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Macron..le gouvernement Macron..

A peine élu, le nouveau président, Mr. Macron, a, tout d’abord, désigné les proches de son entourage direct à l’Elysée..

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 La première partie du cabinet du nouveau président a été annoncée ce dimanche , en marge de la cérémonie d’investiture.

 

Les premières nominations d’Emmanuel Macron..

 

Deux proches, un diplomate et deux vétérans: voici les premières nominations de l’équipe du nouveau président Emmanuel Macron à l’Elysée annoncées dimanche par son entourage.

 

Le secrétaire général de l’Elysée

 

Secrétaire général de l’Elysée : Alexis Kohler, 44 ans

 

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Photo ci-dessus d’Alexis Kohler , secrétaire général à l’Elysée.

 

Alexis Kohler, 44 ans, secrétaire général de l’Elysée.

Enarque, homme de confiance et ami proche du nouveau président, cet Alsacien a notamment travaillé à l’Agence des participations de l’Etat, avant d’être le directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances puis de diriger le cabinet d’ Emmanuel Macron à Bercy de 2014 à 2016.

C’est un expert en finances publiques: après l’ENA (1998-2000), où il a côtoyé les futures ministres Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, il est entré à Bercy au Trésor, avant de se spécialiser dans l’endettement international (Club de Paris, FMI, BIRD...), puis à la puissante Agence des participations de l’État (APE). C’est le seul qu’ Emmanuel Macron «écoute vraiment», assure un proche du nouveau président, qui juge son aîné de cinq ans «plus intelligent que lui». Il succède à Jean-Pierre Jouyet, ami de François Hollande, qui avait poussé la carrière d’ Emmanuel Macron à son arrivée à l’Elysée en 2012.

 

Alexis Kohler, le général en chef de Macron

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Décrit comme brillant et bosseur, le nouveau secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, 44 ans, est bardé de diplômes (Sciences-Po Paris, ENA, Essec..). Le président de la République aurait confié qu’il le trouvait « plus intelligent que lui » ! Pourtant son début de carrière a été long et austère, car Alexis Kohler n’est ni inspecteur des Finances, ni conseiller d’Etat. Il n’est qu’administrateur civil. Oui, mais au Trésor. Ce qui le classe, dans la hiérarchie, juste après les grands corps. Il est donc passé par le cursus classique : la direction du Trésor (adjoint au chef de bureau D1, puis F1), le F.M.I., la BIRD (administrateur suppléant), l’Agence des participations de l’Etat (chef de bureau C2). Il avait été promu sous-directeur des Transports quand, en 2012, le ministre de l’économie Pierre Moscovici le nomme directeur adjoint de son cabinet. Le début d’une ascension fulgurante. Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Elysée, le repère. Il le prendra comme directeur de cabinet lorsqu’il sera nommé à Bercy.

Dévoué et disponible 24 heures sur 24, c’est lui qui a concocté la « Loi Macron », lui qui a supervisé l’élaboration du programme, lui qui a servi d’agent recruteur dans la haute administration. Car, face à une classique politique renouvelée mais morcelée et en grande partie inexpérimentée, Emmanuel Macron va gouverner de manière très centralisée.

En faisant relayer son action par une haute administration à sa main (le fameux ’’Spoil System’’..). D’où son désir d’installer un spoil system, et de nommer partout des hauts fonctionnaires Macron-compatibles (c’est un peu le système Poutine, et ou chaque grande ville à l’intérieur de la Russie est tenue par un ancien camarade de classe et copain de banc d’école..).

Il s’est heurté à un premier refus : il voulait choisir le directeur de cabinet de son premier ministre. Edouard Philippe s’y est opposé.

 

Le directeur de cabinet

 

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Patrick Strzoda, 64 ans, directeur de cabinet

Ce haut fonctionnaire devient directeur de cabinet du président, après avoir rempli la même fonction auprès de Bernard Cazeneuve en 2016 à l’Intérieur puis à Matignon. Il suivra les questions régaliennes à l’Elysée. Énarque, il a fait l’essentiel de sa carrière dans la préfectorale. Préfet de la région Bretagne entre 2013 et 2016, il devait d’ailleurs devenir préfet de la région Île-de-France avant sa nomination à l’Elysée.

 

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Directeur de cabinet : Patrick Strzoda, 64 ans

 

« C’est le meilleur des préfets ! » Ce cri du cœur émane d’un des plus fins connaisseurs de la fonction publique. A 64 ans, Patrice Strzoda est nommé directeur de cabinet du président de la République. Comme ses prédécesseurs, ce pur produit de la préfectorale dirigera le palais et suivra les questions régaliennes. Ancien préfet de la région Bretagne et de la zone de défense et de sécurité Ouest, ce sportif amateur de golf fit respecter l’ordre d’une main de fer au moment des manifestations contre la loi El Khomri, au risque d’une escalade dans les violences. En décembre 2016, il devient l’éphémère directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve à Matignon, avant d’être nommé préfet de la région Ile-de-France entre les deux tours de la présidentielle. Un poste auquel il a dû renoncer avant même de l’occuper.

Avant d’arriver à Matignon, puis à l’Elysée, cet énarque (promotion Léonard de Vinci) s’était peu engagé politiquement, ne devant sa carrière ni à la droite, ni à la gauche. « Il est extrêmement apprécié dans le corps, observe l’un de ses collègues préfet. Personne n’en dira du mal car il n’a aucun ennemi. Manuel Valls l’adore, Bernard Cazeneuve l’adore. Et apparemment, Emmanuel Macron l’avait repéré aussi. » En 1992, Patrice Strzoda a dirigé le comité d’organisation des JO d’Albertville. Avant la Bretagne, il fut préfet de Corse (2011-2013), l’un des postes les plus délicats de la préfectorale, préfet des Hauts-de-Seine (2009-2011), préfet des Hautes-Alpes (2002-2004) ou encore des Deux-Sèvres (2005).

Le conseiller diplomatique

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Conseiller diplomatique : Philippe Etienne, 61 ans

 

Il se préparait à partir comme ambassadeur à Moscou après presque trois ans à Berlin. Finalement, Philippe Etienne, 61 ans, restera à Paris aux côtés du nouveau président comme conseiller diplomatique. Un poste stratégique, le plus puissant et le plus exécutif en matière de politique étrangère, où, comme le résume un diplomate, « on donne des instructions à tout le monde sauf au président ». Ce choix d’Emmanuel Macron rappelle combien l’Europe, et notamment la relation avec Berlin, sera prioritaire dans sa politique.

Ex-élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de mathématiques, licencié en sciences économique, cet ancien énarque de la promotion Voltaire (la même que François Hollande), est aussi un polyglotte diplômé en serbo-croate, qui manie aussi bien l’anglais que l’allemand, l’espagnol, le russe et le roumain. De Belgrade au début des années 1980 à Bonn comme premier secrétaire puis Moscou (chef des services culturels et scientifiques) il part ensuite à Bruxelles, auprès de l’Union Européenne, comme premier conseiller, puis à Bucarest comme ambassadeur entre 2002 et 2005, et joue un rôle clé dans le processus d’adhésion de ce pays. Il revient à l’UE comme ambassadeur entre 2009 et 2014 après avoir dirigé pendant deux ans, entre 2007 et 2009, le cabinet de Bernard Kouchner.

S’il lui manque une longue expérience directe du Moyen-Orient et des Etats-Unis, son équipe encore en voie de constitution d’une dizaine de personnes devrait y suppléer. Dans un quinquennat où les enjeux européens seront centraux, la nomination de Philippe Etienne est une garantie pour le Quai d’Orsay de garder la haute main sur ces dossiers, alors même que l’on parle d’un super-ministère des affaires européennes dépendant directement de Matignon.

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Photo ci-dessus de Mr. Philippe Etienne, prise à Berlin, le 17 novembre 2016.

Le conseiller spécial

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Conseiller spécial : Ismaël Emelien, 30 ans.

 

« C’est le meilleur stratège politique de Paris », assure Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, un think tank libéral qui a nourri le programme d’Emmanuel Macron lors de la campagne. Pourtant, le nouveau conseiller spécial du chef de l’Etat n’a pas connu que des succès. C’est notamment lui qui avait piloté, à l’époque pour le compte de l’agence Havas, la campagne du très autoritaire président vénézuélien Nicolas Maduro en 2013, à l’issue de laquelle l’héritier de Chavez l’avait emporté de justesse, avec seulement 50,6 % des voix.

Etudiant à Sciences Po, « Isma » n’a que 19 ans lorsqu’il se fait vamper par Dominique Strauss-Kahn, qui enseigne alors à l’école de la rue Saint-Guillaume. Embarqué dans la campagne de la primaire de 2006 – que DSK perdra –, il rejoint ensuite Gilles Finchelstein à la fondation Jean-Jaurès, qui lui apprend le métier de politologue. C’est là qu’il rencontre pour la première fois Emmanuel Macron, qui vient d’intégrer la banque Rothschild. Le courant passe immédiatement, les deux hommes ne se quitteront plus.

Durant la campagne, Ismaël Emelien est celui qui a disséqué l’opinion, mis au point la stratégie, décidé des meetings. Il est devenu le sparring partner préféré de M. Macron, qui lui fait une confiance absolue, ce qui est rare chez lui. A l’Elysée, le jeune homme, qui détonne dans l’entourage avec ses grosses lunettes, sa barbe de trois jours et sa doudoune sans manches, devrait continuer à conseiller dans l’ombre le chef de l’Etat, loin des médias qu’il évite de côtoyer.

Le responsable de la communication

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Communication : Sylvain Fort, 45 ans

 

Normalien et agrégé de lettres classiques, Sylvain Fort va s’occuper de la communication du nouveau président, comme cela a été le cas durant la campagne. Passé par BNP Paribas – il fut notamment la plume de son PDG Michel Pébereau – et DGM Conseils, l’agence de communication de Vincent Bolloré et de Bernard Arnault (LVMH), il avait monté sa propre agence, Steele & Holt, avant de finalement proposer ses services à Emmanuel Macron à l’été 2016, lorsque celui-ci a quitté le ministère de l’économie pour se lancer dans la course à l’Elysée.

« Sylvain, c’est quelqu’un d’extrêmement brillant, mais aussi de très impatient, assure l’un de ses anciens patrons. Il avait du mal à rester plus de six mois dans la même entreprise, il veut que ça bouge. » Féru de musique classique, auteur de livres sur Puccini, le successeur de Gaspard Gantzer va désormais devoir gérer les mots et les images du chef de l’Etat, qui aime penser sa communication dans les moindres détails.

Au Château, il sera épaulé par deux conseillères presse, qui ont, elles aussi, fait la campagne du candidat Macron. Sibeth N’Diaye, remarquée dans le documentaire de Yann L’Hénoret « Les coulisses d’une victoire », traitera des affaires nationales. Elle a rencontré Emmanuel Macron au ministère de l’économie, où elle s’occupait déjà des relations presse de son prédécesseur, Arnaud Montebourg. Les déplacements à l’étranger seront, eux, gérés par Barbara Frugier, passée par Bercy et par Matignon durant le quinquennat.

 

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Le Chef d’Etat-major particulier

 

Mr. Bernard Rogel (Amiral..), Chef d’Etat-major particulier..

 

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Bernard Rogel, 61 ans, chef d’état-major particulier

C’est l’un des rares de l’équipe Hollande maintenu en poste: l’amiral Bernard Rogel, Breton au caractère bien trempé, ex-chef d’état-major de la Marine de 2011 à 2016, était devenu en juillet 2016 chef d’état-major particulier (CEMP) de François Hollande, fonction qu’il gardera auprès du nouveau président. Bernard Rogel avait succédé l’an dernier au général Benoît Puga, qui avait servi successivement Nicolas Sarkzoy (2010-2012) et François Hollande (2012-2016). Sous-marinier, spécialiste de la dissuasion nucléaire, il avait aussi servi Jacques Chirac comme adjoint au CEMP de 2004 à 2006.

Le «CEMP», éminence grise militaire du chef de l’Etat, est le numéro trois dans l’ordre hiérarchique de la présidence, après le chef de l’Etat et le secrétaire général de l’Elysée. L’amiral Rogel a servi auprès du chef d’état-major des Armées de 2006 à 2011, notamment pour conduire l’opération Harmattan en Libye et l’intervention française en Côte d’Ivoire en 2011.

 

 

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« Notre finalité est non seulement de servir notre pays mais aussi de préparer son avenir»

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Rogel

 

 

« Macron ? Ce sera une gauche techno, gestionnaire, fille de l’improbable accouplement de Michel Rocard avec Dominique Strauss-Kahn. » La sentence, qui émane d’un haut fonctionnaire (étiqueté à droite) résume assez bien l’esprit avec lequel Emmanuel Macron entend constituer le cabinet qui va l’entourer à la présidence de la République. Depuis son irruption en politique, lorsqu’il est devenu secrétaire général-adjoint de l’Elysée en 2012, l’énarque promotion Senghor (celle du hollandais Gaspard Gantzer et du Sarkozyste Sébastien Proto) aime s’entourer de technos plutôt jeunes, surdiplômés comme lui et souvent passés par la strauss-kahnie. Plusieurs de ceux qui l’ont épaulé chez En marche ! devraient ainsi le suivre à l’Elysée, à l’image d’Ismaël Emelien, son conseiller spécial, ou de Sibeth N’Diaye, son attachée de presse.

Pragmatique, le nouveau chef de l’Etat devrait néanmoins s’entourer de personnalités plus aguerries ou plus politiques. Parmi les cinq membres de son cabinet officiellement nommés dimanche 14 mai, on trouve ainsi deux sexagénaires rompus aux arcanes de l’administration et de la diplomatie. Selon son entourage, le chef de l’Etat n’hésitera pas non plus à faire appel à des hommes qui n’ont pas participé à sa conquête de l’Elysée. « Regardez Patrice Strzoda, il n’était pas dans sa campagne et il devient son directeur de cabinet, pointe Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence et compagnon de route de M. Macron. Emmanuel nous échappe, c’est normal. Les proches vont devoir le laisser partir, faire de la place pour les autres. »

 

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Enfin, le premier ministre, tant attendu, et qui n’était plus un secret pour personne, et depuis un peu plus d’une semaine, a été désigné et choisi..

 

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Photo ci-dessus d’Emmanuel Macron avec Edouard Philippe, son premier ministre choisi et voulu..

(on remarquera une certaine connivence..)

 

And the winner is :

 

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Il s’agit d’Edouard Philippe, maire du Havre et député.

 

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Photo ci-dessus du premier ministre Edouard Philippe.

( tout, sauf un blond aux yeux bleus..)

Premier ministre de Macron

Edouard Philippe a été nommé le lundi 15 mai 2017 à Matignon. Depuis lundi 8 mai, plusieurs médias prêtaient à Emmanuel Macron l'intention de se tourner vers le député-maire du Havre. Ce (très) proche d' Alain Juppé a l'immense avantage de pouvoir tisser des liens très utiles avec une partie de la droite, dans la perspective - possible - de la fracture de LREdouard Philippe incarne aussi le renouveau, l'homme de 46 ans n'ayant jamais joué les premiers rôles sur la scène nationale. Par ailleurs, cet énarque, qui a un passé de militant rocardien durant ses années d'étudiant à Sciences-Po Paris, a travaillé quelques années dans le privé, ce qui lui offre d'autres atouts pour incarner, aux yeux d' Emmanuel Macron, l'homme de la situation.

 

Lorsqu’un Normand remplace un autre..Normand..

(où lorsqu’un normand s’en va, chassé par l’autre qui prend sa place..hum..hum..)

 

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Les meilleures places sont une quête et conquête âpre et se négocient parfois en coulisse..

 

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Photo ci-dessus d’un dessin humoristique qui traduit tout.

 (pas dégueu le service de l'Etat..)

 

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Photo ci-dessus d’Edouard Philippe, premier ministre, au balcon de l’hôtel Matignon.

 

Secrétaires d'Etat auprès du Premier ministre: 
- Chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: Christophe Castaner  
- Chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes: Marlène Schiappa 
- Chargée des personnes handicapées: Sophie Cluzel 
- Chargé du numérique: Mounir Mahjoubi 

 

Puis, comme il se doit, selon la règle et la coutume, le premier ministre Mr. Edouard Philippe a choisi, désigné, et formé son gouvernement..

 

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Le gouvernement d'Edouard Philippe

- Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Gérard Collomb 
- Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire: Nicolas Hulot 
- Ministre d'Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice: François Bayrou 
- Ministre des Armées: Sylvie Goulard 

- Ministre de l'Economie: Bruno Le Maire 

- Ministre du Travail: Muriel Pénicaud 

- Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn
- Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian

- Ministre de la Culture: Françoise Nyssen 

- Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer 

 

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 Le Trombinoscope..

 

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- Ministre de la Cohésion des Territoires: Richard Ferrand 
- Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn 
- Ministre de la Culture: Françoise Nyssen 
- Ministre de l'Economie: Bruno Le Maire 
- Ministre du Travail: Muriel Pénicaud 
- Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer 
- Ministre de l'Agriculture et de l'alimentation: Jacques Mézard 
- Ministre de l'Action et des comptes publiques: Gérald Darmanin 
- Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation: Frédérique Vidal  
- Ministre des Outre-mer: Annick Girardin 
- Ministre des Sports: Laura Flessel 
- Ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports: Élisabeth Borne 
- Ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes: Marielle de Sarnez   

 

Le premier conseil des ministres

 

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Photo ci-dessus du salon Murat, lieu de travail lors des réunions de travail des conseils de ministres.

Les choses sérieuses ont commencé dès ce jeudi 18 mai : l'ensemble des ministres se retrouvera pour son premier conseil, exceptionnellement décalé au jour suivant puisqu'il se tient d'ordinaire le mercredi. Sur le haut de la pile de dossiers figurera celui de la moralisation de la vie politique, un projet dont François Bayrou avait fait la condition sine qua non de son ralliement à Emmanuel Macron.

Le gouvernement d'Edouard Philippe

- Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Gérard Collomb 
- Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire: Nicolas Hulot 
- Ministre d'Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice: François Bayrou 
- Ministre des Armées: Sylvie Goulard 
- Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian 
- Ministre de la Cohésion des Territoires: Richard Ferrand 
- Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn 
- Ministre de la Culture: Françoise Nyssen 
- Ministre de l'Economie: Bruno Le Maire 
- Ministre du Travail: Muriel Pénicaud 
- Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer 
- Ministre de l'Agriculture et de l'alimentation: Jacques Mézard 
- Ministre de l'Action et des comptes publiques: Gérald Darmanin 
- Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation: Frédérique Vidal  
- Ministre des Outre-mer: Annick Girardin 
- Ministre des Sports: Laura Flessel 
- Ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports: Élisabeth Borne 
- Ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes: Marielle de Sarnez   
                   
Secrétaires d'Etat auprès du Premier ministre: 
- Chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: Christophe Castaner  
- Chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes: Marlène Schiappa 
- Chargée des personnes handicapées: Sophie Cluzel 
- Chargé du numérique: Mounir Mahjoubi 

 

 

Premier ministre de Macron

Edouard Philippe a été nommé le lundi 15 mai 2017 à Matignon. Depuis lundi 8 mai, plusieurs médias prêtaient à Emmanuel Macron l'intention de se tourner vers le député-maire du Havre. Ce (très) proche d'Alain Juppé a l'immense avantage de pouvoir tisser des liens très utiles avec une partie de la droite, dans la perspective - possible - de la fracture de LR. Edouard Philippe incarne aussi le renouveau, l'homme de 46 ans n'ayant jamais joué les premiers rôles sur la scène nationale. Par ailleurs, cet énarque, qui a un passé de militant rocardien durant ses années d'étudiant à Sciences-Po Paris, a travaillé quelques années dans le privé, ce qui lui offre d'autres atouts pour incarner, aux yeux d'Emmanuel Macron, l'homme de la situation.

Ministre de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur est un proche du président Emmanuel Macron, le maire de Lyon, Gérard Collomb. Les bruits de couloirs le donnaient très réticent à occuper ce poste, très exigeant, en période de menace terroriste pesant sur la France.

Ministre de la Transition écologique l'Environnement

C'est une demi-surprise, en tout cas un coup de force : Emmanuel Macron a choisi de faire de Nicolas Hulot le ministre d'Etat chargé de la Transition écologique. Il est le numéro 2 du gouvernement Philippe, derrière Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.

Ministre de la Justice

C'est le président du MoDem, François Bayrou, qui est nommé garde des Sceaux. Il est également ministre d'Etat, signe qu'il est l'un des grands poids lourds du gouvernement. Le maire de Pau est à l'origine de la première loi que fera voter l'Assemblée nationale, la grande loi de moralisation de la vie publique.

Ministre des Armées (ministre de la Défense)

Pour remplacer Jean-Yves Le Drian, le président et le Premier ministre a nommé Sylvie Goulard, eurodéputée centriste, pressentie un temps pour le ministère des Affaires étrangères. Le nom de son portefeuille surprend, d'autant que les institutions de la Ve République confère à Emmanuel Macron le titre de chef des Armées.

Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

A ce poste, Emmanuel Macron a choisi Jean-Yves Le Drian, l'ancien ministre de la Défense de François Hollande. Il change donc de portefeuille, mais reste à un poste régalien avec une grande partie de dossiers en commun avec son ancien poste.

Ministre de l'Economie

Emmanuel Macron connaît très bien Bercy. Celui qu'il a désigné - en accord avec son Premier ministre Edouard Philippe - pour occuper son ancien poste est donc Bruno Le Maire. En acceptant de devenir le patron de Bercy, le député de l'Eure, qui avait fait campagne pour devenir président de l'UMP puis pour être investi candidat LR à la présidentielle rompt avec son parti.

Ministre de l'Action et des comptes publics (Budget)

C'est le très proche de Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, qui a été nommé ministre en charge de l'Action et des Comptes publics. Le jeune maire de Tourcoing se met lui-aussi en marge de son parti politique. Il y a quelques semaines, il s'affichait aux côtés de François Baroin pour préparer la campagne LR des élections législatives.

Ministre de l'Education nationale

C'est Jean-Michel Blanquer, directeur de l'Essec, grande école de commerce, est le nouveau ministre de l'Education nationale. Ancien étudiant de Sciences Po Paris et de Harvard, il a été recteur de l'Académie de Guyane entre 2004 et 2006, recteur de l'Académie de Créteil entre 2007 et 2009, directeur général de l'enseignement scolaire au ministère de l'Education nationale entre 2009 et 2012, puis directeur général du groupe ESSEC (écoles supérieures de commerce) à partir de juin 2013.

Ministre des Solidarités et de la Santé

A ce grand ministère élargi, dont on ignore encore les contours, c'est Agnès Buzyn qui a été choisie par le président et le Premier ministre. Agnès Buzyn est médecin, spécialisée en hématologie, et enseignante à l'université. Elle a exercé à l'hôpital Necker jusqu'en 2011. Elle dirigeait depuis plus d'un an la Haute autorité de la santé, après avoir été présidente de l'institut national du cancer. La HAS est notamment chargée d'évaluer l'utilité et l'efficacité des médicaments ou actes médicaux et de juger de la pertinence de leur remboursement. Dans le gouvernement Philippe, elle est donc nommée ministre des Solidarités et de la Santé.

Ministre du Travail

Murielle Pénicaud a été nommée ministre du Travail. C'est à elle que revient la lourde charge de piloter la prochaine réforme du droit du Travail, très attendue par les syndicats. La nouvelle ministre fait partie des recrues issues de la "société civile". Murielle Pénicaud dirigeait jusqu'à présent et depuis janvier 2015 Business France, une agence publique dont le but est de promouvoir la France et ses entreprises dans le monde, pour convaincre des investisseurs de s'engager dans l'Hexagone. Elle a également travaillé au sein du groupe Danone et de Dassault Système. Elle a siégé au sein du conseil d'administration d'Aéroports de Paris, de la SNCF, du groupe Orange...

Ministre de la Cohésion des territoires

Le président a nommé l'un de ses plus proches, Richard Ferrand, qui était jusque-là secrétaire général de La République en Marche, le parti politique lancé par Emmanuel Macron pour accéder à l'Elysée.

Ministre de l'Agriculture

A ce poste, c'est Jacques Mézard, sénateur PRG du Cantal, qui a été choisi. Il avait publiquement soutenu Emmanuel Macron ces dernières semaines. Il sera ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Philippe et succède donc à Stéphane Le Foll. Auparavant, il a aussi été conseiller général du Cantal et adjoint au maire d'Aurillac, sa ville d'origine.

Ministre de la Culture

La nouvelle ministre de la Culture est Françoise Nyssen. Elle s'est fait un nom dans le monde de l'édition, comme PDG d'Acte Sud, qui a édité ces dernières années des best-sellers, des Prix Goncourt et un Prix Nobel. Françoise Nyssen fait parti de ces ministres issus de la société civile. Début mai, elle avait appelé à voter pour Emmanuel Macron dans une tribune publiée par le site littéraire Actualitté : "Dimanche je voterai avec détermination et joie pour Emmanuel Macron. (...) On a vu que lorsque l’extrême droite arrive au pouvoir ces libertés (d'expression) sont remises en cause. Avec Emmanuel Macron qui a mis la culture en première position de son programme, on pourra continuer".

Ministre des Sports

C'est l'ancienne championne d'escrime qui hérite du poste de ministre des Sports. Il s'agit d'une surprise, puisque d'autres personnalités étaient attendues à ce poste, notamment l'élu parisien Pierre-Yves Bournazel. A noter : Paris accueillait ces derniers jours la Commission d'évaluation du CIO, dans le cadre de sa candidature à l'organisation des JO 2024. Un projet soutenu par le président de la République Emmanuel Macron et qui sera donc portée par la toute nouvelle ministre des Sports. Laura Flessel, qui a remporté deux fois le titre olympique et a été sacrée 6 fois championne du monde d'escrime, faisait partie des sportifs signataires d'un appel à voter Macron au 2eme tour de l'élection présidentielle  La Guadeloupéenne avait pris sa retraite sportive en 2012. L'épéiste n'est pas la première escrimeuse à occuper le poste avant elle, Jean-François Lamour avait aussi été ministre des Sports.

Ministre des Transports

Diplômée de Polytechnique et des Ponts et chaussées, Elisabeth Borne est âgée de 56 ans. La haute-fonctionnaire était, avant sa nomination en tant que ministre des Transports, directrice de la Régie autonome des transports parisiens, et ce depuis mai 2015. Auparavant, elle a travaillé au sein du ministère de l'Ecologie (auprès de Ségolène Royal), a été préfet de Poitou-Charente, a officié au sein de la SNCF ou encore d'Eiffage. La thématique du Transport ne lui est pas étrangère puisqu'elle a déjà été conseillère technique chargée des transports dans le cabinet de Lionel Jospin à Matignon en 1997.

Ministre de l'Enseignement supérieur

Frédérique Vidal intègre le gouvernement. Cette ancienne professeur de Sciences et Vie de la Terre, mariée, deux enfants, a 53 ans. Depuis 2012, elle dirigeait l'université de Nice Sophia Antipolis, après y avoir été professeur et maître de conférences. Fait amusant : sa nomination à 15h en tant que ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est intervenue alors qu'elle était en plein vol entre New York et Paris, de retour d'un déplacement professionnel...

Ministre des Affaires européennes

Marielle de Sarnez, cette proche de François Bayrou, membre du Modem, a été nommée Chargée des Affaires européennes, auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Agée de 66 ans, Marielle de Sarnez siégeait jusqu'à présent au Parlement européen (un mandat qu'elle occupe depuis 1999). En parallèle, elle a été conseillère de Paris entre 2001 et 2010, mandat qu'elle exerce de nouveau depuis 2014. Avec l'entrée du gouvernement de François Bayrou (au ministère de la Justice) et Marielle de Sarnez, Macron confirme la confiance accordée au Modem, alliée de La République En Marche pour les législatives.

Ministre des Outre-mer

Annick Girardin a été ministres des Outre-mer. Comme Jean-Yves Le Drian, elle reste donc au gouvernement, mais change de poste. Elle était ministre de la Fonction publique dans les gouvernements Valls 2 et de Bernard Cazeneuve. Ancienne députée de Saint-Pierre-et-Miquelon entre 2007 et 2014, elle est également conseillère territoriale de cet archipel depuis dix-sept ans. De 2014 à 2016, elle a été secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie. Durant la primaire citoyenne de 2017, elle a soutenu Sylvia Pinel. Elle a ensuite soutenu Emmanuel Macron durant l'élection présidentielle.

Ministre de l'Egalité des femmes et des hommes

Il s'agit en réalité d'un poste de secrétaire d'Etat, et non d'un ministère de pleine activité, ce qui provoque déjà l'agacement de quelques associations féministes. Elle est l'un des visages neufs de ce gouvernement : Marlène Schiappa, 34 ans, a plus d'une corde à son arc. Elle s'est fait connaître en 2008 à travers le blog "Maman travaille", qui a rapidement trouvé une prolongation dans une association du même nom, destinée à promouvoir l'égalité parentale et la conciliation travail/domicile. Marlène Schiappa est également l'auteur de chroniques, essais et d'un roman (Pas plus de 4 heures de sommeil). En 2014, elle fait partie de la liste PS pour les élections municipales au Mans. Suite à la victoire de Jean-Claude Boulard dans la préfecture de la Sarthe, elle devient adjointe au maire, chargée de l'Egalité, de la Lutte contre les discriminations et de la Charte LGBT. Elle avait soutenu le mouvement En Marche d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle.

 

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Tout ce que l’on peut dire est que toutes ces personnes auront du pain sur la planche et donc..du travail, beaucoup de travail !

 

Ce ne sont pas les différents dossiers qui les attendent qui vont leur laisser beaucoup de répit et de marge de manœuvre, loin de là !

 

De plus, il avait été dit, par l’intermédiaire du président, lui-même, que la forme de retard pris dans l’annonce du nouveau gouvernement, de sa composition et des nommés était légitime, car il fallait s’assurer que tous étaient dignes et sans reproches, ni..prise ou forme quelconque de prise d’intérêts…

 

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Françoise Nyssen, une éditrice au ministère de la culture

Par Alain Beuve-Méry - Le Monde

La patronne de la maison d’édition Actes Sud hérite de la rue de Valois.

Rue de Valois, il y a eu des écrivains célèbres comme André Malraux, prix Goncourt 1933 pour La Condition humaine et ministre du général de Gaulle, mais jamais de responsable de maison d’édition. C’est désormais le cas avec Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud, société créée en 1978 par Hubert Nyssen, son père, et dont le siège social est installé à Arles (Bouches-du-Rhône) et dont elle a repris progressivement la direction avec son époux Jean-Paul Capitani.

Aujourd’hui, la maison arlésienne et parisienne est la plus petite des grandes sociétés d’édition, très loin derrière les Hachette, Editis ou Madrigall (groupe Gallimard), mais elle est riche d’un catalogue prestigieux d’auteurs tant français qu’internationaux : Nina Berberova, Stieg Larsson, Nancy Huston, Alice Ferney, Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari, Paul Auster, Pierre Rabhi, Henry Bauchau.

Née le 9 juin 1951, à Etterbeek (Belgique), Françoise Nyssen présente l’originalité d’avoir la double nationalité belge et française. Elle est d’ailleurs une Européenne convaincue.

Dans sa vie personnelle, elle a aussi pour caractéristique d’être à la tête d’une famille recomposée, avec sept enfants et beaux-enfants, petits-enfants qui forment une tribu unie au Méjan, le siège d’Actes Sud, mais elle a été marquée par un drame intime : le suicide de son fils Antoine, en février 2012.

« Détermination et joie »

De cette douleur, Françoise Nyssen a décidé de faire un ressort pour encore plus se tourner vers les autres. Avec son mari, elle a souhaité créer une structure, l’école Domaine du possible, pour aider les enfants qui n’ont pas su, n’ont pas pu ou n’ont pas voulu s’adapter au système scolaire français.

Dans la foulée, elle a essayé d’acquérir le groupe d’édition Flammarion, mis en vente par l’italien RCS Libri et dont le chiffre d’affaires était trois fois supérieur à celui d’Actes Sud. En vain, c’est Gallimard qui a finalement remporté la mise, et Actes Sud a dû se contenter, en lot de consolation, du groupe Payot-Rivages.

C’est aussi dans cette démarche d’ouverture que s’inscrit le choix de Mme Nyssen d’accepter la proposition d’Emmanuel Macron et de relever ce nouveau défi : devenir ministre de la culture. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, elle avait fait savoir qu’elle « voterait avec détermination et joie pour Emmanuel Macron », car, reprenant les mots du philosophe Antonio Gramsci, elle estimait que « le pessimisme de la raison nous oblige à l’optimisme de la détermination ».

« Nous avons la chance en tant qu’éditeur de publier des auteurs de tous les pays qui enrichissent la langue française par leurs textes. Parmi ces auteurs, nombreux sont ceux qui s’expriment avec talent et courage pour dire l’obscurantisme, le manque de liberté, l’enfermement, la haine de l’autre au risque de leur vie. Je pense, entre autres, à Alaa Al-Aswany en Egypte, à Kamel Daoud en Algérie, à Salman Rushdie sous menace d’une fatwa, à Asli Erdogan en Turquie et bien d’autres encore », écrit alors la PDG d’Actes Sud.

Chef d’orchestre

Rien ne prédestinait Françoise Nyssen, d’abord chercheuse en laboratoire de biologie moléculaire, à devenir éditrice, sauf la passion des livres transmises par son père, Hubert. Aujourd’hui, elle est une éditrice comblée qui a réalisé, en novembre 2015, le coup double de voir deux de ses auteurs recevoir le prix Nobel de littérature, avec la Russe Svetlana Alexievitch, et le Goncourt, avec Mathias Enard, le troisième trophée pour Actes Sud.

Elle est aussi en France l’éditrice du Charme discret de l’intestin, de Giulia Enders, un best-seller, vendu à plusieurs millions d’exemplaires. En 2004, c’est grâce au succès de la trilogie Millenium que Mme Nyssen a pu redevenir propriétaire à 95 % de sa maison d’édition, alors qu’elle avait songé à se retirer peu de temps avant et qu’un acte de cession de son groupe avait même été préparé.

Plus qu’éditrice, Françoise Nyssen se dit accompagnatrice de livres, chef d’orchestre d’auteurs, voire – le mot qu’elle préfère – « ourleuse », autant de qualités dont elle devra user rue de Valois, pour répondre aux attentes des différents publics du ministère de la culture.

A la tête d’Actes Sud, Mme Nyssen détient aussi des librairies sur l’ensemble du territoire national. Elle est aussi éditrice de pièces de théâtre.

Femme de culture au sens plein du terme, elle a été nommée présidente de la commission de soutien au scénario de projets de film de long-métrage du Centre national du cinéma et membre du Haut Conseil pour l’éducation artistique et culturelle en 2015.

Afin d’exercer pleinement ses fonctions ministérielles, Mme Nyssen devrait annoncer qu’elle se met en disponibilité de la direction d’Actes Sud.

 

Où en est-on avec la..moralisation de la politique ?

 

Le nouveau gouvernement et les ..premiers couacs !

 

A peine nommés, à peine en place, voilà que l’on apprend, par l’intermédiaire du fameux journal ’’Le canard enchaîné’’, des formes de prises d’intérêts pour certains membres du gouvernement..

 

Pourtant c’était clair et la consigne donnée avec, non ?

 

Pas d’intérêts, ni de prises d’intérêts quelconques pour aucun des membres de ce nouveau gouvernement, ah ! bon !

 

Il n’en est rien !

Répétez tout après..Transparence claire..

 

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Richard Ferrand accusé d’avoir favorisé sa compagne selon le Canard Enchaîné

 

 

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Selon de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, le ministre récemment nommé, aurait permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière

"Après le feuilleton des emplois familiaux, voici la saga des locations familiales", annonce dans son édition de mercredi le Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique rapporte en effet "un petit arrangement de Richard Ferrand", ancien secrétaire d’ En Marche et nouveau ministre de la Cohésion des territoires d’ Emmanuel Macron

 

Nouvelles révélations sur le mélange des genres. Le journal Le Monde révèle aujourd'hui les pratiques de Richard Ferrand depuis 20 ans, où se mêlent intérêts publics et privés, et où se posent des questions d'éthique et de morale. Sur le terrain, hier, lundi 29 mai, le ministre de la Cohésion des territoires ne changeait pas de ligne. "Nous sommes dans une démocratie. Et dans une démocratie, ce sont les électrices et les électeurs qui marquent leur confiance à l'égard de celles et ceux qui se présentent devant eux", a-t-il déclaré.

Colère de la droite

Epinglé dans une affaire immobilière et l'emploi de son fils comme attaché parlementaire, Richard Ferrand aurait aussi fait bénéficier d'autres proches de contrats, alors qu'il était à la tête des Mutuelles de…

 

Richard Ferrand pris à son tour dans la tourmente des affaires

 

Alors que la Chancellerie prépare une loi sur la moralisation publique, le ministre est mis en cause par Le Canard enchaîné.

 

Il y a ce qui est légal et ce qui est moral. Moins de quinze jours après son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron se retrouve, à son tour, sur la ligne fine qui sépare les deux notions et sur l'exigence d'exemplarité qu'il a revendiquée pour son quinquennat et les membres de son gouvernement. Il souhaitait que son premier texte législatif soit celui sur la moralisation de la vie publique et voilà Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, mais surtout principal artisan de la campagne et de la victoire du nouveau président, soupçonné de favoritisme envers sa compagne. Des faits qui remontent à 2011.

 

Selon Le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur général, souhaitaient louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins et choisissent, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de Ferrand. Cette dernière, selon l'hebdomadaire, monte alors très rapidement une société civile immobilière (SCI) et la promesse de location lui permet d'obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix de ces locaux «en mauvais état».

Outre une rénovation complète des locaux aux frais de la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon Le Canard enchaîné, la valeur des parts de la SCI «a été multipliée par 3000» six ans plus tard. «Les administratrices et les administrateurs du conseil d'administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d'un local détenu par ma compagne», a détaillé M. Ferrand sur BFMTV, ajoutant que le local avait fait l'objet d'un «renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l'endroit où est situé ce local».

 

L'affaire s'aggrave avec les soupçons qui pèsent sur l'emploi d'attaché parlementaire que son fils a occupé entre le 13 janvier et le 16 mai 2014

 

Pas tout à fait à l'aise, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, affirme mercredi matin sur Europe 1: «Il n'y a pas de mise en cause par Le Canard enchaîné de Richard Ferrand. Il y a une information que Richard Ferrand lui-même ne conteste pas, qui relève d'un acte qui n'est pas délictuel, ni pénal, d'un acte de droit commun», «un acte de droit privé parfaitement légal», mais poursuit-il, «ça tombe mal car cela crée de la suspicion dans un contexte de suspicion».

En parallèle sur RTL, Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche, a tenté de trier le bon grain de l'ivraie: «La moralisation de la vie publique concerne l'argent public. Là,c'était de l'argent privé», a-t-il déclaré.

Mais l'affaire s'aggrave avec les soupçons qui pèsent sur l'emploi d'attaché parlementaire que son fils a occupé entre le 13 janvier et le 16 mai 2014 et qui a été rémunéré à hauteur de 6800 euros. Richard Ferrand s'est empressé de produire les preuves d'un travail effectif de son fils. Mercredi, sur Franceinfo, il s'est exprimé sur l'embauche de son fils, précisant que, «si c'était à refaire», il «ne le referai(t) pas». Pour sa défense, un membre de son cabinet a déclaré: «Je vous invite à aller faire un tour en centre Bretagne. Ce n'est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet.» Des propos jugés «honteux» et condamnés «fermement» par Richard Ferrand.

 

Le parquet national financier a déjà annoncé qu'il n'ouvrirait au­cune enquête

 

Le ministre doit par ailleurs affronter un tombereau de critiques: pour Marine Le Pen, Richard Ferrand, auteur d'un «enrichissement personnel parfaitement immoral», doit «poser sa démission». «C'est à lui de voir s'il est en situation» de continuer au sein du gouvernement, a réagi pour sa part François Baroin, chef de file de la campagne LR pour les législatives. Tandis que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé mercredi «solennellement» au premier ministre Édouard Philippe et au ministre de la Justice François Bayrou de s'exprimer au sujet des révélations du Canard enchaîné. Comme si, au passage, il revenait au garde des Sceaux de diligenter d'éventuelles poursuites contre un justiciable quel qu'il soit.

Le parquet national financier a d'ailleurs déjà annoncé qu'il n'ouvrirait aucune enquête. Les Républicains avaient auparavant annoncé leur intention de saisir l'instance judiciaire. Les politiques de droite et d'extrême droite rappellent, tour à tour, en substance, que leur champion respectif, François Fillon et Marine Le Pen, n'ont pas été épargnés. Cela en dit long sur les pièges que tend la future loi sur la moralisation de la vie publique qui, à force de rigueur, peut se transformer en prison de verre des politiques.

 

Des faits qui remontent à 2001

L’affaire remonte àjanvier 2011, lorsque Richard Ferrand, était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Cet organisme à but non lucratif était à la recherche d’un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C’est une société civile immobilière (SCI *) nommée Saca qui est alors choisie à l’unanimité pour un loyer annuel de 42 000 euros

Problème, cette société n’existe pas encore légalement, "n’est même pas propriétaire des surfaces qu’elle propose à la location", et sa future gérante n’est d’autre que Sandrine Doucenla compagne de RichardFerrand, rapporte Franceinfo.

* Les SCI sont des montages financiers banquiers..

La société n’est enregistrée que le mois suivant au greffe du tribunal de commerce, précise leCanard enchaîné, et ce n’est qu’en juillet que Sandrine Doucen achète les locaux concernés.

Elle obtient alors un prêt de 402 000 eurossoit 100% du prix d’achat ainsi que les frais de notaire. "Un traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis", précise le journal. "La décision des Mutuelles va ainsi permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire."

Les lieux seront donc entièrement rénovés, et sans contrepartie, aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros", poursuit l’hebdomadaire. 

Rien d’illégal pour Richard Ferrand

Si Richard Ferrand ne dément pas les faits, il assure toutefois que l’opération n’a rien d’illégal, qu’elle ne met pas en question de l’argent public et qu’elle n’a débouché sur aucune plainte. 

"C’était la solution la moins chère. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne"  Richard Ferrand au Canard enchaîné

Mais selon le journal, le président des Mutuelles de Bretagne n’était pas au courant que la SCI retenue allait appartenir à la compagne du directeur général.

L’hebdomadaire rappelle également que Richard Ferrand n’apparaît pas dans les statuts de la SCI. Et pour cause : un ami de la famille a accepté d’investir un euro afin de permettre sa création, avant de s’en retirer au profit de la fille de Richard Ferrand et Sandrine Doucen, explique Le Canard enchaîné. En six ans, "la valeur des parts aurait été multipliée par 3 000", précise le journal.

Suite à ces révélations, Richard Ferrand a évoqué ce mercredi "un cadeau de bienvenue" sous forme de "dénonciations calomnieuses".

 

"C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire" Richard Ferrand sur BFMTV

 

L’organisateur en chef du mouvement macronien, Julien Denormandie a quant à lui dénoncé une "cabale" dont l’origine serait à chercher dans la "malveillance de la vieille politique".

 

MONTAGE IMMOBILIER ET EMPLOI DE SON FILS À L’ASSEMBLÉE : RICHARD FERRAND DANS LA TOURMENTE

 

POLÉMIQUE - Juste avant le projet de loi sur la moralisation de la vie publique, c’est une première "affaire" qui touche le gouvernement. Selon Le Canard enchainé, le ministre Richard Ferrand, un proche d'Emmanuel Macron, aurait organisé un montage immobilier impliquant sa femme, et aurait aussi embauché son fils comme collaborateur parlementaire en 2014.

 

DÉCRYPTAGE - Richard Ferrand, nommé ministre et investi par la majorité présidentielle pour les législatives en Bretagne, est au coeur de la tourmente depuis des révélations, le 24 mai, du "Canard Enchaîné" sur un montage immobilier qui remonte à 2011. Si la justice n’a pas souhaité ouvrir d’enquête, le polémique est loin de se tarir et ce mardi après-midi, après de nouvelles révélations parues dans Le Monde, le ministre dénonce des "amalgames" et répond "point par point aux allégations" dans un communiqué. De quoi s’agit-il exactement ?

 

Six jours après les révélations du Canard Enchaîné sur une "affaire" immobilière le concernant, Richard Ferrand est toujours ministre de la Cohésion des territoires et candidat aux législatives. La justice française a exclu d’ouvrir une enquête. 

 

Pour autant, entre demandes d'enquête et appels à la démission, la polémique ne cesse d'enfler et les soupçons pèsent sur celui qui a été investi par La République en marche en Bretagne. Elle s’ajoute à une autre accusation, celle d’avoir embauché pendant plusieurs mois son fils à l’Assemblée. Si vous avez loupé les précédents épisodes à propos de ce montage immobilier, LCI vous résume l’essentiel de "l’affaire". 

 

Ce qu’a révélé le "Canard Enchaîné"

 

Dans un article du 24 mai, le Canard enchaîné évoque une opération immobilière remontant à 2011. A cette époque, Richard Ferrand, conseiller régional de Bretagne (mais pas encore député) est le directeur général des Mutuelles de Bretagne, organisme à but non lucratif(sic !). L’institution cherche de nouveaux locaux pour son centre de soins à Brest. En janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles choisit à l’unanimité, parmi trois propositions, une société civile immobilière (SCI) baptisée Saca, pour héberger le centre de soin pour un loyer annuel de 42.000 euros. Il se trouve que la gérante de cette société est l’avocate Sandrine Doucen, compagne de Richard Ferrand. Pour former la SCI, elle s'associe à un ami du couple. Problème : au moment où elle est désignée par les Mutuelles, cette SCI n’existe pas encore légalement, et n’est pas encore propriétaire des surfaces proposées. Les statuts de la SCI seront déposés un mois plus tard.

 

Il faudra attendre encore six mois pour que la SCI souscrive un prêt de 402.000 euros - ce qui inclut la totalité du prix d’achat et les frais de notaire - et finalise l’acquisition des locaux. Ces derniers, négociés avec un vendeur qui se trouvait sous la menace d’une saisie immobilière, seront rénovés aux frais des Mutuelles de Bretagne, pour 184.000 euros. Le crédit, lui, sera remboursé par les loyers versés par les Mutuelles. Le montage rend objectivement l’opération immobilière particulièrement intéressante : l'avocate n'a pas déboursé un centime dans l'opération. 

 

Montage immobilier et emploi de son fils à l’Assemblée : Richard Ferrand dans la tourmente

 

Quel est le problème ?

 

Outre le décalage entre le contrat passé avec les Mutuelles et la constitution a posteriori de la SCI, ce qui sous-tend ces révélations est le soupçon d’enrichissement personnel et de conflit d’intérêts. L’avocat Alain Castel, à l’origine du montage immobilier de l’affaire, n’a pas hésité à évoquer au Parisien "une manoeuvre". "Richard Ferrand allait louer l’immeuble à la mutuelle et il allait s’enrichir avec tous les travaux à la charge des Mutuelles. Il faut appeler un chat un chat." Comme l’a révéléLe Parisien, Richard Ferrand serait intervenu en personne bien en amont de la transaction entre Sandrine Doucen et les Mutuelles, en signant de sa main un compromis avec le vendeur avant que le bien ne parte aux enchères. Une clause conditionnait même l’achat du bien à l’obtention du contrat de bail de la SCI avec les Mutuelles. 

 

Richard Ferrand s’est défendu de tout enrichissement personnel, arguant du fait qu’il n’était "ni marié ni pacsé" avec Sandrine Doucen à l’époque (le couple s’est finalement pacsé en janvier 2014). "Nous n’avons pas de patrimoine commun", a plaidé le ministre auprès du Parisien. Pas une affaire familiale, donc… Mais dans un article publié ce mardi, Mediapartsouligne que l’unique part de la SCI n’appartenant pas à Sandrine Doucen a été confiée à la fille du couple, âgée de 13 ans à l’époque. Le site d’investigation révèle aussi que le contrat d'aménagement des locaux brestois acquis par la SCI a été confié... à l’ex-épouse de Richard Ferrand, dont il est divorcé depuis 1994. En 2013, cette dernière a été à nouveau sollicitée puis retenue à la suite d’une mise en concurrence pour "repenser l’enseigne et les boutiques de certains opticiens du réseau".

 

 

Affaires : Richard Ferrand dans la tourmente

L’affaire Ferrand embarrasse le gouvernement,

d’autant plus qu’une autre ministre,

Marielle de Sarnez,

est à son tour dans la tourmente, soupçonnée,

elle, d’emplois fictifs au Parlement européen.

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/legislatives-2017-une-candidate-rem-aurait-loue-un-logement-insalubre-7788764765

 

COUAC - Selon Mediapart, Véronique Avril, candidate aux législatives pour La République en marche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a loué son appartement insalubre à un prix exorbitant (650 euros pour 23 mètres carrés). Or, elle en avait l'interdiction, la mairie de la commune ayant pris un arrêté de péril interdisant la location de l’appartement.

29 mai 23:27Justine Faure

 

Législatives 2017 : une candidate REM aurait loué un logement insalubre..

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Véronique Avril, candidate dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, est visée par une enquête de Mediapart. À la suite de ces révélations, le parti d' Emmanuel Macron a saisi son "comité d'éthique".

 

Une candidate aux législatives a-t-elle été une marchande de sommeil ? Véronique Avril, candidate dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, est soupçonnée par une enquête de Mediapart d'avoir mis en location un appartement de 23m² dans un immeuble insalubre.

D'après le site d'information en ligne, l'immeuble était classé depuis plusieurs années dans un état de péril imminent. L'appartement, acheté en 2011 par la candidate, aurait été loué à
une famille de cinq personnes pour un loyer de 650 euros charges comprises à Saint-Denis. Cela fait 28 euros/m², ce qui est "très au-dessus des tarifs pratiqués dans la ville", souligne Mediapart.

Véronique Avril, affirmant qu'elle s'attendait à ce que ces informations puissent être divulguées durant la campagne, assure cependant que "la mairie avait dit qu'elle procédait aux travaux" nécessaires pour lever l'arrêté de péril imminent. Elle indique aussi que depuis trois ans, elle ne touche plus le loyer réclamé pour cet appartement. "La famille locataire ne voulait pas partir. Ils ont été violents, ont changé la serrure. Je m'estime victime", plaide l'intéressée.

Dans un communiqué, 
La République En Marche "tient à préciser qu'à sa connaissance la candidate n'a pas été condamnée et qu'à ce jour aucune plainte n'a été déposée contre elle". "Néanmoins, dès qu'elle en a été informée, La République En Marche a saisi le comité d'éthique qui statuera dans les meilleurs délais sur la situation de Mme Avril", ajoute le parti d'Emmanuel Macron.

 

http://www.lci.fr/elections/legislatives-la-candidate-la-republique-en-marche-de-saint-denis-accusee-d-avoir-loue-a-un-prix-exorbitant-son-appartement-insalubre-2053632.html

 

 

 

 

Assistants parlementaires d'eurodéputés : quatre questions sur l'enquête qui vise la ministre Marielle de Sarnez

Selon une élue FN,

la ministre des Affaires européennes

du gouvernement d'Edouard Philippe

aurait employé son assistante rémunérée par le Parlement européen

pour l'aider dans le cadre de son activité politique au niveau national.

 

 

Après l'affaire Richard Ferrand, l'affaire Marielle de Sarnez ? Une enquête préliminaire a été ouverte sur des soupçons d'emplois fictifs visant des assistants d'eurodéputés, dont une ex-collaboratrice de la ministre des Affaires européennes. Marielle de Sarnez a annoncé, mardi 30 mai, sa volonté de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre l'eurodéputée FN qui a transmis son nom à la justice. De quoi s'agit-il ? Franceinfo répond aux questions que vous pouvez vous poser. 

 

Sur LCI, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a minimisé cette enquête. Il souhaite toutefois qu'elle aille au bout. "Il faut évidemment lever le doute sur cette dénonciation du FN qui apparaît calomnieuse", a-t-il expliqué. Il en a profité pour rappeler que Marine Le Pen ne s'est pas rendue à une convocation des juges : "Si Marielle de Sarnez était convoquée, elle s'y rendrait, c'est la vraie différence avec le FN."

 

Le FN accuse des eurodéputés d'emplois fictifs

 

Le Front National a saisi l'Office européen anti-fraude (Olaf) du cas d'eurodéputés d'autres partis qui auraient recours, selon lui, à des emplois fictifs ou irréguliers d'assistants au Parlement européen, selon cet organe de l'UE. Cette contre-attaque intervient alors que le parti et sa présidente Marine Le Pen, candidate à la présidentielle française, sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants au Parlement européen.

"L'Olaf peut confirmer avoir reçu, le 28 mars, ces allégations" de la part du Front National (FN), a indiqué une porte-parole de l'organe anti-fraude, tandis que le parti avait déjà annoncé le projet plus tôt. Des "experts spécialisés" vont évaluer les informations transmises par le FN, pour déterminer s'il est compétent pour les exploiter et s'il y a une "suspicion suffisante de fraude, de corruption ou d'activité illégale affectant les intérêts financiers de l'UE" pour ouvrir une enquête, a précisé la porte-parole.

 

Des eurodéputés français sous le coup d'une enquête pour emplois fictifs

 

En France, une vingtaine d'élus de tous bords, dont la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, sont visés par une enquête ouverte après des accusations du Front national (FN) sur d'éventuels emplois fictifs d'assistants au Parlement européen. Marielle de Sarnez a réagi ce mardi matin 30 mai, en annonçant qu'elle comptait déposer une plainte en dénonciation calomnieuse.

 Il y aurait 17 Euro-députés concernés, dont..Mme. Michel Alliot-Marie, Mr. Brice Hortefeux, Mr. Lavrillier, Mr. Jandet,etc..

 

La plainte déposée par Marielle de Sarnez vise Sophie Montel, qui a rédigé le courrier à l'origine de la procédure judiciaire. En mars dernier, cette eurodéputée frontiste a envoyé à la justice une lettre dénonçant l'usage par 19 de ses collègues d'assistants parlementaires ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective.

Cette contre-attaque du Front national est intervenue alors que le parti d'extrême droite et sa présidente Marine Le Pen sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants parlementaires à Strasbourg.

Une pratique courante

Selon Florian Philippot, vice-président du FN, la démarche de Sophie Montel a pour but de montrer que les faits reprochés à son parti n'ont rien d'illégaux et sont une pratique courante.

Les députés européens de droite Brice Hortefeux et Jérôme Lavrilleux font également partie des parlementaires dénoncés par l'extrême droite et concernés par l'enquête ouverte par le parquet de Paris.

Marielle de Sarnez affirme pour sa part que son assistante a fourni un travail assidu dans sa mission et que sa situation a été vérifiée par Bruxelles. Reste que sur les questions de probité, le contexte politique est particulièrement sensible dans l'Hexagone, alors que le gouvernement prépare sa première loi du quinquennat sur la moralisation de la vie publique.

 

Assistants parlementaires: le FN va signaler une trentaine d'eurodéputés à la justice

 

Selon cette même source, le FN espère ainsi déclencher des "enquêtes préliminaires", des "perquisitions" et des "convocations d'élus" sur la base des articles 40 du code de procédure pénale et 2 de l'annexe XI du règlement du parlement

 

 

 

 Le mot de la fin:

 

Je suis tellement..écoeuré de la politique et de tous nos hommes politiques,

comme femmes aussi que je ne vais mettre plus que deux ''posts'' et/ou articles

sur le sujet..stop..trop c'est trop !