant fait un court passage chez les Marines comme tant d’autres, Cliff Vaughs s’installe à Los Angeles au milieu des années 60 pour créer une antenne locale du mouvement de lutte pour les droits civiques (SNCC). Il est parfois jugé trop provocateur voire trop indépendant par le mouvement Black Power, Il filmera et photographiera Martin Luther King, les leaders des Black Panthers et suivra la cause noire.

Reporter radio pour des raisons alimentaires, il couvre en 1966 le procès du fils d’Henri Fonda accusé de possession de marijuana. Une amitié entre Peter et Cliff se forme sur fond de moto et de cinéma : Easy Rider est en route !

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Vaughs a une telle passion pour la mécanique qu’il préférera monter un de ses « pièges » plutôt que de se rendre à la grande marche pour l’égalité en 1963 à Washington…

Il fait aussi partie du Chosen Few MC ; l’un des tous premiers clubs bikers ouverts aux gens de couleur. La toute puissante American Motorcyclist Association (AMA) n’accepte officiellement les motards de couleur que depuis 1954 au sein des moto-clubs affiliés… et ceci du bout des lèvres ! 

CLIFF VAUGH DANS LES ÉTATS DU SUD : DES AIRS D’EASY RIDER ?

Libre et provocateur, nous l’avons déjà dit, Il n’hésite pas à « porter la rébellion » dans les états du Sud. Juché sur sa Harley en cuir noir, il montre aux blacks du cru qu’il existe un autre horizon que le champ de coton !

Lors de ses rides et comme Jack Nicholson dans le film qui joue un avocat pour les droits civiques, Il lui arrive de passer par la case prison. Certains rednecks le prennent en chasse et parfois lui tire dessus.

A l’évidence, les aventures de Vaughs dans les états du Sud ne sont pas sans rappeler certaines scènes du road movie.

CLIFF VAUGHS : UN TEMPS PRODUCTEUR ASSOCIÉ

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Des membres des Chosen Few MC au milieu des sixties

Les coûts du film explosent avant qu’une seule scène ne soit réalisée. La Columbia reprend la main. Une close de confidentialité entre l’activiste noir et le studio hollywoodien semble avoir été signée.

Au final, les noms de Cliff Vaughs et Ben Hardy disparaissent du générique et tombent dans l’oubli le plus complet.

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Ben Hardy tenait un petit bouclard dans le quartier de Watts qui se charge de la bonne santé des V-Twin Panhead se fera aidé par Larry Marcus. Le psychopathe Charles Manson lui commandera un chopper !

Le nom d’Easy Rider aurait été donné en hommage à une chanson chantée par l’actrice May West dans le film « Lady Lou » (1933). L’un des couplets est :  » I wonder where my easy rider’s gone. » que l’on pourrait traduire par « Je me demande où mon cavalier cool est partie »  Il s’agirait là encore d’une idée de Cliff Vaughs.

DÈS 1968, LE MAGAZINE « CHOPPER » DE ED ROTH ATTRIBUT À CLIFF VAUGHS ET BEN HARDY LA PATERNITÉ DU CHOPPER CAPTAIN AMERICA.

Par contre, le documentaire de plus de 2 heures sorti en 2007-2008 sur l’histoire du Chopper de Jesse James ne les mentionnera jamais…

Obligé de quitter la Californie pour ses positions radicales au début des années 70, Cliff Vaughs passera les quatre décennies suivantes à barrer son voilier. Il naviguera dans les eaux des Caraïbes et le long des cotes de l’Amérique du Sud transportant tout ce qui peut être louche et clandestin.

L’activiste rentre aux pays en 2014 et il est finalement réhabilité par le tout Hollywood qui n’aime définitivement que les « happy ends ».  Cliff Vaughs ne verra Easy Rider que sur le tard.

En 2015, Peter Fonda fera son mea-culpa suite à la vente d’une Captain America pour la somme de 1,62 millions de Dollars faisant du chopper iconique, la moto la plus chère au monde !

« La création de ces choppers, ce ne fut qu’un petit mois de ma vie. Je suis heureux qu’elles aient tant marqué les spectateurs

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CLIFF VAUGHS : LE PARIA FINALEMENT RÉHABILITÉ

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Le 2 octobre 2016, la boutique Deus Ex Machina de Venice organisait un dernier hommage au custom builder.

Sa famille et des membres du Chosen Few MC, auquel il avait appartenu, avaient fait le déplacement jusqu’à la station balnéaire.

Peter Fonda n’était pas présent mais avait souhaité s’associer à cet hommage avec ces quelques mots :

« Sans cliff et Ben, j’aurais été dans un biker parmi tant d’autres avec un joli casque et une jolie peinture de réservoir ».

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Sur cette photo on voit bien la difficulté et le problème du démarrage au kick, pas facile et dur.

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Des répliques..

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Photo ci-dessus du bloc moteur avec son cadre support et les deux sorties d'échappement.

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Peter Fonda..

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Peter Fonda et Dennis Hopper..

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Dennis Hopper..l’indétrônable, car, c’était un Monsieur..

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C’était en..2010..

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Dennis Hopper décédait d’un cancer de la prostate..

Sa dernière « chevauchée », comme pour « Easy Rider »..

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Hollywood actor Dennis Hopper, best known for directing and starring in the 1969 cult classic “Easy Rider,” died on Saturday from complications of prostate cancer. Hopper was 74.

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Sa moto..

Il s’agissait d’une 1950’s Harley-Davidson Panhead engine.

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Les photos qui suivent sont une maquette pour mieux voir les détail s de près, sans plus..

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Pour rappel, les photos ci-dessus sont prises sur une maquette, modèle réduit.

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Photo ci-dessus Harley Davidson Panhead chopper.

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Photo ci-dessus gros plan sur le bloc moteur de la Harley du modèle 1950’s Harley-Davidson Panhead engine.

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Les deux acteurs faisaient la paire..

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Leur périple et trajet..

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De..Los Angeles à.. New Orleans.

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Les débuts de Peter Fonda..

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Peter Fonda était le producteur « associé ».

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Dennis Hopper était le réalisateur, et en même temps « acteur » dans le film.

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Le film a été tourné en 1968 et il est sorti en 1969, et de plus, il a été présenté au festival de Cannes la même année.

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Photo ci-dessus au festival de Cannes en 1969.

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Photo ci-dessus de Dennis Hopper pris dans des rêves ou songes.

« Easy Rider »..un film qui traduit tout..

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Photo ci-dessus de Dennis Hopper.

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« Easy Rider » n’a jamais été un film sur la moto ou pour les motos. Un tas de choses, dans ce film, tournaient autour de ce qui se passait politiquement parlant, dans ce pays..

Dennis Hopper.

Ce film faisait ressortir au travers, l'évolution de l'Amérique depuis 1930 jusqu'aux années 60..

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Photo ci-dessus de Dennis Hopper avec son épouse.

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La liberté absolue dans "Easy rider" (Dennis Hoper, 1969)

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Le film nous fait d’abord croire que l’on va suivre les aventures d’un duo de motards à la solde de cartels de la drogue, qui achètent et refourguent de la dope pour se faire de l’argent. On est loin d’être dans le tort, mais ce n’est pas le point qui nous intéresse le plus concernant Easy Rider. En vérité, il s’agit de voyager à travers les immenses étendues américaines sous fond de musique rock des sixties, comme le classique « Born to be wild » de Steppenwolf, qui fait ici sa première apparition au cinéma. Easy Rider est un film culturel, mais surtout très philosophique, avec un vrai discours et une symbolique intelligente.

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Peter Fonda dans Easy Rider (1969)

Le grand thème du film, c’est la liberté. Comment trouver la liberté ? Qu’est-ce que la liberté ? Quelle est la définition d’un « homme libre » et peut-on encore aujourd’hui se revendiquer comme tel ? Ce sont différentes questions auxquelles nos deux motards vont tenter de répondre à travers leur long pèlerinage sur les routes américaines. Sur leur chemin, ils rencontrent des hippies vivant en autarcie au milieu de nulle part, et un avocat des droits civiques alcoolique, campé par Jack Nicholson. A coups de discussions sous l’influence de la drogue autour de feux de camps, ces différents personnages échangent et offrent des éléments de réflexion sur la notion de liberté dans le monde moderne.

En choisissant des parias comme protagonistes, Hopper présente la liberté comme un facteur marginalisant, dans une société où les codes et les paradigmes semblent irrésistibles et inéluctables. Les deux motards sont deux électrons libres, parfaitement symbolisés par cette liberté qu’ils inspirent. Affranchis de toute autorité et de tout lien social extérieur, rien ne les retient. Les hippies présentent une alternative. Désintéressés par la vie en ville, dans la société moderne, ils vivent reclus, dans leur propres maisons, dans leur propre village, vivant grâce à leurs propres ressources, au milieu de nulle part. L’avocat, quant à lui, est le chaînon manquant entre ces marginaux et le reste du monde. Doté d’une situation sociale confortable, son comportement le contraint à enchaîner les gardes à vue, symbole même de la mise en quarantaine des individus indésirables en société.

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Peter Fonda, Jack Nicholson et Dennis Hopper dans Easy Rider (1969)

Souvent seuls sur la route ou dans la nature, lorsqu’ils croisent sur leur chemin d’autres individus, l’accueil est rarement chaleureux. Regardés de travers, critiqués, moqués, ils sont systématiquement rejetés où qu’ils aillent. Et si le film alimente ce climat malsain tout au long du voyage des deux motards, c’est bien autour d’un feu de camp avec l’avocat que toutes les clés de réflexion concernant Easy Rider et sa conception de la liberté vont se dévoiler. Dans un dialogue qui paraîtrait anodin, l’avocat met en garde les motards et livre un discours des plus efficaces qui donne au film tout son sens.

Il suffit de citer ses propres lignes de dialogue : « Ne leur dis jamais qu’ils ne sont pas libres, ils se mettraient à tuer et à massacrer pour prouver qu’ils le sont. » « Ils vont te parler sans arrêt de liberté individuelle mais s’ils voient un individu libre, ils prennent peur. » La morale est ici résumée, avec une autre phrase marquante :  « C’est dur d’être libre quand on est un produit acheté et vendu au marché. » Ainsi, la liberté effraie dans un monde où la société gouverne les actes et les envies, les individus prônant la liberté sont concernés comme des marginaux à fuir, ou à éliminer, car ils représentent un désordre qui n’est plus toléré.

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Easy Rider (1969)

Pour aller jusqu’au bout de ma réflexion, je suis obligé de SPOILER un peu dans ces deux paragraphes. C’est donc avec ces constats inquiétants faits par l’avocat que les deux motards poursuivent leur aventure. Mais voilà, l’avocat est assassiné dans son sommeil, comme un sombre écho à ses paroles de la soirée précédente, avant que les motards ne rallient le carnaval de La Nouvelle-Orléans. Dans l’une des scènes les plus étranges et les plus psychédéliques du film, ils participent à une mini-orgie dans un cimetière avec deux prostituées, tous sous l’influence d’une drogue extrêmement puissante. Enfin, en reprenant la route, ils sont interpellés par deux rednecks en voiture, qui se munissent d’un fusil, et tuent les deux motards l’un après l’autre, sans aucune raison.

La morale, ici, est que la liberté, telle qu’entendue par les motards, est devenue une utopie infranchissable. Poussée à l’extrême, elle mène au chaos (scène du cimetière où rien n’est plus sous le moindre contrôle). En société, au-delà de fasciner, elle effraie, et mène les individus à agir de manière totalement déraisonnable, comme en témoigne l’assassinat gratuit des motards, ainsi que celui de l’avocat. Après tout, ce bad ending est très judicieux, car il marque, mais respecte également le discours du film jusqu’au bout.

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Peter Fonda et Dennis Hopper dans Easy Rider (1969)

Easy Rider est un film qui permet de s’évader sous fond de bonne musique des années 1960, mais surtout de réfléchir sur une thématique très intéressante, et ce avec beaucoup de justesse. Sans superflu, il suit un raisonnement judicieusement construit, et qui permet d’intégrer la problématique du film sans entrer dans des schémas alambiqués.

Dans ce périple initiatique plein de symbolique, Easy Rider réussit la parfaite association entre une esthétique soignée, et une histoire intéressante. Jamais prétentieux mais plein de références culturelles et d’éléments de réflexion philosophiques, il ouvre la voie vers la décennie des seventies, celle de nouveaux chamboulements culturels, notamment en matière de cinéma.

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Introduction du film avec le titre « Born to be wild » de Steppenwolf (1:58)

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Au sujet du film « Easy Rider », et en parlant de ce film..

Faux LSD, vrai western et grosses bécanes : confessions de l'easy rider Peter Fonda

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Peter Fonda s’est éteint à l’âge de 79 ans, vendredi 16 août 2019, des suites d’un cancer. Il y a quelques mois nous le rencontrions afin de revenir sur la genèse d'Easy Rider qui fêtait ses 50 ans. Entretien ultime, fleuve et culte.

Cinquante ans après sa présentation au Festival de Cannes, Easy Rider revient célébrer son demi-siècle dans le cadre de Cannes Classics. Le producteur, acteur et coscénariste Peter Fonda retrace la genèse du film qui a consacré le Nouvel Hollywood, inventé le road-movie et enterré les 60s dans un flash d’acide et de violence.

En devenant à la surprise générale le troisième plus gros succès de l’année 1969 aux États-Unis (derrière Butch Cassidy et le Kid et Macadam Cowboy), Easy Rider confirmait la déroute du système des studios et devenait l’emblème d’un des étés les plus chauds de l’histoire US – festival de Woodstock, exactions de la Manson family, premier homme sur la Lune... Relecture sur deux-roues du Sur la route de Jack Kerouac, nourri de cinéma d’exploitation autant que de la modernité Nouvelle Vague, Easy Rider était, aussi, une rumination sur les mythes de l’Ouest et l’Amérique des pionniers, comme nous l’a rappelé Peter Fonda lors d’une longue conversation où s’est invité à plusieurs reprises le spectre de son père, Henry Fonda.

PETER FONDA : (Rires.) Merci ! On a tourné le film en 1968, mais c’est vrai qu’il est officiellement né l’année suivante, lors de sa première projection publique au Festival de Cannes. Dennis [Hopper], Jack [Nicholson] et moi étions super contents d’être là-bas, c’était excitant. On savait qu’on tenait un truc fort, qui allait faire enrager l’establishment. Les huiles de la Columbia avaient failli s’étouffer quand elles avaient appris que c’était notre film qui allait représenter la délégation américaine. La presse nous a beaucoup aidés. Mai 68 était encore dans l’air et tous les journalistes étaient à la recherche du dernier truc à la mode. Et le dernier truc à la mode, c’était nous ! Dennis aurait bien aimé qu’on décroche la Palme d’or.

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C’est finalement If.... qui l’a remportée, un autre film sur la jeunesse.

Oui, mais fait par des vieux ! C’était du cinéma beaucoup plus traditionnel qu’Easy Rider. Ils ont créé un prix spécial pour nous, le prix de la première œuvre. C’était bon pour l’ego de Dennis, il avait besoin d’être rassuré. Quand j’y pense, l’histoire du film est vraiment liée à la France. Parce que tout ça ne serait peut-être pas arrivé sans mon séjour à Roscoff.

Racontez-nous...

Je tournais là-bas un film avec Vadim et ma sœur Jane (Histoires extraordinaires) et Terry Southern est passé nous rendre visite. Vous voyez qui est Terry Southern ?

Une sommité de la contre-culture, le scénariste de Docteur Folamour !

Oui, et de Barbarella. L’avantage des tournages en France, c’est que les déjeuners durent des heures. Donc, quand Terry m’a demandé sur quoi je travaillais, j’ai eu le temps de lui raconter en détail la vision que j’avais eue pourEasy Rider. Terry m’a dit : "Je suis ton homme." – "Tu rigoles, Terry, ton salaire de scénariste, c’est le budget du film." Mais il était sérieux, il voulait vraiment le faire. Le soir, en rentrant à l’hôtel dans la voiture de Vadim (une DS 19, si mes souvenirs sont bons), on était encore en train d’en parler sur la banquette arrière. Vadim faisait la course avec Serge Marquand sur les routes de campagne, il roulait à 150 kilomètres à l’heure, mais nous, on s’en foutait, on délirait sur Easy Rider ! Jane s’est tournée vers nous pour savoir ce qu’on complotait et Terry lui a répondu : "Ton frère vient d’avoir l’idée de film la plus commerciale de tous les temps ! Et je vais l’écrire !" Jane a cru qu’on était défoncés, mais même pas. Du moins pas encore ! (Rires.) C’est là que ça a vraiment commencé. When Terry joined the band.

Vous pensiez vraiment à Easy Rider comme à un film commercial ?

Disons que je savais qu’il y avait un public. En 1967, j’étais à Toronto pour la promotion de The Trip de Roger Corman, écrit par Jack Nicholson. Je me suis retrouvé assis au premier rang d’une conférence de Jack Valenti, qui venait d’être nommé par le président Johnson à la tête de la Motion Pictures Association of America – une association totalement inutile, si vous voulez mon avis. Dans un immense auditorium rempli de distributeurs et d’exploitants de salles, Valenti s’est lancé dans un speech invraisemblable, avec son gros accent texan : "Mes amis, il est temps que nous arrêtions de faire des films avec des motos, du sexe et de la drogue." Et il a dit ça en me regardant droit dans les yeux ! Il prononçait le mot "sexe" comme un télévangéliste. C’était dingue. Fucking far out, man !

Vous avez donc décidé de faire le film ultime avec des motos, du sexe et de la drogue...

Ouais ! Je suis remonté dans ma chambre d’hôtel, où je devais signer des autographes à la chaîne, des photos en noir et blanc pour les enfants ou les familles des exploitants. "Chère Dolorès, meilleurs vœux, paix, Peter Fonda", ce genre de trucs. Et soudain, j’ai flashé sur une image des Anges sauvages [Roger Corman, 1966], avec Bruce Dern et moi, à moto, sur le sable de Venice. C’était une drôle de photo : nous étions méconnaissables, éclairés à contrejour. Je me suis demandé qui au service marketing avait pu penser que c’était une bonne idée de dédicacer ce truc. Puis j’ai eu une illumination, comme une déflagration dans mon cerveau. Je me suis dit : voilà le film qu’il faut faire. Pas l’histoire d’une centaine de Hells Angels qui se rendent à l’enterrement de l’un d’entre eux – ce qui était le sujet des Anges sauvages. Non. Juste deux mecs qui traversent le pays à moto.

Une vision de western...

Voilà. Ils voyagent dans l’Ouest de John Ford. J’ai repensé à Monument Valley, aux grands films de Ford – mon père en avait fait quelques-uns. Puis j’ai imaginé que ces gars devaient aller vers l’Est. Ils viennent de se faire un gros paquet de fric et ils partent en Floride prendre leur retraite. L’Est, c’était en référence au livre d’Hermann Hesse, Journey to the East (Le Voyage en Orient).

Comment avez-vous su que Dennis Hopper serait le réalisateur idéal pour ce film ?

J’avais déjà écrit un scénario avec Dennis. Il était photographe, il avait l’œil, il savait cadrer, il comprenait la caméra mieux que moi. Je le connaissais depuis son mariage avec Brooke Hayward en 1960. La réception, à New York, avait eu lieu dans l’appartement de ma sœur Jane. On avait sympathisé, puis pris l’habitude d’aller au cinéma ensemble, au Pasadena Playhouse.

Vous alliez voir quoi ?

On trippait sur Buñuel. L’Ange exterminateurUn chien andalouL’Âge d’orViridiana... Sur Welles aussi, La Splendeur des Amberson, et les comédies musicales de Busby Berkeley. On adorait parler mise en scène. Quand j’ai tourné mon premier film, à 22 ans, je me suis rendu compte que les gens ne s’intéressaient pas vraiment au cinéma comme Dennis et moi. J’ai toujours adoré le cinéma, ça n’avait rien à voir avec le fait que j’étais le fils de mon père. Bref, je savais que Dennis assurerait... Et je me suis aussi dit qu’il serait parfait pour l’autre rôle, qu’on ferait un bon duo. Donc, depuis ma chambre d’hôtel de Toronto, je l’ai appelé, il était 4 heures et demie du matin, mais j’en avais rien à foutre, je l’ai réveillé et je lui ai raconté. Il a adoré. On s’est réconciliés au passage, car on était fâchés, mais ce serait une histoire beaucoup trop longue à raconter... Je lui ai dit : "Tu réalises, je produis, on écrit et on joue tous les deux dedans. Comme ça, on fera des économies !" On a ensuite rencontré Bert Schneider et Bob Rafelson, qui nous ont demandé de combien on avait besoin. J’ai répondu 360 000 dollars, parce que c’était le budget des Anges sauvages. Faire des bons films pour trois fois rien, c’est ce que nous avait appris Roger Corman. Et c’est aussi grâce à Corman que je savais qu’il existait un public pour un tel film. Le tournage a été un formidable moment de camaraderie. L’équipe était très bien traitée : tout le monde pouvait utiliser ma carte bancaire ! (Rires.) Une expérience merveilleuse, même si j’ai failli y laisser ma peau.

Comment ça ?

À Taos, au Nouveau-Mexique, je n’arrêtais pas de tousser. Je ne m’en faisais pas plus que ça, mais Paul Lewis, le directeur de production, a insisté pour que j’aille chez le médecin, qui m’a diagnostiqué une broncho-pneumonie. Un truc vraiment sérieux, qui peut être mortel ! J’ai dû foncer à l’hôpital, j’y ai passé plusieurs jours, et le tournage a continué sans moi. Quand je suis revenu, on a filmé la scène devant le commissariat, où Jack Nicholson sort sa bouteille de whisky et boit à la santé de D. H. Lawrence. Je lui demande : "Jack, d’où tu sors ça ?" Et il m’explique que pendant mon séjour à l’hôpital, lui et Dennis sont allés prendre de l’acide sur la tombe de D. H. Lawrence ! "Sympa les gars ! Je suis à l’article de la mort et vous vous payez du bon temps." J’ai fait semblant de le gronder, et il s’est vraiment senti coupable ! Mais comment en vouloir à Jack ? Il rayonnait sur ce tournage. Il était magnifique. Après dix ans de vache enragée, on le laissait enfin s’exprimer en tant qu’acteur. C’était une renaissance pour lui.

Grâce à Easy Rider, on peut dater le moment précis où Jack Nicholson devient une star : quand son personnage fume son premier joint et délire sur l’invasion des Vénusiens...

Oui. Il y avait beaucoup d’impro dans le film, mais Dennis avait écrit ce monologue en amont. Moi, mon seul job, c’était de ne pas exploser de rire !

C’est facile de jouer défoncé ?

Oh, c’est pas un problème... Mais j’avais 28 ans ! Aujourd’hui, à 78, j’y réfléchirais à deux fois. Tout le monde fumait tout le temps. En revanche, contrairement à ce que raconte la légende, on n’a pas pris de LSD pour la scène du trip dans le cimetière. C’est de l’aspirine qu’on nous voit gober.

On a l’impression que tous les acteurs jouent leur propre rôle dans le film : Hopper est le petit nerveux, Nicholson le clown séducteur, et vous, Captain America, le beau gosse super cool...

Pendant le tournage, j’ai repensé à cette phrase de Gary Cooper : "Si je sais ce que je fais, je n’ai pas besoin de jouer." Quand j’avais 14 ans, j’étais copain avec Maria, la fille de Cooper. J’allais traîner chez elle et les adultes étaient là, en train de discuter : son père, le mien, John Wayne, Randolph Scott, Joel McCrea, l’Oncle Jimmy – James Stewart. Et Gary Cooper avait prononcé cette phrase, qui m’est restée. C’était ça pour moi, Easy Rider : je savais ce que je faisais, je n’avais pas besoin de jouer.

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Vous et Hopper aviez un pied à Hollywood, et l’autre dans la scène musicale de l’époque. Ces deux mondes ont fini par dialoguer grâce à Easy Rider...

Oui, j’aimais les musiciens, ce sont quand même eux qui ont allumé la mèche au début des 60s. J’ai raté Woodstock en 69, mais comme j’étais pote avec tous les gens qui y ont joué, j’ai quand même eu droit aux anecdotes ! (Rires.) Je frayais avec eux, et j’ai fini par me dire : les hippies ont leur littérature, leurs fringues, leurs coupes de cheveux, leur art, leur musique, leur poésie... Qu’est-ce qu’il leur manque ? Un film, bon sang ! Un film qui leur appartienne.

Le coup de génie ultime d’Easy Rider, c’est sa bande-son, l’utilisation de morceaux déjà existants, le juke-box géant...

Ça, on le doit à Dennis. Il a eu cette idée révolutionnaire de plaquer sur les images des chansons déjà connues, qui passaient à la radio. Personne ne l’avait fait avant lui. On a mélangé nos collections de disques et voilà le résultat. Aucun morceau n’a été écrit pour le film, à part le dernier, Ballad of Easy Rider. J’adore Don’t Bogart that Joint. Vous saviez que Sam Shepard était membre de ce groupe, Fraternity of Man ? Sans le vouloir, Sam Shepard s’est retrouvé dans Easy Rider !

Phil Spector joue le dealer de coke au début du film. Il a été facile à convaincre ?

Oui. Il faut dire que j’étais très convaincant quand je parlais d’Easy Rider ! Ce qui était pratique avec Phil, c’est qu’il ne se déplaçait jamais sans sa Rolls-Royce et son garde du corps. Ça nous permettait d’avoir une Rolls dans le film sans débourser un centime.

Les deux grandes énigmes du cinéma de la fin des années 60 sont le monolithe de 2001, l’odyssée de l’espace, et cette fameuse réplique à la fin d’Easy Rider, "We blew it" ("On a tout gâché"). Mais vous avez toujours refusé de l’expliquer...

Je ne voulais pas fournir le mode d’emploi. C’est pour ça que je la dis presque en marmonnant, à la Warren Beatty. Au début, ça rendait Dennis dingue ! Mais en la tournant, il a compris. Il fallait un peu d’abstraction, faire cogiter les spectateurs.

C’est devenu la phrase emblématique de l’échec des utopies 60s. Ça vous va comme interprétation ?

Difficile de dire le contraire. Quand on me demande si Easy Rider est toujours pertinent aujourd’hui, si la phrase "We blew it" a toujours un sens, je réponds systématiquement : regardez par la fenêtre. On est obligé de constater qu’on a tout gâché. Avec ce cinglé à la Maison-Blanche ! We blew it badly. Nous ne sommes plus la terre de la liberté et la patrie des courageux ["The land of the free and the home of the brave", paroles de l’hymne américain]. Cela dit, quand j’ai revu le film il y a quelques jours, je n’ai pas pensé à tout ça, à l’embarras que cause ce prétendu président. Je l’ai apprécié comme un vieux western. Si vous regardez bien, vous verrez que mon personnage porte des éperons. C’était un film vraiment novateur par son style. On n’avait pas Gregg Toland, le chef opérateur des Raisins de la colère, mais on a eu la chance de rencontrer Laszlo Kovacs, qui avait fui la Hongrie en 1956 avec sa caméra sous le bras. Et Laszlo est devenu notre Gregg Toland

Qu’a pensé votre père d’Easy Rider ?

Les gens adorent fantasmer cette scène, mais comme j’étais là, c’est mieux que ce soit moi qui la raconte... Il a vu le film, est rentré chez lui, m’a téléphoné pour me proposer de passer lui rendre visite. Je suis arrivé et il m’a dit : "Je suis inquiet, fils." – "Pourquoi ?" – "On ne comprend pas ce qui se passe dans ce film, on ne sait pas quel est le but de ce voyage." – "C’est juste deux gars qui vont faire Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans." – "Alors, c’est mince, très mince..." Et je lui ai dit : "Papa, pourquoi tu refuses de voir ce qu’il y a dans ce film ? De le regarder comme nous on le regarde ? De découvrir ce qu’il y a à y découvrir ? Je t’assure que si tu traversais le pays avec moi, tu verrais les inégalités, la haine raciale, les Noirs qui vivent sans électricité, à quel point ce pays est divisé..." Mais il ne voulait pas ouvrir les yeux. Ça m’a vraiment perturbé... Vous savez, je ne me suis jamais pensé comme "le fils de Henry Fonda". Je sais que tout le monde me regardait comme ça. Les critiques, notamment. Mais je ne voulais pas pour autant prendre un pseudonyme. J’étais fier d’être Peter Fonda. Gamin, j’avais dû survivre à un tas de saloperies pour devenir Peter Fonda ! Pourquoi changer de nom ?

Quand vous tourniez le film, la conscience de la fin du rêve hippie était si forte que ça ?

Oui. On savait que tout ça allait bientôt s’arrêter. On était sur le point de réussir à stopper une guerre, c’est vrai. Mais Martin Luther King a été assassiné et ça nous a glacé le sang. La fin était proche, on le savait. Il y avait un sentiment d’urgence, il fallait se dépêcher de faire ce film. C’est ce que je dis dans L’Anglais, de Steven Soderbergh, dans la scène où je me cure les dents devant le miroir de la salle de bains : "Les 60s, c’était 66, début 67. Rien de plus."

Il n’a donc jamais été question de happy end ?

L’idée que les héros allaient être tués à la fin m’est venue immédiatement, dans cette chambre d’hôtel de Toronto. Bill et Wyatt sont des hors-la-loi, des rebelles. Mais ils ne se font pas descendre en vertu de la tradition hollywoodienne qui veut que les braqueurs de banque soient punis à la fin. Non, ils se font tuer à cause de leur look. Pour ce qu’ils représentent. Parce que ce sont des freaks. Je voulais vraiment choquer les spectateurs. Ils pouvaient s’éclater pendant la projection, mais l’idée était qu’ils soient abasourdis à la fin, que le silence se fasse, qu’ils se demandent ce qu’il venait de se passer. Et qu’ils reviennent voir le film pour comprendre. Voilà comment on s’assure un bon box-office ! (Rires.) Non, sérieusement, je voulais secouer le public... Tiens, vous saviez que Groucho Marx était fan d’Easy Rider ?

Non !

J’avais organisé une projection pour Bob Dylan, qui nous avait laissé utiliser la chanson It’s Alright Ma (I’m Only Bleeding), et en chemin, je tombe sur Groucho, qui me pose plein de questions sur le film et me dit qu’il l’a vu seize fois. Wow ! Quelle fierté ! C’était dingue, j’en revenais pas. Groucho n’était pas un hippie. Mais un hors-la-loi, ça, oui ! Je lui ai répondu que j’avais vu La Soupe au canard dix-huit fois. (Rires.)

Au fait... c’est quoi, un « easy rider » ?

C’est Terry Southern qui a fixé la définition. Un easy rider, c’est le mec d’une prostituée. Pas son mac, son petit ami. Elle part bosser le matin, et le soir, quand elle rentre, c’est sur son épaule à lui qu’elle se repose, il la prend dans ses bras et la cajole. Mais le reste du temps, pendant qu’elle fait des passes, il glande et boit des bières devant la télé ! (Rires.)

OK. Merci, monsieur Fonda...

Oh non, je vous en prie, monsieur Fonda est mort en 1982. Moi, c’est Peter.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Easy_Rider

Easy Rider

Easy Rider /ˈizi ˈɹaɪdɚ/1 est un film américain réalisé par Dennis Hopper en 1969.

Road trip de deux motards épris de liberté à travers l'Amérique, le film est sélectionné en 1998 pour conservation par le National Film Registry de la bibliothèque du Congrès pour son apport significatif au cinéma américain et à la culture des États-Unis.

Synopsis

Ce road movie, devenu un emblème de la génération hippie des années 1960-1970, raconte le voyage de deux jeunes motards, Wyatt et Billy, qui, après avoir vendu une grosse quantité de drogue, décident de quitter Los Angeles et d'aller participer à la célébration du carnaval de La Nouvelle-Orléans avec l'argent gagné.

Durant leur traversée des États-Unis sur leur moto de type choppers, les protagonistes rencontrent et découvrent le mode de vie d'une communauté hippie. Arrêtés pour s'être joint sans autorisation à un défilé, ils sympathisent avec George Hanson, un avocat défenseur des droits civiques qui les accompagne dans la suite de leur périple. Les trois marginaux se confrontent à l'Amérique traditionnelle.

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J’ai vu ce film peu après sa sortie.

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En..1969, j’avais tout juste..15 ans, et je travaillais au..Luxembourg..

C’était là, mes « vrais » premiers débuts, tout timide, dans la vraie vie active, et le monde du travail....

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