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PLF 2019 ou..Projet de Loi de Finances 2019..

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Photo ci-dessus de Mr. Edouard Philippe, premier ministre, avec, à ses côtés, Mr. Bruno Lemaire, ministre de l’économie, à la sortie de la réunion des ministres du lundi 24 septembre, avec la présentation du Projet de Loi de Finances 2019.

(on les a bien eu et roulé dans la farine..) 

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Photo ci-dessus, ils ne sont pas « mignons » ces deux..roublards ?

Le PLF ou Projet de Loi Finance pour..2019..

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C’était l’un des leitmotive de la rentrée : le bouclage du budget 2019 s’annonçait compliqué en raison d’une croissance redevenue souffreteuse. De 2,2 % en 2017 grâce à une fin d’année dynamique portée par la conjoncture mondiale, il est maintenant difficile d’envisager plus que 1,7 % pour 2018 et 2019. Mais souriez, Françaises, Français, le gouvernement « garde le cap ». Mieux, il accélère, ainsi que nous l’assurent les ministres de Bercy en introduction du Projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019) présenté hier en Conseil des ministres.

Lorsque la croissance mondiale bondit, la France en profite aussi. Moins que ses voisins, car le boulet des dépenses publiques est énorme, mais elle en profite. Les recettes fiscales se mettent alors à augmenter tandis que le chômage diminue. Les comptes publics s’améliorent et l’on peut même continuer à dépenser plus sans donner l’impression que l’ensemble de notre situation rapportée au PIB se dégrade.

C’est la situation idéale sur laquelle François Hollande a compté sans succès entre 2012 et 2017 pour réaliser sa promesse de retourner la courbe du chômage et repasser sous les 3 % de déficit autorisé par l’Union européenne sans avoir à faire le moindre effort de réforme structurelle propre à la France.

A contrario, lorsque la croissance ralentit, les recettes fiscales et les cotisations sociales sont moins importantes (à pression fiscale égale) et le chômage ne reflue pas. Pour arriver à faire état d’une maîtrise harmonieuse des comptes publics, c’est-à-dire rester sous les 3 %, il devient au mieux nécessaire d’ajuster les dépenses en conséquence.

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Photo - graphique ci-dessus, popularité Macron-Edouard Philippe.


Mais la croissance future n’est pas le seul élément scruté de près par le gouvernement dans sa construction du budget. La cote de popularité de l’exécutif n’est pas moins cruciale, surtout quand une échéance électorale (les européennes) se profile à l’horizon.

Si un niveau élevé ne garantit nullement que le gouvernement prendra le « risque de l’impopularité » pour réformer la France en profondeur, le fait qu’elle soit au ras des pâquerettes comme c’est précisément le cas aujourd’hui (25% pour Macron et 26 % pour Philippe selon Ipsos Le Point en septembre 2018) garantit malheureusement que le seul cap que gardera le gouvernement sera celui du « volontarisme » politique d’affichage.

On pourrait imaginer qu’impopulaire pour impopulaire, l’exécutif se dise qu’il n’a plus grand chose à perdre à faire ce qu’il faudrait plutôt que le dire sans jamais traduire les belles paroles soit disant libérales dans la réalité : faire vraiment reculer l’Etat, baisser et simplifier la fiscalité et les réglementations, mettre un coup d’arrêt aux politiques aussi coûteuses que bêtement idéologiques, bref redonner aux citoyens du pouvoir d’achat, du pouvoir d’investissement et de l’initiative personnelle pour une liberté et une prospérité retrouvées.

Mais c’est toujours l’inverse qui se passe. Pour prendre quelques exemples récents et frappants, citons la loi PACTE pour les entreprises qui, parmi quelques timides avancées sur les seuils de salariés, entend encadrer entièrement le rôle social de l’entreprise ; citons l’obsession pour les énergies renouvelables, dont les qualités sont très loin d’être prouvées, aussi bien sur le plan de la fourniture d’électricité que sur celui de la pureté écologique ; citons le « plan pauvreté » qui ne fait qu’entériner et entretenir l’échec de toutes les politiques sociales antérieures ; citons enfin la dernière riche idée de la ministre de la culture : octroyer un bonus financier de 15 % aux films « exemplaires en matière de parité ».

Résultat concret : le gouvernement prétend « accélérer » sur le redressement des comptes publics et sur la libéralisation des forces productrices, mais comme il « accélère » aussi sur les dépenses sociales, les mises en demeure sociétales et la transition écologique, nous n’avons droit pour 2019 comme pour les années précédentes qu’à de petits ajustements, des grignotages minuscules, des griffures superficielles qui n’entament nullement la peau grasse et épaisse du mammouth étatique.

Le jeu habile des baisses d’un côté (taxe d’habitation, cotisations sociales…) et des hausses de l’autre (taxes sur les carburants routiers et non routiers…) permet de maintenir la bête dans sa sinistre plénitude.

Globalement, les objectifs d’assainissement des comptes publics affichés dans le PLF 2019 sont les mêmes que ceux qui figuraient dans le PLF 2018 :

« D’ici 2022, nous réduirons la dette de 5 points de produit intérieur brut (PIB), la dépense publique de 3 points et les prélèvements obligatoires d’1 point. » 

Et comme l’an dernier, on ne peut que se désoler de la petitesse de l’objectif, surtout quand on sait que l’exécutif avait admis lui-même en début de quinquennat que « le taux de prélèvement obligatoire est aujourd’hui supérieur de 10 points à la moyenne européenne ». 

C’est ainsi que dans ce budget tout de transparence et de sincérité (petit tacle à Hollande et Sapin) qui marque « la détermination » du gouvernement « à rétablir les finances publiques tout en accomplissant la transformation de notre modèle », nous aurons finalement un déficit public de 2,8 % du PIB au lieu des 2,3 % annoncés précédemment. Ce n’est pas une performance : la moyenne de la zone euro était à 0,1 % au premier trimestre 2018.

C’est ainsi que fin 2019, la France n’aura toujours pas commencé à faire baisser son ratio de dette sur PIB (98,6 % contre 98,5 % en 2017) contrairement à la grande majorité des autres pays européens.

Et c’est ainsi nous aurons un taux de prélèvements obligatoires de 44,2 % du PIB. Ou, comme j’ai pu le lire dans la presse, le taux le plus bas depuis 2012 où il était de … 43,8 % ! Il n’empêche que cela reste un taux ultra élevé qui nous place en tête des pays développés.

De même, encore une fois comme l’an dernier, les dépenses publiques ne baisseront pas. En volume, c’est-à-dire corrigées de l’inflation (1,4 % estimé pour 2019), elles augmenteront de 0,6 % en 2019.

Il est certes prévu que le solde des effectifs de l’Etat diminue de 4 164 emplois. Après 1 600 en 2018, on pourrait facilement croire que l’effort est remarquable. Mais rappelons-nous que l’objectif du quinquennat est en principe fixé à 120 000 postes en moins et que de toute façon, nous entretenons une armée de 5,5 millions de fonctionnaires, soit beaucoup plus que tous nos voisins comparativement à la population.

De plus (oui, encore comme dans le PLF 2018) certains ministères voient leur budget augmenter assez considérablement, notamment l’Education nationale (+ 860 millions d’euros), l’Enseignement supérieur (+ 500 millions) et la Défense (+ 1,7 milliards). Or de nombreuses études ont montré depuis longtemps qu’en ces domaines, le problème est moins un manque de moyens qu’un manque d’efficacité criant. Où est passé le « big bang » de l’action publique 2022 qui devait aboutir à une baisse de dépenses miraculeuse de 4,5 milliards en 2020 ? Mystère.

Il n’empêche que depuis quelques jours, les ministres et les députés LREM fidèles au Président écument les rédactions pour expliquer que les Français sont à la veille d’une baisse de la fiscalité sans précédent, du jamais vu depuis… des millions d’années : ce seraient 6 milliards d’euros qu’ils auraient à payer en moins cette année.

Mais à y regarder de plus près, ce chiffre rond et appétissant a été calibré spécialement pour redorer le blason de l’exécutif dans l’esprit très chagrin des contribuables : il mêle en effet allègrement des baisses effectivement prévues pour 2019 (l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires, notamment(1)) à des baisses déjà opérées en 2018 comme la baisse en deux fois des cotisations salariales et la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers. De plus, certains calculs sont faits en année pleine malgré des prises d’effet décalées et ils sont appliqués sans raison à tous les salariés. Gonflement garanti !

Ajoutons que d’autres mesures, comme la revalorisation des pensions à un taux très inférieur à l’inflation (0,3 % contre 1,4 %) ou l’augmentation des cotisations de retraite complémentaire, viennent manger la plus grande part de cette baisse de prélèvement claironnée avec satisfaction par l’exécutif.

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Mais ne voyons pas tout en noir. Une étude lancée par Bercy en 2014 avait identifié 192 taxes de « faible rendement » représentant un montant global de prélèvement de 150 millions d’euros. Oui, 192 ! Quel pays de fous ! Taxe sur l’ajout de sucre à la vendange, taxe affectée à la chambre nationale de la batellerie artisanale, taxe portant sur les farines, semoules et gruaux de blé tendre livrés ou mis en œuvre en vue de la consommation humaine, etc. etc. (voir ci-contre).

Il en résultait qu’une entreprise installée en France :

« supportait entre 30 et 100 taxes différentes contre 10 à 20 en Allemagne et moins de 10 en Suède. »

Dans sa très grande bonté, le gouvernement a donc décidé d’en supprimer 17 représentant un tout petit total de 130 millions d’euros. Si l’on veut à tout prix être optimiste, on dira que c’est un début

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A mon habitude, j’ai récapitulé l’ensemble des grandeurs importantes du PLF 2019 dans le tableau des comptes publics qui vous est maintenant familier. Voir ci-contre et cliquer pour agrandir.


Le Haut conseil des finances publiques présidé par Didier Migaud a donné son avis sur ce budget. S’il estime que les prévisions de croissance et de déficit sont plausibles, il s’inquiète du niveau de la dette qui ne reflue pas et regrette que la part structurelle du déficit (c’est-à-dire la part qui ne dépend pas de la conjoncture économique) reste élevée et s’écarte des engagements européens de la France à ce sujet.

Conclusion du Haut conseil :

« Cette situation persistante est de nature à limiter significativement les marges de manœuvre de la politique budgétaire en cas de fort ralentissement de l’activité économique. »


Là est la malédiction française : que les dirigeants soient de droite ou de gauche, jeunes ou fatigués, swags ou négligés, jupitériens ou corréziens, trop malins ou polytechniciens, les périodes fastes ne sont jamais mises à profit pour lancer des réformes structurelles sérieuses.

Arrive un ralentissement économique sévère, et c’est reparti pour 10 ans de crise, des chômeurs par millions et un feu d’artifice de relances aussi keynésiennes qu’inopérantes qui finissent par être l’ordinaire de la politique économique du pays.

Ce budget ne fait pas vraiment exception à la règle. S’il garde un cap, c’est celui de la dépense publique, mélange d’Etat providence toujours plus élargi et de constructivisme sociétal et écologique toujours plus furieusement revendiqué.

 

(dossier ci-dessus, trouvé sur le « Net » sur « Wordpress.com..)

Voir le lien ci-dessous:

PLF 2019 : Garder le cap. Ah oui, mais lequel ?

 

Le fameux « Projet de Loi de Finances 2019 » ou

PLF 2019..

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Voir le lien ci-dessous..

(et sinon le recopier, pour la saisie ultérieure sur le moteur de recherches..)

http://www.assemblee-nationale.fr/15/projets/pl1255.asp

 

Introduction et grands traits du texte :

Exposé général des motifs

Orientations générales et équilibre budgétaire du projet de loi de finances pour 2019

I.  Un budget de confirmation

Le budget 2019 s’inscrit dans la continuité de l’action engagée par le Gouvernement depuis le commencement du quinquennat. Il poursuit trois priorités : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

La loi de programmation des finances publiques (LPFP) a traduit ces priorités dans une trajectoire qui prévoit, pour les années 2018 à 2022, une réduction de la part de la dette publique dans le produit intérieur brut (PIB) de 5 points, de la dépense publique de 3 points, du déficit public de 2 points et du taux de prélèvements obligatoires de 1 point à l’horizon 2022.

Le projet de loi de finances pour 2019 vient mettre en œuvre et confirmer ces orientations. Ainsi, en 2019, le déficit public s’élèverait à - 1,9 % du PIB en dehors de l’effet, ponctuel, de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allègements généraux – venant dégrader temporairement le déficit de 0,9 point de PIB. Après avoir ramené le déficit public à un niveau inférieur à 3 % du PIB en 2017, permettant à la France de sortir de la procédure européenne pour déficit excessif lancée à son encontre en 2009, le Gouvernement confirme la maîtrise de notre déficit public sous ce seuil pour les années 2018 et 2019. Ainsi, le déficit public sera maintenu en deçà de 3 % du PIB pour la troisième année consécutive, situation sans précédent depuis l’an 2000.

Le budget 2019 confirme également le net ralentissement de la dépense publique voulu par le Gouvernement. Tant en 2018 qu’en 2019, la progression en volume de l’ensemble de la dépense publique sera bien inférieure aux moyennes constatées au cours des trois mandatures précédentes.

Le budget 2019 confirme ensuite la baisse des prélèvements obligatoires promise par le Président de la République. Après une première baisse en 2018, passant de 45,3 à 45,0 % du PIB, le taux de prélèvements obligatoires reculerait significativement en 2019, de 0,8 point, pour atteindre 44,2 % de la richesse nationale.

Enfin, le budget confirme la stabilisation puis la décrue de la dette publique, amorcée à partir de 2019.

(la suite du dossier et des textes sur la page de l’Assemblée Nationale, à l’ouverture du lien cité..)

 

Il ne faut pas "oublier", ni perdre de vue, que là-dessus, l'Etat devra "payer" et "rembourser", une somme rondelette de 44 milliards d'Euros concernant le fameux "C.I.C.E.", alors ?

(22 Milliards pour 2018 et 22 Milliards pour..2019..)

Des effets d’annonce..

 

La croissance et les prévisions de croissance..

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Le déficit..

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La dette..

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L’évolution..

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Rien de..réjouissant..

Projet de loi de finances (PLF) 2019 : ce qui est prévu pour les particuliers

Publié le 25 septembre 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Prélèvement à la source, fiscalité écologique... Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 a été présenté au Conseil des ministres du lundi 24 septembre 2019 par le ministre de l'Économie et des Finances et le ministre de l'Action et des Comptes publics.

Le PLF 2019 prévoit notamment pour les particuliers :

  • dans le cadre de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source, la mise en place d'une avance destinée aux bénéficiaires de crédits et de réductions d'impôt ;
  • la confirmation du décalage d'un an de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les particuliers employeurs, les employés à domicile devant par contre régler un acompte de septembre à décembre 2019 dont le montant sera calculé sur la base des revenus 2018 déclarés au printemps 2019 ;
  • la suppression de la deuxième tranche de la taxe d'habitation pour 80 % des contribuables ;
  • l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ;
  • la prolongation du crédit d'impôt transition énergétique (Cite) et de l'éco-prêt à taux zéro ;
  • le passage du chèque énergie à 200 € en 2019 ;
  • la poursuite de la prime à la conversion pour les véhicules les plus polluants ;
  • la hausse de la fiscalité sur les carburants.

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L’exonération « annoncée » sur les heures supplémentaires est un mensonge, car l’exonération ne concernera que le patronat et les chefs d’entreprises pour un abattement des charges liées aux caisses..

Car, au bout du compte, les employés comme ouvriers ne toucheraient plus que 30% d’une somme prévue

C’est-à-dire que sur le fait « substantiel » d’un gain, mais pas réel, cela équivaudrai à..67 Cents d’Euros de plus par jour.. !!!

Même pas le prix d’une baguette !!!

 

HULOT..parti..

 

Un petit coup de pouce pour..François de Rugy..

 

Vous avez dit..copinage ?

 

Projet de loi de finances 2019 : le budget alloué à la transition écologique augmente de 3,1 %

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Ce lundi 24 septembre, le gouvernement a présenté son projet de loi de finances 2019. Celui-ci prévoit une augmentation d’un milliard d’euros du budget destiné à la transition écologique et solidaire. Ce budget total s’élève ainsi à 34,2 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 3,1 % par rapport à 2018.

« Le budget 2019 permet à l’Etat de continuer à investir ses propres crédits mais vise également à orienter les investissements et les comportements des acteurs publics ou privés », indique le ministère de la transition écologique et solidaire sur son site. Ainsi, le compte d’affectation spéciale pour la transition énergétique (CAS TE) augmente de 1,3 % pour atteindre 7,3 milliards d’euros dans le PLF 2019. Le ministère souligne qu’au cours de l’année 2018, « seront installés environ 1,8 GW de projets éolien terrestre et 1,2 GW de projets d’énergie solaire, portant la puissance totale installée de ces deux énergies à 25 GW, en hausse de 14 % ». Par ailleurs la contribution carbone devrait passer de 44,6 euros/tCO2 à 55 euros/tCO2.

7 milliards d’euros pour les transports

Ce projet de loi finances prévoit également une augmentation de 300 millions d’euros du budget destiné aux transports. Il atteint environ plus de 6,9 milliards d’euros en 2019, « avec un accent mis sur l’investissement dans l’entretien des réseaux existants, le soutien au transport ferroviaire et le développement du plan vélo », précise le ministère. Pour rappel, le plan vélo, annoncé le 14 septembre dernier, prévoit un investissement de 350 millions d’euros sur 7 ans.

Fusion de l’ONCFS et de l’AFB

Par ailleurs, 2,7 milliards d’euros seront consacrés à l’eau et la biodiversité, avec notamment le déploiement du plan biodiversité. « Le 11ème programme des agences de l’eau va permettre d’orienter 600 millions d’euros supplémentaires sur 4 ans vers des actions liées à la biodiversité et le budget de la direction de l’eau et de la biodiversité augmente de 10 % en 2019 », ajoute le ministère. A noter qu’un nouvel établissement public fusionnant l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et l’Agence française pour la biodiversité (AFB) sera créé en 2019.

Le chèque énergie passe de 150 à 200 euros

Le budget 2019 « contient également les moyens d’accompagner les français, notamment les plus modestes, dans la transition écologique et énergétique et notamment de réduire leur consommation d’énergie », poursuit-il. Ainsi, 150 millions d’euros, soit 50 % de crédits supplémentaires par rapport à 2018, seront alloués à la prime à la conversion. Le chèque énergie va également augmenter de 50 euros pour atteindre 200 euros. Un montant néanmoins toujours trop faible selon l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas), qui soulignait en décembre dernier, que les impayés d’énergie « sont le plus fréquemment compris entre 150 et 450 euros, et dépassent souvent 600 euros par an ». Pour rappel, en 2015, la facture énergétique moyenne d’un foyer français s’élevait à 1.400 euros.

Risques, santé et déchets

Enfin, 1,2 milliards d’euros seront consacrés à la prévention des risques naturels et technologiques, la protection de la santé, la préservation de la qualité de l’air et l’économie circulaire. « L’annonce de la hausse de la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour la mise en décharge à partir de 2021 et de la réduction immédiate de la TVA (à 5,5%) sur les actions des collectivités pour augmenter les déchets triés et recyclés, vise à atteindre l’objectif de réduction de 50 % des déchets mis en décharge en 2025 », précise le ministère.

Pourtant, cette hausse de la TGAP est très contestée par les collectivités territoriales. Malgré les compensations financières apportées par la baisse de la TVA ou encore la réduction de la taxe ou redevance d’enlèvement des ordures ménagères (TEOMi)1., l’augmentation annoncée de la TGAP multiplierait par 2 ou 3 les contributions des collectivités, selon l’association Amorce.

 1. TEOMi..ou Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères..incitatives..

Des "miettes" en guise d'appât..

On est un peu dans l'expression "donner" de la confiture aux cochons, excusez du peu, et sinon pour quel résultat réel et surtout..quel "contrôle" ?..

 

Budget 2019 : Le Maire va mettre à contribution les entreprises, le Medef très mécontent

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Rentrée au pas de charge pour le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire qui, ce lundi matin, a annoncé en plusieurs temps des mesures d'économies aux dépens des entreprises. (Crédits : STOYAN NENOV)

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a égréné, ce lundi 27 août, les mesures d'économies destinées à contenir le déficit public et qui vont mettre à contribution les entreprises : d'abord, sur RTL, le décalage de 10 mois de la transformation du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisse de charges qui va rapporter plus de 2 milliards ; ensuite, quelques heures plus tard, lors d'un point presse, la hausse du 5e acompte de l'IS qui va rapporter 1,3 milliard d'euros.

[Article publié le 27 août 2018 à 8:47, mis à jour avec mesure sur l'IS et réactions ]

L'entrée en vigueur de l'allègement de charges patronales au niveau du smic qui devait accompagner la transformation du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisse de charges pérenne sera décalée au 1er octobre 2019, a annoncé lundi le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire.

"En plus de cette transformation du crédit d'impôt (CICE, Ndlr) en allègements de charges, nous avions prévu un allègement supplémentaire de quatre points des cotisations sociales au niveau du smic pour toutes les entreprises dès le 1er janvier 2019", a déclaré Bruno Le Maire sur RTL.

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Photo ci-dessus de Mr. Gérard Darmanin sur France-Inter.

(tous "Blancs bonnets" et.."Bonnets blancs"..

Une mesure qui permettra d'économiser 2 milliards d'euros

"J'ai proposé au président de la République et au Premier ministre que nous reportions cet allègement de quatre points supplémentaire du 1er janvier 2019 au 1er octobre 2019", a-t-il ajouté.

Ce report, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, et qui concerne les salaires au niveau du SMIC, va permettre "d'économiser plus de 2 milliards d'euros", a assuré M. Le Maire sur RTL.

S'exprimant au lendemain de l'annonce par le Premier ministre des arbitrages pour le budget 2019, marqué notamment par de nouvelles économies dans le champ des prestations sociales., le ministre ajoutait :

"Aucune entreprise n'y perdra mais c'est une question de justice."

"Tout le monde sera mis à contribution pour rétablir les équilibres des finance publiques, les entreprises aussi", a-t-il poursuivi.

Le Medef regrette ce signal négatif du gouvernement

A la veille de son université d'été (qui débute demain mardi 28 et mercredi 29 août), le Medef pouvait difficilement rester sans voix : le nouveau président de l'organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux, lors d'un point de presse ce lundi, s'est désolé:

"On ne peut que s'en désoler et regretter le signal négatif."

Hausse du taux du 5e acompte de l'IS : encore 1,3 milliard économisé

Autre mesure, annoncée quelques heures plus tard par M. Le Maire lors d'une rencontre organisée par l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef): la hausse du taux du cinquième acompte de l'impôt sur les sociétés (IS) pour les entreprises réalisant plus de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires.

"Il n'y aura pas d'élargissement mais celles qui y sont soumises verront le taux augmenter par rapport aux trois tranches existantes", a expliqué le ministre, disant anticiper un gain de 1,3 milliard d'euros pour les finances publiques.

Les acomptes d'impôt sur les sociétés sont des versements payés par anticipation par les entreprises sur une partie de leur chiffre d'affaires.

"Il s'agit d'avances de trésorerie. Cela ne changera pas le montant final d'impôt sur les sociétés payé par les entreprises", a précisé Bercy.

Pour le Medef, très déçu, Macron ne s'attaque pas aux "vrais problèmes"

"Ça ne fait que résoudre un problème de très court terme pour la trésorerie de l'Etat en 2019 et ça ne résout pas les vrais problèmes structurels de ce pays,57% de dépense publique sur le PIB" alors que la moyenne européenne est autour de 50%, a estimé Geoffroy Roux de Bézieux.

Un avis partagé par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui a dénoncé dans un communiqué le report d'allègement de charges annoncé par Bercy.

C'est "une mauvaise nouvelle pour les entreprises qui devront prendre en compte ce revirement, qui impactera négativement le coût des salaires en 2019", a-t-elle estimé.

En attendant les réactions de la gauche...

Reste à attendre les réactions notamment de la gauche, qui critique régulièrement le gouvernement pour ses choix budgétaires jugés très favorables aux entreprises et pas assez aux salariés ou aux retraités, et donc au pouvoir d'achat.

(Avec AFP et Reuters)

 Budget 2019 : Le Maire dévoile les contours du projet de loi de finances

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Croissance, fonction publique, allocations… le Premier ministre a annonçé les grandes projets de son gouvernement pour la rentrée. (Crédits : Philippe Wojazer)

Suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, révision à la baisse de la croissance, suppression de postes dans la fonction publique… Le gouvernement a évoqué ce 27 août les principaux axes du projet de loi de finances 2019 qui sera présenté fin septembre.

Prenant acte d'un ralentissement économique qui affectera le budget 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a dit, ce 27 août, vouloir maintenir "le rythme" des réformes. Le projet de loi de finances 2019 sera marqué par un rebond du déficit public, sur fond de ralentissement de croissance - plutôt 1,7% au lieu de 1,9% -, et actera des économies dans le champ des prestations sociales. Voici les principales pistes du gouvernement.

Révision du déficit public à 2,6%, au lieu de 2,3%

Jusqu'ici, l'exécutif restait sur une croissance de 1,9% en 2019, alors que la Commission européenne, le FMI et la Banque de France avaient déjà revu à la baisse leurs prévisions à 1,7% au début de l'été. Cette moindre croissance et la diminution des recettes fiscales qui en découle auront "forcément un impact"sur le déficit public a admis Bruno Le Maire, qui sera aussi affecté par la transformation du CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) en baisse de charges pérenne, avec un impact d'environ 20 milliards d'euros sur les finances publiques.

Alors que le gouvernement prévoyait pour 2019 un déficit stable par rapport à celui attendu en 2018, à 2,3% du PIB (contre 2,6% en 2017), "il va y avoir, en 2019, un rebond du déficit", prévient Edouard Philippe, sans donner de chiffre.

Lire aussi : Déficit public : la France ne tiendra pas l'objectif de 2,3% en 2018

Des prestations sociales rognées

Pour tempérer la progression des déficits publics - au-delà des économies déjà annoncées, à savoir la baisse des crédits affectés au ministère du Travail de 2,1 milliards d'euros, une nouvelle régression des contrats aidés et de 1,2 milliard pour le ministère de la Cohésion des territoires avec la réforme des aides au logement -, l'effort portera, comme prévu, sur les prestations sociales.

"Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses qui privilégie (...) la rémunération de l'activité et qui rompt avec l'augmentation indifférenciée des allocations", a déclaré le Premier ministre. "C'est par le retour à l'activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère".

Les pensions de retraites "désindexées" de l'inflation, mais pas le RSA

Dans une interview accordée dimanche au JDD, Edouard Philippe a annoncé que les pensions de retraites, comme les allocations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l'inflation mais"progresseraient de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 " pour "maîtriser les dépenses publiques". Cette faible augmentation fait grincer des dents les retraités, déjà très remontés contre la hausse de la CSG. Le revenu de solidarité active (RSA), quant à lui, échappera à cette désindexation.

"Les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA, seront augmentées conformément à la loi" et "nous développons de nouvelles protections sociales, comme le plan pauvreté ou le reste à charge zéro sur les lunettes, les prothèses dentaires et les appareils auditifs", précise-t-il.

La prime d'activité, le minimum vieillesse et l'allocation pour les adultes handicapés, augmenteraient, quant à eux, "très significativement" conformément aux promesses de campagne d'Emmanuel Macron.

4.500 postes supprimés dans la fonction publique

Dans son envie de maîtriser la dépense publique, Edouard Philippe prévoit la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'État en 2019, et le chiffre sera "supérieur à 10.000 en 2020".

"Nous tiendrons l'objectif du président de la République de supprimer 50.000 postes à l'horizon 2022. Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus 2.000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI, 1.300 à la justice - parce qu'il s'agit de priorités".

L'examen de la révision constitutionnelle, stoppé à l'Assemblée en juillet en raison de l'affaire Benalla, reprendra "dès que possible", a en outre affirmé le Premier ministre en évoquant un"décalage de quelques mois tout au plus". La session reprendra par le projet de loi Pacte sur les entreprises "car nous voulons concentrer en cette rentrée notre action sur les chantiers économiques", a précisé le chef du gouvernement.

Remboursement des arrêts maladie par les entreprises : c'est non (pour l'instant)

Enfin, Edouard Philippe a mis de côté l'hypothèse d'un remboursement des arrêts maladie de courte durée par les entreprises, entre le 4e et le 7e jour.

"Mais, l'enjeu des arrêts maladie est considérable. Chaque année, un peu plus de 10 milliards d'euros sont consacrés à l'indemnisation des salariés arrêtés, et ce volume progresse de plus de 4% par an ".

"En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de 11 à 12 par an et par salarié du privé", a noté le Premier ministre. "Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression", a-t-il suggéré, adressant enfin cet avertissement : "Je veux dire à tous que cela ne peut pas durer."

Le gouvernement revoit à la baisse sa prévision de croissance

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"La prévision de croissance sur laquelle nous bâtirons ce budget (2019) sera de 1,7%", a indiqué le Premier ministre dans un entretien au Journal du Dimanche, alors que le gouvernement tablait sur 1,9% jusqu'à présent. (Crédits : Stephane Mahe)

Le projet de loi de finances 2019, qui sera présenté fin septembre, sera marqué par un rebond du déficit public sur fond de ralentissement de la croissance et actera des économies dans le champ des aides sociales et 4.500 suppressions de postes de fonctionnaires, annonce Edouard Philippe dans une interview au Journal du dimanche.

La prévision de croissance sur laquelle nous bâtirons ce budget sera de 1,7%", déclare le Premier ministre, ce qui aura"forcément un impact" sur le déficit public, qui sera aussi affecté par la transformation du CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) en baisse de charges pérenne, qui impactera les finances publiques de près d'un point entier de PIB.

"Il va y avoir, en 2019, un rebond du déficit", ajoute-t-il sans donner de chiffre mais en précisant que le gouvernement sera "dans la ligne de (ses) engagements, sur la baisse des prélèvements obligatoires comme sur la maîtrise de la dépense publique et de la dette".

Jusqu'ici l'exécutif tablait sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,9% l'an prochain et prévoyait un déficit stable par rapport à celui attendu en 2018, à 2,3% du PIB, contre 2,6% en 2017. Pour limiter le dérapage des finances publiques, les économies porteront comme attendu sur les aides sociales - dont le coût avait fait débat au printemps - ainsi que sur des suppressions de postes dans la fonction publique.

"Aucune prestation sociale ne sera réduite" ni gelée, mais au-delà des revalorisations prévues du RSA, de la prime d'activité, du minimum vieillesse et de l'allocation pour les adultes handicapés, "d'autres prestations progresseront de façon plus modérée, de 0,3% par an en 2019 et en 2020: l'aide personnalisée au logement, les allocations familiales, les pensions de retraite", déclare le Premier ministre.

La revalorisation de ces différentes aides serait donc bien inférieure à l'inflation, attendue autour de 1,5-1,6% en 2019 par les grandes institutions internationales (FMI, OCDE), la Banque de France et les économistes.

Coupes dans la fonction publique

Alors que le gouvernement était jusqu'ici resté muet sur les suppressions de postes dans la fonction publique, Edouard Philippe réaffirme l'objectif de 50.000 suppressions de postes sur le quinquennat dans les services de l'Etat et annonce qu'"environ 4.500 suppressions de poste" sont prévues en 2019 et que "le chiffre sera supérieur à 10.000" en 2020, après seulement 1.600 en 2018.

Cible de critiques régulières sur le pouvoir d'achat, le gouvernement a en revanche décidé d'avancer à 2019 la"désocialisation" des heures supplémentaires, jusqu'ici programmée pour 2020.

"Dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public",annonce Edouard Philippe en précisant que "pour une personne payée au smic, cette mesure représentera en moyenne plus de 200euros supplémentaires par an".

Le Premier ministre redit par ailleurs sa volonté de contenir les dépenses liées aux arrêts maladie, perspective qui inquiète les entreprises mais qui est également susceptible de déclencher l'ire des syndicats, selon la solution retenue.

"Chaque année, un peu plus de dix milliards d'euros sont consacrés à l'indemnisation des salariés arrêtés et ce volume progresse de plus de 4% par an", explique le Premier ministre. "En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de 11 à 12 par an et par salarié du privé. C'est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire !"

Il dit écarter l'hypothèse d'une "mesure brutale de transfert vers les entreprises" mais estime que l'augmentation des dépenses de santé couvrant les arrêts maladies signifie moins d'argent pour les hôpitaux ou de nouveaux traitements.

"Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression",poursuit Edouard Philippe.

"Il ne s'agit pas de renvoyer vers tel ou tel le coût de ces indemnisations - les entreprises pas plus que d'autres. C'est ensemble qu'il faut résoudre le problème. Mais je veux dire à tous que cela ne peut pas durer", ajoute-t-il.

Budget 2019 : la complexe équation du gouvernement pour la rentrée

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(Crédits : Rafael Marchante)

Emmanuel Macron organise à l’Élysée demain mercredi 22 août une réunion d'arbitrages budgétaires. L'exercice s'annonce d'emblée acrobatique pour un gouvernement qui s'est fixé un ambitieux plan de réduction des dépenses comme du déficit public mais qui doit désormais faire avec une croissance 2017 qui s'annonce moins forte que prévu. Un conseil des ministres est prévu. La rentrée sociale et législative sera dense avec l'annonce attendue d'une dizaine de projets (pauvreté, hôpitaux, Constitution, loi Pacte, etc.).

Un mois après la tempête Benalla qui a écorné son image, Emmanuel Macron fait sa rentrée. De retour de vacances ce mardi, le chef de l'Etat va d'emblée entrer dans le dur en s'attaquant au budget 2019. Dès ce mercredi, dans la foulée d'un conseil des ministres de rentrée, il réunit le Premier ministre Edouard Philippe et les ministres de l'Economie Bruno Le Maire, des Comptes Publics Gérald Darmanin, du Travail Muriel Pénicaud et de la Santé Agnès Buzyn pour trancher les derniers arbitrages du budget 2019 qui sera présenté fin septembre. Aucune prise de parole n'est prévue à l'issue de cette réunion, a-t-on précisé.

La croissance s'annonce moins forte

L'équation s'annonce complexe. Le gouvernement devra en effet trouver les moyens de comprimer les déficits publics à 2,3% du PIB comme il s'y est engagé tout en finançant des mesures coûteuses, comme la suppression partielle de la taxe d'habitation ou la transformation du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) en allègement de charges pérenne, le tout avec une croissance qui s'annonce inférieure aux prévisions, puisqu'elle devrait se situer à 1,8% au lieu de 1,9% comme prévu initialement. Or, moins de croissance signifie moins de recettes fiscales, rendant plus difficile l'effort à fournir pour redresser les comptes publics.Indépendamment de l'effet de la croissance, le gouvernement tiendra ses objectifs des comptes publics par la baisse des dépenses publiques.

Selon l'Elysée, le budget 2019 s'inscrira "dans la continuité du budget précédent avec la volonté d'éviter des coups de rabot avec des économies uniformes pour tous les ministères.Au contraire, le budget comportera des "hausses franches" de crédits pour certains ministères (éducation et formation, développement durable, sécurité, justice, défense) et des « baisses nettes » pour d'autres, dit-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

Les ministères du Travail et de la Cohésion des territoires seront touchés

Le gouvernement est resté jusqu'à présent très discret sur les mesures d'économies envisagées, notamment en matière de suppressions d'emplois dans la fonction publique, pour tenir son engagement auprès de Bruxelles de continuer la baisse du déficit public. Début août, Gérald Darmanin a assuré que l'objectif de déficit de 2,3% du PIB serait tenu malgré le ralentissement de la croissance.

Comme en 2018, les ministères les plus touchés par les réductions budgétaires devraient être le ministère du Travail, en raison d'une nouvelle baisse des emplois aidés et celui de la Cohésion des territoires, avec une nouvelle réduction des aides au logement. Ceci confirme les éléments contenus dans le document de travail remis en juillet aux parlementaires à l'occasion du débat d'orientation budgétaire.

Rentrée sociale et législative dense

Outre le travail sur le budget, le gouvernement se prépare à une rentrée sociale et législative dense, avec la présentation attendue du plan pauvreté, de la réforme des hôpitaux, de la loi Pacte et la poursuite de l'examen de la révision constitutionnelle. Une dizaine de dossiers attendent les membres du gouvernement et les parlementaires.

> Plan pauvreté

Initialement prévue pour début juillet, la présentation de la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté a été repoussée à "la rentrée" pour une mise en oeuvre "au 1er janvier 2019". Devant le Congrès le 9 juillet, le chef de l'Etat a assuré que le plan pauvreté "ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique mais une politique d'investissement et d'accompagnement social, non pas de nouvelles aides en solde de tout compte mais un accompagnement réel vers l'activité, le travail, l'effectivité des droits fondamentaux, la santé, le logement, l'éducation".

> Réforme de l'hôpital

Très attendue par un secteur à bout de souffle, la réforme de l'hôpital, qui devait être initialement dévoilée "d'ici l'été", sera présentée "au tout début du mois de septembre".

"Cela prend du temps, ce n'était pas une réforme qui avait été programmée", a expliqué en juillet la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour justifier ce report. "Ce n'est pas une réforme de l'hôpital, il s'agit d'une réforme beaucoup plus large et plus complexe (...) qui vise le long terme, par une transformation en profondeur de notre système."

Emmanuel Macron a assuré en avril qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" et a réaffirmé sa promesse de campagne de réduire la part de la tarification à l'activité (T2A) dont les dérives entraînent une inflation du nombre d'actes dans les établissements hospitaliers.

> Projet de loi alimentation et agriculture

Issu des Etats généraux de l'alimentation organisés en 2017, ce texte, dit "Egalim", doit notamment permettre de rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et de mettre fin à une guerre de prix mortifère pour l'ensemble des acteurs de la filière. Pour y parvenir, le gouvernement propose l'inversion de la construction des prix en partant du coût de revient de l'agriculteur, le relèvement limité et sous conditions du seuil de revente à perte et un encadrement des promotions.

Le bien-être animal, l'introduction de produits "bio" dans la restauration collective et la régulation de l'utilisation de pesticides et de produits phytopharmaceutiques sont aussi au menu de ce texte.

Si ces objectifs font globalement consensus, l'examen de ce texte a donné lieu à d'âpres débats et s'est soldé le 10 juillet dernier, en commission mixte paritaire (CMP), par un échec. Faute d'accord, les débats reprendront donc le 12 septembre à l'Assemblée avant une nouvelle lecture prévue le 25 septembre au Sénat.

> Projet de loi logement, dit Elan

Présenté début avril, ce projet de loi "d'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique" doit permettre de réformer le secteur HLM et faciliter la construction en France, via notamment des fusions entre bailleurs HLM, un réexamen de la situation des locataires du parc social tous les six ans, une simplification des démarches de location et de construction. Des mesures de lutte contre les abus des locations temporaires et d'expérimentation du plafonnement des loyers sont aussi prévues.

Voté mi-juin par l'Assemblée, le texte a été adopté en première lecture par le Sénat fin juillet et doit faire l'objet en septembre d'une commission mixte paritaire pour tenter de parvenir à un accord des deux chambres sur une version commune.

> Réforme des institutions

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cette réforme majeure a été la victime collatérale de l'affaire Benalla, qui a poussé le 23 juillet le gouvernement à suspendre jusqu'à la rentrée l'examen du volet constitutionnel.

Le volet constitutionnel, qui nécessite une majorité des trois cinquièmes au Parlement réuni en Congrès à Versailles, prévoit entre autres la suppression de la Cour de justice de la République, une réforme du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil économique, social et environnemental (Cese). La suppression du mot "race" de la Loi fondamentale, l'ajout d'une référence à la protection de l'environnement et la reconnaissance de la spécificité de la Corse sont prévus.

Deux autres textes - une loi ordinaire et une loi organique qui doivent acter la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires et l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives - sont aussi sur la table.

> La loi Pacte

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) est destiné à favoriser la croissance des entreprises, tout en associant davantage les salariés à leurs résultats. Le texte, qui a été présenté en conseil des ministres le 18 juin, devrait être discuté au Parlement à partir de septembre. Cette loi inclut la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) et de la Française des Jeux. Bruno Le Maire a toutefois laissé entendre que cet examen pourrait être décalé en raison des perturbations du calendrier parlementaire consécutives à l'affaire Benalla.

> PLF/PLFSS

Après la sortie de la procédure de déficit excessif, l'exécutif va devoir donner des gages sur la manière dont il compte tenir ses objectifs de rétablissement des comptes publics.

Resté discret jusqu'ici sur les mesures d'économies envisagées, notamment sur les suppressions d'emplois dans la fonction publique, le gouvernement devrait préciser ses intentions dans les projets de budgets de l'Etat et de la sécurité sociale, qui doivent être présentés fin septembre.

> Assurance-chômage

Des rencontres bilatérales sont prévues en septembre entre les partenaires sociaux et l'exécutif afin d'établir un diagnostic sur lequel se basera la feuille de route de la négociation sur l'assurance-chômage censée aboutir en janvier 2019.

> Projet de loi d'orientation des mobilités (LOM)

Attendu de longue date par les acteurs du secteur des transports, ce texte, qui était initialement annoncé pour le printemps, est désormais attendu pour la rentrée avec une présentation en conseil des ministres. Le plan vélo devrait notamment être dévoilé à cette occasion. Le projet de loi devrait reprendre une partie des mesures présentées le 19 juillet, dont la mise en place de voies réservées au covoiturage, un soutien à l'achat de véhicules propres et un déploiement des bornes de recharge pour voitures électriques.

 

 Et L’Elysée dans tout ça..

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Et en même temps..

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Toujours des beaux discours, de belles phrases, de belles paroles..pour endormir et anesthésier..

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La réalité est toute autre..

 

Baisse de la croissance..

Début d’inflation..

Risque de crise économique..

Augmentations en tout genre..

Perte du pouvoir d’achat..

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Cette boule au ventre qui nous colle à la peau…

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Ne misons que sur les seuls riches(et..Très riches..), voyons, car, les autres ne nous apportent rien..

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Les..fénéants, les bons à rien, les..irréductibles gaulois,etc..

 

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Et avec tout ça Mr. Macron va se rendre à Colombey-les-deux églises, pour aller se recueillir sur la tombe du Général De Gaulle..

(en effet, il a prévu d'aller se recueillr sur la tombe du Général De Gaulle, dans le cadre de la date anniversaire de  la 60 ème année de la Vème République..)

 

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Le mémorial et son musée

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La Boisserie

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Son bureau

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Le jour de ses obsèques et de son inhumation

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Monsieur Charles De Gaulle, Général et Président

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Photo ci-dessus, portrait "officiel" du Président - Général De Gaulle.

 

Il n’en est même pas digne, et, de plus, Notre cher De Gaulle va sans doute se retourner dans sa tombe après son passage…

 

Si, le Général De Gaulle, président, devait revenir, de nos jours, il distribuerait des gifles à tous ces "indignes" successeurs(et les remettrait à leur place..) et qui ne se sont que galvaudés, à sa suite, en se servant de l'Etat et en profitant sur le dos des Françaises et des Français..Honte à eux !!!

 

On est bien loin d’une époque pas si révolue que cela..

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